Le devoir, 23 novembre 1915, mardi 23 novembre 1915
VOLUME vr—\o 274 MONTREAL, MARDI 23 NOVEMBRE 1915.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S5.CO UNION POSTALE.$8.00 Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédadtion et adn^J £tion : 43, RUE SAINT-V £ J IT / MONTRÉAL £ ____ 8 TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’AFFAIRE MARTIN Le Jury de 1 ail aire Martin-Fournier a finalement adopté pour son verdict la formule suivante: Le jury rend son verdict de non coupable, mais il recommande que, vu qu il n est pas prouvé que M.Médéric Martin ait bénéficié per-ionnellement au point de vue pécuniaire des erreurs commises, M.Fournier doit mentionner cela dans son journal:’ La formule paraît un peu étrange, mais elle doit exactement traduire le sentiment des jurés.Il n’a pas été prouvé que M.Martin ait touché un sou, et les jurés ont cru juste que cela fût spécifiquement constaté; mais, en face de l’état de choses révélé par la preuve, ils n’ont pas davantage pensé qu’il fût équitable d’envoyer en prison ou de condamner à l’amende le journaliste dont l’article avait déclenché l’enquête.M.Martin disait, samedi, que les débats lui avaient révélé plus de choses (ju'il n’en avait appris dans toute sa vie.Ils auront édifié beaucoup d’autres que lui: # * * Pour ne parler que de l’un des cas concrets discutés au cours de cette semaine, jamais le coup de force par lequel on voulut imposer à la ville le projet Hébert n’est apparu dans une lumière aussi brutale, et aussi désastreuse, qu’à la suite du témoignage de MM.Lamarche et Cusson.Il faut avoir entendu, après l’exposé de M.Lamarche, avocat et témoin de premier ordre, intelligent et désintéressé, la lecture du procès-verbal sténographique de M.Cusson, pour bien saisir l’odieux et le tragique de la scène.Alors que l’un des commissaires — l’auteur même du projet qui liait la ville pour trente ans — était publiquement accusé d’avoir voulu trafiquer de son vote pour $200,000; alors que tous les spectateurs avaient entre les mains la reproduction photographique de la lettre à lui attribuée; alors que l’un des commissaires sommait, à tue-tète et à maintes reprises, ses collègues de prendre connaissance des pièces qu’un huissier venait de déposer sur la table, criant que c’était un ordre du tribunal leur enjoignant à tous de ne pas toucher à cette question, la majorité du bureau, non seulement ne prenait point connaissance des pièces, non seulement n’ajournait point la considération du projet, mais précipitait les débats et, par un tour de procédure, s’efforçait de supprimer toute discussion.Le président du tribunal, qui fut témoin de bien des manoeuvres parlementaires, déclarait hier qu’il n’avait jamais rien vu de pareil.Le fait est que l’aventure est invraisemblable, et l’on refuserait d’y croire si les détails n’en étaient garantis par d’irrécusables, et presque d’innombrables témoignages.Au lendemain de ce coup de force, nous disions: L’accusation contre M.Hébert est à prouver, mais l’acte de la majorité est un scandale patent.A distance, il semble que cet acte paraisse pire encore.* * * L’un de nos confrères déclarait ce matin que le verdict du jury devrait disposer des ambitions municipales de M.Martin.Cela n’est pas probable.Le vraisemblable est plutôt qu’il cherchera à obtenii* du corps électoral un nouveau témoignage de conflance.M.Martin a ouvert sa campagne avec un cri simpliste: La question est de savoir si Médéric Martin est un honnête homme on un voleur.Les électeurs, espérons-nous, jugeront qu’il est une troisième issue au problème.Si M.Médéric Martin était un voleur — ce que nous ne croyons pas — sa place serait à Bordeaux ou à Saint-Vincent de Paul; mais, de ce qu’il n’est pas un voleur, il ne s’ensuit point que sa place soit è l’hôtel de ville.Autrement, cent cinquante ou deux cent mille citoyens_ qui ne sont pas plus que lui des voleurs — pourraient aspirer à la mairie.La vérité, c’est que M.Médéric Martin, pour honnête qu’il soit, est visiblement inférieur à la situation qu’il occupe et qu’il voudrait conserver.Nous l’avons indiqué dès son élection, et il n’était pas besoin pour cela d’être prophète.Les événements, en le mettant dans une plus vive lumière, en le chargeant de plus lourdes responsabilités, n’ont fait qu’accentuer la preuve de son infériorité.Le remède, c’est de le renvoyer avec les milliers de citoyens qui ne sont pas des voleurs, mais qui ne sont pas, pour cela non plus, aptes à diriger les affaires d’une ville de six cent mille âmes.* * * .Dans l’intervalle, nous aurons eu une intéressante tranche d’enquête royale.La façon dont le président du tribunal a coupé à travers l’écheveau des pièces et des témoignages démontre que, s’il était chargé de diriger une grande enquête, nous aurions chance d’en apprendre de belles.Il faudrait, au centre de chaque petite région fortement peuplée de tels immigrés, une sorte de ferme d’expérimentation maintenue par l’Etat, où on leur enseignerait les méthodes de culture canadienne, où il y aurait aussi une école ménagère pour les femmes et les jeunes filles.M.Woodsworth insiste sur les conditions d’isolement dans lesquelles se trouvent tout particuliè-renîent les femmes d'immigrés, parfois à vingt ou trente milles de tout secours médical, en temps nécessaire, et chez lesquelles, assez souvent, l’ensemble ,dcs conditions où elles vivent provoquent des troubles nerveux ou mentaux de caractère grave.Le conférencier croit aussi qu’au lieu de six ou sept écoles distinctes, par district, ce oui donne lieu à toutes sortes de difficultés, tant du côté des instituteurs compétents, assez rares, — que du côté de la bonne entente entre les syndics des commissions différentes, on y gagnerait, dans certaines régions, à établir une école centrale, où le langage commun serait, où l’anglais nu toute autre langue, au choix de la majorité, mais dans lesquelles il y aurait ries classes pour la langue de l’immigré, puisqu’il tient fort à sa langue maternelle.Ces quelques notes, prises au cours de la conférence de M.Wood-sworth, font ressortir l’ampleur et la difficulté du problème de l’immigration.I! est certain que, quand nos hommes publics ont lancé le pays dans une politique d’immigration intense, ils n’ont censé à rien de tout cela et prévu rien de tout cela.Aussi, aujourd’hui, faut-il tenter de mettre les choses au point.Et Dieu sait comment nous y arriverons, puisque, au lieu d’élever l’édifice national d’après un plan préconçu, on en a entassé les matériaux à la diable, sans se soucier de la manière dont il faudrait ensuite les disposer.Georges PELLETJEÏl.LA POUTIQUE EN RUSSIE BILLET DU SOIR.UN ANGLAIS BILINGUE ?Orner HEROUX.LE PROBLEME DE L’IMMIGRÉ A LA CAMPAGNE La présence, en grand nombre, d’immigrés dans nos cités et nos villes a compliqué sur plus d’un point le problème municipal.Mais, dans certaines parlies du pays, l’afflux d’immigrés dans les districts ruraux croc un état de choses tout aussi complexe et tout aussi difficile 'à résoudre, davantage, peut-être, vu 1 étendue des campagnes v>ù se groupent les immigrés qui se distillent aux travaux de la terre.M.Woodsworth, de la Canadian Welfare League, examinait ce problème et différents de ses aspects, dans sa dernière conférencg.à l’université McGill.Il a parcouru plusieurs régions d’immigrés, il les a étudiés dans leur nouvelle patrie et, sur maints points, il a constaté la difficulté que présente leur établissement dans des parties neuves du pays.C’est surtout dans l’Ouest que l’on peut se faire une idée de l’ampleur du problème de.s immigrés ruraux.Dans cette partie du pays, en effet, il y a de 65 à 80 pour cent des étrangers qui nous arrivaient chaque semaine, de 181)7 à 1914.Rien que dans les quatre provinces de l’Ouest, il y a plus de 132,000 immigrés âgés d au moins 21 ans et dont le Canada doit faire de ses citoyens, s’il veut qu’ils lui soient utiles.Ces gens sont de races, de croyances et de langues différentes.Ils ont des coutumes dissemblables, et leur juxtaposition fait surgir chaque semaine des problèmes auxquels il faut donner une solution nouvelle.Quelle force les unira, tes décidera à devenir des Canadiens dans toute l’acceptation du mot ?La religion ?Us n’ont pas la même.La nationalité ?Ils appartiennent souvent à de.s races hostiles les unes envers les autres, outremer.Les écoles ?On ne le sait encore.Pour bien faire saisir les multiples aspects du problème de l’humi- graiion, dans les campagnes de I Ouest, — l’Est, qui a moins d’im-migres, ne connaît pas les véritables conditions de l’Ouest, où elles sont générales, peut-on dire, — M.Woodsworth, l’autre soir, donnait les détails d'une enquête qu’il fit dans une région des nouvelles provinces.Il y avait, sur ce .territoire de peu d’étendue des Polonais, des Anglais, des Canadiens, des Islandais, de.s Danois, des Allemands, des Américains, des Juifs, des Rou-mains, des Russes, des Ecossais, des Goliciens, des Norvégiens, des Suédois, des Bohèmes el des Bukovi-niens, — soit seize nationalités distinctes, appartenant à cinq ou six différentes sectes religieuses.S’ima-gine-t-on la situation scolaire que cela crée, entre autres questions que pose la présence de tant de groupes différents sur un tel territoire ?Comment assimiler quelque peu, et sagement, ces gens, comment leur donner un idéal commun ?A cela, M.Woodsworth répond que “le problème rural, dans l’Ouest, est encore plus difficile, parfois, que le problème étranger dans les villes”.II n’y a nas d’influence assimilatrice.pas de cercles sociaux, pas de lieu de réunions communes, rien de tout cela.Au point de vue économique, ces gens, qui n’ont rien nour les unir, ignorent la valeur de la coopération sans laquelle ils ne neuvent faire grand’chose, et végètent, à la merci de dix ou quinze facteurs qui militent entre eux, ils dépendent totalement des chemins de fer et des fabricants, dans mains cas, et ils n’ont pas encore, par exemple, saisi 1 importance d’un mouvement comme celui des Grain-Growers, qui sont la plus forte coopérative agricole canadien, el, eux, peuvent retirer de leursituation des avantages qui échappent à l’immigré rural isole.Au point de vue social, ces nouveaux venus n’ont aucune distraction.aucun amusement, ils sont loin de leurs voisins ,et en seraient-ils près qu’ils ne parlent pas la même langue, n’ont nas les mêmes coutumes et les mêmes aspirations et, partant, ne syninathisant pas, ne sauraient sc visiter.Je sais un commis-voyageur qui, il y a deux ans, n’avait nullement l’humeur voyageuse lorsque ses patrons renvoyaient à notre Saint-Jean du Québec.Et pour cause.Pourtant non, je n’imiterai pas le silence prudent de Conrart; je dirai pourquoi: ça fera ont plaisir à nos tout petits de l’ontarienne Bochie.Au cours de ses remarques sur le livre que vient de publier M.J.Cas-tell Hopkins: “French Canada”, la Pali Mail Gazette, de Londres, écrivait ces jours derniers : "Les Canadiens-français semblent posséder ce talent qu’ont les Juifs de défier toute assimila ion ; partout où ils vont, ils conservent leurs coutumes, leurs traditions, leur langue et leur religion" Or, dans Saint-Jean, il y a un quincaillier — il peut y en avoir plusieurs mais celui dont je veux parler doit être malheureusement unique en son genre — un quincaillier qui prétend que non seulement les Canadiens - français semblent mais qu’ils doivent tous être des Juifs lorsqu'il s’agit de conserver ce que leur ont légué leurs ancêtres ; ils savent que ce culte est la marque des peuples qui ne veulent pas mourir.U y a deux ans venait du grand Londres canadien chez., — mais je blesserais sa modestie,—un commis-voyageur dans la quincaillerie.Il y avait' déjà plusieurs fois que cette unité de la race supérieure' lui demandait des commandes pour sa maison ; toujours it revenait bredouille.Un matin d’octobre 1913, bien résolu celle fois à savoir pourquoi il favorisait de préférence ses concurrents canadiens-français, il l'apostrophe de but en blanc : —Say, M.will you tell me Why you’re so sparing of your orders to my firm?La réponse, toute prête, partit comme une flèche de la bouche du quincaillier : —-Allez vous promener quelques mois au coeur du Canada français et, lorsque vous voudrez bien parler ma langue, vous reviendrez me voir.Il est revenu; depuis plusieurs semaines, grâce à son indiscutable supériorité de commis-voyageur bilingue, il prend ses plus fortes commandes chez son vieux quincaillier de Saint-Jean.Pierre Homier, vous avez raison; exigez et Ton vous donnera.Jean SANTERRE.M.GIROUX La majorité du conseil a bien fait d’écarter M.Giroux Je la succession Hébert, au bureau des commissaires.La situation de M.Giroux n’a pas encore clé tirée au nel, et.d’ici là, il ne doit pas occuper de nouveau poste municipal, surtoul un poste de cette importance.Au surplus, il paraîtrait excellent qu’un homme de l’extérieur, el réellement compétent, remplît la vacance créée par la démission de M.Hébert.C’est l’avis de quelques échevins, — et il semble qu’ils aient raison.-— — -?- M.ALPHONSE DESJARDINS M.Alphonse Desjardins donnera ce soir, devant les élèves du collège S.-Marie, rue Bleury, une conférence sur son oeuvre économique.Les personnes du dehors qui s’in-teressent n l’Oeuvre sont cordialement invitées à celte réunion qui commencera à huit heures.I Les troubles intérieurs de la Russie, qui ont nécessité depuis quelques mois de fréquents remaniements ministériels à Petrograd, sont diversements interprétés à l’extérieur.Les amis de l’empire des tsars affectent d’y voir surtout l’effervescence de forces d’action impatientes de s’employer pour le saint du pays.D’autres y relèver* les prodromes d’une révolution beaucoup plus profonde et plus durable que celle dont fut suivie la guerre russo-japonaise.Les causes sont les mêmes, les symptômes sont les mêmes, les hommes Sont les mêmes, dit M.Curtis Brown en soutenant cette dernière opinion dans le “ Boston Transcript ”.C’est le même tsar, avec les mêmes bureaucrates, pour la plupart ; c’est la même bourgeoisie, avec les mêmes tendances, sous la direction de ses anciens chefs ; c’est le même bas peuple — le tchern — tiers-parti à la révolution.La seule différence se trouve dans le fait que là première révolution ne réclamait pas la victoire sur le Japon et que la seconde révolution exige l’écrasement de l’AUe-magne ; que la première révolution nM jamais eu aucune chance de succès et que la seconde devra fatalement triompher.La prorogation de la Douma D’après M.Curtis Brown, qui parait bien connaître ce dont il parle, la révolution russe est le fruit des défaites militaires.Elle a commencé le jour où le tsar a résolu de prendre la place du grand-duc Nicolas à la tête des armées russes et de proroger la Douma, qui réclamait des réformes.Ce double coup d’Etat a déblayé l’arène politique et laissé le champ libre à l’antagonisme des trois partis en lutte.L’un de ces.partis est représenté par le tsar et la cour, par les grands généraux qui font partie des conseils du souverain, par l’ancien premier ministre, le vieux, l’honnête et rigide M.Goremykine, et par quelques autres bureaucrates industrieux, entre autres.M.Bark, ministre des finances, et M.Ruchloff.ministre des voies -'rp"ransport.Contre eux se dresse la Douma — “toute la Douma qui compte et qui a une âme ”, affirme M.Brown.Sur 446 députés, les partis réformistes ou progressistes en réclament 300, partisans d’une réforme radicale, d’un bouleversement complet des institutions de la 'tour et de la bureaucratie.Ils prétendent que seule la révolution peut amener l’expulsion des Austro-Allemands et la régénération de la sainte russie.Quant au peuple, il est révolutionnaire d’instinct, sans savoir ce qu’il veut.Il est plein de mépris pour la modération de la Douma, comme la Douma elle-même est remplie d'aigreur à l’égard de la cour et de la bureaucratie.Si ni la cour avec la bureaucratie, ni la Douma appuyée par les bourgeois ne réussissent à établir l’ordre et à ramener la victoire sous les drapeaux, le peuple russe, la Russie noire se lèvera et balaiera tout.Ce tableau de la situation intérieure de la Russie est peut-être poussé au noir.Il est difficile, toulefois, d’en souligner les exagé-ralions, car les nouvelles qui nous parviennent sur ce qui se passe dans l’empire russe sont aussi rares que vagues.En tout cas, il est certain que, même pendant cette guerre qui mêle tant de choses, la Russie reste un monde à part.Les problèmes qui se posent dans ce vaste pays sont beaucoup plus compliqués qu’on ne le croirait au nre-mier coup d’oeil, et il serait imprudent de juger les événements d’après ce qui se passe chez nous, ou dans les pays d’Europe dont les institutions nous sont mieux connues.Ainsi, la Douma qui fut prorogée vers la mi-septembre ne ressemble que de très loin, par son recrutement, à ce que nous sommes convenus de regarder comme la représentation parlementaire d’un pays.Pour nous, toute fiction mise à part, un député est le représentant d’un petit morceau de territoire.Pour la loi russe, il est tantôt le représentant d’une Irès grande région ou d’une très grande ville, tantôt même le représentant d’une classe de citoyens.En vertu de la loi du 16 juin, 1907, le collège électoral de chacun des gouvernements russes nomme d’abord un dénuté de la classe des paysans, un député de la classe des propriétaires terriens et des électeurs des villes, et s’il y a lieu un député ouvrier; c’est seulement le rcs’.e des sièges qui est' attribué à des députés élus sans distinction de classes.En outre, le collège électoral se compose lui-même de délégués choisis par les diverses classes d’électeurs: il y a des délégués paysans, des délégués citadins nommés par les contribuables les plus imposés et d’autres nommés par les moins imposés.Il y a des propriétaires fonciers qui ont des droits électoraux complets et d’autres, moins riches, qui n’ont que des droits incomplets.Dire simplement de la Douma qu’elle est la représentation du pays, comme on le dirait de la Chambre des Communes en Angleterre ou de la nôtre, ce serait risquer bien des équivoques.On serait plus près de la vérité en disant qu’elle est la représentation par classes d’un pays légal.Une assemblée ainsi recrutée ne peut guère être suspecte de sentiments subversifs.Si l’on s’en tenait aux étiquettes des partis, on cons- taterait qu’aux élections de 1912, d’où est sortie la Douma actuelle, la droite, les nationalistes et le centre réunis ont obtenu 185 sièges, au lieu de 150 qu’ils occupaient précédemment, tandis que les fractions plus libérales ou plus avancées, depuis les oc-fobristes de gauche jusqu’aux socialistes, obtenaient ensemble 228 sièges, au lieu de 242.Le président actuel de la Douma fut pour la première fois porté au fauteuil présidentiel le 4 avril 1911, après que M.Goutchkof eût démissionné pour protester contre ce qu’on était bien près d’appeler un coup d’Etat de M.Stolypiue.L’élection de M.Rodzianko fut un échec pour les gauches, qui ne parvinrent à réunir sur le nom du prince Volkonsky que 123 voix contre 197.Les réformes préconisées “Créée pour raffermir l’Etat russe, disait l’empereur Nicolas II en promulguant de son propre mouvement la loi électorale de 1907, la Douma d'empire doit être russe d'esprit”.("est bien ainsi que la Douma s’est montrée dans les circonstances difficiles qu’elle a traversées récemment.Les réformes mêmes qu’elle voudrait réaliser, elle prétend en trouver la raison dans les besoins de la défense natioale.La majorité de ses membres soutient que, sans un gouvernement qui ail la confiance du pays, il est impossible de continuer la guerre contre l'Allemagne.C’est le principe de la responsabilité ministérielle qu’elle voudrait faire reconnaître.Elle veut cependant, comme l’empereur lui-même, la lutte à outrance contre l’envahisseur.Mais Nicolas II n’est pas d’avis que ce soit le temps d’entreprendre des reformes politiques et sociales.A la première réunion du Comilé de la defense nationale, il a déclaré catégoriquement au président Rodzianko que la seule chose qui importe main-tencyü, c'est de battre l’ennemi.Comme la Douma insistait; comme plusieurs municipalités de grandes villes avaient adopté des résolutions affirmant que la guerre était inconcevable sans des réformes radicales, le tsar répondit en prorogeant la Douma.Consciente de sa grave responsabilité devant la nation, la Douma, bien que la majorité des ses membres eût préféré continuer à siéger, a montré la plus grande possession de soi-mê-me,au milieude l’émotion produite par l'ajournement.Elle a donné à la po-pulaliotl le plus bel exemple d’esprit patriotique en accueillant le décret de prorogation avec un calme complet et faisant tout son possible pour prévenir une tension durable dans 1 intérêt de la paix intérieure et du progrès de l’équipement de l’armée.üluérie TREMBLAY.CONTRE LES METHODES BOCHES Je viens de recevoir la lettre suivante : “ Pour votre renseignement, je vous envoie, aujourd’hui, trois lettres que j’écris à nos fournisseurs — ou plutôt aux fournisseurs de mon bourgeois puisque je ne suis due commis avec charge de la conduite des affaires.Il y a bientôt deux ans que j’ai adopte cette ligne de conduite envers nos fournisseurs anglais.Sur soixante fournisseurs anglais environ, quatre ou cinq seulement ne se sont pas rendus à ma demande.Je vous fais pari de celle action, pour deux raisons.D’abord pour vous engager à continuer la propagande sur ce terrain particulier, en voyant que le mouvement se généralise.“ La seconde raison, afin qu’après avoir pris connaissance de la teneur, de mes lettres vous me fassiez les suggestions que vous croyez à propos.Vous remarquerez toutefois que la teneur de mes lettres s'éloigne un peu d’un plaidoyer en faveur du français ; mais serait-il à propos qu’elles auraient cette forme ?“ J’ai une demande à vous faire, si vous estimez répondre à cette lettre.Les marchands canadiens-français dans leur correspondance avec leurs fournisseurs canadiens-anglais, disposent d’une influence à nulle autre comparable ; dans le cas où il n'y aurait que la question d’intérêt en cause, les fournisseurs anglais refusent fit refuseront rarement d’accéder à notre demande.“ Or si un seul marchand a pu forcer la main en faveur du français à cinquante-cinq maisons anglaises sur soixante, que serait-ce alors si dix ou plus agissaient ensemble vis-à-vis cette fois de cinq cents à six cents maisons.“ Harcelées de tous côtés, préoccupées de garder leurs clients, effrayées par le danger de les perdre en refusant jeurs demandes, les maisons anglaises seraient obligées de généraliser l’emploi du français dans leurs lettres, factures, imprimés, etc.“ D’autres, sur des terrains différents poursuivent la lutte, mais les marchands de détail et même de gros, ont une influence dont ils ne se servent pas assez.Est-ce - que votre journal n’est pas tout désigné pour remuer cette idée et y revenir en temps voulu ?” J’ai cru qu’il était utile de répondre publiquement à ce brave Canadien-français.D’autres, dont la situation est la même, pourront profiter de son exemple et des remarques qu'il suscite.En effet — et je réponds à cette lettre en commençant par la dernière question — les marchands de notre nationalité ont entre les mains, pour la cause du français, une armes de.s plus puissantes, celle (lue possède tout bon èlient dans ses relations avec ses fournisseurs.Le simple bon sein nous l’enseigne.L’expérience aussi.L’épreuve en a été faits maintes fois.J’ai déjà raconté ici plusieurs cas typiques.Celui d’aujourd’hui s'additionne aux autres et les foriifie.Qu’on en soit Mon convaincu.Les gains que nous avons obtenus depuis quelques années sur ce terrain, nous les devons presque tous à des interventions de ce genre.Malheureusement, elles sont trop isolées.Pour un marchand canadien-fran-çais qui proteste, dix se taisent et acceptent sans broncher l’humiliation.Ils annulent trop souvent par le fait même le geste vaillant de leur collègue plus patriote qu’eux, ils lui enlèvent sa valeur effective.Ce brave commis a donc raison.Notre classe commerciale — et nous le lui avons rappelé maintes fois — devrait être plus empressée, plus vigoureuse, plus unanime dans ses revendications nationales.Mais de quelle manière intervenir ?C’est 1« première question que me posait mon correspondant.J’y reviens.Lisez mes lettres, écrit-il, et dites-nvi si c'esl ainsi qu’il faut faire.Nous allons les lire ensemble, ou plutôt nous n’en lirons qu’une, car elles sont toutes dans le même ton.Celle-ci est adressée à une maison importante de Toronto : “ Je vous retourne lfl lettre que vous m’avez écrite en date du 28 octobre.Je regrette que cette lettre m'ait été écrite en anglais en réponse à ma lettre française.Je vous demande d’avoir l’obligeance de me traduire cette lettre en français pour deux raisons.La première m’est personnelle ; n’ayant pas eu le bonheur de faire un cours quelconque, je n’ai pas eu l'avantage d’apprendre la langue anglaise, ni celui de la pratique, à cause du milieu où je vivais.“La .seconde raison est plus à votre avantage qu’au mien.En donnant du français à votre clientèle canadienne-française, vous obtiendrez le moyen le plus efficace d’acquérir sa bienveillance et son patronage.“La manière empressée dont vous m’avez traité dans le passé m’est un gage que vous vous rendrez à mon invitation, pour cette fois-ci et pour la correspondance à venir.Je dirais même plus, en étendant ce procédé à toute votre clientèle canadienne-française, vous seriez les premiers-à en bénéficier.” Des •leux raisons mises en avant pour obtenir une correspondance en français, la première, comme il esl dit, est personnelle; la seconde, d’ordre plus général, peut être invoquée par tous.Et nous la croyons excellente.Dans ces relations de marchand à marchand, ou n lus exactement de client à fournisseur, le terrain le plus solide pour la revendication de notre langue est celui de l’intérêt du fournisseur.On pourrait trouver -les motifs plus chevaleresques, plus constitutionnels; il n'en existe pas de plus efficaces, qui atteignent aussi 'ûre-ment le but voulu.Présentés d’abord sous une forme bienveillante, puis, s’ils ne produisent pas leur effet, sur un ton plus vigoureux mais toujours courtois, ils resteront rarement sans résultat appréciable.Que notre jeune ami garde donc sa méthode.C’est la bonne.Il y aurait moyen cependant de lui en faire produire davantage encore.Les femmes de France, écrit le général Cherfils, dans l’“Echo de Paris”, ont formé une Union française.d’acheteuses, sous le vocable de Patrie.Elles veulent proscrire tout ce qui est de provenance allemande et obtenir de leurs fournisseurs l’engagement formel de ne plus rien accepter, dans leurs achats, qui soit de fabrication boche ou austro-boche.Le temps n’est-il pas venu poulies marchands canadiens-français de former une Union semblable, de ne plus rien acheter de ceux qui refusent de les servir dans leur langue, qui usent, dans leurs affaires, de la méthode boche?Nous accueillerions volontiers, à ce sujet, toute expression d’opinion de la part des intéressés.Pierre HOMIER.de certains insectes, plantes, efc.C’est que notre science est bornée, et bton des choses sont aujourd’hui reconnues utiles, que les anciens trouvaient absolument superflues et sans but quelconque dans l’ordre ¦de la nature.On peut donc affii-mer qu’un ordre magnifique et général règne dans l’univers.Cet ordre peut se définir: “La disposition des moyens adoptés pour obtenir isn but délerminé par l’enchaînement des causes finales.” Quelle est la cause de l’ordre ?se demande ensuite le conférencier.Est ce le hasard?Impossible, puisque l’ordre est constant.Serait-ce alors, comme l’ont affirmé des théoriciens fantaisistes, la nature, ou “Pâme de la nature”?Mais que sont alors, cette nature, et cette âme de la nature, entendues dan* ce sens?Le conférencier cite à ce sujet certaines affirmations du philoso-phes Haeckel, qui eût bien voulu re jeter Dieu hors de la nature et du monde, mais sc déclare forcé de le placer plutôt “en dedans” de l’uni-vers, et ne peut s’empêcher d’ad-rnettre, en tout cas, qu’une intelligence gouverne le monde.Admettons même, si l'on veut la théorie de l’évolution, qui est très ingénieuse; mais il faut toujours auc la dite évolution ait origine quelque part, et de quelque façon! Les causes finales ne peuvent être ordonnées que par l’intelligence.Ainsi, pour créer l'oeil, il fallait “prévoir” la vision, cause finale.Le hasard peut faire des assemblages, mais l’intelligence seule peut ordonner des causes en vue d’une fin, d’un but à atteindre.Des citations de savants illustres comme Newton, Linné, Laplace, Henri Fabre, Pasteur et quantité d’autres, viennent corroborer la thèse du conférencier; l’heure écoulée l’a malheureusement forcé d’é-courter pour cette fois, mais elle sera complétée la semaine prochaine.Malgré la répulsion dont le rév.Père fait preuve à l’endroit des effets d’éloquence et des succès oratoires, il n’a pu empêcher hier son auditoire reconnaissant de l’applaudir spontanément, à deux ou trois reprises.LE COURS DU R.P.L0ISEAU L’auditoire fidèle du R.P.Loi-seau, S.L, renforcé comme toujours I d’un bon nombre de “nouveaux”, a! BLOC - NOTES Les recettes du “Pacifique Canadien”, il y a deux semaines, étaient de $1,200,000 plus fortes que pendant la semaine correspondante, il y a un an.C’est dire que les affaires reprennent leur assiette normale, peu à peu, dans certains domaines, et si, par exemple, le “Grand-Tronc-Paci-fique” et le “Nord-Canadien” souffrent tant de la situation actuelle, la guerre n’en est pas aussi responsable que l’imprévoyance de nos gouvernants, qui ont laissé se construire deux transcontinentaux et les ont aidés de toutes manières à se développer, quand il y avait lout juste de la place pour un autre, clans l’Ouest.Dans un livre récent, Xord-Ame-rika and Deutschland, “Etats-Unis et Allemagne’’, — le professeur Eduard Meyer, de l’université de Berlin, explique aux Allemands qu’ils doivent avoir le plus profond dédain pour l’opinion américaine.Et il donne entre autres raisons de ce conseil, le fait que, dit-il, d’après un de ses correspondants américains^ une large partie de la population américaine est métissée d'indiens.Le docte professeur commet une e Tear semblable à celle de tel académicien de France à qui l’on fit voir des trappeurs, des fils de trappeur:; et des Peaux-Rouges dans le camp canadien, en France.Il y a une quinzaine de jours, la république noire d’Haïti signifiait aux Etats-Unis son acceptation d’un traité avec Washingion qui équivaut presque à un traité de protectorat par la république américaine sur le turbulent Haïti.Le Post, de New-York, exprime l’espoir que la diplomatie américaine se servira des noirs cultivés du pays voisin pour apprendre à ceux de Pile d’Haïii des leçons de citoyenneté, et de bonne conduite.Les Etats-Unis trouveront peut-entendu, hier soir, une thèse à la)^-.101111 ^0,ur.^es.avaf1lages, à la r„b savante, probsnte.et for.cl.i- Æï partie des difficultés auxquelles renient présentée, sur l’existence de Dieu prouvée par l’ordre des choses visibles.Avec sa maîtrise habituelle, qui donne à ses auditeurs une si grande impression de force et de sécurité nïème au milieu des objections les plus complexes, le savant conférencier s’est attaché, au début, de disposer rapidement — et définitivement — du reste, des objections qu’on lui avait soumises.Buis il fait en passant un éloge justifié du livre du R.P.Lalande, “Causons”, qui traile justement de questions d’apologétique, et déclare qu’il a trouvé dans cet ouvrage la plupart des réponses aux idées fausses qui courent la rue.Entrant ensuite de plain-nied dans son sujet, le rév.Père déclare que ce qu'il faut enlendre par “l’ordre des choses visibles” dont il parle, c’est un ordre indépendant de la volonté humaine, en un mot c’est l’ordre physique et matériel tel qu’il existe sans l’homme et tel qu’il existait déjà avant la création de l’homme.C’est cet ordre qui conduit naturellement l’observateur sincère à la conviction qu’une intelligence créatrice en a dirigé l’arrangement.Il n’y a pas de choses inutiles sur la terre, bien que nous soyons parfois portés à douter de l’utilité ' des donne lieu la question Sud.* * noire du Le Droit note qu’à Sturgeon Falls, Oniario, deux maisons d’affaires de Toronto sollicitaient récemment les faveurs d’un magasin canadien-français important.Toutes deux reçurent des demandes de catalogues français ou bilingues, de ce magasin où l’on est patriote.L’une envoya un catalogue en Parisian French, l’autre, en bon français.Cittc dernière maison obtint la oommande.Et l’autre s’est empressée de mettre son Parisian French an rancart, pour faire publier un catalogue en français convenable.La leçon aura servi, cette fois-là.Un correspondant de Westmount se plaint à la Gazette que la garde civique de celte ville, établie avec tant d’enthousiasme au début de la guerre, est diminuée de moitié, et qnielle s’en va tranquillement.Encore une manifestation enthousiaste de patriotisme voyant qui s’en va, à mesure que l’hiver s’en vient! G.P.i 3 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 NOVEMBRE 1915 VOL.VI.— No 274 AUX ASSISES NI.FOURNIER T ~ Les jurés prononcent un verdid de " non coupable " mais recommandent au directeur de {'Action de publier dans son journal que le maire Martin n’a pas bénéficié pécuniairement de ses erreurs.— Le tribunal flétrit les transadions de T Aztec,de la rue Drolet et du Tram way.Le procès Martin-Fournier, qui durait depuis plus d'une semaine, s'est terminé hier soir par un verdict d’acquittement.Le jury a toutefois cru bon d’ajouter une recommandation au prévenu, vu que la preuve n’avait pas démontre (tue le maire avait profité des erreurs commises, de oublier une rectification à ce sujet dans son journal.Sur demande de Me Bercovitch, l’accusé a été remis aussitôt en liberté.Une manifestation sympathique, vite réprimée par le président du tribunal, marqua cette décision.Me Bercovitch demanda aussi à ce que tous les frais de la cause fussent supportés par la poursuit .Cette motion sera entendue le IG décembre prochain.Le maire est retourne chez lui aussitôt après le prononcé du verdict.Il a déclaré plus tard aux journalistes : ‘Je suis satisfait, puisque l’on a déclaré que je suis un honnête homme et non un voleur.” LE REQUISITOIRE A trois heures et demie, Me La-fortune commença son réquisitoire.Durant deux longues heures il tenta de justifier le bien-fondé de l’ac-.usation portée contre M.Fournier.Il donna, à l’aide du code criminel, la définition de la diffamation écrite, ses excuses, ses moyens de défense et les pénalités.La cour s’ajourne ensuite pour dix minutes.DISCOURS DU JUGE A 5 heures 45, le juge Pelletier remonte sur Je banc.Il fait un résumé clair et sobre des faits de la cause, il félicite d’abord les jurés du soin c-t de l’attention avec lesquels ils ont écouté la preuve.Il adresse des éloges aux avocats de la défense et au procureur de la Couronne sur la façon dont ils ont conduit les débats.Il s’excuse d’avoir des choses très dures à dire à l’adresse des deux parties.Deux articles font la base de la poursuite, le premier intitulé ‘‘L’Action accu se”, publié dans le journal du defendeur, et le second : “Discours à M.le maire Martin”.La Couronne devait prouver detis choses ; d’abord qu'il y avait eu libelle, et qu’il avait été répandu.Elle l’a fait.La défense, comme In loi l’obligeait en paréil cas, a produit un plaidoyer écrit.A-t-elle prouvé ses allégations?Avant d’entrer dans cc débat, le juge félicite les parties d’avoir mis de côté la question du ridicule.On ne fait pas siéger un jury durant 8 jours pour savoir si un homme est ridicule ou non.Les accusations du plaidoyer sont | autrement sérieuses, Elle se groupent sous trois chefs principaux: 1o.—Le contrat de l’Aztec.2o.—La franchise des tramways.3o.—L’affaire de la rue Drolet.LE CONTRAT DE L’AZTEC Le débat a été limité à la Warner-Quinlan et à l’Aztec.11 faudrait élargir ce cadre.On a constamment négligé de parler du troisième soumissionnaire, John Baker, dont la soumission était encore plus basse.Les analystes et l’ingénieur Mercier étaient pour la compagnie Baker.Lors des deuxièmes soumissions, J’Iinperial Oil était la plus basse.La charte de la ville fait un devoir d’accepter la plus basse soumission à moins de raisons graves.Le maire avait-il des raisons de favoriser l’Aztce au détriment du plus bas soumissionnaire?LES RAISONS DU MAIRE Le maire a déclaré que des sommes considérables ont été dépensées depuis 10 ans.C’est là un joli certificat pour l’administration de ses prédé-cesesurs depuis !) ans et la sienne depuis un an.Est-ce que le meilleur moyen n’était pas alors de demander des soumissions?Si l’on écarte la plus basse pour accepter la plus liante, le moyen est assez extraordinaire.La deuxième raison donnée par le maire est que les pavages exécutés depuis plusieurs années étaient inférieurs.Cette raison peut être bonne.Mais l’asphalte Montezuma préparé par la compagnie Warner-Quin-lan n'est sur le marché que depuis 2 ans, on ne saurait donc la tenir responsable des pavages antérieurs.Les fonctionnaires ont pris la peine de demander de leur adjoindre 4 analystes, qui se sont tous prononcés pour la Montezuma et on a pa^ -outre.le MOT “CIGARIER" Le juge relève ici on passant le mot “cigarler” dont Me Lafortune avait fait grand cas dans son réquisitoire.Il déclare que les avocats de la défense n’ont jamais eu l’intention d’injurier le maire Martin, mais de faire remarquer qu’un fabricant de cigares n’avait aucune compétence spéciale en matière d’asphalte.Le juge fait ensuite ' éloge de M.Mercier, qu’ l dit être un jeune homme d’avenir, et qu’il est heu- Emprunt de guerre Kou< ne pouTon» trop recemmander ce placement aur le DOMINION DU CANADA, parce qu’il eat PATRIOTI-QUK, ABSOLUMENT SUK, PROFITABLE et au»! commode qu'un billet de banque.Bona émia en montants de $100 et de aes multiples.Prix d’émission 97V4- Profit 5.«7,,.Conditions faciles al on le déaire.IL FAUT SOUSCRIRE IMMEDIATEMENT pour s’assurer une part.Venez, écrives ou télégraphiez tout de suite, faites votre demande de souscription officielle et ayez un prospectus.MARCEL TRUST COMPANY 1*1 «.-JACQUES.tie année.Actif, plus da I4.S0M00 1 reux de voir en charge des travaux de la ville.Le maire a déclaré qu’il avait craint que les compagnies, une fois en possession du contrat ne substituassent un autre asphalte à celui de leur échantillon.Qu’est ce (pii (fit que l’Aztec .en aurait pas fait autant ?Troisième raison du maire :—M.Brunet était derrière la Warner Quinlan et il avait déjà vendu de l'asphalte trop cher à la ville.S’il était vrai que Brunet était avec la Warner Quinlan, c’était le bon temps pour la ville de se reprendre à ses dépens.Puis pourquoi a-t-on proposé plus tard à la Warner-Quinlan de partager ses profits avec i’Aztec ?Quand on est contre les combinaisons, on n’en propose pas soi-même.On a dit en faveur de l’Az.tec qu’elle allait établir une raffinerie à Montréal si elle obtenait le contrat de 10 ans ; mais la compagnie Warner-Quinlan, dans une lettre datée de 7 jours avant le 4 juin, olfrait de construire une raffinerie d’une capacité de 50,000 tonnes par année, pour une période de dix ans à partir de 1915.On a invité l’Aztec à baisser ses prix, on ne l’a pas fail pour les autres.On a dit encore que le contrat de l’Azlee permettrai! de se mettre à l’ouvrage plus tôt et de donner de la besogne aux ouvriers et ainsi on a fait perdre à la ville du 4 juin au 13 août le meilleur temps pour les travaux.Le contrat a été accordé illégalement à l’Aztec, puis on lui a proposé de tout annuler.LA SOLVABILITE DE L’AZTEC On a voulu faire de M.Slade le sauveur de Montréal.Stade n’était que l'entremetteur d’une compagnie de New-York.C’était un courtier en asphalte.En signant le contrat de l'asphalte à la Warner-Quinlan, on a voté par partie des contrats de $2,500 à l’Aztec.ill cela parce que la charte défendait de donner des contrats de plus ne s;2 500 sans demander des soumissions.C’est agir en marge du code.Toutes les raisons que l'on pouvait avoir contre la Warner-Quinlan s'appliquent à l’Aztec, mais il y a pire.On > tenté de tromper le conseil municipal de Montréal pour arriver au but.Je ne dis pas cela à la légère, je te dis à regret, parce que c'est mon devoir.Dans le rapport fait en faveur de l’Aztec au conseil, on dit que cette compagnie va établir une raffinerie dans les 60 jours.C’est une chose impossible.On omet de dire que la Warner-Quinlan a fait la même proposition.On omet aussi la condamnation faite pai’ l’ingénieur Mercier.Le bureau des < oimnissaires devait dire toute la vérité.La compagnie Aztec disait être ou était une compagnie solvable.Il y a cependant une lettre de M.Sh.de consentant à ce que l’on retienne $2.45 sur chaque tonne d’asphalte vendue à la ville jusqu’à cc que la garantie de $50,000 soit payée.J’ai fait te calcul.Cela aurait pris six ans et demi.Il y a plus encore.La compagnie Aztec avait soumissionné à $16.45, si Ton retient $2.-45, cela ne fait plus que $14.00, soit 27 sous de moins que l.i compagnie Baker, que Ton a rejetée.A-t-on fait cela sciemment ou inconsciemment?Si on Ta fait sciemment, je n’insiste pas.Si on l’a fait inconsciemment.je n’ai pas de compliments à leur faire.Chose certaine, la loi a été violée.Lp maire a voulu avoir raison contre tout le monde, contre Mes Laurendeau et Lamarche, contre M.Mercier.L’AFFAIRE DE LA RUE DROLET Le juge passe ensuite à l’affaire de la rue Drolet, qu’il qualifie, à la suite du maire, de “marché désastreux pour la ville”.Le maire a dit que si une accusation était portée par écrit, il s’empresserait «il’- UNE FAMILLE HEUREUSE Un journal a accusé un des commissaires d’avoir offert son vote pour $200,000.Le maire n’a pas confiance en McDonald, Ainey dit (lue le maire est un bandit.Ce n’est pas une famille heureuse.I.’affaire de la rue Drolet est inqualifiable.Il ne faut pas s’étonner qu’un journaliste ait protesté.LA FRANCHISE DES TRAMWAYS Le juge dit qu’il n’y a rien de pareil nu mond • que la façon dent on a passé la franchise des tramways.Un commissaire est accusé d’avoir vendu son vote pour : 200,-j 000 dont la moitié payable après son vote.C’est lui qui propose l’adoption de la mesure, c’est inconcevable.Le juge déclare ne pas avoir aimé la façon dont le maire a rendu témoignage dans cette partie-là.il a déclaré que ses lorgnons n’étaunt pas très bons.M.Martin devrait, dit-il, acheter des lorgnons qui permettent de voir clair au maire de Montréal.Mais il y a une chose encore plus grave.Tl y avait un .rdre de la Cour, ordonnant de ne pas procéder.Le maire a dit qu’il avait cru que c’était un “bluff” de M.McDb-j nuld.Le maire a certainement eu j tort.11 avait l’intention que cela passe et il a commis une dt>obéis-I sance formelle aux ordres du tri-! buual.Cela est parfaitement eor-; roboré par MM.Lamarche et Cus-t son.M.McDonald a protesté.C’est le devoir des journaux de protester contre ces choses-là.LES ARTICLES DE M.FOURNIER En ayanl Uni avec le maire, le juge en vient aux articles incriminés.CONFERENCE IMPRESSIONS DU JAPON TEL EST LE SUJET TRAITE HIER SOIR PAR M.RODOLPHE LEMIEUX AU NOMAD’S CLUB.De la conférence donnée hier soir, par M.Rodolphe Lemieux, au Nomad’s Club, sur ses “Souvenirs et impressions dm Japon”, nous détachons les passages suivants : “Il est évident que, Jorsque les termes de ta paix seront discutés, le Japon sera au nombre des puissances qui les dicteront.C’est de 1894 que date l’entrée du Japon dans le concert des nations.Ce pays; dont l’idéal fut l’isolement, et qui vivait replié sur lui-même, a ouvert ses portes toutes grandes aux idées et aux sciences de l’étranger.Autrefois le Japon ne connaissait qu'un régime, celui de la féodalité.Sa constitution de 1889 est calquée sur celle de la Prusse : le suffrage est restreint, il y a une Chambre populaire, la Diète, et une Chambre des pairs, en partie composée de “dai-myos”, qui remirent généreusement hui-s fiefs à l’empereur en 1867.11 y a deux clans au Japon : celui rie ‘SaLsuma”, qui est plutôt conservateur, et celui de “Choshiou”, qui est plutôt libéral et progressive.Le cabinet dirige, en apparence seulement, la politique du Japon ; en réalité, ce sont les “Genros”, les anciens, qui aidèrent à la restauration de l’empereur en 1867.L’effort du dernier quart de siècle, au Japon, a porté sur Tannée et l’école.C’est un Français, M.Boissonnade, qui a codifié les lois civiles du Japon, le code Napoléon lui servant de modèle.Le français est parlé à la Cour et dans les ministères.La religion du Japon est le shintoïsme.Ce qui crée présentement grand conflit entre Américains et Japonais, c’est le refus des blancs de vivre côte à côte avec .des jaunes.La population du Japon dépasse cinquante millions d’habitants.Le rôle du Japon, à l’heure présente, doit se borner à expédier, par voie du transsibérien, des munitions à la Russie.Le Japon cherche depuis plusieurs années à fixer dans ses frontières le centre industriel de l’Orient.Au ooini de vue artistique le Japon est le pays du dilettantisme le plus ex-fiiiis.L'an dernier notre commerce •dobal avec le Japon a atteint le '•liiffre de $4,204,117.Depuis 1907.l’immigration japonaise vers le Canada a nrafiquement cessé.C’est le blé canadien qui devra alimenter te Japon ; pour eela il faut deux choses : lo un bon service de vapeurs.et 2o des taux de fret raisonnables.” La s é a ne p était wus la présidence de M.E.Fabre Surveyer.C.R.Des ''pmerciements ont été votés au conférencier.CHOSES MUNICIPALES M.N.GIROUX EST BATTU L’ECHEVIN DE S.-JACQUES RESTE SEUL SUR LES RANGS SE VOIT REFUSER LE POSTE DE COMMISSAIRE PAR UN VOTE * DE 22 A 5.Il déclare ne pouvoir accepter la théorie de la défense qui prétend qu’il n’y a qu’une accusation de vol public.Le maire n’a eu rien à faire avec les tripotages de Stade.Il n’est pas prouvé qu’il ait reçu de l’argent.Il n’a agi que par imprudence et en-t element.Je ne crois à la malhonnteté d’un homme que lorsqu’il n’y a pas d’autre explication.Le maire n’a pas commis d’autre faute que de se croire infaillible.L’honneur d’un homme est sacré.Les commentaires d;e M.Fournier sont très légitimes et très bien prouvés.il a seulement eu tort de parler que le maire avait touché de l’argent.L’acquillement dans de telles circonstances voudrait dire que le maire a volé à son bénéfice personnel.Le prévenu a raison sur tous les points, sauf celui-là.Le juge rappelle aux jurés que la loi leur permet de rendre un verdict spécial.Il attire leur attention sur l’article 324 du Code criminel qui dit qu’on peut publier une diffamation que Ton croit vraie pour des raisons plausibles dans Tinlérèt public.Le mémoire de Slade n’affecte aucunement Martin.il qualifie les démarches de Slade de tentatives les plus éhontées et les plus scandaleuses de corruption qui aient été faites contre un conseil municipal.Il croit à l'honnêteté personnelle du maire, malgré les tentatives que Ton a faites pour acheter sa conscience.11 regrette que sa conduite ait pu donner prise à ces accusations.11 termine en disant aux jurés qu'ils ont le choix des quatre verdicts suivants : culpabilité, acquittement.Commentaire loyal et justification.Comme il est près de 8 heures, la cour s'ajourne à 9 heures.LE VERDICT A 9 heures précises les jurés reviennent dans la salle, qui est littéralement bondée.Des spectateurs attentifs sont montés jusque dans la boite réservée aux prévenus.Un grand silence plane sur la salle lorsque le président du jury annonce son verdict, qui est enregistré en ces termes par le greffier: “Non-coupable, mais avec recommandation que vu qu'il n'est pas prouvé que M.Martin ait profité personnellement et pécuniairement des erreurs commises, M.Fournier devrait mentionner cela dans son journal.” Des applaudissements vont éclater, mais le juge les réprime aussitôt en disant: “Nous sommes ici dans le temple de justice.” UNE MANIFESTATION Dès que Sa Seigneurie a quitté le tribunal, l’auditoire donne libre cours à ses sentiments.Les deux défenseurs de l'accusé sont entourés et félicités.M.Fournier reçoit une ovation.On veut même lui faire prononcer un discours, mais on doit y renoncer sur les protestations des fonctionnaires de la cour.M.Rodrigue Langlois, qui a fourni à la défense la plupart des documents es déclare satisfait de Tissue du procès.“C’est le réveil du peuple de Montréal, dit-il.” H faut lire la chronique éco-lomique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays.Le conseil municipal a rejeté, hier, par un vote significatif, la candidature de M.Téchevin Giroux au poste laissé vacant par la démission de M.le commissaire E.-N.Hébert.La motion Therrien-Chartrand proposant sa norpination a été perdue par un vote de 5 contre 22.M.Turcot, le concurrent le plus sérieux de M.Giroux s'était retiré de sorte que la tournure prise par le vote a été une surprise pour Je public — plus nombreux encore et plus attentif s’il se peut qu’à la dernière séance — car on s’aticndait à ce que les partisans de M.Turcot se ralliassent à M.Giroux.M.Dou-gall McDonald, le doyen du conseil, a prononcé un réquisitoire pathétique, qui croit-on, nu pas été sans effet sur le verdict du conseil.LE DEBAT.Avant que le conseil soit saisi d’aucune motion, M.Ménard demande à un ou deux des candidats de se retirer afin d’éviter aux conseillers i’ennui de voter contre un collègue.M.Ménard ne mentionne pas de nom, mais il est évident qu’il veut que M.Turcot se retire.Ge dernier après un moment de silence qui suit le discours de M, Ménard, se lève, il est dès lors certain qui! doit s’effacer, il n’est pas long à d’annoncer.Son effacement n’esi que temporaire, dit-ii.Il a raison de croire qu’il serait élu s’il' i estait sur les rangs.II y sera, cette fois sérieusement, au mois d’avril, car il est convaincu que Je Nord de Montréal doit être représenté au bureau des commissaires.Aujourd’hui, il ne veut pas s’exposer à une défaite, car depuis quinze ans qu’il est dans la vie publique, il n’en a jpis connu une seule.A peine s’est-il rassis au milieu d’une émotion visible, M.Therrien propose, appuyé par M.Charirand que M.Giroux soit nommé à la place de M.E.N.Hébert, commissaire de la ville de Montréal.On entend des cris de "vote”, “vote”! Mais M.Téchevin Dtibeau qui est au fauteuil apaise les crieurs et donne ia parole à Téchevin McDonald qui la réclame.M.Dougall McDonald a voté en plusieurs circonstances, en faveur de M.Giroux, notamment lors de son élection au bureau de la commission scolaire catholique, comme représentant du conseil.Il voulait alors que M.Giroux fût en état de justifier les accusations portées contre lui.“Je il’ai que de l’estime pour M.Giroux comme citoyen privé, dit-il, mais je déclare ici que nous ne devons pas braver cette force aveugle eT terrible de l’opinion publique, et n’élire qu’un homme qui est au-dessus de tout soupçon.Je suis vieux, je n’ai plus que quelques années à vivre, je suis votre doyen à tous et voilà le conseil (pie je vous donne.De graves accusations pèsent contre M.Giroux.Je vous le demande, a-t-il rien fait pour les effacer?” M.Giroux ne fait pas de réponse directe au doyen du conseil.11 en aurait envié, dit-il et n’en serait pas embarrassé, mais il a décidé de ne pas prononcer de discours.Il tient seulement à déclarer au conseil qu’il a toujours fait son l'evoir.Comme M.Boyd lui a demandé si au cas où il sérail élu, il démissionnerait comme échcvin, il répond qu’il est disposé à se conformer aux lois du pays.LE VOTE M.Dubeau met alors aux voix, la nomination de M.Giroux, qui est battue par le vote suivant; contre: les échevins L.-A.Lapointe, N.Lapointe, Ward, O’Connell, Létourneau, Boyd, Bastien, MacDonald, Giroux, Blumenthal, Larivière, Houle, Ru-benstein, Waldbn, Hushion, Dubeau, Elie, Denis, Barbeau, Dubois, Pau-zé et Lavergne — 22.Pour: MM.les échevins Ménard.Vandelac, Lo-ranger, Therrien, Chartranri — 5.MM.les échevins Mayrand, Turcot et Saint-Pierre n’étaienl pas à leur siège.I! est à noter qu’on avait appelé treize nonu avant celui de M.Giroux et qu’il n’avait pas reçu un sent vote; voyant ia tournure que les choses allaient prendre, il a voté contre lui-même.On dispose ensuite Je plusieurs motions.M.Larivière, appuyé par M.O’Connell, demande Tajourne-ment à huitaine, afin (de permettre au public de faire des suggestions.Il serait opportun, dit-il, de nommer un comptable expert, étant i donné la situation particulière du I budget, cette année.On a mentionné le nom de M i Gonthier à l’extérieur.MM.Ther-; rien et Lavergne proposent l’ajour \ nement à trois mois qui, dans l’espèce, équivaut à l'ajournement à six mois, suivant le jargon des assemblées délibérantes.| On greffe là-dessus une motion de M.Téchevin N.Lapointe, ap-| puyé par M.Létourneau, concluant ' à la nomination de M.Téchevin Bastien.Le greffier la déclare hors d’ordre.Il est ensuite proposé par Téchevin Lapointe, appuyé par Téchevin Boyd, que le conseil s’ajourne purement et simplement.Et cette motion est votée par 20 contre 10, de sorte que la nomination e.st remise indéfiniment.LE RAPPORT EST RENVOYE Le rapport des commissaires, recommandant l’achat de la propriété de la Montreal City Land pour l’ouverture de certaines rues, dans le quartier Mercier, a été, hier, l'objet d'une vive discussion.M.L.-A.Lapointe a violemment attaqué le rapport qui était proposé à l’adontion du conseil par MM.Larivière et Bastien, et qui a été finalement retourné au comité chargé de Tétudier, avec demande de l’étudier de nouveau.M.Larivière tient tant à l’adoption de ce rapport, sous prétexte qu'il comporte des améliorations urgentes pour son quartier, qu’il a mis son siège d’échcvin au jeu.M.AVOCATS DOCTEURS Casier postal 35f>.— Adresse télégraphique, •Nahac.Montréal*'.Tél.Main 1250-1251.Code» ; Lleber*.Weiî Dn.C.H.CABAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Tr«n»portati«n — Kue Saint-Jaequ** MAURICE DUGAS, avocat LL.L., ' 30 S.-Jacques, Chambre 44.Téi; Main 7691.Résidence.2466 avenue du Parc Rockland 2459, j LAMOTHE, GADBOIS eTNANfEL, avocats Edifice Banque de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emiüen Gadbois, LL.L.J, Maréchal Nantel.B.C.L.ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 .Tel.Main 986.MONTHEAC.Tél.Main 3264.S.-LonU 4207.HERVE ROCH, B.A., L L.L AVOCAT Société légale 61, me S.-Gabriel, Baril et Roch.Montréal.CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL MAIN 8728.ROCKLAND 931, Domicile : Est 1 ‘ !9.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53, *7 me Saint-Jacques.Résidence : 199 Jeanne-Mance.Tél.Ret 5979.GUY VAMER, B.A.LL.L.AVOCAT 97» rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER et BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE.MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.lÔBTÔïüfSPROKFTfHEÏÏT En tous pays.Demandez le GUIDE DE L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université.- Montréal.Dip!6mé en hygiène Pub.Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.6 I à 6 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.706 Parc | Lafontaine, angle Marquette.—-EST 6784 " Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Pari», 'alad'e des YET*X.des OREILLE:, du N3Z et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En fare du earr Saint Louis).DEI^TISTES^ Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENlô Près Marie-Anne.Tél.^-L ou is JI943.—NOS DENTS— tout très belles, naturelles, garanties.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN (Incorporé) 162 rue S -Denis, Montréal.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES HOMME On demande un homme marié n’ayant pas d’enfants.S’adresser avec références au Rév.D.D.Bélanger, ptre., Fournierville, Ont.JEUNE HOMME On demande un jeune homme comme collecteur et solliciteur.Devra être recommandé.S’adresser entre 6.30 et 8 heures p.m.1445 Papineau.ON DEMANDE i On demande: des ajusteurs d’en-|gins maritimes, préparateurs de chantiers maritimes, polisseurs, ouvriers perforateurs, calfats, riveurs à main et à la machine.Pour plus dé douze mois d’ouvrage.Adresses en mentionnant expérience, la Colli ngwood Shipbuilding Company, Limited, Collingwood.Ontario.POSITION DEMANDEE Jeune homme de 19 ans.originaire de la campagne, ayant quelques années d’expérience dans le commerce, à la ville, demande position à la campagne, chez un marchand ou un cultivateur.Salaire modéré avec pension.Ecrire à Casier 25, “Le Devoir”.Dr HONORE THIBAULT L.D.S.O.D.a CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU t 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 603S INGENIEURS CIVILS HlJRTüËlSEeTHURTUBISÉ INGENIEURS CIVILS ARPENTELUS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALS 99 me Saint-JaequK, TELEPHONES I Bnrean ! 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de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.PIERRE BIEN-JONETTI.H.C.S.Montréal, 23 novembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 1184.Geo.C.Derome, des cité et district de Montréal, demandeur, vs.A.H.CedcrbUPfi, des mêmes lieux, défendeur.Le 2mc Jour dr décembre 1915 à 10 heures de l’avant-midi, ii In place d’affaires du dit défendeur, au No 10 rue Cuthcart, chambre 117 en la cité de Montrent, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en pupitre.Conditions : argent comptant.J.U.NOR-MANDIN.H.C.S.Montréal, 22 novembre 1915.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Serti ce de :— 10 min.de 5.40 a.m.6 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., k 4.00 p.m.10 min.de 4 00 p.m., k 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., it 12.00 minuit DE LACHINE.—Service de :— 20 min.de 5.30 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., 8 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., it 12.If a.m.Dernier extra à 12.50 a.m.SAULT AU ¦ REÇOIT,ET ET SAINT-VINC'ENT-DE-PAUL.— De Saint-Déni» 8 Saint-Vincent.—Service de 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.è 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.09 n.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.à 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m.à 11.35 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.20 a.m.Tramway de Saint-Vincent A Saint-Denis, 1.10 a.m.CARTIERVTLLE.—De Snowdon Jet.—Service de s— 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIKRVILLE.— Service de J-, 20 min.de 5.40 a.m.h ’ 9.00 p.m.40 min.de 0.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l'Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de 20 min.de 5.40 n.m.il 12.00 minuit.DE L’AVE, VICTORIA—Service de 20 min.de ’5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon, 10 min.5.50 n.m., à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE—Service de GO min.de 5.00 a.m.à 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 am.k 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.è 3.30 p.m, 15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.à 8.30 p.m.POINTE-AUX-TREMBLES.—Service at i 15 min.de 5.00 a.m.k 9.00 a.m.30 min.de 9.00 n.m.il 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.è 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.ti 11.00 put.RO min.de 11.00 n m.A 1.00 a.m.Lupointc a vivement saisi cette offre, à condition que le rapport soit renvoyé au comité.M.Lanointe avait prétendu que la compagnie avait déjà été payée pour tes améliorations qu’elle réclamait de la ville par la cotisation qu’elle avait imposée à ceux à qui elle avait vendu ses terrains.C’est pour prou ver la fausseté de cette allégation que M.Larivière offrait de se présenter de nouveau devant l'électorat., DOMINION et SPRINGHILL Charbon bitumineux, il vapeur et à gaz BUREAU GENERAL des VENTES 112 rue Saint-Jacques.Montréal POSITION DEMANDEE Personne française, 47 ans, très honorable, désire place de gouvernante pour une ou deux personnes aussi très respectables.Ecrire casier 16 Le ’Devoir”.EMPLOI DEMANDE MAITRE DE CIIAPEI.LK d’expérience, connaissant le chant de Solesme et pouvant fournir d’excellentes recommandations, accepterait poste à la ville ou dans la banlieue.(Disponible les dimanches et fêtes seulement).Ecrire à casier 36 ie “Devoir”.A LOUER A LOUER Une grande maison et serre chaude de 100 pieds ipar 50, avec 5 arpent de terre, village S.-Jérôme, louera à bon marché.S’adresser à Gunn et Langlois, 105, St.-Paul Est.A LOUKR Logements dans tous les quartiers de Montréal.J.E.GRAVEL, Tél.S.-Louis 2528.2165 Waverlev.AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A VENDRE VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis 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^ I / l < f 1 ' FRANCE ET BELGIQUE DES COMBATS D’ARTILLERIE LES ARMEES FRANÇAISES ET ANGLAISES BOMBARDENT AVEC SUCCES LES RETRANCHEMENTS ENNEMIS EN ARTOIS, ARGONNE ET AU NORD DE LOOS.Londres, 23 — Le communiqué éfiieiel anglais suivant été publié hier soir ; “Notre artillerie a, au cours des quatre derniers jours, opéré un bombardement contre plusieurs sections de la ligne ennemie avec un grand effet.L’artillerie de l’ennemi a déployé de l’activité au nord de Loos, à l’est d’Armentières, et à l’est d’Cpres."Un aéroplane allemand a atterri en dedans de nos lignes, a sud-ouest d’Ypres, le 19 novembre.Le pilote et l'observateur, qui ont déclaré avoir perdu leur route, furent faits prisonniers.La machine n’a pas été endommagée.“Les déclarations contenues dans le rapport allemand du 21 courant, relativement à notre front, sont incorrectes dans tous les détails.Le bulletin dit qu’une grosse mine a explosé avec succès dans notre position, sur le chemin de fer Ypres-Sommenbeke.La mine en question a fait explosion bien en avant de nos tranchées.Elle n’a causé aucun dommage et aucune perte de vie, et nous avons occupé le sol de chaque côté du cratère.“L’ennemi a effectué des raids aériens sur Poperingfae, le 18 et le 20 novembre.Aucun dommage n’a été fait au chemin de fer ou aux édifices, lors du premier raid.Deux soldats ont été blessés et quatre Vaches ont été tuées.Dans le second raid, une bombe a causé la mort ,de huit hommes.” *• * « Paris, 23 — Le communiqué officiel suivant a été publié par le ministère de la guerre hier soir : “En Artois et en Chamnagne.une activité continuelle a clé déployée par les deux artillerie.En Argonne, le combat le mines se poursuit à notre avantage.En Alsace, une canonnade quelque neu violente a en lieu à Hartmanns-Weilerkbpf et sur le plateau d’Uffholf.” ¦» * ¦» I.e bulletin belge dit : “Le temps est nuageux et il y a une légère activité de la part de l'artillerie devanl notre front.” LES COURS DE M.L’ABBE CHARTIER LE DISTINGUE PROFESSEUR DE LAVAL ETUDIE, HIER SOIR, “CINNA”, DE CORNEILLE.Hier soir, à l’Université Laval, monsieur l’abbé Emile Chartier a continué son cours de Littérature par la critique de la tragédie “Cin-na” de Corneille.Le conférencier s’est placé au point de vue de la dialectique et de l’argumentation.Tout d’abord il expose la siluation des trois personnages principaux de la pièce: Auguste, Cinna et Maxime.II s’agit d’un cas de conscience politique: l’empereur Auguste doit-il garder le pouvoir ou abdiquer ?Si l’empereur abdique, Rome demeurera-t-elle une monarchie ou bien dcviendra-t-elle une république?Dans les deux cas, la scène est on ne peut plus tragique.Les conseillers du prince sont précisément les mêmes (pii viennent de tramer sa mort sous l’inspiration d’Emilie.Leurs caractères s’opposent du tout au tout: Cinna, le monarchisle, est un imposteur, un fourbe et un hypocrite; Maxime, un sincère républicain qui s’expose en faisant entendre à son maître de désagréables vérités.Us ont néanmoins un trait commun.Les allusions d’Auguste à leur conspiration leur inspirent la même frayeur d’avoir été découverts et île voir finir l’entretien par une condamnation à mort ou pai' l’exil.La -noblesse de l’empereur contraste avec le servilisme de Cinna cf l’opportunisme de Maxime.Il se laisse guider par l’intérêt supérieur de Rome et de l’empire.En étudiant l’argumentation des irois interlocuteurs, on découvre sans trop de peine que, j our se soutenir assez logiquement, elle n’en repose pas moins, la plupart du temps, sur des principes faux ou les données douteuses.Avec uAnu-lie, le professeur dissèque les unes et les autres et il apprend à .,es élèves à ne pas se laisser fasciner par la pompe des vers ou l’éclat des images.Comme d’ordinaire, le cours fut avant tout une leçon de raisonnement autant quc.de critique mesurée.LES CONSERVATEURS LA LIBERTE DUMONDE C’EST POUR LA DEFENDRE QUE LES CANADIENS DOIVENT S’ENROLER, DECLARE M.E.L.PATENAUDE, AU COURS D’UN DINER CHEZ COOPER.—PAS DE NOTE DISCORDANTE.L’ALMANACH POUR TOUS Avec l’édition de 191(1, D'Almanach pour Tous”, qui vient de paraître, entre dans sa dix-huitième année.Parmi les renseignements instructifs et intéressants que contient ce numéro, nous signalerons, outre un comput ecclésiastique des plus complets, la liste des membres des gouvernements fédéral et provincial, et celle les membres des deux chambres ; de courtes biographies sur le clergé de la province de Québec; une nomenclature des juges, protonotaires, shérifs et magistrats de district de la province, etc.Ce numéro renferme encore un joli carnet rie la cuisinière, plusieurs historiettes et poésies, une rectification du vocabulaire français, etc.L’“AJmanach pour Tous” est publié par M.Aug.Bouesnel, 40, Notre-Dame Ouest, Montréal.Il se vend 10 sous ou 13 sous par la poste.-9- Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.Le club libéral-conservateur a of-¦u b ,er> ci.ez Cooper, un dîner à M.h.L.Patenaudc, ministre des contributions indirectes.M.Huntley Drummond présidait.Parmi les nombreux convives, on remarquait M C.E.Gault, le colonel Label le, le colonel Dansereau, M.J A.Des-carries, député, M.F.Pauzé, le colonel Georges Beauchamp, M.Papineau-Mathieu l’échevin Boyrd.MM.J E.Rolland, J.U.Emard, R.Monty, L.J.Tarie, Eugène Tarte, Paul Lacoste, M.Loranger, Armand Grenier.M.Doherty accompagnait M.Patenaudc.Ce dernier, portant d’abord la parole en anglais, a dit one depuis son entrée dans le cabinet, il a apprécié l’esprit large de ses concitoyens de langue anglaise.Il est fier de ce que de tels hommes aient confiance en lui cl lui donnent leur appui.L’orateur affirme qu’il a visité plusieurs parties de la région de Montréal et il n’a entendu aucune note discordante quant à la participation du Canada à la guerre.Puis M.Pateuaude cite des chiffres pour démontrer qu'ils ne justifient pas les sombres prévisions de quelques prophètes de malheur relativement à l’avenir de Montréal et du Dominion.De 1910 à 1914.le tonnage des navires qui sont entrés dans le port ,s est accru de 6,561,000 tonnes a 9,144,000 tonnes Pour la même période, le nombre des wagons dont on s’est servi de 93 000 est devenu 144.449.La quantité de céréales emmagasinée dans les entrepôts du port s’élevait à 21.000,000 de boisseaux, et en 1914, à 64,000,000 de boisseaux.L'an dernier, Montréal a exporlé 75.000,000 de boisseaux et New-Y’ork seulement 65,-000,000.M.Fatenaude, dans sa langue ma-ternelle, fait un autre appel à ses compatriotes, les conjurant de ne rien épargner pour démontrer au monde qu'ils se rendent complètement compte de la lutte que la France et l’Angleterre livrent pour la liberté.Ce n'est pas le temps de discuter les pourquoi et les comment, car la liberté du inonde est en jeu.L’orateur en terminant a rappelé que nour avons rétabli en notre faveur l'équilibre du commerce, et a fait allusion à l’emprunt domestique de M.White.M Doherty a porté la parole dnas les deux langues.I! a fait l’éloge de M.Patenaude.Il a afli rmé que tous les ministres désirent que la province de Québec ait de bons représentants qui fassent senlir sa légitime intluencc dans tout le pays.M.1.A.Descarries, député de Jacques-Cartier, a porté la santé des soldats présents.Tl a dit que nos troupiers sont les dignes descendants de Wolfe et de Montcalm.Nous avons envoyé • un quart de million d’hommes, dit-il ; nous en enverrons un demi-million si c'est nécessaire, car quand le salut el le prestige de l’Empire sont en danger, la victoire doit être notre mot d ordre.LES ARTISANS CONFIANCE EN M.GAUTHIER PAR UN VOTE DE 54 CONTRE 14, LE CONGRES DES ARTISANS, APRES UNE JOURNEE DE DELIBERATIONS, REITERE SA CONFIANCE DANS SON PRESIDENT GENERAL.ELOGES DES CANvTRANÇAIS M.MEIGHEN DONNE UN DEMENTI AU “CHRONICLE”.A la suite ,û'un refus d’enrôlement, le “Chronicle” a émis l'assertion que des hommes auraient été refusés aux ‘Grenadiers Guards” parce qu’ils étaient canadiens-fran-çais.Le “Chronicle” voyait là une injustice flagrante à l’égard de nos compatriotes de la provin c de Québec et demandait une enquête.Le général Meighen, de passage à Montréal, a voulu faire justice lui-mème de ces allégations : “J’ai le bonheur, a-t-il déclaré, d’avoir dans le régiment que j'organise actuellement un bon nombre de Canadiens-français, et je serais fier d’en avoir encore un bon nombre, car je connais la valeur, la bravoure.l’héroïsme des Canadiens-français.J’avais l’honneur d'avoir, dans le 1 le halaillon.qui a fait sa petite part sur le champ de bataille avec le premier contingent, un grand nombre de Canadiens-frança' .et je n’avais pas de meilleurs soldats.” -«- FETE A LA CHORALE DU S.-ENFANT JESUS Les nombreux amis de la Chorale Saint-Enfant-Jésus, du Mile-End, se sont réunis hier soir pour faire honneur à un délicieux souper aux huîtres.La tête était sous la présidence de M.l’abbé Perrier, cure de la paroisse ; à côté du président, à la labié d’honneur, on remarquait MM.les abbés Roy, Borel et Deschênes,vicaires, M.le curé de Sainl-Elzéar, M.l’abbé Maurice, M.A.Pelletier, maître de chapelle de Saint-Jacques, M.Leduc, maître dé chapelle à Outremont, M.Jarry, président de la Chorale, MM.Girard, Lemay et Lalonde, marguilliers, et MM.G.Comte, Langlois et une foule d’autres.Après que le souper fut terminé, il y eut chant, musique, déclamation par des amateurs et les membres de la Chorale.L’IDEE ETAIT BONNE LE HEROS, notre tabac fermenté, sans odeur âcre ni forte, qui sent bon et n offusque personne, a été un succès : en trois mois il a conquis Québec et Ontario ; les commandes par la poste affluent.Nous expédions une livre sur réception d'un mandat de 75 sous, La St.Jacques Tobacco Packing Co., Ltée S.-Jacques, Comté Montcalm, (Jué.Après une discussion très : .ou-vementée, résultant des accusations portées contre M.L.-J.Gauthier, ' président général, par quelques journaux el des poursuites civiles j intentées contre lui par les an-] ci: ns présidents généraux, la première journée du congrès des Artisans Canadiens-français, s’est terminée par un vole de confiance dans son président-général, par 54 voix contre 14.A la séance de l’après-midi, le Dr Amiot reprend son argumentation du matin au point où il l’avait laissée, avec la question des dében-Inres.Il faut un autre système d’achat plus avantageux.Pour ce qui est des accusations portées, il a la conviction que les accusés en sortiront indemnes, et pour sa part il trouve que jusqu’ici, ces accusa-lions sont loin d’être prouvées (appl.) L’échevin Saint-Pierre présente alors une nmlion de résolution dont nous donnons le texte plus loin.En quelques mots vibrants, il fait l’éloge de M.L.-J.Gauthier, il déplore les temps que nous traversons, où de lotis côtés se livrent des accusations de péculat.“Je me demande où s'en va la province de Québec, où s’en va la race canadienne française! Veut-on la tuer?“Les anciens présidents ont faussement accusé M.Gauthier, et je n’hésite pas, moi, échevin de Montréal, pauvre, et élu par une majn rité ouvrière, à déclarer que M.Gauthier est l’une de nos plus belles gloires canadiennes.Les Arti sans Canadiens-français n’ont jamais eu à leur lète un plus bel orateur, un plus constant progressiste, et un meilleur administra-‘eur.” M.Gougeon, avec son esprit com hâtif oi'linaire, seconde la motion de l’échevin Saint-Pierre.Il fustige le journal 1" “Pays” et déclare a confiance absolue dans le eo misé exécutif e! le directeur-général des Artisans Canadiens-français.La campagne actuelle, dit-il, n’esl que le résultat d’une vengeance personnelle d’esprits déçus, et cela en dit long.lurs affidavits produits à la séance d1 ce matin valent loul autant que les injures écheve'ées ci péi-iphases Je la “Patrie” et du “Pays”.En réponse à la motion de l’échevin Saint-Pierre, l’ancien président J.-V.Désaulniers dépose un amendement blâmant M.L.-J.Gauthier.(Nous en donnons le te.Je à la fin de cet article).Suit la lecture fastidieuse de tous les a.ti cies parus dans le “Days” et la “Patrie’.M.Napoléon Champagne donne la réplique, et dans une argumenta | tion légale, démolit pierre à pierre tout l’édifice d’accusation des anciens présidents.En fin de séance, un sous-amendement esl produit par M.J.-C.Lamothe, C.R., secondé par le Dr Amiot.Ce sous-amendement ménage la chèvre et le chou: il affirme la confiance du congrès dans le comité exécutif et dans son présidenl-géné ral, mais en même temps, prétend attendre pour se prononcer, la décision des tribunaux civils.A huit heures, la séance est reprise par la lecture du procès-verbal des séances de la journée.M.Lain bert, ancien président-général, demande une fois de plus la parole pour défendre la position prise baises collègues et lui.“Dans la si-tualion actuelle, dit-il, c’était la seule possible, pour rauver le meilleur de la société.” Avec un peiit ton doucereux, il exprime des regrets de ce qui se passe, proteste de son désir de voir M.L.-J.Gauthier sortir indemne de toute celle affaire, mais en même temps il exhibe un épais dossier.“J’ai là, dit-il, des documents précis sur des faits se rapportant aux trois affaires de Saint-Jean-Berchmans, de Ln-val-.les-Rapides el de Montréal-Est”.Mais c’est tout: l’orateur ne produit rien: il se contente de et-te menace.Il déclare en outre que quelle que soit la décision du congrès il entend garder sa liberté d’action pour agir à sa guise.Enfin, M.L.-J.Gauthier résume le débat.Il détruit, par le “Pays” j lui - même, les accusations du I “Pays”.Il s’en remet : u congrès I du soin de décider; quant à lui, il ne peut en dire davantage pour le moment, pas plus qu’il ne demande à ses accusateurs de dévoiler leurs moyens d’aclion.Toutefois, il regrette qu’ils n'aient pas attendu une semaine de plus pour s’adresser aux tribunaux.Dans la lutte soutenue depuis rois mois, j’avais espéré que les anciens présidents m’aideraient.Ils ne l’ont pas fait.Il est possible que je succombe, mais si je dois tomber, je ne tomberai pas tout seul.Ceci n’est pas une menace, mais une constatation.Depuis six ans j’ai hit-,té pour détruire le monopole financier qui étreignait notre Société à la gorge.C’est là la cause des difficultés que j'ai aujourd'hui.Soriez-moi, messieurs, mais la dernière bataille que je livrerai sera pour empêcher les anciens présidents de venir siéger ici, mix conventions.“Le Pays” a dit le 6 novembre : “Les placements de la Société des Artisans sont inattaquables.Que veut-on de plus.” M.Gauthier déclare qu'il n’est pas seul pour administrer la Socié-!é.Le Conseil exécutif a son mot à dire dans tout ce qui se fait.Personne ne peut me faire un crime de ne pas avoir poursuivi “Le Pays”.Comment voulait-on que je le poursuive?En ma qualité de président ou simplement en mon nom personnel?Il termina par une vibrante péroraison dans laquelle il fustigea la conduite d'un ancien président à son égard.Ceci fait, on passe au vote ; l’as-semblée demande le vole nominal.Vote sur le sous-amendement J.C.Lamothe—Dr Amiot : EMPRUNT DE GUERRE DOMINION DU CANADA Émission de $50,000,000 d’obligations 5% échéant le 1er décembre 1925 y REMBOURSABLE AU PAIR A OTTAWA, HALIFAX, ST-JEAN, CHARLOTTETOWN, MONTRÉAL, TORONTO, WINNIPEG, RÉGINA, CALGARY, VICTORIA.INTÉRÊT PAYABLE SEMESTRIELLEMENT LES 1er JUIN, 1er DÉCEMBRE.PRIX D’EMISSION 971 UN SEMESTRE ENTIER D’INTÉRÊT SERA PAYÉ LE 1er JUIN 1916.LE PRODUIT DE L’EMPRUNT SERA EMPLOYÉ POUR LES FINS DE LA GUERRE SEULEMENT.Dans le cas d’émissions futures—autres que les emprunts faits à l’étranger—par le gouvernement, pour les besoins de la guerre, les obligations de cette émission seront acceptées au prix d’émission, 97%, plus l’intérêt acquis, comme équivalent d’argent comptant pour les souscriptions à ces émissions.LE MINISTRE DES FINANCES offre par les présentes, de la part du gouvernement, les obligations ci-dessus mentionnées pour souscription à 97}, payables comme il suit : 10 pour cent sur demande, 7} “ le 3 janvier 1916, 20 “ le 1er février 1916, 20 “ le 1er mars 1916, 20 M le 1er avril 1916, 20 “ le 1er mai 1916.Les versements peuvent être effectués en entier le ou après le Sème jour de janvier 1916, avec escompte au taux de quatre pour cent par année.Tous les versements doivent s’effectuer à une banque à charte au crédit du ministre des Finances.Le manque d’effectuer quelque versement à son échéance exposera les versements antérieurs à la confiscation et la répartition à l’annulation.Les demandes, accompagnées d’un dépôt de dix pour cent du montant souscrit, doivent être expédiées par l’entremise d’une banque à charte.La banque donnera un récépissé provisoire.Cet emprunt est autorisé sous le régime d’une loi du parlement du Canada et le principal ainsi que l’intérêt seront une charge sur le Fonds du revenu consolidé.Des formules de demandes peuvent être obtenues de toute succursale de toute banque à charte au Canada, et au bureau de tout sous-receveur général au Canada.Les souscriptions doivent être pour des nombres entiers de cent dollars.Dans le cas de répartition partielle l’excédent du dépôt sera appliqué sur le versement du montant dû pour le versement de janvier.Des certificats provisoires de souscription (scrip) payables au porteur seront délivrés, après répartition, contre les récépissés provisoires.Lorsque ces certificats provisoires (scrip) auront été payés en entier et que le paiement y aura été endossé par la banque qui reçoit l’argent, ils pourront être échangés pour des obligations avec coupons attachés, payables au porteur, ou enregistrées quant au principal, ou pour des obligations entièrement enregistrées sans coupons.La livraison des certificats provisoires (scrip) et des obligations se fera par l’entremise des banques à charte.L’intérêt sur les obligations entièrement enregistrées sera payable par chèque, qui sera remis par la poste.L’intérêt sur les obligations avec coupons sera payé contre la remise des coupons.Les chèques et les coupons seront payables sans frais de change à toute succursale de toute banque à charte au Canada.Les porteurs d’obligations entièrement enregistrées sans coupons auront le droit de les convertir en obligations avec coupons, payables au porteur ou enregistrées, sans versement d'aucun honoraire, et les porteurs d’obligations avec coupons auront le droit de les convertir, sans frais, en obligations entièrement enregistrées sans coupons, en tout temps sur demande faite par écrit au ministre des Finances.L’émission sera exempte des taxes—y compris la taxe sur le revenu—imposées en conséquence de législation édictée par le parlement du Canada.Les obligations avec coupons seront émises en dénominations de $100, $500, $1,000.Les obligations entièrement enregistrées sans coupons, seront émises en dénominations de $1,000, $5,000, ou tout multiple autorisé de $5,000.Une demande sera faite en temps utile pour inscrire cette émission aux Bourses de Montréal et de Toronto.L’emprunt sera remboursé à échéance au pair au bureau du ministre des Finances et Receveur général à Ottawa, ou au bureau du sous-receveur général à Halifax, St-Jean, Charlottetown, Montréal, Toronto, Winnipeg, Régine, Calgary ou Victoria.Les livres de l’emprunt seront gardés au ministère des finances, à Ottawa.Il sera accordé aux courtiers d’obligations et de valeurs reconnus une commission d’un quart de un pour cent sur les répartitions faites sur les demandes qui portent leur timbre.Les listes de souscription seront closes le ou avant le 30 novembre 1915.Ministère des Finances, Ottawa, 22 novembre 1915.Attendu que.Cette convention, en conséquence es! d'opinion qu’il est préférable et plus convenable d’attendre l'issue du procès intenté contre M.L.J.Gauthier, président-général de la Société avant de se prononcer sur .e bien-fondé ou mal-fondé des accusations portées contre lui; Cette convention est aussi d’opinion que les placemenis faits par notre Société sont satisfaisants, et (pie les sociétaires doivent continuer à avoir confiance dans l’administration des affaires de la Société par le Bureau Exécutif y compris e président-général, que le système qui a élé suivi dans le placemen! des fonds est celui qui est généralement en vigueur.Toutefois, cette Convention exprime le désir qu'une commission soit nommée, composée d’un certain nombre de membres du bureau exécutif et de quelques membres de cette convention afin detudier le système suivi, et voir s'il y aurait possibilité de l’améliorer et de faire rapport à la prochaine convention.Le sous-amendement est repoussé par 61 voix contre cinq.Amendement proposé par les anciens-présidents généraux : Attendu que M.L.J.Gauthier n ayant pas obtenu de rétractation formelle de la part des journaux qui I ont incriminé, au sujet de transactions financières avec la société, a manque a son devoir de président-general, en ne prenant pus de procédures civiles ou criminelles pour 1 obtenir.Cet amendement est rejeté par 50 voix contre 13.Motion principale présentée par M.J.B.Saint-Pierre et M.J.B.A.Gougeon : Attendu que cette convention a pris connaissance des accusations portées contre le président-général el l’exécutif de la société des Artisans Canadiens-Français au sujet de certains placements effectués par cette société ; Qu'eiie a examiné les procès-verbaux du comité des finances et du Conseil, ainsi que les dossiers relatifs à ces placements et entendu les explications du président-général et les déclarations des personnes qui ont effectué ces placements et qu'elle déclare : Que la méthode suivie par l'exécutif pour les placements effectués jusqu’à ce jour est conforme à la coutume suivie par les institutions! similaires ; qu’elle a donné des ré-' sultats appréciables et ne peut être i changée aussi longtemps que ses règlements resteront on vigueur ; | Que la société n'a jamais aeheté de debentures ni de son président,] ni d’aucun de ses directeurs, ni d’au- i cun de ses officiers ; Qu’elle regrette l’attitude prise ! par les ex-présidents-généraux, qui, tout en étant sans doute de bonne foi, ont puisé leurs renseignements à mauvaise source, et qu’elle endosse l’action du conseil exécutif et du conseil généra], qu'elle réaffirme sa confiance dans son président et Il prie de continuer son administration sage, prudente et progrès- j 1 sive.” Celle motion est adoptée par un vole de 54 voix contre 14.Une longue ovation salue ce vote favorable à M.Gauthier.CONDOLEANCES La Cü d’Orgues Canadiennes, Lmiiée SAINT-HYACINTHE, Qué.Orgues d’Eglises Electriques et Tubulaires.Souffleries Electriques et Hydrauliques des plus modernes.Auteurs de Quatre Grandes Orgues à Quatre Claviers, Douze à Trois Claviers et au-delà de Soixante à Deux Claviers érigées par tout le Canada.Nous invitons respectueusement Messieurs du Clergé, les Supérieurs de Collèges et de Couvets à demander nos plans et devis que nous nous empresserons de leur fournir gratuitement.Orgues de Chapelles (Une Spécialité).SATISFACTION GARANTIE A une réunion spéciale du comité ! des “Amis du Devoir”, d'Hochela- ] ga, tenue ie 15 novembre, l’ordre du jour suivant a été adopté à l’unanl-1 mité, sur proposition de M.A.Signori : “Les membres du comité ont ap- ; pris avec douleur la mort du véné- ! rable père de M.Méd< :-ic Perrier, | leur trésorier ; ils partagent avec I lui le chagrin qu’il éprouve dans la perte irréparable qu’il vient de faire, et le prient de recevoir leurs plus sincères condoléances.” Il a été également résolu que copie de la présente résolution soit adressée à M.Mcdéric Perrier, à M.| le curé du Mile-End, son frère, el au journal le Devoir.I).CHOUINARD, M.D., srsinvBTjmmMitmurv, ¦snrawmMtm SALLE DE L’IMMA CULÉE-CONCEPTION, rue RACHEL VENDREDI, 26 novembre 1915, à 8 heures p.m.SOIREE LITTERAIRE ET MUSICALE .r-n-m rr -nr i i -im , , au bénéfice des pauvres de la Providence — Maison Sainte-Geneviève CONFÉRENCE par le R.P.Louis Lalande, S.J.Chant, musique et réciiations par des artistes distingués KNTR1.E - - 50 «ors Iflf ¦UE, mm yjrrney : JS ¦ ¦¦¦¦ J.A.BARITE AU.Secrétaire.Président.HORS DE COMBAT Ottawa, 23.— On croit que des membres de l’armée canadienne qui manquent à l’appel, se sont noyés dans le naufrage du vaisseau hôpital “Anglia”, le 17 novembre.Les noms de ces trois soldais se trouvent sur la liste des hors de combat publiée, hier soir, par le ministère de la Milice.Deux Canadiens-français seulement figurent sur cette liste: 22ème bataillon, blessé: Eugène Corbin, S.-Paul de La Croix, P.C 2ème bataillon, blessé: Aimé La-pierre, S.-Liboire, P.Q.Dioffène cherchait des hommes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.Il y a des hommes, aujourd’hui.TRAINEAUX DE TOUS GENRES Carrioles traîneaux bas,traîneaux de poney, pour l’ouvrage ou la promenade, 150 à 200 maintenant prêts.CARRIAGE FACTORIES Limited, 445 rue Saint-Jacques LATIMER, Agent de ventes.Académie Royale CanadisnneJlrts EXPOSITION de PEINTURES.SCULPTURE.MODELES D'ARCHITECTURE, «le., ii la Galerie des Arts 679 OUEST, rue SHERBROOKE, du 19 NOVEMBRE au 18 DECEMBRE.ENTREE tous les Jours 25 sous.Les lundis et Jeudis de 8 A 10 p.m., 10 sous.Entrée libre les lundis et samedis de 2 0 fi p.m., et tous les jeudis.164379169224568641601397^8792615826050871^9446^79050731245^0669767^72690579853 3745 507 8480194848^3 234800080400235323234853234848534848485323484853234823532323485353532348488923535353482348 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 NOVEMBRE isi» VOL.VI.— No 274 LA VIE SPORTIVE COMMERCE ET FINANCE LE CANADIEN REMPORTE LES HONNEURS CE CLUB, CONSIDERE COMME LE PLUS FAIBLE DE LA CLASSE “A”, A CAUSE UNE SURPRISE DESAGREABLE AU TIPPERARY, HIER SOIR.— LA ROYALE ET LE STRACHAN DEFAITS.Les surprises étaient à l'ordre du jour, dans les séries de la classe “A"’ de la Montr al Bowlin,» Association.hier soir, et quoiqu’il n’ait pas joué, le National a augmenté ses chances dans la course au championnat, par la défaite des Slra-chan et de La Royale.Les résultats dans les joutes Thier soir furent plus élevés qu ¦ dans les autres rencontres précédentes, dans l’ensemble, car trois équipes dépassèrent le total de 2,700 points.Le Strachan était privé des services de deux de scs joueurs, au commencement de la partie et un troisième, Bryson, dut abandonner le jeu après la première joute, à cause d’une blessure qu’il s’était infligée au genou.La plus grande surprise Je la soirée fut la perte des trois parties par le Tipperary aux mains du Canadien, qui, jusqu’ici était considéré comme une quantité négligeable.Le capitaine Paradis ne put participer à ia partie d’hier soir, à cause de maladie el fut remplacé sur l’équipe par .l.-B.Maeé, et la présence de ce dernier sur le club de l'Est, sembla inspirer confiance aux autres équipiers, et sa victoire d’hier soir le place maintenant en quatrième position avec une partie de moins que le Strachan, Les honneurs .le la soirée d’hier furent remportés par le Canadien Pour le plus grand total de points pour équipe, avec 2,787, et la partie de 91)0, tandis que J.-B.Villeneuve, de ce club, a oblenu le obis haut résultat en trois parties, avec (itô, et a joué une partie simple de 226.Voici les résultats détaillés des parties, et la position des clubs: M.A.A.A.A VIE Boissonnault Brown .Beauchamp .122 129 122 153 93 128 145—420 111—336 134—384 Totaux .664 630 Dominion Glass gagne 3 Canada Car.451 141 Mahoney Moore .Chapman Brodie Frick .Totaux Mathews .Brookhouse Pearson ., Gamble.Kaiser .Ill .118 .125 ; .204 .739 Lymax.127 .120 .135 .105 .153 142 164 128 174 707 1001 parties.168—460 137—420 120—402 112—365 183—561 749 720 2208 182 115 144 117 102 198—507 123—358 111—390 117—339 133—388 Totaux Canada .640 660 682 Car gagne 3 parties.Nadruco Bleu 1982 Fyfe .139 163 137 430 Salmon.159 lit 194 374 Beauchamp.84 133 117 334 Snell .193 139 179 511 Curran., .164 199 165 439 Totaux.739 6 5 792 2988 Johns-Manv ille Abbioli.11! 154 104 399 Kirkham.145 143 119 497 Stuart.129 127 179 419 Dunham.189 132 159 471 Meredith.128 123 166 117 Totaux.723 679 799 2111 Johns-Manville gagne 2 parties.Greensbields A.Duhamel.164 151 119 434 T.Trappier.138 119 121 378 A.Bennett.122 152 159 433 It.Hiendeau .175 142 171 488 J.E.Moriarty.191 293 156 559 Totaux., Montreal E.Bernier., S.Copemau .E.L.Barzler .1.Mulroney., S.Slarke., .790 767 726 Locomotive 158 168 159 180 166 176 190 153 172 176 132 166 161 193 201 Totaux.831 Montre: ties.1 Locomotive 867 853 gagne 3 Flower.179 179 165— 523 Legalists.179 191 172— 542 Burnett.213 169 136— 599 ! Gardner.193 199 177— 569 Walker.204 191 178— 573 ! Totux.968 911 8228— 2707 ! Moyenne d’équipe >41.4, Strap h an Bryson.157 157 Stronach.i.'ti 160— 291 ' Plante.- .189 154 218— 5521 Dupré.199 139 162— 509 'turner.144 158 155- 458 ! Desautels.199 155 202— 547 Totaux.879 737 898— 2505 Moyenne M.A.A.A.Surgeon.Harlcorn.Whittet.Maxon.Darling.Totaux.équipé — vie gagne 501.2 parties.M.A.A.A.191 .189 .165 .77 .95 Actif 188 197 183 162 163 200- 185- 187- 178- 212- 579 571 535 517 570 Crawford.Dmbé.Wilshire., George.McBlearly.Forçand.Totaux.Douglas.Dickson.Saltcn.Layden.Cockell.Totaux.Canada Paint Canada Paint .192 205 .157 .183 .154 .166 113 139 161 170 177 124 158 133 118 2283 466 521 473 545 543 2551 par- 567 447 446 47,3 166 251 .852 Steel .124 .169 .157 .189 .126 751 747 2350 140 128 157 111 152 137 157 157 198 152 401 454 471 498 430 .765 gagne 2 688 801 2254 parties.Can.917 893 962—2772 Moyenne d'équipe — 554.4.Rolland.98 123 137 358 Latioyale Ghantignj .163 149 125 137 Egan 14 i 211 155- - 597 Pavel le.141 117 149 398 Toucher.169 181 179- - 520 Simpson.138 173 167 478 J.Pelletier.7(1 189 165- - 524 Fortin.139 117 169 455 Bedard.163 171 176- - 510 — F.Pelletier.1! 1 219 187- - 588 Tolaux .679 709 738 2126 Canadian Rulbber gagne 3 parties.Totaux.826 962 862- -2649 Moyenne d’équipe — 529.8.Gazette M.A.A.A.Actif gagne 2 parlies.Bradbury .139 102 132 373 Canadien Ranger.202 194 189— 585 Villeneuve.226 194 195— 615 Bavmond.152 181 192— 525 Maeé.151) 144 293— 593 Charbonnic r.174 174 211— 559 Totaux.910 887 990—: 2787 Moyenne d'équipe f)0 >7.4.Tipperi iry Kelly.168 141 186— 498 Brighton.998 195 167— 570 O'Ilarn.i50 188 203— 541 Mahoney.'82 155 189— 517 Bessner.170 177 182— 529 Totaux.878 859 918— 2655 Moyenne d’équipe — 531.Canadien gagne 3 parties.POSITION National.LaRoyale.•.Strachan., Canadien.M.A.A.A.Actif.M.A.A.A.A vie.Tipperary.DES G CLUBS P.i.10 10 6 5 6 .I 4 P.C.8.33 .607 .500 .417 .400 .333 .333 Thomas.Vézina.Tremblay.Manchester Brennan., Totaux.Rubber .144 142 .158 .140 .131 .124 137 159 111 158 145 191 195 214 123 431 486 474 189 405 697 740 848 2285 Barclay.Burke., .CarsJey, .K y le.Tolaux.Can.Grier.Cunningham .Steer.Thomson., Chouinard .169 134 130 149 45 184 106 128 144 144 154 146 458 162 390 423 721 665 720 2106 Asbestos 115 165 144 424 182 159 183 524 149 161 135 445 .179 149 136 164 .134 MO 170 144 Totaux.759 774 Canadian Asbestosf gagne 768 2301 3 parties.LA LIGUE DES MANUFACTURIERS JACK WALLACE S’EST TOUT SPECIALEMENT DISTINGUE HIER SOIR EN FAISANT UN TOTAL DE 580 POINTS.Les résultats obtenus par les clubs de la ligue de quilles des Manufacturiers hier soir furent au-dessus de la moyenne car plusieurs joueurs obtinrent plus de cinq cents points en trois parties.Jack Wallace, du Dominion Glass, a remporté les honneurs de la soirée avec le résultat de 580 et la partie simple de 242.Voici les résultats détaillés d’hier soir : Dominion Glass.Harris .Green ford Sawyer .King, S.Wallace .123 153 117 157 164 140 142 139 181 156—455 170—433 154—449 236—492 242—580 POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Dominion Glass., 16 2 .889 Canada Car.16 2 .889 Mont.Le o.15 3 .833 Greensbields.12 6 .667 Canada Paint.12 6 .667 Steel Company .10 8 .556 Canadian Asbestos.9 9 .500 Canada Rubber .8 10 .444 Nadruco Bleu.7 11 .389 Johns-Man ville.7 11 .389 Nadruco ouge.5 13 .278 Fronten.c.4 14 .222 Gazette.2 16 .111 Lymans.2 16 .111 -«.Pelletier vs Bellehumeur La première partie du tournoi de pool pour le championnat du Canada sera jouée ce soir, au Gaiety Billiard Hall, entre Edmond' Pelletier et Paid Bellehumeur, Comme rions l’annoncions hier, ce tournoi comprendra une série de quatre parties de 150 points chacune, jouées successivement an Gaiety et au Canadien.Le vainqueur de cette première série aura à disputer le titre au champion actuel, Eugène Payette.Le public sera admis gratuitement « ces joutes.Tolaux .095 766 958 2419 Na-Dru-Co.Rouge.Cotteritl ., 130 123 Kerr 161 133 146—399 168—1462 FREEMAN MIS HORS DE COMBAT PAR HUGHES LE BOXEUR DU SAULT SAINTE-MARIE TRIOMPHE DE SON ADVERSAIRE A LA SIXIEME RONDE.— LE PUBLIC DESAPPOINTE AU MONTREAL SPORTING CLUB.— UNE COMMISSION DE BOXE S’IMPOSE.AUTRES COMBATS.Le public nombreux qui s’est rendu hier soir, au Théâtre Empire, rue Stanley, a été beaucoup désappointé, et cela à cause de l’absence de la plupart des boxeurs inscrits art: programme du Montreal Sporting Club, et la formation d’une commission de boxe s’impose de plus en plus en notre ville, afin de forcer les promoteurs et les boxeurs à tenir leurs engagements._ Tommy Ryan, Fréchette, Burns, Benny Cohen, Arthur Giroux et Gi-rardin étaient les pugi istes locaux qui avaient, paraît-il, consenti à faire les frais des préliminaires d’hier soir, mais de ce nombre quatre seulement étaient présents.Fréchette se déclara prêt à se battre, Burns était présent, mais prétendit qu’il n’était pas en condition d’entrer dans l’arène, tandis que Cohen refusa de faire face à Giroux sous prétexte qu’il était blessé à la bouche et qu’il ne désirait pas prendre de chances.Giroux était à son poste, niais on ne put lui trouver d’adversaire.Tommy Ryan brillait par son absence.La seule rencontre annoncée et qui eut lieu, fut celle entre Hughes et Freeman.La seule préliminaire d’hier soir mit Casey aux prises avec Muihern, et ce dernier triompha à la sixième ronde, après avoir envoyé son adversaire au plancher en trois renrises.Casey voulut con-tinmer, mais l’arbitre arrêta la bataille.La bataille principale entre Billy Hughes, du “ Soo et Freeman, dû district minier de Cobalt, se termina à la sixième reprise.Freeman n’eut à proprement parler que la première ronde en sa faveur.I] tira le premier sang, mais Hughes se raffermit ensuite et mena' la danse.Freeman fut pratiquement mis hors de combat à la cinquième reprise, mais ses seconds mal avises le renvoyèrent dans l’arène, à ]a sixième, uniquement pour être mis de nouveau à l’écart.Voyant que leur homme en avait assez, ses seconds jetèrent l’éponge pour éviter qu’il soit mis hors de combat.* * * KRAMER VICTORIEUX 23.—En présence d’une nombreuse, Duéky Burns, L’EMPRUNT DE 50 MILLIONS LES SOUSCRIPTIONS SE FONT NOMBREUSES ET IMPORTANTES ET L’OPINION QU’IL SERA SURCOUVERT SE GENERALISE.Ottawa, 23.— D’autres larges souscriptions ont été annoncées par !c ministère des Finances, hier après-midi.La Mu nul Life Assurance Company of Canada a souscrit 8590,OÜÜ; les souscriptions individuelles des citoyens d’Ottawa, recueillies jusqu’à cette minute, se chiffrent par $599,100, et, parmi ccs souscripteurs, retenons les noms de sir Henry Egan et de MM.E.-C.Whitney et J.-R.Booth.M.Mark Workman, de Montréal, a souscrit $100,900, tandis que la Montreal Gazette Printing Company a annoncé son intention d’engager un égal montant.D’antérieures souscriptions comportent un million, de la Banque d’Epargne de la Cité et du Districi de .Montréal, et $100,000 de chacune de l'Ogilvie Flour Mills Company, de Montréal, la Salada Tm Company et la succession de M.James O'Brien.On mentionne, en tête de la liste, le nom du duc de Connaught pour une somme qui n’a pas été dévoilée.On s’attend à ce que l’emprunt soit surcouvert; les banques à chartes se montrent disposées à en'absorber 25 millions et les compagnies d’assurance-vie 10 millions.Mais le ministère entend favoriser tout particulièrement les petites souscriptions et son intention est d’y travailler tors de la répartition.* * * Toronto, 23.— Le ministre des Finances, qui était dans cette ville, hier, a exprimé sa satisfaction de l’accueil fait par la presse et le public à l’emprunt de guerre.“Le gouvernement, a-t-il dit, s’attend à un immense succès et il a préféré l’émission par voie de souscription directe afin d’épargner au Trésor une dépense de 1 pour 100 et de pouvoir offrir aux souscripteurs une prime de remboursement plus avantageuse.” Quand on lui a demandé quel jour la période de souscription expirerait, le ininistre a répondu .lu’eile durerait jusqu'à ce qu’il soit satisfait, c’est-à-dire jusqu’à ce que tous les citoyens du Canada, même ceux qui sont éloignés des centres, aient eu Je temps de s’inscrire.Il i ajouté que, lors de la répartition, a préférence serait donnée aux petits souscripteurs, au détriment des banques et institutions financières.Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable.Québec-assistance de New-York, eut un léger avantage sur Alf.Lynch, de cette ville, dans un combat de dix rondes, disputé hier soil'.Billy Kramer, nui a fait plusieurs batailles à Montréal, a obtenu la décision contre Billy Hayes, do Saint-Louis, en quatre rondes.Kramer eut constamment l’avantage et après que Hayes fut envoyé au plancher, à la quatrième reprise, les seconds de cckji-ci jetèrent l’éponge, accordant ainsi la victoire à Kramer.A L’ENTRAINEMENT New-York, 23.— Gunboat Smith, qui rencontrera Jim Coffey, au Madison Square Garden, le 29 de ce mois, a commencé son entraînement, Smith tient à démontrer qu’il est un aspirant sérieux au titre de champion du monde des poids lourds et il c .tend mettre son adversaire hors de combla en peu de temps.BLOOM BATTU New-York, 23.—Johnny Dundee, de cette ville, a déclassé Phil Bloom, de Brooklyn, dans un combat de dix rondes, disputé ici hier soir.Dundee eut l’avantage dans la plupart des dix rondes.VICTOIRE DE KILBANE Toledo, Ohio, 23.-—Johnny Kilba-ne a triomphé de Packay Hommey, de New-York, dans un combat de dix rondes, hier soir.Hommey pesait 130 livres et Kilbane 124.W.BRYSON JOUERA POUR LE MONTREAL DE LA PROVINCIALE CET EXCELLENT JOUEUR 1)1 QUILLES DU STRACHAN.DE LA CLASSE “A”, DE LA M.B.A., A PROMIS A M.LAMOUREUX DE PRETER SON CONCOURS POUR LA PROCHAINE SAISON.La ligue de quilles Provinciale de Québec, donnera lieu à des parties intéressantes et contestées au cours de la prochaine saison, car les équipes Je cette organisation sont des mieux balancées.Les propriétaires des franchises des clubs Que bec, Lévis, Trois-Rivières et Montréal s’efforceront à choisir la crème de leur ville respective.Dans cette dernière ville particulièrement, M.Rodrigue Lamoureux est activement à l’oeuvre et H remue ciel el terre pour s’assurer les services il.’ joueurs capables de décrocher le championnat.La semaine dernière, il recevait la promesse de Napoléon Labelle, qui esl reconnu comme le meilleur joueur de Ja métropole, et aujourd'hui, il vient de faire consentir, et cela sans difficulté, M.W.Bryson, du club Strachan, de figurer sur l’équipe montréalaise dans les séries do lu ligne Provinciale.W.Bryson n’est pas le premier venu dans le monde des quilles, car si l’on prend en considération que le club de celto ville est recruté parmi les meilleurs joueurs de chaque club, l’on se rendra facilement compte que ce quilleur st l’une des étoiles ,1c.Montréal, D’ailleurs, n’est-il pas Itnpllllcr de l’équipe de M Jumca Stracluui, et qu’il soit dit ÇA ET LA On annonce que Charles M.Schwab s'est assuré le contrôle de la Danville Structural Tubing Company et qu’une nouvelle usine, au coût de $699,990, sera érigée sur le terrain acquis près de l’installation de la compagnie.* s w On s’attend à ce qu’une déclaration soit faite aujourd’hui relativement à la constitution d’une compagnie, au capital de 50 millions, qui aurait pour objet le développement du commerce extérieur des Etats-Unis.Les commanditaires de cette entreprise se recrutent parmi les magnats de la banque et les chefs d’autres lignes de transports.* * * La Sherwin-Williams Company, de Cleveland, qui est sous la direction de M.Walter H.Coftingliym, président de la compagnie canadienne du même nom, a distribué, le 15 novembre, un dividende de 5 pour cent, en espèces, et un bonus de 10 pour cent on titre, aux actions ordinaires.LE BEURRE A MONTREAL A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier, au “Board of Trade”, les offres se sont élevées à 425 colis de beurre dont 258 de crémerie de haut choix ont changé de mains à raison de 31 sous 7-8; 108 colis de bon choix, à 30 sous 5-8, et 59 colis pasteurisé, à 32 sous.LA MATINEE A LABOURSE LE MOUVEMENT DES VALEURS LOCALES A ETE DES PLUS LANGUISSANTS, DURANT TOUTE LA SEANCE.La séance de ce matin contraste singulièrement avec la période d’animation et d'extraordinaire hausse que nous avons traversée, il y a quelques semaines.Le calme le plus plat et le fléchissement de la cote dominent notre place, de façon persistante, ’ depuis quelques jours, et cette langueur est, à n’en pas douter, attribuable au fait que spéculateurs et institutions bancaires et financières sont en train de Souscrire à l’emprunt de guerre canadien, et que cela exige des disponibilités et du temps — autant de choses que l’on n’applique pas, pour le moment, à la spéculation en Bourse — mais cette langueur est également imputable à la fatigue qu’a éprouvée le marché, lors de la dernière période de gonflement.Ont-ils raison ceux qui croient que la hausse prépare la baisse d que, inversement, la baisse prépare la hausse?Le “.Carriage Factories” a été l’une des rares valeurs, sinon la seule, qui aient fait l’objet d’un nombre notable de transactions.Ce titre a ouvert lourd, à 48, pour s’élever successivement à 51 1-2 et abandonner un demi-point, à la fermeture.Ce stock n’a toutefois pas trouvé de nombreux imitateurs.Les autres valeurs ont été négociées d’insignifiante façon.Toutefois, signalons que T“Iron” fait preuve de faiblesse, à 18; que le “Steel of Canada” se tient bien, à 43 3-4; que le “C.Locomotive” esquisse même une légère avance, à 61; et que 5 parts de “Scotia” trouvent preneur à 97 1-2.D’un autre côté, Je “Shawinigan” est assez soutenu, à 137 1-2 ; le “Telegraph” marque 136; le “Lau-rentidc” fait 193 1-1; le “Bell Tel.” demeure inchangé, à 145 ; et 14 parts du “Montreal Power” changent de mains, à raison de 234 1-2.-^- BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse d« Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs OUT .Clôt.¦BellTélC.14(5 H5K Nor.Ohio.• Bra.T.i.&P M N.S S.A Cl.98 f'K Can.Car.97 96 “ pfd.117 “ pfd.115 114 Ogilv.Mill.13G 132 Can.ten> 40 S9R ” pfd.116 “ pfd.90% Ott.L.A P.120 Can.CntL .58 35 Penmans.60 “ pfd.75 74 Québec Rf 18 18 Ca.Confer H 4 R.A O.N.C.Can.Factf.180 173 fthawinig.137% 137% “ New Sherwin W 55 Can.L©co.(52 60 “ pfd.99 “ pfd.Spa.Riv.Co 6 oK Crown Res “ pfd.35 Dét.Kl Rv.71 6 H 8t.Co.ofC.42H Dora C.Co 08 99% " pfd.91 89 Dom.T.plJ 100 9214 3 or.R y .111 Dom.S.Cor.48% 48%,Tooke Bro 18 16 Dom Park.120 .pfd.Dom.T C.75b;' Tuck.Tob.29 ,.“ pfd.102 .‘ pfd' 90 “ pfd.“ PM- .pul.Sut).55 Wiüu.Ry.180 H.Can.Po.*¦ pfd 102 Br.No.Am.145 .Goodw.Co 26 Commerce 203 “ pfd.75 Dominion.Hill,Collie.Hamilton,.111.Trac .pd 61 Hochelaga! 149 .Lanr.Com.193% m Impérial.210 là! H 132 Merchaa ts 180 pfd 201 MacDo.Co.12 11 Montréal.234 Mack Cm.Nationale.‘4 pfd.Nova-Scoti 261 .- Mex.L.&P, Ottavvo pfd Québec.319 M.«t S.-P.126 l‘23%!Koval.221% 4i .pfd Standard.M.L.H.Nci’ 234 Toronto.2Ü MLCot.ua VvV Union 140 Mou Tr Co i Mnr.Tram 220 .Nipicaitig.1 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, "'Giutréa!.Valeurs Midi j lure ! Valeurs DECLARATION DE DIVIDENDE “Porcupine Crown”.— Dividende trimestriel régulier de 3r/c, échéant le 2 janvier aux porteurs enregistrés le l,t décembre.entre parenthèses, que ce club n’est pas le moindre de la M.B.A.M.Bryson est d’ailleurs très avantageusement connu chez les partisans de la ligue Provinciale, ayant figuré sur l’èquic de M.Lamoureux depuis la fondation de cette ligue, et l’an dernier, il remporta les honneurs du plus haut résultat en trois parties et de la plus haute partie simple, el se classa deuxième dans la moyenne.C’est donc dire que c’est une quantité non négligeable pour le club Montréal, et les amateurs locaux peuvent être assurés qu’il saura de nouveau porter avec honneur les couleurs de notre équipe cette saison.LA VICTOIRE EST RESTEE A CHARRON Le tournoi de billard handicap, pour les habitués des salles du Club Athlétique Canadien se poursuit activement et les amateurs de ce beau sport du tapis vert suivent les parties avec beaucoup d’intérêt.Hier soir, Bonneville était aux prises avec Charron, et malgré que ce dernier lui rendit des points, il n’en triompha pas moins par 125 à 82.Cette joute a été arbitrée à la satisfaction des deux intéressés par M.Henri Ulackmayer.La prochaine joute de ce tournoi sera disputée, ce soir, alors que G Farrell débutera contre Lambert, AllisCh.or.Allis Ch.pr, Am.Ait Br.Ani.USug.Am.Can Am.CarFo.Am.Loco.Am.Smelt.Am.S.Fou.Anacon.M.Atchison Bald.Loco.Balt.&Ohio Beth.Steel, Brook 1 Rn.Can.Pacif.Ceut.Lealh Colo.F.AI, Corn Prod.Cruci.Steel Kriepr.NoI i riepp.No'2 Krie Ordin Gr.Nor.Or.73% 59M $2V; 'U.Ï 97 "(SS'v, 107H 116 Vi Ma/g 181U 61 68>s 60‘i 32% 74 Inspi.Cop.Int.Ra.Tr LchighVal.Max.Moto.IW-jMex.Petro.82% j M is*.Pacif.71%lNat.Lead 97%'N.Y N,H.North.Pac.88% Pennsylva.107%|Press.St.C.117%; Reading 94% Republi.Ir.jRoc.Isl.or* .Rubb.U.S.184% I South.Pnc.53%IBout.Rail.62 St.Paul .Third Ave.76% Union Pac.58% U.S Ste.or, .V.S.Ste.pr.48% Utah Copp 61% Westingho Ouver- ture Midi 46% 7^ 93> «4% 77% 69% 83 60 19 64 102% 23% 94% 62 139?86% no 72% 94k 62 189R, m 116 7-8% 68 BOURSE DES MINES Courn fourni» par la tnaUon Bryant.Dunn and Co., rue S.-François-Xavier, No 86, Montréal.MNES DE COBALT Bailey ., Denver ., Buffalo ., (.hivubera .• City ol' Cobalt .Crown Reserve • Gould .Hudson lliiy .Kerr Lake .Laro.se .MINES Apex ., Dome Extension Dome Lake .Dome Mines ., Foley O’Brien , Gold Reef , , HolIiiiKer ., , Jupiter ., ., Offre .OD* .35H .50 , .lOVi * * • • ' ! ! 2000 4 .100 .08 PORCUPINE De- mande.05 36 80 W* 02% Vi 2300 430 75 AUX FUMEURS Vous qui fumez par jroùt et par plaisir, comme par passe-temps, tous à qui l’en dit que le tabac est dommaKcable, prenez notre conseil, fumez notre tabac BILLY, le délice du fumeur ou le CONTANT pour ceux qui aiment un tabac fort.Ces tabacs sont fermentés à point et préparés très soigneusement.U n’ont ni Koût âcre, ni (toiit de vert, ne brûlent pas la lan-«rue.Iis ont une saveur exquise et contiennent une faible proportion de nicotine.Chaque paquet renferme un 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H.C.S.Montréal, la 33 novembre 1#16, PROVINCE DF, QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit No 9733.—C.W.Lindsay Ltd., vs.K.W.Foster.Le 3me jour de décembre 1915 5 |0 heures lie l'avaut-mldl, ou domicile du dit défendeur, nu No 9fi rue Sir George-Etienne Cartier, en In cité do Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en ccttc cause, consistant en piano, meubles de ménage, eic.Conditions : argent comptant.ANTOINE LAl’IERRE, H.C.S.Montréal, 23 novembre 191», PROVINCE DE QUEBEC, districi de Mont-l'énl.Cour de Circuit No 13878.- Dame Veuve t> .Brabant, vs.B.It, Segal, Le 2ine jour de décembre 1915 à onze heures de l'nvanl-mldi.h la pince d'affaires du dit défendeur, au No 508 rue S.-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu meubles île bureau, instruments d'opticien, etc.Conditions : urgent comptant.ARTHUR GIHOUX.H.C.S.Montréal, 23 novembre 1915, PROVINCE DF QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 21081.—C.A.Archambault, demandeur, vs.Nnp.Bonnier, défendeur.Le flme Jour de décembre 1915 i> dix heures de l'avant-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 1172 rue Wm.David, en la etté de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis eu rette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.AllTHUR Gl- noux.h.c.s.Montréal, 23 novembre 1915.EMPRUNT NATIONAL DUCANADA Nous offrons no» services à ceux qui désirent souscrire à cet emprunt Crédit Canadien Incorporé 160 rue SAINT-JACQUES Téléphone Main 1896 A.B.DUPUIS.QUEBEC.ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bourse de M< BRUNEAU & DUPUI COURTIERS Bureau de Montréal : 4 RUE HOPIT Huerursales : QUEBEC et SUR Fil direct avec POST ft FLAGG.New-York VOL.VI.— No 274 LE 6EYQIR4 MONTREAL, MARDI 23 NOVEMBRE 1915 B NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE TENTATIVE ENRAYEE LA GRECE SUR LA CLOTURE COMPLOT DE DYNAMITARDS L'ARTILLERIE AUTRICHIENNE ESSAIE, MAIS EN VAIN, D’ATTAQUER LA VILLE DE DESO-LEDE, DANS LA VALLEE DE COMELCIO.— DEUX CENTS PRISONNIERS.Rome, 22, via Paris, 23.— Le grande quartier-général de l’armée italienne vient de publier le bulletin officiel suivant: “L’artillerie a été active, des deux côtés, à certains points, le long de la ligne Tyrol-Trentin et Cargnio-le.L’artillerie ennemie a tenté suivant son habitude, son action destructive contre la ville de Deso-ledo, dans la vallée de Comelcio.Cette tentative a été arrêtée par le feu de notre propre artillerie.“Sur le front dTsonzo, la lutte s’est continuée, hier, avec une intensité accrue, le long des hauteurs de I evma et Oslavia, qui font face à Goritz, entre Podegra et Saboti-no.“L’ennemi a opéré une contre-attaque dans le but de reprendre certaines positions.Ses contre-attaques ont été précédées et accompagnées d’un ouragan de feu.“Sur le plateau de Carso, nos troupes, après avoir repoussé quatre contre-attaques durant la nuit, ont repris l’offensive partout, à l’aurore.On a fait de nouveaux progrès sur le sommet du Mont Saint-Michel.Dans la direction de San Martino, nous avons pris d’assaut une tranchée isolée près de la position connue sous le nom de “L’Arbre Solitaire”.Nous avons fait 200 prisonniers, -dont quatre officiers, prenant en outre un canon de campagne, deux mitrailleuses, un mortier de tranchée, des armes et des munitions en quantité.” DREADNOUGHT BOCHE COULE Londres, 23.— On mande de Rotterdam au “Daily Mail”: Un des dreadnoughts les plus récents de l’Allemagne a frappé une mine, vendredi, dans la Baltique et a sombré.On a sauvé tous les membres de l’équipage sauf 33 qui se sont noyés.Petrograd, 22, via Londres, 23.— On a publié aujourd’hui le bulletin officiel suivant : Dans la Baltique, nos torpilleurs, après un bref combat, dans le voisinage de Windau, ont coulé un vapeur teuton qui faisait la patrouille.Nous avons capturé 1 officier et 19 soldats.Nous n’avons pas subi de pertes.LA NEUTRALÎTË DE LA CHINE LE PRESIDENT YUAN SHI KAI N’EST PAS DISPOSE A LA SACRIFIER AUX PROPOSITIONS DES ALLIES.Pékin, 23.— Le président Yuan Shi Kai n’a pas bien accu:i l; la suggestion de faire entrer la C.ine dans l’alliance des Alliés et il n est pas disposé.à abandonner la neutralité et à sacrifier l’amitié de l’Allemagne.Le .lapon n’a apparemment pas endossé la proposition.M.Eki-Hioki, ministre japonais en Chine, es; retourné à Pékin et s’est présenté au ministère des Affaires étrangères hier.Il a déclaré qu’il n’est pas chargé de faire des demandes à la Chine et qu’il ne présentera pas les cinq catégories de demandes dont l’étude avait été différée.M.DENYS COCHIN REVIENT A ATHENES Londres, 23.— Une dépêche d’Athènes à la Reuter’s Telegram Company dit que M.Denys Cochin, membre du cabinet français est revenu dans la capitale pour une visite de trois jours et il sera reçu de nouveau par le roi Constantin.BERLIN CROIT QU’ATHENES, PLACE ENTRE DEUX DANGERS, S’ABSTIENDRA DE PRENDRE PARTI.— ON CRAINT UNE COMPLICATION DE LA PART DES BULGARES.Berlin, 23, viâ Londres.— Il est difficile d’obtenir des expressions d’opinions de personnages officiels touchant la situatiop en Grèce, car les fonctionnaires s’abstiennent généralement de faire des commentaires en alléguant que la transmission de leurs dépêches a été différée.L'opinion générale cependant veut que la Grece, placée entre deux dangers, s’abstiennent autant que possible de prendre catégoriquement parti soit pour les Alliés soit pour les empires du centre.La dépêche d’Athènes annonçant que la Grèce avait l’intention d’interner les Serbes qui traverseraient la frontière n’a pas reçu de corroboration jusqu’ici et est apparemment inexacte.On croit au contraire, dans les milieux bien renscianés, que l’on indiquerait à ceo Serbes le moyen le plus rapide et le plus sûr de gagner l’Albanie, où ils pourraient continuer la lutte, sans entraîner de complications internationales.On ne désire nullement ici transformer la Grèce en champ d’opérations en poursuivant les avantages remportés sur les Serbes ou le$ Alliés.On ést du même avis a Vienne, en autant qu’on a pu vérifier la chose.La principale crainte que l’on ressent ici c'est que les Bulgares, continuant leurs succès dans le voisinage de la frontière, ne pourchassent impétueusement les ennemis en territoire ennemi compliquant ainsi la situation.On 11c peut pas savoir où en sont les relations greco-serbes, mais on répète avec persistance que les deux Etats s’entendent quant au fait que la Bulgarie n’a pas l’intention d’attaquer la Grèce ou d’annexer une partie de la Macédoine où la présence du drapeau bulgare serait regardée comme une menace.On ignore si cette entente survivrait à des victoires bulgares décisives, mais on a lien ûe croire que l’Allemagne exercerait une pression diplomatique pour qu’elle persiste.LA JOURNEE DE HUIT HEURES LA FEDERATION AMERICAINE NE VEUT PAS QU’ELLE SOIT PARTOUT ETABLIE.San-Francisco, 23.— A la dernière séance du 35ème congrès annuel de la fédération américaine du travail, les délégués ont rejeté par 8,48(1 voix contre 6.39(5 une résolution demandant qu'une loi établisse partout la journée de 8 heures.Il y a eu un vif débat entre le président Gompers, et J.Fitzpatrick, préside)].de la fédération de l'Illinois.Les congressistes se sont prononcés en faveur de l’établissement de la journée de 8 heures uniquement par une pression économique.Le président Gompers a déclaré qu’il ne voulait pas confier à la poli lique le sort des travailleurs.La dernière séance a été la plus orageuse de toutes et elle ne s’est terminée que de bonne heure aujourd’hui.M.Filzpatrick ayant déclaré que le vote liait seulement 2,006,000 de syndiqués, une discussion acrimonieuse s’éleva entre lui et M.Gompers.Les congressistes se sont prononcés en faveur de la création d’une marine marchande américaine et ont refusé d’approuver l’accroissement de la marine de guerre.Ils ont nommé une commission chargée de l’étude du problème du chômage et du vagabondage.Le congrès aura lieu l’an prochain à Baltimore.SUCCES DES AVIATEURS FRANÇAIS Paris, 23, (2.30).— Bulletin officiel de cel après-midi: Il n’y a rien à ajouter aux communiqués précédents.Pendant la journée du 22, les aviateurs français ont pris part à des combats uni ont tourné en leur faveur à plusieurs endroits.En Belgique, nos avions ont forcé 2 aviatiks à atterrir.Dans la région de Reims, deux aviateurs pourchassés par nous, ont pris la fuite.En Champagne et à la frontière de l’Argonne, il y a eu 5 engagements aériens au cours desquels 3 aviateurs teutons ont dû descendre subitement à l’intérieur de leurs lignes.Un quatrième, mis hors de combat, s’est abattu.Une cinquième machine s’est posée à terre en flammes.OX CRAINT QUE DES CRIMINELS TENTENT D’INTERROMPRE LES COMMUNICATIONS ENTRE WASHINGTON ET NEW-YORK POUR ARRETER L’EXPEDITION DES MUNITIONS.— AFFAIRE MYSTERIEUSE.New-York, 23.— On mande de Washington au “ Herald ” : Dans la crainte que des dynami-tards ne tentent d’interrompre les communications par voie ferrée entre Washington et New-York, par le sud, apparemment dans le but d’arrêter l’expédition des munitions, on a poste aujourd’hui force agents de la compagnie Terminal, dans les tunnels qui mènent à la gare Union.Les employés de la gare ainsi que ceux de la “ Washington Terminal Company ” cachent les informations qu’ils possèdent au sujet du complot tramé relativement à la destruction des tunnels.La _ réussite d un tel complot eût arrêté le trafic allant au sud et venant du sud.La police de Washington dit qu’elle ne sait rien touchant cette affaire et on ne s’est pas adressé à elle.Suivant une rumeur que les fonctionnaires de la compagnie Terminal ont refusé de démentir ou de confirmer, les fonctionnaires à Baltimore ont reçu une lettre que l’on suppose écrite par un Allemand, et ils l’ont transmise aux fonctionnaires de cette ville.M.FORTIER N’EST PAS CANDIDAT L’ANCIEN PRESIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE NE BRIGUE PAS LES SUFFRAGES POUR LA MAIRIE.M.Adélard Fortier, vice-président de la Montreal Dairy nous adresse au sujet de sa candidature à la mairie, la ieltre suivante: “Le “Devoir”, “Montréal, “Monsieur le Directeur, “On a souvent parlé de moi comme candidat à la mairie, bien que je n’aie jamais accepté la candidature qui m’a été offerte par un grand nombre d’amis, notamment par la Fédération des Clubs Ouvriers Municipaux.“Avant même d’avoir pris la détermination d’accepter ou de décliner la candidature, j’éprouvais le désir de mieux connaüre les ouvriers.J’ai donc assisté à un grand nombre de leurs réunions; j'ai pris un contact intime avec cet important élément de notre population, que trop de gens jugent sur les apparences sans vouloir se donner la peine de le connaître.“Sait-on que des milliers d’ouvriers se réunissent le soir dans leurs cercles, après leur journée de travail, et •discutent les affaires municipales?Et croit-on que, si des gens désintéressés allaient prendre part à leurs délibérations, leur conscience d’électeurs ne serait pas plus éclairée que si on les abandonne à ceux-là seuls qui ne les fréquentent qu’au moment des élections?“Pour moi, je me félicite d’avoir assisté à un très grand nombre de ces réunions.Et je me flatte que les travailleurs m’ont parlé avec franchise, comme je leur ai moi-même parlé, parce que je ne leur demandais pas leurs votes, mais leurs opinions.J’avais, au fait, depuis quelque temps des raisons de décliner la candidature, et je continuais néanmoins à fréquenter les cercles.“Mais, puisque des amis et des journaux, avec un empressement qui m’honore, donnaient pour probable, cl même pour certaine une candidature que, pour des raisons personnelles, je ne crois pas devoir accepter, j’ai jugé à propos d’écrire celle lettre publique.“Je remercie bien cordialement tous les amis qui m’ont témoigné assez de confiance et d’estime pour vouloir me confier le plus haut poste de la ville de Montréal, et je vous prie de recevoir, Monsieur le Direc-leur, l’assurance de mes meilleurs sentiments.“Adélard FORTIER.” De plus, M.Fortier a adressé la lettre suivante à M.J.-A.Guérin président de la Fédération des Clubs Ouvriers Municipaux, qui avait pris J initiative de la candidature de M.Fortier : LA LESSIVE DE OlUETT DEVORE LES SALETÉS.TRIBUNAUX CIVILS ZENON OU ZEPHYRIN?OU IL EST PROUVE QUE LA TROP GRANDE RESSEMBLANCE DE DEUX FRERES, SURTOUT LORSQUE CEUX-CI ONT LES MEMES INITIALES, PEUT CAUSER BIEN DES EMBARRAS.La trop grande ressemblance de CANADIAN PACIFIC Sherbrooke - Lennoxville *11.23 a.m., (4,40 p.m.i *7.13 p.m.Dîner sur le train de nuit.S.John—Halifax •7.15 p.m.Wagons-lits imxlMc* éclairrs à l'électricité et wagon-buffet.•Tou» les Jours.fTous les Jours excepté le dimanche.Hotel Wlnd.er, Gare.Piece Virer et de le Ituo Wlnd.er CANADIAN REAM BEDSTEADS, I.IMITER AVIS eit donné au public qu'en vertu A» la première partie du chapitre 7t de» Statut» revlüé» du Canada, lS0«, désigné “lot de» compagnies", li a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettre» patentes en date du 10e jour de novembre 1913, constituant en corporation Eugène Honoré Godin, Joaeph Eadore Marier, avocats; Ernest Charette, comptable: Arthur Courtoia, notaire, tous de la dté da Montréal, dans la province de Québec, et Joseph Lionel Girouard, de la ville d'Ou-tremont, dans la dite province de Québec, pour les fins suivantes:— (a) Fabriquer des meubles de toutes aortes et spécialement des lits, en cuivre, en fer ou tout autre métal et généralement faire le commerce de meubles; (b) Exercer toute industrie, manufacturière ou autre, que la compagnie croira capable d'être convenablement exercée en rapport avec son commerce, ou censée augmenter directement ou indirectement la valeur des biens ou droits de la compagnie^ ou Ici' ^GlUETT company uMg Toronto ont.“M.J.-A.Guérin, Président, “Fédération de Clubs Ouvriers Municipaux, “Montréal.“Monsieur le Président, “Votre Fédération m’a fait, il y a quelque temps, l’honneur de me choisir comme candidat à ta mairie de Montréal.J’ai été très touché du témoignage de confiance et d’estime que votre Fédération m’a donné dans la circonstance.Aussi est-ce avec regret que je me vois forcé, pour des raisons personnelles, de décliner cette candidature.“Si je ne suis pas candidat à la mairie, je n’en apprécie pas moins l’honneur que vous m’avez fait en me proposant de l’être et en vous offrant de m’appuyer généreusement.C’est pourquoi je vous prie de vouloir bien accepter mes remerciements les plus chaleureux, et d'en transmettre l’expression aux officiers de la Fédération et à ceux de tous les clubs qui la composent.“Je garde le meilleur souvenir de la façon intelligente et désintéressée dont les clubs affiliés à la Fédéra-tmn discutent les questions d’intérêt public.Et je continuerai, autant que cela me sera possible, de suivre vos dèlibéraiions — comptant sur le même accueil sympathique que j’ai toujours reçu dans tous les Clubs ouvriers municipaux, à la disposition desquels il me fera toujours plaisir de mettre ce que j’ai pu acquérir jusqu’ici d’expérience et d’influence.“Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.“Adélard FORTIER.” DESPAROIS, CARNEAU & COMPAGNIE, LIMITEE AVIS est donné au public quvn vertu de la première partie du chapitre 79 des Sta- deux frères peut causer bien des | £?_________________ embarras surtout lorsque ces deux sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des rendre profitables; frères oivt les mêmes initiales.Une lettres patentes en date du 8e jour d’octo- j (c) Acquérir, par achat ou autrement.la cause peu banale s'est instruite a ce sujet, devant le juge Saint-Pierre, hier, en Cour Supérieure: M.E.Beauchamp poursuit M, Z.Brien, en recouvrement d’une somme d’environ $150 pour du loyer dû.Le bail a été signé par un nommé Z.Brien mais le défendeur prétend que cette signature n’est pas da sienne mais celle de son frère, mort •depuis un an.Le bail est produit au dossier et il porte bien la signaiure de Z.Brien ; mais voici que les choses se compliquent de nouveau.Le défendeur est prénommé Zenon Gédéon et son frère Zéphirin.Cependant le défendeur allègue que lui a toujours signé Zéphirin Brien et non Z.Brien ce qu’a bien .pu faire son frère bre 1915, constituant en corporation Léoni- ! totalité ou une partie des affaires, droits das Médéric Desparois et Joseph Eugène ! et biens, et se charger ou non des obliga-Gurneau, de La cité de Montréal, dans la i tions de toute personne, société ou çorpo-province de Québec, marchands ; Joseph : ration exerçant une industrie semblable, en Adélard Tremblay, de la ville de S.-Lam- tout ou en partie à celle de la prétente com-bert, dans la dite province de Québec, com- { pagnie; merçant; Willie Wilfrid Crépin, de la ville. acheter ou autrement ac- s ion et la distribution de parts acquittées femme.Lette photographie prouve | qU,.rjr ^iU15 brevet d’invention, les vendre, ‘ de son capital-actions; que ce frère est le parfait sosie du louer ou autrement en disposer; | (g) Faire toutes ou quelqu’une des opé- défendeur.La cause a été ajournée! (d) Promouvoir, organiser, gérer, met-j rations et des actions ou opérations ci-des à aujourd’hui pour permettre au •photographe de venir dire qui a posé pour cette photographie.LES FEMMES AGENTS DE POLICE ELLES ONT ACCOMPLI UN TRAVAIL DES PLUS UTILES A LONDRES.Londres, 23.— “Après une année de labeur, bien! que nous ayons eu des femmes agents de police dans les quartiers les plus malfamés de Londres, nous avons constaté toujours que la puissance morale prime la force physique”, déclare Mlle Damar Dawson, chef des.femmes agents de police, dans son premier rapport annuel.“Les tribunaux ont toujours reconnu, poursuit Mlle Dawson, l’utilité des femmes agents de police, spécialement dans le travail des cours juvéniles; et les femmes en uniforme ont exercé une surveillance parliculière dans les parcs.CE QUE NOUS AVONS.NOUS LE TENONS.Le juge Lafontaine a mis une note patriotique à un jugement qu’il a rendu hier après-midi.H s’agissait de nommer un tuteur à des orphelins mineurs.M.Alex.Bannerman.de New-York, le frère du père défunt, demandait d'être avec aucune personne ou compagnie exerçant maintenant ou devant exercer aucune industrie ou transaction devant être, directement ou indirectement avantageuse à cette compagnie; (f) Acheter ou autrement acquérir pour des espèces ou aucune autre compensation, i « • *4' j _ „ t y compris des actions libérées du cupital- IIOmme iutei .JLd Iliajoilte dll con-I ac|jons ,je compagnie tout ou partie sell de famille «demandait par con- | des affaires, franchises, entreprises, pro-Ire la nomination de M.J.A, Vail- ' priétés, droits, pouvoirs, privilèges, obliga- niscr, gérer, mettre en valeur aucune cor-! très pour elle-même comme principal, ou poratlon.compagnie, syndicat ou entreprise pour d’autres comme agents, entrepreneurs dans le but d'acquérir, en tout ou en partie,! ou autrement.l’entreprise de la compagnie ou dans le La compagnie exercera son industrie par but d’exercer aucune autre industrie auxi- tout le Canada et ailleurs, sous le nom de liaire.à celle de éette compagnie; {“Canadian Brass Bedsteads, Limited”, avec (e) S'associer ou conclure des arrange- un capital-actions de quarante-cinq mille ments pour le partage, des profits, l’union dollars, divisé en 450 actions de cent dollars des intérêts, la coopération, les risques com- chacune, et le principal lieu d’affaire de la muns, les concessions réciproques ou autres dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 15e jour de novembre 1915.THOMAS MULVEY, Sous-secrétaire d’Etat.DeLORIMIER et GODIN, Procureurs des requérants.lant, un onde par alliance des orphelins.Le juge a nommé ce dernier, faisant remarquer que presque toute la famille habite Montréal et que la succession est ici.Le juge croit aussi qu’il vaut mieux garder les enfants à Montréal car à New-York, ils deviendraient Américains et l’argent de la succession irait en pays étranger.Si les enfants étaient envoyés à New-York, le tribunal ne pourrait pas non plus, exercer aucun contrôle sur la succession.EN APPEL.La cause de M.F.X.Gauthier contre M.Julien Therrien, à propos de l’accident d’automobile qui s’est produit à Sainl-Pierre aux Liens, il y a quelques mois, vient d’être inscrite en appel par les avocats de M.Therrien.Le défendeur, au cours d’un procès par jury, a été condamné à payer $1,500 de dommage pour un accident d’auto qui s'est produit à Saint-Pierre aux Liens et dont le fils du demandeur a été victime.M.Therrien prétend qu’il n’est pas l’auteur de l’accident.lions, débentures, lettres patentes, contrats biens-fonds, .achalandage, actif et autres propriétés mobilières, immobilières, personnelles d'aucune personne, compagnie ou P.N.TRAHAN, LIMITEE AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le Lieutenant-Gouverneur corporation, les vendre ou autrement en ; de la province de Québec, des lettres pn-disposcr en tout ou en partie pour telle.tentes, en date du cinq novembre compensation que la compagnie jugera cou- constituant en corporation MM.Pierre Nar-venabïe; cisse Trahan, marchand et manufacturier.(g) Acheter ou autrement acquérir, déte- : Philippe Oliva Trahan et Paul Edmond nir, posséder des actions et obligations Trahan, commis, Thomas Ducharme et d'aucune compagnie ou corporation enga- ; Louis Bnrthélémi Houle, notaires, de Mont-gée dans une industrie d’une nature simi-| réal, dans les buts suivants; laire, nonobstant les dispositions de l’ar- j De faire le commerce de ciment et de tiele 44 de la “Loi des compagnies”, vendre • blocs de ciment, en gros et en détail ; de ma-ou autrement disposer de tel stock, actions nufacturer, d'importer et d'exploiter, d'n-ou obligations; cheter et vendre toutes marchandises se (h) Distribuer parmi les actionnaires de rapportant à ce commerce ou à tout autre la compagnie, en nature, aucun bien de la commerce se rattachant à ce genre d’af-compagnie et en particulier aucunes actions, t faires; débentures ou autres valeurs d’autres com- j D’acheter et exploiter sous le nom de P.pagines appartenant à cette compagnie ou N.Trahan, limitée, le commerce de fabri-desquclles cette compagnie peut avoir le ; cant de blocs de ciment et actuellement pouvoir de disposer; {exploiter par le dit requérant P.N.Tra- il) Kaire tous les actes, jouir de tous les han, marchand de Montréal, avec tous ses pouvoirs, exercer aucune industrie néce.s- accessoires, fonds de commerce, fixtures, salre pour atteindre les objets pour lesquels stock, achalandage et généralement toutes cette compagnie est incorporée; créances, dettes, droits et prétentions et de (j) Vendre ou autrement disposer, en tout payer pour telle acquisition, en parts ac- PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No (»018—J.Caron, demandeur, vs.Pliilias Déblais, défendeur.Le 2me jour de décembre 1915 à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit dé- qui constituent, dans les grandes ' !>ml.™r’I ““ N
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