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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 novembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-11-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 268 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, MAROl OVEMBRE Abonnements par la poète : Ldition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S5.V.O UNION POSTALE.$S.OO Édition hebdomadaire CANADA.SI.00 ETATS-UNIS.si.50 UNION POSTALE.$2.00 Directeur: HENRI BOURASSA Réda&ion et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT TÉLÉPHONES ADM1NIST 1 RÉDACTIC o "N FAIS CE QUE DOIS ! c* -.«O -c .c — 2 o s s Main 7461 Main 7460 LE PROCES DE RIEL SOUVENIRS Il y a trente ans aujourd’hui que montait à l’échafaud Louis Riel, le chef des Métis français.II n’est pas un homme de trente-cinq ans et plus chez qui cet anniversaire n’évoque un flot de souvenirs.Les plus jeunes se rappellent le voile d’angoisse et de deuil qui sembla tomber sur la province ce jour du 16 novembre 1885, la ruée de l’opinion publique, les retentissantes protestations qui confondaient dans une même révolte des hommes de tous les partis.Ils se rappellent aussi, hélas! que le lendemain ne fut pas très beau, qu’une partie des protestataires ravala prestement son indignation plus ou moins sincère, qu’une autre partie chercha surtout dans le sang de Riel le moyen de se hisser aux bonnes places.Mais nous ne recommencerons ce matin ni le procès de Riel, ni celui des riellistes ou antiriellistes.Je voudrais simplement, en évoquant quelques souvenirs, essayer de faire fixer un point d’histoire.J’ai connu, il y a près de vingt ans, un journaliste qui achevait tranquillement sa carrière aux Trois-Rivières et qui avait été, en même temps que le témoin du procès de Régina, l’un des grands facteurs ignorés de l’agitation Riel.Pierre McLeod, dont les anciens de la Minerve et du Momie n’ont sûrement pas perdu le souvenir, était, en 1885, rédacteur au Monde.Le directeur du Monde était alors M.Fabien Vanasse, député d’Yamaska, et ce journal passait pour être l’organe personnel de sir Hector Langevin, ministre des Travaux publics et chef de la section française du cabinet.McLeod avait été désigné par ses chefs pour suivre les débats du procès de Régina.Comme le pays était alors d’accès plutôt difficile, il fut, je le crois bien, le seul journaliste français à suivre ces débats.Et ce sont ses comptes rendus, répétés et reproduits un peu partout, qui ont, dans une large mesure, contribué à faire l’opinion française.C’est en ce sens qu’on peut l’appeler l’un des grands facteurs de l’agitation qui trouva dans le procès son principe et sa force.Je n’ai jamais lu ses comptes rendus, mais j’ai entendu McLeod, conservateur ardent, antilibéral passionné, commenter à dix et quinze ans de distance les scènes du procès.J’ai vu l’éclair de ses yeux, j’ai encore dans l’oreille l’éclat de sa voix lorsqu’il s’écriait: L’exécution de Itiel fut un assassinai juridique.Sa folie était évidente, et je devine, avec une pareille ardeur de passion, que les désillusions/et les années n’avaient pu éteindre, ce qu’il dût écrire au jour le jour, sous l’impression brûlante du moment.D’autant que -— et c’est le point que je voudrais particulièrement signaler aux chercheurs — McLeod m’a toujours déclaré qu’il avait reçu l’ordre de se tenir en relations intimes avec les avocats de la défense, M.Charles Fitzpatrick, aujourd’hui président de la Cour suprême du Canada, et M.François Lemieux, aujourd’hui juge-en-chef de la Cour supérieure de la province.—Lorsque jj partis pour Régina, disait-il, on me remit des instructions cachetées, avec ordre de ne les ouvrir qu’à la fin du voyage.Lors-que je Ifs ouvris, je constatai qu’elles étaient de sir Hector Langevin lui-même et qu’elles m’ordonnaient de me mettre en relations avec les avocats de la défense et de les aider dans toute la mesure du possible.Ce à quoi je ne manquai pas.McLeod n’avait pas, si mes souvenirs sont fidèles, gardé le texte de ces instructions, mais sir Hector Langevin était un homme très méthodique et qui n’a pas dû poser un acte comme celui-là sans en prendre quelque note.Le jour où l’on analysera ses papiers, il sera intéressant de voir s’il s’y trouve quelque chose qui se rattache à la mission de McLeod et de quel dessein tout cela faisait partie.D’autres faits, d’autres textes pourront éclairer celui-ci et le mettre dans sa vraie lumière.Nous indiquons simplement aux curieux un jalon qui peut mener à d’intéressantes conclusions.Orner HEROUX.L’IMMIGRANT ET LES VILLES Les villes étaient autrefois renfermées dans des enceintes fortifiées.Et les cités de plus de 100,61)0 âmes de population étaient rares.Un des résultats de l’immigration, au Canada, d’après M.Woodsworth, le secrétaire de la Canadian Welfare League, qui donne chaque vendredi soir des conférences sur ce sujet, au McGill, a été d’activer la formation de villes, au pays, et d’accroître la population de celles qui y existaient déjà.En 1881, il n’y avait au Canada qu’une seule ville de plus de 100,000 âmes, Montréal, qui en avait 155,000.Toronto n’en avait que 96,000, Winnipeg, 7,-000.C’est dans ces trois villes surtout qu’on saisit aujourd’hui le mieux les multiples conséquences d'une immigration nombreuse sur la vie municipale.* * -x- Le dernier recensement, ainsi que nous avions déjà eu occasion de le souligner, dans une série d’articles parus ici même, en 1913, sur les causes du coût de la vie, établit qu’aujourd’hui, la moitié presque de la population canadienne vit dans les villes, où elle s’entasse, on sait avec quels piètres résultats.Nos cités sont devenues énormes, eu égard à leur âge, elles sont d’une complexité inimaginable, pour quiconque n'a connu que les petites villes d’autrefois.L’arrivée des immigrants de différentes nationalités a eu entre autres effets celui de créer des petites villes dans les grandes, Ainsi, à Montréal, nous avons déjà le quartier juif, le quartier chinois, le quartier italien, le quartier syrien, et les différentes races qui vivent ici se groupent chacune à part.Tout ceci complique la vie urbaine, surtout si l'on tient compte que par ailleurs les neuf-dixiémes de la population de certaines de nos villes sont originaires de la campagne et que les gens bien habitués à la vie des villes sont encore rares chez nous.Le conférencier cite une enquête qu’il a faite dans un quartier ancien de ‘ ’innipeg.où il a trouvé 3,362 personnes, de 18 nationalités distinctes, vivant dans des conditions sanitaires indescriptibles et dans des logements pour la plupart dune m Inropreté repoussante.Le même état de choses existe dans toutes les villes un tant soit peu congestionnées par l’immigration, — ainsi Régina, Edmonton, Vancouver, Toronto.A Montréal, comme le prouvent certains rapports peu connus du public, les conditions, dans ces quartiers d’immi- grés, sont telles que des experts ont pu dire que c’est la pire ville d’A-merique, sur ce point, ‘ the worst in America”, ce qui n’est pas peu dire.Le conférencier n’exagère pas si l’on en juge par certaines pensions d’immigrés de Montréal, où trois ou quatre équipes d hommes se partagent chaque jour des lits, occupés continuellement, dans des pièces où il y aurait place pour un ou deux hommes seulement, d'apres les règles de l’hygiene la plus élémentaire.Nous avons îms slums, ou des pronriétaires, sur la cupidité desquels les autorités municipa-I les ferment les yeux, entassent qua-j tre, cinq ou six ménages, dans une demi-douzaine de pièces, retirant ainsi des loyers considérables.Et ces exploiteurs, ainsi que le fait re-i marquer M.Woodsworth, à propos d’un cas survenu à Edmonton, sont parfois ceux qui crient le plus fort en faveur des réformes à faire dans les villes.* # * L’immigrant, ainsi parqué, vit dans des locaux misérables.Il n’a pas de lieux d’amusements gratuits, tout est commercialisé.Il n’y a que les buvettes, les salles de danse louches et les théâtres de vingtième ordre, oiinl ¦ isse rencontrer de ses compatriotes.Il y a dans sa vie, telle cui’il la vivait outre-mer, bien ides coutum s et des usages que le I Pays gagnerait à lui voi • introduire j ici ; mais on les ridiculise, il les abandonne, et il ne sait plus comment vivre.Au point de vue religieux, l’immigré, dans les villes comme à la campagne, est souvent dans une telle situation qu’il abandonne son ancienne croyance, pour ne plus pratiquer d’autre religion.La généra-lion des vieilles gens garde lif sienne, mais comme il y a peu d’inter-pretes religieux, peu de prêtres ou ije ministres qui sachent la angue de rimmigré, la jeune génération ne croit plus à rien, assez généralement, et vit sans appui moral certain.M.Woodsworth, par exemple, cite la tragédie qui se déroule dans les milieux mennonistes.où les parents adhèrent à leur foi rigoureuse, tandis que les enfants, eux, abandonnent le vieil idéal de vie et.par là, créent des malentendus définitifs entre eux et leurs parents.Faisons remarquer, en marge de ce que dit M.Woodsworth.que, dans telles de nos villes.— ainsi, à Montréa’.à Tornnln, a Winnipeg et ailleurs.-les autorités religieuses catholiques ont compris la nécessité et l’avantage ou'il v a de donner aux groupes d’immigrés catholiques nombreux, - ainsi aux Italiens.— des prêtres de leur langue et de les grouper 'Ions des paroisses spécialement affectées aux gens de leur race, ce qnii contribue ft la préser- vation de leurs coutumes et de leurs moeurs nationales.Dans l’Ouest, il y a présentement un évêque catholique de rite ruthène, pour les nombreux immigrants de ce rite, et quelques prêtes comprenant et parlant leur langue, ce qui favorise la survivance de la croyance de ces immigrés.Mais le champ est vaste et on ne fait que commencer à le parcourir.Des milliers d’immigrés, depuis leur arrivée au pays, ont perdu la foi, à cause même des difficultés que note M.Woodsworth.45- * * Que faire, pour amener les nombreux venus à prendre part à la vie canadienne, à se canadianiser autrement qu’en adoptant les vices et les travers de notre civilisation ?Il y a là tout un problème.M.Woodsworth croit que l’intervention des autorités municipales donnerait de bons résultats, au chapitre de l’habitation et du logement sains pour l'immigré.Mais elles se préoccupent à peine de cette question, à l’endroit des anciens citoyens des villes, de sorte que l’on ne peut esperer de sitôt qu’elles interviendront pour protéger les étrangers contre Tex-ploitaüon par des propriétaires malhonnêtes ou cupides.L’initiative privée, dans maints endroits, s’intéresse neu à peu au sort des immigrés.Elle établit, par exemple, dans les quartiers où vivent les immigrés, des social settlements où des personnes sachant un peu la langue de l’immigrant et lui étant sympathiques réunissent les femmes et les enfants et.peu à peu, agissent ainsi sur ces familles, les font sc rencontrer, s’intéresser à leur vie nouvelle.“Mais l’anglais ne peut suffire à ce travail, il faut des interprètes,” note M.Woodsworth.11 y a un an, à Winnipeg, une as-socation s’est formée, sous le nom du People’s Forum, qui a pour but de réunir les différents groupes d’immigrés, et, au moyen de conférences, et de concerts, — la musique est une langue internationale, a dit quelqu’un, — tente de les rapprocher et de les intéresser à la vie civique, municipale et nationale canadienne.C'est une sorte d’université populaire, où, depuis quelques mois, il se donne chaque semaine de ces .conferences sur l’agriculture, les arts, les sciences, la vie politique, les ponditions du travail, au Canada.Les groupes d’immigrés de Winnipeg fréquentent assiduement, dif M.Woodsworth, les réunions du People’s Forum, et celui-ci semble devoir donner des résultats appréciables.Il n’y a pas à se le dissimuler, l’assimilation sage et graduelle de nos immigrés, leur association à notre vie politique et sociale, la conservation de ce qu’il y a de meilleur en eux, tout cela est un vaste problème, de solution ardue, et dont nos politiciens ne paraissent avoir jamais encore soupçonné l’existence.Georges PELLETIER.—- ¦— > a» - BILLET nu soin.PENSEES PROFONDES “Faites-moi donc, m’a-t-on dit tantôt, un petit billet du soir bien tourné, mais pas long; nous manquons un peu d'espace.'’ Voilà qui est tout à fait dans mes cordes, comme disait le violonneux de village à qui Ton demandait de jouer “Marie Chambe'land”.Qu’on ne me parle pas, en effet, de ces sujets d’article qu'on vous apporte négligemment en articulant d’un ton distrait : “Faites-moi donc deux colonnes là-dessus pour tantôt.’’ On a beau jouir d’un talent aussi abondant que délicieux, d’une verve pétillante alliée à un débit élégamment fluvial, une tuile esl toujours une tuile, n’est-ce pas, comme disait le jeune époux â (pii l’ou apprenait le rétablissement de su belle-mère.Nous allons donc, le destin nous .étant aujourd'hui favorable, fabriquer incontinent un billet, un bille! qui sera court et n’aura rien de pro-missoire, comme marque retrospective de mépris profond pour ceux que nous signâmes naguère à nos créanciers, sous le fallacieux prétexte que "expédition de (iattipoli et la crise mondiale qui s'ensuivit | dans notre portefeuille, nous mettait dans le cas de remettre à plus ! ard le règlement d’un tas de peti-| tes affaires de ce peu d’importance.! Item, procédons donc sans tarder, comme disait le jeune parrain èi qui I l’on expliquait qu’il devait absotn-J ment embrasser ta marraine pour \ cnwcchcr nue le filleul restât brail-\ lard._ îlots contre qui écrirons-nous te ! dit billet?Car de même que pour un | civet au lièvre il se faut prèalable-j ment procurer un lièvre, de même \pour remplir, pour “boucher’’ corn-\mc on dit en typographie, l’espace I compris entre le litre d’un article et |sa signature, il faut un sujet de con-I uersation à l’avance choisi.Il n’y a l pas à so: tir de là, comme disait SU-| vio Pcllico en faisant le tour de son 1 cachot.“Voyons voir”, comme disait d’un I ton perplexe l’espion à qui on lais-1 sait le choix d’etre fusillé imr devant ou par derrière.D’abord, lU’est'Ce que disent les journaux, à i part les dépêches de guerre : “Com-I té de Jacques-Cartier.M.I).A.La-\ fortune.” Ah ! non.qu'il nous' laisse tranquille, celui-là! Qu’il s'a-i pilote à distance sur le sort des \ femmes égorgées dans un troisième ! taçc à trois heures de l’après-midi \ et Jetées, à quatre heures, par la fe-\ nêlrc du quatrième ; mais qu’il nr ! vienne nas tombe- lui-même dans le.| -adre ne mon billet comme un me-j ton sur un pot de fleurs.On vous I d:t qu’au manque d’espace/ ! D'.ible de suie’, (ont de même! Il fait comme le chien de Jean .V/oe/K qui s’enfuit quand on l'appelle, illustrant ainsi la vérité profonde du proverbe qui dit qtf'on n’ent jamais trahi que.par les chiens,” Mais à ce propos, combien de personnes pourtant érudites savent d’où proviennent ces intéressants quadrupèdes?Citons, pour leur information, celle excellente définition d’un chroniqueur canadien publiée il y a une vingtaine d’années : “L’origine dn chien remonte à la plus haute antiquité, ci on l’attribue à la race canine." N’est-ce pas profond?A propos de chien, il me devient évident que le mien est mort pour aujourd’hui en ce qui concerne le sujet de billet, le billet de sujet.ah! quel méfie-! Et dire que pendant ce temps-là il y a des gens gai font de l’argent comme des petits fous en spéculant sur les “valeurs de guerre” on sur les trois Napoleons, vous savez, le Napoléon gui était commissaire et tes deux qui veulent le devenir.Voilà des sujets de billet! II est vrai que beancoun de gens affirment que ce sont plutôt de mauvais sujets.Robert VAL.BLOC - NOTES Le Post, de New-York, écrit : “Le Canada a porté sa récolte de blé, de 166,000,000 de minots en 1914, à 336,000,000 de minots, cette année.Il y a bien là de quoi faire mettre au rancart son surnom de Notre Dame des Neiges.” C’est, si nous ne nous trompons, Kipling, qui désignait ainsi notre pays, de la meith ure intention du monde.Aujourd’hui, comme bien d’autres Anglais, il doit être content de manger du pain fait de blé canadien.S’il s’agenouille devant les Français, comme il l’écrivait de France il y a peu de temps, il pourrait aujourd’hui effacer de ses oeuvres, en même temps que le surnom peu flatteur d’homme aux pattes d’ours qu’il donnait au Russe, celui de Notre-Dame des-Neiges dont il affublait le Canada.« « * “Quelques semaines avant la guerre actuelle, on se le rappelle,” écrit -'Evénement, “un procès fameux, celui d’un caricaturiste et patriote alsacien, démonli'ait au monde que quarante années de possession n’avaient pas ralenti l’ardeur farouche des germanisateurs.tl ne faut pas douter que les méthodes prussiennes seraient les mêmes au Canada qu’elles ont été dans les provinces conquises en 1870, si, par malheur, les Alliés ne parvenaient pas à brise le colosse du militarisme allemand.” Si les commissaires d’écoles de Green Valley, Ontario, lisent ces lignes de l’Evénement, ils se diront peut-être que.après tout, il n’y a guère de différence entre l’esprit de ceux qui veulent faire abandonne'!' leur langue aux Canadiens-français parce qu’ils ont, eux, sacrifie la leur, et l’esprit qui leur imposerait la langue allemande.Auront-ils tort ele croire qu’il n’y a pas de Prussiens qu’en Europe?*¦ * Sf Un professeur du McGill, M.Las-ki, dans une conférence au Canadian Club, hier midi, dit, d’après la Gazette de ce matin, que les patrons anglais capitalisent la guerre à leur profit, qu’elle opprime les ouvriers et que c’est pour cela qu’ils refusent la conscription, qui serait encore aux mains des patrons une arme plus puissante contre eux.M.Laski ajoute que les industries canadiennes sont à la merci d’une oligarchie de capitalistes et de millionnaires parvenus.Il déclare que les mineurs des Galles du Sud ont eu raison de se mettre en grève, car tandis qu’ils crevaient de faim, leurs patrons faisaient des bénéfices de 30 pour cent, accrus depif s le commencement de la guerre.Bref, M.Laski a fait une conférence qui n’est pas du tout à la gloire de certains groupes d’Anglais.Il se peut qu’il ait dit la vérité.Mais si le Devoir avait osé parler comme cela, qu’est-ce que la Patrie dirait?Et le censeur ne serait-il pas assiégé par des gens désireux de nous faire elrangler?# A?Le geste de M.Casgrain, offrant ses services au ministre de la Milice, en dépit de ses 63 ans, fait l’objet des commentaires de presque toute la presse canadienne.Et il nous vaut, entre autres choses, une guerre entre le Soleil et l'Evénement.M.d’Hellencourt, après avoir commenté l’offre de M.Calgrain, demandait aux deux autres minisires canndiens-français, MM.Pate-naude et Blondin, de partir pour la guerre, eux aussi.L’Evénement prend leur défense.Il sc porte à l’attaque et somme le Soleil d’inviter MM.Turgeon.Taschereau et Lemieux à s’enrégimenter, eux aussi, il demande à MM.Gouin et Taschereau d’envoyer leurs fils à la guerre, comme l’ont fait le général Hughes et M.Rogers.Et en terminant, l’Evénement prend M.d’Hellencourt à parti et lui adresse cette apostrophe: “Et vous-même, monsieur le rédacteur du Soleil, qu’esl-ce donc gui vous empêche (Tidier faire votre possible, si peu soit-il, sur les champs de bataille de l’Angleterre et de la France?N'êtcs-vous pas un ancien officier français?Avez-vous une famille ou une fonction gui vous retienne?Est-ce que votre nge n’est pas de dix ou quinze ans moins avancé que celui du généralissime des armées de votre patrie?Est-ce qu'il n’est pas de règle, dans Tannée française, qu'un officier en retraite doive toujours donner T exemple en temps de danger pour le.drapeau?Vous aimez à parler de votre compétence et vous m>cz le tort de toujours rappeler aux nôtres qu’ils n’ont nas vraiment d’entrainement militaire.Quelle excuse vous reste-t-il donc de ne pas être, depuis longtemps, là où le devoir appelle tous les bons Français?Et si vraiment, à cinquante ans, vous n’êtes plus apte au métier des armes, que ne demandez-vous à servir comme ambulancier, comme hospitalier, voire comme marmiton on comme laveur de vaisselle?En temps de guerre, plus qu’en tout autre temps, il n’y a pas de sot métier et les plus humbles serviteurs de la patrie ont leur part très grande de mérite et d’honneur! Répondez à ces questions que mille bouches vous posent chaque jour: répondez-y si vous pouvez et si vous n’êtes pas un impudent farceur, engagé à cent dollars par semaine pour injurier des Canadiens qui valent mieux que vous.” La réponse de M.d’Hellencourt ne manquera pas d’être aussi intéressante que l’attaque.Et si M.d’Hellencourt invitait le rédacteur de VEvénement à partir avec lui, que répondrait l’autre?Attendons.G.P EN PERSE ET EN MESOPOTAMIE Une dépêche rapportait, il y a quelques jours, qu’en Perse les Allemands ont commencé à travailler le sentiment public et les gouvernants.Prise isolément, cette nouvelle peut paraître insignifiante ; mais rapprochée des événements qui se déroulent dans le Levant, elle a une importance qui n’est pas négligeable.Sans doute, la Perse est un pays lointain et peu organisé an point île vin politique.Mais elle est située sur la route de l’Inde el le golfe Persi-que vers lequel le chemin de fer de Bagdad allonge ses rails parallèles, véhicules des ambitions germaniques.La Perse, après tout, n’est pas si loin qu’on pourrait le croire puisque des nations européennes se battent le long de ses frontières, au Caucase et en Mésopotamie.Elle n'est pas dépourvue d’importance puisque les Allemands, qui n’ont pas l’habitude de jeter leur poudre aux moineaux, y font depuis longtemps déjà une propagande acharnée.Par sa situation géographique, par le rôle qu’elle joue parmi les musulmans du Caucase russe et de l’Inde anglaise, par les intelligences qu’elle produit, la Perse peut devenir pour des belligérants une source (l’embarras cm une aide précieuse.Elle a donc pour les Alliés et elle pourrait avoir pour les Germano-Turcs une valeur considérable.Le gouvernement persan Il n’est donc pas sans intérêt de voir un peu ce qui se passe en Iran.Le ministère actuel a été formé au cours de l’été dernier, et on a laissé entendre qu’il avait des tendances germanophiles.M.Jean Herbclte.qui a fréquenté dans leur propre pays la plupart des hommes qui le composent, s’est montré dans le temps*' fort surpris de cette prétention.II écrivait au commencement de September dans l”1 Echo de Paris ” : _ “Le président du conseil a passe dix ans de sa vie à Paris, où je le soupçonne de se plaire beaucoup plus qu’à Téhéran même; il a fait élever en France ses deux fils dont l’un se trouve encore près de Bordeaux.Le ministre de la justice fut pennant de longues années ministre à Londres, poste que son tils occupe actuellement; il a étiè tantôt ministre des at-faires étrangères et tantôt président du conseil, sans que jamais nos alliés russes et anglais aient eu, je crois, à se plaindre de ses sentiments.Le ministre des finances passait pour un russophile déterminé à l’époque encore récente où i! détenait le portefeuille des affaires étrangères.Le ministre de l’instruction publique a fait ses études de médecine en France, et il est resté un admirateur fidèle de noire pays; Le ministre des postes est un causeur malicieux qui comprend et qui aime l’esprit français.Le ministre des travaux publics est un ami personnel dû président du conseil, avec qui il est venu en France.Quant au ministre des affaires étrangères, son fils, engagé volontaire dans l’année française, a été nommé chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre et se trouve actuellement dans un camp de prisonniers en Allemagne.Voilà ce ministère germanophile.“D’ailleurs, il ne faut pas croire que ce soit un ministère tout neuf, capable de faire un saut dans l’inconnu.Une partie de ses membres figuraient dans le cabinet précédent, et parmi leurs collègues d’alors il y en a un ou deux au moins qu’on a peut-être pas eu tort de “débarquer” pour des raisons fort étrangères à la vertu dont parle Montesquieu.Il se trouve que sous sa forme nouvelle le gouvernement persan inspire plus de confiance au parti appelé “démocrate”, et Ton s'est figuré parfois que ce parti avait des sympathies pour TA1-icmagnc.C'est encore une légende.Parmi les “leaders” du parti démocrate, l’un a été correspondant du “Times” à Téhéran et un aulre, marié à une Anglaise, habite en ce moment la France.Si les démocrates persans*ont des sympathies Instinctives pour une puissance étrangère, c’est pour l'Angleterre, vers qui se tournent en tout pays les premiers apôtres du régime constitutionnel.” S’appuyant sur ees considérations, M.Hcrbettc refuse d’admettre que le gouvernement persan penche vers l’Allemagne.Mais il est bien convaincu que les Allemands veulent persuader les musulmans — et non pas en Perse seulement — qu’en terre d’Islam, un gouvernement indépendant et un parti politique patriote doivent être nécessairement en lutte contre les puissances de l’Entente.Pour la diplomatie allemande.Téhéran est un champ de bataille que les Alliés au- L’AQUEDUC DE MONTREAL La situation La question de l’aqueduc est l’une des plus graves qui se présentent actuellement à l’attention des autorités municipales de Montréal.Le Canadian Engineer de jeudi a publié à ce propos une étude fouillée et qui représente, nous assure-t-on d’excellente source, l’avis du conseil de la Société des Ingénieurs civils.Elle mérite donc deux fois l’attention des contribuables.On nous saura donc gré d’en publier ici la traduction.Elle se divise na-turellement en trois parties, que nous donnerons successivement aujourd’hui, demain et jeudi.D’une interview donnée au “Canadian Engineer ”, la semaine dernière, par M.T.W.Lesage, ingénieur surintendant de l’aqueduc de Montréal, il ressort que le personnel technique de l’hôtel de ville a la conviction que le projet d’agrandissement de l’aqueduc n’a rien à craindre d’une enquête, si rigoureuse soit-elle, mais qu’il a été profondément blessé per les critiques qu’en ont faites certains ingénieurs et qu'il est opposé à l’enquête proposée par le Conseil de la Société des Ingénieurs civils du Canada et par le Board of Trade.D’un autre côté, un bon nombre d ingénieurs hydrauiiciens et électriciens de renom, habitant Montréal ou les environs, ont dit, dans les journaux, qu’à leur avis il serait prudent de suspendre l’achèvement des travaux jusqu’à ce qu’une enquête ait été faite par des ingénieurs n’ayant aucune attache avec le projet.Plusieurs doutent que l'entreprise puisse être achevée sans dépasser le montant des estimations faites par les ingénieurs de la ville ; ils craignent que si les plans actuels ne sont pas modifiés, on ne puisse pas obtenir les 10,000 chevaux vapeur qu’on se propose d’aménager ; que le frasil ne soit ly cause d’une interruption du service pendant l’hiver.Enfin, admettant même qu’on puisse achever l’entreprise sans dépasser les prévisions de dépense, obtenir 10,000 chevaux vapeur et se garer contre le frasil, ils sont loin d’être convaincus que l'entreprise est économiquement viable LE PROJET Jusqu’à ces dernières années, l'approvisionnement d'eau de ]a ville de Montréal se faisait au moyen d’un aqueduc, ou canal à ciel ouvert, construit vers 1854, en ne prévoyant tout d’abord qu’une consommation journalière de 500,000 gallons.L’entrée de ce mal avait été établie en amont des rapides de Lachine, dans le but de capter l’eau la plus pure des environs et d’utiliser la chute qui existe entre elle et la ville pour actionner les pompes de refoulement.Le canal, en même temps canal d’alimentation et canal d’arne-née de l’usine, a plus de cinq milles de longueur.En 1903, la consommation d’eau de la ville était d’environ 25 millions de galions par jour, dont 10 millions de gallons environ étaient fournis par des pompes commandées par turbines et environ 15 millions de gallons par pompes mues par des machines à vapeur.C’est alors que le public commença à demander une augmentation de l’approvisionnement.En 1905, M.Georges Janin, ingénieur de la ville, propose nu Conseil municipal de Montréal un projet d’agrandissement du canal lui permettant l’alimentation d'une usine hydraulique capable de développer une énergie de 2,000 à 5,000 chevaux vapeur et le refoulement de 50 millions de galions d’eau par jour.Ce propM prévoyait une dépense de $2,- S» réalisation partielle coûta $L-460,000 dont $800,000 pour l’agrandissement du canal (l’amenée (con-Quinlan * Robertson) et $660,-000 pour une conduite d’adduction en béton armé de 9 pieds de diamè-ire établie parallèlement au canal.Cette conduite devait fournir l’eau necessaire à l’approvisionnement de la ville durant les trois années que durerait le changement du gabarit du canal d’amenée.La conduite, commencée en 1907, fut terminée en 1909 et on avait pro-jele le parachèvement du cana] d’a-menee pour 1912, mais avant la fin de ces travaux, M.Janin fit aux éche-vins la suggestion suivante au cours d’une inspection : (( “ 11 y aurait peut-être avantage à faire notre canal d’amenée assez ‘ grand pour développer une puis-sauce double de celle que nous “ nous étions proposé d’obtenir." Nous pourrions ainsi subvenir à d’autres services municipaux.” En novembre 1910, il présenta au Conseil municipal un second rapport dans ce sens, où i] était dit : “ je recommande à votre approbation le projet “ B ”.où je prévois une “ dépense de $1,900.000 pour l’aména-“ gement d’une usine de 10,000 che-“ vaux vapeur, soit 7,000 chevaux de plus que dans le premier projet." De ces 7,000 chevaux vapeur, 3,000 assureraient un approvisionnement d'eau de 50 millions de gal-“ lans en sus des 50 millions déjà fournis par les travaux qui sont terminés et les 4 000 restant pour-“ raient être utilisés pour divers autres services municipaux (éclaira-“ ge des édifices, des rues, des jardins de la ville, etc.) Cette énergie coûterait normalement $25.00 par cheval-an, tandis que les calculs “de mon rapport prouvent qua le prix “ de revient annuel à l'usine ne dé-“ passerait pas $12.62 au cheval-an.” M.Janin eut gain de cause et on appela des soumissions pour ce nouveau projet.Le contrat fut adjugé à la Cook Construction Go., dont la soumission était la plus basse.Les travaux commencèrent en juillet 1913.Le montant de cette soumission était de $2,232,000, soit $332,000 plus élevé que l’estimation de M.Janin.Mais ce n’était là que le début du gonflement des premières estimations : la ville table aujourd'hui sur une dépense probable de $8,000,000 et certains ingénieurs croient que cette dépense atteindra $10.000,000 et même $12,000,000.Il n’est donc pas sans intérêt de préciser par quelques chiffres l'augmentation graduelle du coût probable de cette entreprise.(La suite demain.) raient fort de négliger.Il paraît incontestable, en effet, que la propagande allemande est intense en Perse et qu'elle y obtient des résultats.Mais depuis une semaine ou deux, le gouvernement russe a paru s’en alarmer puisqu’il a signifié au gouvernement de Téhéran que s’il se laissait aller à faire le jeu de l’Allemagne, la Russie ne pourrait garantir l’intégrité du territoire de l’Iran.Une armée russe a même envahi la Perse et les Cosaques se trouvent aujourd’hui à une vingtaine de milles de Téhéran, que le schah et son gouvernement vont évacuer pour se retirer à Ispahan.Téhéran restera sous la protection des Russes, qui verront à prévenir les désordres que les Germano-Turcs auraient eu l’intention d’y provoquer.On paraît redouter, à Peters-bourg et à Londres, que les Allemands ne répètent en Perse les procédés qu’ils ont appliqués avec tant de succès pour précipiter la Turquie dans la fournaise européenne.Les Anglais en Mésopotamie D’après les nouvelles de la semaine dernière, les troupes anglaises opérant en Mésopotamie auraient occupé la ville de Bagdad.D’autre part, des renseignements sûrs reçus de la Perse paraissent établir d’une façon indiscutable que des forces britanniques se trouvaient depuis plusieurs semaines à quelques milles de la grande ville cainte des Arabes.Mais il est encore impossible d’obtenir dans les milieux otffi-eiels confirmation de ces nouvelles, dit une correspondance du Caire.Depuis l'occupation de Kout-el-Amara par les troupes britanni-ques, il ne s’était produit aucune opération militaire de quelque envergure sur les rives du Tigre.Les t>e''P»s de l'ennemi semblent avoir été beaucoup plus sérieuses qu'on ne le pensait, car les troupes turques ne donnaient plus aucun signe do vie.Elles avaient solidement fortifié Kout el-Aniara pour arrêter l’armée britannique sur la route de Bagdad.Les difficultés du ravitaillement les empêchaient de réparer leurs désastres, et c’est à Bagdad même que semblait s’être concentrée leur dernière résistance.Le succès des Anglais, s’il a réellement été complété par l’occupation de Bagdad, a dû avoir une heureuse répercussion sur tes dispositions des tribus arabes.De plus en plus, assure le même correspondant du Caire, elles se détachent des Turcs et font leur soumission aux autorités anglaises.“Les tribus arabes sont les véri-tables maîtresses de la Mésopotamie.Elles se divisent en trois* groupes: des nomades, des sédentaires et des semi-nomades.Les premiers vivent dans le désert où ils s’échelonnent le long de la ligne de verdure dont se nourrissent leurs troupeaux.Les sédentaires sont fixés sur des territoires déterminés et s’adonnent à l’agriculture, tandis que les semi-nomades vivent sur un territoire déterminé d’élevage du bétail et s’abritent sous des tentes.“I.a Mésopotamie compte trente-six tribus divisées en 423 branches, comprenant 465.000 tentes.La région du Muntefik possède dix tribus avec 110 branches et 70,000 tentes.Si à ces deux régions on ajoute celles du Nedjed et du Chaînai', qui ont treize tribus avec 98 blanches et 158,000 tentes, r on a ainsi un ensemble de 693,000 tentes pour toutes les tribus arabes passées sous l’influence anglaise.Si, d’un autre côté, on évalue à cinq Ames le personnel d’une tente, ce qui est une faible moyenne, on a, pour toute la population .robe, le chiffre de 3,465,000 âmes."Les deux tribus les plus considérables sont les Anézés, sunnites qui possèdent 97.000 tentes, et les Mun-téfiks, chiites qui comptent 70,000 tentes.“A la tête de chaque tribu se trouve le “cheikh-ol-mecha-yekh”, assisté d'un “mollah” ou secrétaire el défendu par un corps de garde appelé “el-fednouyé" ou “el-sobian”.L’intermédiaire entre les autorités anglaises et les chefs arabes est le cheik de Mohanimera.Pour tout ce qui intéresse l’administration de leurs tribus, les chefs conservent une autonomie complète.On les dit heureux d’être débarrassés cLs vexations des autorités ottomanes qui empiétaient sur leurs droits.Uldéric TREMBLAY.A N VOL- VI.— No 268 CHOSES MUNICIPALES NOVEMBRE LE DEVOIR, MON eal, mavd* PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES CIVILS TRIBUNAUX LE LIVRE FRANÇAIS L'AFFAIRE AGENTS Bonne commission pour hommes eompéL-nts.S’adresser, Chambre 408, Edifice Power.DOCTEURS en hygiène Pob LE RAPPORT ! CONFESSION MAGNIFIQUE EN COUR EST LEGAL DE JUGEMENT RESULTAT SUPERIEURE TELLE EST L’OPINION DU MAIRE AU SUJET D’UNE COMMUNICATION DES COMMISSAIRES CONTESTEE PAR M.LAPOINTE PARCE QU’ELLE PORTE LA SIGNATURE DE M.HEBERT.— INTERPELLATIONS.Une discussion acharnée s’est élevée au conseil, hier après-midi, M.l’échevin Mayrand voulant à tout prix enlever à M.Larivière, échevin de Mercier, $60,000 que celui-ci avait fait approprier à son quartier pour des travaux publics et qu’il voulait affecter à une nouvelle fin, à savoir l’achat d’une propriété pour prolonger certaines rues.On s’est entendu, en fin de compte, pour référer le rapport à une commission échcvinale priée de faire connaître sans délai le résultat de son étude.Le rapport des commissaires portait la signature de MM.Martin, Hébert et Côté.M.Lapointe souleva à ce sujet un point d’ordre intéressant que le maire ne maintint pas.Ce rapport n’est pas légal, dit le leader, il ne porte la signature que de deux membres du bureau des commissaires puisque M.Hébert a démissionné et la charte indique que tout rapport soumis au conseil doit porter la signature d’au moins trois des membres du bureau des commissaires.M.le maire rejette immédiatement cette objection en déclarant qu’il est impossible que tous les rapports signés par M.Iléberi soient annulés et c’est ce qu’il resterait à faire si la position prise par M.Lapointe étail exacte.M.Lapointe s’est incliné, mais il est persuadé qu'il a raison.Il ne s’agit pas, dit-il, d’annuler les rapports qui portent la signature de M.Hébert qui onl été approuvés par le conseil, mais simplement ceux qu’il a signés avant son départ et qui ne sont soumis à l’approbation du conseil, avec la signature de deux de ses collègues seulement, que depuis qu’il a remis sa démission entre les mains du greffier.M.Larivière a défendu le rapport avec une énergie incroyable.Comme on lui demandait qui étaient les directeurs de la Montreal Cily Land Company, 11 a répliqué qu’il n’en savait rien, mais qu’il savait par conire que la ville faisail là une excellente transaction et qu’elle n’achetait pas des terrains, mais seulement des travaux exéeulrés sur des terrains et qu’il y mettait lant de zèle uniquement parce qu’il s’agissait de procurer les avantages d’un service des vidanges et de l’éclairage à au moins cent cinquante familles jusqu’ici privées de l’un et de l’autre.Le débat se dot finalement, M.Larivière retirant sa motion d’adoption d l’amendement de M.Lavergne référant le rapport à une commission de quatre membres, tout en lui conservant sa place sur l’ordre du jour.L’AVOCAT DE M.HEBERT PROVO- j LA SOCIExe SAINT-JEAN-BAPTIS- INTERPELLATIONS Quelques interpellations et motions ont été faites au cours de la séance.L’éehevin Dubenu a urié le bureau des Commissaires d'attirer l'attention de la Cie des Tramways sur le mauvais étal de sa voie sur la rue Amherst, entre les rues Ontario et Cher-rier, ce qui, par suite de la nature du sol, cause une vibration dommageable aux propriétés voisines.” L’échevin Elle a fait adopter la motion suivante: ‘"Que le Greffier de la Cité reçoive instruction d’obtenir des différents chefs de service, un rapport indiquant 1.Les noms des fonctionnaires municipaux dans leurs départements respectifs, qui résident en dehors des limites de la Cité; 2.Si ces fonctionnaires municipaux sont propriétaires dans la Cité de Montréal et à quels endroits Ils sont propriétaires et quelle est la valeur (les immeubles qu’ils possèdent: 3.S’il y a des raisons suflisanles qui forcent ces employés à demeurer en dehors des limites de la Cité, ees raisons devront être indiquées dans chaque cas.” TENTATIVE DE SUICIDE Quebec.16, — Un individu du nom de Jérémie Verre!, âgé de II) ans, domicilié rue S.-Germain, à S.Sauveur, a tenté de se suicider, dimanche, en se tranchant la gorge ayee un razoir.Heureusement, on réussit a lui enlever son razoir avant qu’il ait pu s’infliger d s blessures mortelles.Verret ne jnuil pas de toutes ses facultés mentales: avant d'attenter à ses jours, il avait fait des menaces à - a femme.Il sera probablement interné dans une maison de santé.ACCIDENT A S.-MAL0 fDe notre correspondant) Québec, 16.Un garçonnet de 13 ans, nommé Francis Pruneau, est tombé du premier étage d’une maison en construction où il était à jouer à S.-Malo.Le bambin s'es! inf'igé des bl ssures très graves à ta tète.Le Dr Bélard fut appelé à lui prodiguer ses soins.L’état du petit blesse est précaire; on craint n’en réchappe.-sf qu’il PROFESSEURS A UVAL QUE UNE SENSATION EN DECLARANT ETRE PRET A PAYER LES FRAIS ET L AMENDE POUR METTRE FIN AU PROCES.Le commissaire Hébert a causé toute une sensation, hier après-midi, en confessant jugement pour les frais, dans les causes de Saint-Martin et de H.Langlois contre lui, au moment où on lui demandait s'il est .’auteur de la fameuse lettre demandant $200000 pour faire accorder une nouvelle franchise à la compagnie des tramways.Cependant cette confession n’a pas été acceptée par le tribunal, les avocats des requérants trouvant qu’elle n'allait pas assez loin et ne couvrait pas toutes leurs conclusions.A l’ouverture de la séance, hier après-midi.Me René Chcnevert, présente d’abord une motion déclarant qu’il représente M.Hébert.Le juge Greenshields accorde cette motion sous réserve des droits de réclamations que pourrait avoir Me Pélissier, l’ex-defenseur de M.Hébert.M.L.A.Bédard, greffier de la Cour de Pratique, est le premier témoin.Il produit l’original de la fameuse lettre, écrite le 10 juin et qui a été produite en Cour de Pratique le 15 juillet dans nue des causes de Tourangeau contre Hébert.M.Bédard compara la lettre avec les copies photographiques produites dans la présente cause et déclare que les copies sont exactes.Après bien des discussions, on décide de laisser cette fameuse lettre à M.Bédard, qui en restera le dépositaire jusqu’à nouvel ordre.M.Hébert est ensuite appelé comme témoin par Me Ledieux.M.Hébert entre dans la boîte et Me Le-dieu lui présentant la lettre : “ Pre-nez-en connaissance et diles-nous si c’est bien votre signature.” Avant que M.Hébert ait eu le temps de dire un mot, Me Chcne-vers s’est levé et demande une minute de délai.Les avocats se consultent h:1ti veinent, puis Me Chenevert obtient un nouveau délai de cinq minutes.“ Est-ce une objection à la question ?” demande le juge.— “ C’est pour préparer un document, une confession de jugement ’, répond Me Chenevert.Lorsque le document fut rédige et signé Me Chenevert le lut à haute voix : M Hébert, tout en niant les allégations des requérants, accepte de confesser jugement sur le paraphe oui demande sa condamna- gra lion aux frais et à 1 amende ; il agit ainsi dans le but de sauver des frais inutiles., , Le juge dit alors, en s adressant a Me Ledieux : .C’est à vous de decider, si vous acceptez celte confession.Me Ledieu déclare que si la confession semble satisfaisante au tii-bunal il TaecepTTa, Le juge Green-shields déclare alors : Je liai pas d’hésilation à dire que ça n’est pas une confession de jugement dans le sens strict de la loi.C’est une decla-ation d’admission de fai s définis i.'admission faite par le défendeur se u fD» note» corrM»nna»ntl Québec, 16.— Les Drs Albert .Tobin, A.Lessard et Jos.Vaillan court, de celte ville, ont été nommés professeurs agrégés de la faculté de médecine de l’Université Laval.n'est pas une admission, mais i in ont une déclaration qui! n admets pas les faits; seulement il nous dit d'une façon plus ou moins détachée que le tribunal peut le.suppo-.si-r vais, afin de rendre son jugement.Je ne puis rendre un jugement sur ce document, fout ce que je puis faire est de déclarer que, vu que les faits allégués soni suffisants • n loi, s'ils sont vrais, pour maintenir l’action des requérants, le dé-fendeur a produit ei signé le document que je viens de mentionner.Et ensuite rendre un jugement sur ce document seuleinent.Me Ledieu demande alors l'ajournement à ce matin.Le juge dit encore : Si vous déclarez (pie vous n’avez aucune preuve à offrir, je vais prendre le dossier et l’éiudier.Je suis ici pour vous dire ce que vous devez faire et non pour vous conseille ".Je n’hésite pas à vous dire que si j'en viens à la conclusion que je ne puis rendre ua jugement en votre faveur, je ne renverrai pas votre action.Vous pouvez m être certain." M.Ledieu dil alors qu’il sait que M.Hébert a démissionné et qu il le sail de bonne source.Me Montgo-me ry intervient et déclare qu’une .elle admission n’affecte en rien la cause.Le juge demande à Mo I.o-dieti de produire au dossier culte déclaration et ce dernier dit qu’il ne pout le faire.La lettre de demission de M.Hébert peut être entre es mains des autorisés, dit-il, mais elle peut n’êtve acceptée qu’ap è< p usiui s mois.On propose de demander l’avis de M.Crépeau à ce sujet mais le juge déclare que la Charte de la Vide est un statut qui peut être interprété par d'autres personnes que M.Crépeau.Me ChèiU'vert demanda alors l'ajournement à son tour.Me Montgomerry dit que l’action de son client, M.Rod igue Langlois, n’est nullement affectée par une confession de jugement qui n’est pas plus au point.Le juge lui demanda ce qu’il ferait de sa cause si M.Saint-Mar in neepte pour sa part la confession de jugement.Vos actions mariée; depuis peu, divorceront-elles?Me Montgomerry déclare que quoi qu’il soit pour arriver Faction de M.Langlois se a poussée jusqu’au bout.Enfin, du consentement de toutes les parties, le tribunal s’est ajourné à ce matin.TE A ENVOYE DIX MILLE QUATRE CENT SOIXANTE-SIX VOLUMES ET VINGT-SIX MILLE QUATRE CENT CINQUANTE-QUATRE REVUES AUX CANADIENS-FRAN-CAIS D’ONTARIO.En annonçant le mois dernier que nous avions expédié dans l’Ontario, pour l’Oeuvre des Livres français, 5,500 volumes et 10,000 numéros de revues, nous exprimions l’espoir d’atleindre bientôt le chiffre de 10,000 volumes et celui de 20.000 revues.Notre espoir est dès maintenant réalisé et même dépassé, car nos envois sé-lèvent à 10,466 volumes et 26,454 vo-vues.Nous devons, pour une large part, ce magnifique résultat au cercle “LeMoyne”, de l’Association ca-iholique de la Jeunesse canadienne-française, qui nous a procuré, a lui seul, 3 800 volumes et ô,200 revues, recueillis de porte en porte, par ses membres, dans la paroisse Saint-Jean-Baptis.e Nous félicitons et nous remercions bien cordialement les vaillants jeunes gens du cercle Le Moyne, pour le beau travail qu’ils ont fait là et nous exprimons le voeu quils trouvent de nombreux imitateurs.Nous devons remercier également les citoyens de Saint-Jean-Baptiste pour la générosité avec laquelle ils ont répondu aux patriotiques sollicitations de leurs jeunes.Nous accusons réception, avec reconnaissance, des envols suivants faits depuis notre lernier accusé de réception: M.Letourneau, 710, rue Berri, 7 volumes, Dr G.-A.Lapierre, S.-Hyacinthe, 2 volumes; M.Mande-ville, Montréal, 2 volumes; M.Maurice Dugas Montréal, 2 volumes, 20 numéros de revues; M.Dubord, Montréal, 250 numéros des “Contern-porains” ; Une amie de l’Oeuvre, 45 revues; Un ami de l’Oeuvre, 25 revues; M.Ernest Bilodeau, 12 exemplaires de son ouvrage “Un Canadien Errant” ; M.Pelletier, La Rivière du Loup, 45 volumes, 185 revues; M l’abbé Roux, curé de la paroisse S.-Eusèbe, 117 volumes, 106 revues; M.Wiseniainer, Montréal, 24 revues; M.Alphonse Pellëtier, Québec, 54 volumes, 114 revues; M.P.-P.Arbour, Montréal, Il volumes, 302 revues; M.Jos.Courteau, Valleyficld, 35 volumes; M.l’abbé Goudreau, Thetford Mines, 45 volumes et brochures diverses; M.Slcele, Montréal, 12 volumes; M.G Garlhois, Montréal, 45 volumes; M.Gadbois, rue Bcllechas.se, Montréal, 35 volumes; M.Paré, Montréal, 30 volumes; M.Jean Dumont, Montréal, 10 volumes; Dr F.-U.Lavallée, 10 volumes, 2000 revues; Un ami de l’Oeuvre, 50 volumes; Mlle Robert, Montréal, 67 volumes, 100 revues; M.Louis R.Renaud, Montréal, 20 volumes, 15 revues; M.Létour-neaux, Montréal, 6 volumes; Un ami de la Minorité ontarienne, 40 revues; Collège S.-Marie (3e envol) 650 volumes el brochures; M.J.-A.Julien, Montréal, 167 volumes, 215 revues; Noua voua montrons comment obtenir un charmant ebet-vou» pour tout* Tanné*, our I* rire du I.ar, »»*c T09 rerrnua uctuela.Vo>*r.ceux qu* Ton * eonotruila ou que Ton rat à construire, en vente à conditions facile*, il I.tkeaide, i Strathmore, à Dorval, à Olxle.Deniandex de plua amplea ranaclanementa à ) i MARCH TRUST COMPANY IM S.*JACQUKS.tl* Miné*.Actif, pim d» M,000,000 J POUR LES MUTILES DE LA GUERRE ON A ENTENDU HIER LES APPELS DE LA PROVINCE DE QUEBEC ET RENDU PLUSIEURS JUGEMENTS—LA CAUSE WARNER-QLTNLAN VS LA VILLE EN APPEL.Ottawa, 16.— La Cour suprême a entendu hier les appels de la province de Québec.La première cause a été celle de la compagnie des tramways contre Séguin.L’intimée avait poursuivi la compagnie en son nom et au nom de ses enfants, réclamant des dommages à la suite de la .mort de son mari, un charretier, tué dans une collision entre sa voiture et un tramway à l’angle des rues de la Montagne et SainteTla-therine à Montréal.En première instance un jury a accordé $9,000, moins une reduction de $8,100 à cause de négligence de la part de la victime.L’appelante, la compagnie, prétend que le montant du verdict est excessif; que le juge de première instance a appuyé surtout sur les faits au lieu de s’occuper de la loi, en s’adressant au jury.Cette cause a été prise en délibéré.La Cour suprême a rendu jugement dans les causes suivantes: Mc-Gillivery vs Kimber, appel permis avec frais, le juge en chef et le juge Davies dissidents.Motion interlocutoire renvoyée avec frais.Dumphy vs Cariboo Mining Co.Appel renvoyé avec frais.Le juge en chef et le juge Duff, dissidents.Lewis vs la compagnie du Grand Tronc Pacifique, appel renvoyé avec frais.Les juges Idington et Brodeur, dissidents.Pierce vs la ville de Calgary, appel maintenu avec frais.Le juge en chef et le juge Davies dissidents.Douglass vs Montgomery, appel renvoyé avec frais.McMaster vs McDonald, appel renvoyé avec frais.EN COUR D’APPEL AVOCATS La Cour d’appel, composée du juge en chef sir Llorace Archam-beault et des juges Carroll, Lavergne, Cross et Pelletier, a siégé hier.Une bonne partie de lu journée a été employée par la cause de la compagnie Warrter-Quinlan contre la ville et la compagnie Atzec, mise en cause.L’audition de la cause se poursuivra jeudi prochain.La Cour d’appel entendra aujourd'hui les causes de la campagne.Dr J.-A.Poirier, Montréal, M.Delfos- se, Montréal, 20 volumes; M.Ed.Marceau Montréal, 20 volumes, 20 revues; Dr G.IL Baril, Montréal, 200 volumes, 150 revues et journaux illustrés; Soeurs Saints Noms de Jésus et Marie, 40 volumes et brochures; M.(’.lapin, Montréal, 150 revues; M.J.-B.Désy et Mlle IV-atrice Désy, 13 volumes; M.Cyprien Gélinas, 40 revues; M.Charles Langlois, Montréal, 30 volumes; Cercle Le Moyne de l’A.C.J.C., paroisse S.-Jean-Baptiste, 3,800 volumes, 6,200 revues; LE DEVOIR, 35 volumes; M.Tremblay, rue Eul-luin, 9 volumes.120 revues; Mlle C.Charbonneau, Petit Brulé, 13 volumes, 787 revues; M.Emile Parizeau, 100 revues.-*- COURS A LAVAL LA LEGISLATION INDUSTRIELLE PAR M.E.MONTPETIT.Jeudi prochain, 18 novembre courant, YL le professeur Montpetit reprendra ses cours de législation in-(lustrielle (Chaire L.-J.l’orget).Ces cours, d’un intérêt très pratique pour tous ceux qui désirent se renseigner sur cette importante ma-tière se donnent le jeudi soir à 8 h.15, dans la salle de la bibliothèque de l’Université.Voici un bref résumé (11"-' sujets qui seront traités: Le conlrat industriel, la néglemcntalion du travail, l’organisation ouvrière et la loi, les assurances et les institutions sociales, la propriété industrielle.La première conférence sera consacrée aux notions générales suivantes: Régimes Industriels, dispositions de la Législation industrielle, législation canadienne, protection contre le travail étranger, organisation ad-m'inislrative, ministère du Travail et Offices du Travail.L’admission à ces cours est toujours gratuite.LES COURS D’APOLOGETIQUE LE R.P.LOI SE AU, S.J., REFUTE, HIER SOIR, LES OBJECTIONS FAITES A L’EXISTENCE DE DIEU, PAR LES TENANTS DU ‘ MOUVEMENT,IN SE”.SERVICE POUR FEU Mme VAILLANCOURT Le mercredi, 17 novembre, à 8 b., un service solennel sera chanté dans la chapelle de “Nazareth” pour le repos de l'âme de Madame J.-A.Vail-lancourt, présidente des Dames Pa-tronnesses de cette institution.Les Dames Patron nesses, les parents et les amis sont priés d’y assister.Les wutc'- faites «u profit des mutilés oc la guerre mt rapporté une tic.i jolie s mime divisée également entre “ Kinds ; Conva’eseent Home for soldiers " et " Sacs au dos Nos remerciements bien sincères à toutes les tînmes et jeunes Hiles qui se sont si grandement dévouées.Grâce aux palmiers et plantes envoyés par lit ville et aux artistiques décors prêtés par l’Ecole Polytechnique, l’installation réservée aux dames vendeuses était des plus attrayantes.Aussi nus ros remerciements pour ies dons faits par M.le colonel Labelle, Mme Rosaire Thibaudeau, Mme Damien Masson et M Charlchois.(Communiqué.) INCENDIE MORTEL PRES DE WASHINGTON Washington, 16 — Un homme brûlé à mort, trois autres la ut le-ment blessés, lu destruction de quatorze écuries et d’autres édifices, la mort d’au moins vingt chevaux de prix, voilà quel est le résultat de hnmulic qui n (e nté in nuit dernière au champ de courses de Henning, dans la banlieue de Washington.Ce champ de courses, depuis 1908, ne servait que de piste d'entraînement.Le feu, dù à une cause inconnue, n pris dans une riô-, turc, et attisé par un fort vent s’est : rapidement propagé.On évalue les dommages à environ $135,000.Casier postal 356.— Adresse télégraphique, ••Nahae.Montréal**, m Main 125f)-1Mt.Codes : Uebers, West.ün.Dr.J.-N.CHAUSSE HOMME On demande un homme marir n’ayant pas d’enfants.S'adresser avec références au Rév.D.D.Bélanger, pire.Foruynierville Ont.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT FT PROCURFTK Edifice Transportation — Rue Saint>JaeLouis 3275.70S Parc ] Lafontaine, angle Marquette.MAURICE DUGAS, avocat LL.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Pare Rockland 2459.¦-KST *7Sl ' Docteur A.DESJARDINS LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec.11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL., I)., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.Ancien Moniteur de l’Hôtel-Diei.1 de Paria, 'aladïe des YE^X, de.-| OREILLE”, du NEZ et de lai GORGE, 523, Saint-Denis, face du carr Saint Louis).(En DENTISTES ROMUALD ROY AVOCAT 83.Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 966.MONTREAL.Tél.Main 3264.S.-Loaia 4207.Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE HERVE ROCH, B.A., ILL AVOCAT Société légale 61, rue S.-Gabriel, Baril et Roch.Montréal.BUREAU till, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anns.Tél.S.-Louis 3943.CAMILLE TESSIER AVOCAT RT PROCUREUR NOS DENTS- Bont très belle,, naturelles, garanties.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN (Incorporé) 162 rue S -Denis, Montréal.97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.Dr HONORE THIBAULT MAIN 8728.ROCKLAND 931, Bien que le temps, hier soir, ne fût pas invitdnt et portât plutôt Chacun à rester chez soi pour jouir du confort paisible du foyer, ï’am-phithéâtre du Gesù était aussi rempli que les semaines dernières d’auditeurs désireux de ne rien perdre des lucides exposés du R.P.Loi-seau, dans son cours d’apologétique.Si cette augmentation constante du nombre d’auditeurs se continue, il faudra avant longtemps chercher une salle plus grande, l’amphithéâtre ne pouvant guère contenir plus d’un millier de personnes.Et dire que l’on comptait, au début, sur environ soixante-quinze! Ce succès n’a rien d’étonnant pour qui a pu goûter la manière toujours claire et probante avec laquelle le rév.Père sait mettre les raisonnements les plus abstraits à la portée de toutes les intelligences.On apprécie également à un haut degré l’esprit consciencieux et la scrupuleuse honnêteté avec lesquels le conférencier répond, selon sa promesse, aux objections qui lui parviennent, même lorsqu’elles touchent à des thèses que le rév.Père n’a pas encore eu le temps d’exposer.QFtte manière de procéder pourrait offrir, par sa bravoure même, des difficultés à tout autre qu’à l’apologiste éminent qu’est le R.P.I.oiscau, mais les difficultés ne semblent que donner à son argumentation plus de force et plus de clarté.11 a continué, hier, à réfuter les objections faites à l’existence de Dieu par les tenants du “mouvement in se” et de l’Univers-rause.Aux premiers, le conférencier prouve le néant de leur prétendue doctrine, en montrant sur la foi de l’abbé Morcux et de M.Henri Poincaré tout ce que -la matière pondérable peut attendre de la matière impondérable, elle-même soumise à une cause initiative.Quant aux partisans de la théorie de l’Uni vers-cause, il a suffi de citer.iMiur en démontrer le vide, les affirmations gratuites du pseudo-abbé Jules Clara/, et surtout de donner lecture de la sortie que fait cct abbé au bas de sa page contre le célibat du clergé.' Il n’en fallait pas plus, en effet, pour montrer claire ment à ipieille sorte d’abbé nous avons affaire en l’occurrence.Le conférencier passe ensuite à la théorie de l’atomisme dont il dispose sans effort en s’appuyant sur l’autorité de savants comme Henri Poincaré, le docteur Richet et l’abbé Morcux; il passe ensuite à l’étude d’une objection niant le consentement de tous les peuples à reconnaître l'exislcnce d'un Dieu ou d’une religion.Il cite un article d’une grande encyclopédie publié à New-York en ces dernières années, où l’on démontre à l’évidence par le témoignage des voyageurs les .plus autorisés, que la grande généralité des tribus sauvages.meme les plus éloignées, ont en la croyance en un esprit supérieur et créateur quelconque.Le conférencier cite à part cela le livre d'un ancien missionnaire d’Afrique, Mgr Leroy, qui a constaté chez toutes les tribus africaines l’existence de la croyance en un Etre suprême, auquel elles éprouvent instinctivement l’idée de confier leur sort dans les guerres, les tempêtes et les dangers.Eneore cette fois, on n trouvé que l’heure apologétique avait passé trop vite.Domicile s Est 1 ’9.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53, 97 rue Saint-Jacquet- Résidence : 180 Jeanne-M&nee.Tél.Est 5973.GUY VANTER, R.A.LL.L.AVOCAT 17» rue Saint-Jacques.— Sureau 76.Tél.Main 2932.NOTAIRES BELANGER et BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOTTTS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE.MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Tremhlta 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude.90 rue Saint-Jacquea.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1328.En tous paye.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université, Montréal.L.D.B.D.D.a CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU t 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPBNi ElKS-UEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALS *9 rue Saint-Jacqu*r.TELEPHONES I Bureau: Main 7818.Bé.idenee: 8i-Loula 214» JOS.MEUNIER et FABIUS RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux, Aqueduc, Egouts, Expertises, Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tél.Main 3066.SURVEYER et FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Pians, Estimations et Projets.Rapporta Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVEE HALL HILL.Téléphoné Uptown *808.MONTREAL.VINCENT et GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15, RUE SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD.
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