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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 novembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-11-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME VJ—Vo 279 MONTREAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1915, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S5.v,0 UNION POSTALE.$8.00 Édition hebdomadaire CANADA.Sl.OO ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction _ ^ administration: 43.RUI1 ^T-VINCENT • *ÉAL TÊLÉPHON ADMINISTRATION : Main 7451 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! PAR LA FAMINE.bloc-notes Le Droit publiait vendredi, sous le titre Un défi aux parents, une note dont voici les premières lignes: ‘'Plusieurs instituteurs et institutrices des écoles bilingues d’Ottawa ont été avertis que s’ils ne se soumettaient pas aux strictes exigences du règlement A l II, ils se verraient chassés des écoles et privés de leur droit d’enseignement en Ontario.” II ajoutait le lendemain, samedi: ‘ Le défi aux parents canadiens-français d’Ottawa dont nous parlions hier, a été confirmé de la belle manière par une entrevue donnée aux représentants des journaux anglais hier même, par le président de la “petite commission’’, M.Denis Murphy: “Rien ne presse”, dit M.Murphy, mais il insinua, ajoute le Citizen, que les professeurs bilingues qui ne veulent pas se rendre aux désirs de la commission seront renvoyés.La décision récente du juge Meredith a donné, aux commissaires une confiance nouvelle dans leurs pouvoirs.” Cette manoeuvre serait absolument dans la ligne de celles qui ont été tentées jusqu’ici.On sait que quatre des institutrices d’Ottawa ont déjà été mises en demeure de choisir entre le traitement — qu’elles avaient loyalement gagné — et la signature d’un engagement qu’elles jugeaient contraire à leur conscience.Elles ont noblement refusé la signature.On sait aussi qu’après leur départ de l’Ecole Guigues, alors qu’elles dirigeaient des classes indépendantes, Mlles Desloges ont reçu du ministère l’avis que; leurs brevets seraient indéfiniment suspendus.On avait même laissé entendre à ce propos qu’on étudiait la question de savoir si l’on pourrait appliquer à leurs élèves la loi sur le vagabondage (.Truancy Act).Il n’en a rien été fait encore, piais la mesure annoncée maintenant par le Droit cadrerait bien avec les tactiques précédentes du gouvernement.Ces manoeuvres, pas plus que la possibilité de la mise en prison des commissaires d’écoles de Green ATalley, ne paraissent décourager nos compatriotes.La lutte ne fait que tremper et fortifier leur âme.Dès cette semaine, M.le sénateur Landry et ses amis tiendront à Ottawa une nouvelle série de réunions publiques pour remettre devant l’opinion les dernières phases de la question.Et nous?Nous ne subissons point directement les coups; nous n’avons point à parer les tactiques tour à tour menaçantes ou insidieuses de l’adversaire, mais nous avons le devoir constant et immédiat d’aider ceux qui luttent au premier rang.Et la manière la plus simple d’accomplir ce devoir, c’est d’aider à la souscription ouverte et continuée par l’Association de la Jeunesse; c’est d’apporter aux soldats le nerf de la guerre.Et ce devoir est doublement impérieux puisqu’on entend aujourd’hui les prendre par la famine.Orner HEROUX.DES CALOMNIÉS?Il y a que’ques années, on a beaucoup parlé, chez nous, des DouLho-bors, cer, immigrés singuliers venus du sud de la Russie, il y a quinze ou dix-huit ans, et dont les pèlerinages étranges, dans les provinces de l’Ouest, ont jadis éveillé l’attention passagère du public.Ces pèlerinages, où des individus, pendant la saison rigoureuse, se dépouillaient de leurs vêtements et parcouraient, en bandes, des distances considérables, furent ils le fait de la masse ou simplement celui de quelques individus désorientés et visionnaires?Les dépêches de l’Ouest, à l’époque où ces aventures eurent lieu, mirent le public sous l’impression que les Doukho-bors errèrent ainsi en bloc.Or, il appert, du moins d’après le témoignage de M.J.S.Woodsworth, le secrétaire de la Canadian Welfare League, au cours d’une récente conférence sur ce groupe d'immigrés, que relativement peu de Doukhobors prirent part à cet exode mystérieux, fait à deux reprises distinctes.Les agissements pour le moins étranges de ces groupes ont reçu diverses explications.On a dit à l’époque que ces immigrés, de caractère mystique, cherchaient le jMessie.D’autres prétendirent qu’ils voulaient tout simplement améliorer leur sort.M.vVoodsworlh affirme que, quand on connaît l’histoire récente de ces gens et celle de leur migration nu Canada, on peut s’expliquer assez bien les mobiles qui provoquèrent les deux pèlerinages doukhobors de l’Oue.it, dont le dernier eut lieu en 1003.Ces immigrés étaient venus ici croyant arriver dans la Terre Promise.Les rigueurs de la mauvaise saison, les embarras que leur créa l’autorité, l’éloignement d’un groupe considérable des leurs resté dans les provinces caucasiennes, .les persécutions qu'eux-mèmes y avaient subi, de la part de l'autorité russe, leur mysticisme, tout cela ébranla l’esprit de certains d’entre eux, qui, un jour, abandonnant tout, entreprirent leur migration mystérieuse, terminée pour plusieurs à Winnipeg, pour d’autres, à Fort-William.Sur 8,000 qu'ils étaient dans l'Ouest, 50 ou 60 familles furent saisies de cette manie migratoire.Les Doukhobors, d’après M.Woodsworth, qui les a visités, dans l’Ouest, sont une secte religieuse analogue à celle des Quakers.Avec l’aide des Quakers d’Angleterre et d’Amérique et avec celle de Tolstoï, qui leur portait un vif intérêt, vécut avec eux, leur emprunta une partie de sa doctrine, et consacra à leur colonie canadienne le fruit de son ouvrage Résurrection, ils ,se réfugièrent ici, pour échapper aux mesures vexatoires que le gouvernement russe leur imposait.A deux ou trois reprises, en effet, en moins de 50 ans, l’Etat les avait transportés de l’intérieur de In Russie jusqu’en Crimée, puis de là dans le Caucase et sur les confins de la Perse.Ils avalent été victimes de spoliations et d’actions multiples.Secte religieuse étrange, oui pratique ce qu’elle s’imagine être la religion chrétienne primitive, cell.* des Doukhobors se rnmpo.se d’individus d'un physique remarquable, exrclients agriculteurs, d’une grande propreté et d’ttne industrie notable, affirme M.Woodsworth ; pour appuyer ses dires, il cite longuement des rapports officiels faits à Ottawa et au gouvernement de la eK Colombie Anglaise par des commissions spéciales chargées d’étudier les moeurs de ces immigrés.Leurs établissements agricoles de la Saskatchewan et de la Colombie sont remarquables, affirment ces rapports.Dépouillés de leurs biens et expatriés de Russie, au nombre de 12,-000, par l’Etat, ils avaient refusé, en 1887, de se soumettre au service militaire obligatoire, contraire à leur doctrine religieuse; et ils furent continuellement en butte aux persécutions russes, dit M.Woodsworth.En 1898, leur chef, Vera-gin, exilé en Sibérie, dut les laisser seuls .En 1898, ils arrivaient au Canada, après une entente avec le gouvernement d’alors, qui, par arrêté ministériel, leur promit toute liberté de s’établir en un groupe distinct, dans l’Ouest, disant aussi que jamais ils ne seraient astreints au service militaire, au Canada.M.Woodsworth est d’avis que, sur certains points, ils furent tracassés ici auiant qu’en Russie.Ainsi, après qu’ils eurent passé 8 ans dans la Saskatchewan, défrichant et cultivant leurs terres, l’Etat dé-crcla, à cause de difficultés relatives à l'enregistrement de leurs patentes de terre et au sujet de leur naturalisation, qu’ils n’avaient plus de droits à leur propriété; et leur enleva 100,000 acres de terre valant, du fait de leur industrie.$10 l’acre.Us réclamèrent vainement, refusant de se laisser naturaliser, disant qu’on leur avait promis Fimmunité, en 1898.“L’opinion publique est changée”, leur dit le ministère.Us émigrèrent partiellement en Colombie Britannique, tandis que TEtat disposait de leurs terres en faveurs d’autres colons.Us ont perdu de ce chef $10,000.000 qu’ils réclament depuis, mais sans avoir obtenu justice.“Another scrap of paper gone”, dit 51.Woodsworth.A l’heure présente, ils sont 5,000 en Colombie, 2,500 en Saskatchewan, vivant en communauté, ci il y en a 3,000 qui ont abandonné la vie commune d'autrefois.Le chef Yera-gin est revenu et exerce une action considérable sur ceux qui vivent en communaux*.Leur science agricole est remarquable.Ce sont, dit M.Woodsworth.citant les rapports déjà mentionnés, d’honnêtes et de paisibles citoyens.La grande difficulté, c’est qu’ils ne veulent pas laisser instruire leurs enfants par l’Etat ; ils ne leur donnent qu’une instruction tout à fait rudimentaire, disant que l’Instruction éloigne immanquablement l’homme de la terre; par ailleurs, Us se refusent à la sser l’Etal faire chez eux le relevé d s naissances, des décès, un recensement suivi.Ils craignent que ce ne soit pour des fins de service militaire, — et c’est a cause du service obligatoire qu’ils sont partis de Russie.On pa'le dans certain s mil’eux, di t M.Woodsworth de faire révoquer l'arrêté mi-nistérld les dispensant pour l’avenir de lout service militaire, même pour fins de milice.Ce serai: la violation d'un traité conclu en 1898, d’un scrap of paper.L# j"Uiie génération des Doukhobors, cependant, s'éloigne, en maints groupements, dda foi de ses pères et de Durs coutumes.Et.— bien que M.Woodsworth ne le dise pas, — U si* pourrait bien que, d'iri à quelque 2o ans, la rtiiesiion des Doukhoho/s se résolve par elle* même, dans l'Ouest, L'entourage aurait eu raison de leu* groupe-men!, et, comme les Quakers américaine ou ang ais, ils se seraient épaipTcs ou noyés dans les groupes avoisinants plus nombreux.Georges PELLETIER.La mesure que le gouvernement canadien vient de prendre, en s’emparant du blé de qualité supérieure contenu dans les entrepôts termini de Fort-William, pour en déterminer lui-même le prix, a pour but principal d’einpêcher les agioteurs de prendre avantage de grosses commandes étrangères prochaines pour hausser indéfiniment les cours du blé, à leur seul bénéfice, et sans profit pour le producteur.Elle est d'une portée extraordinaire; et l’on ne peut, pour le moment, en prévoir toutes les conséquences.Ce qui en redouble l’actualité, c’est que cette mesure, prise à la veille même de la fin de la navigation, sur les grands lacs, — officiellement, elle se termine dimanche prochain, — peut causer assez d’embarras aux propriétaires de navires, attendant à Fort-William pour compléter leur cargai son, et aux courtiers en blé qui n’out pas encore rempli des commandes acceptées depuis des semaines.C’est la première fois que le gouvernement prend une telle initiative et tout le monde1 sera curieux de voir à quels résultats elle aboutira.* * * Le Bien Public dit que les autorités du Pacifique Canadien ont averti Trois-Rivières que, dorénavant, sur les horaires de ce chemin de fer, on ne l’appellera plus Three Rivers, mais Trois-Rivières.Enfin! Il y a assez longtempsou’on mutilait ainsi le nom de cette ville, le Pacifique a fini par écouter les réclamations de ceux qui voulaient que cela cessât.Il convient d’en féliciter et ceux des fonctionnaires du Pacifique qui ont fait entendre raison à cette compagnie, et ceux qui, à force de persistance, leur ont aidé à obtenir cet acte de justice.W Un journal jaune de l’Ontario constate avec indignatiop que le conseil municipal de Springer, Ontario, qui se réunit à l’Esturgeon, — Sturgeons Falls, pour les Anglais, — ne comprend que des Canadiens-français entêtés à parler français, dans les délibérations de ce corps ublic.Le conseil municipal de /arren fait la même chose, parait-il, bien que ses membres sachent tous l’anglais, — ce qui les rend supérieurs aux unilingues ontariens, — et, de même, à l’Esturgeon, les postes municipaux vont à des Canadiens-français.» * # A maintes reprises, les nationalistes ont dit leurs amis catholiques de langue anglaise qui se désintéressaient de l’affaire des écoles bilingues ontariennes, quand ils ne faisaient pas cause commune avec les persécuteurs des Franco-ontariens : “Vous avez tort ; après l’école bilingue, ce sera le tour des écoles séparées.” La prédiction serait-elle à la veille de s’accomplir ?Le Catholic Register, de Toronto, écrit dans son dernier numéro : “Le ministre intérimaire de l'Instruction Publique, M.Ferguson, est allé plus loin que ses prédécesseurs, et dans une mauvaise direction, quand il a dit ou laissé entendre, d’après le Globe de mardi, que la question bilingue, c’est la question des écoles séparées.L’agitation française s’est étendue aux écoles publiques comme aux séparées.Dire qu’elle pourrait amener la nomination d'une “commission qui s’occuperait' de Joui le problème des écoles séparées de l’Ontario”, quand il s’agit d’une question de langues et non d’une question d’écoles séparées voilà un singulier écart de dignité, de la part d’un ministre de la Couronne.Cherche-t-il à faire de l’agitation pour son compte ?” Le Catholic Register, si le ministère en vient à s’altaquer aux écoles séparées ontariennes, — el c’est possible, puisque le magistrat Meredith disait l’autre jour, dans un arrêt absurde, que la législature de Toronto peut abolir tontes les écoles séparées, — le Catholic Register n’aura à s’en prendre qu’à certains des siens, prompts à se mo-ouer jadis des affirmations nationalistes] Us ont aidé à la majorité à nersécuter une partie de ia minorité ; quoi d’étonnant si cellr-ci, une fois divisiA contre elle-même, es! bientôt persécutée en bloc par les Roches de Toronto?Ce sera l’issue regrettable, mais logique, de la sl-tuation qu’auront laissé se créer certains catholiques de langue anglaise, dans l’Ontario.# # "P Un journal rappelle que les armé s de Bonaparte n’ont pas été les seules à subir une défaite en Russie, devant le général Hiver.Charles Xll de Suède, il y a quelque deux cents ans, subit un semblable échec, dans sa campagne de Russie.— pendant l'hiver 1708-1709.“Dès le premier novembre, rct automne-là.dit un auteur du temps, “les feux de bois ne brûlaient plus en plein air, el les soldats devaient se réchauffer devant d'immenses feux de paille.En janvier, quand ’es soldais de ce fameux roi a teignirent une des fo'teresses russes, le vin et î’alcool se coiîjge’aient en masses solides ; les oiseaux gelaient vifs ; la salive se congelait dans son passage de la bouche au sol.” Quelques mois plus tard, les armées du rni Charles se faisaient battre à la bataille de la Polinva l’hiver avait miné la Suédois.Voilà qui, au dire chroniqueur», présage armées allemandes eu fai’e de Napoléon, échec de Charles Xtî, tout cela présage-t-il l'écrase* ment, par le froid, des armées de Guillaume?Le printemps prochain, cette question sera éclaircie, G.P.LA PAIX ET LA Il est assez intéressant de suivre les manifestations qui se produisent de divers côtés en faveur de la paix et qu'on attribue généralement à des •influences allemandes ou à l’état d’esprit créé par la propagande a'üemaride dans les pays neutres.L’entreprise de M.H.Ford, dont la presse américaine et les agences télégraphiques sont fort occupées par le temps qui court, est caractéristique à cet égard.Le grand fabricant d’automobiles, cédant, assure-t-on, aux instances de deux femmes d’origine germanique, une Autrichienne et une Allemande, a, résolu de noliser un paquebot pour aller en Europe porter la branche d’olîvier et plaider en faveur de la conclusion de la paix.Le programme de l’expédition est plutôt confus.L'organisateur lui-même ne paraît pas avoir une idée bien nette de l’oeuvre qu’il entreprend et des moyens qu’il mettra en jeu pour arriver à son but, mais ill compte luen réussir à persuader les belligérants de déposer les armes pour la Noël.Il faut qu’à cette date, déclare-t-il, la guerre soit terminée et que tous les combattants soient sortis des tranchées.M.Ford a invité à faire partie de son expédition pacificatrice une foule de notabilités américaines: gouverneurs d’Etats, magistrats en retraite ou en exercice, poUit'iciens en disponibilité, savants et spécialistes de la propagande pacifiste.Il trouvera bien quelques douzaines de désoeuvrés qui se montreront enchantés de faire un beau voyage à ses frais; mais il esl douteux que cette expédition de pacificateurs sans ma idat et sans ca-ractère d’aucune sorte produise ia moindre impression Sur les nations belligérantes.Certains journaux américains ont essayé de faire comprendre à M.Ford mnanité de ses efforts et T'incohérente de son entreprise; mais en bon Américain, il a une foi entière en lu vertu persuasive de ses millions.Au Surplus, on assure que l’excellent forgeron est cuirassé contre le ndicple.Les Allemands (tua paix très bien l’élément radical-socialiste, qui se propose de faire un effort sérieux pour amener le Reichstag, quand il se réunira de nouveau, à discuter librement l'objet de la guerre et les bases de la paix future.Leur principal organe, le Vorwaerts, termine ainsi un important article sur ce sujet: “Il nous faut faire connaître clairement ce que nous pensons au sujet de l’Alsace-Lorraine, de la Belgique et du Nord de la France, de la liberté des mers et de quelques autres questions.Il ne suffit pas de dire: “tenez bon!” Si nous demandons aux autres ce qu’ils entendent par la destruction du militarisme allemand, les autres ont le droit de savoir pourquoi nous tenons.“Quand une fois on aura fait la lumière sur ces deux questions, nous aurons fait un grand pas en avant.La parole est au Reichstag”.CONGRES DE L’A.C.J.C.LES CERCLES DE LA REGION DE MONTREAL TIENNENT, HIER, LEUR CONSEIL ANNUEL SO U S LA PRESIDENCE DE M.L’ABBfc, CHARTIER ET DE M.A.VANIER.— CONFERENCE DE M.L’ABBE GROULX.vitalité des do certains niai pour ’es Russie : dé* Une dépêche d'Amsterdam attribue au “Hamburgc Volks Zeitung’ le propos suivant: "i1]’n’est pas douteux que toutes les nations, l’Allemagne comprise, soupirent' après la paix.Si l’Allemagne avait à traiter avec la France et l’Angleterre seulement, la paix ne serait pas impossible sur une base d’échanges et de compensations, sans qu’il] y eût à craindre des difficultés ultérieures; mais la Russie, malgré ses lourdes perles, s’est relevée avec une étonnante rapidité.“L'Allemagne devrait profiler de sa situation favorable actuelle pour entamer des négociations de paix.Si elle laisse passer l’heure, il sera trop fard.” Une dépêche de Berne, Suisse, dit, d'autre part: “On déclare absolument fondée la nouvelle qu’après son entrée solenneillc à Constantinople, l’empereur Guillaume fera une offre formelle de paix par l’entremise du président Wilson.” Les Allemands continuent donc à envisager l’éventualité relativement prochaine de la conclusion de la paix.Sans doute, ils apportent beaucoup de prudence dans leurs commentaires el subordonnent le principe rte la solution du conflit à certaines circonstances militaires, mais on a l’impression qu’ils ne peuvent détourner leur esprit de la fin de la lutte armée.Et il y a quelque chose de singulier dans le fait de cet impérieux désir de paix chez ce peuple dont la confiance dans la puissance de ses armes était telle qu’il manifestait, dès le début, son intention de régler par sa seu'e volonté le sort de l’Europe nouvelle.Le Ion a changé depuis un an et l'on sait du reste que l’opinion teutonne est l oin d’être unanime quant à la formule de paix à préconiser.Partisans et adversaires des annexions territoriales ont défendu leur point de vue avec acharnement et.plus d’une fols, le gouvernement impérial a dû in-tervenir pour empêcher que les polémiques ne prissent une tournure inquiétante.Une proposition de M.von Brockhausen tend à confirmer que ce danger n'est pas complètement écarté.Il s’agirait de constituer une sorte de conseil d’empire, qui s* substituerait au Reichstag, pour délibérer des conditions de paix.Ce conseil se composerait de généraux, .583 La Royale .7 5 .583 Bichelieu 7 8 .407 .133 Caledonia i 13 Cherrier *) 13 .! 33 Moyenne des joueurs p.Pis.Mov.i O.Clarabul, Pai ne .15 2748 183.2 ! V.Sparey Strachan.15 27 16 183 E.Bogeri, C.Y.M.C.A.0 1082 180.3 L.F'.Eron, Strachan 15 2703 180.2 j J.Sutherland, Stra-ehan 15 2003 177.5 J.O’Mara, Tipperary N n 2 .12 ‘J J ‘)‘> 170.8 B.Keating, Sleele .M.Darling, M.A.A.12 2110 170.3 Stars Major, N.E.Engin- 9 1579 175.4 j ours 15 200 1 173.0 E.Quinn, Standard.9 1502 173.5 CLASSE “ C” Position des clubs DIVISION OUEST ( i.P.P.C.West.Y.M.C.A.13 •J .807 M.A.A.A 11 ï .733 Lynox f) .583 Rangers .0 0 .500 Paynes 0 0 .roo Windsor Mont.Ouest .f) 5 7 8 .417 .333 Tipperary 5 10 .333 C.Y.M.C.A 3 12 .250 DIVISION 1 iSl G.P.P.C.Sleele 13 2 .867 Maisonneuve .13 2 .807 Shamrock Gris .11 4 ."33 Canadien No 2 .9 0 .0110 National 7 8 .407 Canadien No 3 .7 ,3 .467 Canadien No 1 .0 9 .too La Royale .f) 10 .333 Chevrolet .3 12 .250 Shamrock Verl .i 14 .067 Moyenne des joueurs i*.PD.Moy.1).J.Brown, Sham- rock Gris .13 2345 180.4 1’.Fortin, Maisonn.15 2047 170.1 R.Patch, Hungers .N.Rothschild, West.13 2083 173.5 C.M.C.A 15 2558 170.5 W.Gibson, Windsor 12 20.30 109.1 N.Howard, M.A.A.A.12 2029 169 W, Eaves, M.A.A.A.P.Jones, Paynes.15 2532 108.8 12 2022 108.5 N.Brown, West Y.M.C.A 15 2506 167 L.Gilbride, Tipper, 15 2506 167 LA TROISIEME DEMAIN SOIR AU GAIETY La troisième partie, pour décider du litre de champion professionnel du Canada au jeu de pool, sera jouée demain soir, au Gaiety.Edmond Pelletier est actuellement en avant de son adversaire, Paul Bellehumeur, mais ce dernier après sa défaite de jeudi soir dernier, s’est mis sérieusement à la pratique et espère bien reprendre le terrain perdu el vaincre dans cette série de 000 points.Quoi qu’il en soit, la partie de demain soir sera intéressante el tous les fervents du jeu de pool devraient être présents.La joute commencera à 8 heures 30 précises.La dernière rencontre aura lieu jeudi soir, le 2 décembre, au Canadien.LE STRACHAN VICTORIEUX CE CLUB CONSERVE LE TROPHEE McCALLUM.— LES OTTAWA SONT DEFAITS PAR 203 • POINTS, SAMEDI SOIR, AU BEL-MORE, Le SIraehan n’a éprouvé aucune difficulté à vaincre l’équipe d'Ottawa, dans la rencontre de samedi soir, aux allées du Belniore, pour le trophée MeCallum, car les “ Boulangers ” triomphèrent par une majorité de 203 points.Voici le résultat détaillé de cette joute : Ottawa J.Côté.183 178 i#*)— 453 H.Larocque.186 140 180— 512 A.Lapointe.142 154 132— 428 Dr Pinard.105 100 175— 500 A.Archambault 203 165 181 549 CONCERT-BOUCANE DU PANTHATLON C'»st ce soir qu’aura lieu le grand concert-boucan e du “PenthalInn’Y le club sportif de l'Association de La Casquette.Cet événeinenl sportif depuis si longtemps attendu va enfin avoir lieu.'lout un groupe des meilleurs athlètes de Montréal y prendront part, et les principaux organisateurs de cette soirée, MM.H.Lefebvre.Armand Valllaneourt et A, Carmel anticipent déjà un franc succès.Que tous les sportsmen de Montréal se rendent ce soir à La Casquette pour y voir nos athlètes "amateurs” à l’oeuvre.Totaux.879 803 85$—2532 Moyenne d’équipe — 506.4.Strachan A.Plante.191 189 183— 563 V.Sparey.201 107 107— 535 J.Suthcrlnad.191 178 209— 578 \V.Turner.179 170 194— 549 C.Desautels.177 190 201— 568 Totaux.939 900 954—2793 Moyenne d’équipe — 558.0.L’EXPOSITION D'AUTOMOBILE L’cxiposition d’automobiles de 1910 sei a quelque chose de différent de ce qui a l’habitude d’avoir lieu chaque année.Ceci est assuré par le fait que les directeurs de la Montreal Automobile Trade Association ont décidé de tenir le prochain salon au sous-sol de l'édifice Almy, du 22 au 29 janvier 1910.Cet édifice est Irop bien connu pour qu’il soit nécessaire d'en donner la description, mais on ne doit pas oublier que c’est le plus grand, le plus moderne et qu’il est situé au centre de notre ville.Les visiteurs peuvent être assurés d'avoir tout le confort désirable.En plus, les organisateurs se sont réservé un espace suffisant pour y établir un vestiaire où l’on pourra déposer en toute sécurité les pardessus et autres objets que, par le passé, on était forcé de traîner avec soi.C'esl là une grande améliora-lion que le publie saura apprécier, Plusieurs divisions, à l'intérieur de l’édifice, devront être démolies pour assurer un plus libre accès aux voitures et, par le fait même, les exposants, de leur côté, y trouveront aussi les plus grandes commodités.Suivant In déclaration de M, Kirby, il y aura une plus grande variété rie voitures, au salon de 1910, mais chaque exposant semble ne devoir exhiber que les modèles les plus populaires de chaque marque de fabrication.Le vice-président, William Jennings, et le secrétaire.George PH mm, son! actuellement à New-York pour s’occuper des détails de nouvelles attractions que l’on doit attirer au salon, celle année, Comme par les années passées, la fanfare militaire du First Grenadier Guards a été engagée pour faire les frais de la musique 1 après-midi comme dans la soirée, NEUF PERTES DE VIE DURANT CETTE SAISON Le football a causé neuf pertes de vie, cette saison.Les victimes, dont Page variait de 11 à 21 ans, furent tuées instan-tanément ou succombèrent à leurs blessures.Beaucoup d’autres ont été blessés, et quelques-uns au point qu’ils seront infirmes pour le reste de leurs jours.L’an dernier, quinze personnes avaient succombé.Le nombre un peu moindre, cette fois, peut être le résultat des changements apportés dans les règlements du jeu, mais c’est douteux, car presque toujours, dans le plus fort des mêlées, qn ne respecte aucunement les règles.Des victimes, cette saison, il n’y en a pas une seule (pii faisait partie d’un des grands onze inlercollé-giaux quelconque.Toutes jouaient soit avec des équipes de “ high school ”, d’écoles primaires ou d’équipes indépendantes.EUCHRE ET DANSE DU BOUCANIER C'est mardi, le 11 décembre prochain, que l’événement chic de la saison pour euchre et danse aura lieu, quand le Boucanier donnera son neuvième euchre el danse annuel, à la salle Auditorium.Les succès passés le disent aux fervents des belles parties de cartes où les beaux prix toujours nombreux sont donnés aux réels gagnants de façon à plaire aux heureux assistants.Le programme de danse, où un concours de valse sera fait, est choisi de façon que chacun pourra en jouir ; d'ailleurs, l’orchestre Auditorium faisant les frais de la partie musicale, c’est dire que rien n'a été épargné pour faire de cette fête un éclatant succès où tous ceux qui y auront assisté pourront s’en féliciter, ayant passé une très agréable soirée.Billets, 50 sous, et vestiaire, 10 I sous.Ia_ direction se réservant le i droit (1 entree pour avojr.comme ! par le passé, une classe distinguée ! où chacun puisse goûter sa veillée.| LE CHAMPiONNAT DE MONTREAL Le tournoi de , ool pour le championnat amateur de Montréal s'ouvrira, le 0 décembre prochain, aux salles du Club Athlétique Canadien, alors que les meilleurs joueurs de la ! métropole, représentant les priori- î polos salles de notre ville, concour-! roui pour le titre alléchant de j champion.T, Totoro, de l’Atlas ; R.j Latour, du Laval ; A.Bougie, de ! l’Art Billiard Parlor ; A.Lavoie, du Social Sainte-Marie : Geo.Borovi- ! los, du Gaiety, et Oswald Saint- j •lean, du Canadien, se disputeront | les honneurs du championnat, et la ! possession du magnifique trophée offert au vainqueur en plus de plusieurs riches prix.Voici l’érhede des parties : 0 déc.—O.Saint-Jean vs Totoro.-R.Latour vs G.Borovilos.-A.Bougie vs A, Lavoie.-O.Saint-Jean vs R.Latour.-T.Totoro vs G.Borovilos.-A.Bougie vs R.Latour.I -O.Saint-Jean vs A, Lavoie, -A.Bougie vs T, Totoro, G.Borovilos vs A.Lavoie.¦O.Saint-Jean vs A.Bougie.-H.Latour vs T.Totoro.-G.Borovilos vs O.Saint- Ottawa, 29 — Le compte rendu provisoire du commerce extérieur du Canada, pour l’exercice terminé le 31 octobre dernier, vient d’être publié par le ministère du Commerce et indique que le chiffre total de notre commerce extérieur, à l’exclusion des mouvements de numéraire, s'est établi au même niveau que pour les douze mois précédents.Les chiffres de 1915 se présentent à 972 millions $225,291, et le total de 1914 se^ chiffre par 973 millions $850,105, soit une diminution d’environ un demi-million, en faveur de 1914.Les importations totales de 1915 se sont fixées à 421 millions $677,-217 et les exportations totales se sont élevées à 550 millions $548,-074, par comparaison avec 514 millions $585,964 et 459 millions $264,-141, respectivement, en 1914.Fin d’autres termes, les importations décroissent et les exportations augmentent par sauts et par bonds, et la disproportion entre ces deux mouvement est chaque mois de plus en plus marquée.C’est dans l’exportation des objets fabriqués que l’avance est le plus accentuée ; les sorties de ces articles ont passe de 65 millions $454,730, en 1914, à 130 millions $848,327, en 1915.Le résultat, en ce qui concerne le commerce total, s’est considérablement amélioré, durant le dernier semestre auquel s'applique les chiffres ci-haut produits, et démontre que notre commerce général a meilleure figure.ALEX.COSTICA TRIOMPHE DE MAX LUSTIG LE ROUMAIN EUT L’AVANTAGE DANS SEPT DES DIX RONDES, SAMEDI SOIR, AU CANADIEN.— SHIFF GAGNE CONTRE BLEIER.— UNE SOIREE INTERESSANTE.Les 9 dée.-13 déc.-10 déc.-2(1 dér.- 23 déc.-27 déc.-10 jan.-13 jan.-20 jan.-27 jan.3 fév.-Jean.10 fév.-17 fév.- 24 fév.amateurs du pugilat qui ont assiste à la séance de samedi soir dernier, au gymnase du Club Athlétique Canadien ont eu plus que nour leur argent, car les combats dfspu-tés ce soir-là ont dépassé en beauté tout ce qui a été donné jusqu’ici en notre ville et peut-être n’aurons-nous pas d’aussi belles exhibitions pour longtemps.La bataille principale de la soirée entre Lustig, de New-York, et le Roumain Alex.Costica a été un combat acharné du commenecment à la lin et cette rencontre s’est terminée par une nouvelle victoire de Costica.Le Roumain s’est surpassé, samedi, ri nous croyons pouvoir dire que la direction du Club Athlétique Canadien aura beaucoup de difficulté à lui trouver un adversaire capable de le vaincre.Avant d'engager le combat, une discussion s’éleva à propos des bandages que portaient les deux adversaires el Gillespie, le gérant de Lustig irouva le moyen de protester, mais il en fut quitte pour être hué par l’assistance.Costica comme nous le disons plus haut, a triomphé, et cela par une marge assez considérable, car U l’eut l’avantage sur son adversaire dans sept des dix rondes et de plus, il fut constamment à l’attaque et en plusieurs occasions, il mit Lustig en danger d’être envoyé an pays des rêves.Lorsque le Club Athlétique Canadien mit la main sur ce boxeur, il fit une excellente acquisition et nous espérons que les directeurs de ce club conser-eront longtemps en noire ville cette étoile de l’arène.La rencontre semi-finale entre Milton Bleier et Jbhnny Schiff fut un autre numéro au programme qui souleva beaucoup d’intérêt par la benulé du combat.Schiff mérite la victoire, car il tint tête à son adversaire au début tandis qu’il eut un léger avantage sur le New-Yorkais dans los dernières rondes.Les amateurs présents à la séance de samedi virent quelque chose de nouveau pour eux lorsque cinq boxeurs se rencontrèrent dans une “ Royale bataille Dans ce combat, un dos combattants se place au centre de l'arène tandis (me les quatre autres restent dans chaque (oin.Au son de la cloche, les cinq boxeurs se prennent entr’eux, et frappent de tous côtés, c'est une mêlée générale.Cette rencontre, qui dura trois rondes, amusa beaucoup les spectateurs.Les combattants étaient : Young Murphy Kid Ben-son, Kid Wilson Young Hawkins et John Black.Comme lever de ridelui, Kid Brady eut l'avantage sur Young Black, dans une exhibition de trois rondes.-T.Totoro vs A.Lavoir.A.Bougie vs (i.Borovilos, U.Latour vs A.Lavoie.JOUTE-BENEFICE Toronto, 29.— Les Tigers ont défait les Argos par un score de 20 à 3, samedi dernier, dans la partie jouée au bénéfice de la famille de Glad Murphy.Plus de cinq mille amateurs assistaient à la joute.Voici quel élait l'alignement des clubs : Tigers Argos Erskinc Arrières Brophy l.ulz Demis O’Connor Munson Demis Garrett McKelvcy Demis Holmes Brydges Quarts Mills Glassford Mêlées Dulf Ijelan Mêlées Poison Myles Mêlées Bryans McFarland Ailiers Horner Vanslcklc Ailiers Sulllivan Sluiart Ailiers Patterson Clark Ailiers ,Foster Clements Ailiers Knight Arbitre : F.Robbins, Hamilton.Assistant ; W.Fwulds, Toronto.CHAMPIONNAT INTERMEDIAIRE Hamilton, 229.—!.os Tigers II oui gagné le championnat intermédiaire de rugby du Catiuuu, samedi, ru triomphaul .os Capitals, par un score de 21 à 1.Voici quel était l’alignement des clubs : Capitnls Tigers T.Armstrong Arrières Johnson Bec Demis Hill Landsberg Demis Lcdley McLean Demis Tope Kara Quarts Burton Glaze Mêlées Pearson Manners Mêlées Sheridan Sutherland Mêlées Dynes Shepered Ailiers Rowlands Dudley A.liefs McHwen Pritchard Ailiers Havers Abate Ailiers Reid Gardner Ailiers Jeffries Freeman Albers Henderson Arbitre : Rusty Bell ; ussislaet : Billj Mattett.| ON RESERVE NOS BLES L’ATTITUDE DU GOUVERNEMENT CANADIEN CREE DES EMBARRAS AUX COMMERÇANTS NEW-YORKAIS.— L’EFFET PRODUIT, A MONTREAL.New-York, 29.— Une forte portion du blé réquisitionné par le gouvernement canadien était sous contrat d’arbitrage à New-York, au dire de commerçants en grains.Plusieurs de ces derniers ont vendu du grain livrable en décembre et devront se le procurer ailleurs pour remplir leurs promesses.Ils espèrent toutefois obtenir une partie du surplus de grain canadien non-ré-quisitionné.On croit ici que la nouvelle situation créera une augmentation de la demande de grains indigènes et les meuniers qui ont l’habitude de faire leurs achats au Canada seront forcés de revenir au marché national, pour une plus grande partie de leur approvisionnement.Les expéditeurs disent ici que l’action du gouvernement canadien ne signifie pas que les envois canadiens en Europe ne devront plus se faire par les ports américains, car ils considèrent qu’Halifax et Saint-Jean, N.-IL, ne peuvent suffire à la manutention de la récolte canadienne.Portland, Maine, leur semble une grande porte de sortie pour le blé canadien et les exportateurs pensent qu’une large portion des grains réquisitionnés et consignés à destination d’outremer passera par quelques-uns des ports de l’Union.Comme on pourra le constater à la lecture de la dépêche reproduite ci-dessus, l’embargo dont viennent d’être, frappés 15 millions de minots de blé canadien embarrasse quelque peu certains courtiers new-yorkais, encore qu’ils croient, en variant un peu leurs procédés, pouvoir assez facilement vaincre les difficultés qui sc dressenl aujourd’hui devant eux.Afin de laisser pressentir à nos lecteurs la situation que crée sur notre marché la nouvelle mesure du gouvernement fédéral, nous avions cru utille de demander l’opinion de quelques professionnels en la matière.Nous avons recueilli des témoignages qu'il eût été intéressant de développer ici; malheureusement, l’espace nous manque, aujourd’hui, et nous force à remettre à plus tard des développements utiles.Néanmoins, il ressort de notre petite enquête que les prix du blé ne seront pas généralement affectés par l’action du gouvernement canadien.A vrai dire, on croit que les intermédiaires, qui ont opéré sur des préemptions de blés “futurs”, comme on dit communément à Ja Bourse, seront les seuls à souffrir.De fait, pour l’heure, ils sont les seuls à protester.Pour ce qui est de la spéculation en Bourse des gra'ins, on (émet que, si les prix montent trop au pays, les spéculateurs n’auront qu’à s’adresser aux Etats-Unis, où les cours seront vraisemblablement plus bas, ce qui fera fléchir la cote locale, par suite de Ja raréfaction de la demande.D’ailleurs, l’on prévoit qu’une pareille hausse ne se produira pas.“Quel effet notable peut bien avoir sur le marché la réquisition de 15 millions de minois de blé d’une récolte comme celle que nous avons eue cette année?” nous disait, ce matin, M.J.Girard, capita-iisie montréalais.Et.incidemment, M.Girard nous fait connaître qu’il a récolté, lui, 50 minots de blé par acre sur uns terre qu’il .possède à Ouelletteville, à 50 milles au sud de Calgary, ce qui est magnifique.D’autre part, le blé a monté de deux points en ouverture, ce matin, à Chicago, mais a fléchi considérablement en cours de séance.Par ailleurs, le colonel A.-E.La-belle, Je directeur-gérant de la “St.Lawrence Flour Mills”, croit que la présente mesure du gouvernement n’affectera nullement les prix de la farine.Il est également d’opinion que, seuls, les intermédiaires déjà engagés dans des préemptions, auront à souffrir.A la Bourse de Winnipeg, l’on a décidé de ne pas traiter les “blés futurs”, aujourd’hui.ÇA ET LA A l’enchère de samedi, à Belle-ville, Ontario, on a enregistré 592 boites de fromage ; le tout a été absorbés à raison de 17 sous 7-16 la livre.» * Les recettes-voyageurs brutes de la “ Du luth-Superior Traction Company ”, pour la troisième période de novembre 1915, se présentent à $24,593, en phis-valuc de $79, ou , N .Y N.U T lit.:.jf JV AlU.$.RO1, (K)*-, North.Par.l l
de

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