Le devoir, 9 décembre 1915, jeudi 9 décembre 1915
VOLUME VI—\o 287 MONTREAL, JEUDI 9 DECEMBRE 1915.DEUX SOUS LE RO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S5.V.O UNION POSTALE.SS.00 Édition hebdomadaire CANADA.si.oo ETATS-UNIS.$1.50 , UNION POSTALE.S3.00 DEVOIR O Réda&ion et ?^f ration 43.RUE SA1’ f 4 I ENT iss s MO^ ^«3 TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI ROURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA RESISTANCE ONTARIENNE Le gouvernement ontarien et ses agents font planer sur la tète des Canadiens-français d’Ottawa de nouvelles menaces; mais elles ne paraissent que stimuler la volonté de résistance des nôtres.Ainsi que nous l’annoncions l’autre jour, la Commission élue par les contribuables a décidé de faire ses élections comme de coutume.Aons serons à nos posies, soye:-cn sûrs, (lisait lundi soir M.Genest, dans une grande réunion de Canadiens-français; soyez aux vôtres.” Et, comme l’on se bat infiniment mieux lorsqu’on est sûr d’avoir raison, 1 Association (l'Education et son énergique président, M.le sénateur Landry, tiennent de ce temps-ci une série de réunions où les orateurs expliquent par le détail les conditions de la lutte et ses raisons profondes.C’est un cours d’histoire politique et constitutionnelle de haute portée et qu’il serait désirable de voir reproduire en dehors même de l’Ontario.Dans chacune de ces réunions, on affirme la même volonté de résister jusqu’au bout à l’arbitraire et à la tyrannie gouvernementale.Ce bref extrait de l’ordre du jour adopté lundi soir dans la paroisse Sainte-Anne d’Ottawa suffirait à montrer que les intéressés savent très bien pourquoi ils se battent et où ils vont.Ils y répètent en effet leur lonté très nette: L’OUEST CANADIEN SERA-T-IL ANGLAIS OU BILINGUE ?I vo- dans les provinces maritimes.Comme les événements ont cruellement démenti les prévisions saxonisantei dans les provinces maritimes, il est permis de supposer que la même déception pourrait leur être infligée quant à l’ouest canadien.r Non', en resterons là, aujourd hui.Nous ne sommes qu’au débdi.eda va sans dire, de notre exposition.XXX LA VIE QUI PASSE.” CARNET D’UN FLANEUR On nous écrit de l'Ouest: Hors des frontières du Canada, ignorance voulue ou feinte au sujet ds l'existence des Canadiens-français est de règ’e.Il ne s’agit pa'.de récriminer, ni d’accuser ; il suffit, pour le mo- ! ment, de constater.Cependant, de ci de là, à travers | le monde, quelques rares mortels mieux renseignés et plus aptes à conclure des prémises posées, ont fini par se convaincre que des Français avaient survécu en Amé-1 rique, dans un coin du Canada ; | Barrés appelait celte survivance “le I miracle canadien”.| MERCREDI, 1er DECEMBRE — Pourtant, la masse du peuple en ! EM TRAMWAY Franoe — on ne parle pas delà! masse du peuple en Italie — trop | Six heures.Le tramway accourt de gens instruits à Paris ou à Rome en trinqueballant des fins fonds de ignorent même jusqu'au nom des 1 l’ouest.11 est à peu près vide : quei-Canadiens-français.| qwes ouvriers seulement, Italiens et Lorsque les adversaires des Ca-, Polonais, en habits de gros velours nadiens-françâis — ce sont surtout maculés de terre et de ciment.A des catholiques de langue anglaise j la rue Guy (Gaillestritt), l’afflux — entreprennent d’exploiter la cré-1 commence : quelques élégantes qui dule ignorance des nababs ou man- i se sont laissé surprendre par l'heu-darins d’Europe, lorsque ces adver-jre dans quelque salon de la rue saires prétendent que la survivance | Sherbrooke.Eiles ont bâte d’être de française en Amérique est un my-’ retour à la maison, et pourtant il ihe ou que les heures de cette sur-! faut qu’elles fassent provision de sont désormais comptées, | patience, car à cette heure les con-ils trouvent chez une gent naïve et i vois sont lents, chamarrée, un terrain tout préparé A chaque coin de rue ont fait pour cultiver et propager le micro- halte, et cela monte, cela monte, tant be anti-français, microbe qui agit ï ùi16 la voiture en peut contenir, de façon occulte mais virulente.C’est la fin de la journée, ouvrières, Ces adversaires des Canadiens- ! sténographes et employées de maga-français anxieux de se substituer a' sin regagnent le home.A l’avant, ces derniers, depuis que la vie est t°us> les sens du garde-moteur sont moins dure et la prébende mieux en éveil : pas une seconde de disassurée, soutiennent, que hors la traction ne lui est possible.Ses province de Québec, il n’y a aucune mains se crispent et manoeuvrent place au Canada pour l’élément s'ans arrêt les manettes du rhéostat français.Il y va, à les entendre, de et de la pompe de compression.Son üf u czn^,.„ r • ¦¦Ati .• x- , x.i l’expansion du catholicisme dans P lcd ne cesse de faire retentir le M.le sénateur Landi y, president de l Association d Education l’ouesi.Les Canadiens-français ont gong d’alarme.Il n’a pas trop de a Ontario, notre généralissime, vient de nous faire un exposé magis- fait leur temps ; maintenant l’heure ses deux yeux pour inspecter la voie Irai de la source de nos droits et des devoirs gui en découlent Que venue pour eux de se retirer et obstruée à deux pas de lui, saisir Je ccs droits soient clairs, sacrés, inattaquables, on ne peut en douter — Ie ?éder le te?r?in aux catholiques sjgnal d’arrêt des petites mains qui c'est done nnnr nn,,* „„ a* i i'e a r> ¦ (1“ ,angue anglaise, catholiques qui js agitent au bord du trottoir, preve- ./ ’ deiou impérieux de les défendre.Depuis ne sont pas plus anglais que vous Inir l’accident au devant duquel aeux ans et au delà nous sommes l’objet des plus criantes injustices— ou moi.Naturellement, ils rencon-1 court le piéton audacieux qui risque on méprise tous nos droits et on en est rendu à nous voler notre pro- \ trent des gens pour les croire, gens de se faire prendre en écharpe.Et pre argent; aujourd’hui on nous menace de fermer nos écoles et de J*, dui suffit ce iaisonnenieiU : le chasser nos chers frères et nos chères soeurs.Halte là, Messieurs.doncfloufserhabUant^'so'ntîngfais vous etes ailes assez loin (applaudissements), si vous avancez nous ou doivent l’être.C’esî aussi fort crierons “feu”.(Ovation).Voilà la résistance qu’il y aura à faire si duc si Ton disait : Matte est une co-l’on nous pousse à bout.Et n’allez pas appeler cela de la révolte, .Mes-!Io:nie anglaise ; donc, les Maltais dames et Messieurs, c’est défendre son bien (Appl.).D'affirmer de nouveau la détermination bien arrêtée des Canadiens-français d’Ottawa; (a) de ne pas reconnaître la commission illégitime qui s’est emparée de leurs taxes scolaires; (b) de ne pas accepter le jugement de M.Meredith qui ne saurait constituer à lui seul toute une jurisprudence; (c) de continuer une résistance ferme et constante à une loi injuste, en opposition directe avec le droit naturel, le droit coutumier, l’acte de Québec de 1774, l’acte des Ecoles de 1863, le pacte fédératif vïvance de 1867, loi outrageante pour la minorité canadienne-française et susceptible de compromettre à tout jamais l’harmonie entre les deux races mères de la Confédération canadienne ; (d) de défendre contre un pouvoir tyrannique les écoles catholiques bilingues d’Ottawa, que les Canadiens-français ont payées de leur argent et qui sont leur propriété incontestable.Pour connaître l’état d’esprit qui dicte ces formules, il faut lire les discours des chefs de la résistance.A cette même réunion de la paroisse Sainte-x\nne, le curé, M.l’abbé Myrand, s’écriait, aux acclamations de ses paroissiens : pou- ._ _ Nous sommes actuellement sur la défensive, nous appuyant sur des droits sacrés, protestant avec toute notre énergie contre un odieux abus de voir, ce n’est pas de la révolte, encore moins de la déloyauté.Et, plus loin, après avoir rappelé les multiples témoignages de loyalisme donnés par le clergé canadien-français; après avoir évoqué le sou- 1 venir du général Landry, fils du président de l’Association d’Education.'Âminer, les doctes étrangers sont des Irlandais! Si 1 avenir du catholicisme au Canada appartient aux catholique.", de langu- anglaise — caihoüques irlandais pour la plupart, ce dont je ne leur fais pas un criane—comme le prétendent des groupes bruyants et forts en diplomatie, et, comme semblent le croire et du soldat Grenon, frère de son secrétaire, M.Pabbé Myrand s’écriait encore: A toutes ces phases de l’histoire, l’attitude du clergé canadien-français a été dictée par l’intérêt religieux et national bien compris nada, il n’en reste pas moins vrai que !e passé du catholicisme au Canada fut essentiellement français.Le passé compte pour quelque chose en Europe.Pourquoi serait-ii Aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, le clergé canadien-français n’a!git^du Canada™0 rien’ qUand 11 s’a* pas dérogé.Sa mission est de conserver le dépôt sacré qui lui a été confié.Il veut que son peuple puisse toujours être capable de lire, d’aimer et de respecter ces deux grands noms gravés sur le blason royal, “Dieu et mon Droit”.Et pour cela avec son peuple H luttera; il luttera jusqu'au bout, car les droits des parents en matière d’education sont au-dessus de l'Etat et viennent directement de Dieu.Il ne vous est donc pas permis, pères et mères, d'y renoncer et il ne serait pas prudent pour qui que ce soit de venir fermer nos écoles ou de nous enlever nos instituteurs et institutrices au mois de janvier prochain; car le peuple canadien-français aussi bien que le clergé canadien-français d’Ontario commence à être passablement fatigués, exaspérés.Quelques jours plus tôt, dans la paroisse Saint-Charles, le curé, M.l’abbé Barrette, prononçait d’aussi énergiques paroles.Il déclarait, dit îc Droit du 3 décembre, "que le jour où l’on tenterait un coup de force dans Saint-Charles,41 serait le premier à se mettre en tète de scs paroissiens pour empêcher cette nouvelle ignominie."Et quand j’irai expulser de nos écoles ceux qui voudraient tenter de s’en rendre maîtres, contre notre bon grc, j’espère que je ne serai pas seul, mais que tous nos paroissiens seront là pour me seconder.” Et les applaudissements de l'assistance, ajoutait le Droit, dirent bien au dévoué pasteur qu'il ne serait pas seul.” Pour que des hommes de paix prononcent de telles paroles et prennent de telles attitudes, il faut que les choses en soient rendues extrêmement loin.Et ceci devrait enfin faire réfléchir ceux qui ont quelque souci de l’avenir national._______’) Si T a vieil' r du catholicisme au Canada appartient aux catholiques de langue anglaise, ce qui est loin d’être évident, aucun Isaïe, ni aucun Daniel n’ayant prophétisé de façon officielle, il n’en reste pas moins vrai que dans le présent, les Canadiens-français du Canada assurent au catholicisme une certaine force.Dans les provinces maritimes, la majorité catholique est d" descendance et d’aspiraiion française.Cette majorité s’accroît de jour en jour, et comme l’avouait un tenant de 1 anglicisation à outrance — un Italien — kr> ca hoi'-iques de langue anglaise s’en vont ailleurs ; nous nous contentions de dire que la minorité fondait.Toute la diplomatie du monde ne changera rien à la réalité; la majorité des catholiques dans les provinces maritimes esi française; de pim.en plus, elie sera et restera française.Ceux qui devraient, selon toute vraisemblance, favoriser le mouvement, pourront essayer de Tentrayer ; ils le paralyseront peut- être pour un temps ; ils ne i empêcheront pas de briser tous les obstacles.Pour les étrangers au Cana-i Ne se trouvera-t-il pas enfin, parmi les chefs de la majorité anglaise, |çaise,U Vest bon'^rajouter'que les ‘ P‘U ’ ‘ ” ses oreilles demeurent attentives aux ordres qui lui arrivent de l'arrière.Il n’a guère le loisir de s’arrêter à la contrrrppoion du spectacle de la rue : iç groiuillement incessant de la fourmilière humaine, le flamboiement des devantures illuminées, les girandoles mouvantes des enseignes électriques.Ding !.Ding !.Windsor !.La foule s’écrase au coin de la rue pour dévorer lés dernières nouvelles de la guerre ; les petits camelots .offrent leur panerasse à grand ren-sans plus ex-: f’ort: d’exclamations gutturales et.au au Ca-| centrc «lu carrefour, le commandant en chef de la circulation fait manoeuvrer son monde à grands gestes autoritaires.On repart : un changement s’est fait dans la population nomade du tramway ; tout à Theure encore on n’entendait guère que de l’anglais, et par monosyllabes ; .voici maintenant que les langues commencent à se délier : de claires consonnances françaises vibrent par instants dans un étrange galimatias qu’on me dit être de l’hébreu.Ding !.Ding !.Université !.Le “Boche” Santa-Claus vient de fermer boutique et d’interrompre sa distribution de cadeaux inutiles.Prestement, les factrices achèvent de recouvrir de larges draps blancs les rayons devenus déserts, tondis que le veilleur de nuit commence sa première ronde.Dans la rue, la foule se fait toujours plus dense et plus fiévreuse : dans une effarante nrodigalité de lampions multicolores, les lourdes boucles brunes de Mary Pickford voisinent avec Timbécile grimace de Charlie Chaplin.Bleury !.Le tramway n’avance plus que par à-coups, avec une lenteur de crabe en veine de musardi-se : c’est le carrefour des écrasés.Vingt fois de suite, on revoit la même toque brune et le même manteau gris qui poursuivent leur chemin d’un pas égal en sautillant au milieu de la cohue.Dans la lorimier !.Les derniers flots vont s'apaisant de plus en plus.Le tourbillon s’arrête, il y a des places libres sur les banquettes.et le tramway délivré s’enfuit sans contrainte vers Hochelaga et Maisonneuve !.VENDREDI, 3 DECEMBRE.— VN PHILOSOPHE.L’hiver est venu et le froid commence à pquer dur sous les loques amincies ; il ne fait guère bon musarder désormais sur les bancs du square Viger.Plus moyen même de gagner quelque trente sous à bricoler de ci de là.Jean-Pierre est philosophe : mais quelle philosophie tiendrait devant la faim qui tenaille et le vent qui glace ?.II rêve douloureusement, et dans ses rêves il revoit une grande bâtisse aux ailes convergentes perdue quelque part dans la banlieue de Montréal où il passa naguère des jours heureux, où il trouvait le vivre et le couvert, voire le vêtemènt.Le lit était un peu rude et la nourriture plus que frugale, mais le sage sait se continier de peu.Il serait pourtant si facile de retourner là-bas : rien qu’un peu de volonté.Eh bien ! oui, c'est décidé, en avant les grandes résolutions !.Et Jean-Pierre hâte le pas vers la rue Craig.Le lendemain, en Cour de police : ‘Jean-Pierre, vous êtes accusé d’avoir.volé un pardessus valant environ une piastre.Que répondez-vous à cette accusation ?” —“Coupable, Votre Honneur !.” Et Jean-Pierre, tout à fait à son aise, a des regards reconnais.' nls pour Tapent de police qui fait !e récit des faits.Avec le calme d’une conscience pure, il attend les événements sans aucune crainte : quelques douzaines de condamnations antérieures le recommandent à la toute particulière sollicitude du luge.Et c’est avec un sourire radieux qu’il entend le prononcé du jugement : trois mois de prison.Celle fois encore il est assuré de passer l’hiver tr nquillement.Bordeaux lui offre le vivre et le couvert, il est heureux.Il a résolu le difficile problème de Texislcnce !.L’ATTITUDE DE LA GRECE S’il est vrai que la guerre n’aura sa solution que sur le front occidental, écrit M.Stephen Pichon dans le Petit Journal, il ne Test pas moins que T .Albanie, le Bosphore, le Caucase, la Syrie et TEgypie doivent occuper une place considérable dans les préoccupations des belligérants.Et le' même écrivain demande ce que vont faire les quatre puissances de l’Entente pour empêcher la réussi le du plan allemand eu Orient.“Il ne s'agit plus d’un problème diplomatique, dit encore M.Pichon.La Bulgarie ne s’est pas jetée dans les brai de l'Allemagne sans avoir reçu d’elle l’assurance, basée suides faits positifs, qu’elle n’avait rien à craindre de ses voisins.Il y a des accord), directs ou indirects, entre eux et elle.Sur quoi portent-ils?Les avis et les renseignements diffèrent.On les expose tout au long dans la presse italienne ; on en parle avec ostentation dans la presse bulgare ; on les fait valoir, à mots couverts, mais sur un on décidé, dans la presse allemande et dans la presse autrichienne.Les événements montrent assez que ce ne sont pas là des vantardises, mais des actes qui se développent suivant une logique facile à constater.” L’accord entre Anthènes Adolphe GOUA.BLOC - NOTES Le Telegram, un journal conservateur indépendant de Toronto, qui fait la guerre à Sam Hughes, pourtant orangiste comme les propriétaires du “Telegram”, prend à parti M.Foster, le ministre du Commerce, au sujet de ses discours sur la guerre.Ils ne produisent rien, dit-il.et il ajoute:“La stérilité des réflexions de sir George Foster peut s’attribuer à la mesquinerie de la direction de sir Robert Borden, et à Tinîfiative boiteuse du ministre du Commerce et des Industries, sir George Foster.” Pour un journal tory, le Telegram ne cache pas son avis, il le dit même assez brutalement.pour quelques hommes qui aient assez de clairvoyance et de bon sens faire un geste qui détende la situation?Il su fi irai td un peu de bonne volonté.Les chefs de la minorité ont déjà montré que, si résolus qu’ils soient, ils ne se refuseront point à une transaction honorable.Et personne ne saurait consciemment souhaiter que ce conflit aille aux extrêmes conséquences.Orner HSRQUX.Conservation, le bulleltin mensuel de la commission de conserva-lion de nos ressources naturelles, dit que les coquilles de moules pêchées dans les étangs et les rivières de notre pays peuvent servir à la fabrication de boutons de tout genre.Elles so vendent, dans le commerce, de $14 à $25 la tonne.Elles ont une valeur commerciale réelle qui, plus généralement connue, ferait qu’on pêcherait ces coquillages pour les livrer à l'industrie.Perrin Dandin, le juge de la fable provinces maritimes sont au nord-est du Canada, baignées par l’océan al.an ique : elle.; sont au nombre de trois: Tile du Prince-Edouard, la Nouvelle-Ecosse et le Nouvcau-Brunswick — on dit aussi Prince Edward Island, Nova-Scotia and New-Brunswick! Nous sommes loin, semb'e-t-il, de l'ouest canadien.Au eoulraire, nous en sommes tout près.A Theure pré-sco’.e, certains catholiques de lan- a machine roulante qui revitesse, Télément anglais a disparu, envolé vers l’avenue du Parc et le lointain Outremont.On dévale à grand fracas la côte fin Plateau, el en moins d’un instant voilà le boulevard Saint-Laurent : tout ce qu’il y a d’hèbraïsant s’é clipse à son tour.Nous arrivons dans Test, où le Canadien-frança règne en maître.On se retrouve, on reconnaît les minois qu’on a vus hier, nui rient tout haut et se racontent les petits potins de la journée.La vie, voyageur invisible, a dû Les provinces de (’Ouest canadien donneront peut-être toutes le droit de vote aux femmes.Le ministère manitobain a promis de le leur accorder.Ceci peut avoir quelque influence dans le domaine fédéral.De'fait, les lois électorales actuelles, pour Ottawa, décrètent que les listes des électeurs, pour le parlement, sont celles -’es provinces.I! se trouverait alors que, si les femmes du Manitoba ont le droit de vote, elles pourraient l’exercer pendant les élections fédérales, tandis que, dans d’autres provinces, les femmes ne voteraient pas du tout, n’en ayant pas encore le droit.Tout ceci créerait une situation anormale.Ce sera un problème de plus à étudier, au parlement fédéral el dans les législatures provinciales, d’ici peu.* * * Il existe, dans Tordre de la nature, ce qu’on appelle la loi des moyennes.Elle se manifeste, disent les savants, jusque dans le domaine des natalités.Ainsi, en temps ordinaire, sur 43 enfants qui naissent, la moyenne est de 22 garçons et de 21 filles.Or i! appert, toujours au dire même des savants, qu’en temps de guerre, il naît plus de garçons et moins de filles, et que cela se continue pendant une certaine période de temps après la guerre.La nature voit mysiérieuse-me-nt à remplacer les hommes tom-, _ bés au front par un plus grand ms nombre d’enfants mâles qu’en temps ais ordinaire.Ceci, d’après la théorie de Weissman, que dans les familles où il y a plusieurs enfants, le sexe qui prédomine est celui du plus faible des deux parents.“Ainsi”, dit une revue, “tandis que la Leur des de La Fontaine, qui grugeait l’huître I guère des provinces maritimes.Les cl donnait aux deux plaideurs chacun ! mêmes braves gens qui croient aux une écaille, ignorait ce détail, sans l pronostics saxonisants sur l’ouest, quoi il eût tout gardé pour lui.lont cru aux pronostics saxonisants gue anglaise di sent que 1 ouest devra i monter à quelque carrefour.Jus- hommes anglais est au front, et être leur territoire -exc.usif, que les i qu’au conducteur qui semble ne plus 9u’i| ne reste en grande pariie dans Canadiens-français devront dispa-j savoir un mot d’analais comme tout ‘c Eoyaume-Uni, que des hommes raître ; le plus lot sera le mieux à Theure ou ne l’eût pas fait parler 1afisez âgés ou de vitalité moindre, i se dit français pour un empire.j'es enfants nés pendant cette pério- Saint-Denis !.On commence à '«j2 sonL d’après la loi de la nature, respirer : des vides se font et les t*?s garçons plutôt que des filles.El “strapes” recommencent à se balan- i Phts la guerre sera longue, plus cela cer au gré des cahots.| sera manifeste.” Amherst !.Papineau !.De- pour le catholicisme.Ce qu maintenant de l’ouest, se disait n>n- G.P.et Sofia Nous avons nous-mêmes exposé, la semaine dernière, les vues de la presse italienne sur l’existence d’une entente entre la Grèce et la Bulgarie au sujet de la campagne des Balkans.Le dernier courrier européen nous apporte sur ce point des précisions qui donnent couleur de vérité aux affirmations des journaux de la péninsule.L’Idea Nationale publie même les lignes générales de l’accord greco-bulgare, par lec uel la Grèce se serait engagée à une neutralité absolue.L’accord aurait été stipulé dans la première quinzaine d’octobre sous les auspices du baron de Schenk, agent officieux du gouvernement de Berlin, et serait l’oeuvre personnelle des deux monarques.Par instrument diplomatique, affirme VIdea Nationale, le gouvernement grée s'engage à conseî'vcr une absolue ueutra'ité envers la Bulgarie, la Turquie et les empires centraux.Les dispositions militaires sur la frontière bulgare seront modifiées de manière à garantir la Bulgarie contre le danger de toute surprise et à lui permettre d’employer ailleurs les troupes concentrées à la frontière grecque.La Grèce se conduira envers le corps d'expédition de l’Entente ainsi qu’en-vors un visiteur qui n’est pas agréable, mais qu’on ne peut pas mettre ho' s de la maison.Le gouvernement grec considérera comme nul et dé-pissc par les événements le traité d’alliance avec la Serbie et reprendra toute sa liberté d’action pour la défense de ses aspirations cl de ses intérêts, qui auraient été lésés par la politique serbe.De son côté, la Bulgarie s’engage à éloigner scs troupes de la frontière grecque.Elle renonce à toute prétention sur Cavala et sur toute autre partie de la Macédoine grecque.Elle s’engage à aider la Grèce en Albanie, en lui prêtant, si les circonstances le permettent, une collaboration militaire.La Bulgarie s’engage, en outre, à pourvoir au ravitaillement de la Grèce pour toutes les marchandises qu'elle ne peut pas avoir par les voies normales de la mer.D’après T“Idea Nazionale”; ce traité, dont les détails peuvent etre plus ou moins exacts, a été conclu; la politique grecque n’est plus libre.L’Entente do'it être persuadée qu’elle nel peut plus compter sur la Grèce; celle-1 ci ne marche pas contre l’Entente ; parce que la flotte alliée pourrait ! porter un coup mortel au royaume hellénique, mais sa neutralité, qui oudrait paraître bienveillante envers l’Entente, ne sert en réalité qu’aux j fins militaires el stratégiques de la Bulgarie, c’cst-à-dire des empires de l’Europe centrale.L’attitude du roi Constantin Si les affirmations de T“Id!ea Na-zionale” ne sont pas de pure invention.elles jettent un jour singulier! sur l'attitude du roi Constantin.Dans ! l'interview que ce dernier a accordée lau correspondant de la Presse Associée, ï! n’a pas eu à nier ni à confir-1 mer l’existence d’un accord entre la Grèce et la Bulgarie.La question ne | lui a pas été poule.Et, les termes mè-1 mes de la prétendue entente, tels que révélés par le journal italien, n’in-j terdisaienl pas au roi des Hellènes' de parler comme il a fait.Mais s’il y avait eu réellement partie liée, sous certains rapports, entre lui et le tsar de Bulgarie, les Alliés auraient quelque motif de suspecter sa loyauté.Toutefois, prenant les déclarations du roi en elles-mêmes, on ne peut contester qu’elles soient marquées au coin de la sincérité et de la bonne foi.Constantin exprime les sentiments que doit éprouver le roi des Grecs en présence du danger qu’il redoute le plus: celui de voir ses Etats entraînés dans une guerre qu’il estime de son devoir d’éviter à tout prix.II répète ce qu’on a souvent prétendu: les Alliés ne pourront rien faire dans les Balkans à moins d’y envoyer quatre cent mille hommes.Et 'il s’alarme à juste titre de ce que les troupes anglo-françaises, étant en nombre insuffisant pour faire oeuvre utile, exposent néanmoins la Grèce à des représailles qui la réduiraient à l’état ou se trouve aujourd'hui la Belgique.R y a une particularité intéressante dans ce chiffre de quatre cent niü-le hommes indiqué par le roi Constantin comme le minimum des effectifs qui! faudrait aux Alliés pour accomplir quoi que ce soit dans les Balkans.Nous avons là Topinion d’un sotuat qui juge que cette armée pourrait protéger efficacement la Grèce contre tout retour hostile des ennemis de 1 Entente.Mais cette armée ne représente, après tout, qu’une for-ce égale ou meme inférieure à celles une la Bulgarie peut mettre en ligne.Faut-il en déduire que, dans la pensée du roi de Grèce, les forces alliées portées a cet efteetif pourraient compter sui le concours de l’armée grecque pour s’assurer la victoire dans les Balkans?Ce serait sans doute aller trop loin.Les déclarations de Cons-lantiii n’autorisent nullement de pareilles conclusions.Cependant, il ne manque pas de gens qif prétendent que si les puissances de l’Entente débarquaient 400 000 hommes à Saloni-que et a Cavala, Tétat-major grec informerait le gouvernement que.les operations des Alliés ayant de bonnes chances de succès, il peut coopérer avec ces derniers sans avoir à redouter la vengeance allemande.Quoiqiul en soit, il paraît.aujour-, hu* démontré qu’à tout événement tes puissances occidentales devront faire au moins l’effort indiqué par le roi de Grèce si elles veulent réduire la Bulgarie et chasser les Austro-Allemands des Balkans.Ce n’est, après tout, qu un peu plus do 100 00 hommes a fournir pour chacune des trois puissances occidentales, la France 1 Angleterre ut l’Italie, sans connoter ies contingents serbes et l’apport de lü Russie sur la .er Noire ou le Danube.Assurance positioe Le roi Constantin affirme catégo nquement qu en aucun cas ses trou pes n interviendront contre les for ce.s alliées si elles désirent se retirei en territoire grec.R voit d’un mauvais oeil que ces dernières se replient pour se reformer à Tinté-neur des frontières helléniques, invitant ainsi les Germano-Bulgares à les poursuivre jusque-là.Mais il ne poussera pas cette objection ius-qua i appuyer par une déclaration de guerre.Et il termine en disant que, si la résistance passive aux demandes des Alliés ne suffit pas il se vci r& force “ de démobiliser ses armées et d’attendre les événe-mentg D’après la rumeur, c’est précisément ce que demandent les puissances de l’Entente.11 serait donc injuste d’incriminer une semblable déclaration, parce qu’elle serait un peu tardive.Il est tout na-turel, en effet, que le gouvernement d’Athènes résiste jusqu’à l’extrême limite à des exigences qui, pour être motivées, n’en son! pas moins blessantes pour la dignité d’un Etat neutre et attentatoires à ses droits souverains, uidéric TREMBLAY.“LA REVUE TRIMESTRIELLE” Mgr l’Archevêque de Montréal a profité du dîner d’hier à l’Archevêché pour rendre publiquement hommage à la Revue Trimestrielle Canadienne et conseiller à ses auditeurs de s’y abonner.Ce témoignage est le plus éclatant qu’ait encore reçu la Revue, mais il ne fait que confirmer tous ceux qui lui ont été déjà rendus, publiquement ou urivéïnent, ses lecteurs attentifs.On a rarement réuni sous une même couverture tant île faits et d'idées.Chaque livraison — la Revue en est à sa troisième — contient une série d’articles d’allure très variées, accessibles pour la plupart, au grand public, et qui peuvent fournir à tous les hommes d’étude matière à instruction et réflexion.Le simple sommaire de la dernière livraison est, à ce point de vue, d’une haute éloquence : Regard vers l’avenir, L.-O.David ; Transports mécaniques à l’intérieur des usines.Daniel Bellet ; L’éducation commerciale de l'ingénieur, A.-J.DeBray ; La compilation des statistiques, Geo.Gonthier L’entretien d’une armée, Emile Dulieux ; Les logements ouvriers et notre loi provinciale, Léon Lorrain ; La forêt el son rôle.Avila Bédapd ; La ventilation artificielle.Aimé Cousineau ; Revue des livres : Revue des périodiques ; Vie de TE-cole et de l’Association.Le prix d’abonnement est de $2.00 et les bureaux de la Revue sont a" No 56, Côte Beaver Hall, Montréal.CE SOIR A la salle du Marché Maisonneuve, rue Ontario, près Létour-neux, en face le boulevard Morgan, grande conférence de M.Henri Bourassa sur la Lutte pour le français.Les dames sont particulièrement invitées.Prix des billets : 25 et 50 sous, $1.00.(Voir, en note spéciale, la liste des dépôts).A partir de sept heures, les billets qui pourraient rester seront vendus à la porte de la salle même. VOL.VI No 287 DECEMBRE 1915 JEUDI LE DEVOIR, MONTRE A F CHOSES MUNICIPALES 4,000 OUVRIERS SANSTRAVAIL LA VILLE A REMERCIE CES JOURS DERNIERS LES PAVEURS ET LES TERRASSIERS.— LA NEIGE, MANNE DES PAUVRES.— CONSTRUCTION D’UN EGOUT.La ville a dû congédier, ces jours derniers, (juatre mil e hommes qui ne trouveront plus d’emploi désormais que lorsque l’on entreprendra les travaux d’égouts ou lorsqu'il arrivera, comme la nuit dernière, une grosse bordée de neige, manne du pauvre.Les travaux publics de la ville sont terminés, en effet, et on a forcément remercié les quatre mille journaliers qui y trouvaient de l’emploi.Les égouts en prendront, lorsque les travaux seront distribués, à peu près trois mille.M.Mercier, l’ingénieur en chef, déclarait hier soir que toutes les mes de Notre-Dame de Grâce, t.ans tiireilement celles qui avaient été données par contrat à la compagnie Aztec.Nous avons dit déjà que la ville a établi un record, cette année, par le nombre de verges carrées de pavage qui ont été posées, ce qui prouve, théorie chère à M.Ainey.qu'elle n’a guère besoin de donner des contrats ,de construction à des particuliers.ON EMPLOIERA DU SABLE Il est question d’employer du sable au lieu de cendres pour couvrir les trottoirs rendus glissants par les neiges et les glaces île l’hiver.On trouve, en effet, que les cendres sont fort salissantes et que si le sable coûte beaucoup plus cher il présente, par contre, des avantages considerables en pas les maisons.ce qu’il ne salit LES NOUVEAUX EGOUTS Voici quelques détails au sujet de la construction d’un nouvel égout qui coûtera un million.L’emprunt est déjà contracté et les travaux autorisés.La dette de la ville n’en sera pas considérablement augmentée parce que les neuf-dixiémes de ces travaux sont payables par les propriétaires.La somme totale à être dépensée dans l’est de la ville est de $109,000, dans l’ouest de $295,100, et dans la division nord, de $717,353, soit un total de $1,151,453, dont la portion payable par la ville est de $151,543, ce qui donne juste un million payable par les propriétaires.Cet égout sera posé dans deux mes du quartier Sainte-Marie, dans deux rues du quartier Lafontaine, dans une rue du quartier Saint-Jacques, dans deux rues de Saint-Louis, dais trois de Mercier, dans deux de Delorimicr, dans quatre d’Hocbela-ga, dans huit de Papineau, dans deux rues du Centre, dans quatorze rues de Notre-Dame de Grâces, dans six rues tic Sainte-Anne, dans deux de Saint-Gabriel, dans neuf d’E-mard, dans une rue de Saint-Henri, dans une de Saint-André, dans une de Saint-Georges, dans seize de Saint-Denis, dans quatre rues de Bordeaux, dans une de Mont-Royrl, dans sept rues de Rosemont.M.LAVALLEE MALADE M.Oscar Lavallée, avocat de la ville, frère de l’ancien maire, est retenu chez lui depuis longtemps dans un état de santé qui inspire de sérieuses craintes.L’ASSERMENTATION DE M.GIROUX Le nouveau commissaire a été assermenté oar le greffier de la ville, en présence de M.le maire, mardi, sans qu’il ait démissionné connue échevin.Maintenant personne ne peut le forcer à quitter l’une ou l’autre des deux fonctions, telle est l’opinion, du moins, du doyen du conseil.A DRUMMOND VILLE EN FAVEUR DU RECRUTEMENT M.P.-E.BLONDIN, SECRETAIRE D’ETAT, PARLE DE NOS DEVOIRS ENVERS L’ANGLETERRE, QUELLES QUE SOIENT LES FAUTES QUE CETTE DERNIERE AIT COMMISES.Un millier de personnes ont as-si té hier à l'assemblée ienue par M.P.E.Blondin, secrétaire d'Etat, à Drummondville.On avait dit que cette assemblée serait essen iche-ment patriotique.On y a parle du recrutement et de nos devoirs envers l'Angleterre- “quelles que soient les fautes que cette dernière ait commises, et quille que soit son ambition de domination.” On y a scrupuleusement l'tspec’é la trêve : un seul orateur, M.Blondin, a fait une.légère allusion aux partis qui n'ont plus qu’une seule âme.L’assemblée était présidée par M.A.Mercure, maire de l’endroit.M.L’ABBE TETREAULT.M.J’abbé Tétreault a été le premier à prendre la parole.11 salue d’abord M.Blondin comme le digne successeur des Lafontaine, des Cha-pleau, des Cartier.Comme eux, son verbe fait connaître partout où U se fait entendre, le bien, le beau, le vrai.“il nous faui aimer la l-rance, dit-il; il nous faut aimer l’Angleterre.Quand le feu est à la maison on ne commence pas de discussion sur les défauts de la femme ou du mari.La province de Québec s est peut-être décidée après les autres à faire son devoir mais à la fin, elle fera plus que toutes les autres.Ne soyez pas surpris, dit-il, de voir un prêtre ici.On croit dans Ontario que le clergé de Québec est opposé au militarisme en faveur de .’Angleterre et de la France impie.Il y a peut-être quelques prêtres qui y sont opposés mai ; ce sont des exceptions.Qu’ont fait les évêques réunis en concile?Ils ont rédigé une lettre diplomatique, polie mais bien en faveur du militarisme pour la cause de l’Angleterre.Le prêtre, 1 himme de Dieu veut le triomphi des Alliés et je ne parle pas seulement au nom du clergé mais au nom des évêques qui ont manifesté leu opinion dans une lettre.L’Eglise est pour les Alliés.L’Eglise a parlé a hésitons plus.” L’oraleur termine en disant que nous devons à l’Angleterre le tribut du sang, de l’argent, des munitions.Son discour bref mais enflammé a été coupe très souvent par les applaudisse menls.M.P.E, BLONDIN.LA FETE DE LAVAL L’UNIVERSITE CELEBRE HIER LA FETE PATRONALE PAR UNE MESSE SOLENNELLE A LA CATHEDRALE ET PAR UN DINER A L’ARCHEVECHE.— ALLOCUTION DE M.FAUTEUX.L’Université Laval, selon l’usage existant depuis plusieurs années, a célébré hier sa fête patronale en as-sistanl â une messe solennelle a la Cathédrale et à un dîner donné par Mgr Bruchési â l’archevêché.LA MESSE Sa G.Mgr Bruchési officiait â la messe assisté de Nosseigneurs E.Boy, W.C.Martin et C.P.Choquette, remplissant les fonctions de prêtre assistant, 1er et 2ème diacre, de MM.es abbés E.Lalonde, N.Bouchard ¦I M.Boy, agissant comme diacre d’office, sous-dîaere et maître des cérémonies; avaient pris place en face du choeur les gouverneurs, ad-ministraleurs, professeurs et élèves de l’Université.Du sermon de circonstance, dans lequel M.l’abbé Noël Fauteux, vicaire â Saint-Jean-Baptiste, fit un heureux parallèle entre la fête de ITminaculée-Conception et la mission de l’Université, nous détachons le passage suivant: Le peuple, incapable de s’instruire par lui-même, se demande quelquefois avec inquiétude oû se trouve la vérité.LTniversibé catholique doit être pour la nation l’aurore sans nuage d’erreur qui promet les lumières de la science et de la foi, des vertus morales et du patriotisme.Puissent ces lumières, montant toujours vers les splendeurs du midi, dissiper les préjugés et l’ignorance populaires, conserver dans les coeurs la charité chrétienne, principe des vertus morales et sociales, faire grandir partout les plus solides espérances en l’avenir.Nos espérances se fondent sur Tac-lion ferme et paternelle de l’Eglise, sur les sentiments chrétiens qui, malgré les attaques de Terreur, restent gravés au fond de Tâme canadienne, elles reposent sur tous nos hommes d’étude, croyants et consciencieux, qui mettent leurs talents et leurs Iravaux au service de la science, de la religion et de la patrie.Nos espérances se fondent sur la protection de la Vierge Immaculée, c’est elle qui, une première fois, a donné au monde le Christ, vérité souveraine, c’est elle qui doit en assurer la connaissance et le règne dans l’intelligence et le coeur des peuples fidè-es.LE DINER QU’UN GRANDE FETE A SAINT-REMI DE NAPIER VILLE Les élèves du collège S.-Rémi de Napierreville ont donné, mercredi dernier, une séance littéraire et musicale, dans la grande salle des reunion-.Le programme comportait une série de chansons et de .saynettes.interprétées avec entrain, suivie de discours sur la langue française et les moyens de 1 ¦ défendre.Ce fut un véritable plaidoyer de nos droits, que les jeunes orateurs soutinrent en face d’un auditoire d’ailleurs sympathique, et conquis à leur cause.L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL Le bureau de l’Assistance par le Travail pour les femmes se tient au secrétariat de le Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, chambre 14, du Monument national.296, Bou levard Saint-Laurent.Les heures de.bureau sont : 10 hrs à midi.2 hrs à 4 hrs p.m.Déboursez $100 et installez-vous danA une maison ou un bungalow, de la rive du lac, achetable chez nous aux conditions uniques ds Marcil : $100 comptant et $ir> par mois, intérêt compris.Vous les achetez toutes construites, ou on les construit sur commande.Plans à nos bureaux.Terrains à bâtir, sur la rive du lac, tous prix et toutes dimensions.$5 vous procurent n*importe quel terrain.Brochurettes gratuites.MARCIL TRUST COMPANY 180 S.-JACQUES.Sis année.Actif, plus de 84.000.000 M.Blondin rappelle d’abord les incidents qui om suivi la déclaration de la guerre au mois d'août 1914.La France était écrasée, prétend-il, et tout le inonde se demandait si l’Angleterre était pour entrer dans le conflit.Quel sentiment d’en, thousiasme quand nous avons appris que l’Angleterre volait au secours de la France! Quel sentiment irraisonné mais admirable a alors uneé toui le peuple canadien dans la lutte.Je parle, dit le ministre, non pas au nom dun parti mais au nom des députés des deux partis unis dans une seule âme.Pouvons-nous parler de la politique, discuter le tarif, lorsque nous ne savons pas ce que nous serons demain?[.écrasement de l’Empire britannique sera infailliblement notre propre écrasement.(1 remercie M.le curé Tétreault, le successeur d s Plessis et des Taché, qui a fait le geste du semeur en même temps que celui du reven-dicaieur.J'ai souvent, avec peine, entendu dire que le clergé était opposé â la guerre.Heureusement demain tous ics journaux répéteront que M.le curé était à côté de moi.Un ne poura plus douter dans les autres provinces que le clergé de Québec soit loyal â l'Angleterre.Nous tenons cette assemblée, dit M.Blondin, pour eue nous puissions étudier ensemble nos intérêts dans cette guerre et la pant que nous devons y prendre.Nous devons prendre part à la guerre actuelle pour conserver notre liberté, pour porter secours .ux petites minorités qui sont écrasées sous la bolée de l’envahisseur.Nous avons besoin de faire triompher le droit, car ce même droit nous sera nécessaire un jour pour revendiquer nos libertés.“Des ignorants parlent de l’annexion aux Etats-Unis, au cas où l’Empire britannique serait écrasé par la horde teutonne.Si le Kaiser e s assez fort pour l’emporter dans le conflit actuel, il pourra avec la flotte de tous les pays vaincus, dominer le monde.Le pavillon allemand flottera sur les hauteurs de Québec, et les Etats-Unis n’y pourront rien fai-e”.Loin de là, l’orateur voit déjà la horde des Barbares marchant sur Washington et s’emparant sans coup férir, du Capitole américain.“Les Etats-Unis ne sont-ils pas une natio', essentiellement marchande et nullement préparée à la guerre.Ne pouvant se défendre eux-mêmes, pourront-ils protéger leur voisin ?Si l'Allemagne s'empare du Canada, que deviendrons-nous?L’empereur allemand est un despote qui nous réduira en esclavage, nous imposera son militarisme barbare.A côté de ee despotisme qu'est l’Empire britannique?L’orateur cite Gabriel Hannotaux: L’Empire britannique n’est pas un syndicat pour l’exploration et l’exploitation du monde.Ce n’est pas une simple corporation commerciale fondée sur la communauté des gains et des pertes, ni non plus une société d’assurance mutuelle pour la protection de ses membres contre les attaques extérieures.Pour nous, la signification et la valeur de l’Empire sont contenues dans le fait qu'il est le plus grand effort que le monde ; jamais fait pour former l'union d’une communauté libre, et ceei en dépit, :1e ses fautes, de ses points faibles, de ses taches du nasse.Une telle conception de l’Empire ne peut que stimuler les efforts de tous afin que le sort de chacun soit amélioré.L’Empire britannique et la France, déclare M.Blondin.ne combattent côte à côte contre TempiïvÇ al- —Le Généralissime de» Tabacs Naturels Canadiens, Le «JÛFmEfï est un Tabac à Fumer doux, légèrement fermenté afin de lui ôter toute âcreté, et qui possède l’arome agréable et naturel du Quesnel pur; il repose le système nerveux, ne chauffe pas la langue, ne laisse pas de goût désagréable dans la bouche, et n’irrite pas la gorge.Le SE VEND EN PAQUETS DE 1/10 Ib.10c.et 1/4 1b.25c.AVOCATS DOCTEURS SI votre fournisseur de tabac ne peut vous fournir le “JOFFRE”, n’en acceptez pas d’autre, mais écrivez à GENIN, TRUDEAU & CIE, LIMITÉE, 22 Notre*Dame Ouest, MONTREAL.1 Après la messe le personnel de TUnivèrsitié se rendait à Tarchevè-ché pour prendre part au dîner annuel du 8 décembre.C’est au cours du dîner que Mgr Bruchési fit Télogc de nos différentes Facultés.La famille universitaire, dît-il, se développe.Il n’y a pas encore longtemps que nous jetions des regards d’envie vers TEcole des Hautes Etudes commerciales.Une affiliation de Cette école à TUniversilé Laval nous semblait bien désirable.L’affiliation a eu lieu, et je tiens à exprimer ma reconnaissance à tous ceux à qui nous la devons.Mais qu’il me soit permis de mentionner particulièrement l’homme aussi modeste que généreux et zélé, qui a eu une part si grande dans l’accomplissement de cette bonne oeuvre; je veux dire M.Isaïe Préfontaine.Je désire signaler aussi le progrès qu'a fait dans ces derniers temps l’Institut agricole d’Oka.11 peut y avoir dans notre pays des écoles plus vastes ou plus somptueuses; il n’en existe pas où l’enseignement de Ta-griculture soit plus complet et plus pratique.Les élèves y travaillent avec ardeur sous la direction d’ex-cellenis maîtres.Ils comprennent, ces jeunes gens, que les sciences et les lettres peuvent parfaitement s’allier à l'agriculture et (pie l’on ne peut que gagner sous tous les rapports en devenant un cultivateur instruit.Si je tourne maintenant mes regards vers notre prospère Ecole po-lylechnîque, je n’ai que dos sujets de joie.Voici que l’association des anciens élèves de cette Ecole et les professeurs actuels viennent de fon- Casier postal 356.— Adresse t(9égraphiqnc, -Nahac.Montreal”.Tél.Main 1ï5rt-1551.Code» s Lleber*.Wert.Tn.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT FT PROCTTRETTO Edifie» Transportation — Ru» Saint-iaeqta»; LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, • 11 place d’Armes, Montréal.Télé-1 phone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emjlien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L._____ _ MORGANet LAVER Y AVOCATS — PROCUREURS Suite 620, Edifice Transportation, 120 S.-Jacques.Têt.RV-ir Main 26-0.CSMe.Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.CX.M.Lavery a son bureau du soir : 1 St- Thornas, T.ongtimil.¦ -EST 8784- Docteur A- DESJARDINS An-ien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris, 'aladie des YET'X, des OREILLE", du N3Z et de la GOPGE, 523, Saint-Denis, (En face du carr Saint Louis).DENTISTES ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES BIJOUTIER DEMANDE Place de premier commis.Expérience pour l’achat et la vente de bijoux, pierres précieuses, montres, etc.Sobriété, honnêteté, activité, indispensables.S'adresser avec toutes références, âge et renseignements à gérant, boite postale 3000, Montréal.À LOUER A LOUER Quartier Saint-Henri.Joli plain-pied (haut), / chambres, très chaud, 1037, rue Saint-Antoine.S'adresser 489, Saint-Antoine.Tél.Uptown 4797.Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de S.-Henri BUREAU Il 11, RUE S A INT-DENIS Fri» Marie-Anna.Tel.S.-LouU 3943.Tél.Main 3264.S.-Louis 4207.HERVE ROCH, B.A., L L.L AVOCAT Société légale 81.rue S.-Gabriel, Baril et Roch., CAMILLE TESSIER AVOCAT BT PROCUREUR Dr HONORE THIBAULT L.D.S.D.D.9.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU I 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6038 INGENIEURS CIVILS 97 St-Jacques, Ch.-MAIN 8728.34.WONTREAL ROCKLAND 931.Domicile : Est ! ANATOLE VANIER, C.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.• Bureau 53.•7 rue 8alnt-Jaeqne* der une revue: LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE qui n'en est encore qu’à son troisième numéro, mais qui donne certes, les plus belles espérances.Mgr Bruchési paye un tribut d’hommage aux membres du personnel absents et termine ainsi: Je salue ici l'hôpital militaire Laval.L’Universilé a compris quel était le devoir du Canada dans le terrible conflit actuel.Elle a fait un acte de généreux patriotisme.Ses fils s’organisent pour je combat.Et ils contribuent ainsi à mettre fin à la légende menteuse que les Canadiens-français el catholiques n’ont rien ou ne font rien dans la grande lutte qui se l'ivre pour la défense du droit, de la civilisation et de l’humanité.Dieu merci, notre peuple a compris son devoir.II a (loupé, son or et ses enfants.Il n’a pas recuré devant le sacrifice.Il a prêté l’oreille à l’enseignement de ses évêques.Il s’est montré éminemment charitable.Or, dans l’histoire de la guerre, l’Unlve'rsîté Laval a voulu avoir et aura sa page d’honneur.Prenaient part au dîner: Mgr Georges Gaulhiç'r, évêque-auxiliaire du diocèse, Mgr Dauth, vice-recteur die TUniversilé, sir Horace Archam-beault.doyen de la F.de D., sir Alexandre Imcoste, de la F.de D., Hon.H.Lemieux, prof, à la F.de D., M.le sénateur Thjbaudeau, membre du Bureau des Gouverneurs, Mgr Roy, vicaire-général.M.le juge Tellier, membre de la C.des Administrateurs, M.l'abbé Gargrouteigt, prof, à la K de T., Hon.M.Pérodeau, prof, à la F.de I)., Hon.Jérémie Décarie, membre du Bureau des gouverneurs, Dr J.J.Guer'in, prof, à lia F.de M., M.Ernest Marceau, principal de TE.Polytechnique.Hon.H.Mercier, membre de la C.de TE.des IL Etudes Commerciales, M.l’abbé R.Label le, membre de Ta C.des Ad., M.Ph.Cousineau, prof, à la F.de D., M.I.Préfontaine, président de la corporation de TE.des H.Etudes commerciales, Dr E.Dubeau, président de TE.de C.dentaire, Dr J.A.Dauth, prof, à l’E.de M.comparée, M.1.Contant, président de TE.de Pharmacie Laval.Mgr Martin, membre du bureau ges Gouverneurs.M.Isaïe Préfontaine, a k fin du dîner, a gracieusement remercié, au nom de tous, Mgr Bruchési de son hospitalité.Résidence : 188 Jeanne-Manea.Tél.Est 5973.GUY VANIER, Ji.A.LL.L.AVOCAT I7( me Salnt-JacQucs.— Bureau 78.Tél.Main 2832.NOTAIRES BELANGER et BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.HURTUBtSE et HURTUB1SE INGENIEURS CIVILS ARP LN A E L KS-Ü L OMET RES EDIFICE BANQUE NATION Ai.B 99 rue Saint-Jacquwr.TELEPHONES t fiareau: Main 7818.g»»» d en c e : Bt-Lonl» 2A ^ J0S.MEUNIElTet FABuirRUEL LNGENUSUKS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc, Egouts, Expertises, Barrajres.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tel.Main 3066.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE, MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembtes 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.SURVEYER et FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.TénphoneJJptown 3.S0S.^MONTREAL VINCENT et GIR0UARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15.RUE SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD, (81 Saint-Hubert.Montréal Tél.Est 372} i.ARTHUR VINCENT.Lonsueull Ex-chef du service des lignes et niveaux de MontréaL Vous lisez le NATIONALISTE?Vous savez alors ce^ui se passe dans la politique canadienne.# LE RHUME CONDUIT A LA CONSOMPTION 1 ïnvîl* M r r«rrc«îc! - a***72?ü | Hiiïàitüï } oomucu Au premier accès j de toux.recourez au En vente Partout.iemand, que dans le but d’amener rétablissement stable d’un tribunal de la paix e( le désarmement général (les nations.L’orateur appuie sur le fait que Je soldat canadie; se bat librement quand le soldat allemand es! emprisonné dans ses tranchées, puis il parle encore une fois de notre •situation plus que misérable si l'Empire britannique s’écroulait.La Confédération s’écroule, amenant la ruine immédiate de la province de Québec, dont le magnifique fleuve deviendrait inutile, les produits de l’Ouest s'écoulant par la voie des Ftals-Unis.Notre pays deviendrait comme le Mexique, la proie d’un groupe de capitalistes qui susciteraient continuellement la guerre civile.Notre pays est trop riche et nii.s assez fort pour aspirer à la libert ' complète.M.Blondin termine en déclarant que l’Angleterre a fait sa part, plus que sa part, dans la guerre actuelle, et que c'est mainlenant à notre tour d'aller défendre la liberté et la civilisation, là-bas, dans les tranchées des Flandres et du Nord de la France.AUTRES ORATEURS MM.Joseph Marier, E.A.1).Morgan, U.Laliberté et N.Garceau ont aussi pris la parole.M.Marier dit que quelles que soient les fautes, l’ambition de domination ou le despotisme de l'Angleterre, il n’est pas douteux, si on compare son régime avec celui de l’Allemagne, que le sien soit bien meilleur.M.Morgan veut que, laissant de côté toute question de langue ou de race, nous prouvions à l’Ontario, que les Canadiens-français savent se faire tuer pour la liberté.dans les Flandres.Il voit aussi les officiers du kaiser faisant faire Vexer cice militaire à nos fils, après .ue le drapeau allemand aur au haut de la citadelle r LE R.P.RIGAUD A SAINT-VIATEUR Tous ceux qui aiment à entendre “bien parler” de la France devraient se rendre, ce soir, dans le soubassement de l’église Saint-Via-teur d’Outremont, où le R.P.Ri-gaud va donner une conférence sur “la France pendant la guerre”.La causerie commencera à 8 heures précisées, Car le supérieur des Missionnaires du Sacré-Coeur de Québec en a long à dire sur ce sujet.M.GUERIN CANDIDAT DANS HOCHELAGA M.J.-A.Guérin, président de la Fédération des Clubs ouvriers municipaux, sera candidat aux prochaines élections, contre M.Char-trand.échevin d'Hochelaga.Un groupe de citoyen: lui a offert la candidature, hier soir, à la salle Pageau, et il l’a acceptée séance tenante.M.Guérin se déclare ennemi acharné du bureau des commissaires et veut un referendum sur son abolition.SIROP MATHIEU le spécifique des maladies des bronches et des poumons, car un rhume mal soigné conduit souvent à la Tuberculose, le plus terrible des fléaux.Contre les Maux de Tête, l’Etat Fiévreux ou Nerveux, l’Abattement ou l’Excès de Fatigue, vous vous trouverez bien de l’usage des Poudres Nervines Mathieu, exemptes d’O-pium, Chloral, Morphine et autresdro-guesdangereuses.En Vente partout : 25c la boite CIE J.L.MATHIEU, Propriétaire, Sherbrooke, P.Q.% J.A.HURTEAU & CIE LIMITEE 316 Est, Sainte-Catherine Pianos New-Scale-Williams et Flionograplies Pâte La Cie» complètement réorganisée vous offre h des prix uvantusreux et à des conditions de paiement' faciles ses phonographes et ses pianos.Notre choix est vaste et splendide.A IX) U F] I l Logements dans tous les quartiers de MontréaL J.E.GRAVEL, 'HZyz sinoq-’g qox 2165 Waverley.LOGEMENT A LOUER 222 JEANNE-MANCE, superbe plain-pied, pairtieillement meublé, commodités modernes, localité avantageuse, possession immédiate, loyer très réduit.Anatole Vanier, avocat, 97 Saint-Jacques.Téléphone Main 213.AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480._____ A~YENDRE VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin avec une illustration à chaque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI, de l’an 600 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C., en 15 volumes.Tous en parfait ordre.S’adresser à 681 avenue Papineau.DIVERS OEUF2 ET VOLAILLES Nous avons ce qu’il vous faut en races de volailles strictement pures.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures des races les plus avantageusement connues au pays.Poules, coqs, canards, oies, dindes, pintades, tourterelles.Extra bargain pour novembre.Deux cannes, un jars Toulouse de choix, $7.50.Trio canards, courreurs indiens, $6.00.Cent poules Leghorn blanches el fauves.Ecrivez pour renseignements.La Ferme Avicole Yamaska, Saint-Hyacinthe, Que.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Peur toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sangninet SALLE A DÎNER CE SOIR Bibliothèque S.-Sulpice 340 rue Saint - 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, se, consistant en meubles de ménage, etc.Dlircail, a 1 L Conditions: argent comptant.J.B.TRU- j nCUVC.DH AU.H.C.S.Montréal, 9 décembre 1015.AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve, que le rôle de perception ties taxes foncières, tant municipales que scolaires, pour l’annce corn mençant le premier mai 1915, et se .e trente avril 1916, a é*c et qu’il est déposé à mon tel de ville de Maison- Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 ________TBL.MAIN 1777 A.B.DUPUIS, QUEBEC.ARTHUR BRUNEAU, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Bureau de Montréal : 4 RUE HOPITAL.Succursales: QUEBEC et SOREL Fit direct avec _____POST & FLAGG.New-York J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Rés Main 929.109 Ouest, Lagauchetière Main 3174.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No 08(>2.-.J.U.Hébert, demandeur, vs.Origèue Borduas, dér fauteur.Le 21 me jour de décembre 1915 à onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 615 rue Clmmbly, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.,1.B.TRUDEAU, H.C.S.Montréal.9 décembre 1915.Tomber de Charybde en Scylla, c’est ne lire ni le DEVOIR ni le NATIONALISTE.’l'outes les personnes y meution-nées comme sujettes au paiement de quelque taxe sont par les présentes sommées d’en payer le montant au soussigné, à son dit bureau, dans les vingt jours de cette date, sans autre (yds.Un escompte de cinq pour cent sur le montant des taxes municipales sera accordé à toute personne qui eu effectuera le paiement dans les quinze jours ,de cotte date.Donné à Maisonneuve, ce deuxième jour de décembre mil neuf cent quinze.(Signé) JOS.HINTON, Sec.Très.de la Cité de Maisonneuve.J.ALFRED HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tél.Main 6761 ~ MANUFACTURIERS J.D.Camirand, Limité- Grand choix de Bijouterie, argenterie et verre taillé, Horloges et tous genres d’arti les de fantaisie.Nous manufacturons les electroliers et chandeliers.141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.H OTE-1— VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine.Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 nar jour.Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays. OL.VI.— No 287 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 9 DECEMBRE 1915 9 FRANCE ABATTU A 3,000 METRES UN' AEROPLANE F R A N C A 1 S POURSUIT UN AVION ALLE MAND ET, REUSSISSANT A L’ATTAQUER AVEC SES MITRAILLEUSES, L’ABAT D’UNE HAUTEUR DE DIX MILLE PIEDS.___________ Paris, 9 — Suivant le bulletin officiel d’hier soir, la' journée a été reiativeyient calme.Des combats d’artillerie ont eu lieu dans l'Artois, dans les secteurs de Loos et de Givenchy, entre la Somme et l’Oise, dans la région de Fougues-court.Par siuite de l’activité déployée par l’artillerie ennemi, les canons français onl ouvert un feu très y:u-lent .dont on a pu juger de l’effica tité par les reconnaissances des aviateurs.Ün continue à se battre à la grc-rade à l’est de Butte de Souain, où les Français ont gagné du terrain.Hier matin, un aeroplane français pourchassant, à une hauteur de 3,Ü0l> mètres, une machine allemande, a pu s’en approcher à une distance de vingt mètres et l’attaquer avec des mitrailleuse:.L’aéroplane ennemi prit feu immédiatement et fil explosion ; ses deux occupants s’abattirent à l'intérieur de noire ligne, près de Tilloloy.Le bulletin d’hier après-midi rapporte cime, dans la nuit de mardi a mercredi, les mitrailleuses françaises ont empêché les ennemis de reconstruire les ouvrages précédemment détruits dans la région de Hetsas.Au nord d’Arras, à l’ouest de la colline 110, les Français ont enrayé une attaque des Teutons.Mardi, l’artillerie a bombardé el délnüt, dans le voisinage île Roye, le moulin de Sainturin, que l’ennemi avait transformé en position de défense., .En Champagne, les Français ont continué à faire du progrès à coups de grenades à main dans cette tranchée dans laquelle l’ennemi a pris pied mardi, au sud de S.-Souplet.A l’est de Butte de Souain.les contre-attaques françaises ont eu raison d’une attaque allemande.Selon le bulletin officiel de mardi soir, l’artillerie française, c’e concert avec l'artillerie belge, a complètement détruit un ouvrage ennemi, dans la région de Hetsas.Dans l’Artois, le bombardement est devenu oins prononcé dans le cours de la journée, et il a été violent de oart et d’autre, dans la région de Givenchy, au nord de Bois-en-Haohe, Dans la nantie du chemin venant de Lille.l’artiHcre française a bombardé avec succès les couloirs souterrains des Alle-'mands.ETATS-UNIS DESAVEU ET REPARATION C’EST CE QUE-DEMANDE WASHINGTON DANS SA NOTE A L’AUTRICHE CONCERNANT LE DESASTRE DE L’“ANCONA”.Washington.9.— Les Etats-Unis ont envoyé à l’Ainriche-Hongrie une note qui exige un désaveu de l’attaque sous-marine, opérée contre le paquebot italien “Ancona”, l’assurance que pareil acte ne se renouvellera plus, la punition jusqu’à un certain degré du commandant du submersible et une réparation pour les pertes de vies des Américains.La noie a été envoyée par la télégraphie.avant-hier, par le secrétaire d’E'at Lansing à l’ambassadeur Penfield, à Vienne, qui a reçu instruction de la remettre au ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, le baron Burian.Le secrétaire d’E at a été prévenu, hier soir, que la note n’avait pas élé transmise.Le document insiste, croit-on, sur les garanties qui doivent être prompt'ment données quant à la sécurité future d • la vie des cüoyens américains.L'Autriche-Hongrie n’a jamais informé les Etats-Unis si les commandants de ses sous-marins avaient reçu des instructions semblables à celles qu’avaient reçues les commandants allemands de la part de leur gouvernement après la tragédie du “Lusitania”.Il semble entendu que la noie a particulièrement appuyé sur l'accusation que des obus du sous-marin ont tué ou blessé quelques passagers à bord de T‘‘Ancona” après que le paquebot eût fait halte, et elle demande une explication sur ce point.En envoyant la note, le secrétaire d’Etat Lansing a agi avec l’approbation du président \Vilson, et après l’avoir consulté.On déclare de source autorisée que le document, que Ton décrit comme relativement bref et décidément vigoureux de Ion, a été rédigé de manière à len-ter de régler du coup la controverse, sans faire naître toute une série de notes, comme pour le “Lusila-nia”.Les hauts fonciionnaires expriment l’opinion que la situation demande une sérieuse considération, parce que l’état des affaires est devenu beaucoup plus compliqué depuis l’envoi de la note, car lejeruh court que des vaisseaux américains, chargés d’huile ont clé attaqués dans la Méditerranée par des sous-marins probablement de national! é autrichienne.L’envoi de la note a causé une surprise profonde aux fonctionnaires de Washington.Hier soir, on énonçait l’avis en certains quartiers, que le sccré aire Lansing a pu recevoir des informations d'un caractère plus concluant, probablement sur la fin de la soirée de lundi, et il aura été décidé d’envoyer la protestaiion à l'Autriche séance tenante.LA LESSIVE DE GILLETT DEVORE LES SALETES.1 u,*t ¦lf0*c 0»(NINQ -rpii 0rr:cTi0N* v ?ÎRfUM£[) ÏÏ^UETT COMPANYLlMg -1e' Toronto ont GRANDS GOODWIN Le Saint-Siège PRIVE DE LAUBERTE 13ANS UNE ALLOCUTION PRONONCEE AU CONSISTOIRE, LE SAINT-PERE DEPLORE LE MANQUE DE LA LIBERTE NECESSAIRE AU GOUVERNEMENT DE L’EGLISE.- INFORTUNES DE LA GUERRE.Rome, 9.- - Le pape, dans l’allo-eution qu’il a prononcée au consistoire secret, lundi, a fait ressoriir les infortunes dont la guerre a été la cause pour le Saint-Siège.Il s'est plaint de nouveau que le Souverain-Pon ife est privé de la liberté nécessaire au gouvernement de l'Eglise.11 a affirmé que quelques-uns des ambassadeurs et des ministres, ont quitté le Vatican à cause d’un pareil état de choses.“Certainement, a dit Benoit XV.les gouvernants de l’Italie ne man-qiKiit pas de bonnes intentions pour éliminer les embarras, mais le fait en lui-méme démontre clairement que le pape dépend des autori é; civiles, et que par un changement d'hommes et de circonstances, sa position pourrait empirer.Aucun homme raisonnable ne peut affirmer qu'une position aussi incertaine, aussi dépendante du pouvoir arbitraire des autre;, esl celle qui convient décemment au Siège Aposto ique.De p'us, il a été impossible d’éviter, par suite de la fore.1 des cir-eonsiances nombre de difficultés de nature grave.Sans parler du reste, nous devons non .borner à faire remarquer que quelques-uns des ambassadeurs et des ministres accrédités auprès de nous par leurs Souverains ont été contraints de partir pour protéger leur dignité personnelle et les prérogatives de leur fonction.Cela signifie une reslric-iion des droits inhérents au Saint-Siège, et une diminution des garantie; qui lui sont nécessaires dans ¦ a rapports avec les gouvernements étrangers.” Le pape a protesté contre ce qu’il :ippe’!e le soupçon voulant que par la force des circonstances les suggestion ; des personnes ayant accès au Vatican ai n: dirigé et guidé la façon dont le Sainl-Siège a traité le.affaires des pays bel igérants.“Les communications devenues plus difficiles entre nous et le monde ca ho'ique, a dit le Saint-Père, nous ont rendu très diffici'e la tâche de nous former un jugement juste et complet des événements.I! nous semble que ce que nous avons dit suffi! j indiquer que notre af-• iclion grandit de jour en jour, soit à cause du terrible accroissement de ce carnage, à peine digne des siècles de barbarie soit à cause de la position plus difficile du Saint-Siège.” Benoii XV a terminé en disanl qu’il sali Sa peine partagé ¦ par f Sacré-Collège et par tous les catho-! liques.Il a ajouté que son peuple ne doit pas être consterné, car le ( bris! a promis que son secours ne leraii jamais défaut à l’Eglise.Ill a conjuré les fidèles de prier avec ! confiance et d'accompagner leursI prières d'oeuvres de charité el de mortification.JOUETS I Suggestions pour étrennes pour enfants de 7 à 9 ans A cet âge l’imagination joue un grand rôle' chez l’enfant.Il veut faire comme ses aînés, construire, bâtir en tous genres et de toutes choses.De plus, les parents doivent s’efforcer de développer l’activité physique des fillettes et des garçonnets.En conséquence tous les moyens développant les muscles et provoquant le mouvement sont recommandables.Voici donc ce que nous suggérons : — MkÆ ^ vmunM JOUETS I Suggestions pour étrennes | pour enfants de 10 à 12 ans C’est l’âge pendant lequel l’enfant, fillette ou garçon, doit se former aux jeux athlétiques.Si l’adresse n’est pas acquise, à cette période de l’enfance, il sera difficile de réparer le temps perdu.La fillette devient de plus en plus intéressée à sa poupée.Elle verse les questions d’activité, d’aventure.Le garçonnet se perfeclionne dans l’art de la construction, il verse dans les questions d’activité, d’aventure.Pour vos garçonnets:—Les jouets Meccano.Les cerfs volants.Les boites d’outils de menuisiers et de mécaniciens.' Les blocs de construction.Des matériaux pour faire des huttes.Les expresses.Les voitures.Les brouettes.Les pompes à incendie, les bateaux à voile et les aéroplanes.Pour vos fillettes Des jeux de saut à la corde.Des patins à roulettes.Jeux de course.Métiers à broder.Nécessaires de couture.Terre à modeler.Boites de peintures.Livres de peintures.Livre-souvenir pour cartes postales et découpures de tous genres.HIER, JOUR DE LA FETE DE L’IMMACULEE CONCEPTION Les Grands Magasins Goodwin ont été visités par UNE FOULE considérable.fl Les 6 tourniquets de la rue S.-Catherine ont fonctionné d’une manière ininterrompue à partir de 1 heure de l’après-midi et nous Dépensons pas exagérer en fixant à 50,000 le nombre de personnes qui ont honoré nos magasins de leur visite, fl Tous ont pu se rendre compte que chaque année marque une amélioration dans l’atmosphère de la famille Goodwin, car de plus en plus nos magasins sont le rendez-vous de la meilleure classe des deux races canadiennes.fl Et de plus en plus nos qualités de marchandises ainsi que nos prix s’améliorent en faveur de nos clients.fl La raison n’est pas un secret, elle découle du fait qu’avec un chiffre d’affaires plus important que jamais, il nous est possible de rester plus que jamais dans le principe des ventes à petit bénéfice, fl Et plus la faveur du public nous aidera, plus nos qualités et nos prix seront en faveur de nos clients, à leur profit et avantage.Nous suggérons pour les garçonnets: Les appareils athlétiques.L’équipement de baseball.L’équipement de Lacrosse.L’équipement de football.Pour fillettes : Les cordes à sauter.Les jeux divers.Les livres.Les maisons de poupées.Les nécessaires pour travaux en perle.Les machines à coudre.Les cuisinières et ustensiles de la cuisine.l,e matériel à lisser.Les couleurs à Teau.Pour fillettes et garçonnets: Toboggans.Traînes sauvages.Bicycles: Bateau à voile.Nous terminerons cette série de suggestions dans le prochain numéro.Pour les enfants qui sont bien sages C’est moi qui suis l’auto, pareille à celle de papa et je tourne aux coins dés rues bien mieux que l’auto de papa.Et mes lanternes, ah! petits amis quel éblouissement ! I De plus l’anto de papa lui coûte $1150.00, tandis que je vous ne coûterai pas davantage en centins.11.50 —Au sous-sol.Limited Pour les poupées qui ne sont pas sages Allez Mademoiselle Vilaine, allez au lit pour vous apprendre à obéir à maman.Fi! les poupées qui boudent et qui ne savent plus rire! Estimez-vous bien heureuse, Vilaine poupée du lit tendre ci doux que votre maman vous achètera pour.35 —Au sous-sol.UN PRIX DE M.T.-C.CASGRAIN LE MINISTRE DES POSTES ENCOURAGE L’ETUDE DE L’HISTOIRE DU CANADA.Ottawa, 9.— M.T.-C.Casgrain, ministre des^ Postes, vient d'offrir à l’Université Laval un prix de $50 dent elle devra disposer en faveur de l’élu'liant qui fera le meilleur discours sur l’histoire du Canada.Voici, du n-rfe, le texte de la dépêche envoyée à Monseigneur François Pelle: 1er à cc sujet: Ottawa, 7 décembre 1915.Mgr François Pelletier, Supérieur du Séminaire de Québec et Reeleur de l’Uuniversité Laval, Québec, P.Q.Incapable d'etre avec vous en personne demain, je veux Ju moins vous prouver que je suis toujours de coeur et d’esprit avec Laval, eu vous offrant un modeste prix de c inquante piasires à di noser à voire choix, pour le ou les meilleurs discours sur l’histoire du Canada, d" l’origine à claie.La seule condition que je de in ara le la "aveur d’y mettre, e’cd que le concours pour ce prix soit ouvert à tous les aspirants au baccalauréat des colleges affiliés à Laval.Mes meilleurs Voeux à tous.Lettre cuivra Th.GBASE-CÀSGRAÏN.RETRAITÉ FERMEE Vous serez certain d’avoir un complet et un pardessus birn faits et de qualité supérieure en allant chez L.C.de TONN AN COURT, Eng marchind-tailleur, M Est, rue I jcil,,ics.n,,les T,1! d6sjrent,^ Pr?mlre T ! part sont priées de s inscrire à Notre-Dame.Au couvent de Marie Réparatrice, 1025, Mont-Hoyal-oucst une retraite fermée pour les jeunes filles sera .Oqnnéc, du 17 au 21 décembre, en .^réparation à la fête de Noël.Les avance.NOS SOLDATS M.ASSELIN A L0EUVRE L’ANCIEN JOURNALISTE FAIT UNE DEMANDE FORMELLE POUR lever un NOUVEAU BATAILLON.— LE MAJOR BARRE PROMU.— LES REFUSES PORTE- RONT UN INSIGNE.M.Olivar Asselin a demandé hier au brigadier-général E.AA- Wilson, Faiiiorisalion l'onncPe de lever un lonscrarecrulè dans toute la province de Quebec cl sera sous le commande- nu- -lu illUj.'i 'l'.-.i - u i i r-wgaiifgs?-: Hudson Seal Voici un manteau en Hudson Seal d’une élégance peu ordinaire, convenable pour dame ou jeune fille.Le Hudson Seal est une fourrure durable,au poil fourni et lustré, et fait un vêtement de dame d’une rare beauté.Nous avons différents modèles unis ou avec parure en renard, Alaska, opossum, martre, castor, doublés en satin broché de fantaisie, d’une coupe et d’un fini parfaits.Grand choix de manteaux de mouton de Perse, Seal Electrique, Rat musqué,manteaux d’automobile, grande variété d’exquises Sorties de Théâtre.Nos prix sont tout à fait raisonnables.A * ! I T-",i i' it '4 Dorénavant, comme conséquence d’un vote unanime pris par le conseil à l’instigation du maire Beau-bien lui-mèinc et sur la proposition de l’échevin Marsolais, les citoyens d’Outrcmont éliront eux-mêmes leur maire.Jusqu’à présent, ce soin était réservé aux cenevins.Comme les neuf membres du conseil, y compris le maire, sont élus pour un mandat de trois ans, trois se retirent à tour de rôle tous les ans et ics élections annuelles portent sur trois sièges.Celte année, c’est an tour des échevins Robinson, Bessette et Munro; le maire aussi démissionnera pour .se présenter au majorat.On croit que MM.Robinson et Munro se représenteront bien qu’ils n’aient pas encore fait connaître leurs intentions.Quant à l’échevin Bessette, sa retraite est considérée comme définitive par suite de sa nomination (soumise à l’approbation de la Législature de Québec) au poste de Chas lesiardins f &„ Cie Limitée ^ 130 RUE SAINT-DENIS ) Entre les rues Sainte-Catherine, et • Dorchester, MONTREAL.'"'MPé -«O -yS- ' NÇjp* ' GROS ET DÉ TA !L recorder.On nomme trois candidats possibles au siège fie M.Bessette : MM.G.A.MacXamee, Emile Rolland et .1.Mercier.Ce n est que vendredi soir qu’on saura à quoi s’en tenir.La mise en nomination sera faite le premier lundi de janvier et les élections deux semaines après.Sur la proposition des échevins Robinson et Bessette, le Conseil a décidé d’envoyer ses félicitations à i’avoeat de la cité, M.C.-P.Beau-bien, à l’occasion de son entrée au Sénat.Une résolution à cet effet a été adoptée à l'unanimité; le sénateur-Beaubien est le i> ère du maire Beaubien.Le vieux règlement privant de leur droit de vote les propriétaires qui n’auraient pas acquitté leurs taxes avant le 31 décembre a été aboli, sauf toutefois en ce qui concerne les détenteurs de licences.ACCIDENT A STE- ANNE DE BELLEVUE UNE VOITURE EST FRAPPEE PAR UN TRAIN DU GRAND-TRONC ET L’UN DES OCCUPANTS EST TUE.Près du pont du Grand-Tronc, à Sainte-Anne de Bellevue, la voiture de M.Arthur Valiquette a été frappée par un rapide, et les deux occupants, M.Valiquette et son fils, Albert, projetés en avant, à une longue distance.Le jeune Valiquette a été tue sur-le-champ, et le père grièvement blessé, a été ramené à l'hôpital Notre-Dame, où son état s’améliore.Les deux voyageurs retournaient à Pile Perrot, où ils demeurent quand l’accident est «jr-venu.ASSEMBLEE A S.-HYACINTHE Il y aura grande assemblée patriotique, à Saint-Hyacinthe, samedi piochai», 11 décembre, à 2 heures de l’après-midi.M.P.-E.Blondin, secrétaire d’E-•!at, M.Es.-L.Patcnaude, ministre du Revenu de l’Intérieur, M.Charles P.Beaubien, sénateur, seront présents à cette assemblée, accompagnés d'autres orateurs.Un train partira de la gare Bo-naventure, à 12 heures 10.midi et dix minutes, pour revenir à 5.3(1 p.m., départ de S.-Hyacinthe.Ce Journal csl imprima au Xo 43 ru« Saint-Vincent, à Montreal, par l’IMPHIME-niE POPULAIRE (S resoonsabilit* limitée).I.y.Chevrier, gerant-genérat. LÉ DHYQIR, MONTRBÀL, JEUDI 9 DECEMBRE 19U VOL.VI.— No 281 LA VIE SPORTIVE Hlrlicliru H II) .444 11.11.V.M C.A.hou«p.7 H (luiediitiio ., i .à lit .ané CherHef.4 14 .222 L’OUVERTURE DE LA SAISON DU HOCKEY ELLE AURA LIEU, SAMEDI, A L'ARENA, ENTRE LE S.-NICHO-LAS, DE NEW-YORK, ET LES STARS, CHAMPIONS DE MONTREAL.— POUR LA COUPE ROSS.M.uRrihtl est impiiticnt d'être rendu à samedi ap: ùs midi, pour assister à l’intuiguration de la ‘»i-son du hockey en noire ville, lors que les Stars, champions de Montréal, et les S.-Nicholas, de New-York, se rencontreront pour la coupe Ross, emblème du championnat amateur, dans la première de la série internationale.La partie sera jouée à 1) heures, et elle sera 'disputée à J'Arena de Wesèmouni.Cette joute est d’une grande importance, et elle semble devoir attirer une fouie fort imposante.Les Stars ont eu des pratiques fort assidues depuis le commencement de la semaine, et les joueurs de Cecil Hart sont, aujourd’hui, en grande condition, et les S.-Nicholas le constateront peut-être avec l’ouverture après-demain.Une foule de joueurs, favoris des amateurs, l’hiver dernier, évoluent chaque soir sur la glace artificielle de l’Areu», et manifestent une con la moitié de la saison.De leu" côté, les S.Nicholas pratiquent depuis plusieurs semaines déjà, et les dernières dépêches nous annoncent qu’ils sont dans la meilleure '.les conditions.Leur pi lier ex un nommé Haker.«loin la TREMBLAY KID BURNS ET GIROUX TELS FURENT LES VAINQUEURS D HIER SOIR AU PARC SOMMER.— PARADIS EST TOMRE EN 37 MINS, f»Û SECS ET 10 Ml NS 15 SECS.- UNE SOIREE DE LUTTE ET DE BOXE INTERESSANTE.COSTICA CON THE AL.ROGERS.Eugène Tremblay prit deux chute: contre Jean-Baptiste Paradis.Duehesnu o: Lafontaine firent utt.nulle.Arthur Giroux mil Kid Williams hors de combu.en quatre rondes.Kid Burns triompha, aux points, de Kid Watson.Tels oui été les résultats des cx-h bitions de lutte et de boxe données sous les auspices du Club Athlétique Canadien, au Parc Soh-m.r, hier soir.Paradis en Ira en matière avec sa maéstna habi nielle et Tremblay le îravailla de justesse.Au bout de 37 minutes et 50 secondes Paradis fut tombé une première fois.Paradis revint confiam air le, tapis pour conm.e ncer la deuxième manche.Tr, ni bay entra en scène avec l’in-tent oa évidente d'en finir au plus tôt.Au boni de 10 minutes 1-4 une prise d’orleils appliquée avec force ditior.qui leur conviendrai! dans( tut raison de la science de Paradis.Ce ui-ci ne put se relever et fut transporté dans sa loge par l’arbitre cl scs seconds et 1 on manda un médecin.Duchesne ut Lafontaine fircu; une lutte nulle de “trois six uiiituies", en préliminaire.La boxe fournit sa grande part renommée est for! étendue.Les d'intérêt à la soirée.Giroux au journaux de la g-ande cité umèricui- mieux de sa forme se déploya au ne ne tarissent pas d’éloges sur le point de mettre K:d Williams hors jeu et la science de cette étoile, et de combat en quatre reprises.Burn » ses ec-équipiers, s’ils ne sont pas et Watson se cognèrent ensuite du- pent-être de son niveau, n’en sont rant dix rondes et ITrlandais eut le pas moins les pins forts amateurs : dessus sur le noir aux poinls.La des Etats-Unis., I séance de mercredi prochain ne La rencontre d’après demain, à | comportera que de la boxe.Costica, 3.00 n.m., devrait attirer une foule, le populaire Roumain, :;e rcncon-fort imposante, étant donné que trera av.c AI Rogers, de Buffalo.les deux clubs von* se faire h» ore- j _____________________ mière latte 'le In saison, e! inscription jiour la prochai- rcn4 une intéressante exhibition de ne réunion de trot et d’amble de | boxe de trois rondes.DTorimier arrivent rapidement.i ->—**¦-*- Comme on le verra par la liste! » sv/mmiivri suivante, le grand stake de trot de AUX CUURbllS 2.17, d une valeur de $1.0(10, est bien rempli.Voici la Usée des inscriptions, dans cette épreuve classique: 1.—Jay Worthy, Nat.Ray, agent, | Toronto, Ont.2.—Chillicoot, Nat.Ray, agent, Toronto, Ont.3.—Lindsey, G.Ryder, Buffalo, N.-Y.4.—Richard Hunier, H.S.German, Garle 13 .278 C.Y.M.C.A .4 17 .190 Section Est G.P.P.C.Shamrock Gris .16 5 .762 Maisonneuve.16 ô .762 Steele .15 6 .714 Canadien No 2 .11 7 .611 Canadien No 3 .12 9 .571 National .10 11 .476 Canadien No 1 .7 14 .933 La Rovale .6 15 .286 Shamrock Vert .5 16 .238 Chevrolet .4 14 .222 Y-»»- — t.K BOIJUIUEK UN TEMOIN DISCREDITE A L'ENQUETE SUR LA CONSTRUCTION DU PALAIS DE JUSTICE DU MANITOBA, LE COMMISSAIRE MATHERS ACCUSE LE TEMOIN MAURICE KELLY DE MENSONGES.1 LA VAL A U ARENA L’équipe de hockey de l'Université Laval aura une antre pratique ce soir afin de bien se préparer pour la première partie qui aura lieu contre le Victoria.La pratique de ce soir aura lien à 8 heures précises à l’A-rena et Ions les joueurs sont priés d’etre présents.•»- 15,—The .fudge.Ira Batchelàer, i ly 102, Pool, 4 à 5, l à 2 et 1 Malone N-Y « 4; 2.Jake Argent, 112, Obrien, 7 ’ ‘ ’ à 2.au pair et 1 à 2: 3.Old Bob, CE SOIR A LA SALLE CORBEIL 97, Phillips, 9 à 2, 3 à 2 et 3 à 5.Temps, 1.16.Miss Fielder.Baigee et Furlong ont aussi couru.5ème course — 5 furlongs: 1.Category.08, Morys.3 à 2, 3 à 5, 1 à 3; 2.Safernnor, 116, Lottus, 4 à 1, N’oubliez pas que cost ce t-oir 2 à 1 et 1 à 2; 3.Aunt Elsie, 108, qu'a Heu :’i la salle Corbeil, 1091a, Gentry, 5 à 2, au pair et 1 à 2.ru'* Mont-Royal Est, le grand euchre Temps, 1.03.de la Société Amicale d’Art Brama- Gème course — 1 mille: 1.Mud tique S.-Edouard h.D.B.De nem- Sill, 107, Morys, 2 t.au pair et breux et renux prix seront offerts 2 à 5; 2.Mercnrium, 112, au pair, aux gagnants.Deux salle; seront 1 rt 3 et 1 à 6: 3.Transparent, 100, ii la disposition des amateurs, VPi Cullen.5 à 1, 8 à 5 et 4 à 5.Temps, prix du billet est de .35, 1 1,44 4-5.soir, dans les joutes régulières de la ligue et le Strachan a pris la tète de la division ouest, en gagnant trois parties contre les M.A.A.A.Cubs, tandis que le Railroad Bleu a perdu deux parties sur ses propres allées et est maintenant sur un pied d’égalité avec le Windsor pour la deuxième position.Dans la division de l’est, le Standard a perdu deux parties contre le Canadien et le Steele, en remportant les trois parties contre le Railroad Rouge, se trouve ex-eaquo pour la première place avec le Standard.Jimmy Sutherland du Strachan, a remporté les honneurs de la soirée pour le plus grand total en trois parties avec 594, tandis qre Sid Walsh, du M.A.A.A.Cubs, a faU la plus haute partie simple avec 245.Voici la position des clubs à date : Division Ouest LA SAISON A ETE INAUGUREE MARDI SOIR Vancouver, 9.— La saison de la ligue de hockey professionnelle de l'Ouest s’est ouverte mardi soir alors que le club Portland était aux prises avec le Vancouver.Les deux équipes s’alignèrent avec peu de changements et les joueurs qui ont reçu des offres alléchantes des magnats de la N.H.A.étaient à leurs postes.Haris et Oatman qui ont été demandés par les clubs Canadien et Toronto figuraient sûr l'alignement du club Portland et ces deux équipiers termineront la saison ici.La partie a été gagnée par Portland par un résultat de 2 à 0 et les deux seuls points de la partie ont été enregistrés dans la troisième période.Les équipes s’alignaient comme suit : Vancouver Portland.Lehman.Buts.Murray Seal orn.Points.Irvine (iriffis.Couverts .Johnson Taylor.Rovers.Oatman Mackay.Centres.Dunderdale Cook.Ailes gauches Harris Stanley.Ailes droites.Tobin Arbitre—T.Phillips.VICTOIRE DU SEATTLE Seattle, 9.— La saison locale a été inaugurée mardi soir par une victoire du club Seattle par le résultat de 3 à 2 dans une joute excessivement intéressante, comme le résultat l’indique d’ailleurs.L’équipe locale, à l’exception de deux joueurs, était composée des équipiers du Toronto, de la N.H.A.Voici la composition des équipes: Seattle.Victoria.Holmes.Buts .McColloeh Carpenter.Points .Genge Rowe.Couverts.Patrick Foyston.Rovers .Mallin Morris.Centres .O’Leary Wilson.Ailes droites McDonald Walker.Ailes gauches .Kerr Arbitre—Fred Irons.LARRY MURTHA CONTRE CARROLL Larry Martha, le boxeur newyor-kais qui doit rencontrer Jimmy Car-roll ce soir au Montreal Sporting Club (théâtre Empire, rue Stanley), est arrivé à Montréal hier soir.Mur-tha est en très bonne condition.Comme il a fait très bonne impression contre Eddie Moran la semaine dernière, les amateurs s’empressent d’acheter leurs billets.Moran se rencontrera ce soir avec Jack Tracy, un autre cogneur de Gotham.LE NATIONAL Il y aura une pratique des coureurs, ce soir, à 7 heures 1-2, au terrain, à Maisonneuve.Les coureurs sont priés d’être présents et d’inviter leurs amis.Le Secrétaire.Winnipeg, 9.—“Je crois que vous mentez’, a dit hier matin le commissaire Mathers à Maurice Kelly, un des témoins dans l’enquête au sujet du contrat du palais de justice du Manitoba.Maurice Kelly est le fils de l’entrepreneur Thomas Kelly, accusé d’avoir tenté de frauder le gouvernement manitobain.Il a déclaré au cours de son premier témoignage qu’il avait brûlé un grand nombre de documents qui se trouvaient dans le bureau de son père et qu’il qu’il avait envoyé le reste à son père ou à ses frères qui étaieui dans le sud.Lundi dernier, il jura que les pièces en question étaient dans le bureau de son frère et qu’il avait oublié de les apporter.Hier, fit encore la même affirmation.Ce sont ces contradictions qui Jui valurent cette verte réplique du commissaire.Roy L.Worthington, l'évaluateur de Thomas Kelly et Fils, dit que Maiiree Kelly lui avait déclaré que les “feuilles du ledger’’ avaient été envoyées dans le sud une seconde fois.Worthington dit.qu’il n’a jamais compris pourquoi ces papiers avaient été expédiés dans le sud.Un affidavit île Madame C.H.Simp, son, femme de l’entrepreneur principal des ira vaux, pour le palais de justice, fut ensuite lu pour établir que les quinze mille dollars, reçus par son mari, n’ont eu aucune relation avec les cours de justice.Plusieurs autres témoignages furent ensuite entendus entre autres, celui de M.J.W.Hough.L’enquête a été ensuite ajournée à une date ultérieure qui n’a pas encore été fixée.On cherchera à établir dans l'intervalle la base des profits raisonnables de l'entrepreneur pour les travaux jusqu’ici ac-oomplis, Winnipeg, 9.¦—.Edward Anderson, C.R., Je procureur de Thomas Kelly et Fils, a modifié son genre de défense, dans le procès civil intenté par le gouvernement à ses clients.Il soutient maintenant que lotis les contrats, concernant les édifices parlementaires, étaient des contrats franchement conclus entre le gouverneineiii et les entrepreneurs niant qu’il y ait eu fraude, collusion ou conspiration en aucune façon; il affirme que tous les paiements ont été effectués suivant la loi sans fraude ni conspiration, sur un ordre en conseil dûment adopté et signé, autorisant le paiement sur les argents voté» par un acte de la Lé-giscature et dûment appliqués au contrat.Le; entrepreneurs ont inscrit une contre-réclamation contre le gouvernement pour le paiement de la somme de $2,379,137.Lu contre-réclamation constitue une action en dommages, basée sur une prétendue rupture de contrai de la part du gouvernement.G.P.P.C.Strachan 16 5 .762 R.R.Y.M.C.A.Bleu.15 6 .714 Windsor 15 6 .714 M.A.A.A.Stars .13 8 .619 Pavnes 12 9 .571 Tipperarv No 1 .10 11 .4 / (i C.Y.M.C.A 9 12 .429 M.A.A.A.Cubs .8 13 .381 Montréal Ouest.7 14 .333 N.E.Engineers .n 21 .000 Division Est G.P.P.C.Steele 13 5 .722 Standard 13 Ô .722 Canadien 13 8 .619 Tipperary No 2.La Royale ., , 11 10 7 8 .611 .556 FATALE MEPRISE (De notre correspondant) Québec, 9.— Un fatal accident de chasse est arrivé, lundi, dans les bois de S.-Edouard de Lotbinière, où M.Wilfrid Bélanger, âgé de 3G ans, a été tué d'un coup de carabine par son neveu, M.Alckie Bélanger, en compagnie duquel il faisait la chasse.Les deux chasseurs, après avoir parcouru vainement le bois, à la recherche de gibier, avaient décidé de se séparer.Peu après, M.Alcide Bélanger, ayant entendu du bruit et vu quelque chose remuer dans un buisson, crut avoir affaire à un chevreuil et fil feu, la balle traversant la têse de son oncle, qui fut tué instanîané-ment .On conçoit la douleur de l’infortuné chasseur en constatant sa méprise.Le coroner Jolicoeur a fak enquête, mar'ii, et un verdict do mort accidentelle a été rendu par le jury.j FAITS-MONTREAL PINCES EN FLAGRANT DELIT LA POLICE ARRETE TROIS CAMBRIOLEURS EN TRAIN D’OPERER CHEZ LE MERCIER RIVARD, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST.Une voiture stationnait, peu avant minuit, hier soir, à l'entrée rie la ruelle qui passe derrière le magasin de M.Rivard, 850, Sainte-Catherine-ouest.Cela parut suspect à l’agent do quart qui demanda des explications au cocher, appartenant soi-disant à la station voisine.Mais justement un autre homme parut à l'entrée de la ruelle et l’agent soupçonneux remarqua des boîtes empilées dans un coin, L homme, d’ail-Iturs, ne se sentait pas la conscience tranquille, c: r â la vue de Puni-forme, il prit ses jambes à son cou.L’agent dut se servir de son revolver pour le faire arrêter et le conduire au poste de police.Cela fait, le lieutenant de la station vint lui-même avec tout son contingent disponible faire une ronde : ils trouvèrent deux hommes dans le magasin de M.Rivard et s’empressèrent de les arrêter.Ce sont Aidasse Sarazin, 232, rue Saint-Antoine, Harry Butt-ler, 12, rue Langevin et Hector Du-rocher, 504, rue Noutre-Daine-ouest.L’intervention de la police était opportune, car toutes les dispositions des malandrins étaient prises pour netloyer complètement la boutique : toutes ies marchandises étaient empilées déjà dans des boites prêtes à être enlevées.EN PASSANT PAR LA RUELLE.- Hier matin, entre quatre et cinq heures, l’agent Lemlin, passant par la ruelle Fortification, aperçut une vitre brisée à l’une des fenêtres d’arrière du café Bouillon Place d’Armes.A l’intérieur, un homme semblait s’occuper activement.Sans lui donner l’éveil, Tagent pénétra par l’ouverture de la fenêtre et somma l’individu de lever les mains, ce que celui-ci lit sans difficulté.C’est un nommé Charles Bertri nd, âgé de 24 ans.I) n’a pas voulu donner son adresse.VOITURE SANS PROPRIETAIRE.La police a été informée, mardi soir, de la découverte d’une vo’ture de maraîcher, chargée de nombreuses provisions, stationnant près des rues Berri et Saint-Louis, sans propriétaire.Un a^ent de la sûret4 fit conduire la voiture à l'enclos Van-deîac, Place Jacques-Cartier et personne n’est encore venu la réclamer.On se perd en conjectures au sujet du propriétaire et du contenu de la voiture BRULE GRIEVEMENT.Aux usines de la compagnie Montreal Light, Heat A Power, à la Côte Saint-Paul, hier soir, un malheu- LE SPECIFIQUE DES MALADIES DU CHEVAL “VIVAT” “VIVAT” est un remède en poudre des plus énergiques pour le traitement des Maladies du Cheval.“VIVAT” guérit sûrement la Toux, le Souffle (Pousse) etc.“VIVAT” rend de grands services comme diurétique, dans les cas de Coliques et agit aussi contre les Vers.VIVAT” fortifie et donne de l’endurance aux Chevaux de Travail et de Course.“VIVAT” a été prescrit par des Médecins Vétérinaires émi-CP nents de Québec, dans plusieurs cas critiques, avec des résultats, surpre- ______________________________5 gmüiiiiuiiii.iiittiimiiiiitiimnaiiiiiiiitttiüiiiiiniiiiiiiiiinuf^’; “ Ai (f§& hi'4 l H 11 nants.“VIVAT ” - ^Chaque paquet contient 12 doses séparées et une boîte suffit pour six jours de traitement.Prix 50 centins DR.ED.MORIN £ CIE., LIMITEE quebec, mm.SPECIFIQUE C14EZ LE CHEVAL GUERIT TOUJOURS SS UTftuI.lA Cousu ( SAW*»!*).M»h««ICS OtBVOUt ¦((•IM* 2» TOlMf* «N ftCTINIISN OUI»«K V*» CtttV*U* «OUfMANT » •HikniNTMC (ve.»t I.CauQuw.Ere, = PMIX SO CENTS.= Dr.Ed.MORIN ft.CIE.limîlfe.«'«cviAiat.Qo«nfc.e.CANADA.•)=¦ AiiiiiiiiiiiiimiwiiimiuiiiiiitiiiiiimiiiiiiimiiiiiiiimiuiiiiuitT Salons d’Optique Franco - Britanniques ROD.CARRIERE — HENRI SENEGAL OPTICIENS ET OPTOMETRISTES 207 EST, RUE S.- CATHERINE Entre les rues Sainte-Elisabeth et Sanguinet, MONTREAL.Assortiment complet de lorgnons, lunettes, yeux artificiels, lunettes marines et d’opéra.Aussi un grand 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pas nuisible.LA CIE LS TABAC EXCEL 227, MAISONNEUVE.Tél.Est 1103 NADIAN PACIFIC GRENADIER GUARDS S.-Jean, P.Q.•8.25 n.m., •iUS n.m., H.IO p.m.f5.45 p.m., *7.15 p.m., *8.10 p.m.Sherbrooke—Lennoxville •8.25 a.m., +4.18 p.m., *7.15 p.m.•Tous les jours.fTous les jours, excepté le dimanche Passez la fin de la semaine dans les Laurentides BUREAUX &£& BILLETS! 141-143, St-Jacau*s Tel.Beiif MainSî25 tfotel Windsor, Gares Place Viger et de la Rue Windsor AVIS est par le présent donné qu’il a été déposé au greffe du Protonotaire de la Cour Supérieure du district de Montréal, un acte passé devant Camille Perrault, notaire, le dix-huitième jour d’août, 1913, entre Georges Amédée Duclos, agent; Edouard Napoléon Hébert, manufacturier; J.Edmond Morin, commerçant; et Joseph Nantel, commerçant, tous domiciliés en la cité de Montréal, et La Compagnie du Parc Napoléon Limitée, corps politique et incorporé, ayant son principal bureau d’affaires à Montréal, étant une vente psir les dits Georges Amédéc Duclos, Edouard Napoléon Hébert, J.Edmond Morin et Joseph Nantel, à “La Compagnie du Parc Napoléon, Limitée”, d’une terre située eu la paroisse de In Poinle-au-Tmubles, connue et désignée sous le numéro deux cent trente et un (231) aux plan et livre de renvoi olTieiets de la paroisse de la Pointe-aux-Trembles, près Montréal, contenant trois arpents de largeur par quinze arpents de profondeur, plus ou moins, et sans garantie de mesure, précise, et avec les bâtisses dessus construites.A distraire cependant de cette terre les deux portions vendues à la Compagnie “THE CHATEAUGNAY & NORTHERN RAILWAY COMPANY”, suivant deux actes de vente en date Lmi, du vingt-et-un août, mil huit cent quatre vingt seize, par acte en minute devant P.Mainville, notaire, et enregistré au bureau de la division d’enregistrement des comtés d’Hochelaga et Jacques-Cartier, sous le No 03597 ; et l’autre, en date du dix-huit juillet, mil neuf cent six, par acte en minute devant C.E.Leclerc, notaire, enregistré au susdit bureau d’enregistrement, sous le No 125579.Tel que le tout se trouve présentement, avec toutes circonstances et dépendances, servitudes actives et passives, apparentes ou occultes, attachées au dit immeuble, dont et du tout la dite acquéreusc déclare être contente et satisfaite, en la possession de Georges Amcdée Duclos, Edouard Napoléon Hébert.J.Edmond Morin, Joseph Nantel et la Compagnie du Parc Napoléon Limitée, comme propriétaires pendant les trois dernières années ; et toutes personnes qui réclament quelque privilège ou hypothèque sur le dit immeuble, immédiatement avant renregistrement du dit acte par lequel la dite t'rre a été acquise par les dits Georges Amédée Duclos, Edouard Napoléon Hébert, J.Edmond Morin et Joseph Nantel, sont averties qu’il sera présenté à la dite Coït le 19 janvier 1916, une demande en ratification de titre, sauf quant à Phypothèque de $19.375.00 en faveur de Ovide Champagne.pour garantir la balance du prix de vente revenant ô ce dernier, aux termes d’un acte devant Mtre J.W.Roisjoli, N.P., le 20 mars 1912, et enregistré au bureau d’enregistrement d’Hochelaga, et Jacques-Cartier, sous le No 210,492; et qu’à moins que leurs réclamations ne soient telles que le réglstrateur est tenu, par les dispositions du Code de procédure civile, de les mentionner dans .son certificat à être produit dans ce cas, elles sont par le présent requises de signifier leurs oppositions par écrit, et de les produire au greffe du dit protonotaire dans les six jours après le dit Jcur.à défaut de quoi elles seront pour toujours forcloses du droit de ce faire.Montréal, 6 décembre 1915.J.B.A.TISON, Député protonotaire, C.S.Mtres PELLETIER, LETOURNEAU, BEAU- LtEU ET MERCIER, avocats de la Reaue- rante.COMPAGNIE DES TRAMWAYS GE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1915.Ser* LACHINE.— Du Bureau de Poste, tice de :— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit DE LACHINE.—Service de :— 20 min.de 5.30 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.1C a.m.Dernier extra à 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT.VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Déni* i Saint-Vincent.—Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 n.m.Tramway pour Saint-Vincent.12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de s— 15 min.de 20 min.de 15 min.de 20 min.de 30 min.de 8.30 a.m.4.30 p.m.7.30 p.m.8.30 p.m.mix accident est survenu à un nouvel employé, Ra'iph Prévost, âgé de 27 ans, domicilié au No 64, Boulevard Monk.Prévost travaillait près d’une bouilloire, lorsqu’un jet de flammes l’enveloppa, lui brûlant la figure et les mains.Après un pansement sommaire à l'hôpital Western, le blessé a pu regagner sa demeure.CRANE FRACTURE.Un accident mortel est arrivé, mardi après-midi, aux usines Maxim-Vickers, û Maisonneuve.Un ouvrier du nom d’Albert Hogdson âgé de 18 ans, domicilié au No 545, 9ème avenue, Rosemont, a fait une chute de trente pieds dans le vide et s’est fracture le crâne sur le sol.La mort fut instantanée.Le cadavre a été transporté à 'a morgue et le coroner en a disposé sans jury.5.45 a.m.à 8.30 a.m.à 4.30 p.m.à 7.30 p.m.à 8.30 p.m.à 11.35 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.20 a.m.Tramway de Saint-Vincent h Saint-Denis, 1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet.—Service de s— 20 min.de 5.20 a.m.5 8.40 p.m.10 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIER VILLE.—• Service de «-« 20 min.de 5.40 a.m.à 9.00 p.m.10 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont.Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit.DE L'AVE.VICTORIA.—Service de î-u 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.I>e l’Ave.Victoria à Snowdon, 10 min.5.50 a.m., à 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de 60 min.de 5.00 n.m.à 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 am.à 9.00 n.m.30 min.de 9.00 n.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.à 8.30 p.m.POINTE-AUX-TREMBLES.—Service At 1 15 min.de 5.00 a.m.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.15 inin.de 3.30 p.m.ô 7.00 p.m.33 min.de 7.00 p.m.à 11.00 p.m.60 uiiu.de 11.00 n.m.à 1.00 a.m.Province de Québec, district Je Montréal, Cour Supérieure, No 5181.Bertha Lagacé, de la ville de Car-tierville, district de Montréal, épouse commune en biens de Delphis Ouellette, laitier du même lieu, a intenté ce jour une action en séparation de biens contre son dit époux.Montréal, 7 décembre 1915.Monty et Duranleau, avocats de la demanderesse.I Province de Québec, district de j Montréal, Cour Supérieure, No 64.I The Hilton Electric Co., Ltd., en liquidation, et Provincial Trust Com-I pany, liquidateurs, requérants.Avis est par les présentes dm né qu’une requête (pour faire (fixer! la rémunération des liquidateurs et inspecteurs sera présentée à la Cour Supérieure de ce district, Division de Pratique, au Palais de Justice, à Montréal, le 18ème jour de décembre, à 10 h.1-2 a.m.1-es créanciers, actionnaires et toutes personnes intéressées, désirant contester la dite requête, devront comparaître devant la dite Cour, aux dits lieu, jour et heure, et lia et alors, faire valoir leurs objections.Montréal, 9 décembre 1915.Provincial Trust Company, liquidateurs.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-ri'al.Cour Supérieure No 1988.—L'Hon.François O.Dugas, üomnndcur.vs.Dnmc Phenbronie Croie-u et vir.défenderesse.Le 21inr jour de décembre 1915 à une heure de l'après-midi, nu domicile de la dite défenderesse, nu S'o 1688 rue S.-Denis, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, un piano, etc.Conditions : argent comptant, i.B.TRUDEAU, H.C.3.Montréal, 9 décembre 1915. VOL.VI.ï*o 287 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 9 DECEMBRE 1915 Notre Page Féminine m, ¦mmm Lettre de Fadette L’enfant à la tombe Venez causer.—Nous avons causé.—Combien de fois on emploie ce mot sans en comprendre le sens.et on patine, on bavarde, on parle de sa couturière, de l’étalage chez Morgan, et du flirt de madame Chose, mais on ne cause pas! Causer, c'est livrer beaucoup de son esprit et un peu de son coeur: et il faut se sentir en grande confiance pour laisser entendre ainsi la vibration des choses dans son âme et l’écho de la petite cloche qui pleure ou carillonne au fond de soi-mème! Quand vous vous livrez ainsi, c’est que vous avez trouvé l’esprit qui, en rencontrant le vôtre, fait jaillir des étincelles et dont les pensées font lever en vous des pensées-soeurs qui sortent ailées, ardentes, dans leur hâte de fixer la pensée amie en la complétant., Cette sympathie vibrante est exquise et trop rare! Entre personnes cultivées, on en a souvent l’illusion ; mais après quelque temps, les différences s’accentuent et divisent: peu à peu un mur s’élève: vous continuez èt parler de chaque côté du mur, mats vous ne vous voyez plus.vous commencez déjà à vous perdre! Comme moi, vous avez remarqué que les femmes entre elles causent longuement, spirituellement.mais rarement avec beaucoup d'intimité : les meilleures amies, les plus sérieuses et les plus tendres, réservent le vrai fond de leur coeur, ce qu’elles savent être pour elles la chose importante.Elles causent de tout mais en objectivant toujours, et leur psychologie si fine généralise en se mettant elles-mêmes hors de cause.Les plus intimes soulignent ce qui les touche particulièrement par un sourire, quelquefois par un soupir.un point, c’est tout.Elles causent avec tout leur esprit en mettant une sourdine à leur coeur.Alors, les amoureux savent-ils causer avec cet accord charmant, qui, de leurs deux voix, n’en fait qu’une tant ils s’entendent bien?Oui, au début, quand ils se cherchent.mais quand ils s’aiment, non, et pour une raison bien simple; c’est que l’amour est un sentiment égoïste: ils ne parlent que d’eux, ils croient remplir le monde, et il faudrait que chacun s’oubliât davantage pour bien deviner et comprendre l’autre.Et les hommes entre eux, comment causent-ils?Ils se communiquent leurs idées, ils discutent leurs opinions, mais même entre amis, comme ils cachent leurs coeurs et se.gardent d’en livrer les blessures! Alors?.Alors, où je vois davantage cette perfection de sympathie qui crée la causerie vraie et intime, c’est dans Vamitié entre une femme et un homme.Son expression la plus belle se trouve dans le mariage de deux êtres qui s’aiment à la fois d’amour et d’amitié et où celle-ci, peu à peu, remplace celui-là.C’est le mariage exceptionnel.Cette amitié existe plus souvent en dehors du mariage, et elle est rare comme toutes les choses précieuses.L’occasion de la nouer est rendue difficile, et par le préjugé qui veut que celte amitié soit impossible à maintenir dans les limites amicales, et par la vulgarité de l’esprit mondain qui refuse de croire à sa pure beauté et potine sur l’amour probable des deux amis.Il ne faudrait pas, cependant, à cause de ces difficultés, renoncer à l’une des meilleures joies de la vie.On n’a de bonheur que celui que Von veut et que l’on paye de plus ou moins de désagréments.FADETTE.?I 1 Mon petit papa, mon cher petit père.r Auprès de ta croix, je reviens m’asseoir, Pour te raconter ce que, de la guerre, On dit fièrement, depuis hier soir.On dit — tu m’entends du fond de ta tombe?____ Que les Allemands, de tenir sont las, Et que leur Kaiser, de rage succombe, Mon petit papa.Ecoute, papa, mon beau petit père.Ton drapeau défend le sol outragé; Les sombres Germains passent la frontière.Ecoute.ils sont loin.Te voilà vengé! Console demain ma maman chérie: Dis-lui qu’un héros ne se pleure, pas Et que, pour sauver la noble Patrie, Il faut des papas! Au revoir, papa, mon grand petit père! Je t’ai mis des fleurs de notre jardin, (De celles que tu cultivais naguère) Pour la fête des mary 1rs.la Toussaint.Dors!.maman et moi nous viendrons te tendre Nos bras, te bénir et te dire, bas : Notre France est libre!.Ils n’ont pu la prendre.Victoire!.papa.\|]i* , \ Maurice DUFRESNE.S IB I ?J.cmam, mm&imms: 'mm LES HEROINES (Extrait des citations à l’ordre du jour de l’armée française.) Mme Anne Carrel-Billiard, infirmière major à l’hôpital temporaire No 22t, à Compïègne : A dirigé à Compïègne l’installation d’un hôpital modèle et des laboratoires qui y sont annexés au nom de l’institut Rockfeller.S’est dévouée aux blessés qui y sont traités et qui sont par principe sélectionnés parmi les plus graves ; est • restée l’âme de cette formation, malgré les bombardements de la ville par la grosse artillerie allemande.Mme Thérèse Jacquet, veuve Chi-bert, infirmière major, directrice du service des infirmières à l’hôpital auxiliaire No 105 à Compïègne : A rempli avec le plus grand zèle, depuis l’ouverture de l’hôpital No 105 à Compïègne, même pendant l'occupation allemande, ses fonctions d infirmière major et de directrice du service des infirmières, et a fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid pendant les bombardements de Compiègne.Mlle Jeanne Leconte, infirmière de salle à l’hôpilal auxiliaire No 105 à Compiègne : A rempli ses fonctions de chef de salle depuis l’ouverture de l’hôpital No 105, à Compiègne, même pendant l’occupation allemande.A tenu son service avec une régularité un sang-froid et une intelligence parfaite, malgré des bombar-dements de grosse artillerie.Mlle Marthe Lambert, aide-infir-inière à Thôpital auxiliaire No 105 à Compiègne : A donné ses soins aux malades et blessés avec le plus grand dévouement depuis l'ouverture de l’hôpital, même pendant l’occupation allemande.A contracté au chcvct des malades la fièvre typhoïde et a repris son service aussitôt sa guérison, continuant à l’assurer pendant les bombardements de Compiègne par la grosse artillerie allemande.Mme la baronne Magdeleine Fain, infirmière major, présidente du Comité de Compiègne : Est restée à son posle de présidente et d'infirmière major de l’hôpilal du château de Compiègne au moment de l’occupation allemande ; a fait face aux différentes difficultés de tout genre avec sang-froid, énergie et une attitude pleine de dignité et de fermeté, se tenant prête à toutes les éventualités, et réconfortant sans cesse son personnel.N’a pas quitté ses fonctions depuis le début de la guerre malgré les bombardements ennemis.Mlle Marie Clerel infirmière major à Phôipital annexe du collège (Compiègne) : A fait campagne au Maroc.Est restée à son poste pendant l’occupation allemande, a organisé, au prix de difficultés sans nombre, l’hôpital du collège de Compiègne, qu’elle n’a cessé de diriger depuis sa fondation avec un dévouement digne d’éloges et malgré ries bombardements de grosse artillerie.Mlle Jeanne Barbier, infirmière major à l’hôpital annexe du palais de Compiègne : Est restée à son poste pendant l’occupation allemande.A dirigé l’hôpital 34 à Compiègne pendant cette occupation, avec une énergie et une attitude peu communes, et n’a pas un seul jour, depuis le début de la guerre, quitté ses fonctions malgré des bombardements de grosse artillerie.Mme Eugénie Trivioz, en religion Soeur Jeanne-Marie, supérieure du couvent tic la Compassion (hôpital annexe du palais de Compiègne) : Au mryuent où les Allemands allaient occuper Compiègne, a refusé de quitter son couvent, se tenant ainsi résolue et prête à toutes les éventualités.A mis tout son personnel à la disposition du service de santé, en a imposé aux Allemands par son attitude digne et ferme, et n’a cessé tlepuis le début de la guérie de consacrer à l’oeuvre des blessés son temps et les ressources de la communauté avec un dévouement et une intelligence au-dessus de tous éloges, et cela, malgré des bombardements de grosse artillerie.Mme Marie Hermann, infirmière à l’hôpital annexe du palais de Compiègne : Est resté à son poste pendant l’occupation allemande de Compiègne.S’est consacrée aux soins des grands blessés de l’hôpital 34 depuis le début de la guerre avec •un courage cl une énergie qui ne se sont jamais démentis, et cela malgré des bombardements de grosse artillerie.Mme la comtesse Antoinette Pü-let-WilI, infirmière à l’hôpilal annexe du palais de Compiègne : A accompagné jusqu'à Rouen un convoi^ de blessés anglais évacués de l’hôpital 34 à Compiègne.Trouvant à son retour la ville occupée par l’ennemi, y est rentrée le lendemain du départ des Allemands.N’a pas quitté son poste depuis celle époque, malgré des bombardements de grosse arlijlerie, consacrant au service des blessés un dévouement et une énergie vraiment remarquables.Mme Hélène Bolienski, infirmière à l'hôpit.1 d’évacuation de Vil-lers-Cotterêts : N’a cessé, depuis le 23 septembre 1914, de soigner avec le plus grand dévouement les malades et blessés de l’hôipital d’évacuation, ne reculant devant aucune 1esogne si pénible fûf-elle.Au cours du bombardement du 17 juin 1915, vit éclater, à moins de dix mètres d’elle, un obus de 380 m-m.dont l’explosion l’a couverte de débris de terre ; n’en continua pas moins, sans manifester aucune émotion, de donner ses soins aux malades et blessés et ne consentit à quitter l’hôpital qu’âpres, son évacuation complèle.Mme Juliette Perdon, infirmière a 1 hôpital d’évacuation de Villers-Colterêts .A contribué, avec les plus grand dévouement, à soigner les malades et blesse-, de l'hôpital d’évacuation de \ illers-CoIterêts, ne reculant devant aucune besogne.Au cours mi bombardement du 17 min 1915, vit éclater à moins de dix mètres d'elle un obus de 380 m-m.dont 1 explosion l'a couverte de débris ’e lerre ; n’en continua pas moins, sans manifester aucune émotion, à donner ses soins au:; malades et à quitter évacuation blessés el ne consentit l’hôpital qu’après son complète.Mme de Saint-Martin, en religion Soeur Joseph du Saint-Rosaire, de l’Ordre de Saint-Joseph de Cluny : Infirmière major à l’hôpital No 11 de Senlis, est restée à son poste pendant l’occupation ennemie,) soignant les blessés allemands, parcourant au péri] de sa vie les rues de Senlis pour chercher un médecin militaire allemand pouvant venir soigner les blessés et les malades de l’hôpital, a repris son service lors de la réouverture de l’hôpital en novembre 1914, et n'a pas cessé, depuis cette époque, de s’occuper des malades avec le plus grand dévouement.Mme Carpentier, en religion Soeur Blanche du Saint-Coeur de Marie, ed la Congrégation de Suint-Joseph de Cluny, supérieure du couvent de Saint-Joseph de Senlis : Instituée, lors de l’évacuation de Senlis, gardienne du matériel de l'hôpital temporaire No 14 à Senlis, installé dans les deux établissements quelle dirige, a fait respecter par son attitude courageuse devant l'envahisseur, tous les intérêts dont elle avait la charge, a été lors de la réorganisation de l’hôpital temporaire fin novembre 1914, la collaboratrice infatigable du médecin et de l’officier d’administration chargés de cette réorganisation.Mme Octavie Malahieude, en religion Soeur Marguerite, des religieuses de Saint-Vincent de Paul.Infirmière dès le temps de paix des salles militaires de l’hôpital général de Seniis, est restée à son poste pendant l’occupation ennemie faisant sans défaillance, son devoir auprès des malades et des blessés.Depuis l’utilisation du service par l’armée a été en contact permanent avec les typhoïdiques cl les autres contagieux traités à l’hôpital, A assuré de jour et de nuit tous les soins dont ces malades ont besoin, sans prendre depuis cette époque une journée de repos.Mme Bichat, présidente du Comité des Femmes de France à Lunéville : Directrice d’un hôpital soumis au bombardement, est restée à son pos-ti malgré le danger.N’a pas hésité à affronter les Humiliations de l’invasion pour défendre son hôpital contre les brutalités de l’ennemi et or n.server à nos blessés les soins d’une infirmière française Mlle Suzanne Gilles, infirmière à l’hôpital No 102 à Lunéville : Infirmière dans un hôpital de Lunéville, bombardé par les Allemands, a fait preuve du plus grand courage en continuant, malgré le danger, à assurer son service auprès des blessés.A été tuée à son poste qu’elle n’avait pas voulu abandonner.NOTRE ALBUM La raison est à l’égard du coeur comme une fille clairvoyante, mais trop jeune, qui a souvent besoin des conseils de sa mère, souriante et aveugle.Il arrive an moment dans la vie où la beauté morale semble plus nécessaire que la beauté intellectuelle.Il arrive un moment où les acquisitions de l'esprit doivent se déverser dans ta grandeur de frime sous peine de mourir misérablement dans la plaine comme un fleuve qui ne trouve pas la mer.Qu’un rayon sorte chaque jour de notre âme, c’est tout ce que devons souhaiter.LA VIF D’UNE REINE Nous extrayons d’un article publié au Gaulois, par Maurice des Ombiaux, cette page sur la Reine • les Belges: Tandis que notre armée en haillons résistait, sur l’Yser, à la poussée d’une formidable année allemande, la Reine, inlassable, installait avec le docteur Dopage une ambulance à La Panne.En quelques jours, le Grand-Hôtel, transformé, était prêt à recevoir les nombreux blessés du champ de bataille.Tous les jours, l’emploi de son temps est à peu près le même: elle visite le lazaret du Grand-Hôtel de La Faune, va au chevet des blessés et leur lit de ces paroles qui, venant du coeur, vont droit au coeur et réconfortent.La vie actuelle du couple royal est des plus simples; de bons bourgeois qui vont, l’été, au bord de la mer, ne sont pas moins bien installés‘qu’eux.Il n’y a plus de Cour, il n’y a plus qu’un Roi et qu’une Reine qui campent au milieu des troupes.Dans la villa où ils se sont installés, est-il besoin de dire qu’il n’y a rien de ce qu’on s’imagine être un luxe royal?Un seul cordon bleu se livre à l’art culinaire pour la table des souverains de Belgique; le reste du service e.sl à l’avenant.Mais, dans cette modeste demeure, le Roi et la Reine reçoivent tous ceux qui ont quelque chose à leur dire du pays occupé ou à leur parler d’oeuvres utiles.La petite Reine, si frêle encore il y a deux ans qu’on cherchait à lui épargner la moindre fatigue, travaille maintenant à ses nombreuses oeuvres, du matin au soir, prenant à peine le temps de s’asseoir pour le repas.Sa sollicitude pour nos soldats est sans cesse en éveil; elle s’ingénie à lui trouver des formes nouvelles, inattendues et gracieuses.Durant les mauvais jours de l’hiver, arrivaient dans les tranchées, par ses soins, des lainages, des chaussures, du linge, des cigarettes, des friandises.Aussi, la vénération des troupiers pour leur “petite Reine” n’a-t-elk plus de bornes.Mais comment lui témoigner leur gratitude?Ce fut une joie délirante qui s’empara des braves des lie et 12e de ligne quand, au mois de mars, ils apprirent que la Reine recevait une délégation de leur brigade.Le coeur battant fort, dans l’angoisse d’un grand inconnu, raconte l’un d’eux, ils se présentèrent à sept à la villa royale, où, après maintes allées et venues, on les conduisit dans un petit salon où la Reine, qui s’y trouvait seule, les reçut avec un sourire.Nos braves étaient moins émus, certes, sous la mitraille, et ils se rangèrent, têtes droites, en ligne, contre le mur.1 L’avocat d’entre eux se décida à parler en ces termes touchants: i “Madame.Votre Majesté a su ud-I mirablement remplacer nos mères absentes, et si loin! Aussi combien dies vous aimeront davantage ! Nous ne pouvons, nous, vous exprimer tout ce qui fait battre nos coeurs pour vous.Du fond de Pâme, nous vous présentons, au nom de nos camarades Je la brigade, | nos hommages de vénération pro-I fonde el nos vifs sentiments de gra-! titude et d'attachement jusqu’à la I mort!” L’orateur suffoquait d’émotion ; tous les yeux étaient mouillés de ! larmes.La Reine, très émue, serra longuement, sans mot dire, les mains de ces héros, les regardant jusqu’au fond de l’âme.La Reine vaillante et si bonne leur apparut, de si près, plus délicate, plus frêle, mais aussi combien plus gracieuse que sur les images! Si la discipline ne les avait retenus, ils eussent ployé le genou comme devant une sainte.Et la Reine, qui avait dominé son émotion, leur dit alors des choses très familières et très affectueuses avec les inflexions dont elle a le secret, s’intéressant aux détails de leur vie, à leurs misères, aux dangers qu’ils couraient, à leur gloire, s’informant aussi s’ils avaient des nouvelles de leurs parents restés au pays.Ils lui jurèrent, au nom de leurs camarades, de se conduire en bra-vns et de la ramener dans sa capitale au milieu de l’armée victorieuse.“Nous souhaitons, du fond du coeur, bonne chance à la Reine!” dit tout d’une haleine un poiht'qui se creusait la tête pour trouver, lui aussi, de quoi manifester sa reconnaissance.Pendant que les obus pleuvaient sur Furnes, elle prodiguait se.s consolations aux habitants blessés, insouciante de la mitraille.Elle se rend fréquemment à Thôpital de Cabotirg, elle visite les trains sanitaires.Un jour, elle .s’approche d’un brancardier qui venait d’être amené sur une civière.Il avait été frappé à la tête au moment où il relevait un blessé.Il venait de défaillir.Comme il rouvrait les yeux, ‘le médecin lui dit : -‘La Reine est près de vous! Le blessé tourna légèrement la tête vers la Reine et, les yeux illuminés de joie, lui dit: —Quel bonheur, Madame la Reine, pour un petit brancardier comme moi! Elle lui prit la main et la garda longtemps dans ses petites mains pâles.Sur la beauté de la femme Aristote regardait la beauté comme un don, Je philosophe Bion comme un bien pour les autres, Socrate l’envisageait comme une tyrannie de peu de durée; Théophraste comme une tromperie muette, Théocrite comme un beau mal et Garneade en parle comme d’une reine sans garde.Deniade, dans Stobéc, déplore le sort des personnes qui ne sont que belles.Plutarque raconte qu’un garçon ayant aperçu le bras de Thea-no, femme de Pythagore, pendant qu’elle s’habillait, s’écria: “Voilà un beau bras!” — Il n’est pas au public, répondit Theano.Romanciers et poètes se sont accordés, depuis l’origine des littératures, à faire de la beauté féminine le ressort de toutes leurs intrigues et aussi la cause de tous les malheurs, malheurs pour ceux qui sont entraînés par cette beauté et malheurs pour celle qui possède ce don fatal.Hélène de Sparte, Annule, Héro, Dôna Marie de Padilla, Dôna Sol, Carmen, Manon Lescaut, etc., traînent autour d’elles une atmosphère de deuil et de guerre.Thème éternel sur lequel les poètes, les dramaturges, les conteurs et les philosophes ont brodé et broderont longtemps.La Beauté et la Mort, comme deux soeurs, sourient toujours aux dernières pages des grandes oeuvres littéraires.m l’î-r-^WcT’W'-' f ' '• ' ' m 4 ARTICLES NOUVEAUX spécialement appropriés comme I que la vi- .$12.05 Piédestaux en acajjou, depuis .$2.75 Piédestal Jacobin, avec 4 panneaux en canne $12.75 Piédestal Jacobin^ colonne torse, très massive .$11.50 Table et chaise ppur téléphone en chêne- fumé $0.00.Les mêmes de style Jacobin.$14.00 Jardinières de tout prix, el de tout modèle.Cellarette, telle gnetle.Cellarette en acajpu, complète avec la verrerie .$35.00 Porte-journaux en acajou solide, $11.00.D’autres en chêne fumé et Jacobin, depuis $5.75.Table de centre en chêne doré, fumé, et acajou.Porte-parapluies en chêne fumé.Jacobin et en cuivre.Horloges GrandüPère, dq-puis.$10.50 Cabarets Jacobin, en chêne ou en acajou, avec ou sans marquetterie.Choix incomparable de chaises de luxe pour living-room.Un assortiment sans égal de Chesterfields.Chaises, Fauteuils et Sofas en jonc, finis gris, blanc, acajou, ou fumé.Recouverts en cretonne ou en tapisserie.Meubles emmagasinés jusqu’à demande.637-639 Est, S.-Catherine j&nviw» Tél.ES T 7330 7331 Académie Royale Canadienne^ Arts EXPOSITION de PEINTURES, SCULP-TURE, MODELES D’ARCHITECTURE, etc., il la Onlerie des Arts 679 OUEST, rue SHERBROOKE, du 19 NOVEMBRE au 1S DECEMBRE.ENTREE tous les jours 25 sous.Izis lundis et jeudis de 8 à 10 p.in., 10 sous.Entrée libre les lundis et samedis de o ii 6 p.m., et tous les jeudis.Le mendiant Je connaissais un mendiant.Comme une ombre, dès le matin et tout le long du jour, le vieux se trainait sous mes fenêtres et demandait Tau-mône.Puis, ce qu’il avait recueilli pendant la journée, le soir il le distribuait aux malades, aux infirmes, aux aveugles, aux mendiants comme lui.Le poète fait de même, en ce monde.Il a perdu la foi de ses jeunes années, il est épuisé comme le vieux mendiant.Il lui faut quêter la nourriture de son âme qui meurt de faim; mais, ce qu’il a reçu avec reconnaissance, il le distribue ensuite avec son coeur, entre des mendiants comme lui.Patron de broderie décalquable, au fer chaud ou étampé sur toile.POUR LE REPOS DE L’AMEDE M.JANIN En l’église Notre-Dame, le samedi, 11 décembre, à 8 h.30.une messe sera chantée pour le repos de 1 âme du major Geo.Fanin, qui u péri à bord de ]’“ Anglia ” Je 17 novembre dormer, en -evenant du < bamp de bataille.Une joie brisée n’accable que lorsqu’on la promène sans raison, comme le bûcheron qui ne déposerait jamais son fardeau de bois mort.Mais le bois mort n’est pas fait pour être promené sur nos épaules, il est fait pour être allumé et transformé en flammes éclatantes.CHAUSSURES pour tous les temps et pour toutes les saisons, élégantes et confortables pour hommes, dames et enfants.Les personnes soucieuses de se bien chausser font toujours le meilleur choix chez T.DUSSAULT Bottier fashionable 281 EST, RUE S.-CATHERINE près Saint-Denis SERVICE DE TABLE A exécuter au point de boutonnière ! au plumetis et au point de tige ou cordonnet.PRIX DES PATRONS 10018.— Napperon grandeur 12 x 12 — Patron en papier décalquabble fer chaud 10 sous.Prix du patron étamptê sur toile, prêt à broder, 20 sous.10020, 10020a — 2 napperons grandeurs fi x sous.nos lectrices !e service composé de 10019 -— Napperon grandeur 8 x 8 24 morceaux élatnpés sur toile prêts — Patron en papier décalquable au à broder, pmr.$3.50 P************** OO U PO N #* 4 * **** *****£** S- —-— ^ « DEPARTEMENT DES PATRONS DU "DEVOIR”.PATRONS Nos 10.018.10,019, 10,020 ET 10.020A.NOM.S ! .- « I «; VILLE.X -*- de» Pair» Envoyez ce coupon après qur vous l’aurez rempli au Département "Devoir**, avec le prix et le numéro du patron que vous aurex choisi. VOL.VI.— No 287 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 9 DECEMBRE 1915 COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE A LABOURSE L'ACTION “CAN FOUNDRIES AND FORCING” REALISE UN GAIN SENSATIONNEL, S'ELEV A N T DE 11 POiNTS, A 236, PUIS REVIENT EN-ARRIERE.D'une irruniére générale, le marché officiel montréalais des valeurs mobilières continue d’être terne et incolore, cependant (|ue la n te n’accuse pas de tendance bien 'décisive.En effet, les groupes s’orientent vers les points divers.Néanmioins, la séance de ce matin offre une particularité.L’action “Can.Foundries and Forging”, valeur récemment introduite au parquet de la Bourse, mais dont le niveau moyen n’a piss laissé que d’intéresser vivement le public, l’action “C.Foundries and Forging” s’est inscrite en vedette, à 22f), et s’est engagée -dans une marche sensationnelle, atteignant bientôt 236, soit un gain de 11 points.Toutefois, les réalisations do bénéfices ont vite fait reculer à 231 cette valeur, qui terminait aux environs de 232.Ce fut, à vrai dire, le seul attrait de la matinée.En dehors de cela, signalons que l’action “Ogilvie”, au deuxième rang des valeurs en vue, a une bonne tenue, gagnant un demi-point à 139 1-4, après avoir touché 138 1-2.Dans le groupe des “stocks” réputés de munitions, le “Dom.Bridge” pend, en cours de matinée, une fraction, à 235 5-8; le “C.Cernent” s’avance à 43 ; le “Can' da Car” ouvre en gain, mais rétrograde à 95; tandis quo le “Steel of Canada” se tasse, à 40 et demi.L’“A-mes-Holden” se tient convenablement, à des cours voisins de 20 1-8, tandis que le “Dom.Textile” fait 76 1-2 et le “Can.Colton” revient à 39.après avoir débuté à 38.Par ailleurs, le “Shawinigan” se négocie à 138; le “C.General Electric” voit 10 de ses paris changer île mains à raison de 109 et demi; et le “Laurentide” marmic 193.Le “Quebec Railway” est à 17 1-2 et 10 parts de “Toronto Railway” s’échangent à 111.LA COTE AMERICAINE La maison Rryant, Dunn and Company nous communique, en date du 8 décembre, les appréciations qui suivent : Lés huissiers ont continué ce matin la pression qu’ils ont exercée hier, en dernière heure, sur tes cours.Estimant que ce qui a réussi une fois peut réussir une deuxième, ils n’ont pas modifié leur procédé d’attaque et une fois de plus on a vu s agiter au-dessus de la Bourse le fantôme de la guerre.On a fait circuler l’article qu’un grand organe de New-York imprimait en caractères gras.Il y était dit que, si le président ne fournit pas des explications suffisantes sur le renvoi des deux attachés allemands, le kaiser rompra les relations diplomatiques avec les Etats-Unis.Dans le dernier paragraphe il était déclaré que l’Allemagne, dans ce cas, recommencerait à couler les paquebots dans l’Allan tique, sans se préoccuper des Américains qui pourraient se trouver à bord.Il n’en a pas fallu davantage pour rappeler aux esprits des souvenirs de désastres et pour mettre en circulation des rumeurs de guerre possible.La liquidation commença aussitôt et le fléchissement des cours fut assez pénible.Le monde américain de la Bourse est le plus nerveux, le plus impressionnable qui soit ; il est également d’esprit très mobile.Or, une heure s’était à peine écoulée, qu’il se ressaisissait et se rendait compte que certains gros opérateurs ne cherchaient rien moins qu’à accaparer les valeurs à cours de baisse.Pendant la deuxième heure, les bruits de guerre possible étaient accueillis avec, un parfait sang-froid et, dès cc moment, un relèvement progressif se dessinait.Les aciéries reprenaient peu à peu le terrain perdu et effectuaient leur fermeture au-dessus du niveau de celle d'hier et les moteurs s’engageaient à la hausse avec une belle vigueur.C’est ainsi que le General Motors est passé de 518 à 540 : le Studebaker, de 158 1-2 à 170 ; le Crucible, de 72 3-4 à 74 1-2 ; le Republic Iron, de 53 t-2 à 55 3-4 ; le Westinghouse, de 68 3-4 à 69 1-2.La tenue du marché a été excellente en fermeture, et maintenant que la clientèle a repris son sang-froid.une bonne reprise généralisée semble probable.-4,- LE COMMERCE _ ANGLAIS Londres, 9 — Le compte rendu du Board of Trade (ministère du commerce), pour le mois de novembre, met à jour une augmentation ¦des importations se chiffrant par £10,129,000 («80,645,000).« Les exportations, qui ont dépassé tous les autres mois de la période de guerre, se sont inscrites en plus-value de £11,037,000.Les principales augmentations aux importations ont été de £2,000,000 dans les den-ré.s alimentaires et de £7,500.000 dans les matières premières, dont près de 3 millions de livres sterlings de coton.L’accroissement des exportations a surtout porté sur les produits manufacturés, dont £1.-250,000 de coton et £2,250.000 de lainages.LES GRàINsY CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans: Cours Cours d’ouverture à 11 h.45 a.m.Blé— Déc.116 3-8 114 1-2 Alai .117 1-2 116 3-8 Maïs— Déc.68 3-8 67 7-8 Mai .72 711-2 Avoine— Déc.43 42 3-8 Mai .45 3-; 45 3-8 ÇA ET LA On annonce la prochaine dissolution de la Canadian Mining and Exploration Company, institution capitalisée à 5 millions de piastres et constituée en 1912 par un groupe de riches capitalistes montréalais et new-yorkais pour lu prospection et l’exploitation de propriétés minières.La moitié du capital-actions élalt versée.La raison donnée de cette dissolution est l’insuccès que font entrevoir tes travaux de prospection.On croit que le capital-actions retournera en entier aux souscripteurs avec, peut-être, un intérêt de 5 pour cent.# * *• Le conseil d'administration de l’Acadia Sugar Refinery Company a résolu de recommander de différer la distribution du dividende semestriel aux actions ordinaires et de priorité, échéant régulièrement le 1er janvier, et il a agi de manière à ce que l’excédent de $107,414 fût reporté à nouveau.-T?* *X’ S'il faut en croire les dépêches de New-York, le discours slu président Wilson au Congrès américain a été favorablement commenté dans les cercles financiers de la métropole de la république voisine.Toutefois, certains ont fait entendre des critiques sur la recommandation qu’il donne de frapper d’impôt l’acier et le 1er en gueuses-, mais, de façon générale, les suggestions qu’il comporte ont été Wen accueillies^^ i.es recettes brutes de la Cedars Rapids, pour le mois d’octobre, se sont élevées à $109,000, contrastant avec $100,728, pour le mois de septembre, et l’excédent, après déduction des charges, se fixe à $37,068, contre $31,508.* ¦« 4 99 111 43 90V» 39 *0 34 183H .ôV 70 icoji 120 26 (»1 194 12 83L; 23.V», 5e) 220 146 I 98 VÎ HO1/*1 •12^ 90 Vo 76V i83K éi’ .().r> 69;.è 100 ' 47 76 101 Nor.Ohio.N.S S.A Cl.“ pfd.Ogilv.Mill.“ pfd.OU.L.A P.Penmans.Québec Ry K.A O.N.G.Bhawinig.Sherwin W ’* ofd.Spa.Riy.Co “ pfd.St.Co.of C.“ pfd.Tor.Ry .Tooke Bro “ pfd.Tuck.Tob." pfd.Twin Citv.“ pfd.Winu.Ry.99 wyÀ .120 ho1.;! ho 120 61 17V 139 5Ô 60 138% 1ÔÔ ' 35 !.40% 90k LU Banques — Br.No.Am.Commerce Dominion.Hamilton.Ilochelaga 193%;Impérial.Merchants Molsons.j Montreal.j Nationale.| Nova-Scoti 261 29 90 180 11 31 145 203 2Ôi 149 210 180 201 231 40X 90 i?" 235 Ottawo.j Québec.Royal.IStandard., Toronto.Union.I !07 119 ‘2*21K iü 140 £ miS B0ÜRSE DEHNEW.YORK 865,9211 3,571,000 (.'ours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de I’Hopital, 4, Montréal.3,506,0001 2,083,000 844.000, .2,999,0001 réserve de la! Valeurs Ouvre Midi ! , turc Banque à ses engagements se pré-| sente à 21.27 contre 24.61%, la se-i niai ne dernière.Le taux officiel d’escompte cote 5%.VIANDE SUR PIED A CHICAGO « : arriva-ferme ; $10.50 ; à $8.10: $8.10 Chicago, 9.— Gros bétail ges.6,000 têtes; marché boeufs indigènes, $5.50 à bouvillons de l’Ouest, $6.10 vaches et génisses, $2.60 à veaux, $6.50 à $10.25.Menu bétail.Porcs: arrivages, 40,000 tètes; marché fort; légers, $5.90 à $6.80; mêlés.$6.15 à $7.00; lourds, $6.35 à $7.00; très gras, $6.35 à $6.55; cochons, $4.25 à $5.8(1; moyenne des ventes, $6.35 à $6.80.Moutons: arrivages, 13,0(10 têtes; marché ferme; moutons indigènes, $6.00 à $6.65 ; agneaux indigènes, $7.10 à $9.25.AllisCh.or.Allis Ch.pr.Am.Air Br.A ni.R.Siig.Am.Can Am.CarFo.Am.Loco.Am.Smelt.Am.S.Fou.An aeon.M.Atchison Bald.Loco.Balt.&Ohio Beth.Steel, Brookl Kh.Can.Pacif.Cent.Lrath Colo.F.,tl.Corn Prod.Cruci.Steel Kriepr.Nol » ncpr.No'2 Erie Ordin Gr.Nor.Or.:r Valeurs Ouvre! Midi ; lute , is: «i; 82 TO*-.' !VD 106% 116 I £6/41 470 j i&T Ô6 .52V.«% 50 137 TP 61 32.V2jInspi.C0p.Int.Ra.Tr Lehigh Val.Max.Moto.Mex o.M is*.Pacif.69Vf!Nat.Lead 987H N.Y N.H.jNorth.Pae.8?L4 Pennsylva.107 Press, St.C.115*^! Reading 93:Vi! Kepnbli.Ir.485 1R0c.lsl.0r.¦ IRtibb.l\S.182VdSouth.Pac.55-k Sout.Rail.52V, St.Paul .Third Ave.“4 Union Pac.•58fCl'.S Ste.or, jl.S.Ste.pr.44k t’eth Copp 40,! Wastingho 46 •>'3/ 83 76H MYs
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