Le devoir, 28 juillet 1934, samedi 28 juillet 1934
VOLUME XXV Montreal, 28 juillet 1934 SUPPLEMENT No 2 L'union dans l'action LE DEVOIR NOTRE VIE CATHOLIQUE ET NATIONALE a La concorda dans l union Paraît le quatrième samedi de chaque mois Rédigé en collaboration L’EDUCATION PAR LE SCOUTISME L’un de ses maîtres reconnus, Mgr Dupanloup, l’a ainsi définie: l'art de cultiver, exercer, développer, fortifier et polir toutes les facultés physiques, intellectuelles, morales et religieuses qui chez l’enfant constituent la nature et la dignité humaines, de donner à ces facultés leur parfaite intégrité, de les établir dans la plénitude de leur puissance et de leur action; par là de former l'homme et de le préparer à servir sa patrie dans les diverses fonctions sociales qu’il sera appelé un jour à remplir pendant sa vie sur la terre; et ainsi, dans une pensée plus haute, de préparer l'éternelle vie en élevant la vie présente.Telle est l’oeuvre, tel est le but de l'éducation.Qui n’en voit l’importance?Elle est telle qu’on ne saurait trop la magnifier.“On devient tout ou rien, suivant l’éducation que I on reçoit ", a écrit le pape Benoît XIV.Et le sympathique écrivain catholique, René Bazin: “La pire détresse pour un peuple est de n’avoir pas reçu l’éducation dont il était digne”.Et Leibnitz: “j’ai toujours pensé qu’on réformerait le genre humain si on réformait l’éducation de la jeunesse ’’ Et Henri Lave-dan: “Rien ne peut se substituer à l’éducation.Elle est la chose principale, celle qui prime.Elle seule organise et met en relief l’instruction, la conduit, la règle la dirige.L’éducation sans instruction fera toujours, même ignorants, des hommes sensiblement supérieurs à ceux qui ne seraient qu'instruits, tandis que l’expérience démontre avec une cruauté lumineuse que l’instruction sans éducation n’est capable que de produire des déclassés, des irrités de la vie, des malheureux ou des méchants.Cette importance de l’éducation ainsi entendue, dans sa plénitude de sens, ne revêt-elle pas un caractère d'acuité tout spécial aujourd'hui?Les inventions modernes: cinéma, automobile, radiodiffusion, etc., ne sont-elles pas souvent des facteurs malsains, de véritables contre-éducateurs?Et que d’autres raisons de fortifier l’éducation des jeunes, de rajeunir nos méthodes éducatives! Tous les hommes un tant soit peu avertis en conviennent et osent le dire parfois.Nous sera-t-il permis, pour donner une fin toute pratique à ces courtes notes, d’affirmer, après bien d'autres plus autorisés du reste, que le scoutisme nous apporte cette formule nouvelle, nécessaire de l’éducation des jeunes.Méthode d’une psychologie profonde, elle prend l'enfant, et tout l'enfant, corps et esprit tel que la nature l’a fait, besogneux sous tout rapport; elle a trouvé des moyens de satisfaire tous ses besoins, de répondre à toutes ses aspirations.“Grand jeu”, comme on l’a si justement défini, le scoutisme avec l’apport de notre grand et non remplaçable catholicisme est on ne peut plus formateur.Qu’on se donne la peine de l’étudier et qu’on en fasse un loyal essai, avec des aumôniers et des chefs compétents, et on se rendra compte que cette oeuvre, car c’en est une, et des plus sociales catholiques, vient à son heure, au secours de la famille désorganisée et de l'Eglise inquiète.L'Eglise s’est d'ailleurs prononcée à maintes reprises et à tous les degrés de la hiérarchie.“Roma locotus est.Rome a parlé la cause est entendue, jugée bonne, excellente.Le Primat de notre Eglise canadienne a donné au nom des Evêques qu’il représente et qui constituent l'autorité hiérarchique centrale des oeuvres catholiques, les directives nécessaires; il aura créé, à Québec, le vrai type de l'organisation scoute catholique diocésaine.Voilà qui nous donnerait, en se généralisant — car ses cadres et sa clarté sont assez larges pour recevoir toutes les races catholiques, — les chefs que réclame l’action catholique si hautement prônée par Sa Sainteté Pie XI et si nécessaire à nos temps difficiles.Que notre éducation se scouti-se graduellement, qu'elle prenne l’esprit, les méthodes scoutes et elle fera l'oeuvre qu’on attend: nous donnera des hommes plus complets, au sens humain et divin tout à la fois.Selon le mot d’un grand Evêque, elle saura “tirer d’un enfant un homme, d'un homme un chrétien, d'un chrétien un saint, un élu de Dieu.” M.-C.FERRAS, O.P.Curé à N -D.de Grâce.Et la colonisation ?Et nos chômeurs ?Il y a quelques jour» les journaux nous an* nonçaient la grande nouvelle d'un nouveau programme de colonisation avec des millions 1 l’appui.Il n'y a aucun doute que cette décision da nas gouvernants a etc bien reçue dans tous les milieux.Ce désir d'action semble paralysé.Nous sommes déjà rendus à la mi-étc.Ne serait-il ras grand temps de réaliser ce beau programma à mains qu'il n'ait été jeté en pâture à ceux qui voient dans la colonisation un remède à leur inactivité forcée et qui restent inquiets du sort de leurs fils?Et nos chômeurs des villes et des campagnes.espérant trouver enfin sur tes terres nouvelles un gagne-pain cherché en vain, n'ont-ils pas raison de croire qu'ils ont assex attendu?Nos gouvernants ont trouvé la bonne voie.Espérons qu'ils ne s'arrêteront pas en route.Est-ce chose possible ?On a dit bien des fois que nous étions une I continuer de pwv*» WrJémrni race d'érrnettés et que nous tirions à bue et à j ru.milieu, le rote de c h| de ch.im dans n.s« vi' âge, pietéiant être premiers dans notre patelin que deuxièmes dans la grande ville’ Nous reculons .Une telle fédération effective de n 's ton es rte gai van,serait-elle pas les courages et les • neigies’ Ne contnbueiait elle pus à donner un clan non veau à nos corps de defense’ |e le crois |c n’entre pas dans les details pour aujourd'hui, le me contente de mettre de nouveau devant le public cette opinion a laquelle je tiens Il est wai que pour réaliser I sbiectif, il fau-dni't faire taire certaines ambitions, obtenir aussi que certains premiers violons deviennent deuxièmes et que des troisièmes violons passent au premier rang Cela devra t être de réalisation possible pourtant Oui, si nous sa vions quelle heure nous vivons, quels dangers nous menacent Mais qui convaincra notre peuple qu'il don sortir de sa torpeur .et qu'il n’y a pas de temps à pet dre?Qu importe mscienr île notre devoir, soucieux de servir désireux pour les miens'rf'dn traitement meilleur.< >mme le semeur qui ,-oe sait ce qu d adviendra du grain qu'il lette au vent, je laisse ces idées aux lecteurs do Notre Vie Catholique et Nationale, Pu ssent elles, maigre l'indignité du semeur, rendit cent pour un' La legitime expansion de nus oeuvres ; l'exige, le sort de nos compatriotes U corn mande, notre survie ethnique nous le fait dé-Non.pas d’illusion Nous sommes une race ! s,rer instamment éparpillée Les groupements de défense foi - ; Rodolphe L APLANI € sonnent chez nous et vous savez peut-être la boutade: peu de Canadiens français ne pourront N.B Au moment de remettre cei artu nri, .- rnhn, par un Etat-major, forme des officiels les plus , .petents et les mieux reso us, et assez vigouu- -pour prolonger son influence jusque dans I i rêne politique, en y iesjairant le-, as tes rie t , représentants " R.L.EDUCATION ET JAUNISML Ai-je besoin de marquer ici les avantages! de cette fédération-’ de dire ce que serait le prestige du sénat de la race qui grouperait les nôtres au-dessus des partis et des ambitions de clans?Est-il besom d'expliquer ce que serait la puissance de cette fédération ef fcctivc de nos sociétés ayant entre elles corn me trait d'union un secrétariat payé par elles collectivement?Ce chef de secrétariat étant l’agent de liaison entre les diverses sociétés, ces sociétés s’etant réunies au préalable, sï-fant entendues, auraient élu un Président réunissant un maximum de qualités, un maximum de talents pour l’imjxiser à ses collègues et collaborateurs.Un tel homme existe chez nous, au Canada français; il suffirait de le faire collaborer à cette grande tâche de la cohésion de la race, de l’union entre les centres français en Canada et même au delà, Si possible.Un bandit notoire meurt comme .avait voeu Le jaunismc s'empare de ceue nouvelle peu importante au po.nt île vue é(.uvi-niqu.' national et religieux.C mme toute-, son sations offertes a sa ferooté.il l.i .r-,- et la ressasse pour en intéresser ses lecteurs Ensuite les parents -e surprcnOror t que leuis enfants choisissent comme theme de leurs jeux et de leurs conversations la vie les bandits et leurs prétendus exp ¦ ts N'avez vous jamais assisté aux ebats des tous n unes’ Ils jieuvent a pemc courir et ils ont pistolet et poignard i leur ceinture.Ils regrettent parfois I ahveiv n d’une mitrailleuse.Ils jouent .x voleurs et à la pxjlice".Ecoutez le récit de lem exploit» ta "jso-bce a toujours le d us vi.ie que les voleurs sont plus bain le-.Certains prétendront, je le sais, que cette idée est de réalisation chimérique, qu'elle est impossible.Elle a pu être imjjossible dans le passé, mais est-elle impossible dans le présent?Il n'y a plus à se le cacher, nous glissons, nous glissons lamentablement Allons nous Le journal jaune p.i i v " ¦ des parents et des instituteurs dans leur tube edu atrice N avons nous lias là une des causes de l'augmentation du crime, surtout chez les jeunes^ les jiarents en, ouragent ceisendant le journal à -i liions f ,t , e [>o(Jr completer l'éducation de leurs enfants?A N. LE SUPPLEfvJENTj •« 4 ^ LE D E V 0 t !(¦¦>>>>>>»>>>»>>»»-»> LE D E V O I < .i l.i fois mlcIU'c-tuel et moral, il suppose une rnei giquc volonté, «tu ne p«*ut, surtout aux heures «liffieiles, ai «1er cffic.n eiuent les .nitres «pie «tans la mesiiie ou l'on est s«>i j'iiènie fcrni«‘ au dedans, l es plus belles victoires de la feuillu* ont jeté rem portées par cette force intérieure, (elle solidité, relie perseverunce basée sur la foi La volonté de la femme est effu a «e.bien moins dans lu mesure de ses oeuvres extérieures, «pn* dans la puissance de s«*s reserves ] intimes, ( est a ttire que su for «e maîtresse est en proportion du contrôle ou elle tient sa sen sitnlile et scs impressions, «le su perseverance a soutenir l’effort, «le son oubli «te soi eu faveur «le tout c/ jrclif.Je vous préviens que cr sera dur plus dur que vous ne pensez mais je puis vous as surer que nous Toldiemlrons".Il taillon l'obtenail toujours.C.est lui qui a etc le princi pal artisan du supplément du Devoir.Sisqpbe poussant sa pierre devant lui.il a Inwaillr des semaines et eles mois, avec lenteur, avec obstination a le mouler.\ oilà la réalisai ion.mais elle nr contente fias Tail Ion.Il veut mieux.Il veut la pu bliculioii hebilonuulaire el non pas mensuelle du supplement.Il ne déposera le harnais qm quand il Tanru nhtrnue.Des pessimistes i/enre Taillon apporhut au r oeuvres dont ils veulent bien s'occuper les nieil leurcs motifs iTofdiivismr.Paul ANCER CL.4964 HUILE HENRI GUAY LIMITEE CL.4964 POSTE de CHAUFFAGE 3322 Masson - Angle I2ème Avenue GAZOLINE AU SUJET DE L'HUILE A CHAUFFAGE, demanctM nos blancs de contrit Cive fourni* sur demande.rjpet POUR VOS CHAPEAUX MESDAMES j lUNDKZ-VOl’R CIIK/ < IIAI I I 14 1S • 15 Sfe-CjM»«rine Eif 1672 Monf-Royil l»i 1155 Sfe-Cxtherin* E»t 4116 Welliiiflcn 1718 St-Hubcrf 409 Noire -Dame Owed 429 Mont-Royal Est CHAPEAU* DE DAMES MAISON C A N A D I E N N E - F R A N Ç A I S I I PACE 91 LE SUPPLEMENT »»?»»»»?»>»¦»?»•?>>»>>»»»>*L E D E V 0 I R«««>>>>>>> >>>»>» >>»>>*¦»>»*¦»»¦*>*>» LE D E V O I R SAMEDI, 28 JUILLET 1934 Spécial chez J.B.LEFEBVRE, Limitée * MONTREAL SHOE STORES, SOULl ERS DE KID BLANC Pour Dames et Jeunes Filles .**.^ • * V • S4* VOICI UN CHOIX REMARQUABLE Une valeur comme il ne s en est pas vu depuis longtemps: Souliers genre découvert, lacé ou sandale, en chevreau blanc de belle qualité* dans les formes les plus nouvelles de la saison.9.1.LEFEBVRE Limitée seul, grâce à la quantité achetée, peut vous les offrir à un aussi bas prix.POINTURES DE 2Vi à 7 — VOTRE CHOIX, $t.49 Profitez de cette occasion pour en acheter plusieurs paires.EN VENTE DANS NOS 32 MAGASINS DE MONITRFAI VFRDllM l A_ r s- Vv* • » > t c wj o v f MAGASINS • • ’ .• J t * x -;//::]> JM SlV-CSTIIf.RINIt OLT8T, rfllrury, MA.S77J.»S# STI'.-C’A TI IK HI N K EST, rn fair Dupuis l'tltrs.MJ 9SI* IJIS STE-CATIIRRINE DST.auRlr Cartlrt.Ill S2S».3571 HTK-CATIir.RINi: EST, andr Davidson IA.2SS3 1)21 ONTAHIO RST, Maisonnruvf.tll 1770 2009 ST-J Atut'lts, antlr Cannlnc l I 73>0 0042 ST-IU'nF.RT, pris St-Zotlgue.Cil Bm.5622 SIICHIlKOOKi: OUEST, pris d* la rur Ovfurd.Kl.2911.1905 HUB CKNTRK, IT.261».30» Notrf.-DAMK EST, coin (Jovford.IM.7569.925 NOTRE-DAME OUEST, culn dr l'ItivprtIrur, MA 5916.3719 NOTRE-DAME OUEST, vli-à-vlv Turgrun, 11.2182.156 NOTRE-DAME, LAchiuO.I .u nlue 148.120» ST-LAURENT, pris Saint*-CathnTne, IM.7516.3907 ST-LAURENT, angle Napoléon, MA.6711.4905 ST-LAURENT, angle bouL St-Joseph, PL.7064.2801 MASSON, coin 4ème Ave, Hovrnioiit, Cil.5780.51 MONT-KOVAL EST, anflt Sl-Donilnlquf, MA.6555.92» MONT-ROYAL EST, prèg St-André, AM.S38L 2015 MONT-ROYAL EST, prèg Delorlmler, Cil.5442.1819-1825 WELLINGTON, Verdun.Wl.5817.270 DALHOU8IE, Ottawa, RI.2583 266 ST-JOSRFH, Québec.5600.742 ST-VALI.IRR, Québec.3-4921.154 RUE DES FORGES, Trols-Rivlére», Tél.1184.88 WELLINGTON NORD.Sberbrookc.Tél.3150.16» RUE CASCADES, St-IIyaclnthe, Tél.106.11 5lme RUE, Sliawinigan, Tél.526.fTél.11 rue PRINCIPALE, Granby.730 35 ST-LALRKNT, Vallcvfti ld, 102 50 IIKRKIOT, Drummondvillc, 391 Informations, Magasin de Gros: 124, RUE ST-PAUL OUEST, MONTREAL, PLatcau 3921.IPACE 121 Montréal, samedi 28 juillet 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTRKAL TELEPHONE: .HArbour Î24M SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4397 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV — No 172 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8 00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 M.Bennett, un ministère national et la haute banque ^ oilà qu'on parle derechef d'un gouvernement national au Canada.Ce qu’il faut, a-t-on dit à Londres, et répète-t-on ici dans certains milieux, c’est un cabinet de coalition, un niinistire national.Le Star de Montréal a repris l’idée, mercredi dernier.Voyez, dit-il: “l’Angleterre a un gouvernement national; la France a un gouvernement national; ITtalie a un gouvernement national; l’Allemagne a un gouvernement national; la Russie a un gouvernement national; plusieurs des nations de second rang ont un gouvernement national”.Conclusion: il faut au Canada un gouvernement national.Un gouvernement comme celui de l’Allemagne, où le citoyen qui n’est pas de l’avis d'Hitler et le dit tout haut court risque de se faire abattre, sans la moindre forme de procès, d’un coup de pistolet ?Merci bien.Lord Atholstan en voudrait-il, lui?Un gouvernement comme celui de la Russie, où le citoyen n’est rien, n’a rien, ne peut rien, où l’Etat est tout, peut tout, prend tout?Merci bien.Lord Atholstan s'en contenterait-il, lui?Un gouvernement comme celui de la France, qui peut être national,' mais reste chaque jour exposé aux ambitions, aux rivalités, aux inimitiés tenaces de ministres qui le forment, minister^ dont l’avenir immédiat est trouble, incertain, et qui glisse*a aù plus lard d'ici la fin de 1934 ou les premiers mois de 1935 ri— s’il fait un an, il aura longtemps vécu, pour un ministère, à Paris?Cela peut être le gouvernement qu’il faut à la France, puisqu’il lui assure pour un temps un minimum de stabilité relative; mais avons-nous ici besoin d’un pareil ministère, quelle q&etsojtila valeur des hommes qui le forment, là-bas?C’est à ydjfs JUn gouvernement comme celui tie l’Italie, où Mussolini Sff TjjfiÉj Cela peut certes convenir à Fltalie.Mais cette sorte de gouvernement conviendrait-elle ici?Nos problèmes ne sont pas ceux de l’Italie; elle avait à opter entre le communisme et la dictature ordonnée à poigne.En serions-nous donc rendus là, nous, après quatre ans de régime Bennett?Et puis, si c’est la dictature que veut le Star, M.Bennett ne paraît pas si loin d’avoir tenté de l’exercer, même s’il n’a pas derrière lui presque toute la nation, comme Font en F'rance M.Doumergue, en Italie Mussolini, en Allemagne Hitler; et même s’il l’a de moins en moins.Car c’est peut-être, au vrai, parce que M.Bennett se sent de moins en moins assuré d’avoir avec lui le sentiment de l’électeur que l’on entend parler ces semaines-ci de ministère national, de cabinet d’union.# * * Un cabinet d’union, s’il pouvait se former, serait tout-puissant.Il aurait tous les pouvoirs, les plus abusifs comme les plus ordinaires.Il pourrait faire reporter à 1940 la date de l'appel aux électeurs, fixé par la loi à 1935.Que ne pourrait-il faire d’autre, au juste?Consommer la fusion des C.N.H.avec le C.P.R, — le C.P.R.est favorable à tout mouvement de concentration politique qui lui donnerait le monopole des transports ferroviaires au Canada et le sortirait ainsi de.son impasse financière —; lancer l’aménagement du haut Saint-Laurent; étendre les pouvoirs de la Banque du Canada de façon à la lier à fond à la Banque d’Angleterre dont elle ne serait plus qu’un comptoir; accomplir la mainmise complète de la haute finance et de la grande industrie anglaises sur les finances, l’industrie et le commerce canadiens; assurer ainsi définitivement la haute main à Londres sur toutes les activités canadiennes; reléguer le Canada au rang où est aujourd’hui Terre-Neuve; tout cela serait possible à un cabinet d’union en face duquel ne resteraient que des vestiges d’opposition démembrée.Qui voudrait envisager, hors du groupe jingo et impérialisant, pareilles éventualités, y consentir même indirectement?L'on dira: “Vaines craintes.Vous voyez le spectre impérialiste partout”.Non; pas le spectre: la réalité.Que disait en effet à Londres, au début de ce mois-ci, un banquier anglais, sir Edward Peacock, né au Canada, mais depuis des années l’un des chefs de la Banque d'Angleterre! "De l’avis des chcfo de la Cité, intéressés au bien-être du Canada, il est désirable qu’une trêve politique temporaire et une coalition des deux ' grands partis assurent la solution des pins argents problèmes du ; pays.Serait-ce trop attendre des deux principaux partis cana- \ diras qu’ils oublient un peu de temps les intérêts de jxirti et l’emploient aux meilleurs intérêts du pays?’’ De l’intérêt du ! Canada vu de Londres par la grande banque et la haute industrie à l’intérêt du Canada tout court vu du Canada par des Ca-j nndions qui se soucient moins de la haute finance que du pays, I il y a la largeur de deux Atlantiques.Ce sont les Canadiens qui savent ce qu’il faut pour le Canada, non les financiers et les banquiers de Londres et leurs associés du Canada.Quelles que sçient les combinaisons étayées à Londres dans “notre intérêt”, ! pensons plutôt qu’il s’agit du placement profitable des capitaux de là-b a s et de la protection des affaires où l’argent anglais est engagé, chez nous.Au surplus, un cabinet d’union, un “ministère national”, si; Ton veut, serait-il possible chez nous?On nous en a imposé l’expérience de 1917 à 1919, où nous eûmes un prétendu gouver-1 nement national; il nous conduisit presque à la faillite, sous j prétexte de sauver l’Empire et la Civilisation, alors qu’au fond, s le.cabinet d’union de ce temps-là se fit surtout pour secourir la Canadian Bank of Commerce et tâcher de sauver aux actionnaires anglais du Grand-Tronc leurs mises de fonds.Qui voudrait recommencer une aussi douteuse aventure?Elle a divisé le pays pendant dix ans; nous en payons encore les lourdes conséquences.•* v .7 Et avec qui recommencer cette aventure?Avec M.Bennett?11 a d'indiscutables qualités, de la poigne, une grande maîtrise des questions d’argent.Hais un gouvernement national dont il serait le chef ne serait pas un gouvernement d’union.Ce serait un autre ministère Bennett, tout court et plus fort, qui n’aurait pas d’opposition, n’en souffrirait pas.M.Bennett y verrait à tout, ferait tout, voudrait tout faire, prendrait toutes les initiatives, dominerait tout et tous, ou casserait tout.On le sait bien, Ses ministres du temps présent, que sont-ils?Pour la plupart, comparses ou figurants.Ses associés de demain, que seraient-ils?Des hommes sans cesse muets, tremblants, veulcs, comme tels ministres de l’heure présente.M.Bennett est une forte tête; mais il est de la sorte de ces hommes de caractère qui ne l’ont jamais souple et commode.Ils ne plient pas: ils cassent.les autres.Et puis, M.Bonpott ne voudrait d’un cabinet d’union, d’un ministère national que s’il en est le maitrr-esprit, le maître lotit court, chef et dictateur .Dans ces circonstances qui, ayant de la valeur, de l’estime de soi, consentirait à se mettre sous cette poigne, à céder tout le temps, sur tout et partout?Autant vaudrait le gouvernement d’un seul homme, d’un homme tout se.ul : Lui.Un gouvernement d’union sans M.Bennett?D'abord, partirait-il?S’en aller, pour lui, ne serait-cc pas admettre la fail- lite de son cabinet?Le voudrait-il, même si on lui démontrait que, pour le plus grand bien de l’Empire, il faudrait qu'il s'en allât?Qui pourrait s'atteler à cette démonstration, le convaincre?Et puis, par impossible, s’il partait?M.Guthrie n’est pas de taille; M.Manion n’a guère d'autorité, s'il a du talent; M.Caban a de l'expérience, mais il a de Tàge aussi; quant aux autres, parlons-en avec indulgence: existent-ils même?Un gouvernement d’union dont M.King serait la tête?Impossible, pour-toutes sortes de raisons, dont l’une des principales, c’est qu'assuré de prendre l’été prochain le pouvoir, se trompe-t-il?Les faits ont l’air de devoir lui donner raison, — M.King ne v mdrait pas en fin de 1934 lâcher la proie pour l'ombre, quelque pùrage qu'on tente de lui faire voir au ruisseau de la politique.^ Alors?Il ne reste qu'une solution, celle que préparent sans doute le Star, la Banque d'Angleterre, le C.P.R„ la Cité: un ministère national avec de grands financiers, des banquiers, des impérialisants; une sorte de séquestre économique et financier du pays.Bien que cela.Voilà qui durerait longtemps, dans l’état d’esprit où sont les gens, exaspérés des exigences des congrégations financières et du Big Business «pii, plutôt que de se serrer la ceinture, a préféré piller le petit commerce, pressurer l’épargnant, dépouiller le porteur d'obligations industrielles et qui les a, depuis ItJSO, contraints à toutes sortes de sacrifices, pour .tâcher de sauver ses profits avec ses dividendes.Non; en tout état de cause, un ministère “national”, un cabinet d'union, un gouvernement de coalition sont, ils restent impossibles.Certes, le régime présent des partis n’est pas ce qu’il y a de plus désirable; les rouages do nos institutions démocratiques et parlementaires sont usés, ils grincent souvent; ils fonctionnent mal, très souvent.Mais tout cela n’esKil pas encore préférable à une dictature financière hypocrite, voilée par un prétendu cabinet national formé d'un ou de deux audacieux effrénés, de quelques présomptueux, d'un demi-quarteron de politiciens aussi veules qu’arrivistes, domestiques de la haute banque et de ses plus basses combinaisons?Que le Star s’en accommode, c’est son affaire, Le pays, lui.en a d’avance la nausée.Georges PELLETIER Programme de l’Action libérale nationale Cette association, dont les chefs sont MM.Paul Gouin, Fred.Monk, jean Martineau, Calixte Cormier, Roger Ouimet et Robert Dufresne, rend public son manifeste Neuf chefs de reformes urgentes, dans les domaines agricole, ouvrier, industriel» économique, financier, politique, administratif, électoral, judiciaire et fiscal^ La lutte aux trusts et aux monopoles — Interdiction aux ministres de se mêler de finance privée — Cartes d’identité électorales — Réorganisation complète de la police et des tribunaux provinciaux L’ACTION LIBERALE NATIONALE ACCUEILLERA DES SUGGESTIONS, MAIS NE FERA PAS DE COMPROMIS SUR LES PRINCIPES L’actualité La jeunesse ne veuf pas la guerre Tout épanoui, plein d'enthou-siame, mon ami Jacques m’aborde: “Cri y est, mon vieux, nous allons aller à la guerre’’.J’ai beau faire, cette phrase, lancée inconsidérément par mon ami, me travaille.La guerre, mot terri- rnnrt qui ‘s’unit à la catholique pour revenir à des notions élémentaires de santé morale qu’avaient un peu étouffées les conquêtes modernes de la science.’lout près de.nous, aux Kiats-[‘nrs, nous assistons depuis quelques mois à un renouveau des nias consolants.Dans ce vaste pays plus relâché peut-être que les autres à cause de la vie plus matéria Usée et plus trépidante qu’on g mène, on s’est aperçu qu’il était temps de s’arrêter dans la course vers l’abîme.Guidés par des chefs Hubert Lyautey Hubert Lyautey, qui vient de mourir à la veille de ses quatre-vingts ans.est.beaucoup plus que nombre d’autres dont l'on parle bien davantage aujourd'hui, assuré de sa place dans l'histoire de France.Il a en des talents et des qualités multiples, il a fait sur trois ou quatre continents des besognes diverses, il a même été, au milieu de ta Grande Guerre, le ministre ’de la (itH-rre de son pays; mais il restera.avant tout et surtout, le pacificateur et l’organisateur du Maroc.Il appartenait à une vieille famille militaire.Mats, en 1870, il n’avait pas encore l’âge de porter les armes.Aussi de vingt à quarante ans fût-il contraint de vivre la simple vie de garnison du temps de paix.Il passa bien quelque temps en Algérie, tout juste le temps de s’initier aux questions africaines; mais l’Algérie de ce lemps-ln ne ressemblait que de bien loin à celle de Bourmont, de Lamorieière et de Bugeaud.C’était, Manifeste de r“Action nationale libérale ble, si plein d’horreur qu’on ne de-., ., , , vrait le prononcer qu'en tremblant.: ’^’Cuees, ei par leurs aines, les ]eu-Alors que le monde se remet à peine — ou plutôt qu’il ne s'est pas encore remis — de l’épreuve si douloureuse de IDIb, se peut-il qu’on puisse souhaiter délibérément une nouvelle boucherie mondiale?U y a quelques semaines, nous étions horrifiés d'apprendre les exécutions sommaires, entourées de circonstances répugnantes, des principaux officiers de l'Etat-major des sections d’assaut d’Hitler.Hier, c’était la mort violente — si triste et si noble à la fois ¦— dü chancelier catholique d’Autriche, Dollfuss.H en est peu d’entre nous qui ne se soient émus, à titres divers, ne.scrait-ce que par charité chrétienne, de la mort de ces Allemands, de cet Autrichien que nous ne connaissions que par la réputation attachée à leurs noms.Mais ces morts, même celle de Dollfuss, ne sont rien, comparées à ces millions de vie que prendrait brutalement une nouvelle guerre.Les plus vieux qui ont eu à souffrir de la guerre de VJl'i-191S ne.désirent pas la guerre.Elles ne veulent pas la guerre, toutes ces femmes du monde, entier qui y ont perdu leurs maris, toutes ces mères dont les fils dorment à jamais sur les champs de bataille.La jeunesse contemporaine, qui n’a pas eu à souffrir de la guerre proprement dite mais qui souffre du chaos d’après-guerre, veut encore moins d’un nouveau cataclysme universel; et cette jeunesse a bien le droit de dire son mot sur un malheur dont elle serait la principale victime.La jeunesse ne veut pas la guerre, d’abord parce qu’elle ne la comprend pas.Non, elle ne comprend pas que pour l’ambition de quelques milliers d’hommes avides de s’approprier quelque pays ou quelque morceau de pays, loule la coin- i munauté humaine s’entre-déchire dans des luttes fratricides.La jeunesse, qui a droit à la vie, ne veut pas la guerre, ennemie de la vie même.Elle qui n’a pas encore vécu, qui n’a pas encore accompli la tâche qui lui u été assignée ici-bas, elle ne veut pas renoncer à cette lâche.La jeunesse contemporaine, apparemment plus légère que celle d’avanl-guerre, mais au fond plus courageuse parce qu’elle est en butte â des difficultés matérielles plus nombreuses, veut vivre.Elle vent vivre pour travailler à restaurer ce que les dernières générations qui l’ont précédée ont détruit.Elle vent restaurer, et ce n’est pus un vain mot.Regardons, par exemple, la jeunesse française, finir admirable d’an pays qu’Otl a accusé de relâchement religieux et moral.Que fuit cette jeunesse?Elle s’unit sous lu bannière catholique, elle multiplie ses bataillons, bataillons de /'AF, bataillons des Jocistes, bataillons des Scouts, et que d’autres, qui, tous, sons des emblèmes différents, travaillent à un seul but: faire rayonner partout et ouvertement la culture catholique et française.En Belgique, en Ibtlic, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, nés Américains ont entrepris une tulle énergique et audacieuse contre la danse, et le cinéma immoraux, contre le nndt&mè, contre le vice sous toutes ses formes.An Canada même, notre jeunesse a été plus visiblement protégée que celle de la plupart des pays.La lutte, chez nous, est moins dure, moins méritoire, si elle est quand même nécessaire.Les jeunes Canadiens onl de l’idéal, quoi qu’on pense, lis ont aussi de l’énergie et ne recalent pas devant l’effort.Ils marchent bien droit dans le chemin que leur ont tracé leurs jeunes ancêtres; ils veulent demeurer, dussent-ils faire les sacrifices les pins lourds, catholiques.Se peut-il qu’on force toute cette jeunesse du monde, jeunesse catholique an non, à aller verser son sang pour satisfaire l’ambition d’un pays, quel qu’il soit?Non! Dieu ne.permettra pas que tant de vies soient brutalement fauchées, que tant d’idéats soient tués, que tant d’élans vers le bien soient coupés, que tant d’enthousiasmes soient éteints.Devant cette chose affreuse — la guerre ¦—- qui les guette peut-être, les jeunes restent angoissés.Il leur reste un argument plus fort que tout ce qu’ils pourraient inventer: la prière.Nous devons prier, humblement, fervemment, pour que le Maître de la Vie épargne.an monde une nouvelle guerre, qu’il inspire aux hommes d’Etat la sagesse, aux peuples la charité.Lucien DESBIENS Bloc'notes Liscz-la Nous publions aujourd'hui, en page intérieure, l'allocution pro-[ noncée à la radio ces jours der-'¦tr le R.P.Alexandre Du-gré, S.J.sous n’avons pour le moment; que le temps de dire à nos lec-l leu ’ s Lisez-lat Mais ce conseil, nous le donnons j de tout eoettr.Lisez ce texte, mêditez-le.Il y a là de quoi faire réfléchir tous ceux qui sont capables de réflexion, tous eeux qui ont quelque souri de noire avenir.Nous y reviendrons.Encore un! l’n autre monsieur vient de faire signifier au publie par son notaire artir de telle isqu’iri porté et qu’il s’appellera à l’avenir M.X.Nous n’avons pas sous la main la notice officielle ni les deux noms, celui d’hier ou celui de demain; mais cela n’a aucune espèce d'importance: on a pu les lire dans les journaux de ces jours derniers.Des juristes éminents ont contesté la valeur de ce procédé cl leur argumentation apparemment, a convaincu deux avocats qui s'étaient servis de ta déclaration notariale, mais se sont empressés, après publication de res consultations, d'y substituer une loi en bonne et due forme.Ne serait-il pas à propos que le parlement, à sa prochaine 1 qu’il dépouillera, à pni date, le nom qu'il a lus sa proenatne session, dons ta plupart des pays, or, cnn ' décrété; expressément qu'on ne state depuis quelques années an i peut changer de nom qu'à telles véritable réveil de la jeunesse ea- * conditions nettement déterminées?tholique, meme de la jeunesse tout O.H , à proprement parler, une simple 1 extension presque de la France 1 métropolitaine.«.yautey, nauirelleinent, n’em-l ploya point qu’à rêver et â faire : faire l’exercice à ses troupiers ces longues années de préparation.11 étudia, à fond.Et l'on sait que ce n’est pas seulement parce qu'il avait fait une brillante carrière administrative et militaire (pie l’Academie française l’accueillit en 1912.Ses lettres, ses récits de voyage manifestaient d’exceptionnels mérites littéraires.* * * Lyautey avait donc quarante ans lorsqu’on l’envoya en Indochine, prés de Gailiéni, occuper les fonctions de chef d’état-major.Ce fut le début de sa véritable carrière, j Gailiéni était un maître, administrateur autant que soldat.Lyautey fut son élève, le plus brillant de ses I éièves.En Indochine, à Madagas-; car, dans l’Afrique du Nord, il ; poursuivit cette double carrière de i soldat et d’administrateur, ne corn-! battant du reste que pour pacifier et organiser.Car ce fils de soldat ; n’avait pas le goût des actions ta-| pageuses, et il ne voyait dans l’em-ploi de la force qu’un regrettable j et suprême ressort.On connaît 1 d’ailleurs sa formule fameuse: i Montrer la force pour n’avoir point à s'en servir.| E7n Indochine, il avait agi surtout en subordonne; à Madagascar, il fut, sous lu surveillance et dans ; le voisinage de Gailiéni, une sorte de grand chef; au Maroc, il fut le grand chef, un proconsul tel que les Romains n’en eurent probablement pas de plus grand.Par la force, quand c’était nécessaire, mais par la diplomatie surtout et par une politique'' qui met-j tait en jeu toutes les finesses de l’in-i telligence, ainsi qu’une extraordi-! nuire connaissance de l’esprit des indigènes, il a fait du Maroc, sous l’autorité du Sultan, une sorte d'empire français.Il l’a organisé et matériellement transformé.En 1914, quand la Grande Guerre éclata, il trouva le moyen, tout en fournissant des troupes à la métropole, de maintenir et de développer sa situation au Maroc même.Peut-être— c’est du moins, l'avis de plusieurs, par cette audacieuse attitude, a-t-il empêché un soulèvement de toutes les populations arabes de l’Afrique du Nord.En tout cas, de l’avis général, le Maroc moderne c’est l’oeuvre de Lyautey.Ce sera, devant l’histoire, son suprême témoignage.¥ * Ÿ Voici près de dix ans que Lyau-tev était revenu d'Afrique.Ce passionné d’action ne crut pas que ce fût, à soixante-dix ans à peine! l’heure de la retraite.Bien ne lui paraissait indifférent de ce qui touchait à la vie française.Il donnait son appui aux oeuvres d'étude comme le Cercle Fustel de Coulanges tout comme au scoutisme.En 1991, il eut une nouvelle heure d'apothéose.On l’avait chargé d'organiser l’Exposition coloniale internationale.Il en fit une chose extraordinaire et qtd révéla à la plunart des Français la grandeur de l'oeuvre coloniale.Une fois de plus le grand organisateur avait manifesté son génie de réalisation.Du reste, n’ai na- j raissait-il pas lui-même, au milieu ! de cette Exposition superbe, comme le génie meme, ranime la personnification de l'expansion coloniale?11 était l’égal des plus grands Coloniaux, de ceux-là même dont le nom appartient à la légende, On n’it peut-être pas oublié un detail touchant.Une photographie fit le tour du monde, mi l’on voy- La crise actuelle est due en grau de partie à la mauvaise distribution dans le domaine économique, à l’avidité de la haute finance et aux abus do toutes sortes qui se sont glissés dans l'application du régime démocratique.11 est inutile d’espérer que l'équilibre se rétablira de lui-même et sans l’aide d’une formule d'action bien définie, La nécessité d’une évolution politique accompagnée d’une évolution économique est évidente.Aux Ktats-lînis, le parti démocrate, régénéré, tend actuellement vers cette double transformation.Au Canada et dans la province de Québec, nous en sommes encore aux théories.Nos gouvernants n’ont pas encore pris attitude sur les réformes d’ordre politique, économique et social préconisées par nos esprits les plus avertis.Le conflit de juridiction entre les pouvoirs municipal, provincial et fédéral (raison qui devient facilement un simple prétexte), lu confiance aveugle qu,e certains de nos dirigeants placent encore en des formules dont la crise a démontré le danger, l'influence néfaste de la caisse électorale, l’absence de collaboration entre nos hommes politiques et nos économistes, l’inorganisation de l’opinion publique retardent indéfiniment l’exécution des mesures les plus importantes et nous privent du plan d’ensemble qui seul nous permettra de remédier intelligemment à la situation.Nous croyons qu'une évolution politique est nécessaire dans notre pays et dans notre province afin d’assurer la mise en oeuvre des doctrines élaborées par nos économistes.L’Action libérale nationale est née de la nécessité de cette évolution.L'Action liberate nationale est née de la nécessité d’une action politique vivante et constructive qui, tout en sachant reconnaître la valeur de certaines oeuvres antérieures et le mérite de leurs auteurs, se préoccupe avant tout du présent et de l’avenir.I.'Action libérale nationale est née de la nécessité d’adapter la politique provinciale aux be- soms urgents d'aujourd’hui, but (jul actuellement ne saurait être atteint que par la "relibéralisation” du parti libéral provincial.L Action libérale nationale offre donc le plan d'ensemble suivant qui, même s'il n'est pas parfait, tend vers cette double évolution politique et économique, seul moyen d'assurer une meilleure répartition des richesses, et partant, d'enrayer le chômage et de mettre fin à la crise.! Réformes agraires Nous croyons fermement, comme beaucoup d’autres, que l’oeuvre de restauration économique se ramène principalement à une oeuvre de restauration rurale, basée sur l’agriculture familiale et la coopération.C’est pourquoi nous plaçons à la luise même de notre plan d’action, les réformes agraires.Ces réformes se ramènent à huit articles principaux (pii doivent être réalisés simultanément.Ce sont: lo Préparation et exécution d'un vaste plan de colonisation; 2o Redressement de notre agriculture par In conquête des marchés locaux et étrangers ainsi que par l'électrification des campagnes et, à ces fins, augmentation des subsides; 3o—Organisation de l’industrie complémentaire, petite et moyenne; 4o—Organisation professionnelle des agriculteurs; 5o—Etablissement d’un crédit agricole provincial, afin de remédier aux lacunes du crédit actuel; Go Protection de l’ouvrier el du journalier rural et du bûcheron en particulier; 7o Rachat des tenures seigneuriales par la province; Rn Collaboration avec le Conseil de l’Instruction publique pour assurer la ruralisallon de l'école de rang; 9o -Organisation de renseignement agronomique supérieur et réforme rtc l’enseignement agricole a tous les degrés; lOo—-Inventaire de la Coopérative fédérée et, au besoin, paiement (Suile à la page 2) agricole ait.dans un décor du dix-huitième siècle franco-américain, au milieu de souvenirs louisiunais, entre trois ou quatre jeunes filles vêtues de ce costume d’Evangéline familier à tous, chez nous, depuis le passage de la délégation louisianaise, le vieux Maréchal de Erance, Lvnu-tev avait voulu connaître les jeunes Louisianaises, les interroger sur leur pays et scs origines françaises.Ne pouvait-il pas d’ailleurs soluer dans le Père de la Louisiane.dans l'illustre Bienville, l’un de ses ancêtres el de ses pairs?* * * Jusqu’aux dernières heures.Ly-atitcy a compté pour l’opinion française.Au lendemain de la tragique aventure du 6 février, on répétait couramment que si le ministère Daladier n’avait point cédé devant l’indignation populaire, le vieux Maréchal eût pris le soir même la tête d’une nouvelle manifestation.Est-ce vrai?Nous n’en savons rien, mais un bref discours prononcé trois semaines plus tard, le 28 février, par le grand vieillard ne laisse guère de cloute sur ses sentiments intimes.Après avoir qualifié de grande journée libératrice cette tournée tragique et sanglante du Ci février, il s’écriait : "Le 5 février au soir, devant l’anarchie et le désordre montants, on en était à se demander s’il n’allait pas être douloureux d’être Français.Le 0 au soir, on se retrouvait fier d'être Français.La France d’ordre s’était réveillée.Tous, anciens combattants, groupements de jeunes, ligues, sans s’être concertés, s’étaient spontanément trouvés côte à côte pour manifester avec autant d'héroïsme que de désintéressement leur horreur du désordre et leur volonté que “cela change”.“Ce fut dans tout le pays la grande impression de soulagement et de détente et, à l’étranger, j’en ni le témoignage, le sentiment que la France d’ordre s’était retrouvée.” On comprend après cela que jusqu'au soir de ses soixante-dix-neuf ans, Lyautey ait inspiré à la fois de vives espérances et de rudes appréhensions.# # # Tout cela est fini.Dans sa lerre lorraine probablement, dans le petit village otî 11 passait ses étés, où il avait reconstitué après lo Guerre sa maison de famille, où il est mort, l’organisateur du Morne, consolé par les suprêmes bénédictions de l’Eglise, va dormir son dernier sommeil.Mais la France jamais ne pourra l'oublier.Orner HEROUX Carnet d’un grincheux Certains inspecteurs de la commission de chômage écrivent; "la rastunie" pour j la neurasthénie, "l'ospisse" pour l'hospi-j ce.Cela prouve leurs qualifications loin-; taines.Ces inspecteurs-là chômaient dès j le temps de la petite école.* * -Y Nous ne sommes pas sûrs d'avoir la guerre.Quant à la famine elle est certaine si la sécheresse continue.La peste nous l’avons tous les jours dans la presse jaune.La vie est belle! * * * — Si Mussolini régnait à Montreal au lieu de régner à Rome, ou rendrait-il ses oukases?— Au Champ-de-Mars.— Eh bien!.Y Y Y A lire ses communiqués la Fédération de» clubs populaires serait une entreprise à fournir des foules aux orateurs.Il n'y a pas de sot métier, surtout en temps de crise.Une autre entreprise pourra se former pour fournir aux mêmes des fours.Ce sera plus facile.Y Y Y M.Houde ne goûtera pas l'affiche: "Il nous faut un as — nous l’avons." Il eût mieux aimé cette variante: "Jouons le à Ottawa à la place des trois valets." Y Y Y Quant à cette autre placard: "Il faut que Montréal sorte du trou" c’est sans doute l’annonce que l'on va remettre en marche les travaux de la gare centrale.q.(V.ij."Notre maire n'a pas "frette" aux yeux" cela signifierait-il que, seul parmi les politiciens parvenus, il pourrait se moquer de M.Webster?PAMPHILE EN FACE 19: Une situation tragique, par le R.P.Alexandre Dugré, S.j.LUNDI: Un sixième article de jeanne Métivier sur la Carde-Malade et les temps actuels: l'Ecole de l'Hôpital Général de la Miséricorde.Si vous voyagez.adreisez-veui au SERVICE DES VOYAGES, Lf "DEVOIR".Billets émis pour tous les pays au tarif des compagnies de paquabots, chemins de fer.autpbus, aussi hbtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeport, etc.Téléphones HArbour 1241^. LE DEVOIR, MOf pEDI 28 JUILLET 1934 VOLUME XXV — No 172 Programme de l’Action libérale nationale (Suite de la 1ère page) rie sa dette par le gouvernement, et remise de cette institution aux cultivateurs organisés.La restauration rurale, dont nous donnons ci-dessus les grandes lignes, comporte une étude préalable approfondie suivie de l’élaboration d’un plan d’ensemble et de la co-irdination des différents ministères et services intéressés: Terres et Forêts, Agriculture, Colonisation, Voirie, Trésorerie et Secrétariat provincial.Cette étude, ce plan 1 ensemble, cette coordination, n suffit d’étudier la question, même superficiellement, pour s’en coh-vaincre, ne peuvent être menés à bonne fin par un seul homme.Il faut le concours désintéressé de toutes les compétences.C’est pourquoi nous préconisons la création d’une Commission (l'Agriculture et de Colonisation composée de spécialistes indépendants et de fonctionnaires.II Réformes ouvrières !o—Loi sur le contrat de travail et codification en un seul volume de toutes nos lois ouvrières; (Code! du Travail).2o—Application du rapport de la! Commission des Assurances sociales : a) dans les mesures qu’il préconise pour la protection de l’enfance el l’extension de l’hygiène industrielle; (cf.2o rapport, pp.12 à 32 et 4o rapport, 2ème partie, pp, 113 à 125); b) par la création d’une assurance maladi einvalidité propreà répartir sur le plus grand nombre les charges d’hospitalisation, de façon à libérer le budget provincial; (cf 7o rapport, pp.275 à 321); c) par l'institution d’allocations aux mères nécessiteuses et de pensions de vieillesse avec la collaboration du fédéral; (cf 5o rapport, pp.140 à 163 et 2o rapport, pp.32 à 41) 3o—Revision de la Loi des Accidents du Travail; 4o—Réglementation de la vente à tempérament; 5o—Disparition des taudis par l’encouragement à la construction des logements ouvriers; 6o—Extension de la réglementation des heures de travail; 7o—Rémunération équitable pour le travail de l’ouvrier, à l’effet de lui faciliter l’accès à la propriété; 8o—Revision et extension de la Loi du salaire minimum; 9o—Primat du salaire sur les dividendes; lOo—Application rigoureuse de la Loi de l’Observance du dimanche.Avu de dèce« ROLLAND — A Montréal, le 26 juillet 1934.décédée à 75 ans, Mme S.-J.-B.Rolland, née Albina Lanthler.Funérailles le 30 juillet.Le convoi lunébre partira du No 589 ave Rockland à 9 h.15 du matin, pour se rendre 4 l'église St-Germain d'Ou-tremont où le .ervlce sera célébré, Et de là au cimetière de la Côte des Neigea, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation, Remerciements M, Charles Racicot, M.et Mme Raoul Dlcaire, M.et Mme Joseph Racicot, Mesdemoiselles Maria et Dinora Racicot, remercient sincèrement les personnens qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie, à l'occasion de la mort de Mlle Claudia Racicot, soit par oflran-des de messes, de bouquets spirituels, de Heurs, de sympathies, visites ou assistance aux funérailles.NccroIo«ic BEAUDIN — A Montréal, le 27, Joseph-Arthur Beaudoin, époux de Lêonle Dumont.CHEVAL — A St-HUatre, à 72 ans, Aqul-las Cheval, M D., époux d'Henriette Ros-conl.COTE — A Verdun, le 25, à 77 ans, Louis Côté, époux, en 1ères noces de Delvlna Bergeron, et en 2e noces d'Arthémlse Smith.CYR — A Ste-Scholasttque, le 26, à 65 ans, Hermeline Leblanc, épouse d'Alfred Cyr.FOREST — A Montréal, le 26.Joseph Zoël Forest, époux de Pauline Lapointe.KIEFFER - A Montréal, le 26.à 53 ans Joseph Kleffer.MARTINEAU — A Montréal, le 25, à 86 ans.Mme veuve Henri Martineau, née Louise Corbell.PATENAUDE — A Montréal, le 25, à 80 ans.Dame veuve Charles Patenaude.ROBIDOUX — A L'Annonciation, le 26, à 83 ans, Emma Perras, épouse d'Alfred Robldoux autrefois de St-Constant, comté Lapralrle.ROLLAND — A Outremont, le 26, à 75 ans, Mme S.-J-B.Rolland, née Àlblna Lanthler.TERROUX — A l'hôpital Ste-Jeanne n Arc, le 26, Louis Terroux, à 73 ans ^WAYLAND ^ (f VALLEE Directeurs t)e Funérailles 5238, AVENUE DU PARC DOIIard 3314 ITI Réformes industrielles :t commerciales lo Création d'un ministère du | commerce, aux fins suivantes: a) recherche de nouveaux dé-I bouchés à l’étranger pour nos pro-[ duits agricoles et industriels; b) nomination de nouveaux agents commerciaux dans plusieurs pays étrangers pour stimuler le commerce de la province en ces pays; c) création d’un laboratoire de recherches afin de trouver de nouveaux emplois pour nos ressources natureles; d) création d’un office de renseignements pour nos commerçants et nos industriels; e) coopération avec les industriels pour améliorer l’industrie; f) inventaire de nos ressources naturelles pour tâcher d’intéresser les propriétaires de capitaux à créer de nouvelles industries; g) coopération avec les industriels pour essayer d'obtenir plus d’emplois pour les chômeurs; h) coopération avec les industriels pour faire valoir leurs droits auprès du Gouvernement fédéral relativement à l’abaissement et au relèvement des tarifs; 2o Changements dans l’administration de la Commission des Liqueurs de Québec: I a) abolition des achats par in-, termédiaires; b) diminution du nombre des commissaires.IV Réformes économiques lo Briser, par tous les moyens possibles, l'emprise qu’ont sur la province el les municipalités les grandes institutions financières, le trust de l’électricité et celui de l’industrie du papier; 2o—Afin d’obtenir la baisse des taux de l’électricité: aménagement par la province, au fur et à mesure des besoins, des pouvoirs d’eau non encore concédés ainsi que de ceux concédés mais non encore exploités; de plus, enquête immédiate, par une commission indépendante.spécialement nommée dans ce but et possédant tous les pouvoirs nécessaires, afin de déterminer s’il est dans l’intérêt de la province _ d’acquérir graduellement, à un coûl permettant de baisser substantiellement les taux actuels tout en amortissant le prix d’achat, les compagnies produisant ou distribuant l’électricité dans la province; 3o—Combattre les cartels du charbon, de la gazoline et du pain, en leur faisant une concurrence d’Etat si nécessaire; 4o Combattre le trust du lait en réunissant dans une association fermée tous les producteurs de lait de la province de Québec; 5o Enquête complète sur la structure et les méthodes financières des compagnies d’utilité publique et assainissement de leur capitalisation; 6o Aggravation et application sévère de la Loi des Combfiacs; 7o Politique d'électrification rurale progressive selon un plan déterminé inspiré du système ontarien.(ceci faisant partie, d’ailleurs, du plan de restauration rurale), V , Réformes financières lo—Revision de la Loi des Compagnies à fonds social, afin de prévenir l’exploitation du petit épargnant et d’assurer la protection de l’actionnaire et du porteur de dé-bentures; 2o—Uniformisation de ladite loi dans tout le Canada; 3o—Création par la Province d’un organisme spécial pour assurer l’application compétente et rigoureuse de ladite loi.VI Réformes politiques et administratives lo—Economie et honnêteté dans {l’administration de la chose publi-qu e ; 2o—Interdiction aux ministres d’être actionnaires ou intéressés d’une manière quelconque dans une j compagnie obtenant des contrats | du gouvernement; 3o Interdiction aux ministres d’être directeurs d’une banque, d’une compagnie de fiducie, d’une j compagnie d’utilité publique, d’une compagnie d’assurance ou d’une ! compagnie de chemin de fer; 4o Transformation du Conseil législatif en un Conseil économique; 5o Remise des fonctions et des ! pouvoirs du Lieutenant-gouverneur entre les mains du Juge en chef de la Cour d’Appel; Bo Coordination des ministères fédéraux et provinciaux, afin de prévenir les doubles emplois, ladite coordination devant s’exercer plus particulièrement dans le cas des pêcheries maritimes, afin d’assurer l’élaboration et l’application d'un J système efficace et de faire béné-j ficier nos pêcheurs des subsides fédéraux.VII Réformes électorales * lo Bulletin avec talon, comme autrefois; 14L WIlDuik 7129-7110 Soc!»l 2830 KOTRB-DAMit OO'JBTl L.x Compasnle d'Asnurance Funéraire «;U«5r:B I30IJID' amri * irwwwtmài'ww Nos bureaux ne ferment amais.Nous maintenons en devoir — jour et nuit — un personnel ||i d'u rj’cncc.Tel.: PLoleou 7-9-11 Jil Jjcl SocuéJbé CoopéroJbujc 2o—Vote obligatoire: ^mesure sujette à plébiscite) : 3o—Election partielle dans les | trois mois qui suivent la date de la ! vacance ; 4o (tartes d’identité dans les villes de plus de 10,000 âmes; 5o Diminution des dépenses d’é- ; lection; 60 Réglementation des souscriptions aux fonds électoraux faites par les compagnies à responsabilité limitées; 7o—Limitation des souscriptions électorales individuelles; 80—Supposition de personnes i punissable par un an de prison au | moins, et même sanction contre! tous ceux qui ont employé, payé ou } aidé toute personne se rendant cou-! pable de cette infraction.VIII Réformes fiscales lo Loi temporaire donnant le droit de rachat à celui qui est dé-1 possédé de ses pronriétés nar vente j du shérif sur prêts hypothécaires,! ledit droit de rachat devant s’exercer dans les deux ans de la vente sur remboursement du capital, des intérêts et des frais, le taux d’intérêt après la vente devant être le même que celui mentionné dans l’hypothèque; 2o Rajustement du laux d’intérêt sur prêts hypothécaires; 3o—Diminution de l’intérêt chargé par les banques et ce, afin d’aider l’industrie et le commerce; 4o—Conversion de la dette provinciale au meilleur taux possible; 5o—Rajustement des subsides fédéraux, afin de faire plus large la part des provinces; Bo—Redistribution .dès impôts, tant fédéraux que provinciaux et municipaux, afin (pie les sociétés commerciales el certaines classes d’individus qui souvent jouissent d’exemptions ou d’évaluations injustes, contribuent aux charges publiques de façon équitable.Réformes judiciaires IX lo Réorganisation complète de la police provinciale sous la direc-liyn d’un seul chef dont les pouvoirs s’étendraient à toute la province el à l’application de toutes les lois; 2o Réorganisation des tribunaux relevant du gouvernement provincial, de façon à assurer la distribution équitable du travail et afin de diminuer les dépenses; 3o—Revision des tarifs des frais judiciaires, de façon à assurer à tous les justifiables un recours moins coûteux.Ainsi qu'on pourra le constater, certains articles de ce plan d’ensemble appellent des précisions.Nous fournirons au cours de nos premières assemblées les détails et les explications qui s’imposent.Par ailleurs, ainsi qu’il a été dit plus haut, nous n’avons pas la prétention de croire que lu formule que nous soumettons à l’opinion publique soit, dans son ensemble, définitive et parfaite.Elle est suffisamment élaborée, cependant, pour nous permettre de rechercher les adhésions et la collaboration dont nous avons besoin pour parfaire notre oeuvre et la mener à bonne fin.I.es suggestions que l’on voudra bien nous faire seront accueillies avec plaisir et recevront ioute notre attention.Il ne saurait évidemment y avoir de compromis sur les principes qui sont à la base même de notre mouvement, niais nous n’hésiterons pas à apporter à notre plan d’ensemble les modifications dont la nécessité nous sera démontrée par une saine critique.C’est pourquoi nous invitons tous ceux qui croient sincèrement à la nécessité d’une évolution politique et économique à communiquer avec nous à nos bureaux, à l’adresse suivante: L’Action libérale nationale, 438, rue Saint-François-Xavier, Montréal, P.Q.Les personnes suivantes sont les officiers de l’Action libérale nationale: MM.Paul GOLTN, président général, Fred MONK, président, Jean MARTINEAU, vice-nrésident, Calixte CORMIER, trésorier, Roger OUIMET et Robert DUFRESNE, secrétaires-conjoints.Feu le R.P.j.Boucher, S.S.S.Les Religieux du '1'.S.Sacrement viennent d’être plongés dans le deuil par la mort du R.P.Joseph Boucher, supérieur de leur Juvénat de Terrebonne et consul-teur provincial, décédé le 27 juillet 1934.Né le 15 septembre 1895, le défunt était fils de M.et Mme Wilfrid Boucher, de l’Islet.il avait fait ses humanités au Juvénat môme.Admis aux Voeux en 1916, il avait été ordonné prêtre le 9 septembre 1923.Le nouvel ordonné recevait alors son obédience pour le Juvénat de Suffern, N.-Y., où il enseigna pendant quatre ans.On le rappela en-! suite à Montréal et on lui confia la I charge de Vicaire de la Uommii-I nauté.En 1931, il était nommé Cou-j suiter provincial et Supérieur du Juvénat de Terrebonne, postes qu’il occupait lors de son décès, La mort est venue à la suite (l’une grave opération.A ses derniers moments, le cher malade était I entouré de sa famille et d’un groti-! pe de ses frères en religion.Il i expirait a 2 h.15 p.m., muni des ! sacrements de In sainte Eglise et de la Bénédiction Apostolique.Un peu auparavant, S.E.Mgr l’Auxiliaire de Montréal avail daigné lui apporter le réconfort de sa visite el sa bénédiction.Le service funèbre sera chante en l'église Notre-Dame du T.S.Sacrement, avenue Monl-Bovnl.bjn-: (II, le 30 juillet, ,'i 9 h, a.m.Lettres au “Devoir’ Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas ta responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Les Tiines d’or le Geraldton, Ont.L’Ecole des sciences sociales de Montréal programme des cours M.ie Directeur: Geraldton est le nom d'un nouveau site de ville dans la nouvelle région de l’or du Nord-Ontario.Le nom est peu connu parce qu’il est tout récenl.On désigne ordinairement ces nouvelles mines d’or du nom de la principale compagnie: “The Little Long Lac Gold Bines”.Il v a quelques années personne ne parlait de “Little Long Lac” pour la simple raison que cet endroit n’était connu que de quelques Indiens on de quelques trappeurs.En 1931 Tony Okland, qui s’occupait de chasse, découvrit de l’or près de Little Long Lac.Etant trop pauvre pour pousser plus loin ses recherches il s’associa un nommé Tom Johnston, bien connu dans les centres miniers de l’Ontario.G’est en continuant leurs recherches qu’ils découvrirent une veine d’or très riche.M.A.Barton, de la “Sudbury Diamond Drill Co.", fut envoyé sur les lieux en qualité d’ingénieur.Ce qu'il découvrit fit sensation.Sous sa direction les travaux commencèrent sans retard et ils se continuent toujours avec une activité croissante, i.es parts de la "Little Long Lac Gobi Mines” se vendaient en 19T à vingt-cinq sous; aujourd’hui elles se vendent à plus de $7.00.(.es parts montent toujours et.au dire (le ceux qui soûl renseignés, elles ne sont pas près de cesser leur ascension.Après les premiers travaux de M.Barton les chercheurs d’or arrivèrent de toutes les directions et voilà pourquoi aujourd’hui il .y a tant de compagnies de formées dans cette région et qui travaillent aussi avec grande activité.Les principales sont: Bankfield, dont les parts se vendent plus d’un dollar, Hardrock (part $1.14), Lagoon (part ,40c.), Mac Lepd-Cockshutt (part 75 sous), Mosher (part 29 sous), Roche (part 36 sous), Lafayette (part 20 sous), etc,, etc.Mais la principale compagnie et la plus active est “The Little Long Lac Gold Mines Co.” Elle a en ce moment environ 145 hommes qui travaillent à son service.Elle est à construire un moulin de 200 tonnes rqui coûtera au moins $300,000.Quand on sait que des mines comme Hollinger et Lake Shore ont commencé avec des moulins de 50 tonnes, on appréciera davantage la richesse de la Little Long Lac.J’ai visité moi-même ces mines.J’ai vu de mes propres yeux ce qui s’y passait.Avant ma visite j’étais plutôt pessimiste et après avoir tout visité j’en suis revenu comme tous les autres très optimiste.Je crois sincèrement à,un brillant avenir pour Gerald toll et toute la région.Geraldton, (le site de ville) se trouve au coeur des mines et selon tout le monde cette place deviendra ville en très peu de temps.11 n’y a pas de doute que plusieurs feront fortune dans cette région.Dans quelques semaines les lots seront à vendre.11 y a tant de Canadiens français dans les villes et les villages de la province de Québec qui sont saçs emploi que je me demande si un bon nombre d’entre eux ne pourraient pas se placer avantageusement à Geraldton.Chose certaine, lorsque les lots seront à vendre les gens arriveront par centaines de toutes les directions.Pour plusieurs années il v aura beaucoup de construction à Geraldton.Et alors il y aura de l’emploi non seulement pour les ouvriers, les charpentiers elles maçons, mais pour tous les métiers.Les premières années seront des années de construction surtout.Il n’v a aucun moulin à scie dans la région et cependant nous sommes en pleine forêt.Ce n’est pas le bois qui manque.Ceux qui veulent se construire des maisons sont obligés de faire venir la planche à 100 milles plus loin.Celui qui construirait là un moulin à scie ferait une fortune en quelques années.Ce serait la même chose pour celui qui construirait une manufacture (le portes et de châssis.Mais il faudrait y songer dès maintenant et s’y établir sans retard avant que la foule arrive à Geraldton.Selon tout le monde, il y aura avant longtemps un gros “boom” à cet endroit.Ceux qui attendent trop pour s’établir dans les places nouvelles manquent leur chance.Les premiers arrivés sont ordinairement ceux qui réussissent le mieux.Il est vrai uu’en ce moment il n’y a que quelques maisons à Geraldton, mais ça ne restera pas longtemps ainsi.En quelques années il v aura là une petite ville.Je voudrais bien que mes compatriotes ne soient pas les derniers à s’y établir.Son Excellence Mgr Joseph Halle a nommé l'abbé Edgar Marleau, curé de llorncpayne, à ce nouveau poste.Je suis convaincu que M.le curé Marleau se fera un plaisir de renseigner les Canadiens français qui voudraient s’établir dans sa nouvelle paroisse.Nous avons ouï dire qu’au printemps on bâtirait à Geraldton un couvent, un hôpital et une église catholique.Donc, ceux de mes compatriotes qui quitteront la province de Québec pour ce nouveau poste pourront y faire instruire leurs enfants dans les deux langues et leur assurer en même temps la formation religieuse que tout Canadien français devrait donner à ses enfants.Voici un résumé succinct du programme des cours que donne l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de Montréal.PREMIERE ANNEE Philosophie sociale: professeurs: a) I.e R.P.Ceslas Forest: La Société en elle-même; l’Etat et l’individu; l’Etat et la famille; l’Etat et les Etats.— b) Le R.P.Lamarche: L’Eglise et l’Etat.Economie politique: professeur: M.Edouard Montpetit: définitions et notions générales.Production, répartition, circulation et consommation des richesses.Economie sociale, professeur: M.Guy Vanier: la population, l’épargne.l’association professionnelle, lu coopération, la mutualité, la phi-lanthropie, les foyers de culture et de propagande, la législation sociale à l’étranger.Science politique : professeur: Jean Bruchési: droits essentiels des Etats, constitution des différents Etats.La production industrielle et ses problèmes: professeur: François Vézina: les facteurs de la production: l’entreprise, le machinisme, la concurrence, les crises, la grande industrie, la rationalisation industrielle, la 'direction, l’humanisation de l’industrie.Hygiène générale: professeur: Dr .1.A.Baudouin: Hygiène publique, hygiène scolaire, mortalité infantile, maladies vénériennes.Droit public: professeur; M.Edouard Montpetit: le gouvernement du Canada.Les gouvernements provinciaux.Le régime municipal, le régime scolaire, le régime paroissial.Les oeuvres sociales: professeur: M.A.St-Pierre: Les problèmes de la misère, causes, étendue, etc.Oeuvres d'assistance et de prévoyance, DEUXIEME ANNEE Finances publiques: professeur; M.François Vézina: généralités; le budget, l’impôt sur le revenu, l’emprunt.Finances privées: professeur: M.Guy Vanier: les capitaux, le crédit, les banques, les sociétés commerciales, les placements.Politique économique: M.Jean Bruchési: notions générales, libre-échange et protection.Politique économique des grands pays.Les colonies anglaises et l’impérialisme économique.Conclusions.Histoire des doctrines économiques: MM.L.-M.Gouin et Jean Bruchési: les précurseurs, les fondateurs, les continuateurs et les adversaires; les doctrines récentes.Politique extérieure: M.Jean Bruchési: politique intérieure des Etats de l’Amérique du Nord; développement des Etats de î’Améri-que du Nord; développement des Etats sud-américains, le plan amé-ricanisme; les rapports du Canada avec les différents pays américains.Pratique financière: M.Victor Doré: les sciences des affaires, la comptabilité, les opérations commerciales.Législation industrielle: M.L.M.Gouin et M.Hector Perrier: la liberté du travail, le contrat du travail, la réglementation du travail, les syndicats, etc.SECTION JOURNALISME Rédaction et administration du journal: M.Georges Pelletier: l’administration, l’information, la composition.Histoire du journalisme: M.Noël Fauteux: histoire de la presse dans les différents pays.La législation sur la presse: M.Adélard Leduc.On s’inscrit à 1265, rue St-Denis, au Secrétariat général de l’Université de Montréal.A 41- LES PLANCHERS EN BOIS DUR «PERFECTION’* augmentent grandement I apparence et la valeur de la maison et ne coûtent pas plus que les planchers ordinaires.SPECIALITE: planchers de pouce a prix grandement réduits.EAGLE LUMBER COMPANY LTD 6365.RUE SAINT-URBAIN CR.481C ACADIE (2) ONTARIO - LOUISIANE Sème Pèlerinage Patriotique organisé par LE DEVOIR A S A S F É sous le patronage de TAss.Catholique des Voyageurs avec l’adhésion de nombreux groupements nationaux et la collaboration de rACTION CATHOLIQUE Trams tout acier du CANADIEN NATIONAL Hébergement dans des wagons pullmans Tous repas compris — Voyage de 4 jours $40.COMPARTIMENT —2 lits (toilette et eau couraite) — à 2, chacun .$54.— à 3, chacun .$48, * Entant avec 2 od 3 adultes $28.SALON — 3 lits (toilette privée) — à 3, chacun .$57, •— à 4.chacun .$52.‘Enfant avec 3 ou 4 adultes .$29.De QUEBEC (via Lévis) et retour, réduction sur tous ces prix: Adultes, $2.00; enfants, $1.00, LIT du HAUT .LIT du BAS — personne seule — 2 adultes, chac.‘Enfant avec adulte *2 enfants, chacun — Section, seul, haut et bas $52, «Enfante de moins de 12 anr.Précis de l'itinéraire (révisé) Jeudi, 23 août — Départ de MONTREAL, le soir tse joignent en route les voyageurs de la rive sua: St-Hyacinthe, Drummondville, etc.; h Lévis ceux de QUEBEC et de ia rive nord).Vendredi, 24.—• Trajet de jour le long de la vallée de la Matapédia et du littoral de la Gaspésie.—- Vers 5 hrs ap.m.bain de mer au Coin du Banc en vue de Percé — Le soir: banquet de "Chez-nous” à CASPE, présidé par S.E.Mgr Ross — Fête maritime, illumination.Samedi, 25.— CASPE — Fêtes de Jacques Cartier — Le matin en barques à la rencontre du ‘'Champlain”^réception des délégués d’outremer — Bénédiction de la Croix du Souvenir —- Concert — Fête de nuit.Dimanche, 26.— A CASPE: messe pontificale, pose de la 1ère pierre de la Basilique.Dans l’ap.m.à PERCE — Site incomparable — Si le temps est propice, excursion en barques autour de l'île Bonaventure: sanctuaire des oiseaux — Dans l’après-midi arrêt à l'un des villages pittoresques de la côte.Lundi, 27.—- Avant-midi, arrivée à Lévis: ap.m.à Montréal.Arrêt facultatif au retour à QUEBEC où auront lieu, des fêtes les 27 et'28 août.Billet valide jusqu'au 31 août.Plaçai réservée! sur dépôt de $10 — chèque au pair s.v.p.LE DEVOIR — VOYAGES 430, Notre-Dame Est (Tel.HArbour 1241) Montréal Fédération populaire l .-F.LG rriURTOÎS, Vn fi U^rar t, U'm ,>n) IOSKPH C OURTOIS S#er.Trén f* As;»'M)*rant n*nér«l RUE STE-CATHKRINE iJ02 EST, MONTRÉAL ____________-gjy3.-jLLL 7LLL5 [[‘Lève promptement; i il ÿ/M, WWa 1 É ;.y; Y'mW I 2 3 Course yachts Course lindres Course mint.Course ouverte, 10 milles, 220 II.P.(1ère épreuve).Course ouverte 5 milles, tout venant niotogodilles (te épr.) 10 Course ouverte, 2 inilles, pour | planche.Course ouverte 10 milles, foui venant (le épr.) Course ouverte 5 milles, 6 cylindres.Course ouverte 10 milles 220 H.P.(2e épr.) -Course ouverte 10 milles, tout venant (2e épr.) COURSES DE CH Al.(il 1 Del el mal le coup suivant.¥ Ÿ ¥ Explication de la notation algé riqne.Course nies.Course canots.Course lues.Course le aux gour & Paper eus de ouverte.2 paires ’ES de ra- ouverte 1 aviron, pour ouverte.I paire de ra- locnlc 5 avirons, ouver-employés de J.W Kil-Bros., Howard Smith Mills Uld.el aux citoy-1a place.En cas de inauvai.se lempéralure ces régates seront remises au dimanche suivant.tes €chec$ Le tournoi de maîtres qui se joue actuellement à Zurich donne des surprises.M.A.Nirzowitch a gagné contre M.Edmanuel Lasker.M.Salo Flohr reste en tête.MM.Alekhine et Bogoljubow sont tous deux en seconde place avec un de-deux en seconde plaie avec un demi-point de moins ¥ ¥ que ¥ M.F'Iolir.Voici deux parties tournoi intereereles de tion belges des échecs, cercle Philidor est sorti Chacun des clubs avail maître pour quier et M louées au la Fédéra-et dont le victorieux, choisi un son premier échi-Soultanbeieff, qui mm.Wm fÀ mû Wm ''Mû.' /M.m m wm m.wm 'm wm « wm ¦M.Wm.JÜ .'M abcdéfgh L«u coionncs «ont drslgneea par les Jet» tier a à h de gauclie a droite en üc pia-du côté des blanc*, les cases dt chaque uolonnc sont désignées par 1rs nu-Héros 1 à 8 a partir des blancs; on indique les pièces par la lettre initiale de leur nom: R, rot.D.dame, F, fou.C, cavalier; T.tour; on Indique le mouvement d'une pièce par l'Initiale de la pièce suivie de la case d’arrivée, ex.; CT3.on Indique )i prise par l'Initiale do la pièce qui prend, mils la lettre x, et enfin la cas» où s'opère la prb», ex; Cxf3 on Indiqua la marche du pion simplement par la eau* d'arrivée; ex é4, dans la prise par un Dion on indique la colonne du dépi rt.te: éid5; on Indiqu» l'échec nar le slgne-t-, ex: Dxd8 4-; on Indique le roque par ls ¦lane; 0-0, et le grand roaue par 0-0-0; réchlquler doit être placé de manière que chaque Joueur ail une case angulaire blanche h sa droite: ’«a blanct Jouent toujours les premier» jouait pour le cercle l’hilidor, n remporté 75 pour cent des points à cet échiquier.PD DEFENSE SLAVE R.Dyner V.Soultanbeieff j 1.Cf3, «15; 2.(14, CfG; 3.r4, c6; 4.e,x(15, cxdô; 5.Cc3, CcG; 0.é3, é6; 7.Fb5, Fd7; 8.0-0, FdO; 9.u3, 0-0; 10.Tél, Cc4; IL Gxé4, dxé4; 12.FxeC, Fxc6; 13.Cd2, Dh4; 14.Cfl, f5; 15.Cg3, TfO; 16.Ii3, Tg6; 17.I)é2, Tf8; 18.Fd2, Txg3; 19.fxg3, Dxg3; 20.Rf2, Dh2+; 21.Rfl, Fl)5 E ; 22.Tc2, Fg3; 23.Dgl, l)xgl+; 24.Abandonne, PD DEFENSE SLAVE V.Soultanbeieff B.Dyner 1.d4, d5; 2.Gf3.CfO; 3, c4.c6; 4.é3, éG; 5.Fd3, dxc4; fi.Fxc4, e5; 7.0-0, cxd4; 8.éxd4, Fe7; 9.Cc3, 0-0; 10.Cé5, Cefi; 11.Fé3, Cxé5; 12.dxéô, Dxdl; 13.Tfxdl, Cd7; 14.f4, Fc5; 15.Fxc5, Cxc5; 16.1)4, Cd7 ; 17. 471 Syracuse 12 58 420 Baltimore 30 67 309 NATIONAL F, New-York 60 34 638 Chicago Tm 36 604 St-Louis 54 37 593 Boston .46 49 484 Pittsburg 43 46 483 Brooklyn 40 52 435 -Philadelphie 40 54- -MW Cincinnati .30 69 335 ^ /[) Montréal, samedi LE DEVOIR 28 juillet 1934 oes LCS.^.CwIERCUC iX m >t S ÎN( I IL'PrUIM£-> " Affiliés à la Société Canadienne d’Histoire Naturelle Directeur général: R.F.Adrien.C.S.C., Université de Montréal.____ Sous-directrice: Rév.Sr Sainte-Aiphonsine.C.N.D., Collège ^,ar*u.er,.tc”Ç*>ur5*yis* Secrétaire général: M.Jules Brunei, Institut botanique, tniversité de Montiéal.Trésorier: M.Jacques Rousseau, Institut botanique.Université de Montreal CHEFS Ijfi SERVICE Botanique: R.F.Marle-VIctorin, F.E.C., «nstltut Botanique, Université de Montréal.Zoologie: Dr Georges Préfontaine, laboratoire de Zoologie, Université de Montreal.Entomologie: M.Gustave Chagnun, laboratoire de Zoologie, Université de Montreal.Minéralogie-Géologie: R P Léo Morin, C S C., Collège de Saint-Laurent.Publicité: R.F.Narcisse-Denis, F.E.C- Académie Saint-Léon, Westmount.No 170 28 juillet 1934 Un précurseur Sous ce titre, et qràce à M.l’abbé Bernier à (jui nous en avions demandé l’autorisation, une première étude est déjii parue ic i.Nous sommes assurés que le présent travail ne sera pas moins ponté.Il n’est pas besoin d’avertir qu’on ne donnera pas ici une biographie complète de ce “héros du travail” que fut l’abbé Provancher.A ceux qui voudraient se renseigner davantage sur la vie et l’oeuvre étonnantes de celui que l’on classe à bon droit au nombre^ de nos gloires nicolétaines et même nationales, nous conseillons vivement la lecture du magnifique volume que lui a consacré son ami intime, feu le chanoine V.-A Huard.Cet «mi fidèle a voulu poursuivre, jusqu’à la fin de sa propre vie, l’oeuvre du Naturaliste canadien-, il n’est que juste d’ajoti-ter que son inlassable dévouement, qui se heurta maintes fois à l’apathie de ses concitoyens, a réussi à maintenir bien vivante Punique revue canadienne-française traitant spécialement des sciences naturelles.Dès les premiers numéros de ce périodique scientifique qu’il entendait faire revivre, l’auteur nous de rêves pour l’avenir ne formais-je pas dès lors.?Tout enfant, je connaissais les noms vulgaires de tous les arbres et arbrisseaux de nos forêts et savais les distinguer; le foin de nos prairies et les mauvaises herbes ne m’étaient pas non plus inconnus”.Dans cet esprit d’observation si précoce, on voit poindre déjà la vocation naturaliste de “cet illustre savant canadien-français”.Ces heureuses dispositions, secondées par de remarquables talents, en faisaient un candidat tout désigné pour les études classiques; mais l’état de fortune de ses bons parents semblait rendre impossible la réalisation de cet idéal tant désiré.M.l’abbé Charles Dion, son curé, qui devait être plus tard procureur, puis supérieur du séminaire de Nieolet, avait été frappé des talents et de l’initiative de son jeune paroissien.II résolut de l’amener à son presbytère pour lui faire commencer ses éludes que, grâce à la Providence et à une bourse fondée par M.l’abbé François-Joseph Déguisé, il put continuer bientôt à Nieolet.II est assez intéressant de noter qu’il n’y avait alors que trois prêtres au séminaire: MM.Jean Raim-bault, supérieur, J.O.Leprohon, directeur, et Charles Harper, procureur.but final entrevu pendant tout son cours classique.Aussi, à la fin de ses études, nous le voyons sans surprise échanger sa tunique d’écolier pour la soutane séculière, qu’il portera dignement jusqu’à la fin de sa vie.Dès 1840, on le trouve professeur dans la chaire de Syntaxe.H parcourra ensuite tout le cycle des classes de Lettres, pour succéder enfin, en Rhétorique, à M.l’abbé C-F.I.allèche, qui devait donner plus tard tant d’éclat au siège épiscopal des Trois-Rivières.Après avoir terminé ses études théologiques, l’abbé Provancher est ordonné prêtre à Québec, le 12 septembre 1844, par Mgr P.-F.Tur-geon, coadjuteur de Mgr Signay, pour aller ensuite prêter main-forte à son cher curé de Bécan-court, M.l’abbé C.Dion, qui, 10 ans plus tôt, s’était constitué son premier précepteur.Henri BiiRNIER, pire.COMPAGNON DE DOLLFUSS L’AMI DE DOLLFUSS (1) Une tropicaux.excursion aux climats indique les motifs qui 1 ont guide, ],’année suivante, le jeune Léon en entreprenant d écrire cette t*10'| ellt pour professeur de troisième graphie et les circonstances qtu .^ ]’abbé Frs-L.Desaulniers, sous- l’ont singulièrement favorisé dans • ette tâche.Nous croyons intéres-ter en citant ce passage du Naturaliste canadien (mars 1914): “Au lendemain de la mort de l’abbé Provancher, les journaux de la Province n'ont pas manqué de donner à leurs lecteurs quelques détails sur la vie de notre savant canndien-français.Plusieurs publications scientifiques de l’étranger en ont fait autant.Mais rien de tout cela n’a été suffisant pour rendre pleine justice a 1 homme qui venait de disparaître.Les dates importantes de sa vie.l’énumération de quelques-uns de ses ouvrages, une appréciation très générale de son oeuvre: c’est là tout ce que le public a pu lire concernant cette existence si bien remplie.C’est tout ce que ces publicistes pouvaient savoir.Lequel d'entre eux.en effet, eut avec l’abbe Provancher des rapports assez suivis pour en connaître davantage?(iràce aux circonstances, je me suis trouvé dans des conditions plus favorables.J’ai entretenu des relations d’amitié et même d’intimité avec l’abbé Provancher depuis 1872 jusqu’à sa mort, en 1892; outre de constants rapports epis- diac.re.lequel se refusa toujours, par humilité et par timidité, à se laisser ordonner prêtre.C’est encore ce perpétuel sous-diacre qui lui enseignera plus tard la philosophie et les sciences expérimentales.Si on consulte les registres de cette époque, on retrouve presque au premier rang de sa classe le jeune Léon Provancher.Ces succès constants témoignent hautement de ses talents et de son travail opiniâtre.On sent que déjà il était convaincu de ces fulgurantes vérités qui ont servi de stimulant à tous les 'vrais grands hommes: “Travailler, c’est régner” (Louis XIV) ; “Travailler, c’est vivre’’ (Un savant français).Il avait appris de bonne heure que le savoir est une force, un levier puissant, un générateur d’énergie; que l’action n’est en somme que la prolongation du savoir puisqu’elle doit avoir pour maîtresse l’idée.Et de fait, tous ceux qui ont régné sur leurs contemporains par l’intelligence l’ont mérité par leur travail persévérant.C’est la caractéristique de toute la vie de Provancher.et seule elle peut rendre compte de la profondeur de son oeuvre, de la bienfaisante influence l’a-1 qu’elle a exercée sur ses contempo- tolnires chacun?anncc, j ai eu „ vantage de passer un certain temps rains, a tel point que nous pour- en sa compagnie, dans son ermi- tage du Cap Rouge, près Québec.On le voit, feu le chanoine Huard fut l’un des rares intimes de celui qu’il appelait son maître; et.comme il se proposait de faire connaître plus tard les détails et les événements de cette vie tout à fait extraordinaire, il le questionnait a rions dire avec vérité que nous assistons actuellement à une heureuse renaissance.Mais revenons à notre écolier.“En récréation, dit son biographe, il ne devait pas souvent non plus tirer de l’arrière; la vivacité, l’intrépidité de son caractère devaient se manifester dès sa jeunesse avec traordinaire, il ie .‘toute la fougue d’une nature non dessein pendant les par mois, bain, gaz.électricité.départ pour la campagne S'adresser entre 3 et 0 heures p.m à 6643 Iberville, ou écrire 0 Casier 45.le "Devoir".MAISON A VENDRE A Bte-Cunégonde: Maison en briqua.3 étages, comprenant 3 logementa et épicerie sur meme plancher.g4,80000 Rapports $720.00.S'adresser au propriétaire.2368 rue Quesnel.
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