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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-08-13, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 13 août 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241' SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 LE DETO Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef OMER HEROUX Vol.XXV — No 185 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 'Sauf Montréal et banlieue' E -Unis et Empire Britannique .8 00 UNION POSTALE.10 00 Edition hebdomadaire CANADA .E -UNIS et UNION POSTALE , 200 3 00 La campagne de r“Action libérale nationale” Qu'en adviendra-t-il?- M.Paul Gouin - Essaiera-t-on d'étouffer ce mouvement sous le manteau du silencer5 - Ce que nous ferons Nous publions intégralement aujourd’hui le discours prononcé hier, à Saint-Georges de Beauce.par M.Paul Gouin.ainsi qu’un large résumé des discours de ses compagnons de lutte.Quels que soient les résultats, immédiats ou lointains, de la campagne qui s'engage, une chose est certaine: c'est que, par elle, des idées auront été portées à la connaissance du grand public que l’on ne pourra plus dédaigner ou ignorer.L’avenir de VAction libérale nationale, nul ne le saurait aujourd’hui prédire avec quelque certitude.Les plans mêmes des chefs du mouvement peuvent être modifiés en cours de route par les oppositions ou les concours qu’ils rencontreront; le» idées qu’ils défendent peuvent déclencher une poussée qui dépassera de beaucoup peut-être les cadres qu’ils se sont présentement tracés.Puis, les hommes qui sont à la tête du mouvement ont à faire leurs preuves, non seulement du point de vue intellectuel et moral (ceci est déjà fait pour nombre d’entre eux), mais encore de celui de la tactique politique.Le président même de VAction libérale nationale.M.Paul Gouin, reste, de ce dernier point de vue, une inconnue, comme disent les mathématiciens, une inconnue que, seuls, les événements pourront résoudre.Fils et petit-fils d’hommes politiques très en vue, assuré d’une situation matérielle considérable, il a d’abord, comme son frère Léon d'ailleurs donné un très bel exemple.Il a fait une vie propre, studieuse, il a voulu être quelqu’un par lui-même.Mais la politique lui paraissait totalement indifférente.Il a confessé depuis qu'elle lui inspirait une sorte de haine, à cause des peines qu’elle avait infligées à son père et parce qu’elle avait partiellement privé des joies de l'intimité familiale son enfance et son adolescence.11 se passionnait pour l’histoire, il évoquait en de petits poèmes élégants des figures anciennes, et l’on était assez porté à ne voir en lui qu un avocat qui se distrayait par ces jeux agréables et nobles de l’aridité de sa besogne professionnelle.* ÿ * Mais d’autres répétaient que Paul Gouin faisait, en ses moments de loisir, autre chose que des vers.Il étudiait personnellement, et en collaboration avec des spécialistes, tous les problèmes qui intéressent l’avenir de la Province.Il se préparait, sans rêver d’un rôle aussi considérable peut-être, à la tâche qu’il vient d'assumer.Le programme que, d’accord avec ses amis, il a tout récemment lancé dans le public, ce n’est pour lui ni une improvisation, ni un texte accepté tel quel d’un groupe voisin.Avec une netteté qui réclame un certain courage, il déclare qu’à la base de ce programme, il y a le premier texte élaboré par VEcole Sociale.Populaire et même le résultat d’études faites par ceux qu'un homme politique en vedette qualifiait jadis d’école maudite.11 est juste d’ajouter que, s’il n’a pas signé le programme de MM.Minville et autres, il ne refusa point à ses auteurs le bénéfice de scs recherches et de ses réflexions personnelles.Du point de vue idées et renseignements, U est prêt.Son discours de Saint-Georges suffirait, du reste, à le prouver.Reste à déterminer l’impression que fera sur les foules cet homme d’étude si calme, si pondéré, et dont les discours paraissent devoir assumer un ton auquel celles-ci ne sont pas très habituées.Quoi qu’il advienne, encore une fois, de cette canlpagne particulière, une chose est certaine: c’est qu’il faut se réjouir qu’un pareil ensemble d’idccs soit porté à la connaissance du public, — comme il faut se réjouir de voir M.Duplessis disséquer le£ lois et le mécanisme de certaines grandes compagnies et leur influence sur notre vie politique; comme il faut se réjouir d’entendre, à l’occasion, M.Barré dire avec une brutale franchise à ses confrères cultivateurs les responsabilités propres qu’ils ont encourues, comme tous les autres, du fait de leur partisannerie politique.C’est de la belle, de l’utile discussion, parce qu’elle porte sur le fond des choses, et qu’elle nous sort de l’éternel et vain débat sur le bleu et le rouge.y Ÿ * Ÿ ' Quel accueil la presse.— et particulièrement la presse qui est plus ou moins intimement liée au gouvernement provincial, — fera-t-clle à la campagne de M.Gouin et de ses amis?Jusqu’ici on a paru vouloir traiter par un dedaigneins silence les novateurs.On n'a point discuté au mérite leur programme et, chose curieuse, ce n’est pas des organes directs du gouvernement que sont venues les critiques, du reste sans grande portée, adressées à M.Paul Gouin personnellement.La presse officielle a gardé lé silence, et sur l’hoimme et sur scs idées.Pendant combien de temps cola pourra-t-il durer?Pour ce qui nous concerne, en tout cas, nous ferons notre possible pour que ni ce mouvement, ni ceux qui lui ressemblent par la noblesse et le sérieux de la pensée, ne soient étouffés sous le lourd manteau du silence.Le public a le droit d’être amplement renseigné sur ces choses: il le sera, quels que soient les gens à qui cela pourrait déplaire.! nfe lire.Essaye: donc .Il a beau j se réfugier dans la partie apparent-.ment la plus isolée de la véranda, l'on découvrira toujours sa cachette.Est-il franchement possible a Zéphirin de continuer sa lecture quand une mignonne et jolie demoiselle s'est mis en tète de causer avec lui?Dix pages sont la limite de ce qu'il peut lire à la fois.Ces niâmes dix page* il les relira le lendemain puis le surlendemain sans jamais pouvoir tourner la onzième.Cela fait penser aux enfants q.ii.tombant endormis au milieu de leur prière, la recommencent peut-être vingt fois sans cependant atteindre l'Amen final avant de sommeiller pour de bon."Veille du retour'.Vite écrivons aux amis, se dit Zéphirin.Poste devant une feuille blanche, les tempes dans les mains, il pense vainement.Ce genre de supplice aurait bien figuré dans l'Enfer de Dante.Pour inviter l'inspiration, notre “supplicié’' écrit la date approximative et commence: “Cher Téles-phore, Chère Caroline'', sans pouvoir continuer plus loin; son cerveau semble en grève.Tout à coup surgit une idée, mais ta plume baissée trop brusquement laisse sur te papier une énorme tache qui étire avec nonchalance ses pattes inégales.Voilà ce qu’on peut appeler un succès de correspondance ! Zéphirin pleurerait de rage mais cette démonstration ne t’avance rair guère; il se remet donc à l’oeuvre sans plus tarder.Les vacances, comme un fruit succulent que l’on savoure, passent beaucoup trop vite, et c'est déjà l'heure de repartir.Sur ta route du retour.Zéphirin.un Zéphirin tout nouveau, bruni et engraissé, songe aux vacances de l’an prochain et à l’emploi qu'il en fera.Pourquoi donc jeter même l’ombre d'un regret sur celles qui viennent de s'écouler.Qu'importe, Zéphirin.si tu rentres à la ville sans avoir pêché une perchaude ou une truite, sans avoir découvert les secrets de la flore et sans une.idée de plus dans la tête.En revanche, tu as le.coeur imbibé de soleil, tes yeux emplis de lumière et d'azur, l’âme musclée et prête à affronter l’année de malheur qui point à l’horizon.Vivent les vacances! Jeanne Lj ROCQUE Orner HEROUX Portrait Zéphirin en vacances En vacances, dit-on, tes loisirs abondent et l’on a du temps pour tout.Ce moment lumineux sur lequel sont fixés tant de regards impatients apparait enfin dans l’éclat de sa face sympathique et engageante.Que l'on s’apprête à partir, “c'est l'heure exquise''.Conservant d'année en année les mêmes vieilles illusions.Zéphirin.comme ses semblables, entasse dans ses valises mille objets dont il ne se servira pas.C'est à peine s'il reste un petit coin pour y placer ses vêtements.Tout l'espace est occupé, Ce sont des lignes el des hameçons de diverses grosseurs capables d'accrocher de la sardine à la baleine; un fiiri pour capter, dans leur vol, les jolis papillons; un réveille-malin destine, en devançant la cloche de l'hâlel, à vous ouvrir les yeux sur les beautés de la nature à l'aurore; une quantité de livres parmi lesquels un traité de botanique; un amoncellement de revues accumulées depuis six mois; cl, surnageant ce fouillis, un carnet regorgeant d’adresses d'nmis à qui Zéphirin a rit l'imprudence de pro oubliant les tracas, la chaleur et le mettre une carte postale et même une lettre.Chimères que tous ces projets! Les vacances sont le temps de Vannée où l’on est le plus occupé à ne rien faire.Le premier jour à la campagne se passe à prendre contact avec les co-villégiateurs et avec la physionomie du village.Le deuxième jour s’envole avant que Zéphirin s'en soit aperçu.Pourtant la résolution sincère de commencer, te lendemain, les activités promises lui revient en mémoire et c'est sur celle pensée qu'il s'endort.Mais la nuit porte conseil et, au matin du troisième jour, il se dit à lui-même pour se convaincre, qu'il a, avant laid, besoin de détente.Pourquoi ne pas remettre à plus tard le programme qu'il s'était proposé?En attendant, il lui vaudra mieux respirer librement, sans arrière-pensée, l'air pur qui assomme, engourdit l'esprit el insuffle le germe d’une paresse salutaire.Quelques sports entrecoupés d’occupations telles que manger, dormir ou flâner font son bonheur et prennent d'nssrmt toutes 1rs minutes de la intimée.Qu'il est hou île vivre en bruit de ta ville! Aux derniers jours, Zéphirin se décide à prendre un livre.C'est pourtant facile Le Terroir Nous parlons français.Notre langue n’est pas parfaite, loin de là-Elle est déparée par des anglicismes, contaminée par des vocables anglais; elle manque de précision, ignore trop souvent le mot propre, s'émaille de barbarismes et de solécismes, d’expressions triviales, 1 grossières.Brochant sur le tout, la prononciation confuse manque de distinction, aux deux sens du mot.Les Canadiens français, en cela, comme en beaucoup d’autres choses, se montrent inertes.De temps à autre, ils se réveillent, poussent quelques jurons et se rendorment.Les '‘sacres” sont le péché mignon de notre classe instruite.Malgré tout, notre français a du pittoresque.Le peuple -—- surtout dans les campagnes a conservé beaucoup d’idiotismes employés en France.Ces gallicismes confèrent au français une originalité de bon aloi.Malheureusement, ces expressions tendent à disparaître.11 importe.ce me semble, de les signaler afin d’en rénover l’usage, de les sauver du naufrage.A ce sujet, il y aurait des remarques à faire: elles viendront plus tard: on ne peut tout dire à la fois et d’une seule fois.Je me contenterai pour le moment d'indiquer, en gros, la méthode que j’entends suivre.Tl s’agit de prouver que telle ou telle locution est d’usage courant au Canada et en France.Au Canada, les lecteurs seront juges de l'emploi plus ou moins fréquent d’une locution.En France, il suffira de citer des auteurs, tantôt l’un, tantôt l’autre.Avant d’entrer dans le vif de la question, voici é titre de démonstration — et celle-ci se poursuivra longtemps — quatre exemples tirés de la Revue des Deux-Mondes (15 juillet 1934).De Maurice Genevoix: ceux qui vont au “fruitage”, c’est-à-dire qui font la cueillette “des fraises des champs”, trouvent parfois “des talles''.Maurice Genevoix mentionne "des talles de mousse”.Le même, pour exprimer un grand effort, un déploiement de moyens de toute sorte, dit comme nos gens, qu’ils ont fait “des pieds et des mains’’.Encore, s'il s’agit d’ennuis, d’embarras, Il s’écriera comme “les habitants", “dans tout cet aria’’.Ludovic Malévy, pour exprimer qu’un individu a pris la poudre d’escampette, dira qu’il s'est enfui “sans demander son reste''.Bientôt j'expliquerai pourquoi je préfère m'appuyer sur les auteurs plutôt que sur le dictionnaire, sans pourtant négliger ce dernier.Théophile HUDON.S.J La deuxième lettre de M.Bouchard L'encombrement de la matière politique nous contraint de remettre à demain la publication du deuxième article de M.D.-T.Bouchard sur la question de l’électricité.Bloc-notes Ce n est pas fini Nous n'avons pas fini de construire des chemins de fer.11 nous en faudra d’autres, vient de dire M.Beatt>.11 y a des régions qui en ont besoin.Gela n’est pas douteux.Mais qui paiera?Le C.P.R.ou le C.A.R ?En effet, il ne saurait être question de nouvelles compagnies.Nous avons déjà deux reseaux et M.Beatty trouve qu’il ?en a déjà trop d’un, celui de ses concurrents.L’heure n’est pas favorable à la construction de nouvelles voies terrées.Il n’y a guère d'argent dans les coffres du C.P.R et du C.\.H et l'Etat n'est pas bien en mesure de faire des frais additionnels pour pareille entreprise.Il n'y a qu'un moyen terme, dont M.Beatty, qui pense surtout aux .hemins de fer.cela veut dire voies, remblais, droit de passage, gares, usines, matériel roulant, etc.n'a pas parle l'utilisation des routes déjà tracées ou construites pour le roulage, par des autobus et des camions automobiles reliés aux chemins de fer, en attendant la nécessité absolue et les moyens financiers de poser des rails, etc.Eu France et en Angleterre, dans certaines régions, les chemins de fer ont joint à leur entreprise de transport des services auxiliaires d’autocars et de ca mions.Pourquoi cela ne pourrait-il se faire ici dans maintes régions, surtout dans l'Ouest?Cela nécessiterait des frais moindres que de nouvelles voies ferre; aires.Si l'affaire marche bien, il sera toujours temps d'ajouter au réseau de chemins de fer.Et si cela ne donne pas les résultats attendus, il n’y aura qu’à retrancher, à diminuer ou à supprimer camions et autocars.Dans l’intervalle, les régions neuves auront un transport rapide.Non, mais.A Vancouver, U y a quelques heures.M.Stevens a dit qu'une plus grande pari des profits de l’industrie et du commerce devrait aller à ceux qui travaillent, si la justice doit prévaloir; en d'autres termes, que les salaires devraient être plus élevés dans les industries qui font de grands profits et enrichissent leurs actionnaires ou leurs chefs de façon extraordinaire ainsi que l’ont démontré certaines depositions entendues à l’enquête Stevens.Le Citizen (f^Htawa.qui commente brièvemenf cette déclaration, dit que si les profits des industries de la Grande-Bretagne, pour prendre cç pays industrialisé à outrance, étaient distribués d’un bout à l’autre du pays, dix millions de chefs de familles ne toucheraient chacun que $2.5(1 de plus par semaine, en temps de prospérité.Cela ferait au plus $130 par famille par année.Le Citizen a l’air de considérer que cela n’est pas grand chose.Peut-être.Mais il n’y a guère de famille, maintenant, qui ne se trouverait bien, dans le Royaume-Uni et même chez nous, d’un gain additionnel de $130; cette somme totale ferait plusieurs centaines de millions de plus à circuler, dans le Royaume-Uni, parmi les familles dont la situation économique est d’ordinaire plutôt gênée.Certes, les profits industriels exagérés, chez nous, sont assez rares; mais un régime où les riches deviennent de moins en moins nombreux et de plus en plus riches, et où la masse, déjà pauvre, devient de plus en plus pauvre, n’est pas désirable.Il aboutit à la ploutocratie, d’une part, avec ses abus et ses vices, et, de l’autre, à un tel appauvrissement des masses, à un tel servage économique qu’à la fin la société qui permet cela finit par être ébranlée jusqu'aux assises.On ne doit pas laisser s'installer et grandir chez nous un régime pareil C’est cela que M.Stevens ne veut pas.En quoi il a raison.Et il n’est pas seul de cet avis.C.P.1*1 N rcc HAT! € N DE OJER NI ER E ij tlJE E Mgr J.- V.Piette, p.a., quitte TUniversité et devient curé à Maisonneuve L'ex-recteur a pris possession de la cure du T.S.Nom de Jésus ce matin m£me — Texte des lettres échangées entre le recteur sortant de charge, le secrétaire général de l'Université et Mgr le chancelier Mgr Piette allègue son âge comme raison de sa démission — Regrets de Mgr le chancelier, qui le nomme à la direction de "I une des plus intéressantes paroisses du diocèse’’ — Le nouveau recteur n est pas encore désigné’ ____ ________ Ce sera, croit-on, comme le “Devoir” l’a déjà laissé prévoir, M.Olivier Maurault, P.S.S., supérieur de l’externat classique Grasset La nomination doit être faite par les c'vêqucs de la province ecclésiastique de Montréal et ratifiée par Rome Carnet d’un grincheux Un certain Cowans prétend que M.David parle mal l’anglais.Espérons que M.David n’a pas sacrifié l’étude du français à celle de l’anglais.Le résultat serait déplorable * ¥ ¥ L’Action libérale n’est pas une scission, dit M.Paul Couin.Il y a un autre moyen que la scission de séparer de quelque chose: l’indigestion par exemple.* ¥ Beebe et Barton sont descendus à 2,510 pieds sous l’eau.Beaucoup d’autres sont descendus plus bas, mais ils n’ont pas pris la peine de revenir s’en En l'absence du secretaire general de l'Université de Montreal, M.Damien |asmin.son assistant, nous commu nique la lettre de demission de Mgr le recteur adressée à M Edouard Montpetit, la lettre de Mgr Piette a Mgr le chancelier et la repense à celle-ci de Son Excellence.Dans cette réponse.Mgr Gauthier annonce la nomination de Mgr Piette à la cure de la paroisse du Très Saint-Nom de |ésus, à la place de Mgr |.-C Chaumont, nommé, il y a deux mois, vicaire général et directeur des oeuvres sociales du diocèse.Mgr Piette est entré en fonctions ce matin même et il a célébré la sainte messe à 8 h.30 dans l'église du Saint Nom de Jésus.Mgr Chaumont a célébré la messe de 8 heures et est parti ensuite definitivement pour l'archevêché.L'Université nous fait part officiellement de la démis slon de Mgr Piette.Celle-ci remonte au 5 juillet.Dès le 5 juin, le Devoir" avait laisse prévoir ce remaniement.Mgr ’ Piette fait allusion dans sa lettre de démission au tait qu’il ’ souhaite un successeur plus jeune.M.Maurault na que 47 ans II semble très probable qu'il doive être, comme l'avait annoncé le "Devoir" du 5 juin, remplaçant à l'Uni-j versité du nouveau curé de Maisonneuve M.Olivier Maurault est prêtre de Saint-Suipice et supérieur de l'externat classique Crasset.Renseignements pris à bonne source, nous apprenons que Mgr Piette aura d'abord un successeur intérimaire au rectorat de l'Université.Son successeur sera désigné par les évêques de la province ecclésiastique de Montreal, mais sa nomination doit être ratifiée par Rome.On trouvera ci-dessous le texte des lettres échangées entre Mgr Piette et Us autorités universitaires: LETTRE DE Mgr PIETTE A M.EDOUARD MONTPETIT Université de Montréal Cabinet du Recteur Monsieur Edouard Montpetit Secrétaire Général Université de Montréal 10 août 1934.Cher Monsieur le Secrétaire Général, J’estime que je dois à mon grand respect pour nos divers corps universitaires de porter moi-même à leur connaissance le grave événement qui se produit et qui me concerne personnellement.je quitte mes fonctions de recteur de notre université et je devrai prendre possession d'un autre poste ces jours-ci.J’ai exposé les motifs de mon départ dans la lettre de démission que j’ai adressée i S.E.Mgr le Chancelier.Vous êtes autorisé à publier — à l'intention de nos universitaires surtout — cette lettre et la réponse de Son Excellence.Personne ne doutera du grand sacrifice que me coûte cette séparation.j'ai cru devoir l'offrir, comme beaucoup d’autres, à la sincérité du dévouement que j’ai donné depuis prêt de douze ans à la cause de notre université.Je ne trahis pas cette cause; je lui reste profondément attaché.Mais le moment était venu de céder le flambeau à une main plus jeune et plus capable de soutenir l'effort.Je garde la ferme conviction que notre université triomphera bientôt de ses tragiques épreuves et que nous trouverons dans sa prospérité définitive la récompense des généreux labeurs que nous lui avons consacrés ensemble.En vous disant Adieu, je tiens à renouveler s nos officiers généraux, à nos profosseurs et administrateurs l'hommage de ma profonde estime et de ma vive gratitude.J'emporte, en particulier, le souvenir ému des nombreux services personnels que vous m’avex rendus et des bons sentiments que vous m’avex toujours témoignés avec tant de distinction.'Signé) J.-V.PIETTE, P.A.LETTRE DE Mgr PIETTE A S.E Mgr LE CHANCELIER i Université de Montréal Cabinet du Recteur 5 juillet 1934 Monseigneur le Chancelier, L'annee académique vient de se terminer; la deuxième depuis que vous m’avez confié le rectorat de l'Université.J’aurai soixante-cinq ans révolus dans un mois exactement.C'est la limite d'âge que nos règlements généraux imposent, comme terme d’office, à nos professeurs.Dans les circonsfances présentes, je crois, en conscience, qu'elle doit s’appliquer au recteur.Mes forces physiques, qui commencent à fléchir, ne pourront échapper à l’action du temps et iront sans doute assez vite en s'amoindrissant.Je ne me pardonnerais pas d'imposer volontairement un élément de faiblesse à une oeuvre si importante, que j’ai profondément à coeur et qui a besoin des meilleures énergies.Je vous prie donc, Excellence, de vouloir bien accepter ma démission et do taire en sorte que je sois relevé de mes fonctions de recteur par les autorités canoniques dont je tiens mon mandat.La réflexion que j'ai mise à vous taire cette demanda et les graves motifs sur lesquels elle » appuie vous enlèveront, j'espère, toute hésitation et tout scrupule à lui donner cflet.Je n'ai pas eu le bonheur d offrir à notre oeuvre universitaire des services aussi «minants que je les aurais voulus.Mais je me crois en droit de retenir la consolation de lui avoir consacre le meilleur de ma vie, dans les intentions les plus droites et le plus pur dévouement Tant mieux si la souffrance enduree sans amertume de coeur peut ajouter quelque noblesse et quelque metite au grand sentiment qui a dominé toute ma conduite.En quittant cette institution qui m'est devenue très chère.je m'en voudrais de ne pas vous dire encore une fois.Excellence, la vive gratitude que je garde à mes collaborateurs de tous les jours, dont j ai tant apprécié les qualités distinguées et l extréme obligeance.|o veux vous redire aussi mon admiration de la science et du généreux désintéressement de notre corps professoral; mon entière confiance on notre Commission administrative et mon affection à notre jeunesse étudiante.J'aurai d'autres occasions de vous dire, à vous.Excellence, combien je vous demeure reconnaissant de vos sages directions et de la bonté que vous avez mise à soutenir mon humble effort.Je termine en vous faisant hommage de la foi inébranlable que j’ai en l’avenir de notre université.Malgré le grand sacrifice que me coûte la séparation, je suis bien aise qu'une pensce nouvelie et des énergies foutes fraîches, libres d’un lourd passe, viennent s'appliquer à la solution du problème financier qui tient tout en suspens.L'epreuve ne peut toujours durer, pas plus que la crise économique qui l'a suscitée.Maintenant que la critique s'est rassasiée et quo les discussions sont devenues vaines, il n'y a plus que la question essentielle, qui reste devant les esprits sérieux: donner des bases financières solides â une université catholique et française qui, à Monfréal.réponde pleinement aux légitimes aspirations et aux besoins intellectuels de notre peuple.M y a lieu d'espérer que désormais, il sera plus facile de faire la persuasion de toutes les volontés qui doivent concourir i cette oeuvre commune, et qu'avant longtemps vous aurez la joie de voir vigoureuse et prospère l'université que vous avez fondée dans son autonomie et dont vous avez été le preniier recteur.Je demande au bon Dieu, d'un coeur tout ému, qu'il vous rende votre santé parfaite.Excellence, et qu'il vous conserve longtemps à la tête de notre univerzité et â la direction de notre diocese.(Signé ) J.-V.PIETTE, P.A.REPONSE DE Mgr LE CHANCELIER A Mgr PIETTE Le 4 août 1934.Monseigneur J.-V.Piette, P.A., recteur.Université de Montréal.1265.rue Saint-Denis, , Montréal.Cher Monseigneur, J'accuse réception de votre lettre du 5 juillet dernier.J'ai fait part à NN.SS.les Evêques de notre Province Ecclésiastique du désir que vous m'y exprimex d'abandonner vos fonctions de recteur de l’Université.Bien à regret, vous pouvez le croire, nous nous rendons à votre désir et nous acceptons votre démission.Les raisons qui vous ont dicté votre démarche sont de celles qui s'imposent.Toutefois nous ne pouvons vous laisser partir sans vous exprimer notre vive reconnaissance.A l'oeuvre universitaire, importante entre toutes, vous avez donné vos meilleures énergies, vos talents, votre expérience et un dévouement absolu.Il eût mieux valu évidemment que cet effort, si bienfaisant et si désintéressé ait été reconnu et apprécié de tous comme il méritait de Tétre.Le bon Dieu ne Ta pas permis pour vous laisser sans doute dans son intégrité un mérite bien chèrement acquis.Pour ma part, je tiens à vous donner un témoignage de mon entière confiance en vous nommant curé de l'une de nos plus intéressantes paroisses: celle du Très Saint-Nom de Jésus, à Maisonneuve.Je crois qu'en le faisant, je donne do plus à cette importante paroisse une preuve du grand intérêt que je lui porte.Votre confiance sereine, cher Monseigneur, en l’avenir do notre université, me touche profondément et j'espere, comme vous le souhaitez, que tous comprendront qu'il n'y a plus lieu de s'arrêter à des problèmes de détails, mais qu'il faut que toutes nos ressources s'appliquent à sauver et i faire prospérer une oeuvre absoiumonf nécessaire au développement intellectuel de notre population et à sa formation morale, religieuse et française.Je vous reste, cher Monseigneur, cordialement attaché et je prie Dieu de bénir le nouveau ministère que je vous confie.(Signe) GEORGES.Archevêque Coadjuteur de Montréal.vanter.* * * Il y a encore plus d'un million de chômeurs au Canada.Aussi bien l'éte que nous avons invite au chômage.* * ¥ Sur la même page dans la Presse; "Parlons le français partout et parlons-le bien toujours" et ceci, qui est sans doute un échantillon- "II avait été de plus propriétaire du Figaro, journal connu autrefois sous le nom de Le Figaro qu'il porte désormais " Alors quel nom porte-t-il réellement?* ¥ On a Ouvert le premier cabaret i Montréal il y a 277 ans, Les buveurs ont épargné bien de l'argent, quand on songe que ce n'est que le gouvernement Taschereau qui a établi la Commission des Liqueurs.PAMPHIL* Grève à I’“Aluminum Company” Pittsburg, 13.(S.P.A.) Une grève ouvrière paralyse \ Aluminum Company of America.Le président de la firme dit que les grévistes veulent l'atelier fermé.I.es grévistes répondent que cela est inexact.Patrons cl main-d’oeuvre romptent sur une médiation fédérale.M.J.R.Cooke est dans un état grave Belleville, Ontario.13.(S.P.C.) Blessé dans un dérapage d'auto, vendredi, M.J.R.G.ooke, ex-président de la Commission hydro-électrique, est dans un état qui inspire de l’inquiétude depuis ce matin.DEMAIN: Un article de M.Albert Rioux sur le prochain congre: des bûcherons.L’aviateur Reid blessé | La chaleur aux Etats-Unis Chicago, 13 (S.P.A.) — I.a chaleur demeure intense sur plusieurs points du continent entre les Rocheuses et le Mississipi.On attribue à la chaleur 71) ries morts qui st sont produites au cours du conge hebdomadaire.A la Maison-Blanche Hamblc.Angleterre, 13.(S.P.C.) L'un des deux aviateurs qui ont volé du Canada en Angleterre la semaine dernière, Leonard Reid, a été légèrement blessé dans un accident d'atterrissage, après une excursion à bord de l’avion de la traversée, The Trail of the Caribou.I.’avion est très endommagé.M.Houde a 45 ans _ M.le maire Camillien Houde fête aujourd’hui sou quarante-cinquième anniversaire de naissance.Washington, 13 (S.P.A.)_____I président Roosevelt a convoqué la Maison-Blanche les chefs des n nanismes fédéraux d'assistance, y a lieu de penser que le gouverm mvvent affectera à la réparation d( « .> .dégâts de la sécheresse plus qu AVIS a ceux qui voyagent les 525 millions de dollars qiV _ .„ .: destinait à cette fin.Tou* hilleti, Europe et partout, émit au tarif des compagniia — Hôtels asxu-rancet bagages et accidents, chèques du voyages, passeports, etc.— Service complet — Le DEVOT.-VOYAGES 43P Notre-Dame Est.Téliphciacz HArbour 1241* 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE. IE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 13 AOUT 1934 VOLUME XXV — N« 185 le programme de l'“Actian libérale nationale" M.Paul Gouin l’expose au cours d’une assemblée à Saint-Georges Je Bcauce — Il veut ’‘relibéraliser” son parti plutôt que d’en fonder un autre — Douze conseillers législatifs au lieu de vingt-quatre — Les grandes lignes du conseil économique qu'il suggère des trusts rjui, parre que nous les comme les idées préconisées par le avons laissés grandir sans les con- chef de l'opposition, est inspiré lar- l'o/ci le texte dit discours pro-j dresse aujourd'hui nu peuple de nonce hier après-midi, à /Visscm-j cette province, c'est parce que j'ai compris la leçon de patriotisme qui hier de Sainl-Ocorpes de Rrauce.par U.Paul Gouin, president (iéné-ral etc l'Action libérale nationale; M.Paul Gouin .T'ai souvent regretté de ne pas posséder le don d'improvisation, ou tout au moins cette facilité de parole qui permet à tant rie nos compatriotes de communiquer sppn tanémenl à leur auditoire, en phrases bien balancées et logiquement enchaînées, les sujets auxquels ils ont mûrement réfléchi.Kl aujourd’hui plus que jamais je ne puis m’empêcher de déplorer la pauvreté de mes moyens oratoires.Kn effet, pour répondre comme il convient aux orateurs qui m'ont précédé.pour rendre, à M.Lacroix et à vous-mêmes, mesdames et mes- j sieurs, j'hommnge qui vous revient, : pour exposer dignement un programme comme relui de l'Action H- ! hérale nationale, il me faudrait pos- ' séder l’éloquence vivante et fou-1 gueuse des tribuns qui ont illustré notre histoire politique.I t mon trouble et mes regrets sont d'autant plus intenses que je sais qu’eu entendant tout à l'heure pour la première fois le son de ma voix, vous avez évoque du fond de votre mémoire deux autres voix, deux grandes voix qui, tour a tour, faisant appel au coeur nu à la raison, .défendirent si souvent devaul vous les intérêts de notre nationalité.C’est vous dire, mesdames et messieurs, que ce n'est pas a la légère que j'ai accepté l’honneur de diriger les destinées de l'Action libérale nationale et d’exposer son programme au peuple de cette province.Grandeurs et misères de la via politique i se dégageait de la vie de mes peres et la leçon d'abnégation que m'a en-i soignée la crise; c'est aussi parce i que i'ai compris que la seule chose j qui compte dans la vie d'un homme.la seule chose qui puisse compenser pour toutes les misères, tous les sacrifices, tous les déboires et toutes les tristesses, c'est de pouvoir se dire, à la fin de sa vie, que l'on a fait son devoir, sans peur et sans reproche, jusqu'au bout.C'est là le vrai bonheur.Ht le devoir de chaque Canadien français, aujourd’hui.mesdames et messieurs, le vôtre comme le mien, c'est de s’élever au-dessus rie l'intérêt personnel, de l'intérêt de famille, de classe et même rie parti pour s’occuper d'un seul intérêt: l'intérêt national.Comme "ail M.Edouard Montpetit, ce noble artisan de notre renouveau national: “A chaque génération, son rôle et sa peine".Ce devoir de la génération qui a subi la conquête était de réparer la défaite et de se développer en nombre, quoi qu'il advint.Nos ancêtres n’ont pas failli à la tâche.Ce fut le miracle de notre survivance; les soixante mille Canadiens français de 17(>0 sont devenus des millions, l’uis il nous a fallu acquérir des droits et les défendre.La génération des patriotes de 1837 les a conquis sous la mitraille et même jusque sur l'échafaud.Enfin, vient le moment de créer dans tous les domaines ',e.s 'ompétences tout en perpétuant la double victoire de nos aïeux.C'était le rôle de nos aînés immédiats, prêtres et laïcs, qui eux aussi, ont compris leur de-qui, eux aussi, ont compris leur deles d'où est sortie une véritable élite.Le devoir de l'heure présente Réformes agraires Ces articles sont les suivants.lo Préparation et execution d'un vaste plan de colonisation.2o Redressement de notre agriculture par la conquête des marchés locaux et étrangers ainsi que par l’électrification fies campagnes et.à ces fins, augmentation 'les subsides; 3o Organisation de l’industrie complémentaire, petite et moyenne; 4n Organisation professionnelle des agriculteurs; Tio Établissement d'un crédit agricole provincial, afin fie remédier aux lacunes du crédit agricole actuel ; (io Protection de louvrïter eé «lu journalier rural et du bûcheron en particulier; 7o Rachat des tenures seigneuriales par la province; 8o Collaboration avec le Conseil de l’Instruction publique pour assurer la ruralisation de l'école de rang; 9o Organisation de renseignement agronomique supérieur et réforme de renseignement, agricole à tous les degrés; 10o Inventaire de la Coopérative fédérée et, au besoin, paiement fie frôler, étouffent littéralement notre vie économique.Nous croyons que les réformes économiques que nous avons placées dans notre programme.qui vous sera distribué tout a l'heure et que vous pourrez eludin', nous croyons, dis-je.(pie les réformes économiques que nous avons préparées atteindront sûrement et efficacement ce but.le n'ai nas a m'étendre davantage sur ce sujet.le sais que.grâce a la belle campagne poursuivie par l'honorable M.Bouchard et le Docteur Philippe Hamel, la question vous : est suffisamment familière.Il faut ensuite, mesdames et messieurs.empêcher que l'épargne de la classe agricole el de la classe ouvrière.(pii.normalement devrait leur assurer la prospérité, ne soit accaparée par la finance véreuse.Ici interviennent les réformes financières qui sr lisent comme suit: Réformes financières to Revision de la loi des com-j pagnies, à fond social, afin de pré-I venir l'exploitation du petit épar-I gnanl et d’assurer la protection de I l’actionnaire et du porteur de dé-: hentures ; 2o Uniformisation de ladite loi I dans tout le Canada ; 3o Création par la province d'un organisme spécial pour assurer l’application compétente et rigou-j reuse de ladite loi; .le sais, mesdames cl messieurs.| qu'il n’est pas nécessaire d'insister sur ce point.Vous connaissez tous ccs voleurs de grand chemin qui, en échange de la vision dorée de châteaux en Espagne ou même de châteaux canadiens, vous arrachent vos économies.Pour empêcher ces escroqueries, qui sapent à la hase , ,, , , ,même les possibilités de notre indé- sa dette par le gouvernement, et J'e- 1(lan(.e économique, nous crov- ons qu il est necessaire et possible J'aurais préféré, je ne.vous le cache pas.un rôle plus modeste, une vie plus paisible.Mieux que.tout autre peut-être, je connais les grandeurs et les misères de la vie publique.Je sais les ioicj' Es tristesses qu'elle réserve a I homme politique; je sais aussi les Joies et les tristesses qu elle, réserve à sa famille.J’ai connu la souffrance et la torture morale de l'homme politique, qui, après avoir goûte aux plus grands triomphes, constate soudain, au soir de la sic, 1 oubli, l'ingratitude et la lâcheté fie certains hommes qu'il appelait ses amis.J'ai connu aussi la souffrance.la torture morale de l'enfant et Je l’adolescent qui, malgré lui.dojt sacrifier sur l'autel de la patrie lès douces joies de la vie de famille- Et ce spectacle si souvent dou-'oureux.et cette jalousie instinctive d'enfant avaient fait naître en moi l’aversion, ou plutôt, ce qui est plus juste encore,la haine de la politique.Inspiré par ce sentiment, i'ai ongtemps pense que le bonheur pour moi se résumerait à bien peu de choses: une maison de pierre des champs, au bord du grand fleuve, sous l'arbre qui verdoie; une bibliothèque garnie de vieux bouquins et d'estampes anciennes, ou je pourrais à loisir écrire l’histoire de notre province; une ronde d’enfants joyeux et espiègles autour de leur maman.Et il faut être bien naïf ou bien méchant, mesdames et messieurs, pour écrire ou laisser entendre que, par seule ambition personnelle, je consentirais a vivre moi-même, jusqu'à un certain point, les heures qu’a vécues mon père à la fin de ' Dans certains milieux, s’inspirant sa carrière; que par seule ambition ma) â-propos de la doctrine du repersonnelle.je consentirais à faire l(our |a terre préconisée par Lu-vivre à ma femme et a mon fils|cien Romier et par nos économistes unique les jours que j’ai vécus dans j ]es p|us avertis, on semble croire mon adolescence; que par seule arn- : qUe l'oeuvre de restauration économique, que l'oeuvre de survivance nationale, se résument chez nous à Maintenant, mesdames et messieurs, te temps est venu d'utiliser le capital humain, les droits et les chefs de file (tue nous (levons à nos pères; le temps est venu d'assurer la conquête nationale et économique de notre peuple.C’est le devoir de notre génération.Certes, ta tâche qui nous attend est lourde.Mais, grâce à Dieu, elle arrive à une heure particulièrement propice.En effet, te branle-bas d’idées provoqué par la crise mondiale a permis un échange de vues entre toutes les classes de notre société.Les préjugés se sont dissipés; les cloisons quasi étanches qui existaient entre nos différents milieux I se sont abattues: les portes des tours j d'ivoire où s'étaient enfermés nos; intellectuels se.sont ouvertes sous j la pression de l'opinion publique.Fermiers et ouvriers, professionnels I et hommes d'affaires, théoriciens et praticiens, .jeunes et vieux, prêtres et laïcs, ont enfin compris qu'ils avaient des intérêts communs à défendre et fpie la prospérité des uns dépendait du bien-être des autres.Et les conséquences extérieures de la crise ont aussi contribué à faciliter grandement notre tâche.Le monde entier traverse actuellement une ère de mises an point et de rajustements économiques, sociaux et politiques.Il faut en profiter non seulement pour modifier notre structure économique, mais aussi pour assurer notre avenir national.mise de cette institution aux entti-vateurs organisés.Il est évident, en effet, mesdames et messieurs, pour ne donner que quelques exemples, qu’il faut assurer au colon devenu agriculteur, le moyen de vendre ses denrées; qu'il faut fournir à l’agriculteur déjà établi, le moyen d’écouler ses produits et aussi de se libérer des charges et des hypothèques qui l’étouffent; qu'il faut aussi pour prévenir la répétition toujours possible de la désertion des campagnes, apprendre aux fils fie cultivateurs à connaître et à aimer ta terre.Fêla ne pourra s’effectuer que par le redressement de l’agriculture existante et l’organisation de la petite el de la moyenne industries, mesures qui procureront à l’agriculteur des marchés; cela ne pourra s'effectuer que par la création d'un crédit agricole el par la ruralisation de l’école de rang.Et l'irai plus loin.Je dirai que si nous voulons mettre fin à la crise, c'est-à-dire enrayer le chômage et assurer une meilleure répartition des richesses, je dirai que ces ré-I formes agraires doivent être accom-I pagnées d'une série d'autres réfor-imes non moins importantes, comme Ipar exemple, les réformes ouvriè-I res, les réformes économiques, fi-inancières.politiques et administratives.Il est certain, en effet, comme nous l'avons vu plus haut, que la ru-ralisation bien ordonnée doit prévoir, un peu partout à travers ta province, le maintien et même la création d'un certain nombre de centres industriels.Il convient donc, entre autres choses, d’assurer à l'ouvrier qui habitera ces centres, un salaire qui lui permettra d’acheter à prix convenable tes produits de l’agriculteur.Le sort.ie bien-être, l'aisance de l'agriculteur et de l’ouvrier, producteur et consommateur, sont intimement liés.d'organiser un système fie police aussi efficaee, par exemple, que relui de la Commission des liqueurs de la province de Québec.Donc, mesdames et messieurs, réformes agraires, réformes ouvrières, réformes économiques et réformes financières, voilà quelques-unes des mesures auxquelles il faut avoir recours sans larder pour assurer notre renaissance économique et notre survivance nationale.Mais, mesdames et messieurs, il est inutile d’espérer, et j’insiste sur ce point, que nous obtiendrons ces reformes essentielles si elles ne sont pas accompagnées de réformes politiques et administratives.Réformes politiques La crise que nous traversons, il ne faut pas l’oublier, est due en grande partie aux abus et aux erreurs de toutes sortes qui se sont glissés dans ('application du régime démocratique, f.e principal de ces abus est l’avidité de la haute finance, qui, par l'entremise de la caisse électorale, depuis la fin de la grande guerre, surtout, a dirigé à son gré, à sa.guise el suivant ses intérêts, les destinées des peuples; la principale de ces erreurs a été l'absence de collaboration entre' les hommes politiques, les soeiolo-1 p0l]rrajen( gernent des réformes d'ordre politique, éronomique et social, élaborées par nos économistes, nos sociologues et leurs disciples.’.'Ecole sociale populaire Nous avons pris comme base d'étude et de discussion, pour préparer notre manifeste, le programme de Restauration sociale public sous les auspices de l'Ecole sociale populaire.Les contacts que nous avions établis préalablement avec les différentes ( lasses de notre société nous ont permis de constater que ce document reflétait de façon assez juste non seulement l'opinion de nos esprits les plus avertis mais aussi les scnliments, les aspirations et les besoin populaires.Nous avons donc jugé a propos, en définitive, de suivre les grandes lignes du programme de Restauration sociale.Nous y avons fait cependant plusieurs changements.Il fallait tenir compte de certains j commentaires judicieux provoqués j par la publication de ce premier j plan d’ensemble et de la marche des idées.Il fallait surtout transposer ces doctrines dans le domaine de l’action politique et pratique.en y incorporant nos idées personnelles.* Ceux qui ont été let précurseurs Donc, mesdames et messieurs, on peut affirmer que 1rs principaux artisans rie l’orientation nouvelle donnée à la politique de la province.par les hommes politiques de tout calibre, ceux qui sont sincères comme ceux qui ne le sont pas, on peut affirmer, dis-je, que les principaux artisans de cette orientation nouvelle son! MM.Edouard Mont-petit, Esdras Minville, Olivar Asse-lin, les RR.PP.Papin Archambault, Fhagnon et Lévesque, l’abbé Lionel Groulx.MM.Albert Rinux, Eugène L'Heureux, Henry Laureys, Paul Riou, Thomas Poulin, Orner Héroux, Georges Pelletier et tant d'autres dont i) me serait trop long d’énumérer les noms.Et devant ce fait indéniable, je dis qu'il est de la plus élémentaire justice de faire participer ces hommes.intègres et renseignés, à la direction des affaires publiques.D’ailleurs, ce n’est pas uniquement une question de justice, c'est aussi une question d'élémentaire sagesse po-I litique.En effet, je tiens à vous en pré-i venir loyalement, pour mettre au [point notre programme, pour scru-iter, approfondir chacun des points qu’il soulève, il faudra nécessairement rechercher et obtenir le concours de spécialistes et de techniciens.Et comme je le disais tout à l’heure, j'affirme que c’est là la seule réponse honnête et définitive aux problèmes actuels.CIGARETTES DUCHESSE CONSERVEZ LES ‘ MAINS DE BRIDGE’’ 10 pour 10c — 20 pour 20c — 25 pour 25?Mjindarturée» par L.-O.Crolhe.Limitée, fabricants dei fameux cigaiet PEC TOP et WEBSTER Maison canadienne et indépendante Limitée Serrurerie décorative Quincaillerie de bâtiment Coutellerie — Outils — Couleurs et verms — Articles de jardinage 804 ouest, rue St-jacques.Montreal Tél.MArquette 2484 QUINCAILLERIE Exposition de Valleyfield 14-1516 et 17 Août 1934 Superbes exhibits d’animaux pur-sang et parades — Courses de chevaux et attractions nombreuses et intéressantes PROGRAMME DU SOIR SENSATIONNEL Dr S.-W, Laroche.Président I Maloum, Secrétaire-trésorier savez, sans doute, est un de nos grands compétiteurs sur le marché anglais; que ce même système a été établi récemment en Malaisie où il semble donner d’excellents résul tats; que je crois que nos cultivateurs ont besoin de trois sortes de crédit: lo Celui à courte échéance pour faire face à des circonstances imprévues comme le manque des récoltes, la maladie ou la mortalité; 2o Prêt à quelques mois pour Réformes administratives L'une des graves erreurs de notre régime démocratique a été d'abord de croire que la science d'administrer les choses de l'Etat était une I science infuse, et ensuite, de croi- La restauration nationale Réformes ouvrières bition personnelle, je consentirais à abandonner la vie heureuse, paisible et facile qui était la mienne.Grâce à la Providence, le nom que je une question d’électricité de colonisation et L'est là une profon porte n’a pas besoin d’autre fieu- i qe errelir qu'il faut dissiper à tout ron et mon blason d'être redoré.n’a pas besoin Le devoir de chaque citoyen Si je suis aujourd'hui devant vous, mesdames et messieurs, si je m a- II ne faut pas nous cette voie, excellente I même, sans avoir pris les ! lions élémentaires.Les prix.dans engager en elle-précau-consé- NECROLOCIE BOT7TTN A Valleyflélrt.> 10 A 72 ana féap Boutin, époux d'Anna Lebeul.BROC HIT A Montréal, la 10.é fil ans r^on Brocüu.époux da Marle-Loulsa Tru- ^eORGBr — A Montréal > 10.a 75 ans.Napoléon Forget, époux d'Exlida Payant.IORDAN—A Westmount.le 10.à 7a ans.George jordan, époux de Rose Laplerre LaFRENIERE A Montréal, le 10, A 73 • ne.Mlle Agnès Lafrenlère.LALONDE A l'Ile Perrot, e 10 A 39 ans.France Laionde fponx de feu Clé-phlre Allard LAVERDURE A Pont-Vlau.> ;0 a 8.1 «ns.Hormlsdas Laverdure.époux de feu Ernestine Quindon quences néfastes de ta politique d'industrialisation à outrance, qui a été te credo de cette province [ avant la crise, constituent une dure [leçon dont il faut nous souvenir.Il j ne faut pas verser dans tes excès contraires; il fanl garder un juste milieu.Il est impossible, LORIOV A St-Vlncent de Pau 6 i «ns.Mathilde Leduc épouse de Michel loriot) MARTIN A St-Reml de Naplervlll* :e 10, A 33 ans Thérèse Martin RIVET A St-Llguorl.le 10 A 71 ans Perpétué Richard, épouse de Nep R.-.p: TREPANIEP.A Montréal le 10 A fi9 «ns.Cvrtlle Trépanler TROTTIER A Montréal le 9, A B2 an: Arsène Trottlei époux de Mary Rlvest i parer le problème de la colonisation i et de l’électrification des campa-| gnes des autres réformes agraires [qui s’imposent.Comme je le disais [le 30 juin dernier, au congrès gé-| néral de LA.L.J.C.à Nicolet, et [comme le rappelle le manifeste de l'Action libérale nationale publié le | 28 juillet dernier, l’oeuvre de restau-[ ration rurale, qui est la clé de voûte du relèvement economique et qui doit être basée sur l’agriculture familiale el la coopération, se ramené à dix articles principaux qui doivent être réalisés simultanément] si nous voulons que Li ne soit pas seulement un mais bien un remède Voici, d'après le manifeste de l’Action libérale nationale, les réformes ouvrières qui s'imposent: lo Loi sur le contrat de travail j et codification en un seul volume [de toutes nos lois ouvrières; 2o Application du rapport de ta Commission des Assurances sociales; a) Dans les mesures qu'il préconise pour la protection de l’enfance et l’extension de l’hygiène industrielle; h) Par la création d’une assuran-ce-maladie-invalidité propre à répartir sur te plus grand nombre les charges d’hospitalisation, de façon à libérer le budget provincial; c) Par l’institution d’allocations aux mères nécessiteuses et de pensions de vieillesse avec la collaboration du fédéral; 3r> Revision de la loi des accidents du travail; 4o Réglementation de le vente a tempérament; .5o Disparition des taudis par l'encouragement a ia construction des logements ouvriers; fio Extension de la réglementation des heures de travail; 7o Rémunération équitable pou» le travail de l'ouvrier, a l’effet de lui faciliter l'accès à la propriété; 8o Revision et extension de la loi du salaire minimum; 9o Primai du salaire sur les dividendes; lOo Application rigoureuse de la Loi de l’Observance du dimanche.Lt je conseille à ceux qui pourraient douter de l’opportunité de ces réformes, entre autres l'opportunité d’assurer une rémunération '(• oIonisation I équitahte pour le travail de l'ou-palliat.r[ vrmr et le primat définitif.on effet, rie sé* rctfip* soit Voyez toujours a ce que le ‘ .Jean-Bon Saint-André, préfet de Mayence, et du comte Reugnot, qui devait, en 1815, se rallier aux Bourbons.Jean-Bon et moi.raconte Reu-gnot, nous nous tenions à toute la distance de l’Empereur que fournissait la longueur du bateau; mais elle n’était pas telle qu’on ne pût entendre ce qui se serait dit des deux parts.Pendant que l'Empereur, debout sur l’un des côtés et penché vers le fleuve, semblait y rester en contemplation, Jean-Bon me dit, et pas trop bas: ‘‘Quelle étrange position! le sort du monde dépend d’un coup de pied de plus ou de moins.” Je frémis de tous mes membres, et ne trouvai de force que pour répondre: ‘ Au nom du ciel, paix donc!" Mon homme ne tint compte ni de ma terreur ni de ma prière et poursuivit: "Soyez tranquille, les gens de résolution sont rares.” Je fis un tour de conversion pour me préserver des suites du dialogue, et la promenade finit sans qu’il pût être repris.On mit pied à terre; le cortège de l’Empereur le suivit à sa rentrée aia palais.En montant le grand escalier, j’étais à côté de Jean-Bon et l’Empereur nous précédait de.sept ou huit marches.La distance, m’enhardit et je dis à mon compagnon : Savez-vous que vous m’avez furieusement effrayé?- Parbleu! je le sais.Ce qui m’étonne, c’est que vous ayez retrouvé vos jambes pour marcher; mais tenez-vous pour dit que nous pleurerons des larmes de sang de ce que sa promenade de ce jour n’ait pas été la dernière.— Vous êtes un insensé! Et vous un imbécile.sauf le respect que je dois à votre Excellence.Pour oe> robes, de Porgandi, du tulle, du shantung et de la toile.L'organdi blanc es.souvent mélan-1 ge de noir.Voici une robe en organd.blanc brodé de noir, avec aux épaules une berthe en forme et à la taille une ceinture de taffetas noir nouée de côté.Gar le caprice de la mode se liait à reporter aujourd'hui le gros noeud jadis utilise comme cravate la taille, de côté, ees noeuds étant de ton sif et très opposé à la robe.Quelquefois, la robe est en organdi noir à larges, très larges manches, mi-partie en organdi noir et mi-partie en organdi blanc, avec au bas de la jupe un bord à plis en organdi blanc.Ceinture en taffetas et gros noeud de côté er taffetas rose vif.Les robes en tulle blanc, en tulle d’Irlande, si jolies si vaporeuses, se garnissent de noeuds de velours noir ou s'éclairent d’une touche de couleur donnée par un ruban de ton vif à la taille ou au eol.La fnntaine, qui est la note dominante de ees toilettes du soir, met, à côté des élégances légères des tulles, la coquetterie plus simple des robes eu coton glacé de deux tons, dont la façon est souvent semblable à celle des robes du jour.11 est des robes du soir en coton blanc avec manteau trois quarts en taffetas marron; d’autres faites d'une jupe eu toile beige avec casaquin et boléro en toile imprimée vert et blanc; d'autres très simples, très collantes, sont en shantung blanc et sans aucune garniture.On dirait que la mode se fait un malin plaisir de déconcerter les données habituelles et classiques des élégances du soir en nous les présentant sou des aspects auxquels nous n’avions jamai eu coutume de les voir jusqu'ici.MODE Les robes du soir sont traitées partois comme des robes de jour Elles sont peu décolletées devant et la longueur seule de leur jupe leur donne la ligne élégante de la robe du soir.Le décolleté du dos est à peine indiqué par une simple fente droite, alors qu’à d’autres il esl dégagé jusqu’à la taille.Gelle-ci esl indiquée par une étroite ceinture de couleur.Le Message de Lénine’ PAR LE R.P.ANTONIO POULIN, S,J.Drame social en quatre actes, par le R.P.Antonio Poulin.SJ.Cette oeuvre récente a déjà reçu à la scène un bel accueil.Oeuvre intéressante où se meuvent des personnages bien vivants, bien observés.Elle fait un tableau sobre îles persécutions religieuses qu’entratna la tourmente révolutionnaire.“Serge, fils du président du s«-viet, est chargé de présenter un rapport sur l'évêque Vladimir; il ne veut pas être l’instrument de la condamnation de cet évêque qu’il con-I nait, mais il y a son père, son ave-| nir, car Lénine Va remarqué ei lui a {envoyé tin message très flatteur; ïl : lutte, puis triomphe en répondant à l’appel du Christ.’’ Mgr Anastase Forget, V.G., formule, dans sa préface, le souhait "que le Message de Lénine trouve des milliers de lecteurs, que ce drame soit partout représenté’’, ear il constitue, selon ses propres termes, E A T ON 1000 gallons de peinture de maison Special de la Vente Semestrielle, mardi, gallon TT e4T0N’s l'iôKiil *«»! m .'¦> 1968 105 » 4 lJb'4 CNR 4'V‘é 1934 113 114 C.N.R.j'r 1963 112 Va 114 Port fip Montréal 5^ 1969 .113» j 115 Can Nat.S.S.5rr 1955 Provimei mitnlrfp-nTl^r: 113 * a 115*2 Col.britannique 6r,V> 191* ma»* 104% \lllft de Montreal 5ré 1945 .102 103»/, Vlll» de Montréal 6'1> 1944 .107 U* 109 Ville de Winnipeg 6 „ l«i2 08'a nu Manitoba fi'> 1947 i 04:*4 108 Er.Cat h de Montréal fl'n 1937 101 103 N -Brunswick.515 1952 111 113 ’ a Ontario 5 Va' 0 1947 113 S 115 Va Ontario 4»iG> 1950 106»4 107% I du P.-Edouard.6% 1947 .108 Prov.de Quebec 4,3'n 1963 107*2 110 Saskatchewan 0% 1952 .101 li, 103*.* C ompac nies: Abitibi Vo 1953 31 33 Beauharnois 6 r 1959 65 69 Boh Telephone 5'c 1953 .107^ lüd^ B A.Oïl 5% 1945 103 105 BC.Power 5% 1960 .9’J 101 B.P.Power S^ivr I960 101»a 103’,* BC Telephones^ 19^0 .101V.103^ Oalgarv Power 6% 1940 96 9a Can.L.and P 5^ 194d .93 95 Can.N.P 5% 1953 95 97 C P R.4'?% 19489 91 C.P.R.5f r 1954 .97 99 C P.R 6% 1942 .106'., lOflU Can sSteamshlp 5% 1943 92 95 Can Steamship 6',.1941 25'a 27 u Can.Vickers 6r'r 1947 52 54 Dom.Square Bldg 6'o 1948 S3 5tf Dom.Tar 6'o 1949 83 86 Duke Price Pow.6rf 1966 91'a 93 Vi Pamous Players 6 , 1948 w: V2 Famous Piayers 6' 1943 73 75 Fej Calgarj Power 6 00 125 Can.Malting 150 30 Can.North.Power 1 00 20’4 Can.Bronze 60 22 Can.(Jonvertera 3 OU Dom Bridge 2 00 32 Dom.Stores 1 20 18 Dom Textile 5 00 83 Dom.Glass 5.00 85 Imperial OH .50 14% Imp.Tobacco .5213 10% Ex eras comprit) Int Petroleum 1 12 26"t McColl Frontenac 80 137g Montreal Power 1 50 35% Mont.Tramways 9 00 93 Nat.Breweries 1 50 27% Ogilvie 8 00 190 Ottawa Power 6 00 15 Quebec Power 1 00 16*t Page Hersey 3.0U 66% Penmans 3.00 55 South.Can.Power .80 12’$} Shawlnigan .50 20nv Steel of Canada 120 34 ACTIONS DE BANGLES Montreal 8 00 193 Nouvelie-Ecosse 12 00 255 Commerce 8 00 152'3 Royale 8 00 157 Can Nationale 10.00 132 ACTIONS DE MINES Bralorne Dome Mines Ho.linger Lake Shore McIntyre Pioneer Sl.scoe Teck Hughes Wright Harg.60 15.75 2.00 43.50 .65 13.50 2.00 53.75 2.00 .50 .80 13.00 .12 2 50 .60 6.70 .40 9 65 *.V ilONS PKIVll-LCiILLS .u .-s A-ciwer /.OU ICv i Can.Bronze 7u 102 ; .au.i air M'u se 6 O') 03 C i.Fo’eign Inve-t.8 0) 100 i Can.Gen.Elect.6 00 62 1 can.Hyd.Elect.6.00 63 ! Do:.i.Ci.as.- 7.00 130 : Dom.Textile 7 OC 130 { 2oouyear 7.00 112*a « iamaicn PS 7 00 1U0 j Mont.Cottons 7 00 80 1 N r, L Breweries 1 75 35'3 1 Ogll’ le 7 00 138 1 Ottawa Pow«r 6 50 «00 Penmans 6 00 100 Power Corp 6 00 54 Bo.Can.Power e 00 39 Steel of Canada 1 75 37% T -kett Toba ¦'« 0 1 00 125 Walker Ocoderham 1 00 15 Rend 6 04 5.41 5.15 4.65 4 3* 5 00 4 94 4.75 6.25 6 67 6 02 5.88 3.48 4 86 4 19 6.01 4.18 9 63 5.82 4 21 7 06 5 97 4 53 5 45 6.40 2 41 3.56 4 15 4.71 5.2.\ 5.10 7 58 3.81 4 6U Oh 3.72 ‘*.21 6.15 4 80 3.96 4 19 7 0L 6 86 W A 8 0$ 5.65 8.82 5.58 5.58 6 A'J 7 Ql 8 75 4 9.1 5 07 6.60 « oe 7.14 6.74 4 69 5.60 6 67 New-York.13.(S.P.A.) Les cours à la Bourse de New-York ont commencé la semaine d’une façon très quelconque et les changements étaient insignifiants à l'ouverture.American Telephone el Douglas Aircraft oui enregistré une faible avance tandis que U.S.Steel, Consolidated Cas et Chrysler n'ont pas fluctué.Beu après l’ouverture, les cours ont été très peu actifs.U.S.Smelting a reculé d’un point tandis que Dome et American Smelting se sont légèrement améliorés.I .S.Steel American telephone el New York (.entrai ont été fermes tandis que General Motors, Loews et Case se vendaient à un prix légèrement intérieur, comparativement à celui de la fermeture, samedi dernier.Au cours de l'avanl-midi les cours ont été un peu plus actifs et plusieurs stocks avaient fait quelques gains.McKeesport, pour sa Part, a gagné 2 1-2 tandis que C.S.Steel, Chrysler, C.S.Smelting, Santa Fe, Douglas Aircraft, Cuda- hy, Wilson Packing A, Union Pacific, Johns Man ville, DuPont, American Can et Corn Products ont avancé de plus d'un point.Cours foomi» par la ’nalson GEOFFHION * PF.RODF.A17 J10, rue Notre-Dame ouest, Montréal MArquetti 5771 „ Oev.Slid) Atr Reduction.97'i Allied Chemical .127 American Can 95 ngi.j American & Foretjn Power 57, American Smelting sg', 385.» American Water Works 16-1, American Tel.& Tel.no lion Anaconda .i2se 13' Atchison 46 ia 48 Auburn .13 191^ Baldwin Locomotive T1, 8li Baltimore & Ohio .153, 157, Bethlehem Steel 133» 14 Can.Pacific 13a, 14 Commercial Solvents 181» 18',2 Chrysler Motors.300/ 32C Columbia Gas & Electric 9 Bti Cons.Gas of New York 271j, Xl\'2 Corn Products .37 57% Commonwealth Southern l-’i Dupont 88 891b Elec.Power * Light Corp.'t'« General Foods Corp 30 SO'v General Motors .29’3 30ro n 4 -n 2 80 4 40 9** 7'-2 2 07 3 7i 1 26 Marché des changes Cours moyens à l'ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie ; Pair Mont.Angleterre, Livre S.4.86 2-3 $4.97 France, franc.193 .0652 Belgique, bclga .193 .2323 Italie, lire.193 .0848 Suisse, franc .193 .3225 Hollande, florin .402 .6685 Espagne, peseta .193 .1330 Suède, couronne .268 .2560 Norvège, couronne .108 .2495 Danemark, couronne .268 .2220 Brésil, milrcis.32 .0836 Etats-Unis, dollar $1 2 3-8 p.r.esc.Allemagne, R.Marks .238 .3865 A MIDI Cours officiels tels que.fournis par la Presse canadienne: A Montréal; Livre sterling .4.96 1-2 Dollar américain.97 5-16 Franc français .6.51 \ New-Y ork: Livre sterling .5.10 1-4 Dollar canadien .1.02 25-32 Franc français .0.68 3-4 A Paris: Livre sterliri)* .70.30 frs Dollar canadien .15.30 frs Dollar américain .1 i.90 frs Sur le Curb 2 12 2 in 2 20 2 10 2 10 45 -V» 3\ 2 72 1 25 3 35 11\ 1 12 j* 20 2U ’C” 1 Indus Ip n U ” H ter 92 2 78 R 80 9 82 6 P»malnft d^rnlAr • 82 8 82 3 88 3 8e disputent cinq équipés de quatre hommes chacune, représentant Ontario.Quebec, l'Alberta.Manitoba cl la Colombie canadienne, a lieu aujourd’hui, comme préliminaire au tournoi amateur canadien qui commence demain.Le compte total de chaque province sert à déterminer 1c classement après deux randonnées de 18 trous, l'une dans l'avant-midi et l’autre dans l'après-midi.Le premier groupe commencera la randonnée à 9 h.là el les joueurs iront ensuite au depart dans l’ordre suivant: t Moore.C.C.Somerville, Ont.(.Taylor, Man.Proctor, Alt.2 Donavan, Man.Farley, Ont.Black, C.C.L.Morrison, Alt.3 Weir, Man.Carrick, Ont.Matthews.Alt.lune,s Que.4 Palmer.Man.R Morrison, C.C.Hoblitzel, Ont.W.I).Taylor.Q.à Yicker, Alt.Boeh Man.Léonard.C.C.Corrigan.Que.Dams l'après-midi, premier dé- .lox.Levasseur, doit rencontrer seau mardi soir principale de la les groupements Donavan.Man.Corrigan.Que.Farley, Ont.Vickers, All.G.Taylor, Que.,.Morrison.Alt.Morrison.C.C.Palmer, Man.\Y.I).Taylor, Q.Matthews.Alt.âVeir, Man.Black, C.C.part à 2 h.3Ü avec suiv ants: 1 Somerville, Ont Léonard.C.C.2 Moore, C.C.Innés, Que.3 Proctor, AH.Carrick, Ont.I 4 Roel, Man.R Hoblitzel, Ont., LIGUE INTERNATIONALE Rochester Fusaell.Mr Keith an Lewis.Prpmiér* partie Newark Toronto Brown et Glenn; Deuxième partie Newark Toronto Tarmills, McDonald ving.Baltimore Buffalo Granger.Bu telle’*.As h.Mi’stead et C nniooooin - ?72 0000041Ox 5 'n n p-t Cronin: Michaels 010004001 * 30 looonoooo - i i i Brenan el Hinkle 00002ÏO -3 H 1 0030001— 4 9 0 et Kirs; Schott et He- 000011214— 9 14 2 000100030— 4 7 2 Richmond et.Atwood, rouse.LIGUE NATIONALE Boston 022000000 - 4 7 0 New-York 00000304X— 7 15 1 Rhem.R.mit h.Hogan: Salveson.Bowman Al .Smith et Mancuso.Brooklyn 001120001- 5 13 2 Philadelphie 022000002— G 14 3 Tachary.Babich.Clark et.Bepres.Lopez.E Moore.Hansen et Todd Chicago 210010000— 4 10 1 St-Louis 00200301 x- 6 12 0 Lee et Hartnett.O’Farrell; Walker.Bush p» Davis Cincinnati 200020000- 4 o 1 Pittsburg 100200000- 3 9 1 îohnson.Freitas et Manion.French et Grace.Deuxième partie Cincinnati 000020001 - 3 14 0 Pittsburg 23021000v 8 11 1 Klelnbsns.Benton et Lombardi; Lucas et, Paddcn LIGUE AMERICAINE Saint Louis 004202001 - - 9 12 2 Chicago 000311003- - R 14 1 Coffman et.Hemsley, Lyons.Knott et Madjeski.Shea.Cleveland 000000000- - 0 6 0 Detrroit 16000000.- - 7 11 1 Hudltn.Welland.C.Brown et Pytlak; Au- ker et Cochrane.Philadelphie 000110000 2 11 C.Washington 000100000- 1 3 2 Benton cl Berry Weaver.Burke et Bol- ion, Sewoll.New York 0000000100001 1 7 4 Boston 0000000010002 3 12 1 De.shong ri Dtckcy: Ostermucller et R Powell ce .Young 2b Mowry cg .Dupas cd Blssonnette 1 Brubaker 3b Benes ac Finney r Chapman 1 .Herring 1 .xSukeforth .Milligan 1 Total - MONTREAL Walker c,g ., .xxReiber cg .Sankey ac .Griggsby cd .xRhtel cd .Thompson 2b Ta te r .King 3b Ripple cc .Shevlin 1b .Kimsey 1 .Smythe 1 .Myllykangas xxxO'Rourke 3b P c.s .r.a.6 3 4 2 n 5 1 3 2 3 4 1 0 2 0 5 1 7 3 1 4 1 1 13 ?, 5 1 «5 1 1 3 1 1 0 4 3 t 1 7 0 n 0 0 0 0 1 0 0 0 0 ! 0 0 0 0 3 0 0 0 0 42 10 14 30 11 ab p C.3.r.a 1 1 l 3 0 1 l 1 1 0 4 0 2 3 5 2 0 0 0 0 2 0 0 0 0 4 0 1 2 5 4 0 1 3 l 4 0 1 1 3 5 0 1 0 0 4 0 1 16 0 4 0 1 0 2 0 0 0 0 0 0 n n 0 0 1 0 0 0 0 36 3 p 30 16 Ferrell.Lcgetl.Les coups de circuit LES MAJEURES Hier: F.Beranin, Cubs.2; W rmnn.Cubs; Collins, (.ordinaux: erill.Indiens; Simmons, SYbite x; Sobers.Red Sox; Owen.Ti ¦s, un chacun.Les meneurs: Gehrig.Sankees, ; F'oxx, Athlétiques, 3(i; OH, Gils, 30; Johnson.Athlétiques.28.Ilins, Cardinaux.2fi Vot 'l ; Américaine.’'32; Natio-le, 329.Grand total: 108,S.INTERNATIONALE llier; Mnlleovy, Buffalo, U \ber-Ihv.Balt., 1 ; Olson, Buff,.I ; abtrcc, lioch., 2; NYinsett.Boeh., Les meneurs: Barton.Newark, Abcrnalhv.Bail.24; Sington.inu v.93.VVinsetl.Roeh.I •> : rker.Buffalo.13.Total; 539.To-.ü! .a-frapna pouf HpitIiir Si la 8a.x-frappa pour Griggsby à la 6e.xx-frappa pour Walker à la 8e.xxx-frappa pour Myllykangas â la tOa.Albany .1000010008—10 Montréal .0011000001- 3 Erreurs.Flnney.Kimsey.Herring.Reiber; points comptés sur coups de Mowry.2.Tate.Dugas 2, Brubaker 2.Benes 2.Finney.Powell.Sankey; deux-buts.Powell Shevlin.Brubaker 2, Young.Reiber, Sankey; doubles-jeux.Dugas à Benes à Brubaker; Thompson à Sankey à Shevlin; sacrifices.Young.Sankey, Thompson; buts volés.Powell.Sankey: laissés sur les buts, Albany 6.Montréal 13; buts sur balles de Chapman 4.Kimsey 3.Herring 4.Milligan 3, Smythe 1: retirés au bâton par Kimsey 3.Herring 3.Milligan 2; coups sûrs sur balles de Chapman 0 en 2-3 manches; Her-''Ing 3 en 4 i-3; Milligan 6 en 5; Kimsey 10 en P 1-3; Smythe 2 en 0.lança à trots frappeurs; Myllykangas 2 en 2-3' balle passée.Flnney, Tate.Balk.Herring; lanceur perdant.Kimsey; lanceur gagnant.Milligan; arbitres.Jorda et, van Graflan: temps 2,50.Association Américaine ALBAJVY Powell cc ., Young 2b .Mowry cg Dugas cd .Blssonnette 1b Brubaker 3b Benes ac Sukeforth r ., Flnney r .Harris 1 .xSlngton .Jones l .t• nb.p.r s.r.a 4 12 3 0 5 0 1 1 6 3 ft 0 3 0 5 0 0 0 0 3 ft 1 10 0 2 0 112 0 ! 0 2 0 l 0 1 3 0 1 0 0 1 0 0 ! 0 4 0 0 T 0 1 0 0 O o Total .33 1 8 24 9 x-frappa pour Harris à la 8e.MONTREAL Walker cg Griggsby cd Tate r.Thompson 2b Shevlin 1b King 3b .Rlpple cc .Sankey ac Castleman 1 ,.sb.p.c.s r.a.1 2 1 5 2 6 7 2 4 O 5 2 5 I 3 2 5 12 1 5 12 4 5 0 12 3 0 0 0 2 1 3 1 1 1 0 T 0 2 3 Dow gagne trois fois Dow ., 010000200-3 12 0 Sainte-Anne , 000000000 0 1 0 Leduc et Perron; Ahearn, Carrière et Comstock.Dow.510031000 10 10 2 Saint-Jean 101001000 3 t 2 Dumoulin el Perron; Bisaillon et Potvin.Dow 003010000 10 17 3 Granbv .000002200 4 4 3 Lambton el Dalairr; Auger et Bousquet.______ Ligue du Pacifique Missions .000100200-3 5 2 Hollywood .00110003X—5 12 1 Osbôrne et Fitzpatrick; Sullivan.7 manches._ „ .Missions .0000020—2 2 1 Hollywood .202000x—4 9 0 Lelber, Lucas et Duggan: Campbell et Hershberger.Sacramento .111000100—4 fl 1 Seattle .10210012k—7 10 t Salvo et Wlrtz; Viney et, Bradbury.Sracramento .4030000— 7 U 3 Seattle .OOflOOSx—-11 13 2 Nicholas.Gabier et Donovan.Salkeld: Kallio.Fttzke.Yerkes.Keating et Brad-burv.Oakland .000301160—11 12 l Portland 000200000 2 8 2 Douglas et.Raimondi; Wilson et Doerr, Oakland .010000300—4 8 0 Portland 000300000—3 9 4 Conlan et Sinlbaldl.Raimondi; Turpln et Cox.Los Angeles.3010100000—5 14 3 San Francisco , .001001031—6 8 0 J, Campbell et, G.Campbell; Zlnn.Malls, Sheehan, Herrmann et Monzo.McMullen.Los Angeles ., 2060010—9 11.! San Francisco .1000000—1 6 4 Meola et W.Campbell; Ballou, Stutz et Woodall.Armand Colas remplacera Peters Harold Peters ne pouvant remplir son engagement demain soir au Slade Exchange, le promoteur Jos.Giroux s'ext tout de suite mis en communication avec \nnand Colas, le fameux lutteur mi-lourd de Nt-Henri et ee dernier a uceep té de rencontrer Roland Fabric demain soir.Fabric aura peut-être plus d'ouvrage avee Colas qu'il aurai! eu avee Peters, car Colas est un peu plus lourd que Fabric el h pos sède assez d'expérience pour tain-la vie dure à n'importe quel mi-lourd.de Quebec, qui Roland Rrous-dans la rencontre soiree, nous écrit pour nous faire part de ses projets futurs.Premièrement il prétend pouvoir disposer de Brousscau sans trop de difficulté et ensuite il lancera un défi offieicl au champion Rene Angrignon pour un match soit à Montréal ou à Québec.Mais Roland Brousseau, qui est au courant des vantardises de l.evasseiir, a hâte d'être rendu a demain soir afin de démontrer au champion de Québec qu'avant de discuter et de lancer des défis pour des matchs futurs, il faut d'abord vaincre l'adversaire actuel et c'est là.monsieur Levasseur, une tâche au-dessus de vos forces.Fe jeune Desparois, le protégé du i champion René Angrignon, sera en superbe condition pour sa ren-| contre de demain soir avec Gaston | | Trudeau, car il s'entraîne régitIiè-; i rement au camp d’Angrignon, de , même que Fueien Ouellette.Hebert, j Paul Lebrun et plusieurs autres el j nul doute que le champion poids- ; légers sera aulour de l’arène dr-I main soir afin d'aider de ses con-j i seils son jeune élève.ord.Violet Spencer.25.Saut en hauteur L.Vndersou.Total .37 9 12 27 11 Albany.100000000—1 Montréal .00050013x—-9 Erreurs.Tate, Thompson, Blssonnette.Flnney.Y’oung 2: points comptés sur coups de Blssonnette.Rlpple 2, Castleman.Griggsby 2.King, Shevlin 2: deux-buts, Thompson.Rlpple.Grigsby.Tate.Powell; trois-buts.Thompson; sacrifice, Castleman; but volé, Powell: doubles-jeux.Walker â Thompson; Sankey é Thompson: laissés sur les buts.Albany 11.Montréal U; retirés au bâton, par Castleman 5, Harris 4; buts sur balles de Castleman 7, Harris 5.Jones 1: coups sûrs sur balles de Harris 9 en 7 manches: Jones 3 en 2 manches: lanceur perdant.Harris; arbitres, van Graflan et Jorda; temps 3,22 Deuxième partie: —• ALBANY' Powell cc .Young 2b .Mowry cg .Dugas cd Blssonnette 1b Brubaker 3b .Benes ac,.Flnney r .Chapman 1 .Prim 1 .ab.p.es.r.a 1 1 0 1 0 2 2 2 2 1 Le classement des équipes ( t AMERICAINE Pr 0 0 Ift 0 3 0 0 .3 0 1 1 0 1 0 1 1 1 0 Total .27 3 6 21 10 MONTREAL HIER.Minneapolis 0000020400* Indianapolis oi020200Ji Starr.R.yan et.Hararavr.Rolen, berlaln Weinert.Logan et Sprlnz.Première partie Saint-Paul .002001 OOP Louisville 20032000X Prow.Erickson Thompson, Deuxième partie Saint-Paul Louisville Thomas.Hutchinson son et.Thompson.H Première partie: Kansas City Columbus Fullerton.W Moore « 9 1 7 19 0 Ch am • Riddle.3 8 0 7 13 0 Le “Big Six’ Grandnll: Klinger.Deuxième partie Kansas City Columbus Carson et Bren/el; Première partie Milwaukee Toledo Pre.ssnell.Cohen et drri rt.Oarbark Deuxième ppit.le Milwaukee Toledo Poll I.R rax ton et Susce Dosa u tels et Giuliani: Hatter et 001100030 5 9 2 30O06202X—13 12 1 et Fenner; Peter-Erickson 000130040 8101 10024002x 9 14 2.Shores.Stiles et, Walker eg .Griggsby rd .xxRhlel e / 49 .538 Boston 58 53 .523 Washington .4!) .) / .462 St-Louis 47 ;S7 .452 Philadelphie .41 ru .402 Chicago 38 72 .345 INTERN ATION Al E r.Pc Newark .f .1 i 7 .fil 5 Rochester .71 52 .577 Toronto .68 .TR .548 Albanv fil 5 o .533 MONTRE Al fil) « 2 .492 Buffalo fit) 64 .484 Syracuse 48 71 .403 Baltimore .II) 78 .339 NATION Al E G.P.Pc.New-A ork .70 39 .fi 4 2 Chicago fi fi 43 .fillfi St-Louis 62 4 fi Boston 54 54 .500 Pittsburgh 52 54 .4 91 Brooklyn .4 5 fit) .429 Philadelphie, .4 4 63 .4 11 Cincinnati 37 71 .343 Chex les damistes Les Trois-Rivières.13 fD.N.C.) Pal Perry, le protêyr iP Vrinnnd .(juirville.fera ses débuts au Stade Exrhangp demain soir contre Pit Eemieux, l’un des meilleurs welter-| wri^bls de Montrénl et s’il peu! tenir son bout ronlre un bnmine de1 cette expérience, il pourra se trouver heureux.Poméo Masse et Albert Oeslau riers essaieront de régler dans le i‘20 minutes qu’ils auront à leur dis position le différend qui existe en-I tre eux.Les policiers montréalais victorieux Le tournoi annuel de la police et des pompiers de Verdun o en lieu samedi dernier en présente d’une assistant e nombreuse et les différents concours ont permis aux athlètes de la police de Montréal de remporter facilement la victoire en comptant vingt-sept points pendant que Toronto prenait la deuxième place avec un total de quatorze points tandis que Hamilton est arri vé troisième avec onze points.Charles Lavoie, de Montréal, a égalé le record de cent verges en couvrant cette distance en dix secondes.Barrie, Guindon et Arteau se sont également mis en évidence et ont largement contribué à la victoire de la police montréalaise.Voici le résultat des concours; 1 -Cent verges: C.Lavoie, Montréal; Alfred Mullis, Toronto; N.Bourdeau, Montréal.Temps 10 s.2—220 verges: N.Bourdeau, Montréal; C.Lavoie, Montréal; N.MacDonald, Weslmount.Temps 23 3-5 s.3 Lancement du disque: R.Guindon, Montréal; Joseph Arteau, Montréal.Distance 119 pds, 4 Voltige à la perche: W.Doyle, M.A.A.A.; W.Couillard.Pirates; R.Clément.Pirates.Hauteur: 11 pds 6 po.5 140 to; J.C.Langelle, vgs: Alfred Mullis, Toron-Rarrie.Montréal; S.I), S.Lachute.51 1-5 sec.6—•‘-Lancement du boulet .Afurray vs A.Gooprr.Mme A.R.Porter es Mlle Ab In lyre.Aille N.Deschènes vs Mme H.Heaton.Mme J.Faulconbridgc vs Mlle R.A).Rurke.fi b.30: H.P.Ftnard vs H.Hayes.A.S.A'eysey es J.Shea.G.AA'.Leslie vs F.Cloutier.Aille F.Laçasse vs Aime AV.Owen.Aille F.M.Little vs Mlle J.Mc-Fiobie.St-Louis .201)000020 Chicago 0002001)00 Blaeholder et Hcmslcv Shea.Deuxième partie; St-Louis .900000200 Chicago .00120000s Newson, Andrews cl Farnshaxv et Madjeski.Cleveland .0030000200 Détruit 2100010011 2 fi I Jones cl 2 9 fi 3 8 1 Hemsely ; fi Pearson et Berg; Hamlin, hrrrs et Cochrane.Philadelphie noonnnt 1 AA’ashingtnn nooHinn 1 (Arrêté à la 7e, pluie), 10 1 I I 2 Mar- II 0 7 n Au Jarry A oici le programme de ce soir qui marquera le début du tournoi invitation du club de tennis Jarry: A 8 h.: G.Turcotte.Jarry.vs R, Dnbreuil, Jarry.A 9 h., (i.Nanlei-gne, Laurier, v.s AU Bélisle.Lapan.A 10 h.B.Hétu.Jarry, vs B.Dai-gnault.Canadien.A 11 h,, M.Cas grain.A alois, vs Af.Bastion, A'alois.Tous les amateurs du Nord de la ville sont cordialement invités à assister aux rencontres.Au parc LaFonTaine L’équipe du Caughnawaga a bal-tu le Ahuntsic 12-11 hier après-midi, au parc Laontaine.après une lulle de 12 manches.Dans une autre joute, le Sault A.A.A.a triomphé du Canada Cola 7-5.Les parties dans les grandes ligues AMFRÏCAINF New-York .200100001 4 12 2 Bnslon 20100003x fi 12 1 Allen, Murphy et Dickey; W.Ferrell el R.Ferrell.Deuxième partie: New-York 000003202 7 o 2 Boston .000100000 1 7 2 Rroaea et Jordens; Welch, AA al berg, Pennock et H.F’errcll.4 7 2 Lc programme de ce soir 1 r promoteur Lucien Bio- pel offrira un autre urogram- me dr lutte re soir a TArena Ahml Boynl alors «pic le pro- gnuumr suivant sera a Taffi- clic; Nick laitzr vs Bill Bartush, 2 dans 3.limite:- à 90 min.A \ on liobcrt vs Bed O'UclI.1 chute on 15 min .Piéli ni nui res: 1 Karl Pojrllo vs Abc llothlierg.Jack Boss vs George Genkius.Cascarella et Berry , AA liilehill et Bolton.IN Tl BN A I ION Al t Syracuse 00000000(1 0 I 4 Rochester 011081501x 18 18 O Alerena.l.iska, Flliott, McKei-Ihan cl Groniii; Berly et Lewis.Deuxième parlic: Syracuse 0030101 t 10 t Rochester 001)1010 2 4 1 Coloskey et L.Tay lot ; Smith et Flnroncr.Baltimore .(11)4000014 9 14 0 Buffalo OllOOOOOOt) 0 5 4 Mellon et Atwood; IVdkins, Ash, l.isenbcc.Alillslrnd, Spencer.N A TBI\ Al I Chicago .0ll00:i|003 7 15 ?St-Louis 0010(10001 2 8 3 Weaver.AA'arnekc et (TT'arndl.P.Dean, arlcton.Haines cl Pclaurcv.Deuxième jiartie; Chicago .00(1200010 fi 12 1 St-Louis 010000030 t 8 I Malone cl Pliclps.(TT'arrell; J.Dean, A’an ce cl l)a\ ta.Cincinnati 3(10(103000 (1 11 3 Pittsburg 20031012x 0 12 2 Soûl.Kolp, Derringer et Lombardi; Meine.Iloyt rt Grace.Ligue de Rosemont' C.P.H.A A.A 000001002 3 fi 7 Svnir 00200204x 14
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