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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 19 octobre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-10-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 245 MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1915.DEUX S LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE .$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE .*3.00 DEVOIR O Rédadio £ | \dmini£ration ; 43 RL l’T-VINCENT 1KAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION s .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LA RETRAITE DE SIR EDWARD CARSON Quel en est le motif?- Politique étrangère ou conscription ?- Des chiffres.La demission de sir Edward Carson est surtout grave parce qu’elle confirme les bruits de dissensions ministérielles qui couraient la rue depuis quelque temps et parce qu’elle coïncide avec le départ de M.Dei cassé en Prance et la rumeur de la retraite de M.Sonnino en Italie.Sir Edward Carson n’a pas encore donné les motifs de sa décision.Sur quoi porte son désaccord avec ses collègues: politique extérieure (conduite des affaires balkaniques) ou politique intérieure (opportunité ou nécessité du recours à la conscription), on l’ignore encore, et la porte reste donc ouverte à toutes les spéculations.On ne sait rien de la pensée de sir Edward Carson en matière de politique étrangère, mais sur la conscription id s’est déjà exprimé de façon assez claire.Il a même été l’un des premiers, sinon le premier des ministres, ,à le faire.Le jour où lord Kitchener fit son fameux discours du Guild-Hall, sir Edward Carson, qui siégeait à ses côtés, s’empressa d’y ajouter un post-scriptum.Le système volontaire subit actuellement son épreuve, dit-il.Qui doute que, s’il échoue, nous aurons recours au service obli gatoire?Son opinion est donc faite.Il ne s’embarrasse d’aucune objection '.Pr^nc*Pe» ü subordonne tout à la nécessité de réunir les effectifs jugés nécessaires.Est-id d’avis que la preuve de l’inefficacité du service volontaire est déjà faite, et qu’en face des complications nouvelles surgies dans des Baixans, il importe de recourir tout de suite à la conscription?Sa sortie a-t-elle pour objet de fortifier ses collègues partisans de la conscription, en suscitant une nouvelle poussée de l’opinion publique?Ce sont des points d interrogation qui nécessairement se posent, encore que cette retraite puisse être un simple fait de politique étrangère.•* * # Mais une chose reste certaine, c’est que l’Angleterre est aujourd’hui fadt?à face avec ce problème de la conscription qui comporte une révolution complète dans ses habitudes militaires et économiques.Ceux-là mémo qui nous traitaient de prophètes de malheur, qui nous accusaient de fabriquer à plaisir des fantômes lorsque nous indiquions, ii y a trois ou quatre mois, l’échéance fatale, n’osent plus élever un doute à ce propos.Un officier général, sir Eric Swayne, disait l’autre jour (voir la Gazette d’hier), que l’Angleterre a besoin de trois millions de nouvelles recrues.D’autre part, on pouvait lire dans le même numéro de la Gazette, à quelques colonnes de là, que, déduction faite des hommes employés dans les fabriques de munitions, dans les industries productives et sur les chemins de fer, le Royaume-LTni compte, d’après les renseigne ments officiels, 1,900,000 hommes d’âge militaire et non enrôlés.On estime cependant que sur ces 1,000,000, beaucoup sont physiquement inaptes et que le chiffre maximum des hommes réellement disponibles est de 1,250,000.Si tel est le cas, et si les autorités britanniques ont réellement besoin de 3,000,000 d’hommes, où prendra-t-on la différence?Il ne reste d’accessibles que les réservoirs coloniaux et l’empire des Indes.On peut donc s’attendre à ce que, sous une forme ou sous une autre, un nouvel et pressant appel soit fait aux colonies.Une dépêche d’Ottawa au Star nous donnait là-dessus ces jours derniers des indications très suggestives.l Orner HEROUX.P.S.— Une dépêche de Londres annonce que M.Asquith vient de tomber subitement malade.Il est fort possible que l’éminent homme d’Etat, qui commence à avoir de l’âge et qui a subi une terrible période de surmenage, ait réellement succombé sous le fardeau; mais combien songeront à une maladie diplomatique, destinée à gagner du temps, à permettre l'étude tranquille de problèmes très graves?___O.H.L’AVENIR DE NOS CHEMINS DE FER L’avenir de" tous nos transcontinentaux n’est pas des plus assurés, au point de vue du succès financier.Le Pacifique Canadien, élabli depuis une trentaine d’années, et le premier à ouvrir l’Ouest canadien, est dans une situation meilleure que ne le sont le Gmnd-Tronc-Paci-fique et le Nord-Canadien.Il a coûté beaucoup d’argent au pays, certes, mais depuis plusieurs années, il n’a pas recours à l’échiquier fédéral.Si ses recettes ont souffert du fait de la guerre, elles ont néanmoins suffi jusqu’ici à rencontrer ses charges d’exploitation et les intérêts qu’il doit payer sur ses obligations, de même que ses dividendes ordinaires.L’Etat n’a plus d’em-baras d’argent avec lui.La situation n’est pas la même pour le Grand-Tronc-Pacifique et pour le Nord-Canadien.Tous les deux, construits récemment, ont en gagé le crédit de l’Etat et même des provinces pour un montant considérable.A maintes reprises, depuis quelques années, même avant la crise économique provoquée par la guerre, ces deux compagnies ont demandé de l’aide aux ministères fédéraux.L’adminisiiration Laurier a eu toiutes sortes de déboursés à faire, pour la construction du Transcontinental national que devait exploiter le Grand-Tronc-Pacifique et que celui-ci refusait, il y a quelques mois, de prendre à bail, tel que ce fut convenu lors de l’entente finale entre lui et l’Etat, il y a quelque dix ans.De son côté, le Nord-Canadien, après avoir demandé du secours aux libcr/mx, n’a cessé, depuis l’avènement de M.Borden aux affaires, en 1911, de harceler le ministère conservateur pour en obtenir de nouveaux endossements, que celui-ci a dû accorder aussi au Grand-Tronc-Pacifique.On se rappelle l’entente conclue entre le Nord-Canadien et l’Etat, il y a plusieurs mois, et qui devait permettre à ce chemin de fer d’améliorer sa situation, ce que l’arrivée de la guerre a empêché de s’accomplir.Aujourd’hui, l'avenir de cfes chemins de fer ne laisse pas que d’etre assez douteux, pour ne pas dire davantage.A deux ou trois reprises, déjà, les journaux ont mentionné depuis peu la possibilité de nouvel- les interventions de l’Etat dans les affaires de ces deux transcontinentaux.Hier soir encore, le Star, de Montréal, bien informé d’habitude sur les projets économiques du ministère, publiait à ce sujet une dépêche intéressante d’Ottawa, et qui a une portée plus grande qu’il n’y parait, en ce qu’elle traduit assez bien, mais sans caractère officiel, l’avis du ministère des finances.“II faut s’attendre maintenant, d’ici à la fin de l’année courante, à de nouveaux dévelopements, à propos de nos chemins de fer”, dit le correspondant du Star.“Ce qui se passera d’iei là aura pour effet de définir l’attitude du gouvernement sur la question de la nationalisation, par l’Etat, du Grand-Tronc-Pacifi-que, ce qui ferait de ce chemin de fer un transcontinental national, de l’Atlantique au Pacifique.” Le correspondant explique que d’ici à la fin de 1915, ce chemin de fer, qui transporte beaucoup de blé, touchera d’assez bonnes recettes.Mais viendra ensuite la période difficile, celle où les échéances s’accumuleront, où il faudra rencontrer des obligations.“Si les recettes de la sajson d’affaires sont suffisantes, et que le Grand-Tronc-Pacifique réussisse à rencontrer ses charges fixes, les choses resteront dans 1 état où elles sont.Si, par contre, la compagnie ne peut payer les interets de ses obligations, il faudra que le gouvernement intervienne, de quelque façon que ce soit”, dit Je correspondant du Star.La situation du troisième transcontinental, le Nord-Canadien, n’est guère meilleure.Il est peu probable que ses recettes, une fois ses frais d’exploitation payés, suffisent à rencontrer ses obligations.“Dans l’état normal des choses, le Grand-Tronc-Pacifique et le Nord-Canadien ont un lourd fardeau à porter tous deux, vu le chiffre élevé de leurs obligations portant intérêt.Les conditions économiques actuelles, résultant de la guerre, accentuent l’acuité de ce problème”, dit toujours la même dépêche.“Au train que vont les choses, il semble que le gouvernement, tôt ou tard, aura à faire face à cette alternative, ou d’aider encore ces deux chemins, ou bien d'en nationaliser au moins l’un des deux, le Grand-Tronc-Pacifique.Car le parlement manifeste de plus en plus d’hostilité aux subventions considérables veaux endossements en leur faveur.” Il est pour te moins regrettable que nos gouvernants n’aienit pas manifesté plus tôt celle prudence élémentaire.Où un transcontinental eût peut-être suffi, où deux eussent certes été lant qu’il fallait, l’Elat a permis qu’on en construisit trois, presque parallèlement, à travers un territoire assez peu large.Il a prêté son crédit sans compter aux deux derniers, il les a subventionnés largement, il a même grevé le budget canadien de centaines de millions et accru la dette nationale dans une proportion considérable, en leur faveur, pour activer leur construction.Tant que la prospérité a duré, les deux nouveaux transcontinentaux se sont tirés d’affaire vaille que vaille, en demandant tous les six mois l’aide de l’Etat, sous une forme quelconque, et en l’obtenant.Aujourd’hui, la crise économique démontre le manque de prévoyance des gouvernants, l’audace imprudente des lanceurs du Transcontinental national, des parrains du Grand-Tronc-Pacifique, des bienfaiteurs du Nord-Canadien.Ils ont vu trop grand, ils ont endossé trop vite et trop souvent.Leur geste n’a même pu assurer l’avenir de ces deux chemins de fer.Pour peu que durent encore la guerre et la crise économique qui l’accompagne, l’Etat devra prendre soin de l’un de ses deux pupilles, quand il a déjà pourtant assez de son propre fardeau à porter.Et il se trouvera, dans un an peut-être, obligé d’exploiter, du Pacifique à l'Atlantique, un transcontinental incapable de soutenir la concurrence du Pacifique-Canadien, et qui ne rencontrera ses charges et ses dépenses que dans une quinzaine d’années au plus tôt; c’est-à-dire que, pendant 15 ans encore, l’Etat devra continuer de combler le déficit de ce chemin de fer, et l’entretenir, et l’améliorer sans en retirer de quoi payer tous ses déboursés.Nous sommes allés trop vite en besogne.L’optimisme exagéré de nos gouvernants croule, devant l’expérience coûteuse que nous leur avons laissé faire, en favorisant la construction, presque de toutes pièces, de deux transcontinentaux nouveaux dans des zones où le développement graduel et raisonné de celui qui existait déjà eût suffi.Nous payons, nous paierons pour l’imprévoyance de nos politiciens.Cette expérience, du moins, nous profitera-t-elle, la crise une fois passée?Il serait prématuré de le conclure.Georges PELLETIER.t retiré du cabinet anglais.La 'démission de sir Edward Car-son, la première manifestation ouverte des divergences d’opinion que I on sait exister parmi les ministres, provient suivant de renseignements de source sûre, non dune discussion relative à la conscription, mais de la situation dans le Levant.Le démissionnaire jusqu’ici n’a pas donné personnellement d'explications, mais il s omble entendu qu’il désapprouve la politique (pie I on suit dans les Balkans et la méthode qui consiste à confier toute la politique nationale à “un petit cabinet de l’intérieur.” On s attend à de^i débats émotionnants, en chambre, la semaine prochaine, car plusieurs députés projettent d’attaquer violemment le gouvernement au sujet de sa politique générale au point de vue militaire, surtout pour ce qui est du Levant.Présidant hier à une réunion nationaliste, à Dublin, M.J.Redmon a déclaré que d’un jour à l’autre une sérieuse crise politique peut éclater.Le ministère de coalition, a-t-M dit, se trouve dans une posi tion précaire.Des dangers intérieurs et extérieurs le menacent.II existe une conspiration au sein d’hommes prêts à sacrifier l’unité nationale en face de l’ennemi, pour faire triompher leurs préférences et leurs théories.' Un parle couramment, a dit le chef irlandais, de la possibilité d’une élection générale, mais d’Irlande ne peut s’attribuer Ja responsabilité de ces dangers.Les journaux londonniems du matin expriment beaucoup de re-grets au sujet de la démission de sir Edward Carson et suivant les vives craintes qu’on exprime, ii n’est pas impossible que d’autres démissions suivent.Sir Edward Carson, avant l’explosion de la guerre, était le chef du mouvement hostile au Home Rude en Irlande, et il menaça d’allumer une guerre civile à un moment donné dans le comté de l’Uls-ter.Quand le présent gouvernement de coalition fut forme, on lui offrit le portefeuille de procureur général, ce que plusieurs journaux regardèrent comme une bévue du gouvernement.LES BALKANS SUCCESSOR LE DANUBE LES SERBES ATTAQUENT VIGOUREUSEMENT LES ALLEMANDS QUI TENTAIENT DE PENETRER DANS LA VALLEE DE TIMOR ET LEUR INFLIGENT DE LOURDES PERTES.RUSSIE FRANCE EXPLOSION DTN DEPOT EN CHAMPAGNE, L’ARTILLERIE FRANÇAISE FAIT SAUTER UN MAGASIN DE MUNITIONS.Paris, PJ — Le communiqué officiel suivant a été publié, lyer soir, par le ministère français de !a guerre ; “Après une intense action préparatoire de leur artillerie, les Allemands, dans leur tranchée à Bois-en-Hache, et dans la vallée de Sou-chez, où se trouvaient des troupes considérables d’ennemis, ont manifesté l’intention d’attaquer.Notre artillerie, par un tir de barrage énergique et efficace, et nos mitrailleuses, ont empêché l’ennemi de déboucher.“Un duel d’artillerie, au cours duquel nous avons eu l’avantage, a eu lieu au sud de la Somme, dans les environs de Tilloloy, Cessier et de Sainl-Léocade, “Sur la rive gauche de l'Aisne, au sud de Pomnières, nos patrouilles ont découvert une embuscade ennemie, et fait des prisonniers.‘‘En Champagne, le bombardement de l'ennemi a été très actif contre la colline de Tahure et le ravin de La Goutte.Nos batteries, en répliquant contre les tranchées et les bivouacs situés derrière le front ennemi, ont causé l’explosion d’un gros dépôt de munitions.“Dans les Vosges, des combats animés, avec grenades, sont signalés sur les crêtes de Schratzmainidc, et on rapporte une violente canonnade.des deux côtés, dans la région d’Hartmans-Weilerkopf, et dans la vallée du Thur’.NOUS AVONS LA CERTITUDE DE LA VICTOIRE, DIT M.POINCARE.Londres, 19.— Le correspondant du "Daily Chronicle”, M.Donohue mande de Bucarest, que les Allemands onl subi un sérieux revers le long du Danube.Les Serbes ont vigoureusement attaqué l'ennemi qui tentait de pénétrer dans vallée du Tlmok, dans le nord-est de la Serbie, et l’ont repoussé en lui infligeant de lourdes pertes et en faisant environ 301) prisonniers Dans le secteur de Gornacco, Ie bataille a fail rage pendant 8 heures.L’ennemi a vainement tenté d’enfoncer la ligne serbe et a battu en retraite.Les Serbes ont fait 2,000 prisonniers, surtout des Aile mands.Les Serbes, en s’avançant ont occupé plusieurs positions bulgares, Teutons et Bulgares ayant été incapables d’aller de l’avant, devant le feu-meurtrier des Serbes.Un nombre énorme d’ennemis gisent le long des positions des vainqueurs.On prétend que le succès des Serbes a enrayé l’offensive des envahisseurs.Les Autrichiens sur la Drina, ont élé repoussés en éprouvant des pertes considérables.Ia;s Bulgares continuent leurs attaques contre la voie ferrée de Nich-Uskup, suivant des rapports officiels reçus à Athènes et trans mis à l'agence Havas.Des combats opiniâtres se livrent à Vranya, où Ton a repoussé les Bulgares, Suivant une autre dépêche, on a repoussé les Bulgares sur toute la ligne.On regarde maintenant 'les Serbes comme hors de danger.Les Alliés marchent contre les Bulgares et expédient des renforts.On mande de Salonique que d’autres troupes anglo-françaises sont parties pour la Macédoine, Il paraît entendu que le blocus de la côte bulgare est une opération préliminaire qui précède des opérations considérables de mer et rie terre contre la Bulgarie et la Turquie, et auxquelles l’Italie prendra part avec sa flotte.LES RUSSES PREPARENT UNE SURPRISE Paris.19 — Le président Poincaré a fait parvenir les déclarations suivantes à une revue de Paris : _ “Nous avons été forcés de tirer l’épée.Nous n’avons pas le droit de la remettre au fourreau tant que nos morts ne seront pas venges et que la victoire commune des alliés ne nous permettra de réparer nos ruines, de rebâtir nos villes qui ont été dévastées, et de nous sauvegarder contre le retour périodique de semblables provocations.“Il n’y a pas, en France, un seul soldat, un seul citoyen, une seule Française, qui ne voient clairement que tout l’avenir de notre race, non seulement son honneur, mais sa véritable existence, sont en jeu pendant les terribles minutes de cette guerre épouvantable.“Nous devons vaincre et nous avons la certitude de la victoire.” Londres, 19.—- Le rapport disant que les Alliés ont occupé Strumitza et débarqué à Enos, que la Turquie a récemment laissé passer sous le joug bulgare, a causé un bel optimisme parmi les pays des Alliés.Quant au progrès de la campagne en Orient, on sait par les communiqués serbe et allemand que l’armée du feld-maréehal von Mac-kensen rencontre une plus vive résistance qu’on ne s’attendait.Sur toute la ligne, les Serbes et les Monténégrins, leurs voisins, qui sont également attaqués, offrent une résistance des plus acharnées aux Austro-Allemands et aux Bulgares; et, bien qu’ils aient abandonné un certain nombre de villes et de positions, ils n’ont pas encore 'atteint la ligne, sur laquelle ils s’attendent à faire halte.Les Bulgares, en autant qu’on a pu le savoir, n’ont progressé que dans la vallée de Zlotokopska, près de la rivière Morava, située au nord de la ville de Vranya, où ils ont fait sauter un pont.Il n’y a pas, cependant, de confirmation de la rumeur qu’ils ont capturé le chemin de fer de cette région; le pont qu’ils ont détruit, étant un petit pont en bois, situé près de la voie ferrée.L’armée bulgare qui a pénétré dans la vallée, n’est pas considérable.D’un autre côté, dil-on, la capture de Strumitza est d’une réelle importance stratégique, parce que son occupation permet de défendre l'extrémité sud du chemin de fer, et force les Bulgares à garder une armée en cet endroit.Les Italiens, d’après les dernières rumeurs, n’enverront pas un contingent dans les Balkans; mais on s’attend à leur coopération de leur marin?dans la mer Egée, où se trouve déjà une flotté alliée.On n’a pas encore dévoilé l’en droit où les Russes attaqueront.On s’attend toutefois à ce que les Alliés causent une surprise aux puissances du centre, et des mesu rcs sont prises pour amener la Turquie à capituler avant qu’elle ne puisse recevoir du secours.ETATS-UNIS üneIecurïte INSUFFISANTE LA REPONSE DE BER UN CONCERNANT LA DESTRUCTION DU “WM.P.FRYE” NE SATISFAIT PAS WASHINGTON.L’ENNEMI EST DELOGE LES MOSCOVITES CHASSENT LES ALLEMANDS DU VILLAGE DE NOURVIANTZY ET CAPTURENT PLUSIEURS MITRAILLEUSES.TREIZE OFFICIERS, DONT DEUX COMMANDANTS, SONT FAITS PRISONNIERS.Petrograd, 18, via Londres, 19.— Le bulletin officiel suivant a été publié aujourd’hui par le ministère de la Guerre russe: “Dans la région de Riga, le long de la rivière Au, au nord de Mitau, des détachements ennemis s’étant avancés au-delà de Herzogshoff, ont été repoussés de l’autre côté de la rivière.“Sur le front de Dvinsk, après que les attaques d’hier curent été repoussées, l’ennemi se tint tranquille toute la journée.Seulement près du village d’Hochüini a-t-il tenté de nous déloger des tranchées situées dans la section occupée.Nous avons repoussé ses attaques.Entre les lacs Demmen et Dres-wiaty, le combat s’est poursuivi sans répit.Les Allemands onl été délogés avec d’énormes pertes des positions situées au nord du village de Nour-viantzy, sur la rive sud du lac Dreswazy.Nous avons capturé des prisonniers et des mitrailleuses.‘ Dans la haute région de la Niémen, au-dessus de Déliatichi, nous avons pris d’assaut le village de Chtchersy.“Au sud de la région du Pripet, et le long du Styr moyen, nos troupes ont obtenu, hier, un important succès, au cours de l’occupation du village de Soviechtchzy, au nord de Rafalonka.Nous avons capturé treize officiers, y compris deux commandants de bataillons et cinq cents hommes.“Des détachements de notre cavalerie ont chargé l’ennemi, près de la station de Pod-herevitchi, à l’ouest de Rafalonku.Jusqu’ici, trente officiers et plus de 1,000 hommes et des mitrailleuses sont tombés entre nos mains.“Nous avons occupé le village de Kozlimitchi, situé au-dessous de Czartorysk.“Par ides attaques simultanées, du nord et du sud, nos troupes ont occupé le village de Novozeki, situé sur la Styr, au-dessus de Czartorysk et sa lête de pont.Après que nous eûmes repoussé une contre-attaque ennemie, nous prîmes au-delà de huit cents soldats aile mands et autrichiens et nombre de lance-bombes et quelques postes télégraphiques.“A l’aurore, hier, nos troupes sont entrées dans le village de Kuli kovichi, au-dessus de Novozelki Jusqu’ici, nous avons fait plus de 1,000 prisonniers et capturé beau coup de mitrailleuses et de lance-bombes.” MIX GRANDS MAGASINS GGODWIN Jupons en couleurs Des centaines, des cent aines, et encore des centaines de toutes tailles, couleurs et tissus dont U-s jupons sont faits, sont à votre disposition aux GRANDS MAGASINS GOODWIN.A partir de .49 jusqu’û .10.00 —Au premier étage.$100,000.00 de tapis Carpettes, Prélarts, Linoléums sont à votre disposition avec 20% en dessous de leur valeur réelle d’aujourd’hui.—Au deuxième étage.Boîtes à ordures • ménagères Faites en tôle très forte, émaillées au four, Réduites de 1.25, 1.40 et 1.65 pour Mercredi.H9 (100 seulement à offrir).—Au sous-sol.I Continuation de la vente de mouchoirs Toute la journée de samedi passé, nous avons vendu des mouchoirs en quantité considérable.A vrai dire nous n’en avons pas eu pour tout le monde dont nous avons eu la visite, et que nous n’attendions pas en aussi grand nombre; mais pour donner satisfaction à la demande qui nous a été faite, nous mettrons en vente au même prix, des mouchoirs de fantaisie de la même catégorie que nous réservions pour un prix plus élevé et nous marquerons ccs mouchoirs aux prix de samedi dernier, bien que chaque mouchoir cette fois, soit monté sur une carte.Dans le nombre, il y en a une quantité qui sont brodes tout autour, d’un encadrement, genre très demandé pour les travaux de fantaisie; d’autres sont des motifs de coins, des motifs par côtés; ils sont bordés en dentelle, etc.Un lot se compose de mouchoirs brodés sur mousseline suisse avec bordures, soit festonnées, soit ourlées à jour.On y trouve un très joli choix de motifs de coins, certains étant une imitation parfaite de broderie à la main et une très grande variété de motifs d'encadrements, etc.Chacun de ccs mouchoirs sc vend habituellement .15, .20 ou .25.Demain Mercredi, le mouchoir .07 lé Un deuxième lot se compose de mouchoirs à bordure à picots, brodés très finement et de fabrication suisse; de mouchoirs de superbe Madère et de mouchoirs en broderie suisse avec une très jolie bordure de dentelle; de mouchoirs de mdussclinc suisse brodée, ourlés à jour ou à bords festonnés; de mouchoirs de toile avec magnifique bordure de dentelle en points de Venise, etc., etc.Ces mouchoirs se vendent couramment .25, .35 et .50.Demain Mercredi, chacun.12 H —Au rez-de-chaussée, j Tricots pour dames Nous pourrions vous en montrer, plus de 1000, Madame, dont les prix n’ont pas été affectés par la hausse des laines.Et cependant, ils sont en laine, tout laine, pure laine, (à quelques exceptions près).Même ceux à 1.49 sont pure laine et c’est un fait positif que vous pouvez acheter AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN un tricot pure laine, bleu-marine ou écarlate, fabriqué cette année au prix de.1.49 Vous trouverez toutes les fabric ations jusqu’à 9.00 en laine et jusqu’à 13.00 en soie.—Au premier étage.LIMITED CANADA ON REDUIT LES ALLOCATIONS LE FONDS PATRIOTIQUE DECI DE DE RESTREINDRE LES SECOURS ACCORDES AUX FAMILLES DES SOLDATS.Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays.Washington, 19 — La publication, hier soir, du texte de la der-njère note, envoyée par les Elats-l nis à l’Allemagne, dans l’affaire du navire américain “Wm.P.Frye”, révèle le fait que les Etats-Unis ne regardent pas “i’occasion de se sauver dans les chaloupes” comme une sécurité suffisante pour les passagers et 1 équipage de tout vaisseau américain détruit peur port de contrebande.En consentant à soumetlre à l'arbitrage les difficultés qui se sont élevées relativement à l'interprétation du traité américo-prussien de 1828, les Etats-Unis veulent qu’il soit bien entendu que l’Allemagne ne lésera aucun de leurs droits pendant la période des délibérations.Le gouvernement américain soutient Que Je traité de 1828 ne permet pas la destruction, dans aucune circonstance, des vaisseaux américains, portant de la contrebande d’aucun genre.Le gouvernement américain, accédant au désir de l’Allemagne, consent à ce que le ministère des affaires étrangères d'Allemagne et l'ambassadeur américain à Berlin conduisent les pourparlers touchant le compromis sur l’interprétation du traité.¦i.y Ottawa, 19.— Les officiers du ronds patriotique ont publié une déclaration qui établit que les villes d’Ontario où les descendants d’Allemands sont en majorité sont cilles qui ont le plus contribué, proportions gardées, au Fonds Patriotique.Ainsi Berlin a fourni pendant l’année $50,000, soit $2.50 par tète, Baden, dont la population n’est que de 1,000 âmes, a versé $2,577, soit $2.57 par tète, tandis que Toronto n’a versé que $1.28 par tête, soit $629,304.L’Association va maintenant se mettre en campagne pour prélever $7,500,000 pour la deuxième année de la guerre, car les demandes sont de plus en plus grandes.En septembre, des déboursés se sont élevés a $420,307.A la fin de ce même mois, les fonds en banque ne s’élevaient plus qu’à $2,078,138.E’exécutif du Fonds Patriotique vient de publier une nouvelle échelle destinée à restreindre quelque peu la générosité des secours accordés aux familles de soldats D’abord, les familles des soldats qui sont restés au Canada n * tou cheront plus d’indemnité.Les familles de soldats dont le père est âge de moins de 65 ans et peut encore travailler, ou comprenant des garçons âgé de plus de 15 ans et capables d’aider au soutien de cette famille ne recevront plus d’aide du Fonds.Les femmes de soldats canadiens recevant déjà l’allocation de séparation et la paie de leur mari, ne toucheront plus que $5 par mois du Fonds Patriotique, et d’aucune façon, les familles de soldats rendus au front ne devront recevoir jilus de $30 par mois.De même, dès qu’une veuve touche le premier chèque de sa pension, où dès qu’un soldat devenu infirme, reçoit également son premier chèque de pension, ils ne peuvent plus rien toucher du Fonds Patrio-tioue.Dans les familles de soldats au front où se trouvent plusieurs enfants, il sera tenu compte du premier au taux maximum, du second au taux intermédiaire, et des autres au taux minimum.Les familles de soldats qui se sont enrôlés, mais sont encore chez eux.ne recevront pas d’aide.Ces familles ne commenceront à toucher une allocation que lorsque le soldat aura rejoint sa caserne.Lorsque l’épouse n’était pas dépesdante de son mari pour sa subsistance, ayant des moyens personnels, elle ne recevra rien du Fonds.Vpici l’échelle qui a été préparée pour les différents cas.Femme et un nfant, de $13 à SI7.50 par mois, selon l’âge le l’enfant: femme et deux enfan's.de $16 à $22; femme ef Irois enfants, $19 à $25 ; quatre enfants.S22 à $28: cinq enfants.$25 à $30; six enfants.$28 à $30; sept enfants ou plus, *30.TRIBUNAUX CIVILS LE CONTROLE EXCLUSIF LE JUGE MacLENNAN DECLARE QUE LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS NE PEUT PAS SE SERVIR EXCLUSIVEMENT DES MOTS “FRANÇAISE” ET “GAULOISE”.— LES ETRANGERS ENNEMIS.Il y a quelques semaines la République française, par Lintermédi-:dre de-ses agents, en Canada, Genin-Trudeau et Cie, demandait au-tribunal l’émission d’une injonction contre la compagnie S.Hyman, Limited pour empêcher cette dernière de mettre en vente des cigarettes, dites françaises et portant comme marque de commerce ‘La Gauloise”.Le juge MacLennan a refusé hier cette requête déclarant que ça n’était pas 1 intention de la compagnie Hyman de tromper le public en faisant'croire que ces cigarettes étaient fabriquées dans les manufactures du gouvernement français.La requérante alléguait qu’elle a le contrôle exclusif de la fabrication et de la vente du tabac en France et que parmi les articles qu’elle exporte se trouvent les cigarettes dites “Ci- LES ETRANGERS ENNEMIS En prononçant un jugement, hier, dans la cause de Minhai Guse-tu, un Autrichien, contre De Fillie Læng et al, le juge Maclenmm a déclaré qu’un étrangers ennemi interné dans un camp de concentra-t.ion n’a aucun droit devant nos tribunaux,_ durant la guerre.Ce jugement établi une jurisprudence.Cela signifie que les autorités militaires du Canada ont le droit de déterminer si un étranger ennemi peut revendiquer 'des droift civils.Dans cette cause le demandeur a élé informés après le début des hostilités.Au moyen d’un bref d’habeas corpus, il a essayé de recouvrer sa liebrté, mais il n’a pu y réussir.Gusetu poursuivait les défendeurs en recouvrement d’un > dette.Les défendeurs prcsenlèrent une motion demandant le renvoi de l’action parce que le demandeur esl interné par les autorités militaires comme sujet ennemi.Comme l’action a précédé l’internement le juge a simplement suspendu les procédures jusqu’après la guerre entre le Canada el l’Autriche.l.e juge a ajouté: “Le statut des étrangers ennemis, leur droit de poursuivre et leur susceptibilité d’être poursuivis, a été récemment l’objet dé sérieuses considérations de la Cour d’Apuel en Angleterre, et le juge en chef, lord Reading, déclarait : chaque fois qu'il s’est agi du droit d’un étranger ennemi de poursuivre ou procéder devant nos tribunaux, les autorités “admettent qu’il EUCHRE En faveur des pauvres et des orphelins de la paroisse de l’immaculée-Conception MERCREDI, 20 OCT., 1915, àSh.p.m.SALLE DE L’IMMACULEE-CONCEPTION, rue Rachel—BILLETS 50 sous “Rendonn à C,'é*ar ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu.” Les aumônes qui partent de notre pays, pour soulager 1rs victimes de Ii gurrre à l’étranger : voilà le tribut exigé par César, notre taxe de guerre pavée au pays.I.’aumàne que nous offrons à nos pauvres miséreux qui ont faim, c’esMe tribut sarré que nous payons à Dieu.Encourageons donc nos oeuvres paroissiales de charité, et, après avoir payé à César ce qui lui appartient, rendons à Pieu ce oui est à lui.1 I Province de Québec .district de j Montréal, Cour Supérieure, No 3287.Les commissaires d’école; Cité de , | pour la municipalité du vil age de Montréal VlllI'ay”ciuarti->r s'jDenis>dans «a garettes Gauloises”, réputées partout I ne n rut faire usage de ses droits et en particulier dans la province de - civils et ne peut poursuivre ou uro Québec et à Montréal, par leur qualité supérieure.Ces cigarettes sont empaquetées dans du papier jaune; depuis plusieurs mois la compagnie Hyman mettait en vente dans ses établissements de Montréal des cigarettes empaquetéees de la même façon que les cigarettes du gouvernement français et portant la marque: “Cigarettes françaises, La Gauloise de Hyman”.La requérante prétendait qu't lie avait subi de ce chef plus de $6,000 de dommages et elle avait institué une action pour ce montant en Cour Supérieure.Pendant l’instance elle demandait une injonction pour, empêcher la compagnie intimée de continuer la vente de ccs cigarettes.*La compàgnie intimée avait produit des affidavits de personnes qui avaient acheté des cigarettes “La Gauloise de Hyman” et qui déclaraient que jamais on ne leur avait dit que ces cigarettes étaient fabriquées dans les manufactures du gouvernement français.Le juge a déclaré que la fausse représentation n'était nas prouvée, faisant céder devant les tribunaux civils du royaume.D’après la loi du pnvs, le simple fait de la guerre suffit pour suspendre tous droits d’action qu’un étranger ennemi pouvait posséder lorsque la guerre éclata.” La molion a été accordée.DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS DEPARTEMENT DE L’AQUEDUC Des soumissions sous enveloppes cachetées, adressées au Bureau des Commissaires et déposées à leur Bureau, à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à MIDI, mardi, le 26 octobre 1915, pour une extension au Pavillon des Pompes, Avenue Papineau.Les intéressés pourront se procurer des copies du cahier des charges, plans et formules de soumissions au Bureau de 1 Ingénieur en chef.Toutes soumissions qui n’auront pas été faites sur les formules fournies à cette lin par la Cité de Montréal, et qui n’auront pas été mises dans le.; enveloppes aussi fournies à cette fin seront écartées.Aucune soumission ne sera prise en considération à moins d’être ac- cit éde Montréal, corporation douée de la personnalité civile et politique ayant sa principale place d’affaire, en les cité et districl de Montréal, demandeurs, vs Dam” veuve Alfred Ri vest, de la cité et du district d?Montréal, défen iero se.Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dan !e mois.Montréal, ce lôème jour d’octobre 1915.T.Dépatie, député-protonotaire.Dagenais et Normandeau, avocats des demandeurs.Province de Québec,’district de Montréal, Cour Supérieure, No 3401.Les commissaires d’école; pour la municipalité du village d • Vil 1er a y, quartier S.-Denis, dans la cité de Montréal, district de Montréal, corporation douée de la personnalité civile et politique, ayant sa principale place d’affaires en les cité et district de Montréal, demandeurs, vs Henri Trépanier, des cité et district de Montréal, défendeur.Ii est ordonné au défendeur, Henri Trépanier, de comparaître dans le mois.Montréal, ce 1er iour l’octobre 1915.T.Dépal ie, dépu- compagnée d'un chèque accepté par.-, une banque canadienne incorporée, i ,e'Protonota>rt?- Dagenais el .Nor payable à in Cité de Montréal, pour mandeau, avocats des demandeurs • u 13 ,’e'Tiar9u?fIur *a rompa- présenté une adresse à sir gnie Hyman fasait imprimer sur ses paquets: “Cigarettes françaises La Gauloise de Hyman.S.Hyman Limitée, Montréal.Qualité supérieure défiant foutte comparaison.Fabriquée au Canada.” Pour avoir gain de cause, dit le juge, il aurait fallu que la requérante prouve que la compagnie Hyman ait mis en vente des cigarettes en disant qu’elles étaient fabriquées par le gouvernement français.En établissant une jurisprudence sur ce point il cite plusieurs causes identiques entre autres celle de la Républiaue française contre Schultz Vichy Water, au sujet du mot Vichy.La république française a alors perdu sa cause.En concluant, le juge a déclaré que le gouvernement français ne pouvait prétendre au contrôle exclusif des mois “française” et “gauloise”.L’action est renvoyée avec frais.LES INVITES DU CANADIEN NORD ILS SONT ARRIVES A VANCOUVER A MINUIT, LUNDI.Vancouver, C.B., 1*9.—Le convoi des parlementaires du Canadien Nord, qui inaugure le nouveau service transcontinental de cette compagnie, est arrivé à minuit, lundi, à Vancouver.Le voyage a été accompli en 128 heures, y compris les arrêts pour prendre de l’eau et changer de locomotive.Peu avant la fin du voyage, on a ésenté une adresse à sir William McKenzie, ie félicitant du succès de son entreprise.1 Les excursionnistes se rendent à Victoria, demain, en tournée d’inspection, et reviendront, mercredi, à Vancouver, où le conseil municipal et le Board of Trade ont organisé une réception en leur honneur.Le voyage de retour commencera mercredi soir et s’effectuera de façon à ce que l’on passe de jour au retour par les endroits où on a passé de nuit à l’aller.un montant égal à 10% du prix to ta! de la soumission, ledit chèque devra cire mis avec la soumission dans l’enveloppe imprimée fournie par l’ingénieur en chef.La plus basse ni aucune autre des i soumissions ne sera nécessairement acceptée.Les soumissions seront ouvertes en présence des intéressés par ie Bureau des Commissaires, siégeant en assemblée dans sa salle des délibérations, à l’Hôtel de Ville, à la première assemblée régulière dudit Bureau qui sera tenue après la réception des-dites soumissions ou à ladite date même si le Bureau est alors en séance.Par ordre du Bureau des Commissaires.L.N.SENEGAL.Secrétaire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, le 15 octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réa!, 4 (,D‘/?8t.Co.of C.34 Dom C.Co U8 “ pfd.Dom.I.pfd ÿâ Tor.R y .111.Dom.S.Cot.47 Tooke Bro 16 Dom Park.120 “ pfd.Dom.T C.70 Tuck.Tob.29 “ pfd.101 _ ” pfd- 90 Dul.S.S.&A Twin City." pfd.“ pfd- .) Dul.Sut).55 WiDU.Ky.180 E.Can.Po.“ pfd iÔ2 Br.No.Am 145 Goodw.Co 26 Commerce 203 “ pfd.75 Dominion.Hill.Collie.Hamilton.t.- .111.Trac.pd 01 Hochelaga 149 .Laur.Com.:.94 1933/4 Impérial.210 E.utwd.e 140 Merchants 180 “ pfd M oison*.201 i MacDo.Co.io 9 Montréal., 234 Mack Cm.Nationale.“ pfd.Nova-Scoti 261 Mex.L.&P.Ottawo pfd Québec.119 M.& S.-P.Royal.ofd Standard.M.L.H.&f* 237 236L Toronto.fi i Mt.Cot.Ltd 5I*< MV, Union 140 “ pfd.00 M on.Tr.Co Mnr.Tram 220 NipiMing BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offra.Crucible St 95 94k Mc*.Petro 92 9t Am.Be.Sug 67W 67k N.-Yor.Cen 10044 100k Amer.Can «5W 64k N.Y.O.a W Am.Cr.tk F 87k 87k Nerf.» We Amer.Ice.Nort.Pacifi ni liifk AmerXoco 68V Ü5k 70k New Hare.ns v; 84 Aui.Sni.A R Amer.Suga Anaeo.Me At.T.Sc S.F 95 Pennsylva.People.Gas 58 68 76% 76k Reading.7!>k 79!., 107 107 k R0ck.I2.lan 21!;, 20k Belt & Ohi 92% 9294 " Pr.Bath.Steul.499 498 South,Pac.99 "S .9894 Bro.Ra.T.87% 87k South.Rail 20k 20% Can.Pacifi.169 168k 54% “ Pr.Cen.Leath.54k Third Ave.m 62 Ches & Ohi 58 k 58 Twin City.Ch.M.& S P m M Unio.Pac.126k 13594 C.,K.& I 68 5844 U.S.St.Cor.86k w; Con.Ga» “ Pr.115 Uo1, Del.St Hud UtahCop.70k 70K Dcd.* R.G.Vir, Chemi " &RG.pr W’t.Union .De Un.R y 35 .W’t’h.Klec 7B1! 71k Gr.N .,pr.122 “ Pr.Illin.C ntr - - 1 nter-Mtr.“ pr 79k i (fs Leh Valley 76 ! 75k Loti, a Nas .Mi.s-p.a st !.M.K.& Tl.L.M.&facifik 5VS 1 en ! .BOURSE DES MINES Cours fournis par yt.Rdouard-I.Don-rettr.courtier, ruo Saint-Sacrement.11, Uontréal.D*.Offre, mande.MINES DE COBALT Bailey.Beaver.Buffalo.Chambers.City Cobalt.Cobalt Lake.Conia Gas.Crown H (‘.serve., Foster.Gifford.Gould.Gretat Northern., Hargraves.Hudson Bay.Kerr Lake.Larose.McKinley Darragh.N’ipissing.Peterson Lake.Bight of Way.(ioehester.Seneca Superior.Silver Leaf.MINES DE PORCUPINE Apex.21/à Cons.Goldfields.7 Con.Smeiters.14260 Dobie.Dome Extension.„ 25(4 Dcme Lake.__________ .ID Dome Mines.2200 Foley O’Brien.33 Gold Reef.314 Homestake.— Hotlinger.2470 Jupiter.11 Mothe.rlode.1ft McIntyre.50 Pearl Lake.Pore Crown.Pore Imperial.6 4k 4% 20 30 .45 65 .15 16 .1 430 440 40% 41 .4lâ •" H % 2% 3k H4 0 .2000 2300 .3-15 365 .45 49 25 30 600 700 31 k 22 4% 414 66 1% 1% S'* 8 14400 20 20H 2250 "4% 14 15 f.COURSE AUJOURD’HUI À 3 IlRKS P.M.À la PISTE MONT-ROYAL SAINT-LAURENT r— REUNION D’AUTOMNE DU 16 AU 23 INC.7 Courses ou plus tous les jours m BEAU OU MAUVAIS TEMPS Commençant à 2 heures chaque après*midi 7 PLACE A LA GRANDE TRIBUNE ; - - - 75 sous Prenez les tramways à l’angle des rues Craig et Bleury.Service de 5 minutes.—Passage 10 sous.— De 12.30 à 2.30 AUX FUMEURS! 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la flotte turque n’existe plus.Le “ Goeben ” est complètement désemparé et les machines de “ Bres-lau " sont i!i‘truites.Tous deux ont été désaffectés et leurs équipages et leurs canons envoyés aux Dardanelles.Le “ Medjidieh ” a été coulé pen-#»nt une expédition dans la mer Noire et torpillé par les Turcs eux-mêmes.Plus tard, les Russes l’ont mis à flot et ramené à Odessa.Le “ Ha'irredin Barbarossa ”, un croiseur cuirassé de 1Ü,(X)Ü tonneaux, a été torp'iHii- lorsqu’il faisait route vers les Dardanelles, portant à son bord un équipage de marins allemands.Un petit croiseur et un torpilleur l'accompagnaient.1,400 hommes périrent dans ce désastre.Le “ Torgu Reis ” a été détruit par l’explosion de ses propres canons et 25 hommes furent tués.Plusieurs petits croiseurs et des torpilleurs ont été détruits par des mines.Le “ Ha-mid'ish ” est le seul croiseur qui reste.Presque toute la marine marchande de la Turquie a été détruite par les sous-marins alliés.Les munitions des Turcs seraient très réduites.On dit que les grosses pièces aux Dardanelles n’ont plus que 16 coups à tirer.REGAIN D’ACTIVITE DANS LE TYROL ROME RAPPORTE DES ENGAGEMENTS IMPORTANTS.— DES ATTAQUES DE L’ENNEMI SONT VIGOUREUSEMENT RE P O U S SEES.Rome, 19 — Voici le texte du communiqué officiel publié aujourd’hui par le ministère de la guerre italien : Le long de la frontière du Tyrol, l'activité des troupes a augmenté, de môme que l’intensité du feu de l'artillerie.Pendant la journée du 16, il s’est produit des rencontres d’une certaine importance, d’abord à Tor-rions, où l’infanterie se bat encore et ensuite devant Preganisa où nous avons repoussé des détache-nients ennemis qui cherchaient à s’approcher de nos nouvelles positions, puis à la tête de la vallée de Travenanzes, où l’attaque de nos lignes par l’ennemi a été vigoureusement repoussée.Dans la nuit du 16.nos détachement se sont avancés hardiment jusqu’aux travaux de défense de l’ennemi à Seikofel, dans J a vallée Sekten, et y ont lancé des bombes qui ont jeté le trouble dans les tranchées ennemies.Sur le front du Carso, le 16, l’avance de nos troupes, dans tr région de Montesan a complété notre action du 14 en consolidant une position do it non nous sommes emparé sur le versant de deux montagnes du nord.” - — VICTIME DES BANDITS Rochester, N.-Y., 19.—Des voleurs de grand chemin ont assommé à coups de sacs de sable, oemme il descendait du train d’Erie, Newton Hoffman, se dirigeant vers le sud, à South Avon, et 11 a été attaché au moyen de fil de fer par les pie,ds et la tête aux rails.Sa tête se trouvait entre les voies et n’a pas eu de mal, quand une heure plus tard un train lui a passé; dessus.Il a eu le pied droit emporté.La douleur très vive l’a tiré de son état d’inconscience, et il a pu appeler.On s’est porté à son secours.Transporté d’urgence dans un convoi spécial à Rochester, on a déclaré à 1’hôp'ital de cette ville qu’il survivrait probablement à ses blessures.,-«- FEU M.Jl-P.ROSS Cornwall!, Ont., 19.— M.A.P.Ross est mort subitement, ce malin, chez lui, à Page de 83 ans.Il avait été député de Stormont à la Législature d’Ontario, maire de Cornwall et membre du Conseil des Comtés-Unis.LES ALLIES DESIRENT L’AMITIE GRECQUE Berlin, i>ià Tucker Ion, 19.—On mande d'Athènes (tue le roi Constantin a reçu les ministres de l'Entente, et que le ministre malais, au nom des Alliés, a ehcrché à démon trer qu'il esl dans l’intérêt de la Urece de s’allier avec eux.Le roi l a interrompu et a demandé aux ministres de plaider leur cause devant le gouvernement du ressort duquel sont ees_ questions.Les ministres sont à peine restés 10 minutes au palais royal.Ils se sont présentés ensuite devant le premier ministre el lui ont remis une nouvelle note.NOMINATION PROCHAINE DE CARDINAUX Amsterdam, via Londres, 19.— Le “Reiichspost”, de Vienne, assure que le nonce papal ù Vienne, Mgr Scapinelli di Leguiyno, l'arehevè-que de Rotogona, Mgr Vercelli, et Varchevêque de Genève seront élevés au cardinalat, en novembre.NOTRE COMMERCE EXTERIEUR IL ACCUSE, POUR LE DERNIER TRIMESTRE, UNE APPRECIABLE PLUS-VALUE.Ottawa, 19 — Une augmentation de notre commerce de près de 50 millions ressort d’un compte rendu publié hier, par les soins du ministère du Commerce, et considérant les six premiers mois du présent exercice financier.Notre commerce total, pour cette période, se chif-tre par 559 millions $529,000, au regard de 500 millions $634,000 pour la période correspondante de l’exercice antérieur.Durant les six mois qui viennent de s’écouler, le revenu des douanes s’est établi à 44- millions $418,000, contrastant avec 42 millions $857,000.Le commerce du mois de septembre dernier s’établit de la façon ci-après : Entrées, pour la consommation, 38 millions $26,000 ; exportations indigènes, 46 millions $129,000, soit ensemble, 84 millions $156,000.Ces chiffres représentent une plus-value notable sur ceux de septembre 1914, alors que les entrees se fixaient à 36 millions $567,-000, et les sorties à 31 millions $796,000, en tout 68 millions $364,-000._ ’ Les importations de marchandises entrant fraaco, pour le mois de septembre dernier, se présentent à 15 millions $746,000, en comparaison de 13 millions $991,000 pour septembre 1914.Pour le semestre finissant en septembre dernier, les entrées en Canada de produits imposables et non imposables, se sont élevéés à 213 millions $588,000 ; durant la même période, nous avons exporté pour 246 millions $392,000, de sorte crue nos exportations dépassent le chiffre de nos importations.ON PINCE UN PICKPOCKET Les pickpockets deviennent de plus en plus audacieux.Ainsi Michael Crowthers essaya de subtiliser la bourse d’un voyageur sur la ligne de Portland.Celui-ci, s’apercevant des intentions de son homme, Je prit à la gorge, mais il en fut empêché par l’intervention de deux solides gars, compagnons du pickpocket.Les agents spéciaux de la compagnie parvinrent à s’emparer de Crowthers.mais les deux aulres prirent la fuite, emportant $100.Crowthers comparaissait aujourd’hui pour vol devant le juge Saint-Cyr.Son procès est fixé au 26 octobre.LE“HERALD”A GAIN DE CAUSE LE JUGE DUNLOP CONDAMNE LA “ INDUSTRIAL AND EDUCATIONAL PRESS ”, DE TORONTO.Après une absence de plusieurs semaines, causée par la maladie, le juge Dunlop était, ce matin, de retour au Palais, où il a rendu plusieurs jugements., L’un dans la cause de la compagnie du “ Herald ”, de Montréal, contre la Industrial and Educational Press, Ltd, de Toronto, était particulièrement intéressant.La compagnie demanderesse, qui réclamait une somme de $211.40, pour l’impression d’un numéro du “Journal of Commerce ”, a obtenu gain de cause.La défenderesse devra aussi payer les intérêts de cette somme depuis le 1er mai 1913 et les frais de la cause qui s’élèvent à plus de $700.La compagnie du “ Herald ” avait entrepris d’imprimer un numéro du "Journal of Commerce”, publié par la défenderesse, pour le prix coûtant du travail et du matériel, plus une commission de 25% sur ce prix coûtant.Le prix du travail s’éleva à $155.50 et pour en arriver à la somme réclamée, la demanderesse ajou-lait la commission de 25%, soit $38.-86 et $17.04 pour le prix de la matrice.La défenderesse alléguait que le prix coûtant de $155.50 était exorbitant et refusa de solder sa facture.Les deux parties assignèrent comme témoin un grand nombre d’experts parmi lesquels on remarquait MM.T.P.Thornton, J.J.Harpeil, C.H.Tice, secrétaire de TUriion des Imprimeurs, Jos.Bourassa, de l’Imprimerie Moderne, Emilien Daoust, Jos.Whithtaker, J.F.Ewing Morton Philips, W.A.Desbarats, W.Southern, tous des experts en la matière.Quelques-uns de ceux-ci recevaient une indemnité de $40 par jour comme experts.Pour prouver son allégation, la compagnie défenderesse fit même refaire le travail par une autre imprimerie.La compagnie demanderesse prouva cependant que $155.50 était bien le prix coûtant du travail qu’elle avait fait et le juge a maintenu son action.MARIAGE Mardi, 12 octobre, en l’église S.-Jean-Baptiste, a été célébré le mariage de M.Aldéric Blain, avocat, à Mademoiselle Corinne Daniel, fille de M.Joseph Daniel.La mariée était assistée de son père et M.Ernest Blain accompagnait son fils.Après la cérémonie il y eut réception chez les parents de la nouvelle épouse, et l’heureux couple est immédiatement parti pour un voyage à New-York.SIR IAN HAMILTON EST RAPPELE Londres.19.— Le “War Office” annonce aujourd’hui que le major-général Charles Carmichael Monro a été désigné pour prendre le com-mandement des forces anglaises aux Dardanelles, en remplacement de sir Ian Hamilton, qui retourne en A-lan Hamilton, qui retourne en An-tendant l’arrivée du général Monro, les troupes seront commandées par le major-général William Riddell Birdwood.INCENDIE RUE S.-DENIS Un commencement d’incendi s’est déclaré hier soir, dans un ma gasin de chapeaux, occupé par MR Lebel, au No 1159, rue S.-Denis.l’arrivée des pompiers, le feu, qu avait pris origine à l’arrière, s’étai communiqué aux galeries des éta ges supérieurs.Les dommages eau sés par la fumée sont considérabies GARAGE INCENDIE A l’arrière de la demeure de C.Ménard, 1475, avenue Rapine le feu a détruit une écurie et dommage un garage, situé à l’ét; supérieur.Après dix minutes travail, les pompiers se rendir maîtres du brasier.L’AFFAIRE FOURNIER La cause de Jules Fournier, directeur du journal i’“Action”, qui devait subir aujourd’hui son examen volontaire, est remise au 29 octobre.II reste encore 'quelques témoins à entendre.Voulez-vous savoir ce qi vous êtes?Jean Deshayes, graphologue, vous le dira, vous lui écrivez aux termes qi reproduit le coupon du NATH NALISTE, chaque semaine.PAS D’ALUN ¦ FAITE EN CANADA L’HOPITAL DES TUBERCULEUX ON DEMANDE AU GOUVERNEMENT PROVINCIAL DE SOUSCRIRE $70,000.(De notre correspondant J Québec, 19.— S.G.Mgr P.-E.Roy et lés Drs Rousseau et Simard, délégués de la Société de Patronage de l'hôpital des Tuberculeux, accompagnés du maire Drouin, ont eu, hier, une entrevue avec sir Lomer Gouin, pour demander au gouvernement provincial une souscription de $20,000, pour la construction de l’hôpital des Tuberculeux, pour laquelle la ville s’est engagée à souscrire un même montant, ce qui, joint aux $00,000 de souscriptions populaires déjà prélevées compléterait les 100,000 nécessaires pour assurer la réalisation de ce projet.Les délégués ont exposé au premier ministre tous les détails de l’entreprise projetée pour laquelle, élant donnés les appels nombreux faits présentement à la charité publique, on ne peut guère compter trouver de ce côté le montant qui manque.Il serait donc nécessaire que les pouvoirs publics fissent maintenant leur part afin de ne pas laisser inachevée une oeuvre déjà en si bonne voie de réalisation.Sir Lomer Gouin n’a pas pu donner aux délégués une réponse immédiate parce qu’il s'agit d’un précédent à créer ; le gouvernement comme la ville accorde des octrois à des institutions de charité mais n’a pas encore souscrit pour leur construction.Il a promis de prendre la demande en très sérieuse considération.-«- GASPILLAGE A TORONTO LES FINANCES MUNICIPALES SONT DANS LE MARASME.Toronto, Ont., 19.—Le système de gaspillage de Toronto a obtenu le résultat inévitable.La ville, d’après un rapport compilé par le trésorier, M.Patterson, communiqué au conseil municipal d’hier, est liée à des dépenses qui dépassent le pouvoir d’emprunt dé la ville de $407,410.La limite du pouvoir d’emprunt de la ville est de $49,710,606.La dette en obligations est de $45,231,568.Les émissions d’obligations autorisées, mais non encore négociées, se chiffrent à $4,886,148, ce qui additionné au reste sc monte au total donné plus haut.PAQUEBOT COULE Londres, 18 octobre (retardé dans la transmission).Le paquebot “Oleppo”, de la ligne Wilson a été coulé.Des rapports parvenus aujourd’hui disent que il’équipage est sauvé.Le vapeur “Oleppo”, appartenant à la Compagnie Wilson et Fils, limitée, de Hull, jaugeait 3.870 tonnes.Il avait 340 pieds de long et 47 de large.Construit en 1900, on dit qu’il avait quitté Alexandrie (Egypte) le 15 septembre dernier à destination de Hull.SOLDAT BATTU PAR DES COPAINS SERIEUSE AGRESSION A QUEBEC Québec, 19.— Le soldat Jones, du 8ième régiment a été brutalement battu, hier soir, par les membres d’une patrouille militaire, du Ùième régiment qui voulut l’arrêter.On rapporte que Jones a été très malmené, il a été conduit à l’hôpital militaire.Deux des membres de la patrouille ont été arrêtés et il est probable que l’affaire ira en cour martiale.IL FAUT UN ETAT-MAJOR LES ALLIES AURAIENT DU COORDONNER LEUR ACTION EN CREANT UN CONSEIL DE GUERRE COMMUN.— UN REMEDE S’IMPOSE, SANS PLUS DE RETARD.Londres, 19.Le “Daily Chronicle” dit en page de rédaction aujourd’hui: Voici quelques jours, nous publiions un arlicle ne M.Maurice Barrés, citant le général Bernhardi et disant que les Alliés ont commis Terreur stratégique de ne pas combiner leur action.La lacune (pie fait ressortir Bernhardi saule aux yeux d’un esprit inexpérimenté.Mais y a-t-on remédié ou est-on en train de le faire?Cependant il nous reste encore à apprendre rétablissement d’un conseil de guerre général, devant se réunir régulièrement pour coordonner les efforts des Alliés, étudier et tracer des plans.Maintenant que nous entreprenons une nouvelle campagne il ans les Balkans, la formation de ce conseil de guerre s’impose plus que jamais.A cet égard, les empires du Centre ont l’avantage sur les Alliés.Ia>s conceptions stratégiques de l’ennemi sont l’oeuvre de l’état-major allemand.Il y a unité de stratégie, d’organisation et d’exécution.En somme, la constitution d’un état-major commun, siégeant continuellement à Paris, et représentant tous les Alliés, est urgente.FILS DE CONSTANTIN GRIEVEMENT BLESSE Athènes, 19.Le prince Alexandre, le deuxième fils du roi Constantin, âgé de 22 ans, a fait une chute de cheval en se rendant aux manoeuvres.I! s’est grièvement blessé et s’est fracturé une jambe.La reine Sophie et le prince héritier Georges ont ramené le prince dans un auto.ACCIDENT A LIMOILOU Québec, 19.— Un journalier du nom de Antoine Langevin, domicilié à Limoilou, a été écrasé par un convoi de fret du “ Nord Canadien ”, ce matin, près de la gare de Limoilou.L’infortuné a eu les deux jambes broyées et reçut des contusions graves.11 a été transporté à l’hôpital dans un état précaire.ILS PILLENT UN TRAIN New-York, 19.—Six hommes armés ont arrêté et volé deux trains de marchandises et tenté d’arrêter un convoi de la American Express, à l’entrée du tunnel, entre Congers et Haverstraw, N.-Y., de bonne heure, ce matin.Après avoir chargé une automobile avec les paquets enlevés aux deux trains de marchandises, les bandits se sont sauvés.AVIS Mr.A.E.LANDRY, notre agent à Montréal jusqu’à ce jour, ne fait plus partie de notre Compagnie.THE NATIONAL CASH REGISTER CO.PROVINCE PE QUEBEC, district de Mont-real, Cour Supérieure, No 4230.View-mount Land Co.Ltd.vs O.Massicottc et al.L,e 28ème jour d’octobre 1015, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires des dits défendeurs, au No 10 boulevard S.-Ljiu-rent, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en pupitre, tables, clavigraphe, etc.Conditions : argent comptant.Gabriel Do-rion, TL C.S.Montréal, 19 octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real, Cour de Circuit, No 6538.Henri Jo-dion, gentilhomme, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Odilon Dinelle, des mêmes lieux, défendeur.Le 28ême Jour d’octobre 1915, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 301 rue Hogan, en la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, chevaux, voitures.Conditions : argent comptant.J.U.Normandin, H.C.S.Montréal, 18 octobre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 4717.Voss et Stuffman Limitée, demanderesse, vs Dame Fanny Rosenveesen et vir., défenderesse.Le 28ème jour d’octobre.1915, à dix heures ne l’avant-midi, au domicile, de la dite défenderesse, au No 1054 rue S.-Urbain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en piano, meubles et effets de ménage.Conditions : argent comptant.J.S.Lavery, H.C.S.Montréal, 19 octobre 1915.GRAND TRUNK SYS "eS' LA ROUTE A VOIE DOUBLE TORONTO—DETROIT—CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le train par excellence nu Canada.Quitte Montreal à 10.15 a.m.toun les jours.Wagons-lits Pullnuin »’t olisiM-vatoires ainsi que wagons-palais, bibliothèque et buffet.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest Canadien via North Bay et la vole du Transcontinental, ou via Chicago, en vente tous les mardis jusqu'au 26 octobre, A de très bas prix.Les billots sont bons pour 2 mois." ^ “ “¦"] 122, rue St-Jacques, angle »St-Fra» BU,eailX $oi» Xavier—Tél.Main t'IAW fill Villfi Hotel Windsor 4* Uptown lift Gare Ronavantur*» “ Uaia CANADIAN) PACIFIC EXCURSIONS DE COLONS 19 octobre 26 octobre Winnipeg, Edmonton et stations intermédiaires.Limite de soixante jours.Billets bons dans les wagons-lits de touristes sur paiement du prix des lits.10.30 a.m.10.15 p.m.CHANGEMENT GENERAL D’HORAIRE LE 31 OCTOBRE WMYW KmMV la Hua TRANSCONTINENTAL Nouvelle route vers l’Oueat Canadien TORONTO-WINNIPEG par North Bay, Cobalt et Cochrane.Installation des plus modernes.Splendide voie forcée.Quitte Toronto à 10.45 p.m.les mardi, jeudi et samedi.Arrive à Winnipeg à 3.50 p.m.les jeudi, samedi et lundi., Correspondant ù Winnipeg avec le ira in quotidien du
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