Le devoir, 20 janvier 1916, jeudi 20 janvier 1916
VOLUUF VII—No 15 MONTREAL, JEUDI 20 JANVIER 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnenents par la poêle : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.tvO UNION POSTALE.SS.oo Edition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.! $2.00 LE DEVOIR Rédatfion et adminiêlration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur: HENRI ROURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES “ AMIS DU “ DEVOIR ” Quelques-uns de nos lecteurs du dehors nous demandent des indications sur l;i société des Amis du “Devoir".En voici quelques-unes, très brèves, mais aussi claires que possible.Les Amis du “Devoir” sont nés du mouvement de sympathie créé par notre oeuvre et ses luttes.Un certain nombre de nos lecteurs, désireux de prolonger et de fortifier notre action, se sont d’abord groupés en comités.Plus tard, pour donner à cette nouvelle initiative un caractère de permanence et de force accrue, ils ont décidé de se constituer en société par actions, au capital de ,550,000.C’est l'origine de la société actuelle des “Amis du “Devoir’’, qui ne contient encore qu’une fraction de nos amis, mais qui aspire à les grouper tous.Les Amis du “Devoir" se proposent un double but: lo.propager les idées du Devoir et fortifier le journal lui-même en le faisant mieux connaître, en lui assurant de nouveaux lecteurs, en apportant à son atelier de nouvelles commandes; compléter son oeuvre en organisant des con-féiences, des réunions publiques, en publiant des brochures dont le journal ne peut directement se charger; 2o, apporter à l’entreprise des ressources financières qui permettent d’en hâter le développement, en groupant de modestes souscriptions.Et c’est pourquoi une partie des fonds de la société des Amis du “Devoir” sera placée en obligations de 17m-primerie Populaire, Limitée, la société éditrice du Devoir — ce qui assurera du reste aux Amis du “Devoir" un intérêt de sept pour cent et leur permettra, s'ils le jugent à propos, de verser un certain dividende à leurs actionnaires, déduction faite de leurs frais d’administration et de ce qu ils jugeront a propos de'consacrer à la propagande.Pour syndiquer toutes les bonnes volontés, les promoteurs ont décidé de mettre les souscriptions à la portée des bourses les plus modestes.Les actions sont de dix piastres, payables par versements mensuels d'une piastre.Les Amis du “Devoir" ont déjà fait d’assez bonne besogne, ainsi qu’on en a pu juger par les brefs comptes rendus que nous avons publiés.Us élargiront leur champ d’action au fur et à mesuré que se multiplieront leurs ressources et qu’augmentera le nombre de leurs membres.Ajoutons que cette société est radicalement indépendante de 17m-primerie Populaire, Limitée, et du journal le Devoir.Elle a été constituée par nos amis du dehors, elle s’administre elle-même sous l’empire des lois du Canada.C’est une oeuvre amie, mais absolument autonome.Orner HEtîOUX.P.S.— Les souscriptions doivent être adressées au trésorier des Amis du “Devoir" (à responsabilité limitée).M.F.-A.Cabana.20, rue Saint-Jacques, à Montréal.A OTTAWA M.PUGSLEY ET LES OBUS Au Sénat, M.Choquette parle contre notre participation à la guerre.(Par Ernest BILODEAUJ Ottawa, 19 janvier 1916.La note dominante de la journée a été, aux Communes, la discussion soulevée autour du Comité des obus par M.Pugsley.Commencée hier soir à une allure qui a rappelé par moments les heures les plus orageuses des grand* débals d’il y a deux ou trois ans, cette discussion s’est continuée cet après-midi, sur un ton plus calme, MM.Wilcox et Oliver y prenant part à la suite de M.Pugsley, qui a parlé pendant environ une heure et demie.U ne faudrait pas croire, cependant, que l’ancien ministre des Travaux publics se soit laissé aller à lu violence oratoire et qu'il ait adressé aux banquettes ministérielles des tirades enflammées qui eussent élé tout à fait en dehors de son tempérament.C’est avec le plus grand calme el sur un ton empreint de la phis courtoise bonhomie que “ Sweet Willie ’’, comme on l’appelle familièrement, a entretenu la Chambre des méfaits du Comité des obus dont il tient solidaire le gouvernement de sir Robert Borden.On ne saurait mieux caractériser l’attilu-de de M.Pugsley lançant tranquillement — en pleine trêve — de lourds pavés au cabinet, qu’en le comparant au passage désastreux d’un boeuf placide dans un magasin de porcelaine.Du coup, l'atmosphère île la, Chambre a été changée et une odeur de poudre s'est répandue, qui pourrait bien gagner le pays tout entier.Car on se demandait généralement quelle serait l'attitude de l'opposition : pacifique et molle ou nettement agressive.En ce dernier cas, les prophètes officieux s’accordaient à prédire que le gouverne-cilillt ne se laisserait pas longtemps êchiuiflfer les oreilles el qu'il demanderait à l’improvistc la dissolution des Chambres, en accusant les libéraux de l'avoir forcé de recourir à cette extrémité.Or, on a vu M.Pugsley se lever tranquillement, hier, cl ramener la Chambre étonnée au diapason de scs plus vigoureuses attaques d'antan.Et comme il avait on cela l'approbation et l’appui non équivoques de tout le parti libéral, y compris sir Wilfrid, les observateurs en concluent assez naturellement qu'il y a là une politique unanime et concertée à l’avance.Or, que va faire le gouvernement 7 Al-lons-nous assister à une dissolution prochaine de lu Chambre 7 II ne manque pas de gens qui eu sont persuadés.Seulement, (lisent ils, ce ne sera pas avant que la présente session ait duré trente jours minimum nécessaire nom que les députés aient droit à leur allocation de *2.5(10, Après cela, le déluge.Sims doute, il est très possible que les choses s’arrangent d'ici là mais l'opinion courante aujouru hui est que le premier ministre, homme de longues réflexions el de décisions spasmodiques, trancherait à l’impro-\lsle et sans tarder le noeud gordien.n'était la nécessité de ne pas envoyer les députés aux combats électoraux à demi paralysés par le manque de fonds.On parait confiant dans le résultat, du côté ministériel, tandis que les libéraux de In province de Québec se mont rent cntlmusiaslex, bien que leurs collègues d’Ontario soient quel- que peu moins confiants.L’avenir dira maintenant ce que valaient toutes ces suppositions.M.PUGSLEY CONTINUE M.Pugsley n’a rien ajouté d’essentiel, cet après-midi, à ses déclarations d’hier soir.Il a donné lecture d’interminables artiedes de journaux .pour prouver que le comité des obus a rempli son rôde d’une manière déplorable et préjudiciable aux vastes intérêts qui sont en jeu.11 combat la prétention que ce comité ne dépende que du gouvernement canadien.Or, les membres du dit comité étaient eux-mêmes, nour la plupart, des manufacturiers canadiens, qui se sont empressés, dit-il, de se servir eux-inèmcs avant d’accorder des contrats aux autres.Comme on pouvait s'y attendre, ils auraient aussi favorisé particulièrement les amis du gouvernement dans la distribution de leurs faveurs.Puis ils auraient payé un prix beaucoup trop élevé, 57 environ par obus de 18 livres, tandis que le même projectile ne coûte que 55 en Australie et qu’il est reconnu que le prix nie revient nu fabricant n’en soit que de 81.85.De ce chef, dit M.Pugs-ley, il a été dépensé environ vingt millions de dollars de trop.Vingt millions qui ont profité aux amis du gouvernement, mais qui sortent du portefeuille 'Je l’Empire, et indirectement de celui du Canada, puisque le ministre îles Finances a déclaré hier que la Grande-Bretagne nous réclamera jusqu’au dernier sou de rc qu'elle aura eu à payer pour i’entrelien de l’armée canadienne.Ici, M.Pugsley s’en prend à son ennemi de coeur, le solliciteur-général.M.Mcighen, qui aurait suggéré, dans un discours nronnncé l’été dernier, à Port-Arthur, que le gouvernement impose une taxe aux fabricants de muni-lions afin de faire faire retour à l’Etnt des profits exagérés qu’ils réalisaient sur res grosses eom-mandes.Comme membre du gou-vernornent, dit M.Pugsley, M.Mcighen eût été mieux inspiré d’in-former ses eollêgucs île ce qui se passait et d'intervenir auprès du comité des obus afin de faire cesser l’état de choses dont il se plaignait ainsi.B appel a ni que le président du Comité n'était autre que M.Bertram, chef de la maison ,T.Bertram and Sons, filiale d’une grande maison de commerce des Flals-Unis, rc qui était nour le moins bizarre et irrégulier, M.-Pucs-lev déntore que les inlérèts (lu Canada et riionn Mir de son rumple n'nlent pas été placés en meilleures mains ni nlits ji lousemenl défendus par le cat inet Borden.Il déclare que les agissements d1 ce comité ont élé une honte pour le peunle canadien tout entier, et insiste catégoriquement sur une .nquèle complète par un comité parlementaire.DEUX CONDITIONS Celle question d'une enquête résume en quelque sorte toute la par-lie qui se joue n ce momenl.Le gouvernement demande une rxten sioir de terme, mais l'opposition y met comme première eonditlnn cette enquête complète sur toutes les dépenses de guerre, c» comme deux- ième, l’engagement de tenir encore une session avant tes élections ainsi retardées.Deux conditions assez onéreuses, surtout si l’on se rappelle que le gouvernement veut obtenir son extension sans la moindre condition, invoquant l’argument commode et rebattu de l’intérêt de l’Empire et de la nécessité de maintenir l’union qui règne (dans une mesure discutable) parmi le peuple canadien.I,e débat devient donc une question d’entêtement, avec le fantôme des élections à l’horizon si l’opposition ne modifie pas son attitude.Il est vrai que ce ne serait pas la première fois que les phalanges libérales dirigées par leur chef auraient effectué sans vergogne une habile mais peu glorieuse volte-face.M.Pugsley a également reproché au gouvernement de n’avoir pas maintenu l'offre faite au gouvernement impérial, par M.Cochrane, fies vastes usines de Transcona, à Winnipeg, qui auraient fait une fabrique de munitions idéale.Au lieu de cela, le gouvernement aurait loué ces usines à un ami politique, qui les exploiterait maintenant au bénéfice de la compagnie qu’il a organisée.Voilà certainement un exemple concret de l’ingérence de la politi-, que dans- le domaine — qui devrait être sacré — des fournitures militaires de nos déjà considérables armées.Il eût mieux valu négliger les amis politiques, dit M.Pugsley, et ne pas refuser à nos “soldier-botis” les armes et les munitions sans lesquelles nous les envoyons à une inutile boucherie.Comment se fait-il, par exemple, que nos soldats aient manqué de mitrailleuses et que notre ministre de la Milice ne nous en ait jamais informés?A quoi nous sert-il d’avoir en lui un militaire si distingué, et à quoi ont servi ses voyages an front des armées, s’il ne s’est pas aperçu de ce qui manquait de si essentiel à nos soldats pour faire face à l’ennemi?Il a fallu que le général Meighen revînt au pays après une année de service actif et qu’il tînt de grandes assemblées publiques pour apprendre au peuple canadien stupéfait que ses fils tombaient fauchés sur les champs de bataille faute de mitrailleuses à opposer à celles de l’ennemi.Spontanément, des souscriptions privées affluèrent de tous les points du pays et jusque des plus humbles hameaux, et le ministre intérimaire de la Milice, M.Lougheed, dut annoncer que les deux millions ainsi versés par le public seraient acceptés par le gouvernement et employés en effet à l’achat d’un millier environ de mitrailleuses.Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait, et qu’a-t-on fait de cet argent?M.Pugsley termine en réclamant avec insistance une enquête parlementaire complète et sévère.C’est justement là ce que le gouvernement ne veut pas lui accorder; et nous entendrons sans doute demain de gros canons ministériels nous l’apprendre plus ou moins clairement.Pour aujourd’hui, on s’est contenté de faire parler un minus habens émérite, dans la personne de M.Wilcox, député de Sim-coe, comme si le gouvernement voulait faire parade d’insouciance à l’endroit de M.Pugsley.et montrer le peu d’intérêt qu’il porte à ses attaques.MM.WILCOX ET OLIVER M.Wilcox est un grand et forl garçon très brun chez qui le physique a évidemment pris le pas sur le cérébral; c’est d’une voix toni-Iruanlc el avec une dépense rcmar-çiuablc de gesticulatiom qu'il n servi à la Chambre une sorte de réenpi-tulation des phrases sonores de nos sergents-recruteurs de tout acabil.Le principal reproche qu’il a fait M.Pugsley a été de perdre son temps et son talent à s'inquiéter de quelques misérables millions alors que tous les coeurs ne doivent tendre qu’à la victoire finale (les Alliés.Aussi mous pardonnera-t-on de (Suite à la cinquième page) LA CONQUETE DE LA RESPONSABILITE MINISTERIELLE M.l’abbé Groulx a prononcé, hier soir, à l’Université, sur la conquête »le la responsabilité ministérielle, l’une des plus remarquables conférences qu’on y ait entendues.L'encombrcmuMit de la matière nous contraint d’ajourner les extraits que nous avions préparés pour aujour-! d’hui.Ce .sera pour demain ou I après-demain.Mais, rappelons tout de suite que ! cette conference, comme les «leux précédentes, est en vente aux bureaux du Devoir et chez les principaux libraires, au prix de dix sous l’exemplaire.ERRATUM I.c lecteur aura sic lui-méme rétabli, au quatrième paragraphe de l'nrlicle de M; lléroux sur la situa lion scolaire à Ottawa, le mol refusé à la place de repris: L'instttu-trier i/ni a refusé su signature.,.On .sali en effel que, des quatre institutrices Mc l’école Carneau, auxquelles on a demandé e prononce earré-men! contre toute annexion.Finalement, la letfe du club ouvrier de Maisonneuve fui laissée sur la table jusqu'à la prochaine assemblée, date à laquelle il sera en état de donner le rapport de Fêlât fi-nnneier de la ville, qui sera terminé vendredi prochain.Une requête faite par des citoyen ; el présentée au conseil demande l’ouverture immédiate du bain public du Boulevard Morgan.C'est aujourd hui que doit être étudiée à Maisonneuve la question du renouvellement des licences d’hôtel.Dan; Maisonneuve, ces permis sont au nombre de dix-neuf.Les demandes de renouvellement de permis pour les épiciers seront probablement aussi examimées à cette .éanee spéciale.Le conseil a l’intention de s’en tenir au nombre actuel des licences el de ne pas en accorder de nouvelles.LES BOUCHERS SONT MECONTENTS ILS SE PLAIGNENT DE L’ARO-GANCE AVEC LAQUELLE LES TRAITE LA COMPAGNIE DES ABATTOIRS.qui n’étaient pas sur cette liste.Il se fait un mouvement dans La Compagnie des Abattoirs Irai Icnl les bouchers avec une flagrante injustice, tel est le grief exposé, hier soir au Monument national, au cours d’une assemblée de l’Association des Bouchers à laquelle assistaient M.le maire Martin et MM.les échevins Larivière et Vandelac M.Garièpy, président de l'Association e| plusieurs des officiers exposèrent tour à tour les motifs de plainte des bouchers à l’endroit de la Compagnie des Abattoirs qui ne leur accorde point le traitement auquel ils ont droit.La discussion s'est ouverte, très animée, sur les moyens à prendre pour obtenir justice.Au sujet des souiuisisons pour met-.| tre en opération, en dehors de la presentation y^j]^ (|es usjlH.s d'équarrissage, les i nomma- bouchers ont demandé aux administrateurs municipaux présents pourquoi la ville avait refusé l’offre du plus bas soumissionnaire pour ne Imiter qu’avec, la Compagnie des Abattoirs V M.le maire répondil que la Ville, à cause des contrats qui la lient avec la Compagnie des Abattoirs devait nécesasirement trailer avec celle lernière afin de l'amener à faire dis- U'aneien conseil d’Outremonl a tenu hier soir sa dernière séance sous la présidence du maire Beaubien; la première !'.union du nouveau conseil aura lieu mercredi prochain et ce nouveau conseil ne différera que dé bien peu de l’autre puisqu'il ne comprend que deux nouveaux membres.MM.Gladston et F hier.M.Gladston qu'l remplace M.Bessette, nommé recorder, était présent hier et a été assermenté.Soucieux de montrer qu’il compte tenir ses promesses, le maire a immédiatement soumis au Conseil la question de l’eau.La compagnie Montreal Water and Power offre à la ville (le lui vendre l’eau.Celle-ci la revendra aux propriétaires et fera la perception de la laxe.Il est peu probable que le Conseil accepte celle offre.Le contrat entre la cité d’Outre-.iiont et la Montreal Water and Power en date du 21 octobre 181)0 est d’une durée de cinquante ans.Mais lorsque la moitié du contrat est terminée, la ville a le droit de reviser les (aux et ensuite toutes les cinq années.Les mégociations sont commencées depuis septembre et elles se conlinuent.Le conseil verra les directeurs de la compagnie prochainement.Le Fonds Patriotique Canadien de Montréal s’est adressé à la ville pour demander qu’elle donne en souscription une journée de salaire de ses employés.Cette requête a été accordée, niais il csl en Ion du quelles employés seront parfaitement libres de refuser.L’échevin Picher a émis l’opinion que la ville devrail voter une autre somme au Fonds Patriotique.Les employés seront en quelque sorte forés de donner une partie de leur salaire, déclare-t-il.Comme la souscription est parfai-lement libre, le Conseil a décidé de se rendre à la demande du Fonds Patriotique.Le chef de police Baker a présenté son rapport annuel.Cette séance d'hier au conseil municipal (l’Outrcmont étail la dernière de Tcchev'in Bessette, nommé recorder de la Ville depuis novembre dernier.I.a nouvelle cour tiendra ses séances dans une des salles du poste de police de la rue S.-Just et l'ouverture s’en fera dans un dizaine de jours.L’inauguration donnera lieu à une intéressante cérémonie à laquelle les échevins et les notables de la ville seront invités.Le seeir’taire-trésor'ier de la ville M.E.P.Sampson a été nommé greffier du nouveau tribunal et le sous chef de police Lefebvre assistant-greffier.L'établissement d’une cour de recorder était devenu urgent à Outre-mont afin de faire respecter les rè glemenls municipaux, surtout celui qui intéresse la.circulation.Un grand nombre d’automobilistes de Tile de Montréal prenait plaisir durant la dernière belle saison, à faire de la vitesse sur le chemin S.-Catherine et niellaient parfois en danger la vie des piétons.Lorsque quelques-uns étaienl pinces, il fallait avoir recours à la bonne volonté dis juges de paix.doigts jaunis est mal noté tandis que la pipe est admise et de plus en plus à la mode.Envoyez un mandat-poste de 75 sous et vous recevrez une livre de HEROS.La St.Jacques Tobacco Packing Co., Ltée.S.-Jacques, Comté Montcalm, Qué.FAITS-MONTREAL TOUT CE QUI BRILLE N'EST PAS.COMMENT UN COUPLE BIEN MIS REUSSIT A FILOUTER PLUSIEURS MARCHANDS DE LA RUE SAINTE-CATHERINE.ESCOMPTE DE JANV E1 20% DE RABAIS $200?0G0 DE BIJOUTERIE A VOTRE CHOIX — D’ici à la fin de janvier nous accorderons un escompte spécial de 20''- sur tout notre assortiment : Argenterie, Coutellerie, Verre Taillé, Bronzes, Horloges, Statuettes en Marbre, Montres, etc.10% D’ESCOMPTE SUR LES DIAMANTS.HENRI SCOTT LE PLUS GRAND BIJOUTIER DE L’EST.479 EST, RUE SAINTE-CATHERINE PETITES ANNONCES À LOUE* AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, lue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.DIVERS La police de Montreal, dit-on.est sur les (listes d’un couple romanesque qui aurait assiégé une certaine société de Montréal, à l’exemple des pseudo-comtes d’Italie et autres lieux, et grâce à ses façons brillantes aurait fait un pouf de $4,0(10 ayant de Hier à 1 anglaise.Il s’agit ici d’un capitaine de marine en retraite et d’une jolie créole, née, il faut le croire, à la Jamaïque.Descendus à Montréal, il y a environ un an, ils prirent domicile à Outreiiiont et se Tirent là un cercle d’amis fort estimables.A la Noël, nos deux aventuriers visitèrent nos grands magasins et réussirent, grâce au respect qu’ils imposaient, à se faire adresser leurs marchandises contre remboursement Cela fait, nos oiseaux de passage quittèrent la ville, emportant avec eux le regret du départ et un joli magot.On s’aperçut alors de la supercherie de ces gens et les marchands volés ont fait un fonds commun pour pourvoir aux dépenses nécessaires pour localiser le capitaine et sa femme, et les ramener à Montréal sous l’accusation d’avoir obtenu pour $4,00(1 de marchandises sous de fausses représentations.it2r OEUF FT VOLAILLES Nous avons ce qu'il vous faut en races de volailles strictement 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accepté la candidature chuchote j paraître les arômes si bienfaisants i oui embaument le quartier Delori e S.-Ubarles.L’offre de la Compagnie a été ré duilc de $00.000 à $10,000, et les négociations sont en bonne yole de progrès.Les abattoirs ne disparailront lias tout à fail, mais seuls les etablissements qui s’occupent de la destruction des animaux morts et du traitement des débris de viande, et d’où émanent tant d’odeurs nauséabondes.XL Martin s’est dit tout disposé à recevoir au Bureau des commissaires avec plaisir.J’ai assisté, le jour de une delegation des bouchers où ceux* ’la nomination, à la remise des deux ri exposeront leurs griefs avec plus bulletins de présentation: Tun étaitId’aise plié dans Vautre ne formant ainsi i -*——— qu’un seul document.L’officier-rap- , .nnnuiDlTinM porteur, M.Gougeon, h reçu les but- LA i KUlllDI I lv‘Is letins de M.Doyon en même temps A I ACHUTF qu'il acceptait les $20(1 de dépôt quci n GASV-nu je remettais.M.Doyon était à coté MORT DE MIRONTON LE COSTUMIER BIEN CONNU S’ETEINT A L'AGE DE 73 ANS, M.Joseph Ponton, costumier bien connu de notre ville, est mort, hier soir, à l'âge de 73 uns d'une maladie (pii le minait depuis six ans.M.Ponton avait fondé, en IStiâ un atelier de costume pour c théà tre el était le fournisseur attitré (les troupes françaises qui ont visité Montréal.Il avait débuté au temp: où le Théâtre Royal donnait des ro présentations françaises.XI.Ponton laisse une épouse (née Alphonsinc Robert) et huit enfants : Edmond.Philippe.Eglantine, Loren-za, Charlotte, la femme du Dr Larocque, Yvonne, Mme Alex Larocque, Jeannette et Azilda.De plus, le défunt laisse une soeur, Xtme T.Ressctte.L’avis des funérailles sera connu plus tard.Casier postal 356.— Adresse télégraphique, •'Niihnc.Montréal".Tél.Main t25(i 1551.Code» : l.leber», We»t On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT FT FROCTTRFn* f‘d if if» TranaportfUion —- Uu» Saint-Jaetm»» LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec,; 11 place d’Armes, Montréal.Télé-phone Main 3215.1.C.Lamothe LL.; D., G.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.IV* OR GANe t LAVE R Y AVOCATS — PROCUREURS Suite 620, Edifice Transportation, 120 S.-Jacques.Tél.Bell Main 2670.Cûble, Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavcry, B.C.U.! M.Lnvery a son bureau du soir : 1 St- T h ornas.T ongunuil.roTvuJaüdT R OY AVOCAT 83.Craig Ouest.—Chambre 523 Tél.Main 966.MONTREAL.A.D.JOBIN NOTAIRE ET COMMISSAIRE 103 RUE S.-FRANÇOIS-XAVIER MONTREAL Prêta sur hypothèque».__ DOCTEURS -FST «M l Docteur A- DESJAKDINS /inrien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris, 'alaé • des YEr'X, d, n du lu un a t!c l’imml 111MI.h In jïlmc dniIuiiTR do ht dite d» foil'll rrs»i‘, hu \t* 20 ruo s Venin*;, mi rite de Munir» ni, v roui vnidu* pnr nlitorl’è i* m t- n tl ,,, .Y il’ J»*llcc l»*' hirnx cl rffrtl» «le h dilr dè- M* sont MM.1, H.n.'lillargroq, O.< fuMn -sur viUK mi rrltt ( JIUN’.conuHtMUl üerthimimc, A.N.Brodeur.4.N.^ de burrnu, rt«’.ban n, J.N.Chevrier.L.M.Cornel-ii'",';1";'’'” ! s- D.vrr».laisse les marques d’une In'T'grili parfaite cl d un grand esprit civique.• Vingt-rinq candidats ont élé mis en nomination mi poste de conseiller' 1er.li.Desmarala, Gaspard IJeSer-j MmiU'i'di, a» janvi.r ttitr.res, L.C.de Tonnatirour, A.R.Fri ".—-—~.gnp.Uott Gagné, W.J.Gear, H.(îni-'*">'«• thé.A.Jcannottr.j.O.Liibrerquo,! liim s.uii, c».r cumada.drmiinii(>4«S?*v« A.Immncrl, A.N.Lavallée.A.Léger.11 arf'uUcur.l.r :!ii'mr jr.ur dr C E Martin J li pelletier f’ F lin.1 UI1«, * dis lirurr, dr I nvaul miiU.uiii»L i i t»r r» e l'’ !(n 'loniiellr du du defendeur, nu v, 27 cmr, Emile Rolland, J.II.I.Sauner, ! chemin ( nie s i ne, en in eue de Montreal, W, A.Wavland et le sénateur J.M.îi1'’"* vendus pnr nutorite de jnsiie.te.Wilsntl Pn.i.mn I' oo doit ,* n,.,lo nlens et eflels du d't defendeur snlsls rn sll.on.t.lilt e i ne (Inil j avoir r|lle ,rl(e rause.ennslslunl m foin, ehevnii*, vingt conseiller* Il V aura doue une , s'Unres, hnrnnls.elr.(undliimi, | nraenf éleetlon.MM.L.N.Vcllleux, A, Bar- A J^yrr», h.j;.s relte et VV.Tardif ont été nommé» pour faire le dépouillement de* bul-lelirs.l^ résulial du scrutin »er» connu le 9 février prochain.M.Frank Pauzé.président sortant MootPèn!, 20 Jniivlcr IP10.de charge, fait partie ex nffieio du eonse1'.f.e nom de M.I.udger '.ravel r»l aimilé à la lisle des membres du conseil d’arbitrage.L'EAU RIGA CsUFFOT '• CONSTIPATION HABITUELLE OTTAWA 189 rue Spnrka pour lits à deux personnes, avec belles bordures en silkoline pour assortir avec les couleurs des dessins à fleurs du centre de la douillette.Nuances: bleu, rose et jaune sur blanc; belles combinaisons de couleurs.Remplies de ouate désinfectée et tamisée.Elles seront en vente samedi seulement, pour le prix, de, l’une.2.5S Galeries de peintures Notre chef de rayon informe sa clientèle que le ràbais de 309i pour toutes commandes d’eneadrenients, cessera •l’être consenti après samedi.L'est le moment de profiler des prix réduits qui sont pratiqués actuellement.Galeries artistiques.—Au deuxième.œfepSP.' 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CHOSES MUNICIPALES M.GARNEAU EST NOMME LES COMMISSAIRES LUI CONFIENT LE POSTE DE CONSERVATEUR DE LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE.— LE Dr ATHERTON ET M.CASIMIR HEBERT SONT DESIGNES COMME ASSISTANTS.LES BLESSES DEUX SORTES DEGUERRE SOMMES-NOUS UNE RACE D’EMBUSQUES?LUTTE PACIFIQUE, MAIS DECISIVE.— REVEILLONS NOS GENS.— POUR ECHAPPER A L’APOSTASIE NATIONALE.— CEUX QUI PONT LEUR DEVOIR.M.Heclor Garneau, avocat et honi; nie de lettres, vient d’être nommé conservateur de la Bibliothèque municipale.Les commissaires ont fait hier après-midi cette nomination cjui était attendue depuis plusieurs jours.j J.a décision des commissaires devra cependant être soumise à l'approbation du Conseil mais ça n’est là qu’une fonnalitié car il est improbable (pie le Conseil fasse un autre choix.M.Garneau recevra lin traitement de .$2,000 et il entre en fonctions incessamment.Le traitement sera porté avant longtemps à un chiffre plus élevé.Le commissaire Côté a suggère comme assistants M.Casimir Hebert id le Dr Atherton.Ces deux nominations ne sont faites cependant que pour la forme car aucun traitement pour les assistai!is n’est porté au budget de 1010.La Ville n’a pu le faire à cause de la crise financière qu’elle traverse.La bibliothèque ne sera terminée qu’en novembre prochain.Le Dr W.IL Atherton, homme de lettres est l’auteur dune histoire de Montréal.M.Casimir Hébert est un bibliophile et un polyglotte distingué.M.HECTOR GARNEAU Le nouveau bibliothécaire est ic fils de feu M.Alfred Carneau et de mademoiselle Elodie Glntoensky.F.X.Garneau, notre historien national, est son grand-père.Hector Garneau es, né à Ottawa, en 1872.Après un cours classique à rCniversi'îié d'Ottawa, i devint étudiant à la faemte de droit de Laval Avocat en 18!).'), il épouse en 1!H)5, Mlle Blanche Pillet.11 abandonne bientôt sa profession pour se jc.er clans le journalisme.Le •‘Monde'’ (1892), la ‘•Revue Nationale” (1895).le “Canadian Monthly”, la "Pairie”, le “Canada” (1903-04), le comptèrent connue le rédacteur le plus vivant et le plus lu.De 1901 à 1905, il est secrétaire privé de i’hon.!.P.Brodeur, qui était dans le temps, minisire des taxes indirectes.La littérature et l'histoire l’attirant plus que lu po.i ique, il publie en 1906 le recueil si charmant des poésies de son père.(Poésies d’All'red Garneau, Bcauchcmin).Sa plus .belle oeuvre et celle qui a eu tout son dévouement et toute son attention, est la publication de la 5e édition de 1 Histoire du Canada, par F.X.Garneau.Cet ouvrage, qui comprend 2 volumes est rempli de notes et de recherches qui sont le plus bel hommage de reconanissance d’un petit-fils à son aïeul.Le premier volume de celte ré-édition a étié publié à Paris i! y a deux ans.avec une préface de M.Gabriel Hannotaux, cx-ministre des Affaires é rangères et membre de l’Académie française.Le second volume devait paraître en octobre 1914, mais la guerre en a retardé ta publication.Une traduction ang aise de cet ouvrage est eu préparation.M.Garneau est membre de la Société Champlain, de Toronto, depuis 1905.L'an dernier, il était ad mis à la Société Royale *hi Canada.Tl fait aussi partie ’’ t'Americnn Historical Association et de la Société des Histoire; des Colonies françaises de Paris.LA QUESTION DES ABATTOIRS La question des abattoirs est loin d'être églée.Jusqu’à présent, il n'a été question que de la compagnie ries Abattoirs de Montreal à qui la ville offre une indemnité! pour ses frais de déménagement, hors des lie,lûtes de Montréal.MM.Hélair et Lecavalier, Leduc] et quelques autres veulent conti-1 nuer l'exploitation d’établissements1 où l'on fait l'abattage de, animaux seulement.Me Laurendeau a de Contre les deux sortes d'ennemis] qui attaquent la civilisation fran-j çuise, dans les plaines de la Chain ] pagne cl dans les écoles ue 1 Unlu-rio, il y a deux especes d armes et de défense: aux tranchées on oppose les tranchées, aux lois persécutrices on appose les procédures j judiciaires.Les deux guerres se ressetableut ! en ce qu'elles coûtent cher: Les j nations votent sans broncher mil ' iious sur millions et sur milliards j pour acheter des canons, torpilles, cuirassés, fusils et aéroplanes.Pour la lutte ontarienne, on vote quelques mille dollars, afin de s'as- : surer les services «de légistes qui j (iennent tête à l’orage et qui pous-l sent les reclamations jusqu’au pied; du trône, à Londres.Ah! si notre budget patriotique j renfermait ce qu’il devrait renfer- ] mer, ce que nous pourrions en ou-] vrir d’écoles où nos petits conipa-i triotes dispersés dans tous les comtés anglais de l'Ontario pourraiei ap.p 'mire leur langue et se sauver de l’apostasie nationale; nous pour-; rions conquérir, gagner du terrain,] en vue du prochain recensement.Mais pour défendre au moins le ter-] rain actuel, cinquante mille doil-j jars sont nécessaires, .si nous ne] voulons pas voir fermer nos écoles et succomber nos gens sous de.s sen ! lences iniques de jug.s qui nous! écrasent de leur fanatisme et de leur masse.Ah! si le.s Français pouvaient, | con.rne nous, défendre et conquérir a prix d’argent, par des souscrip- I lions volontaires, leurs campagnes ] |i de là fronlière allemande, ce qu’ils ! ^ en enverraient de chèques, ces hé-m roïques mutilés.Leur .sang, leur jeunesse, leurs i | membres, tout est sacrifié dans cet-|| te défense admirable; et nous, ici, nous ne sauverions pas notre por-jË lion de France, notre Ontario fran-j çais, au prix de quelques sacrifices pécuniaires?Franchement, on ne peut croire avilie à ce point notre race canadienne; c'est liai' oubli, nar ignorance qu'on ne donne pas à pleines ,, mains nour la patrie.Réveillons ! jj; nos gens, expliquons-leur l’affaire, k la lutte pacifique mais décisive de] y nos frères ; organisons la collecte U .sans timidité: les dollars tomberont j f et nos ennemis aussi.Prouvons à; tous que nous ne sommes pas une!, race d'embusqués.M.Emile Girard, trésorier général de BA.CJ.C., tOO, rue Saint-Jacques, Montréal, reçoit les souscriptions.LISTE DE SOUSCRIPTEURS Le trésorier général de l’A.C.J.C.accuse réception des dons suivants: Mme Moïse Cormier, $2; M.A.Re-' naud.81; M.l'abbé Edmond Grenier, 85; M.l'abbé Thérien, $5; MM.llurtubise et Hurtubise, 81(1; M.E.] Jassogne, 81: M.T.P.Sénécal, $1;, M.Camille Draneau, 81; M.Joseph j: i Prévost.81: M.l’abbé E.\V.Dufresne, 810; M.Louis Vaillancourt, j 82; M.Orner Dansereau, 81 ; M.C.j f j S.Thompson, 81; M.l'abbé Avila]; ] Perron, 81; M.J.A.Dionne, $5; i collège Sainte-Marie, 850; M.Dé-I siré Trépunier, $1; M.E.Raymond, 81; M.l’abbé J.M.Jolicoeur, 82; M.Gustave Labine, 85; M, J.A.Trépa-] nier, 81; M.!.Leclerc, 81; MM.Lavoie et Paquette, 82; M.J.A.Papineau, 811); M.J.E.T., 810; M.O.! Létourneau, 81: M.Georges Prince, 810: M.U.Oiguère, 81; M.J, R.Bourassa, $3; M.Anatole Renaud,] 82; MM.Deniers et Couture, .$2; M.l’abbé Edouard Tessier, $1; M.IL ] i.ctnire, 85; M.Louis Richard.8 M.le docteur E.Déguisé.$2 Paquette, ¥2; M.Joseph Royer couvent des SS.Noms de Jésus et de Marie.$10 ; M.J.B.C.Saint-Amour.$3; M.J.A.Dé/àel, $3; M.l'abbé T.Beauparlant, $10; Rêvé VENTE D’ECOULEMENT AVANT L’INVENTAIRE D’ALMY L A qualité recommandable des marchandises, le service excellent, les valeurs incomparables et la SCRUPULEUSE AUTHENTICITE DE NOS ANNONCES font de cette grande vente de liquidation un événement sensationnel.Le fait que nous écoulons des lignes discontinuées avant de faire l'inventaire ne déprécie en rien la valeur des marchandises offertes.Tout est de première qualité, recommandable et garanti.Les prix seuls sont endommagés.Mm, VALEURS TRES SPECIALES VENANT DE NOTRE RAYON DES TOILES Les toiles sont toujours désirées et toujours les bienvenues, surtout à des prix aussi bas que ci-dessous.Notre toile est célèbre pour sa qualité.Une telle combinaison de qualité et de bas prix se présente rarement.pouces.SI.95 i) Serviettes de table, pure toile, grandeur 20 x 20 Valant $2.35, pour, la douzaine Toile à nappes, damassée, pure toile, 2 verges de large.Valant 81.25, pour, la verge.98-é Serviettes de bîixn, blanches, qualité très pesante.Valant 39c, pour, chacune.*2i)6 50 couvrepieds blancs, crochetés, fini souple.Valant $1.75, pour.üli.49 Beau coton à draps, fini toile, 2 verges de large.Valant 42c pour, la verge.ÎÎ5 Cafés purs Java e! Mocha, la lb.Rt5f> Thé vert Japon dr choix, la It).R5C Quatrième étage.— Section centraie.Pamplemousses juteux de Jamaïque, 6 pour .Î25c 12 pour .45e LIQUEURS DOUCES Soda à la crème, Cidre Champagne, Ginger Ale, en cartons de .49e Bouteilles gratuites.«rrrta LE Pt.rs GRAND .IttüEO MAGASIN JUS MOMVKSAt.“Sauce ChHi”, marque Club, bouteille de 35e.pour ‘J.Ge bouteille de 25c, pour l.Te Saumon rnuge pâle de choix la boîte .l."#e 2 pour.29è Glace à gâteaux ou essences aromatiques, 3 pour 2,1e Sucre à fruits, à pain ou à glacer, 3 livres .25e Quatrième étage.— Section centrale.mandé hier aux commissaires i rendes Soeurs de M., $2; M.le doc-i “ quelle est leur intention à ce sujet M .Côté déclare que le bureau s’opposera à tout projet de ce gen-, re.M.Côté est d'avis qu'aucun pri-j vilègo ne noit être accordé à per-j sonne.Me Laurendeau explique que MM.Bélnlr el I ecavalier doivent présenter'leux bills privés à la Législature pour obtenir des permis.M.Sévérin I.étourneau est le parrain de ces hills.L’êchcvin létourneau suggère que la ville ne en-de des permis pour une période de dix ans.Elle éviierait ainsi d’être liée nour un temps indéfini.Des établissements comme ceux de V.t edur à Saint-Henri, en l'on ne fait mie l'abattage (les animaux, n'offrent nas t *s même, inconvénients que d'autres élab'issements où l’on fait en même temps.l’^quaHssnee et tout ce nui s’v rapporte.Le quartie" S -itit-jtenri où se D'nuvrnt les abat'oirs de M Leduc, n'a nas eu se à plaindre des mauvaises ct'eurs.Le bureau ,!e'.eoumiissat-es a dè.j cidê mie Me Laurendeau et le rtri Boucher iront à O "’bec surveiller i les intérêts de ht ville.POUR LES MILITAIRES leur K.P.Lachauellc, $10; M.Maxi-j me Raymond, $25; M.A.E.Ruro-! cher, *2.65; Mme Julie Desnoyers, i $2; Mlle l.éome Jmibcrl, $t; M.G.I.apratte, $5; M.Roméo Leduc, $t; M.E.A.('.adieux.$1; M.1, A.Guidé,py, $1: orphelinat Sainl-Arsène, 81; F.Arsène Lavallée, $5; M.le dortenr Henri Saint-Geovge.s.$2 ; M.1.Victor Rivant.$5; M.!.\V.Tremblay, $1.50: Mlle Albertinc Trcmhlev, $0.50; M.G.A.I.avigne, si: M.Joseph Saint Pierre, $t; M.Kd.(initier, $5; Mlle Theodora Bertrand, 81: Mit ' Marie Josonhc Bertrand, $0,5(1: M1 le Yvonne Bélanger, $0.50: M.J.Q.$25; Mlle E.Roy.$1; Mme Hug.Xrdcaii, $1 : M.Joseph Tonga .$5: cereile Saint F’nnçois-Xavier do l‘A.('.J.G., $20: M.Fut.litnerv, $20; Mme I'm.Emery, $20 ; M.Ohs.Emery.$10 ; paroisse S.-Anto'ne sur-Riehi lion.$32.25: Ferrie t a Vérandrve, de TA.O.LU.$783.78 (montant qu'il a recueilli dans ta province du Manitoba, la liste des donateurs suit, elle a été publiée datt.s les journaux 'le l'Ouest).“Mgr Béliveau, $50 ; M.l'abbé •!l vin Martin et M.Drummond.La ville s'engageait à payer $0.15 par pied; les connu issu ires présentèrent au conseil deux rapports qui furenl rejetés.Le conseil prétendait que je coût «le l'amélioration devait être payé par les propriétaire* riverai na.Ions.On fixera plus tard la dntel t.es commissaires Giroux et Côté de cette quête qui sera faite parties] trouvent rrtte chose Juste et aucun jeune filles et des militaires.Les colonels Barré et Desrosiers, du 15dème et du Hi.'tême, ont obtenu hier la pevMisstnii de faire une vente de sourires féminins, ou phis vulgairement un 'Tag day" *lonl le produit servira pour venir en aide aux officiers de res deux liatail- LA MONTEE SAINT-MICHEL l.’échevln Lavcrgne, de Rosemont, doit interpeller le conseil à ia prochaine séance pour le faire revenir sur sa décision nu sujet de l'ouverture dr certaines rues à ta montée Saint Michel.Cette nfffllrc dure *lepiii.s déjà longtemps, En rapport ne sera fait nu conseil, oui e>t seul responsable à l’égard des propriétaires.T.K POSAGE DES POTEAUX tnt bureau de.s commissaires a décidé d’rxlgcr de la Montreal Pu blie Service Corporation qu’elle donne un avis *te trente jours avant d'ériger ses poteaux.Si la com 1913, M.N.Drummond, alors échc-j pagnîe ne se conforme lias à cette vin, voulait faire adopter une loi d mande la ville s'adressera a la a la Législature pour obtenir l’exé- Législature comme cite Pa déjà cution ne ce projet.| fait pour ta Montreal Light, Heat Une entente eut lieu entre Pédhe- and Power Go.Joubcrt, $10; les ‘Cloches de Sailli-Boniface", $5; M.l'abbé D.Lamy, $5; M.l’abbé Paré, $5 ; M.l’abbé Curb il, $5; M.l'abbé Gagnon, $5; M.l’abbé Gravel, $2: M.I nlibè Moreau, 82; M.l'abbc Desmsicrs, $1; .\i.l'abiié Reran, $1; Société Saint Jc.in-Uaotiste de S.iint-l.azüi e, 50; M.l’abbé J.Dufiesne, $10 .8 écoles île Notre-Dame de I dis, $27.35; M.i'ubbé G.Ailnire.85; un ni i.$2; paroisse de Saint-Claude, 816.10; l’Aumônier et les mem bi iss du Cercle Saint-Claude.$10.1(1; 1rs C.slets du Sacré-Coeur de Snillt-lloiiiface, $30; Mlle A.Baril, $0.50; un ('.anmlirii-français, $1 ; école iieausale, $5; paroisse de Notre Da m de Lourdes.$20; Société Saint-Je m-liaiptisle de Le i'as.$12.50 ; M.J.E.M.$4; tou née (Immatique du Cercle Proven! lier de l'A.C.J.C., Huns les paroi .ses Saillie-\nne, Saint1' .Vgathe, Saint Norbri t.Saint-Jean Baptiste, Lelellier, Saint-Pier-, re.I.or tlc, Saint Ciia.le .Snint-( Jaurie, Notre-Dîme de I, uirdes, Su 1 m rsi i, Aiarlanolis, Brlixeilcs et un ion du Itev.Père Thérien, i ($7.50).total: 8269.L'Union Saiut-,lii.rpli du Canada, ('onseil de Salnl-Itonifaec, $50; P,Ht Séminaire *!e Siiinl-Roniface, $10: académie Ta-cl'é, $10: RR.PP.Rédcinjttoiis’.es | de Saint-Vitak.$5; M.L.IL Aodel.$5: M.I*.Mollot.$1 ; M.Joseph Ctiamragne.$1; Mine A.Bérnbo.$5; Mlle M J.Bértibé, $5; M.t,.II.Hé rubé, 85; M.D.IL Raribaolt, $5; M.j,.N Bétmirnay.$5: M.E.L.H-t uirnav, $5; les Artl ans Cnnndlens français de Saiol-Roniface.$25.M.J.Lanmiette, $1: paroisse d • Snint-Léon.$50; M.l’abbé II tdr, $5 ; école Raie Saint-Paul l -t à Saint-l'nstaebe.82! Lig ic tics Demnisci le, Crthollques de Langue f unçat-xc $10; M.l’abbé P.S.(tendron, $1; MT C Coinrau.$1 : M.\V.Rav-j nomd.85: M.l’abbc J.R rlratvtl, $t;l xi.V.Chimmnenc.$t; un éco’ier., $1; un ami, $2: un Can dlen-fi.iii-rais, *2; un inconnu, H; l’Union Nationale des Métis, $25; M.J.A.Sénécal.$2.50.plus les inlérïd.s à la, banque, $13.43." 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