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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 octobre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-10-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 20 octobre 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 242 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 ^ssez fonder, c’est le temps de fondre Il ne passe guère de jour et sûrement pas de semaine ou nous ne recevions la visite de quelqu’un qui veut fonder quelque ¦those.Le fondateur en puissance est généralement alourdi d’un volumineux mémoire qu’il appelle programme.Ce programme vise à des réformes sociales.Parfois il contient des idées excellentes, mais aussi communes que l’air que l’on respire.Parfois il en contient de neuves, mais qui n’ont d’autre mérite que d’être paradoxales.Parfois, aussi, l’homme qui vous les expose est d’un desintéressement parfait; mais souvent, sinon le plus souvent, il pousse son ours.Il est un émule du genre chalifouin et veut arriver à la notoriété publique, moderne pavois qui l’élèvera aux honneurs politiques.D’ordinaire, le solliciteur vous exhibe une découpure de journal: “La Presse, a parlé de notre affaire”.C'est pour lui la consécration officielle.Dès lors que le journal, qui renseigne sur tout, a jugé à propos de mettre son public au courant du mouvement, le lanceur de ce mouvement, qui jusque là pouvait être tiraillé de doutes, se rassérène, y reprend foi, en vertu de cette magie bien connue de l’imprimé.“C'est dans la gazette, donc c’est vrai, donc ça a du bon sens.Donc j’ai raison.” Le nicodème ne se rend pas compte que les journaux qui visent au grand tirage hospitalisent tous les bobards, tremblent de refuser deux lignes de publicité dès lors qu’on les peut persuader qu’on a déjà deux adhérents ou plus.(Exemple, dans un autre domaine, de cet éclectisme: le supplément de rotogravure qui publie côte à côte la photo de fille de la maîtresse de maison et de la fille de la femme de charge de la même maîtresse de maison.) Demain, le naïf sera tout chaviré de voir que le grand quotidien donne exactement la même somme de publicité à un mouvement diamétralement opposé à celui qu’il préconise quand il n’est pas créé à seul fin de le battre en brèche.Si vous réclamez le temps de faire enquête, de vous renseigner sur le fondateur et sur ses collaborateurs, si vous exigez des lettres de créance, le solliciteur n’y comprend plus rien: “Mais puisque je vous dis que c’est un mouvement populaire! s’exclame-t-il.Vous n’avez qu’à l’épouser pour tourner à votre propre profit cette popularité.” Il a pris dans d’autres boites la conception de ce que doit être le journal.Tii il s’est rendu compte que dès lors qu’un mouvement a des chances de prendre, on n’a cure qu’il soit lancé par des faiseurs, par des exploiteurs, par des apôtres positivement marrons ou par de simples rêveurs, qui ignorent tout des réalités, à commencer par celles de l’orthographe et de la syntaxe.Rappelez-vous tel mouvement d’inspiration soi-disant fasciste et qui a obtenu un tel succès qu’on a vu s’y associer à un moment donné une très haute personnalité politique de la province.Ce mouvement-est allé sombrer dans de bouffonnes poursuites judiciaires et dans de picaresques démêlés autour d’achat des casquettes et de manipulations de fonds.Qu’est-ce qui a sauvé cette fédération d’un précoce avortement, sinon le battage à la T.S.F.et dans les colonnes de deux feuilles à fort tirage et chacune munie d’un povste émetteur?Concurrentes au début, elles rivalisaient dans la publicité gratuite offerte à ces farceurs et elles nous ont ridiculisés et humiliés aux yeux des étrangers, bien plus que ce prétendu parasitisme récemment découvert par M.Iloude, lequel oublie que ce sont les consommateurs qui ])aient les impôts.La Montreal Light, Heat ne nous répète-t-elle pas sur tous les tons: Pas de réduction de taux, si on nous taxe?* * * Conclusion: par ambition personnelle, par amour de la gloriole ou encore avec les meilleures intentions du monde, nous avons le prurit de fonder.Il s’ensuit un éparpillement de l’effort et do toutes les richesses, des morales et des intellectuelles comme des autres.Chaque nouveau mouvement crée son organe, s’assure des souscripteurs, exploite le même filon, tape les mêmes annonceurs, avec ce résultat inévitable que, quand deux ou trois pourraient prospérer ou vivre décemment, deux ou trois douzaines vivotent ou crèvent.Quand un homme, travaillé du désir d'engendrer une nouvelle oeuvre, vient nous trouver, nous lui tenons ce langage qui, nous semble-t-il, est le gros bon sens: Il existe déjà des oeuvres pour répondre à tous les besoins, pour couvrir tous les cas: hôpitaux, asiles, refuges, crèches, oeuvres sociales, de colonisation, de protection de l’enfance et de la jeunesse, oeuvres patriotiques, religieuses, institutions de prêts, oeuvres d'assistance de toutes sortes, même pour les chômeurs.Pourquoi vouloir monter de toutes pièces une nouvelle construction quand il suffirait d’ajouter un étage de plus sur les mêmes fondations?Allez voir le directeur ou le président de telle ou telle oeuvre, soumeltez-lui votre idée.S’il la trouve pratique, il l’adoptera.S'il ne la trouve pas pratique, il y a chance pour qu’il ait raison contre vous.Il a plus d'exipérience que vous et il n'a pas comme vous les yeux bouchés par la vanité d’auteur.S'il repousse votre idée, vous avez grande chance que le public fasse de même et Vous aurez dépensé en pure perte votre temps, le temps de quelques autres et peut-être aussi leur argent, car les fondations comme les affaires, c’est surtout l’argent des autres.Ce qui a fait notre faiblesse dans le domaine économique c’est notre division, notre éparpillement, quand l’heure est à la centralisation, au faisceau.Toutes nos petites institutions ont été emportées par ce mouvement comme fétus de paille.Ce qui fait notre faiblesse dans le domaine social, c’est la même cause.Nous passons notre temps à fonder.Il faut, au con-ti aire, grouper, consolider, lier, fasciser.Il v a assez longtemps me nous fondons dans le sens de fonder; fondions désormais dans le sons de fusionner, de grouper, de consolider—de fondre.Que tous ceux qui sont susceptibles d’être consultés donnent le même conseil, que les journaux se montrent moins prodigues de publicité étourdie et nous aurons moins de gardes et de milices grotesques, moins de folles équipées, moins d’oeuvres défaillantes, cacochymes ou avortées moins d arbres rabougris et des fruits plus sains, plus nombreux.Louis DUPIRE Portraits politiques M.C.K CAHAH Six millions d’électeurs seront inscrits sur les listes électorales OTTAWA.20.(S.P.C.» — On ettime i 6 million» la tofal dei «lecteurs qui seront inscrits sur les listes électorales fédérales provisoires, dont la confection se termine ce soir.Cela constituera une augmentation de prés de 900,000 relativement aux listes de 1930.lesouelles contenaient 5,153.000 noms.Cas listes provisoires seront revisées en novembre.Les appels y ayant trait seront entendus en décembre.Il est peu probable que les listes définitives soient publiées avant février.L’impression ser t très longue, parce que les électeurs citadins seront inscrits sous deux rubriques: celle des adrtsses et celle des noms rangés suivant l'ordre alphabétique.L'entrepriae sera vraisemblablement trop eonsidérablo pour l'imprimeur du roi, qui devra aana doute evoir recours eux tervicee d'imprimeries privées.Il n’est plus jeune: 73 ans.Mais il reste imposant.Spectacle unique que de voir, à la sortie du Conseil, le Secrétaire d'Etat donner le bras au ministre des Travaux publics.Très grand malgré son âge et sa taille courbée, il dépasse de toute la tête le petit M.Stewart.Celui-ci, bien bâti, épaules carrées, semble un nain à côté de son colossal collègue.Ils vont tous deux, canne à la main, comme des amis, causant d'une façon animée.M.Cahan, loquace et convaincu, expose sa thèse avec un déluge de mots et M.Stewart l’écoute, visage fermé, dents serrées.Ils ne remarquent pas celui qui les salue au passage.Ils s'arrêtent brusque- ment.Le plus petit lève la tête pour envisager son interlocuteur; l’on dirait que M.Cahan se penche, paternel, alors qu’au vrai il ploie bien plus sous le poids des ans qu'il ne cède à un mouvement de confidence.Qui le voit une fois s’en souvient longtemps.Un géant, un authentique géant.Tête grise magnifique, visage creusé par des rides, soucieux et triste parfois.Oeil très vif, très clair, très malicieux, plus malicieux que la parole, car celle-ci est d'habitude onctueuse, enveloppante.Epaules larges, pleines, masse de muscles qui donne une idée de ce que dut être l'homme à trente ans.Mise soignée, sobre, digne, sans ostentation.Stature puissante, même écrasante, don redoutable.M.Cahan ne joue pas volontairement de cet atout physique, important dans la vie publique.En cela il se distingue de M.Guthrie qui Esc à Monsieur le Duc et arpente corridors du Parlement, air hautain, regard méprisant.Le Secrétaire d'Etat s'efforce plutôt de faire oublier, par son affabilité et la chaleur de son accueil, ce que sa haute taille pourrait avoir d’intimidant.Lorsqu'on lui adresse la parole, on a la surprise et le plaisir de voir, devant soi, un bon géant qui se fait empressé, délicat.Il vous prend dans ses confidences, rappelle volontiers sa vie aventureuse.Il joue peut-être trop des sujets personnels mais il a, en sa faveur, un ton d’intimité qui vous met à l’aise.Grand cœur, gentleman, l’un des derniers dans notre monde parlementaire où, sous prétexte de démocratie, on prend les habitudes, les poses et le jargon de la rue.Un gentleman — non pas comme M.Bennett, seigneur magnifique et superbe, — par ses manières raffinées, ses attitudes dignes, son langage de ettré.Son existence?Une biographie romancée ou, mieux, un roman d’imagination.Un homme qui s'est fait lui-même, grâce à un labeur tenace et à une belle intelligence.Journaliste, avocat, député à la Chambre de sa province, chef de son parti, directeur de vastes travaux à l'étranger, député au fédéral, ministre, il a tâté de tout, excelle partout.S'il est, au physique, un être de force, il l’est aussi du point de vue intellectuel.Il a approfondi la jurisprudence, fouillé 1 histoire.Bien armé pour la politique et la vie parlementaire, il s'est vite créé une place de choix, à part, au-dessus de ceux qui ne sont et ne veulent être que des politiciens.Supérieur à ses collègues et â ses chefs, il les a jugés, dans le passé, avec sagacité — la lettre qu'il adressait à la Gazette, en 1924, au sujet de M.Meighen, en fait foi.D'esprit mieux meublé, plus souple, plus large que MM.Meighen, Guthrie et Bennett, il a toujours servi sous eux: dans la politique le meilleur cerveau ne dirige pas nécessairement.•En 1927 il vint près de passer à la direction du parti conservateur.A la convention de Winnipeg il se montra le plus solide concurrent de M.Bennett.Pour des raisons de race, il fut écarté du poste où M.Bennett aujourd'hui cause tant de déception.Candidat de la province de Québec, M.Cahan ne pouvait être acceptable aux délégués des autres provinces, la majorité du parti conservateur tenant à sa réputation d’hostilité à l'égard des Canadiens français.Dire que cela n'a pas été dur pour M.Cahan serait mal connaître son cœur Cette défaite de Winnipeg lui fut amère.11 écarta cependant tout orgueil, reconnut le chef nouveau, travaille avec lui depuis lors.Pour le punir de sa loyauté, pour le rendre moins dange reux, on lui confia un portefeuille secondaire, le Secrétariat d'Etat.Mais comme M.Meighen avait su, quand il était Avocat général, transformer un simple appendice du ministère de la Justice en un département important, M.Cahan réorganisa le Secré tariat d'Etat, passablement négligé sous ses devanciers, et s'imposa au Conseil des ministres.* ¥ * Conservateur de trempe spéciale.En 1924, il ne favorisait pas une pro tection douanière à outrance, une protection pour la protection, générale et uniforme.En cela il ne partageait pas les vues de son chef, il était en faveur d’une protection variable, élastique, qui tenait compte des besoins humains, des facteurs géographiques, sociaux.Aujourd'hui, il ne parle guère de ces questions mais on devine en quel sens sa pensée dévie.11 a mieux saisi que tout autre dans son parti l'importance primordiale du Québec dans la Confédération, la nécessité d'harmoniser les relations du Québec et de l’Ontario, d'opérer un rapprochement entre ces deux provinces et les provinces maritimes, entre l'est et l'ouest.Il voyait large et passablement juste; mais il prêchait en un temps où les esprits étaient imbus d’impérialisme et de fanatisme.De même, il a compris les raisons du mécontentement qui existait chez les Canadiens français par suite de la conscription.Les tories n'auraient qu'à lire les discours qu'il a prononcés pendant ces derniers dix ans pour se débarrasser des préjugés qui restent en eux contre nous.Avec des idées comme celles-là, sa défaite à Winnipeg, aux mains du tempétueux Bennett encouragé par le battage de tambour qu’organisa Ferguson, n'était rien moins que fatale.Tel il était, tel il est demeuré.En Chambre, il participe rarement aux grands débats, maintenant.11 se tient à son pupitre, bras croisés, tête penchée, yeux légèrement fermés.11 regarde ce qui se passe autour de lui en spectateur toujour» intéressé, souvent amusé.Travailleur, actif, il présente de nombreux projets de loi.Il ne manque pas d’exposer longuement, avec un luxe effarant de détails, précédents, anciennes lois, raisons des amendements proposés.S’il croit avoir oublié une explication qu'il juge importante, il revient sur le sujet, recom-nqence tout.Ou le Voit tellement désireux de tout dire, de ne rien omettre, que l’on ne saurait s'empêcher de sourire devant tant de méticulosité, de conscience professionnelle.Aux interpellations il réplique avec courtoisie .et longueur.Mais quand il le faut, il a des harangues courroucées.Il passe alors par des moments de frénésie verbale.D’origine celte, il a une éloquence torrentielle, terrible, cyclone qui frappe les auditeurs de stupéfaction par sa suprême violence.Il y a trois ans, on l'a vu s’en prendre à M.King qui venait d’être cruel à l’endroit de M.Bennett.M.Cahan se leva d’un bond, se lança à l'attaque, attrapa le chef de l’opposition comme il ne l'a pas été depuis, au point que M.King, saisi par cette brusque sortie, ne sut où donner de La tête.Les phrases aiguës, cruelles, se succédaient avec rapidité.Elles crépitaient sans trêve.A la fin, étonné lui-même de la passion qu'il avait mise à défendre le premier ministre, M.Cahan s’en excusa auprès du président de la Chambre, pendant que les gens de la droite applaudissaient à tout rompre, * * ¥ Cette éloquence chaude, émotive, repose des exposés de faits et des récitations de statistiques dont se contentent d’ordinaire les orateurs anglo-saxons.Aux commissions où il plaide ses causes et défend ses bills, M.Cahan préfère la causerie amicale, bien qu'il surveille sa phrase, ne néglige nullement les procédés oratoires, veut absolument que ses projets passent car il tient à ses idées et se pique de vanité.Mais il abuse des effets d'une voix habilement chevrotante; il verse dans le genre onctueux, invoque à l'excès sa bonne foi, son passe intègre, ses états de service Cela lui est arrivé, entre autres occasions, lorsqu’il présenta son bill pour centraliser les services de traduction.Il faillit, cette fois, perdre les sympathies qui, chez nous, lui sont définitivement acquises depuis l'affaire des écoles du Kee watin.Que M.Cahan se méfie des hommes dont l’intérêt parle plus haut que la conscience: qu’il reste ce qu'il fut toujours jusqu'ici: champion de la justice.?* * L’actualité Esclave, tu peux être roi En écoutant, l'autre soir, La Terre vengée drame si réaliste et si émouvant de W.Paul Guitlet, je ne pouvais m'empêcher de sonner mie fois de plus à tous res jeunes f/ens.fils de la terre, qui ont délibérément méprisé le bonheur calme et sain à la campagne pour les plaisirs artificiels et déprimants de la ville.t.elte desertion des campagnes n’est pas, il est vrai, mal nouveau.On sait que Virgile, en des vers mélancoliques, se plaignait déjà de iingrtitude et des trahisons envers La Chambre des députés mexicaine invite le président de la république à chasser l’épiscopat catholique L’oeuvre de Maritain (Voir page 3) la terre.Piètre consolation pour nous et qui ne guérit pas notre mal.La situation normale dans laquelle est le monde aujourd'hui nous for ce à nous souvenir de cette vérité élémentaire que sans la terre qui nous nourrit, la vie humaine n'est plus possible.Depuis vingt ans, depuis dix ans.la terre ne compte plus les fils qui Vont abandonnée sans remords.Ils ont payé de bien des larmes, de bien des déboires cet abandon.Au jourd'hui, ils voudraient retourner à celle qu'ils ont lâchée et ils ne peuvent plus.H tear faut attendre l’aide d'un Etat, appauvri lui aussi, qui ne.peut guérir en un jour te mal de plusieurs années.Il eût été pourtant si simple et si naturel à tous ces fils de garder leur bien et de travailler à l'agtandir au lieu de le laisser à des étrangers qui.souvent, ont gaspillé ce qui avait été fait.Ces jeunes gens ont fait comme Esaü, Us ont cédé leur droit d’ainesse pour un plat de lentilles, des lentilles en conserve par-dessus le marché.Mais à quoi sert de pleurer sur le passé, et de regretter les erreurs commises?On l’a dit au congrès ,de colonisation qui vient de se ter-I miner, ce qui presse le plus, maintenant, c’est de réparer.Laissons donc d ceux qui ont l'autorité requise, le soin de réparer le passé du mieux qu'ils pourront.Mais il y a une classe de jeunes fils de la terre dont on ne s’occupe pas et dont on ne s'occupera probablement pas dans les divers plans de retour à la terre.Il s’agit de ces bacheliers pris à la terre et qui devraient faire profiter celle-ci de leur instruction, de leur culture classique.Des déracinés, eux aussi, bien qu’ils soient les premiers à vouloir l’admettre.Je ne dis pas que tons les fils de cultivateurs qui ont fait des éludes classiques ou supérieures doivent nécessairement retourner à la terre dont Us sont issus.Non.I! est de plus en plus fréquent que des fils se sentent attirés vers une autre profession que celle de leur père.Mais il est un bon nombre de jeu nés gens oui ne sont pas à leur place à la faculté de droit, de médecine ou à l’Université et que la terre t appelle en vain.Ceux-là végéteront dans les villes s’ils ne crèvent pas de faim comme d’autres ont végété avant eux.I Et pourtant, quelle vie intense, pleine, utile, ils mèneraient à la campagne! J’admets qu’il y a une cinquantaine d'années U eût été assez difficile à un gradué d’Universi-té de trouver à employer ses connaissances au service de la terre.Les obstacles à vaincre eussent été trop nombreux.Il n'en est plus de même de nos jours.Les campagnes ont compris qu’il est de leur intérêt de pactiser avec le véritable progrès.Mais il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les conditions de vie du cultivateur, tes méthodes de production et d'écoulement des produits.Voila un vaste champ à explorer pour toi, jeune homme, qui ne sais que faire de ton certificat d’études et de tes petites connaissances, de toi qui croirais déchoir si tu ne prenais “une profession '.Réfléchis un peu, regarde autour de toi.Tu verras que la culture de.la terre, si elle n'a pas l'étiquette de "profession" dans le.langage conventionnel des hommes, n'en est pas moins la première, la plus belle, la plus utile des professions, celle dont dépendent toutes les outres.Et d’ailleurs, que l'agriculture soit profession ou non, qu'est ce (pie ça peut faire?L'idéal d’une vie d'homme doit être plus élevé qu'une “plaque de cuivre", de bronze ou de marbre.Ta carrière ici-bas n'aura été un succès, puisque c’est le succès que tu cherches, que pour autant que tu auras fait du bien d tes semblables.Instruisez-vous, cultivez-vous te plus possible, jeunes gens, mais, de grâce ne, résistez pas à l’appel de tu terre.Ecoutez sa voix qui vous crie sa solitude, écoutez ces voix qui vous appellent, vous demandent de faire profiter les vôtres de ce que vous avez appris.La terre u besoin de bras sans doute; mais elle a aussi besoin de têtes dirigeantes, elle a besoin d’agronomes, de, conférenciers, d’inspecteurs, de maîtres d’école, de missionnaires, de chefs.Soyez ces hommes, jeunes gens instruits.Vous aurez fait votre devoir, vous serez diynes d’être appelés des hommes.Le bonheur viendra par surcroît.Lucien DESBIéNS Pour la présenter au public (Par le R.P.René GIRARD, S.|.) L’oeuvre du grand philosophe date de sa conversion.Un peu à la manière de Veuillot et de Chesterton.M.Maritain, mi lendemain île sa conversion, se forgeait, lui aussi, une paisible fé-lieilé chrétienne: “Vivre en lelie paix et repos d’esprit qu’il pût dire un jour: Quoniam non cognovl lil-teraturam, introïho in potentias Domini; les saints l’intéressaient plus que les philosophes”.Ni Veuillot ne s’était fait, selon son rêve, romancier, ni Chesterton, poète.“Vae nuhi si non thomis-tlzavero", se dit en toutes lettres le nouveau disciple de "l’Ange de l’Ecole”, dont l’amplissime doctrine avait achevé de le guérir du bergsonisme”.L’anémie où s’étiolait (en ces années d’avant-guerre) la Philosophie fit au jeune philosophe un devoir de se porter au secours de la noble darne.Il était grand temps d’ailleurs de réconforter la mourante, de lui apporter tout d’abord, pour la mettre en goût de la vérité, l’apéritif d’une saine critique de et de lui offrir substantifiques du mental.M.Maritain débuta en 1910.Depuis ce temps qu’il bataille et qu’il enseigne, qu’il expose, qu’il distingue! De cette activité sont nés, outre une infinité d’articles de revues, une dizaine au moins de beaux volumes.S’agü-il de départager l’oeuvre du philosophe, je la diviserai en deux parts, les ouvrages polémiques et les ouvrages constructifs.Sans la pousser à l’extême, la connaissance les nourritures réalisme fonda- il faut reconnaître à cette division utv fondement réel.Dans le premier groupe, l’auteur se tourne vers les erreurs philosophiques modernes, s'efforce d’en démontrer les contradictions internes par un recours constant aux premiers principes et expose la vraie doctrine en fonction, surtout, de ces systèmes qu'il combat.Dans l’autre, qui va toujours s’enrichissant, M.Maritain s'essaie surtout à repenser en saint Thomas les idées nouvelles, à réconcilier le monde moderne, les faits actuels, avec la philosnphia perennis, la jdiiloso-phic de toujours.Los conférences en cours appartiennent évidemment à ce groupe: elles semblent même devoir constituer une synthèse complète des idées du philosophe sur le sujet.Le fleuve unique oii se fondent ces deux courants d'apologie et d'invention, c’est celui d’un grand dessein apostolique.L’oeuvre de M.Maritain est une oeuvre d’apôtre.Il a consacré toute sa vie à faire luire la vérité dans les esprits.Pourquoi s’est-il penché avec intérêt et sympathie sur les intelligences égarées, sinon pour pouvoir “entrer par leur porte”, et, s’étant fait ami, les ramener tout doucement?L’apôtre peut, on le sait, se féliciter de mainte réussite.Pourquoi, d'autre part, s’applique-t-il ù rajeunir l’aspect de la vieille métaphysique, que d’aucuns, parmi scs adeptes, attifent toujours religieusement d'un vétuste accoutrement, sinon pour lui rendre tout son prestige en lui permettant d’intégrer en son système (Suite à la page 2) Bloc-notes Carnet d'an grincheux Les Anglais nous font vivre?Parle* pour vous, monsieur.* * * M.Taschereau dit qu’il ne faut pas faire de politique avec la colonisation.C'est fort bien dit Attendons la prochaine campagne électorale.* * * M.Vautrin a bien défriché son premier lot de colonisation if.if.Réflexion d'un cynique: Pourquoi les conférenciés désertent les conférenciers?Le retour de M.Bennett Descendu à Québec hier après-midi, passé è Montréal hier soir, M, Bennett est maintenant h Ottawa, où il galvanisera son gouvernement, secouera ses ministres et activera des rouages au ralenti depuis plusieurs semaines.A-t-il trouvé en Grande-Bretagne l’un des objets de son voyage: le sous-gouverneur de la Banque du Canada?Il est vrai qu’il aurait pu, qu’il pourrait encore, puisqu’il fl su en choisir le gouverneur au Canada dans une grande banque, trouver aussi l’adjoint au gouverneur dans une autre banque, et ra-nadienne françoise celle-là.11 lui resterait à nommer l’homme de là-bas au jioste de technicien et de sous-gouverneur adjoint.Mais il y a une singulière tendance d’esprit, chez ceux qui, parmi nous, veulent frapper de lourds impôts ee que nous achetons à l’étranger, et pratiquent le protectionnisme douanier; la plupart du temps ils pratiquent aussi une sorte de préférence impérialiste, en ee qu'ils ont tendance a importer de Londres ou du reste du Hoyaume-Uni les “compétences” qu’ils pourraient trouver aussi bien et même à meilleur compte ici.Nous avons envoyé là-bas Beaverbrook, en ees derniers vingt ans.Cela veut-il dire qu’il nous faut combler ici, par l’importation britannique, le vide que cela put faire, du point de vue financier?Nous apprendrons bientôt quelles découvertes M Bennett a faites outre mer.Mais s’il avait continué ses recherches ici, peut-être aurait-il fait aussi bien, sans se donner la peine, d uller aussi loin.Du beau français Un hôtelier de village gaspésien annonce que son hôtel, nouvellement .construit, a des "chambres communicatives".Un quotidien annonce dans sa rubrique mondaine que "M.le Canon X" bénira un mariage "dans le Palace des Archevêques".Tout cela, c'est du beau français, assurément.Mais nous nous en passerions.Laissons les Palaces à Nice et aux grandes villes européennes; quant apix “chambres communicatives’’ elles menacent d’être trop indiscrètes; les gens prudents n'y seront pas attirés.S’ils ne peuvent maintenant pas même avoir la paix à l’étape du voyage.Ceux qui s’en vont Les grands noms du temps de la guerre disparaissent.Foch, Joffre, Poincaré, Clemenceau en France, le roi Albert en Belgique, Wilson aux Etats-Unis, le président Hin-denbourg et Von Kluck, en Allemagne, Asquith, Balfour, Grey, Freneh, en Angleterre, tous ces acteurs de premier rang dans le grand conflit européen ont disparu les uns après les autres.Bien que depuis janvier 1934, comptons .Albert de Belgique, Poincaré, Hin-den bourg, ajoutons Lyantey, qui sut garder le Maroc à la France aux temps les plus dangereux de la grande guerre., et l’ajinée n’est pas encore finie.Alexandre de Yougoslavie fut de 1914 à 1918 un capitaine valeureux; il vient de tomber avec Barthou qui, lui aussi, fit sa part pendant le grand con flit.Après-demain, qui restera des grands capitaines, des chefs de la grande guerre, des diplomates du traité de Versailles?Une période se ferme, si les conséquences des actes posés alors menacent de durer et de prolonger l’incertitude de la situation européenne.C.P.La colonisation Perce qu’ils sont conférence-seiés.* * Si nous avions un bill Dillon pour fai- j re garder leurs terres à ceux qui sont menacés de les perdre?* * # Il y a assez longtemps que les murs écoutent puisqu’ils ont des oreilles — pour qu’ils aient quelque chose à raconter.' if.if.if.Cest peut-être ce lournal de 1 16 pages qui a tué le prince des journalistes parisiens?Il ne pouvait pas digérer les gros numéros.* * * La prochaine fois, les Anglais de Westmount nous donneront tusq j’à un ma re Après le pain, le polichinelle.Le Grincheux Quelques notes en marge du congrès Deux journées de discours pour en venir à l’approbation du plan Vautrin — Les propos de l'actuel maire de Montréal, M.Camillien Houde (Par EMILE BENOIST) Deux journées de suite, quelques centaines de congressistes réunis à Québec ont parlé de colonisation, de retour à la terre, d’établissement et de rétablissement sur des terres neuves ou autres, de bien d’autres choses encore.Comme conclusion de tout cela, le programme que le nouveau ministre de la colonisation, M.Irénée Vautrin, avait exposé, dans son discours lors de la séance inaugurale du congrès, a été approuvé, sans aucune modification et, si l’on peut dire, à l’una-nirnité des applaudissements.Une proposition dans le sens de l'approbation, par le R.P.Alexandre Dugré, SJ., fut couverte d’ap-plnudissements.Il n'y eut d’aucune part la moindre objection.M.Vautrin qui présidait l’assemblée pouvait à bon droit en conclure que son programme était unanimement approuvé.Jeudi soir, c’était pourtant la deuxième fois que le Père Dugre soumettait sa proposition approa Grande-Bretagne a obtenus en ac* cordant l’autonomie à l’Afrique-Sud devraient porter le gouvernement.britannique à accorder l’autonomie à ITnde.Il a lait remarquer que l’Inde finira sûrement par obtenir l’autonomie qu’elle réclame en vertu de principes posés par lord Macaulay, il y a un siècle.Raflant de l’autonomie sud-africaine, le général Smutç a dit que si l'Afn-que-vid coopère volontiers avec la société britannique de nations, c’est grâce à la “confiance et à la magnanimité” dont la Grande-Bretagne a fait preuve à son égard en 1907.Le général Smuts a aussi parlé de questions économiques.Il a loué l’Angleterre d’avoir suspendu rétalon-or et de ne pas s’écarter de m voie constitutionnelle pour rétabln' la prospérité chez elle.Il a condamné le nationalisme économique, qui veut, a-t-il dit, qu’on s'enrichisse aux dépens d’autrui.-^ n ¦ g» - Programmes français continués Mexico.20 (S.P.A.) La Chambre des députés a unanimement approuvé une proposition qu’un de ses membres, un nommé Luis Enrique Erro, a faite d’inviter le président de la république, Adelardo Rodriguez, à chasser du Mexique tous les archevêques et évêques catholiques.afin de “résoudre à jamais la question catholique”.Au cours d'un bruyant débat qui a précédé l'adoption de celte proposition, plusieurs députés ont dit que les catholiques font de Tagita-lion pour empêcher le gouvernement de socialiser l’instruction publique et ont préconisé rétablisse- ment d’un Etat formellement athée.Erro a dit entre autres choses: “Nous devons ouvrir l’esprit du peuple en lui enseignant à considérer le monde à la lumière de la science.Cela est impossible tant que l’Eglise le fait croire en Dieu” I) a ensuite proféré un blasphème.Un autre député, un nommé Manlio Fabio Altamirano.a souli-cné que le catholicisme et la révolution mexicaine ne peuvent pas habiter le même pays.La police a arrêté plusieurs étudiants qu'elle accuse d’avoir cherché à se procurer des armes.Le cabinet yougoslave démissionne C’est le coup d’une faction - On considère le fait comme significatif Belgrade.20 (S.P.A.) Le cabinet yougoslave a donné sa démission aujourd’hui.I.e premier ministre.M.Srchkitch, n annoncé la chute de son gouvernement à llh.C’est le coup d’une faction.On le considère connue significatif dans les milieux politiques.Srchkitch était le chef du parti national Yougoslave, autrefois le parti démocrate radical paysan yougoslave, établi sur une base nationale par le général Zivkovich en 1931, à la veille des élections générales.Remanié en octobre 1933.le cabinet yougoslave le fut de nouveau le 18 avril dernier.Il s’agissait cette dernière fois d’inclure dans le cabinet des experts pour le relèvement économique du pays.Ce parti national yougoslave avait mission d’appliquer la politique dictatoriale du roi Alexandre: administration centralisée avec gouverneurs dans les provinces.C’est en somme la restriction graduelle de l’autonomie des pouvoirs locaux qui a entraîné la chute du gouvernement, particulièrement en Croatie, où le Dr Ante Pa-velich, de Zagreb, était le chef et le seul représentant au parlement du parti rroate indépendant.Lorsque la crise devint trop grave, Pavelich s’enfuit à l’étranger.Présentement à Turin, on attend son extradition en France où on l'accusera d’avoir participé à l’attentat de Marseille.L'extradition de Meisner Détroit.Michigan.20 (S.P.A.).Les autorités canadiennes ont shiemi l’extradition de David Meis-ier.qui sera conduit au Canada où I subira un procès au cours duquel 1 aura à répondre à l'accusation l’avoir ph' complice des ravisseurs le John S.Labatt, riche brassent le London.Ontario, enlevé au mois l'août dernier.Avis de décès Dl MONT LT —- A l’Hôtel-Dieu e Montréal esl décédée ce matin ouisa Dumontet, fille de feu \Vil-iam Dumontet, autrefois de La-iratrie.Le corps est exposé à FHô-M Dieu.Avis des funérailles plus arrL Les banques avanceront $600,000 H appert que les banques avanceront «600,000 la semaine prochaine pour terminer les travaux de chômage laissés en plan Pau-1 tomne dernier.Cela veut dire en pratique que ta ville aura l’argent dans cinq ou six semaines, quand la température sera à peu près impossible.La Commission canadienne de la R-adio va continuer à irradier les causeries des émissions de l'Union catholique des Cultivateurs de même que celles de l’Institut des Affaires publiques, le dimanche soir, selon ce que nous apprenons.On sait oue la Commission avait apparemment décidé de biffer ces émissions, du moins pour Pensenv ble du réseau français, si elles devaient avoir lieu pour la région montréalaise.Le Devoir a publié, il y a quelques jours, un article qui a attiré l’attention du public et de la Commission.On a désormais pris les mesures voulues pour émettre sur tout le réseau français de l'est les programmes nommés plus haut.__________ La session fédérale L’arrivée de M.Bennett à Montréal Réception à la gare Jean-Talon - Bienvenue de M.Jean Pcnvcrne, au nom des Canadiens français, et de M.R.S.White, au nom des Anglais - Une nombreuse délégation l'accueille à son retour d'Europe Le premier ministre du Canada, M.R.B.Bennett, est descendu à la gare Jean-Talon, hier soir, où une foule nombreuse s’était portée à sa rencontre.Me Jean-J.Penverne lui a souhaité la hienvcmie et a exprimé, au nom de la population ca-nadienne-française, ses meilleurs souhaits et a dit les voeux que l’on a faits pour que son voyage fût couronné de succès.M.R.S.White, député de Mont-Royal et doyen des députés conservateurs, s’est fait le porte-parole des Canadiens anglais.A son retour d’Europe, le premier ministre semblait bien portant et ne ménageait ni les poignées de mains ni les sourires.En réponse aux allocutions de Me Penverne et de M.White, M.Bennett a dit tout le plaisir qu’il éprouvait à se retrouver au Canada.11 a ajouté qu’il est très satisfait de son voyage, disant qu’il a été particulièrement touché de l’intérêt que semblent porter au Canada et l’Angleterre et la France.C’est l’opinion de M.Bennett que cet intérêt grandit de jour en jour, comme le rôle que le Canada est appelé à jouer se dessine davantage de jour en jour.M.Bennett a parlé de son séjour à Genève en soulignant l’esprit de bonne entente qui existe entre les délégués des différents pays réunis pour étudier des questions d’intérêt international.Tous les délégués semblent comprendre que le retour 1 à un état normal ne peut s’opérer que par une étroite et intelligente! coopération.Aussi les efforts ten-j dent-ils à ramener la prospérité en développant le commerce entre les nations.Parlant du nouvel accord franco-canadien.M.Bennett dit que le traité s’est signé amicalement et que tes Français ne demandent pas mieux que d’entretenir des relations commerciales avec le Canada auquel ils sont très attachés.De son côté, l’Angleterre s’intéresse de plus en plus aux affaires du Canada et elle ne demande pas mieux que de coopérer au retour de la prospérité, tant du Canada que de la sienne.M.Bennett a terminé en disant que nonobstant les critiques il a la consolation d’avoir fait tout en son possible pour promouvoir les affaires du Canada et il est d’autant plus heureux des résultats qu’ils sont dus aux efforts du plus grand parti au Canada, le parti conservateur à qui le peuple peut être redevable de l’avoir orienté sagement au milieu de la crise qu’il est venu à bout de traverser sans compromettre son crédit, mais en l’affermissant.Mme Henry Joseph, au nom des conservatrice de langue anglaise, et Mme Dumont Laviolette, au nom des conservatrices de langue française.ont présenté des fleurs au premier ministre qui les a acceptées en souriant et très aimablement.M.Bennett était accompagné de M.Maurice Dupré, qui a fait le voyage avec le premier ministre, depuis Québec, On remarquait à la gare, hier soir: MM.Alfred Duranleau, Arthur Sauvé, John Hackctt, député de Stanstead; Georges P.Laurin, dé-j puté de Jacques Cartier et organi-[ sateur pour te district de .Montréal; H.S.White, député de Mont-Royal; J.A.Barrette, député de Berthier-Maskinongé; Leslie Bell, député de Si-Antoine; G.A.Gault, député de St-Georges; André Fau-teux, Me Francis Fauteux, M.Louis Francoeur, les cchcvins Z.H.Lesage et F.Leduc, MM.S.A.Beau-ne, Aldénc Bluin, etc,, etc.M.Bennett à Québec Québec, 20 (S.P.C.) A son ar rivée d’Europe, hier, le premier ministre R.R.Bennett a été inter rogé sur la date des élections gé-raies.On lui a demandé de commenter les dernières élections complémentaires, mais le premier ministre a évité de s’aventurer sur ce terrain, et s’est mis à parler de politique européenne.M.Bennett revient d’un séjour de six semaines en Europe, passé en grande partie à Genève et à Londres, avec deux courts arrêts à Paris.li a exprimé l'opinion qu'il n’y a aucun (langer immédiat de guerre en Europe.Pour lui, le fonde ment de toute prospérité économique, c’est une paix solidement établie.Il se peut que cette atmosphère favorable à l'expansion économique soit créée bientôt.M.Bennett a trouvé les chancelleries européennes disposées plus (pie jamais à régler leurs différends, sans recours aux armes.Le premier ministre a affermi sa foi'dans les accords impériaux de ia conférence d’Ottawa.Des entretiens avec les hommes d'affaires britanniques Pont laissé convaincu que le Ganada, sans ces accords, n’aurait pas pu supporter la crise aussi allègrement qu’il l'a fait.Une foule nombreuse d'amis cl de partisans attendait le premier ministre à Québec.On voyait parmi eux le solliciteur général, M.Dupré, le colonel J.S.O’Meara, président de la Gommission du port, et le maire de Québec, M.J.U.Grégoire.Tous les personnages qui se pressaient sur le quai montèrent à bord du paquebot et allèrent saluer M.Bennett.Sont revenus d’Europe avec le premier ministre, M.O.D.Skelton, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires étrangères, et M.Jean Saucier, secrétaire particulier du premier ministre.Tous trois sont partis pour Montréal.M.Bennett se rendra à Toronto, où il présidera à la cérémonie de la pose de la pierre anmilaire du nouveau U’o-men's C.oUeae Hospital.M.Graham Towers, gouverneur de la Banque du Canada, dit le premier ministre, a dû arriver à Londres hier.R n'y aura pas de nouvelles nominations à la Banque du Canada avant son retour.M.Bennett n'a pas voulu laisser entendre que le poste de gouverneur-adjoint sera confié à un Canadien français.Le premier ministre a trouvé (pie les conditions économiques se sont beaucoup améliorées dans les pays européens qu’il a traversés.Ou considère te Ganada, en Europe, comme un pays revenu définitivement à des jours prospères.“Au Canada, ajoute M, Bennett, on ne pense pas tout à fait la même chose”.l.r premier ministre sera à Otta wa lundi prochain.Il aura à décider la date des prochaines élections complémentaires et celle de l’ouverture de la session.M.Bennett ne sait pas encore quand pourra être tenue la conférence interprovinciale pour amender l’Acte de l’Amérique britannique du Nord II sera mis au courant de l’avis de tous les premiers ministres provinciaux à son arrivée à Ottawa.Léon Bloy, le “mendiant ingrat”, a donné une voix à la multitude des pauvres et des oubliés Il sc considérait chargé de dénoncer l’iniquité du monde où il vivait - Sa foi immuable - Vocation de pauvreté et de misère — Comment s'explique la violence de son langage Québec, 20 (S.P.C.).— Apparemment les rumeurs d’une session fédérale d’automne se sont éteintes d’elles-mêmes et l’on ne sait plus si le parlement sera convoqué avant Noël.Un journaliste de Québec a posé la question au premier ministre Bennett à son arrivée dans la capitale de la province hier midi et celui-ci lui a répondu: ‘‘Pourquoi supposez-vous que la rumeur est morte?” Le journaliste répondit: “Probablement à cause de votre absence”.Bennett reprit: “Alors mon retour la fera peut-être renaître”.Et le sujet en resta là.Pour les pafinoires l.a Commission municipale des parcs a demandé au comité exécutif de voter un crédit de «31.500 pour les patinoires, cet hiver, soit $21,000 en salaires pour les «ai^ (tiens, «7,000 pour l’éclairage et «3,500 pour le matériel.On n’ouvrira qu’une patinoire par quartier.Pas avant janvier Tout indique que la prochaine session ne* s’ouvrira qu’en janvier prochain, les experts qui travaillent à ébaucher le projet de loi des nouvelles taxes municipales exigeant encore quelques semaines pour parfaire leur travail.C’est du moins ce qu’a laissé entendre M.Houde, maire de Montréal.Il ne serait donc plus question d’une session pour novembre.Les secours aux chômeurs Ottawa.20 (S.P.C.) Des arrêtés ministériels ont été adoptés hier autorisant M.Gordon, ministre du Travail, à conclure des enten tes avec les provinces de Québec et d’Ontario au sujet des secours aux chômeurs.Les conditions des ententes projetées ont été approuvées par le cabinet.mais on n’en ronnaitra pas les détails avant qu’elles aïeul été reçues par les gouvernements provinciaux.Ge sera fait probablement au début de la semaine prochaine.La banque centrale américaine Washington, 20.(S.P.A.) Le gouvernement américain se prépare actuellement à combattre un projet de banque centrale américaine ou autorité centrale monétaire qui serait présenté à la prochaine session du Congrès.On a révélé (pie les fonctionnaires du trésor ont pensé eux-mêmes à ce projet pendant plusieurs mois et qu’ils ont même demandé à un groupe considérable d’économistes de leur donner leur opinion à re sujet.Cependant, on a maintenant conclu que les avantages qu’on pourrait obtenir en créant une telle institution peuvent être plus facilement obtenus en remaniant quelque peu le système de réserve fédérale.On fait remarquer que le but d’une banque centrale est de concentrer dans une branche de l’administration le contrôle unifie du rrédit et de l’émission des monnaies.Or la récente législation bancaire a déjà considérablement concentré ces deux éléments dans le Trésor et le Céderai Reserve Board.L’archiduc Othon Vienne.20 (S.P.A.) L archiduc Othon a de nouveau, aujourd’hui réclamé le trône d’Autriche.11 écrit à la ville de Gnas.en Stx-rie.qui lui a conféré le titre de citoyen honoraire, la remercie de eet honneur et dit: “Comme vous désirez mon retour, moi-meme je désire revoir notre been pays d Autriche.J’espère pouvoir revenir sitôt que les lois qui m exilent auront été abrogées.” 25 ans, 25,000 OUI CHAQUE LECTEUR NOUS .-.SS.iwr IIK1 AHTBF PT I P Au Forum, cc soir Son Excellence Mgr A.-E.Des-rhamps.évêque auxiliaire de Montréal et chapelain des Fusi-jliers Mont-Royal (65e Régiment) | officiera à la cérémonie de la bé-I nédiction et de la présentation (tes ! nouveaux drapeaux ce soir à 9h.au Forum.“Glanures Gaspcsicnncs” (pjr le luge |.-C.POULIOT) La France est toujours là.semeur Ide jours nouveaux Elle va prodiguant la divine semence Laissant par derrière elle une traînée f lumineuse D’exemples immortels et d’immortels 1 travaux.O mon pays, ce fut dans cette aube fde gloire Que s’ouvrit le premier feuillet de [ton histoire LOUIS FRECHETTE ‘ La legende d'un Peuple” Volume de 325 pages format 6V2 x 9.Fermière partie Relations de 1534 et de 1535-1536.j Accompagnées de graphiques indiquant.J dans leur ordre chronologique les esca-I les de Jacques Cartier Deuxième partie ; Decouverte d ur medaillor de iacquei Cartier Troisième partie Hommage, Canadien, à l'illuitre Capitaine Malouin et aux preux marin, qui l'accompagnaient.Quatrième partie: L'oeuvre de I, Propagation de la foi en Canada et lei Minion, de la Ctipétie.Cinquième partie.Percé et le, Ile, de la Madeleine.Aperçus Biographiques Anecdotes et Souvenirs de Voyage En vente au Service de Librairie du Devoir ’, au prix de $2,00.M Maritain a donné hier soir, devant VAlliance française, au Bitz-Carlton, une causerie intitulée Léon Bloy ou le Pèlerin de l'absolu.M.Urnes) Tétreau, président, a invité I assistance à observer une minute de silence à la mémoire de MM.Bar-thou et Poincaré; puis il a présenté le conférencier.Pour donner une jusle idée de la belle causerie de M.Maritain il faudrait plus d’espace que nous n’y pouvons consacrer ce matin.Et encore.l’on ne saurait donner à un compte rendu la chaleur que l'admiration du grand philosophe pour le pèlerin de l’absolu communiquait à ses paroles.Ceux qui ont entendu celte conférence en ont été charmés et émus.En voici un bien bref et trop pôle résumé: Je ne vous parlerai pas d’un sujet philosophique, a dit d’abord le conférencier, mais d'un homme qui m'a été particulièrement cher, à qui je dois beaucoup.Léon Bloy s'np-' pelait lui-même le pèlerin de l'absolu, ou encore, le pèlerin du Saint Tombeau; il s'appliquait encore un surnom que lui avaient donné des ennemis: le mendiant ingrat.Il vivait dans une pauvreté absolue cl était parfois obligé de demander des secours d'argent.Mais en même temps il avait un souci farouche d'indépendance, jamais il n'a pense que parce qu'on lui donnait un peu de cet argent qu'il estimait un fardeau d'iniquité on avait acquis un droit à scs éloges ou qu’on pouvait s'attendre à être à l'abri de ses critiques; d'oii ce qualificatif.Il s'est toujours arrangé pour déplaire aux personnes qui auraient pu le plus aisément lui servir.Ln des plus beaux livres, c'est: Le Saint par tes .Inifs, livre écrit à la gloire du Dieu d’Abraham, d l-saac et de Jacob, où ü dénonce l'incompatibilité essentielle de l’antisémitisme et du catholicisme.Mais en même temps, pour ne pas sembler de connivence avec la richesse juive, il commence par s’élever contre elle.Et il s’étonnait ensuite que les rabbins n’aient pas fait un succès à son livre.C’est un écrivain de tout premier ordre.11 aura sa place au firmament de l’histoire littéraire; on trouve chez tui la même richesse que chez Rabelais ou chez Hugo, ('.’est en même temps un écrivain mystique et religieux comme Pascal.Il avait une vocation prophétique, il se considérait comme chargé de dénoncer l’iniouitô du monde où il vivait.Et il appartient lil-térairement à l'ultime phase du romantisme et du naturalisme, mais il a renouvelé cette matière.Il a vécu dans une pauvreté complète, souvent même dans la misère, li a souffert de la conspiration du silence qui a commencé avec son premier livre.Sa vie fut une vie de hors-la-loi.mais non pas de bohème ni d'anarchiste; une vie de témoin de l'absolu, au milieu du monde littéraire que, scion sa propre expression, il vomissait chaque jour.M.Maritain raconte alors sa première visite chez Léon Bloy, puis quelques anecdotes de la vie de son héros.On ne peut pas comprendre, dit-il, l'oeuvre de Léon Bloy si on ne la situe pas dans sa vie, si on n’y voit l»as l’expression de son âme.M.Maritain divise aussi sa causerie: la vie de Bloy, le poète, le voyant prophète, le chrétien.Véronique L’enfance de Léon Bloy a été enfermée dans une mélancolie profonde.A 18 ans, il vint à Paris et perdit la foi; à 23 ans j) se convertit, et depuis lors, sa foi fut immuable.Il s’engage, pendant la guerre de 1870, En 1873, il est de retour à Paris s'occupant à des besognes toujours décevantes, et constate son impossibilité de s'adapter a la figure de ce monde.Kn 1877, il fait la rencontre capitale de sa vie, celle de celte pauvre fille qu'il a appelée Véronique et qu'il a tirée de la perdition.En 1887, il publie Le Désespéré.Dans ce livre il attaquait avec vio lence le monde entier des littéra leurs de son époque; d fut payé par la conspiration du silence.En 1890 il épousait, après l’avoir convertie du protestantisme, la destinataire dos Lettres à sa fiancée.Alors sc termine la période chaotique de sa vie, mais non la pauvreté.Il écrivait un livre chaque année, mais alors un livre ne payait à son auteur que 50 centimes l'exemplaire et comme il n’eut jamais plus de 2,000 lecteurs, chacun de ses livres lui rapportait 1.000 francs.Il recevait à part cela des dons de ses admirateurs, des envois de petites sommes, parfois jusqu’à 100 ou 200 francs.Il avait toujours la certitude d’être secouru, mais cela ne l'eni pêchait pas, la nuit, de rêver, à l’épicier, an propriétaire.Il a produit une oeuvre riche et variée de quelque 40 volumes.Avec le Salut par les Juifs, et le Désespéré.non meilleur ouvrage esl /.(/ femme pauvre, qui parut en 1897.Vers la fin de sa vie, grâce à son ami Pierre Termier, sa pauvreté devint moins grande.Les douze dernières années furent moins pénibles, moins sombres, il mourut à 70 ans, en 1917, ie jour de la Toussaint, La grande foi de Bloy Le conférencier parle de la grande foi de Bloy, de sa faim d'absolu, de sa vocation.Il disait qu’U n’é- c h oses.son Inn M.Mari mots me erivait pas pour les justes mais pour les pécheurs et les révoltés.Il apparaissait comme le contraire des autres hommes; au lieu d’un sépulcre blanchi c’était une rallié draic calcinée, noircie, le blanc était au dedans.R y a une discordance cnlre le catholicisme et le monde chrétien: la façon dont nous, mauvais chrétiens, nous nous comportons dans le temporel, nous qui sommes chrétiens de nom et vivons si peu en chrétiens.A certaines épo uni s cette discordance devient terrible, 011 ne suit même plus qu’on est mauvais chrétien; c’était le cas L celle de Bloy comme nujour d'hui.Alors un homme surgit; un homme comme Bloy qui devait porter son témoignage pour Dieu cl pour l’Eglise contre le monde bourgeois livré nu culte de Par fient.Les vérités ne peuvent sc dire qu avec excès, qu'avec hyperbole; pour les dire il faut être retranché du monde, et on comprend sa vo-sation de pauvreté et de misère.Au moyen âge, cette position était remplie par les moines mendiants De nos jours, idle l’a été par un pauvre comme saint Benoît Labre.Mais Bloy est un pauvre qui ne garde pas le silence.Le mendiant ingrat devait donner une voix à la multitude des pauvres el des ou Idiés.Il faut se placer dans celle perspective pour comprendre la violence de Léon Bloy.(tu lui reproche deux dabord la truculence de gage; cela 11’émeut pas •ain : la grossièreté des semble plus innocente que la prr (ci site de la pensee.l e vocnhulai rc de Léon Blov est quelque chose comme la vermine de saint Benoît Labre; il le retranchait du monde.Le qui choque davantage, ce sont les injustices envers les personnes; elles ne s.nl pas défendables objectivement.Mais il faut être at tenlif à ce que son cas a d’exceptionnel.Pour lui tout individu est transformé en un pur symbole La victime choisie pouvait'être digne dr tous les lauriers mais à travers elle il atteignait le inonde, M.Maritain a rappelé ce qu’a dit I terre Termier dans le livre qu’il a consacré à Bloy: que sa vie sc divisait en deux parties, celle (pii a précédé et celle qui a suivi si rencontre avec Léon Bloy.p|u, sieurs autres ont pu dire la meme chose.Le conférencier, pour illustrer les (hverses parlies de sa causerie, a lu quelques-unes des meilleures pages de Bloy.Les cheminots chez M.Hepburn Toronto, 20 (S.p.C.).- Au ouï s d une entrevue avec le pre ’(lier ministre Hepburn, un comité d un syndicat de cheminots a exprimé le voeu que LAetr de l’Amérique britannique du Nord seul amende de manière à empêcher le Sénat, conformément au droit parlementaire britannique, de suspendre un projet de loi que les Corn mimes auront adopté deux fois.Le comité a préconisé l’adoption d'un plan national contre le chômage et a invité le gouvernement Hepburn à faciliter |a suppression des obstacles que la con.stitufion pourrait opposer à une mesure de ce genre.Le cornilé a exprimé l'opinion qu'il faut maintenir les présentes exonérations de l’impôt sur le revenu.M.Taschereau cf le congres de colonisation Qucbrr, 20 (S.P.C.l.M.I.A.Taschereau est heureux des résultats du congrès de la colonisation.“Ce congrès a remporté un grand succès", a déclaré le premier ministre.“Je suis convaincu qu’il portera des fruits excellents.Il convient (te féliciter M.Vautrin pour l’excellent programme qu’il a soumis aux délégués et je tiens à le féliciter pour la façon dont il a dirigé les délibérations.Maintenant pie le congrès est terminé, mon ’ollèguc et Ics attaches de son ministère se mettront ardùment à la lâche.Je puis assurer que nous mettrons le meilleur de nous-mêmes a l’application de ce programme de colonisation et (le retour à a terre qui a reçu les faveurs unanimes." Un an de travaux forcés Trouvé coupable de ,, nrninelle, Lorenzo Grisé, ne i.on-gueil, accusé d'homicide involontaire a |a suite d’un accident d’automobile dans lequel M.Adé Hl,a.:,.i rsl ninr'- rn juillet 'a etc condamné à un an d° travaux forcés, en Cour du Banc du Roi.hier après-midi.Le Japon Londres, 2(1 7s~T\ V).— L’.Is-sociatrd l'res* tient de bonne sour ce que le Japon veut obtenir des deux phis grandes puissances rm 'aies, la Grande-Bretagne et tes F.tats-Lnis, avant de Jeur reveler ses projets, qu’elles lui rcconHaïssent en principe le droit à w P .rite avec chacune d elles.Ge dro lui étant reconnu en principe.Japon consentirait en pratique A un tonnage inférieur a çet.n de chacune de ces deux pms&anct». LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 20 OCTOBRE 1934 VOLUME XXV — No 242 Pour nos institutions musicales - Le morceau imposé — Une ville de Chine nous fait la leçon — La vraie richesse d'un pays - Les Grenadiers Impériaux — Les concerts de la Philharmonique de New-York Une rléléRalion à la de laquelle étaient M.Alhanase David et le maire de Montréal a conféré avec M.Taschereau, mardi dernier, d’un projet qui consisterait à joindre sous une même administration la Société (Canadienne d’O-nérette (officiellement : l'Krole d'Art Lyrique), le Conservatoire Lassalle et l’Orchestre Philharmonique (on ne s'accorde pas sur le nom de ce dernier groupe, les uns disant l’Orchestre rie Montréal).Le potivernement de la province et la Ville de Montréal, trais les deux avant des représentants dans le hureau d'administration, fourniraient chacun une subvention.Le premier ministre a assuré ces messieurs au il était on ne peut plus favorable au maintien de ces groupements et qu’il ferait le possible pour leur accorder ce qu ils demandent.En vérité, il serait temps que l’on fit quelque chose dans ce sens, si nous ne voulons pas que Montréal se voie enlever jusqu'aux derniers vestiges de la réputation qu il croit avoir, après avoir déjà perdu depuis longtemps le peu qu’il pouvait en avoir mérité dans la réalité.Les quatre sociétés nominees plus haut sont essentielles.puisque nous n’en avons pas d’autres et que nous ne pourrons en avoir d ici bien des années, à la prospérité intellectuelle de notre ville el I on sait ailleurs, sinon chez nous, que celle prospérité est une fonction du progrès matériel.Le peuple, même s'il n'en manifeste aucun désir, ne peu! vivre exclusivement du pain sec des usines et tain que cessible.la perfection devienne ae- ¥ * * Shanghai avancé que du commerce.l'élément spirituel lui est tout aussi indispensable.Rares sont les villes qui peuvent se payer le luxe d'une saison permanente d'opéra.Montréal ne peut rougir de n'en point avoir quand Boston ne peut la conserver.Mais il peut se donner celui d’avoir une saison permanente d’opérette et d'opéra-comique, sur le meme plan que ce qui s’est fait pendant une douzaine d’années et ce serait une distinction que pourraient lui envier beaucoup de ses pairs d’Amérique.Il a un orchestre (que ce soit l'un ou l'autre.le Slonlrcal Or-chestro ou la Philharmonique) mi’on n'aurait qu'rt développer et à perfectionner, mais qu'en tout cas t faut maintenir.Il possède une école de musique lancée à géands coups de tronv ictlc.que les cm ho r'-:* s financiers mt réduite à l’étal ^ r bonde, nais qui peut se guéri et repren-Ire son essor.Et oui empêcherait m'à l’instar de Paris, on fusionne i\ec elle l'école de diction fondée iar feu Eugène Lassalle?Si M.Taschereau, dont on ne irut douter que scs sympathies soient acouises an projet exposé sar MM.David et Monde, trouve un noyen d'aider à ces sociétés a se i nir debout, la reconnaissance de tous ceux qui s'intéressent à l’art lui est dès maintenant acquise.est musicalement, plus Montréal.Avec une population étrangère bien inférieure à la nôtre, cette ville de Chine possède non seulement tous les éléments de la culture musicale supérieure: théâtre, orchestre, sociétés chorales, mais elle va chercher ses musiciens dans la ville chinoise.Shanghai a sa saison et un violoniste connu s'y appelle Foa.tandis que la pianiste Mary Shen est très estimée; un choeur très applaudi se compose, moitié par moitié, de Chinois et de résidents européens; l’orchestre symphonique compte plusieurs instrumentistes chinois.Le Shanghai étranger est riche et personne ne peut probablement calculer l'opulence de la ville chinoise.Mais la crise y exerce scs ravages comme partout ailleurs el l’élite y étant marchande plutôt qu'intellectuelle, elle devrait être plutôt réfractaire aux arts.Or c'est, semble-t-il.le contraire qui D'ailleurs, pour un nombre de gens toujours de plus en plus grand, la crise est devenue un mot dont on aime à camoufler sa parcimonie ou son imperméalibité aux choses de I intelligence.L’Arena n’a pas désempli, la semaine dernière.à la course des six jours à bicyclette: à cinq mille entrées par jour, ce qui est un chiffre modéré, cela fait pour la semaine trente mille personnes qui ont bien du payer en moyenne un dollar par tète.N'aura-t-on jamais assez d argent pour mettre, comme disent les Yankees Montréal sur la carte'.¥ n* ¥ "En pass doit sa richesse et son pre: tige à ses grands hommes , dit Fault ur u un article sur les inoubliables fêtes qu’on vient de faire à Pablo ('.osais, pendant cinq jours à pour obtenu le droit exclusif d'émission sur plus de cent ondes de trois des grands réseaux, de sorti qu'à New-York même la dizaine de postes qu’on peut y capter ne donnèrent que le base bail.Or la Columbia étant la seule société d’émission que puissent prendre nos postes ne pouvait nous transmettre que cela.Tout le monde se plaint que la firme qu’on dit être celle des Fords, ne se soit pas contentée d’un seul réseau.La musique, pour beaucoup de gens, a plus de droits que le base-bail; n’aurait-on pas pu lui don lier l’autre?Gazette artistique Gil- iEEu- droit de cité a côté de Frédéric PELLETIER Le Quatuor Métropolitain La venue du Quatuor Métropolitain à Montréal est maintenant chose certaine.MM.Goulet et Pager, qui nous avaient déjà annoncé cet extraordinaire événement artistique pour uue date indéterminée, nous font maintenant savoir la date fixée pour le récital et l'endroit où il sera donné.('.’est donc le 16 novembre, au théâtre Impérial, qu’ils nous présenteront (Sans un même concert: Grace Moore, soprano; Rose Hampton, contralto; Edward Johnson, ténor, et Richard Bonelli, baryton.Comme on ne l'ignore pas, tous ces artistes appartiennent au Metropolitan 0pent Companp.qui n’aura jamais été représenté à Montréal par autant de grandes ve-dettes à la fois^ .A Saint-Stanislas d’orgue à à Saint- fa ) Programme du récital la messe de lu heures Stanislas, demain; a) Premier et second kvrie; Amen (Messe du premier ton).— André Raison.Hi à 17 ans.Offertoire.Dialogue pour cornet et c larinette.André Raison.Chorale et variations: "Je ne veux plus m'éloigner de mon Jésus.Gottfried AA'alther (1084- 1748 E Musette.J.Couperin IIOGS-1733).Fugue.1707).Nicolas Ciigault (1(i2â- Le folklore indien nom frontiè- Dans le Monde Musical du mois de septembre.M.Adolphe Mangeot s'en prend au morceau imposé dans les concours du Conservatoire.Ce n’est pas.dit-il.la comparaison entre les différents concurrents mais de savoir concurrent se Bach.Beetho-l.e morceau unies classes qu'il faut chercher comment chaque comporte vis-à-vis ven ou Schumann, posé n'existe que dans d’instruments.Dans les autres, on reconnaît que les oeuvres présentées doivent convenir au tempérament.à la voix, à l'expressivité du concurrent: et ne devrait-il pas en être de même pour les instruments?demande M.Mangeot.A l' Académie de Musique de Québec.ou a le morceau imposé au Prix d'Europe et dans les classes supérieures, mais on le considère beaucoup moins comme un point (le comparaison entre les concurrents que comme un point de repéré qui aide à guider les jtir\s dans leurs appréciations des autres matières.D'ailleurs, M.Mangeot rrconnail que l’adjonction par l'élève de son répertoire personnel à la pièce imposée corrige jusqu'à un certain point le defaut qu'il critique.F.e morceau imposé a certainement ses ennuis.Entendre trente mi quarante fois de suite autant d’élèves qui jouent une Sonate de Schubert devient irritant pour le iury qui.sans en avoir conscience.se montrera beaucoup plus sévère pour les derniers (pie pour les premiers, spécialement s'il est forcé d'écouter d'un bout à l'autre.Faudrait-il, pour obvier à l'ine-'itable, avoir deux jurys qui se relaieraient?Alors, le morceau imposé perd toute en attend.Nous n'aurons moins pas avant des classes de trente ou rléves devant tous jouer l'efficacité qu'on jamais, ou du bien longtemps, quarante le même Barcelone: baptême de la principale rue Aventda Pan Casals, decoration de la Banda, la plus haute de la république espagnole, banquets.concerts.Nous n’avons pas encore de grands hommes en art ou en littérature.En aurions-nous que nous ne saurions où les loger, ou, le sachant.nous oublierions de le faire.Nos seuls grands hommes sont ceux qui tinrent un plus ou moins haut rang en politique, mais, les vivants étant naturellement passés sous silence.combien en trouvons-nous qui aient surnagé?Il a fallu statufier LaFontaine el Cartier pour qu’on se souvint deux.Ils ne sont d’ailleurs célèbres que pour leurs suivants et personne ne voil que le pavs leur doive sa ri liesse et son prestige, parce que leur ne dépassera jamais n res.En musique un seul nom peut compter non pas tant par la valeur mais par le simple fait de son hymne national.C.alixa Lavallée a donné son nom.grâces en soient rendues à M.Léon Irépnnier, à une avenue qui sera toujours peu connue, parce qu'elle n'est qu’un chemin à travers un parc.Si on l’avait donné à tout le parc, à la place de celui du monsieur en redingote de bronze devenu un inconnu hors les poussiéreux et ennuyeux manuels scolaires, l'hommage mirait acquis une valeur qu’il n’a pas.Nos esthètes edililaires ont de j coré des rues de noms de imisi-j riens étrangers, la colonie italienne, remercions In, nous a , donne un buste de Dante, le square] Saint-Louis célébré l’allégorie du drapeau d*• Carillon.Voilà tout ce que notre ville offre à la gloire des Arts.Shanghai peut faire la leçon à Montréal.¥ ¥ ¥ Les journaux ont annonce l’engagement des Grenadiers Impériaux par la Xntianal Broadcasting Company, pour le programme Hands actoss the Border.Ils ont donné les noms de MM.François Brunet.Gaston Nolin, Leopold Fortin et Paul-Emile Corbcil.Il \ a une coufale de semaines, M.Gaston Nolin m’annonçait que M Brunet avait cédés sa place à M.Jacques Gérard.A-t-on simplement reproduit le personnel de l'an dernier, i ou M.Brunei a-t-il repris sa place?Les Grenadiers Impériaux ont défaille mardi soir, avec trois choeurs chantés de très belle manière.* * * La chaîne Columbia a com-1 mencé dimanche dernier l'irradiation des concerts de l’Orchestre! Philharmonique.par le poste) CRAC.I.e premier concert de la série avait eu lieu le dimanche précé-j dent et on avait vivement blâme i CKAC.de l'avoir remplace par le] La Société catholique de protection et de renseignements, oeuvre méritoire au plus haut degre.présentera le samedi, 3 novembre, une soirée d'un genre nouveau avec le concours du peintre Paul Coze, de Mme Roy-Villandré et de vingt Iroquois de Caughnawaga.A remarquer dans le programme: un Cantique huron dont les paroles sont de saint Jean de Brèbeuf, en Ili48.la Danse de la découverte du Canada, telle que décrite par l’abbé Etienne Saint-Georges-Lind-say dans Solre-Dame de Lorette;\ des chants indiens de la Côte du i Pacifique, harmonisés par M.Ernest MacMillan, des danses et des cérémonies réalisées par M.Paul Coze, un sketch sur Kateri Tekak xvitha, d'après le livre de M.Robert Rumilly.T.a soirée aura lieu, à 11 h.15 du soir, au Théâtre Impérial, après la représentation régulière du ciné-ma.Tant pour l’oeuvre de la Société que pour la nouveauté de ce programme, le théâtre devrait être rempli jusqu'au dernier siège.F.P.Récital de Léo-Pol Morin 21 octobre: HlT/XAUL l ON.Concert de Thérèse Laurendeau, contralto, avec le concours de berte Martin, pianiste.Prix rope., ¥ ¥ ¥ 21 octobre: HIS MA.IES'I \ b-Comédie française.I roupe LM B°' land-Blanche Derval.dans: Ce no-saire, d’André Ilisson.(Jusqu a jeudi soir.) ¥ ¥ ¥ 22 octobre : STELLA.I roupe Antoinette Giroux, dans: l.u hune de coeur, de Claude-An dre I u&et.22 octobre: IIOSPICL MORIN.Soirée-bénéfice.Laipielle comedte de Mlle Adrienne Maillet- ¥ ¥ ¥ 23 octobre: WINDSOR A J heures et demie.Causerie de M.Claude Mélançon : Cn maison des dieux, avec projections.Auspices de lu Société des Etudes et Conle-rences de l'Université de Montreal.•y» 24 octobre: RI 1/•-( ARL 1 ON.Récital de Paul de Marky, pianiste hongrois.Ÿ ¥ ¥ 25 octobre: RITZ (.ARLION ÇA 3 heures p.m.): Récital ri Lzio Pinza, du Metropolitan Opera.Auspices du Ladies' Morning Musical Chili).25 octobre: HIS MAJLSIA S-Troupe Gil Roland Blanche Oer-val, dans: L'Ecole des contribuables, de Mere et Verneuil.(Jusqu a samedi ) ¥ ¥ ¥ Jifi octobre: SALLE 1LIDOH.Récital du pianiste Léo-Pol Morin.¥ ¥ ¥ 2i) octobre: HIS MAJES1Y S: Ballets russes de Monte-Carlo.Imprésario Bourdon (Les 29, 30 el 31 octobre).¥ ¥ ¥ 3 novem.: IMPERIAL (11 heures p.m.) Gala de chansons et danses indiennes.Organisé par Mme Roy-Villandré, avec le concours de Paul Coze.t novembre: PALESTRE NA 110-NALE.Matinée du Théâtre des Petits.y y 4 novembre R I I Z-CARL I ON Institut Canadien de Musique.Au programme: Mlle Cécile Potvin, pianiste.¥ ¥ ¥ (î novembre: RllZ CARE ION-Soirées littéraires de Montréal, Causerie de M.Jean Dufresne, critique musical.Programme artistique.y 19 novembre MONUMLN I N \ TIONAL.1 avait pas de sa faute, puisque r'esî la Columbia Bmadeastinfi Company qui a.elle-même, choisi la partir de bâton à la place de la musique.Le concert de dimanche a été très particulièrement bien transmis.On n'a eu que les commentaires anglais de M.Lawrence Gilman ; On vient de fonder les "Soirées littéraires de Montréal”, pour l’épanouissement de la littérature et de la musique.Elles sont sous le patronage de MM.Cantillien Hou-de.Raoul Dandurand, J.-H.Rainville.Andre Fauteux.Fabre-Sur-veyer.A.Forest.G.Barclay, Edouard Monlpetit, Ernest Tétreau, Victor Doré, Léon Mercier Gouin.René Reaudet, Jean Hrtichési, Victor el Jean C.Lallemand.Mmes Ca-inillien Monde, Honoré Mercier.Ernest Tétreau, Alphonse Brodeur, i (ionzalve Desaulniers.Albert Dupuis.Arthur Léger.Clis.Desbail-Icts, Alfred Forest.Joseph Dage-nais, Léon Mercier-Gouin.J.A.Jarry.L’organisation a été confiée à Mmes Jean-Louis Audet.Yvonne Macé, F.Bersillier-Renoit, Hélène Grenier, A Roy-Vilandré.Thérèse Larivière, Jacques Rousseau; Mlles Louise G.Gilbert.Maria Hand-field, Anthonine Bernier, Jeannette Desaulniers, et Yvonne Quesnel.'Fous les musiciens cl conférenciers qui désirent prendre part aux concerts-causeries de la saison sont priés de communiquer au secrétariat.La première soirée aura lieu le (î novembre.Les Soirées littéraires de Montréal auront très probablement à A’oicl le programme qu’Ezio Pinza, basse du Metropolitan Opéra.donnera le jeudi prochain, -d, a 3 fa p.m.au Ritz-Carlton.sous les auspices du Ladies’ Morning Musical Club., , ,, I.Qui sdegno non s aecende f i.a flûte enchantée), de Mozart; Ombra mai fui (Xerxès), de Haendel.H, In questa tomba oscura.de Beethoven; Net cor piti no mi sen-to.de Paisiello; Chi e Silvia, de Schubert.III.Nebbie, de Respu-ghi; Fiocca la neve.de Cimarra; Ultima canzona, de Tosti.IV.Sérénade de Méphistophélès (Faust), de Gounod; Tambour major, de Thomas; 11 lacerato spirito (Simon Boccanegra) de Verdi.(Sujet a changements).- « ^ - Programme du concert Laurendeau-Martin Voici le programme du concert que donnera demain.21, a 9h.p.[m., au Ritz, Mlle Phérèse Laurendeau.contralto, avec le concours de Mlle Gilberte Martin.Mlle Laurendeau: Orphee.de ; Gluck; Air de “Milranc".de Ros-j si : La vie antérieure, de Dupitrc ; La chevelure, de Debussy; Mon coeur, tu frémis, de Schumann; Mes veux pleuraient en rêve de Schumann.La letlre tSaplio) (le Massenet; Monologue et air de Di-don (Les Doyens à Carthage) de Beilioz; Air d’Hérodiade.de Massenet.Mlle Martin : Préludes (Dp.28.No 24.No 10.No 3) de Chopin; Etude, op.10.No 12 de Chopin, de Max ri'OIhme; Noc-.ouis AM orne; Caprice a Leggierezzn.de Eiszt.Tarifs réduits pour FEurope Les lignes de navigation du Pa-j cifique Canadien, par l’intermédiaire de M.NV.Raird, gérant du I service des passagers, annoncent ! des tarifs spéciaux d’excursion j pour la traversée de l’Atlantique à l’occasion des fêtes.Ces réductions, qui seront aussi accordées par d'autres compagnies de transport maritime, s’appliqueront aux classes touristes et de troisième.Elles se traduiront par la vente d’un billet aller et retour pour l'équivalent du billet simple régulier, plus un tiers, ce qui veut dire qu’une persone pourra traverser l’Atlantique dans tes deux sens pour §113 et qu'il lui sera loisible, avec un tel billet, de passer 15 jours en Europe.Elle pourra, par exemple, s’embarquer sur le Duchess of Richmond, le 12 décembre.ou le Duchess of AAtholl.le 14 décembre, et se rembarquera à Liverpool, le 4 janvier, sur le Duchess of Bedford, après avoir passé les Fêtes en Europe.M.Baird dit que ces taux sont mis en vigueur à titre d’expérience seulement et que leur maintien dépendra des résultats qu'ils produiront.Sur l’“Ile-de-France e New-York, DJ.Viennent de débarquer de VHe-de-h’rance à New-York les passagers suivants: Henri Morin de Lynclays, gérant général à New-York de la Compagnie Générale Transatlantique; la princesse de Ligne; Mme Raoul 8a-net-Rivet, femme de l'une des gérants de la C.Cv T.; Victor Beau-regard, délégué français au congrès de la Légion américaine à Miami; le général Paul Pouderoux, chef du service des incendies de Paris, qui a surveillé l’installation de tous les appareils destinés a combattre les incendies à bord des paquebots de la Ligne française, en particulier de la Normandie: les artistes Yvonne Printemps et Pierre Fresnay; le dramaturge Marcel Arhard; le comte Armand de la Rochefoucauld et autres.Nouvelles brèves La Ligne Cunard-VVhite Star organise dix-sept croisières pour cet hiver: autour du monde, en Méditerranée et aux Antilles.I.e niveau de l’eau dans le j port de Montréal est de 28 pieds et j 4 pouces.M.Hugo Eckener arrive à New York aujourd’hui.Il vient conférer avec le gouvernement américain pour organiser un service de dirigeables entre l’Amérique et l’Allemagne.Le paquebot New Northland.de la compagnie Clarke, fera le service entre Miami et Nassau cet hiver.On sait que Fan dernier, ce fut tin autre navire canadien qui fit ce serv ice : le Prince David, du Canadien National.Il y a quelques années, le A'eu; Northland n déjà navigué dans les eaux qui séparent la Floride des îles I.ucayas.Le capitaine Jos.Boucher accompagnera son navire vers le sud.Achetez votre reconditionné Directement du Manufacturier Etant LES SEULS FABRICANTS DE PIANOS A MONTREAL nous somjnes les seuls à vous offrir des pienos recondittonnés dans une manufacture de piaaios, par des facteurs experts.— NOS PIANOS RECONDITION N ES SONT COMME NEUFS, FOUTES LES PIECES DEFECTUEUSES EN AYANT ETE REMPLACEES PAR DES NEUVES.Voici quelques bonnes valeurs STRATHMORE, n'a servi que très peu de temps, comme neuf.Rég.SS45.pour $175 STRATHMORE automatique en parfaite condition.— Rég.$775, pour PIANO DROIT, Rég.S75.pour fini noyer.— $25 CO., usagé, neuf.— $250 PIANO AUTOMATIQUE COTTAGE remis à neuf dans notre fabrique — donnera le même service qu’un neuf — absolument garanti.— Rég.S925, pour HEINTZMAN & reconditionné à Rég.S575, pour HEINTZMAN & CO., à queue, en trèv bonne condition, remis à neuf dans notre labrique.—• Rég.S1250, pour $225 $375 RODUCTEUR ic.Rég.52475.$1250 P I A N O REPRODUCTEUR PRATTE à queue.Rég.52475.Une véritable aubaine à Un piano usagé qui n'a pas été recondiUonné dans une fabrique de pianos, noffre aucune garantie.— IL EST DE VOTRE INTERET D’EXIGER UN PIANO RECONDIUONNE DANS UNE FABRIQUE DE PIANO PAR DES EXPERTS.Autrement vous risquez de perdre l’argent que vous aurez payé pour cet instrument qui ne vous donnera pas le service que veus seriez en droit d’en attendre.La seule manufacture He pianos n Montréal 510 Est, Rue Ste-Catherine Au Théâtre IMPERIAL le 16 novembre à 8 h.30.du soir Extraordinaire événement artistique LE QUATUOR METROPOLITAIN composé de Grace MOORE Rose BAMPTON Edward JOHNSON Richard BONELLI du Metropolitan Opera.Prix d*i x R.avec couverture et planches hors texte en héliogravure, 40 et s franco.Saint François d'Assise, par Abel Bonnard, de l'Académie française.Le mariage d'amour selon saird b rançois de Soirs, par Henry lioi-deaux de l'Académie française.Images de saint Louis, par i ranc-Nohnin.Le calvaire de Louis XVI, par Henri Robert de l’Académie française.Découverte du Thibet tVCFv 1846), par le Père Hue, prêtre de la mission.Qui est Jésus-Christ?par I.aeoi-dnire.A travers les espaces célestes.par l'abbé Moreux, directeur de l'Observatoire de Bourges.Derniers regards du Christ, par le H.P.A.-D.Sertillanges, O.P., membre de l’Institut.l.'Fnseigne de vaisseau Paul Henry, par René Bazin.Aventures canadiennes des Soeurs (Irises, par le R.P.Duehaussois.Vocation t * > wm* < MTy Y-v;w 'T'V f*-?'-.: ' >y1 /* ;-y ’/ , f ~ j ‘ Au Contraire Le temps ne bonifie pas les testaments comme es vins: au contraire, il en détruit les mérites.Le vôtre commence-t-il à dater?Alors adaptez-le aux circonstances.Une affaire d’un instant avec notre Questionnaire; 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doit peser 7d5; 28.El 4.30.Fxc8, les La séance est contremandée Joe Tir Ken, le boxeur japonais qui devait se mesurer contre Sixto Escobar mereredi soir prochain, au Forum, a subi un autre revers hier.Alors que le pugiliste du Japon se dirigeait vers notre ville, venant de New-York, les autorités de l’immigration ont jugé à propos de faire descendre le pugiliste à la frontière et de l'empêcher de venir dans la métropole canodienne pour se présenter devant la Commission Athlétique et subir un examen des médecins.Mis au courant des fails le promoteur Armand Vinrent s'est mis ! en route pour sc rendre à Encolle j où le Japonais est détenu par les autorités de l’immigration et il ! tentent de l'emmener à Montréal ! après avoir fait le dépôt requis par j la loi, Ce promoteur Vincent a déc lan-! hier qu’il se voyait forcé de remet-j tre sa séance a plus tard.Les fer-1 vents du pugilat seront donc pri-! vés de leur sport favori mercredi soir prochain.suivant roui) nue le* plfce» par la lettre Initiale de leu) nom: B.roi; I), dame; F, Jou; C, eaea-Uer; T, tour; on Indique le mouvement a une pièce par l'tultlaie de la pièce aul-vie de.la easo d'arnvee, ex.013, on ludique K prise par l'Initiale de la pièce qui p'/*ïid.puis la lettre s.et enfin la cas» ou »'opère la prlti.»x c.'xf3; on indlqu» la marche du pion simplement par la cm» d arrivée, ex: è».dans la prise par un pion on Indique l.i colonne du dêptrt.ex: éid5: on Indique rèche'- par le signes-, I ex: DxdB | : on Indique le roque par te signe 0-0.et le grand roque par 0-0-0; l'èchlquter doit être placé de manière que chaque Jouent ait une case artgu-à t» '.aire blanche sa droite, 'es blanc» Al- V.LE (’.CASSEMENT Interprovincialc Montreal .Hamilton Argonauts Ottawa V 2 2 2 •> G.1 t I il D.I I U 0 F.11 17 1 t •i P.3 :t •) Toron In Queen's McGill Western Inlercollégiale .2 2 0 6 2 0 0 I) 2 (t 0 2 0 .Senior 2 0 0 2 0 0 fl 2 fl fl 2 fl 2 2 ! 2 O.H.F.l Sarnia .2 St.Michac Balmy H.Hamilton Q.R.F.C.I n t ermédi a i l e (Division ouest) S 2 33 22 ~8 1 15 36 'l fi 25 50 4 I 4 fli 0 I Montréal à l’effet qu’Albcrt Leduc, récemment nommé instructeur des Castors, la ferme de Québec, n’était pas satisfait des conditions qu’on lui offre.Après une longue conférence; avec Leduc ici hier, j’ai eu l’impression que nous en étions arri- ! vés à une entente, bien que le contrat ne doive être signé que lundi, alors que Léon Dandurnml sera ici.La nouvelle que Flat Walsh irait supplanter Leduc est entièrement | fausse.“Nous n’avons jamais fait d’offre à Walsh", a déclaré Gar-nenu.126 livres; U.Soit., vs ASSEMBLEE ni i.’intehnatio- NALK Eastward 2 2 u U 37 II) 4 C.N.B.T ï o II 20 1 2 McGill 3 U 3 n 11 57 fl (Di vis ion est ) Bishop's 2 2 fl u 16 i 4 Sherbrooke • - il 1 1 12 18 1 Québec 2 (l 1 1 5 8 1 ( .OLLKl E IN Tl :n i Division est) Bishop’s 2 2 fl u 18 3 4 Lovola 2 î 1 u 8 II) •i i» McGill .2 fl 2 0 1 14 (1 ( Division centre Toron In 2 1 n 1 15 ê 3 B M.G.2 1 u 1 18 11 3 Queen's !!! 2 r 1 II 23 12 2 Ottawa t .2 u 2 (1 8 31 fl Windsor, Ont., 20.Le president de la Ligue Internationale de Hockey, Charles S.King, convoquera une assemblée de la ligue a Cleveland.le 24 octobre courant, pour poser les derniers jalons de la campagne qui s’amène.Un choix judicieux d’arbitres sera fait a cette réunion au cours de laquelle on apportera certaines modifications quant à In cédule.Classe Zaek, tique.Driscoll, C.P Salvo,* St.Albans.Classe 135 livres; Bosse, Griffintown.Self.Mornick, Uni.Sell.Si.Mbans.(’lasse 137 livres; Constant.Griffintown.St.Mbans.Dl Lalle.St.Mbans, In il, F inairs : Classe Iflfl livres.Aronov, Y.M.H.V, vs M.C.A., Mont-Royal.Classe Ififl livre Plain, N.D.G., v lieu.Casse 175 livres: Mitchell, Griffintown, Central Y.Poids lourd: De Repeiitigny.RuL, son, Vallcvfirld Gouger, S-/.o- Lacbine, vs Di vs Qlak, Uni.vs Poli se no.Ces £cb; :.lt; vs Riirry.l 7 D2, Fill ; III.HI I.Té7; 11 g3.Fd7; ; 12.Rf2.Tc8; 13.a3.fl fl; 14 lit.16.I 15.gt.Clill; 16.h3.fxé5: 17 dxén, ! Cf7; 18.lf|.c«.V 19.Clnl2, afi; 20.Db3.lé 8 ; 21 (.cl, Fgli; 22.f «, Cet; 23.Cxé 1.FM't .2t.Rg.’t, Cdt; 25.Hg.'t.(ait; 25.Ddl.Cc2; 26 Cxc2, I vc2: 27.I’d 1, Txé2.28 les blancs abatulotinenl, PR DT.TCNSE CAIU) KANN IC et mat nu •¥* * explication de la brique.coup, dation algé- l®! l’Un ion canadienne des rnqucliruis aura lieu à Québec samedi, le 27 (.octobre, à l’hôtel New rue Saint-Jean, à 8 h.L'ordir du jour rom prend : rapport du secrétaire trésorier, choix de la v illr pour le prochain congres, admission de nouveaux t, Sir I él.c6; 2.,,, C*é4.Cf fi; victoria, 561 |Vt, Pdü; 7.3d du soir, j A II; 9.Cf.l, I fl-fl-fl, b5; 12.M.D(I2.Iixat Fl>3.at 17 E 19.Dr2.T( b8 vv iilli'i il vêt: b c d é lotijour* )•.„ eriinsi"'» •ont, dnoguVM n ioutnt Len coiuuue* * m h Ji! gauche a ni (•'•i du cou* Oia bUn j.l.-D.ilewelt et C.-L.Kay, de la Nouvelle-Zélande, ont également été forcés d’atterrir à cause de troubles de moteur.Marseille, France, 21.(S.P.Y) Malcolm MacGregor, de la Nouvelle '.élande, a été le second arrivé.(I i atterri à il heures 15 pour refaire son plein d'csscncc, Croydon, Angleterre, 21.(S.P.A.) Le ministère de l'aviation a ap I pris que les aviateurs H Parer et j G,.K, Hemxvorth, de la Nouvelle j Guyane, ont dû atterrir à dix milles de Boulogne, Frame, pour troubles de moteur.Borne, Italie, 21.(S.P.A.) K.- D.Parmentier et J.J.Moll, des Pays Bas, sont arrivés ici vers 11 heures 30 hier avant-midi, franchissant leur première étape de l'envolée Londres Melbourne.Le trace de la route de Chibougamau Quebec.20.tS.P.C.) Avant de partir pour la région de l’Abitibi ou il visitera différents centres miniers.M.Joseph-Edouard Perrault, ministre de la Voirie et des Mines i a donne ordre aux arpenteurs-géomètres de son ministère de faire le tracé d'une route qui sc rendrait à Chibougamau.soit en partant de St-Félicien, soit en partant de Nor-mandin.Celle roule aurait plus de 150 milles de longueur.L’Mc Saintc-Hcicnc ('.ontmission municipale d'’ S H terrain .le Jeu* a reru hir proposition d'on syndicat d ' I * m-" le 3o.apSo»,;;1 bâtisses, nu cours de *278.090 il paierait à M.»«»)ici Iruirott des 1 ''vHIe im'loyer annuel de *3.00" Montréal, samedi LE DEVOIR 20 octobre 1934 Les contes de Tante Anne j Peintre et médecin I n peintre, qui vivait à l’époque de Louis XIV, possédait un charmant petit chien qu'il aimait beaucoup et gâtait en conséquence.Certain jour qu'il l’avait emmené en promenade avec lui, le chien, courant étourdiment sur la chaussée, eut la patte écrasée par un carrosse.Désolé, son maître le prit dans ses bras, le rapporta à la maison, le coucha sur un coussin et envoya son valet chercher un médecin renommé qui demeurait non loin de chez lui.Introduit auprès du malade, le docteur fit un bond de surprise, el I un vif mécontentement se peignit sur son visage quand il vit le client pour lequel on l’avait dérangé.- I n chien! s'écria-t-il courroucé, c'est pour un chien que vous m'avez fait appeler?—Docteur, répondit le peintre, mon chien n'est i>as un chien ordinaire; il est extrêmement intelligent, aussi bon que beau.J’y tiens énormément.Je n'aurais pas voulu le confier aux soins d’un simple vétérinaire.C’est pourquoi je vous ai fait prier de venir.Le médecin avait bien envie de tourner le dos et de prendre la porte, mais il se ravisa, prit le parti de s’exécuter et soigna le petit chien qui.grâce à lui, se guérit rapidement et reprit toute son agilité.L'animal était rétabli depuis Les ^Patriotes'7 de Ste-Philoriène.reconnaissants une quinzaine de jours, quand le peintre vit entrer dans son atelier le laquais du docteur.- Monsieur, dit-il, mon muitre vous prie de bien vouloir passer chez lui pour une affaire urgente.L'artiste se rendit immédiatement chez le médecin qui l'amena devant une grande armoire.— Voyez, lui dit-il, lu peinture de ce meuble est défraîchie et tout écaillée; or, c’est une armoire de prix, comme vous pouvez le constater.J'y tiens beaucoup et je ne veux pas la confier à un simple ba-digeonneur.Je vous serais très obligé île me la réparer.En homme d’esprit, le peintre comprit la leçon; il se mit à rire.Il s’en fut chercher son matériel, exécuta lu réparation de la meilleure grâce du monde et devint l’ami intime du médecin.Xk y VOYEZ- LE-S nrs tSs-CÆljgÇ gQ cursesfNSnjpquM.EiV Affjfjes à la Société Canadienne d’ti'isfoire Naturelle Olrectfur général: R.F.Adrien, C S C., aux roins de rilnryerslté de Montréal.Sous-directrice: Rév.Sr Sainte-Alphonsine, C.N.D., College MarRuerite-Bourgeoys.Secretaire général: M Jules Brunei, Institut botanique.Université de Montréal.Trésorier: M.Jacques R'-wseau.Institut botanique, Université de Montrésl.CHEFS DE SERVICE Botanique: R.F.Marle-Victorin, F.b.C., Institut Botanique, Université de Montréal.Zoologie: Dr Georges Préfontaine, laboratoire de Zoologie, Université de Montreal.Antontologie: M.Gustave Cliagnon, laboratoire de roologle, Université de Montréal.Minéralogie-Géologie.R P.Léo Morin, C.S.C., Collège de Saint-Laurent.Publicité: R.F.Narcisse-Denis.F.E.C., Mont St-Louis, rue Sherbrooke est, Montréal.20 octobre 1934 No 181 L'exposition des C.J.N.à Québec Ce qui (ni nu sucrés de manifestation scientifique le fut également quant au nombre de cercles qui prirent part fy l'exposition.Vous donnons la liste complète des participants et nous la faisons suivre de celle des donateurs de prix.LKS CKHCI.F.S DK .IKI NF.S WITH A LISTES m La grande salle des séances! le Aijcz un but en épargnant .royaume des jeunes Naturalistes! Trente cercles prennent part au concours.Les exhibits présents ici ne sont dans la plupart des cas qu’une faible partie ties collections; l’espace fait défaut ou bien les risques d’exposer à la détérioration de riches spécimens interdit le transport par le fret ou l’express.Les conditions du concours se limitent au minimum: nous espérons ainsi obtenir la variété et vous présenter des travaux pleins d’originalité.Nous croyons avoir 'Mi ) Pour le paiement des taxes et des assurances Le paiement des taxes et des assurances ne peut se remettre.Ce sont des échéances aux-qu'un chèque à remplir face inévitablement.A l'échéance, quel sentiment de sécurité on éprouve lorsqu’on n’a qu’un chèque à faire pour s'acquitter de ses dus! Epargnez peu a peu, si nécessaire, mais épargnez régulièrement afin d'avoir en disponibilité 'e montant requis pour défrayer le coût des taxes et des assurances ou toute autre échéance inévitable.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA s.J.B ROLLAND, Prfcldént.Clw-A.ROY, Clérnnt Oénér»! réussi.Voyez plutôt.Participants au concours de 1934 Les lettres qui suivent l’adresse indiquent dans quelle section le cercle parait à l’exposition (minéralogie: M; botanique: B; entomologie: E; ornithologie: O; collection tie classe: C.) 1.Cercle Chapiplnin.F.L.C.Académie Commerciale, Québec, M.B.lî.O.C.2.Cercle Marie do l’Incarnation, C.N.l).Couvent de Rimouski.M.R.L O.C.3 et 4.Cercles do Notre-Dame de Bellevue, C.N.l).: a) Cercle Belle-vue; b) Cercle Baquet; Couvent de Bellevue, Chemin Sainte-Foy.B.O.5.Cercle Lauzon, C, de J.M.I Couvent de Lauzon.B.11.Cercle Montcalm, K.L.C.Académie Saint-Jean-Baptiste, Québec.- M.B.K.O.C.| 7.Cercle Maurais, C.N.l)., Ecole I classico-ménagére de Saint-Pascal B.H.8.Cercle Louis-Nazaire, C.B.P.| Couvent Saint-Coeur de Marie, Québec.B.C.9.10 et 11.Cercle de la Baie Sl-I Paul.C.N.l).: a) Cercle Girard; b) j Cercle Les Marguerites de la Baie; e) Cercle Les Hirondelles des Lau-I rentides.Couvent de la Baie Saint-I Paul (Charlevoix).B.12.Cercle Louis-Hébert.F.E.C., Ecole Normale de Sainte-Fov M B E.O.C.13.Cercle “Les Québécoises’’, C.NT)., Couvent de Saint-Sauveur, Québec.B.14.Cercle Hedwidge-Buisson, A.S.V.Ecole Normale .Cercle Sainte-Mario, C.NT).: a) Les ITeuretles de la Val-ée; b) Les Marguerites tic la Beau-ce.Couvent Sainte Marie de Bonu-ec._ B.C.17.Cercle Meurs de la passion, C.N.l).du S IC.Pensionnai du St-Hosnirc.Mont-Joli, F!, 18.Cercle Guillaume Couillard, F.E.C., Ecole Normale de Saintc-Foy.MB.O.C.19.Cercle Saxe.C,N,I>., Couvent Les bijoux provenant de ROY & FRERE Bijoutiers — Diamantaires oui un aurait special pour les personnes recherchant VALEC/f, (JEALITE, STYLE 1658.avenue MONT-ROYAL 1ST de Saint-Ronmald.— B.29.Cercle Sainte-Rose de Lima, SS.J.et M.Couvent de Saint-Dominique, Québec.— B.21.Cercle Marguerite du Belvédère.C.N.D.Couvent des Saints-Martyrs.— B.22.Cercle Beaupré, C.N.l).du S.-R., Couvent du Saint-Rosaire.Ste Anne.— B.23.Cercle les Butineuses, C.N.D Couvent de Saint-Roch, Québec.— B.E.24.Cercle Saint-Roch.F.E.C., Ecole Saint-Roch, Québec.F!.25 et 20.Cercle de Montmagny, C.N.l).: a) Les Lys de Montmagny; b) Les Marguerites du Saint-Laurent.27.Cercle Cloutier, OLP., Couvent du Bon-Pasteur, Champlain.— B.28.Cercle Gai-Ruisseau.C.N.D., Couvent du Saint-Rosaire, Rivière-Bleue.- B.O.C.29.Cercle Louis-des-Lys, C.N.l).Couvent de Jacques-Cartier, Québec.E.30.Monsieur Robitaille, Québec.- - B.31.Cercle Grégoire le Grand.F.E.C., Pensionnat de Saint-Grégoire, Nicole!.— B.Généreux donateurs de prix pour l'exposition de 1933 R, Fr, Germain, Directeur; La Société Zoologique.La Société Lin-néenne, La Maison Tranchemonta-gne( M.J.-Ls.Morency, Inc., B.Fr.Emile, Directeur: P.-M.Martin, R.Fr.Florent, Directeur: J.-E.Liver-nois, Liée, B, Fr.Robert, Directeur; M.Elz.Campagna, R.Fr.Remis, Directeur; Dominion F’ish and F’ruit.M.Orner Caron, R.Fr.René.Directeur; R.Fr.Michel, Directeur; WAction Catholique, La Librairie Garneau.L’honorable M.Cyrille Delàge, M.Robert Belle-feuille, R.Fr.Zoél, Victor Liver-nois, Quebec Power, M.Art.Gagnon.if.if sp Famille des vespertilionidés l.\ CHAUVE-SOURIS L’exécutif des Patriotes de Ste-Philomène, convoqué d’urgence au lendemain de leurs magnifiques assises de 1934, ont adopte avec-enthousiasme les résolutions suivantes: Proposé par le patriote F.-X.Gratton et anouyé par le patriote Arthur Riendeau qu’un vote de remerciements soit adressé à tous les grands chefs patriotes de la
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