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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 décembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1915-12-13, Collections de BAnQ.

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VOLU IF VI—\o 290 MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915.DEUX Sr £ NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 UNION POSTALE.$S.OO Edition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR - " C* Rédadtif ^ administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ASSISTANCE PAR LE L’Assistance par le Travail organise pour ce soir, à l’hotel Windsor, une grande fête au profit de ses oeuvres.L’occasion est donc bonne de jeter un coup d’oeil sur le travail qu’elle a déjà fait.L’Assistance par le Travail, comme nos lecteurs le savent, est née de la guerre; niais elle s’applique — et c’est en quoi elle se distingue de la Croix-Rouge et des oeuvres similaires — à soulager les victimes locales de la guerre.Les initiatrices de l’oeuvre ont été émues de la souffrance d’un certain nombre de femmes et de jeunes filles que la crise économique, aggravée et précipitée par la guerre, privait subitement de ressources.Elles ont voulu les aider de la façon qui ménageât le mieux leur fierté et.leur fût le plus réellement utile, en même temps qu’elle permettait de tirer des ressources mises à la disposition des bienfaitrices le maximum de rendement.L’Assistance par le Travail, qui trouvait en France un modèle magnifique, est née de cette pensée.De novembre 1!)14 à la fin de juin 1915, l'Assistance par le Travail a reçu 732 demandes de secours ainsi réparties: 151 femmes mariées ; 24 femmes abandonnées de leurs maris; 56 veuves et 501 jeunes filles — ce qui suffirait à démontrer sa nécessité.Sur ce nombre de 732 personnes disponibles, 210 ont été placées par le bureau dans des emplois permanents et 172 employées à l’ouvroir.A cet ouvroir, les 172 ouvrières exécutèrent 5,476 journées de travail, qui leur furent payées 50 sous par jour, et de l’ouvroir sont sortis 1,825 articles de lingerie pour enfants de 6 à 12 ans, lesquels ont permis d’habiller 719 petits écoliers pauvres; 161 objets destinés à l’Hôpital Sainte-Justine; un millier de poupées vendues au profit du même hôpital; 155 articles destinés à l’Assistance Maternelle, 83 à l’Aide au Soldat, 148 à l’Aide au Drapeau et 14,000 à la Croix-Rouge.On voit que ce serait le cas d’appliquer aux initiatrices de l’oeuvre, et dans le sens le plus gracieux, le vieux proverbe anglais : Birds of the same feather flock together.Toutes les oeuvres de charité semblent s’être donné rendez-vous à leur ouvroir.Elles avaient du reste, en consacrant leur production à des besognes de charité, le souci très naturel et très intelligent de ne pas nuire au commerce régulier.* * * Ces services directs et tangibles, pour ainsi dire, ne représentent peut-être pas la plus importante partie du bien fait par l’Assistance par le Travail.La dévouée secrétaire, Mme J.-Israël Tarte, écrit justement à ce propos: “A côté de l’oeuvre qui s’évalue en chiffres et que la statistique peut relever, il en est une toute morale que l’Assistance par le Travail a accomplie et qui n’en est pas moins importante.Nous voulons parler de cette assistance morale que nos dames ont apportée dans les foyers réduits à la misère par le chômage.Chacune de nos protégées fut placée sous la protection de nos sociétaires.La première visite qui se faisait dans un motif d’enquête fut bientôt suivie de relations sympathiques et les familles éprouvées trouvèrent souvent dans la visiteuse, appui et réconfort.“L’ouvroir servit encore d’école industrielle à plus d’une femme dont l’éducation négligée n’avait pas appris à manier l’aiguille." Et il faudrait ajouter sans doute le bien qu’aura fait aux visiteuses elles-mêmes le contact direct avec la souffrance et la pauvreté, le senti-hîèht de fraternité développé par cette aide généreusement offerte -aide précieuse de l’argent dépensé, aide plus précieuse encore du temps, de la sympathie directement prodigués.* * * —Mais les ressources financières?diront avec raison les gens positifs.On ne solde pas avec de bonnes paroles des milliers de journées de travail et si les articles confectionnés ont été distribués aux oeuvres de charité, la recette n’a pas dû être considérable.Puis, il a fallu se procurer le matériel nécessaire à a confection de ces objets.—Parfaitement! Et le plus clair des ressources de l’oeuvre provient de généreuses souscriptions — souscriptions en nature des manufacturiers, chefs de magasin, etc.; souscriptions en argent des amis de l’oeuvre.Mais ces souscriptions sont à la veille de s’épuiser, si elles ne le sont déjà, et voilà pourquoi on fait de nouveau appel à la générosité publique.Car l’oeuvre doit vivre.Les services passés et les besoins présents l’exigent.Orner HEROUX.L’IMMIGRE ET NOTRE AVENIR M.Woodsworth, le conférencier qui vient de terminer à l’université McGill une série de cours hebdomadaires sur l’immigration canadienne et les problèmes qu’elle pose, énumérait, vendredi dernier, les dif-férenis facteurs qui peuvent travailler do.concert à la canadianisa-tion de l’immigré.Il n’a pu forcément que les définir en quelques mots.Il y a d’abord les facteurs inor-i ganiséi les plus puissants: ainsi, le milieu où vivent et où travaillent les immigrés, l’influence du patron qui les emploie, les amusements auxquels ils participent.II imporie donc que ces facteurs soient bien dirigés.Autrement, ils font de l’immigré un type médiocre do Canadien, et qui adopte plutôt de; vices que des qualités.Les tribunaux de police et les bureaux municipaux d’hygiène peuvent avoir une influence bienfaisanie sur l’immigré.Les élections auxquelles il prend part, s’il est naturalisé, contribuent souvent à lui donner une piètre idée de notre civilisation et de notre honnêteté, car :i es de règle, dans les milieux a’électeurs d’origine étrangère, d’avoir f recours à une corruption effrénée.M.Woodsworth ne cite pas de cas, maijs tous ceux qui sont un, tant soit peu au courant des méthodes d’élections dans le Manitoba ci la Saskatchewan savent que, les po-liliciens ne se font pas fame d’abuser de la crédulité de ces gens et de les berner à fond.Les avant-dernières élections manitobaines en ont fourni de multiples preuves.Les clubs politiques et les journaux publiés dans la tangue de l’immigré seraient aussi des moyens de cunu-dianisntion excellents, si on savait en profiter dans l’avantage du pays, non pas au seul profit du tel ou tel parti, ce qui contribue aussi à donner une bien piètre idée de notre moralité publique à rinintigré ré-cemment arrivé au Canada.# # Au nombre des agent', dirccls or-g;.aisés, si l'on peut dire ainsi, il y a les systèmes d'instruction publique des différentes provinces, les c asses du soir dans les milieux d'immigrés, le» classes libres, les seltlemenls, l’oeuvre appelée Reading Camp Association qui a fait d’excellent ouvrage dans les camps de construclion, le long des.chemins de fer canadiens.Il faudrait ajouter à cela des cours techniques, le soir, afin de permettre à l’immigré de prendre un métier où il deviendrait artisan expérimenté, au lieu de rester simple journalier, et aussi des classes sur l’organisation politique du pays.Dans nos bibliothèques publiques, M.Woodsworth voudrait qu’on trouvât des livres et des journaux dans la langue de l’immigré.Des gens disent: “Que ces étrangers apprennent l’anglais !” “C’est raisonner étrangement, dit M.Woodsworth.Ils sont bien désireux de l’apprendre, mais il n’est pa; mauvais qu’ils lisent aussi des journaux et des revues et des livres en leur langue et nous n’avons pas le droit de les priver de celle-ci." Les cinémas pourraient se faire éducateurs, aussi.A Winnipeg, le conseil municipal ed propriétaire de pellicules relatives à l'hygiène publique qu il fait montrer dans les cinémas fréquentés par l’immigré.Cela donne de très bons résuita s.Ce serait un exemple à suivre.M.Woodsworth note qu'à Montréal, 1 été, dans certains parés municipaux, on donne des représentations cinématographiques libres, de nature à servir à i’éducation de l’immigre.Les sociétés re.igieuses peti-vcin aussi contribuer en une large mesure à faire du nouvel arrivé un Canadien.* # * .Tous ces agents de canadianisa-tion pourraient exercer une action plus grande, plus constructrice.Ainsi, il n'y a pas assez d'écoles du soir pour les immigrés.Il en faudrait davantage.M.Woodsworth cite, comme preuve de l’inintelligence qu ont de la situalion certains corps publics, le refus d'une commission scolaire d ouvrir une école du soir pour un groupe de 190 Italiens désireux d’apprendre l’anglais, dans lelle peine ville de l’Ontario.On veut que ces gens sachent une des langues du pays.Il ne faut pas penser seulement aux enfants, il faut penser aux immigrés adultes et leur donner l’avantage de se cana- dianiser, eux aussi.On n’y songe guère.Il faudrait que l’Etat s'occupât aussi de l’adulte venu ici.suides représentations faites par des agents d’outremer, et lui fournît le moyen de me tre en valeur toutes ses facultés, au lieu de l’abandonner à son sort, comme une bête de somme.Il importerait de même de remanier les programmes scolaires et de faire une part plus grande, dans les écoles primaires, à l’enseignement technique et ménager, à 1 hygiène et à l’agriculture.* * * * Le conférencier est d’avis que rEèat ne manifeste pas assez d’inté êt à l’immigré.L’Etat aide bien l’industrie, les chemins de fer, les compagnies de navigation ; il se doit aussi de sauvegarder l’immi, ré et de lui aider à se développer dans le meilleur sens possible.Il n’en fait guère, de ce côté.M.Woodsworth note, incidemment:, que l’Etat néglige de monter me garde assez sévère aux ports d’entrée des immigrés et qu’il admet trop souvent ici des faibles d’esprit et des indésirables.Il corrobore, sur ce point, ce que le Devoir a toujours affirmé, oe que nous écrivions il y a à peine une semaine, sur la défectuosité du service d’inspection médicale, à Québec et dans nos autres ports d’admission poulies immigrants.Il se prononce aussi contre le fait d’admettre au pays, e:.trop grand nombre, des immigré de races inaptes à s’incorpore- aux deux grandes races du Canada.Ainsi, dit-il, les Chinois, les Japonais et les Hindous.Sur ce point, il affirme que le Canada doit être le seul maître de dire qui il admettra et qui il refusera d’admettre chez lui, ajoutant: “Nous ne devons pas permettre à des intérêts impériaux de nous dicter une ligne de conduite, dans le domaine national.Il nous faut le Home Rule le plus large.Autrement.U n’g a pas d’Empire possible.” Voilà nui ne donne pas du tout la note impérialiste.* * * Après avoî- 'insisté sur la nécessité d’avoir ‘ici ¦ e loi établissant un sali lire minin' m pour l’ouvrier,de quelque race que ce soit, — ce qui, dit-il, serait un empêchement à la trop grande immigration orientale, — M.Woodsworth réclame des agences de travail véritables, soutenues par l’Etat au bénéfice des Immigrés; il voudrait que l’Etat encourageât aussi l’immigré, au moyen de prêts ruraux et d’une politique agraire bien définie, à se livrer aux travaux de la terre.Pour trouver les fonds nécessaires à cette aide nationale, M.Wood-worth suggère que l’Etat impose une taxe d’une piastre sur les 70,000,-000 d’acres de terres canadiennes aux mains des spéculateurs.Cela donne-raitr70 millions, de quoi assister efficacement l’immigré.En passant, il suggère à M.White, le ministre des finances, d’avoir recours à cette forme d’impôt pour accroître les ressources de notre budget.Le conférencier voudrait aussi l’é tablissement d’une commission des ressources humaines, intéressée à conserver l’immigré, à améliorer son sort, à le diriger, à l’aider dans ses entreprises.Avec beaucoup de jus tesse, il remarque que nos universités, par ailleurs, pourraient faire davantage pour le bien du pays, si elles enseignaient aux étudiants les données des problèmes canadiens actuels, — Immigration, situation économique, histoire du Canada et des pays d’où nous viennent les immigrés, économie politique el sociale, oeuvres sociales.Il exprime aussi l’avis qu’au lieu de fonder des bourses pour envoyer leurs gradués étudier le sanscrit ou l’archéologie à l’étranger, nos universités devraient commencer par favoriser les enquêtes dans les milieux canadiens, milieux agricoles, industriels, régions peu plées d’immigrés et le reste.Bref, le travail de M.Woodworth renferme des suggestion nombreuses, la plupart fort pratiques et excellentes.et qui corroborent sur plus d’un point les vues des Canadiens soucieux de l’avenir national et écono-nique de leur pays, abstraction faite des vulgaires intérêts de partis.Il convient donc de louer l’université McGill d’avoir institué ce cours sur l’immigration et aussi de féliciter M.Woodsworth pour son travail intelligent et désintéressé.Gaorges PELLETIER.BILLET DU SOIR.HONNEUR AU MERITE ! Cela se passait dans une villette de l'Ontario français.Les maisons avaient revêtu leur parure des jours de fête qui sont des tentures d des drapeaux, et tous les gens massés sur le.quai de la gare avaient celle expression souriante, la même sur tous les visages, qui indique qu’on attend une visite longtemps désirée et qui fait plaisir.D’ailleurs, ceux qui allaient venir tantôt étaient des visiteurs de marque, car les écoliers alignés, tenant à la main de petits tricolores, allen-datent patiemment, non sans rom pre quelquefois la symétrie de j leurs rangs aussitôt rétablie au cia-| qnement sec d’un signal.Les femmes étaient plus nombreuses que 1rs hommes, car c'était de semaine et à l’heure du travail.Dans un groupe qui se détachait un peu des nutres, on voyait quelques dames qui discutaient ensemble.Hcu-hou-hou! Vn long coup de sifflet déchire l’air et crispe tes nerfs.Les rails branlent et dans an tonnerre épouvantable la grosse locomotive suivie des wagons oscillants, vient accoster contre le quai.De la dernière voiture, le président du sénat, trapu et alerte, mal- gré sa moustache blanche tombant en fer à cheval sur son menton énergique.Il tend la main à une dame, à l’air très bon, très maternel.Les femmes s’avancent vers madame Landry : —Madame, dit l’une d’elles, permeltez-moi de vous offrir tout de suite {’hospitalité de ma maison.Vous n’y serez peut-être pas très bien, nous sommes nombreux et peu riches, mais nous ferons de notre mieux pour vous bien recevoir.Madame Landry, qui sait les soucis de la ménagère, quand il arrive des étrangers de marque de répondre gentiment: — Vous êtes bien aimable, mais mon mari et moi noue descendrons à T hôtel : nous ne pouvons vraiment accepter de vous causer tant d’embarras.—Pardon., madame, j’insiste et j’y tiens.Je me suis, sans doute, mal exprimée tantôt.Le curé a dit que c’était mon droit de vous recevoir.¦—Et pourquoi donc, le curé veut-il vous imposer cette corvée?—Voyez-vous, les autres ont fait ap-nrendre le français à leurs enfants, mais c’est peu; moi.j'ai épousé un Anglais, et je n’ai fait que de petits Canadiens de mes dix enfants.Alors le curé a dit que c’était à moi que revenait de droit, l’honneur de vous recevoir.Madame Landry a accepté pour elle et pour son mari.Jacques COEUR.BLOC - NOTES Les dépêches de ce matin disent que lord Derby est satisfait des résultats obtenus par sa campagne en faveur du recrutement de volontaires, en Grande-Bretagne, et que cela rend la conscription à peu près inutile, pour l’heure, crans le Royaume-Uni.Mais si la guerre dure encore plusieurs mois, il va falloir remolir les cadres vidés par la rnorl, ta mise hors de service et les maladies.Et la question se représentera, de trouver de nouveaux soldats.Il paraît que si le prix des oeufs est élevé, au Canada, de ce temps-ci, il faut attribuer cela à une importation considérable, qu’on en ferait en Grande-Bretagne, alors que, normalement, le Canada lui-même doit en importer de vastes quantités, pour suffire à sa consommation domestique chaque année.Un communiqué officiel d’Ottawa dit que nos marchands ont exporté à à peu près tout ce qu’il y avait en magasin, chez nous, de sorte que, tandis que les Anglais mangent des oeufs canadiens, nous devons, nous, importer des oeufs américains, que nos marchands paient meilleur marché que les Canadiens et qu’ils nous revendent à prix fort Business as usual.* # * Un bonhomme, qui lit la Sentinel et en adopte l’opinion, écrit à son journal : “ L’agitation en faveur du bilinguisme doit être anéantie.Il est temps que notre gouvernement cesse de coqueter avec ces traîtres.Il doit chasser au plus tôt du territoire britannique les quelque quarante mille méchants moines et nonnes qui élèvent la jeunesse ca-nadienne-française dans des idées de rébellion contre l’Empire britannique.II faut nous préparer à une lutte imminente contre ces traîtres Français.” Encore un échantillon de la tolérance que prêche Fondre d’Oran-ge au pays.Nos gouvernants eus sent mieux fait de refuser jadis à cet ordre l'cxislence légale qu’ils hésitèrent pendant des années à lui accorder, qu’ils lui cédèrent enfin.Un ordre qui -ne rêve et ne pense qu’à la proscription et au bannissement des minorités ne devrait pas exister dans un pays comme le nôtre, où se coudoient tant de gens de télites les races.On lit parfois, de ce temps-ci, en tète d’une nouvelle, qu’elle a été transmise en retard par les câbles transatlantiques.Il ne faut pas tout le temps en attribuer la faute aux censeurs.Quatre des câbles transatlantiques sont de ce temps-ci hors d’état, rompus ou détériorés au point d’en être inutilisables.Cela se complique du fait que, de septembre à mars, chaque année, le temps sur l’Atlantique, est trop gros pour permettre aux navires chargés de réparer ces câbles d’accomplir cette tâche de manière expéditive.Ces quatre câbles sorit endommagés dans la partie posée vers le milieu de l’Atlantique, sur un plateau do 50 milles où passent aussi tous les autres, ce qui rend encore plus embarrassant leur repêchage.Car il se pourrait qu’un navire localisât mal le câble recherché et, se trompant, en brisât un qui est en parfait ordre.Ne maudissons donc pas trop le censeur, si les câblogrammes retardent un peu à se rendre à destination.G.P.FEU L’ABBE P.E.DUPONT Une dépêche de Bidrleford, Mc, annonce la mort de M.l’abbé P.-E.Dupont; curé de la paroisse Saint-Joseph.M.l’abbé Dupont était l’un des plus vieux prêtres canadiens des Etats-Unis.Il avait 69 uns.11 a joué un rôle considérable dans la vie des Franco-Américains.H.I, P, LES ITALIENS EN ORIENT Ainsi que nous l’avons montré samedi d’après les déclarations de M-Sonnino, ministre des affaires étrangères dans le cabinet de Rome, il semble que l’action italienne dans les Balkans — si les puissances de l’Entente décident de continuer la campagne pour la libération de la Serbie — doive se produire, au moins en- partie, pr.r l'Albanie.En effet, il ne peut êt.e indifférent au gouvernement de Victor-Emmanuel que les Austro-Allemands s'installent le long des côtes monténégrines et étendnt leur invasion au-delà de Scuta": On ne saurait tolérer non plus à la Consulta que les Bulgares débouchent sur l’Adriatique.L’existence Ue la Serbie est nécessaire à ITtalie.La Grande-Bulgarie battrait en brèche la politique de l’Adriatique, que l’armée et la marine italiennes sont en train de réaliser au prix de sanglants sacri-l’Ai.fices.C’est l’Autriche-Hongrie que l’Italie ira combattre en allant au secours des Serbes ; c’est l’Adriatique qu’assureront à leur patrie les divisions de bersaglierr.qui débarqueront à Santi-Quaranta, à Valons, à Saint-Jean-de-Medna ou à Duraz-zo.Les routes de l’Albanie De ces ports, des routes praticables, partiellement très bonnes d:t-on, conduisent vers lu plaine de Kossovo.La route partant de Santi-Quaranta est même excellente sur tout son parcours de 225 milles.La “ Tribuna ” fait remarquer qu’nussi longtemps que les Serbes et h troupes franco-anglaises n’auront pas chassé les Bulgares d’Ukub, et que le chemin de fer de Salonique ne sera pas rouvert, le sort de l'armée serbe dépendra de la facilité quelle aura de se servir de ees routes albanaises.C’est aussi par ces voies que peuvent parvenir le plus rapidement les renforts italiens qui permettront aux troupes du roi Pierre de reprendre l’offensive contre les envahisseurs austro-allemands.Il existe encore d'autres chemins susceptibles d’être prompte ment utilisés et qui sont autant d’ouvertures permettant à la Serbie de respirer.“D’autre part, dit le Temps, de Paris, Essad pacha apparierait au corps expéditionnaire l aide de ses parlisans et de son autorité, que la présence des Italiens consoliderait au point de paralyser la propagande austro-hongroise, bulgare et turque qui travaille le pays.Les Grecs, qui se sont installés dans l’Epire septentrionale depuis l'effondrement de la principauté du prince de Wied, n’auraient aucune raison de mettre des entraves au passage des Italiens par des régions dont seule leur attitude amicale pour la Quadruple Entenle peut leur assurer la possession définitive.ToW conseille donc à l’Italie de faire un puissant effort dans les Balkans par la voie la plus commode, la plus courte et celle qui permet d'envisager les résultats les plus prompts tant en ce qui concerne l’aide aux Serbes que les intérêts spéciaux de l’Êaîiô elle-même.” Dans un article rédigé avec compétence, cependant, le Cornière della Sera, sans contester Futilité d’une expédition italienne en Albanie, en souligne les difficultés d’ordre pratique.Le journal milanais commence par définir le rôle que pourrait jouer utilement un corps expéditionnaire italien.Examinant ensuite la question du débarquement, il poursuit : “La présence de forces navales autrichiennes à Ca laro est un grave obslacle, car une expédition de 50,-000 hommes seulement exige une flotte de 100 transports environ.Si l’on choisit néanmoins comme point de débarquement l'embouchure de la Boygna, fleuve qui permet de remonter avec de petits bateaux jusqu’à Scutari d’Albanie, on s’aperçoit que les deux mouillages possibles — celui de San-Nico!o et celui de Medotia — offrent de grands inconvénients : l’un à cause (l’une barre formée par les alluvions de la Boyana, l’autre parce que sa rade n’abriie qu’une douzaine de petits bâtiments à la fois.Quant au port de Durazzo, il est, comme tout le monde le sait, extrêmement mauvais, et seuls de perils navires peuvent s’y tenir à l'ancre.Il est donc nécessaire d’aller débarquer dans l’excellente rade de Valona, “En admettant que cette solution soit adoplée, il restera à résoudre ’a question d’une marche à travers l’Albanie.H s’agit de franchir une série de plissements de terrains parallèles a la côte, de sorte que les troupes el leurs convois seraient sans cesse occupés à escalader ies crêtes ou.à descendre dans les val-ées.avec tous les inconvénienis militaires et autres que comporte un pareil genre de voyage.“Pour aller d’ajiord de Valona à la vallée d’Elbassan, les communications ne sont pas trop difficiles, quoique la route (par endroit impraticable aux voitures) de Valona a Bérat (134 kilomè rrs) soit facilement obstruée en hiver et qu’il soit plus prudent de lui préférer la route muletière à fortes pentes qui nasse par Arméni (114 kilomètres).Mais une fois qu’on est arrivé à El-bassnn, on n’y trouve qu’un pciit nombre de routes muletières: Fune s’élève jusqu’à 1,906 mètres (Falll-tude, pour redescendre sur Stroup, d'où une miuwaUe rouie de voiture conduit à Okhi'ldti (81 kilomètres au total), Go segment est impratî-cable eu p imieur# point» pendant in saison des pluies, entre octobre et murs.D’Okhrlda, une bonne rou- M.BOURASSA AU MONUMENT NATIONAL La conférence de jeudi soir.- Le sujet traité.-Le programme musical.- Les billets.Tout annonce que la conférence organisée pour JEUDI SOIR, au Monument National, sous les auspices des Amis du ‘‘Devoir’’, obtiendra le plus grand succès.Le sujet choisi par l’orateur se rattache aux plus vives préoccupations de l’heure présente, et l’étude de l’histoire se doublera ainsi de l’examen d’un problème de brûlante actualité.—Quelles sont nos obligations militaires?De quelle façon Cartier, Macdonald et les Pères de la Confédération envisagèrent-ils ce problème?Quelle attitude prirent-ils à l’endroit du gouvernement britannique?Quelle attitude prirent les hommes d’Etat britanniques eux-mêmes?Voilà quelques-unes des questions que M.Bourassa étudiera pièces et textes officiels en main et dont l’examen évoquera forcément quelques-unes des pages les plus intéressantes de notre histoire sous le régime anglais.L’auteur a donné pour titre à sa conférence Cartier, Macdonald et nos obligations militaires.Outre la conférence, il y aura un programme musical : musique par Mlle Saint-Amand et chant par M.le docteur Verschelden.La séance sera présidée par M.le docteur J.-B.Prince.Les billets sont en vente, au prix de 25 et 50 sous, aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, Tel.Main 7460; chez MM.J.-A.Payette, 1882 Ouest, rue Notre-Dame, Tel.Westmount, 1008; Ed.Archambault, 312 Est, Sainte-Catherine, Tel.Est 1842; Alfred Goyette, 124 Est, avenue Mont-Royal, Tel.Saint-Louis 44; Pharmacie J.-A.Désilets, 213, rue Bourbônnière, Tel.La Salle 532; Pharmacie Maisonneuve, 565, rue Ontario, angle La Salle, Tel.La Salle 1368.te mène par contre en 66 kilometre:; à Monastir.“Oh p ut encore aller d’Elbassan à Tetovo, sur la haute vallée du Vardar, en passant par Dibra.On fait ainsi 116 kilomètres de route muletière à travers une région extrêmement difficile au point de vue militaire, toute en landes ci en crêtes découvertes.” Le journal italien ajoute qu’il ne suffit pas, naturellement, que le corps expéditionnaire parcoure ces rouies: “Il doit les faire garder derrière lui pour se ravitailler et évacuer ses blessés, ce qui représente une difficulté considérable.” Ces conditions sont si malaisé à remplir que le Carrière délia Sera clpnlierait volontiers la préférence à une autre solution : il estimerait préférable d’aller tranquillement à Salonique.Impérialisme oriental Les difficultés énumérées par le grand journal milanais montrent tout au moins l’idée qu’on s’est faite,.en Italie des obstacles albanais.Lu suite des événements apprendra les développements ultérieurs que cette intervention pourrait prendre dans le programme concerté entre les quatre puissances de FEniente pour le secteur oriental.En attendant, la presse italienne se préoccupe fort des visées allemandes en Orient.Le Berliner Tageblatt écrivait récemment : “La lutte dans les Balkans est une Jutte grave: les intérêts impérialistes de toutes les puissances sont en jeu.C’est d’elle que dépendent les fins principales de l’impérialisme allemand: assurer à l’Allemagne la voie directe de Berlin à Bagdad et sa prédominance sur les Balkans et sur tout l’Orient.” La Frankfurter Zeitung déclare do son côté qu’à la fin de la guerre “Hambourg et Bagdad seront dire cemenl reliés." Et parmi les conditions hypothétiques de la Pax (îermanica.il est question de l’achat de Salonique à la Grèce en échange de compensations: l’Albanie, notam-menil, lui serait cédée.L’Albanie! L’“Idea Nazionale” répond à cette menace par un article véhément: “Il faut, écrit en substance le grand journal romain, que toutes les forces dont la Quadruplicc peut disposer soient dès à présent rassemblées el utilisées pour s'opposer aux desseins allemands.L’Italie, en particulier, doit s’associer à cette résistance, parce que l’Ital'ie ne peut renoncer à son expansion dans ta Méditerranée orientale sans renoncer à son avenir politique et économique.S'i la victoire ne reste juis aux alliés dans les Balkans, ce sera pour nous la faillite de la guerre.Trieste ne sera pour nous qu'un cadavre si nous sommes chassés de Valona i: si l’Orient tombe dans le vasselage de nos ennemis.Nous ne devons pas laisser les Allemands vaincre dans les Balkans.11 faut agir.La nation italienne es! prête; elle attend.Elle est bien décidée à ne pas se laisser étouffer.” Le Carrière délia Sera lui-même réclam.* une action énergique, ne fût-ce qu’à cause de l’altitude de la Grèce, qui lui paraît très louche et pleine de dangers.Le grand journal modéré explique que celte attitude équivoque commande une position de menace.Il fait observer: “Puisque ni le Roi ni le gouvernement ne veulent entendre parler d'une guerre à nos côtés, la mobilisation grecque n'a plus de raison d’être; elle devient un danger pour les alliés." Comment tenir la Grèce en respect?“La présence d’une escadre à proxi-mitiè des eaux grecques, une augmentation progressive des forces qui débarquent à Sa’onique, el la création d’une nouvelle base d’opérations par une débarquement de troupes en Albanie." Tels sont les moyens que préconise le "Corricre deila Sera”.Le dernier.on le remarquera, Implique une expedition ’Italienne.Le “Gmrnale dTlnlln" est du même avis.L’organe officieux envisage l’expédition en Albanie do troupes Italiennes qui prêteraient main forte aux gerbes et aux Monténégrins connmo la moyen le plus sûr de délivrer la Serbie et de couper les Allemands de Constantinople.On peut donc s’attendre à une extension des opérations italiennes, si cette idée concorde avec les nouveaux plans que le Conseil militaire de l’Entente est à élaborer.Uldéric TREMBLAY.PAYS DE LIBERTE OU D’ESCLAVAGE?QUE SERA LE CANADA DEMAIN ?UNE COLONIE ALLEMANDE OU UN ILOT PERDU AU MILIEU DES NATIONS ?Nicolct, 13.— M.P.E.Blondin, secrétaire d’Etat, a parlé ici, dimanche Hprès-midi, devant une nombreuse assemblée.Il a demandé à ses auditeurs d’aider dé toutes leurs forces la cause des alliés.Après s’être défendu de vouloir parler politique à une époque d’incertitude comme celle que nous traversons, quand nous ne savons pas ce que sera le Canada de demain: pays de liberté ou d’esclavage, colonie allemande ou ilôt perdu au milieu des nations, M.Blondin s’écria: “La ruine est à nos portes et la guerre est chez nous, guerre sans le grondement des canons à notre fron-lière si l’on veut, mais guerre tout de , même avec ses désastres sans nom et ses terribles conséquences.Nous ' pouvons être demain ce que sont aujourd'hui la Belgique, la France septentrionale, la Serbie et la Pologne.La guerre est la seule question du jour.L’heure la plus solennelle vient; rie sonner au cadran de l’histoire du monde.La victoire des alliés serait encore ; plus désastreuse pour les Canadiens-français, que leur défaite, s’ils n’y ont pas aidé de toute la mesure de leurs forces, car ils laisseront un , héritage de honte à leurs enfants, i Envisageant ensuite le côté écono-! inique de la guerre, l’orateur répète les chiffres donnés la veille par M.| Patenaude à Saint-Hyacinthe démon-tranl que nos exportations ont déliassé de beaucoup nos importations.Il y voit aussi une preuve de la prosper! ti!* du Canada en dépit de la guerre.L’or a afflué d'Europe et d’emprunteur qu’il était le Canada est devenu un grand prêteur.Les millions votés par le gouvernement ont été employés à maintenir le pays dans un état florissant.M.Blondin cite en terminant les paroles du premier-minisdre Briand, disant qu’il fallait continuer la guerre jusqu'au désarmement complet de l’Allemagne, scuj gage d'une paix so-, lide et durable.SESSION A QUEBEC LE 11 JANVIER Québec, 13.— A une séance du cabinet provincial, tenue samedi, sous la présidence de sir Lomer Gouin, la convocation des chambres provinciales pour la dépêche des affaires a été fixée au 11 janvier.Le décret ministériel a été immédiatement signé par le lieutenant-gouverneur et rendu public.La décision du gouvernement n’a pas été sans causer une certaine surprise dans les milieux politiques puisqu’elle suit de quelques jours à peine la prorogation fixée pro forma au 10 janvier.COURS DU RJ».L0ISEAU Le R.P.Loiseau après avoir prouvé l’existence de Dieu, dans ses premiers cours, abordera, ce soir, l’étude des altribuls divins.H s’occupera spécialement du problème de la prescience divine et de la liberté humaine.Vu l'importance du sujet et la nécessité d'une mite au point exacte tous sont nriés de se rendre pour 8 heures 4s précises.\ 22 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915 VOL.VI.— No 290 CHOSES MUNICIPALES M.PRIMEAU LE SAUVEUR MAISONNEUVE TRIBUNAUX CIVILS EN FAVEUR DE PROMESSE L’ANNEXION DE VENTE FAITS-MONTREAL EXPLOSION DE GAZOLINE Si SON SECRETAIRE ETAIT RESTE SURINTENDANT DES ACHATS, DIT M.COTE, LE VOL DE LA PIERRE AURAIT ETE EVITE.— LE BUDGET.— M.LETOURNEAU.I.’ASSOCIATION DES CITOYENS DE CETTE VILLE FAIT CIRCU-I LER DES REQUETES ET ADOPTE DEUX RESOLUTIONS IMPORTANTES, HIER.— LE MAIRE MARTIN LA COMBATTRA.I UNE SIMPLE OFFRE VERBALE ACCOMPAGNEE D’UNE SIMPLE ENTENTE ECRITE QUANT AU PRIX NE PEUT EQUIVALOIR A UNE VENTE, DECIDE LA COUR DE REVISION.CINQ CENTS BARILS D’ESSENCE ECLATENT SAMEDI SCJIR DANS UN INCENDIE AUX ETABLISSEMENTS DE LA COMPAGNIE BOSTON BLACKING, A LA COTE S.-PAUL.M.le commissaire Côté nie (jifil ait, comme M.Lapointe, le leader, Ta prétendu, une armée d’employés à son service.En dehors '.le son secrétaire, M.Primeau, il n’y a pas un seul membre du personnel qui ne fût pas employé sous son prédécesseur.M.Côté admet qu’il a engagé un secrétaire, mais celui-ci devait être d'abord surintendant des achats, “S’il était resté en place, ajoute le commissaires, je crois bien pouvoir affirmer que Ses vols de pierre dont la ville a été victime, dans le quartier Mercier, n'auraient pas eu TI ou.” M.LETOURNEAU COMMISSAIRE Bien que rien ne semble indiquer que M.Giroux, le successeur de M.Hébert, soit tenu d’abandonner sa charge de commissaire d’école qui lui a été confiée par le conseil municipal lorsqu’il é'ait échcvin, on croit que le nouveau commissaire municipal pour ne pas rester dans une position, sinon illégale, du moins équivoque, démissionnera dès celte semaine.La démission paraît tellement certaine que déjà on parle de lui nommer pour successeur M.Téche-vin Letourneau.On parle aussi de M.Téchevin Sain'-Pierre mais lu majorité des suffrages semble acquise à Téchevin de Saint-Henri.L’élément irlandais va aussi faire une forte pression pour tenter de reprendre le siège de M.Dan Gallery et les amis de M.O’Connell pousseront celui-ci de l’avant.LE BUDGET A huis clos, suivant l’habitude contractée récemment par nos commissaires municipaux, M.le maire, MM.Côté.McDonald, Ainey el Giroux, ont de nouveau étudié le budget, samedi matin, sans que les indiscrets journalistes ne vinssent les déranger.La discussion a élé ajournée à vendredi.Le retard est causé par le départ de M.Côté qui va assisler à un congrès aux Etats-Unis et par le désir qu’a M.Giroux, le nouveau commissaire, d’éiudier le budget avant de se prononcer.M.L.-A, Lapointe à qui Ton disait que les commissaires étaient à préparer le budget numéro deux, a répondu qu’il “était fori possible qu’il y ait aussi un budget numéro trois.” - - - - ! L’ASSISTANCE | PAR LE TRAVAIL | Le bureau de l’Assistance J par le Travail pour les fem-J mes se tient au secrétariat de t le Fédération Nationale Saint-J .lean-Baptiste, chambre 14, du ) Monument naticnal, 296, Bou j levard Saint-Laurent.> Les heures de bureau sont : | 10 hrs à midi.! 2 hrs à 4 hrs p.m.Vous serez certain d avoir un complet et un pardessus bi n faits et de qualité supérieure en allant chez L.C.de TONNANCOURT, Eng.march >nd-t.ulleur, tl Est, rue Notre-Dame.¦-#- UN BEAU DON DE LADY CARON UNE BELLE PEINTURE EST DONNEE A MADAME TH.-CHASE CASGRAIN ’DUR LE CHAPITRE MADELEINE DE VERCHERES.Lady Caron vient de faire don au Chapitre Madeleine de Verchères des Filles de l'Empire d’une magni-tique peinture intitulée : “ La dernière messe de Palestrina ”.Ce tableau sera un des plus beaux objets offerts à la vente qui aura lieu au Château Laurier, jeudi, le 16 décembre courant.Palestrina, le grand compositeur du 16e siècle est représenté au centre de la toile jouant l’une de ses messes les plus imposantes devant un auditoire où Ton distingue, assis sur son trône, le Pape, entouré de la plus haute société romaine uu temps.Parmi les dons les plus récents reçus au Chapitre Madeleine de Verchères, on compte un chèque de de la part de Monseigneur Gauthier, archevêque d’Ottawa, pour un lit à l’hôpital de la duchesse de Connaught, à Cliveden ; 100 chandails de la part de M.L.G.de Ton-r.ancourt, du Regent Knitting Mills, ue Montréal, et $250 d’un anonyme, de New-York.t PREMIERES HYPOTHEQUES $100 ù $200,000 6 p.c., à 8 p.c.Entièrement garantie» par nous.Intérêt trimestriel.Les demandes de renseignements d'en dehors de la Tille sont l’objet d'une attention toute spéciale.Faites venir "Thrift”, le magazine mensuel illustré, gratuit.MARCH TRUST COMPANY 189 S.-JACQUES Sl« »nnée.Actif, plu.de $4,990,000 L’Association des citoyens de Maisopneuve a tenu son assemblée ordinaire, hier après-midi, à la salle Houle, so.s la présidence du loc-teur L.febvre, et a décidé Je recommander l’annex/on de la ville et de la commission scolaire de Maisonneuve à la ville et à la commission scolaire de Montréal.Le président fit part aux assistants de la tournure que prend l’affaire de la commission scolaire et de son emprunt; un citoyen Je M-isonneuve, M.Hugh Desjardins, a pris un bref d’injonction contre la dite commission, afin qu’elle ne mette pas subie à sa demande d’emprunt de 0,600.Après plusieurs échanges d’opinions sur ces questions, il esl résoir unanimement que la commission scolaire de Maisonneuve soit tenue, avant de procéder aux travaux Je construction des écoles, à la vente des debentures, que celte vente roit rértlisée, à défaut de quoi tout travail soit arrêté.Dès que la question de l’emprunt est terminée, on en aborde ùmx autres non moins importantes dans les circonstances: celle de l’annexion à la ville Je Montréal, et en même temps, celle de l’annexion de la commission scolaire de Maisonneuve à la eommission scolaire de Montréal.L’Association des citoyens a adopté ensuite la résolution suivante, qui donne encore une force au requêtes déjà eu cours : Proposé par M.L.P.Gates, secondé par M.Thomas Desbien que vu la situation financière dans laquelle se trouvent la ville de Maisonneuve et la commission scolaire, il est désirable cpie l’Association • les citoyens soit priée de s’aboucher avec les autorités municipales de Montréal et celles de la législature de Québec afin de discuter les préliminaires d’une annexion possible à Montréal de ces deux orps constitues.Les personnes nui ont pris >art à la discussion sont: M.le Dr Lefebvre.M.L.P.Gales, M.E.C.S.-Père.M.O.Germain, M.\V.Pitre, M.G.Diicharme et autres.M.le maire de Montréal annonce qu’il combattra l’annexion de Mai sonneuve, cette année, comme il Ta fait l'année dernière, et pour les mêmes raisons.Que Maisonneuve prenne charge le -sa dette, dit-il, et nous verrons.La commission scolaire de Montréal doit aussi, croit-on, combattre l’annexion de celle de Maisonneuve.f LA MATAPEDIA FOISONNE DE GROS GIBIERS CE QUE DECLARENT DES CHASSEURS DE MONTREAL.—Et (pie pensez-vous de la Mala-pédia pour la chasse au gros gi-bi.r?“C’est le véritable paradis des chasseurs.C’était la première "i is que je m’y rendais, et maintenant ce sera pour moi et ines ami.Ten-droit choisi pour y faire de la grande chasse.” C’est ainsi que parlait, l'autre jour, M.Ephrem Renaud, de retour de la chasse dans les environs de Causapscal, vallée de la Matapédia.MM.F.Feriand, J.A.Vallée, E.Chartrand, J.Part, H.Renaud et E.L.Giroux, photographe, tous amateurs de chasse et de pêche, accompagnaient M.Renaud.Ils remportèrent des trophées magnifiques, qu’ils sont heureux d’exhiber à leurs amis.Nos nemrods ont souvent fait le coup de feu dans divers territoires de la province; mais cette année, attirés par les éloges que l’on faisait de la belle vallée de la Matapé-di.< pour la chasse de l’orignal, du caribou et du chevreuil, ils s'v sont rendus.Guidés par l’excellent chasseur Avila Laioie, de Causaps-eal, à quelques milles de là, ils eurent le plaisir de rencontrer les troupeaux de Caribous, de chevreuils et d'orignaux.“Nous n’en avons jamais vu autant, ont-il ; déclare, mais le manque de temps ne nous permit pas d’obtenir le résultat désiré.Les premiers jours, il tomba trois pieds de neige; malgré cela nous vîmes six femelles, sur lesquelles personne ne tira.L’une d’elles, dérangée dans son sommeil par M.J.A.Vallée, s’enfuit vers M E.Chartrand, qui, en l’apercevant, abaissa son arme et s’écria: "Quel bel animait” Les originaux sont aussi ¦ ttirés en grand nombre dans la vallée de la Matapédia par certaines sources où ils s’abreuvent et qui ont une propriété spéciale.Il est beau de voir ces sunerbes animaux, pesant près de mille livres, fuir le chasseur ou foncer sur lui, dès que Unite fuite est inutile.C’est un moment d’émotion pour le chas„eur qui doit déplover toute son adresse pour abattre l'animal.Le parti n’a pas voulu tuer de femelles.M.Renaud nous disait qu’il a choisi la Matapédia comme paradis de chasse; nos nemrods vont se frire construire un camp des mieux aménagés, non loin de Causapscal.La parti ne tarit pas d’éloges sur le confort mie Ton trouve sur le chemin de fer de TIntercolonial.”11 est agréable de voyager si loin, si bien, si rapidement et si confortn-blament”, ont-ils déclaré.réc.-¦—.».—- VISITE DE M.P.E.LEBLANC M.P.-E, Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province, visitera, demain matin, mardi, l’T’ oie Technique de Montréal.i Madame Leblanc accompagnera le lieutenant-gouverneur.La Cour de révision, composée des juges Archibald, Greenshiekls et Mercier, a rendu des jugements dans une douzaine de causes, samedi matin.Sauf dans deux cas, les décisions du tribunal de première instance ont été confirmées intégralement.Dans l'une des deux exceptions, dans la cause de Provost contre Phaneuf, le premier jugement n’a été que modifié.Le défendeur avait été condamné à payer une pension au demandeur.Cette pension a été réduite à $2.50 par semaine.Dans le deuxièmes cas, la cause de Clendinning contre Cox, le jugement de ia Cour supérieure a été renversé par la majorité en révision, formée des juges Archibald et Green-shields.Le jugement de première dé première instance, prononcé par le juge Panneton, déclarait (pie John Cox, le défendeur, ne pouvait être obligé de passer au demandeur, M.H.M.Clendinning, ies titres sur une certaine propriété, située avenue Bagg à Saint-Laurent, en vertu d’une option accordée le 30 mai 1911.Cette option était pour $500, payable lors de la signature de l’acte de vente; l’option était valide pour un an à $500 et pour une autre année à $600.Le demandeur reçut cette offre signifiée le 30 mai 1911 et le lendemain le défendeur l’averlissaît quil retirait son option.Deux ans plus tard, en mars 1913, le demandeur in-ientait une poursuite en Cour supérieure, réclamant les litres sur la propriété eu question.Le juge Panneton rendit un premier jugement en sa faveur.Le principal point soulevé en Cour de révision était de savoir si ou pouvait regarder une promesse tl: vente telle que celle dont il esl question dans celte cause, comme liant la partie qui possède la propriété, aulant qu'une vente rnème.Les juges Archibald et Greenshields sont d’opinion qu’on ne peut faire une telle interprétation.On ne peut dire, fit remarquer le juge Greenshields, qu’une simple promesse de vente verbale, accompagnée d'une simple entente écrite quant au prix, équivaut à une vente.Je n’ai aucune hésitation, dit-il, à renverser le jugéfnént de la Cour supérieure et à renvoyer ia poursuite Le juge Archibald dit: Nous avons l’habitude de considérer cpie lorsque une offre est acceptée elle devient non une promesse de vente mais une vente véritable et complète.Ceci n’esd pas.en conformité avec ]e Code.Le''code‘Napoléon dit bien qu’une promesse de vérité — et dans cette cause ça n'est pas une promesse de vente mais une offre de vente dont il est question, — équivaut à une vente lorsqu’il y a consentement réciproque, mais notre code dit: Une simple promesse de vente n'équivaui pas à une vente.Une promesse de vente, dit le juge, esl une promesse entre deux parties de vendre et d’acheter à une (laie future; mais la vente n’est pas complète et c’est ce que signifie l’article du code: une promesse de vente n'équivaut pas à une vente.La Cour «de revision est d’opinion que le retrait par le defend ur de son offre de vente avant son acceptation est valide et empêche les effets de l’acceptation.Le jugement de première instance est renversé et la poursuite est renvoyée.Le juge Mercier s’est déclaré dissident, appuyant la décision du juge Panneton.PRIORITE DE RECLAMATION D'après un jugement de la Cour supérieure, confirmé samedi par la Cour de revision, une personne qui a une réclamation de priorité, qui passe même avant la réclamation d’un propriétaire pour du lover sur les meubles ¦d’une maison, doit, afin de maintenir la validité de sa réclamation au cas où la maison change-rail de mains, avertir le nouveau propriétaire de l’existence de sa réclamation.La cause en révision était celle de la Commission du havre contre Mme Y.Mathurin et vir., et C.XV.Lindsay, opposant, et la Commission du havre contestant.Le juge Maclennan avait maintenu ia saisie d’un piano par la commission et renvoyée l'opposition de C.\V.Lindsay.Ce jugement a été confirmé.La maison Lindsay alléguait qu’elle était propriétaire d'u pir a saisi dans une maison louée à Mme \T.Matlwiriii n:;r la Commission du havre.La maison Lindsay avait averti les propriétaires précédents, Stephen et Harvey, de sa réclamation de priorité, mais elle avait négligé de renouveler cet avertissement lorsque la propriété fut vendue à la eommission.croyant que cotte der-niè'’e avait déjà été informée de la réclamation de priorité qui existait sur le piano.Le jugement de première instance a été confirmé.AUTRES JUGEMENTS La Cour de revision a aussi rendu jugement dans toutes les causes suivantes : torn., les jugements de première instance ont été confirmés : Lacroix vs Benoit.Fidei commissaires des Ecoles protestantes vs Duncan.Dipictro vs Deslauriers.Jenkoz vs Beauvais, M.le juge Demers dissident.Charlebois vs Ktnnrd.Lapointe vs The Original Sulva-dos Co., Ltd.Greaves vs Cadhuix.Martin vs Bourdis ; M.le juge Chnrbonneau, dissident sur un point.Mouton vs Martin ; M.le juge Charbonnemt, dissident sur un point.Provost et al.v.Beriiel, Bonneville vs Salvas, Lacroix vs Benoit el Hébert, opposant.Dans la nuit de samedi, un violent incendie a détruit les établissements de la compagnie Boston Blacking, au No 23 rue Cabot, Côte S.-Paul.Le feu prit naissance dans un des édifices en bois employé à la dissolution du caoutchouc ; plus de 509 barils de gazoline et de naphle se trouvaient dans l’usine, quand une explosion se produisit.Les flammes se répandirent immédiatement dans tous les autres usines contiguës.Le gérant se trouvait près de l’endroit de l’explosion et échappa à la mort par miracle ; il fut brûlé à la figure et par tout le corps, et transporté à Thôpita! Général.La première alarme a été .donnée par des passants et bientôt une seconde appela sur les lieux toute la division ouest de la brigade, sous la direction du chef Carson.Les pompiers eurent fort à faire pour empêcher les flammes de se propager; des colonnes de feu s’élevaient à 150 pieds dans ies airs, menaçant les édifices adjacents.Après une couple ¦d’heures d’un travail ardu, le feu fut maîtrisé.Les dommages s’élèvent, outre la perte des marchandises, à plus de $5,000.BRAS AMPUTE.Durant la manoeuvre d’une grue aux usines Angus, samedi soir, Moïse Dc-bicnviMe, 53 ans.No 55.Sème Avenue, Rosemont, s’est fait prendre le liras droit dans les roués d’engrenag" et a reçu de sérieuses blessures.Il a fallu lui faire l'amputation du bras à la hauteur de l’épaule.Il est dans un état critique.BAIN TROP CHAUD.Tombant dans un bain rempli d’eau bouillante, samedi soir, Samuel Smith, âgé de 21 ans, demeurant à Blue Bonnets, 3ème Avenue, s'est brûlé la poitrine et une partie de la figure.Son état inspire des craintes.HORS DE COMBAT.Ottawa, 13.- La liste des hors de combat publiée hier soir au ministère de la Milice contient ies noms suivants: 13ème bataillon, Tué au feu, le 22 avril; Le capiiaine Lionel Ward Whitehead, 99 Crescent, Montréal (déjà rapporté comme blessé, disparu).14ème bataillon.— Blessé: Win.H.Moffat, 2311 Ontario Est, Mont-réal.15ème bataillon.— Blessé: Eugène Bélanger' (autrefois, du 37e), 1600 Saint-Hubert, Montréal.MORT SUBITE.Un serrefreîn de la Compagnie des Tramways-de Montréal, Moïse Quesnel, âgé de 53 ans, a été trouvé mort dans son lit, hier midi, à sa maison de pension, No 97, rue Iberville.Le défunt se sentait indisposé ces jours derniers, et Ton croit qu’il a succombé à une syncope.JAMBE FRACTUREE.Tombant d'une voiture à Tangle des rues Amherst et Lagauchelière, le jeune Joseph Martineau, âgé de 3 ans, et dons les parents demeurent sur l’avenue Hôtel-de-Ville, a roulé sous une des roues de la voiture et s’est fracturé la jambe droite.INCENDIE RUE ONTARIO.Un incendie s’est déclaré hier soir au restaurant tenu par James Xenos, 531, rue Ontario Est.Quand le, pompiers arrivèrent,' vers 7 heures, les flammes dévoraient le hangar situé derrière la boutique et se communiquaient à une boutique de cordonnier et à un atelier de tailleur mitoyens.Les dégâts s’élèvent à un millier de dollars.On croit que l’incendie es! dû à des cendres chaudes déposées dans un réceptacle de bois.HUISSIER INCULPE.M.Wilfrid üaoust, agent comptable et huissier, rue Notre-Dame, a été arrêté samedi sous l’inculpation d'escroquerie.Il comparut devant le juge Saint-Cyr et protesta de son innocence.L’enquête a été fixée à vendredi prochain.M.Daoust a éié arrêté, dit-on, pour faire pleine lumière sur, le fonctionnement de la loi Lacombe.Il paraît que les somme, déposées en Cour de circuit par les débiteurs qui versent le cinquième de leur salaire, chaque semaine, ne parviennent pas toujours aux créanciers: que des Chèques n’ont pas été délivrés à leurs destinataires et ont été payés sur des signatures contrefaites.L’une de ces signatures esl celle de Me Aiban Germain dont les bons offices ont été retenus par ia pou rsuite.CHUTE DE 30 PIEDS.Patrick el Ernest Tremblay, âgés respectivement de 21 et 22 ans, domiciliés au No 239, rue Stadacona, Hochelaga.se sont infligé des blessures sérieuses, en tombant d’une bailleur de 30 pieds dans une chute à charbon, aux coürs Glen, du Pa-c Tique Canadien.Leurs compagnons de travail se portèrent à leur secours et après une heure do travail, les deux malheureux ont pu être retirés de leur dangereuse position et transportés à Tnûpital.Pa-Irick Tremblay s'est fracturé Té-paule droite, et son frère, Ernest, souffre de contusions générales.MACHOIRE BRISEE Eu mettant en marche le moteur d'un camion automobile, â l’entrée lv.i du tunnel du Canadien Nord, Oswald Chadwick, 35 ans, demeurant 68A rue de Beaujeu, a eu la mâchoire brisée, hier soir, par un retour de manivelle.11 a élé conduit à l'hôpital Victoria.COLLISION DE TRAMWAYS Deux tramways sont venus en collision samedi soir, à Tangle dc$ arTes ^.ii(it m AVOCATS DOCTEURS Casier postal 35fi.— Adresse télégraphique, *Nahae.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes s Llebers.West Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT KT PROCT7RKT7K Transportatian — Eue Ssint-Jacqa»; LAMOTHE, GADBois et NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, l 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.j IX, C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.MO R G ANetLAVE RY AVOCATS — PROCUREURS Suite 620, Edifice Transportation, 128 S.-Jacques.Tel.Bell Main 2670.Câble, Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir : 1 St- , Thornns, T.ongueuil.; ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 T«l.Main 060.MONTH EAU.-EST 0794- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de THôtel-Dieu | de Paris, 'aladls des YET'X, deil OREILLE7, du NEZ et de lai GORGE, 523, Saint-Denis, (Enj face du carr Saint Louis).DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de S.-Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Fri, Marie-Ann*.Tél.8.-Louis 304$.Té).Main 3264.8.-Louis 4207.HERVE ROCH, B.A., L L.L AVOCAT Société légale Cl, rue S.-Gabriel.Baril et Roch.Montréal.Main 228-229.Rockland 931 CAMILLE TESSIER AVOCAT du bureau légal PATENAUDE, TESSIER ET MONETTE 7 Place d’Armes.MONTREAL Domicile : Est : :9.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53, •7 rue Saint-Jacques.Résidence i 190 Jeanne-Mance.Té!.Est 5973.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT •7, rue Saînt-Jacques.— Bureau 7$, Tél.Main 2f32.NOTAIRES BELANGER et BELANGER, (Léân- dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859; 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après les premiers soins, Dubé put retourner chez lui, mais Sehoffey.qui avait donné de la tète contre ta boîte de perception, fut gardé dans l’établissement.U n’y eut pas d’autre accident de personnes, mais quantité de vitres sont brisées dans les deux voitures, HIXE RUE SAINT-URBAIN.La police avait l’altention attirée hier par le bruit d’une rixe au No 47, rue Saint-Urbain.Un Polonais connu sous Je nom de Billy Smith j fut trouvé dans la maison, la figure couverte du sang qui coulait d’une i plaie de la tempe gauche.Il préten-1 dit avoir été attaqué par une fem- ! me qui l’avait frappé d’un coup de couteau.Cependant les agents de police jasent la remarque que la contusri.-i vlpit bien éiendue pour avoir è é Xx>.e par un couteau.Le blessé fut c i voyé à l’hôpital Général, et comme il ne paraissait pas autrement soucieux de retrouver son agresseur, il est probable que l'affaire en reslera là.J.A.HURTEÂÜ & CIE LIMITEE 316 Est, Sainte-Catherine Pianos New-Scale-Williams et Phonographes Pale La Cie, complètement réorganisée vous offre à des prix avantageux et à des conditions de paiement' faciles ses phonographes et ses pianos.Notre choix est vaste et splendide.BUREAU GENERAL des VENTES 112 rue Saint-Jac.qnes.Montréal gpijT Charbon bltu-j||] mlneui, I va-peur et h gai DOMINION SPRINGKILL VKA I K Cité de Maisonneuve AVIS PUBLIC PERSONNEL M J.E.McComber, de la maison MeCtrinber & Cummings, est actuellement en voyage d’affaires à New-York, où il s’» ¦' rendu pour des achats de fourrures et pour étudier sur place les nouvelles créations de la mode.(r.) -*- INCENDIE A LACHINE Dimanche matin, un incendie, d’une origine inconnue, éclata dans les cours à bois de Pietro Carmoni, troisième avenue, Lachine, causant des dommages pour au delà de $3,-000.Les flammes sc propagèrent rapidement parmi les piles de planches et les hangars à charbon à tel point que la maison de Carmoni elle-même fut sérieusement mena-* 1 cée.La brigade de Laebine concentra ses efforts de ce côté et sauva la maison d’une destruction complète.Les cours à bois ne sont plus qu’un amas de cendres.QU’EST-CE QUE LE “ HEROS ” ?C’est le résultat d’une fermentation scientifique qui, en modifiant la nature de lu nicotine, enlève le goût de vert et l’odeur âcre du tabac canadien, et lui laisse un arôme doux et délicat.Impossible de faire meilleur avec le produit de notre sol.Envoyez un mandat-poste de 75 sous et vous recevrez 1 livre de “HEROS".U» St.Tnrqm's Tolmcco Parking Un., Liée.S.-Jurqiics, Comté Montcalm, qué.AVIS PUBLIC est par les présentes dorné par le soussigné, Secrétaire-Trésorier de la Cité de Maisonneuve, que le rôle de perception des taxes foncières, tant municipales que scolaires, pour l’annee com mençant ie premie- mai 1915, et se terminant .e trente avril 1916, a éfc complété et qu’il esl déposé à mon bureau, à l’h-tel de ville de Maisonneuve.Toutes les personnes y mentionnées comme sujettes au paiement de quelque taxe sont par ies présentes sommées d’en payer le montant au soussigné, à son dit bureau, dans les vingt jours de cette date, sans autre a^vis.Un escompte de cinq pour cent sur le montant des taxes municipales sera accordé à toute personne qui en effectuera le paiement dans les quinze jours de cette date.Donné à Maisonneuve, ce deuxième jour de décembre mil neuf cent quinze.(Signé) JOS.HINTON, Sec.Très.de la Cité de Maisonneuve.ANTIKOIUI.AUREWCE vi \Cure Radicale Des Cors / T) /^'3LEfTICACr.,SANS Douteui! J.Ëk Ken l'CNTï PARTOUT 351 fl ^ i pi,b e* Poste.L, -Aü A-JlBURENCE.MONTREAL.frËÛj AVIS POSTAL Le prochain courrier pour la Grande-Bretagne ci l'Europe, qui ferme d’ordinaire le mardi soir, fermera lundi, le 13 courant, à 6 heures du soir: un jour plus tôt qu'à l’ordinaiie.PETITES ANNONCES A LOUER___________ LOGEMENT A LOUER 222 JEANNE - MANCE, superbe ! plain-pied.partiellement meublé, commodités modernes, localité avantageuse, uossession immédiate, loyer très réduit.Anatole Vanier, avocat, 97 Saint-Jacques.Téléphone Main 213.___________________ AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Esl 2480.____A VENDRE VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin, avec une illustration à chaque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI, de l’an 600 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C., en 15 volumes.Tous en parfait ordre.S’adresser à 681 avenue Papineau.DIVERS ARGENT A PRETER Montants de $7,000, $3,000, $2,000 à prêter sur icre hypothèque sur propriétés non éloignées du centre de la ville.S’adresser à P.C.Laçasse, notaire, 35, rue Saint-Jacques, Montréal.OEUF: ET VOLAILLES Nous avons ce qu’il vous faut en races de volailles strictement pures.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures des races les plus avantageusement connues au pays.Poules, coqs, canards, oies, dindes, pintades, tourterelles.Extra bargain pour novembre.Deux cannes, un jars Toulouse de choix, $7.50.Trio canards, courreurs indiens, $6.00.Cent poules Leghorn blanches el fauves.Ecrivez pour renseignements.La Ferme Avicole Y'amaska, Saint-Hyacinthe, Que.OCCASION POUR DENTISTES Occasion avantageuse pour 'un dentiste qui voudrait s'établir dans une ville importante, à quel-nces mille- de Montréal.Installation comolète de bureau, privilège brin', loyer modéré, grosse clientèle, conditions faciles.Ecrire à casier 23, le “Devoir”.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Peur toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sanguinet SALLE A DINER STÂR 80ABDINS HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.0(1 par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Franeoia-Xarier.Montréal.J N.CABANA F.A.CABANA Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 ______ TEL.MAIN 1777 A.B.DUPUIS.QUEBEC.ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Bureau de Montréal : 4 RUE HOPITAL.Succursales: QUEBEC et SOREL Fil direct avec ______POST & FLAGg, New-York J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Rés, 109 Ouest, Lagaucheticre Mai" _______ Main 3174.J.Alfred HUÔT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tel.Main 9791 MANUFACTURIERS __ J.D.Camirand, Limite- Grand choix de Bijouterie, argenterie et verre taillé, Horloges et tous genres d’arti-les de fantaisie, Nous manufacturons les électro-liers et chandeliers.141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.H O TEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine.Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 car iouri AVIS.—Demande a été faite à la Corporation de la Cité de Montréal pour permission d’installer un système d’emmagasinage de gazoline Wayne sur le lot No cadastra parties 30 et 29, du quartier Papineau.No 950, rue Notre-Dame Est.Canadian Consolidated Rubber Co.No 950.rue Notre-Dame Est.Montréal, 11 décembre 1915.I t VOL.VI.— No 290 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915 » ETATS-UNIS RELATIONS EN DANGER SI REPARATION N'EST PAS ACCORDEE A WASHINGTON, PAR VIENNE, POUR LA DESTRUCTION DE L’“ ANCONA ”, LES RELATIONS DIPLOMATIQUES ENTRE LES DEUX PAYS COURENT UN GRAND RISQUE D’ETRE ROMPUES.Washington, 13.—Le texte de la note américaine à l’Autriche Hongrie, touchant la destruction du vapeur italien “ Ancona ”, rendu public, hier soir, montre que les Etats-Unis ont formellement demandé un prompt désaveu de l’acte “ illégal et insoutenable ” ; la punition du commandant du sous-marin et réparation par le paiement d’une indemnité pour le meurtre de citoyens américains inoffensifs.Ces demandes font suite à une déclaration qui informe i’Autriche-Ilongrie que les “tonnes relations des deux pays doivent reposer sur un respect commun de la loi et de l’humanité La note regarde le bombardement et le torpillage du paquebot comme inhumains, barbares et un “ massacre délibéré ” d’hommes, de femmes et d’enfants sans défense.Dans les cercles officiels et diplomatiques, on regarde la note comme étant la déclaration la plus vigoureuse qui vienne des Etats-Unis depuis le commencement de la guerre européenne.On ne tente pas de cacher le fait que, à roins que les demandes des Etats-Unis ne soient promptement accordées, les relations diplomatiques entre les deux pays courront un grand danger d’être rompues.La note rappelle que, selon les rapports obtenus d’Américains et d’autres survivants de l’“Ancona ”, le 7 novembre, un sous-marin battant pavillon autrichien a tiré un boulet sur le vapeur, et plusieurs autres avant que les passagers eussent mis pied dans les embarcations, et finalement l’a torpillé et coulé, au moment où il y avait encore plusieurs personnes à bord.L’Autriche, £râce à la correspondance échangée entre l’Allemagne et les Etats-Unis, savait à quoi s’en tenir cependant sur ce que pense Washington au sujet des navires de commerce et savait que l’Allemagne a obtempéré aux demandes des Américains à cet égard.Voici l’un des passages les plus saillants de la note : “ Le gouvernement des Etats-Unis considère que le commandant du sous-marin autrichien a violé les principes de la loi internationale et de l’humanité en bombardant et en torpillant l’“Ancona”, avant que les personnes à bord n’eussent été déposées eu lieu sûr ou n’eussent eu le tetmps d’abandonner le vaisseau.La conduite du commandant du vaisseau ne peut être regardée que comme un massacre délibéré de non-com-battants sans défense, parce que, au moment où il fui attaqué et torpillé, le navire, semble-t-il, n’opposait aucune résistance, ou ne cherchait pas à fuir, et it n’y a pas d’autre mobile suffisant pour excuser une pareille attaque, pas même la possibilité d’être secouru.“ Le gouvernement des Etats-Unis s’attend à ce que le gouvernement austro-hongrois se rendant compte de la gravité de l’incident, acquiesce promptement à sa demande, et il fait reposer ce’ espoir sur l’idée que le gouvernement austro-hongrois ne sanctionnera pas ou ne défendra pas un acte, que l’univers condamne comme inhumain et barbare, un acte que toutes les nations civilisées abhorrent et qui a causé la mort de citoyens américains inoffensifs.” (Signé) “ LANSING.>’ - NOS SOLDATS ACTIVITE DE L’ARTILLERIE LES CANADIENS BOMBARDENT AVEC SUCCES LE FRONT DE L’ENNEMI ET SES TRANCHEES DE COMMUNICATION.Ottawa, 13 — Le major général sir Sam Hughes a reçu un communique du représentant canadien en France, en date d’hier soir, disant que, au cours de la semaine du 3 au 10 décembre, il n’y a pas eu de changement matériel dans la situation générale sur le front canadien.Dans l’après-midi du 7 décembre l’ennemi a bombardé quelques tranchées et quelques positions avec des explosifs aériens, causant bien peu ,de dommages.Comme représailles, notre artillerie a lourdement bombardé le front de l’ennemi et ses tranchées de communications.L’arti lerie de l’ennemi a été moins aggressive qu’au cours des semaines précédentes.Notre artillerie a maintenu la supériorité de son feu sur l'ennemi pendant toute cette période.Le 5 décembre une mine a fait sauter une galerie allemande.Dans la nuit du « décembre, on découvrit un parti -de bombardiers allemands s’approchant ,de nos tranchées.On Ut promptement feu et l’ei.nemi fut disperse.Dans le nuit du 3 décembre, une petite patrouille, commandée par les lieutenants H.Rant et A.V.Evans, du 2ème bataillon des Carabiniers montés canadiens, fit la découverte d’un petit ouvrage construit devant la ligne de l’ennemi, la nuit précédente ; elle lança des bombes dessus cl revint sans subir de pertes.NOUVEAU COMMANDANT DU 22ème Ottawa.13 - Le major Tram-blay, commandant en second du 22e, prendra le commandement de ce régiment durant l'absence du licutena -colonel Hand, qui a obtenu un congé de convalescence.IMMENSE JOUETS A S SORTI ME NT AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN IMMENSE JOUETS ASSORTIMENT Fantaisies pour messieurs ! \ Los Grands Magasins Goodwin ne sont pas assez connus des messieurs.El les dames ne savent pas assez quelles belles choses, quels jolis articles sont en nos stocks pour répondre à des prix raisonnables aux désirs de nos clientes.Les temps sont passés où la marchandise était quelconque d’influence d’une gérance ne se fait pas sentir du jour au lendemain.Plus nous avançons, plus les articles sont choisis dans des qualités meilleures et plus attrayantes, même au prix d’une réduction notable dans les bénéfices qu’ils rapportent.Vendre beaucoup, à petit profit telle est la règle qui nous conduit à voir de fort belles choses à des prix peut-être introuvables ailleurs.Voyez au rayon de rhabillement les fantaisies suivantes î— Gilets de soirée, étoffes de fantaisie, ou en laine, de 3.50 à • • • Vestons de fumeurs, à partir de.Robes de chambres, à partir de.6.50 Pardessus Mackinaw, à partir de.8.00 Robes de chambre en brocarts, à partir de .• .30.00 Ces articles feraient des cadeaux utiles et agréables, qu’apprécieraient beaucoup de nos messieurs distingués.On trouvera également à ce rayon des: Pardessus genre Ulster pour hommes, tous genres et étoffes à des prix variant de 12.50 à.25.00 Pardessus Reefers, pour garçonnets, doublure à carreaux.Mardi seulement, chacun.4.50 Complets de haute classe pour garçonnets, genre Norfolk.Mardi, chacun .5.95 Culotte bouffante supplémentaire .• 1.50 —Au rez-de-chaussée.-> Pour une amie chère * Que pourriez-vous donner de plus enviable qu’une boîte de 1, 2 ou 3 paires de Bas de soie Nous les avons en noir, blanc, rose, azur, hélio, nil, violet, bague, vert, russe, pensée, gris argent, argent, suède, orange, brûlée et or.Où pourriez-vous trouver un choix pareil à Montréal?Talons et bouts de pied en filoselle et le haut est plus épais en raison des jarretelles.Et vous trouverez aux Grands Magasins Goodwin l’absolu dernier cri des bas comme vous ne les trouverez que dans les magasins les plus riches de New-York.Ce sont des bas garnis de fourrure, dans les nuances ciel, rose, or, nil, blanc, etc.C'est la nouveauté la plus riche de cet hiver, au prix, la paire, de.8.50 —Au rez-de-chaussée.¦ - .J Hôpital Sainte-Justine jj Demain, mardi, aura lieu l’ouverture de l’exposition des scènes de poupées de l’hôpital S.-Jus-tine, aux Grands Magasins Goodwin Il Cette exposition est faite pour venir en aide à l’oeuvre des enfants pauvres et malades qui trouvent à l’Hôpital S.-Justine les soins les plus diligents et les plus expérimentés qu’il soit possible de se procurer dans la lutte contre la maladie.ü Un droit d’entrée de 10 cent ins sera perçu à la porte de l’exposition au profit dudit hôpital.If Et si dans leur désir de prouver à leur clientèle cana-dienne-française que, leur magasin n'est pas indifférent à leurs oeuvres de charité, les Grands Magasins Goodwin ont été très heureux d’accueillir les scènes ravissantes, sorties des doigts de fées de nos charitables compatriotes, ils espèrent toutefois que l’exposition sera l’objet de nombreuses visites, afin que de nombreuses pièces de 10 sous soient à la disposition des petits enfants pauvres et malades confiés aux bons soins de l’Hôpital S.-Justine.Noël ! Noël!! Noël!!! 3SSKTI Tout respire les fêtes de Noël et du Nouvel An aux Grands Magasins Goodwin.Les occasions pour cadeaux sont par myriades et tout ce qui peut contribuer à donner aux fêtes de la fin de l’année et au nouvel an, ce cachet d’allégresse qui leur convient, venez le voir et vous en réjouir aux Grands Magasins Goodwin, il est certain que vous ne serez pas déçue.- - Manteaux pour dames Notre acheteur rapporte de fort belles occasions de manteaux riches en véritables étoffes noires fourrées de Salts.Cette maison est pratiquement la seule au Canada qui fabrique ces étoffes genre fourrures, et c’est tout ce qui restait pour cette saison que nous avons acheté, — en -tout 105 manteaux.Doublés de satin, partout garnis de fourrures pour la plupart — nous présenterons ces man!eaux dans les tailles de 16 à 40 seulement.Les prix auxquels, jusqu’à aujourd’hui nous avions vendus ces mêmes manteaux varaient de 17.75 à 37.50 et cependant, ils devront tous s’en aller mardi, l’un à .14.98 —Au premier.Pour une personne pauvre Couvertures Un joli cadeau à faire et à acheter demain, mardi.C’est une paire de couvertures en laine ou en flanellette.Celles en laine de 5.25, seront vendues, mardi, la paire 2.63 Celles en laine de 6.50, seront vendues, mardi, la paire 3.25 Celles en flanellette de 2.89, seront vendues, mardi, la paire.1.45 Elles sont un peu défraîchies par séjour sur les comptoirs, mais ça n’enlève rien à leur qualité et pour une personne pauvre à laquelle on veut faire plaisir, c’est la qualité qui compte.Couvertures de fantaisie limited OUVERT de S.3# «.m.à « p.m.lurt/uJfl Limiteo 10 seulement, mardi, en édredon, pour couvrir les canapés ou pour faire une robe de fantaisie.Celles de 2.25.Mardi.1.13 l —Au rez-de-chaussée.FRANCE ET BELGIQUE RAID DES ANGLAIS SEIZE AVIATEURS A N G LAIS BOMBARDENT UN DEPOT DE MUNITIONS A MIRAUMONT ET LE PARC D’AVIATION DE HER-VILLY.— DEGATS CONSIDERABLES AUX DEUX ENDROITS.Londres, 13.— Le bulletin officiel anglais d’hier soir raconte que mercredi dernier, 16 avions anglais ont bombarde un dépôt de muni-l'ons à Miraurnonl (dans la région de la Somme) et le parc d’aviation de Hervilly.On a opéré le raid au cours d'un fort vent de l’ouest qui rendaii les envolées difficiles.Tonies les machines sont revenues saines et sauves et l’on croit que les dégâts sont considérables dans les deux endroits.L’artillerie a continué à bombarder les position> ennemies à Wez-Marquart et à la Roulcülerie, faisant plusieurs brèches dans les parapets ennemis.Un incendie allumé par le tir de l’artillerie anglaise durait encore hier après-midi.Depuis 'e dernier communiqué, le temps a élé orageux et humide.Suivant une dépêche d'Amsterdam à l’agence Reuter, on mande de la frontière au “Telegraaf que de-pui -, 2-1 heures une canonnade incessante a grondé du côté d Ypres.Le bombardement élait tellement violent de midi à 2 heures que l’on pouvait observer distinc'emvnt le iir à l'horizon.il ressort du bulletin officiel français d hier soir qu’il y a eu, hier, une activité marquée de la part d-s canons de tranchée des Français qui, en plusieurs endroits, on! réduit au silence les lances-bombes de l’ennemi.Un navire anglais s’est échoué sur la côte belge hier malin.Plusieurs avions, dont un français ont aita-qué et mis en fuite 3 hydroplanes qui tentaimi de rouler le vaisseau, lies torpilleurs français de Dunkerque ont remis le navire à flot sous !e feu d'une ba terie allemande.En Champagne, dans le secteur d ¦ Massige,, hs Français ont ripos-ié au feu de l’ennemi par un lié destructeur concentré sur les tranchées ennemies, sur la colline du Chausson.L' bulletin belge rapporte que la canonnade a été intense sur le front belge.11 n’est rien rurvenu dans le cours de la nuil de samedi à dimanche.Selon le communiqué officiel de samed , il y a un un duel d'artillerie d’une certaine vigueur en Belgique, dans la région de Hal-Sns, ainsi que dans l’Artois, dans le voisinage de Billy el de " ^ .Dans la région de Itoyc, les bâite-ries françaises onl dispersé des troupes eii marche et quelques con- vois sur la route de Villiers.Sur les Hauts-dc-Meuse, dans le secteur de boii Bouchelte, le tir bien réglé de l’artillerie française a causé des dégâts importants dans les tranchées ennemies.En Alsace, il y a eu une violenie canonnade à Luige et à Barrenkopf.-»- LES BALKANS LA GRECE Jt CEDE A LA DEMANDE DES ALLIES, LE GOUVERNEMENT GREC CON-SENT A RETIRER SES TROUPES DE SALONIQUE.— LES ANGLAIS SUBISSENT DE LOURDES PERTES EN RETRAITANT DU LAC DOIRAN.Paris, 13.—Suivant les informa-lions reçues ici d’Athènes, hier, le gouvernement grec a consenti à retirer scs troupes de Saionique.*• *• * Londres, 13—Les Anglais, qui s'étaient avan es ;.u nord-est du lac Doiran.avaient une rude tâche à accomplir, dès que la retraite fut décidée, el iis ont subi de lourdes perles.Ils avaient à faire face à des troupes fort supérieures et selon un rapport officiel, publié hier soir, leur retraite opérée sur une position qui s’étend du lac Doiran à la vallée de Vardar.a été en grande partie due à la bravoure des Connaught Bangers, des fusiliers de Munster et de ceux de Dublin.On estime que les Anglais ont perdu 1,500 hommes, alors qu'ils durent laisser derrière eux huit pièces rtc! campagne, destinées à protéger la retraite et qui iront pu être enlevées.Les troupes anglo-françaises qui eoimueneèrent, la semaine dernière, à se letirer do leurs positions avancées dans la Serbie méridionale, approchent maintenant do la frontière grecque, si elles ne t’ont pas déjà franchie : et l’attitude que la Grèce va adopter devient depuis de plus en plus importante.Des dépêches d’Athènes indiquent que l'affaire qui fut laissée entre les mains des autorités militaires grecque*; et alliées, à Saionique, doit s'arranger à l'amiable, et que tes Alliés auront la permission de se retirer en celle ville, sans molestation de la part de la Grèce, et qu’ils seront autorisés à y rester.Les questions qui préoccupent sérieusement le gouvernement grec, touchent à l’usage des chemins de fer helléniques dont on a besoin pour le transport des troupes grecques et les dommages qu'ils pourraient subir au cas où le gouvernement de Solia déciderait de poursuivre les Alliés sur le territoire grce.Seuls, les états-majors des Alliés savent ce que sera le prochain mouvement ; mais, on croit généralement que les troupes anglo-françaises battront en retraite sur Saionique, où arrivent des renforts el qui sera fortifié.On rapporte également que les Alliés ont débarqué une division à Kavala, situé à 90 milles le long de la côte de Saionique, et près de la frontière des Bulgares ; mais ces dépêches n'ont pas été confirmées.Si elles sont véridiques l’objectif consiste, sans doute, à s'emparer du chemin de fer et à empêcher les Bulgares d’envoyer des troupes en Grèce, par le côté ouest.Les Austro-Hongrois continuent leur attaque contre les Serbes dans les montagnes de l’Albanie et contre les Monténégrins, sur leurs collines, mais, apparemment, leur avance est beaucoup plus .elite qu'elle l’était en Serbie, les positions étant plus faciles à défendre.Suivant une dépêche d’Athènes à l’agence Reuter, l’artillerie bulgare et allemande doit bombarder Givgli situé dans le sud de la Serbie près de la frontière.Les ennemis ne sont qu’à 4 milles de la ville et l’on s’attend à ce qu’ils l’occupent prochainement.Un combat intense continue à se livrer sur le front des Alliés qui se replient en bon ordre.Ua situation des Anglais, au nord de Doiran, s’est notablement améliorée, grâce à l’arrivée de renforts de Saionique.Selon un bulletin officiel publié à Sofia, les ; rmées bulgares ont atteint un point situé â environ 15 milles de la frontière, le long du chemin de fer de Saionique.Il rapporte que le corps expéditionniare anglo-français a subi de lourdes pertes pendant sa retraite.L'agence Reuter dit tenir de bonne source que les Alliés ont décidé de ne pas évacuer Saionique.Le correspondant du “ Chronicle ” déclare que l’abandon de eette ville constituerait un désastre au point de vue moral stratégique et politique et comblerait de joie les Tou-manie du côté de l’ennemi, ce qui serait le plus grand malheur encore éprouvé.Il signifierait qu’on laisserait la Serbie â son sort.A LA SALLE ACADEMIQUE DU CESU Nous rappelons qu’à la soirée organisée au profil du Y Aide au Sol-dat, et favorisée lu haut patronage de M.R.Dandurand, sénateur, président du Comité France-Amérique.outre la conférence du R.P.Tami.sier, it y aura un très joli programme artistique.M.J.Saucier, avec Madame Saucier au piano, nous donnera une chanson patriotique: .Vos deux Patries', Mlle A.Dussault, accompagnée au piano par Aille Beauchamp, jouera sur son violon la srèno de ballet de Bériot; Madame Thomé-Archambault dira la Lettre nu soldat; la barcarolle de Moskowski.un solo de piano, sera exécuté par Mile Irène Grenier ; Mlle Cora Elie dira lu Lèycndc du Houx Parler; et M.Edmond La o-che, un monologue.Lu séance commencera à 8 h.15 précises.L'entrée n’est que de 25 sous.LE MIRACLE DE L’EMPIRE BRITANNIQUE TEL EST LE SUJET TRAITE, SAMEDI DERNIER, A SAINT-HYACINTHE, PAR M.LE SENATEUR BEAUBIEN.— DISCOURS DE M.PATENAUDE.Suint-Hyacinthe, 13.—M.Patenau-de, ministre des Contributions indirectes, et M.le sénateur Beaubien ont parlé, samedi après-midi, devant une assmiibl de 500 personnes, réunies au manège militaire.M.\.Amyot.éehevin de Saint-Hyacinthe, pré.sidait.Le sénateur Beaubien parle de ce qu'il appelle le “ miracle de l’Empire britannique.” “ L’Allemagne, dit-il, espérait une révolte dans les colonies, mais elles se sont levées comme un seul homme et ont couru au secours de lu métropole ; le Canada un des premiers, parce que c’est un pays libre, un pays où te peuple gouverne.Existe-t-il, demande le sénateur, un coin de terre plus libre et plus hospitalier ?L’histoire du Canada a été écrite par les fils du peuple.L’exemple de M.Patennude, fils d'un cultivateur de Saint-Isidore, devenu le conseiller de Sa Majesté au Canada, en fait foi.Tout homme de eoeur.si humble son extraction soit-elle, peut espérer un brillant avenir.L’orateur rappelle les jours d’angoisse qui ont suivi la déclaration de la guerre, il fait l’éloge de sir Edward Grey, il dit que c’est l’armée angla se qui a sauvé Paris.Il termine par le “ Credo ” d’Henri Lavedan, que M.Rodolphe Lemieux sert â toutes les assemblées depuis quelque temps.Le ministre des Contributions indirectes, après lecture d’une adresse par le notaire Saint-Germain, au nom des comtés de S.-Hyacinthe, de Ragot et de Rouvillc, prend la parole.Il repasse en revue les industries de Snint-Hyacirithe, qu'il a visitées le matin.Lu prospérité de Saint-Hyacinthe, dit-il, existe dans tout le pays, malgré la guerre.Le Canada vend beaucoup plusj affirme-t-il, à l’étranger qu’ii acheté.Les exportations du mois d’octobre se chiffrent à $80,000,000 et les importations â 839,000^)0 et il ne s'agit que de produits agricoles et non de munitions.Le ministre prévoit, pour la fin de l’année, un enrichissement comme jamais auparavant.il se réjouit de constater que l’emprunt de $50,000,000 a été doublé en 15 jours, non pas par les grandes corporations mais par 25,-000 petits souscripteurs.11 déclare que la participation à la guerre n’est plus discutée; il ne se place pas au point de vue de droit, car nous n’etinns pas obligés au point d vue constitutionnel pas plus que l’Angleterre n’était engagée envers la France, Nous avons pnrticlué “en écoutant noire coeur", nu nom de l’humnntlé, nous avions un devoir à remplir.Nous participons à CcMe guerre dans notre intérêt, ear le conflit européen Intéresse tous U.PAUZE & FILS marcdheascisage 3015 MONTREAL demandent à acheter : BOIS ROND POUR ET ANCON Ï)E MINES.2*4 pouces à 5 pouces de diamètre, de 3 à 0 pieds de, long.6*4 pouces à 8 pouces de diamètre, de 15 à 20 pieds de long.DORMANTS DE CHEMIN DE FER.5 pouces par 10 pouces, pieds de long.(» pouces par 0 pouces, 0 pieds de long.6 pouces par 11 pouces, 9 pieds de long.les citoyens de notre pays.I.e Canada est entré dans la guerre parce que c’était une cause juste et sacrée.M Patcnaude termine en rappelant le souvenir du capitaine Drummond, tombé en cherchant â allier un régiment français, et du major Roy, frappé au milieu de compagnons d’armes, et il dit que ces deux exemples devraient apprendre aux deux races à vivre côte é côte, dans un plus grand accord.Ont aussi parlé: MM.Lucien Genii ron, avocat, rie Suint-Hyacinthe, Tancrède Fortin et Paul Lacoste, avocats .le Montréal, et Milton McDonald, ancien député de Ragot.YUAN-SHI-KAI ACCEPTE LE TRONE LE PRESIDENT DE LA CHINE DEVIENDRA ROI SOUS PEL .Pékin.13 — Yuan-Sbi-Kai, président de la Chine, a accepté le trône de Chine que.lui a offert samedi le conseil d’Etat.Le conseil d’Etat agissant comme parlement avait mis aux voix la question du changement de gouvernement et 1,993 représentants sur 2,043 s’y étaient déclarés favorables.Une rcqiuète fut aussitôt adressée à Yuan-Shi-Kai, qui refusa d’abord.Il accepte maintenant, â condition qu'il .este président jusqu'à ce que l’on trouve un moment opportun pour faire le couronnement.La Chine, qui fut pendant des siècles sous la domination mandchoue, devint répujlique, le 12 février 1912.à la suite de la révolution de 1911, et, après l’adoption d’une constitutiou provisoire, Yuan-Shi-Kai fut élu président, le 6 octobre 1913, et maintenu en fonctions depuis lors.I.e mouvement en faveur d'un changement rie régime élait commencé depuis quelque temps.Au mois d’aoùt dernier, on avait déjà discuté, au cours d’une réunion d'hommes éminents de Pékin, si le système monarchique n’était pas plus conforme aux intérêts de la Chine.Un plébiscite fut pris sur cette question, au mois de novembre, el quinze des dix-huit provinces demandèrent ce changement.Les puissances du l'Entente firent des représentations, déclarant qu’une pareille modification à une telle époque mettrait en danger la paix de l’Orient, mais la Chine passa outre.PROVINCE DF, QUEBEC, district de Mont-real, » nur Supérieure No 2274.—Dame Lrali Vinego.st et vTir., de Montréal, demanderesse, vs.Abraham Neamton, de Montréal, défendeur.Le vingt-deuxième jour de décembre 1915, à dix heures de ravant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1305 Boulevard S.-Laurent, en la cité de Montréal.seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.A.LA VERDURE, H.C.S.j Montréal, 13 décembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 17297.—J.A, Robil-lard, et al , demandeurs, vs.George Cramer, défendeur.Le 22me jour de décembre 1915 à dix heures de l’avnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 135a, Gième Avenue, eu la cité de Lachlue.seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant | en 1 cheval, express, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.A.! MARIN.H.C.S.Montréal, 13 décembre 1915.j PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit No 791 L—Dame Rose | Brunet, dit Belhumeur, épouse de François ! Meunier, de Montréal, demanderesse, vs.j ITormisdas Rlouin, de la Ville du Sault-au-Hccollet, dit district, défendeur.Le 22me | jour de décembre 1915.à onze heures de | Pavant midi, au domicile du dit défendeur, : eu No 331 rue S.-Charles, en la Ville du ; Sault-tiu-Rccollet, district de Montréal, se-! ront vendus par autorité de justice lesbiens et effets du dit défendeur, saisis en cette ! reuse, consistant en un piano et meubles de ménages, etc.Conditions: argent comptant.L.7.S.ItACKTTE, H.C.S.Montréal, 13 décembre 1915.! PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure No 270.—Willie Mil-! len et Georges Milieu, demandeurs, vs.Ho-! noré Paquin, défendeur, et Dame Célina Duplin, dit S.-Jean, faisant affaires sous ; la raison sociale de “Z.Bérard”.tiers-sai-I sie.Le 22n:e jour de décembre 1915, à dix inures do l’avant-midi, au domicile de la 1 dite tiers-saisie, au No 3029 rue Casgrain, en j la cité de Montréal, seront vendus par au-! tori lé de justice les biens et effets de la dite j tiers saisie saisis en cette cause, consistant • en pianos et meubles de ménage, etc.Con-i dit-ons : argent comptant.J.A.BISSON-NETTE.ILC.S.Mort réal, 13 décembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3082.—Onésime Martineau et al., faisant affaires sous la raison sociale do “Morrisson Quarry Co.*' demandeurs, vs.Frederick W.Stone and Marcus Hackett,'défendeurs.Le 22me jour de décembre 1915 à une heure de l'après-midi, au domicile de Frederick W.Stone, Pun des dits défendeurs, nu No 38 Avenue du Parc en la c té de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles do ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COU-TU, H.C.S.Monlrénl, E» décembre 1915._______ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 3082.—Onésime Martineau et ul., faisant affaires sous la raison sociale de “Morrisson Quarry Co.** demandeurs, vs.Frederick W.Stone et Marcus Hackett, défendeurs.Le 22me Jour de décembre 1915 A dix heures de l’avant-midi, au domicile de Marcus Hackett, l’un des dits défendeurs, nu No 71 rue Ethel, en la ville de Verdun, district de Montréal, seront vendu.h pur autorité de Justice les biens et.effets du dit défendeur, saisis en cette cause.ronsistuut en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTÜ® H.C.S, Monlrénl, 13 décembre 1915.375598 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915 VOL.VI.— No 290 LA VIE SPORTIVE LES GRENADIERS SONT DEFAITS PAR ALL-STARS nos MILITAIRES ONT FAIT BONNE FIGURE, DANS LA JOUTE DE SAMEDI SOIR, A L’ARENA.— VEZINA JOUE DANS LES BUTS.— RESULTAT: 10 A .i.La joute de samdi soir dernier, à J’Arena, entre les Grenadiers de In Garde cl l’équipe All-Stai-.s, recrutée parmi les joueurs du Canadien et du Wanderer, fut des plus intéressantes, et les amateurs présents ont pu se rendre facilement compte que du jeu de première qualité sera servi cette saison.Quoique défaits, les Grenadiers ont opposé une vive résistance à leurs adversaires, et les étoiles de la métropole ne remportèrent la victoire eue par une majorité de cinq points: le résultat final étant de 10 à 5.Deux joueurs de l’Ouest figurèrent dans la joute de samedi, car Poulin et Lindsay étaient sur l'alignement de nos professionnels.Georges Vézina, du Canadien, prit la place de Gormaek dans 'es buts des Grenadiers, dans la deuxième période et celte merveille du hockey a tenu se adversaires en échec, démontrant qu’il est le meil-b tir gardien de buis de nos jours.Les équipes .s’alignaient comme suit : Première période Grenadiers Ail-Stars Gormaek Buts Cind .av Ekers Points S.Clegliorh O’Hara Couverts Corbeau Mowat Centres Tell Bu rrows Avants Lalonde Bad gel y Avants Poulin Deuxième période Grenadiers Ail-Stars Vézina Buts Lindsay Ekers Points McNam .ra O’itara Couverts Stephens M;:wat Centres Arbour Burrows Avants Bertinguette Badgely Avants Ulrich Troisième période Grenadiers Ail-Stars Y zina Buts Major Wood Points Prodgers Ekers Couverts Stephens Mowat Centres O’Gradv Brown Avants Ulrich Bu rrows Avants Fournier Arbitres : J.Brennan, Cooper Smeaton.SOMMAIRE Première période 1 Ail-Star;., Lalonde .7.30 2 Ail-Stars , Lalomte .2.00 3—Ail-Stars , Bell .3.30 4—All-Star.s , Lalonde .3.30 5—Grenadiers, Badgelev .51) Deuxième période 6—Ail-Stars Ulrich .25 7—Ali-Stars Arbour .2.30 8 Ail-Stars Berlinguette .7.05 9-—Grenadiei s, Mowat .05 H)—Ail-Stars Arbour , .06 LAJOIE SERA L’ADVERSAIRE DE PELLETIER G ES DEUX ASPIRANTS AU CHAMPIONNAT PROFESSIONNEL DU CANADA AU JEU DE POOL SE RENCONT RERONT I) E M A I N SOIR A LA SALLE GAIETY.Edmond Pelletier devra faire face à un nouvel adversaire, dans la personne de Lajoie, reconnu à juste titre corn te l’un des meilleurs joueurs de pool du Canada.La première joute entre ces deux aspirants au titre de champion professionnel du Dominion sera disputée, demain soir, à K heures 30, à la salle Gaiety et sera de 150 points.Pelletier est confiant de vaincre dans cette deuxième série, à cause de sa récente victoire sur Paul Bellehumeur.Pelletier a non seulement battu Bellehumeur sur le grand total, mais il a gagné les quatre parties de la première série, ce qui a clairement démontré qu’il était supérieur à son adversaire, et il se promet bien d'obtenir le même résultat contre Lajoie, afin de pouvoir faire face à Duquette, à “Spot Bail’’ Charley, à McCann et à tous ceux qui ont des prétentions un litre du championnat ainsi qu’à Eugène Payette, le champion actuel.La parité de demain commencera à 8 heures 30 précises, et 1rs amateurs du jeu de pool sont invités à assister à cette rencontre entre ces deux exports.La deuxième joute aura lieu, vendredi prochain, le 17 décembre, aux salles du Club Athlétique Canadien.LES PARTIES DE CETTE SEMAINE MONTREAL BOWLING ASS’N Classe “A” — Lundi M.A.A.A.Actif vs M.A.A.A.à vie.La Royale vs Strachan.National vs Canadien.Classe “B” — Mardi Division ouest M.A.A.A.Stars vs Windsor.Paynes vs Strachan.R.R.Bleu vs Tipperary No 1.Montréal Ouest vs N.E.Engineers.C.Y.M.C.A.vs M.A.A.A.Cubs.Division Est Cherrier vs R.R.Y.M.C.Canadiens vs La Royale.Tipperary No 2 vs Steele.Standard vs Richelieu.A.Rouge.1 - Ali-Stars, Bertinguette .1.00 Troisième période U -Grenadiers, Burrows .1 00 13— All-Sturs, Prodgers .1.25 14— Grenadiers, Mowat .9.10 15— Grenadiers, Ekers .I !0 DEUX COMBATS DE DIX RONDES POUR MERCREDI Le Club Canadien en offrant le combat Costica-Rodgers aux amateurs a fait là une excellente démarche, car il y a déjà quelque temps que nos amateurs ont vu deux grands “infighters’’ aux prises.Les supporteurs si nombreux de Costica l’ont toujours vu triomphant jusqu’ici, mais il se pourrait hier, que les choses prendraient une tournure différente à la fin des dix rondes qu’il aura à disputer mercredi avec sou redoutable adversaire de Buffalo.Al Rogers n’est pas en effet le premier venu.Sa carrière pugilistique abonde en knockouts obtenus contre des adversaires de première valeur, aussi le Roumain a-t-il le bon esprit de se préparer le mieux possible à faire face à un rival si au courant de la technique du manly art.Comme nous lavons déjà écrit, ces deux boxeurs raffolent de l’“infighting” et le public s’attend à ce que la science de ce grand moyen pugis-hslique soit mise au programme de mercredi soir.La rivalité est intense entre ces deux adversaires de la grande première d’après-demain et nous assisterons à une bataille médité a Montréal.Le public est bien préparé d'ailleurs à tout ce qui P°urra, se présenter.Les admira-teurs de Costica verront contre lui un homme digne de le rencontrer à chances égales.Un autre combat de dix rondes en Ire Rivcst et Allan est egalement a l'affiche pour ce soir- Classe “C” — Mercredi Division Ouest Tipperary vs Montréal Ouest.Lynox vs M.A.A.A.Windsor vs Payne.Rangers vs West Y.M.C.A.Division Est La Royale vs Steelc.Shamrock Gris vs Chevrolet.Canadien No 3 vs Shamrock Vert.National vs Canad.en No 2.Maisonneuve vs Canadien No 1.Manufacturiers — Lundi.Dominion Glass vs Greenshiekls.Lymans vs Steel Company.Na-Dru-Co Rouge vs Gazette.Na-Drp-Co Bleu vs Canada Painl.Can.Rubber vs Can.Asbestos.Frontenac vs Johns Manville.Montreal Loco, vs Canada Car.Imprimeurs — Mardi News vs Foote.Herald vs Star Bleu.Gazette vs Star Bouge.n 0 ¦ ùLlt LES ANCIENS J’ai tu dans lu colonne sportive de ta " Presse le 10 décembre 1915, (pie le Cercle Saint-Pierre, en vue d un prochain tournoi, fait une invitation aux jeunes gens qui s’intéressent aux jeux de’ pool ou billard, et on nomme comme exemples certains joueurs de billard habiles, sans doute, mais on passe sous silence le nom de M.Désiré Saint-Jean, qui n’a jamais reçu de déti pour décrocher son nom comme champion de ce cercle.Mentionnons aussi M.Robillard, qui a remporté la coupe pour le cercle Saint-Pierre, durant trois années consécutives.Il ne faut pas non plus oublier Rodolphe Ménard, un brillant joueur, pouvant donner du prestige au cercle Saint-Pierre, qui se sent peu à peu déserté par ses meilleurs membres, à qui on n’a pas su rendre justice.UN QUI SE SOUVIENT.Provisions — Mercredi Dairympie vs Swift Canadian.Matthews vs Gunn Langlois.Whylc Packing vs Wm.Davies, Limoges vs Lunham Graham.Confections — Jeudi J.W.Peck vs Semi-ready.j Society Brand vs B.Gardner.Fashion Craft vs Fil Reform.S.Hart & C .vs R.J.Tooke.Mon lef lore — Jeudi ! Progress vs Zionists, i Eurekas vs Y.M.H.A.Montefiore vs Lactus Circle.Assurances — Vendredi Guardian vs C.U.-Pal.Yorkshire vs Northern.N.B.A M.vs Phoenix of L.Emp.Liability vs Queen.L.L.& G.vs Royal Exchange.1.C.of M.A.vs Royal.Lon.-Lan.vs Caledonian.Chaussures — Vendredi Aird & Son vs Scout Shoe.Can.Footwear vs Ames Hold.No.2.Tétrault vs Kingsbury.Ames Holden No.1 vs Slar Shoe.Dupont vs United Shoe.Commerciale — Vendredi AIcArthur-Irw’in vs Jenkins.Mitchell vs Northern Electric.Society Brand vs Marconi.Robertson vs llogdson-Sumncr.Snnomls Saw vs M.AV, & P.Mercantile — A'endrotli Christie Brown vs Can.Cernent, lmp.Tobacco vs Alex.Brcmner.Standard Photo vs Martln-Senour.Webster Sons vs Williams-Wilson.0.PARENT VAINQUEUR Dans une série supplémentaire, O.Parent a défait E.Dupré dans le concours de "Bezigue” du Club Le Molière.La position finale des joueurs est la suivante: parties gagnées: O.Parent.87; E.Dupré, 87: D.Dupré, 86; H.Poisson, 86; J.Périard.85; R.Dupré, 84; A.Pelletier, 83; G.Blain, 80; H.Brisebois, 78; E.Des-lauriers, 76; W.Dupré, 74: C.Périard.81.L’assemblée semi-annuelle de TU.nion Canadienne de Raquetteurs a été tenue samedi soir dernier aux salles du National, rue Amherst.Environ quarante clubs étaient re-présenlés.L’assemblée fut courte, indice qu’il s’est fait peu de discours et beaucoup de besogne pratique.Le président C.A.Vallerand, empêché par des circonstances incontrôlables d’être présent, fut remplacé au fauteuil par le premier vice-président le Dr Behind, de Trois-Rivières.Après la lecture et l'adoption des minutes de la derl bière assemblée annuelle, les délégués entrèrent dans le vif du travail , accomplir et après l’expédition d’affaires de routine on en vint à décider où la prochaine convehtion devait avoir jjeu.Les délégués à Tunaniinilé “imposèrent” la convention au club Champlain de Saint-Jean.M.le notaire Aimé Lussier, le représentant du club, se déclara enchanté de la marque de sympathie témoignée à la ville de Saint-Jean et donna communication à la réunion de quelques considérants qui pourraient peut-être nuire au succès de cette fête, mais l'assemblée ne voulut rien entendre et le notaire dût se laisser faire douce violence.L’exécutif de T Union a promis tout son concours au Club Cham-pjain pour faire un succès de cette fêle qui devra êlre tenue les 5 et 6 février prochain.Une délégation liés officiers de l’Union et des pré-.idents des différents clubs se rendra à Saint-Jean, le 19 courant, pour y rencontrer le conseil municipal de Tendroil pour l’intéresser au succès de la prochaine convention.Apres l'allocation des 22 et 29 janvier aux dubs Holly et National pour tenir leurs courses en raquettes et la lecture de quelques avis de motion l’assemblée fut ajournée.LA LIGUE MONTREAL SERA TRES FORTE ELLE INAUGURERA SA SAISON, JEUDI, AU PATTNOIR VICTORIA — SIX EQUIPES BIEN EQUILIBREES.— AVANTAGES DE SES SEANCES.La Ligue de hockey Montréal inaugurera su saison, cette année, de bonne heure, commençant à jouer dès jeudi de cette semaine.Le président Chamberland et ies divers gérants des six clubs qui en composent le eircuT, n’ont rien ménage pour faire un succès prodigieux de leur saison, • s’ils sont les premiers à sonner le clairon, c’est avec la perspective ’une réussite assurée.Le hockey amateur jouit d'une excellente popularité, et le match Star vs Saint-Nicolas, de samedi dernier, en est une preuve indéniable.Les parties inaugurales pour jeudi seront les suivantes : 8.30 p.m., La Casquette vs La-chine.9.30 p.m.Stars vs Sainte-Anne.Les joutes seront dsiputées au patinoir Victoria, qui est incontestablement le plus central de tous ce” qu’il y a à Montréal Comme la ligue Montréal jouera deux fois par semaine le lundi et le jeudi, elle donnera deux parties par soir, et ses séances auront sur les autres l’avantage de commencer à une heure accommodant tout le monde et de finir à Kl h.30, de sorte que tous auront réintégré le foyer avant 11 hrs p.m.A l'assemblée de la ligue, tenue hier matin, il a été statué de transférer la franchise de Saint-Zotique aux Saint-Thomas d’Aquin, pilotés si habilement par le H.Père llef-fernan.Voici les joueurs enrôlés jusqu’à présent par ’es six clubs de la ligue : LA CASQUETTE.— H.E.McLaughlin, F.Gauthier, E.Hoffman, T, V Richardson, C.C.Sprigings, Joe.Maltais, J.P.Mills.W.H.Young, O.A.Guèvreniont, IL G.Samson, R.H.Laird.J.D’Auroy, Geo.Dufresne, M.E.Watson.C.Kearns, 1).Campbell, B.R.Muir F.Musgrove, G.Foster, C.Sauvé.LACHINF.- K.Leduc, A.clément, E.Chanullard, Ernest Brise-bois, O.Delisle, G.Carignan, S Strike, F.Sugden, W.P.Norton T.E.Delaney.H.L I.iffiton, !.O’Gra-dy, J.S.Tannahill, J.Rochford, H.Pierson.J.McGillivray, W.Eva, P.Léger, W.Hickev.SAINTE-ANNE.—G.T.Farrell, A.Caveny, J.11.Bennett, Frank Harney M.Lawlor, N.Penny, P.Lapres-ti, 1).G.Hollo, I).Bethune, C.Lor-| tie, R.Gibson, O O’Sullivan, H.E.! Pontbriand, T.Laüberté, C.E.Pont-briand, J.Bunions, E, A Brisebois.j E P.t.arocheile, A Miliaire J.Ar-i m Id.ALL-M O NT R E A L.— N.Brown, A.Giroux, J.Naud, A.Beardsell, M.H.Holden, W.McFetrich, W.Fryer, C.,1.Brown, K.Thompson, M.Degray, H.Pollock, H.Peters, W.B.Sorel, A.FernelL M.Colligan, R.Lang.A.McDonald, P.O’Sullivan, W.Allan, W.Johnston.STARS.— C.J.Proudfoot, .1.Ryan, J.Roddick.E.J.Sauvé, A.J.Kelly, P.Hughes.A.F.Wall, \V.Wray W.J.Rutledge, J.Bell H, Bell, J.Lahue A.Mann, E.Lnliber-té, W.Dunlop.M.Dunlop, T.Ship-ton, J, P.Angore, W.A.Smart.SAINT-THOMAS D’AQUIN_________H.Latomie.G.G.Evans, E.Larivière, G.Boisclle, I,.Godet, J.Bougie, p.Langevin et la liste de réserve du Saint-Zotique.LES AMERICAINS ONT REMPORTE LA VICTOIRE LE SA1NT-NICHOLAS A TRIOMPHE DES STARS PAR 6 A 2, SAMEDI APRES-MIDI, A L’ARENA, POUR LA COUPE ARTHUR ROSS.LA CONVENTION AURA LIEU A SAINT-JEAN CETTE DECISION A ETE PRISE SAMEDI SOIR DERNIER A L’AS-SEMBLEE DE L’UNION CANADIENNE DE RAQUETTEURS.— LES 5 ET 6 FEVRIER.— LES COURSES DU HOLLY ET DU NATIONAL.L’équipe Saint-Nicholas, de New-York.a remporté la victoire sur l’équipe des Stars, de Montréal, samedi après-midi, a l’Arena, avec un résultat final de 6 à 22.Il y avait une bonne assistance d'environ 2,-000 personnes.L’équipe new-yorkaise était en forme superbe et c’est ce qui explique un peu l’avantage assez considérable qu’elle a pu garder pendant tout le temps de la joute.Les Stars n’avaient eu que quelques heures de pratique depuis lundi dernier et l’ensemb'e de leur jeu était loin d’être parfait.Sauvé, Lahue et Hughes, sur ta ligne d’attaque, et Routledge, dans les buts, se sont distingués particulièrement.Les trois premiers ont opéré des descentes splendides, mais le manque de cohésion a paralysé leurs efforts.Sauvé, à certains moments, a dirigé une foule de coups lancés avec force, contre la forteresse de Gar-nochan, le gardien des buts du S.-Nicolas.Ce dernier cependant a fait un beau travail et a tout bloqué avec succès.L’attaque des visiteurs a men/ie la danse à un temps d’enfer.Baker, Ellis et Fox ont opéré avec un ensemble admirable et c’est toujours à la suite d'une descente de toute la ligue que les point ont été comptés.Baker, l’étoile américaine, a ete à la hauteur de su réputation qui l’avait précédé.Ses courses rapides et nombreuses ont été fort applaudies.Saint-Nicholas commença par compter après neuf minutes, et Star égala les chances presque aussitôt.Cependant à la fin de la première période, les visiteurs avaient repris l’avantage par un point.Ils comptèrent deux nouveaux points dans la seconde période, tout en ter.nt les Stars en échec.Dans la dernière période.Stars compta un point et Saint-Nicholas réussit à compter trois fois encore.La rondelle a élé mise au jeu par Arthur Ross, le donateur du trophée, enjeu de cette rencontre et des deux autres qui auront lieu à New-York.M.E.Saint-Père accompagnait M.Ross.Voici l’alignement des équipes et le .sommaire: Stars S.-Nicholas Buts Garnochan Points Von Bermuth Couverts Martin Rutledge Lahue Hughes Sauvé Wall H Bell Substituts.Centres Hobey Baker Ailes D.Tllis Ailes G.Fox Stars: Wray, Smart, Kelly, Roddick, Ryan et Shipton.S.-Nicholas : Peabody, Green, Kil-ner, Turrell et Willetts.SOMMAIRE Première période 1.—S.-Nicholas, Ellis .2.—Star, Hughes.Deuxième période 3.—S.-Nicholas, Ellis .4.—S.-Nicholas, Fox .Troisième période 5.—S.-Nicholas, Baker .6.^—S.-Nicholas, Ellis ., 7.—S.-Nicholas, Baker .8.—Stars, Lahue.10.40 9.15 10.17 4.08 0.59 6.45 9.21 0.15 COMMERCE ET FINANCE LE STRACHAN CONSERVE LA COUPE McCALLUM Le Strachan a de nouveau défendu avec avantage le trophée McCat-lum.samedi dernier, sur les allées du Belmore, et le résultat obtenu par les équipiers de M.Jimmy est le plus élevé encore fait dans une joute pour cette coupe.Le M.A.A.A., l’adversaire du Strachan, a été défait par 328 points.Voici le résultat détaillé de la joute : M.A.A.A.E.Flower.171 171 192 M.J.Kaufman .144 159 175 F.Gardner.169 181 180 A.G.H.Darling.211 160 203 R.J.Walker.157 153 170 534 478 530 574 480 Totaux.852 824 920 Moyenne d’éouine — 519.?.STRACHAN W.Brvson.A.Plant .F.Fryer.W.Turner.C.Desautels.192 029 149 225 181 190 203 225 18t no 204 203 176 180 176 2596 585 635 563 604 537 Totaux.976 1008 940 2924 Moyenne d’équipe — 584.8.LA BANQUE D’OTTAWA ELLE FAIT TENIR A SES ACTIONNAIRES UN COMPTE RENDU DES PLUS SATISFAISANTS, POUR LE DERNIER EXERCICE.Le rapport financier de la Banque d’Ottawa, qui sera soumis à la réunion générale ordinaire des actionnaires, mercredi prochain, offre quelque similitude, avec les comptes rendus des autres institutions du même ordre, notamment en ce qui regarde l’encaisse de la Banque.Les recettes, pour les douze mois arrêtés te 30 novembre, se lixent à $531,268, en diminutions de $89,423 sur 1914.Les bénéfices ont égalé 13.3 p.100 du capital-actions versé.En 1914, ce rapport s’établissait à 15.5 p.100.La distribution de 12 p.100 Tan a absorbé $480,000 et l’impôt sur la circulation fiduciaire figure pour $32,263, soit une réduction totale de $513,263.Ceci Jaisse un report à nouveau d’environ $18,-000, portant le solde créditeur du compte profits et pertes à $246,304.La solidité des assises de la Banque ressort particulièrement de l’imposante plus-value de son actif liquide.Sur un actif total de $55,329,-826, la somme immédiatement réalisable se chiffre par $23,781,790, soit 43.3 p.100 ; comparativement à $16,680,823, ou 31.5 p.100, en 1914.L’augmentation du disponible se chiffre approximativement par sept millions, montant qui rétlète presque la déperdition des avances quotidiennes.L’an dernier, elles s’établissaient à $34,324,058 ; en 1915, elles se présentent à environ $27,-300,000.La circulation a été réduite de $85,000 tandis que les dépôts accusent une plus-value de $1,744,387 à §41,869,627.¦-9-¦— UN RAPPORT MAGNIFIQUE TEL EST CELUI QUE PRESENTE LA K AM IN I ST I QU IA POWER CO._____ Les recettes de la Kaministiquia Power Company, pour l’exercice 1915, touchent un nouveau point culminant, tant pour le brut que pour le net.Par comparaison avec l’exercice antérieur, les recettes brutes se sont accrues de $20,610 à $340,128, soit un gain de 6.6 pour cent.Les recettes nettes de $204,434 accusent une plus-value de $23,102, ou 12.6 pour cent.Les recettes équivalent à 9.3 pour cent des $2,200,000 de capital-actions ,de la compagnie.L’an passé, le même rapport s’établissait à 8.36.Le bilan met à jour une substantielle réduction des frais d’exploitation.Nonobstant l’augmentation des recettes brutes, les frais d’exploitation ont passé de $49,905, en 1914, à $40,755, soit une somme légèrement au-dessus des chiffres correspondants de 1913, alors que les recettes brutes se chiffraient par $302,741.Les charges fixes se sont accrues de $6,600 à $94,939.La coutumière et copieuse affectation rie $35,000 a été faite aux dépréciations et besoins éventuels, laissant un report à nouveau de $37,674.L’excédent total se chiffre maintenant par $280.139.Il paraît évident que la compagnie a, cette année, nrofité de Té-norme manutention des grains qui s’est effectuée à la tête des grands lacs.LA MATINEE A LA BOURSE LA SEANCE DE CE MATIN EST A PEU PRES NULLE ET SANS INTERET.L’OUVERTURE DE LA LIGUE DES DAMES Tout est prêt pour l’ouverture de la ligue de hockey des dames.Les gerants n'ont rien négligé pour faire de celte organisation une des plus populaires du genre.Les cadres de chaque équipe sont remplis de noms des meilleures patineuses choisies avec grand soin dans toutes les parties ,ile la ville.J.a première partie, qui est entre le Maisonneuve Stanley et les Western.coin nencera à 8.15 p.m.précises et promet d’etre très intéressante si Ton en juge par l'ardeur déployée par chaque équipe à leur i dernière pratique de samedi.M.Thompson, des Maisonneuve I Stanley, se compte déjà assuré de la victoire, mais M.l’ortious, gérant du Western, n’est pas moins opti-j miste et promet aussi de remporter | les honneurs de la soirée, I I.a deuxième partie mettra aux prises l'équipe de Guérin, les Tele-j graph, avec celle de M.Légère, les ! North End Stanley.Si Ton en croit les rapports | elles ne le cèdent en rien aux équipes déjà mentionnées.M.Guérin se promet bien de causer une surprise quoiqu’il ne veuille pas dévoiler les noms des ¦demoiselles qui porteront les couleurs de son équipe.La direction de la ligne ayant décidé de donner une partie des recettes à l’hôpital des enfants pauvres, nous espérons que le public saura apprécier le bon mouvement et se portera en grand nombre au Jubilée lundi soir, le 13 (ce soir), et tout en s’amusant contribuera à soulager nos pauvres petits.I ÇA ET LA L’ensemble des compensations des banques canadiennes se présente à $225,160,242, équivalant à une plus-value de 73 millions, soit 48.7%, sur la période correspondante de 1914.* * Les faillites de la semaine écoulée, aux Etats-Unis, telles que le relevé par l’agence R.G.Dun & Co., se chiffrent numériquement par 372 contre 361.la semaine précédente, et 461, pour la huitaine correspondante de Tan passé.Au Canada, elles s'établissent à 43, contre 36 et 79 respectivement.w * « Les recettes-voyageurs brutes de la Duluth-Superior Traction Company, pour la première huitaine de décembre, se présentent à $24,750, en plus-value de $1,101, ou 4.7%, sur la période correspondante de Tan dernier.* * * Une dépêche d’Ottawa informe que tes importations de la Grande-Bretagne provenant du Canada, pour les neufs premiers mois de l’exercice en cours, se sont élevées à $138,-917,000 et les exportations anglaises à destination de notre pays à $49.407,000, soit une augmentation de $34,697 000, aux importations, et une déperdition de $20,498,000, aux exportations de l’Angleterre.—-*- DECLARATIONS DE DIVIDENDES La Rose.— Dividende trimestriel régulier ,de 1 pour cent, répartissable le 20 janvier aux actionnaires enregistrés le 31 décembre.Laurentide.— Dividende trimestriel de 2 pour cent, distribuable le 3 janvier aux porteurs enregistrés le 22 décembre.Can.General Elec.— Dividende trimestrid régulier de 1 3-4 pour cent, échéant le 1er janvier aux actionnaires inscris le 15 décembre.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans: Cours Cours à d’ouverture 11 h.45 a.ni.Blé— Décembre, 113% 112% Mai.115% 114% Maïs— Décembre, 67% 67 % Mai, 71 % 70% Le marché officiel des valeurs mobilières, à Montréal comme à New-York, a été à peu près nul, ce matin, les affaires ayant été, sur Tune et Tautre place, fort espacées.La tendance générale est au déclin, mais des mouvements de reprise se dessinent de temps à autres, sans être toutefois très prononcés.C’est le Scotia qui a été la valeur la plus en vue de la séance, ouvrant plutôt fort, à lül, pour perdre une légère fraction, et revenir finalement à sou cours de début.Le Steel of Canada vient au second rang des valeurs cotées, avec une cote en dépression, touchant 39, contre 40 au début.Le Dom.Bridge avance, au contraire, d’un demi-point, à 232%, de même que le C.Foundries and Foaging, qui passe, en cours de séance, de 234% à 236%, soit un progrès de deux points.Dix parts d'iron font 46, cependant que C.Locomotive demeure inchangé, à 62.Le Carriage Factories marque 45.Dans e compartiment des valeurs de gaz et d’électricité, on voit que le Shawinigan s’alourdit, à 136%, et Ton remarque, en outre, que le Détroit Railway voit 20 de ses parts s’échanger à raison de 72%.Le Quebec Railway finit à 16%.BOURSE DE MONTREAL Cotfrs fournis par Ta maison Fortier, Beauvais et Cie., membros de la Bourse do Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-Françohs-Xavier, No 86, Montréal.MINES DE COBALT gniley.Dca ver.Buffalo.Chambers.Crown Reserve.Kerr Lake.I .ur -se.McKinley Darragh.Nipissing.Prier.son Lake.Right of Way.Silver Leaf.Temiskaming.MINES DE Offre .•.«4% V.105 * .25 .fit i» »• 475 .fifi • • ¦ ¦ bfi * • .• 775 ¦ *.:? 67 525 To Ofi 800 37 ns 03% I» 4 Apex 06 Ofi *14 Dome Extension 37% 24 38 Dome I^ike 251/.Dome Mines .2900 ‘ Foie y O’Brien Hollînger 2900 Jupiter 18 McIntyre 95 9fi McIntyre Extension 31 32 Mon eta .09 V» 10 Porc < .rown 91 97 Porc Imperial .04 05 i\>rr l sdale Porc Y i pond 70 73 Preston East Dome 06 Vi 06% 18 West Dome 17 V.Tout bon üanadien-frttnçnis désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.LA NOTE AMERICAINE est publiée chaque soir en français.t C’est la critique raisonnée du marché à laquelle s'ajoutent des prévisions sur les probabilités du lendemain.Pour la recevoir gratuitement tous les matins avant l’ouverture, i! suffit de s’adresser à M.PAUL DE MARTIGNY, Gérant du département français de la Maison BRYANT, DUNN & Co.,, 84 - 88, rue S.-FRANÇOIS-XAVIER.Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs Ouv, Clftt.rcellTÉlC.145 145 Bra.T.i-.&P 54 N.S S.AC1.ioor; 100 Can.Car.9o% 95 " pfd.120 “ pfd.109 109% Ogilv.Mill.iffy; 136 Cam.Cero •J1’4 41 “ pfd.“ pfd.ou.l.4 r.i20 Caa.Cat.L, 40 38 Penmans.“ pld.76 76 Québec Ry iajf 16 Ca.Conrer 34 .R.* O.N.C.Can.l’aeif.ISO 178 Khawinig.is?136% “ New Shervrin W .63 62 Dfd “ pfd - Spa.RiT.Co 4 Crown Res .65 " pfd.35 Dét.El Rv.72 71 St.Co.of C.«9^ 39 Dom C.Co “ pfd.90 89% Dom.I.pfd 92% Tor.Ry 111 Dcm.S.Cor.•ifi 5K Tooke Bro .17 Dom Park- 120 “ pfd.Dotn.T C.;6ys 76 Tuck.Tob.29 “ pfd.“ pfd.90 Dul.s.S.&A .Twin Ci tv.pfj.“ pfd.Dul.6uo.05 Winn.Ry 180 K.Can.Po.Gould M’fg pfd Br.No.Am.145 Goodw.Co 26 .Commerce 203 “ pfd.76 Dominion.- i r f t * Hill Collie 201 Ill.Trac.pd ei Hochelaga 149 Laur.Cora.192’/, m'4 Impérial.210 L.atWCC.185 180 “ pfd .Molson*.201 MacDo.Co.h 11 Montréal.234 Mack Cm.« 7»% Nationale.’• pfd.! 69 65 Nova-Scott 261 .Mex.L.&P.Ottawo 207 pfd .Québec.119 ¦ .• M.& e.-p .Royal 221K “ .Dfd Standard.235 iuyh Toronto.2i i Mt.Cot.Lid 55 53 Union 140 '• pfd.t Mon.Tr Co .Mtir.Tram 220 N ipi«ai ng.Valeurs Ouver- ture Midi Valeurs Ouver- ture Midi AllisCh.or, 31% 31 Inspi.Cop.43% 44 Allis Ch.pr.82 82 Int.Ra.Tr 21K 21% 80% Am.Air Br.LchighVal.81% Am.B.Sug.69 69 Max.Moto.74V.923| 74% Am.Can r,9% 69% Mex.Petro.91% Atn.CarFo.SO 79% Misg.Pacif.4% 354 Am.Loco.69% 68^ Nat.Lead 66% 66 k Am.Siiielt.98 97 N.Y N.H.74% 71% 115% Am.S.Fou.North.Pac.115% Anacon.M.85K 85 Pen nsylva.69 r4 63 Atchison 105® a 105% 116% Press.St.C.63 Bald.Loco.113% Reading 80% 80 Balt.&Ohio W% 92% Rcpubli.Ir.51% 5* Beth.Steel, 455 455 Roc.Isl.or.17% 17 Hrookl Rh.88% 883* 179 Rubb.U.S.63% Can.Pacif.179% South.Pac.109 k 22% look Cent.I.rath 54 64% Sout.Rail.22 Colo.K.&-I.50 St.Paul 93 93% Corn Prod.18% Third Ave.Cruci.Steel 71 Union Pac, 137% 135^ Kriepr.Nol 57 U.S.Ste.or.95 85% t riepr.No2 Erie Ordin 42% 423., U.S.Ste.pr.U ethCopp 116 78% 67i% 116 70 Gr.Nor.Or.48% 47% Wastingho 67% A L’ELECTRA rue S.-Catherine est près Amherst DIMANCHE, LUNDI, MARDI Francis X.Bushman et Mademoiselle Bayne dans une splendide vue METRO PENNINDTON’S CHOICE en 5 actes La plus belle vue “Metro” encore montrée à Montréal.Rendez-vous de bonne heure pour éviter la foule.ENTREE 10 SOUS H.E.Jodoin, gérant Institut Electro - Thérapique DE Z.BRABANT Découverte des remèdes pour la guérison du cancer.Le nombre de' malades pris de décou-i ragement est incalculable.Combien sont presque au désespoir, dégoûtés des drogues nauséabondes et souvent meurtrières qu’on leur a conseillé de prendre.Ce sont toutes ces personnes ainsi affligées que M.Z.Brabant Invite à venir le voir, tout particulièrement ceux qui souffrent de Cancer, Fubromes, Tumeurs, Pertes, Paralysie, Rhumatisme, Dyspepsie,» Diabète, Rognons et Vessie, guérisons dei toutes maladies réputées incurables avec électricité et remèdes végétaux.CONSULTATION GRATUITE Z.BRABANT spécialiste 342 Est S.-Cstherine.MONTREAL Téléphone Est 1424 CANADIAN PACIFIC EMET des BILLETS d’EXCURSIONS ALLER ET RETOUR A PRIX REDUITS POUR Preston Springs, Ont.Eureka Springs, Ark.French Lick Springs, Ind.Hot Springs, Ark.DETAILS SUR DEMANDE BUREAUX AES BILLETSt 141-143, St-JacqilM : 141-243, 5t-Jacque* Tel.Bell, Malnkm Hotel Windsor, Gares Place Viger et de la Rue Windsor L'IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITEE Une assemblée des porteurs des debenture* de la compagnie dite : L’IMPRIMERIE POPULAIRE, LTEE sera tenue, an bureau du soussigné, 92 Notre-Dame Est, dans la cité de Montréal, lundi, le troisième jour de janvier mil neuf cent seize, à midi.Donne à Montréal, ce onzième jour de décembre mil neuf cent quinze THE FIDELITY, LIMITED.ANC.MILETTE, Secrétaire, PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2(iü9.—Dame Clémence Marleau, de Montréal, épouse contractuellement séparée de biens de Joseph Tessier, mouleur, du même endroit, et ce dernier pour autoriser son épouse aux lins des présentes, demanderesse, vs.Abraham Shapiro et IXe Levin, tous deux tailleurs,! de la ville de Lachiue, district de Montréal, defendeurs, et David A.Miller, manufacturier, Dcnmrd Cohen, marchand et Révérend Samuel Herman, tous de la cité de Montréal, lÎVs ’J1 cause' L est ordonné au défendeur, Abraham Shapiro de comparaître dans ie PEPATIE, député-protonotaire.T.RHEAUME, procureur de la demanderesse.Montréal, le » décembre 191.r>.AVIS est donné que Joseph Ailnrd, étu-d^ant en notariat, de la ville de Lachine, «adressera à la Législature de la Province de Québec, à sa prochaine session, pour obtenir l'adoption d’une Joi faisant remonter la date de sa cléricnture à la date de son brevet, savoir: le neuf novembre mil neuf cent douze, bien qu’il n’ait obtenu son diplôme de bachelier ès-arts, et n’ait été admis it l'étude du notariat qu’en mil neuf cent treize.Montréal, l,i décembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 5918._____ s.g Tritt vs F.H.Byrne.Le 22ème jour de décembre 1915, à 11 heures de i’avant-midi au domicile du dit défendeur, au No 628 rue Durocher, en la cité d'Outreniont, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette couse, consistant en meubles de ménage, etc Conditions : argent comptant, (i.A.Lafontaine, H.C.S.Montréal, Kl décembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 18857 — W Tessier, demandeur, vs L.I-espérance, défendeur.Le 22emc jour de décembre 1915 à une heure de l’après-midi, à la ci-devànt place d’affaires du dit défendeur, au No 359 rue I-orsyth.en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en articles de fantaisie Conditions : argent comptant.E.Anmais' H.(.S.Montréal, 13 décembre 1915.CREDIT CANADIEN INCORPORE Agent financier pour les municipalités.Achète et vend des debentures.THE SUN TRUST COMPANY, Limited Prépare 1 émission et fait l’enre- Liquide les Compagnies.£xé- „ gistrement de debentures.cute les teiftaments.Bureaux : CH.43.160 rue S AINT-JACQUES.MONTREAL J.A.Bégin, Directeur-Gérant. VOL.VI.— No 290 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915 A NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE A L’UNION CATHOLIQUE Y.L.-H.GERIN-LAJOIE, AVOCAT, PARLE, HIER, DEVANT UN AUDITOIRE TRES NOMBREUX, DES “ETABLISSEMENTS DU GOUVERNEMENT RESPONSABLE AU CANADA.— SEANCE AJOURNEE AU 16 JANVIER.ENTENTE CONCLUE AVEC LA GRECE ?Paris, 13.— Une dépêche de Ta-J genre Havas venant d’Athènes datée j de dimanche dit: “D’après des sources sem'i-offieel- ' les une solution définitive des ques-1 lions en litige entre la Grèce et les puissances de l’Entente a été presque ! conclue.Le colonel Phall'is, de l’armée grecque a déclaré, après une entrevue avec le général Sarrail, commandant en chef de l’armée française en Orient, que les négociations étaient en bonne voie.Les alliés de l’Entente avancent lentement, mais normalement et en toute sûreté.Les Français et les Anglais détruisent tous les tunnels et tous les ponts afin d'empêcher l’ennemi de les serrer de trop près.Le gouvernement grec cludie sérieusement quels risques pourrait courir l'armée grecque si les communications avec la Macédoine occidentale étaient interrompues.Devant un auditoire très nombreux et très sympathique, M.J.H.Gérin-Lajoie, avorct de Montréal, a parlé, à l’Union Catholique, de “l'établissement du gouvernement responsable au Canada”.Le conférencier avait voulu donner à l’Union Catholique la primeur de la thèse qui lui avait obtenu Je titre de premier lauréat au concours institué par le Barreau de Montréal et mérité le prix fondé par le bâtonnier, Me J.-L.Archambault, président de cette ssociation littéraire.Nous résumons la belle étude de M.Lajoie en quelques traits principaux: La lutte politique po:— l’étab!isr ivement du gouvernement responsable au Canada couvre, dit-il, la période de l’histoire depuis la Révolution de 37 jusqu’à la restauration du cabinet Lafontaine Baldwin (1848) sous lord Elgin.Le conférencie’- fait d’aboru la revue des divers régimes constitutionnels depuis la cession jusqu’à l’Union.La constitution de 1/Cl marque un premier pas vers le principe de “self-government”, jusque-là considéré comme incompatible avec le lien colonial.Mais cette constitution, en donnant au peuple le pouvoir d’élire ses représentants à la Chambre Basse, ne lui donne aucun contrôle effectif sur l’administration du pays.Le peuple peut se faire entendre, mais il ne peut pas gouverner: le conseil executif est indépendante de la Chambre et choisi au gré du gouverneur.De là le conflit entre l’Assemblée et le Conseil, — et par suite -ivec la Chambre Haute, animée des memes disposition que le Conseil, — qui amena les événements de 37.^ Lord Durham, chargé, au lendemain de la Révolution, de s’enquérir sur les conditions du pays, î'.’é-conise dans son fameux rapport, le principe de responsabilité ministe-ri lie qu’il considère comme la conséquence nécessaire de toute institution représentative.Mais l’idée est trop av ncée; elle n’est pas favorablement accueillie en Angleterre: n’est-il pas dangereux de laisser à de simples “colonials” le soin de se gouverner eux-mêmes?Sour lord Sydenham, premier gouverneur après l’Union, la question est ardemment soulevée en Chambre.Une lutte parlementaire aigue s’engage entre le parti tory, d’un part, et le parti réformiste, de l’autre.Le gouverneur est lui-même embarrassé, hésitant entre la doctrine défendue par Durham et les instructions peu précises qu’il reçoit de Londres.C’est pendant son administration que sont adoptées les fameuses Résolutions du 3 septerm bre 1841, qui forment un exposé parfait du principe de la responsabilité.Reconnu en théorie, le principe devait encore subir de vives résistances dans son application.Bagot, successeur de Sydenham, et anxieux d: gouverner suivant les désirs de la plus grande masse possible, est sympathique au parti réformiste.Il est le premier à appliquer véritablement la responsabilité ministérielle, en formant le cabinet Lafontaine-Baldwin.C'était toute une réforme dans la politique traditionnelle de l’Angleterre à notre égard, que cette conduite de Ba-got qui donnait aux Canadiens-français leur part d’un pouvoir jusque-là jalousement confié à des partisans serviles du gouverneur.Cette nouvelle politique, diversement commentée en Angleterre, reçut cependant l’approbation officielle du gouvernement impérial.Le conférencier dut se limiter à l’étude de ces deux administrations, réservant pour une prochaine conférence les administrations de Metcalfe et de lord Elgin.Tandis que la première marquera une nouvelle lutte et un arrêt dans le développement du gouvernement responsable, l’autre verra le triomphe définitif, cette fois, de la doctrine du gouvernement responsable, qui s’étendit bientôt aux autres colonies de l’Empire, et présida glorieusement à l’établissement de la Confédération.W * » A la conclusion do cet intéressant travail, qui contient la promesse d’une prochaine conférence, le pré- LES TEUTONS SUR LE BUG LES ALLEMANDS ONT CONCENTRE TOUTES LEURS FORCES D’ARRIERE-LIGNE A BREST-LITOVSK OU ILS CONSTRUISENT DES EDIFICES SPECIAUX.— DIX MILLE OUVRIERS TRAVAILLENT SANS RELACHE.Londres, 13.— Une dépêche de Pe-trograd à l’agence Reuter donne des détails touchant les fortifications que les Allemands érigent le long du Bug La dépêche dit que les casques pointus ont concentré toutes leurs forces d’arrière-ligne à Brest-L'itovsk, où ils construisent des édifices spéciaux.Immédiatement après, ils ont évacué Slonim et Kobrin, et se sont mis à fortifier toute la rive rtu Bug, poursuivant leur travail sans relâche nonobstant la rigueur du froid.Les Allemands ont réuni 10,000 travailleurs dans ies environs de Brest-Litovsk, dont plusieurs prisonniers.Ils ont forcé les femmes et les enfants à leur prêter main-forte.Faute de nourriture substantielle, un grand nombre d’ouvriers sont tombés malades.Les ennemis fortifient la rive orientale du Bug avec un soin particulier, érigeant une ligne interminable de tranchées et de blorkhaus, or ils installent des canons de tout calibre.En même temps Us réparent les forts de Bret-Lilovsk, reconstruisent la forteresse selon les plans de l’état-major général hidesque, dans le but d’uliliser la forteresse contre les Russes, quand ces derniers prendront l’offenrive.LES TARIFS D’AFFRANCHISSEMENT LE MINISTRE DES POSTES ANNONCE UNE REDUCTION SENSIBLE.PEKIN EST EN LIESSE TOUTE LA VILLE EST PAVOISEE POUR FETER L’ACCEPTATION DU PRESIDENT YUAN SHI K Al DE LA COURONNE QUE LUI A OFFERTE LE CONSEIL D’ETAT.— AU PLUS GRAND RIEN DU PEUPLE.BENEDICTION D'UNE EGLISE SA GRANDEUR MONSEIGNEUR BRUCHESI PRESIDE HIER A LA DEDICACE DE LA NOUVELLE EGLISE SAINT-MICHEL, SISE A L’ANGLE DES RUES S.'URBAIN ET S.-V1ATEUR.— LA CEREMONIE- 11 y a deux ans, les paroissiens de Saint-Michel, constatant que leur église, à l’angle des rues Drolet et Boucher, ne pouvait plus répondre aux besoins du culte extérieur, dé- FAMILLE MENACEE PAR L’ASPHYXIE (De notre corresnonaant) Québec, 13.— La famille de M.Blouard Turgeon, domicilié rue Wolfe, à Bienville, a failli être asphyxiée, samedi, par le gaz.M.Turgeon fut éveillé, de bonne heure, par l’odeur du gaz qui s’échappait d’une fournaise, et trouva les autres membres de ta famille à demi-inconscients.Le Dr Lebond fut appelé d’urgence, et réussit à leur faire recouvrer connaissance.Les occupants de la maison étaient Madame Turgeon, ses trois enfants et une servante qui, sans l’intervention opportune de M.Turgeon, étaient voués à une mort certaine.RETRAITE A L'ARCHEVECHE Sa Grandeur Mgr Bruchési ainsi que tous les membres de son Chapitre sont entrés, hier soir, dans leur retraite annuelle qui ne se terminera que samedi matin.On est prié de ne se présenter à l'archevêché que pour des raisons d’importance majeure.M.T.Chase Casgrain, Ministre des Postes du Canada, a réussi, à la suite de négociations entamées avec les autorités postales impériales à conclure un arrangement avec le Gouvernement britannique en vertu duquel les colis du Canada pour les soldats canadiens en France et dans les Flandres, seront transportés aux me-1 mes tarifs d'affranchissement que ceux appliqués aux colis originaires du Royaume-Uni pour les troupes expéditionnaires sur le continent, c’est-à-dire: .Pour les colis pesant jusqu a 3 livres .24 sous Pour les colis pesant plus de 3 li-yres et non pas plus de 7 livres 32 sous Pour les colis pesant plus de 7 livres et non pas plus de 1 livres 38 sous.Ceci signifie une réduction sensible sur le coût des colis, et l’on espère que le public canadien en sera satisfait.Cette réduction a été obtenue par le Canada qui abandonne toutes les taxes postales pour le transport de ces colis au Canada et sur l’Atlantique.Cependant, l’on rappelle au public qqe, conformément à la circulaire émise récemment par le Déparlement, aucun colis pesant plus de 7 livres ne sera expédié, jusqu’à nouvel or- I -»- AU MOMENT OU IL VENDAIT UN COQ.En vaquant à ses affaires samedi matin, M.André Leroux, 349 rue Richmond, s’aperçut que la porte de son étable avai t été fracturée durant la nuit.Une douzaine de volailles avalent disparu.L’agent Brooks mis au courant de l’affaire mit la main sur un nommé Pierre Denis au moment où celui-ci venait de vendre un coq.D’autres recherches amenèrent la découverte d’une partie des poules volées dans le hangar d’un ami de Pierre Denis, Philéas Rivard.Tous deux ont comparu ce malin devant le juge Lanctôt: Pierre Denis 1 s’excuse sur le fait qu’il était ivre quand il fit le vol et s’offre à payer ries volailles qui manquent.Quant à ! l’accusé de recel, Philias Rivard, il 1 déclare qu’il ne savait pas d’où venaient les volailles trouvées dans son hangar; il aurait même dit à sa femme d’aller avertir la police: mais celle-ci, empêchée par les soins du ménage, ne put obéir à son mari.Les deux inculpés recevront leur sentence demain matin.-«- Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable.Pékin, 13.— Les drapeaux claquent au vent et les édifices sont décorés pour fêler ^’acceptation du ronne"qie^haT aSoff!Vriê le conseil j dduientd,f,lever un nouvt'au ,eillP.le I qui ferait 1 angle des rues S.-Urbain On n’a pas encore fixé la date du couronnement, mais l’on hâte les préparatifs.La cérémonie n’aura pas lieu avant Je premier de l’an, toutefois, car la Chine a promis à l'Entente qu’il ne se produirait pas et S.-Viateur.Bien qu’on ne puisse encore se servir que du soubassement.Sa Grandeur Mgr Bruchési présidait, hier matin, à sa dédicace, assisté de l’abbé de changement de gouvernement, McShane, cure ae Saint-Patrice et du 1 cette année.Le Japon n ayant pas McGarrv.assistant supérieur- j donne d autres avis a sa voisine, on g^n^raj (je ]a Congrégation de Sain-en déduit que les deux pays so|d | te-Croix, Notre-Dame-Sud.tombes d accord.f : Le sermon de circonstance fut fail On publie mqourd hui Je refus de i par M ,.abbé Brophy.cime de Sain- Yuan "Shi Kai et son acceptation subséquente de l’offre faite par le conseil d’Etat.En la déclinant, le président se disait entièrement in- te-Agnès, qui développa le sujet suivant: Les sacrifices sont les bases essentielles de tout culte religieux.Au cours de son allocution, Mgr Canada, où se multiplie l’élévation des temples à la gloire du Très-Haut, et la vieille Europe qui voit s’écrouler public avec une impatience grandissante.Ainsi — je ne puis trouver d’autres raisons pour me dérober.Je donne ,________., , donc instruction aux bureaux de se depuis le debut de la guerre les plus concerter et de faire des prépara-;1'™11* monuments religieux qui fai-rifs.1! faut nécessairement ne pas saient son orgueil, poser à la hâte de grandes fonda-1 , ^ uLVke C5]la*^an; cu.re lions.Quand les préparatifs seront ; de Saini-Michcl, profita de la eir-complétés, prévenez-moi pour que constance pour faire remarquer a Sa je promulgue le décret.j Crandeur la rapidité avec laquelle Dans l’intervalle, ies citoyens doivent vaquer paisiblement à leurs occupations journalières.Qu'aucun doute, aucun soupçon n’entrave votre labeur.Tous les fonctionnaires doivent rester fidèlement à leur poste, afin que leur grand président avait grandi cette paroisse depuis sa fondation par le Rév.Kiernan, il y a quinze ans.Saint-Michel, qui n’avait à cette époque que 500 âmes, en compte aujourd’hui 7,000, soit L600 familles qui résident au boulevard S.-Denis, dans l’Annexe et à Outre- puiise réaliser son ambition de tra- mont.C’est la plus grande paroisse de vailler au plus grand bien du peu-j hingue anglaise de l’Ue de Montréal, pie.| La cérémonie fut suivie d’une —1-êr—- grand’messe solennelle chantée .n « ,lar M' l’abbé Donnelly, curé de I i?MFIÏRTRF HP Saint-Antoine, assisté de MM.les ab- LiLi ITILiUlY 1 i\Li LsLj I hé s J.S.McCrory, vice-chancelier CITE DE MONTREAL Direction des travaux publics Département des égouts Avis public est par les présentes donné par le soussigné nommé par le Bureau des Commissaires suivant les dispositions de l’article 450 de la Charte, que les rôles de cotisation pour construction d’égoûts dans les rues, avenues, boulevards, chemins, ruelles, allées et places publiques suivants, savoir :— BERRI RUE, du Boulevard Creinuzie (ci-devant Chemin de la Côte S.-Laurent) à la rue McBride.(Quartier Bordeaux).BOYCE RUE, de la rue Dickson à 78 pieds est de la rue Duquesne.(Quartier Mercier).CARTIER RUE, de 140 pieds Sud de la rue S.-Jérôme à 351 pieds Nord de la rue Gilford.(Quartier De Lorimier).DANIEL RUE, (ci-devant rue Bélanger), de la rue Kydd à la rue.Iberville.(Quartier Rosemont).DANIEL RUE, (ci-devant rue Bélanger), de la rue Iberville à la rue Marquette.(Quartiers Rosemont et S.-Denis), DARLING RUE, de la rue Ontario à la rue Forsyth.(Quartier Hochclaga).DAVIDSON RUE, de la rue Stadacona à 97 pieds Nord de la rue De Bcaujeu.(Quartier Hochclaga).S.-DENIS RUE, (ci-devant rue Albert), du Boulevard Crémazie (ci-devant Chemin de la Côte S.-Laurent) à l’avenue Muir.((Quartier Bordeaux).GARNIER RUE, de Tavenue Mont-Royal à la rue Marie-Anne.(Quartier Du-vernay).IBERVILLE RUE, de la rue Ontario à la rue Larivière.(Quartier S.-Marie).S.-JUST RUE, de la rue Notre-Dame à la rue Bellerive.(Quartier Mercier).LA JEUN ESSE RUE, du Boulevard Crémazie, (ci-devant Chemin de la Côte S.-Laurent), à l’avenue Muir.(Quartier Bordeaux).McBRIDE RUE, de la rue Berri à l’avenue Henri-Julien, (Quartier Bordeaux).MUIR AVENUE, de la rue S.-Denis (ci-devant rue Albert) à la rue Berri.(Quartier Bordeaux).MUIR AVENUE, de In ru?Lajeunesse à la rue Berri.(Quartier Bordeaux).NOTRE-DAME RUE, des limites Est de S.-Jean de Dieu à la rue Orner (ci-devant rue Dufresne).(Quartier Mercier).OMER RUE, (ci-devant rue Dufresne et Carillon), de la rue Notre-Dame au chemin de fer Canadien Nord.(Quartier Mercier).ont été préparés et sont maintenant déposés à son bureau à l’hôtel de ville où ils peuvent être vus et examinés par les parties intéressées jusqu’au 24me jour de décembre 1915 à midi.Les parties intéressées ayant des plaintes à faire contre les dits rôles ou ayant des réclamations à produire pour la valeur d’égoüts qui existaient auparavant, ou pour d’autres causes, devront produire leurs plaintes ou réclamations le ou avant la date ci-dessus mentionnée, et le 24me jour de décembre, à midi, à son bureau à l’hôtel de ville, il entendra les dites parties intéressées au sujet des dites plaintes et réclamations.SWEETSBURG O’Brien, de Saint-comme diacre et si dent adressa des éloges biens mérités à M.Lajoie et proposa son admission comme membre de l’Union Catholique, ce qui fut agréé unanimement.Puis sur son invitation, M.Antonio Perreault, C.B., et avocat distingué de Montréal, félicita le conférencier sur l’exemple qu’il donnait à la jeune génération, en se livrant à des études sérieuses sur l’histoire du pays tout en poursuivant activement sa carrière professionnelle.M.L.de Bellefeuille, C.R., avocat et ancien président -de l’Union Catholique, ainsi que le Rev.Père Melançon, S.J., adressèrent aussi la parole.Les séances de l’Union Catholique furent ajournées après les fêtes du jour de l’An, au 16 janvier pro chain.Sweetsburg, Que., 13.— Samedi, j s’est tenue l’enquête dans refaire du meurtre de Mme Elisa Charlotte Dipper, par Warren Whitehead.Le juge Mulvéna, de Sherbrooke, présidait, et après audition dc.s témoins, a renvoyé l’accusé au 20 dé- du diocèse, et T Michel, agissant sous-diacre.Une assistance avait pris place temple.Aux vêpres solennelles, qui ont eu lieu à 7 heures 30, sous la présidence de Sa Grandeur Mgr Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, le très dans nombreuse le nouveau cembre pour examen volontaire.Me ! Rév.McGinnis officiait, assisté de G.H.Boivin soutenait l’accusation et Me Bélanger, C.R., comparaissait| pour la défense.On entendit d’a-j bord le Dr Dyer, qui fit l’examen, du cadavre et déclara que la bles-j .'e de la tête était suffisante pour amener la mort.Plusieurs témoignages furent en An dus, entre autres ceux du beau-frère île l’accusé, Alfred Comeau, de Mme ’‘’rancis Fyles, qui vit la victime la dernière avant le crime, et de Mme l'mse, la voisine qui découvrit le meurlre, le mercedi matin.Whitehead ne paraissait pas très affecté par sa détention, il dort bien et dit se mieux porter qu’avant son arres-i talion.I M.l’abbé R.Callaghan et du Rév Singleton.Le sermon a été prononcé par M.l’abbé J.S.McCrory.Les plans de l’église Saint-Michel, dont la construction a coûté $250,-000, ont été dressés par M.Beaure-gard-Champagnc, pyvfesseur d’architecture à l'école.Polytechnique.1 .’église est du plus pur style oriental.Couvrant une superficie de 100 par 200 pieds, sa nef et sa crypte peuvent contenir respeetiv vent 1,500 ci 1,200 personnes.Les travaux ont été .édités par l’Atlas Construction Company, sous la direction de MM.C.M.Marsey et J.J.Shea, surintendant.Département des Egouts, Hôtel de Ville, Montréal, le 9 décembre 1915.EMILE FRUITIER, Officier en charge de la cotisation d’égout.EST-CE L’OEUVRE DES PRISONNIERS BOCHES?UNE FABRIQUE DE MUNITIONS AU HAVRE FAIT EXPLOSION.CAUSANT LA MORT DE 110 OUVRIERS.Paris, 13.—Une dépêche du Havre au “ Temps ” dit que 110 personnes ont été tuées, samedi, dans l'explosion de la fabrique de munitions belge de cette ville.“ On n’a pas déterminé la cause exacte île l’explosion, dit le journal, L’enquête a révélé que l’un des édifices contenait des boites de munitions expédiées des Etats-Unis, il y a quelque temps.On a découvert dans l'une d'elles un appareil destiné à causer une déflagration.Après avoir rendu inoffensive la boîte d’explosifs, on lit des recherches dans le laboratoire qui révélèrent d’intéressantes choses.Les autres boites sont soumises à un examen minutieux.“ Bien que les ouvriers soient très prudents dans le maniement des explosifs, on sait qu’une imprudence est toujours possible et c’est probablement ce qui a causé l’explosion.“ On a fait aussi remarquer qu'il y a un camp de prisonniers allemands non loin de l’endroit où a eu lieu l’explosion, et qu’il y a neuf mois, samedi, la fabrique d’huile de la compagnie Desmarais, qui se trouve également dans le voisinage, a été brûlée.” Ce Journal esl imprime au No IS rue Saint-Vincent, à Montréal, par l'IMPBIMF-RIE POPULAIRE (à responsabilité limitée).J.JJ.Chevrier, Kérant-genéral.SI VOUS TOUSS prenez sans délai quelques doses de Sirop et prévenez la consomption.C’est un remède scientifique, con- __ tenant les principes actifs de l’Huile de Foie de Morue, du Goudron, et les médicaments les plus récents approuvés par la ^ Faculté de Médecine.TAROL guérit TOUX, RHUME, BRONCHITE, JgW ENROUEMENT, MAL DE GORGE, CROUP, COQUELUCHE.I^C’est Ie spécifique des Maladies de Poitrine.Il a fait ses preuves — Soulagement immé-' diat suivi de prompte guérison, lorsqu’il est pris dès le début du mal.DR.ED.MORIN & CIE., LIMITÉE, QUÉBEC, CANADA.EN VENTE PARTOUT Feuilleton du DEVOIR LES NOËLLET par RENÉ BAZIN de l'Académie Française.10 (Suite) VI Piere Noellet s’habitua vile.Après quelques mois, nécessaires pour combler les lacunes de son instruction hâtive, pour discerner les causes de son infêriorilé et les modèles classiques en faveur auprès du maître, il prit la tète de sa classe, et s’y maintint.Des la , re-mière année, il eut plusieurs prix; la seconde, il les eut tous Depuis lors, ce fut une réputation élabLe, une opinion accep: e par tous, que Pierre Noellet du Fief-Sauvin était un élève hors de pair, avec lequel il était inutile • d’essayer même de lutter.Son intelligence, vive et patiente à la fois, avait cette qualité, très heureuse chez un écolier, d’être également développée dans t"us les sens.Il était premier en mathématiques et en narration française, nremier en vers latins et en thème grec.Aux distributions des prix son nom, quinze fois rappelé, provoquait des bravos sans fin, qui < ouvraient de confusion la petite mère Noellet, assise dans un coin et désignée aux reagrds par tant de couronnes de lauriers qu’elle avait sur les genoux.Si l’évêque ou quelque autre personnage s’arrêtait au collège, c’était Noellet qui faisait le compliment.! D’autres succès ceux-là plus recherchés encore et plus intimement flatteurs, l’attendaient aux “académies”, séances littéraires où les meilleurs élèves des hautes classes venaient, à tour de rôle, lire un devoir en prose ou en vers.Ces jours-là, dans la grande salle des fêtes, le théâtre était monté, représentant un salon moderne, avec le buste de Moïse à droite, reconnaissable à sa barbe de fleuve, celui de David à gauche, sa harpe sur le coeur.Au fond de la scène l’orchestre se massait: sur le devant, les cinq élus tenaient leur cahier roulé, un philosophe, deux rhétoriciens, deux élèves de seconde, grands enfants un peu gauches et timides, mais ayant dans les yeux une fleur de jeunesse honnête qui en disait long sur l’excellence de la race et du milieu où ils vivaient.Quand le supérieur se levait et annonçait: “M.Pierre Noellet du Fief-Sauvin, élève de seconde,” un murmure flatteur courait dans 1 assistance La lecture achevée, tandis que la fanfare jouait un refrain très ancien, le fils du métayer de Genivière se rasseyait au milieu des applaudissements, et voyant toutes ces mains tendues, tous ces veux qui le fixaient, chargés de louange ou d’envie, il se sentait roi dans ce petit monde, vainqueur incontesté dans scs premières luttes avec ceux de son rang ou d’une condition plus élevée.La comparaison lui manquait pour apercevoir l’humilité de ces triomphes.Et longuement, silencieusement, en paysan taciturne des Mauges qu'il était encore, il s’en grisait.Par lin travail de son esprit songeur, il en vint à croire que l’intelligence est l’unique muî-Iresse du monde, capable d’y donner, à ceux qui la possèdent, le premie- rang partout, comme au collège.Quelqu’un l’entretenait aussi dans cette illusion d’orgueil: c’était Arsène Loutre!.Fils d’un petit fabricant de village, à demi usurier, né dans un milieu de bourgeois en formation, il en avait les préjugés, les rancunes, les défiances et l’instinct de flatterie.Le hasard l’avait fait le protecteur et l'initiateur de Pierre î'oel-let, au début.Lorsque celui-ci eut conquis un rang privilégié dans l’estime de ses camarades et de ses maîtres, Loutrel en profita habilement.Il sut le flâtter, devenir son confident, bénéficier de la répu-.talion intacte de son ami, et lui, médiocre et vulgaire, prendre un ascendant incroyable sur une nature en tout point supérieure à la sienne.Ils causaient surtout les jours de promenade, lorsque, après une longue marche, le maître d’étude donnait le signal de l’arrêt en quelque endroit consacré par la tradition: au carrefour d’une route, à l’orée d’un bois, sur le tumulus d’un camp de César, ou encore au bord de l’Evre, près d’une eloserie perdue sous 1er, a’lires et que les collégiens avaient surnommée “la Mère-au-Buis”, à cause des touffes de buis qui poussaient, on ne sail pourquoi, tout autour.Pierre aimait ce petit coin de pays.L’eau courait à ses pieds, lordant les tiges des nénufars; à gauche un moulin virait; sur le coteau d’en face, la grosse métairie de la Roche-Ba-raton étalait ses toits rouges et le pampre de son clos de vigne: cela ressemblait à la Genivière.Un jour que Loutrel et lui s’étaient assis là, tandis que leurs camarades bondissaient dans la chaâ-taigneraie er.pente, chassaient un écureuil trahi par sa queue rousse ou tendaient aux poissons des lignes primitives armées d’une épingle tordue, Us en vinrent tous deux à parler de l’avenir.—Moi, dit Loutrel, je sais fort bien ce que je serai.—Quoi donc?demanda Pierre.—Architecte.—Ce doit être beau, en effet.Je construire des châteaux, des églises, des monuments publics, d’inventer, de trouver des formes nouvelles appropriées à des besoins nouveaux.—Bah! dit Loutrel en riant, je n’en chercherai pas si long, je t’assure.Les idées nouvelles, je les laisse à d’autres.Cinq pour cent sur les travaux, voilà ce qui me semble beau dans le métier.Pour ce prix-là, je construirai Jes maisons à un, deux, trois étages, des fermes, des granges, des toits à porcs, si l’on veut, avec autant de plaisir qu’un palais.—Je t’ai toujours dit, Loutrel, que tu étais médiocre.Au lieu de s’emporter, le collégien leva les épaules, et répondit: —Pratique, mon cher, ne confondons pas.Tu es pour les grandeurs; nui, je suis pour les réalités positives.Je sais compter, je ne fais pas de rêves.Je n’étais pas plus haut que ça, mon père m’appelait dans ^on cabinet, et me disait, en tapant sur son gousset sonnant: “Petit, n’oublie jamais que deux et deux font cinq!” H connaît la vie, lui! —On ne m’a pas appris ça, reprit Noellet dédaigneusement.Où Iras- tu pour te préparer à ce métier d’archiiecte?—A l’école des Beaux-Arts.—A Paris, sans doute?—Evidemment.J’y passe trois ans, recommandé à un architecte de la ville et à un professeur de l’Ecole, je reviens à Clisson, et j’achète le cabinet de M.Lafeuillade, qui .s’est presque engagé à me le céder.Il fait dix-neuf mille francs en moyenne, Lafeuillade.—Tout cela est merveilleusement combiné, je te félicite de voir si ciairement devant toi.Tes parents approuvent le projet?—C’est eux qui me l’ont conseillé, eux qui ont décidé que J’irais à Paris au lieu de moisir dans une étude de provinc .eux qui ont fait des ouvertures discrètes à M.Lafeuillade.Tu n’as pas eu la même chance, toi, Noellet: il t’a fallu trouver ta voie tout seul, Comment t’est elle venue, ton Idée d’être prêtre?—Comme viennent toutes les Idées, répondit Pierre un peu rudement.(A suivre) LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 DECEMBRE 1915 VOL.VT.— No 290 Le temps qu’i! (era ! Nflige ri hourranqucs du nnrd ourat I au nord.Domain, beau et trèo froid, j Bulletin d'après le thermomètre do ) Dearn et Harrison, 35 i.*t rue Notre- | Dame.B.de Mcslé, gérant.j - I Aujourd'hui maximum.23 { Même date l’an dernier.Tl ! Aujourd'hui minimum, .17 ! Même date l’an dernier.23 j - , Baromètre.— 8 h.matin, 29.82 ; ! 11 h.matin, 29.80 ; midi.29.78.DEMAIN.MARDI, 14 DECEMBRE ! S.Spiridion, êTéquc.Lever du aoleil, 7 beurra 3t.Lourhcr du soleil, I bourra 16.Lover de la lune, soir 0 h.16 m.Coucher de la lune, 0 heure 40.Pleine lune, le 21, à 7 h.58 m.du ! soir.j LES COURS DE LAVAL CONTENTER TOUT LE MONDE PARLANT DES REFORMES MUNI-CIPALES, SIR LOWER GOUIN DECLARE, CE MATIN, QUE LE GOUVERNEMENT TACHERA DE SATISFAIRE TOUS LES CITOYENS QUI S'ATTENDENT A DES CHANGEMENTS.LA GUERRE des conférences de à la Faculté des Arts Programme cette semaine à Laval : Lundi, 13, .S heures p.m.— L’abbé Emile Chartier : Cours didactique île littérature française, Génie leçon (La Bruyère, "Les Caractères, ch.XIII, “De la mode’’ : I.e fleuriste ou l’amateur de tulipes).Mercredi, 15, 8.15 p.m.— Professeur .1.B.Lagacé : Cours d’histoi :jc l’art, Sème leçon (En Egypte.L’idée de la mort.— Le culte rendu a un morts.— Tombes royales et hypogées).Jeudi, IG, 8.15 p.m.— Profes-¦srur Edouard Montpetit : Cours de législation industrielle, 5èmc leçon.Le professeur de littérature rappelle que lundi est le jour fixé pour la remise des manuscrits de ha deuxième dissertation.Le compte rendu sera fait le lundi suivant, 20 décembre.Dès maintenant le professeur propose, comme troisième sujet (remise le 17 janvier, compte rendu le 24), i» donnée suivante : "Nos aïeux faisaient de la litté-rairire.mais une littérature vivante et héroïque.L’histoire se faisait de toutes pièces.Elle se rédigeait à coun de hache el d’épée, à coup de flèche et de mousquet ; elle .s’écrivait avec la croix, te canon et la charrue ; elle s’imprimait en sillons profonds sur le sol de la Nouvelle-France ; elle se burinait sur la granit (tes montagnes et sur les murs des forteresses.Ah ! messieurs, nos nères étaient de grands maîtres ! LV'itmiI c nt cinquante ans, (ils) semèrent à pleines mains, dans les faits, dans 1rs traditions, dans les souvenirs, dans l’âme populaire et le génie national, la semence généreuse d’où devaient sortir les moissons littéraires de l'avenir.(Mon.Thomas Chaînais : ‘Discours et conférences”, I.o.174).Résumer à grands traits, d'armés cette page, l'h'stoire des cent rinrmante premières années (1G08-17G0) de la colonie.On peut conclure en mon-frant, oar tes faits, l’influenre de cette littérature “vivante” sur notre littérature écrite ou parlée.” Il y avail affluence de députés, ce malin, au bureau du gouvernement.On en voyait partout dans les corridors, dans l'antichambre, causant, discutant.On parlai! surtout Idc la session qui doit s'ouvrir le 11 Ijanvier.Cependant la plupart de j ceux qui arrivaient semblaient ignorer celte nouvelle cl interrogés par le; journalistes refusaient de répon-I cire.L’arrivée de M.le maire Mar-j in qui eut une conférence de quel-ques minutes avec, sir Eomer Gouin, lit tomber la conversation sur les Choses de la politique municipale, lCertain députe de Montréal se dé- EN MARCHE VERS LA GRECE Des troupes bulgares se préparent à franchir la frontière hellénique et des soldats grecs marchent à leur rencontre pour les repousser.— Les Alliés ont infligé de très lourdes pertes à l’ennemi en retraitant.M.L’ABBE J.JETTE CURE A S.-SOPHIE M.l’abbé J.JeWé, depuis 12 ans, aumônier à Saint-Jean de Dieu, vLn! d’être nommé curé de la paroisse Sainte-Sophie, comté .ic Ver-rebonne.M.l’abbé Joserh Jetté es! né a Saint-Koch de l’Achigan, comté de l’Assomption, le 17 décembre 187L de Joseph Je se sont enrôlés.Le rapport de lord Derby esl déjà cuire les mains du gouvernement.H semble que jusqu’à la fin de novembre le résultat du plan Derby était très incertain.De fait, les organisateurs le regardaient comme un échec, mais l'élan magnifique qui a eu lieu depuis a sauvé la nation.Lord Derby est enchanté, affir-me-t-on, du résultat de son gigantesque effort, et l’on échappera probablement à la conscription.Si le nombre des soldats, tel que le révéleront les rapports finaux, est légèrement inférieur à ce que l'on attendait, il est plus que vraisemblable que l’on en obtiendra d’autres en lançant un autre appel et sans recourir au service obligatoire.INCENDIE RUE SïE-CATHERINE L’établissement de la Compagnie Mosaic Flooring, No 672, rue S.-Catherine Ouest, a été ravagé par un violent incendie, samedi après-midi.Le feu se déclara au soubassement et se communiqua vite aux exages supérieurs.La cause en est inconnue.Les pompiers maîtrisèrent promptement les flammes, qui causèrent beaucoup de dommages au matériel de la Compagnie.Pendant près d’une demi-heure, le trafic a été‘interrompu sur la rue S.-Catherine.NAISSANCE MOUSSEAU — A Montréal, le 2 courant, rue S.-Hobert, l’épouse de M.J.-G.Mousseau, comptable, une Jïlle.Parrain et marraine, Louis-Philippe et Jeanne iMousseau, i'rère ut soeur de i enfant.DECES GELINAS — A Trois-Bivtères, le 11 dé-f*u*i*’e 1915.a l’àge de 71 ans, est décédé Gnarlcs P.Géinias, manufacturier.Les funëraiües auront lieu mardi, le 11 deccàiibre courant, a 9 heures u.m., à Trois-Rivières.Parents et amis sont pr^cs d’y assister sans autre invitation.SAURIOL — Lundi matin, le 13 courant, a l’âge de 84 ans et 8 mois, est décédé Monsieur l abbé Timothée Sauriol, Pire.Les funérailles auront lieu mercredi, le 15 courant, a Sainte-Thérèse de Blainville, a D heures 39 a.m.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.A MONTREAL George, commis, 20 ans.DECES BOYD, William boul.Monk, 149.UON ST ANTIN' EAU, Florida Cauchon, 27 ans, femme de Charles Constantineau, pompier, rue Demers, 21.DESMARAIS, Joseph, 10 ans, enfant d’Edouard Desmarais, constable, rue Hogan, 51.GATILN, Zoé Diote, 58 ans, femme d’Edouard Gatien, journalier, rue Albert, 875.GOUDRKAU, Herminigilde, 65 ans, menuisier, rue S.-Christophe, 455.JACOB, Justine, 20 ans, rue Demontigny, 11423.! LALONDE, Amanda, 18 ans, fille d’Abra-hom Lalonde, rentier, boni.Monk, 238.I LAPOINTE, Philomène Derome, 78 ans, ' veuve de Damase Lapointe corroyéur, rue I Beaudry, 447.J LAVOIE, Ferdinand, 70 ans, rentier, rue ! Bonsecours,
de

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