Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1934-08-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, samedi 18 août 1934 Rédaction et administraiiot 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration: .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR FAIS CE QUE DOIS i Rédacteur er chef: OMER HEROUX Vol.XXV —No 190 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue).E -Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.- J •22 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le milieu ouvrier k Montréal Une brochure qu il faut lire - Une enquête unique - A propos de la “J.O.C.” et de la “J.O.C.F.” L'actualité A moins de changer cela Voici une petite brochure d’allure bien modeste, une simple brochure de propagande, faite tout exprès pour être glissée dans une poche d’habit et que nous voudrions voir entre les mains de milliers de gens.Pour cette raison très simple, entre beaucoup d’autres, qu à la plupart de ces gens, elle apprendrait une chose qu'ils ignorent profondément: l’état réel du monde ouvrier, à Montréal.L’auteur est un Oblat, membre d’une congrégation qui, depuis trois quarts de siècle, vit en intime contact avec une partie du monde ouvrier de Montréal.Il y a plus: c’est un Montréalais d’origine, qui a connu, comme gamin, les rues de notre ville, qui y a vendu des journaux, dont les premiers souvenirs se rattachent donc à cette ville même.Cet Oblat montréalais, qui savait, par le contact personnel, beaucoup de choses que ne peuvent savoir les étrangers, s’est passionné pour le relèvement moral, intellectuel et .physique des jeunes ouvriers.Il a examiné ce qui se faisait ici; on i a envoyé étudier ce qui se faisait en Europe.Il a vu de près les oeuvres de jeunesse ouvrière de France et de Belgique.Rentre chez lui, il a voulu adapter au milieu canadien les méthodes qui ont obtenu là-bas un éclatant succès.Il a travaillé, il a fonde., A l’heure actuelle, des milliers de jeunes ouvriers et de jeunes ouvrières sont enrôlés, à Montréal, et dans quelques autres villes sous les drapeaux de la J.0.C.et de la 7.O.C.F.(la Jeunesse ouvrière catholique, et \a Jeunesse ouvrière catholique f éminine).Il a provoqué la naissance de journaux et de bulletins, de cercles et d’institutions diverses.Sa brochure montre, en gros, où en étaientees deux oeuvres il y a un an (des progrès considérables, l’on s’en doute bien, ont été réalisés depuis) ; elle en indique l’objet et les moyens de realisation.Mais, pour utile quelle soit, ce n’est pas cette partie, du livret que nous voulons d’abord signaler; ce n’est pas elle qui a d’abord piqué noire attention.Ce qui frappera le plus vivement peut-être tous les lecteurs soucieux de l’avenir de notre peuple, c’est l’enquête dont les premières pages de cette brochure donnent les résultats d’ensemble.Cette enquête a été longue, approfondie.Elle resume, pour ainsi dire, les dépositions de centaines, et peut-être de milliers, de jeunes ouvriers et ouvrières interrogés par un prêtre dont la sympathie ne faisait aucun doute, et par leurs camarades, en de longues séances d’étude ou en des conversations intimes.Ces dépositions ont été contrôlées les unes par les autres.Ainsi ont été éliminés les cas exceptionnels, authentiques, mais dont ls mise en ligne eût pu fausser les perspectives d’ensemble.On n'a voulu retenir que ce qui pouvait donner une exacte vue de la vérité générale.Rien de tel n’avait encore été fait chez nous; et en nul pays peut-êtr là chose n’était plus nécessaire.Nous l’avons dit bien des fois, et c’est un fait qui frappe tous les observateurs: un grand nombre de gens chez nous, parmi les hommes d étude, sont plus au courant de ce qui se fait dans les milieux ouvriers de 'l’étranger que de ce qui se passe chez nous, sous leurs yeux mêmes.Et cela, si paradoxale que la chose semble d abord, s’explique fort bien., Il est très facile de se procurer des monographies étrangères, et c’est l’affaire de quelques heures de lire et d'annoter ces textes.Chez nous, on ne pouvait guère compter que sur l’observation personnelle.Besogne d’autant plus difficile que le milieu change avec une extrême rapidité, que chacun est pris par scs travaux particuliers et que l’on est toujours plus ou moins porté à se reporter aux premiers tableaux, aux premières images qui se sont d’abord imprimés sur la rétine men- Pour combien d’entre nous, sans qu’ils s'en rendent compte, Montréal n’est-il encore qu’une sorte de gros village qui reproduit, plus en grand certes, mais qui reproduit quand même, le village de leur jeunesse?On peut d’ailleurs vivre au coeur même de Montréal, y gagner sa vie, sans se rendre compte des formidables transfor-malions qui s’y sont opérées depuis vingt-cinq, trente ou quarante ans.sans se rendre compte que la ville moyenne d'autrefois, presque exclusivement française, anglaise et irlandaise, est devenue une ville d’un million d’âmes, où se heurtent et se croisent toutes les races, une ville où, ainsi que nous l’avons dit ici plus d’une fois, se posent tous les problèmes des grandes villes cosmopolites.* * * Rien des fois, certes, ceux qui connaissent les maîtresses lignes de cette situation ont deviné qu’elles devaient avoir sur b's conditions de vie de la foule ouvrière des répercussions considérables.Mais c’était là de simples déductions, une pure vue de l’esprit.„ , L’enquête du P.Roy et de ses jeunes collaborateurs nous apporte des faits., , .Il faut lire la dizaine de pages qui résument les constatations faites dans “le milieu de travail’’ (situation physique, situation morale et religieuse des jeunes ouvriers) au “foyer ouvrier’’ et dans les lieux de récréation.Ce n’est pas une charge.L’auteur de 1 enquête a le souci évident de ne point noircir la situation, de n en pas exagérer les défauts, de ne rien omettre de ce qui subsiste de sain et de fort.Mais il a pareillement le souci de dire la vérité, si cruelle qu’elle puisse être.Car cette enquête doit mener à l’action.Action douhle.pourrait-on dire; car si, d’un côté et parce que l’on ne peut tout de même supprimer les villes, il faut organiser des oeuvres qui permettent aux jeunes ouvriers et aux jeunes ouvrières d’y vivre dans les moins mauvaises conditions possibles, ce véridique tableau devrait inciter les gens de la campagne à garder sur la terre le plus de monde possible.Et c’est pourquoi nous souhaitons à cette enquête autant de lecteurs à la campagne qu'à la ville.Nos amis de la campagne S verront l’envers et certaines des tristes réalités de la vie urbaine.Et cela pourra servir à dissiper plus d’une dangereuse illusion.11 va de soi, cependant, que c est pour la ville qu écrivait surtout le P.Roy.C’est à provoquer l’expansion de son oeuvre, à susciter pour elle — peut-être, surtout, dans les milieux •cclésiastiques — des dévouements nouveaux, qu’il songeait d’abord.De ce point de vue, sa brochure devrait être singulièrement ?fficace.C’est un exposé des motifs qui imposent l’oeuvre, un appel à l’action, puis une technique où s’incorporent l’expérience européenne et la canadienne.Que personne, en effet, ne s’y trompe: on n’est pas ici en face d’un beau rêve, aux vagues et peut-être décevants contours, mais d’une réalité loquise, dont toutes les conditions ont été examinées et véri- Non loin du palais de M.Timmins et de la bizarre maison à deux faces de l’ex-sénateur Mac-Dougald, il existe à Westmount un très joli rond-point qui domine toute la partie ouest de ta ville.C’est le look-oul.Construction très simple, en béton, défrayée à même tes allocations de travaux dr chômage, au début de la crise-Si nous ne faisons erreur, elle n'a pas dû coûter cher.On a en l’ingénieuse idée de fixer dans le garde-fou des flèches de cuivre pointées vers les principaux édifices de la ville et aussi vers les principaux points de vue: Mont Saint-Hilaire, Adirondacks, lie des Soeurs, etc.Toutes les indications sont en anglais, naturellement: This is Westmount! Comme l’accès de la partie du Mont-Royal qui domine la ville de Montréal reste encore fermé aux automobilistes [pour combien de temps, hélas! si M.Bray réussit) les sight seeing cars conduisent les touristes vers la montagne dite de M?estmount.Au look ont, ces derniers mettent pied à terre et le guide leur dévide son boniment.Or l'un de nos lecteurs qui se trouvait à cet endroit par un bel après-midi de la semaine dernière a eu la curiosité d’écouter ce boniment et de le noter.Il nous a communiqué son texte que voici : At our feet is the city of West-mount where the wealthy class of English-speaking people live.They control the finances, the industries and the bigger business of Montreal.The wealth of Montreal is in the hands of the Engiish-speaking population, although the French-Canadians are an overwhelming majority.Traduction: A nos pieds, la ville de Westmount où vivent les Anglais de la classe à l’aise.Ceux-ci dominent les industries et les grandes affaires à Montréal.La richesse de Montréal est entre les mains de la population de langue anglaise bien que les Canadiens français soient de beaucoup les plus nombreux.Notre lecteur a eu le soin de prendre le nom de la société à laquelle l’autobus appartient et le numéro de la voiture.Ce boniment l’avait mis hors de lui et il fulminait contre son inexactitude.Il a pleinement raison.Le boniment est inexact au moins sur un point.U fait la part mince aux Juifs, si mince de fait qu’elle est inexistante.S’il est vrai que les Anglais occupent dans les grandes affaires une place prépondérante, laquelle ils partagent au reste avec les Américains (mais à cause de leur similitude relative de manières et de langues, on confond les uns et les autres), il faut bien dire que les Juifs arrivent ]>eut-être seconds.Nous, nous sommes troisièmes, bien que par le nombre nous dominions les uns et tes autres.Voilà le fait qui pent produire sur ceux qui le constatent des réactions différentes selon leur tempérament.Les étrangers gui voudront faire des affaires à Montréal et qui auront mordu au boniment chercheront le contact avec la haute finance et le.haut commerce anglais.Ça, c’est incontestable.Chez les Canadiens français, les réactions se partagent en deux.Ceux qui fulminent, qui crient à la calomnie, qui se bouchent les yeux et par compensation ouvrent très large la bouche et ne font rien pour corriger la situation; et ceux qui voient clnir, Qui encaissent.qui confessent que ce que l’on dit là, c’est la stricte vérité, que chez nous nous ne sommes pas les mat- tres.,, ,.C’est quand la dernière catégorie l'emportera sur la première que nous aurons trouvé le salut.En quelques années, nous pourrons, si nous le voulons, renverser la situation.Mais la première condition c’est de la bien voir, de s'en bien pénétrer et d'en chercher les causes.Celles-ci peuvent se ramener J L'Etat naziste professe un christianisme positif, déclare Hitler 1 ¦ (Voir oace 3) à deux.Premièrement, nous avons élu des politiciens prévaricateurs qui ont sans cesse travaillé contre les leurs et ’ pour les étrangers, grands pourvoyeurs de la caisse électorale.De ceci, ce ne sont pas les Anglais non plus que les Juifs qui sont responsables.Faisons honnêtement notre mea culpa sur notre poitrine, pas sur celle des autres.La deuxième cause, c'est notre defaut total de solidarité.Notre informateur, qui est justement dans une grande compagnie canadienne-française, pourrait épitoguer là-des-sus.Nous professons verbalement le plus brillant patriotisme du monde.Dans la pratique, néant.Aider les nôtres, nous y consentons à condition que cela fasse, en tous points, notre affaire, mais pour le moindre prétexte, nous les lâchons et nous allons chez l’étranger.Notre faiblesse économique est fonction de la puérilité, du manque de vigueur, de sincérité et de sens pratique de notre patriotisme.Accomplir un devoir de solidarité quand c’est payant de le faire, payant immédiatement, payant comptant, cela n'est aucunement méritoire.Ce qui est méritoire, c’est de faire des sacrifices en vue d’un bien commun dont nous ne profiterons peut-être pas nous-mêmes, mais nos enfants et les enfants de nos enfants.Tant que nous ne verrons pas ces phares essentiels et qu’ils n’éclaireront pas notre route, nous ferons de grands et rapides progrès d reculons.Le jour où nous les verrons et où nous les suivrons, nous serons sauvés.Et Taboyeur pour touristes pourra continuer de débiter son boniment aux étrangers.Cela n'aura aucune espèce d’importance, parce qu’il ne sera plus vrai.Ce qui rend aujourd’hui ce boniment si cruel, c'est, hélas! qu’il est chargé de vérité.Paul ANGER Bloc-notes Apprendre, ne rien oublier M.Etienne Gilson, qui mène depuis plusieurs semaines une vigoureuse et remarquable campagne pour la cause de l’enseignement chrétien en France, vient de publier dans l’hebdomadaire catholique Sept, (Il août 1934) dont il est parmi les collaborateurs les plus fidèles, un article de premier ordre sur la nécessité pour les catholiques de France d’“apprendre et ne rien oublier”.M.Gilson y parle de la nécessité, pour la cause de l’enseignement catholique, que les congrégations religieuses rentrent en France.“Si nous voulons garder notre liberté tout en assurant cet enseignement, les congrégations enseignantes sont la seule solution convenable du problème.C’est d’ailleurs pourquoi, voulant supprimer les écoles chrétiennes, on a supprimé les Congrégations”, écrit-il.“Obtenir leur retour est le premier de nos devoirs, et c’est ici qu’à l’intelligence doit se joindre la volonté.Si, catholiques français, nous estimons que les Ordres religieux sont une pièce essentielle d’un ordre catholique en France, quels autres citoyens français ont le droit de se mettre entre eux et nous, pour nous dire: Vous ne les aurez pas?.En sommes-nous à ce point de veulerie, de nous laisser voler, exiler, comme si nous étions une caste de parias, sans droits civils ni libertés religieuses?•le le crains, puisqu’on met hors la loi nos congrégations enseignantes, c’est-à-dire nous-mêmes, et que nous ne nous sentons même plus humiliés.Nous le sommes si peu qu’à défaut de justice, nous solliciterions la tolérance, qui est la pire des humiliations”, ajoute M.Gilson.fiées, et qu’il ne s’agit maintenant que d’étendre et de multiplier.* * # Là-dessus nous avons le plus précieux des témoignages.Le vénérable archevêque-coadjuteur de Montréal, quelques jours seulement avant la douloureuse épreuve qui devait lui imposer le pénible repos que l’on sait, avait bien voulu écrire pour la brochure du P.Roy une émouvante préface.PI y disait: Il s'aqil d'une oeuvre que j’ai suivie de près depuis ses débuts, parce qu'il m'a toujours semblé que nous pouvions attendre de son action les plus précieux services.Or il est de toute évidence qu'elle sort de la période des tâtonnements.Je la retrouve en plein essor, débordante de vie, déjà riche d'expérience, en possession dr ses cadres, de sa méthode de formation et de ses moyens d'affostalat, animée de ces convictions qui donnent tous les couraqes.Ni l’oeuvre ni son artisan principal ne pouvaient désirer un plus beau témoignage.H faut d’ailleurs entendre le P.Roy pour se rendre compte, en même temps que des faiblesses de notre monde ouvrier et des dangers qu’il recèle, des magnifiques trésors de générosité qui s’y trouvent et qui n’attendent que d’être sagement exploités pour le plus grand bien de tous.Avec quel feu, avec quel enthousiasme, avec quelle admiration tendre et fière, il parle de ses enfants et de leurs nobles gestes! Cette oeuvre de jeunesse ouvrière apparaît vraiment comme l’une des plus belles, des plus fécondes, des plus capables, selon l’expression de Mgr Gauthier, de “précieux services”, que l’on puUse imaginer.0m„ H„0Ux \\ b.__Ls brochure du P.Henri Roy, O-M.I.: Un problème et une solation, est en vente au Service de Librairie du Devoir 430.rue Notre-Dame est, Montréal, au prix de 25 so»is (franco).Ne pas oublier Il y a ceux qui sollicitent les catholiques français d’oublier le passé, de faire la trêve, de vivre dans le présent.M.Gilson ne a eut pas de l’oubli.“Nous sommes de bons Français, on le sait, et l’on n’ignore même pas que nous serons encore de bons Français quand il n y en aura plus d’autres.Continuons de l’être, mais rappelons à ceux qui exploitent notre patriotisme contre notre religion que nous ne sommes pas sans voir leur jeu et ne leur disons pas merci.Poincaré fut un grand serviteur de la France, s’il suffit de la servir beaucoup pour la servir bien, ou si c’est la servir bien que d’y semer des germes de divisions mortelles entre tes Français; disons-le, mais, catholiques, ne faisons pas un dieu de cet homme, qui compte au nombre des pires enne mis que l’Eglise de France ait connus.Il se peut qu’aujourd’hui le président Doumergue rende à la France un grand service: l’avenir nous le dira; en attendant, n’oublions pas que s’il réussit à sauver la France, avec notre concours, sans alléger la détresse de l’Eglise de France, il se tiendra pour satisfait.Barthou compte bien aujourd’hui sur les catholiques pour l’aider à défendre au dehors l'honneur de la France; mais qui donc soutenait à la Chambre, le 16 mars 1903, que si deux tiers des Français le veulent, ils ont le droit de fermer les écoles dont le troisième tiers déclare ne pouvoir se passer?C’est lui.Qu’il demande donc aux élèves de ses instituteurs communistes de l’aider, ou, s’il compte sur les catholiques, qu’il leur rende ces écoles que lui-même a fermées.Il est bien vrai qu’en prenait de l’âge, nos radicaux s’assagissent, c’est-à-dire qu’ils ont eu le temps de récolter le fruit de leurs erreurs, mais soyez sûrs ‘qu’ils n’ont nulle envie de les réparer.Ce sont de grands Français à leur manière.Ils veulent er la France, mais leur France • dont ils ont expulsé les rel s et fermé les écoles chrétiennes, non la France de tous les Français.Voilà ce qu’il ne faut pas oublier”, note justement M.Gilson.La trêve On a parlé de trêve, d’apaisement, de tolérance, de paix.“Je ne demande pas aux catholiques de violer la trêve politique, mais de se souvenir que cette trêve est une exploitation de leurs sentiments patriotiques aux dépens de leurs sentiments religieux”, dit M.Gilson.Il définit même ainsi ce qu’est un ministère d’union nationale: “C'est un ministère d’anticléricaux qui fait appel au dévouement des catholiques pour l’aider à tirer la France dp pénl où l’anticléricalisme l’a mise et, l’ayant tirée, continuer de les persécuter.Demandez donc à n’importe lequel de ces ministres d’union nationale de prendre l’initiative ouverte, loyale, d’autoriser publiquement une seule Congrégation enseignante à rouvrir ses écoles! Y pensez-vous?Et la trêve, monsieur! Attendez donc que la crise soit finie! Nous attendons, en effet, et nous savons fort bien que lorsque la crise sera finie, nous n’aurons chance de rien obtenir, parce que l'on n'aura plus besoin de nous.Oft n’a besoin de nous que pour renflouer eette France très spéciale, où les Catholiques ne font pas partie de la Nation.Ayons du moins le courage de le voir, de le dire et, s’il nous faut le subir, de ne pas nous y résigner .Il n’est de l'intérêt de personne que plusieurs millions de Français, après avoir perdu leurs droits, en arrivent à perdre jusqu’au sentiment de leur dignité”, conclut M.Gilson.On ne saurait suivre avec trop d’attention l’émouvante et tenace campagne qu’il conduit avec intelligence et fermeté pour la cause de l’enseignement libre et de l'ordre catholique.Tel de ses arguments en faveur de l’enseignement par les congrégations vaut autant ici que là-bas et pourrait servir à démolir ceux qui auraient ici quelque velléité de parler au nom du “progrès".On sait ce que souvent cela dissimule.G.P.(Voir page Si Lendemains de fête Le Quatrième Centenaire et ses suites — La langue française et son histoire — Comment se forma ce merveilleux instrument — Les périls que la langue court chex nous — Anémie, rachitisme, archaïsme — Et les ravages de l’anglicisme — Réaction nécessaire — Problème universitaire — Humble suggestion à nos deux grandes écoles supérieures (par M.Léo-Paul DESROSIERS Un nouvel article de M.Benoist A moins que de dissiper en vaincs émotions l’effet des fêtes qu ils célèbrent cette année, les Canadiens français doivent imposer à leur enthousiasme d’aujourd’hui les devoirs de demain.Stimuler le patriotisme est excellent; en utiliser la force pour des oeuvres nationales, c’est une tout autre entreprise.Ne conviendrait-il pas de le tenter cependant en faveur d’une étude plus approfondie et de l'amélioration de la langue que nous parlons et que nous écrivons?En France même, la langue française a été l’objet, en ce dernier quart de siècle, d’une série d’ouvrages remarquables.Les Français ont senti de nouveau, semble-t-il, les beautés de leur idiome; ils ont aperçu les dangers qui le menacent.’ Thérive, Hermant, Boulenger, Staffer, Joran, Le Gall, Vannier, d’autres encore, les ont signalés.Et pour la première fois dans son histoire, l’Académie a publié une grammaire.Ces indices d’une recrudescence d’intérêt ne sont pas les seuls.Car en arrière de cette troupe légère de tirailleurs, attendent les carrés solides de l’infanterie lourde.L'histoire de la langue française, La langue et la pensée, de Ferdinand Bru-not, la Grammaire historique, de Nyrop, certains ouvrages savants de Tobler, de Dauzat, d’Emile Des-chanel forment les assises monumentales de ce regain de passion pour les questions de langue.Dans ces tomes volumineux d’une science étonnante, on voit d’abord apparaitre le français sous une forme grossière.La matière est précieuse, mais à l’état brut.Ecrivains et grammairiens commencent aussitôt à l’affiner et à la ciseler.Leur travail et leur patience durent des siècles.Mais ils aboutissent à un résultat magnifique.Les équivoques, dissimulées sous toutes les formes, disparaissent l’une après l’autre, chassées par eux; après avoir erré de place en place dans la phrase, avec une enfantine maladresse, les mots se rangent enfin dans un ordre régulier; des tours élégants viennent remplacer l’ancienne lourdeur qui gaspillait les mots du dictionnaire; fantasques, mobiles, les compléments se voient imposer des règles logiques; la répétition de certains éléments de la phrase, l’addition ou la suppression de certains vocables, les rapprochements entre mots régissant et mots régis, donnent à l’expression une clarté limpide, et à la période, du souffle et du rythme; de nouvelles prépositions, plus naturelles, se marient au verbe pour indiquer les rapports d’une façon lumineuse; enfin, l’éclosion spontanée on l’emprunt de termes nouveaux rendent la parole plus habile à exprimer les nuances de l’idée et les finesses du sentiment.Ce travail habile de perfectionnement, on peut l’étudier en raccourci dans la correction par l’Académie d'une traduction de Quinte-Gurce que Vaugelas avait faite.On y voit la machine fonctionner sous verre, devant nos yeux, tous ses rouages mis à nu.De tous ces cas particuliers, les grammairiens doivent extraire ensuite le principe général qui y est enclos comme un germe.Et ce n’est pas la tâche facile que l’on pourrait croire.Du précepte inhabile, inexact, incomplet, trop absolu, hésitant même, à la règle nuancée et parfaite, souvent des siècles s’écoulent.Tâtonnements, ajustements répétés se succèdent avant que Tins-tniment de précision qu’est la langue française soit mis au point, et que l’adhésion des esprits soit conquise.Tous ces grammairiens, Us n’ont pas peiné en vain.A mesure qu’ils avançaient dans leur travail, jaillissaient, toujours plus pures, la clarté, l’élégance, la légèreté proverbiale du français.On a énuméré ces qualités si souvent qu’il ne leur reste malheureusement dans les esprits qu’une valeur de cliché: les mots ciui les énoncent se sont vidés de sens.Mais pour leur restituer la moelle qu’ils contenaient, rien ne vaut la fréquentation de ces savants auteurs, G’est alors qu’apparaissent à la lumière tous les éléments qui ont conquis à notre langue l'admiration des autres peuples.Ces volumes contiennent aussi le résultat de l’enquête la plus vaste qui ait jamais été conduite sur l’usage ijs sont bourrés de citations.Et, avec d’autres du même genre, la Syntaxe du XVllème siècle, de Haase, par exemple, ils inculquent le sens de l’évolution linguistique qui nous manque complètement.Qui s’arrêterait aujourd’hui au procédé hier encore à l’honneur de citer une phrase d’un grand écrivain ancien pour établir la valeur d’une expression, fonder une règle de grammaire?11 faut tenir compte de l’époque, des nombreux changements ultérieurs apportés à la syntaxe, des modifications subséquentes de l’usage, des proscriptions qui ont frappé des tournures et des mots, enfin toute une série de phénomènes qui ont modifié la langue.C’est un fait que nous ne connaissons pas assez.Les époque» grammaticales du français, les caractères qui les distinguent nous sont inconnus.Ces études prouveront aussi que la langue française est une langue difficile.Sans revenir sur l’éternel imbroglio du subjonctif, les caprices d’orthographe ou de syntaxe, les règles minutieuses qui régissent chaque élément de la phrase, il faut signaler la vaste matière grammaticale qui n’est pas contenue dans les grammaires et qu’on doit découvrir ici et là dans les ouvrages snéciaiix et les dictionnaires.Comment aussi acquérir l’intelligence parfaite des règles sans lire les (Suite à la page 2) LUNDI: La série des articles de M.Emile Benoist sur la colonisation a été forcément interrompue par une autre tournée de l’enquêteur dans les nouvelles colonies du Témiscaminguc, h la Rivière Solitaire.— Dans un article qui paraîtra lundi, M.Benoist parlera de la récente visite du nouveai: ministre de la colonisation, M Irénér Vautrin, dans cette région.CarneX d'un grincheux Le suprême de l’ingéniosité: l'homme qui se ferait enlever pour donner le change à ses créanciers.>{•>(•* laeques Cartier a-t-il fait tant de bruit quand il vint au Canada inaugurer le tourisme?* * # Le brasseur Labatt aurait au moins oû payer é ses ravisseurs la vaste réclame qu'ils ont faite d'un bout à l’autre des Amériques à sa bière.* * * Sera-ce maintenant au tour des brasseur* de Montréal?* ¥ * Qui verserait la rançon si quelques gangsters de Détroit venaient nous prendre M.Houde?* * * Les journaux (aunes, qui ont énuméré tant d'enlèvements, ont oublié de noter que le premier rapt au Canada se fit il y a juste quatre cents ans, — lorsque Cartier emmena deux Sauvages outre-mer.* * ¥ La police de Toronto croit que les auteurs du rapt ont libéré leur victime parce qu'ils se sentaient cernés.La police joue sur le velours.Elle est certaine de n'avoir pas de démenti.¥ ¥ ¥ Ce rapt fait comprendre pourquoi le sommeil du savetier est plus profond que celui du financier.PAMPHILS Avis à ceux qur voyagent Tous billets, Europe et partout émis au tarif dos compagnies — Héfels, assurances bagaget et accidents, chèques d» voyages, passeports, etc.•— Service complet — U DIVO''-VOYAGES, 43f* Notre-Dame Est Tètéphoaen HArbour 124 IA.Si vous voulez venir à Gaspé hâtez-vous! Le temps nous a manqué pour donner les chiffres du recrutement au voyage du “Devoir” à Gaspé.Ce que nous svlons prévu il y a une semaine s'est réslisé: nos wagons sont combles ou presque.En fait.Il ne reste que quelques lits du haut, i $40; et tous les habitués de nos voyages vous diront que LES HAUTS VALENT LES BAS.Que les retardataires se hâtent; suivant la règle, lee premiere arrivés seront les premiers servis, Une foie ces dernières places prises, Il ne sers pas potsibla d’en obtenir une de plus; car l'exiguïté des voies do garage k Gaspé ns nous permet pas d'ajouter une seule voiture à notre train spécial qui en compte déjà 12.Or, verra ailltun l'horaire détaillé.Le départ à Montréal so fera à la gare Bonavanture.le jeudi 23 août, à 6 heures du eolr — 7 heures, heure avancée, c'est-à-dire après le souper que chacun aura pris ches soi avant le départ; de Lévis le même soir, lo trein partira à 10.25.heur# solaire.Nous invitons respectueusement ceux qui n'ont pas soldé leurs bil.lets de bien vouloir le feire pai le retour du courrier; nous n'auront pat lo temps d'adresser des factures.Une carte, tenant lieu des billets — ceux-ci seront remis dans la train —- tara adressé* incessamment à che-cun des voyageurs.Pour tous autres renseignements, s'adresser au DEVOIR-VOYAGES.430 ru* Notre-Dame est Montréal, (tél HArbour 1241).h 2 PSVQIR.MONTREAL, SAMEDI 18 AOUT 1934 VOLUME XXV — No 190 Vaste fresque sur renseignement au Canada français Le “Cercle Universitaire*' de Montréal la dévoilera bientôt - Oeuvre d'une artiste canadienne, Mlle Claire Fauteux On vient d’achever, au Cercle Universitaire, la mise en place, dans la grande salle des banquets, d’une frise décorative, offerte au Cercle par un groupe de souscripteurs, et exécutée par mademoiselle Claire Fauteux.Le dévoilement officiel se fera à l’ouverture de la série des dîners-causeries du Cercle pour la saison 1934-193Ô, en octobre.Cette fresque, exécutée à la peinture à l’huile sur toile marouflée au mur, a plus de 210 pieds de longueur et près de 5 pieds de hauteur.Elle court tout au haut de la salle, et se déroule sur les quatre pans de la muraille.Commencée en mars dernier, finie ces jours-ci, elle est mi-historique et mi-allégorique.I,'artiste a traité sommairement des débuts de l'enseignement au Canada français, et rappelé dans ?uel décor il naquit et grandit.La resque dépeint le sujet à larges traits, à la manière moderne, sans s’arrêter aux détails.L'auteur ne s'est pas attachée à la précision du vêtement des personnages qui figurent sur la toile.Elle a donné plutôt cours à sa fantaisie et à son Imagination, sans trop s’éloigner de la vraisemblance.Au - dessus du grand escalier d’entrée de la salle en contrebas, première fresque: la naissance de l’enseignement chez nous.Dans une clairière, une femme de France apprend à lire à des enfants d’indiens.A proximité, des groupes de Sauvages et de Français.Bois, verdure, eaux et montagnes.A gauche de l’entrée, parallèlement à la rue Sherbrooke, deuxième fresque où se dressent les .ieilles tours de l’établissement sul-licien.la première chapelle de Ta-lousac, des palissades protectrices 't des constructions aux premiers emps de la Nouvelle-France.Au I pour y tenir ond.du côté de la rue de Berri, seignement.une allégorie représente la Science, la philosophie, le droit, la médecine, les lettres, l’architecture, etr.Fond de co’lines, miroir d’eau.A j l’extrémité gauche de cette allégorie, les édifices de la nouvelle Université de Montréal dressent leurs masses architecturales.Du.côté de la me Cheerier, quatrième fresque: sports, jeux olympiques, groupes divers, parmi des bosquets et des prairies en gradins.Comme fond à tout cet ensemble, lumineux et coloré, l’artiste a peint partout les eaux du fleuve Saint-Laurent et dessiné des collines !au-rentiennes pittoresques.M.Frost, consul des Etats-Unis à Montréal, regrettait il y a quelques mois, dans une conférence, qu’il y eût chez nous peu d’artistes en décorations murales à utiliser les sujets canadiens: reproche auquel a voulu échapper mademoiselle Fauteux.Elle y a pleinement réussi.L’artiste est canadienne de naissance et de formation.Elle est apparentée à l’abbé Jean-Antoine Aide-Créquy, premier peintre canadien, né à Québec en 1749.fait prêtre en 1773, après quoi il devint curé des Kboulements, de la Baie Saint-Paul et de l’Ile-aux-Coudres.Il existe des tableaux de lui dans les églises de l'Islet.de I’lle-aux-Coudres et de Saint-Joachim.Mademoiselle Fauteux a d’abord étudié la peinture avec les maîtres Brymner et Cullen, à Montréal, puis à Paris, où elle a fréquenté les ateliers de peintres renommés.Elle a déjà exposé à New-York, à Paris et à Montréal.Depuis sept ans, elle se spécialise dans la peinture murale.Elle est à la veille de repartir pour Paris, où elle veut acquérir une plus large connaissance de la décoration murale.Elle compte pouvoir revenir se fixer, d’ici quelques années, au Canada, atelier et faire de l’en- L’Union des municipâlités te congrès annuel s'ouvre vendredi, le 24 août, à bord du navire Richelieu — Fêtes gaspésiennes — Accidents sur les trottoirs — Régie publique de l’électricité — Les secours directs — Travaux présentés par MM.Bouchard, Albert Rioux, Paul Couin.|.-A.Leclair et autres Les délégués au congrès de !'U.des municipalités de la province de Québec s’embarqueront, jeudi soir, à 7 heures, heure avancée, à bord du Richelieu, de la (!.S.!.et vendredi matin à 7 h., heure avancée.M.L.A.Taschereau, patron honoraire de la croisière à Gaspé.parlera le 2(> août, après la messe en plein air.M.Laferté ouvrira of ficiellement le congrès.Il y aura une séance entière consacrée à l’étude de la régie municipale de l’éleetrieité, une autre pleine séance pour le chômage et secours directs.Des travaux seront présentés par MM.T.Bouchard, Oscar Morin.Joseph Beau-bien, Guillaume St-Pierre, Albert Bioux, Paul Gouin.GÎ-K.Marquis, J.A.A.Leclair.Hervé Eerland, Victor C.habot.G.E.Dubé, Anatole C.arignan.Théo Lambert.I.\.Towner, Arthur Gaboury.Dr Alphonse Lessard, le maire .1.K.Grégoire.I.e retour aura lieu mercredi malin.à 7 h., le 29 août, à Montréal.Voici le programme du voyage et de la convention.Congrès 1934 — Itinéraire et programme jeudi, 23 août R h., heure solaire, départ de REMERCIEMENTS M\RT1N[.\I — Le* familles Martineau.Mathieu et Lamirande, de Montréal, et, Châteauguav, désirent exprimer leur gratitude A tous ceux qui ont témoigné des sympathies à l'ocaslon du décès de madame Henri Martineau ^WAYLAND ^ & VALLEE Directeurs de Funéraille* 5238, AVENUE DU PARC ^ DOIIerd 3314 Montréal sur le Richelieu, du quai Victoria, au pied de la rue Berri.M h., arrêt aux Trois-Rivières où les délégués de cette région s’embarqueront.11 h.30, départ des Trots-Blviè-res.Vendredi.24 août ô h., arrêt à Québec où doivent s’embarquer les délégués de cette région; fi h., départ de Québec; 9 h.30.enregistrement des excursionnistes et distribution des insignes-souvenirs dans le salon principal situé sur le pont supérieur.(Obligatoire pour tout le monde); 10 h.a.m., passe devant Murray Bay ; 10 h.30; assemblée du bureau de direction.Les délégués qui auront des résolutions à soumettre à la convention doivent les faire parvenir aux bureaux de la convention pour dimanche, le 26 août, avant fi h.p.m.); t il.p.m.passe devant Tadoussae.Première session générale Sous la présidence de M.Joseph Beaubien, maire de la cité d'Outre-mont et président de l’Association.2.30 p.m.- Ouverture officielle de la convention par M.Hector Laferté.président du Conseil législatif, représentant du premier ministre, M.L.-A.Taschereau.Discours par des invités de marque.(Suite à la page sept» NECROLOGIE i AUCLAIR A Montréal le 15.Mme j Pierre-Alfred Auclair.née Yvonne Danse-reau BRASSARD - A Montréal le 15, A 31 | ans.Marte-Blanche Lamarche, épouse de j Dominique Brassard.CHEVALIER A Montréal le 15, Mme : Elle Chevalier, née Valérie Morin.A 71 ans COURCHESNE A St-Ambroise.Co.! Joltette.le 17.à 83 ans.Dieudonné Cour-chesne.veuf de Marie Tord DES ROSIERS A Montréal le 16 A 73 ans.Rose-Anna, Ménard, épouse do feu Horm'sdns Desrosiers FREDETTE A Montréal le 16.A 65 ans.Edouard Fredet.te, époux en 1ères noces d Ernestine Poirier et en 2émes d'Agnès Barbeau HAYES Le 15.William-Edward Hayes LEMIEUX A Montréal, le 16, Mme Alexis Lemieux, née Elira Lavlgueur LEVASSEUR A St-Jean, P Q .le 16.A 48 ans.Victor J Levasseur, dentiste, époux de feu Antoinette Rainville MAILLOUX A St-Maxtme.le 17 A 89 ans.Isaac Mailloux, époux de feu Elotse Bertrand MERCIER - A Montréal le 14 A 41 ans.Hubert Herder, époux d'Alice Marmen PARKER A Montréal le 16.A 58 ans.Wllllam-Geo.Parker époux de Lily Mallette PELLETIER, A Montréal, le 16 Mme veuve Louis-Conrad Pelletier, née Bernadette Roberge.RICHARD A Montréal le 16, à 36 ans.Edouard Richard, époux d'Yvonne Ptcai-re SOULOTKOFF A Montréal, le 13, à 55 ans, A -W.Soulglkoff ST-MARTIN A Montréal.le 16.A 71 ans Mme A St-Martin née Emma Dufresne.fél.Wllbank 7119-7110 Siège Social 7630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Asxurance Funéraire UCGEI BCLCGIC.I IMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de $150,060.00 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la lot des assurances, sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépôt de $25.000,00 au Gouvernement Salons mortuaires A la disposition du public SERVICE JOUR ET NUIT LA EIEWAISA-Urï QUI 3E FAIT rtjPtpiçmSAFTE A nos salons mortuaire' familles freurent confier la garde de nuit aux religieuses.Tél.: Plateau 7-9-11 jjoi Société CoopéftaiÂoe L.EUG COURTOIS.Président JOSEPH COURTOIS, Seer.-Trés, et Cirant Général ^ «‘Gérant Général RUE STE-CATHERINE.$02 EST, • MONTRÉAL PROMOTION L’Assomption à Saint-de Madawaska Présence de S.E.Mgr Cassulo - Messe pontificale en plein air - Banque» à l’Hôtel-Dieu - Discours dans l’après-midi - Reconstitution historique du Grand dérangements le M.JOHN FORTIER Après 10 ans de service comme vendeur ches Lechatseur Limitée, Fashion-Craft) M.John Fortier a été récemment nommé gérant de la succursale de l’Est de cette importante maison d'articles et de confection pour hommes.281 est.rue Ste-Catherine.St-Ba>ilp de Madawaska, 18 — i Environ 4,000 personnes ont aecla-^ mé le délégué apostolique, S.E.Mgr Andréa Cassulo, à son arrivée 5 à Saint-Basile, mercredi.Le délégué a été reçu à la gare du Canadien Nationl à Edmunds-I tou, vers huit heures du matin par J S.F.Mgr Chiasson, M.le curé Bern jamin Saindon et une foule de fidèles de Sainte-Basile, venue à la rencontre du distingué visiteur.Le cortège d’automobiles déco-! rées aux couleurs papales défila sur la route balisée sur une longueur de plus de quatre milles, passant sous trois arcs de triomphe, entre deux rangs de maisons artistiquement pavoisées.Une foule que l'on estime à environ quatre milles personnes acclama le délégué à son arrivée à l'église de Saint-Basile.A 9 heures, Son Excellence le délégué chanta la messe pontificale en plein air.Un autel avait été placé sur le perron de l’église, ainsi qu’un trône pour le distingué officiant et pages sur l’emploi de l’article, par!Monseigneur l’évêque de Chatham, exemple.Apprendre à écrire le [ d’Ottawa, qui accom- derhnePnsée > ^M-cs-sion p{fgnc le délégué, et M.l’abbé Nor- bt.T-1 LL-iLi,‘hntl rl cr-rÂt n i m Hp N 1- Notre langue est ensuite archaïque à un degré que nous ne connaissons pas encore.Elle l’est dans l’acception des mots (je suis après étudier, au lieu de: je suis à étudier), dans la prononciation (c’est leu maison, i vient), dans la syn-1 taxe (j’en ai de besoin, on a de coutume) et dans le vocabulaire.Ce caractère lui communique parfois le charme des choses anciennes.Mais enfin, ce n’est pas le français d’aujourd’hui, et le Canadien qui veut écrire doit surveiller continuellement les expressions dont il se sert.bert Robichaud, secrétaire de S.E.Mgr Chiasson.Ce dernier, au trône, était accompagné de M.l’abbé Cajetan Poirier, curé de St-Louis de Kent, et du R.P.Léon, Bédempto-riste, de Québec, Mgr Grandbois, P.A., de Québec, représentant de l’évêque de Gravelbourg, assistait au choeur.C'est le R.P.Quélo, C.J.N., supérieur du Collège du Sacré-Coeur de Bathurst, qui prononça le sermon de circonstance.Il montra, avec une éloquence remarquable, le développement en Acadie du culte de la Sainte Vierge, rappelant que le roi de France Louis XIII avait Puis l'anglicisme a lancé d’in , , - , »«• , r- sidieuses expéditions sur notre ter-i consacre 5011 p?-s ,a a ( f ’ e" ritoire.Caché dans les fourgons dc|sus ^ flue les Acadiens avaient ap-l’industrie, du commerce, des I P°r*e ce , llBe avec eux et qu ils sports, des inventions nouvelles, il a pénétré les forteresses centrales.Il étouffe littéralement notre lun l'on conservé religieusement, ce qui assure la survivance de leur race.Le chant de la messe fut fourni gue des frontières.Et nos frontiè- par les membres de la chorale res sont interminables; et la pro-j d’Edmundston sous la direction du portion de notre population qui vit maître de chapelle, le Dr P.C.La-dans ces marches est très forte.| porte.Mme A.H.Landry touchait La réaction contre ces dangers j I °r8ue- or- ji,’ aurait été plus violente si le nom-1 A la communion, S.E.le délégué bre des Canadiens français qui sa-1 prononça une allocution; il dit le vent manier leur plume avec une grand désir qu il avait depuis long-précision absolue avait été plus j temps de visiter ce qu'il considè-grand.Mais il a toujours été sin- ire le “jardin du diocèse de Chat-gulièrement restreint.I.es connais- barn’’.sances grammaticales s’oublient ; “Je suis très heureux dit-il, d’être encore après le collège en compa- au milieu de vous à l’occasion de gnie du latin, du grec, de ia géo-j la fête de l’Assomption de la Vier-métrie.L’incurie règne en cette j ge Marie, de votre fête nationale et matière.Personne ne tient à hon-j du 150e anniversaire de la fonda-neur de parler et d’écrire un bon ! tion de la mère de l’Eglise du Ma-français.1 dawaska”.Une situation semblable est gra-1 “Je sais, continue-t-il, que le ve.Depuis des années, elle implore | Saint-Père aime beaucoup votre po-notre attention.Tels articles écrits ! pulation parce qu’il connaît les i! y a vingt ans seraient encore d’actualité aujourd’hui.Mais Us tomberaient moins dans le vide qu'autrefois peut-être.Car des indices d'un nouvel état d’esprit apparaissent ici et là.Des hommes, des sociétés ont abordé nos problè- souffrances endurées par vos ancêl très et que, comme le Chef de la grande famille chrétienne, il a une sollicitude toute particulière pour les peuples qui souffrent."Courage, toujours, chers Acadiens, dit le délégué, vous êtes la mes de philologie et de grammaire; j gloii e de l’Eglise catholique et la nos journaux ont plus de tenue.; joie du Saint-Père, et je vous ap- Ce sont des marques de croissance.Lorsqu'une nation conquiert le sol, il ne lui reste pas de temps pour s’instruire; quand elle conquiert ses libertés primordiales, la rudesse du parler est de mfce.Seuls, les loisirs, des richesses apportent le goût de l’élégance et de la perfection.Les Canadiens français atteindront plus tôt une solution de ce problème s’ils ne se fixent pas tout d’abord un idéal chimérique.On a fait des volumes fort cocasses avec des fautes que des membres de l’Académie française avaient commises contre le Dictionnaire et la Grammaire de l’Académie.André Thérive exercerait sa censure aver profit dans des journaux, des périodiques nu des livres qui nous viennent d'outre-mer.L’indulgençe est de mise et la modestie s’impose.En second Heu.pourquoi laisser nos préjugés, nos haines, quelque-1 fois aussi nos idées simplement, attribuer des responsabilités et lancer des attaques qu’un autre souci j que celui de la langue anime sou-1 vent?Une situation générale, complexe dans scs éléments, dépend ordinairement de la foule, d'un état d'e,sprit général, de facteurs historiques, ethniques ou sociaux.Tout le monde est responsable.Au lieu de chercher un houe émissaire, pourquoi chacun ne se bat-il pas la poitrine?Ces bornes posées, quels sont les moyens «le favoriser chez nous une étude plus complète de la langue, une connaissance plus détaillée de son archaïsme, une défense plus énergique contre l'anglicisme, l'enseignement de la grammaire historique.l'enrichissement de notre vocabulaire?Comment parer à tous les dangers?Comment soulever par le tronc cet arbre aux vastes branches?Ce problème, semble-t-il.est un problème universitaire porte à chacun, à vos familles, a vos paroisses, la sainte bénédiction’’.I.e délégué lit alors un message du Pape dans lequel Sa Sainteté bénit les Acadiens et prie pour ie succès de la fête nationale.Après avoir rappelé la mémoire du regretté Mgr Dugal qui dirigea avec zèle et générosité les destinées de la paroisse-mère du comté de Madawaska, le délégué montra l'institution des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph comme l’oeuvre qui fait le plus honneur à la population de notre région.Son Excellence donna ensuite la bénédiction papale.Après la messe, M.le curé Saindon lut une adresse des mieux soignées, exprimant au représentant du Saint-Père les sentiments de bienvenue de la population de St-Basile.la joie d'avoir au sein de sa paroisse le représentant du Chef suprême de l’Eglise catholique.\pres avoir fait une brève revue parler correctement sont des choses trop importantes pour que nous obligions ceux qui désirent y parvenir à se rendre en Europe pour compléter leurs études.Les obliger d'autre part à s’instruire eux memes, c'est les condamner à une perte de temps.Journalistes, orateurs, avocats, tous ceux qui auront à parler ou à écrire souvent, devraient pouvoir apprendre à fond leur km gue chez nous; et nous devrions leur fournir toutes 1rs facilités requises.('.’est nu pied d’une chaire que pourraient so former des spécialistes et s'acquérir une science fervente.Les oeuvres y naîtraient en même temps que la coordination, la direction, l'enthousiasme et l'inspiration.De ce coeur, le sang re-fluernil iusqu'atix extrémités en des pulsations plus pressées et plus fortes, Si la France elle-même juge que toutes ces études lui sont nécessaires, pourquoi notre province n'en vient-elle pus à la même conclusion'1 Notre parler n'est-il pas cent fois plus menacé, cent fois plus en danger, cent fois moins connu qu il ne l'est m France?., .11 est temps d'y songer.Car en-i Nos deux ! fin la langue est l’un des legs les j grandes maisons d’enseignement PiUs pr(i(,i(,l|x de l’Anrienne Fran supérieur ne pourraient-ils créer çr h ,a v,tlvf„p> Près de cinq mil-1 1 organisme approprie?Ecrire et 10„s d’habitants la parlent dans 1 Amérique, S’ils n’en conservent ni la pureté, ni la clarté, ni l’abondance, quels arguments sérieux auront-ils vraiment pour rn demander l’usage», en imposer le respert, en exiger la conservation?Puls-qu iis veulent l'employer, ils doivent lu connaître bien; et elle est si belle qu’elle mérite certainement une défense plus énergique.’ Léo-Paul DESROSIERS soir des activités religieuses du comte de Madawaska, il exprima au délégué les vifs sentiments de filiale soumission et de profonde veneration de toute la population française de St-Basile et de tout le Madawaska.Banquet au couvent Un grand nombre de personnes prirent le diner a la salle paroissiale où les cpnvives étaient servis par des dames et demoiselles de la paroisse, vêtues du costume d’Evangéline.Au couvent des religieuses hospitalières.un banquet fut offert à S.E.Mgr Cassulo, auquel prirent part S.E.Mgr Chiasson et tous les dignitaires religieux et laïques présents à ces fêtes.A la table d’honneur, S.E.te délégué avait à sa droite Mgr l’évêque du diocèse, et à sa gauche M.le curé Benjamin Saindon.Etaient aussi à cette table: Mgr Grandbois, Mgr Alfred Trudel.M.J.E.Mi-chaud.député fédéral et maire d’Edmundston, 1e Dr A.M.Sorma-ny, M.Wilfrid Verret, préfet du comté de Madawaska.le R.P.Quélo, supérieur du collège du Sacre-Coeur, M.J.L.St-Onge, ass.-sur.regional des chemins de fer nationaux du Canada.Presque tous tes membres du clergé du comté de Madawaska et des paroisses franco-américaines de la vallée du St-Jean étaient présents ainsi qu’un grand nombre de prêtres de toutes tes parties du diocèse de Chatham.En outre, on remarquait tout particulièrement te Père Antoine Comeau.ancien curé de St-Hilaire et de St-Léonard, qui en dépit de son infirmité actuelle, assista à ces fêtes.Il y avait aussi le R.P.Guertin.C.S.C., 1e R.P.A.Goguen, C.S.C., de l’université St-Joseph de Memraincook, MM.tes abbés Alphée Gaudet.curé de Cocagne, Boudreau et A.Leménager, de Moncton, 1e R.P.Hébert, du collège de Ste-Anne de Church-Point.te B.P.Lebel, C.J.M., de la Côte Nord, le R.P.Sylvestre, O.F.M.supérieur de la communauté de Tobique, tes RR.PP.Chartrand et Léon, rédemptoristes, te R.P.René Lamoureux, O.M.I., d’Ottawa, M.i’abbé Félix Dugal, de Rivière-du-Loup.et plusieurs laïcs distingués du comté.La salle du banquet était décorée aux couleurs papales.Le service fut fait par des jeunes filles vêtues en Evangélines et l’orchestre, sous la direction de Mme Arthur Cyr, de Madawaska, Me, fit tes frais de la musique.Les discours A 3h., une foule que Ton estime à plus de 5,000 personnes se pressait sur la place de l’église et du presbytère pour entendre tes discours au programme de la journée.De la galerie du presbvtère les orateurs se firent entendre de toute cette foule grâce à une installation de haut-parleurs.La fanfare d’Edmundston, dirigée par M.Ez-zie, en l’absence du directeur Léo Poulin, exécuta dans te cours de l’après-midi un beau programme musical.Ce grand ralliement national fut présidé par M.le docteur A.-M Sormanv d’Edmundston.en sa qualité rie président de notre société mutuelle I.’Assomption.M.le curé Saindon souhaita la bienvenue à Son Excellence te délégué, à S.Ex.Mgr Chiasson, à tous les membres du clergé et h toute cette foute d’origine française, tant du Canada que de l’Etat du Maine américain.M.l'abbé Hevey Le premier orateur fut une voix du Maine.M.l’abbé E.Hevev, eu ré de Saint-David, apporta les hommages et les voeux de cordiale amitié de nos compatriotes américains.Il expliqua pourquoi les Ma-dawaskaiens canadiens et américains aiment tant leur petite patrie tout en étant tes sujets fiers et loyaux de la grande patrie.Il termine en rendant hommage à la mémoire de feu Mgr Dugal et de feu l’abbé Swéron, ancien curé de F •'nchville, qui.tous deux se dé-èrent pendant un demi-siècle a ».service des âmes.S.E.Mgr Chiasson Le vénéré évêque de notre diocèse.de sa voix sympathique que nous aimons tant à entendre, remercia te délégué apostolique, re-présentant distingué du roi temporel de la Cité Vaticanp et du Chef Suprême de 300 millions de catholiques vivants dans toutes les par ties du monde, rie la bienveillance obligeante qu’il manifeste aux Acadiens en assistant à leurs manifestations nntionales.Monseigneur Té-vêqnc démontra te progrès accompli depuis 150 ans sur cette terre nu Madawaska : tes quatre familles de 1785 se sont développées en une population de plus de 29,000 catholiques; tes forêts et les terres incultes or) été transformées en des prairies verdoyantes donnant à ceux qui tes habitent l'aisance et une certaine richesse.“C'est, dit l’évêque, une fête de reconnaissance envers la divine Providence et de confiance en l’avenir que nous célébrons aujourd’hui.Le miracle acadien s’est fait par Dieu à la prière de srs saints; pour qu’il se continue 11 faut conserver tes vertus des ancêtres, vertus de courage, de foi et de confiance en la divine Providence.Il faut accepter comme eux te travail et la pauvreté''.Mgr Chiasson donna ensuite de sages conseils à la jeune génération; il recommande de donner beaucoup d'attention à l’agriculture et surtout à la colonisation.Il faut qu’à l’exemple des ancêtres la jeunesse continue à faire reculer la forêt du Madawaska et à s'emparer du sol pour en tirer ensuite cette subsistance nécessaire et généreuse que la terre donne » ceux qui la soignent.M.Guy Vanier M.l’avocat Guy Vanier, de Montréal, rappelle tes origines des trois grands groupes de langue française que nous voyons en Amérique: l’Acadie, la province de Québec et la Nouvelle-Angleterre, 11 nous démontre pourquoi ces groupes ont dû travailler à leur survivance dans l’isolement, comment s’est créée cette survivance et pourquoi il faut aujourd’hui établir une liaison plus étroite entre ces groupes pour nous assurer de grands succès dans l’avenir.M.Vanier, en établissant par des statistiques intéressantes notre position dans te Canada, au point de vue religieux et national, nous don- (Suite à la page trois) L’Ecole des sciences sociales de Montréal AVANTAGES DE L’ENSEIGNEMENT QU’ON Y DONNE La formation de théoriciens n'est pas 1e but que poursuit l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de Montréal.Elle enseigne, il est vrai, la théorie, mais en indiquant à ses élèves les moyens de l’appliquer à la pratique.Cette théorie devient pour eux un fil conducteur grâce auquel ils pourront mieux se guider ou se préparer à guider les autres que s’ils n’avaient pour y réussir que les leçons d’une expérience plus ou moins longue et souvent incomplète.Les leçons de la pratique ne sont pas à dédaigner, mais une théorie sûre et saine en accroît la force en décuple l’efficacité.Les élèves entreront aussi dans la vie avec une intelligence et un jugement plus tôt mûris, pourvus de connaissances spéciales qui leur permettront de réussir plus vite, de mieux se distinguer, d’inspirer plus de confiance, de se classer de bonne heure parmi l’élite.L’Ecole les aura ainsi mis par son enseignement spécial, à pied d’oeuvre et préparé à leur tâche et à leurs fonctions.Us auront donc obtenu à la fréquenter un premier résultat pratique.D’autres suivront vite.Pour tous renseignements sur le programme, tes conditions d'admission, tes horaires de l’Ecole, s adresser par écrit au directeur de l’Ecole.1265 rue Saint-Denis, Montréal.Paris en Fête Séjour de huit jours dans la ville-lumière pour l'ouverture de la brillante saison d’automne.IVz jours à Londres.Visite de la ville et excursion au Château de Windsor.1 jour à Bruxelles avec visite de la ville.Excursion à la Malmaison et Versailles.Départ le 29 septembre par L’Empressof Britain Retour via New-York par le CHAMPLAIN, de la Cia Générale Transatlantique Tous frais principaux compris.Traversées en touriste 25 jours.$ 298 Voyage facultatif en Italie.S'adresser aux organisateurs; Voyages Hone Suite 103, “University Tower’’» 660, Ste-Catherine O.HA.3284 Pour dé+ruire Sûrement et vite les mouches et les punaise» i*r:B —employez le MYSTERIEUX Vendu partout 10 ozs 40c.— 20 ozs 65c.40 ozs $1.00 MYSTERIOUS CHEMICAL CO.Montreal, R.Q.e ^ pou/?7^ $45 et plus ^ DÉPART, 29 août, 11 heures 30 du soir ARRIVÉE, à New York, dimanche 2 ( septembre Projeter un merveilleux voyage de quatre Jours en mer, à bord du plus grand paquebot i classe unique qui soit, et une visite à New-York pour La Fête du Travail.Sports de bord, dancing, divertissements, excellente nourriture, air tonique de la mer.Renseignez-vous auprès de votre argent— French Jlne rfk A.LABELLE IIM Plaee Philippe, Montréal, Can.T*l.i MArqnette W«l Rhumatisants!.Avez-vous Essayé AREX?Recourez è Arex dès que le rhumatisme vous attaquera.Ce composé, fruit des recherches du Dr Weil, soulage U douleur et aide la nature à se débarrasser de cet hôte malcommode.Efficace dan» le traitement de le grippe, névralgie, maux de tête.Exigez "AREX".N'acceptez aucun substitut.En vente dans routas les pharmacies.CONTRE LE RHUMATISME a?'* *"*er TàSSr^»-' "lér.Maux de Tête Toujours soulevés , P*r AMTALGINEv ' Wc7°'< _ ^F/ts ^ VOLUME XXV — No 190 — CALENDRIER — Demain: DIMANCHE, 19 AOUT 19M 13 Pente.Du dira., semld.lever du soleil, 5 h.04.Coucher du soleil, 7 h.02.Coucher de U lune, 11 h.34.Dernier quart, le î.a ih.33m.du matin.Nouvelle lune, le 10, à 3h.52m.du matin.Premier quart, le 17, à llh.39m.du soir.Pleine lune le 24, à 2h.43m.du soir.Dernier quart, le 31, à 2h.46m.du soir.DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press1’, de l1“A.B.Ce*1 et de la “C.D.N.A.11 Montréal, aarnedi 18 août 1934 — DEMAIN — TEMPS PROBABLE BEAU ET CHAUD Hitler prononce à Hambourg le principal discours de sa campagne préparatoire au plébiscite de demain Christianisme positif - Il faut un gouvernement central puissant - Personne désormais ne portera le titre de président du Reich -Les ennemis de l’Allemagne - Destruction du régime des partis - L’égalité avec les autres puissances |e forcerai les coupables à s’agenouiller devant l’autorité et la tête de l’Etat naziste Hambourg, 18 (S.P.A.) — Le Führer a prononcé dans cette ville, il y o quelques heures, le principal discours de la campagne prépara-toirp au plébiscite de demain sur la concentration, entre ses mains, des pouvoirs de président et de chancelier du Reich.Au point de vue religion, il a dit: l'Etat naziste professe un christianisme positif.Je m’efforcerai sincèrement de protéger les deux grandes confessions chrétiennes et leurs droits, de les maintenir dans leurs doctrines.Il a exprimé l’espoir d'ajouter à l’honneur attaché au titre de chancelier du Reich.Le Führer a parlé dans une salle relativement petite et sans recourir à la mise en scène accoutumée: musique, éclairage, évolutions de troupiers d’assaut.Autant il avait paru las le 13 juillet, autant cette fois il semblait vigoureux.Voici en résumé ce qu’il a dit: Pour remédier à la situation du Reich, il faut un gouvernement central puissant.Le maréchal-président était une personnalité unique, inégalable.Il a exercé dans sa plénitude la mission de président du Reich.Personne désormais ne portera ce tilre.Si logique que soit la fusion des charges de président et de chancelier, et si constitutionnelle et légale que soit la solution que le gouvernement du Reich a apportée au problème qu’elle constituait, je dois refuser de tenir simplement du décret-loi le droit d’effectuer cette gigantesque modification au régime du Reich.Non! Le peuple se prononcera.Sans anticiper sur la forme que prendra définitivement la constitution du Reich, je crois pouvoir dire que j’espère réussir à ajouter à l’honneur attaché au titre de chancelier de l’Allemagne.J’aurais préféré consulter Je peuple avant d’accepter la fusion des pouvoirs, mais je craignais qu’il ne fût préjudiciable à l’Allemagne de la laisser plusieurs semaines sans chef.Pendant l’agonie du maréchal-président von Hindenburg, certaines manchettes de la presse étrangère, par exemple celies où l'On annonçait l’écroulement pro-rhain du nazisme, montraient qu’en certains milieux on caressait l’espoir de voir le Reich dans une situation qui eût permis de semer la confusion dans l’opinion publique de l’Allemagne et dans celle de l’étranger, ce qui eût accru l’incertitude internationale.Discipline absolue Après avoir souligné la nécessi-fé d’une discipline absolue chez les troupiers d’assaut et dans les divers autres organismes du parti naziste, il a énoncé son attitude au point de vue religion.II a ensuite reparlé des ennemis de l’Allemagne.Nous avons de cruels ennemis dans le inonde.Quoi que nous fassions, une méchante clique internationale présentera toujours nos actes sous un faux jour.Ces gens-là espèrent voir notre peuple à nouveau en proie à la discorde.La folie politique des jours qui ont suivi la guerre avait divisé la nation entre 411 partis.L’union politique devenait indispensable à la vie économique même du pays.La vie économique du pays ne se décompose pas en commerce intérieur et en commerce extérieur.Elle est tout entière inhérente au peuple.Or une vie économique saine est impossible lorsque la pourriture politique met fin à toute autorité.Plus les embarras économiques sont grands, plus les décisions gouvernementales sont importantes.l’n gouvernement qui reçoit des directives de 30 à 40 partis ne peut pas prendre de décisions claires.A mon entrée dans l'arène politique.je me suis juré de détruire le régime de partis et d’y substituer la cohésion nationale.A la fin de la guerre, 1rs perspectives de l’Allemagne évoquaient dans le domaine politique le désastre de notre corruption religieuse d’il y a des siècles.Contre tous les partis Le Führer a ensuite parlé de dif-fieultés auquel il s’est heurté au cours de sa carrière, difficultés qui provenaient, a-t-il dit, de préjugés d’éducation et de tradition, préjugés qui n’étaient pas nécessairement malveillants.J'étais convaincu que si l’abnégation était possible en temps de guerre, elle devait l’être aussi en temps de paix.Je me mis a l’oeuvre il y a quinze ans, sans argent et sans influence, contre tous les partis, contre le capitalisme et sa presse, contre l'opinion publique, contre la puissance de l'Etat même: Aujourd’hui, mon combat a abouti à un succès qui sera qualifié de tournant dans l’histoire.La justesse de mes idées est prouvée.Plusieurs ne comprennent pas encore la nécessité du nouveau mouvement.Le royaume dn Dieu n’appartient pas aux tiè- ESJAHDIWS 6 0 70.RUE SAINT-DENIS LE PLUS GRAND MAGASIN DE FOURRURES AU CANADA.-V* .r^S'V Faust* impression.AVIf IMPORTANT L« publie Mi iOUA l’imprewlon que che* Langeller.11 ne se vend que des TêAlOê.pianos, etc.Nous tenons à lui faire savoir que nous avons un des plus grands rayons de MEUBLES à Montreal, couvrant plus de 30.000 pieds de puncher de meubles de toutes sortes y compris tapis prélarts, ustensiles de cuisine, ba-ayeuses, etc,, déliant toute concurrence.P1 ta 510 SAINTE-CATHERINE EST (PRES BERRI) Rien ne manque t — c'est complet QUINCAILLERIE — APPAREILS de PLOMBERIE et de CHAUFFAGE et ses ACCESSOIRES — PEINTURE — VITRE — PAPIER-TENTURE — APPLIQUES ELECTRIQUES — RADIOS — USTENSILES DE CUISINE, ETC.— OUTILLAGE pour tou* METIERS — ARTICLES SPORTIFS, ETC.eterm HænnsaAL Tél.LAncsster 0251 Angle St-Denis et Ste-Catherine LES MAGASINS FfeSHlON-gRAFT.Jechadâeuï, limitée Maison essentiellement canadienne-française Concessionnaires des célèbres vêtements FASHION-CRAFT de fabrication canadienne-française Aux Pharmacies modèles Goyer — C ast la qualité qui prime tout.Quand U s’agit de remèdes, c’est une question de haute Importance Pensez-y et transmet-tez-nous vos commandes.— Nos prix sont raisonnables et notre service de premier ordre.DEUX PHARMACIES 256, SAINTE-CATHERINE EST (près Ste-EHsabeth) 1278.SAINTE-CATHERINE EST (coin Visitation) Tél.Studio: LA.547* Domicile: AT.3695 PHOTOGRAPHE MONTREAL 306.RUE SAINTE-CATHERINE EST 4 réfrigérateurs de marque LE CHOIX DE LA QUALITE ?CHATELAINE • GENERAL ELECTRIC KELVINATOR WESTINGHOUSE et plus Venez les voir.CONDITION» DE PAIEMENT LES PLUS FACILES EN VILLE 500, Sta-Catherlna I, (Coin Berrll MArquette 6201 aras y» * Nous vivons périlleusement, a-t-on dit souvent! Chez nous combien ont conscience de ces graves réalités?Combien s’en doutent?Tout Canadien français d’esprit et de coeur bien faits devrait, à la vérité, porter en son àme une grande inquiétude, l’inquiétude patriotique.Combien de la jeune génération, dans les petites et dans les grandes écoles, sont élevés dans cette atmosphère d’anxiété et de devoirs poignants?Les réactions de nos énergies défensives sont-elles en rapport avec la grandeur du péril?Que sont Jes faits?Nous avions toute la province de Québec à notre disposition dont nous pouvions nous emparer, ou que nous pouvions garder.Province immense où les cultivateurs pouvaient s’établir.Et pourtant ne compte-t-on pas 25.000 anciens cultivateurs à Montréal dont la plu-p rt sont dans Je dénuement?Plusieurs des nôtres sont devenus petits employés à salaires de famine.Par suite de la concentration des affaires par les Anglais et la formation des trusts, les avocats et les notaires manquent d’emploi.Partout nous sommes devenus ser-v leurs.Nous sommes pourtant chez nous, en majorité, et si nous l’avions voulu nous aurions pu faire vivre grassement de grandes entreprises.de grands magasins ca-nadiens-fra ncais.Et pourtant notre argent est porté chez les Anglais, en minorité, comme chez les Juifs.Ceux-ci contrôlent les choses nécessaires à la vie: voyez comme nous dépendons de leur monopole! Et la liste se prolonge à l’infini de nos reculades dans le domaine économique.t.a Ligue d’achat chez nous vous propose quelques réflexions sur un thème nouveau: A quoi serviront nos grands ralliements et nos protestations de pa triolisme, si dans la vie de chaque jour, dans chacun de nos actes, petits ou grands, nous ne prenons pas, une fois pour toutes, la ferme détermination de réfléchir, agir en Canadiens français?Tout est là.Il faut que chacun soit le chaînon indispensable au maintien et a l’avancement de l’industrie.du commerce qui sert à Ut CHEZ Emile Thisdale Vente izisonnière de COMPLETS Valeurs de $20.à $30.pour ‘12” ~ ‘15” ~ ’18” - ’21” Aussi k prix réduits: CHAPEAUX, CHEMISES, CRAVATES.ETC.335, STE-CATHERINE EST, près St-Denis rCLCCLJCES Notre meilleure réclame — c’est la satisfaction qu’obtiennent toujours nos clients dans l’achat de leurs tourrures.Pour la qualité et les bas prix, il faut aller chex JpKReid Petite annonce 1473 RUE AMHERST Coin Oemontigny grandes râleurs.CHOCOLATS FINS 366, rue Sherbrooke est Montréal Superbes Souliers d’Automne Modèles très exclusifs Prix à la portée de tous AIUSTEMENT PARFAIT — SERVICE COURTOIS AU PETIT SALON f.X.La SALLE & Eils 562 Ste-Catherine Est - Entre St-Hubert et Serri —; , y: Optomé- tristes- Opticiens MONTREAL a VHAtet- Dteu CARRIERE « SENEGAL LIMITER 271 RUE SAINTE-CATHERINE EST TEL.LA.7070 ABONNEZ-VOUS A La Gazette Littéraire Le seul journal mensuel de critique et d’information littéraire au Canada) Prix de l’abonnement.0.50 sous par anné».i Envoi d’un numéro spécimen gratis sur demandai La Gazette Littéraire 1750, rue Saint-Déni* mr™ .rwr-ri- Montréal VS Fabrique: 4835, avenue Coloniale Montréal *EQJ&/rcfiler& Cte LES GRANDS corsetiers de luxe Aussi distributeurs des meilleures marques de corsets de fabrication canadienne.803, RUE SAINTE-CATHERINE EST.angle St-Hubert ” •* Il iV ", TT T ’ - Tél.LAncaiter 5063 Cic St-Jacques Electrique ENTREPRENEUR$-ELECTRICIENS LICENCIES PAUL TURCOTTE et GEORGES BEDARD 322 OEMONTIGNY EST MONTREAL wtrnm LA VENTE DU 30 ième Anniversaire se continue itec grand succès, tu nos bas prix Venez voir Théo, bonin ces valeurs président.COMPLETS D ETE Tissus populaire».La grande {) OQ râleur possible pour «WW et autres prix d’aubaines.Ml SM-CATHEMNB EST Coin de U rue Saint-André JSZI RUE ONTARIO EST : :— HA.3622 Heures de bureau: 2 à 7 p.m.Rés.: 507 CHERRÎER Tél.CH.9350 Dr J.-M.-A.VALOIS Dr J.-A.-G.GOUIN Dr J.-A.-E.Beaudoin ELECTROTHERAPIE CHIRURGIEN-DENTISTE MEDECIN 966 RUE SAINT-DENIS 364 RUE SHERBROOKE EST.(près St-Denis) 1615 RUE SAINT-HUBERT MONTREAL Tel.LAncaster 5666 MONTREAL rrrrr base même de notre vie économique.Achetons chez nous! Mot d’ordre qui plaira à tous nos producteurs, manufacturiers, surtout petits marchands.Que chacun fasse sa part! Laurent DUCHARME, prêtre Jacques Cartier (Extrait du “Bulletin paroissial”) On a beaucoup écrit sur Jacques Cartier à l’occasion du IVe centenaire de la découverte du Canada.On a dit l’héroïsme du pilote et la foi du chrétien et le patriotisme du Français et nous espérons que toutes ces nobles leçons porteront leurs fruits, que la jeunesse d’aujourd’hui, connaissant mieux le découvreur, retrempera son courage au contact du grand homme et se sentira éprise elle aussi de conquêtes pacifiques, d’aventures peu banales, de constance dans l’effort.Prêt Nous voudrions aujourd’hui souligner un trait de la vie de Jacques Cartier qui, à nos yeux, est pour lui plus glorieux encore que le fait de la découverte du Canada, de la prise de possession ou des explorations.Lorsque le roi François 1er fit appel à Cartier, il était prêt.Dès longtemps il s’était préparé à la grande aventure.Comment?Il connaissait le rude métier de navigateur.Il savait que pour une expédition comme celle qu’on lui confiait, il fallait s’entourer d’hommes de première valeur.Il était prêt à detarder son départ plutôt que de le faire à la hâte.Son esprit d’observation s’était longuement développé et ses descriptions minutieuses des terres, des animaux, des bois, des oiseaux, des poissons laissent assez entendre qu’il savait voir.Il était sûrement au courant des expériences de ses prédécesseurs.Parti pour chercher une route vers les Indes en même temps que de l’or, il ne trouva nî l’un ni l’autre.Mais cet échec qui avait auparavant découragé des explorateurs ne découragea pas Cartier.C’est que son âme s’ouvrit à la vision magnifique d’un empire immense à donner à son Roi, d’une moisson d’âmes à donner à son Dieu.Il était prêt.Sop coeur était prêt à laisser ces nobles pensées l’envahir, parce que son patriotisme était éclairé et sincère, parce que sa foi était ardente et vivante.Son action sur François 1er C’est lui qui a convaincu les rois de France de leur mission apostolique.Tous, après François 1er, on tenu à faire de l’oeuvre de la Nouvelle-France une ^ oeuvre d’apostolat.Qu’ils n’y aient pas mis toute l’ardeur, toute la constance ou’ü aurait fallu, c’est un fait que l’nis-toire constate.Mais elle ne peut pas non plus ne pas constater qu’à cause de cette poussée initiale, imprimée par Cartier, et que d’autres Français aussi grands que lui ont acceptée, la France a écrit ici une des pages les plus glorieuses de son histoire, une épopée merveilleuse et unique au monde dans l’histoire de la colonisation, celle de nos origines.Pas un illuminé Et pourtant Cartier n’était pas un illuminé.Et les croix qu’il a plantées, l’Evangile qu’il a lu aux sauvages d’Hoehelaga, le pèlerinage qu’il a fait à la Vierge, dans la forêt froide de Stadaconé, ne lui ont pas fait tublier les profits materiels que la France pouvait esperei de cette terre neuve et riche qu u venait de découvrir et d explorer.Cartier, quand il partit pour 1 ne-roïque recherche de la terre inconnue, était prêt à servir de son mieux et son Dieu et son Roi.C’est ce qui f*i» s» vrale 8raa' dfiir.Et nous?Etre prêt, en toute occasion, voilà ce qui manque à tant de nos Canadiens d'aujourd hui.Et cext pourquoi la leçon de Cartier esr plus que jamais opportune a médi-ter.Nous souhaitons que nos jeunes lisent son histoire, dans l’abbe (Suite à la page cinq) — Au Qu.rtler L.ttn — Le chez-soi de l’élite can.-française Hôtel Pennsylvanie (A l'épreuv* du fèu) 1254 SAINT-DENIS. i >*>>»>»>¦>> > >•»¦> >>»»»» it (suite.Vous êtes plus psychologue que moi.madame.Voilà ce que cela prouve.Non, cela prouve que je ne cherche pas, comme vous, midi à quatorze heures, que si j'étais jeune homme ri que l'on m'offrit une icune fille gaie, spirituelle, riche et olie, Je lui ferais la cour sans me iemander pourquoi elle rit au lieu le pleurer.— Vous auriez sans doute parfaitement raison, madame, Souf-'rez.cependant, que le sois un peu plus circonspecl.Loin de moi In pensée, — ai-je besoin de le dire'’ de méconnaitre, rn quoi que ce soit, les charmes et les qualités de Mlle de Distré, Je vous demande seulement la permission d’étudier si nous sommes faits l’un pour l’autre el si je me sens capable de la rendre heureuse Et ca va durer longtemps, celle étude-là’’ —¦ Je n’en sais rien, madame, cela dépendra.— De quoi?— De mon aptitude à déchiffrer l’énigme dont je parlais tout A i l’heure.Que les gens d'aujourd'hui isonl donc compliqués! s écria la PROCHAIN MARIAGE On annonce le mariage de Bernadette Saint-François, fil M.et de Mme N.Saint-Frai avec M.Jean Goulet, fils de Goulet, décédé, et de Mme G La bénédiction nuptiale leur donnée le 1er septembre proc a huit heures et demie, en la pelle des Sourdes-Muettes, p Saint - Louis-de-France.Vi faire-pa rt.25 ans, 25,00( TUE CHAQUE LECTEUR IN TROUVE UN AUTRE JUT SERA DEPASSE.fl s comtesse.De mon temps, on n’en cherchait pas si long.Mon mari, qm n’était pas plus hèle qu’un autre.m’avait vue trois fois, quand il m a demandée en mariage.Et “voir” une jeune fille, à rrttc époque, consistait à la saluer quand elle passait en calèche découverte, à se trouver sur son chemin A In sortie de la messe pour lui offrir l'eau bénite, et A danser avec elle le quadrille des ' lanciers'.Nous n’en avons pas fait un plus mauvais ménage pour ça.Vous, au contraire, vous jouissez d'une liberté complè-te.vous avez des téle-A-tête presque quotidiens, rl vous n'éles pa- i capables, nu bout de quinze jours.^ de dire ce que vous pensez l’un de l'autre.— Vous avez demandé à Mlle de Distré ce qu'elle pense de moi?— Jamais de la vie.C'est pour VOUS que je parle.Elle, je ne l’ai mise au courant de rien.Je me suis bien gardée de lui soumettre l’idée qui m'est passée par la tète.Je m’en réjouis quand je vois combien vous vous aventurez lentement.et prudemment.On fait comme on peut ” Cette conversation ne modifia en rien ni les indécisions du lieutenant de Limeray, ni le mécontentement qu en éprouvait Mme de Distré.Ainsi fut.une fois de plus, démenti ce fameux et discutable proverbe: “Du choc des idées jaillit la lumière." La lumière ne s'était pas faite dans l'esprit d'Hubert qui continuait A se demander, non sans quelque anxiété, ce que cachaient la désinvolture, l'enjouement, l'entrain extraordinaire de Martine.Et la vieille dame n’apercevait pas, j non plus, pourquoi sa petite-niéee.j douée de qualités extérieures si | captivantes, restait énigmatique pour le jeune officier.Elle le restait pourtant Hubert éprouvait In tenace Impression de se trouver en présence d’un mystère.En vain tâchait-il de se raisonner.de juger ses craintes absurdes.de se dire: “Que puis-je lui reprocher?” Aucun reproche, en effet, n’eût été justifié A l'égard de Mlle de Distré.Elle avait apporté, dans i le vieil hôtel sombre de la rue Hau-te-Saint-Pierre, comme un rayon de soleil.Son rire sonnait clair dans le grand salon, d’ordinaire silencieux.Quand Hubert entendait son pas léger frôler les marches du grand escalier de pierre, quand elle entrait, désinvolte et pimpante, un sourire dans les yeux et sa moue drôle aux lèvres, il la trouvait charmante 11 la jugeait bonne quand il était témoin de son affectueuse déférence pour sa vieille grand'tante et des soins qu'elle lui prodiguait Cette déférence et ces soins ne paraissaient point inspirés pnr des vues intéressées, Martine avait pour la douairière des attentions toutes filiales.Elle l'entourait de prévenances.Elle l’égayait, comme elle égayait la maison tout entière.Si Mme de Distré n’avait jamais cessé d'être présente dans le grand salon où était reçu le lieutenant de Limeras, il est fort probable que celui-ci eût acquiescé, sans grande hésitation, au projet qu'elle avait formé.Mais, croyant faciliter l'entente des deux jeunes gens en les ! laissant seuls, la vieille dame, plus romanesque en cela qu'avisée, saisissait le moindre prétexte pour se retirer.Hubert et Martine restaient à causer ensemble, e» c’était de ces entretiens sans témoin que le jeune homme sortait, plus que jamais, indécis.Uertcs la jeune fille ne cessait pas d’être aimable pour lui.quand sa grand'tante n’était plus IA, Elle était assez rompue aux modernes usages qui admettent entre jeunes hommes et jeunes filles une camaraderie jadis réprouvée, pour ne témoigner aucune gène de cette absence de chaperon.Mais Hubert avait l'impression très nette que sa rnnversation, tout en demeurant enjouée, prenait un ton plus banal et que Mlle de Distré se refusai» alors, presque systématiquement.à laisser voir le fond de sa pensée.Quelque effort qu'il fit pour l’amener A parlor de ses goûts, de ses idées, de ses rêves d'avenir, elle en revenait toujours à des considérations générales el parvenait à échapper A ses questions, pourtant discrètes.h Quel était le motif de ce merf ,r“«ir?Il s'ingéniaii ment à le deviner.Mlle de sans avoir élé mise flu COur projets de sa grand’tante e Hle soupçonné quelque 5 oyait-elle, tout au moins.I>eri de Limeray un pré possible?Dans ce cas.ch elle à le décourager, ou.par hile manège de coquetterie, tirer plus sûrement?EtaiG contraire, complètement ig de tout, ne regardant Hube comme un jeune homme sa séquence, et n'ayant pas m pensée qu'il pût songer A der sa main?Autant de questions ins Autant de problèmes sur I rien ne venait lui donner h dre éclaircissement.(A suivre) Ce Joumsl est tmpriml tu no 4» ru» Notre-Dame eet.* Montrétl, par f'tmpri-mert* Populaire l* reeponsteuit* lia,/-t4»v «ditrice-propnstair*; Osortss Pnq.tier.4ir*et«ur-(értnt.y ' < LE DEVOIR, MONTMAL.SAMEDI 11 AOUT 1934 VOLUME XXV — N» 190 1 Feu le P.Eugène Berger Des Missions Etrangères de ia province de Québec (Pont-Viau) L’épreuve s'acharne sur la jeune Société des Missions-Etrangères de la province de Québec: dans l'espace de neuf mois, trois missionnaires en pleine jeunesse sont tombés nut champs d'apostolat.Le plus âgé n’avail pas encore 35 ans.Après le Père Victor Champagne, décédé le 8 novembre 1933, à l’Age de 32 ans, et le Père Emile Charest.assassiné le 13 février 1934, a l'Age de 33 ans, c'est le Père Eugène Berger, âgé de 34 ans el 10 mois, qui vient de payer son tribut à la mort.Eugène Berger était né à Saint-Epiphane, le 1 octobre 1899, de feu Isidore Berger et de feu Claudia I.e-bel.Après de brillantes études au séminaire de Rimouski el au séminaire de philosophie de Montréal, il embrassait la carrière missionnaire et entrait dans la nouvelle Société des Missions-Etrangères de la province de Québec, fondée par l’épiscopat le 2 février 1921.Le séminaire qui devait le recevoir pour sa cléricature n’étant pas encore construit, il commença ses éludes théologicpies au (îrand Séminaire de Québec, pour les coitlinuer en 1924 au séminaire du Pont-Viau qui venait d ouvrir ses portes.Le 29 Juin 1926, la Basilique de Montréal était témoin de son ordination sacerdotale, et le 10 septembre suivant, elle le revoyait dans une cérémonie solennelle de départ pour les Missions.L'une et l’autre de ces cérémonies étaient présidées par S.E.Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal.Au séminaire de Moukden, où il aborda l’étude de la langue el des moeurs chinoises, sous la direction des prêtres des Missions-Etrangères de Paris, le Père Berger montra les qualités d’intelligence el d’adaptation qui le caractériseront toute sa vie.Une année s’était à peine écoulée que déjà, plein d’ardeur et de zèle, il courait aux conquêtes pacifiques de l’apostolat.Le poste de Taonan vit les prémices de ses travaux, comme il devait voir les dernières années de ses féconds el obscurs labeurs.Mais c 'est aux postes de ruohuan et de Chang Stn Toun que le Père Berger a montré s» mesure, qu'il a manifesté, avec son savoir-faire, son esprit d'abnégation et de sacrifice Le Père Berger avait toutes les qualités du missionnaire zèle, activité, confiance.gaieté, désintéressement, énergie 11 fut de plus un réalisateur.Ce fut son activité débordante et le besoin qu'il axait de se dépenser el de se donner qui l'ont use avant l'âge.Il meurt apres huit ans de mission.La bonne et la confiance ne l'ont jan té: il est reste calme et j>.face des plus grandes di des dangers du bandilistn mort.Dix minutes avant rir, il a tite chambre avec toiture en terre que ses chrétiens voulaient bien lui prêter."Dans cette pauvre chambre chinoise, a-t-il un jour écrit, c'est un véritable problème de trouver, aux jours de pluie, un coin où l’eau ne nous coule pas sur la tête.” A ce travail de pionnier, le Père Berger a voulu ajouter une oeuvre non moins difficile et non moins délicate; le groupement des immigrants chrétiens.Vers les années 1928 et 1929, la Mandchourie recevait chaque année plus d’un million d'immigrants.Sur ce nombre, se trouvaient des catholiques.C’était un devoir urgent pour les missionnaires que cie les rechercher, les organiser, et si possible, 4les grouper.Cette oeuvre avait attiré l'attention du Délégué apostolique, aussi avait-il demandé aux Ordinaires de Mandchourie de lui donner tout le soin qu’elle méritait.Mgr La-pierre.connaissant le dévouement et l'activité cie son missionnaire de Tuehuan, lui confia cette oeuvre délicate.Le Père Berger se cnit au travail sans retard.I! acheta, à 3 milles de soit poste, des terrains vacants.Il les divisa en lots à cultiver, fixa l’endroit de l’église, de la résidence et des écoles, puis au printemps de 1929, il y dirigea près de 200 chrétiens.D’autres familles vinrent se joindre dans la suite à celles-là, de sorte qu’aujourd’hui cette colonie compte 750 chrétiens.Elle s'appelle Cheng Sin Toun, c'est-à-dire village du Sacré-Coeur.l'n second groupement fut tenté, cette fois à 18 milles de Tuehuan et placé sous le patronage de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, puis un troisième à Mananchan.Malheureusement, ces groupements ayant pris naissance à l’époque des incursions des brigands et les habitants n’étant pas suffisamment protégés, ils furent ruinés et dispersés.Le Père Berger attendait la pacification complète du Mand-, ehoukouo pour reprendre cette oeuvre qu'il a toujours regardée comme son oeuvre de prédilection.En 1930, il quittait Tucîiuan pour le poste de Taonan qu’il devait ac-cuper juxqfi'à son départ pour le I Canada ( mai 1934).Dès son arrivée, il construisit un dispensaire qu'il mit sous la direction des Soeurs missionnaires de ITmmacu-lée-Coneeption et une école qui a pris en quelques années de magnifiques développements.Le Père Berger ^tait fier de cette école à laquelle d portait un intérêt marqué.Commencée bien modestement, elle i abrite actuellement 750 élèves dis-| tribués en 12 divisions, dont 7 di-î visions pour le cours élémentaire ! primaire, 4 divisions pour le cours tes les ressi re et de sc ne pouvait exsgei humeur ai s quit-ux en ultés, , ,., , .le la 1 •inventaire supérieur et une dm- ix minutes avant -I mou- LV'?'1 1,011 r le ('ours préparatoire à dit aux religieuses cl aux i1 h241 1 sou le mot, 25c minimum comptant.Annonce* facturées, IHo te mot.50c minimum.NAISSANCES, FIANÇAILLES.PRO-CHAINS MARIAGES, MARIAGES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND’MESSES, REMERCIEMENTS POUR SY51PATHIES ET AUTRES, *1 00 par insertion suivant la formule ordinaire chaque mot additionnel 2 cents.BUREAUX A LOUER à très bonnes conditions.S’adresser à 3 Notre-Dame est, chambre 6.Emploi demandé Comptable, expérience consommée, meilleures références, organisation de compagnies, administration, ouvrage à l'heure ou à forfait, jour ou soir, ville ou campagne, une entrevue est sollicitée, prix très modéré.Tél.DOIIard 8643.Jna.VENDEUR DEMANDE Vandeur bilingue pour département de* hrOleur* k l'huile, «ouffleurs k charbon, fournaise», équipement de chauffage général Vraie chance pour homme actif S»-dreaser k J Davidson, 1200 Arahertt.d* 9 h 30 k 11 a m demain Jmo.MAISON D’EDUCATION Collège bilingue Coure classique et commercial.Facilité exceptionnelle pour apprendre l'anglal» Communication» facile» avec province Québec Pension |175 Unl-vivatté tenue par Père* Eudlstè» Demandez prospectus CoUêge Sainte-Anne, Church Point.N S 20-8-34 A VENDRE Pupitre acajou Roll Top" avec chaJs* tournante, s'adresser Chambre 30, 354 ?t,e-Catharlne est.20-8-34 MAISON A VENDRE A Ste-Cunégonde: Mat»on en brique, 3 étage*, comprenant 3 logement» et
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.