Le devoir, 15 décembre 1915, mercredi 15 décembre 1915
VOLU'ÎI?VT—\o 292 MONTREAL, MERCREDI 15 DECEMBRE 1915 DEUX SO “NUMERO ' Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.«5.00 UNION POSTALE.«8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .» 1.50 UNION POSTALE.$2.00 ilVCTT Rédatftionf: ^ 5 dminiètration : ¦ u % 43.Rl£l iT-VINCENT a Sa s rêal fl ^ cq ¦¦¦— TÉLÉPHONES i ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ARTICLE 133 ET L’ENSEIGNEMENT M FRANÇAIS L'article suivant a été écrit pour l’Almanach de la Langue française, E LA VILLE UE HKiAUIJ.LAMBERT, 140 BONNEVILLE, 70 Lambert a démontré, hier soir, qu’il avait droit aux honneurs du tournoi de billard handicap, pour les habitués des salles du Club Athlétique Canadien, en triomphant de Bonneville, par 140 à 70.Lambert a donc maintenant trois victoires à son crédit, sans avoir subi aucune défaite et est maintenant sur un pied d'égalité avec Roméo Poirier, pour la première position.Ce soir, Balthazar rencontrera Poirier, et tout porte à croire que cette partie sera très contestée.COUREUR DES BOIS Il y aura une assemblée, ce soir, des membres du club de raquette Coureur des Bois, à leurs salles, rue S.-Valier.Prière d’être présents.I.CHAMPOUX, Secrétaire-trésorier I La Commission des Utilités Publiques, présidée par le colonel F.W.Hibbard, sir George Carneau et F.C.Laberge.ingénieur civil, étudie actuellement la cause de la ville de Rigaud contre la “A'or/b River Electric Company, Limited.Tandis que la requérante demande à la Commission de forcer La défenderesse à rendre son service plus efficace ou d’ordonner qu’elle ait à cesser toute exploitation et à transporter ses usines ailleurs, celle-ci soutient de son côté que la lumière et le pouvoir qu’elle fournit sont suffisants pour les besoins de la ville et que le seul but de la requête est de permettre à une autre compagnie de s'implanter là.Me Thibaudeau - Rinfrel occupe pour la ville de Rigaud; Me Mann, pour la N or h River Electric.L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL Le bureau de l’Assistance par le Travail pour les femmes se tient au secrétariat de le Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, chambre 14, du Monument national, 296.Bon levard Saint-Laurent.Les heures de bureau sont : 10 hrs à midi.2 hrs à 4 hrs p.m. VOL.VI.— No 292 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 DECEMBRE 1913 »> 4 * r 4' JOUETS A SSOUTIAli:>T GRINDS MAGASINS GOODWIN IMMENSE JOUETS A SSORTIMEM T LE BONHOMME NOEL attend les Petits Enfants dans sa Grotte, aux Grands Magasins Goodwin.Des milliers et des milliers ont éprouvé une joie indicible à le voir en chair et en os.11 attend votre visite.Hôpital Sainte-Justine r~ Complets pour hommes Nos complets noirs et bleu-marine pour hommes et jeunes gens sont tails sur les modèles de la dernière minute, avec des matériaux bon teint, -tels que des serges, des cheviotes.Notre prix, le com-Plpt’ à.15.00 Nous avons également des robes de chambre pour messieurs, ainsi que des vestons de fumeurs.Cadeaux très bien vus par ceux qui les reçoivent.Notre prix .6.50 —Au rez-de-chaussée.1! Le premier jour de l'exposition des scènes de poupées a coïncidé ayec la première tempête de neige de l’année et cependant la recette n’a pas été négligeable, fi Les Dames Patronnesses tremblent à la pensée que dans d’aussi vastes locaux que les Grands Magasins Goodwin, l’exposition puisse ne pas être trouvée, bien qu’elle occupe au deuxième étage, à côté du rayon des tapis, une grosse partie du rayon d’ameublement sur la rue S.-Catherine.fi 11 n’est pas de mère de famille canadienne, qui ne voudra se déranger, pour, en voyant à ses affaires, apporter son obole de 10 sou« aux petits enfants malades et pauvres.fi Qui donne aux pauvres prête à Dieu, a dit le poète! fi Croyez à la Protection Providentielle de vos propres enfants, si vous-mêmes, ne fût-ce que dans une très faible mesure, protégez l’enfant qui souffre.fi En dehors des 10 sous d’entrée, il n’est fait aucune sollicitation devant entraîner une dépense supplémentaire.fi L’exposition, d’ailleurs ne comporte que des scènes ravissantes, pein-tes par des artistes canadiennes, dames et demoiselles; scènes complétées par des personnages en miniature et costumes appropriés.fi Rien de plus drôle qu’un “Mariage Canadien" à la campagne, ou de plus hn que celte scène Napoléonienne à la “Malmaison”, le Château de “Impératrice Joséphine, près de Paris.fi Quiconque a visité l’Algérie retrouvera une rue d’Alger avec ses femmes Arabes voilées, et son ciel bfeu, unique au monde dans une des scenes de rexposition.1i La scène où Madeleine de Verchères se défend contre les Irouuois est de 1 histoire canadienne parlée et la perspective du parc et des jeux deaux de Versailles, vue de la Terrasse, dominant la célèbre fontaine de Neptune est d’une exactitude si saisissante qu’on s’v croirait.H J fi Venez voir ces belles choses, et apporter votre obole aux enfants Pauvres et Malades.10 SOUS SEULEMENT.‘ "rants —Au deuxième.LE BONHOMME NOEL attend les Petits Enfants dans sa Grotte, aux Grands Magasins Goodwin.Des milliers et des milliers ont éprouvé une joie indicible à le voir eu chair et en os.11 attend votre visile.Manteaux pour dames I ous des nouveaux manteaux, laits tl’éloffe couverture, de tweeds de zibelines, de chinchillas, de fourrure-imitation mouton.Tous les manteaux sont doublés ou demi-doublés de satin et leurs prix devraient être de 15.(10 à 24.75.Nous avons toutes les [ailles dans la collection, et notre prix de mardi, ne sera que de .12.9H Voyez l’étalage.—Au premier.Voici des blouses, Mesdames Oui, en voici encore, parce que notre dernière vente de 1500 a duré une heure et de nombreuses dames se sont encore une fois plaintes d’avoir perdu leur temps.Il n’y a rien qui fasse autant d’impression qu’une plainte de cliente, aux Grands Magasins Goodwin.L’acheteur du rayon a reçu l’ordre immédiat de faire un nouvel achat pour satisfaire toutes les dames qui se présenteraient.Et elle en a acheté 4,000, puis cela fait, le gérant des annonces a été appelé à donner son opinion.Quand il a vu ces blouses, sa première question a été: Combien, mademoiselle avez-vous de ces jolies blouses ?4.000 monsieur.jj Eh bien, mademoiselle, aussi vrai que je vous le dis, vous entendrez le chef gronder encore une fois, car ça va s’enlever le temps de le dire, et il y aura encore des dames qui viendront trop tard, je vous le déclare.(| En effet, quelle plus jolie chose qu’une de ces blouses pour une jeune fille?Surtout en ces jours de fêtes.V, Voulez-vous venir les voir à l’étalage?ïï Jamais vous ne croirez que ces petites merveilles, en crêpe Georgette, en Taffetas broché, en crêpe de Chine brodé, en Pussy Willow, en dentelles, en soie et en Chiffon peuvent être vendues à .1 ,Î)H fl C’est incroyable, il faut les voir pour le croire.toutes ces blouses sont des derniers genres parus, c’est bien entendu, cols hauts rabattus, manches longues et la manchette nouvelle à la modo.Et les nuances, que de nuances.Rappelez-vous le prix 1.98 —Au premier.Meubles fi En \uc de réduire notre stock de meubles de chambre a coucher et de living-room, nous vous offrons pour jeudi, des séries spéciales de meubles à bas prix.fî 1 ous ces meubles proviennent de nos séries et les prix donnés comme prix de séries sont les mêmes auxquels nous avons vendus ces articles jusqu’à jeudi dernier.fl Ce seront des : f| Dressoirs et Chiffonniers, à miroirs ovales, de belle qualité de glace anglaise à biseau.Deux grands tiroirs et deux petits en fini gris français, émaillé ivoire et acajou.Belle apparence et Kior» firrïo ________ rtv • i cm bien finis.Tels que la gravure.Tou jours vendus 22.75.Jeudi fl Lne garniture complète de chambre à coucher, en chêne choisi, sur quartier, avec miroir ovule ou carré, comportant le dressoir, le chiffonnier, la table psyché et le lit en 4 pieds, 6 pouces.Cette garniture se vendait toujours 89.00.Jeudi.55.00 fl Des garnitures de Living Room, comportant la causeuse, le fauteuil et la berceuse, à cadres en chêne etioisi, scié sur quartiers, et tapissés d’une bonne qualité de tapisserie ou de cuir véritable.Le prix de série est de 45.00.Réduites spécialement pour jeudi 29.75 fl Des chaises et berceuses de living room.Cadres en chêne choisi scié sur quartiers, fini ciré, et tapissé de cuir véritable.Les prix de séries étaient 15.75 et 18.75.Jeudi l'une .9.75 14.OUVBRT k de 8.30 a.m.^1 S P.*n.| fl Ln divan, cadres en chêne massif, fini ciré ou verni, tapissés en imitation cuir ou d’une bonne qualité de tapisserie.Faisant aisément un lit double.Notre prix, imitation cuir, 27.75.Tapisserie 29.75 -Au deuxième.29.75 LETTRES AU “DEVOIR” AU PALAIS EVOLUTION DE LA DECLARATION.— DEBATS.— LEURS MOEURS.Concision.— Les conclusions en Angleterre et à la Cour Je l’échiquier sont complétées par la mention subsidiaire: Et tout autre recours qui pourra être juge juste.(D’après un de nos juges anglais à Montréal, la loi du Québec pourrait abolir toutes les conclusions et encourager les plaideurs à la con fiance illimitée en leur faisant écrire simplement: Et le requérant demande justice.) Les conclusions sont distinguées par numéros.La narration accumule les faits dans un laconisme presque rival de celui des dépêches.Les qualités des deux plaideurs (tuteur, héritier, exécuteur, etc.), sont souvent résumées, dès le premier article (véritable exorde de tous les débats) en désignant les titres a l’appui, uniquement par leur date, sans s’arrêter à la cote de l’inventaire de production (dressé en colonnes comme la liste en honneur à la Cour de l’échiquier ou encore le tableau vies changements apportés par les lois de chaque session du parlement impérial, de celui du Canada, mais non encore de notre législature).L’analyse des éléments du montant réclamé est aussi présentée sous un seul article, non seulement dans une phrase assouplie par l’ellipse du verbe (comme dans les précis de Charles Linguet), mais sous forme d’une opération arithmétique sous la rubrique: Détails.Accumulation encore -des faits générateurs de la responsabilité, eti ensuite des faits du préjudice.Il y a plus.Grande faveur pour le fell d’artifice des parenthèses pour renvois, explications ou mêmes réflexions auxquels on parait n’attacher qu’une importance secondaire réelle ou simulée.Exemples (titres des rapports des lords du Conseil privé): Feu X a laissé six enfants (A, R, C, I), E, F,); — le contrat stipulait (clause -IJ.Modestie.— D’après Blair, il convient de ne pas trop user d’ita- liques.(Laissons une part à l'intelligence du lecteur dans l’honneur de la découverte des mots ou ras-sages qui pourraient être jugés importants).Le trac est un hommage de déférence chez l’accusé et te procureur, que le prévenu soit Louis XVi, Charles 1er, les magistrats accusés ensuite du régicide de Charles 1er pour avoir prononcé la sentence contre leur souverain, ou encore le cardinal de Rohan, ou que l’avocat soit M.de Martignac -dans la défense du prince de Polignac et des anciens ministres de Charles X traduits devant la Chambre des pairs.Le respect dû à la mémoire du juge est la clef de la défaveur attachée par Cochin aux récapitulations de moyens et à la rareté 'des péroraisons dans les mémoires et plaidoyers (sauf le cas où elles sont invitées par l’autorité, par exemple le Conseil privé à la fin des deux précis à soumettre à Londres).Il n’est pas inutile de recourir à la figure dite de la diminution en ce qui concerne l'éloge discret du client.A noter la nuance d’un adverbe presque dans l’éloge de Chateaubriand, à la fin du plaidoyer de Berryer! Chateaubriand, vous vous le rappelez, fut presque porté en triomphe.Vous êtes Français, vous êtes peuple, vous acquitterez Chateaubriand.Autres exemples de modestie dans les débats: Si j’ai bien compris le plan de mon honorable contradicteur, ses griefs sont au nombre de trois.(Cicéron dans le plaidoyer pour Muréna).11 est écrit dans telle ou telle loi, je crois.(Cicéron dans le plaidoyer pour Roscius).,l’ignore, écrivait Beaumarchais dans ses mémoires (déclarés calomni-eurs et censurés d’office par le tribunal) contre M.le conseiller Goensman, en quels siècles l’Eglise a empruntes du plus sage des païens (Marc-Aurele) la magnifique institution des registres de naissance.3.— Clarté.— L'analyse du code de la demande doit faire ressortir le noeud probable de la contestation ci le tableau du préjudice invoqué.C est a celui des deux plaideurs qui a fourni le plus de soleil que le fri b un al demandera la lumière eu cas de besoin.L — Courtoisie et modération pour l’advorsaire.— Que chaque fait paraisse avoir une intention, mais que la qualification exprimée par le demandeur se réduise à des actes quasi-délictueux.L’accusation peut se formuler au mode conditionnel.Le défendeur aurait enlevé les scellés apposés, etc.(Le fait n’est pas encore prouvé contradictoirement.) Respect à l’adversaire.“Je répondrai, disait un jour aux assises, Chaix d’Est-Ange, à toutes les objections de M.le procureur général!, mais non en suivant le même ordre.” L’orateur romain conduisit la défense de Murena avec tant de doigté que Caton l’accusateur ne put s empêcher de déclarer à l’issue du procès : Décidément, nous avons un consul bien plaisant ! Probité.-— La déclaration est une narration oratoire, mais autant quy possible historique.N’alléguez en général pas plus que vous ne pourrez prouver, nous disent les Romains.Sus aux traductions de contrats.;Le juge veut bien voir la photographie du dossier aux points de vue oratoire de chacun des plaideurs ; il est aussi curieux d’essayer de le voir sous le profil historique des écrits.Allez au devant de cette curiosité.Visez, dit d’Aguesseau, à créer cette prévention qui naît de la probité.Efforcez-vous de lutter avec les modèles de vos ancêtres d'adoption dams le monde de la science et de la droiture, sans vous arrêter aux inspirations d’un goût non immortel.Montrez que vous avez entendu leurs leçons, que vous avez été témoin de leurs exemples.H faut songer, disail Lon.gin.au jugement que ta postérité fera de nos écrits.Fortumat BOLRBONNIERE.PERPETUELLES RENGAINES On nous écrit de l'ouest : Le "Literary Digest”, numéro du 23 octobre, publie sous le tilre : ‘'Why French-Gnnadians do not enlist?” un article où se trouvent plus de bêtises que de mois.Pourquoi les Canadiens-français refusent-ils de s'enrégimenter ?Première raison "narrowness of vision”, d’abord, il n’esl pas vrai Que îles Canadiens-français refusent de s enrôler.Le nombre des Canadiens-français.nés au Canada, qui s,e sont enrôlés, et dans la province oe Quebec et dans tes autres provinces, est relativement le plus élevé.Ensuite, il ne faui pas oublier que les enrôles dans le Canada en general, sont aux trois quarts des gens nés en Angleterre.Est-ce largeur de vue chez ceux-ci ?Est-ce parce que le gouvernement canadien paie une solde plus élevée quen Angleterre ?Est-ce parce que certains pauvres diables végétant au Canada ont voulu être rapatriés à bon compte ?Est-ce parce qu’un certain nombred’entre eux,rendus en Angleterre, ont Irouvé moyen de rentrer dans le.s rangs des ci-vils?Enfin, si les Canadiens-fran-çans ont des vues étroites, il faut que les Anglais d’Angleterre aient des vues larges, et alors, pourquoi ces derniers opt-ils tant tardé à s enrôler ?Le “ Literary Digest pourrait peut-être répondre à ces questions.Ce serait pour la revue américaine une vxcelfente occasion d’ajouter d'autres àneries à ses sottises.Deuxième raison : “ a parochial view of the duties of patriotism Les Canadiens-français sont des bedeaux, parce qu'ils ne s’enrôlent pas et les Anglais d’Angleterre, qui font la révérence à la conscription, ne sont pas des marguilliers.Comment la même cause produirait-elle des effets si différents ?Le “ Literary Digest ”, qui en prend à son aise avec les règles de la logique, serait bien on peine d'expliquer cette entorse au bon sens.Troisième cause : “ Henri Bou-rassa.the.Anti-Imperial Socialist ” Ce terrible croquemitaine de Bourassa, que l’on calomnie pour en avoir jilus facilement raison, et que l’on classe sans plus de scrupule parmi les socialistes, serait responsable d'émeutes à Montréal.C’est lui Bourassa qui a empêché le recrutement.La tactique est facile à saisir ; on «herche à rendre Bou-rassa odieux, pour énerver ses arguments.Mais, que devient tout cet échafaudage de mensonges devant les faits, savoir que les Canadiens-français se sont inscrits plus nombreux que n’importe quelle autre catégorie ?Le “ Literary Digest ” cite des statistiques.Eh bien ! dans les provinces do l’ouest, les (rois quarts ou hiême les quatre-cinquièmes des conscrits sont des étrangers au Canada, par la naissance.Distrayez fous ceux qui ne sont pas du pays, puis faites le recensement des Anglais, des Ecossais, des Gallois, des Irlandais qui sont partis pour la guerre, et qui sont Canadiens de naissance ; comparez ensuite avec les contingents canadiens-français ayant eu le soin de déduire ceux des Canadiens - français qui appartiennent à des régiments ontariens ou autres, et que les journaux comptent avec les leurs pour grossir leurs chiffres, et dites-moi quel sera le résullat ?Si les Canadiens-français ont pris la carabine pour faire plaisir aux Anglo-Saxons du Canada, ils ont richement réussi !.Si telle était leur intention, ils méritent certes de passer pour des bedeaux.Le.s provinces maritimes viennent tout juste avant la province de Québec pour le recrutement et loin en arrière des autres provinces, toujours d’après le.s statistiques données par le “Literary Digest”.A cela un journal de Halifax répond par le.s réflexions suivantes : “ if the figures for the Dominion were closely analysed, we have not the slightest doubt that it would he found that a larger number of na-! live-born Nova-Scotia have enlisted ' for Imperial Service than any province west of tlie Maritime Provinces have contributed from its native-born population.” Traduisez Je' passage en français, appliquez-le à la province de Québec et la réponse est fuite.Supposez que Je “ Literary Digest ” reproduise celte défense, nôtre, et vous resterez convaincus que le “ British Fair Play ” n’est pas une bonne farce.Que voulez-vous ?Le “ British Fair Play ”, tous les Anglais Pont dans le sang ! XXX POLITIQUE MUNICIPALE A Monsieur le Rédacteur du “Devoir”.Afin de remédier à la réputée Imauvaise administration ou corrup-I lion civique, il n’y a que deux imoyens certains et prompts pour établir une administration honnête iet une confiance assurée aux candidats.I Des années de controverse n’a-boutiromt à rien, l’électeur et le candidat ont besoin de ce qui suit: lo.Une loi provinciale sera immédiaiement requise afin de pouvoir exiger d’une compagnie approuvée une garantie de plusieurs milliers de piastres de la part de tout candidat à l’échevinage, commissariat ou mairie.Ces certificats devront être fournis avec les papiers de nomination.L’effet salutaire viendra de l’enquête impartiale et stricte que feront les agents experts de ces compagnies de garantie ; eeliles-ci ont intérêt à avoir autant de clients que possible, mais par-dessus tout, à cause de leur responsabilité, ils n’admettront que des candidats honnêtes ; au cas de malhonnêteté future, la compagnie paiera les pertes faites par la ville; 2o.— On a exigé un vote pour tout homme, or que tout homme soit obligé de voler, sous peine d’amende; ( Exception sera faite pour l’élec-; leur qui fournira des raisons prou-j vées valables.Aussi foui homme qui ne voudra pas se soumettre au vote obligatoire devra, lors de la revision des lisics, aller y faire retrancher son nom.Tout candidat honnête aura la môme chance.L’électeur qui attend le paiement (le son vote disparaîtra et mms obtiendrons une bonne administration naîurclle.J.GAGNIER, *• * * LE CONTROLE DES VACHES LAITIERES El la VENTE DU BETAIL DE RACES BURES PAR LA SOCIETE DES ELEVEURS DE QUEBEC fui société des éleveurs d’animaux de races pures poursuit un noble but en organisant des ventes telles que celles faites à Montréal et â Quebec, les 13 cl 20 octobre derniers.L’honorable ministre de l’Agricul-ture à Québec contribue beaucoup au succès de ces ventes en accordant des termes faciles aux acheteurs par l’entremise des cercles agricoles; Les cultivateurs portent leur attention de plus en plus à eés ventes, car ils réalisent l'importance qu’il y a pour eux d’améliorer leurs Irotipeaux et je considère qu’en ceci les résultats sont obtenus directement par le contrôle.La vente du bétail Ayrshire canadien et Holstein a été un véritable succès, principalement à Québec où des hauts prix ont été obtenus.M.Côté, .surintendant du centre de contrôle de Montmagny, s’était "endu là avec un groupe de cultivateurs qui désiraient se procurer les meilleurs reproducteurs possibles en vue d’améliorer leurs troupeaux.Ces cultivateurs appartiennent tous au Centre de Contrôle et par avoir contrôlé le rendement de leurs troupeaux ils étaient au fait des-avantages qu'ils pourront obtenir par l'achat de bons reproducteurs de races pures.Sur les 53 tètes de bétail mises en vente, ces cultivateurs en ont acheté 11.De toute évidence ceci prouve que le contrôle est un facteur puissant dans l’améliora-tion des troupeaux.Avant longtemps nous verrons de forts beaux troupeaux dans le comté de Montmagny.La société des Eleveurs et le Service de Contrôle pourraient s'aider mutuellement.Les éleveurs d e-vraient tous contrôler le rendement de leurs vaches laitières afin d’être en position de renseigner l’acheteur et ceci leur aiderait aussi à obtenir ¦nés prix plus élevés pour certains sujets dont les qualités individuelles seraient connues.Le bureau de direction de cette société à mon point de vue agirait sagement en invitant scs membres à faire du contrôle et en achetant de préférence des membres contrôleurs les animaux dont ils auraient besoin pour les ventes annuelles.Par ce moyen, la société des éleveurs atteindrait plus sûrement son but, qui _ est d’améliorer les Iroupeaux laitiers de la province de Quebec.Le service du contrôle est fait gratuitement par le département de l'Agriculture d’Ottawa, sous la direction de M.J.A.Ruddick, commissaire de l’Industrie latière.J.B.E.TRUDEL, Surintendant du Contrôle laitier de Québec.CONFERENCE* DE M.E.MARIER M.Elphège Marier, avocat, prononcera une conférence, ce soir, à l’assemblée mensuelle du cercle Olier No 127.de l’Alliance Nationale.Tous les membres sont priés d’être présents. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 DECEMBRE 1915 VOL.VI.— No 292 COMMERCE ET FINANCE LE MOUVEMENT ILA MATINEE Blé— Décembre, 116 1-4 116 1-2 Mai, 117 7-8 118 Maïs—• Décembre, 68 1 -2 68 7-8 Mai, 71 1-8 72 ÎLX Avoine— Décembre, Mai, 45 44 7-8 '—r- —«— Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, •i vous voulez connaître les ressources matérielles de votre Pays.DES GRAINS IL CONSERVERA SA MEME ALLURE DURANT LES MOIS DE DECEMBRE ET JANVIER.— NOS CHEMINS DE FER EN PROFITENT.L'augmentation merveilleuse îles recettes du Pacifique Canadien continue à créer de la sensation dans ie monde des chemins de fer.A New-York, des observateurs éclairés sont • déjà convaincus que la compagnie est assurée de son dividende de 10 pour cent pour le présent exercice financier.Depuis la dernière partie de septembre, alors que le flot du trafic tourna définitivement, le C.P.R.a accusé de telles recettes que les pertes de juillet et d’août ont été complètement etfacées et dès maintenant i] a dépassé de $1,000,000 les recettes brutes de l’an dernier à la môme date.Le Pacifique Canadien a atteint aujourd’hui le maximum du transport de la récolte et ses envois de grain sont sans précédent ; d’après les rapports, il transporte chaque jour 12 milles de wagons en longueur.Les banquiers de Winnipeg sont d'opinion que le mouvement du grain se continuera dans cette proportion au moins encore durant les mois de décembre et de janvier.A part ce genre de trafic, le C.P.R.doit aussi transporter de vastes quantités de munitions et de matériel de guerre manufacturés par une foule de compagnies canadiennes.En plus du trafic, les revenus spéciaux du Pacifique Canadien promettent (t’entrer dans une phase très intéressante au cours de 1015, car la compagnie fabrique elle-même beaucoup d’articles de guerre et sa flotte lui rapportera d’importantes rémunérations pour les services qu’elle rend à l'Amirauté anglaise.LA CONFIANCE PREVAUT TELLE EST LTM1PRESSION QU’A CARDE DE SON VOYAGE EN GRANDE-BRE’1 ’ACNE, M.H.-V.-F.JONES.Toronto, 15.M.H.-V.-F.Jones, sous-gérant général de la Banque Canadienne du Commerce, est revenu de Londres, samedi dernier, e LES NOELLET par RENÉ BAZIN de l’Académie Française.12 (Suilc) \u moment où M.Laubriet, accompagné do sa femme et de ses Jeux filles, ouvrait la porte du vestibule et s’avançait sur la terrasse, Pierre jouait à la halle, au bas du mur, dans la grande cour.Il jouait avec la fougue qu’il y mettait à certaines heures, couvert de poussière, tête nue, le front en sueur.Un pâle soleil de fin d’automne luisait entre deux nuages, et, pour se réchauffer à scs derniers rayons, malgré e bruit, quelques pinsons se posaient sur la fine pointe des tilleuls, où des nids des chenilles remplaçaient les feuilles ‘onibées.Tout à coup les ombrelles de mesdemoiselles Laubriet apparurent ao-desus du mur bas de 1a terrasse.—Noellet! crièrent vingt voix, Noellet, on te demande au par' ’.*! Pierre s’arrêta court.En reconnaissant les châtelains de la Lan-del.ue, il eut un instant de si grande confusion, qu’il eût voulu pouvoir s’enfuir et se cacher.Puis, brusquement, il prit son parti, renoua sa cravate, secoua la pousiè-re de sa veste, ébouriffa scs cheveux demi-longs collés sur .ses tempes, et courut vers l’escalier.L’absence de Ponthual lui donnait-elle plus de liberté, où l’âge plus d’aplomb: était-ce un de ces accès de courage comme yu ont ’ les timides pris au piège?Il se pré-s mta sans bredouiller, et serra la main de M.Laubriet, en disant ce qu’il ne disait jamais: —Bonjour, mon parrain! M.Laubriet parut enchanté.Il regarda le collégien avec un certain étonnement admiratif, comme s’il venait de le découvrir, el réponc.J : —Tiens, ce Pierre!.Il y a une ! éternité que je ne t’ai vu, mon filleul.| -C'csl vrai: depuis Pâques dernier.—Te voilà demi-bachelier, et philosophe toul à fait.Dans quelques mois, les études .seront finies, et une autre vie commencera pour toi, la vie sérieuse.—Dans deux cent cinquante-neuf jours.—Vous les comptez?dît Madeleine, en riant.Il osa lever les yeux jusqu’au bas de la robe de l’éléganle Parisienne et répondre: —Oui, mademoiselle, je les compte: j’ai peur d’eux.—Comment! fit-elle, peur de l’avenir?-—Je le comprends Joliment* Interrompu Marthe : celîi me ferait une terreur toile, à moi.le séminaire, avec sa grille, sa cloche, ses murs nus, sa règle.oh! une rè- gle surtout! —Marthe! dit madame Laubriet, toujours émue des sorties impétueuses de sa fille cadette, ce ne peut être là la pensée (le Pierre.N’est-ee pas, Pierre?—Evidemment, se hâta de dire le jeune homme; je me trouve bien ici, voilà tout.Ils continuèrent à causer en se promenant sur la terrasse.Pierre s, sentait moins embarrassé que de coutume.M Laubriet était de belle humeur de retourner à Paris.La conversation fut donc plus animée, plus longue qu’elle ne l’était .ordinaire entre eux.Madeleine n’y prit point part.Elle ne considérait pas précisément comme une distraction les visites au collège.A petits pas, sur le sable craquant, elle se contenta (raccompagner ses parents, de regarder toutes choses autour d’elle, d’écouter avec Je airs distraits et d’échanger avec sa soeur, de temps à autre, un coup d’oeil ou un mot qui les faisait rire toutes deux.Cependant, quand Pierre eut quitté la famille Laubriet, au moment où il descendait les premières marches du perron pour Mourner dans la cour il entendit Madeleine dire à son père, de sa voix nette ci un umi dédaigneuse: —Il a vraiment gagné, ce garçon! El, en effet, les traits de Pierre Noellet s’étalent affinés par ce travail lent de la pensée, qui met son empreinte sur le visage d ¦ l'homme.ils avaient p.rdu quelque chose de leur rudesse primitive.Sur ses joues, au coin Jes lèvres, une barbe fine et frisée commençait à pousser.Ua physionomie était énergique, l’oeil an peu sombre, le sourire charmant.Rentré à l’étude, ce jour-là, Pierre ne put travailler.11 mit les coudes sur son pupitre, .sa lête entre ses mains, et.sans lire une ligne du livre qu’il avait sous les yeux, paraphrasa longuement, avec délices, les six mots aimables de Madeleine Laubriet.VII Ils comptent aussi les jours à la Genivièrc.Et demain, c’est jour de sortie.Comme il fait bon veiller, cette nuit d’hiter, au coin du feu! Dehors, il gèle légèrement.Autour du foyer, où les lisons 'l’un fagot entier se consument peu à peu, >-couverts par un bout d’une écorce de cendres, blanche el frémissante, que le vent soulève, les Noellet sont assis en demi-cercle.Un père tresse des paillons pour mettre le pain à lever.Assis et n étudié en " vnM.U enroule sur elle-même une torsade de paille qui formera le fond, et lie les anneaux de cette spirale, les uns aux autres, au moyen d’une sorte de lanière verte.Est-ce du jonc, du roseau, de l’osier?Non, une lige de ronce coupée en quatre.C’est Jacques qui a été cueillir dans les baies ces longs brins sounles ([ai s’allongent derrière sa chaise, el s’enlacent comme des couleuvres.Il les prend un à un, les fend avec son couteau, les passe à son père.Tous deux sont absorb par ce travail, auquel se prêtent mal leurs mains dures à plier.A côté, il y a quatre femmes, quatre bonnets blancs inclinés aussi vers le feu, presque pareils, quatre bonnets blancs qui ne causent presque pas, et s’appliquent de leur mieux: la métayère d’abord, un peu parcheminée et amaigrie maintenant, sa fille aînée près d’elle, Maris, plus brune, plus grande et de physionomie plus sévère; puis Antoinette, alerte, éveillée, toute blonde cl rose; enfin, la dernière et touchant de sa chaise l’autre montant de la cheminée, Mélie Rainette, qui est venue passer la veillée à la Genivièrc.Elle y vienl souvent, depuis quelque temps.Aurait-elle donc chan-Rt?Serait Vie devenu coureuse et folle de plaisir comme tant de filles qui s’en vont bavarder, danser et coqueter vie ferme en ferme?Mais non, voyez-les toutes.Cl acune a sur son tablier un peloton de fil, à la main un crochet fin d’acier et une socle de rosace blanche à jour qui grandit plus ou moins vite, suivant l’âge et l’adresse Mélie est la plus adroite, naturellement.C’est elle qui a donné aux autres la méthode et le dessin.Scs maigres doigts d’ouvrière, plissés el piqués tordent le fil d’un effort sûr et rapide.Antoinette et Marie se dépêchent tant qu'elles peuvent.Mais on sent bien qu’elles n’ont pas l’habitude de ce travail.Dans les métairies de Vendée on ne fait pas de ùen-lelle au crochet.Pourquoi donc et pour cpii toutes ces femmes irgr vaillent-elles?A peine si elles sé (lisent un mot de temps à autre.IA suivre) DEV(KR, MONTREAL, MERCREDI 15 DECEMBRE 1913 VOL.Vf.— No Le temps qu’il fera ?Vent** du nord-our*t «t assez froid é aujou d’hui et demain.! Bulletin d’après le thermomètre de Fearn et T^rrison.35 Est rue Notre-Dame.B.cc Mesié, gérant.| - ! Aujourd'hui maximum.25 I Même date i’an dernier.27 S Aujourd’hui minimum.5 « Meme date l’an dernier.7 ! Baromètre.— 8 h.malin.23.57 ; | J1 h.matin.29.62 ; midi, 29.65.4 - { DEMAIN.JEUDI, 16 DECEMBRE S.Eusèbe, évêque et martyr.{ Lever du rolcil.7 heures 36.j loucher du soleil, -I heures 17.à î.ever do la lune.0 heure 57.* t oucher de la lune.2 heures 59.î Pleine lune, le 21, à 7 h.58 m.du | soir.« BEAU GESTE DE LA VILLE DE QUEBEC LA VIEILLE CAPITALE VEUT AIDER LES BLESSES DE L’ONTARIO.LE MAIRE N’EST PAS EMBARRASSE LA GUERRE S’IL N’EST PAS REELU, DEUX COMTES LUI SONT OUV ERTS S-MARIE ET LAVAL.— LES POUVOIRS DU CONSEIL AU SUJET DU BUDGET.— S.-JACQUES.LES BULGARES N'ONT PAS PENETRE SUR LE SOL GREC INVALIDATION DE TROIS ECHEVINS Où Acheter Demain (Enregistré conformément loi du Parlement du Canada, Ministère de l’Agriculture.) par L.-P.Deslongchampj, Quihcc, 15.— Le comité «les amendements ;! la cha’Ac de la ville, a résolu, hier r.oir, à Tunaniinké, de demander à la Législature Paa-torisation «Je voter mie smiscrijt tion de *1.000 aux Canadiens-fran çais de l’Ontario, pour.les aider dans leur laite pour les droits du français.LE CONCERT DUBOIS Le quatuor Dubois a donné, hier soir, au Windsor, son deuxième concert de musique de chambre.Il a obtenu, comme le premier, un très vif succès, «pii devra se répéter le 1 I janvier, alors qic M.Dubois et ses collègues donneront leur troisième audition.mc& ?NOS LUTTES CONSTITUTIONNELLES .On nous a demandé s'il serait fait un nouveau tirage, en volume, des conférence, «le M.l'abbé Groulx, sur l’histoire du Canada.Informations prises, nous devons dire non.Chacune des conférences, tirée à part, se vend dix sons.On sail qu’il en est déjà paru leux.On les 'trouve chez les principaux T’ r ires.Si M.Martin est battu, lors des prochaines élections municipales, il briguera, comme liberal indépendant, les suffrages des élections de Sainte-Marie ou de Laval, ou peut-être des deux à 'a foi, espérant bien être envoyé ainsi à la législature de Québec.'‘J'ai reçu deux délégations, nous a-t-il dit ce mat n.L’une, mixte, pour Sainte-Marie, et l'autre, conservatrice, pour Laval, me demandant de me porter candidat dans ces deux collèges électoraux aux élections provinciales.J’ai déclare que je donnerais ma réponse après les élections municipales.J'ai plus que jamais l'espoir d’être élu, mais si, par malheur, je suis battu, je ne resterai pas au coin du poêle.Je suis trop jeune cl trop actif pour cela, je trouverai bien moyen de me placer quelque part.” Des malins prétendent que ces deux délégations tombent fort bien dans le jeu de M.le maire.Sir Lo-mer Gouin craignant de voir un adversaire en lui, pourrait bien exercer une pression, soit sur M.Charles Marcil, soit sur M.Rodolphe Lemieux, pour les empêcher de se mettre sur les rangs comme candidats à la mairie et de compliquer la partie difficile (pie le maire va ten-ler.D’autres prétendent que M.le maire se prépare déjà un nid et qu’il | n’a pas l’intention «le pousser jusqu’au bout sa seconde lutte pour la mairie.On verra le li avril cpii avait raison.LES ELECTIONS DE SAINT-JACQUES Le siège de M.Giroux sera ruile-ment contesté.M.le maire prétend que M.Jules Fournier n’est pas un candidat sérieux parce qu'il n’habite même lias Montréa' Un journal annonçait, ce matin, la candidature de l'un des fils de M, Giroux, le nouveau commissaire.Ce dernier déclare «pie c’est une farce cl qu’il n’a jamais été question de céder sa place à sa progéniture.Les journaux d’Athènes sont d’opinion que ni les Bulgares ni les Ailemands ne tra- verseront la frontière.Alliés est maintenant Salonique.front des milles de! L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL directrices de Isa-/.,Tance Travail sont enchantées du qui a couronné leur derniè- Les par le succès re fèie.Les ressources recueillies leur permettront de maintenir et de développer l’oeuvre, si mérilan«!e.L’IDEE EN MARCHE Le comité des ainen lemeiks la charie de la ville de Québec vient, après les autorités municipales de Montréal, de décider de demander à la législalure l'autorisai ion de souscrire mille piastres pour la dé fen.se de l’enseignement français dans la province de rOnéario.L'idée est en marche.L’ FR N EL BUDGET Athènes, viâ Londres, 15.—Le gouvernement gre< i ie que «les troupes bulgares aient pénétré en territoire hellénique.Mardi, on mandait que des soldais bulgares avaient franchi la frontière greeo-serbe, en poursuivant le contingent anglo-français.* ¦* « Paris, 15.—Il ressort des derniers renseignements obtenus par l'agence Havas que le front de bataille des Alliés s’étend jusqu’à Kukus, en Grèce, à environ 25 milles au nord de Salonique.Les journaux athéniens expriment 1 avis que ni les trompes allemandes ni les troupes bulgares ne Ira verseront la frontière hellénique.On dit que l’armée germano-bulgare dans le secteur de fîievgeli comprend 9 divisions 3 allemandes et 2 bulgares.Les soldats grecs en Macédoine ont reçu instruction d’éviter tout contact avec les troupiers étrangers.LA RETRAITE S’EST ACCOMPLIE PRESQUE SANS PERTES Paris, 15.(Retardée).—Le “Temps” publie une dépêche rie Salonique corroborant la nouvelle de la retraite des troupes anglo-françaises en Grèce et de l'évacuation complète de la Serbie.Les Alliés ont sauvé virtuellement toutes leurs munitions et tout leur matériel et ont subi des pertes relativement petites.Le correspondant du “Temps”, démentant un communiqué bulgare, nie que l’ennemi ait brisé la ligne des Alliés.ACCUSATIONS CONTRE LES FRANÇAIS Berlin, 15.—Le bulletin officiel bulgare du 13, tel que publié aujourd’hui par l'agence Outremer, MM.J.H.GAREAU.CASIMIR ALLARD ET WILLIAM EVELEY j SONT DEPOSSEDES CE MATIN DE LEURS SIEGES PAR UN JUGEMENT DE LA COUR SUPERIEURE.— M.W.NOSEWORTHY A GAIN DE CAUSE.Trois échevins de Verdun.MM.1.H.Gareau, Casimir Allard et William rapporte que les Français, en se re- j Eveley sont de-possédés de leurs siè-1 tirant du sud-ouest de la Serbie, ont enlevé tous les vivres aux civils, bridant les maisons, en chassant les occupants, les laissant sans abri et sans pain.Ce passage était omis du même communiqué transmis, hier soir, de Londres.DETAILS SUR LA RETRAITE DES ALLIES Salonique, 13, viâ Paris, 15.—Un témoin oculaire relate que les Français ont opéré avec une grande habileté leur repliement sur les positions temporaires en Grèce, dans le voisinage de la frontière serbe Ils ont emporté tous leurs blessés à quelques exceptions près.On a rasé Giegevli.On organise les positions que les Alliés occuperont dans quelques jours, croit-on.Les Anglais se sont retirés avec peine de la région de Doiran.On s'est battu vivement à Strumitza, mais les Anglais n'ont pas perdu de canons.Ils incendiaient les villages en battant en retraite et ont détruit les ponts.Le port de Salonique regorge de gros transports bondés de troupes.Les soldats grecs ont commencé à se retirer du voisinage .de Salonique BULLETIN DE BERLIN Berlin, 15 — Bulletin officiel : Dans les Balkans, on continue à poursuivre les Serbes.Au sud-ouest de Plevlje, dans le Monténégro septentrional, on les a chassés de l’autre côté de la rivière Tara loin à l’est, de l'autre côté de la ligne Grab-Brodarevo.Les envahisseurs ont fait plusieurs prisonniers.LE LT-COL.LABELLE PROMU GENERAL Ottawa, 15.— Le lieutenant-colonel Lahclle, maître du port «h' Montréal, et ancien commandant du (meme régiment, vient d'etre promu brigadier général.JUGE EN CHEF DECEDE Saint-Jcar., N.-B., 15.—S’r F’rede» rick Lustache Barker, juge en chef du Nouveau-Brunswick, est mort ce matin.11 était né à Sheflleld, N.-B., en 1838.UN NOUVEAU REGIMENT CANADIEN-FRANÇAIS LF COLONEL PAGNUELO OFFRE A SI B S ' M HUGHES DF LEVER UN REGIMENT DANS MONTREAL.(De notre correspondant) Ottawa, 15 — Le ministère de la I Milice a reçu ce matin, du licmte-l nant-colonci Pagneulo, l’offre de| lever un nouveau régime,it cana-dien-français dans Montréal et les environs.Ce régiment portera à dix le nombre des régiments exclusivement canadiens-fran çais.—Sir William Price, de Québec, vient aussi d’offrir au ministre de la Milice de lever un régiment avec quartiers généraux à Québec.Ce régiment sera recruté à Québec et principalement dans les comtés de Rimouski, de Matane, de Chicoutimi et les environs.Mc Laurendeau vient de trans-motlre au conseil les réponses aux questions qui lui avaient ét,é posées au sujet du budget.L’avocat en chef, après avoir déclaré que le budget soumis par M.le maire, M.Ainey et M.Côté, le 1er décembre, est, eu tou«l., assimilable à un rapport ordinaire du bureau des commissaires et qu’il est légalement de vaut le conseil, explique que s’il esl rejeté (ce oui a été fait), le conseil aura pour l’adopter trente jours à partir de l’époque où il sera présenté de nouveau par les commissaires.M.Ménard voulait savoir si le ernseil avait le pouvoir de réduire certaines sommes inclues dans le budget, pour les affecter à d’autres fins, par un vote des deux tiers de ses membres; à celte importante question.Me Laurendeau- répond comme suit: Le consol ne peut pas fixer les salaires individuels, à l’exception de celui du greffier et le ses assistants, mais il peut répartir autrement les sommes demandées, soit pour salaires, frais de réparations, frais d’entretien, dépenses générales d’administration, etc.LES TERRAINS OUF, LA VILLE REUT VENDRE.En réponse à une question de M.T.-A.I.anoinfe.toujours au sujet du budgel.M.Arnold! ci M.Ferns rcs-pectivcment trésorier de la ville et président du ’mreau des cotjseur.s, répondent que ces terrains peuvent être estimés en chiffres ronds à quatre millions et demi.M.Arnoldi, toujours en réponse à une question de M.Lapointe, déclare que la compagnie des Tramways doit à la ville une somme de $05,912.(19.Le ^ bureau des commissaires (M, T.Côté étant seul absent) a eu.ce matin, une entrevue avec l'avocat en chef de la ville, Mc Laurendeau.Après un moment de discussion, ou a prié celui-ci de faire un rapport par écrit établissant où en sont rendues exactement les réclamations de la ville contre la Compagnie des Tramway,.MOBILISATION EN FINLANDE LES RUSSES CONCENTRENT DES TROUPES A LA FRONTIERE SUEDOISE.NUIT CALME SUR LE FRONT FRANÇAIS Paris.15.(3.40).— Bulletin officiel de cet après-midi; La nuit dernière a été relativement calme.H y a eu lutte à la | grenade à main dans l’Artois et ! dans les secteurs de Boclincourt et de la ferme Ghantecler.Entre l’Oise et l’Aisne, d • gros obus français ont fait exploser un dépôt de imjni-tion.s allemandes, à un endroit situé au nord de Puisaline, dans les environs de Tracy-le-Val.Dans les Vosges, à Ban-de-Sapt, les batteries françaises ont dirigé leur tir contre quelques-uns des travailleurs ennemis qui tentaient de réparer les brèches pratiquées par le bombardement d’hier.QUATRE AVIONS ALLIES ABATTUS Berlin, 15.— Le ministère de la guerre annonce aujourd’hui que les Allemands ont abattu 4 avions des Alliés, dans les raids opérés contre Bapaume et Péronne, en France, et Vulheim, dans ïe duché de Bade.Les aviateurs teutons ont attaqué avec succès un vapeur anglais.MORT DU VICOMTE ALVERSTONE Londres, 15, 1.19 p.m.Le vicomte Alverstone, ancien juge en chef d’Angleterre, est mort.Lord Alverstone avait été durant trente ans juge en chef d'Angleterre.C'était un des hommes les plus populaires de la vie publique anglaise.Il fut saisi d’une affection cardiaque au cours d’une visite à Newcastle, février 1912, il fut depuis d’une santé chancelante et il dut donner sa démission.Il naquit le 22 décembre 1842.Son père était Thomas Webster, avocat bien connu à Westminster.Il était veuf.11 ne laisse aucun héritier à son titre.Son fils unique était mort en 1910 à la suite d'une opération pour l’appendicite.LA TEMPETE A NEW-YORK New-York, 15.— Les retards dans! le service «les trains, causés par la tempête «ie neige de lundi soir, n’ont pas encore permis aux con pngnies de chemin de fer de rétablir leurs horaires; la situation s'améliore ra-.pidcmcnl., Berlin, 15, —• (Par télégraphie sans fil à Tuckerton).— Les journaux suédois, dit l'agence Outremer exprimenl maintenant l’opinion que l'interruption des commnnic;.«!ions télégraphiques entre la Suède et la| Russie coïncide avec la concentration des troupes russes en Finlande, près de la frontière suédoise, t.es journaux considèrent aussi que d'auG’es démonstrations de cotte sorte sont probables, cette impression a été apparemment créée par le refus de la Suède de .soumcltrc à un contrôle anglo-russe les nouvelles de ses agences.LA SUCCESSION DF.M.GUY DRUMMOND Toronto, 15 — On vient de demander ici la vérification du testament du capitaine Guy Drummond, fils de sir Georges Drummond, tué au front le 22 avril.La sueession se monte à une valeur totale de $1,-051,129.La portion de biens dans l’Ontario consiste dans $13,500 de bon ¦ de Kaministiquia Power.Les parts possédées par le défunt sont les suivantes .300 parts de la Ogilvie Flour Mills, $30.900 ; 100 parts de la l.aurcntide Company, $19,-800 ; 650 paris de la compagnie du aPcifique, $109,850 ; 50 parts du Royal Trust, $20.000 ; 1.073 parts -de la Canada Sugar, $150.220 ; 5d0 parts de la banque de Montréal, $115.000 ; 1,000 parts préférentielles de la Moud Nickle.$5.049, et 1,500 parts eotr.munes, $23,360, soit en tout $522,069.Le testament poile la date du 14 a où! 1914.Lady Drummond et les deux frères du défunt, Huntley et Arthur partagent à parts égales les $435,851 dont *11 a hérité de son père; les deux frères partagent de plus la propriélé du T.ne Chalillon.Un neveu.George-Arthur Drummond.reçoit le revenu de la propriélé du Lac Mingan, évaluée à $10,000.Les legs aux institutions publiques sont tes suivants : Université McGill, 820,00Q ; Société des missionnaires anglicans, $1(1,-000 ; église Saint-Jean l’Fv.mgeliste, $10.000 ; Saint Margaret’s Home pour les incurables, $10.000 ; Charily Organization.$10,000.11 y a plusieurs legs particuliers, entre autres, un de $20,000 à Gregor Bardax’, un ami de Montréal Le reste de la succession va à l’épouse du défunt.DERAILLEMENT Winipeg, Man., 15.— Le train gouvernemental canadien No 10 parti de Winnipeg pour Toronto a 5.15 heures hier après-midi a déraillé ce matin à 7 h.40 à Armstrong à 391 milles à l’est de Winnipeg.On n'a encore que très peu de détails, mais on croit qu’aucun voyageur n’est blessé.Une équipe de secours envoyée de Graham es! occupée à déblayer la voie ef un train spécial est parti de Cochrane pour ramener les voyageurs.Les nouvelles officielles annocent à Winnipeg que sauf une commotion inévitable, tout le monde est sain et sauf.La cause du déraillement demeure inconnue.EN FAVEUR DE mlvenizelos Paris, 13.Retardée.— Au dire du correspondant du ‘'Temps” à Athènes, le parti socialiste grec a publié un manifeste dans lequel il se prononce en faveur de la politique de M.Vénizelos, comportant l’intervention du côté des Alliés.COMMANDE L’ALLEMAGNE PAIERA OU NE NAVIGUERA PAS C’EST LA UNE CONDITION ESSENTIELLE DE LA PAiX.IMPOSEE PAR L’ANGLETERRE.Londres, 15.—On ne permettra pus au drapeau marchand de la mari ne allemande de uoltor en '.-.aule incitant que les indemnités à payer aux diverses nations dont les navires nnt été coulés pur des sous-mari ns n’euront pas été acquittées Voilà une des conditions de paix su laquelle le goaverrcmrnl anglais ne transigera pas.Celle déclaration a été faite en haut lieu, el on «lit •que les Alliés se sont pratiquement 'engagés à 1 Obtenir.D’AEROPLANES New-York, 15.— On répète dans le quartier financier, aujourd’hui que la compagnie Curtiss a signé avec le gouvernement anglais un contrat relatif à une commande de $15,-UOOjUOO d’aéroplanes.ges au conseil par un jugement rendu ce matin par le juge Greenshields en Cour supérieure.Un quatrième, M.William Noseworthy contre qui une demande de quo warranto était aussi faite, a obtenu gain de cause et la poursuite contre lui a été renvoyée.Le 19 août dernier, M.Lanneur Barrette un contribuable de Verdun, présentait en Cour de pratique une ] requête demandant l’émission d’un j bref de quo warranto contre les échevins Gareau, Allard, Eveley et Noseworthy demandant qu’ils fussent ! déchus de leurs fondions parce qu’ils ! les exerçaient illégalement et qu’au moment de leur mise en nomination j ou de leur élection et même depuis, | ils n’avaient pas les qualifications 1 requises par la loi.Le requérant alléguait principalement que les intimés devaient à la ville de Verdun certaines sommes pour des taxes municipale, soit générales soit spéciales.Après l’audifion de la cause en Cour de pratique la requête fut accordée ie 23 août 1915.La cause vint au mérite, il y a quelques semaines devant le juge Greenshields qui a rendu sa décision ce matin.Quatre poursuites différentes avaient été intentées.Pour trois le jugement est le même et le bref est émis.Dans la quatrième cause, contre M.Noseworthy-, la poursuite est renvoyée ^vec frais.La preuve était 1.même mans toutes les causes.Dans leurs plaidoyers les infimes alléguaient qu’au moment de leur mise en nomination, ils se sont présentés chez le greffier pour savoir s’ils étaient en règle avec la ville.On leur et plus | remit un état de compte et ils payèrent ce qu’on leur réclamait.Cependant la liste des taxes pour 1914-15 n’était pas dressée et ils ne purent payer les taxes de l’année courante.Une taxe spéciale était due sur certaines propriétés depuis 1910 et le greffier leur aurait dit que le piiie-ment des taxes spéciales n’était pas nécessaire pour la qualification comme candidat.Le juge s’est occupé d'abord de la poursuite contre M.' Noseworthy.Il a déclaré que celui-ci n’etait pas personnellement endetté envers la ville et qu’on conséquence l’action est renvoyée.M.Noseworthy avant son élection avait acheté une propriété sur laquelle la take spéciale de 1910 n’était pas payée.Le juge a examiné minutieusement tous les faits de la cause et en est venu à la conclusion que les trois échevins, Allard, Gareau et) Eveley n’avaient pas acquitté leurs | taxes avant le 23 août dernier, après j que la Cour de pratique eut accor-dé la requête de M.Barrette.Il a ensuite examiné les articles du code sur la qualification d’un échevin et d’un maire, lors de leur mise en nomination et de leur élection et même pendant l’exercice de leur fonction.Il a déclaré que dans le cas présent le quo warranto était bien la procédure à suivre.La sous-section 10 de la section 5392 (3 Ed.VII, chap.38) dit: “Ne peut être maire ou échevin d’aucune municipalité, quiconque n’a pas payé toutes les taxes municipales qu’il doit.Depuis le 10 février 1915, dit le juge, les intimés devaient des taxes municipales.Ils connaissaient et sont présumés connaître la loi.Si en devenant débiteurs de la ville ils deviennent incapables d’exercer leurs fonctions, le statut ne laisse rien à ajouter.“Dura lex, sed lex”.Le juge dit qu’il prend la lettre de la loi car elle n’est pas ambiguë.11 doute que la Législature ait voulu appliquer cette règle à ceux qui négligent le paiement de leurs taxes, mais le texte est formel.Le tribunal ne fait pas les lois mais il les applique seulement.“C’est à contrecoeur, dit le juge, que je me vois obligé à maintenir les brefs de quo warranto contre trois des intimés.Les trois intimés ont déclaré, ce matin, qu’ils inscriront la cause en Appel.® ^ ^ i*» Veille de toile Anrle S.-Catherine et Montealm ^6198111 Toile à nappe blanche damassée, 34 pouces de largeur, pour.25c Serviettes de table en toile damassée, grandeur 22 par 22.Valant ÿÆ*.33c pour.Essuie-mains en toile ouvrée, avec bords à brins tirés, grandeur 9/1/* 40 x 20, pour.fc5»»» Toile à nappe, rouge et vert, et rouge et blanc, 54 pouces de lar- AQft geur.Valant 60c pour.*tW4» TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.ALBUMS POUR ENFANTS J’APPRENDS L’ORTHOGRAPHE.MES JOLIS JEUX — PREMIERS COLORIAGES MON TOUR DU MONDE.Tous ces ouvrages contiennent environ 336 gravures et 4 planches en couleurs.Prix, chacun.50c C LE CIGARE HABANA Juste l’article pour les fêtes Vous ne pouvez pas offrir un cadeau plus agréable ou plus acceptable qu’une boite de cigares “OVIDO”, renommés dans tout le Canada, c'est le choix inévitable du connaisseur.Doux et d’un arôme extrêmement délicat, ils représentant ce qui se fait de mi mx en fait de cigares à 10 sous.Vendus en boîtes de 10, 25 et 50 chez tous les marchands de tabac GROTHE, Limitée, Montréal.Manufacturiers VIF DEBAT AU PALAIS-BOURBON LE DEPUTE JULIEN SIMYAN CRITIQUE LES RELATIONS DU GOUVERNEMENT AVEC CERTAINS FOURNISSEURS.CONFERENCE DE M.U.FAQUIN j M.Ubald Paquin, étmlian
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