Le devoir, 5 septembre 1934, mercredi 5 septembre 1934
Montréal!, mercredi 5 sept.1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE SERVICE DE NUIT Administration : HArbour 1241 HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en, chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 204 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Après le baptême du pont I >± colonisation Le développement rationnel du port de Montréal On a baptisé samedi du nom que le Devoir avait demandé de lui donner il y a quelque quatre ans le pont Jacques-Cartier.Les visiteurs qui ont eu la curiosité de se pencher par-dessus la balustrade ont pu constater que la blancheur laiteuse de ses puissantes piles blanches a pour pendant de chaque côté, sur la rive nord, le jais de deux montagnes de charbon.L’an dernier et cette année, lors de l’ouverture de la navigation, nous avons attiré l’attention de la Commission du port sur cette anomalie.Dans l’est, disions-nous, les espaces libres sont rares et particulièrement les débouchés sur le Saint-Laurent.Le fleuve a été la grande avenue de la civilisation dans l’Amérique du Nord, il a conditionné le développement de Montréal et c’est grâce à lui qu’elle est devenue la métropole du Canada.Les visiteurs sont tout naturellement enclins à chercher à le voir.Mais les deux points où l’on pourrait avoir accès à ses rives, à l’est du viaduc de la gare Viger, sont obstrués comme à dessein par des masses d’anthracite.Ces deux points, ce sont le parc Bellerive, grand comme uu mouchoir de poche, comme l’on dit, et le pied de la rue de Lorimier, où se trouvent l’édifice, heureusement enfoui sous les vignes, du Pied-du-Courant et la Place des Patriotes aussi négligée que leur mémoire.Cette année notre requête a été très favorablement accueillie par M.Alphonse Raymond, représentant la population française dans la Commission du port.Dès l’hiver, on portait à notre connaissance un ordre de la Commission intimant à l’ingénieur en chef de retraire à l’entreposage du charbon les quais sis au pied du parc Bellêrive et de la rue de Lorimier.L’ordre fut respecté quant au parc Bellerive, mais ouvertement transgressé quant aux quais du pied de la rue de Lorimier.De fait, il semble bien que les amas de charbon y soient plus volumineux cette année et plus rapprochés encore des piles du pont que l’armée dernière.Certains de nos lecteurs s’étonnent que nous n’ayons pas répété nos protestations contre la violation de cet ordre au moment où nous attendions les illustres visiteurs de France, d’Angleterre et des Etats-Unis, au moment aussi où le pont devait être officiellement dédié à la mémoire de Jacques Cartier.Notre silence provient du fait que Ton a mis sous nos yeux les rapports des hauts fonctionnaires du port.Ils prétendent, et avec raison semble-t-il, que la non-location de ce secteur des quais priverait la Commission, au moment où elle en a grand besoin, d’un revenu de quelque cinquante mille dollars annuellement.Or lesdits quais ont entraîné une mise de fonds de quelque cinq ou six cent mille dollars.Personne n’oserait, par les années maigres que nous franchissons, conseiller de laisser improductif un capital aussi lourd.Et voilà pourquoi il est probable que la rive du fleuve restera quelque temps encore et peut-être longtemps bordée de cette marge de deuil qui.au surplus, interpose, entre le regard et la jolie île Sainte-Hélène, débordante de verdure et de souvenirs historiques, un écran opaque et malheureusement poudreux.Il faut fuir cet endroit, de peur de s’y salir et d’être aveuglé par les parcelles de gallois de M.Webster ou de ses associés.* A* Triste situation dont il faut au moins essayer de tirer une leçon.A maintes reprises ici, mais avec un insuccès constant, nous avons demandé à la Commission du port de songer à l’embellissement de son domaine et à s’entendre à cette fin avec la ville.Il n’existe pas de plans d’ensemble pour l’extension des quais et il n’y a jamais eu collaboration avec la ville pour aménager ici et là quelques promenades et quelques perspectives sur le fleuve.Quand le pont Jacques-Cartier fut construit, pour lequel on s’apprêtait à dépenser tant de millions, d eût été facile d’aménager l’un de ces débouchés.M.Terrault était, si notre mémoire nous sert bien, président de la commission pour la construction du pont et directeur des travaux publics de la ville de Montréal.Il était éminemment bien placé pour faire des suggestions en ce sens.En fit-il?Nous serions curieux de le savoir, d’autant plus que l'on vient de le nommer président de la commission du plan d'ensemble et que nous avons émis des doutes sérieux quant à sa compétence à ce sujet.La belle occasion qu'il a laissée passer quand il présidait la commission du pont ne scmble-t-olle pas confirmer nos doutes?M.Terrault a, nous l'avons dit, d’excellentes qualités comme administrateur, mais il est aussi fermé à l'urbanisme que le créateur, qui vit encore et a même la surveillance de la construction d’importants édifices publics, parce que pour ces choses-là il faut être bleu ou rouge avant d’être compétent, que le créateur de nos belles escaliers extérieures.Mais laissera-t-on continuer ce désordre, cette administration à la bonne franquette qui conduit à des résultats déplorables du double point de vue esthétique et financier?Ne songera-t-on pas à un développement rationnel du port subordonné au plan directeur de la ville?Notre grande cité continuera-t-elle de s’étendre avec autant d'ordre qu’un campement de Romanichels?Non, le jour où les conseillers municipaux seront compétents.ou encore le jour où l’on aura soustrait à (leur autorité des choses qu'ils sont absolument inaptes à faire.Mais terminons par une note optimiste.Nous avons au moins obtenu, à lourd sacrifice peut-être, pour les revenus du port, le dégagement du parc Bellerive.Dans ce quartier populeux qui n’a guère d’autre espace libre, on peut au moins aller voir, au-dessus de la ligne verte du fleuve, îles verts horizons formés par les montagnes Vertes de nom mais bleues par l’éloignement.Cela décrasse et délasse la vue.La population doit ce privilège au seul membre français de la Commission du port II est bon qu’elle le sache.Avant lui, le pare était borné par une imposante chaîne de montagnes de scotch et de gallois, d’avril à janvier.Louis DUPIRE Une famille de transplantés du Lac'Saint> Jean Après un stage de quelques années dans la ville de Québec, elle s'établit à la Rivière-Solitaire - En moins de deux ans le succès de son entreprise apparaît comme assuré Il faudrîiit un Ernest Bilodeau, ce Canadien errant qui n’a jamais oublié son pays d’origine du Lac-Saint-Jean, pour raconter dans les ternies qui conviendraient le cas du colon Maltais, du septième rang de Désandroins, au Témiscamin-gue.Maltais est un transplanté du Lac-Saint-Jean, qui a fait un stage de quelques années dans la ville de Québec, comme employé d’une fabrique de pulpe d’abord, puis comme chômeur, avant de se faire défricheur d’un lot à la Rivière-Solitaire, dans la paroisse de Ste-Monique de Rollet.Ce colon ne se plaint pas de son sort, loin de là, mais il n’a pas oublié son pays.La colonne non plus: elle cultive des gourqanes dans son jardin potager du Témiscamingue.“La terre est bien bonne ici”, nous dit-elle, puis elle ajoute, les larmes aux yeux : “mais le pays n’est pas beau comme chez nous, aif Lac-Saint-Jean.” Les Maltais sont non seulement des transplantés, ce sont encore des naufragés qui ont été sortis de l’abîme urbain au moment où ils allaient s’y engloutir définitivement.C’est l’un des nombreux cas de familles rurales, échouées en ville et que le plan Gordon a ramenées à la terre.Au Lac-Saint-Jean, cette famille avait autrefois une terre, dans la paroisse du Saint-Coeur de Marie, l’une de celles qui furent inondées par suite du barrage du lac.Indemnisés par les propriétaires du barrage, les Maltais s’établirent à St-Félicien mais ils n’y restèrent pas.Ils avaient un peu d’argent, l’argent de l’indemnité, et la ville les attirait.Us vécurent à Québec, pendant quelques années et les enfants v grandirent.Le père gagnait la vie comme ouvrier à la pulperie de VAnglo-Pulp.Vint le chômage et l’argent de l’indemnité avait fondu.“H en coûte cher d’élever une famille et, en ville, il faut tout acheter,” nous explique la colonne.Chômeur urbain et sans ressources, Maltais pouvait obtenir les six L’actualité Peu de français Du" Droit d’Oilnwa, celle note en large tin passage de la délégation •ançaise dans la capitale: “Il y avait des Canadiennes françaises nu guichet de l’information au Chitenu Laurier.C,’était une heureuse amélioration sur les réunions internationales des récentes années, alors que les renseignements en français étaient difficilement fournis aux éminents visiteurs.Le cas le plus frappant d’unilinguisme fut relevé a la conféren- ce préliminaire de l’Union postale internationale.Petit à petit.on se rend compte de la nécessité du bilinguisme dans la capitale d’un pays officiellement bilingue." C'esl tant mieux: car les délégués gui ont logé dans les grands hôtels de Québec et de Montréal ont en quelque peine à s’g faire entendre."Tout le monde ne parleyin'anglais, ici, donc?" disait un voyageur à un fournalisie.Celui-ci de lui expliquer que les grands hôtels mdktréalais et québécois reçoivent surlout des voyageurs américains ou anglo-canadiens el que s’il s'y trouve îles employés de langue française parlant aussi bien l’anglais que leur langue maternelle, ils y sont en minorité.* * * En minorité, c’esl le cas de le dire.Au petit déjeuner, au Château Frontenac, la semaine dernière, quatre garçons de table défilèrent les uns après les autres à In table où étaient assis M.Henry Bordeaux et mademoiselle Bordeaux el s'en allèrent tous, incapables de comprendre ce que ceux-ci leur demandaient en français, il fallut qu'un Canadien français, assis à une table de la même salle, intervint el fil comprendre au maître d’hôtel que cela était stupide, insensé el déplorable de la pari d’un hôtel du Pacifique, pour qu enfin j Von envoyât à M.Bordeaux un gar-j çon de langue française.Le plus ‘ fort c’esl que cela se passait dans une salle de restaurant spécialement réservée aux délégués à un congrès de langue française.On avait débarqué, pour servir les congressistes el les visiteurs français, des garçons unilingues de f’Empress of Australia.,4 Montréal, la semaine dernière, quelqu'un cherchai! des guides de langue française pour de petits groupes de visiteurs français.Il n’en trouva pas.Il s’informa â l’Association touristique provinciale, qui a des bureaux â Montréal.On s'y déclara incapable de lui en indiquer.Pourtant, il doit y en avoir.Il n’y en avait certes pas assez pour satisfaire aux demandes.* * * Des traits de ce genre, et combien d’autres pourrait-on citer, aussi authentiques, — n’ont pas dû porter nos visiteurs à conclure qu’ils étaient en province française et dans une ville qui se vante d'être la deuxième ville française du monde.Certes, des Canadiens pourraient citer tels hôtels de Paris où le personnel, s’il est français, affecte de ne parler â peu près que l’anglais aux clients de passage, — el quel anglais! — sous prétexte que la clientèle est aux quatre-vingt-dix-neuf centièmes de langue anglaise: et dans tels hôlels de Nice il élail jadis, aux environs de Noël, presque impossible de se faire entendre du personnel, en grande partie suisse ou italien, il est vrai, si l'on parlait français.Au temps de Noël, U est censé n'y avoir que des Anglais à Nice et sur la Côte d’Azur.a * * Out, mais, à Montréal, ta semaine dernière, dans nos grands hôtels, il était censé y avoir, il y avail près de 700 visilrurs de langue française, exclusivement; on leur avait dit qu’ils seratent en terre française, dans une ville plus française que Marseille, Tours, Lyon.Bordeaux ou Lille.Ce n’est pus l’impression qu’fis en auront tous emportée, sf d’aucuns ont su voir à travers la croûte.Car elle est épaisse, cette croütel Pierre KIRCUL cents dollars du plan Gordon.C’est ainsi qu’un ancien terrien du Lac-Saint-Jean est devenu colon au Témiscamingue.11 était temps car ses fils, élevés en ville, n’auraient probablement jamais repris le goût de la vie rurale.Les plus âgés ont aujourd’hui 22, 18 et 15 ans et ils aident le père.L’aîné a même obtenu, mais sans l’octroi des $600 du plan Gordon, un lot pour lui.Deux autres fils sont en bas âge.Le colon Saint-Amour, dont nous avons parlé précédemment, doit principalement son succès à la culture maraîchère.C’est le potager, où l’aide de sa femme lui est d’un grand secours, qui assure déjà la subsistance de la famille.Le potager compte aussi pour beaucoup dans le cas du colon Maltais.Celui-ci s’organise toutefois pour faire de la grande culture et de l’industrie laitière.Son lot.qui est le troisième du septième rang de Désandroins.se trouve à proximité de la grande route, la route Perrault, qui traverse le centre de la colonie.Dès qu’il aura un troupeau suffisant, s’il n’y a pas encore de beurrerie dans le voisinage, Maltais pourra expédier du lait ou de la crème sur le marché de Rouyn, qui n’esl pas tellement éloigné.Moins de deux ans après son arrivée à la Rivière-Solitaire, ce colon possède déjà quatre vaches, deux toures, un cheval.En plus de son camp, qui est fort convenable, il a construit une étable et une écurie.Autour des bâtisses, il v a quinze acres de terre défrichée.Il v a vingt-deux mois, c’était partout la forêt épaisse, des deux côtés du chemin de rang qui n’était encore que tracé.A l’automne de 1932, le sol ayant été détrempé par des pluies ebondantes, Maltais dut porter sa femme sur son dos, de la grande route jusqu’à l’emplacement de son lot.une distance d’au moins un demi-mille.La forêt recule et fait place aux moissons.En 1933, Maltais touchait $125 en primes de défrichement et cette même année, à l’été, il récoltait suffisamment d’avoine verte pour hiverner deux vaches.Cette année, l’ensemencement a été plus considérable.La récolte promet de eionner suffisamment de fourrage pour l’hivernement du troupeau augmenté, assez de légumes pour nourrir la famille.Si la récolte des pommes de terre répond aux prévisions, 175 poches, il v aura un surplus pour la vente.Les constructions sont en billes comme de raison mais solidement édifiées.Etable et écurie ne seront pas à reconstruire dans deux ou trois ans mais simplement à agrandir.La maison a particulièrement bonne mine et l’intérieur a même un air coquet: des rideaux aux fenêtres — ce qui est un luxe en pays de colonisation — un mobilier suffisant.des pièces nombreuses, au rez-de-chaussée ainsi qu’à l’étage.La colonne est fière de nous montrer la cave, de toute l’étendue de la maison, c’est-à-dire assez grande pour recevoir les légumes de la récolte, et aussi la dépense, en marge de la salle commune, une dépense bien ventilée par une fenêtre.Les tablettes y sont déjà bien garnies de pots de confitures aux fraises, aux framboises, aux bluets.Nous demandons au colon comment il a pu s’arranger pour construire tout cela, s’installer ainsi et vivre pendant douze mois, à même la première tranche de l’octroi, $500.Le transport de la famille, de Québec jusqu’à la Rivière-Solitaire, a coûté au delà de $100; la construction de la maison, au delà de $150; les autres constructions et l’achat d’outils, etc., presque autant, et ainsi de suite.Les achats faits, il ne restait plus à la famille que $90 pour vivre.Dès le premier automne toutefois, le père et ses fils ont gagné plus de $200.en construisant des camps pour d’autres colons qui ne savaient pas comment s’y prendre.Au cours de l’hiver, le père et les fils ont vendu pour environ $900 de bois de pulpe à Vlnternational Paper.G’est dire qu’ils n’ont pas perdu de temps.L’argent du bois n’est cependant entré qu’au fur et à mesure et il fallait travailler dur pour le gagner.La colonne ne nous cèle pas les misères du début: "Le premier hiver, en se mettant à table pour souper, il suffisait de nous regarder et nous nous mettions tous à pleurer.Autant dire qu’on ne soupaît pas.Il faut tenir à établir ses enfants pour faire de pareils sacrifices 1 Mais le pire est passé et nous entrevoyons déjà le succès.Il n’y a rien comme cela pour donner du roeur.Cette année, les hommes ne s’occupent pas tant de gagner de l’argent (pie de faire de la terre.Ils veulent arriver au plus vite à produire assez pour nous autres.Ils veulent vivre de la terre ci non pas du bois." La colonne pense à tout: "F,’inconvénient c’est que sans argent on ne peut acheter de vêlements pour les hommes.Ce qu’ils en usent à bûcher, à tasser, à essoucher 1” Il y aura, deux ans à la fin de L’INfCBMATICN DI: DERNIERE HEIJBE Déclaration du Führer a l’adresse des catholiques et des protestants au congrès de Nuremberg “Malgré des méprises de part et d'autre, nous arriverons à une entente sincère et honorable’’ — L’union de toutes les églises ( rotestantes en une seule é’glise évangélique pour tout le Reich novembre que cette famille est établie là-bas.En si peu de temps, elle a pour ainsi dire assuré le succès de son entreprise.Emile BENOIST Bloonotes Une sottise et une saleté Une sottise et une saleté! Il est bien difficile de qualifier autrement le fait que raconte, dans la Survivance d’Edmonton, Alberta, le secrétaire général de Y Association canadienne-française de l’Alberta, M.Léo Belhumeur.Voici donc ce qui se passait à la Commission de la Radio pendant que les chefs du gouvernement nous prodiguaient les paroles de bonne entente (nous citons textuellement M.Belhumeur) : En lisant les journaux qui nous sont arrivés de l'Est, mardi et mercredi, et qui nous apportent tes rapports des fêtes magnifiques qui se déroulèrent la semaine dernière à (jaspé, il nous est impossible de ne pas nous sentir exilés de notre cher Québccl Et pourtant, nous vivons dans te même pays que la province de Québec.Un seul moyen était â notre disposition pour suivre le programme de ces fêles: la radio.On l'a tout simplement enlevé! Ceux qui vivent dans la Nouvctle-An-gteterre furent plus privilégiés que les Canadiens français de TOuëst, parce qu’il tear fut très facile de suivre à la radio le détail des cérémonies des fêtes*de Cartier.Les officiers de ta Commission ont démontré une fois de plus que la légende de la "réserve” canadienne-française de la province de Québec était considérée comme un fait accompli.Chose curieuse, durant res fêtes, la Commission a eu soin de faire irradier tous les discours anglais sur le réseau national, mais lorsaue le temps des orateurs français arrivait, l’annonceur avertissait bien poliment que le programme était réservé pour Québec seulement.Pendant ce temps-là, nous apprend encore M.Belhumeur, la Commission servait à ses clients de l’Ouest, pour les dédommager de cette absence de discours français.du jazz.L’affaire n'en restera pas là On entenff bien que cette affaire n’en restera pas là.Il est malheureusement impossible de réparer le tort fait à tous ceux qui dans l’Ouest parlent le français, mais il est encore temps de rechercher les responsables de cette dégoûtante affaire e! de leur frotter les oreilles.M.Belhumeur nous dit que des Anglo-Albertains (nous ne disons rien, pour le moment des Frnnco-Albertains si justement indignés, eux aussi) ont énergiquement protesté à Ottawa contre la façon d’agir de ces messieurs de la Radio-Etat.Il faut que l’affaire suscite assez de protestations pour pour qu’on ne soit pas tenté de la recommencer.Nous serions curieux, en attendant, de savoir si l'interdit s’esl appliqué aux discours français de MM.Fisner et Robbins.Ne l’oubliez pas! Nous prions ceux de nos amis qui peuvent disposer de quelques piastres de ne pas oublier certains de nos amis du dehors qui désireraient recevoir le journal et qui ne le peuvent, à cause de la dureté des temps.Nous avons présentement sous les yeux, entre autres, une lettre d’un retour à ta (erre qui est particulièrement suggestive.Et les occasions ne manquent jamais de placer utilement quelques piastres.O.H.(D’après des dépêches de l'Asso-dated Press) Dans un manifeste qu’un personnage a lu à de très nombreux nazis rassemblés à Nuremberg pour le sixième congrès annuel de leur parti, le Führer a déclaré à l'adresse des catholiques, après avoir dit notamment que le cours de la vie de l’Allemagne est maintenant fixé pour 1,000 années: “Malgré des méprises de part et d’autre, nous arriverons à une entente sincère et honorable.” Au sujet des protestants, il a réaffirmé la résolution d’unir toutes leurs églises de manière à former une seule église évangélique pour tout le Reich.En paix En matière de politique extérieure, il a réaffirmé que l'Allemagne, tout en exigeant le respect de ses droits, veut vivre en paix avec les autres pays et désire leur amitié.Il a exprimé l’opinion que ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais une petite clique de malfaiteurs et de profiteurs.Parlant du plébiscite d’août, il a dit: Les étrangers qui pensent que ¦f millions de “non” constituent une opposition dangereuse sont justifiables de jubiler.La "saignée” Le Führer a parlé d’oeuvres que les nazis ont accomplies et d’oeuvres qu’ils projettent.Il a motivé des actes et des décisions.11 est revenu sur la "saignée”, pour se dire sûr que le peuple ne lui reproche pas d’avoir supprimé ce qu’il a supprimé.11 a aussi réaffirmé que Ta révolution naziste est terminée.Ayant souligné qu’une révolution incessante aboutit à l’anarchie, puis au chaos, il a expliqué que le nazisme aura recours à l’évolution pour parachever l'oeuvre qu’il a commencée par une révolution destinée à lui assurer un pouvoir absolu.“Qui osera nier, s’est-il écrié, que le mouvement naziste constitue l’unique pouvoir dans ce pays ?” C’est après cela qu’il a annoncé que le cours de la vie de l’Allemagne est maintenant fixé pour 1,000 années.Diedrich et la presse On se demande, aujourd’hui, si l’étoile de M.Joseph Goebbels, ministre de la propagande naziste, commence à pâlir.11 y a quelques heures, M.Otto Diedrich, chef du service de presse du parti naziste, a exprimé des opinions qui contrastent fortement avec le mépris que M.Goebbels a déjà manifesté à l’égard de la presse.M.Diedrich a dit en substance: La presse contemporaine est un baromètre de l'atmosphère politique du monde.Sans ce baromètre, il est impossible de poursuivre une action politique.Les journaux influencent tous les cabinets bien plus qu’on ne le pense communément.L’importance de la presse est un fait qu'il faut reconnaître et respecter, bon gré, mal gré.L’exposition des pièces anciennes au palais de justice Documents et livres pré'cieux tirés de la bibliothèque du Barreau de Montréal — Le travail de Me Maréchal Nantel Nous avons publié une note hier sur l’exposition de pièces ancien*ies tirées des archives du palais de justice; aujourd’hui, nous dirons un mot des documents et des livres précieux tirés, eux.de la bibliothèque des avocats de Montréal.On sait que cette exposition est officiellement ouverte au public depuis ce matin et qu’elle se tient à l’occasion du congrès annuel de l'Association du Barreau canadien, sons les auspices du Barreau de Montréal.M.K.-Z.Massicotte s’est occupé de préparer la section 90 pièces |- - des archives judiciaires; M.Maréchal Nantel, c.r., conservateur de la bibliothèque du Barreau, s’est occupé, de son côté, de la section 50 pièces — du Barreau.Les vitrines de la sertion du Barreau continennent des documents et des livres de valeur.En suivant l’ordre du catalogue, on aperçoit (pièce 110) un livre dont le texte est rédigé à la fois en français, en anglais et en italien, si ce n’est pas aussi en espagnol, en allemand et en latin.On en jugera par le seul titre: “Liver des Assises et Plees del Corone”, Publié à Londres en 1580, chez Richard Tol-lell, ce volume se distingue encore par le fait qu’il porte la signature et l’ex-libris de Daniel O’Connell, surnommé Je grand agitateur de l’Irlande.Un autre livre rédigé dans une langue mi-française, mi-anglaise est le suivant: "Les Reports du très érudite Edmund Anderson”.Anderson était juge en chef de la “Common-Bank”.Il fut publié à Londres en 1664 chez Andrew Crook et ses associés.Six incunables canadiens L’exposition, section du Barreau, comprend six incunables canadiens: un recueil d’ordonnances de 1767; le Traité de la Loi des Fiefs, par Cugnct, chez Brown, Québec, 1775; Extraits des édits, etc., par Cugnct, Québec, 1775; un Dictionnaire de l’ancien droit du Canada, chez Neilson, Québec, 1809; Le Journal de la Chambre d’Assem-blée du Bas-Canada, chez Neilson.Québec, 1793; les Statuts provinciaux du Bas-Canada, 1er volume, chez Vondenvelden, Québec, 1795.Notons encore une “Lettre aux habitants du Canada”, par Pierre du Calvet, imprimé à Londres en 1784.Le catalogue fait observer que ce livre a appartenu à Jacques Viger.premier maire de Montréal, et à Louis-Joseph Papineau.La pièce 119 est assez originale: e'est le code Napoléon, mis en vers français par B.-M.Pecomberousse, avec bois originaux de Pierre Noël (2 volumes).Non seulement l’avocat, le notaire, mais aussi celui qui a un brin de curiosité intellectuelle passera une heure intéressante à visiter l’exposition d’archives anciennes du palais et de documents et de livres précieux du Barreau.A.A.Dévoilement d’un monument à Cavelier de la Salle Carnet d'un grincheux Le plus sceptique en fait de décorations, c'est celui qui eut l'idée de faire appeler le faôieux “pont du havre" la pont Jacques Cartier et y a réussi.)(, >f, Zfi D’aucuns souffrent d'uni maladie à caractère quas* épidémique: la décoration rentrée.?* * “L'ordre était maintenu dans l’église par les éclaireurs de Notre-Dame" Ha Patrie d’hier' Or ne xavai* pas ' que nos visiteurs français fussent si turbulents, jusqu'à l'église.* * * Certains, qui parlèrent en public la semaine dernière, auraient dû commen- FORT NIAGARA.N.Y., 5.(S.P.A.) — La memoira de Cavalier de la Salla.premier blanc à explorer les Grands Lacs, a été honorée auiourd'hui au vieux fort Niagara, alors que doux Françaises venues assister aux fêtas du IVa centenaire de la découverte du Canada.Mmes P.-E.Flandin et S.Charléty, ont dévoilé le monument qui vient d'étre élevé à le gloire de l'explorateur français.Assistaient à la cérémonie, la plupart dei délégués français, anglais et américains aux fêtes canadiennes ainsi que le lieutenant-gouverneur M.William Bray ministre des Etats-Unis au Canada.M.Warren Delano Robbins, le Rév H I Codv président de l'Université de Toronto.M.Pierre Flandin.chef de la délégation françaiso aux fêtos do Caspé et M.S.Charléty.recteur de l’Université de Paris, ont prononcé dos allocutions.cer par se dire qu’à leur âge il n'est plus] permis de débiter des fariboles.* * * Cette dame qui se serait exclamée, sur le pont du Champlain mouillant en rade de Caspé: “Comme Jacques Cartier dut être contenl d'apercevoir toutes ces petites maisons!” était, en histoire, de la force de Ms L'Espérance en protocole.« « * Ce que M.Dendurand est ellé faire en Europe?Sens doute chercher des professeurs français pour le lycée français de Montréal.4F V * On attendait Montpetit, et ce fut David,.PAMPHILE Le R.F.Marie-Victorin attendu vers le 20 Le R.F.Marie-Victorin, direct leur de l'Institut de botanique, arrivera à Montréal vers le 20 septembre.On $alt que le Frère Marie-Victorin a assisté nu congrès de l'Association britannique pour l’avancement des sciences en Europe et qu’il a fait, avant et après, des course* scientifiques à travers le continent, visitant ainsi environ huit pays différents, y oomprl* la •"jtussie.^ vwLoivti.* Lu OEVOtü, MOU i ütÀL, ivittAw* L enqucte sur Tarmurer'ie L 'Electric Boat”, du Connecticut, et la firme britannique "Vickers” ont réussi en se concertant, à monopoliser la vente du sous-marin presque dans le monde entier Les sous-marins allemands étaient munis d'appareils sur lesquels ('"Eletcric Boat” a des droits d'inventeur Washington.5 (S.P.A.l mité sénatorial d'enquête murerie a interrogé, il ques heures, M.Henry Le cosur l’ar-y a qu élit, Carse, président de l’Eleetric Hoat Company de New-London (Connerti-cut), et M.L.V.Spear, vice-président de cette firme.Il ressort de leurs réponses que l’Electric Boat et la firme britannique Vickers, Limited, ont réussi, en se concertant, à monopoliser la vente du sous-marin presque dans le monde entier.Leur entente est antérieure à la Grande guerre.Les sous-marins allemands qui ont ravagé les flottes alliées au point, parfois, de faire pencher la victoire du côte ‘ d’ap- loué ses brevets d'invention à des firmes dans ces pavs.M.Carse a parlé du "mystérieux” sir Basil Zaharoff.Grec devenu sujet britannique par naturalisation, qui serait le maître de la Vickers.Limited.M Carse a fait un vibrant éloge de sir Basil, On a tenu beaucoup de propos malveillants sur son compte, a-t-il dit, n’empêche qu il est un homme d'une boute capacité, très intelligent.Je le considère comme 1 un des plus grands hommes que j'aie rencontrés.„ U a été démontre que sir Basil a reçu $766,000 de l’Electric Boat, de 1919 à 1930.pour l’obtention de fructueux contrats de sous-marins à que cela eût to al SnPHr avmrui u*i mu **¦ des une autre de Jourmture l’Espagne.Avant été démontré.MM.Carse et Spear avaient dit qu'ils ne se rappelaient p«s avoir payé commissions à une autre personne I kltfl CIGARETTES DUCHESSE CONSERVEZ LES “MAINS DE BRIDGE" comme série complète.52 cartes en série — 25 pour non A l'avenir nous accepterons, 10 pour lOf — 20 pour 20* Manufacturées par L.-O.Grothé, Limitée, fabricants des fameux cigares PEG TOP et WEBSTER.Maison canadienne et indépendante.ainsi pense LA PRESSE CANADIENNE — de jour en jour que le représentant de leur firme à Paris.Les documents relatifs aux commissions pavées à _ sir Basil avant été produits M.Carse s est écrié qu’il se rappelait maintenant aue des commissions avnient ete payées à sir Basil.Il a ajoute que sir Basil avait réussi à enraver une forte concurrence., n •nl'Œ&'œa'à-î rier avail «««««ré » '¦ n'ï,|B,ïe'! d’obtenir du secretariat u Etat 'U s Etats-l’nis de câbler à l’ambassa-1 à Madrid de dire aux delu- de l’Allemagne éta.en^mun.s a gouvernement tendait à merveille M.pareils sur lesquels a des droits d’inventeur.Mais Carse a affirmé que l’Allemagne a enfreint les droits de l’Electric Boat en utilisant ces appareils.1,’Allemagne, a-t-il dit, avait obtenu les plans des appareils en question d’une firme autrichienne qui avait conclu un accord avec [Electric Boat.Après la guerre.I Electric Boat a réclamé 17 millions de dollars de dommages-intérêts, la commission mixte des reparations ne lui u accordé que $17,0UU.Depuis 1924.l’Electric Boat reconnaît à la firme Vickers le droit de.fournir seule les sous-marins dont a besoin l’Empire britannique.Ea France, le Japon.I Italie, l’Espagne, la Belgique, la Norvège, la Finlande, l’Argentine, le I erou et deux ou trois autres pays ne sont au nombre des pays que se “partagés" les deux annure-l'Electrir Boat a Espa-s'en- avec l’Electric Boat et espérait que le gouvernement espagnol serait satisfait des garanties de l’Eleetric Boat, jo.n-tes à celles de Vickers.Sir Basil ajoutait qu'il ne pourrait un geste analogue du gouvernement de la Bretagne que s .1 pouvait montrer que les avaient pris l’initiative ",ai5 STc!7Ï.U>n,rv en, pris , aK-sance d’une lettre dons laquelle sir Charles Craven, vice-président ,q os 2 52 108-83.101-2 101, 793.702 101-667, 660 108-197, 196 101-288 177-83, 82 180-30.182-361 184-52.53 211-1107 108 4 40 5 16 9 04 38 03 31 80 Ht 12 t 62 46 01 5 89 , M 1 25 | 3.38 7 63 1 S 40 j 26 14 | i 10 f 13 20 i 3 30 I 15 00 14 19 2 fit 2 04 2 73 22 35 t t 36 84 12 2 37 20 40 15 63 .92 91 2 60 i 56 1 95 80 2 34 64 2 52 40 60 75 3 48 34 45 37 51 53 6 96 | 56 .60 13 69 05 24 30 3 40 20 1 59 13 69 47 2 49 69 3 60 i 92 % fi 19 85 4 74 64 3 84 78 4 29 71 4 05 17 6 09 95 4 95 30 1 59 3.8 51 68 72 05 24 07 06 6 09 40 72 j 43 .96 96 2,16 38 51 | 28 4 32 39 51 : 42 78 ! 6n 2 07 98 4 68 13 5 40 21 Hi 80 39 69 63 8 10 3$ , 2 04 .06 .57 06 07 20 .22 .18 05 08 .03 .91 99 2 65 2 45 06 66 l 04 90 04 03 97 11 22 17 20 ou 05 20 04 05 07 06 03 38 14 06 21 31 46 40 26 36 35 55 43 16 05 08 03 51 06 I 4 76 57 20 4 58 3.02 19.55 14 46 5 91 4 62 6 13 69 48.35 51 15 87.19 84 23 4 60 7.68 67 98 64 39 1 33 69 78 68 6 22 Maurice.Annette Maurice, Antoinette Mecks, Thomas Meunier, Ernest Michahipvn, Jacob .Murray, ï’aul .McNultv, William.Nadeau, Joseph-S.Nantel, Alfred.Nantel, Israël, Jr Normandin, Ls-Philippe.Ostell, E.-Sydney.4 i M Ouellette, Dme Vve Médéric Paré, Ildège.Paris, Odilon.Parker, Wm .Pelletier, Horace Pétrin, Edouard.Fiché, Roméo et Auguste Bmirbeau, svndic autorisé.Plante, Hervé.Plante, Edouard-P.Prairie, Eusèbe Proulx, Jos.Provost, Ubald.Propriétaire inconnu.08 18 05 ; 36 ; 05 j 07 ! IS I 39 I 60 ' 85 07 68 17 11 $6 9 22 10 69 10 89 14 2;.43 24 3 94 4 32 53 89 26 65 19 80 6 21 81 42 31 50 5 94 7.21 10 47 15 01 13 69 32 94 12 40 23 54 17 71 43 20 32 34 4 30 12 28 69 4 59 48 «4 9 76 95 45 64 17 08 84 57 S 80 10 32 18 08 38.03 63.78 144 12 4.62 92 02 117$ Rov.V -A.Racine, Mde René Rattelade, Henri-M.Riccuti, Louis Riopelle, Frs-Eug.Rivest, Léo Robitaüle.Suce.Clément, Dequoy J.-A -H, et Turcot, G -A.Rochon, Adélard .| Roussin, ,1.-0.Royer, Alfred Sabourin, Pierre-Arsène Sadik, Mayka Sauvageau, Hector.Séguin.I -Bte Sicard, Mariette Sicotte, Henri Simard, Joseph Sharp.Mde Chs-A Smith, VVm-S Steben.Zolique Steinhouse.l'hs-M et Joseph Steinhouse, Joseph .Steinhouse.Chs-M Talarico, Dominico, Taillefer, D.-Armand t « M Théberge.1 -E Therrien.Victor-R TOupin, Théophile 181- 320, 182-270.I 182- 357.206-994 à 997 incl., 981 à 992 incl.100- 354.198- 124 .235-397.235-396.206-476, 336, 337, 33 208-380 121-75.211- 974, 973.101- 856.206-486, 485.101-106.93-176.175-288, 289.184-513.175-283, 284.' 228-313.1 175-476, 477.199- 800.799 100-69 100-53.100-52, .100-47.48.177-805: 93-152.216-84, 83.181-638.181- 637.182- 234.235.212- 1344.121-841.100-359.177-116.181- 136, 182-74.100- 192.121-874.206-633.206-891 .184-352.121-164, 163.101- 723.724,677,678 108-84, 101-215.108-190.108-191.101-573.101-920, 921.108-205, 101-373.108-206, 101-374.108-207, 101-375.101-555, 556.108-146, 101-290.108-147.101-291.108-164.101-308.108- 165, 101-309.101-819, 820.177-742,743.93-449.184-394 .93-114, 115 93-113.93-175?^ ind.93-17314 ind,, 184-28, 27 .228-305,304.228-306.101-860.109- 737, 736, 735 .109-236, 235.206-73, 72.93-35.211- 572.176-43.176-171, 172 182- 244.100-77.100- 76.198-80.235-418.121-1167 à 1170 incl.93-195.93-205.31 .198-285.93-52.93-16.93-14.212- 1179.101- 135.181-360.121-269.121-270.121-271.175-383 à 389 incl.212-22.216-223.212-694.182-162.180- 28, 29 109-279.100-88.181- 351.93-50.216-352, 121-858 à 861 incl.211- 988, 987 .93-144, 142 93-143 93-141.93-140 .93-138, 137.93-132 à 136 incl.198-314 à 319 incl 212- 890,801 216-86, 85.216-60.100-878 à 882 incl.100- 877.101- 99.101-178.101-17».101-189 100-188.1 (XI-187.184-345.177-92 177-88 à 91 incl.198-259.211-582.206-1506, 1507, 1.508.1509.1510 175-147.148 180-83 à 88, met 184-227.6.54 3 67 Î9 II 14 67 3.77 74 1 79 5.14 4 62 1 10 1 32 74 4 96 1 17 9 45 3 08 3.30 1 84 .70 37 70 37 )7.64 7.94 ; 4 80 88 8 72 1 69 5 32 94 5 91 3.30 .15 53 82 87 1186 6 90 69 37 8 00 2.80 8.68 3.67 14 93 5 94 4 98 1 18 15.64 2 57 4 35 1 10 6.38 1.62 4 02 1 10 6.25 1.40 7.18 1.87 4 62 1.10 2.62 1.47 9 04 1 76 3 45 1.87 6 53 3.67 8.51 4.77 8.70 37 2 61 1 46 OO 56 29 78 2 00 1.10 3 94 .62 .71 37 45 20 11.59 46 95 9 50 4 60 1 10 4.81 1 18 4 60 1.10 1 98 1 10 4 60 1 10 71 .37 82.57 23.47 62.75 19.77 64 84 20.72 63 03 19.14 3 94 .74 35 89 6 90 3 30 1 84 4 30 .81 4 40 81 6 54 2 20 71 37 5.81 1.03 38.15 1 98 23.53 7.69 15 81 6.54 37 04 4 92 5.88 1 03 1 33 74 2.62 1 47 6.22 1 40 80.54 13.91 4 26 81 27 29 7.04 44 33 6.46 43 22 5 90 8 37 1 82 7 31 1.25 9 54 2 38 8 36 1 82 22.82 3 52 4 24 81 3.76 74 9 46 1 84 6 22 1.40 28.28 7 52 27.58 7.38 22 15 4.51 20 63 4.81 67.78 13.20 1 99 1.10 2.62 1 40 4 .53 .85 4 24 .81 22.52 7.04 .92 47 110.97 37 95 1 98 1 10 4 30 1 10 4.62 1 10 6.51 2.20 89 88 14.93 48.30 11.88 3.29 1.84 15.74 9 20 3 77 .70 34.15 6.42 21.87 6.16 .07 .04 12 18 4.43 240.49 $62.14 | 281 51 69.85 244.70 62.14 .71 37 19 43 7 04 4.60 1.10 253.59 27 54 100.30 18.76 101 13 19 04 6.25 1 40 166 02 66 26 3 75 1 33 29 89 11.30 13 24 5.04 183 44 31.74 23 17 7.04 52 80 9.79 6.69 1 49 110.85 33.37 1 .32 74 4.30 $1 2.00 1 10 20.67 8 14 22.16 8.73 18 97 7.19 20.93 8.77 18.87 7 12 18.23 6 90 .01 37 1 74 1 10 2.88 1.84 2.88 1 84 6.08 1 08 5.81 1 .03 122 28 22 60 2 37 2 37 2.37 2^ 58 3.44 2.91 5 13 3 16 3.16 J .89 3.93 2.58 10.28 2.37 3 45 2 37 3 16 3 24 2.37 5 34 43 1 66 .33 .85 40 .08 42 .77 .22 .05 05 6.86 42 75 56 40 14.03 2.58 .05 70 63 1 09 43 1 08 39 .66 .39 .65 .71 .38 .17 77 28 42 .55 06 17 Trot tier, Jules Trudeau, Maurice, Lucienne et Abc» Tuekwell, J-H.Vaehon, L.-Arthur ei J.-Albert Lejour, syndic autorisé | 93-287 Valeur, Joseph-Alfred.j 191-112.Vendette.Ers-Xavier 1 03-559.Vigeant.Rodolphe .j 100-8.Werbicki, Joseph.; 181-182, 183 Wingert.Joseph j 184-391 .Wilson, Bruno .198-284 .27 67 26.32 55.05 19 62 19 00 7 15 17 19 27 30 71 2 00 7J 4 62 13 65 5 14 Il 21 fi 75 8 72 67 38 8 54 4 62 71 8 68 7.70 12.73 8 80 8 61 1 59 6 54 8 40 37 1 10 .37 1 10 5 94 2 20 2 97 3 23 1 40 17 97 3 30 1 10 37 41 12 8 83 14 2.35 .47 06 22^77 3 13 27.39 3 72 2.37 38 2.46 .39 2 37 38 13 2 37 38 00 38.88 6.74 26 58 5.02 27.20 5 01 27.81 5.09 2.37 34 21 39 3 01 22 2'58 36 2 67 .37 2 37 50 08 3 40 60 32 49 2 34 8.91 1 76 3 24 1 36 26 61 3.33 3 48 .62 09 17 3 16 64 48.42 8 30 2 61 29 13.19 2 38 26.75 6.23 26.75 6 14 4 20 .99 4 20 .89 4 30 1,10 4 20 99 15 00 2 52 2 37 5.58 3.16 12.64 12.40 12.78 10.92 40 11 2 70 2 52 9 06 39 60 2.37 2.37 2.34 57 26 24 52 2.25 20.88 9 93 07 $95 64 113 60 99.42 ’ 6 24 2.37 178 48 57.88 58.12 3 18 1 62 .04 20 3.44 105 15 9 63 31 98 3.44 46 74 2 55 5.58 6 00 4 89 4 80 5 58 5 37 3.80 3.48 78.90 12 96 12.96 31 89 5 34 5 19 3 64 4 62 10 55 2 37 2 73 1 58 5 37 6 58 32 01 3 37 2 37 1.96 36 32 80 64 2 75 2.52 1.87 1 71 5.69 14 .22 .39 36 1 75 09 8.17 .13 39 39 50 7.69 3 95 .21 .84 .32 2.58 1 68 .03 3.20 $31.46 40.88 31.89 06 1 46 38 27 62 10.86 10 47 66 35 28 .89 7 00 1 17 22.73 I 82 4.43 68 8 64 09 38 14 1 52 1 64 1 42 l 53 1 42 1 37 06 14 22 22 fil .55 10 77 2 32 2 24 4 78 1 .68 1 52 75 53 40 06 14 nfi 39 98 38 91 37 78 6 40 65 39 06 2 25 12.00 30 3 15 .69 .45 72 2.00 1 14 .24 24 5.12 54 1 05 60 2 04 50 85 4 23 .24 1.80 2 25 3 66 72 1 59 45 66 69 92 1.20 69 90 1 08 1 20 2 25 2 94 24 90 19 16 .69 .42 24 7.Il 5 85 .69 72 .69 69 69 24 12 48 10.53 11.02 10 18 .45 4.23 1 14 .51 51 1 35 .24 68 1 23 4 77 4„ 20 2 01 68 45 90 92 8.92 51 4 32 4 30 3.90 1 20 .85 1.60 1.20 2.16 51 30 1 14 .92 4.84 4.76 2.76 2.94 8.10 69 92 54 .51 4 32 32 23 31 -.69 • .45 69 1 35 9.18 7.29 1.14 6 40 .45 3 96 3.78 ' 2! 77 $41 94 47.88 41 94 24 4 32 69 17.72 12.08 12 24 .92 43.72 .94 6 99 3.24 21.00 4.32 6:03 96 20 49 .45 .51 69 5 01 5.37 4 68 5 40 4.38 4 23 15 45 75 75 72 68 9.24 3 51 3.15 5 22 3 60 3 48 1 04 4 20 6 40 24 69 24 fi9 3 66 90 1.80 1 08 87 11.04 2 04 69 24 .19 .78 .03 .28 06 .05 .07 .16 .10 .04 04 40 05 10 06 17 3 90 .38 .03 .14 24 .31 07 .14 04 07 .07 12 .16 .07 08 09 .10 .19 .25 .03 08 1 67 .07 08 04 60 49 06 06 .06 .06 06 04 1 00 85 .88 .81 04 .36 10 .04 04 .12 .04 10 11 40 47 .17 .07 05 .08 10 99 .04 .36 .59 5.3 .16 .12 .16 ¦ 15 Total 6.64 29 U 15 OS Il 79 9 24 2.64 4 96 9 45 3 30 .70 .70 115.28 4.80 8.72 10.64 5.91 205.53 63 72 69 8 60 17 36 74 65 4.98 31.28 13.05 6 36 4.62 6.25 14.36 4.62 41 92 9 04 3.45 6 53 8 51 2.80 2 61 100.56 4.00 3 94 1.42 45 20 46.95 9 20 4.81 9.20 1.98 9.20 1.42 82.57 62.75 64.84 126.06 3.94 35.89 6 60 4.30 4.40 13 08 .71 5.81 38.15 23 53 15 81 37.04 5.88 1.33 2.62 6.22 161 08 17.04 27.29 44.33 43.22 8.37 14 62 28 62 16.72 .18 04 03 .10 .06 .53 .52 23 .25 .68 .06 08 05 .04 36 .04 1 94 .06 .05 .07 .12 .82 .66 10 .30 05 34 .32 ! 71 $ 9.31 9 30 9.31 .04 37 06 2 23 1 22 1 26 .11 19.04 .55 4 40 35 2 82 36 57 .12 1 71 04 .05 07 42 42 .39 43 37 36 03 05 07 07 07 06 78 30 27 43 30 30 13 40 55 04 07 04 07 34 08 16 17 09 96 18 07 .04 91 28 8.48 7 52 9 46 6 22 56.56 27.58 22.15 20 83 135.56 3.98 2.62 4 53 12.72 45.06 1.84 110.97 1.98 4.36 9.24 6.51 89.88 48.30 3.29 15.74 15.08 34.18 21 87 .07 12.18 $240.49 281.51 244 70 .71 19.43 4.60 253.59 100.30 101.13 43 75 166 02 3 75 29 89 13 24 366.88 23.17 52 80 6.69 110.85 1.32 17 20 4.00 41 34 22.16 18.97 20 93 37 74 91.15 3 66 3 48 fi 76 2 88 30 40 5 80 122 28 27 67 28.32 55.05 19.82 19 00 7 15 17 19 109 20 71 2 00 3 55 9 24 81 90 5 14 11 21 6 76 8 72 67 38 17 08 4 62 71 l es immeubles susdits sont tou* du cadastre dé la paroisse de la Polnte-aux-î remble».et situés dan» 1» ville de la Polnte-aut-Tremble*.„ .fr.nt.Donné en la ville de 1s Polnte-aux-Trembles, c* dli-hultlème Jour du mois d août, mil neuf cent trente- quatre.j ^ secrétaire-trésorier.J.-C.-V.ROY VWhwivic Aav — No tu* LC UCVUIK, MUiNlKtAU, Mcivcivtui 3 ^Ei'TfcMuRE I9i4 N'jjf r PAGE EEHINin [fivre en" aimant Directrice: Jeanne METIVIER Une srandc femme Toute la presse d'Amérique a j-ait écho à la presse européenne et le monde entier s’est ému de la mort de Marie Curie, cette savante laborieuse qui a usé son existence à des recherches scientifiques dont 1 humanité guette les développements avec une fièvre d’autant Pjus intense que les ravages du cancer deviennent sans cesse plus menaçants et plus désastreux.Polonaise de naissance, Marie Sklodowska se rendit très jeune à Paris; entrée à la faculté de médecine comme étudiante, son assiduité aux cours de chimie et son application aux travaux de laboratoire la firent remarquer du grand physicien Pierre Curie: l’amour la conquit par le visage de la science.Avec quel zèle, quelle application, quelle intelligence, elle s'intéressa, à travers les besognes domestiques, le soin de ses enfants et les soucis de L’existence, aux travaux de son mari, durant les onze années de leur vie commune.Et lorsque la mort éteignit Je cerveau du grand savant français écrasé sous un camion, on ne trouva qu’elle, sa femme, pour continuer en Sorbonne la tâche du professeur et l’oeuvre du maître.Elle ramassa le flambeau, et vingt années durant, l’alimenta et en grandit le rayonnement et le bienfait.Marie Curie réalisait dans toute son intégrale beauté la pensée de Goethe: “La femme la plus digne du titre de femme de mérite est celle qui.son père ou son mari venant à mourir, serait capable de le remplacer.” Féminisme de bon aloi qui n’a à revendiquer d’autre droit que celui de se dévouer.A cette chercheuse attentive et constante, le radium a livré un peu plus chaque jour le mystère de ses réactions miraculeuses.Des milliers de malades devront leur guérison, ou tout au moins un soulagement appréciable, à son travail soutenu, commencé avec amour par celui dont elle avait partagé les ambitions et compris tous les rêves.Et l’on peut bien d’un bout à l'autre du monde s’incliner avec respect devant cette belle figure de savante, restée, dans la gloire et l’auréole de sa situation extraordinaire, d’une modestie et d’une simplicité remarquables.11 semble que de tels hommages d’estime, d'admiration et de reconnaissance auréolant le labeur d’une femme dépassent le cadre de la personnalité à laquelle ils s’adressent d’abord, et glorifient, par-delà le monde, le dévouement de toutes les femmes qui, rivées à des tâches austères, voient s’allonger le passé et diminuer l'avenir de leur vie nécessaire sans jamais déserter leur devoir, sans jamais faiblir devant les exigences de leur vocation.On raconte un trait intéressant de l’enfance de Marie Sklodowska.Avec quelques fillettes de son âge, elle revenait un jour de l’école, lorsqu’une Bohémienne tes arrêta, au coin d’une rue.“Montrez-moi vos mains, petites, leur dit-elle, je vais vous prédire votre avenir.'' Effrayées, les fillettes s’enfuirent.Seule, la petite Marie tendit sa menotte à la diseuse de bonne aventure.Après avoir regardé longuement la gentille enfant sérieuse et grave, la sorcière déclara : — Ma petite, tu seras célèbre dans le monde entier.— Je serai reine, alors?questionna la petite fille, — Non.répondit la sorcière en riant, tu seras plus célèbre qu’une reine.Marie Sklodowska-Curie.plus grande par votre travail, par vos études, par votre science, par votre dévouement, que si vous aviez vécu à l’ombre d’un trône, je vous salue.Françoise GAUDET-SMET (Le Journal d’Agriculture) Histoire d'une puce Certainement, vous connaissez les puces, mais peut-être pas leur histoire.La voici: La puce commune pond des oeufs dans les soins humides, poussiéreux, entre les fentes et intervalles des lames de parquet, partout où la négligence des ménagères laisse s’accumuler la poussière.Six à dix jours plus tard, de chaque oeuf sort une petite larve blanche, qui vit des différents débris minuscules amassés par hasard autour d’elle.Peu après, elle se transforme en nymphe, à l’intérieur du cocon LES FORMES COQUETTES L'huile et la cuisine Dans certains pays, on ne fait la cuisine qu’au beurre; dans d’autres, on n’emploie que les huiles végétales: huile d’olive, d’arachide, ou huile de noix; dans d'autres encore, ce sont les graisses animales qui ont tous les suffrages.Voyons aujourd’hui quels avantages peut présenter pour nous la cuisine à l’huile et quels cmnlois lui conviennent plus particulièrement.L’huile est la graisse comestible qui peut, sans inconvénients, atteindre la température la plus élevée et qui ne se fige pas très vite en re fraidissant.Pille convient donc: lo A tous les plats qui doivent être portés ranidement à une température assez élevée; 2o A tous les plats gras qui se mangent froids.Les plats qu'on doit porter rapidement à une température élevée.Le homard à l’américaine est d’autant plus savoureux que la cuisson en est plus rapide.Mettez un grand verre d'huile dans une casserole de cuivre et faites-la chauffer jusqu'à ce que cela commence à fumer.Coupez alors très rapidement votre homard vivant en tronçons et pré-cipitez-les dans l’huile.Dès que la chair sera blanchie, ajoutez un bon verre de cognac et flambez.Quand la flamme baissera, étouffez-la avec un couvercle et arrosez d’une sauce aux tomates très épicée.Laissez mijoter un quart d’heure et servez.L’omelette.Ce qui fait la saveur d’une omelette, c'est la différence de cuisson entre la partie qui touche la poêle et qui doit être bien dorée et le dessus qui doit rester baveux! Pour obtenir cet effet sans coller l’omelette à la poêle, il faut précipiter les oeufs battus dans une poêle bien grasse et aussi chaude que possible.Avec une bonne cuillerée à bourbe d'huile, c'est très | facile.Ne renoncez pas pour cela au beurre, si vous trouvez qu’il donne à l'omelette une saveur crémeuse que vous appréciez; faites-le fondre et mélangez-le aux oeufs battus avant de les verser dans la poêle.Toutes les fritures sont excellentes faites à l’huile très chaude; elles ont pourtant un inconvénient: l’odeur, qui se répand plus que celle des graisses animales; par contre, elles conviennent beaucoup mieux aux foies sensibles.Les plats gras qu'au mange froids.—En France, depuis quelques années, l'usage se répand de plus y | seph Tremblay, de Montréal et j Mme J.-Oswald Tremblay, de ! Chambord.Lac Saint-Jean ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu jeudi matin à la chapelle Notre-Dame de ' Lourdes, de la paroisse Saint-Jacques.Nos sympathies à la famille.Utilisation des vieilles boites p-J qu'elle s’est tissé, et, au bout d’une quinzaine de jours, devient insecte parfait.Immédiatement, la puce se met à la recherche d’un hôte pour le piquer et s’abreuver de sang.Si elle trouve de quoi s'alimenter abondamment.elty- peut vivre de douze à dix-huit mois.Par contre, son existence n’est pas compromise par un long jeûne.Chaque espèce animale a sa puce particulière.Les puces qui vivent sur les animaux peuvent venir sur l’homme, mais momentanément: aussitôt que l’occasion s’en présente, elles retournent sur leu hôte habituel.Le plus terrible de ces insectes est la puce du rat, très répandue dans les régions tempérées de l’ancien monde; cette puce peut transmettre le bacille de la peste de rat à rat et du rat à l’homme.Pour anéantir les puces et leurs larves, il faut avoir soin de répandre sur les parquets des appartements infestés de la poudre de py-rèthre qu'on fait pénétrer entre les joints avec le balai.On bouche ensuite toutes les fentes perceptibles avec de l’encaustique.De cette façon, les adultes et les larves sont tués par la poudre insecticide, et la cire diluée dans l'essence arrête net l’éclosion des oeufs.en plus d’offrir, avec l’apéritif, de fines tranches de pommes de terre frites qu’on mange froides et très salées, dites pommes ‘chip".Elles doivent être très sèches et très croustillantes, ce que l’on n’obtient facilement qu'avec de l’huile.Elles sont peu coûteuses à préparer et se conservent parfaitement dans des boîtes de fer.Les sauces grasses préparées à froid.Idles sont toutes dérivées, soit de la vinaigrette, soit de la mayonnaise.La vinaigrette est essentiellement un mélange d'huile et de vinaigre auquel on ajoute, selon son goût et sa fantaisie, du sel, du r>oivre, de la moutarde, des herbes, des oeufs durs coupés en morceaux, des olives, de petits ronds de cornichon, voire des câpres et des graines de capucine.La mayonnaise est plus difficile à préparer, puisqu'il arrive qu’on la “rate”.Les cuisinières donnent parfois à ces échecs les explications les plus étranges: la lune, le brouillant.la lumière y ont leur part de responsabilitié.En fait, il faut, pour réussir une mayonnaise, que l'huile soit à la bonne température.En hiver, prenez soin de la faire dégeler au bain-marie, dans l’eau chaude; en été.mettez-la au frais dans la cave ou sous le robinet.Les variantes de la mayonnaise sont nombreuses: vous pouvez en faire une sauce verte en y mélangeant des herbes, (cresson, ciboule, cerfeuil, etc,); hachez finement ces herbes dans la machine à hacher et mélangez-les doucement à lâ sauce.Vous pouvez également obtenir une coloration verte en mélangeant à la sauce de l’eau de cuisson des épinards que vous aurez fait réduire sur le feu et soigneusement écumée.Vous aurez encore une très jolie sauce colorée et parfumée en mettant dans la mayonnaise une cuillerée de purée de tomates concentrée Quelle huile employer?Pour la réussite de ces sauces, le goût de l'huile a beaucoup d’importance.Si vous voulez surtout sentir le parfum de tous les assaisonnements que vous y incorporerez, prenez une huile d’arachide peu parfumée.Si, an contraire, vous comptez sur la saveur de l’huile pour corser vos arômes, prenez selon voire goût une huile de noix très fraîche (elle rancit assez vite) ou une huile d'olive à la saveur très fruitée.Morf de Mlle Marie Tremblay DISPAMITION DTNE 1NSTITU-THIGE DE .’U ANNEES D’ENSEIGNEMENT Mlle Marie Tremblay, institutrice, est décédée hier matin à la résidence de son père, 1270, rue Ber-n, à l’àge de (il ans et 10 mois, après plusieurs mois de maladie.Mlle Tremblay a enseigné pendant, 31 ans, dont 3 années à Chi-coulimi, où elle habitait alors, et 28 années sons la Commission dos Ecoles catholiques de Montréal.A Montréal, Mlle Tremblav a enseigné successivement à l’Académie Saint-François d’Assise.à l’école Ganieau, à l’école Gédéon-Ouimet, à l’Académie Marchand, et à l’A-cadémie Sainte-Catherine, jusqu’à sa mort.Mlle Tremblay a remporté à plusieurs reprises des primes pour des succès signalés qu’elle a obtenus dans l’enseignement.Lui survivent: son père, M.Sym-phorien Tremblav; sa soeur, Mlle Amélia Tremblav; ses frères.M.Bernard Tremblay, de New-York, et MM.Hubert et Wenceslas Treni-blav, tous deux de Montréal; ses belles-soeurs: Mmes fldérir Tremblay, François-P.Tremblav et Jo- : i Feuilleton du “Devoir” La Légende du Donjon par Pierre GOURDON à » » v >ir> »> > > > >'W» >>>»•» > > » » > » > > >> >>>>wv>» ’ 25.(Suite) Quand, après une soirée qu'on prolongea fort tard, l'heure fut venue enfin d'aller se mettre au lit, loute la jeunesse voulut accompagner Mlle de Distré jusqu'à l’appartement qu’elle avait choisi pour y passer la nuit.Ce fut une conduite triomphale.Au premier rang marchaient, portant des lampes électriques, Gérard cl Marc, qui s'amusaient follement.Venait ensuite l’héroïne de la fête, qu'escortaient ses amies, les ’’petites Vertadier".Les deux lieutenants fermaient la marche.Lorsqu’on eut atteint le donjon.Martin introduisit dans la serrure le panneton ouvragé de la grosse clé fouillée qu'elle n'avait point oublié d'apporter.Après une résistance de quelques instants, le pêne sortit de la gâche el la porte tourna sur ses gonds.“Bonsoir.Nous allons monter jusqu'à vo Ire chambre”, dit bravement Lulu.Mimi ne voulut point paraître moins courageuse que sa soeur."Oui.montons", dit-elle à son lour.Mais elle se retourna vers les jeunes gens pour leur fane celle re commandai ion prudente: “Que ces messieurs restent ici à nous attendre.Je n'aimerais pas à revenir seule avec Lulu jusqu'au château".Cette pusillanimité formait un si amusant contraste avec la bravoure de Martine que tout le monde éclata de rire.“Poltronne! cria Gérard.Ce n’est pas toi qui ferais comme Mlle de Distré", ajouta Marc.Et tous deux : "Non, nous ne vous attendrons pas”.Heureusement, Jean de Mornne élnit là.“Nous vous attendrons, au contraire", promit-il à la jeune fille, El il offrit des cigarettes aux deux collégiens qui, ravis, cessèrent de taquiner leur soeur.Quelques minutes plus tard, les "petites Vertadier" réapparaissaient sur le seuil de la vieille porte.“C’est Irislc! déclara Mimi frissonnante.Pas très gai j'en conviens, avoua Lulu.Quoi?demanda Gérard qui.bien qu'il eût, tout a l’heure, traité En bois, en carton, en métal, toutes; les vieilles boites, quelle que soit leur forme, peuvent devenir de charmantes choses el même de jolis bibelots à offrir.Bottes en bots.O sonl, évidemment.les plus utilisables; solides.elles se prêlenl le mieux à toutes transformations.Petites.Elles donneront des bonbonnières, des boites à timbres, à épingles à aiguilles, à punaises, à plumes, etc.Décoration.On peut se contenter d’élendre une couche de laque unie partout; on peut tracer des dessins géométriques à l’aide d’une règle et d’un compas, et les couvrir de teintes diverses dans le genre moderne; on peut reproduire un dessin quelconque sur un fond uni; on peul les orner de fleurs; enfin, on peut imiter la laque chinoise.Tl est facile rie choisir, car le champ est vaste pour les novices comme pour les expérimentés.Il existe de nombreux procédés de décoration pour le bois et l’on trouve toutes les fournitures, avec toutes les indications, chez les marchands de couleurs pour artistes, Moyennes boites.Dp celles-là on peut obtenir de véritables objets dignes d’être offerts: coffres de parfumerie, de mercerie, de jeux de cartes, boites à bijoux, boîtes vide-poches.boites avec crayons ou couleurs.etc.Ces boites peuvent être décorées comme les précédentes ou, suivant leur usage, doublées à l’intérieur d’étoffe (soie ou velours).Avant de coller l'étoffe, interposer entre elle et le bois une feuille ou deux d’ouale.Ce genre convient surtout: aux coffrets de parfumerie, les flacons ajoutés reposent ainsi sur un coussin; aux boîtes à bijoux, ceux-ci ne risquant pas le contact trop dur du bois, et même aux coffres de mercerie et aux vide-pochjs.Grandes boites.Drôlement décalées et remplies de petits jouets achetés dans la rue ou dans les bazars, elles feront la joie des enfants à peu de rirais.Et, dans les appartements sans placard et très peLits, où l’ingéniosité des maîtresses de maison doit suppléer à tant de choses les brosses, les produits de nettoyage, et mille autres bibelots à dissimuler, trouveront leur place dans des caissettes bit i peintes que l’on pourra poser en évidence sans crainte Si l’on utilise des boites ma] ra-bolées, on peut essayer de les frotter avec du papier de verre un peu gros et, si te résultat est nul ou insuffisant.coller du papier un peu fort que l'on peindra en procédant par taches de toutes couleurs (coller avec de ta colle de pâle).Boites en carton.—Elles peuvent être peintes ou recouvertes de cretonne et devenir des boîtes à gants, à mouchoirs, à rubans, à fleurs, si leur dimension le permet.Assez grandes, elles enfermeront des dentelles.des morceaux de soie, des laines à tricoter, des petits ouvrages.Petites on moyennes, avec le vernisou la peinture, elles feront à peu près le même usage que des boîtes en bois.Des cartons éi chaussures bien décorés ou garnis pourront faire des heureuses s'ils contiennent, soit des petits meubles de poupée, soit un ménage, soit des ustensiles de cuisine, tout cela acheté dans les bazars et très bon marché; une petite poupée au milieu de son trousseau coûterait encore moins cher el ravirait encore plus.Enfin, deux cartons à chapeaux pas trop larges peuvent devenir une charmante corbeille à papiers.Il suffit de découper les deux fonds tn laissant un rebord assez large pour les coller à la colle forte l’un sur l’autre; on obtient un tube ouvert.Memettre un dc$ couvercles et le coller, il devient le fond; la corbeille csl faite, il reste â la décorer.Elle durcira sous le vernis ou la peinture; pour cette raison, j’engage.même sj on la garnit de cretonne.à passer au préalable une I couche de vernis incolore.La don- | bhire intérieure peut être cousue comme une coiffe dans un chapeau.| Boites en métal.Mien ne! toyèes et peintes, elles donneront sa soeur de poltronne, était, au fond, moins rassuré qu'il ne voulait le paraître.Oui.qu’y a-t-il de triste?demanda Marc, encore plus effrayé que son frère.Celte chambre, répondit Mimi.cette grande chambre voûtée, avec ce lit d'un autre âge qui a l'air d’un catafalque, avec ce froid dallage, avec ccs murs dénudés, avec cette bougie dont la flamme vacillante éclaire à peine Ah! s’il nie fallait passer la nuit là-dedans! .Et Mlle Martine n’a pas peur?Pas du lout." Mornar essaya de rassurer Muni tremblante.“Voyons, qu'csl-ce que vous voulez qu'il lui arrive?Je ne sais pas.moi, mais je dis que cette chambre est lugubre.L'impression produite sur les deux soeurs par la chambre où venait de s'enfermer Martine influa sur 1rs deux collégiens e1 même un peu sur Jean de Mornac et Hubert de Limeray.Tous revinrent un peu moins gaiement Lorsqu’ils furent arrivés au châ- ties bonbonnières des boites à thé.à gâteaux, à biscuits, à tjpanes, ou deviendront des boites a épices pour la cuisine, même des sucriers pour la salle, si la décoration est artisUque.Boites en faience ou porcelaine.— Même celles-là peuvent être transformées: le vernis couvre si bien «pie, d'une décoration un peu I démodée ou rococo, la boîte peut passer à une ornementation des I plus modernes.A propos de l'ail L’ai* a été connu de toute antiquité Il avait chez les Egyptiens une grande réputation thérapeutique et il fut, par exemple, large ment distribué', en raison de ses propriétés toniques, aux travailleurs qui édifièrent la grande Pyramide (li1 Ghéops Hérodote raconte, en effet, que sur cette pyramide on a j gravé “en caractères égyptiens combien on a dépensé pour les ouvriers ! en raifort, en oignons et en aulx".El il précise que cette dépense, selon celui qui lui traduisit l’inscription, s’éleva à seize cents talents d’argent.L’ail était aussi honneur en Grèce, et il faisait partie, à Morne, de la nourriture ordinaire des soldats.Le poète H Ci race, cependant, le trouvait "détestable", et il l’a dit dans une pièce de vers adressée à Mécène.('.liez nous, on sait qu’il répugne à beaucoup, sauf dans le Midi où on l’emploie largement dans les mets.Les médecins du XVle ou XVlle siècle, qui trouvèrent des vertus à toutes 1rs plantes ou presque, s’en servaient contre la fièvre et aussi contre les cors aux pieds.Puis vint le discrédit, d'où l’ail est de nouveau sorti depuis quelques années.On lui reconnaît en général, de nos jours, les titres d'hypotenseur.d’antiseptique pulmonaire et de toni-cardiaque.Dans les campagnes, il passe toujours pour un excellent vermifuge.Disons, puor terminer, aux personnes qui.aimant le goût de Tail, se privent d'en manger à cause de l’odeur désagréable qu’il communique à Thaleine.qu’il suffit, pour faire disparaître cette odeur, de manger de la betterave rouge cuite sous la cendre, ou des fèves crues, ou du persil.Les études missionnaires La semaine du 6 au 9 octobre à l'Université d’Ottawa L’Université d’Ottawa, dirigée par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, créait il y a quelques années une chaire de Missiono-logie ou d’études scientifiques sur les missions et en nommait titulaire le M.P.Léo Deschatelets.La chaire fut inaugurée en septembre 1931, en présence d’un distingué public universitaire, par le M.P.Albert Perbal, Oblat de Marie Immaculée, actuellement professeur de Missionologie à l'Institut Missionnaire Pontifical de la Propagande.à Rome, membre du Conseil supérieur de l’Oeuvre de S.Pierre Apôtre et président de la Conférence romaine des missions catholiques africaines.C’est de cette année 1931 que date l’institution d'une semaine de conférences missionnaires annuelles à Ottawa.Cette année, l'Université couronnera en quelque sorte ses activités dans Tordre de la propagande intellectuelle en faveur des missions.Avec les bénédictions de S.Ein.le Cardinal Futnnsoni-Biondi, Préfet de la S.C.de la Propagande, avec l’approbation de S.Ern.le Cardinal Villeneuve, O.M.L.archevêque de Québec, avec l'autorisation de S.Exe.Mgr Forbes, archevêque d'Ottawa et chancelier de TL'niversité, celle-ci a décidé d'ajouter à ses nombreuses initiatives une Semaine de Missionologie ou d'Kludes Missionnaires.Et maintenant, grâce au patronage de TUnion Missionnaire du Clergé, dont S.Em.le Cardinal-Archevêque de Québec esl le président, grâce aussi au bienveillant concours des divers instituts missionnaires canadiens, l'Université peut annoncer que la première Semaine d'études missionnaires au Canada se tiendra dans sa salle académique du (i au 9 octobre prochain.Un comité temporaire de la Semaine a été formé et, lors d’une récente réunion, fut arrêtée d’un commun accord l’organisation générale de la Semaine, avec un plan bien déterminé de conférences et rapports, dont nous donnerons bientôt la liste.(Test aussi à cette réunion qu'ont été faites les nominations suivantes: le M.P.Léo Deschatelets, O.M.L.président de la Semaine, M Tabbé Mené Martin, directeur diocésain de TUnion Missionnaire, vice-president.le M.P.André Guay, O.M.L, secrétaire.Les adhésions sont déjà très nombreuses.La .Semaine intéresse au plus liant point les directeurs Depuis 4 ans, pas une douleur rhumatismale Un homme de 70 an* loue Kruschen Un homme qui avail souffert sérieusement de rhumatisme nous écrit la lettre suivante: “Pendant longtemps, j’ai souffert de rhumatisme et une fois, je dus même garder le Hl durant neuf semaines.11 y a environ 5 ans, ouel-qu’un me conseilla le Kruscnen.J'en fis Tessai el ai continué depuis à l’employer.Kruschen m’a rétabli, car je n’ai pas éprouvé une seule douleur rhumatismale depuis 4 ans.J’approche les 70 ans et me porte à merveille; je puis même •aire ma journée de travail, grâce aux bienfaisants effets de Krus-chen”.A.S.Kruschen dissout les cristaux tranchants de J’acide urique qui sont lu cause de tous les troubles rhumatismaux.Il favorise aussi l’expulsion hors du système de ces cristaux après leur dissolution.Si vous avez ensuite soin de continuer "la petite dose quotidienne”, vous êtes effectivement protégé contre tout excès d’acide urique.des Oeuvres Pontificales en faveur des Missions, les instituts missionnaires, les membres du clergé et tous ceux et celles qui.de près ou de loin, s’intéressent aux études scientifiques sur les missions et à l’évolution du mouvement missionnaire en notre pays.Cercle Plessis A la dernière réunion du "Cercle Plessis de l’A.CJ.C.”, tenue le 27 juin dernier, un nouveau comité de direction fut choisi, constitué comme suit: Aumônier, M.Tabbé Placide Valois; Président, M.Alfred Moy; Vice-président, M.Laurent Gauthier; Secrétaire, M.Fernand Boucher, Trésorier, M.Paul Boulanger; Bibliothécaire, M.Jean-Marie Collette; Conseiller.M, Roger Dupont.C’est aujourd’hui que ce comité entrera officiellement en fonction.Le nouveau président M.Alfred Roy présentera à cette occasion une causerie intitulée: “Jeunes gens, êtes-vous prêts ?” Cette soirée ouvrira la trentième année d’activité de ce groupe et ses dirigeants entendent en faire une des plus fructueuses de son existence.Heure Sainte Jeudi soir, de 8 à 9 lires, au Monastère de Marie Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest.Outremont, Heure Sainte pour tous les membres de l’Heure Sainte.Zélateurs, Zélatrices et anciens membres sont invités à prendre part, la veille du 1er Vendredi de chaque mois, à ce (lieux exercice.Le centenaire de St-)érôme L'article que nous avons publié hier sur le centenaire de St-Jérôme et intitulé: “Les cent ans de .St-Jérôme" eût dû être signé Lucien Desbiens.Lu signature a été omise par distraction.Dernier concert populaire Le Comité des concerts populaires de la Société Saint-Jean-Baptiste, dont M.C.-Hermélien Moineau est le président effectif, donnera ce soir son dernier concert populaire au kiosque du parc LaFontaine.Ces veillées de la bonne chanson française ont groupé des auditoires nombreux et enthousiastes; aussi nombreux et aussi enthousiastes que ceux des années passées.Ce festival plaira à la multitude par la qualité des artistes et par la variété de leurs chants.Le Comité a fait installer des hauts-parleurs; tout le monde entend et tout le monde chante.Les membres du Comité distribueront gratuitement à la foule Tune de nos chansons populaires.Allons au parc LaFontaine ce soir.Ce festival de la chanson couronnera brillamment la série des concerts de 1934.Quête publique le 22 Le 22 septembre prochain Ton quêtera dans les rues de notre ville.au profit du foyer Notre-Dame de la Garde.Le travail (l'organisation va bon train et tout laisse espérer un bon succès.Les dames ou les jeunes filles qui désirent collaborer à celle oeuvre en organisant un groupe de quêteuses, sont priées de communiquer avec l’organisateur à 93(ï La-gauchetlère ouest, téléphone: HAr-bour 4845.(eau, avant d'y entrer ils se retournèrent.Ils regardèrent, non sans quelque émoi, le donjon qui se profilait, sombre et sévère, dans la nuit.A Tune des fenêtres, une lueur loute petite, à peine perceptible, filtrait à travers les carreaux en losange.sertis de plomb, que coupait, d’un Irait dur, un lourd meneau de pierre.Cette lueur seule révélait, dans la tour solitaire, la présence de Martine.IX COMME SON AÏEULE Le lendemain matin bien qu’ils se fussent courbés tard, la plupart des hôtes du château de Mont-Gi-fOUd furent levés de bonne heure.Le colonel, ayant hâle de savoir si l’ouvrier que Ton était allé quérir avait pu réparer sa voiture el la re-meltrc en marche fut le premier debout Hubert de Limeray suivit de très près cet exemple II n'n-\ail pas très bien dormi.Distrait, durant tout l'après-midi et toute la soirée de la vrille, par la gaieté ambiante.il riait parvenu à dominer la pénible impression que lui avait causée le refus de Martine.Celle impression s’était faite plus vive, parlant plus douloureuse, au cours de cette nuit qui n'avait guère été qu'une longue insomnie.Mécontent de lui-même, Hubert s'était adressé de sévères reproches.Tout d'abord, il s'élail reproché de n’avoir pas su plaire à celte jeune fille avec qui la bienveillance de Mme de Distré lui avait ménagé un contact presque journalier.Quelle maladresse et quelle erreur' “Voilà, songeait-il, où m'ont conduit mes hésitations stupides.Au lieu de me demander si Martine était la femme «pii me convenait, j’aurais dû travailler à la conquérir, I, était insensé de passeï tant de temps à cette soi-disant étude de son caractère, de ses idées et de scs goûts, pour cri arriver à m’entencTre dire qu’elle ne veut pas de moi.” Après s’être ressassé ce reproche, il s'en adressait un autre.D revivait la courte scène qui s’élail passée entre Martine et lui tandis que non loin d'eux, dans les autres allées du pare, s'échangeaient les ioyeux propos et fusaient les Pires., Occasions du jeudi chez EATON pour hommes et garçons Economisez M, et pins sur ces populaires sous-vêteraentt Jeudi Combinaisons Hatchway en balbriggan Certaines de première qualité.D'autres “Seconds" des séries Hatchway a X.50 et 2.00 Groupe No 1 Modèle athlétique, première qualité.Ord.1.50.Bal-brtsgan h 2 brin» Nuance crème Taille» 34 à 46 dans le lot.Groupe No 2.Modèle à manches courte».Jambe» longues.La plupart ''l¦par^attes" de» série» à 150 et 2.00.Nuance crème.Brin f Impie et double Tailles 34 à 44 dans le lot.Jeudi.4 chacune I •UU Au rez-de-ehaussée — rue Sainte-Catherine.Combinaisons en Naincheck 5 prix de solde pour garçon» Naincheck de coton, en deux modèles; boutonnant, par Forsyth, ou eans bouton» en 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appolntement 1448 Ouest, rue SHERBROOKE Près rue Guy.Tél,: PL.6T1T Restauration monarchique en Autriche?Home, 5.(S.1*.A.) En certains milieux qui semblent bien informés, on s'attend à une restauration de la monarchie en Autri-chc, comme conséquence des fian çaillcs semi-officielles de l'archiduc Othon, p rétend an! au trône des Habsboug, avec la princesse Maria (l’Italie.La princesse Maria est âgée de 19 ans; elle csl la plus jeune fille du roi Victor-Emmanuel et de la reine d’Italie; les autres filles de Leurs Majestés sont mariées.Ta nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre que les souverains d'Italie ont visité hier i'ex-reine Zita d'Autriche et qu’ils ont arrêté définitivement Je projet d’union de leurs deux familles.25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE.N se revoyai! entraîné par un -bd (dan â prononcer des paro décisives que.si longtemps, il n vail pas su dire.U entendait M ;,P ,)lslrt' lr"'' ^Pondre par un f'is 1res net, mais non sans trouh C " ' accusait, a présent, d’av ele.dans cette circonstance, r, ctiienient craintif et maladroit.Gomment, se gourinandait comment n’ai-je pas eu la préser .Un poste de police au Labrador i St-Jean, Terre-Neuve, 5.La J Commission du gouvernement de Terre-Neuve a décidé d’établir un | poste de police à Hopedale, (tart-| wright.C'est là un premier pas j dans le but d’établir au Labrador un système administratif.L’office Il en tue cinq Fulton, Illinois.5.Un homme que la police a identifié comme étant Fred Blink, 45 ans, de Fulton, a tué cinq personnes et en a blessé une autre à l’aide d’un revolver automatique.Deux autres personnes sont disparues el l’on i croit qu'elles auraient été tuées par i le même individu.A l’amende I Saint-Hyacinthe, 5.(D.N.C.) L'Empire Clothing Co., de celte1 ville, propriété des frères Leibo-vitch et autres, de cette ville, autrefois de Montréal, a été condamnée à $100 d’amende el aux frais,! par le magistrat de district Emile ! Marin, pour n'avoir pas tenu un registre des salaires payés aux ouvrières, ainsi qu’il esl requis par la Commission des salaires minimums de la province de Québec.La plainte contre VEmpire Clothing fut inscrite il y a environ un mois."Hot dog’’ ou "saucisse de Francfort"?Paris, France.5.(S.P.C.) — Depuis quelques jours la mode de manger des “Hot Dogs” à la manière américaine règne dans les hôtels les plus réputés et sur les boulevards.Jusqu'ici les Parisiens s’étaient contentés de manger des "Saucisses de Francfort”, qu'on semble vouloir délaisser pour le* "Hot Dogs”.Remaniement- du cabinet- MacDonald?Londres, 5.(Agence Havas).Des rumeurs veulent (pie M.Ramsay MacDonald, premier ministre de Grande-Bretagne, remanie son cabinet dès son retour de vacances au Canada.Le journal Morning Post annonce que sir John Simon, secrétaire (les Affaires étrangères, accepterait un nouveau poste et serait n u- I nrd Hailshani, minis-tre de la guerre.e u< i mere nomination facili- lerait, croit-on, .une politique de coopération élroite avec la France L A Les coups de circuit Association Américain* MAJEURES Hier.Troeky.Indiens; Avertll.Indien»; Moore.Glams.Cucclnello.Dodgers, un rhaeun Le» meneurs; Oehrlg Yankees.42.Foxx, Athlétique».40 OU.Oltnts 32; Collins, Cardinal» 31: Berger.Braves.31 Total: Américaine, «08.Nationale 590 Grand total: 1.19«.LIGUE INTERNATIONALE Hier Slngton, Albany.1; Atwood, Baltimore.1 Le» meneurs: Abernathy.Baltimore .12; Sarten.Newark 32.Carnegie Buffalo 30; Slngton, Albany 28: Wtnaett.Rochester 21 toodmao *' ¦ Rowell, Albany, 1* Kan»».» City 000110001— 3 14 2 Saint Paul 03110021 x— 8 15 1 Hockette et Crandall; Fette et Fenner.Milwaukee 000100002— 3 9 2 Minneapolis 11102003X— 8 11 0 Preaenell et Buses.Chaplin et Young Toledo 000000101— 2 6 4 Indianapolis 02l25003x—13 16 1 Nekola, Kerxey et Desautel»; Chamberlain et Sprlnz., Columbus 000100012 - 4 9 0 Louisville 000110000- 2 5 3 Helse, Croee.Heuaeer et O'Day; Tlalng it Thompson Oakland 000001000— 1 10 1 San Francisco 10021000x— 4 12 0 Conland et Raimond! rtlK«on *t Wood*!).Séance de boxe le 12 septembre Le pomoteur Rncicnt est passé à : nos bureaux ce matin pour nous annoncer qu’il a praliquement complété son programme pour mercredi prochain, à l’Arena Mont-Royal, et il se dit assuré de donner pleine et entière satisfaction aux fervenls de la boxe qui assisteront à la séance du 12 courant, qui marquera la reprise de ses activités.A sa rentrée dans le domaine actif mercredi, le 12 prochain, Ra-cicot a cru que les.amateurs montré ^is ne verraient pas de mauvais | oeu la présence du plus intéressant i | champion canadien de l’heure; | Tommy Bland.Jules croit que eha- | rite bien ordonnée commence chez \ soi-même et que le proverbe vaut à la boxe comme dans d’autres spheres.Comme attrait secondaire —c'est presque le principal Raeicot amènera Eugène Huât, le populaire parigot.contre un Franco-Américain qui promet, selon le promoteur.Huât, l’un des plus intéressants bajitams jamais passés à Montréal, s’entraîne à Yal Morin depuis son combat avec Escobar, et promet un knockout à ses admirateurs.Aux ouvriers qui travaillent de leurs mains ~ Aux agriculteurs qui labourent nos terres- 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE ET LE RIIT SFR A îT s si Swj \ 2234* ft à la BLACK tlOPSt -ta biëre des travailleurs ’ Au [pAVAii gn général - Salut > - 5alut! Dites simplement BLACK HORSE Montréal, mzrcrcdi LE DEVOIR 5 septembre 1934 Les transformations du droit des successions et donations, en France, depuis le code civil Rapport présenté au congrès du droit civil français, par M.René Demogue, professeur à la Faculté de droit de Paris Voici un résumé du rapport présenté samedi matin par M.René Demogue, professeur à la Faculté de droit de Paris, sur les transformations du droit des successions et donations en France, depuis le code civil.Avant d’aborder son sujet, M.Demogue a rappelé la mémoire de M.Louis-Philippe Brodeur, ancien juge de la Cour suprême du Canada et ancien lieutenant-gouverneur de la province; il ne l’a jamais rencontré mais il a été en relation avec lui par correspondance et c'est à la suite de cette correspondance qu’il a eu l’occasion de s’occuper du droit civil de la province de Québec.En même temps qu'à M.Brodeur, a-t-il dit, je rends hommage à tous ceux qui, dans cette province de Québec, ont contribué à défendre ce que vous avez de plus cher, c’est-à-dire votre religion.votre langue el votre droit.M.Capitant vous a parlé hier de la famille; je vous en parlerai à un point de vue différent.La famille ne doit pas être observée uniquement au point de vue des rapports personnels, mais aussi de sa stabilité patrimoniale, du régime des successions.Et la donation a aussi une grande importance sous ce rapport, car si la donation est théoriquement un contrat comme les autres avec quelques règles particulières, en pratique elle est un des aspects importants du droit de la famille.Car ce contrat assure souvent le développement de la famille, lorsque les donations yont à de futurs héritiers et leur permettent de s’établir; et si les donations vont à des étrangers, elles intéressent la famille parce qu’elles la prive de biens sur lesquels elle comptait.L’industrialisme Le droit des successions a subi des transformations peu nombreuses depuis l’établissement du code civil.Il y a eu beaucoup de modifications de détail, mais qui se concentrent autour d’une idée générale: l’individualisme, qui s’ed développé beaucoup en France.C’est là le point de départ des réformes.Mais en partant de l'individualisme on est arrivé à des résultats de caractère social, de même que dans le domaine industriel et politique, pour favoriser la liber-lé on a été amené à créer des organismes qui vont contre l’individualisme.Ces transformations se sont produites surtout par des modifications du code, et aussi par la jurisprudence.En matière de succession la jurisprudence ne joue pas beaucoup car, comme il s’agit d’affaires de famille, on hésite à soumettre les questions contestées aux tribunaux et on s’en remet ju notaire de la famille.L’ancien droit pratiquait la substitution, etc., mais le code Napoléon, individualiste, a considéré ou’on devait principalement s’occuper des affections probables du défunt.On a dit: la loi c’est le testament de ceux qui ont oublié d’en faire un.Ce caractère s’est accentué dans les réformes apportées depuis un siècle et qui ont porté sur trois points principaux; droit du conjoint survivant, droit des enfants naturels, degré successoral permettant la revendication des buccessions.Le conjoint' survivant Le conjoint survivant était traité d’une façon assez dure par le code, par suite d’un simple oubli, ou même d’une erreur de rédaction.Toutefois cette erreur a subsisté pendant près d'un siècle.Si l’on .e palpe au point de vue des affections présumées du défunt ou de ses devoirs de famille, le conjoint survivant parait mériter une place particulière.Il n’est pas du même sang, de la même famille que le de cuius, c’est un allié, mais un allié qui a une qualité particulière, le compagnon de toutes les joies et les misères de la vie.En se plaçant au point de vue des devoirs on a à considérer que le droit du conjoint sur la succession était la suite des obligations alimentaires qui subsistaient pendant le mariage.En 1866, on a apporté au code une modification bien timide, quant au droit du conjoint survivant sur la propriété littéraire et artistique du défunt, el ce n’est qu’en 1891 qu’on a apporté à ce problème une solution générale.Celte loi n’a précédé que de quelques années les modifications que vous avez faites à votre code.Nos deux législations ont en quelque sorte marché de pair dans lamélioration de la situation du conjoint survivant.Dans Québec, vous avez admis que le conjoint survivant a droit de propriété tantôt d’un tiers, tantôt d'une demie de la succession.En France, nous avons été d’un certain point de vue plus traditionnalistes.Pour ne pas changer le code qui attribue le patrimoine à la famille par le sang, et d’un autre côté améliorer la situation du conjoint, nous avons donné à celui-ci un droit d’usufruit.Mais cette divergence tend à s’atténuer car en 1930 nous avons donné le droit de propriété dans certains cas.Dans les deux codes on a tenu compte du degré de parenté, des autres héritiers d’une part, et du conjoint.Un autre trait commun, c’est l’idée de ne donner au conjoint ni trop, ni trop peu.L’application de la même idée n’a pas été la même dans les deux cas, mais elle est voisine.Le droit des enfants naturels Un autre point fort important au moins en théorie, c’est le droit des enfants naturels.Vous avez conservé la règle de notre ancien droit que: bâtard ne succède pas.Notre code avait admis une solution plus mesurée.Il avait reconnu des droits successoraux aux enfants naturels, mais beaucoup plus réduits qu’aux enfants légitimes.Il avait reconnu que l’enfant naturel est dans la société une victime, qu’il a le malheur d’être élevé par un seul de ses auteurs, généralement la mère, e' les pères de famille savent qu’on n’est pas trop de deux pour élever un enfant.Mais il a donné aux enfants naturels des droits moindres qu’aux enfants légitimes.On a augmenté la part des enfants naturels sans cependant établir une institution qui aurait pour résultat de saper la famille légitime.Sa part successorale se trouve réduite tantôt de la moitié, tantôt du quart de ce qu’elle serait s’il était enfant légitime.Dans un seul cas, celui assez rare où le défunt ne laisserait à part l’enfant naturel que des collatéraux, cet enfant succède en première ligne lorsqu’il s’agit d’un enfant naturel simple.Mais les enfants nés d’un commerce adultérin ou d’un commerce incestueux ne peuvent réclamer que des aliments, ils n’ont aucune part à la succession.Sous ce rapport notre ancien droit se trouve maintenu dans les deux codes.Mais comme dans le cas du conjoint, le code ne permet pas que l’enfant naturel reçoive trop.Il ne permet pas que par donations entre vifs de caractère irrévocable un enfant naùtrel reçoive plus que ce qu'il aurait reçu sans cela.Certains biens pourraient être donnes à des étrangers, mais pas à un enfant nature! de manière qu’il recueille plus que sa part.Mais ces modifications sont moins importantes qu'elle le paraissent à première vue, d’abord parce qu’il y a un grand nombre d’enfants naturels qui ne sont pas reconnus et d’autre part que le nombre des enfants naturels est surtout considérable dans des classes sociales peu fortunées.Le degré de succession Question du degré de succession.Dans l’ancien droit, la succession reposait sur la question de la famille par le sang et cela excluait le conjoint; il n’y avait pas de raison pour qu'un parent, si éloigné fût-il, ne recueillit pas la succession; l’ancien droit disait: Parent au millième degré exclut la déshérence.Mais le code Napoléon, partant de l’affection probable, avait limité le droit de succession au douzième degré, comme vous l’avez fait vous-mêmes.Et pendant plus d’un siècle nous sommes restés avec ce régime qui est encore le vôtre.Mais avec le développement de l'industrie, les gens se sont détachés de la terre en grand nombre et sont pris dans la masse mouvante qui vit de l'industrie.Les membres de la famille se perdent de vue, lrs parents mêmes à un degré assez proche ne se voient plus, Cela est si vrai que le régime des successions avait développé une industrie nnouvelle: la révélation des successions.Dos gens faisaient des recherches et venaient dire aux parents d’un homme qui avait laissé de la fortune: vous avez des droits à une fortune que je vous révélerai moyennant rémunération.En 1917, le degré de succession a etc réduit au sixième.Mais le droit ancien n’a pas complètement disparu.car le code dédore que les parents, même au douzième degré, peuvent encore réclamer la succession d’un défunt qui aurait été incapable de faire un testament.Cette incapacité doit-elle être entendue d'une certaine période de temps ou de toute la vie, c’est une question d’application qui relève de la ùi- risprudence, mais vous voyez qu’on a quand même été modéré dans cette réforme.Cette loi a été votée au moment d’un budget et on pourrait penser qu’elle a eu un but budgétaire, mais il n’en est rien, car a’est le conjoint bien plus que l’état qui se trouve à bénéficier de cette modification.Si le droit des successions a quelque chose à craindre de l'Etat, c’est plutôt en matière d’impôts sur les successions.On voit le changement survenu dans la conception même de la famille.Autrefois, la famille, c’était ceux qui étaient du même sang, tandis qu’aujourd’hui ]a famille tend à se restreindre parce qu’avec l’industrie il y a tendance à ne plus considérer que les parents proches.Mais si, d’une part, la famille se restreint, d’autre part, elle s’étend parce qu’on y fait entrer le premier des alliés, un allié à titre exceptionnel: le conjoint survivant.Les donations M.Demogue parle ensuite des I donations, de l’institution de la réserve, etc.Sous ce rapport, le droit s’est modifié plutôt par la jurisprudence.Le conférencier cite •plusieurs cas où le code français et celui de notre province diffèrent considérablement, mais où la jurisprudence a rapproché nos deux droits.Ainsi, le cas de la substitution.Le code Napoléon ne reconnaît pas la substitution, mais la jurisprudence l'a admise sans la nommer, en la considérant comme un contrat conditionnel, et ainsi nos deux droits se rejoignent jusqu’à un certain point en pratique par des chemins différents.La jurisprudence française a amené la reconnaissance de l’inaliénalibité et de l’insaisissabilité.La jurisprudence a fait oeuvre libérale et donné plus de latitude dans les donations et en matière de testament.Le code Napoléon était muet au sujet des fondations.Sous l’influence des philosophes du XVIlIe siècle les fondations ont eu une mauvaise presse.La révolution les a fait disparaître.Si on s’en tient au texte du code les fondations sont inconnues en France, mais la fondation découle d’un désir fondamental de l’homme de créer des oeuvres qui durent, de donner certaine stabilité à des institutions.Et les fondations ont été reconnues en fait par une sorte de complicité des tribunaux et des gouvernements.et elles ont été rétablies dans le droit français.Le droit vivant Ne comparons pas trop les textes du droit, mais plutôt le droit vivant.Nos deux droits doivent se développer de façon indépendante.Mais ce sont les mêmes idées qui nous inspirent et nos deux droits, si nous considérons non seulement les textes mais le droit vivant, nTapparnissent comme deux frères qui ont été élevés de la même façon et conservent les mêmes idées, adoptent automatiquement les mêmes façons de voir et de juger.Les délégués a Niagara ILS QUITTENT l.E CANADA.Toronto, 5 (S.P.C.).—Les membres de la Mission nationale française, les délégués de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis aux fêtes canadiennes de Cartier, mettent aujourd’hui le pied sur le sol américain et disent adieu au Canada.Ils sont en route vers le Fort Niagara où les attendent de nouvelles cérémonies.Les fêtes de cet endroit marqueront la restauration du Fort Niagara et la signature du traité Rush-Bagot, qui a mis fin à de longues escarmouches entre soldats français, américains et anglais.Le ministre Bobbins et l'amiral Cluverius, représentant les Etats-Unis, ont devancé les délégués français vers Niagara.Les dispositions sont prises pour que les visiteurs puissent voir les célèbres chutes le jour et la nuit.Les délégués pendront part en plus à la célébration du centenaire de la fondation de Niagara.Us se mettront en route ensuite pour New-York où bon nombre d'entre eux s’embarqueront sur VHc-de-Frcince, vendredi matin.A la mémoire d’Honoré Mercier Québec, 5.(S.P.C.) Un groupe d'admirateurs d’Honoré Mercier veulent se rendre en pèlerinage sur sa tombe, le 4 novembre prochain, au cimetière de la Côte-des-Neiges, à Montréal.On déposera des fleurs et quelques orateurs rappelleront l’oeuvre el les mérites de ce grand Canadien.Une assemblée convoquée, hier soir, a étudié le projet et a été ajournée à mardi prochain.M.Hector Laferté a rappelé que le souvenir de Mercier est demeuré très vivave et ques les inimitiés d’autrefois ont fait place à la reconnaissance et à l’admiration.L*U.C.C.à Valleyfield M.Allan Bray mécontent A Lachine ^MAGASINS Rshion-praft Jechoààeuï, limitée 'ttotim Mmïïe/famJt celfbï/’l y&mettZc # 7a^htm€tq/t # dfJ/î/ïUca/iûn rajuic&cunâ-fïatiÇiuSs L’assemblée publique des propriétaires de Lachine, qui^ devait avoir lieu ce soir à l'hôtel de ville de cette municipalité, pour discuter une dépense de $20,600 pour différents travaux, a été remise à plus lard.____ Inscription des chômeurs L’enregistrement des chômeurs par cartes d’identité commencera ce soir, de 7 à 11 heures, au bureau de la Commission.2161 est.rue Mont-Royal.Afin d’éviter Vcncom-| ment, M.J.Gauvreau.directeur du service, n décidé de.procéder à l’enregistrement par quartier, ^ _ Si vous voyagcx.idre*«*".-voui ju SERVICE i/ES VOl A-CES, LE 'DIVOIR”.Billes Imi» po r tout les p*y« »u t«rif It* eompjpnle* de pioucboM, chemint de fer, uitobm, [ lussi hôtel», iMurenee» b«
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