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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 4 janvier 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-01-04, Collections de BAnQ.

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VOL U II VII—\'c 2 MONTREAL, MARDI 4 JANVIER 1VI6.DEUX SOUS LE NUIVn/ Abonnements par la poêle : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.«5.00 UNION COSTALE.$8.00 Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 -¦•iW Rédaction et adminiêlratioiJ 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; - Main 746C Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE muk ET LA GUERIE Les payes suivantes forment la conclusion du livre de M.Ilourassa : ¦Jue devons-nous à l’Angleterre?L auteur vient d’exposer dans (nielles conditions aurait pu, à son :ens, se produire une certaine intervention du Canada.Il continue : Au lieu de cet accord national, pour l'accomplissement du devoir rational et la défense des intérêts nationaux, les chefs de faction et leurs .‘omplices de la presse ont préféré ce qu’ils appellent la "trêve des paris .Cette fausse trêve n’est que l’hypocrite complicité des politiciens, aveuglés, séduits ou vendus, pour assurer le triomphe de l’impérialisme anglo-saxon.L’amour de la France, révocation des gloires et des souffrances de la Belgique, ne sont que'des prétextes habilement invoqués pour entraîner les Canadiens-français à servir l’Angleterre et à reconnaître, en fait, l’obligation, qu’ils ont toujours niée, de participer à toutes es guerres de l’Angleterre et non plus seulement à la défense du terri-.oire canadien.La guerre que le Canada fait aujourd’hui à l’AllMnagne, .1 devra être prêt à la poursuivre demain contre la France ou contre tout autre pays (pie l’Angleterre jugera utile ou nécessaire de combattre, pour (’accomplissement de ses desseins ou la sauvegarde de ses intérêts.Telle est la conséquence logique et inévitable de l’attitude prise par le gouvernement, par les deux partis, et par toute la presse conservatrice, libérale ou soi-disant indépendante, qui s’évertue à prouver que le Canada a ’obligation légale ou morale de participer à la guerre actuelle, comme dépendance de.l’Empire britannique.L’IMPERIALISME ANGLAIS A SON APOGEE En ceci, d’ailleurs, je le reconnais volontiers, les deux partis sont bien dans la logique de l’impérialisme anglo-saxon.Leur attitude actuelle est l’exacte contre-partie de la tradition pationale, de l’attitude de Cartier, de Macdonald, de Dorion, de Sandfield McDonald.Mais elle est absolument conforme aux desseins des maîtres de l’Empire, tels qu’ils se sont affirmés avec une audace croissante depuis trente ans, depuis la guerre d’Afrique surtout.‘‘Ce que nous désirons", disait lord SALISBURY en 1887, "c’est que tous les pays d'Empire” s’apprêtent à nous “fournir non seulement de l’argent mais aussi des hommes.” Pourquoi, demandait M.CHAMBERLAIN, en 1897, "les troupes coloniales n’iraient-elles pas, de temps à autre, combattre côte à côte avec leurs compagnons anglais?" “J’ai la ferme conviction’’, affirmait M.BRODRICK en 1902, "qu’en eus de danger” les troupes coloniales “pourraient être mises en ligne avec nos troupes régulières contre une armée européenne.” "Dans un danger suprême”, disait M.HALDANE en 1907, “les forces de défense locale pourraient se porter en nombre pour défendre plus que leurs propres frontières”; et il esquissait les grandes lignes du plan destiné à assurer la "coopération effective” de toutes les armées de l’Empire "dans une grande guerre".J’ai prouvé à satiété, je pense, que les gouvernants du Canada, après avoir repoussé toutes les avances des maîtres de l’Empire, ont peu à peu 'àché pied et accepté l'une après l’autre chacune de leurs suggestions.En vérité, j'aurais pu présenter cette étude comme un monument à a gloire des hommes d’Etat anglais, comme un témoignage éclatant de leur force persévérante et de l’admirable continuité de leur politique.Elle témoigne également de la servilité des politiciens du Canada et de leur faiblesse versatile.La participation du Canada à la guerre actuelle marque le triomphe et l’apogée de l’impérialisme anglais.Les principes posés par les Pères de la Confédération sont renversés.Toute la tradition nationale est révolutionnée.Ce n’est plus "le Canada avant lout".C’est "l'Empire par-dessus tout!” Vaterland über ailes! “Notre devoir csl de.consulter nos propres intérêts”, déclarait, en 18B3, M.POPE, futur ministre conservateur.“S'il est de notre intérêt d’aller aussi loin que l'Angleterre le désire, allons-y : mais surtout n’allons pas au dcléi de ce que nous considérons que nos propres intérêts exigent.” “Si l’Angleterre était en danger, si même, elle était simplement aux prises avec une ou deux des grandes puissances de l’Europe”, affirme M.LAURIER, en 1912, “nous mettrions toutes les ressources du Canada à la disposition de l’Angleterre.” “Nous mcllrons le Canada en bamineroule pour sauver VEmpire", vocifère M.MEIGHEN.Et les deux partis se vouent à l’exécution de ce programme palriotique.R n’est plus question de consacrer les ressources et l’effort possible [lu Canada a la défense de son territoire, seule partie de l’Empire dont les Canadiens sont responsables.Au contraire, on dépouille le Canada de tous scs moyens de défense, on le réduit à l’impuissance totale, pour le cas où il serait attaqué.LA CONSCRIPTION AU CANADA Ce délire ira-t-il jusqu’à l’établissement de la conscription au Canada?Il en sera de cela comme de tout le reste, selon ce que décideront les ministres britanniques.Le jour où le régime de la conscription, partielle ou totale, sera établi en Angleterre, les maîtres de l’Empire n’auront aucune peine à l’introduire au Canada.L’opération sera d’autant plus facile que le mécanisme légal existe déjà.Il n’y aura pas même besoin d’une loi nouvelle ni de l’autorisation du parlement.La loi de lai milice, je l’ai démontré, contient tous les dispositifs qui permettent au gouvernement d’enrôler de force “tous les habitants mâles du Canada, âgés de dix-huit et plus, et de moins de soixante ans".De plus, elle autorise le gouvernement à envoyer “la1 milice ou toute partie de la milice”, servir à l’étranger, “pour la défense du Canada” (art.69).Cette seule restriction était déjà singulièrement affaiblie par les déclarations compromettantes de sir Wilfrid LAURIER, en 1899, et de sir Frederick BORDEN, en 1904.L’attitude actuelle des politiciens des deux partis, des chefs d’opinion les plus autorisés, de la plupart des journaux, l’a rendue absolument illusoire.Les uns et les autres ont proclamé à l’envi que c’est le devoir absolu du Canada — devoir moral, disent-ils tous, devoir légal, ajoutent quelques-uns — de participer à cette guerre.Il y va du salut, de l'existence même du Canada, affirment-ils.“La première ligne de défense du Canada est à la frontière des Flandres”, s’écrie le ministre des Postes, M.CASGRAIN.“L’Allemagne ne fait la guerre que pour s’emparer du Canada”, vont jusqu’à dire les plus exaltés ou les plus imbéciles.Tous ceux qui partagent et soutiennent ces opinions ne peuvent s'objecter à ce que la milice canadienne soit envoyée eu France “pour la défense du Canada”, ni à ce que les cadres de la milice soient remplis conformément à la loi.La plupart des partisans de l'intervention du Canada dans la guerre ont reconnu, hautement ou tacitement, le droit des autorités impériales de requérir les secours armés du Canada, de disposer à leur gré des troupes coloniales.Ils reconnaissent aux ministres britanniques le pouvoir absolu de déterminer les conditions et l’étendue de la participation des colonies autonomes à la guerre.Le jour où les autorités impériales déclareront que le salut de l’Empire exige cent mille, deux cent mille, cinq cent mille Canadiens de plus, de quel droit les ministres canadiens, qui ont juré de “mettre le Canada en banqueroute pour sauver l’Empire”, se refuseraient-ils, si l’enrôlement volontaire ne suffisait pas, à prendre les moyens que la loi leur offre pour donner à l’Angleterre le nombre de soldats qu'elle réclamera?Quel argument M.Laurier pourra-t-il opposer à rette mesure extrême, lui qui a donné sa parole qu’en cas de conflit dr !’Angleterre “avec une ou deux des grandes puissances de l’Europe”, même s’il n’y avait pas de danger, “nous mettrions toutes les ressources du Canada ri la disposition de VAngleterre?” Quant à tous ceux qui ont posé en principe que le salut du Canada est lié au sort des armes anglaises, quelle sera leur attitude le jour où les gouvernants anglais ou leurs représentants viendront leur dire : “De votre propre aveu, le salut du Canada est lié au sort de nos armes.Or le succès de nos armes exige deux cent mille Canadiens de plus.L’enrôlement volontaire n’y suffit pas.Nous sollicitons maintenant votre appui moral afin de faire exécuter les lois qui permettent au gouvernement canadien d’assurer le salut de l’Angleterre et, partant, celui du Canada”?•S'A CRIE ICES SANS COMPENSA PIONS Lorsque cette dernière manoeuvre sera accomplie,—et même s'il s’en tient à son effort actuel — le Canada aura pris à sa charge, en moins de trois ans, une part plus lourde du fardeau impérial qu’il n’a portée en un siècle et demi.Dans une seule guerre, il aura contribué à la défense de l’Angleterre beaucoup plus généreusement que l’Angleterre n’a contribué, depuis la conquête, à la défense du Canada.Simple dépendance de l’Empire, il aura assumé la plus lourde des responsabilités nationales, avant même d’exercer les pouvoirs et le libre arbitre d’une nation.Pays d’Amérique, séparé des rivalités et des conflits de l’Europe par mille lieues d’océan, il aura plongé jusqu’au fond de l’abîme du militarisme européen.Et quelle sera la compensation de cette effroyable saignée?Je ne veux pas revenir ici sur les avantages politiques de “l’association impériale’, toujours entrevus, jamais réalisés.Quelle compensation de fait le Canada recevra-t-il de ses sacrifices au dieu de l’Empire?11 ne pourra pas, comme l’Afrique-Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se tailler des domaines dans les dépouilles de l’Allemagne coloniale.Et d’ailleurs, il n’en aurait que faire.Privé des capitaux anglais engloutis dans la guerre, endetté à mort au profit de l’Angleterre, il devra attendre des capitaux américains la restauration de sa vie industrielle.Il court risque d’y perdre son indépendance économique et peut-être ses libertés nationales.Mais, s’écrient les impérialistes, il pourra, à l’occasion, lorsqu’il sera lui-même en péril, compter sur les secours prompts et efficaces de la mère patrie et des autres pays britanniques.Désormais, entre toutes les “nations soeurs”, c’est à la vie, à la mort! Cette espérance est illusoire.Les autres colonies sont absorbées par les exigences de leur situation particulière.L’Angleterre elle-même n’a jamais voulu, elle pourra, moins que jamais, sc mettre en mesure de défendre le Canada contre ses seuls agresseurs possibles: les Etats-Unis et Je Japon.Le souci de conserver la neutralité sinon l’amitié des Etats-Unis lui a toujours fait sacrifier les intérêts du Canada aux exigences légitimes ou injustifiables de nos redoutables voisins.Rien n’indique qu’il en sera autrement à l’avenir.La seule préoccupation de maintenir son autorité chancelante dans l’Empire des Indes empêchera l’Angleterre de prendre des mesures efficaces pour protéger le Canada.C’est cette préoccupation qui l’a conduite à faire du Japon la nation prépondérante de l’Asie, la seule puissance maritime qui puisse, pour l’instant, menacer sérieusement les pays australasiens et, à un moindre degré, le Canada occidental.Si les impérialistes canadiens qui parlent tant de l'Empire, des gloires de l’Empire, de l’avantage que le Canada trouve dans son association avec l’Empire, se donnaient la peine d’étudier les éléments primordiaux de la situation impériale, ils ne tarderaient pas à se convaincre que l’Angleterre est prête a sacrifier toutes ses colonies autonomes pour assurer sa possession de l’Inde.Il n’y a pas du reste, à s’étonner, encore moins à s’il digner, de cette détermination.La possession des Indes offre à l’Angleterre un intérêt infiniment supérieur à celui qu'elle trouve dans la conservation de ses colonies blanches.Le gouvernement de cet immense empire, fait de multiples nations, peuplé de plus de trois cents millions d’habitants, est le chef-d’oeuvre de la politique coloniale de l’Angleterre.Elle y a contracté des obligations qui surpassent sans comparaison possible toutes celles que lui impose la protection du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande et de l’Afrique-Sud.S’indigner de cet “égoïsme” nécessaire des Anglais serait aussi puéril et injuste qu'il est grotesque d’attendre de l’Angleterre, pour le salut du Canada, une compensation adéquate des sacrifices que nous faisons aujourd’hui pour le salut de l’Empire.Les colonies autonomes ont grandi et prospéré, selon la parole si juste de BURKE, grâce à “l’heureuse négligence” de l’Angleterre.C’est ce que les Canadiens d’autrefois savaient comprendre.C’est malheureusement ce que les politiciens d’aujourd’hui ne comprennent pas.Reste la flotte britannique.Sans doute, sa suprématie écrasante existe encore: ia guerre actuelle i’a amplement démontré, justifiant ainsi l’opposition constante que les nationalistes canadiens ont faite à la politique navale des deux partis.Mais, sans discuter ia possibilité de l’affaiblissement relatif de cette flotte, — sans insister de nouveau sur la détermination des autorités britanniques d’employer les forces navales de la Grande-Bretagne à la protection de son territoire et de son commerce, avant de s’occuper des colonies, — il reste un fait constant et indéniable; c’est que la flotte anglaise est impuissante à protéger le Canada contre le seul agresseur qui puisse s’emparer du territoire canadien et le conquérir: les Etats-Unis.Il y a donc toute chance pour (pie les sacrifices du Canada à la cause de l’Angleterre sc terminent comme les marchés avec le diable, dans les légendes du moyen-âge: la nation canadienne aura vendu son âme et le salut il* ses enfants ; il ne lui restera entre les mains que des feuilles sèches.Puissent nos descendants réparer les erreurs de la génération actuelle et ramener le Canada dans la voie salutaire de ses traditions nationales! Henri BOURASSA.une couple de traits encore qui précisent la physionomie du héros qui nous honora de son estime.C’est en 1908, et dans son pays de Savoie que, pour ma part, j’entendis pour la première fois le nom de Fabien Bergoënd.Il était déjà parti pour l’Amérique, mais ses amis ne tarissaient pas d’éloges sur sa noblesse de caractère et son dévouement aux oeuvres catholiques; car il avait été président de la Jeunesse Cathodique de la Haute-Savoie.Plus tard, je le retrouvai à Montréal, très au courant des choses du Canada.II voulut bien nous donner une couple de lettres et s’associa particulièrement à notre campagne pour le français.11 eut à ce sujet, avec l’une des grandes compagnies d’utilité publique une correspondance plutôt corsée.— Je sens revivre ma vieille combativité, disait-il en souriant.Nous le vîmes pour la dernière fois trois ou quatre jours avant la déclaration de guerre.11 venait nous dire bonjour et prendre les dernières nouvelles.Très résolu, mais très simple, à son habitude, il nous dit: Je pars ce soir pour Londres.Si les choses s’arrangent, j’y passerai quelques jours.Si c’est la guerre,_ j’irai toul de suite eu France rejoindre ma batterie.Au revoir.ou adieu! Quelques semaines plus tard, l’ami très cher qui nous communiquait hier la lettre de sa jeune soeur, recevait une note d’allure grave e! joyeuse, que le Devoir publia, quelques autres suivirent, Puis, pendant de longs mois, ce fut le silence — le silence qui faisait redouter la mort qui vient, hélas ! d’être confirmée.Rien, certes, ne saurait consoler ceux qui restent, hors le.s pensées de la foi, de la noblesse de sa vie et de sa mort; mais peut-être éprouveront-ils quelque adoucissement à songer que, dans ce lointain pays du Canada, comme dan .sa pe'its patrie, le respect profonri et l'affectueuse admiration de tous ceux qui le connurent, gardent, vivace, le souvenir du jeune héros mort pour la France.Orner HEROUX.LA RESISTANCE DE L’ALLEMAGNE n L’EXTENSION DES FRONTS LA MORT Le Devoir annonçait hier la mort du lieutenant Fabien Bergoënd, tué à l'ennemi, le 1er octobre «dernier.On ne saurait déposer sur sa tombe de plus éloquent hommage que cette lettre de sa jeune soeur, adressée à l’un de .scs amis de Montréal: Thonon-les-Rains, Hic Savoie, 16 décembre 1915.Monsier .J’ai à vous faire part d’une Irès triste nouvelle.Mon frère, le lieutenant Fabien Bergàënd, a été tué à l’ennemi le 1er octobre, en Champagne.Je sais quels affectueux rapports il avait avec vous et j’aurais vouh vous écrir plus tôt.Mais nous n’avons dépouillé scs papiers nue ces jours-ci .cillement et c’est là que j’ai trouvé votre adresse.Nous sommes tous bien affligés comme vous le pensez.Mon frère était un si noble coeur.Nous l’admirions autant que nous l’aimions.Ses derniers jours ont été ceux d'un héros.On nous a écrit de lui des j choses admirables: mais, nous i/ui, le connaissions depuis longtemps, ] nous situions bien q/i’il sérail ! roique, el lout ce qu’on peut nous dire de sa valeur morale, de son courage, de la beauté de son caractère égale à peine ce que nous en pensons.Le 27 septembre, il commandait, une baiicric — vous savez au’ù la suite d’un premier bombardement et de l'avance de l’infanterie, l’artillerie s’était beaucoup avancée elle-même et passablement décou- verte.Toute cette journée du 27, si batterie fut arrosée de.très gros projectiles, ayant été parfaitement reperce.Lui obtint des hommes de rester sous ce feu violent et hii-même, dédaigneux du danger, sans s’abriler une inimité, continua sous ce feu précis à faire tirer sa balfe-rie tant qu’il eût un canon intact et jusqu’aux dernières munitions, il était superbe, me dit-on.Lui-même m’ècrivai.sa joie.Il avait été félicité de tous ses camarades, proposé pour une citation à l'ordre de l’armée el surtout exultait de l’avance de nos troupes, espérant aller pins loin.Il avail été blessé à la main, mais traitait cela d’égrati-gnure et continuait son service.Le 1er octobre, il était an poste d'observation, sa jumelle à la main, calme toujours au milieu des obus qui tombaient, quand il fut atteint en plein coeur.Le lendemain, il était inhumé à Somme-Suippe, au milieu de scs camarades et de ses hommes, qui l’aimaient et le vénéraient! Tous ses camarades m’ont écrit leur douleur et leur admiration, mais tout cela ne nous le rend pas!.Les seules consolations possibles sont celles de la foi.la pensée de sa vie, de sa mort méritantes, de son sacrifice généreusement accompli pour la Patrie, de la récompense et du revoir!.La noble jeune fille qui écrivit ce.; lignes a deux autres frères au feu; elle est elle-même infirmière.On voit à quelle famille apparlc-nait Fabien Bergoënd.et que sa nïort ne fut que l'épanouissement naturel d'une fleur de haute beauté morale.On ne saurait ajouter à cet hommage.mais i-ous voulons marquer D'après une récente dépêche de Baie au journal la “ Suisse ”, les voyageurs qui reviennent de la frontière allemande et qui ont été en contact journalier avec les soldats | du pays, déclarent que ceux-ci, de lu dernière classe du landsturm, qui ont eux-mêmes des fils sous les drapeaux, sont à bout de courage et i de résistance.A un certain moment, iis avaient été privés de pai : pen-I fiant quinze jours, et pendant huit jours, ils n'avaient pas reçu le olus j petit morceau de viande.Ils tou-! chaient, pour toute nourriture, le j matin et le soir, du café noir sans | sucre, et, à midi, de la soupe qui n’est guère appétissante.Les mêmes soldats disent qu’il n’est pas possible de vivre dans leur pays, tant le prix des denrées a augmenté.Us savent très bien que la partie est perdue pour l’Allemagne et leur seule haine est pour l’Angleterre.D’autre part, F “ Pctrogradskaia Gazcta ’’ raconte qu’un groupe important d’officiers prussiens vient d'être amené à Dvinsk.Ces ofii ciers ont été pris par des reconnaissances de cavalerie ; ils se sont rendus sans résistance, fatigués pur une lutte sans merci et sans fin contre des hommes qui §£ battent comme des lions.Le moral de ces officiers est très abattu Ils reconnaissent que les plans allemands ont échoué deve * Dvinsk et qu’une grosse partie de leurs troupes y succombera.Le mécontentement en Allemagne, racontent-ils, va croissant et prend des proportions effrayantes.En général,' la relraite russe leur a paru suspecte, et ils en prévoyaient .es conséquences terribles.Ces prisonniers se plaignent, en outre, du ravitaillement en vivres, qui est très irrégulier.Pendant des semaines, certains secteurs jeûnent positivement.L’impression générale de ces officiers est que si l'Allemagne ne sort pas victorieuse, elle sera anéantie.Succès onéreux LE 6eMINIVERSAIRE DU “DEVOIR » La fête qui se prépare.— Le dîner du 12.— Le prix des billets.— Indications particulières.D’un peu partout on félicite les Amis du "Devoir” d’avoir pris l’initiative de la célébration du 6e anniversaire du Devoir.La fête de l’an dernier a évidemment laissé de bons souvenirs.Cette année, ainsi que nos lecteurs le savent déjà, on se réunira dans l’atmosphère d’un dîner de famille pour causer des affaires du journal et du pays — qui sont nos affaires à tous.M.Bourassa y prendra ia parole avec quelques-uns de nos amis.A cette fête sont conviés tous ceux qui s’intéressent au journal, à un titre quelconque.Le prix du billet n’est que d’UNE PIASTRE.La réunion aura lieu à sept heures et demie, le mercredi soir 12 janvier, à la salle des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke.Les dames seront admises dans les galeries — qui leur seront réservées — à l’heure des discours.Les billets sont en vente aux bureaux du Devoir, 13, rue Saint-Vincent, Tel.Main 7460; chez M.J.-A.Payette, 1882 Ouest, rue Notre-Dame, Tél.Westmount, 1008; à la Pharmacie Desilets, 213, Bourbonnière, Maisonneuve, Tel.Lassallc, 1446; à la Pharmacie Robert, angle Saint-Denis et Mont-Royal-Est, Tel.Saint-Louis, 2999; Ed.Archambault, 312 Est, rue Sainte-Catherine, Tél.Est, 1842.On est prié de les retenir au plus tôt — d’abord, parce qu’ils s’enlèvent rapidement et que c'est le plus sûr moyen de n’ètre pas déçu ; deuxièmement, parce qu’on facilitera de la sorte aux organisateurs le règlement de maints détails.Des nouvelles de cette nature filtrent par toutes les frontières de l’Allemagne.Elles apportent une contradiction singulièrement brutale à l’optimisme dont les discours officiels des politiques allemands font parade.Quelles contiennent une part d’exagération, c’est possible, c’est probable même.Personne, semble-t-il, en les acceptant pour ce qu’elles valent, ne songe à prouver que les armées austro-alle-mandes sont dès' à présent hors d’état de tenir tête à celles des Alliés ; à ceux qui avanceraient cette opinion, il suffirait de répondre que l’extension du front germanique jusqu’à la Turquie à travers la Bulgarie est loin de faire naître l’idée de leur impuissance.Mais personne non plus ne songera à méconnaître que la guerre commence à peser lourdement aux épaules de 1 Allemagne et de l’Autriche et que leurs forces, du fait de leur organisation et de la continuité des épreuves qu'elles ont traversées depuis dix-sept mois, sont vouées à une diminution de leurs effectifs et de leurs moyens d’action.L'Allemagne, tout?victorieuse qu’elle se proclame, est bien obligée de reconnaître uue ses succès militaires, fout en lui connant des territoires qui lui ent créé des charges écrasantes, ne lui oui jamais procuré jusqu’ici rie ré ultals suffisants pour l’autoriser à 1 enser que la pallie était gagnée.Elle a beau occuper des territoires conquis, cela ne l’empêche point de ressentir plus crueiletnent que ses adversaires les conséquences de son effort: pénurie d’hommes, pénurie le ressources.La voici en face des exigences que lui crée l’extension indéfinie de ses fronts rie bataille, en face des routes immenses qui ¦s’enf ncent en Asie, qui courent au Nil, qui s'élancent jusqu’aux Indes' la voici c face des déserts glacés de la Russie, sachant que demain, immanquablement, dans quelques semaines ou rians quelques mois, de nouvelles armées accourront du fond des steppes, prêtes à reprendre l’oeuvre de destruction et de mort momentanément interrompue et qui a imposé aux armées -du kaiser tant rie sacrifices.Sans doute, TAflemagne cherche à remplacer par une profusion de mitrailleuses et de > anons les vides immenses que cette lutte de dix-sept mois a creusés dans ses rangs: sans doute elle multiplie le recours aux moyens «Je fortune pour i :'in-plir ses coffres-forts ; sans doute, elle reçoit déjà du blé de Roumanie et de Bulgarie, du cuivre des Balkans, du coton d’Asie: tout ceci n’empêche pas qu’elle se rende compte qu’eRe ne pourra quand même résister à la guerre d’usure, parce qu’elle sera écrasée par l’extension de ses fronts, par les charges j que lui imposent ses conquêtes eU scs alliés.Songez un peu : l’Allemagne et l'Autriche occupent une Pologne, une Courlande, une Galicie dévastées; il leur faut quand même en nourrir les baibtants qui représentent treize millions d’individus ! Elles ont demandé le concours de pays pauvres, comme la Turquie et la Bulargie, qui sont à bout de ressources: il faudra subvenir à leurs besoins sous peine de se les aliéner.Au point de vue militaire, le.s empires du Centre ont encore des hommes, beaucoup d’hoincnes, c’est entendu.Leur réservoir n’est toutefois pas inépuisable, et il va falloir qu’ils fournissent des cadres aux armées turques destinées à entreprendre la campagne d’Egypte et| de Perse; il faudra qu’ils continuent à protéger leur ligne de com-munication à travers les Balkans et à surveiller l’armée serbe renforcée de contingents italiens; il fan-[ dra qu’ils se maintiennent sur le I front oriental et qu’ils soient prêts! à faire face aux nouvelles formations russes et à une éventuelle opé-l ration rians le sud, sans compter une agression toujours possible des Russes par la mer Noire ou la Roumanie.Enfin, il y a le front occidental que l’Allemagne ne peut songer à dégarnir: c’est là qu’est le pivot de la guerre, c’est là que se jouera la partie suprême.Vertige et lassitude tout le commerce extérieur de l’Al-cmagne se trouve paralysé par leurs flottes.La baisse précipitée du change montre que si l’Allemagne est encore très forte au point de vue économique, ses finances sont sérieusement ébranlées.Ainsi Je voeu des socialistes contraires à toule annexion nouvelle pourrait bien répondre aux intentions de l’Allemagne entière désireuse de Paix.Mais i! reste ia question la plus douloureuse, celle de [’Alsace-Lorraine ! Sur ce point.les Allemands sc montrent unanimes, les socialistes comme les autres.Et la Pologne ?El les indemniiés à la Belgique dévastée?.La paix est encore bien éloignée.” Plutôt que de renoncer aux gages qu’il délient, tant qu’il n’aura pas, au point de vue économique et commercial, récupéré ses sacrifices par des contributions de guerre et des traités avantageux ; plutôt que de d'Voir, a plus forte raison, abandonner la moindre parcelle des terri loires qu’il occupaii avant la guerre, l’Allemand préférera encore poursuivre la lutte jusqu’à ce qu’il lui soit brutalement démontré qu’il est à bout de souffle.Uldéric TREMBLAY.LE R.P.JOSEPH GU1HENEÜF S.M.M.Le R.P.Joseph Guihéneuf, de la compagnie de Marie, professeur à l’Ecole d’industrie de Montfort jusqu'à la guerre, a déjà été l’objet, à l’armée, de deux citations à l’ordre du jour, et a reçu la médaille militaire.La dernière citation, mentionnée par le journal “La Croix”, de Paris, 16 décembre 1915, est ainsi rédigée: “ A fait preuve d’un courage résolu en parcourant le.s tranchées avancées sous des bombardements violents pendant les journées du 24 au 27 septembre pour donner des soins aux blessés et remplir son devoir.” Le R.1’.Jos.Guihéneuf est actuellement infirmier aumônier au 81e territorial.Quoi d’étonnant que l’Allemagne — sans parler de ses alliés — atteinte dans scs ressources vives, malgré ses conquêtes, éprouve à la fois du vertige et -de la lassiturie ?i Quoi d’étonnant qu’ayant les mains] pleines, mais pénétrée de l'incerti-j tude de l’avenir, elle souhaite la paix, la paix immédiate avant qu’il ; ne soit trop tard pour prétendra en j imposer les conditions?Toutefois, qu’on ns se fasse pas] d’illusions : celte paix qu’elle pa-j ait demander, personne en Allema-gie, sauf peut-être quelques isolés comme Licbnecht, ne songe à l’offrir en y mettant le prix qui la rendrait discutable : l’orgueil national esl encore trop superbe pour ad-mettre un instant une solution qui ne garantirait pas à l’empire, sinon le fruit iniégral de ses conquêtes, du moins tous les avantages et tous les bénéfices auxquels prétend un peuple qui se dit vainqueur et qui a rêve de dominer le monde.Le Journal de Genève dit à ce sujet : “I! ne faut pas oublier que si l’Allemagne lient en main des gages importants, ses adversaires en ont de iout aussi précieux : ils ont la mer, ils ont les colonies allemandes ; ENCORE DES EXCUSES L’ALMANACH DE LA LANGUE FRANÇAISE.Les commandes pour l’Almanacl de la Langue française continuen d arriver en telle abondance que le: édileurs se voient contraints de sol lie!ter l’indulgence de leurs client: pour les relards qui pourraient s< produire dans l’expédition.La ven te iotale des dix premiers mille pa rail maintenant chose assurée.C’es un succès dont la Ligue des Droit,' du français a assurément le droi d’être fiere.Rappelons que VAlmanach s( vend quinze sous l’exemplaire ai Devoir et chez les principaux libraires.Par quantité-, $1.50 la douzaine $10 le cent; $75 le mille, frais d’ex! t édition en ;îlus.Adresser Jes commandes au Secrétariat de la Ligue .les Droits du français, Burcai \ Monument national, rue Saint-Laurent, à Montréal.Le Réveil de ce matin publie compte rendu de remarques de I Greenshields, avocat bien connu Montréal, qui.si elles .-ont authe tiques, — et il n’y a pas de raisi de croire qu’elles ne le sont pas, démontrent la largeur d’esprit « certains de nos Anglo-Canadien Après avoir parlé contre les Can dions-françai.s, AL Greenshields, d’ près le Réveil, aurait dit: “Boura sa, on devrait te pendre.Dip aucun pays du monde on ne tolér rail un individu comme Bourass il serait fusillé en 24 heures.C devrait le fusiller.Et je vous p rie que je désirerais faire partie t jury qui le condamnerait à être f sille!" Et nous entenrirons, dans les dîners et ailleurs, M.Greenshields sc vanter de sa largeur d’esprit et de son fair play! * * * Un soldat du 33ème réuiment vient de tuer, de trois coups le pistolet, un Grec inoffensif rie Québec.Le meurtrier était ivre.Encore un; des bienfaits de l’alcooil J LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 4 JANVIER 1916 VOL.VIL — No 2 écrit dans son journal {’Action, l’article au sujet de M.le maire et l’a acquitté.Brièvement, M.Fournier refuie ensuite, une à une, les assertions du maire, aux applaudissements de la foule.“Du discours de M.Martin, je ne veux retenir que deux choses, dit-il.D’abord, le maire m’a accusé d’être la créature de certains fournisseurs véreux.Il a cité en exemple M.Harris, le premier.A-t-il donc oublié que M.Harris, de par la grâce de lui, M.Martin, a subi un procès quant à ses transactions avec l’hôtel de ville, et qu’il a été acquitté ?A-t-il oublié la parole du juge Cho-quet, qui a dit au sujet du procès Pelland “que, tout bien pesé, (’administration de la Ville de Montréal était pourrie” ?A ce moment, le maire passe en automobile; M.Fournier salua son antagoniste, mais la foule fail une démousiration hostile à notre premier magistrat.M.Fournier rappela les différentes phases des actions de contrats d’asphalte, le verdict dans son procès, l’achat de la propriété de la rue Drolrl, on un mol tous les méfaits de .’’administration Martin.“Voilà, dit M.Fournier, en terminant, ce que c’est que l'administration actuelle.La parole maintenant est aux électeurs de Saint-Jacques.A eux de dire, par leur verdict de demain, si celte administration est ou non dans l’inlérêt publie.” MM.André Fauteux et Gustave 1 lover, député de Vaudreuil, prononcèrent.dans son comité ' d éloquents discours en faveur' de M.Fournier.DANS S,-JACQUES ASSEMBLEE TRES AGITEE Mi MARTIN EST HUE A LA SAU.F MONTCALM.— M.’OURNIER TIENT UNE REUNION EN PLEIN AIR POUR RE'TITKR LES ALLEGATIONS DE SON HONNEUR.La lutte dans Saint-Jacques, hier, a aW 'ni son point culminant et on a pu voir nettement qim la lutte se faisait entre M.Jules Fournier et le maire Martin et non pas entre M.Jules Fournier, M.le docteur Laurier et M.Théodule Bonin, comme on aurait pu le penser.M.Martin, défendu par me vingtaine d’agents de police et autant d’officiers, a tenu, dans la salle Montcalm, l’une des assemblées les plus houleuses qu'on ait vues dans le quartier.Sur les douze cents auditeurs massés devant l’estrade, on pouvait compter un bon tiers favorable à M.Martin; le reste, semblait manifester pour M.Fournier.Celui-ci, fidèle à sa ro messe, s’est présenté à rassemblée du maire, à neuf heures — son en trée étant soulignée d’applaudissements — et a demandé la parole.Cette requête fut d’ailleurs présentée en bonne et due forme par un comité de citoyens ayant à sa télé M.Honoré Lafleur, rentier.“Je mourrai, s’écria le maire en s’avançant sur le bord de l’estrade, niais M.Fournier ne parlera pas ici ce soir.” Huées de la foule.Quelques expulsions par les agents que M.le maire avait amenés.M.Jules Fournier, jusque-là Cans la foule, paraît soudain sur Testrade, derrière le maire, mais ne tente pas de parler.L’orateur de ce moment est M.J.O.Fournier, l’ami intime du maire, chargé dans toutes les assemblées de faire son éloge.Pendant qu’il parle, M.Martin surveille les mouvements hostiles dans la foule et donne des ordres à un officier de police au sujet de tel groupe et de tel autre groupe.A ta fin, l’auditoire exaspéré se met à pousser les cris qui jaillissent d’un peu partout: “Sommes-nous en Allemagne ici?” Ce ne fut que cela.Le maire avail fait passer un frisson d’horreur sur la foule, en parlant d’un complot contre lui, on aurait voulu le faire sauter a coups d’oeufs pourris.II va sans dire que le maire s’expose beaucoup à des avanies, puisqu’il a l’intention aujourd’hui de faire cette chose extraordinaire, surveiller lui-même la façon dont se fera T élection.Ce qui ne sera pas pour nuire à certains des adversaires de M.Fournier ni pour aider à celui-ci.M.Georges Vandelac, éehevin, a parlé avant M.le maire.Il a tenté de-' placer dans la foule une de ces histoires plates dont il a le secret.Peu de succès l'attendait, car un auditeur malin a demanc .simplement: “Ditcs-nous donc quand il faudra rire!” Dès lors, il a sans doute, parlé, mais personne ne Ta plus entendu.M.J.D.Fournier, dont qn narle comme futur avocat de la ville, et qui suit partout M.le maire, veut aussi placer son discours obligato.Impossible: on lui laissé bien dire one M.Jules Fournier a beaucoup de talent, mais rien de oins.M.le mairç, quand il veut prendre la parole à son tour, est accueilli par un mélange d’anulaudisse-roents et de huées.Les grouoes les plus rapprochés de l’estrade lui .sont favorables: les autres pas.T! rtébpte en narlant de l’enioir'age de M.Fournier : M.J.AV.Harris, le constructeur de l’égout de Noter-ftîime de Grâce, affaire aetnet'e-ni»nt en Cour dos sessions, AL Lorenzo- RobRaille.ancien agent de l’AzIec, et il conclut qu”l est étrnn ge1 de constater nue AL Lon-nior est entouré de cotilissiers évincés etr d’entrepreneurs nui ont eu des diVnfdés avec la justice.Gela ne va nas sans de nombreuses intemintions.A centaines dqs assertions du maire, quelques auditeurs vont même iusrm’à réno: d"' brutalement nu’îl en a menti.Al Martin, reperd a c1- "Mineur pas la vie privée (te M.Inurmey.11 q énormément de tfdent, dit il.mais malheureusement, lui oui aurait nu être Tun de nos plus grands Gana-di ms.il emploie tout son esprit à traîner dans la boue des réputations honorables.Puis AL At art in fait une revue du nroeés qu’il a intenté à At.Jules Fournier.Gelui-ct a été acquitte, il es^ vrai, mais le juge a déclare qu’il n’v avait rien à dire contre la rénutation de Ai.1e maire._ L’orateur rappelle ensuite que M.Fournier est allé en prison pour avoir insulté la magistrature: “H a insulté les avocats, dit-il.il a insulté les juges, il va même insqu a insulter les cchevins et le maire’ M.Fournier a tenu une premiere assemblée rue Sainte-Caiherine près de sa sa"?de comi é, la foule y était si nombreuse qui ’’applaudissait qu’il a consenti à transporter son assemblée dans une rue transversale pour ne pas bloquer la circulation des voilures et des tramways.I! a retenu un millier de partisans pendant une heure en plein air par te ioü froid qu’il faisait hier soir.M.Fournier a passé en revue Taf- MARIAHP faire de l’Aztec, celle du '''ramway ITlttlxlfAvIEi et de la rue Drolet.Il a dit (pie M., t le maire n’était pas sorti blanc , J-e mariage de M.Edouard I.a-comme neige, de la Gour d’assises I 6elle, fils du general A.-L.Labelle, ainsi qu’il le prétendait.Il n’y a, avec mademoiselle Jeanne Barsa-sans doute pas de preuve qu’il ait] reçu d’argent, pas de preuve directe FORD N’ABANDONNERA PAS LA LUTTE LE MANUFACTURIER PACIFISTE DECLARE QU IL CONTINUERA A LUTTER POUR LA PAIX UNIVERSELLE.New-York, 4.— Henry Ford est Parti, à cinq heures, hier après midi, pour Détroit, après avoir accordé une entrevue au cours de laquelle il a réitéré son aflirmation qu’il continuerait à lutter pour la paix universelle, en dépit des rapports publiés au sujet de son retour d Europe, que Ton attribuait au découragement cans» par le peu de succès de son expédition.Afin de voyager en paix, M.Ford avait réservé un wagon spécial pour lui et sc.s compagnons.(I y avail avec lui madame l ord, son (ils Hd-sel, le révérend Samuel, M.Je Marquis, A.Livingston, prési-Détroit, et sa femme et deux .secrétaires.M.Ford fut très réticent au sujet de son expédition.Il se se contenta de dire que les délégués quitteraient l Europe le 12 janvier, niais que quelques-uns devront rester à La Haye pour prendre part à la conférence des nations neutres.Au sujet de son entrevue avec M.Bryan, dimanche soir, AL Ford a refusé de donner le moindre détail.“Dequoi me parlez-vous là ?” a-t-ii dit au reporter.Questionné pour savoir s’il reverrait M.Bryan, il répondit qu'il n’en savait rien.M.Ford exprima toute sa satisfaction de l’acte du gouvernement allemand qui avait permis aux délégués de traverser le territoire de î’Ailemagne pour se rendre à La Haye.—Croyez-vous que le gouvernement allemand sympathise avec votre mouvement ?—Je ne le sais pas, mais tous les pays belligérants ont l’air de vouloir abandonner le conllit.—Tenez-vous ce renseignement de source offlcielie ?—Non, mais plusieurs personnes me l’ont dit.Je suis certain de cela, leurs chefs les ont fait entrer dans une guerre dont iis voudraient bien sortir.Le reporter, demanda alors à M.Ford s’il était revenu aux Etats-Unis pour obtenir un appui oflleiei à son mouvement.—Non, répliqua-t-il aussitôt ; il ne faut pas compter sur qjielqu’ap-pui officiel, les fonctionnaires oîit trop peur pour leur position.Je le leur ai bien dit en Norvège.M Ford ajouta aussi que le peuple de l’Europe était à blâmer pour la guerre actuelle, car il n’avait pas su sc choisir des chefs qui avaient un véritable désir de la paix.—Conseilleriez-vous alors de détrôner ces chefs ?—Si j'avais une besogne à faire faire, je la confierais à quelqu’un qui pût l entreprendre.—Etes-vous en faveur de lution ?—Non, seulement je suis veur de meilleurs hommes.la revo- en fa- BROCHURES SUR LA GUERRE On distribue gratuitement, au bureau des billets de la vi'le du chc min de fer Pacifiqué-Camullen.édifice Dominion Express, une série d’articles publiés en français et traitant de la situation actuelle d?la guerre.Comme le nombre en est limité, il faut en faire la demande de bonne heure: r.TRIBUNAUX CIVILS CHICANEAU DISPARAITRA LE NOUVEAU SYSTEME QUI SERA MIS EN VIGUEUR LE 1er FEVRIER ACCELERERA L’ADMINISTRATION DE LA JUSTICE ET DEBARRASSERA LE PALAIS DE TOUS LES PLAIDEURS DE COMEDIE.Chicancan existe toujours.Tel il était du temps de Racine, tel il est de nos jours.C’est une figure très connue un Palais.Ec juge Charbon-neau le définissait un jour d’une façon pittoresque : le “tramp du Palais”.Ce plaideur enragé est d’ha-bihule un beau monsieur bien rasé, sanglé dans unie redingote qui lui va bien ; il grille .d’odoriférants londrès et il se fait conduire au Palais dans une limousine luxueuse.C’est le plaideur chic.jusqu’au moment où le procès, après s’être égaré de longs mois dans les dédales sans nombre des procédures, vient enfin à se terminer.On s’aperçoit alors que le beau plaideur n’a pas le sow pour payer les frais.Avec l’ancien système ce personnage avait toutes les chances pour pousser son petit manège : une cause était intentée (levant un juge ; puis les procédures interminables commençaient à se plaider devant tous les autres juges du Palais.Avec le nouveau système qiui sera mis en vigueur dès le 1er février prochain ces délais qui ne finissent plus disparaîtront et l’administration de la justice n’en sera que mei leure.Chicaneau ne sera plus qu’un personnage de comédie ! CA SESSION DE JANVIER La session de janvier de la Cour supérieure s’ouvrira mardi pro-chain, le 11.Voici Tordre du rôle : Les causes privilégiées et sommaires seront entendues à la chambre 24, du 10 au 28.Les témoins devront comparaître dans cette chambre pour être ensuite conduits à la chambre d’audience.Il en sera de meme pour le rôle ordinaire.Les motions et les requêtes eu Cour de pratique seront entendues du 10 au 31.à la chambre 31.En Cour de revision, les causes de la ville seront entendues en première division, du 10 au I L et en deuxième du 24 au 28 ; on instruira les procès de la campagne du 20 au 21.Le rôle spécial 10 ’I.22 et 28 comprend les in:: Tons faites jusqu’au 8 février l'Jlô inclwsive-menl.REFORME CHEZ LES STENOGRAPHES Le conseil du barreau de Montréal demandera à la prochaine session de la Législature provinciale qiue les sténographes attachés aux cours civiles ,de Montréal deviennent de simples fonctionnaires du gouvernement, avec un traitement fixe de *1,500 par année, plus des honoraires pour chaque page de transcription.Les sténographes s’opposent vigoureusement à cette réforme, prétendant que c’est rétrograder que d’agir ainsi.Sir Lomer Goulu et le cabinet auront à se prononcer sur cette question.Selon son habitude, M.Gmiin fera l’impossible pour contenter tout le monde.PREMIER JUGEMENT DE L’ANNEE Le juge Archer a prononcé hier le premier jugement de Tannée, dans la cause de Mlle Ethe ' Wasser-man contre Moris Dairs.La demanderesse réclame des dommages du défendeur pour bris de promesse de mariage.Il s'agissait hier d’une procédure incidente.La cause est fixée au 14 pour audition.M.BFI AGF MAIRE DE QUEBEC ON LUI OFFRE LA CANDIDATURE.— INSTANCES AUPRES DE MM.LAVIGUEUR ET DROUIN.(De notre correspondant) Québec, 4.— On fait circuler, ac-luelkiment, parmi les contribuables, des requêtes priant M.Cyrille Dela-¦ge, orateur de l’Assemblée Législative, de se porter candidat à la mairie de Québec.Des amis personnels de M.Deluge disent qu’il est possible qu’il accepte.Une délégation des commis-marchands est allée, hier soir, offrir la candidature à l’échevin Lavigucur ; celui-ci n'a pas donné de réponse définitive.Bien qu’il paraisse bien déterminé à se retirer, on dit qu’une délé-yition de citoyens ira prier le mai-e Drouin de reconsidérer sa décision et d’accepter de nouveau la candidature.L’échevin Cannon, leader du conseil.annonce aussi sa retraite de l'arène municipale.Il est a conseil de ville depuis huü ans.FAITS-MONTREAL LETTRE DE LA MAIN NOIRE LA POLICE ARRÊTÉ UN JEUNE ITALIEN AU MOMENT OU IL PORTAIT UN MESSAGE RECLAMANT $2,000 D’UNE RECENTE VICTIME DE LA MAIN-NOIRE.— LE PREVENU EST BIEN ENFERME, CROIT-ON.Les agents du poste de la rue Beaudry ont arrêté hier un garçon de 18 ans, Antonio Vannati, au moment où il présentait chez Luigi Ca-silli, 402, rue S.-Timothée, une nou-ve.Je lettre d?la main-noire réciu-inam $2,000.Sérieusement interrogé aux quartiers-généraux de !a police, Vannati disait qu’il ne savait pas ce qu’il y avait dans la lettre adressée à Casi'li.C’est un autre Italien qu'il ne connaît pas très bien qui a lui avail donnée pour remettre au magasin Casilli.S'il y avait une réponse, Thommç devait, l’attendre plus tard, rue Sâinte-CdtfuTine.En vain les agents de police se’ rendirent à l’endroit du rendez-vous indiqué par le jeune homme: l’indi-| vidu ne parut pas.La police es! | convaincue que Vannati en sait?plus long qu’il n’a voulu dire : cela; n’a rien d étonnant, car s'il parlai! et faisait arrêter par ses révélations ((uelque affilié de la "main-noire”, cela marcherait mal pour lui une! fois qu’il ne serait plus sous la protection de la police.Luigi Casilli, dont le magasin fut dynamité, mar-j di dernier, dit ne pas connaître A.J Vannati: mais il croit l’avoir déjà vu en compagnie de deux Italiens | plus âgés il y a quelques semaines, j Quoique aucune charge n’ait encore été relevée contre lui, Vannati sera j gardé jusqu’à plus ample informa-j lion sur son compte: par lui on es-1 père arriver‘jusqu’à la bande qui J terrorise les Italiens établis dans; les affaires ici.LENDEMAIN DE FETES.Franp Tierney a été arrêté hier soir pour avoir blessé sa femme au cou et à la figure à coups de couteau à pain; les blessures ne sont pas graves heurçusemen.L’affaire s?passa vers 5 heures 40, au No 98 Plymouth Grove; Tierney rentra Ivre, paraît-il, et frappa sa femme à coups de eouteau.Celle-ci sc ré-jugla chez M.Murphy, le propriétaire de la maison qui téléphona au poste de police.La femme fut soignée à ! hôpital Western, tandis que e mari était arrêté.PINCES EN FLAGRANT DELIT.Un jeune homme, bien mis, pénétrai: dans le magasin de M.Armand Garant, bijoutier, No 1854, rue Noire-Dame Ouest, vers li heures hier soir, et demanda à voir des montres.Le propriétaire s’empressa aussitôt à servir son client, quand deux autres jeunes gens entrèrent poin-lant de leurs revolvers ie proprié-aire et les colnmis.Le premier client s'apprêta .alors à faire main ase des bijoux,de valeur qu’il, put découvrir, mais; pour son malheur, un commis s’échappa de la surveil-ance des deux autres copains et aila donner T'alarme, La police n’eut aucune difficulté à 'met]re le grappin sur les trois bandits, qui ont donné les noms de Alexandre Dieppe, Pietro Coieui, Natale Paionaiti, âgés de 20 à 22 ans.LA PLAIE DES ENCHERES.Environ 350 plaintes ont été faites dans le courant de l’année 1915 contre les ventes à l’encan de la rue Saint-Laurent.Plusieurs ont été con-tinuées, mais il ne semble pas qu’elles aient eu grand succès.Ce système de vente qui n’a des enchères que le nom est extrêmement bien combiné pour plumer les naïfs et ies gogos sans se mettre sous Je coup de la loi.Il y a d'ailleurs longtemps que les gens avisés de notre population savent à quoi s’en tenir ?l ils se tiennent prudemment à l’écart de ces boutiques qui ressemblent plutôt à des baraques foraines qu’à des entreprises commerciales sérieuses.MORT SUBITE.Un nommé M.Laliberté, domicilié au No 424, rue Saint-Christophe, s est affaissé subitement dans la rue Demontigny Es , hier après-midi.Transporté à l’hôpital Notre-Dame, il expira quelques minutes plus lard, d une affection cardiaque.MGR BRUCHESI A BORDEAUX S.G.MGR L’ARCHEVEQUE RENDRA VISTIE AUX DETENUS DE LA PRISON COMMUNE, LE JOUR DE L’EPIPHANIE.SPECIAL AUX 2 MAGASINS DE La Cie BRODEUR 2S5o et jusqu’à 50% DE REDUCTION Afin do réduire notre stock d’objets de fantaisie, tels que: Marbres, Verre Taillé, Terra Cotta Italienne, Lampes de Fantaisie, etc., l’escompte mentionné plus haut sera accordé sur toutes ces marchandises jusqu’au 30 janvier 1916.A NOS DEUX MAGASINS 84 et 86 RUE S.-PIERRE et 533 RUE S.-CATHERINE EST.Ouvert le soir.PETITES ANNONCES ."A LOUEf______ AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A^ÏNDRÏT PROPRIETE A VENDRE Boulevard S.-Laurent en haut.Un coin : 50 x 80 pieds, avec magasin, logis; $4.000 seulement.S’adresser: 919, Reine-Marie; Uptown 4850.JEUNES GENS Si vous voulez vous instruire rapidement ne vous attardez pas Profitez de vos varances pour faire une comparaison judicieuse de ce que vous saves avec ce que SAVENT vos amis qui ont fréquenté l’Ecole Lalime de Saint-Hyacinthe pendant une éprale période.Comparez votre science en ARITHMETIQUE et ce qui en découle — comptabilité de banque, industrielle ou jréncrale.TELEGRAPHIE.administration des gares, etc., STENOGRAPHIE, CLAVIGRAPHIE, LANGUES FRANÇAISE, ANGLAISE, etc.Retenez bien ceci : NOTRE COURS EST RAPIDE PARCE QU’IL EST ESSEN-TIELLEMENT PRATIQUE.Demandez notre prospectus.ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME ST-HYACINTHE, P.Q.LI.VriTKK AVOCaTS DOCTEURS VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Ruine depu:s sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin, avec une illustration à chaque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de I.nuis XVI.de l’an 609 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C., en 15 volumes.Tous en parfait ordre.S'adresser à 681 avenue Papineau.ÏJÏVER5 OEUF.FT VOLAILLES Nous avons ce qu il vous faut en races de volailles strictement pures.Demandez notre catalogue illustré l de 15 gravures des races les plus ; avantageusement connues au pays.Poules, coqs, canards, oies, dindes, pintades, tourterelles, 15 sous par poste.Extra bargain pour .écem-, bre.Deux cannes, un jars Toulouse | de choix, $9.00._Trk> canards; courreurs indiens, j $7.50.Cent poules Leghorn blanches ! 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Avant de placer de nouveau vos dividendes de janvier, lisez le numéro de ce mois de “Thrift”.Vous y trouverez beaucoup d’offres intéressantes de placements de tout repos.Bien illustré, aussi.Envoyez dès maintenant votre nom et votre adresse à la MARCH TRUST COMPANY 180 S.-JACQUES 31e année.Actif, plus de $4.000,000 fille de M.Maurice Barsalou, de l’avenue du Parc, aura lieu le mardi 11 janvier prochain, à 7 heures du matin, à l’église «lu Saint-Enfant Jésus du Mile-End.ENORMES PERTES DES ALLEMANDS Rotterdam, 4.—Les dix dernières listes de hors de combat du côté des Prussiens contiennent 29,283 noms.Celle des tués, blessés et disparus possède actuellement un total de 2,316.366 hommes.Celtes-ci, avec ies listes bavaroises et saxonnes, et les hors de combat de la marine, vont porter le total des pertes allemandes à 3,000,-000 d’hommes.Il faut lire fa chronique éco-aminue fin NATIONALISTE.si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays.______ .TRAVERSIERS EN COLLISION (De notre rorrfunoflftnntl Québec, 4.— Les deux traversiers de la compagnie de la traverse entre Québec et Lévis, le “Colomb” et le “Plessis” soûl venus en collision, samedi, vers 11 heures, à quelque cent pieds du débarcadère de Québec.C’est un tassement subit de la glace qui occasionna l’accident, i.es deux navires, qui portaient un grand nombre de passagers, furent légèrement endommagés et l’accident causa beaucoup d’émoi à bord.Il n’y eut toutefois aucun accident de personnes.MORT D’UNE RELIGIEUSE (D« noir* rorrrNwondint* Québec, 4.— La rév.Soeur Marie de rincarnation, de la communauté des Soeurs de la Charité ,est décédée, dimanche, à la maison-mère de la communauté, rue Richelieu.Elle était âgée de 65 ans et comptait plus de quarante ans de vie religieuse; elle laisse trois autres soeurs dans la même communauté.La défunte fut pendant un grand nombre d’années hospitalière à l’hospice de la Délivrance de Lévis.II est une tradition établie par Sa Grandeur il y a déjà plusieurs années, à laquelle tiennent beaucoup ceux oui en sont l’objet ; pour les detenu, de Bordeaux comme pour les roc uses de la rue Fullum, elle est dans leur vie comme un rayon d’espérance.1 1 < C’est pour se conformé)’ à cette tradition (pie Sa Granueur Monseigneur Bruchési au matin des Rois, se rendra à la prison commune de Montréal pour y célébrer le Saint Sacrifice de la messe, à laquelle assisteront les prisonniers, et leur | adresser quelques paroles de conso-j lution.Cette messe n’est pas sans revêtir i une impressionnante majesté ; très souvent, touchés par la grâce, des détenus, qui sont venus recevoir aux pieds du confesseur le pardon de leurs fautes, s'approchent de la Table Sainte pour y recevoir leur Dieu des mains au premier pasteur du diocèse.Au cours de la journée, Sa Grandeur se rendra également à la prison commune des femmes dont il se fera aussi l’auguste consolateur.RECEPTION À LA BRASSERIE FRONTENAC LES VOYAGEURS DE COMMERCE VISITENT HIER CEF IMPORTANT ET ABLISSEM ENT.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE.MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS AlüPJÜ.si El :cR- .r.UMKiREfl EDIFICE BANQUE NATIONALS 89 rue Kaint-Jacqa*?.TELEPHONES t Bureau: Main 7fîl8.JR#*ider.ce: 8t-Tj«nla 1141 JOS.MEUNIER el FABÎUS~RIJEL i.NGLNiLUKS CIVILS ET ARPENTEUR# GEOMETRES Travaux municipau.'c.Aqueduc, Egouts, Expertiseii.Barrages.No 17 COTE F LACE D’ARMES Tel.Main 3066.Liquidateurs Administrateurs Assurance^ de tous genres 20 rue Saint-Jacques, Ch.3 ________TEL.MAIN 1777 A.B.DUPUIS.QUEBEC.ARTHUR BRUNRAU, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Bureau de Montréal : 4 RUE HOPITAL.Succursales: QUEBEC et SOREL Fil direct avec POST & FLAGG, New-York J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Main 929.Rés.109 Ouest, Laganehetière Main 3174.SURVEYOR et FRÏGON INGENIEURS CONSEILS Expertises, Levés de Plans.Estimations et Projets.rtapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 3S BEAVER HALL HILL.Télephane l/ptewn ÎSflA MONTREAL.VINCENT' et gYrQUàRD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15.KM NA ' N T-J ACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD.881 Saint-Hubert.Montréal Tél.Est 3721 S.ARTHUR VINCENT, Lonsrnanll Ex-chef du service (b’S lignes et niveaux de Montréal.J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 2« RUE S.-SACREMENT Tél.Main 4781 MANUFACTURIER?J.D.Camirand, Limité’ Grand choix de Bijouterie, argei-terie et verre taillé, Horloges et tou» genres d’nrti des de fantaisie.Nous manufacturons les electroliers el chandeliers.141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.Vous lisez le NATIONALISTE?Vous savez alors ce qui se passe dans la politique canadienne.Suivant une coutume qui existe depuis sa fondation, la brasserie Frontenac recevait' hier après-midi les voyageur» de commerce de Montréal.Plus de 400 avaient répondu à l’appel et ont visité, sous la conduite de M.Joseph Beaubien, président du conseil d’administration de la compagnie, el des membres du personne*!, Jes différentes salies de l’établissement.Tous écoutèrent avec un vif intérêt les explications qui leur étaient données sur le fonctionnement des puissantes machines de rétablissement.M.Joseph Beaubien souhaita ensuite ta bienvenue aux visiteurs.’Votre présence ici,” leur dit-il, “est pour nous un compliment et un en- ; couragement.” Il dit que le but des i directeurs de l’établissement avait1 été d'ajouter quelque chose à l'industrie nationale.Il remercia les voyageurs du concours qu’ils leur avaient prêté.M.Lorenzo Robitaülc remercia au nom des voyageurs.LE DR BEL AND EN PRISON A BERLIN L'ANCIEN MINISTRE EST INCARCERE ET Mme BELAND EST GRAVEMENT MALADE.Londres, 4.—I.e docteur Behind, ancien ministre des Postes dans le gouvernement canadien, est mainte-i ant en prison à Berlin, d après des rapports reçus au commissariat canadien à Londres, Madame Béiand est gravement malade dans un hôpital de la capitale allemande.Le docteur Béiand a été transféré du camp d internement, où il était d’; bord gardé, pour être amené dans la capitale de l'empire._________H OT EL L.________ VICTORIA HOTEL Québec R.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix; $2.50 à $3.30.Prix spécial pour les voyageurs d« commerce.$2.00 nar jour.COMBATS FREQUENTS AUX DARDANELLES Constantinople.4, via Londres.— .Le «ninistère de la Guerre en Turquie, publie aujourd’hui le bulletin suivant; “Sur le front des Dardanelles, il y eut de fréquents combats avec bombes et grenades, des deux côtés, accompagnés d’un feu d’artillerie tout le long de la ligne.Un.croiseur ennemi et un monitor ont retraité, après un léger bombardement de nos positions.Nos aviateurs ont survolé les positions ennemies et accompli des tournées 'le reconnaissances bien réussies.Près d’Arl-Burnu.on a découvert 400 caisses de «munitions cachées par l’ennemi.Il n’v eut aucun autre événement à signaler.” üOiJlNIûN SPRINGHILl! BUREAU GENERAL de, VENTES U'* rn«» Rnfnt-Jftcqueii.Montréal JOBTLNÜES PljQHPTEMflTl En tous pays.Demandez le GUIDE DE L’INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université* Montréal.Ce Journal est imprime au No 43 rue Saint-Vincent, à Montreal, par riMPHIME-BIL POPULAIRE (ft responsabilité limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.i* i OL.VII.— No 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 4 JANVIER 1916 DN CROIT A WASHINGTON tjUE LA DESTRUCTION DU "PERSIA”, SUIVANT A PEU D’INTERVALLE LE DESASTRE DE L'“AN-CONA”, PORTERA UN RUDE COUP AUX RELATIONS AMERICANO-AUTRICHIENNES.Washington, 4.— Le président Wilson a quitté hâtivement Hot Springs, Va., la nuit dernière, pour se rendre à Washington, où il prendra la direction des pourparlers au sujet de la situation particulièrement grave créée par la destruction du nav'ire anglais “Persia”, coulé par l’ennemi et qui a causé la mort d’au moins un rsiijet américain.Dans les cercles officiels, on regarde la situation comme plus tendue que jamais.Le président soumettra probablement aujourd’hui à son cabinet les faits tels qu'ils sont connus jusqu’ici.La destruction du “Persia” qui suit à peu d’intervalle le désastre de P’Ancona” peut avoir pour résultat de trancher d’une manière définitive les questions de guerre sous-marine de la pari des Etats-Unis.On s’attend à ce que le sujet soit traité aujourd’hui à la réouverture de la Chambre et du Sénat.Les Etats-Unis, dit-on cette nuit, sont prêts et déterminés à prendre toute décision que les faits relatifs au “Persia”, et encore à établir, peuvent nécessiter.Tous les moyens seront employés pour établir la vérité du rapport disant que le “Persia” a été coulé sans avertissement.Le secrétaire Lansing ne veut pas se prononcer avant de connaître tous les détails.Des fonctionnaires trouvent une source de satisfaction dans les paroles d’assurance données hier par le baron Erich Zwiedinek, le chargé d’affaires de l’ambassade de l’Autriche-Hongrie.Hier, M.Lansing a donné instruction à l’ambassadeur Penfield, à Vien-ic, de faire une enquête pour établir ’’identité du sous-marin qui a coulé le “Persia” ou pour établir les circonstances de l’attaque.Le secrétaire d'Etat a pris cette détermination après avoir connu de source officieuse qu'ii n'f avait que des sous-marins autrichiens qui opéraient près de l'endroit où le “Persia" a été coulé.Aucune instruction spécifique n’a été donnée à l’ambassadeur Penfield.il agira au meilleur de sa connaissance.et donnera toutes les informations qu'il pourra obtenir.Des fonctionnaires ici, ne sont pas tout à fait convaincus qu’un sous-marin a coulé le “Persia”.N’aurait-il pas pu avoir frappé une mine flottante perdue dans la mer?Le rapport disant que le vaisseau portait un canon de 4.7 pouces a eu pour effet de raviver les commentaires sur l’attitude prise par les Etats-Unis par rapport aux navires marchands armés.Au commencement de ;a guerre, il a été annoncé que les navires marchands des nations belligérantes pourraient en'rer dans les saux américaines et en sortir, avec un canon de fi pouces de calibre ou noins, à leur poupe.Alors, les navires des empires centraux n’avaient pas été chassés des mers.Plus tard, la Grande-Bretagne et la France, à la suggestion des Etats-Unis, consenti-enl à ce que leurs navires qui iraient dans les eaux américaines ne fussent pas armés -— afin d'éviter toutes sortes de discussions.Depuis ce temps, tous les navires allemands, ainsi que ceux de leurs alliés, à l’exception des sous-marins, sont disparus de la haute mer.En conséquence on considère en certains quartiers, que les navires de guerre qui ont un canon de faible calibre à leur poupe, peuvent être considérés préparés à résister à une attaque sous-marine.Le secrétaire d’Etat Lansing et d’autres autorités ont considéré ce point de vue avec un grand soin.Le secrétaire a annoncé hier qu'il n’est pas prêt à définir l’attitude future des Etats-Unis sur ce point.On croit qu’il saisira l'opportunité de discuter cette quest',ion dans tous ses détails, avec le président Wilson.Dans une discussion subséquente, le secrétaire Lansing a annoncé que l’Allemagne a renoncé à pré^ndre que le “Lusitania” fût un navire marchand armé.M.Lansing dit que l’Allemagne a rejeté ce moyen de justification depuis déjà assez longtemps.L’ambassadeur japonais, le vicomte Chinda, est venu lui aussi voir le secrétaire.Il lenait à obtenir des détails sur le naufrage du navire japonais “Yosa-ka Maru”.M.W.J.Leigh, qu’on avait supposé être un citoyen américain, selon une dépêche reçue aujourd’hui du consul Garrels, à Alexandrie, est né en Chine, de sujets américains, et il ne s’est jamais prévalu de son titre de citoyen américain.ETATS-UNIS LA SITUATION OUVERTS AIIY GRANIN MAGAÇIU?FERMES I EST AGGRAVEE à 8.30 a.m.HUA uSsHlilJd IVInuMdlild à 6.00 p.m.Chemises et cache-corsets Telles que vous voyez les chemises sur cette gravure, nous vous les offrons et vous les trouverez dans nos stocks.Chemises et cache-corsets confectionnés en nansouk 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sous-vêtements.fi Ce coton a 3(5 pouces de large, et ses prix varient entre .T H à .1
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