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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 octobre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-10-23, Collections de BAnQ.

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i Montréal, mardi 23 octobre 1934 Rédacti n et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 244 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) .E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Après le congrès de la colonisation Un succès pour M.Vautrin et peut-être pour la colonisation - Une session du Parlement aurait donné des résultats plus tangibles Ce fut un beau congrès.Trois cents invités, délégués de l'Eglise et de l’Etat, de nos associations religieuses, nationales, professionnelles et sociales.A-t-on vu bien souvent une assemblée aussi représentative de toute la race?Devant cette réunion d’élite, le ministre de la Colonisation exposa longuement, clairement, de façon intéressante, un programme préparé d’avance.Dans une péroraison pathétique, il demanda aux congressistes de collaborer à cette entreprise nationale qui ne doit pas être la tâche d’un homme ou d’un groupe, mais de la société tout entière; il sollicita les suggestions de ses invités pour assurer le plus complet succès de cette poli tique de renaissance nationale par la colonisation et le retour à la terre.Pendant deux jours, les congressistes parlèrent.Les uns.pour parler; d’autres, pour répéter des arguments plus ou moins neufs en faveur de la colonisation; quelques-uns, pour dire des sottises, plusieurs, pour offrir des suggestions très précises et très sensées.Combien de ces suggestions furent acceptées?Aucune, pas l’ombre d’une seule.A la fin du congrès, le plan Vautrin fut adopté tel quel, sans modification, à l’unanimité.Pendant deux jours, les congressistes parlèrent.pour rien.M.Vautrin a manoeuvré son congrès avec une habileté sans pareille.Il écartait ou laissait tomber les suggestions avec la plus exquise courtoisie, avec le doigté du diplomate le plus raffiné.Puisse-t-il exécuter son programme avec le succès qu’il a remporté en présidant ce congrès! * * Ce fut un beau congrès.Un programme tellement généreux (pie les congressistes croyaient rêver.Trop généreux même, dans certains cas.Ainsi, des primes spéciales sont annoncées pour les colons jugés nécessiteux par Us inspecteurs du gouvernement.Il est dangereux que ce soit une prime à la paresse, à l’inconduite, à l’incompétence ou à l’esprit de parti.Des missionnaires colonisateurs estiment avec raison qu’il vaudrait mieux élargir le système des primes ordinaires.D'ailleurs, plusieurs colons ne seraient pas nécessiteux s'ils recevaient leurs primes à temps.Que penser de l’octroi de $300, payable en trois versements annuels, promis indistinctement à tout cultivateur qui établira son fils sur une terre ?Nombre de congressistes se sont prononcés contre ces subsides gratuits qui habituent nos gens à trop compter sur l'Etat.Déjà plusieurs cultivateurs ont passé des contrats fictifs pour recevoir cet octroi.Seuls peuvent en bénéficier ceux qui ont les moyens d’acheter une ferma à leurs fils.Pour résoudre ce problème angoissant de rétablissement des fils de cultivateurs, i' faut un crédit spécial à des conditions très faciles.Ainsi, les agriculteurs aisés ne tendraient pas la main pour obtenir un octroi gratuit; les pauvres pourraient se procurer des fonds remboursables par annuités pour établir leurs fils.A ceux qui ne peuvent être aidés par leur père, le ministre offre le même octroi de $300 et un prêt de $.>00 pour s acheter du roulant.C’est la première fois (pis le principe du crédit agricole est admis par le gouvernement provincial.Nous félicitons M.Vautrin d’avoir pratiqué cette brèche.Nous lui demandons de ne pas s'arrêter en chemin et d’organiser un système de crédit beaucoup plus efficace et sentant moins le socialisme d'Etat que cet octroi gratuit do $300.Le reste du programme est excellent mais un peu compli-qué.Ee ministre a élaboré plusieurs projets nouveaux pour rétablissement des colons sur des terres neuves.Il suggère de nombreuses améliorations au plan Gordon.Il propose un plan d’organisation de colonies par groupes de 30 colons qui cons Iruiront les chemins, recevront des avances pour bâtir leurs habitations et feront venir leurs familles après avoir termine ces travaux en com>mun.Au colon isolé qui préfère s établir dans des colonies déjà ouvertes, il offre une nouvelle prime dp $100 pour construire une maison.Il se propose de tenter une expérience en faisant construire les chemins et les habitations avant d’envoyer les colons avec leurs familles.Il restera à donner des lots à tous les colons qui voudron' s’établir.M.Vautrin vu trouver dans son chemin de puissantes compagnies qui exploitent nos forêts et qui ne désarmeront pas devant son sourire.Mais il a promis de ne pas reculer même devant l’expropriation des concessions forestières propres à la culture.O fut un beau congrès.Mais le plan Vautrin n’existe encore que sur le papier.Une session du parlement aurait été plus pratique.“Il y a quelques mois, disait M^ Taschereau, dans son discours d’ouverture, nous avons cru devoir faire un mouvement vigoureux de colonisation et nous avons annoncé qu’à la prochaine session nous demanderons aux députés de mettre à notre disposition la somme de dix millions do dollars pour la colonisation.” Puisque celte conversion date de quelques mois, pourquoi ne pas avoir réuni le Parlement plus tôt pour voter ces dix millions?Dès le mois de juin, le premier ministre était prêt a con\tiquer une session spéciale pour régler les affaires de Montréal-Mais pour résoudre le plus grand problème de notre temps, n se contente d’un congrès.Novembre approche: ce programme de grande envergure ne pont être appliqué en 1031.Que la prochaine session soit suivie d’un appel au peuple, le congrès de la colonisation ne servira que pour la campagne électorale.Attendons.Albert RIOUX l'n uulrc article sur te conr/rcs de la coloniftation dans le Supplément du Devoir, samedi prochain.L actualité inferiority complex” (.’est intraduisible.Mais terriblement vrai.Grand nombre des nôtres en souffrent.Et une déclaration telle que celle prêtée à M.Monde par les journaux (nous refusons de croire, contre toute êvi-j dence, qu’il l ait prononcée, car \ sans cela il est mur pour tes petites ] maisons, qu’il ne faut pas confort-\ dre avec les canulliennes) contribue à le développer.Vouez-vous la réaction des pauvres bouqres qui dans tes grandes ; administrations, notamment celtes ; : d'Etat, ont déjà de la peine et s’im-:: poser?Ils ont contre eux leur ori-\ gine.Leur modestie aussi, la con- ] j naissance de leurs limites.Leurs | chefs et leurs collègues d'autre lan- ' ; gue les regardent de toute leur hau- \ j leur et les tiennent pour des êtres | plus ou moins méprisables, lis ga- \ \gnent petit, ils économisent, ils ont] j une grosse famille ù faire vivre, ils j : ne louent pas an golf, ils s’habil-I lent modestement et portent même '¦ parfois des habits élimés sortis de la confection.Tout cela pour des ] esprits supérieurs sont autant de signes criants d’une infériorité in-\ surmontable.Cependant la faim donne de l’audace.Ce petit rond-de-cuir canadien-français, à cause de ses lourdes charges, est bien ! obligé de jouer des coudes, de se ' remuer pour améliorer sa situation.j Ensuite, en dépit de cet inferiority j complex, il g a des vérités tellement évidentes qu’elles entrent dans des i/eux fermés.Comment serait-il inférieur à ses collègues puisque non seulement il fait le même travail qu’eux, mais que pardessus le compte c’est lui qui est chargé de faire la traduction des lettres françaises et la traduction des lettres anglaises que ses chefs écrivent en réponse?Double con- \ naissance et double besogne pour ] un traitement inférieur.Il a fait Tef \ fort qui lui coûte; il a demandé la \ promotion non pas parce qu'il g a \ droit une fois, mais dix.On lui oppose la meilleure et ta plus flaaran-le mauvaise volonté.Cependant il va revenir à la charge.Mais son chef: Did you read what Camil-lian has to sav about your com- j patriots?By God, that chap is outspoken.tie just can size a situa- j tion.You should be thankful to i him for his frankness.He gives | you the big hand in speaking out i the truth.\Vhv don’t you go out to j the woods such as your ancestors did?They were great vogageurs, j as 1 read about them.But the’re i poor business men.Pioneering is j their real avocation.Pam sorry, J j old chap, but 1 just can't recommend you for that promotion.You ! lack that business mind and that: ! accurocy which as Houde says is I somewhat racial.You can't blame anv one for it.You can't make aj j good accountant out of an Indian Your fathers goi so much mixed j up with them that you somewhat resemble them and vour Camillian ! certainly does you a favour in pointing the way to vour real job.of which you can make a big suc-cess.I have no intention of getting ; jrid of vou, mind you.I need you; in some small way on account of these patrons who are always j bawling for more French.But T think Camillian is d.right to: say that in twenty-five vears from now we won't he bothered about | : such details.You'll all take to l.ng- ' lish.and l think i’ll be about that i time that vou should come to real- j ize that French language such as j French mentality has no business j value.T wish I could do some thing for you, but Camillian just recalled me certain things.You know what I mean.Cetie scène se répétera dans une foule de bureaux.On n'a pas d’idée de la puissance malfaisante 31, de M.Paul Gouin à M.Tas- i ehereau, lettres dont le premier j ministre a certes autorisé la publication, puisque c’est lui qui en ; était le destinataire, et qu’elles ont j un visible caractère personnel.‘‘Un I jour, dit le Soleil, i! [M.Paul Gouin j j ambitionna de servir dans l’admi- j nistration provinciale et il pressa | le premier ministre de lui trouver : une charge convenable.Lorsqu’on j se rendit au désir qu’il avait expri- I tné à maintes reprises, il déclina ! les postes enviables que lui offrirent ]es anciens collègues de son père, sir Lotner Gouin’’.Le Soleil ajoute qu’en ee temps-là.“M.Paul Gouin était un bon partisan libéral’’.Ce qui voudrait dire que seuls les libéraux ont droit de postuler des emplois à Ouéibec.à même les fonds publics.M.Gouin, interrogé au sujet des documents que publie le Soleil, déclare qu’il fera une mise au point d’ici peu de temps et rétablira les faits sous leur véritable jour.Une fois les deux versions connues, l’on pourra se faire une plus juste idée de l’incident qu’en se fondant sur les seules pièces publiées par le Soleil, alarmé par les proportions de l’attaque de l'Action libérale nationale contre le régime québécois.Une réflexion en passant: même si tous les tenants de ce dernier mouvement politique étaient des mécontents pour des motifs d’ordre personnel, il reste à savoir si leurs dénonciations du régime sont ou non fondées.Toute ta question est là.efle n’est que là.Peu importent les prétendus griefs personnels de ceux qui proposent la réforme intérieure du gouvernement.Ont-ils tort, ont-ils raison?; Ht les autres, ceux qui le défendent | et le proclament le plus parfait au j monde, est-ce qu’ils n’auraient pas, eux, en très grand nombre, des mo- j tifs d’ordre personnel de le trouver i excellent?Alors?G.P.Carnet d'un grincheux S.E.Mgr Forbes dit une messe d’action de grâces et M.I abbé R.Limoges donne le sermon — Allocution de M.l’abbé L.-C.Raymond, président général de l’Association — Hommages aux disparus et aux vivants Ottawa, 23 (D.N.CT.Le huitième congrès de l'Association canadienne-française (l’Education d’Ontario s’est ouvert ce matin et promet de remporter un très vif succès.Commencé ce matin par une messe d’action de grâces célébrée à la basilique par S.E.Mgr G.Forbes, à laquelle M.l'abbé R.EF moges, direcieur du Grand Séminaire, a prononcé le sermon, les séances d’études battent leur plein au Monument national, dont le nom est intimement lié aux luttes qu’ont soutenues les Franco-Ontariens pour la conservation de leurs écoles.Pendant la matinée, la salle du théâtre du Monument national a été remplie à sa pleine capacité de délégués venus de tous les coins de la province d’Ontario et aussi de plusieurs délégués des autres provinces.Discours du président général M, l’aibibé E.-C.Raymond, président général de l’Association canadienne-française d’Education, a prononcé le discours d’ouverture du congrès, ce matin, à 10 heures.M.l’abbé Raymond, après avoir signalé que le huitième congrès de l’Association d'Erlucatiôn coïncide presque avec le 25e anniversaire de sa fondation, demande à l’Esprit-Saint d’éclairer les congressistes, de leur donner la force et la paix afin qu'ils ne s’écartent jamais du droit sentier tracé par l’Eglise et la Patrie.Il rend ensuite hommage à tous ceux qui, depuis un quart de siècle, furent les guides de l’Associa- tion, ses inspirateurs, ses collaborateurs.Hommage à S._S.Pie XL a ses prédécesseurs Benoît XV et Pie X, tant pour l'amour qu’ils n’ont cessé de prodiguer à leurs enfants canadiens, aux opprimés particulièrement, que pour les enseignements lumineux qu’ils ont projetés sur les graves problèmes des écoles et des familles ontariennes.Hommage à Son Excellence le Délégué apostolique, qui disait récemment encore que “si l’Association d’éducation d’Ontario n’existait pas, il faudrait la créer ".Hommage à Son Eminence le cardinal Villeneuve, qui a vécu et souffert avec les Ontariens, se mêlant discrètement à eux dans leurs luttes scolaires et qui.lorsqu’il n’était encore que le Père Villeneuve, O.M.I., participait de façon active à chacun des congrès de l'Association.Hommage à S.E.Mgr l’archevêque d'Ottawa qui, au lendemain de son intronisation sur le siège métropolitain d’Ottawa, donnait sa plus entière approbation à l’oeuvre accomplie et à accomplir par l’Association canadienne-française d’éducation d’Ontario.Hommage à tous les évêques qui ont fait de la cause de l’Association la leur et dont les conseils, les encouragements et les prières furent, aux heures opportunes, d’un si précieux appoint.Hommage particulier à S.E.Mgr Béliveau, archevêque de Saint Boniface, qui sut toujours soutenir l’Association à chacun de ses congrès, par l'exemple de sa magnifique résistance.Hommage au coadjuteur de Mgr Béli- veau.Hommage à Mgr Kidd, dw London, qui a délégué deux de ses prêtres au congrès.Hommage aux cardinaux Regin et Rouleau, de vénérée mémoire, à Mgr Pâquet.aux prêtres du Séminaire de Québec, à l’Université Laval, au Gouvernement de Québec, aux villes de Montréal et de Québec qui se sont unies pour la souscription du “Sou de la Pensée française”, à M.Henri Bourassa pour ses formidables plaidoyers en faveur de la langue française, aux journalistes, à M.Orner Hé-roux, rédacteur en chef du Devoir qui, depuis qu'il a épousé la cause de l'Association d’Education d'Ontario “l’a toujours défendue avec ce zèle et ce tact si admirables qu’on a pu, en toute justesse, l'appeler le trouvère des Canadiens fronçai* d'Ontario; hommage h notre historien national, M.l’abbé Lionel Groulx, pour le superbe chapitre qu'il a consacré — dans son ouvrage sur “L’enseignement du français ’au Canada” — à la question scolaire d’Ontario; hommage aux anciens présidents de l’Association: M.le juge Albert Cousineau.intrépide foritJateur de l’Association.M, C.-S.-O.Boudreau et M.Alphonse Charron.Hommage aux disparus depuis dispt le dernier congrès, il va six ans.D’abord, M.le sénateur Belcourl oui, en 1928, présidait avec tant de sagesse et d’expérience, tant de patriotisme et de dévouement, aux délibérations du Congrès de l’Association.Le sénateur Belcourl fut l'homme de la Providence, à la (Suite à la page 3) En marge d’un congrès Un anciendiplomate galicien devenu colon dans l’Abitibi Les aventures extraordinaires du R.P.Josaphat jean, religieux basilien, pendant et après la guerre, en Europe centrale et dans les grands congrès diplomatiques internationaux — Un ministre plénipotentiaire du gouvernement de Léopold, qui était né à Saint-Simon de Rimouski — Sa rencontre avec M.Ernest Lapointe, à Genève — La colonie abitibienne de Sxcptyki (Par EMILE HEXOIST) Les congressistes de la colonisa-tino, réunis la semaine dernière, à Québec, auraient été surpris, pour la plupart du moins, d'apprendre qu’ils avaient au milieu d’eux, à titre comme eux de simple congressiste, quelqu'un qui fit partie, de 1919 à 1923, du corps diplomatique de la Galicie occidentale, qui prit part, en tant que ministre plénipotentiaire, à plusieurs congrès internationaux, qui fut à plusieurs reprises délégué aux assemblées de la Société des Nations, à Genève.C'était pourtant bien le cas.I.e con gressiste en question était le R.B-Josaphat Jean, religieux basilien, maintenant curé de la mission ukrainienne, galicienne ou ruthène ce nui revient au même ('e Szeptycki, en Abitibi.J'avais déjà entendu parler du Père Jean et de ses aventures diplomatiques, au cours de la session parlementaire de 1931, à Ottawa.Le député de Végréville, M.Michael Luchovich, d'origine ukrainienne avait soulevé un débat à propos de la persécution des Galiciens par les Polonais.II eût voulu (pie le gouvernement canadien demandât une enquête Là-dessus à la S.D.Y.M.Ernest Lapointe, ancien ministre de la Justice, se mêla au débat et il raconta dans quelles circonstances étranges la question des troubles de Galicie avait été portée à son attention.En 1922.M.Lapointe représentait le Canada à la S.1).N'., en compagnie de M.Fielding.Le jour de l’ouverture de la réunion, on lui fit parvenir a son hôte] une carte portant les noms de trois hommes qui se disaient les délégués de la Gali rie occidentale.M.M.Lapointe et Fielding les reçurent et les écoutèrent plaider la cause de leur pays.Deux d'entre eux ne parlaient ni le français ni l’anglais, le troisième parlait bien le.français et assez bien | l'anglais.II servait comme de raï-j son d'interprète à ses deux compagnons.Les trois avaient des lettres de créances bien en règle, i Comme l’entrevue allait prendre j fin, celui des trois Galiciens qui avait parlé en français demanda à ' M.Lapointe: “Est-ce que Votre Excellence ne se souvient pas de moi ?” Nous laissons M.I.apointe pacon-j 1er lui-même, ainsi (pie c'est rap-i porté au Hansard, la fin de l’incident.‘En Europe, dit M.Lapointe, on appelle tous les ministres Votre Ex-jecillence.Je lui répondis, le plus modestement possible: “Vous ai-je déjà rencontré?' Il continua.Si vour voyagez.adrenex-vous au SERVICE DES VOYAGES, LE “DEVOIR”.Billets émis Bout teas les psys au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer.autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents.chèques de voyages, passeports etc.Télcphoncx HArbour 1241^b.M.le maire est-d si convaincu que les Canadiens français ne sont pas aptes aux affaires que ce serait pour cela qu il en est jadis sorti?* Le Soleil a découvert que M.Paul Gouin aurait dé)à demandé une place à M.Taschereau.Grave erreur de la part de M.Goum; Il aurait dû savoir que les meilleures et même les bonnes places tout court appartiennent de droit aux seuls parents des ministres.* ¥ # De Londres à Melbourne en 71 heures, c'est moins de trois (ours pour faire la moitié du tour du monde.En l'an 2000, I on pourra faire en quinze jours de vacances la circumnavigation aérienne de l'univers et puis se reposer une semaine.L'homme sera bien plus heureux.¥ ¥ ¥ Vous n'étes pas content du ministère?Vous avez demandé une place et vous ne l'avez pas eue.Mais, si vous en êtes content, serait-ce parce que vous avez obtenu ce que vou* vouliez?¥ ¥ ¥ Le |Our où le Soleil attaquera le régime, on saura qu'enfm il se trouve un journal vraiment indépendant.Le Grincheux i Lorsque Votre Excellent e était fi-imssant nu collège de Rimouski, |1 Qais en première an née.” \ raiment”, dis-je, “vous êtes de Rimouski?” H me répondit: “Mon nom est Jenji et je suis né à Sainl-j Simon de Rimouski”, Je repris: “Si : votre nom est Jean et si vous êtes ne Saint-Simon de Rimouski, cessez immédiatement de m’appeler Hx-; cellenre.’’ “L’était, continue M.I.apointe, un jeune prêtre qui était à termini r ses etudes en Europe quand la guerre éclata.Il se trouvait alors en i Gaheie et, étant obligé d’y rester, l] était devenu l’un des dirigeants de ce pays, Cet incident démontre (pie les Canadiens peuvent réussir partout.L anecdote avait piqué l’intérêt dp M.Bennett qui s'enquit de la nationalité de ee jeune prêtre.M.Lapointe: “C'est un Gana-, .n fUmcais.fl est maintenant en Abitibi, dans la province de Québec, et il a amené avec lui un ccr-itain nombre fje Galiciens qui sont j | devenus colons”.j.¥ * De passage, en Abitibi, l'été dernier, un ami, Pierre Trudel, d’A-nios, m’offrit de me conduire dans : la mission du Père Jean, à 23 milles du chemin de fer, au nord de Barrante.J’acceptai sans hésiter.Nous roulions en auto sur une : j route plus ou moins cahoteuse, : quand mon compagnon dut freiner I pour ne pas venir en collision avec une haul/c charrette oscillant sur deux roues criardes, aux jantes j rafistolées avec des bouts de eor-des et de broche, Le conducteur de I cet attelage de fortune n’était autre que le Père Jean qui rentrait à sa mission après avoir été faire rachat d’un sac de farine et de quelques provisions, à Barrante.Il restait bien une quinzaine de milles pour atteindre la mission.Le Pore Jean accepta donc, de mon- i ter dans notre voiture, laissant son attelage chez un colon.Il tenait a ; nous faire visiter sa colonie, son ; église, son école, son monastère et j aussi son musée.Car là-bas.au fond du nord-est i abitibien, sur les bords du lac Cas-jtagnier, le Père Jean a transporté j de fort belles collections de tableaux.de vieux livres, de vieilles i poteries, dont il a fait l’acquisition j nu cours de ses longs séjours en | Europe, principalement en Europe | centrale.Sa chapelle et son monastère sont décorés d’icones ruthènes qui datent du 13e et du 14e siècles.Parmi ses vieux livres, le plus précieux contient les épitres des apôtres.C’est, paraît-il.le premier livre imprimé en langue ruthène ou ukrainienne.La moitié en a été imprimée à Moscou et l’autre moitié, à Léopold ou Lemberg, qui est la capitale de la Galicie, en 1567.Le musée est bien ce qu’il v a de plus intéressant pour l’heure dans la colonie de Szcptyki car la colonie elle-même, c’est encore la forêt A peu près vierge.Pour cette colonie ukrainienne le gouvernement provincial, en 1925, avait reserve 250 milles carrés, soit environ 1800 lots.11 n’y a encore qu’une quinzaine de familles tikrai niennes qui y soient établies en permanence.Gela dépend de nos règlements d’immigration qui ne permettant plus au Père Jean de faire venir des colons de Galicie.Au coeur de la colonie cependant, le Père a réservé pour un monastère qu’il veut établir 1,500 acres de terre dont 100 sont déjà en culture.Pour les écoles à venir, une autre réserve de 300 acres a été également constituée.¥ ¥ ¥ Le grand but du Père Jean, en établissant un monastère à cet endroit, c’est de travailler au recrutement d’un clergé du rite ruthène pour les Ukrainiens et les Galiciens du Canada.Ceux-ci sont déjà nombreux, plus de cent mille dans la seule province du Manitoba.Ils ont même leur évêque.S.E.Mgr Ladika, qui réside à Winnipeg.A Montréal également, il v a une colonie ruthène assez importante.L’été dernier, un ancien colon de Szeptvki, M.l’abbé Nicolas Si-rij, a été ordonné prêtre par Mgr Ladika.L’abbé Sirii avait fait ses études classiques en Galicie.Le Père Jean est lui-même passé avec quelques autres ecclésiastiques canadiens-français, du rite romain au rite ruthène, il y a de nombreuses années, vers 1910.11 répondait alors à l'invitation de l’ancien archevêque de Saint-Boni-faeç» Mer Langevin, qui voulait des prêtres de ce rite pour s'occuper des Ukrainiens catholiques de son diocèse, ¥ ¥ ¥ Le Père Jean n’était encore que séminariste quand il partit du Canada pour la Galicie.Il resta dans ce pays, pour se familiariser avec la langue, jusqu’en 1912, puis revint au Canada mais pour peu de temps.En 1913, il retournait ep Ga-licie où la guerre le surprit.Comme la Galicie appartenait alors à l’Autriche, il ne put quitter le pays.Au début des hostilités, il eut une aventure assez peu réjouissante.Au cours d'une cérémonie religieuse, récitant une oraison, il mentionna le nom du roi George d'Angleterre (Suite à la page 3) Ç A fl/fUpi I # Samedi prochain, le “Devoir” publittu son cinquihnt supplément mensuel: “Notre vie catholique et *3+ * % nationale”.Prix, 3 sous avec le numéro ordinairec i i L'affaire de la “Presse' LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 23 OCTOBRE 1934 VOLUME XXV — No 144 ‘Si l’on n’a pas réussi à faire annuler la fiducie par les tribunaux, c’est parce que la Législature a coupé le cou au juge”, déclare le juge Duclos “Mais ils ne me couperont pas le cou à moi, poursuit-il, et j’espère rendre jugement dans cette cause avant que la Législature ne siège de nouveau" M.Geoftrion soumet (jue c’était tout de même illégal d'agir ainsi, qu’il fallait d’abord faire annuler la fiducie par les tribunaux; que d’ailleurs l'affaire n'était pas aussi simule qu'elle peut le sembler à pre La cause Berthiaume contre du Tremblay et la Presse et al s'est continuée hier après-midi.On a d'abord fait produire plusietirs exhibits: il v en n maintenant plus de cent vingt au dossier et ça n'est pas fini.M.LeBeL trésorier et comptable de la Presse, a produit des documents, et a donne quelques explications à leur sujet.M Geoffrion lui ayant demande si M du Tremblav avait déjà fait payer In Presse pour son automobile, ses cigares ou cigarettes, le témoin a répondu négativement et a ajouté que M.du Tremblay est très scrupuleux de ce côté-la.Le juge | |juge dit que si est intervenu alors pour demander j réussi, c'est parce que qu’on laisse ces questions de cisa- j |Up, coupé le cou au pensez, a-t-il dit.mien- vue.que la Cour n a vaut elle les éléments pour en juger et qu’en tout cas lorsqu’on a tenté de faire annuler In fiducie par les tribunaux on n'a pas réussi.toute l’affaire; il a ajouté qu’Euge ne et Edouard avaient accaparé $120,000.Le témoin est allé demander à Eugène de voir les livres, mais ce dernier a refusé.C’est alors qu’ont eu lieu les procédures.Toute l’affaire s’est terminée par deux bills devant la Législature, celui d’Eugène et celui de la succession; celui-ci a liasse en partie.A Paris M.Geoffrion demande au témoin s'il considère important que le président demeure à Montréal.M.Fontaine répond affirmativement.Le juge dit que cette question est inutile, qu’il admet que le président d’une affaire de l’importance de la Presse doive demeurer a Montréal.M.Geoffrion fait alors remarquer que M.Berthiaume était obligé par son contrat avec la Presse rie de meurcr à Paris, il ne peut pas être président s’il lui faut pour cela rester à Montréal.Le juge dit qu’il n’y a rien qui empêche un contrat d etre annulé de consentement mutuel et il ajoute que si l’on veut La Législature a coupé au juge’’ le cou fait dons 1921; ce relies; si vous .que je vais baser un jugement sut des paquets de cigarettes! Les avocats des deux parties ont ensuite admis que si M.Montet !' la réunion du bureau des due -leurs le 20 juin 191S.mais a pm tir ,1e ce moment Mainville et lui n ont pas pu réussir à assister aux us-scmblées des directeurs.En E EL leurs efforts ils n ont pas rassemblée generale M.du là-dedans.on n a pas la Légisia-juge; ils ne î me couperont pas le cou à moi.i poursuit-il, et j'espère rendre un ! jugement dans cette cause avant (pie la Législature siège de nou-! veau M Geoffrion dit qu'il croit pouvoir démontrer clairement que sans l’intervention de la Législature la fiducie n’aurait pas été annulée, et il soumet qu’en tout cas c’était illegal d’anticiper la décision des tribunaux.Il dit qu’à ce moment-là Eugène n’était directeur ipie grâce au vote des fiduciaires.Le juge fait remarquer que les fiduciaires étaient obligés de donner ce vote.M.Geoffrion; si la fiducie était bonne, mais si elle était nulle?Le juge: alors les fiduciaires u'avaient rien à dire.M-Geoffrion dil qu'il n’v avait rien dans le testament à ce sujet et que si Eugène était directeur c’était en vertu de la fiducie.L'incident des menaces malgré pu assister à .des actionnaires, en février.I e juge lit les minutes de cette assembiee et dit au.témoin que s d n-,lit été là il aurait vote a\ec les u-ties parce qu'ils n ont tien mal.U lui demande; A île fait ce nm- ment-là si le demandeur était convaincu nue la donation fiduciaire Otait illégale?Non, répond laine.Le juge; Vous dites que mais pour moi c'est oui.Le Peur avait des opinions l’effet que la fiducie M.Fou-: non, deman-d’avocats j élait nulle.; NECROLOGIE h 67 au».71 ans.19./Vugvu-tr-Clémentlne 86 rripre A St-Jérôme.le 2L » 7fi Rns- “ïSr’Tœs- ne Gérard BrunePe.G CEMENT A Oka, le 20.Georges Clément.T1EMERS a Montréal, le Ernest Demers, époux de L DESROCHERS a Jollette.le 21 A ans Mme veuve Urgel Desrochers, née Ca- r0DËYSZVrSqAe Montréal, le 21 A « ans.Avlla Deys?, époux de feu Alice Folsy.DUCHESNE A Montréal, le 20.A fa ans Olivier Ducharme.époux de feu Pht- l°PARNANP-KnA Montréal, le 21, A 45 ans.Robert Farnnn.DUMONTET A Montréal, le 20.Louise, fille de feu Wm Dumontet.autrefois de Lapralrie k GALARNEAU A Montréal, le 20.A b.l ans.Adèle Foucault, épouse d'Ovide Ga-larneau.O ALLAN D A St-Chrysostome.le 21, Emeri-a Ouellette, épouse de Paul Gal-iand.A 38 ans.GENDRON - A Montréal, le 20, A 82 ans, Mme veuve Adélard Gendron, née Rosalie Bérubé.GOSSELIN - A Outremont.le 21.A 64 ans.Louis A OosscUn.c r .époux d Aldea Belanger.GUILLAUME A Montréal, le 20, A 49 tns.Mme Arthur Guillaume, née Phtlo-méne Tremblay.JACQUES — A Montréal, le 20.A 23 ans, Blanche Jacques, fille de feu Edouard Jacques et de Marte Despard LAFRANCE — A Xxmtréal le 20.à 59 ans.Mme veuve Georges Lafrance.LANGEVIN-LAPRADE — A Montréal, le 20 A 42 ans.Emilia Langevln, épouse d'Alex Laprade LARAMEE-JORDAN A Montréal le 22, Marguerite Jordan épouse de L.-H La-ramée LEMIEUX — A Laval-des-Rapldes.le 21 à 41 ans, Albert Lemieux, époux d'Alice Aquin.______ LEVEILLE-PAYETTE — A Montréal, le 70 à 58 ans.Parmélle Payette, épouse de Télesphore Lévetllé.PARADIS — A Montréal le 20 Michel Paradis, 83 ans.époux de Joséphine Gagnon.M.Fontaine raconte une conversation avec Eugène on 1916 ou 1917, alors que le demandeur lui avait proposé de réduire le salaire d'Arthur comme président de la Presse de $10,000 à $1,000 ou $1,-500.Mainville et lui ont refusé.11 parle de l'incident des menaces alors qu’un magistrat a admonesté Arthur et Edouard et dit qu Luge ne ne s’est pas objecté à ce que lui, Fontaine, fit faire des recommandations par un juge à ses deux frères.Au sujet de ce qu’Eugcnc a dit à propos de sa découverte de l'article du code sur la fiducie, M.Fontaine nie lui avoir arrache le code des mains et dit que cette scent' n’a jamais eu lieu.Aux élections de 1920, et Mainville ont aussi été exclus de l'assemblée malgré leurs démar-! ches pour y assister; ils ont attendu à la Presse pendant une heure et i n’ont rien vu; mais le livre des ini-! mites atteste qu'il y a eu une assemblée.A cette assemblée Fontaine a | été réélu.Le juge lui demande j alors de quoi il se plaint?M.Fon-| laine répond qu'il se plaint parce 1 qu'il avait droit d'etre directeur cl d'assister aux assemblées, faire des propositions, connaître les rapports, discuter les résolutions, etc.M.Fontaine dit ensuite qu’à une assemblée à laquelle lui-mênie et Mainville n’assistaient pas.en 1919, il a été proposé que MM.Pélissier, Wilson et Saint-Pierre fussent substitués à Fontaine et compagnie comme avocats de la Presse.Le juge a dit là-dessus: .le commence à comprendre votre opposition.M.Geoffrion a alors dit au juge que ces remarques n’étaient pas justes pour le témoin.Le juge a répondu: C.e n’est pas un témoin ordinaire, c’est un avocat, il est bien 'stylé.M.Fontaine raconte que depuis plusieurs années il avait son bureau d’avocat dans l’édifice de la Presse, et qu’à la fin de février j 1921 il a reçu avis d'avoir à (léguer pir le 1er mai, ce qu'il fit.Pendant] que les frères Berthiaume eurent le contrôle de la Presse, ils n’ont (>as déclaré de dividendes pour ne rien donner aux fiduciaires.Dans] un nouveau livre d'actions on avait j fait disparaître les actions qui cnostituaient sa qualification coniine directeur.En 1921 à rassemblée générale de février, non seulement il n’a pas pu assister mais il n’a pas etc réélu comme directeur.Puis Arthur est disparu comme fiduciaire et actionnaire le 2ft juin 1921.La corde au cou M.du Tremblay vint dire au té-i inoin Arthur s'est mis la corde au ] cou.il a fait des mauvais marchés i et est dans le pétrin, voulez-vous le recevoir’’ Arthur est alors allé au i bureau de M.Fontaine et a exposé' pas de- | utiliser ce contrat pour empêcher Eugène de rester ici et d’être président.cela pourrait avoir une in fluence sur la cause.M.Geoffrion répond qu'il n’a pas peur, qu’il fait sa preuve.f,e juge dil qu il ne siège pas comme un mannequin el qu'il fera les remarques qu’il lui plaira.M.Geoffrion dit qu’il ne peut pas s’empêcher d’avoir l’impression que l’opinion de la Gour est faite.Mais le juge répond qu’il ne forme pas son opinion avant d’avoir entendu le dernier mot.M.Fontaine a dit ce qui suit au sujet du certificat d’actions dont Eugène réclame la propriété; en 1916, alors qu’Arthur voulait, par un bill à Québec, faire exclure deux fiduciaires et les faire remplacer par les enfants de M.Berthiaume, Eugène, qui était alors avec Fontaine, lui a dit qu’Arthur pourrait peut-être le déqualifier; pour prévenir cela Eugène a demandé son certificat a Arthur.Arthur a répondu à Eugène qu’il n’avait ces cinq actions que pour le qualifier, mais qu’elles lui appartenaient (à \r-thur), en sa qualité de légataire fiduciaire de son père.Le témoin dit qu’à part un protêt en 1925, l'action de 1928 et l'action actuelle, Eugène n’a jamais demandé d’être élu directeur; que les dividendes sur les actions qu’Eugè-ne réclame ont toujours été payees à la fiducie testamentaire.M.Masson demande: s’il les avait réclamé vous auriez refusé?Oui.M.Fontaine a déposé un contrai de septembre 1921 par lequel lui-même et du Tremblay étaient nommés pour dix ans administrateurs de la Presse au salaire de $8,000 par année; ce contrat était passé avec cinq des six bénéficiaires.En 1931, il a été renouvelé pour dix autres années.Quand M.du Tremblay est devenu président au salaire de $10,000, il a cessé de retirer les $8,000 que comportait le contrat.M.Fontaine dépose des résolutions d'emprunts et de dividendes en 1924 et 1928; il dit que la dé-le témoin j daration que des dépenses capitales ont été faites à même les revenus esl vraie.au M.Duplessis Lac Saint-Jean Le chef du parti conservateur provincial tient le gouvernement Taschereau largement responsable de la crise — Pc litîquc de favoritisme et de népotisme — Le congrès de la colonisation, mesure électorale Dans la nuit \u sujet des actions des qualifications.M.Fontaine dit que lorsqu'ils sont rentrés à la Presse, ils étaient dans la nuit.Pour se qualifier sûrement tant du côté de la donation fiduciaire que de la fiducie testamentaire, ils ont pris chacun dix actions.Sous le règne de M.du Tremblay comme fiduciaire testamentaire, la Presse a continué à payer -'s dividendes aux fiduciai-ies sur ces actions.Mais un jour M.du Tremblay a dit: Si vous voulez.nous ne retirerons plus ces dividendes; c acuu de nous endossera les chèques à i l’ordre de la fiducie Berthiaume.Dans le temps d'Arthur les fiduciaires touchaient les dividendes sur leurs certificats de cino actions.La Cour s’est ajournée ensuite a ce matin.S.H.M.Patenaude au /Cercle Universitaire “Considérations sur renseignement et l’éducation" Siège Social 2630 d Vssur.mce Funéraire NOTRE-DAME OUEST Tel.WUbank 7119-7110 La Compajnte UEiéEl BCLUGIE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de S150.00o.00 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conlormlté avec la loi des assurances, sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916.Dépôt de $25,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires k SERVICE JOUR ET NUIT “Considérations sur l’enseignement et l’éducation”: tel est le sujet d’actualité que le nouveau lieutenant-gouverneur de la province de Québec, M.E.-E.l’atenaude, membre à vie du Cercle Universitaire.traitera à Tissue du premier dîner-causerie du cercle dont il inaugurera le 27, à 7 heures 30 du soir, la série pour 1934-35.M.Olivier Maurault.B.S.S., nouveau recteur de TUniversité de Montréal, remerciera Thôte d’honneur.Présidence de M.Olivier Lefebvre, l.C.Les dames sont invitees.Qui nous sauvera?Le samedi 27 octobre prochain, $ la reunion de la section Mont-Royal de TA.C.V.salle des voyageurs.Palestre nationale, rue Chcr-rier, l'abbé Lionel Croulx traitera le sujet suivant: “Comment s opérera la sauvegarde intégrale de notre race?Qui sauvera la destinée du peuple canadicn-frangais, noyé dans la vaste contrée du Canada?'’ la clispoeltlon du public.; QUI SE FAIT Nos brochures illustrées sur nos différents services sont graciai sentent adressées à toutes les k familles de Montréal qui en font ^ la demande.PLateou 7-9-11 ik Société 1 .EUC COURTOIS.Président et Gérant Général RUE STE-CATHERINE.302 EST JOSEPH COURTOIS.Srcr.-Trét.As»‘t-Gér*nt Citnérat MONTRÊAl Docteurs, Consulte* ! ! ! les Grands Constructs ; de France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale —Gallois Cr Cie— Ultra-Violets — Quartz Inlra-Rouges Lampes aaclattqucs pour salles d'opérations.—Etablissements C.Boulitte— Instruments de Diagnostic —Collin Cr Cie— Instrumentation chirurgical» par excellence.Service d'ingénieur électro-radiologiste Conditions faciles Prix, catalogue sur demande PAUL CARDINAUX.D.Sc."PRECISION FRANÇAISE” «2» Cherrler HA 2357 MONTREAL Saint-Joseph d’Alma.23.M.Maurice Duplessis, chef du parti conservateur provincial, a tenu une assemblée, dimnche soir, dans la salle de Thôtel de ville.M.le maire Joseph Collard présidait.Les orateurs ont été MM.Lorenzo Deschênes, candidat conservateur dans le comté du Lac Saint-Jean, aux élections générales de 193G M.le Dr !.Duguay, député fédéral du comté, et MM.Duplessis et Paul Sauvé.5).Duplessis a aussi tenu une assemblée à Jonquiére, lundi soir, dans la salle de Thôtel de ville.M.Philippe Deschênes, ancien maire de la ville, présidait.Les orateurs étaient MM.J.-A.Lavergne, candidat conservateur dans le comté de Chicoutimi, aux dernières élections générales de 1931.Hortensius Béi-que, député de Chambly, Pierre Bertrand, député de Saint-Sauveur, Paul Sauvé, député des Deux Montagnes.M.Duplessis parlera ce soir à Chicoutimi et demain soir à Port-Alfred.Le chef du parti conservateur provincial tient le gouvernement Taschereau largement responsable de la crise.Celle-ci a sans doute des causes mondiales, mais le gouvernement par sa politique de favo-ritisme mesquin, par sa politique antinationale, a contribué à aggraver et prolonger le mal.Car le gouvernement Taschereau avait tout ce qui était nécessaire pour amoindrir la crise.Du côté politique, il a joui d’une rare stabilité.puisque le régime libéral dure depuis 37 ans.et que te gouvernement Taschereau a toujours eu à son service une très grosse majorité.En plus du côté économique, ce gouvernement avait à sa disposition des revenus considérables, se trouvait en présence d’une dette peu élevé?; i! avait les énormes ressources naturelles que compte notre province, 1rs pouvoirs hydrauliques les plus riches au monde, des fprêts.des mines.(1 pouvait au moins s’en servir pour assurer le bien de nos gens.Dr il se trouve qu'en dépit de tous ces avantages, le gouvernement constate que notre agriculture est dans une situation précaire, ainsi que Ta proclamé le propre ministre d’agriculture du gouvernement Taschereau, M.J.-E.Perron que l’oeuvre de la colonisation est entravée de toute façon, que nos municipalités sont dans une situation difficile, que notre dette augmente dans des proportions considérables.C’est que le gouvernement Taschereau.au lieu de faire servir noire patrimoine dans l’intérêt public.Ta fait servir à quelques intérêts privés.Non seulement il a aliéné nos ressources naturelles au profit de l’étranger, trop souvent, mais il a imposé des fardeaux supplémentaires aux contribuables pour aider davantage ces compagnies.Ainsi non seulement ces j compagnies ont obtenu nos_ pou- j voirs hydrauliques, nos forêts, à ! des conditions exceptionnelles, j mais le gouvernement, dans un ! grand nombre de cas, les a exemp- j tees des taxes municipales et sco- i laines.Favoritisme et népotisme fl a poursuivi une politique de | favoritisme et de népotisme cyni- j que.('.’est ainsi qu’à la dernière i session il a accordé une exemp- j tion de taxes de 50 pour cent à des ] gens pour un terrain de golf, j Quand nous voyons les petits pro- | priétaires écrasés sous le poids des taxes, on comprendra difficilement qu'on ajoute encore à leur fardeau, en accordant des exemptions de taxes à ceux qui veulent jouer au golf.Ce fait en lui-même n’est pas très important, mais il indique la mentalité générale du gouvernement: le service diligent des intérêts privés et le mépris de l'intérêt public.De même dans un temps où nos colons peuvent difficilement vendre leur bois, le gouvernement a accordé la permission à des compagnies américaines de couper des centaines de mille cordes de bois sur les terres de la Couronne pour les expédier aux Etats-Unis, pour donner de l’ouvrage à la niain-d’oeuvre américaine.Il trouve le moyen de passer des lois pour permettre aux grosses compagnies d’électricité de vendre 300.000 c.v.aux Etats-Unis, mais il ne trouve pas le moyen de fournir cette électricité à nos campagnes, ou de faire baisser les taux.Il est j même allé jusqu’à créer des villes ! fictives contrat1 Racine, simplement | pour permettre à la compagnie qiu i possède le barrage enclavé dans la ville de Racine, de ne payer aucu ne taxe à la municipalité avoisinan En plus, non content de donner ou sacrifier notre patrimoine à des étrangers, le gouvernement n'a même pas pris les mesures pour empêcher l'exploitation de nos gens.Il a laissé les grosses compagnies forestières exploiter nos bûcherons d’une façon iunoble, pendant des années.Forcé d’agir devant la clameur de réprobation publique, le gouvernement Taschereau s’est arrangé pour ne rien faire en pratique.Il a créé une commission d’archives et de statistiques, pour t ms tater jusqu’à quel point nos gens étaient volés, mais en lui défendant de poursuivre les voleurs.T.a commission n’a aucun pouvoir pour corriger le mal et le bûcheron n est pas plus protégé qu’auparavant.Quant a la colonisation, elle a servi d'agence électorale au gouvernement, pour v pratiquer le favoritisme et le népotisme.Mais on pra typie on a entravé l oeuvre de colonisation, de toutes façons.On a réduit les crédits de la colonisation.quand il fallait les augmenter; on a ~ retardé volontairement le paiement des primes dues au' colons.quand elles constituaient h mii»\ pn Hf* Ml I)** i »! l derniers; on les a laissé exploiter de toutes manières et les ministres ont fini par avouer que les colons payés par pitons devaient laisser 30 pour cent de la valeur de ces pitons, entre les mains des marchands qui, eux, étaient incapables de se faire payer par le gouvernement.sans compter que le colon payait très cher ce qu’il achetait.Mais le gouvernement a fait encore mieux II a commencé par fermer la forêt au colon, parce que le grand mouvement de colonisation menaçait de troubler les intérêts des grands marchands de bois.En effet, il y a deux ans.le gouvernement adoptajj des arrêtés ministériels pour créer des réserves fo-restières qui s’étendaient de 5 à 50 i ans, qui stipulaient nommément qu’aucun colon ne serait admis dans ces forêts tant que durerait la réserve, et qu’avant d’abandonner la réserve, la compagnie avait en pratique le droit de couper la meilleure partie du bois valable.Ce n’était d’ailleurs que le commencement.Lors de la dernière session provinciale, le gouvernement a autorisé les compagnies forestières ou leurs avants-droit à hypothéquer les concessions forestières de la Couronne, pour une somme illimitée, et qui atteint actuellement $483,000,000.On fermait ainsi ces concessions aux colons.Et c'est tellement vrai que pour retraire quelques lots de ces concessions forestières ainsi hypothéquées, le gouvernement a dû céder deux lots pour un.La colonisation?Puis ayant ainsi fermé hermétiquement l’accès des régions de colonisation.ayant protégé parfaitement les intérêts des gros marchands de bois, ayant d’avance rendu les grands développements de colonisation très difficiles, le gouvernement annonce qu'il va lancer un grand mouvement de colonisation.Il nomme un ministre, architecte, député urbain, par conséquent.éloigné le plus possible, de par scs occupations quotidiennes.! ASSAINISSEZ votre BOUCHE vos FOSSES NASALES votre GORGE ec faisant un usage habituel des Pastilles VALDÀ ANTISEPTIQUES Les En Vente partout Exiger UN BOITES] portant le nom VALDA Axent Génar»! pour le Canada : J.Alfred OUIMET 84, St-Paul Est, Montréal.tlgjAsLeg./ SI VOUS MANQUEZ ?ENERGIE VOUS RISQUEZ DE PERDRE VOTRE POSITION Lea position* ae font de plut en plua rare* et ce aont ceux qui possèdent force, santé et énergie qui auront la preference.tout, par.onno taiblo, ntrveu*.et déprimé, pourra I es obtenir facilement • n «m ploy an 11’Elixir T oniqu.du Dr Montiar—un r.con.ti-tuant énergique éprouvé, dé* lick.ua «t facile A digérer.Ac constipe pas £lixirTônique -Montiez VElünr EXIGEZ LE CIGARE CROTHE LIMITEE Puritane* Maison canadienne et indépendant# des choses de la colonisation; pour cela il laisse au rancart les députés qui s'étaient spécialisés dans les questions de colonisation.Puis il convoque un congrès qui, dans l’esprit du gouvernement, est avant tout une mesure électorale.Et cela quand il vient de réduire les crédits de la colonisation, qu'il ne paie pas les primes des colons.les inonde de pitons, et qu’il a fermé une grande partie de nos forêts à l’accès de la colonisation.C’est la grande ligne de conduite du gouvernement; se servir de la chose publique, pour avancer ses petits intérêts politiques.Avez-vous Besoin de bons Uvres?Adressez-vous au Service de librairie S* "Devoir”.430 Notre-Dame est, Montréal.Les Epargnes de Plus de 3,000,000 de CANADIENS Y?OILA ce qu’est l'Assurance sur la Vie— de» Epargnes gardées en dépôt pour le compte de millions de gens.Des Epargnes qui assureront le bien-être et l'indépendance d‘un grand nombre d hommes et de femmes lorsque sonnera leur retraite— Des Epargnes qui apporteront un prompt secours à beaucoup de veuves et d'orphelins— Des Epargne?qui permettront à de nombreux enfants de s'instruire et de se préparer pour les affaires— Des Epargnes qui protégeront d'innombrables tamilles canadiennes contre les‘‘crises" futures— L’Assurance sur la Vie s’est montrée digne de la confiance qu’on lui a accordée.Elle a conservé en parfaite sécurité les épargnes de ces 3,000,000 de Canadiens.Elle a acquitté toutes ses obligations en entier.Au cours de 1933.les Compagnies d’Assurance sur la Vie au Canada ont payé $300,000 par jour aux assurés et aux bénéficiaires.• • • • Quand vous mettez vos épargnes dans l’Assurance sur la \ ie, vous avez un placement d'une sécurité absolue.Et ces épargi^js feront exactement ce que vous voulez qu elles fassent pour vous et votre famille.Pensez-y bien.Et parlez-en ensuite avec un représentant de l’Assurance sur la A ie.L’Assurance sur la Vie Gardienne des Message d'une série publiée sou» le« auspices Foyers Canadiens u-msr ï de» Compagnies d’Assurance sur la Vis VOLUME XXV — No 244 — CALENDRIER — / Demain: MERCREDI.24 octobre 19M baint Raphael, Archaiige.double mai Eever du soleil, 6 h.26 Coucher du soleil, 5 h.01.Lever de la lune, 5 h.55.Nouvelle lune, le b, n lOh.Ilm.du matin.Preplcr quart, le 15.à 2h.Î5m du soir.Pleine lune, le 22, à lOh.7m du matin.Dernier quart, le 30, à 3 h.28 m.du matin LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de l ' A.B.C.” et de la “C.D.N.A." Montréal, mardi 23 octobre 1934 — DEMAIN — NUAGEUX ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 54.Même date l'an dernier 52.Minimum aujourd’hui 4*.Même date l'an derniej- 38 BAROMETRE: 10 h.a.m.30.11, 11 h.a.m.30.12.Midi: 3012.Chiffres fournis par ta maison M.-K de Meslé, 1610, Saint-Denis, MontréaL 'affaire de la “Presse’ Les plaidoyers remis à vendredi La preuve s’est terminée ce matin - MM.Fontaine, Berthiaume, Lebel et du Tremblay précisent certains détails déjà donnés La preuve dans la cause d’Eugène Berthiaume contre du Tremblay et la Presse et al s’est terminée ce matin.M.le juge Duclos a ensuite ajourné la cause à vendredi matin pour les plaidoyers.La séance de ce matin n’a pas été d’un très vif intérêt, on a surtout de part et d’autre précisé davantage certains détails déjà donnés.M.Fontaine a dit que ses aclions de la Presse ne lui appartenaient pas, qu’elles lui avaient été remises pour fins de qualification par feu M.Trefflé Berthiaume en décembre 1914.Les dix actions qu’il a eues ensuite en 1921 étaient de même seulement pour le qualifier comme directeur.Lorsque Mainville est mort ses actions de la Presse sont retournées à la fiducie sans déboursé; d’ailleurs Arthur, alors président, avait ces certificats car ils avaient tous été immédiatement endossés et remis à M.Trefflé Beu-thiaume, celles de Mainville comme celles de Fontaine.M.LeBel a déclaré que pour les mois de décembre 1917 et 1918 respectivement il a trouvé dans les livres de la Presse des surplus de $30,316 et $29,267.On avait parle déjà de déficits pour ces mois-là.Mais à une question de M.Masson, M.LeBel a répondu que l’on chargeait alors au mois de décembre des dépenses de fin d’année qui devaient être reparties sur les douze mois et qu’ainsi on avait pu trouver un déficit; que d’ailleurs avec cette méthode on trouverait probablement un déficit pour tous les mois de décembre.Aucune menace M.du Tremblay a déclaré qu’avant 1921 il ne s’est pas mêlé de la Presse, qu ü n a fait aucune menace ni à Arthur ni à Edouard, qu u p’a jamais eu connaissance ni n a jamais autorisé que de ses dépensés personnelles fussent payees par la Presse.B a raconté qu’on a ue- , ,,rdé $15,000 par année a Lugene à condition qu’il restât a 1 ans.et [.ne tousles bénéficiaires, saut Mme Hivet, qui demeurait a Borne, >nt été consultés ct ont \n sujet du paiement de $2o p.m.3 LIVRE LA TECOWAY et 12 versement! mensuels de 5.13.Prix au comptant 59.50 Appareil pour "drainer et remplir" avec chaque laveuse — sans frais supplémentaires.En vente à tous les étages. JOURNEE du DOLLAR 22 OCTOBRE milliers de petits enfants pauvres et malades •A de qui de parents éplorés nous supplient sauver la vie de leurs petits.DONNONS GENEREUSEMENT ' Cour qu'ils guérissent !” BULLETIN DE SOUSCRIPTION à détacher et a envoyer avec votre contribution pour avoir une chance de gagner des prix d’une réelle valeur.Adressez : JOURNEE du DOLLAR.Hôpital Sainte Justine.6055, Saint-Denis.Montréal.Un seul bulletin valable pai donateur.NOM .UHU-SSE .UO.Y7 4.V7’ S Feuilleton du “Devoir m l — Quel est ce mystère?par MARTHE LACHESE l suite) Et moi, reprit la voyageuse ( je m'appelle Isabelle de Montillé.I Rappeliez-vous, ce nom, je vous i prie, comme celui d'une personne ( qui vous gardera toujours une vi- ! ve reconnaissance.Elle tendit de nouveau la main | à Sabine.— Adieu, dit la pauvre pêcheuse.Puisse votre voyage spr nos côtes continuer à être toujours heureux! Elle les salua et s’éloigna.Ils la suivirent du regard.— Qu’elle est belle! dit la jeune étrangère.- Belle et fiére comme son pays! répondit cet homme qui n'avait pas cinquante ans.et qu'on était tenté d’appeler un vieillard.Cependant les voyageurs détachèrent leurs montures.Bientôt les pas de leurs chevaux résonnèrent sur les galets.Ils allaient passer sur le bord de la plage, évidemment ils se dirigeaient vers Saint-Yvon.le gros bourg situé à trois lieues dans les terres.Pourtant ils ne paraissaient pas.Sabine, prise d'une vague inquiétude, se rapprocha de la rive.Elle vit que les étrangers avaient déjà gagné le bord, l’avaient franchi, et commençaient à s’avancer dans la baie.Le cri qui sortit de ses lèvres fut si vibrant que les deux cavaliers s’arrêtèrent, firent volte-face.La jeune fille courait vers eux, éperdue.— Arrêtez' Arrêtez! Ils revinrent sur leurs pas, tandis que Sabine coupait au plus court, à travers les flaques d’eau et les pierres.— Où allez-vous?leur dit-elle aver effroi.Surpris de cette anxiété, ile répondirent: — Nous retournons à Kéralou.— A Kéralou! Vous voulez donc périr! Us pâlirent.— Vous marchez à la mort, reprit Sabine, à la mort fatale, inévitable.Vous ne savez donc pas qu'aujourd’hui, ce soir même, il y aura haute mer.Dans une heure, la baie sera couverte, le flot cachera ces rochers, il montera jusque sur les quais de Kéralou.L’horreur parut sur le visage du père.Il saisit par la bride le cheval de sa fille et frappa le sien de son talon.Les chevaux furent vite sur les galets du rivage.Isabelle se tordait les mains.Ma grand’mère! criait-elle avec désespoir, ô ma pauvre grand’ père ! Vous avez une mère qui vous attend?s’écria Sabine.Une pauvre aïeule de soixante ans! malade! Elle va nous croire emportés par le flot! Elle en mourra! Oh! par pitié! par pitié! lais-sez-moi partir.Jamais! s’écria le père.Jamais! l’renez garde, dit Sabine, prenez garde cependant à ce que peu-veut causer l'angoisse et la douleur.Que faire?gémissait Isabelle, que faire?.Sabine regarda le soleil.Et, presque en hésitant: - Etes-vous tous deux bons cavaliers?demanda-t-elle.— Moi, oui, ma fille, non, dit M.de Montillé.De plus, elle a été malade.sa main est faillie.Et vous, monsieur, êtes-vous fort?— Moi!.Il frissonna — Etes-vous sûr de votre cheval?continua Sabine.Oui, dit-il presque bas.Parlez alors, mais partez seul.Vous avez trois lieues à franchir.Il vous reste un peu plus d’une demi-heure.Obliquez toujours vers la droite.Vous éviterez les mouvants.Lancez votre cheval au galop, éperonnez-le, fuyez!.Si le flot vous atteint, ce ne sera qu'au terme., Je veux le suivre! s’écria Isabelle.Ce serait vous perdre tous les deux.Je vous offre l'hospitalité.J’habite le château de Plou-Avel.Isabelle s’était jetée à terre Elle avait couru à son père qui, descendu aussi, la tenait embrassée.— Chaque minute compte, reprit Sshine.— Adieu! dit-il brusquement en repoussant sa fille.Adieu Cette femme, la seule mère qui te reste, ne doit pas mourir par ma faute.— Restez, restez! dit la voix brisée d'Isabelle.Sans lui répondre, il s’élança sur son cheval, cria à sa fille: — Ne crains rien! A Sabine; * Je vous la confie.Et, rendu en deux bonds dans la baie, il commença sa course épouvantée.Isabelle avait fléchi sur les genoux.Les yeux dilatés par l’effroi, elle le regardait qui fuyiat comme une flèche.Elle n’avait plus qu’un cri : Mon père!.Sabine s’agenouilla près d'elle et, les yeux levés vers le ciel, elle dit tout bas: () mon Dieu, laissez-lui le sien !.Le cavalier était devenu un point noir, et ce point allait disparaître dans l’atmosphère.Une pluie fine commençait à tomber.C’était le signal.Le flot se mettait en march:'.Lui aussi allait courir.Nous ne pouvons plus rester ici, venez, dit Sabine.Isabelle ne répondit pas.- Venez, reprit Sabine, nous sommes dans une baie, en danger nous-même si nous tardons.F.lle se leva et, prenant la jeune fille par le bras, elle l’entraîna 11 leur fallut suivre le rochers pour gagner un sentier et remonter vers la terre.Chaque mugissement de la mer, chaque brisement lointain de la vague, provo-Iliait ebez Isabelle un cri douloureux.Elle marchait lentement, avec peine, lourdement appuyée sur Sabine qui d’une main la soutenait et „etrv forms, par b rancis Cecil Whilehmi-se.The hanking system of the USSR, par W.-1I.Adams.The lean and the fat sears, par W.-A.McKa-guc.Fonctions of the banks, extrait du London Times.On the art of enjoying a Holiday, par J.-E.Bolster.What is forgery?par W.-fi.Weatherston.The herring industry in England, par C.-S.Waller.If you scant to do business, sou have to make rails, par ti.-M.Phemister.Banks, hankers, and publie opinion, par Chs-B.Neapole.Reading in its relation to a banking career, par YVilliam-J.Floyd.Editorial comment.t Can.Can.Dom.Dom.Dom, Dom Imperial Imperial s Extra» cotnpr Int.Nickel Int Petroleum McCoIl Frontenac Montreal Power Mont Tramways Nat Breweries Ogilvie .& Ottawa Power Quebec Power Page lleraey .Penmans South Can.Power Shawinigan Steel of Canada ACTIONS Montréal N ou ve I le -Ecosse Commerce Royale Can.Nationale ACTIONS Braelorne Dome Mines Bollinger Lake Shore McIntyre Pioneer Slscoe Teck Hughes W'rtght Harg.ACTIONS Can North Power 7 00 Can Bronze 7 00 Can.Cottons 6 00 Can Fair.Morse 6 00 Can Foreign Inv.8 00 Can Gen Elect 3 50 Can Hyd Elect 6 00 Dom.Glass 7 00 Dom.Textile 7 00 Goodyear 7 00 Jamaica P S 7 00 Mont.Cottons .7 00 r£u ®rew*r‘*s 1 75 OgUvIfc .7 fyv Ottawa Pqwer Penmans Power Corp So Can.Power Steel of Canada Tuckett Toharco Walk Gooderham ülv.Prix Reno 80 14 5.71 1 50 27 4 5 45 6 IH) 122 4 92 1.00 22'i 4 44 6 00 125 4 3* 1 50 30 5 00 1.00 181* 5 48 .60 26 2.31 2.00 30 6.67 4 00 56 7 14 2 00 33th 5 90 1.20 Wi 8.14 5.00 83 6 02 5.00 93 5 38 .50 16 3 12 .52% 12 4 38 60 24'», 2 49 1 12 291 j 3 79 80 13\ 5 82 1 50 32 4 69 9 00 93 9 68 1 60 29 5 52 8.00 190 4.21 R 00 85 7 06 1 OO 17 5 88 3 00 72 4 17 3 00 63 4 70 80 13 6 15 .50 19 2 63 1.75 39’j 4.43 Hier Avant-hter Sem dernière dernier Haut Bas .Haut Bas Bas .Haut Haut Mois ! 1834 1934 1933 1933 1932 1929 1932 10 20 30 services Indus- réu- publics triels ni» 62 4 57 4 59.1 62 4 57 8 59.3 61 3 56 4 58.0 61 2 54 0 56 4 72 0 65 2 67 ¦> 58 0 50 1 53 3 72 0 e-* 3 08.9 41 A 24 4 30 1 44 3 18.1 20 J 198 4 174 5 187 8 86 3 37 7 53 9 La “Mcfal Mining Association1’ Cour» t Chrysler Motors .Moy i Columbia Gas * Electric 716: Cons.Oas of New York 72.2 ] Continental Can.Co.71.2 j Corn Products 71.6 j Commonwealth Southern 86.1 1 Dupont 125.3 | Freeport Texas 88 1, i General Foods Corp.74 1 [ General Motors 83* , Gillette 78 1 i General Electric 57 5 : Hudson Motors j Int.Tel.& Tel.Co.1 Johns Manville j Kennecott Copper i Loews Theatres Montgomery & Ward Nash Car Co .National Biscuit National Power Light New York Central North American .Noranda Mines Packard Motors Pennsylvania R.R Pub, Serv.of New Jersey Radio Corp.Remington Rand Sears Roebuck Southern Ry Standard Brand Standard OU of New Jersey Socony Vacuum OU Studebaker.Texas Corp.United Gas Improvement U.S Rubber .U 8.Industrial Alcohol U.S.Steel .Vanadium .Western Union Westinghouse Woolworth Cours fournis par la maison CRANG, BURKE & Co.222, rue Notre-Dame ouest .Ouv.Haut Bas Acme 21 Ajax OU .90 Ashjey 34 Braelorne 13 50 13 35 Barry Holl.9 Base Metals 78 B C.Pioneer 1195 11 83 Bob J o 42 39 Castle Treth.69 67 % Cen.Patricia .1 OO 98 Com, Pete 4 Conlagas 2 25 Dome Mines 39 50 Dom.Explorer* 13 Falconbridge 3 60 Grah, Bous 3 % Granada 40 Hollinger 20 00 20 10 Homestead OU 11 Howey Gold 1 20 Int.Nickel 24 % 24 % Kirkland Lake 67 Lake Shore 55 00 Macassa 2 80 PRIX DU GROS A MONTREAL LES CEREALES Blé Northern no 1 .86 Blé Northern no 2 .84 Avoine no 2 .4!) Avoine no 3 .46 Avoine d’alimentation .45 FARINE (Prix au boisseau en sacs de 98 Ibs.Escompte de 5 sous le sac pour commandes au comptant).(Blé du printemps) Première patente .2.6.’ Deuxième patente .2.45 Forte à boulanger .2.40 FOIN Extra no 2 .No 2 .*14.00 No 3 .*12.50 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris moins 25 sous pour commandes au comptant).Son .Gru blanc .• • 29.75 Gru rouge .25.75 BEURRE (Prix payé aux producteurs): Première qualité .lOVs à .19"i FROMAGE Ontario, coloré .09 1-2 Ontario, blanc.09 à 9 1-4 Québec, blanc.09 à .09 H Québec, blanc.08'i à .08 •'H '¦ ,I1 ¦¦¦¦¦'"V/1 .11 111 11,11,1 11 Notes maritimes Québec et Montréal en conflit?A Montréal, on attache peu d’importance à ]a déclaration, attribuée au président de la Commission du port de Québec, M.O’Meara, à savoir que, quel que soit le niveau du chenal en haut de Québec, le port de Québec est toujours là pour sauver la situation.Toutes les personnes interrogées à la Commission du port de Montréal ont tout d’abord refusé de commenter la déclaration du président de la Commission de Québec, puis ont laissé entendre que le bas niveau de l’eau affecte d'abord le« compagnies do navigation et qu’en conséquence les compagnies devraient faire leurs chargements à Québec.Or, elles ne les font pas.I! doi* y avoir des raisons.Ce nouveau conflit entre Québec et Montréal va-t-il se prolonger?5 Sur (’“Empress of Britain’’ Au nombre des passagers qui débarqueront à Québec jeudi, on remarque sir George Schuster, membre du conseil exécutif de lord Wil-lingdon, vice-roi des Indes, et financier largement connu.Echange de maïs contre du blé Le premier cargo français à entrer dans le port de Montréal depuis la signature de J’accord commercial franco-canadien sera le Leopold !.D.Mais il ne vient pas directement de France.Au contraire, il arrive d'Afrique.Son port d’attache n’en est pas moins Dunkerque, France.Lorsqu’il aura fini de décharger à la jetée de l’élévateur no 3, Hochelaga, sa cargaison de mais et d’autres produits, il prendra une cargaison de blé., la plus considérable de l'année à destination de la France.Ferm Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires Il 90 ARPENTEURS & INGENIEURS BREVETS D INVENTION 39 00 39 1975 24 65 % 53 75 40 54 15 H.Lnbreeqvie, I.C., M.Cailloux, I.O.G.-J.Papineau.I.C.et Arpenteur INGENIEURS CONSEILS Bétou Armé — Chauffage — Ventilation — Electricité — Arpentage — Borna*?— Eftimation — Expropriation — Expertise — Les Ingénieurs Associe» ETMÎTEE Edifice Thémis 10 St-facquc* Ouest - HA.0482 13% 22% 19% De l’argent à prêter Nous sommes disposés à étudier les demandes d’emprunt sur hypothèque, à six pour cent, qui nous seront soumises, pourvu que les montants demandés ne soient pas trop élevés.Les Immeubles offerts en garantie doivent être des maisons d'un seul logement bfttles à la moderne et situées dans les meilleurs quartiers de malsorjs particulières de Montréal (ville et banlieue).Prière de s'adresser au Service des Hypothèques, Sun Life Assurance Company of Canada.Square Dominion.Montréal.ASSURANCES HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous Invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441 Sf-François-Xavier - Montréal Tel.MArmiette 2383-2384 AVOCATS HE Di BANQUES 8 00 2«n 12 00 266 8 00 163 8 00 165 8 00 125 MINES 60 13.65 2 00 3 9 50 PRIMI EGIEEX 6 50 0 00 600 600 1 75 1 00 100 25 ans.25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE ET i r | BUT SERA DEPASSE.E Un groupe de compagnies minières vient d'organiser la Metal Mining Association, avec siège à Toronto, en vue de faire connaître à l'étranger et même au Canada l’im- j portance de notre industrie mimé- ' re.j Voici la liste des membres de la ! nouvelle association avec les noms I des compagnies qu'ils ropréseti- ! tent : M.J.P.Bickell, président de M« Intyre Porcupine Mines Ltd.M.B.T.Birks, président de Howry Gold Mines Ltd.M.A.L.Bloomfield, directeur gérant de Lake Shore Gold Mines.M.R.Channing, jr., président de Hudson Bay Mining and Smelting Co.M.Alex Fasken.secrétaire de Dome Mines Ltd.M.John Knox, gérant général de Hollinger Gold Mines.M.D.MaeAskill.gérant général d'international Nickel.M.J.Y.Murdock, président de Noranda Mines Ltd.M.W.Y.Moot, directeur de Syl- , vanité Gold Mines.M.U.L.Miller, directeur gérant de Wright-Hargreaves Mines.M.A.H.Paradis, président de ! Sullivan Consolidated Gold Mines : Ltd.M.,f.D.Perrin, président de San Antonio Gold Mines.M.1.1.Rankin, directeur de N A.Timmins, Inc.M.Vietop Soencer.président de Pioneer Gold Mines.M.Austin G.Tavlor, président de Braelorne Gold Mines.M.1.J.Warrçn, président de j Gonsolidated Minin ind Smelting Co.M.J.P.Watson, president de Mi- ; ning Corporation of Canada.La province e*! donc représen- ‘ fée par M.1.à.Murdock, president ; de Noranda Mines Limited, M.John 1.Rankin, directeur de N.A.Tito- ! inins Inc., et M.A.H.Paradis, pré- j sident de Sullivan Consolidated j Mines Limited.Sur te Curb (P.C.) Le marché a été faible ce matin.'Canada Dredge a reculé ! de 1-2 point.Walkerville Brewery.de 15 sous tandis «pie Imperial j Oil s’est amélioré d’une fraction.Noranda, dans la section des mi-] nés a reculé de 1.75, l.ake Shore ! de 75 sous.Buhdo de 50, Teck Hughes.Wright Hargreaves, Siscoe et J.M.Cons.de quelques sous.Pickle Crow.Bead Authier se sont améliorés de «leux sous chacun.Cours fuurti*N par la maison E.-.I.FORGE! ft Cl* 171, rue St-Françols-Xavler Ouv Haut Ra* Tarif det annonces classifiées du “DEVOIR” Téléphone: HArbour 1241 le mot, 25c minimum corap-IHc le mot.1 son tant.Annonce» facturée», 50e minimum.NAISSANCES, FIANÇAILLES, PRO-C H A 1 N S MARIAGES, MARIAGES, SERVICES ANNIVERSAIRES, GRANDMESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, $1.00 par insertion suivant la formule ordinaire, chaque mot additionnel 2 cent».BERTRAND, GUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.1ns.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin, C.R.M.ÇJoudrr.ult.C.R.Antonio Garneau H,-N.Garneau.Marcel Pigeon.Protégées en tous paye Demandez le manuel traitant de* Brevets, marques de commerre.etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal.Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant de» Brevets, marqu-s de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal COMPTABLES Jacques Cartier, L.L.L., C.R.lel* LA.7«É0S> Jean-Victor Cartier, L.L.L.L.-J Barcelo, L.L.B.J-Eugène Rivard.L.L.L.CARTIER, BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 920.' 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joute-pratique et si elle donne satisfaction ces trois joueurs formeront la deuxième ligne d’attaque du Canadien au début de la saison régulière.Le Canadien aura un nouveau joueur à la pratique aujourd’hui alors que Pete Kelly se joindra au club.Kelly est un ailier de droite et l'on dit beaucoup de bien de lui.Lalonde le verra à l’oeuvre et s’il a les qualités requises il sera engagé par le Canadien s’il lui manque de l’expérience il sera probablement envoyé au gérant Leduc, à Québec.LES MAROONS \ WINNIPEG Winnipeg, 23.Tommy Gorman, gérant des Alarcons, de Montréal, est descendu ici hier avec de solides gaillards qui eurent tôt fait de se dégourdir les jambes, lors de leur premier exercice pour la campagne qui s’amène.Ce groupe d’athlètes n’a pas été sans laisser voie à des commentaires de la part des critiques, d’autant plus que les Rangers, de New-York ont déjà établi leurs quartiers d’entraînement dans cette ville.Les deux équipes pratiqueront pour une semaine, et commenceront samedi une série de matchs-exhibitions de trois dans cinq.Dans le camp des Rangers, la situation chez les réfractaires n’est pas encore tout a fait éclaircie, ce qui n’empêche pas les pratiques de battre leur plein.Quant à Gorman, il est heureux de déclarer que son contingent forme un tout très hn-•nogène qui saura faire parler le lui., „ “Ching” Johnson et Earl Seiberl n'ont pas encore signé de contrat.POUR REMPLACER COULTER Chicago, 23.Ces Eperviers Noirs, de Chicago, ont mis hier ous contrat un amateur, Ernie Kenny, mesurant six pieds, deux ponses et pesant 205 livres.Kenny remplacera Tom Coulter, qui scia forcé d’etre au repos pendant quelque temps à la suite d'un accident survenu à son pied droit.Kenny a joué l'an dernier dans la ligue de l’Ouest du Canada.Au cours de la saison, il a reçu M minutes de punition, ce qui ne 1 a pas empêché d’être une menace constante à l’offensive, ayant enregistré 13 point5f et fourni 10 assistance.BROWN ET NON WALSH Windsor.23.T.a nomination du Dr Stanley Brown comme instructeur des Bouledogues de la Ligue de Hockey Internationale, a mis fin à la rumeur qui voulait que Flat Walsh dirige cette année l'équipe locale.On sait que Walsh a fait application pour ce poste il y a quelques semaines.I.e gérant Chick a annoncé cette nouvelle à la suite d une conversation qu'il a eue au téléphone avec Lester Patrick, gérant des Rangers, de New-York et d'une assemblée tenue avec les directeurs du club Windsor.Patrick, qui avait recommandé Danny Cox, anciennement de toron.Ottawa et Détroit, a avisé Chick que le nouveau président des Bangers, le colonel John Hammond.avait pris certaines mesures d’entente pour affilier son club avec les Arrows, de Philadelphie, de la ligne Canam.Ignorants de ce fait.Patrick et Chick étaient en pourparlers depuis plus d'une semaine pour rallier l'équipe dos Bouledougues à celle des Rangers.Peu après la connaissance de rette nouvelle, les directeurs du club local ont porté leur choix sur Brown.Walsh avait été poussé par Pommy Gorman, qui est censé en-vover plusieurs joueurs aux Bouledogues pour compléter leur équipe.Àlais Fiat n’a pu en venir à aucun arrangemen.t Et durant ces pourparlers.Brown semblait tomber dans l'oubli, ce qui explique la surnrise qu'a causée sa nomination.Il prendra charge du club mercredi, alors que les premiers joueurs se rapporteront.BIEL COWLEY A SIGNE Ottawa, 23.Bill Cowley, brillant jeune amateur d'iri, qui était te meilleur compteur de la Ligue Maritime, l’an dernier, a réussi à s'entendre avec la direction du • lui) professionnel de hockey St-Louis, hier, a déclaré le gérant des Eagles, Eddie Gerard.L'entente met fin à une semaine de négociations entre les deux intéressés.Cowley débutera sous l’uniforme de St-Louis re soir, lors de la pratique des Eagles.Au cours d'un rapide exercice, hier soir, Carl Voss s’est tendu un muscle, et il devra prendre les ch'o ses facilement pour un jour ou deux.Burr Williams, joueur de défense obtenu des Meet Wings rie Détroit dans un échange pour Nor-mic Smith, a téléphoné rie Windsor.Ont., qu’il serait dans la capitale ce matin.cnn arrangement.Et durant ces ciens Sénateurs pour la dernière fois ce soir, avant que les Eagles s’embarquent à destination de leur nouveau foyer, Saint-Louis.Deux clubs s’aligneront l’un contre l’autre.La rivalité entre les joueurs qui veulent obtenir une position régulière, est si intense, que les prétendants ont déjà commencé à parier.LES TECUMSEHS A L’OEUVRE London, 23.L’avant-garde des Tecumsehs, de London, de la ligue Internationale, a fait quelques légers exercices hier, les premiers de la saison.Le gérant Tools Holway Eddie Ouèllelte et le rapide Groh ont été les premiers membres de l’équipe à pratiquer sur la glace.Herb Stuart, le gardien de buts, s’est rapporté un peu plus tard dans la journée, alors que Torgy Gregg et Farrand Gillie rejoindront res derniers pour la pratique d’aujourd'hui.Eric Pettinger, qui a passé tout l’été ici, ne s'est pas montré à l'entraînement et il est possible qu'il soit le premier réfractaire du club.Trois amateurs ont pris part à la pratique d’hier matin et d’autres ont déclaré leurs intentions de montrer leur savoir-faire aujourd'hui.Lors de leur premier cours de leur école de hockey, les Tecum-schs comptèrent dans leurs rangs trois amateurs du nom de Aub Frant, de Penetang, Scd Anderson, de Simeoe, el Harry Wilkins, de Morrisburg.Clemm Loughlin, gérant des Epervier, de Chicago, de la ligue rie hockeq Nationale a informé les directeurs du club local qu’il leur enverrait environ quatre joueurs sous peu.Vingt-deux candidats ont tUis part aux exercices des Eperviers à Champaign, fil., mais environ 10 ou 17 seulement resteront avec le club pour la saison.De l’opposition à la Nationale St-Louis.23.— Une autre guerre au hockey semble poindre à l'horizon, entre la ligue de hockey Nationale et l'Association Américaine.alors que ces deux ligues ont annoncé leur intention formelle d'avoir chacune un représentant dans notre ville.William F.Grant, président de l'Association Américaine, a déclaré aujourd’hui à Chicago que sa ligue serait sûrement représentée à Saint-Louis.On soit que l’équipe du duh Ottawa de la NU L.a été transférée ici pour la saison 1934-35.et que la direction de ce club a déjà loué TArena local, où jouait le club de l’Association Américaine, qui a remporté l'an dernier un succès financier.Pas moins de 10.000 personnes assistaient aux matchs des Fliers.Frank G.Wainright.propriétaire de la franchise des Fliers, a loué pour cet hiver le Wintergarden, qui peut contenir 3,500 sièges.Il n’y aurait rien de surprenant que des procédures judiciaires soient prises avant le début de la campagne.qui doit se faire ici le 8 no-crmbre.Harry A.Frank, procureur de Grant, prendrait un bref d’injonction contre les directeurs du club Eagle, le nouveau club de la N.H.aux fins d’empêcher ce dernier d'opérer ici.L’action serait basée sur une entent entre Frank Cal-der, de la Ligue de hockey Nationale.et Grant, entente qui garan-tissail à l’Association les droits territoriaux à Saint-Louis.On se souvient que ce compro-mi.savait été signé il y a deux ans, à la suite d’une guerre entre ces deux ligues rivales.Le président de la N.H.!.prétend que ce compromis ne devait durer que deux ans.Les Six-jours de Toronto Toronto.23.T.os Diables Rouans français sont actuellement en tête dans la course de six jours de cette ville car De Buhlere, Lepage cl Andy mènent actuellement avec l'avantage d’un tour sur Eieldin-Ottcvaire-Walthour et sur cinq autres équipes pendant qu’ils ont l'avantage de deux tours sur la dernière équipe.Classement à 8 heures ce malin: M.T.Pts De Ruhiere-Lepage- Audy f>07-4 264 Fie'din-Ottev aire- Walthour 607-3 285 Van Kempen-Muller- C.lignet 607-3 237 Pcdeu-C.ozens- Parrott .607-2 234 Kitinn-Yopcl- Miethe 607-3 205 Zach-St-Laurent- Beckman 607-3 184 Win'er-Crosslev- Barlell 607-3 138 Y.Slambrouck-Boogmans- Boogmans 607-0 79 CLASSEMENT A 10 H.30 P M.Don George triomphe de Bibber McCoy Ed Don George a démontre une fois de plus hier soir qu’il est bien de la classe des champions et qu’il mérite le litre de champion mondial des poids lourds lorsque l’athlète de Buffalo a remporté la victoire sur son rival, Bibber McCoy, dans la principale rencontre de la séance de lutte donnée hier soir, à l’Arena Mont-Boval, sous les auspices du promoteur Rio-pcl.McCoy a causé une surprise en obtenant la première chute contre le champion en 3 minutes et 10 secondes mais le champion s’est repris dans les deux autres engagements en rivant les épaules rie son adversaire en 14 minutes et 23 secondes puis finalement en 27 minutes et 12 secondes.La rencontre entre ces deux poids lourds ne fui pas très rude mais plusieurs échanges de coups furent enregistrés au cours de rengagement et les athlètes ont paru bien disposes à mêler, mais l’arbitre McKimmie avertit les deux réfractaires et le match s’est terminé sans incidents regrettables.La semi-finale a fourni l’occasion à Len Maraluso d’affirmer sa supériorité sur John Spellman dans un assaut limité à une chute ou 45 minutes.LTtalien a réussi à tomber son adversaire en 15 minutes et 55 secondes.Le gros Bull Komar a réussi à vaincre Georges Jenkins au bout de 12 minutes et 45 secondes dans une préliminaire de trente minutes, mais ce combat fut très monotone et les spectateurs se sentirent bien soulagés lorsque Komar fut déclaré vainqueur.Au lever de rideau Bed Knutson et Léo Lefebvre ont fait match nul de 20 minutes et la décision a rencontré l’approbation des deux mille personnes présentes.Yvon Robert vs Zarynoff Le promoteur Lucien Rio-pel nous apprend ce matin qu’il a conclu des arrangements avec Yvon Robert et le comte George Zarynoff pour lundi soir prochain, alors que ces deux alhlèle seront aux prises dans un match de 2 dans 3, limité à 90 minutes, et qui constituera la principah* attraction de la séance de clôture à l’Arena Monl-Royal.M, Bennett vu par Snowden Une "personnalité dictatoriale’ — A la conférence économique de Londres en 1930, M.Bennett ‘‘me parut n’avoir guère le sentiment impérial" — Homme d’un puissant caractère.et aux vues precises — Si la conférence d’Ottawa n’échoua pas, c’est que les Britanniques cédèrent — Nationalisme économique la Ligue Canndo-Américaine et l’Anglo Pulp, qui a gagné U* championnat intermédiaire de la province l’an dernier.Les Rruins joueront 30 minutes contre chaque équipe et les reeeiles seront versées à une institution de charité.Le Big Four Voici la liste des meilleurs compteurs, d’après la Canadian l‘rcss: interprovincial Turville.Hamilton Welch.Montréal Box, Argonauts Ferraro, Hamilton McNutt, Ottawa Wilson, Argonauts Morris, Argonauts S Wilson.Hamilton .Chepesuik.Argonauts Eliowitz, Ottawa Bennett.Montréal Burns, Argonauts .fg S C 2 8 3 3 4 0 0 8 (I 0 II 0 n o o o it n o o it II 0 II 1 Ml 0 II 2 1 (I 2 0 (I () 2 INTERGOLLEG1 AI.La saison du polo aquatique La saison de polo aquatique s’est continuée hier soir dans les séries seniors et juniors alors que le YMH A.champion du Dominion, a débuté par une victoire sur le MA A A par un résultat de 7 à 4, tandis que le McGill faisait prtie nulle de 3 à 3 contre le Columbus.Dans les séries juniors le Y MCA a triomphé du MA A A Bleu par 2 à 1, pendant que le McGill triomphait du Columbus par 6 à 1.Composition des équipes: Grav, Varsitv .Smith, McGill Isbisler.Varsitv Barnabe, Queens Sherk, Western l)rur.\, McGill .Upper, Varsity Keith, Varsitv Webber, Varsitv Munro, Queens Coulter, Varsity Craig, Varsitv .Young.McGill .Rirhert, McGill Riddell.McGill O.B.F.U 3 41 80 23 300217 3 0 0 0 15 0 2 2 6 14 2 0 0 0 10 2000 10 0 0 8 0 8 1 0 0 o 5 1 (} 0 0 5 1 (I 0 0 5 0 1 2 0 5 10 0 0 5 0 0 3 1 4 0 (I 2 0 2 0 0 10 1 0 0 1 0 1 McGILL SENIOR COCLUMBUS Mayland but McEvoy Skinner déf.Aeason Shragovitch déf.Sherriffs Bourne avant Schneider Freeman avant Greenough Shapiro avant Gagnon McLean centre Higlit Arbitre ; Reg.Scott.YMHA MAAA Silverman but Du un Kushner déf.Ritchie Ofshitzer déf.Anstice Sohmer dent.Windsor Tucker avant Young Tafler avant Morwood Stcin centre Crosthwait Arbitre : Pat Earl.McGILL JUNIOR COLUMBUS B Gilmour but Dunnigan Percy déf.N.Cameron Smythe déf.Mette Olker avant D.Cameron Spearman avant Brophy Howell avant Henry Fllioll centre Burgess Arbitre : Reg.Scott.Y MCA MAAA R.Smith but Miller Fidkin déf.Carnegie Keenan déf.Pau! MacDonald demi Brebncr Sheehan avant Rose Wainwright avant Lindsay MacLu re centre Worm aid Arbitre ; Pat Earl.Stirling, Sarnia.Connelly, St.Mike's Perry, Sarnia .Hayes, Sarnia .Burt, St.Mike's.Manore, Sarnia .Porter, Balmy Beach .Harris, Sarnia .McMillan, St.Mike’s Beach, Sarnia .Harrison, Hamilton C.Slaven, Hamilton Cubs Gurney, Hamilton Cubs McKernan, St.Mike’s Reynolds, Balmy Beach Dowling, Hamilton C.• Note: T (touchdowns) 5 points; Fg (field goals) 3; S (singles) 1; C (converts) 1.Match nul avec Max Roscnbioom Des Moines.23.Johnny Miller.176 livres, a fait match nul hier soir, avec le champion, Maxie Ro-senbloom, 181 livres.La bataille, limitée à 10 rondes, a tenu les 5,000 spectateurs présents sur le qui-vive pendant toute sa durée.25 ans.25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE PUT SERA DEPASSE.Londres, 23.(S.P.C.) Dans le second tome de ses mémoires lequel est publié aujourd'hui, l’ancien ministre travailliste Snowden écrit de M.B.B.Bennett, le premier ministre du Ganada, qu’il | est une "personnalité dictatoriale”.GVst à la conférence économique qui a eu lieu à Londres en 11)30 que lord Snowden alors M.Snowden, chancelier de l’Echiquier a lie connaissance avec M.Benne!!.“M.Bennett, écrit-il, me parut n’a-! voir guère le sentiment impérial”.! Au cours de celle conférence im-1 périale, M.Bennett avait préconisé un plan économique qui, affirme lord Snowden, ne valait rien et était unilatéral.G'ost de ce plan que le secrétaire d'Etat pour les dominions.M.J.H.Thomas, a dit aux Goniniunes (pie c'était un attrape-nigaud.Dès le début de la conférence, continue lord Snowden, il fut manifeste que le premier ministre Bennett serait la personnalité dominante chez les représentants des dominions.Son attitude dictatoriale ne laissait aux autres délégués que la ressource (Je le suivre comme un chef.Il est un homme d'un puissant caractère, à la parole vigoureuse, aux vues précises.Au cours des premières séances, il préconisa un plan pour resserrer les relations commerciales du Ganada et de la Grande-Bretagne.Il le résuma en quelques mots: I.e Canada en premier lieu, la Grande- ; Bretagne en second lieu, le reste du monde en aucun lieu.Je fus étonné de son apparente ignorance de l'attitude du gouvernement travailliste on matière de droits douaniers.Peut-être le premier ministre Bennett n’ignorait-il pas notre position et ses projets étaient-ils des-1 tinés aux oreilles canadiennes.Lord Snowden écrit ensuite qu'il eut énormément de difficulté à obtenir de M.Bennett des tiré-; cisions sur le projet.Il finit par constater que le projet ne eompor-1 tait nulle réduction des droits douaniers dont étaient frappés les produits britanniques droits, dit-i il.dont certains étaient en somme prohibitifs.L’auteur reconnaît que tout les autres représentants des dominions souscrivaient au projet Ben-! nett.bien que ce projet fût tout à ! fait inacceptable au point de vue de la Grande-Bretagne.Nous eù-; mes fort à faire, souligne-t-il, pour entrer dans la tête de ces représentants des dominions qu’il était inu-! tile de discuter des propositions (te' ce genre.D'après lord Snowden, M.Ben- \ 'Mf fut si fâché de l'épithète que M.Thomas appliqua au projet que, ; pendant un certain temps, on crut qu'il allait se retirer de la conférence et retourner au Canada.Après avoir écrit que M.Bennett lui parut n’avoir guère le sentiment ! impérial, lord Snowden précise ainsi: Pour lui, ces problèmes sont j de simples questions d'affaires -une occasion de voir combien il pmi tirer des autres et combien il peut restreindre ce qu’il a à don- j ner en relour.M.Bennetl a évidemment causé une impression analogue à M.Neville Chamberlain à Oltawa (en 1932), puisque M.Chamberlain a dit que la conférence lui avait révélé jusqu'à quel point les liens du senliment impérial s’étaient ; usés.Il rappelle ensuite qu- lors de la conférence de Londres, .d, Bennett a dit quelque chose qui a causé un sif ressentiment: il a laissé entendre que le Canada chercherait des avantages commerciaux hors de l’Empire si le gouvernement bri- | tan nique n’acceptait pas sou projet.Revenant à la conférence d’Ottawa, lord Snowden fait remarquer1 qu’un délégué britannique lui avoua que ses collègues et lui en “virent de dînes” pendant cette conference.Si celle conférence n’échoua .lias, c'est simplement parce que les Britanniques cédèrent.Un natio nalisme économique hantait tous les délégués des Dominions qui, a l’instar de M.Bennett, à Londres, menaçaient de négocier des accords avec l'étranger si la délégation britannique n’acceptait pas leurs exi genres.Faits divers Un chauffard s'enfuit M.John Wheeler.48 ans, 74.30, Delaroehe, a été tué instantanément, vers minuit, avenue de Chateaubriand, près de Jeun-Talon, quand il a été renversé par une automobile dont le chauffeur, plutôt que de porter secours à la victime après l’accident, s’est enfui en vitesse.M.Wheeler a succombé à scs blessures à l’hôpital Saint-Luc.Un garagiste a été témoin de l'accident.La police enquête.Renversée par un taxi Un taxi a renversé Mlle Marie-Anne Demers, 38 ans, 260.Sainte-Anne.à Saint-Anne de Bellevue, vers 7 heures, hier soir, eomine elle descendait du train qui venait d'en tier en gare, à Sainte-Anne de Bellevue.On nous informe de l’hôpital, où elle a été conduite, que son état n’inspire pas de craintes trop sérieuses.Accident d’auto M.Moses Tanenhouse.15 ans.4266, Old Orchard, a été renversé \ par une auto, hier soir, vers 8 lieu- j res.à l’angle (les rues Harvard et Sherbrooke, dans Notre-Dame de Grâce.L’état de M.Tanenhouse est assez critique dit-on, au Royal Yic-toria où le chauffeur, le Dr Slanley Eaman, 6109, avenue Monklanri.l'a conduit après l'accident.IMPERIAL TOBACCO COMPANY Of CANADA.LIMITED MONTREAL de MONTREAL SAMEDI ou DIMANCHE 27-28 OCTOBRE $^.25 aller et retour OTTAWA A LF.KH—de la gare W indsor 9.35 a.m.(spécial); 4.00 p.m.cl 10.13 p.m.samedi; aussi 8.30 a.m.dimanche.RKTOGK—d’Ottawa par loue le* trains réguliers .jusqu’au LUNDI p.m., 29 octobro «ussi pat TRAIN SPECIAL quit tan t (M ta » a 7.15 p.m.SAMEDI • fîiir PACIFIQUE CANADIEN -5=r- Apache abattu East Liverpool, 23 La police des Etats-Unis vient d'abattre un apache redoutable.Charles ‘'Prc!-ly Boy’’ Floyd, (pie l’on eonsidé rait comme l’ennemi public No t.Le bandit ne s’est pus rendit de bonne grâce, -il n résisté à la police en faisant feu sur les agents qui ont riposté à coups de revolver et de mitrailleuse.Blessé à mort, Floyd, qui avait été cerné dans un chomp où il se cachait, a demandé à la police qui lui avait dévoilé l’endroit où il s’était réfugié.Aux Assises On compte entendre environ 108 causes an tenue de novembre de la Gour du Bane du Roi.Il est vrai que sur ce nombre plusieurs seront entendues devant un juge seul, parce qu’à la dernière minute un accusé a toujours le droit d’opter pour un procès expéditif.Pnrmi les causes qui seront entendues aux Assises on remarque celles d’Abraham Lifshitz et d'Emil l'ischer, accusés d’homicide involontaire à la suite de la mort de six Juifs dans la collision survenue entre un camion et un solotram.Albert Saint Martin, le communiste, doit répondre à une accusation pour libelle blasphématoire.Les avions Montréal-Boston M.P.-L.Lortie, agent général du Vermont Central, à Montréal, annonce que les avions du Central Vermont-Iïoston & Maine Airways quitteront Montréal tous les jours à 1 heure de l'après-midi au lieu de 2 heures 3(1 et arriveront à Boston à I heures 25 de l’après-midi.G.e service d’avion entre Montréal et Boston sera discontinué durant I hiver a partir du 1er novembre, annonce de plus M.I,ortie.H sera effectué durant ce temps entre Burlington Yt,, et Boston.Québec s’occupe d’une centenaire Québec.23.(S.P.G.) Le comité administratif s’est occupé, hier ! après-midi, du cas d’une bonne vieille Québécoise qui atteindra ses 100 ans dans quelques semaines.G,elle vieille personne vit à St-Malo avec ses petits-enfants et elle est très pauvre.(Vest ce qui lui mérita, en mais dernier, une visite du maire de Québec.Les éehevins et le maire ont décidé d’offrir à cette pauvre vieille un logement confortable dans une des maisons que possède ta ville, potiT y terminer ses jours en paix.Mort de M.E.-E.Lépinc Québec.23.( D.N.G.) M.E.-E.Lépinc, industriel en vue de Jo-lielte, ancien président de la Standard Urne, rpii contribua largement au développement de l'industrie de la chaux à Joliettc et à Montréal, est décédé la nuit dernière.L.i vitamine C Darmstadt (Allemagne).Le laboratoire Merck annonce qu'il a réussi à isoler la vitamine (i, de sorte qu'il sera possible (Gtililise'' rel agent en injections hypodermiques.LUDOVIC, nous ALLONS T0U5 MOUS PAIPE TUtrP Si TU COMTIMUES À FAIPÊ DE LA VITESSE! J POSITION DES CLUBS Senior Columbus YMH A McGill - -M A A A .G.P.N.Pt* 10 t 3 • 1 0 0 2 i 0 0 1 l 0 2 0 0 5 SAIS-TU Que MOUS FA1S0MS DU 40 MILLES À L'ntURe EM ctnontMT' 'Sf*4 Junior Columbus Bleu • • 3 0 (I •) Péri en-Cozen s-Par rot Fielding - Ottevaire-Wal- thour .Van Kempen-Muller-Cli- gnet .Kilian-Vopel-Miethe Zach-Laurcnl-Beck man De Buhlere-Lepage-Audy Winter-Crossley - Bartell Van Slambrourk - Boog-mans-Boogmans M.T.Pts 418-7 118 6 McGill .1 " 0 4 MAAA Rouge .- 1 11 4 3 MCA .'2 > 4 YMHA .1 0 - National .11 2 0 0 MAAA Bleu .0 3 (1 0 j Columbus Blanc 0 3 0 0 , 418-6 203 Un échange avec I ic club Boston 418-6 169 418-6 144 418-6 119 418-4 166 418-4 86 418-4 41 La décision à Patsy Perroni Newark.N.J.23.Patsy l’er-roni.boxeur poids lourd de Cleveland.a remporté une décision sur Tony Gatento, d'Orange.ici hier soir, dans un match de 10 rondes.Perroni a gagné 5 rondes.Galento 4.et l'autre fut déclarée nulle.Le boxeur de CleveTand pesait 185 livres et Gatento 210.Des tactiques défendues, mais employées par Galento daps le 7c assaut, lui ont fait perdre* la victoire.Québec.23.I.e gérant Arthur Ross a rencontré Léo Dandurand hier soir, après la pratique des Bruins de Boston et est entré en pourparlers avec te magnat du Ca- ; nadien pour l'échange de joueurs, j Gordon Savage, nouvelle recrue du Bleu Blanc Bouge, venue de Régi-, ; na, est le joueur visé par le gérant.du Boston, tandis que le nom du joueur des Bruins n'a pas etc mentionné dans la dépêche.Les Bruins ont eu une excellente pratique hier sous la direction de Frank Patrick qui semble trf,s satisfait de ses porte-couleurs et \ aujourd'hui deux pratiques auront lieu à 1'Arena.La première partie d’exhibition de la saison aura lieu en cette ville , samedi soir, alors que les Bruins I seront aux prises avec les Cubs de I v/ ADI eu, /BOrtJOUR.SstLie-rwiA/i! mamam chCpiî! S* H < Y’ m M-AS F ttAlS IL FALLAIT BICTt QUt TU TtCROIS IfiTeLUGCRT-OR R'A JC: ne HÂTÉ- - TU ft'AUPAIS PAS iDÉt Dt COiNDUIRe unt PAS VOULU QU'eLLt nANQUt VieiLLE DAME- A PAPtlllf ALLURt’ LC TPAlN, J£r SUPPOSE ?, Il f .zr t.BScfc HORS! ! 23 octobre 1934 Montreal, mardi LE REVOIR L’idéal historique d’une nouvelle chrétienté Dernière conférence de M.Jacques Maritain sur les problèmes spirituels et temporels d’une nouvelle chrétienté Nous dormons plus bas la dri nlère conférence prononcée par M-Jacques Maritain sur les problèmes spirituels et temporels d’une nouvelle chrétienté.Ce qui nous guidera dans cette étude, dit M.Maritain.ce ne peut être évidemment que (les principes d’une très vaste universalité: avant tout, le principe de l’analogie thomiste, et la conception générale que saint Thomas se fait de la société nolitique.Et c'est aussi de l’attitude la plus caractéristique et de l’esprit du Docteur angélique dans l'accomplissement personnel de sa mission doctrinale que nous voudrions essayer de nous inspirer.En ce qui concerne les problèmes culturels du temps présent, c’est naturellement l’aspect que ces problèmes prennent pour la France que M.Maritain connaît le mieux, et la façon dont ils se posent ici est peut-être, parfois, un peu différente.Cependant, d’une j façon générale je crois que ce sont ! bien les mêmes problèmes qui sont ! partout aujourd’hui posés devant L4 civilisation.Il convient d'abord de délimiter le sujet et de préciser notre dessein.C’est de l’idéal historique concret d’une nouvelle chrétienté que nous devons nous entretenir.Qu’entendons-nous par “idéal historique concret”?(’’est une image prospective signifiant le type particulier, le type spécifique de civilisation auquel tend un certain âge historique.Quand un Thomas Moore ou un ; Fenélon, un Saint-Simon ou un j Fourier, construisent une utopie, \ ils construisent un être de raison,] isolé de toute existence datée, et de tout climat historique particulier, exprimant un maximum absolu de ! perfection sociale et politique, et de l’architecture duquel le détail | imaginaire est poussé .aussi loin | que possible, puisqu’il s’agit d’un i modèle fictif proposé à l’esprit à! la place de la réalité, et ad instar entis.Au contraire, ce que nous appe-î Ions un idéal historique concret est non pas un être de raison, mais une; essence idéale réalisable (plus ou j moins difficilement, et avec des j imperfections plus ou moins gra-j ves, c'est une autre affaire), une | essence capable d'existence et ap- ! pelant l’existence pour un climat historique donné, répondant par suite à un maximum relatif à ce climat historique) de tion snciale et politique, et présen tant seulement précisément par ce qu’elle implique un ordre effec tif à l'existence concrète, les li conception du régime de ci- guës générales et les ébauches germinatives ultérieurement déterminables d’une réalité future.De plus, c’est de l'idéal histori que d'une nouvelle chrétienté qu'il sera question dans cette conférence.Rappelons que ce mot chrétienté (tel que nous l'entendons! désigne un certain régime commun temporel des peuples éduqués par l’Eglise catholique.Il n’y n qu’une Eglise catholique; i! peut y avoir des civilisations chrétiennes, des chrétientés diverses.En parlant d’une nouvelle chrétienté nous mirions donc d’un régime temporel ou d’un âge de civilisation dont la forme animatrice serait chrétienne et qui répondrait au climat historique des 1 temps où nous entrons.Disons tout de suite, c’est là comme une préface indispensable, ! quelle idée générale, à un plan * doctrinal suffisamment élevé et suffisamment abstrait, il faut se j faire d’un tel ordre temporel, cou-J sidéré dans ses traits typiques, sous | qe culture quelque climat historique que ce | tienne, soit.La viiisation ou de l'ordre qui nous paraît fondée en raison a trois caractères typiques; tout d’abord elle est communautaire, et M.Maritain entend par là que pour elle la fin propre et spécificatrice de la cité et de la civilisation est un bien commun différent de la simple somme des biens individuels et supérieur aux intérêts de l’individu en tant que celui-ci est partie du tout social.Ce bien commun est essentiellement la droite vie terrestre de la multitude assemblée, d’un tout fait de personnes humaines: c’est dire qu’il est à la fois matériel et moral.Mais de plus et par là même, ce bien commun temporel n’est pas fin ultime.Il est ordonné à quelque chose de meilleur: le bien intemporel de la personne, la conquête de sa perfection, de sa liberté spirituelle.(•’est pourquoi, la juste concep-! tion d’un régime temporel a un se-j rond caractère, elle est person»a- ! liste.M.Maritain n’entend pas là j qu'il est essentiel au bien commun j temporel de respecter et de servir! les lins supratemporelles de la j personne humaine.D'une manière analogique En d’autres termes, ce n’est pas d’une manière univoque qu’une telle conception peut se réaliser aux différents âges du monde.C'est d’une manière analogique.Nous apercevons ici l'importance primordiale, pour une saine philosophie de la culture, d’un des privilèges les plus significatifs de la uhilosophie thomiste, de ce privi lège d'etre essentiellement, sub stantiellement, une philosophie de l’analogie.C’est de ce grand prin-! eipe de l’analogie, qui domine tou-^ le la métaphysique thomiste et d’a-tu'ès lequel les idées les plus liait , tes se réalisent dans l’existence | d’une manière essentiellement diverse, tout en gardant intacte leur formalité propre, c’est de ce grand principe de l’analogie qu’il importe de nous inspirer ici.C’est une pareille diversité analogique qu’il paraît utile de mettre en lumière, à propos, non plu$ des régimes politiques, mais des types ou de civilisation chré- I.a philosophie ’u: ' ‘C éviter deux temporel ! (]ui vnim,„t cité Tout le problème politique nti It w I D’hier à aujourd’hui La maîtresse maison devait, autrefois, quitter son domicile et se rendre à celui de sa voisine si elle avait à lui parler.Le téléphone a changé tout cela.Elle avait également à payer ses factures au comptant.Maintenant.elle laisse son argent en banque et paie, selon le procédé moderne, par chèques.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA , 1 .-f 'h Maritain rappelle ici deux 'i ft" ; textes île saint Thomas qui, dans pertec- leur contraste même et dans leur complémentarité, lui semblent en-ftrmer tout le problème politique, le premier portant contre l'individualisme et contre un certain personnalisme outraneier à la mode aujourd’hui dans certains cercles de jeunes philosophes, l’autre portant contre Unde conception totalitaire de l’Etat.Chaque personne singulière, nous dit saint Thomas, chaque personne nunaine elle-mèule est à l’égard de la communauté comme la partie à l’égard du tout, et donc à ce titre elle est subordonnée au tout: "quac-libet persona singularis comparaîtra ad total» communitatem sicut pars ad totum'\ (U-ll, 04.2).Il en est ainsi parce que l'homme n’est pas une pure personne, une personne divine et même es! au degré le plus bas de personnalité comme d'intellectualité.L’homme n'est pas seuleinenl personne, c est-à-dire subsistant spirituellement, il est aussi individu, fragment individué d’une espèce.Et c’est pourquoi il est membre de la société à titre de partie de celle-ci.Mais voici qui met aussitôt les choses au point et complète indispensablement le premier texte l'homme, dit aussi saint
de

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