Le devoir, 23 juillet 1934, lundi 23 juillet 1934
Montréal, lundi 23 juillet 1934 veaaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HAitour Î241« SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR D/recteur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV —No 167 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L'incident de Saint-Thomas L’actualité Parcs nationaux Où la foule anglaise, réunie pour acclamer M.Hepburn, réclame et applaudit du français — La leçon de cet incident — Tour d’horizon — Comment utiliser, comment justifier surtout le courant de sympathie qui se manifeste en beaucoup d’endroits — Prouvons que nous sommes de bonne foi et sérieux — Sages paroles qui nous viennent de la Saskatchewan - Saint-Thomas, le petit “pays” du premier ministre de l'Ontario, M.Hepburn, lui a fait, l’autre jour, une enthousiaste, et l’on pourrait presque dire une formidable fête.D’après les journaux de vendredi, cinquante mille personnes, venues de toutes les parties de la province, et particulièrement de la région avoisinante, y ont acclamé le chef libéral.Un incident a marqué celte puissante manifestation que l’on n’a pas signalé encore, croyons-nous, dans la province de Québec.Saint-Thomas n’est pas située dans l’une de ces régions mixtes, comme le voisinage d’Ottawa, celui de Sudbury ou de Windsor, où l’on peut compter que toute réunion publique compte normalement une certaine proportion de Canadiens français.Dans Saint-Thomas même, sur une population totale de 15,430, le dernier recensement accusait la présence de 237 personnes d’origine, française.Le comté d’Elgin, dont Saint-Thomas est l’agglomération principale, nous donnait, au même recensement, sur une population totale de 43,436 personnes, un total de 598 Canadiens ou Canadiennes d’origine française.Or, c’est à Saint-Thomas, au centre de ce comté d’Essex, dans ce milieu si complètement anglais, que s’est produit l’incident qu’il nous paraît intéressant de souligner.M.Paul Leduc, le nouveau ministre provincial des Mines, venait de parler en anglais.Peut-être, étant donné la composition de son auditoire, ne se proposait-il même point de parler français, lorsque, d’après le compte rendu du Globe de Toronto, l’auditoire même réclama du français et applaudit les quelques phrases françaises par lesquelles le nouveau ministre compléta au première allocution.(In answer to a request from the crowd, the Minister added a few sentences in French, which the crowd applauded, — The Globe, 20 juillet 1934, page 2, colonne 3.) * Ÿ * Nous n’entendons point attacher à cet incident plus d’importance qu’il n’en peut avoir; mais n’est-il pas, tout de même, singulièrement significatif?M.Hepburn, jusqu’ici, n’a assurément fait aucune concession au vieux préjugé francophobe.Non seulement il a choisi un ministre canadien-français et lui a attribué un important portefeuille; mais il a placé à la tête de sa Commission des Liqueurs réorganisée et comme seul maître de cette Commission un autre Canadien français, ancien député fédéral, M.Edmond-Georges Odette, de Tilbury.Il a chargé d’une importante enquête sur la Commission des parcs de Niagara un troisième Canadien français.M.Armand Racine, avocat de la région de Windsor, fils, si nous ne nous trompons, de l’ancien député de Russell, M.Damase Racine.Il a adjoint à une autre commission d’enquête un quatrième Canadien français, M.Paul Martin, avocat, de la même région.L’on ne voit pas que ces choix aient nui à M.Hepburn auprès de ses partisans.L’on ne voit point surtout que ceux-ci éprouvent cette peur panique du français (langue et individu) que l’on a essayé de propager dans l’Ontario.L’incident de Saint-Thomas prouve qu’il existe dans la foule un sentiment analogue à celui que tant de fois, et avec tant de plaisir, nous avons pu signaler chez des hommes d’étude de langue anglaise.Et c’est un fait dont il importe non seulement de nous réjouir.mais de tenir sérieusement compte dans notre conduite courante.v ^ * Nous nous heurtons, d’un bout à l’autre du pays, et plus durement dans les régions où nous sommes en minorité, à un fait formidable: l’existence d'une masse de langue anglaise, dont l’influence pèse sur nous tous.Ce fait s’aggrave de cet autre que, dans aucune des provinces canadiennes en majorité anglaises, nous ne jouissons d’un régime scolaire aussi favorable à la minorité que l’est celui de la province de Québec, que, partout, donc, la sauvegarde de la culture française.de nos enfants exige un effort constant, qui complète ou rectifie l’oeuvre de l’école.Sur les dangereuses possibilités de ces deux faits, il n’y a pas à se faire la moindre illusion.Nous n’en triompherons que par un effort ordonne, qui porte sur tous les points et ne se relâche jamais.11 suffit d’avoir parcouru les voeux et résolutions, que le Devoir publiait tout récemment, des congrès canadiens-français du Manitoba et de l'Alberta pour deviner l’étendue de l’effort à faire, pour deviner surtout que cet effort ne doit point porter sur l’éco/e seule, mais sur la maison elle-même; que ce dernier effort même est si important que spn absence risquerait de détruire tout ce qui pourrait être tenté dans le domaine proprement scolaire.Ce n’est pas pour rien que les congressistes ma-nitobains, très au courant de la situation locale et qui en suivent avec une vive attention tous les développements, ont inscrit en tête de leurs résolutions celle-ci: Encourager tes nôtres par la parole, par la plume, à temps et à contretemps, à faire parler les enfants en français dans la famille.* * * Mais la lutte nécessaire, incessante et qui jamais ne pourra sc relâcher, trouvera sûrement «les facilités nouvelles dans le courant de sympathie qui se manifeste dans maintes sphères anglo-canadiennes, et dont l'incident de Saint-Thomas est un nouvel et très signi firat if indice.A nous donc de développer ce courant.A nous, par une intelligente propagande, par le livre et par le journal sans doute, mais par le contact individuel aussi, de dissiper les préjugés cl les ignorances possibles.A nous, ajoutons-le, de prouver aux Anglo-Canadiens qui nous manifestent de la sympathie pie celle sympathie nous louche et que, si nous nous sentons obligés de tellement lutter, ce n’est pas pour le simple plaisir Texorecr un instinct de combativité, mais bien — et avant tout pour nous défendre; pour nous assurer une situation analogue à celle que les Anglo-Canadiens possèdent partout au Canada, à commencer par cette province de Québec où ils sont en si caractéristique minorité.A nous surtout de prouver par notre altitude de tous les jours que nos voeux et nos réclamations ne sont point de la sim* La Gazelle de ce matin signale, en page de rédaction, le rapport du congrès qui a eu lieu à Londres pour promouvoir la protection de la flore et de la faune en Afrique.Ce rapport vient de parvenir à notre secrétaire d’Etat pour les affaires extérieures.Tous les pags possédant des établissements coloniaux dans le continent noir étaient représentés au congrès.Il est grand temps que l’on prenne des mesures pour assurer la survivance de certaines espèces d'animaux qui sont chassés de leur habitat naturel dans le nord et dans le sud africain, de même que sur les bords des grands lacs centraux, et menacés d’extinction.Cela ne nous étonnera pas quand nous songeons, d’une part, au perfectionnement des instruments de destruction et, d’autre part, à ta manie abominable du massacre qui s’empare de certains humains dès qu'ils ont un fusil nu même une simple canne à pêche à la main.Par ailleurs, en Afrique, s'ajoute à cela, comme chez nous d’ailleurs, le goût du lucre.Certains fauves sont recherchés pour leur fourrure ou pour leur ivoire.Et les bêles les plus inoffensives ne trouvent pas grâce devant les Nemrods; au contraire, ceux-ci s'attaquent de préférence à celles-là puisqu’ils n’g courent pas de risque.* * * Ce qui s’est passé en Afrique se passe chez nous.Depuis la grande crise, le massacre est accru.Je me rappelle une journée de l'automne dernier où, rentrant en ville, nous dépassions sur la route, à tous les cinquante pas, des chasseurs, gibecière en bandoulière • t fusil sur l’épaule.C’était un défilé ininterompu.Or, il n'g aurait pas de mal à ce que le gibier servit de nourriture, particulièrement en temps de disette, au roi de la création; mais ce qui est à redouter, et ce qui ne se pratique que trop sou- j vent, c’est que le fusil, si meurtrier soit-il, ne soit qu'un simple camouflage pour le piégeage bien plus destructeur que l'arme à feu.Quant au massacre du poisson, il a bien dépassé celui du gibier.Lignes de fond, explosifs, filets et barrages ont vidé des lacs entiers.On peut aujourd’hui passer des heures à fouetter l’eau avec la mouche sans ferrer la moindre truite.* * * L'aménagement des parcs nationaux est arrivé à temps.On en parle souvent, on leur fait une grande publicité, notamment dans notre province, mais peu de gens les connaissenl pour les avoir vus.Il y a seulement quelques semaines, tout journaliste que je suis, je franchissais la barrière du parc des Laurentides avec mon ami Claude Melançon, cicerone accompli, qui a conduit là en grand nombre des étrangers de marque.L’entrée du parc est à une trentaine de milles de Québec et la route longe la belle muraille en granit des Laurentides du nouveau jardin zoologique de Québec.Belle préparation.Au zoo québécois, on est sûr de voir les animaux, qui sont captifs; au parc National on risque, de les voir, mais cette fois dans un éclair, tout juste assez de temps pour pouvoir tirer dessus.avec un caméra perfectionné.La route est belle: en approchant des contreforts des Laurentides elle devient sablonneuse et montante, mais sans être pour cela malaisée.L’auto roule sans interruption et sans bruit; les rencontres étant rares, le chauffeur n'a pas à corner.C’esi une ascension dont on ne se rend compte qu’aux tournants qui déploient derrière nous des pans de pagsages de plus en plus étendus.Soudain surgit une haute barrière.On songe.A l’Eden.L'archange qui garde cette porte est un homme d’une trentaine d'années, bien découplé.Il n’a rien de ter- rible: cheveux châtain clair, yeux bleus, teint fleuri, figure ronde et souriante.Mais sa politesse exquise enveloppe un conformisme rigoureux.Il ne badine pas sur la consigne.Nous sommes bourrés de paperasse comme une valise diplomatique; nos lettres sont visées les unes après les autres.Tant mieux: le plaisir du voyage en est accru.Rien en effet de plus flatteur pour la vanité naturelle de l'homme que de lui faire croire qu'il va jouir d’une faveur réservée.Nou voilà entrés dans le domaine de l’Etat.Très poliment le gardien nous fait une dernière recommandation: “Messieurs, j’ai une faveur à vous demander.Le temps est bien sec.Ne fumez pas avant d'être, rendus an camp’’.Demande raisonnable et, je le crois, prescrite au surplus par le règlement.Mais on a doublement le désir de s'y conformer quand elle est formulée avec tant de courtoisie.Le docteur Brassard, directeur du Jardin zoologique de Charlesbourg, qui est notre aimable conducteur, Melançon et moi nous écrasons soigneusement te feu de nos cigarettes et nous voilà entrés dans cette région close où, croirait-on, on ‘‘entend’' un silence impressionnant.Il nous reste trois milles à faire pour atteindre notre but; mais je suis à bout de mon espace.Un autre jour, si vous en avez la patience, vous pourrez lire ici quelques notes sur la vie dans les camps de l'Etat.L.D.Bloc-notes ___ L*INrCPMATICN DE PEENIEEE HEURE L'extension juridique des contrats collectifs de travail soulève des difficultés La mise en pratique de la loi des conventions sur les contrats collectifs de travail est hérissée de difficultés — Des députés et des ministres, représentants de régions rurales, sont causes de nombeux ennuis Ploutocratie On ne saurait trouver meilleur exposé, en raccourci, du régime ploutocratique introduit dans l’industrie et la finance universelles, depuis quelque trente ou quarante ans, que celui que faisait à la radio, il y a quelques mois, M.Salazar, l’homme qui a réorganisé la république du Portugal, a fait de son pays, jadis en proie à toutes sortes de révolutions, une terre d’ordre et de bon sens, et.de Lisbonne, exerce la meilleure des dictatures qu’il y ait en Europe.“Le plouto-crate.dit-il, n’est ni le grand industriel, ni le grand financier.C’est la fleur du mal du pire capitalisme.Dans la production, ce n’est pas la production elie-même qui l’intéresse, mais l’opération financière à laquelle elle peut donner lieu; dans la finance, l’administration régulière de ses capitaux ne l'intéresse pas davantage, mais leur multiplication, grâce à des jeux pratiqués contre les intérêts d’autrui.Son champ d’action est en dehors de la production organisée rie n’importe quelle richesse et en dehors du maniement normal des capitaux en monnaie; il ne connaît pas les droits du travail, les exigences de la morale, les lois de l’humanité.S’il fonde une société, c’est pour profiter des apports; et il passe à une autre; s’il obtient une concession gratuite, c’cst pour la faire passer comme une valeur; s’il s’empare d'une entreprise, c'est afin qu’elle compense pour lui les pertes qu'il supporte en d’autres.Ainsi le ploutocrate agit-il dans le milieu économique et dans le milieu politique en employant toujours le même procédé: la corruption.(les individus, auxquels quelques-uns donnent le titre de grands hommes d’affaires, vivent précisément de trois choses réalisées en nos jours: l’instabilité des conditions économiques, le manque d'or ganisation d'économie nationale, la corruption politique” (reproduction de la Documentation catholique).On dirait M.Salazar tout à fait au courant des coups de finance el d’affaires tentés en Amérique du Nord par des “capitaines d'industrie” et des “magnats de finance” dont les opérations les eussent conduits au bagne, s'ils 1 n’avaient pris soin d’abord de pra- tiquer la corruption la plus insidieuse, dans les milieux où l’on aurait dû sévir contre leurs actes et contre eux-mêmes.Cela paie.A Saint-Hyacinthe, la semaine dernière (voir une dépêche de la Presse de samedi, dont la substance avait paru la veille dans le Devoir — ce qui prouve évidemment que celui-ci ne donne pas les nouvelles en même temps que les autres, mais souvent des heures plus tôt), la Yamaska Garments Limited s’est vue condamnée à $25 plus les frais sur une première mise en accusation, et à $10 et les frais, sur une deuxième, pour avoir fait travailler des femmes et des jeunes filles plus ’o 55 heures pendant la même se-Tiaine et avoir négligé de tenir le registre de ses employés, avec les noms, âge, salaire, durée du travail, etc.Cette compagnie, qui a exploité son personnel, s’en est facilement tirée.Cela lui va, de verser $35, et les frais, plutôt que de tenir au travail, pendant le temps normal, l’équipe additionnelle qu’il lui fallait, et de se conformer à la loi.A ce tarif indulgent, elle pourra recommencer.La loi est boiteuse et protège au vrai les exploiteurs.Propagande On vient de découvrir aux Etnts-Unis qu’un Américain, jadis journaliste, aujourd’hui directeur d’un bureau de propagande dissimulée, touche présentement $25,000 pur année pour se faire en Amérique du Nord le propagandiste du régime hitlérien.Ce serait le trust des teintures chimiques d’Allemagne que ferait les frais de l’entreprise, ïvy Lee, tel est le nom du propagandiste.— compte parmi ses clients ordinaires le groupe Rockefeller, le chemin de fer Pennsylvania, plusieurs grandes industries américaines, dont il communique les nouvelles et certaines catégories d’informations à la presse de son pays.A ce propos, rappelons que l’annonce payante et qui se donne comme telle est autrement franche que l'annonce déguisée, sous forme de propagande de toute sorte.Lee prépare pour tâcher de les passer dans la presse des entrevues, des communications, etc., où il présente le point de vue de ses , clients.Il a simplement organisé! le travail de propagande déguisé j qui s’est tant développé pendant la | dernière grande guerre, alors que des agents secrets des belligérants, établis aux Etats-Unis, essayaient de cuisiner l’opinion publique par l'entremise de la presse, pas toujours assez méfiante.L/es compagnies de filins et de cinéma, les grands chemins de fer, différents autres groupes ont leurs bureaux de propagande discrète, qui tâchent d'induire les journaux ci la presse en général à leur céder pour rien de l’espace en matière à lire et qui savent s'y prendre pour l’obtenir, trop souvent.G.P.Le gouvernement éprouve de rude* difficultés dans I extension juridique des contrats collectifs de travail.Et ces difficultés lui sont suscitées par ses propres partisans, ministres et députés des régions rurales qui protègent des influences politiques.Il est évident, en effet, que la masse de leurs électeurs, qui sont ou des ouvriers ou des agriculteurs, ne peuvent avoir la moindre objection à l’adoption de la politique préconisée par M.Arcand.Les ouvriers en profitent directement; elle ne nuit en rien aux agriculteurs.Il n’en semble pas moins que le ministère est tenu en échec par cette opposition.On a vu, dit-on, à Québec, un député de la campagne comparaître devant le conseil des ministres non pas comme mandataire de ses électeurs, mais comme actionnaire d’une compagnie et s’opposer en cette qualité, à la réforme sociale à laquelle le ministre du travail a attaché son nom.Les répercussions probables de l’affaire Stavisky (D’après des dépêrhrs de la Canadian Press et de VAssociated Press) Voici les points saillants de dépêches des grandes capitales: A Paris, on pense qu’une nouvelle crise ministérielle marquera les scandales Stavisky demain.D’aucuns disent que l’opinion publique se ralliera à M.Tardieu parce qu’elle le considère comme le seul ministre qui aura osé dire la vérité à ses collègues en affirmant que ses prédécesseurs radicaux-socialistes au ministère de l’intérieur fermaient les yeux sur les escroqueries de Stavisky.Dans un discours à Aurillac, le président de la république.M.Lebrun, a parlé en faveur du cabinet Doumergue.Les socialistes du groupe Blmn affirment que les assertions de M.Tardieu rendent urgente la dissolution du Parlement.En Allemagne Le ministre des affaires économiques de l’Allemagne, M.Kurt Schmitt, qui avait obtenu des pouvoirs très considérables récemment.souffre de prostration et a dû confier son portefeuille à un sous-secrétaire d’Etat.J,’Allemagne et la Pologne opposent de nombreuses objections au projet de Locarno de l’Est.Elles semblent vouloir poser des conditions qui en sommé annuleraient ce projet.En Angleterre Dans un discours à une association politique, il y a plusieurs heures, M.Stanley Baldwin, premier ministre suppléant, a dit que le projet gouvernemental d’accroître les forces aériennes britanniques de 41 escadrilles (500 avions) en quatre ans n’est nullement le fruit d’une panique.Ce projet ne signifie nullement qu’une guerre est imminente, que notre désir de paix diminue, a-t-il continué.Je suis convaincu que cet accroissement nous facilitera au contraire l’obtention d’une limitation des armements.Le ministre de la guerre, lord Hailsham, a exprimé publiquement une opinion analogue à celle de M.Baldwin sur ce sujet.Aux Etats-Unis D’après une dépêche de Washington, le président Roosevelt a dit dans une allocution aux officiers et â l’équipage du croiseur Houston, à bord duquel il se rend à Hawaï, que la puissance de la flotte de guerre des Etats-Unis sera élevée, au cours des trois ou quatre années prochaines, au maximum que fixent les traités en vigueur.A Washington, un comité extra ordinaire du secréta-'at d’Etat pour la guerre recommande la formation d’une armée aérienne qui ne soit inférieure “à nulle autre ”, parce que “la prochaine guerre commencera vraisemblablement par des engagements aériens”.Réorganisation de la Commission du chômage pie littérature, que nous avons pour notre langue — et dans la pratique quotidienne — autant de respect que les Anglo-Canadiens en ont pour la leur.Comment veut-on, en effet, que ceux-ci nous prennent au sérieux lorsque, libres de nous servir du français, par apathie oti par insouciance, nous n’utilisons, dans nos relations avec les services fédéraux, que de l’anglais?Jamais, sûrement, ils ne s'abaisseraient, eux, à une pareille inconséquence.* Tant de sottises, depuis quelque» années, nous sont venues de certains coins de la Saskatchewan qu’il importe de faire une fortune à ces paroles toutes récentes de l’un dos nouveaux ministres, M.le docteur Uhrich: U y a des gens au Canada qui ne voient un brillant avenir pour le Dominion que dans une prompte assimilation des diverses nationalités pour les unifier.Rien de plus illogique.1 Plus on donnera de liberté culturelle et spirituelle aux > immigrants et à leurs descendants, pins riches cl plus florissantes seront les prérogatives et les qualités distinctives qui contribueront plus efficacement à la grandeur de notre pays.Si ^argument vaut pour 1rs immigrants, à combien plus forte raison aussi pour les fils des pionniers, pour ceux dont les pères furent — c'est l’inéluctable réalité historique — les Pères de la patrie canadienne?Om.r HEROU* Carnet d'un grincheux Une maladie appelée "moisiMute bleue" frappe le tabac, en Australie et aux Etats-Unis.Chez nous, cette moisissure n'a atteint encore que trois ministres.¥ ¥• # “Qui n’a pas d’opinions adopte aisément les extrêmes" (A Catti), * * ?Nous aussi nous aurons notre plan quinquennal.Dieu veuille qu’il s'exécute mieux qu’en Soviétie * ¥ Le journaliste distrait qui a pris Genève pour la caoitale de la Suisse aurait-il eu trop peur de se faire berner?La prudence ne doit pas donner d’entorses à la géographie ¥ ¥ ¥ La meilleure campagne où passer les derniers |ours frais, c’était encore la ville.¥ ¥ ¥ Grande catastrophe pour la presse é sensation d’Amérique: l'exécution sommaire du bandit Dillmger par un peloton de policiers.Ditlmger ne sera plus partout, â commencer par les manchettes des feuilles jaunes, ¥ ¥ ¥ “Les jeunes qui affichent le plus leur jeunesse deviendront les plus vieux des vieux" (A.Gatti), Le président du comité exécutif a fait venir à son bureau ce matin M.H.-H.Dansereau.secrétaire de la Commission du chômage, et lui a donné des instructions au sujet d’un remaniement du personnel rie la Commission.Il a dit qu’il faut que la situation actuelle cesse.De nombreuses plaintes ont été portées à la connaissance des autorités municipales, plusieurs éche-vins onl à se plaindre des fonc-tionnnires de la Commission.Les gens dont les noms ont été rêvés de la liste des chômeurs secourus parce qu’ils avaient du travail.et qui ont ensuite demandé Quel autre groupe suivra cet exemple?Une petite ville des Cantons de l'Est, vient de doubler, et même un peu plus, le nombre des lecteurs du Devoir.Quel autre groupe suivra cet exemple?La chose, en fait, devrait être relativement facile un peu partout.Car, le tirage du Devoir est, à l'heure actuelle, bien au-dessous de la moitié de ce qu'il devrait être, de ce qu'il pourrait être, si tous ms amis voulaient donner an effort concerté, méthodique, persévérant.Quel sera le prochain groupe d doubler son effectif?I d'etre inscrits de nouveau, doivent attendre des semaines parfois ayant que l’on s’occupe d’eux.Ou bien les fonctionnaires de la Commission, qui ont en mains les dossiers et tous les détails nécessaires pour décider la question, (lisent aux chômeurs d’aller voir leur échevin.Si un fonctionnaire fait une semblable réponse à l’avenir, a dit M.Savignac.il sera congédié immédiatement.M.Savignac s’est plaint surtout de M.René Marion, chef du service de l’inspection, et de trois inspecteurs; il a parlé de congédier ec* quatre fonctionnaires.M Dansereau a pris la défense de M Marion, disant qu’il faisait son possible et n’épargnait pas son temps, mais que c’est le système qui est défectueux.M.Savignac lui a dit de remanier le personsel et de prendre 1rs mesures voulues pour que les abus actuels cessent sans délai.Avis à ceux qui voyagent Toui billots.Europe ot partout, émis ¦u tarif dsi compagnloa — HAtelt, assurance bagagas et accidents, cheques da voyages, passeports, etc.— Service complet — Le DE VOIR-VOYAGES, 430 Notre-Dame 1st.Téléphona* HArbour 1241#.Le sacre de S.E.Mgr Lacoursière Deux Pères Blancs, de la maison de Cleveland, sont présentement à Montréal, en route vers Québec, où ils assisteront mercredi matin à la cérémonie du sacre de Son Excellence Mgr Lacoursière, P.B.Le sont les Pères Nadon et Baourman.Réunion du ministère Québec, 23 ID.N.C.L - l^e conseil des ministres se réunira mercredi sous la présidence de M.L.-A.Taschereau.Le premier ministre pari pour Montréal ce soir et il passera la journée de demain à ses bureaux de la métropole.25 ans, 25,000 OUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE.SAMEDI: Samedi prochain, U “Devoir” publiera, sur douze pages demi-formai, son supplément mensuel régulier: “Notre vit catholique et nationalet”Faites vos commandes pour Iq propagande,retenez-le d’avance chez votre dépositaireo LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 23 JUILLET 1934 VOLUME XXV — No 16/ Pèlerinage annuel de la Société Saint>Vincent de Paul Il a eu lieu hier à l’Oratoire Saint-Joseph -Réunion au collège Notre-Dame - Le sens de b véritable charité chrétienne Mort de Dillinger Le bandit américain a été abattu à coups de revolver par les policiers à la sortie d’un théâtre Fâits divers Les secours directs La Société de Saint-Vincent de Paul a fait hier son pèlerinage annuel à l’Oratoire Saint-Joseph.Après la messe il y a eu comme dmabitude réunion au collège Noire-Dame.M.J.A.Julien, président du conseil central de Montréal de la Société, a dit aux membres que devant l’aggravation du sort des pauvres, la Saint-Vincent de Paul doit rester à la hauteur de sa tâche, et que chaque membre a le devoir et la responsabilité d’étendre le champ des activités de la Société, parce que la situation d’urgence où nous sommes exige des mesures d’urgence.Il a particuliérement insisté sur la question de la protection des jeunes délinquants.C'est une tâche que doit assutner la Saint-Vincent dp Pau).Il faut guider et remettre dans la bonne voie les jeunes qui s’en sont éloignes, et ne pas attendre jus.u'à ce qu’il soit trop tard, et que ces enfants subissent une flétrissure pour la vie.De bons conseils et une surveillance convenable pourront faire de ces jeunes délinquants de bons citoyens.La Saint-Vincent de Paul a un erand nombre de conférences et fait beaucoup de traivail, mais M.Julien pense que l’on pourrait y apporter des améliorations dans les diverses paroisses.Il considère par exemple que dans chaque paroisse on devrait instituer un bureau additionnel de trois membres responsables, professionnels ou hommes d’affaires, qui aideraient la conférence de leurs conseils et de leurs avis.Beaucoup de détails qui sont soumis au conseil central et dont la solution est devenue difficile et compliquée au moment où le conseil central en est saisi, pourraient être réglés d’une manière plus ex péditive sur les lieux memes par un comité spécial.La charité chrétienne Le président a rappelé que la charité ne consiste pas seulement à donner une croûte de pain, mais qu’il faut aussi compatir à la situation du pauvre.Le fardeau de celui qui est affamé ou malade sera allégé si la distribution des secours en nature est suivie de visites personnelles et qu’il constate que l’on s’intéresse à lui.Le but de la Saint-Vincent de Paul est l’aide morale et spirituelle autant que physique des pauvres.Les oeuvres accomplies M.Julien a cité ensuite plusieurs oeuvres accomplies pendant l’année écoulée par la Saint-Vincent de Paul à Montréal, notamment quant aux secours directs.Le bureau de placement fonctionne, bien qu'il n’v ait que fort peu d’emplois à donner.Le président dit que depuis dix-sept ans qu'il préside le conseil central de Montréal.il a toujours considéré comme un honneur et un privilège de consacrer ses services à la réalisation fies hauts idéals de la Société.En terminant il a rendu hommage à la mémoire des membres morts pendant la dernière année.M.l’abbé Zenon Alarv.curé de Saint-Joseph et aumônier général de la Saint-Vincent de Paul à Montréal.a dit aux membres qu’il n’v a jamais eu un temps dans l’histoire du monde où l’on ait mieux vu qu’aujourd’hui le besoin d'une philosophie saine de la charité.Il a insisté sur le point que dans la religion le pauvre comme le riche peut trouver consolation, soulagement et réconfort et a ajouté que nous ne pouvons pas demeurer tranquillement assis pendant que des milliers de nos concitoyens sont dans la détresse.Il o terminé en félicitant la Saint-Vincent de Paul du beau travail qu’elle accomplit dans le domaine fie la charité.Le R.P.Archambault a aussi dit quelques mots.Après la réunion les pèlerins ont assisté à l’Oratoire à la bénédiction du Très-Saint-Sacrement.Avis important* RELATIF Aü"CONTRAT DE LA CONSTRUCTION Certaines unions ouvrières, par des communiqués prématurés, ont mis les ouvriers de Montréal sous de fausses opinions en ce qui a trait à l’extension du .contrai collectif de travail dans le métier du bâtiment.On a laissé entendre que le contrat était en force depuis le lf> juillet dernier pour toute la juridiction territoriale déterminée dans le contrat, soit: lie de Montréal, Ile Bizard, comtés de l’Assomption, Terrebonne, Laval, Deux-Montagnes, Argenteuil, Vaudreuil, Beauharnois, Châteauguay, Laprai-rie, Chambiy, Verchères et Joliette.Cette première affirmation, à ce que nous croyons du moins, contient deux erreurs: la première c’est que ce contrat ne s’appliquera pas au comté de Joliette, et la deuxième, c’est que le contrat n'est pas en force depuis le lli juillet, mais seulement à partir de la date où avis sera donné dans la.“Gazette Officielle de Québec”.Selon toute probabilité cei avis paraîtra aujourd’hui même, le 23 juillet.Ce point est très important à noter puisque tout contrat signé depuis le 16 juillet ne tombe pas sous la loi.Certains ouvriers veulent réclamer le salaire fixé au contrat sur les travaux déjà en construction.Nous faisons- remarquer que la loi porte seulement sur les contrats qui seront signés après l'avis dans la “Gazelle Oficielle".“11 est expressément stipulé que les contrats de construction accordés et signés avant l'adoption de l'arrêté en conseil approuvant cetle requête rsont i>as assujettis aux disposi-ms de la présente convention”.Vu que les Syndicats catholiques ont été les promoteurs de cette mesure, nous demandons aux ouvriers de s’adresser, pour toute information.à l’Edifice des Syndicats catholiques.1231 Demonligny est, FR.2165.Cela leur épargnera de recevoir de faux renseignements comme ceux que l’on a donnés dernièrement en certains milieux.Nos syndicats ont maintenant leurs bureaux d’examinateurs, et sont en mesure de donner les cartes de compétence aux ouvriers des métiers du bâtiment.Ces cartes de compétences permettront aux ouvriers de commander les salaires fixés au contrat.L.GIRARD._____ séc.-général.Blessé au cours d'un attentat Dorval, 23 (S.P.C.l —Un bandit qui, avec l’aide d’un complice, était sur le point de commettre un vol à main armée n la succursale de la Banque Canadienne Nationale, a grièvement blessé M.Henry Berryman d’un coup de révol-ver.samedi.M.Berrvman, un employé du Royal Montreal Golf Club, se portait au secours de la gérante de rétablissement, Mlle Colombe Décary, lorsque le bandit a fail feu sur lui.Voyant M.Berrvman tomber.les deux bandits ont fui, sans commettre le vol qu’ils projetaient, j L’un d’eux a été arrêté.Il a dit j s’appeler Victor Bouvier, être âgé ! de 25 ans et demeurer à Montréal.La police de Dorval, sous la direc-] lion du chef J.-l).Boyer, et la po-¦ lice provinciale cherchent le se-! cond.- Le procès des communistes Chicago, 23 (S.P.A.) Des agents de la police fédérale ont tué s coups de revolver John Dillinger, chef d’une bande qui a commis au moins quinze assassinats et de nombreux vols.Dillinger sortait d’un cinéma sur l’écran duquel venaient de se dérouler les crimes d’une bande imaginaire.Quinze policiers cernaient le cinéma depuis le moment où il y était entré.Leur chef, M.Mevlin IL Purvis, le reconnut.U avait étudié très attentivement des photos du bandit.Dillinger avait cru se rendre méconnaissable.La chirurgie avait modifié l’ovale de son visage, la ligne de son nez.Il s’était teint les cheveux, s’était laissé croître une moustache et avait voilé ses veux au moyen de lunettes.M.Purvis fit à ses agents le signal convenu.Les agents se rapprochèrent du criminel.Dillinger vit qu’il était traqué.Il prit son revolver.Trois balles aussitôt le renversèrent.Deux autres balles le manquèrent.Elles blessèrent aux jambes deux passantes.Dillinger respirait enrore lorsqu’on l’a relevé.11 est mort dans une voiture de la police.Dans les poches 6e ce bandit qui, d’octobre 1933 à janvier 1934 avait volé plus de $130,000 à des banques, on n’a trouvé que $7.80.En apprenant la mort de Dillinger, le procureur général des Etats-Unis, M.Homer* N.Gu minings, a dit que la nouvelle était “réconfortante et rassurante”.La justice fédérale et celle de l’Indiana offraient au total $15,000 pour la canture de Dillinger.Les agents de la police fédérale qui ont exécuté le bandit ne peuvent toutefois pas accepter ret argent.Dillinger.dont la mère mourut peu après lui avoir donné naissance, avait commencé en 1924, à l’âge de 22 ans, la série de ses crimes connus.Condamné à plusieurs années de bagne, puis libéré conditionnellement, il avait continué sur ta voie du crime.Emprisonné deux fois, deux fois il s’était évadé.Quelques membres de la bande Dillinger sont encore en liberté.Leur tète a été mise à prix.Dillinger a été tué dans le nord de Chicago.Pendant plusieurs années, cette partie de la ville a été le champ de carnage de bandes rivales, notamment des bandes Capone et O’Banion.Un fratricide Sudbury.Ontario, 23.(S.P.C.) -Steve Raymond, 36 ans, aurait tué, à coups de bouteille, son frère Alexandre.47 ans, au roars d’une altercation.Après avoir refusé d’ouvrir la porte à la police qui allait l’arrêter.Steve s’est rendu sans résister une fois que les policiers eurent enfoncé la porte.Ils l’échappent belle Berthierville, 23.F.Boucher, 30 ans, étudiant en droit, et Roland Dufresne, 26 ans, tous deux des Trois-Rivières, l’ont échappé belle quand leur voiture donna sur un arbre, non loin d’ici, pour aller ensuite s’écraser dans un fossé.Heureusement.ils s’en sont tirés avec de légères blessures.Une femme et trois enfants brûlés à mort Ottawa, 23.(S.P.C.) Le colonel Laflèche fera tenir une enquête relativement à la mort d’une femme et de trois enfants qui auraient été brûlés vifs au camp Borden, lors de l’incendie de l’une des maisons du camp.Thompson serait accusé de meurtre Décès KINLOUGH-PAPIN — A Ville LaSalle, le Î1 Juillet.Antoinette Papln.38 ans, épouse de Léo Ktnlough.facteur Les funérailles auront Heu le mardi 24 juillet.Départ de 7710 Edouard.Ville LaSalle Service à l'égllee Notre-Dame du Bacré-Coeur, à a ti 30 a m Inhumation au cimetière Côte-dea-Nelges Elle était Tertiaire de St-Françota Nécrologie BERTRAND — A Montréal, le 19.A «7 ana.Joseph Bertrand, veuf de Roatna Mol- ae.DESAULNIERS — A Montréal, le 20.à SS ana.Charlea-Denls Desaulnlera OAONON — A Montréal, le 19.A 9» ana Btanlalaa Oagnon, époux de Clara Dubé.HEBERT — A Montréal, le 19.à 41 I ana.Ovlla Hébert, époux de feu Léona Papillon.LANCTOT — A Montréal, le 19, A 19 ana.Roland Lanctôt.MEUNIER — A Terrebonne le 21.A 79 ana.Mme veuve J,-B.Meunier, née Ma- 1 rte-Virginie Maillé.LAROSE — A Montréal, le 20.A 29 ana.! Florence Caron, épouse d’Adélard Lavoee RA CIC yt — A Montréal.A 78 ana.Mme veuve Ad.phe Racicot.RACICOl - a Montréal, le 20.Mlle Claudia, flli- o, Charles Racicot et d’Exll-la Vallée, d‘ ,cdée MANNY — A Montréal, le 19, A 88 ana.Aalvlna Mardi, épouae de feu Zéphlrln tanny RONDEAU A L Asaomptton.le 19 A 32 ,ns.Armand Rondeau On a fixé au 26 juillet le procès des six communistes, une femme et cinq hommes, qui ont tenté de faire des discours vendredi soir au (tare LaFontaine.('.es six communistes sont de In llle Internationale.Ils sont défendus par deux avocats juifs.Saint-Charles menacé de destruction Saint-Charles, 23 (S.P.C.) A la suite de l’incendie qui a rasé la forge de M.Georges Corriveau, le village de Saint-Charles de Belle-chasse a été menacé de destruction complète, à cause du vent qui soufflait avec assez de violence, samedi après-midi.Plusieurs maisons ont été détruites.Les dommages sont considérables.Toronto, 23.(S.P.C.) Alvin Thompson est accusé de parjure, ayant juré qu’il était célibataire aiors qu’en réalité il semble être le mari de la femme Thompson dont le cadavre vient d’être découverte affreusement mutilé, dans f'p touffe de lilas.Ea jeune fille que Thompson désirait épouser aurait mis la police sur une piste qui conduirait la Sûreté à loger contre Thompson une accusation de meurtre.Un nageur sauve trois jeunes gens Eort-Ooulonge.23 (S.P.G.l Ray Davis a sauvé la vie de Lorrain 22 ans rt de Gaston Mor 3nd« 21 ans, hI HS qu’ils étaient à se jat* gner dans la rivière Coulonge.II appc rt que Lorrain Amyot et ( ias- ton Mo ran t sc seraient noyés en tent; int de sauver Camille qui se noyait n eut été de Rav Davis.’intervention Le cinéma Arcades Hollywood, 23.(S.P.A.) Vu l’ampleur de la campagne pour l'assainissement du cinéma, la censure cinématographique sera désormais exercée sur les projets de filins.LA BIENFAtSAOTE QI’3 SE FAUT COMPATISSANTE « ïsttssjirïoaiE! Nos brochures illustrées sur nos différents serrices sont j’racieu-sement adressées à toutes .'es familles de Montréal qui en font la demande.Tel.: Plateau 7-9-11 ik Société ^opéaxüjüoe L.ETTG.rnt'RTOIS.PrétWtni Gérant Généra! 1OSE PH CO 17 R TOTS, Seer.-Tré».rt A«»*t*CérNnt Géné» *’ PUE STE-CATHERINE, 302 EST, MONTRÉAL La ville vient de prolonger la ligne homologuée de la rue Sainte-Catherine, de la rue Saint-Denis à ; la rue Berri.(jette ligne homolo- ! guée a été fixée en prévision de i l’élargissement le la rue Sainte- j Catherine.On sail que ce projet,! indéfiniment ajourné, mais non abandonné, consiste à mettre 1rs trottoirs sons des arcades, les éta- ! «es supérieurs des maisons exis-tantes surplomberaient le trottoir, j La ville exproprierait un certain i ! espace du rez-de-chaussée.Avec | cela on pourrait élargir ia rue d’une douzaine de pieds de chaque côté._ Accidents dus au solotram Hamilton, 23.(S.P.C.) Deux sololrams remplis de pique-ni queurs sont entrés en collision dans ta rue Burlington, aujourd'hui.Trois des occupants ont été blessés, dont un grièvement.Peu apres In collision, l'avant de chacun des véhicules a pris feu Les occupants, presque tous des femmes et des enfants, ont sauté par les fenêtres.Une enauète aura lieu.Nombreux accidents en fin de semaine — Incendies — Collisions Les écuries de Dorval ont été menacées i n incendie a menacé de détruire les écuries de Dorval, samedi soir dernier.Grâce à la prompte intervention des pompiers de Dorval, le feu a été maîtrisé en moins d’une heure.On croit qu’un charbon ardent, lancé par une locomotive, aurait été la cause de cel incendie.Heureusement, seul le gazon a été endommagé.Collision avec une voiture à échelles Une automobile conduite j>ar M.Armand Pominville.de Rosemont, est venue en collision, hier soir, vers minuit, avec, une voiture à échelles, du service des incendies de Montréal, à l’angle des rues Rachel et Saint-Denis.Aucune perte de vie, mais les deux voitures sont considérablement endommagées.Collision meurtrière Estelle Marion, fillette dont les parents demeurent à 4316 Delaro-che, a été tuée sur le coup dans unè collision survenue hier soir, vers minuit, à l’angle des rues Bour-bonniêre el Nolan, et douze personnes ont été blessées.Les blessés sont: M.et Mme Edouard Houde, âgés respectivement de 61 et 59 ans, domiciliés à 5631 rue Bourbonuière; et M.Joseph Lemieux, âgé de 27 ans, infirmier à l’hôpital Notre-Dame; M.et Mme Hervé Saint-Jean, et leurs enfants, Euce et Thérèse Saint-Jean, domiciliés à 4300 rue Marquette; M.et Mme Arthur Marion, âgés respectivement de 46 et 42 ans, do-micilés à 4316, rue Delaroche, et leurs enfants, Gérard, âgé de 22 ans, Louis-Charles, âgé de 13 ans, Augustine, âgée de 11 ans.L’une des autos conduite par M.Edouard Houde se dirigeait vers le sud, rue Bourbonuière, tandis que M.Hervé Saint-Jean, conducteur de l’autre voiture, filait vers l’ouest, rue Nolan.Le choc fut si violent que douze occupants des véhicules furent blessés et que la fillette Estelle Marion fut tuée instantanément.Deux ambulances de l’hôpital Notre-Dame furent mandées d’urgence pour transporter les blessés à cette institution.Garçonnet tué par une automobile Paul Desormiers, 9 ans, dont les parents demeurent à 667 Saint-Alfred, a succombé samedi après-midi à une fracture du crâne à l’hôpital Sainte-Justine où il avait été conduit à la suite de l'accident dont il fut victime à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Gounod, quand la voiture que chauffait M.Aimé Jeannot, de Saint-Eustache, l’a renversé.Cadavres repêchés On a repêché, en fin de semaine, le cadavre d’Edmond Dunn, 24 ans, 1114, rue Wolfe, noyé depuis vendredi, alors qu’il aidait au déchargement d’un navire, au pied de la rue Poupart, et celui d’Armand Le-beau, 24 ans, 178, rue Notre-Dame, Lachine, noyé vendredi soir, en se baignant à Lachine.Un épileptique se noie Frank de* Laronde, un épileptique.25 ans.de Caughnawaga, s’est noyé samedi après-midi, à deux milles environ de la réserve indienne en se couchant sur le ventre pour boire dans le fleuve alors qu’il a eu une crise.De Laronde n’élait sorti de l'hôpital Saint-Jean de Dieu que depuis trois jours.Noyade à Sainte-Adèle Sainte-Adèle, 23 — Gaston Maillé, 19 ans.7577 De La Roche, Montréal, s’est noyé hier après-midi dans le lac Rond quand le canot dans lequel il se trouvait a chaviré.Il s’empoisonne On a découvert le cadavre de Simon Perlman.74 ans, 4099 blvd Saint-Laurent, et la police est d’opinion qu'il s’est empoisonné avec du vert de Paris.Il se noie à Chateauguay Ghàteauguay, 23 Raoul Mont-petit, 45 ans, de Westmounl, s’est noyé en tombant de son canot vers 8 heures hier soir.Un mort et quatre blessés dans un accident d'automobile Saint-Hyacinthe, 23 Un homme a été tué et quatre personnes ontété blessées vers 4h.hier après-midi quand une automobile a donné dans le fossé.Le chauffeur.M.Lucien Ronin.20 ans, de Sainl-Hvacinthe, est mort en arrivant à l'hôpital Saint-Charles.Les blessés sont: Ernestine Gaumont.24 ans; Jean-Paul Gosselin, 20 ans; Relia l.apierre.17 ans.et sa soeur Marie-Paule.18 ans.^ _ Douze personnes tuées et vingt-cinq blessées Ossinina, N.-A'., 23 (S.P.A.) Douze personnes ont été brûlées à mort dans un autobus qui tomba dans un précipice et prit feu tandis que 26 autres voyageurs de I autobus ont etc plus ou moins grièvement blessés.L’autobus accidenté était un des sept qui transportaient une délégation de la Ligue des jeunes démocrates à Sing-Sing où Hs allaient assister à une partie de balle.On np connaît pas encore ce matin l’idcndité des morts ou des blesses.L’Union des municipalités canadiennes demande au gouvernement fédéral de payer et d’administrer seul les secours di-rect* — Pouvoirs de taxation pour les municipalités Québec.23 (S.P.C.) — Au cours du 34èine congrès annuel de TU- j nion canadienne des municipali-1 lés, ici hier, les délégués ont adop-1 té deux résolutions importantes, la première pour demander au gouvernement fédéral d’assumer com platement l’administration et le coût des secours directs, et la seconde demandant au gouvernement fédéral d’accorder aux muni-cipalilés de plus grands pouvoirs de taxer.La première résolution a été adoptée à l’unanimité, tandis que l’autre n'a été adoptée qu’après qu’on en eut fait sauter une clause qui recommandait d’amender l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord si nécessaire.C'est M.Téchevin J.J.McRae, de Vancouver, qui a proposé la résolution au sujet du pouvoir de taxer.La résolution expose d’abord le principe que les municipalités doivent avoir le pouvoir d’imposer les taxes convenables pour faire face à leurs obligations, ou bien qu’une part suffisante du revenu provincial leup soit distribuée.Les municipalités n’ont pas d’autres sources directes de revenu que la taxe foncière tandis que tes provinces ont gardé pour elles le pouvoir d’imposer des licences, un impôt sur le revenu, etc.Les gouvernements provinciaux ont augmenté les obligations des municipalités pour des services qui sônt de caractère national, comme l’assistance et Tinstruetion.sans augmenter dans la même proportion leur pouvoir de taxer plaçant ainsi sur ia propriété foncière un fardeau trop lourd, La résolution conclut à ce qu’on demande l'appui de toutes les municipalités du Canada pour obtenir une législation donnant aux municipalités des pouvoirs additionnels de taxer pour soulager la propriété foncière, et répartissant sur une base équitable les obliga-l tiens des provinces et des munici- { palités.Un autre paragraphe disait que | si la législation nécessaire exigeait l’amendement de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord l’amendement nécessaire devrait être inclus dans toute demande au gouvernement du Dominion.Le président, M.H.-E.Lavigueur, ancien maire de Québec, le maire T.Lambert, de Hull, M.Dent Harrison, de West-mount, et M.Ralph Mfclnerney, de Saint-Jean, N.-B., s’y sont objectés.M.Lavigueur a fait remarquer que Suéibec a to*ujours été contre la mo-ification de l’Acte de l’A.B.N.qu’elle considère comme la sauvegarde de certains droits.Le maire F.-H.Avery, de St.Catharines, Ont., a répondu qu’il n’y a pas de danger que l’on enlève au Québec et aux Provinces Maritimes leurs droits parce qu’il y a trop de gens bien pensants dans l’Ontario et les provinces de l’Ouest.M.Mclnerney a alors demandé que ce paragraphe soit retiré de la résolution, ce gui a été accepté, et la résolution a alors été amendée.La résolution relative aux secours directs a été présentée par M.le maire T.Lambert, de Hull, et adoptée à l’unanimité.Elle demande que le gouvernement du Dominion assume toute responsabilité pour les secours directs nécessaires et qu’il entreprenne certains travaux publics en en payant le coîit entier.Une résolution soumise par le maire Avery, de St.Gatharines, Ont., a été adojtée a l'unanimité.Elle recommande l’imposition d’une taxe spéciale pour les secours directs, de manière que l'on retire une somme suffisante de ceux dont les revenus peuvent le mieux supporter celte charge nationale.D’autres résolutions ont été adoptées, une demandant l'établissement d’un salaire minimum pour les hommes selon leurs occupations respectives, une autre demandant que l’âge pour la pension de vieillesse soit changée de 70 à 65 ans, etc.Copies de toutes ces résolutions seront envoyées aux premiers ministres des provinces avant la réunion interprovinroiale du 30 juillet.Aujourd’hui les congressistes sont aux Trois-Rivières pour ia célébration du troisième centenaire de la fondation de cette ville par Laviolette.Le comité exécutif de l’Union sera élu demain aux Trois-Rivières.C’est lui qui choisira l’endroit du congrès de l'an prochain.Toutefois le congrès a demandé que ce soit à North Bay.Vancouver a invité l’Union pour 1936 et Saint-Jean, N.-B.pour 1937.CIOARETTES DUCHESSE CONSERVEZ LES “MAINS DE BRIDGE’’ 10 pour 1G«! 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L** ^ de naUaanca 3 (¦) Katr Smith, Orchoatre.SvOO N>uvaîninr9ntên tjjv «jp» vjv il douloureuse victoire par DELLY 1 il * 4P ,$:4(:4p4!4p4p4pip4p4p4pip4p4p4p4:4p4p4:4p'fc'&4p4p4p4p 31.(Sint«) d Comme il fallail qu’elle ne craignit plus rien, qu’elle fût sûre de l’âme de Bruno, pour braver ainsi la mère qui avait eu tant d'influence sur cette même âme! Mme Fervières eut un sursaut d'indignation douloureuse.— Il ne désire rien de plus?Il vous l'a dit?Floriane pencha un peu la tête, caressa du bout des doigts le front rie l’enfant et répondit aver un sourire léger: - Rien souvent.C'est ma joie de l’entendre, car mon unique objectif est d'être à moi seule son A vous seule! Mais vous n'ètes qu’une créature périssable, et vous oubliez que Dieu a fies droits imprescriptibles sur lut, sur son âme.La voix de Mme Fervières se brisait un peu.Floriane souriait toujours.Elle dit d'un ton doux et froid: Bruno n'est plus à Dieu; il est à moi.Mme Fervières resta muette.Une terreur l'étreignait devant cette jeune femme si calme, si sûre d’elle-même, qui proclamait ainsi sa mainmise sur l’âme de Bruno.La mère eut la vision de celte âme perdue, à jamais entraînée dans le de Floriane.Elle frissonna en rencontrant ce regard qui avait subjugué son fils, qui l'asservissait aux dépens de tous ses devoirs.Des mots de protestation venaient à ses lèvres.Mais la porte donnant sur la chambre s’ouvrit, Bruno entra, en disait d’un ton de surprise joyeuse le ton d’un homme qui constate un fait peu fréquent: — Ah! tu es ici avec bébé, Flo-ry?Je te cherchais par là.Il vint vers sa mère, lui baisa la main et dit en montrant l’enfant: — N’est-ce pas qu'elle est mignonne, notre.Lisette?— Oui, c’est un bien joli bébé — un peu frêle cependant.— On dit que ce sont les plus résistants.Elle a une excellente nurse, qui la soigne parfaitement.Floriane se leva et fit quelques pas vers le berceau.Bruno l'arrêta.— Laisse-moi la regarder un peu.Je n’en ai pas souvent l'occasion, car je la vois rarement, me petite Lisette.Floriane eut un mouvement — Les bébés de cet âge-là n'intéressent pas un homme.Ceux dos autres, peut-être.Mais ma fille, c’est différent.Sans paraître l’entendre, Floriane alla poser l’enfant dans son berceau et sonna la nurse.Puis elle revint vers Bruno et dit à sa belle-mère: Voulez-vous venir maintenant dans le salon, ma mère?Cette courte petite scène confirma, dans l'esprit de Mme Fervières, ce qu'elle avait deviné déjà Floriane ne permettrait jamais à Bruno de s’attacher à l’enfant.Elle voulait, seule, occuper tout le coeur toule la pensée de son mari.En quittant Paris, la mère emportait celte fois la certitude terrible de la prochaine apostasie fie son fils, voulue, préparée par Flo-riane.Elle le dit dès l'arrivée à l’abbé.Rivors et ajouta: — Maintenant, il ne me reste plus qu’à prier et à expier pour lui, afin qu’il se repente un Jour.Voilà mes armes, dans mon duel contre cette femme pour l'âme de mon enfant.XV Bruno «t Florian* e-onlino*r»n| tout l’hiver leur existence mondaine.Entre temps, ils travaillaient à un nouvel ouvrage.La jeune femme l’avait cette fois entièrement inspiré.L’amoralité subtile, élégante, en était le ton habituel.Cà et là, des idées finement perverses se glissaient, A demi voilées sous le charme délient du style, sous la réserve voulue des mots.Pour leitmotiv, le droit A la vie libre, â la passion, présenté comme un devoir eonime le premier devoir de la vie.Bruno ne sp révoltait que faiblement, par à-coups de plus eu plus rares.Le sms moral se déviait complètement chez lui.Les raisonnements de Floriane, ses railleries légères et tendres, l'influence de sa volonté sur la sienne, le contact fréquent d'un monde peu scrupuleux en matière de morale, toute l’atmosphère clans laquelle il vivait, enfin, déformaient sa conscience, battaient en brèche ses croyances, le détachaient de ce qu’il avait respecté et aimé.Ses lettres à sa mère, Jusque-IA hebflomadflires, commencèrent à s’espacer vers la fin de cet hiver- Sà, nu moment où il laissa passer le temps de Pâques sans remplir ses devoirs religieux.Son frère, son cousin, ses amis de Sar-gé ne reçurent plus que de rares nouvelles un mot banal rédigé à la hâte, sur une carte.11 était accablé de travail, assurait il.Mais sur le carnet mondain fies grands quotidiens, au compte rendu des premières sensationnelles, à tous les événements parisiens un peu marquants figurait sans cesse le nom de M.et Mme Bruno Fervières, Henry et Hélène les voyaient l'un rl l'autre fort rarement.Bruno évitait M.de Marges.H dut cependant se rendre un jour chez lui pour un renseignement que son jière, dans un billet reçu le matin, le priait de demander au jeune comte.Ce fut une satisfaction pour lui de ne trouver que Mme de Marges.Il exposa l'objet de sa visite, échangea avec la jeune femme quelques paroles de politesse et se leva pour prendre congé Hélène lui demanda : Vous désertez donc complètement Sargé?Pas même un peti* séjour à Pâques?- Non.et fort probablement nous n’irons plus cet été.Ma femme n’aime pas ce climat.Mais vous y passerez quçlques jours pour voir vos parents?Je ne sais.Je ne pense pas.11 se troubla un peu sous le clair regard d’Hélène.La jeune femme dit sur un ton de reproche ému: Ce sera un grand chagrin pour eux.L’abbé Rivors écrit à Henry que Madame votre mère est soutirante, et bien changée physiquement.Il me le dit aussi dans sn dernière lettre.Je tâcherai d'y nller.Il quitta l'hôtel de Marges dans un état d’esprit très pénible.Le passé, qu'il réussissait à maintenir dans l’oubli, venait de se rappeler à lui avec scs souvenirs si puissants.Il eut une minute d'effrayant vertige, devant l'ablme qui Pen séparait aujourd'hui.Quand il entra flans le cabinet où l’attendait Flo-riane, son visage apparut à la jeune femme presque défait.(A suivre) Ce Journal est Imprimé tu no 430 ju* Notre-Dame est.X Montréal, par r-Imprl-nterle Populaire" (i reeponaeblllv* limi.teei, edltrice-proprietalre: O écrit* falJ*-tier.dlrecteur-**rant. 6 LE DiVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 1UILLET VOLUME AXV no T«r COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Brazilian Les recettes brutes de Brazilian Traction en juin se sont élevées à $2,607,818, une augmentation de $192,419.Les dépenses ayant été de $16Ô.483 plus élevées à un total de $1,210,456, il est resté un bénéfice net de «1,397,362, soit une augmentation de $26,936 sur le mois correspondant de 1933.Pour les six premiers mois de Tannée le montant des bénéfices nets a été de $7,348,406, une diminution de $189,144 sur la période correspondante de Tan dernier.Fraser Companies Dans une lettre qu'il vient d'adresser aux porteurs d’obligations, le président de Fraser Companies Ltd., M.K.S.Maclachlan expose que la position de la compagnie s'est notablement améliorée mais qu’il faut constituer un fort capital d’exploitation.C’est pourquoi il demande aux porteurs d'obligations d’accepter en paiement des intérêts sur leurs titres des actions ordinaires au lieu d’exiger paiement en monnaie, exprimant que les actions prendront de la plus-value si la situation continue de s'améliorer dans l’industrie du papier.Dome Mines Les bénéfices nets de Dome Mines pendant les six premiers mois de Tannée se sont élevés à $2,321,-886 comparativement à $1,661,974 et à $1,272,1 18 les deux années précédentes.Nouvelles compagnies L.es compagnies suivantes ont été incorporées à Québec la semaine dernière: Francesca Cold Mines, Ltd, Montreal; Standard Ftilitics Ltd., Montréal, $20,000; Camille Brochu, Liée, Montréal, $20,000; Mongéau, Farand et Lie Ltée, Montréal.$20,000; Marcel Morin, Ltée, Québec, $3,000; La Cie Alphidc Ci-rard et Fils, Chicoutimi, $49,900, Lake Shore La production de Lake Shore Mines pour le trimestre terminé le 30 juin est évaluée à $2,556,759.soit une légère augmentation sur le trimestre précédent terminé le 31 mars 1934 à $2,440,000.Le total en tonnes traitées montrait aussi une amélioration à $209,867 comparativement à $200,048 te trimestre précédent.Le recouvrement moyen était de $12.18 à comparer à $11.36 durant la période terminée le 31 mars 1934.La production pour l’année fiscale terminée le 30 juin 1934 s’élevait à $10.071,121 provenant de 836,991 tonnes traitées.La moyenne de la production était de $12.30.Durant l’exercice précédent la production était évaluée à $11,306, 308 et le recouvrement était de $14.30.’X Cours de l’argent Londres, 23.(P.A.) Le cours de l'argent a faibli de 1-8 à 20 3-16d.Le marché du bétail (P.C.) Le nombre d’animaux mis en vente à Montréal ce matin était de 5.479.soit 1,110 bêtes à cornes.1,280 veaux, 1,6*27 agneaux cl moutons et 1.462 porcs.Il n’y a pas eu de vente suffisantes pour établir un marché des bêtes à cornes.Veaux, bonne qualité $4.50 à $5; qualité commune et moseiine de $2.75 à $4.25; veaux à i'hcrhr, $2 à $2.50.Agneaux ite bonne qualité *7; de qualité moyenne de $6 à $6.50; moutons $1.50 à $3.Porcs à bacon $9.50; porcs à boucherie, lourds e! légers $9.10 et extra-lourds $8.50.Une cinquantaine de jeunes cochons pesant environ 80 livres ont été vendus à $8 chacun.Les grains Chicago, 23.(P.A.) La vague de chaleur et de sécheresse se continuant et les experts disant que les Ltats-I'nis sont en présence du plus grave sinistre agricole depuis un denii-siccle, le mouvement d’achat a été général et les cours sc sont avancés rapidement sur ce marché.Les obligations (CompllKtlOD tla la maison t,.>a.Baaublaa et Cia Limit** > Offrt Dam.Dominion du Canada: 4'~«, 15 OCt.1939 4% 15 oct.1945 4% 15 oct.1952 5% 15 nov.1936 - S'"'* 1er mars 1937 .lOeyi 107% StaCr 1er déc.1937 .109 110 4ui'/o 1er «ept.1940 .106% 107V« 4%r'0 1er oct.1944 .103 105 102% 103% 102% 103% 105 106 4%Ç/0 1er fév.1946 4 %c/& 1er nov.1946-56 4 % % 1er nov.1947-57 .* 4%'î'o 1er nov.1948-58 4%% 1er nov.1949-59 _______ avec la ga-antle de l’Etau C.N.R.4%% 1951 C.N.R.5% 1954 C.N.R.4%% 1956 .) C.N.R.4%% 1957 .C.N.R, 4% Cleveland 4.?Cleveland 6, BostoftS, Washington 6.8t'~T1, _ INTERN ATION ALE Montréal 7.Montréal 3, Rochester 3 Albany 5.Newark 2 Newark 8 Aîbft’ny*/?‘i Buffalo 25.Toronto 3.Toronto 4.Buffalo 1 Baltimore 8.Byracuse 1 o.ram/sP 4 Baltimore «J Syracuse “jJTIOKALE Brooklyn 3.Pittsburg 2 Brooklyn 13, Pittsburg 10 St-Louts 5, Boston 4_ St-Louls 4.Boston 2.New-York 2.Clndnnsti 1.Philadelphie 6.Chicago 3.Grath.Les Joueurs eux-mêmes semblent persuadés que la tAche est trop forte.Mlle Leduc victorieuse au Stuart En disposant de Mlle Gladys Cullen par 3-7.7-5, 6-4.en finale au tournoi disputé au Stuart.Mlle Louise Leduc a remporté le tournoi de dames pour la raquette British Consols.Marcel Rainville.champion de l'Ontario Toronto — Marcel Rainville, de Mont- I réal, a fait mordre la poussière à Gilbert! Nunns, capitaine de l'équipe canadienne I pour la coupe Davis, alors qu't! a disposé de son redoutable adversaire en remportant une victoire de 6-1.7-5.6-3 C'est la seconde fols cette année que Rainville défait Nunns en trois sets consécutifs Par cette dernière victoire sur Nunns Rainville remporte le championnat de tennis de la province d'Ontario.Leahong îl î?.y^L '.a J**naïque.ont remporté le championnat en double contre Âfurray et- .370 tandl» que Vosmtk restait A .369.Wa ner n'a trouvé u'une solution à dix balle» frappée» et Terry aucune en cinq fols.Leur perte a été respectivement de sept et six points.Après les calcul», Terry menait les frappeurs de la Nationale avec .3594 et Waner suivait avec 3586 Joe Moore, grAce A un gain de six points rffmltant dV* qugftre pllu|-s bien p'».-cée» a remplacé son compagnon d équipe Me! Ott, chez les six gros canons des maJeUr”' P Ab Pt» Cs PC Manush.Bén.85 355 69 141 397 Ochrlnger.Tiger» 88 336 87 130 387 Gehrlg Yankees 86 332 70 123 370 Tftrrv Giants 89 345 73 lw.4 359 winer Pirate* 82 343 64 123 359 Otants 84 356 69 126 354 P Moore Association Américaine Pique-nique annuel MurraybÂy Courses de chevaux, courses d’hommes, combats de lutte composaient le programme d’amusements en plein air, au parc Richelieu.organisé par l’Association des bouchers de Montréal, à I occasion du cinquantième anniversaire d,.l'incorporation de cette Association, , .Parmi les invités d honneur, on remarquait M.Wilfrid Saint-Pierre, i maire de la Pointe aux-Trembles; 020H3130—11 is i m v Covette.échevin de Montréal, I- Houde.M.ri*» *t 6u»c* j ('Parles Ueaulac, president de 1 As- sociation, présidait et reçut une coupe de la Distillerie Melchers, offerte en souvenir de l’anniversai- WACOM SALON (ÙiAiZct 17* g* Montrés) A 1» Mslbsle, Sainte-Ann» de Beaupré, Bala St-l’aul, Sllrenée.Lee Kboulementa, Pointe-au-P!r.Dim.axe.(Heure solaire) Dép.Montré») (Gare Windsor) ».l5a.m.Arr.Québec.2.01 p.®.•àrr.Pointa-au-Pic (Murray Bay).i.4#p.m.Arr.Lm Milbalo.é.$t p.m.Retour: Dép.La Malbaie 7.20 a.r».Polnte-uu-Pic 7.85 a.m.Arr.A Montré»! é.10 p.m.Excepté le dimanche.Billets et Indications détaillées des agents.CANADIEN _ PACIFIQUE NATIONAL * CANADIEN HIER Columbu» Milwaukee Columbus Milwaukee Greer.Sim» et Angley Louisville Minneapolis 011100010 473 201010001 5 11 1 ressnel! et Buses.000003202 7 13 0 002002000- 4 10 1 re.too res» Cap .300130000—7 11 S t-Alphon*e .OlOOOOOOi- Pr 8t-Alphon*e OlOOOOOOl—2 9 3 Green et Carew; Sauvé et Vltello.2e partie Progrès» Cap .0202017—12 13 2 8t-Alphon»e .0000000— 0 0 4 Quay et C»rew; Marier et Vltello.A Manevtlle: Pare Champlain.oooooioift—2 9 5 Martevllle .30020110X—7 9 3 Bowman et Bernier; Baker et Delfoaee A la C6te-de*-Neife» 1ère partie: Cherrler .000200330—8 11 2 C.N D.010002000—3 7 4 Deslaurtera et Marra, Fréchette.Holmee et Langlois, 2e partie: Cherrler .0103000—4 6 3 C N D.211010X—5 10 2 Deslaurler» et Marra.Holmee et Langloia Au parc Laurier: St-Stanlalas .2M500108-21 21 3 St-Déni» ., ,.02031011ft— 8 5 8 Blrtz et Tremblay.Paré.Tremblay et ,329 Blanchard.Où ils jouent’ aujourd'hui AMERICAINE New-York A St-Lout* Boston A Détroit Philadelphie A Cleveland Washington A Chicago INTERNATIONAL* Montréal A Rochester Toronto A Buffalo Baltimore A Syracuse Newark A Albany NATIONALE Chicago A Brooklyn Bt-Loula A New-York Cincinnati A Boston Pittsburg A Philadelphie Peterson McKaln, Hatter et Thompson, Chsmplln, Ryan.Narrow et Hargrave Louisville 020110 4 9 1 Minneapolis 251412—13 20 2 La partie fut arrêtée A la 6e manche en i vertu de la lot du dimanche.Bas», McLean.Penner et Thompson, Ring-i hofer, Tauache ret Young Indianapolis OOOOOOlOft— 1 5 1 : Saint Paul 10300002X— 6 10 0 log&n.Chamberlain.Butzberger et I JOVêUX i Sprlnz; Thomas et Olullan! Indianapolis 020000003— 3 12 1 Saint Paul 00000.7000— 3 8 0 Boien, Wetrert et Riddle, Phelps et Jedd, i Giuliani.Toledo 000012222— » 16 1 Kansas City 000010000 1 9 l Utile et O'Neil, Hockette, Moore et Oran-dall SAMEDI Intlianapolla 000201040— 7 11 3 Saint Pau! 000000001 1 3 1 Burwcll et Sprlnz.Fettle.Erickson, Trow n Fenner Columbus 0002000210 3 14 2 Milwaukee 0030100011— 6 11 3 Teachout, Klinger et O’Dca; Braxton et Louisville 300020100— 8 7 0 Minneapolis 03000000ft 5 II 1 McKaln et Thompson.Stsrr, Ryan ei Toledo' ^ 020000304— 9 14 1 Kansas City 001201000 - 4 13 1 Sundrs Nlckola et Oarbark Page Shealy et Brenzel réjuiln l’assistance de morceaux de son répertoire.25 ans, 25,000 OUt CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE >'T SE R A DEFASSE.Fête des employés du C.N.AVIATRICE INTREPIDE LE CLASSEMENT Ligue de Rosemont Rlendeau .100000000-1 7 2 Beauregard .00205000k—7 7 o Hlahon, Lambertl» et Kay, Marri»; Goodwin et Wheatly ___ Bt-Rlta» .320021003-11 8 1 Parc Extension - 001002011— 3 7 4 Penning et Clarabut, Kingston# et Martineau.Marlboro .iïïilil00-' 7 * 2 C P R .9M00031 x—14 13 3 Tuck wood Murphy «t Patteraon.Little.Kelly et Williams Minneapolis Indlan.vpoll» Loul»\*lle Mllwatikcc Columbu» Saint Paul Kansas City Toledo G P PC.31 41 559 48 44 322 48 45 516 49 46 518 48 47 485 44 47 434 42 30 457 43 Le pari double A King's Park Rockson.*8 55 «t Pollten *4 35; $21 15 La Qulnella, *97 70.A Stamford Park Stormer $6 85, et Dunlins Lad.**70 11310 A Arlington Park Toro Bang *30 60 et out of Rosea.$4.24; *103 16 A Detroit: Lotta Air» *14.et Annarlta.*4 $29 40 .A Bainbrldge earns Glam* *32 80 et Ing-lenook.*1140, *372 00 Montréal.23 Pet centainrs df cnfantA, accompaRnés dc leurs parents qui étaient presque tous des employés du Canadien National, se sont rendus samedi à Lachine pour Assister au treUième pique-nique de la Canadian National Recreation Association, Cn programme élaboré d’athlétisme et d’amusements variés avait été arrêté.Parmi les houts fonctionnaires du Réseau National qui se mêlèrent à «t fouie de quelque 3,000 pi-que niqueurs l’on remarquait M.C.P.Fullerton, r.r.président du comité dc régie et Mme Fullerton, M.S.J.Uunfterford, président du Canadien National.M.J.-Edouard Labelle, régisseur, MM.D.C.Grant j el Alistair Fraser, c.r., viec-prési- j dents, et R.P.Ormsby, serrétaire du Canadien National.L’un des événements de la journée fut la partie de halle jouce par deux équipes féminines lev Windsor et les Maroons.Le président, M.S.J Hungerfnrd.lança ta première Imllr et M.J.-Edouard lai-52 «3 j belle, régisseur, la reçut.La partie se termina par !n victoire des Windsor par 17 à 7 points.Les prix pour les différents jeux furent distribués à la fin de l'après-midi.Mme Fullerton, femme du président du Comité de régie, fit la distribution aidée des officiers de l’Association.Pendant toute la réunion la fanfare des employés du Canadien National à la Pointe-Saint-Charles Miss )e»n BATTEN, la jeune aviatrice néo-xélandaise, qui a battu I» record de la traversée Angleterre-Australie. Montreal, lundi LE DEVOIR 23 juillet 1935 Fêtes aux Trois - Rivières La cité trifluvienne a rendu hommage à la mémoire du découvreur Pierre Gaultier, sieur de la Vérendrye - Discours Trois-Rivières.23.I.a ville des Trois-Rivières n rendu gloire et honneur hier à Pierre (iaultier de Varennes, sieur de la Vérendrye, el aux autres découvreurs trifluviens Willie Grant, député de Champlain au provincial; le R.P.Paul Eugène, O.F.M., organisateur des fêtes religieuses; MM.Victor Ahran, Edouard Langlois, Frank Richit*.Mau- •Fean Nicolet, Radisson, Desgroseil-i rire Marcotte, Armour Landry.Dr 1ers, Nicolas Perrot.Pierre Pepin et : Auguste Massicotte, Dr Auguste Dufrost de LaJernmerais, cpii.selon Panneton, E.-A.Boutin, .L-R.Loran-l'expression de M.Louis D.Durand, ) ger, François Lajoie, Philippe Bi-“ont découvert plus de terres neu- gué.Norman Labellc, J.-A.Roisjo-ves que tous les autres découvreurs I lie, J.-E.Colin, Narcisse Arcand, ensemble”, l'n monument leur a J.Bisson, tous membres du comité été dévoilé par M.Donatien Fré- des fêtes du tricentenaire; le ma-mont, rédacteur à la Liberté de ! gistrat A.Marchildon; le comman-Winnipeg.délégué de la Société deur Adélard Provencher, MM.Ho-Saint-Jean-Raptiste de Winnipeg, berl F.Grant, M.J.Keating, MM.La Verendrye est le premier | les abbés J.-G.Turcote, Emile Clou-blanc à avoir vu les Rocheuses.Il j Mer, J.-R.Carignan, Albert de entreprit avec ses fils une randon- ep née épique qui dura douze ans avant de le conduire au but.Jean Nicolet découvrit la Baie Verte et de Wisconsin, en 1634; Perrot et Pepin découvrirent le Michigan.Parmi les hôtes d’honneur | Grandmont, J.-IL Marcotte.J.-O.[ Landry, Henri Vallée, Emile Clément, Paul Méthot, le Rév.Canon Murray, S.H.le maire Charles-i Edouard Martin, de Louiseville; Dr W.D.Lighthall, président ho-que I noraire de l’Association des muni la ville des Trois-Rivières comptait cipalités du Canada; Mlle Light- a cette occasion, mentionnons MM.J.-E.Perrault, ministre de la Voirie dans le gouvernement de Québec, descendant du découvreur Nicolas Perrot; M, Donatien Frémont, auteur d’un ouvrage sur Pierre Esprit Radisson, et Mlle Frémont; M.Lawrence J.Burpee, président de la Société Royale du Canada; S.E.Mgr J.-S.-H.Brunault.évêque de Nicolet; les membres de l’Association des municipalités du Canada, dont le président, le lieutenant-colonel Lavigueur, ex-maire de Québec, Après la cérémonie du dévoilement, des discours furent prononcés par MM.Perrault, Donatien Frémont, Lawrence J.Burpee; l’abbé Albert Tessier, préfet des études au Séminaire St-Joseph des Trois-Rivières; M.John T.Tebbutt, membre de la Commission du Havre des Trois-Rivières.Avant le dévoilement, un cortège défila au Parc Victoria en suivant les principales rues de la ville, jusqu'à l’esplanade Turcotte, où se [ trouve situé le Parc LaVerendrye, à l’endroit même où naquit cet1 illustre Trifluvien.On remarquait dans le défilé tous les personnages historiques qui ont pris part aux fêtes depuis le début îles célébrations, des groupes de bouquetières en costumes Vieille-France; le régiment des Trois-Rivières; les fanfares, dont celle de l’Académie du Sacré-Coeur, de Sorel; des corps de gymnastes, dont le patronage Lavai, de Québec.Il se terminait par le landau portant LL.EE.NN.SS.J.-S.-H.Brunault, évêque de Nicoulet, et A.-O.Comtois, auxiliaire des Trois-Rivières, ainsi que M.le chanoine Louis Denoncourt, curé de Saint-Philippe.La journée commença par une hall, et autres.—¦ m.A4.UK i_ Mi CATHOL-tUnOMtt» Tj«2r«SîijEî«1r=2=ïî Les syndicats catholiques LES SYNDICATS CATHOLIQUES DE LA CONSTRUCTION ORGANISENT DES BUREAUX D’EXA MINATEURS ET DISTRIBUENT DES CARTES DE COMPETENCE MENUISIERS BR [QUE- TEUR S POSEURS DE, LATTES DE BOIS La :ulture des pommes Elle t'annonce en-dessous de la moyenne dans foule la province — Seules les espèces Duchesse et (aune transparente donneront un rendement moyen Québec.P.Q.7 le" 18 juillet 1934— Ea section de la statistique agricole publie son deuxième rapport de la saison sur la récolte des petits fruits et l’état des vergers de la province.Fraises La cueillette des fraises est à peu près terminée.Ixj récolte est estimée à 4,710,000 pintes comparativement à 4,485,000 pintes l’an der- Fêtes belges Notes maritimes La colonie belge de Montréal fê-I® 104ème anniversaire de l'indépendance de la Belgique — Messe à Notre-Dame Escales nouvelles à Québec mer.Framboises Grâce à la patiente intervention des corps commerciaux de Qué- .- , bee.les cargos de la flotte du Ca- .V?^0'0nic belge de Mon* éal a ; nadien National, en service entre célébré avec entrain le 104 anni-! Montrée! et les ports des Antipo-versane de l’indépendance de la des.feront escale au retour au Belgique.Les fêtes ont duré près i port de la cité de Champlain.Pende trois jours.j danl le mois d’août le port de Qué- La revue de l'année faite nar !c! ,,PC ai,ra la visite (,t‘
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