Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 8 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1934-11-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Montréal, jeudi 8 novembre 1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 257 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le cabinet Doumergue démissionne - Flandin forme un ministère Il est temps d'agir Les relais d’essence et la gabegie de rue et au moins Jusqu’à ces dernières années, à Montréal, coin d fruitier grec, c’était kif-kif.Jamais l’un sans l’autre, dans les rues commerciales.On évolue.Le coin de rue est en train de se muer en relais d’essence, “flamboyant”, comme dit M.Trépanier, conseiller de LaFontaine, dans une entrevue à la Gazette d’hier.Seulement le fruitier grec se bornait s ’emparer des intersections achalandées.Les postes de ravitaillement poussent partout.Ils ont souillé dans l’ouest de la ville cette rue Dorchester, noble, majestueuse, non seulement l’une des plus belles de notre ville, mais de toutes les villes d’Amérique que nous avons vues.Dans toute sa partie est, à partir de la rue de Lorimier, la rue Sherbrooke, la plus importante et la plus commode de toutes nos artères, puisqu’elle est un tronçon de la grande route de Québec, compte deux hôpitaux, deux institutions d’enseignement, une douzaine de maisons particulières et presque autant de postes d’approvisionnement.Dans les grandes villes américaines, l’industrie automobile s’aligne d’ordinaire dans une seule rue qu’on appelle Y automobile row.L’extrême est de la rue Sherbrooke devrait s’appeler gasoline row.C’est à croire qu’il n’y aura bientôt que de ces chalets blanc et crème aux toitures et aux clôtures voyantes comme des casques à plumes sauvages.Ce n’est pas que ces constructions soient laides.Tout est relatif.Elles valent souvent mieux que les “machines à habiter” si prétentieusement baroques qui les entourent.Mais elles sont tapageuses non seulement à cause des véhicules qui manoeuvrent pour les aborder et pour les quitter, mais aussi à cause de leurs affiches et de leur éclairage faits pour tirer l’oeil.Elles ont aussi très mauvaise haleine.Leur voisinage décourage donc la construction et elles mettent parfois en fuite les gens qui habitent les alentours.Quand on annonce qu’une nouvelle compagnie doit demander des permis pour installer quinze nouveaux relais et quand on sait, par ailleurs, que la future grande artère du boulevard Saint-Joseph est en train de subir les mêmes outrages que la rue Sherbrooke, on a lieu de s’alarmer et de crier qu’il est temps d’arrêter.C’est ce que fait M.Trépanier.Actuellement il suffit que le tiers des occupants dans le secteur où doit être construit un relais signent une requête pour que l’administration puisse y faire droit.Formalité facile, quand on sait notre disposition à tout signer sans hésiter — sauf les lettres de critique aux journaux.Au reste, les signataires peuvent n’être que des locataires.dans quel cas, comme le fait observer le conseiller de LaFontaine, s’ils constatent que le relais d’essence les ennuie, ils n’ont qu’à déménager.Chose aisée quand il y a quelques milliers de logements libres.M.Trépanier propose de renverser la situation actuelle.Au lieu de celles de tous les occupants, on demanderait, dans le secteur où on désire installer un poste d’approvisionnement, les signatures des seuls propriétaires.Et il faudrait obtenir l’approbation de 60% de ceux-ci pour que l’exécutif pût accorder ee permis sur le mode d’obtention actuel, au sujet duquel courent de bien mauvais bruits.Voilà sans doute une solution.Mais nous voulons, en l’approuvant, signaler une fois de plus combien est urgente l’adoption d’un plan d’aménagement pour la ville, combien il est urgent de mettre dans le chaos actuel un peu d’ordre, de réfréner l’universelle licence, afin que notre ville cesse d’être une bourgade huronne et prenne une allure quelque peu policée.Cela, ce n’est pas seulement l’esthétique — cette esthétique pour laquelle tant de gens témoignent le plus superbe dédain, tout comme si elle était un signe de décadence —• mais le souci d’épargner des dépréciations immobilières et des tragédies véritables comme celles dont la rue Dorchester ouest a été le théâtre.Enfin, même avant la confection de ce plan d’aménagement uni prendra dos années — c’est le sort de tout ce qui est urgent dans les administrations démocratiques où l’on a dit que le transitoire est le permanent — pourquoi ne statuerait-on pas que les relais d’essence doivent être construits dans les rues transversales et non plus dans les grandes artères?On nous dit qu’à New-York (nous n’y sommes pas allé depuis quelques années), on a bien trouvé moyen d’éviter cette erreur.Les relais d’essence ne bordent pas les grandes artères, mais les rues d’à côté.Et voilà pourtant la ville du inonde le plus adonnée à rutilitarUme, où l’on sait tirer parti de tout et où l’on sait aussi que temps et argent sont synonymes.Qui nous fera croire après cela qu’imposer ici un détour de quelques centaines de pieds à un chauffeur qui veut faire son plein d’essence puisse incommoder sérieusement celui-ci et préjudicier le commerce de la gazolinc?Louis DUPIRE L'actualité Dans la rue Fin d'août dernier, à bord du Champlain.Le paquebot a quitté la rade joueuse de (iaspé: il file vers Québec à tonte allure.La côte de la Gaspèsie se déroule.saniHipr, avec ses monts boisés qui dévalent vers les eaux du qolfc.Sur un coin du pont, des Français et des Canadiens causent.La conversation en vient aux événements du 6 février dernier.ô la suite desquels M.Doumcr-jue forma le ministère tombé, il u a quelques heures, après avoir vécu neuf mois, — ce qui est déjà lonq pour un ministère républicain.Les Catuidiens veulent s'informer de oremière main.Un homme de 35 à 10 ans.frêle, an visage énergique, lient ces propos : "J'ai fait les derniers temps de la qrande guerre.De famille el de tra-iition, ainsi que de mon libre choix, ''étais socialiste.Peul-être suis-je •ncore, en théorie, socialisant.Je ne mis, an jqste, je ne fais pas de poli-ique; mon cabinet de consultation t mes recherches m'accaparent, 'fais les événements de février der-der ne m'ont pas laissé indiffèrent, te suis d'un groupe d’anciens com-batlanls.Je suis descendu dans la rue.Des sergents de ville m’ont rrappi.Un peu plus el l'y restais.— Mais pourquoi être descendu dans la rue?— Parce que, tout en ne faisant pas de politique, • je me suis dit, avec des milliers d’autres Français, en temps ordinaire assez sceptiques sur la politique, que l’affaire I Staviskg, la conduite de la Sûreté, les crimes politiques, les cabinets qui font l'affaire de leurs amis politiques avant de penser an prestige, à l'honneur, à la paix, au calme t du pags, nous en avons assez.Puisque le jeu des institutions parlementaires ne pouvait protéger le pags contre les cliques et les confréries maçonniques, contre les ex ploileurs et les faiseurs, il fallait agir; nous avons voulu agir.Nous méfions pas organisés comme II l'aurait fallu.SI nous l'avions été.nolis aurions balngè le Palais-Rourbon, fêté A la Seine la canaille, les profiteurs.Nous avons reçu des coups, certains de mes camarades sont tombés; mais, la prochaine fois, nous réussirons, car nous sommes organisés.— Et vous remplacerez le régime présent?— Je ne sais au juste ee que nous aurons: dictature de droite ou de gauche, régime démocratique largement mitigé, on le président du Conseil aura des pouvoirs très étendus.où la police ne sera pas an sendee des intérêts particuliers plus ou moins avouables.— Peut-être le retour à la monarchie?* — Je ne suis pas monarchiste.Non.Mais enfin, nous voulons, nous, les Français qui n’attendons de la politique que le bon gouvernement du pags, un régime d’ordre, de bon sens, de fermeté et de justice.Nous sommes des millions qui ne erovons pas que Je régime présent soit cela.M.Doumergue fait l’impossible; mais il tombera, l’un de ces mois-ci.Et ensuite?Regime de, transition peut-être, période dangereuse à traverser; qui sait?sans doute aussi tentative des communistes et des éléments d’ex-trême-gauche de prendre le pouvoir, d'instaurer un qouuernement tel que celui de Staline.Je préférerais Mussolini, même si la dictature ne nous plait jamais, à nous.Français.Nous voulons l'ordre, le calme et la paix.Nous l'aurons, dussions-nous redescendre dmis la rue au risque, cette fois, d’g rester.J’en serai.” La causerie, tourne.Nous admirons les détails du paysage, tandis que le Champlain s’avance vers Québec.Peu de jours après, chez un ami commun, un Parisien cause avec des Canadiens.De nouveau, les événements du 6 février sont le sujet d’un échange de propos.La haute taille du visiteur lui a valu, dit-il, d’être attaqué, ce jour-là, dans la rue, par une couple d'agents, ‘‘Sans l'intervention d'un troisième, je crois bien que je ne m’en tirais pas", dit-il.—"Mais vous manifestiez donc?—"Si.J'étais dans la rue.De tempérament calme, à l’ordinaire, je suis fils d’un ancien franc-maçon ultra-républicain en son temps, et qui fut des amis de Paul Bert.J’ai été maçon moi-même, — avant la gtierre.Dans les tranchées, j’ai réfléchi.Je ne suis plus des loges.Marié' dès la fin de la guerre, père de cinq enfants, — le sixième ne se fera pas longtemps attendre, — j’ai évolué.Je veux que mes fils et mes filles vivent dans un pays où le fisc ne prenne pas presque tout et les cliques, le reste.Je suis républicain, mais je veux que la république mette la canaille à l’ordre.Je veux d'un gouvernement solide, à poigne, d’honnêtes gens qui aient du cran et ne soient pas des fantoches.—"La dictature, peut-être?—"S’il le faut, quoique je n’y tienne pas.Nous sommes trop individualistes pour cela, chez nous.Plutôt la monarchie tempérée.—“Fils d'un républicain d'avant-garde et franc-maçon.—“Ne vous étonnez pas.Le roi, U serait difficile à faire accepter d des masses de gens, mais il faut être logique.Jusqu’à la royauté s’il le faut, pour avoir l'ordre et la stabilité de gouvernement.Je suis des Croix de Feu, je ferai même le coup de feu pour assurer à mon pays un régime stable et qui garde la France au premier rang des nation's.—“Mais M.Doumergue y travaille.—"Il veut le faire, mais il est chef d'un cabinet de trêve, et vous savez tout ce que cela veut dire.Cela ne durera pas.Alors, il partira, et nous descendrons dans la rue, s’il le faut encore, celle fois pour tout de bon.—“Il y a herriot.—"Herriot?Parlons autre chose, voulez-vous?Me parler d’Herriot.U y aura de nouvelles émeutes, de très graves, si Herriot allait remplacer Doumergue.Il le sait, ses amis aussi.Ils ne seront pas si audacieux que de risquer leur peau, cette fois." Un bon déjeuner a détendu quelque peu notre interlocuteur.Mais s’il y a descente dans la rue, ces mois-ci, il sera là, lui aussi.Pierre KIROUL qu’ils sont responsables.Les obstacles que, théoriquement, peuvent opposer au président le Sénat et la Chambre des Représentants sont d’avance annulés, en ce qui concerne Roosevelt, par l’énorme majorité qu’y possède son parti et qui n’ignore point que c’est à lui d’abord qu’elle doit son succès.Le résultat des élections est d’autant plus remarquable que, depuis bien longtemps, le parti démocrate était un parti minoritaire et n’avait pu — et rarement — prendre le pouvoir qu’a l’occasion de circonstances exceptionnelles.Il l’est d’autant plus que les élections qui ont lieu au cours d'un terme présidentiel marquent assez souvent un recul sur le succès qu’avait remporté aux élections de l’année présidentielle le parti vainqueur.Et cela s’entend: l’année présidentielle groupe autour des vainqueurs, avec les vieux partisans, tous les mécontents et tous ceux qui rêvent du nouveau.Deux ans plus tard, beaucoup d’espérances ont charge d’avoir été déçues, beaucoup de mécontentements ont été créés et les vainqueurs d’hier s’en ressentent.Cette fois, certains calculaient que, même si les démocrates perdaient quarante ou cinquante sièges à la Chambre des Représentants, il n’y aurait pas lieu de s’étonner outre mesure ni d’y voir autre chose que le reflux qui marque habituellement ces élections, que l’on pourrait dire de demi-saison.Au lieu de cela, il ont gapné du terrain, et en pleine crise economique! L’un des plus sûrs diagnostics de la situation politique américaine est probablement celui du journaliste canadien qui, voici quelques semaines, au retour d’un voyage aux Etats-Unis, écrivait: Dites aux Américains ce que vous voudrez, faites-leur toutes les objections possibles, vous n’en obtiendrez qu’une réponse: Roosevelt travaille; laissez-le tranquille! M.Félix Hébert Au nombre des vaincus de mardi, et parmi ceux que signalent particulièrement les dépêches, il y a M.Félix Hébert, sénateur des Etats-Unis pour le Rhode-Island.M.Hébert était compté parmi les plus vigoureux adversaires du New Deal, ainsi qu'on désigne la politique économique de M.Roosevelt.Il a subi le sort de ses compagnons d’armes.L’un de nos confr^-es a écrit par distraction à ce propos que, si M.Hébert était élu, il serait le premier Franco-Américain à siéger au Sénat des Etats-Unis.L’erreur est double et même triple.M.Hébert, d’abord, était sénateur en fonctions; puis, voici très peu de temps que siégeait au Sénat de Washington un Loui-sianais de vieille souche acadienne, M.Broussard, que nous avons entendu, à la Nouvclle-Ibérie.prononcer un discours français ou n’apparaissait point la moindre trace d’accent étranger; enfin, Vital Bau-gy, dont le nom dit assez l’origine, a déjà représenté au Sénat le Missouri, O.H.Le président Lebrun invite vainement Pierre Laval à constituer un nouveau cabinet M.Flandin appartient à un parti modéré — Trois fois ministre des finances et trois fois ministre du commerce — Expert en aviation — Sa maîtrise de l’anglais MARCHANDEAU DEMISSIONNE SEPAREMENT DE DOUMERGUE DECLARATION Bloc-notes Roosevelt imperator L’expression parait à peine forcée.Le résultat des élections de mardi dépasse les espérances et les prédictions des plus optimistes.Il dépasse même ce que paraissent d’abord indiquer les chiffres; car, parmi les républicains qui ont échappé au désastre, il en est qui partagent sur les questions économiques l’avis du président.Le cas le plus voyant est, cela va de soi, celui du sénateur Hiram Johnson, de la Californie.Johnson, qui n’a jamais beaucoup subi le joug des partis, est nominalement un républicain, mais son attitude et sa popularité sont telles que sa candidature avait été officiellement approuvée, non seulement par les républicains, mais par les démocrates et par une couple d’autres partis moins importants.Les La Follette, élus sous l’étiquette progrès- j siste, nu Wisconsin, l’un comme gouverneur et l’autre comme sénateur, partagent aussi, s’ils ne les1 dépassent point, les opinions du président.Roosevelt est donc pour les deux dernières années de son terme d’office maître apparemment absolu de la politique de son pays.En fait, le président des Etats-Unis n’est pas simplement comme le président de la République française, par exemple, une sorte d’arbitre des partis et le symbole de la vie nationale; il est le chef du pouvoir exécutif; c’est lui qui désigne ’es ministres et c’est à lui seul Carnet d’un grincheux Pure coïncidence, si tous les grands acheteurs de poisson paient le même prix à tous les pêcheurs.Il y aurait entente entre ces acheteurs pour fixer les prix?Pour qui les prenez-vous?Pour le trust du charbon?* * * M.Flandin, très grand, dureraf-t-il aussi longtemps que M Doumergue, qui n’était pas bien grand?* * * Quand le piéton commencera d’écra-ses des autos, il n’en mènera plus large dans les rues où on sait qu’à présent il reste libre.de se faire écraser.Libre?oui, car s’il circule, n’est-ce pas qu’il veut prendre des risques?& >/¦ # Le Soleil ne croit pas à la presse libre.Il y a des dogues qui, n’ayant jamais vécu sans collier, ne s'imaginent pas que d’autres vivent sans le porter, * ¥ * M.Paul Gouin aura causé bien du chagrin à ceux des rouges qui mettent au-dessus de tout le parti, même si celui-ci n'a plus de rouge que l'étiquette.* * * Une lettre personnelle, cela ne s'écrit pas à un personnage officiel.Pour lui, toutes les lettres sont officielles, même quand elles sont de tout à fait personnel.Le Grincheux M.le chanoine Elisée Panneton (D’après des dépêches de la Canadian Press et de l’agence f/awas) Coup sur coup, ce matin, le cabinet Doumergue, amputé de ¦es membre* radicaux-socialistes, a démissionné, le président Lebrun a vainement invité M.Pierre Laval, collègue de M.Doumergue, i former un nouveau ministère, puis il a obtenu de M.Pierre-Etienne Flandin, autre ministre démissionnaire, qu’il s’efforçât de mettre fin à la crise ministérielle.Il y avait une nombreuse garde aux abords de l’Elysée pendant que s’y déroulaient ces événements.La démission du cabinet a été effectuée au cours d’une brève séance, que M.Lebrun a présidée.M.Lucien Lamourcux, l’un des ministres radicaux-socialistes, n’y a pas assisté, étant indisposé.M.Edouard Herriot, chef du parti radical-socialiste, a offert la démission de trois autres ministres de ce parti, en même temps que la s*?nne.Un cinquième ministre radical-socialiste, M.Paul Marchandeau, a démissionné séparément, parce qu’il désirait manifester sa considération pour M.Doumergue.REPROCHES A DOUMERGUE M.Herriot a reproché h M.Doumergue de n’avoir pas révélé ses projets de réformes politiques au cabinet avant de les annoncer au peuple directement, par la radio.Il a rappelé que le congrès radical-socialiste a repoussé le projet de reconnaître au président de la république et au premier ministre le pouvoir de dissoudre la Chambre des députés sans l’assentiment du Sénat.Il a exprimé l'opinion que la proposition de faire du chef du gouvernement un ministre sans portefeuille c’était risquer d'empêcher ce haut personnage d'exercer au besoin une action semblable è celle de Clemenceau pendant la guerre, ou à celle de Poincaré lors de la dégringolade du franc.LES RADICAUX-SOCIALISTES Après la séance, M.Doumergue a publié une déclaration, où, après avoir supplié la peuple de demeurer calme, dans l’intérêt de la patrie, il fait un réquisitoire contre les radicaux-socialistes.On y lit notamment ceci: Ces hommes responsables de la politique qui a abouti aux émeutes de février et à la mort d’anciens combattants qui manifestaient sans armes, sur la place de la Concorde, entendaient différer le plus possible le moment de rendre leurs comptes au peuple souverain.C’est pourquoi ils forcèrent un certain nombre de ministres, qui avaient toujours été loyaux, à m’offrir leur démission.UN INCIDENT La Chambra des députés a tenu une brève séance; elle s'est terminée per un incident qui souligne l’acuité du mal dont la crise ministérielle présente est une nouvelle manifestation.Des dé- putés communistes ont crié: “A bas les assassins! Partout des soviets!” Des députés de droite leur ont répondu par ces acclamations: “Vive Doumergue! Vive la république!” M.FLANDIN (Service de VAssociated Press) M.Flandin, avocat, âgé de 45 ans, appartient à un parti modéré, celui des républicains de gauche (qui compte M.André Tardieu parmi scs principaux membres).Il ne borne pas son champ d’activité au barreau et au parlement.Il est expert en aviation.Il a du renom dans les domaines de la finance et de la diplomatie.Sa maîtrise de l’anglais serait une des raisons de sa rapide accession à d* hautes charges, il a fréquemment été le porte-parole de son gouvernement dans det négociations avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.A trois reprises, il s été ministre des finances et à trois autres reprises il a été ministre du commerce.C’est dans l’aviation qu’il < servi son pays pendant la Grande guerre.En 1917, il a été directeur du service d’aviation interallié.M.Flandin est l’un des rares hommes politiques nés i Paris qui aient fait partie d’un cabinet.C’est la province qui fournit à la France le plupart de ses hommes politiques.(Voir aussi page 3) Les Trois-Rivières, 8.(D.N.C.) M.le chanoine Elisée Pannetton, depuis deux ans à sa retraite, à l’hospice des Soeurs de la Providence, de LouisevUlc, après avoir été longtemps curé de cette paroisse, a été nommé au Précieux-Sang des Trois-Rivières.Il y remplacera M.le chanoine Lamothe, qui entre en fin de novembre à la Fraternité sacerdotale._ Si vous voyage*, .•drciics-vom au SERVICk DES VOYAGES, LE “DEVOIR ”.Ri»*»* émit Peur lour let peyt tu tarif dtt cempagnlet da paquabott, chemina dt far.autobut, .jtii hbtali, aaauraneea bagagea et accidenta, chéquaa de veyaget, paaaaperta.Reproches de M.Godbout à PU.C.C.Réponse de M.Rioux — Résolutions au sujet de la colonisation, du crédit rural, des Caisses populaires et des vendeurs d’obligations Québec, 8.(D.N.C.) — De toutes les Associations professionelles que compte la province de Québec, il n’en est pas dont l’existence soit plus nécessaire que celle de l’Union catholique des cultivateurs.Voilà ce qui ressort des discours prononcés hier au cours de la mémorable veillée des Anciens de l’U.C.C.Cette nécessité se fait évidente pour quiconque songe le moindrement à notre avenir de catholiques et de Canadiens français.L’Union catholique des cultivateurs a fait des progrès considérables depuis les dix années qu’elle existe mais elle a rencontré dans l’esprit de parti un grand obstacle à son expansion.C’est cet obstacle qu’il importe de faire disparaître nu plus têt.Tous les orateurs qui ont narlé hier soir, à commencer par M.Adélard GodHmut ont parlé à peu près dans le même sens.M.le maire J.-Ernest Grégoire a appuyé fortement sur ce point dans le discours qu’il a prononcé.N'ont pas parlé différemment non plus les RR.PP.!,éon Lebel, SJ., et Alphonse Deguire, SJ., respectivement ancien aumônier et aumônier actuel de l’Union catho-lique des Cultivateurs.Os deux religieux connaissent particulièrement les besoins de l’association professionnelle agricole et ils ont touché du doigt les obstacles divers 3ui ont empêché Jusqu’Ici l’U.C.C.e faire tous les progrès que l'on pouvait espérer.Il appartenait aux deux anciens présidents de l’Union, MM.Laurent Barré et Aldéric Ln-londe, d'en rappeler les débuts.Ils l'ont fait dans des termes qui démontrent que l’Union professionnelle des cnlticateurs n’a pas toujours été entourée de la plus grande sympathie.Lettre de Son Eminence Ce reproche ne peut pas être adressé au clergé, comme en témoignent les paroles de M Lalonde.On sait d’ailleurs toute la sollicitude que nos autorités religieuses ont portée et portent encore à l'U.C.C.On en u eu de nouveau 1a preuve hier soir dans la lettre de Son Eminence dont M.le président Albert Rioux a donné lecture En plus d'affirmer s» sympathie à TUnion, Le cardinal Villeneuve supprime la messe nocturne du Jour de l’an Une cérémonie la remplacera à des heures plus normales - Pas de radio - Suppression du “Minuit, chrétien” v -______________________?.Québec, 8 (D.N.C.).— S.E.lelennelle du T.S.Sacrement, suivie cardinal J.-M.-R.Villeneuve, archevêque de Québec, donne avis dans la Semaine religieuse nue la messe nocturne du Jour de l’An sera supprimée cette année.Elle présentait ! de sérieux inconvénients.Chez les précurseurs, il était à craindre que la piété de nuit ne fût pas toujours accompaurm, et dt la au cimetière de la cote ¦s Neiges, Heu de sépulture Parents et nts sont priés d'y assister sans autre vltatlon.NECROLOGIE AMESSE A Montréal, le 5, S 14 ans, a reel Aînesse., BELLEAU — A Montréal, le 6, a 50 ans, )seph-Octave Belleau, époux en leres no-s de Mathilda Perreault et en 2e, U A-Sandrine Pelle aer.BOYER — A Outremont, le 6.a 73 ans.me Z.Boyer, née Annie McQulllen.louse de feu notaire Zéphlrln Boyer.COTE — A Montréal, le 7, A 46 ans.•uno Côté ^ a , a DUPERRON — A Max ville.Ont le o 83 ans, François Duperron.époux de u Agnès Lacroix GERVAI8 — A Hochelaga.le 7.à 88 ans, me veuve Joseph Gervals.née Elisabeth ivesuue._ , LEBUIS — A Montréal, le 6, A 70 ans.>rdélla Lebuls , .MALLETTE — A Montréal, le 6 A 52 is.M Francis Mallette, époux de Ma-¦-Anne albeault., MARTIN — A Montréal, le 6 A 79 ans, irménégüde Martin, contracteur, époux feu Alblna Quenneville.MOREAU - A LTslet.Mme Napoléon areau (née Joséphine Moreau), A 78 ans.POIRIER — A Montréal, le 8.A 71 ans, ise-Déllma Larocque, épouse de Samuel irler.„ , PAINCHAUD — A Outremont, le 8, A ans, L -Hector Palnchaud, courtier en surances.PEPIN — A Sainte-Julie de Verchéres, 6.A 59 ans, Arthur Pépin, époux dé ulse Mongeau.PREVOST — A Montréal, le 8.A 19 ans rnard Prévost, enfant de M et Mme ivlo Prévost iBlanche Lavoie).PRUD'HOMME — A Laval-des-Rspldes.5, A 54 on, Prud’homme, ei Florida Qullbault.• .REGIMBA;.j Montréal, le 6, A .s.Ouy Réglmbald, fila de M.et Mme irel Réglmbald.SIMARD — A Montréal, le 6.A 7 ans iul-Hubert Simard, enfant de M.et me Paul Simard.ST-AUBIN — A 8t-Vlncent de Paul, le A 3 ana, William, fil» de M et Mme mer 8t-Aubln (Ella Hughesi.Ottawa.8.(S.P.C.) — Lorsque la commission d’enquête sur les prix de revient et les prix de vente a continué ce matin l’étude des problèmes des pêcheurs de la côte atlantique, ses efforts pour assurer aux pêcheur un cent de plus par livre de poisson ne semblaient pas plus près du but.i Hier, on a examiné les affaires de la Maritimes National Fish Co.i La commission a soumis le prési-j dent de la compagnie, M.A.H.' Brittain, à un interrogatoire serre.M.Brittain a dit qu’une augmentation arbitraire d’un cent par livre de poisson est impraticable; H n’a ; pas concouru non plus dans l’opi- j nion de M.Stevens que l’on pourrait effectuer dans les stages intermédiaires entre l’arrivée du poisson à terre et la vente par les détaillants l’économie nécessaire pour octroyer aux pêcheurs cette augmentation.11 ne croit pas que l’on ; doive déranger l’organisme érigé au J cours de plusieurs années et éprouvé par une longue expérience dans le développement de l’industrie.M.H.G.Connor, gérant de la succursale de Halifax où l’on prépare le poisson haché, a dit que si le haddock pesant moins de 2',4 livres était accepté par les détaillants pour la vente, le prix monterait de 3-4 de cent à 2 cents la livre, et cela pourrait aider à ré-| soudre le problème.Actuellement, : ce poisson est haché.Il est vrai i que, selon le témoin, il n’y a pra-i tiquement pas de demande pour ces i petits poissons.Amicale Maisonneuve Dimanche 1» 11 novembre, waemblée mensuelle de l'Amicale Maisonneuve.A 2 h 30.A l'école Chomedey, 1820 boul.Morgan.Il y aura cauaerle par M Charlemagne Rodlèr.ancien président de la Fédération de* amicale* des Frères des Ecole* chrétienne* Tou* le* ancien» de l'école aont cordialement invité* Cercle Pédagogique Desrosiers l,a prochaine séance du Cercle pédagogique Desrosiers aura Ueu samedi le 10 novembre A 8 h.15 p m M Roland Boudreault professeur A l’Ecole Louis-Hébert, donnera une conférence Intitulée: Glorifions le travail.La chronique sera de M Laurent St-Georges, professeur A l'Ecole St-Jacques.QUI SF.FAIT COMPATISSANTE Les privilèges de nos polices d'assurance sont applicables à nos salons mortuaires, si on le désire.Tél.: PLoteou 7-9-11 | Jud Sociéié CoopeAûjUx>e Oaûi^^u^ruéAxxuve^ I-EUG.COURTOtS.Président •t Gérant Général JOSEPH COURTOIS.8*«r.-Trta.et &u't-Géran< Général RUE STE-CATHERINE, 302 EST, MONTRÉAL Fondation d’une ligue locale à Rigaud — Le maire Lefebvre en est le président — Le but de la ligue Higaud, 8 (Spécial) — La Ligue des consommateurs d’électricité, fondée récemment sous la présidence de M.T.-D.Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, a fondé hier .soir à Itigaud, une ligue locale.Après des discours prononcés par M.J.-J.Harpeil, le notaire Paul Gui I let, de Montréal, et M.Odislas Demers, de Ste-Anne de Bellevue, on forma le premier bureau de direction de la nouvelle ligue.Bureau de direction Celui-ci se composera de la façon suivante: président, M.Jos.Lefebvre, maire de Itigaud; vice-président, M.Mastaï Gharbonneau; secrétaire-trésorier, M.Hyacinthe Leduc; directeurs, le Dr Orner Haubert, MM.Wilfrid Lalonde et Alba-ni Quesnel; aumônier, le R.P.F.-X.Forest, C.S.V., du collège Bourget.Un cercle d'étude A l’exemple de Ste-Anne de Bel levue, Rigaud fondera prochainement son cercle d’étude communal pour l’étude du problème de l’électricité.Un comité temporaire a été choisi pour former ce cercle d’étude, comité formé de MM.Antonio Bussières, Ambroise Bobillard et Joseph Lafleur.Le collège Bourget en faveur du mouvement L’assemblée eut lieu à l'hôtel de ville sous la présidence de M.le maire Lefebvre, qui avait à ses côtés le secrétaire de la ville, M.St-.Iulien, ainsi que le président de la Chambre de commerce.Le curé de la paroisse, Mgr A.P.Sabourin, souffrant d'une indisposition, s’était excusé auprès du maire de ne pas assister à l'assemblée.M.Joseph Lefebvre annonça que le collège Bourget de Rigaud avait promis lie collaborer avec la Ligue des consommateurs pour apporter à la question de l’électricité tout l’intérêt qu’elle mérite.Comme preuve de la sympathie du collège, le R.P.F.-X.Forest, professeur de physique au collège, a accepté d’être l’aumônier de la ligue.M.J.J.Harpeil M.J.J.Harpeil, vice-président de la Ligue des consommateurs de la province et fondateur du cercle d’étude communal de Ste-Anne de Bellevue, expliqua à l’assemblée le but des ligues locales affiliées à la Ligue des consommateurs et parla aussi des cercles d’étude qui doivent compléter le travail des ligues chez les jeunes.A Ste-Anne de Bellevue, le cercle d’étude communal, fondé récemment, groupe déjà 155 jeunes gens canadiens-français et 38 jeunes Anglais.M.Harpeil souhaite que l’exemple de la Jeunesse de Ste-Anne soit suivi par la jeunesse de Higaud.Il donne ensuite des conseils aux jeunes, leur demande de s’instruire et de se cultiver le plus possible s’ils veulent obtenir un jour des postes de confiance.M.Harpeil rend un magnifique homrn^e aux jeunes Canadiens français et loue leur ambition et leur travail.Il cite l'exemple de M.Paul Desmarchais, jeune Canadien français qui occupe aujourd’hui l'un des postes les plus enviables, grâce à son travail, aux ateliers de la Garden City Press, il souhaite, en terminant, à la nouvelle ligue, un plein succès et demande l’étroite collaboration de tous.M.Guillef M.ie notaire Paul Guillet, de Ste-Philomène de Rosemont, invité spécialement par M.Harpeil à adresser la parole à Higaud, s’éta't rendu à l’invitation «tu vice-président général de la Ligue des consommateurs d’électricité.M.Guillet prononce une conférence qu’il a préparée sur la question de l’électricité, conférence qu’il devait prononcer au poste CK AC et que les autorités du poste l’ont empêché de prononcer.Dans cette conférence, M.Guillet s’élève contre les trusts et les trustards, contre les abus de Ylmperial Tobacco et de la Montreal Light.Heat and Power Cons.La municipalisation de l’électricité a fait bénéficier la ville de St-Hyacinthe d’une réduction de taux de 33 1-3 p.cent-Il devrait en être ainsi dans toutes les villes et municipalités.M.Guillet félicite M.Harpeil et M.T.D.Bouchard du travail gigantesque qu’ils ont fait particulièrement ces derniers mois pour organiser une campagne efficace contre le monopole de l’électricité.Hommage au “Devoir” Fin terminant, M.Guillet rend hommage au Devoir, “te premier et le plus vigoureux de tous nos défenseurs”.M.Guillet ajoute que le Devoir est une véritable encyclopédie et que.pour sa part, avec les seules découpures de ce journal qu’il a conservées, il est prêt à répondre — à quelques heures d’avis — à 250 questions importantes différentes.Résolutions de la Ligue des Consommateurs M.Oditns Demers, secrétaire du comité exécutif de la Ligue des consommateurs d’électricité de la province, lit ensuite les résolutions de la ligue adoptées au cours de la première séance régulière du comité, tenue nu Club Vniversitg, de Montréal, le mardi 30 octobre dernier.Voici ces résolutions: 1) Que le siège soi’inl de la ligue soit aux chambres (’>17-028, Kdifice “Transportation", 132 rue St-Jac-ques ouest, Montréal.2) Que M.T.Damien Bouchard soit autorisé à préparer la charte et à s’occuper de l’incorporation de la ligue.3) Que M.J.J.Harpeil soit autorisé à préparer un ensemble de règlements appropriés.I 4) Que le but de la ligue soit, POUR ÉVITER POUR SOIGNER Toux, Rhumes, Maux de Gorge, Bronchites, PRENEZ DES PASTILLES VALDA En Vente partout |Let Exiger EN BOITES] portant le non VALDA Axent Gêner»! peur le CtnuU ! m 3.Allred OUIMET .84, St-Paul Est.Montréal un R€STflURfinr oe sePuTBTion inTennaTionALe LR SALLE Elle est Authentique ! 'En exigeant ‘‘Vichy Suprême,’' vous êtes sûr d’avoir une Limonade Purgative faite à Vichy, (France).‘ Vichy Suprême” a été très imitée.Mais aucune imitation ne peut avoir les propriétés exceptionnelles que possède l'eau authentique de Vichy, (France).C est là le point important.Ne l’oubliez pas! Vichy Suprême est délicieuse.C’est de l'eau pure de Vichy aromatisée et parfumée au citron.Doucement purgative, elle règle normalement le fonctionnement de l'estomac et élimine les impuretés.Débarrassez-vous de cette sensation de lourdeur.de fatigue! Prenez chaque matin la Limonade Purgative de Vichy-France.Méfiez-vous de toute imitation! J.ALFRED OUIMET Agent Général pour le Canada 84, rue St-Paul Est - Montréal musique oe Danse par LES’cflvaueRs ouftanr Les LUDCH-DinÇR SOUPgR B»r>QL/ers s néumons oftonn/sés DRUMMOIYDC STE CATHERINE tel qu’annoncé dans la résolution citée ci-dessus.5) Que la ligue propage ce but par une campagne générale d’éducation comprenant la distribution de littérature instructive sur le sujet, l’organisation d’assemblées, le choix et la formation d’orateurs, la fondation de ligues locales et de cercles d’étude communaux dans toute la province.6) Que le motto de la ligue soit: “L’Électricité pour tous” (Electricity for ail).7) Que l’organe officiel de la ligue soit Le Monteur et The Instructor (même organe pour les Canadiens anglais).8) Que la ligue dépenae, pour ses fonds, de contributions volontaires.9) Que le taux de contribution d’un membre individuel soit d’un dollar ($1.00) et que le taux de contribution d’une corporation ou association affiliée soit d’au moins cinq dollars ($5,00).10) Que la ligue ouvre ses cadres ainsi qu’il suit: (a) Toute personne, firme ou corporation symapthisant avec le but de la ligue peut en devenir membre.b) Toute organisation, existante ou à venir, partageant les vues de la ligue, pourra s’y affilier et, de cette façon, tous ses membres deviendront membres de la ligue.11) Que la ligue soit non partisane et libre de toute affiliation politique.12) Que le personnel de l’exécutif soit provisoirement ainsi composé: président, M.T.D.Bouchard; vice-président, M.J.J.Har-pell; secrétaire, M.Odilas Demers; autres membres, le Dr Philippe Hamel, MM.Albert Rioux, J.C.Ran-rourt, Hervé Gagnon, Roméo Beau-det.E.Robitaille, le notaire Paul Guillet, le maire C.E.Forget.' mh* m n’était pas la femme d’Arcadi.Dans i régulière et, considérant qu’il n’y son jugement, je juge note qu’il y a J avait pas lieu à motion d’£2.ception eu dans cette affaire des parjures j à la forme, il rejette le bref a'habeas éhontés.Il conclut que l’annulation | corpus sur le mérite.Le juge ajoute du certificat de naturalisation était i que la sentence ayant été écourtée pour déporter Arcadi, s’il n’est pa» déporté, l’intimé doit le reconduire à la prison pour qu’il finisse de purger sa sentence, qui ne se termine qu’en 1936.Société St-Jean-Baptiste Voici le rapport des élection* du comité régional du centre de la Société St-Jean-Baptl*te de Montréal, pour l'année 1934-35.Ont été élus: président: J.A.Pa-try.1er v.-président: J.E.Lefrançols; 2e v.-présidait: Roméo Cusson: *ee-très : O.H.Vouklrakts; gec.-arch.: H.U.Borde-leau; cx-prés : Oscar Oatlneau; aumônier: R P Alexandre Dugré, S.J Le cas de Sam Arcadi M.le juge Fabre Surveyer a rejeté hier matin le bref d'habeas corpus de dame Rose Marcella contre M.Langlais.du service de l’immigration canadienne.Il s’agit du cas de Sam Arcadi.Arcadi a été naturalisé canadien en 1926.Ayant été condamné à la prison, son certificat de naturalisation fut annulé en 1929.En 1931, il fut condamné à cinq ans de pénitencier pour une affaire de narcotiques.Les autorités fédérales viennent de mettre fin â sa sentence et d’ordonner sa déportation.La reouérante.qui a dans sa requête atfirmé être la femme d’Arcadi, a demandé un bref d’habeas corpus pour empêcher l’extradition en alléguant que l'annulation du certificat de naturalisation était nulle.A l’encontre du bref, l’intimé a présenté une motion d'exception à la forme.A l'audition au mérite, il a été établi que la requérante Docteurs, Consulte* I ! ! In Grand* Construct— i d* Franco Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale -—-Gallois & Cie— Ultra-Violet* — Quart* — Infra-Rouge* Lampe» asclatlques pour sallen d'opérations.—Etablissements G.Boulitte— Instrument» de Diagnostic —Collin & Cie— ln*trument»tlon chirurgical* par excellence Service d'ingénieur éleotrp-rartlologlst* Condition» facllt*» Prix caUlogue sur demande.PAUL CARDINAUX.D.Se."PRECISION FRANÇAIS*"' 421 Cherrter *•*- **** montrkai- 4;.; saass*”* JUrni*** % rr mÊÊÊ ?W- m Soyez prêts ! PARDESSUS QUI DEFIERONT LA TEMPETE *19 .50 Tous les genres de pardessus que vous désirez, vous les trouverez ici, les valeurs sont insurpassables CHALEUR sans PESANTEUR.-Une grande collection comme vous n9en avez jamais vu ! “Chesterfields” Raglans, Ulsterettes, “Guards” Genre Droit Autres pardessus MtSHION’PRAFT Série 1 Tous les types à $45.et $50.Tous les tons à $35.et $40.Tous les modèles $25.et $30.Série 2 Série 3 MAGASINS R$hïon-r 26 %• publics trlela nu *»-i-icea trxhia- t*«i.Iter 61 .1 57.1 58.5 WAnt-hler 61 (1 56 1 57 9 >cun.dernière 60 6 54.» 587 viol* dernier 61.5 55,0 57,2 : > t t, - '•/ 0 65 2 I .Kennecott Copper Loews Theatres Mack Trucks Montgomery 23 >4 2814 15', 27 n.8\ 21 "4 13',4 35 3*H 23», IS*.32 6 9 1214 26'a 5 Vi 201, 351* 60', 6774 95'b 93, 311* 29 22 Seagrams, Melchers.Walkerville et Commereial Alcohol se sont améliorés.Beaubarnois a fléchi de 1-4 à 6 1-2.Dans la section des mines, Sullivan, Pickle Crow.J.M.Consoli dated, Parkhill sc sont améliorés Tarif des annonces classifiées du “DEVOIR” Téléphone: HArbour 1241 1 sou le mot, 25c minimum comptant.Annonces facturées, 114e le mol.50c minimum.NAISSANCES, FIANÇAILLES, PRO-CHAINS MARIAGES, MARIA • GES, SERVICES ANNIVERSAIRES, GRAND'MES SES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.11.00 par Insertion suivant U formule ordinaire chaque mot additionnel 2 rents.BUREAUX A LOUER i très bonnes conditions, dresser à 3 Notre-Dame chambre 6.S’a- est.123* Emploi demandé Comptable, expérîence consommée, meilleures références, organisation de compagnies, administration, ouvrage à l’heure ou à forfait, jour ou soir, ville ou campagne, une entrevue est sollicitée, prix très modéré.Tél DOIIard 8643.,’0 .viuta américain».EXCURSIONS FIN DE SEMAINE 17-18 NOVEMBRE Prix d'aller et retour et départs de MONTRÉAL: de 90 c ‘i9 déc.! inscrits le 9.Un i déjà été un total l'an der- Chicago, 8 •'c des cours (P, A.).La Iciulnn-des grains s’ost mise Les cours moyens à Wall Street New-York .8 (PC 1 - La moyenne des couva aea s*0 principaux Utrea, u'aprea compilations de Standard Statistics: Mont-Laurier - s320 Barrette - 3.00 Bellerive • 2.45» Annonciation 2.30 Nominingue 2.50 Oépnrt named! aprèv-midi STE-AGATHE - * Mt Rolland 1.00 ST-JÉRÔME llép.named! P-m.dimanche a.m 13# Piedmont • .95 .75 20 20 Cour! « la hausse après un début quelque peu besilnnt ec matin, Le principal Licteur est l’Argentine, oil l'on rap-poi'le que ta rouille continue ses ravage* sur une étendue considérable.La Banque du Canada r l.;r recr.n/, 4 >4 6 65 1 50 24*.16 14 300 Noranda .200 Read Auth.140 Siacoe 1500 Sullivan 35 Teck Hugh MINES HORS 125 Big.Miss.1000 ParkhlU 2300 Duparquet 34 25 33 75 92 »1 2 70 2 65 47 59 47 4 15 LISTE: 32 31 9 8*4 Avis légal 4 14 6 70 «14 1 07 2 75 1 07 '•éfrOVNoCe?l7ei«Qu*A,*c- piktrtet de Mont-0,0, T719, _,Cour do Circuit.J.M.gw l^aer".'’ Womanrteres®*' VB J- B#r* ger larger » Women , Apparel) défen- i u j Jour de novembre 1934 A 3 I heures de 1 apres-mldl à la place d'affsi res dudit défendeur, au No 1242 rue Rt-Catherine ouest en la cité de seront vendus par atiSorUé df j^/^ biens et effets dudit défendeur .7.® lî?cette cause, oonslétant en robes man -eaux, machine à coudre chaises!' tables* argent comptant.cC Montréal, 8 nov.19J4.etc.Conditions: Fontaine, H.C.5.U INDUSTRIES SOUDES C'est au moyen de l'industrie et du commerce qu'un pays tire profit de ses richesses naturelles.La Banque Royale a toujours su encourager les entreprises sérieuses.Elle a suivi cette politique aux bonnes comme aux mauvaises années.L A BANQUE ROYALE DU CANADA Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecqtie, T.O., M Cailloux.LO.G.-J.Papineau.IC.et Arpenteur INGENIEURS CONSEILS Béton Armé — Chauffage — Ventilation — Electricité — Arpentage — Borncgc — Estimation — Expropriation — Expertise — Les Ingénieurs Associés LIMITEE Edifice Thémis 10 St-lacque?Ouest - HA.0482 ASSURANCES HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Noua Invitons lea Communautés Religieuses 4 se prévaloir de nos services particuliers.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 AVOCATS BERTRAND.GUERIN.COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS KT PROCUREURS Imm.1ns.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertr.ad.C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin.C.R.M.Qoudrr.ult.C.R, Antonio Garneau, C.R.H.-N.Carneau, Marcel Pigeon.Jacques Cartier, L.L.L., CJX.X'ejL LA.7209 Jean-Victor Cartier, Lit.L.L.-J.Barcelo, L.L.B.J.-Eugène Rivard, L.L, L.CARTIER.BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 820, “Tramwayi Bids” 159 ouest, rue Craig - Montréal J Maur.DUPRE, L.L.L., C.R.M.P.- Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupté.Gagnon, de Billy «Ss Uelghen Immeuble Morin Ul COTE DE LA MONTAGNE Téléphone: 2-4778 et 2-4779 QUEBEC Anatole Van -r, C.:\ Guy Vanler C.R.Vanier & Vanter AVOCATS Î7 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 PROFESSEUR Tél PLateau 6717 • Cours classique commercial René Savoie, I.C., l.E.Bachelier ès arts et science» appliquées ^ Cour* classique, commercial- < leçono privées — Breveta £ 1448 RUE SHERBROOKE.OUEST 1 t BREVETS D INVENTION Protégées eu tous pay* Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etu.MARION fir MARION Fondée en 1392 1260 me Université, Montréal.Protégée* en tous paye Demandez le manuel traitant dee Brevets, mnrqu-a de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal X COMPTABLES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.: HArbour 5990 LaRue & Trudel COMPTABLES AGRÉÉS CHARTERED ACCOUNTANTS .Arthur 1aRue, C.A.Maurice ChartrA O.A.Wilfrid Boulet, C.A.Jean-Paul Gaulhiei.o!a.-Emile Beauvais, C.A.Jacques LaRue, C.%, laurice Boulanger.C.A.J.-Paul Beaulieu, C.A, eo.-Henri Boulet, C.A.Lucien-P.BAI air, C.V, tonel Rou&fcin, C.A.Roland Chagnoo, C.L Montréal, Québec, bt-Jean, P.Q.CLAVICRAPHES Voyex TWITE pour ÏÎMiWfôlTE2! Vendons et louons dactylographes de tous genres.Papier carbone, rubané et papeterie.ÎYPEWRITEII & APPLIANCE CO.LTD.750, rue il-Pierre - tel.LA.9237 Agents exclusifs du "Woodstock” pour l’Est du canada E.D.TWITE.Gérant général.ENCADREURS Morency Frères Ltée 458 ENCAI/REURS SXE-CATHER1NB EST (eaux, gravures.eaux-Iort.es A dee prlg raisonnables, pour cadeaux de noces .Restauration de cadres e» te- bleaux.— Matért’l d’artiste.Tél.HArbour 6(A« tfnlc once sur laVte Saubegarbe MONTPKAr NARCISSE DUCHARME, président VOLUME XXV ~ No 257 LE DEVOIR.MONTREAL.)EUP» g NOVEMBRE 1934 : x:>oa>o.:xi>cx: .oc X r.*-18 ;1——- ‘ ¦ ¦ - a >:^X-Xî>cxiX>ax^x;ocoçr k ^ix^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.