Le devoir, 18 février 1916, vendredi 18 février 1916
VOLUME VII—No 40 MONTREAL, VENDREDI 18 FEVRIER, 1916.DEU -JS LE NUMERO Abonnements par Fa poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.#5.00 UNION POSTALE.#8.00 Édition hebdomadaire CANADA.#1.00 ETATS-UNIS.#1.50 UNION POSTALE.#2.00 Réc1 et administration : £ SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE BUDGET DE GUERRE Les nouveaux impôts Le ministre des Finances a rendu ses comptes avec la franchise et le loyauté qui lui sont habituelles.Il n’a pas cherché à déguiser la dure vérité.Avant que la guerre ne soit terminée, la dette nationale sera triplée, quadruplée peut-être.Le ministère persiste dans la détermination, prise dès le début, de faire porter aux générations futures le poids de nos folies.Nous avons dit, l’an dernier, ce que nous pensions de cette leste façon de disposer d’un avenir qui ne nous appartient pas.Nous n’avons pas changé d’avis.Les emprunts à longs termes, destinés à payer le coût d’entreprises productives qui assurent le développement économique du pays, ont leur raison d’etre.La génération qui les remboursera ou qui continuera d’en payer l’intérêt aura le bénéfice des oeuvres utiles qu’ils ont créées ou mises en valeur.La dette énorme que nous accumulons aujourd’hui n’a d’autre objet (pie de soustraire la génération actuelle aux conséquences de ses propres folies.Les centaines de millions que nous jetons dans le gouffre de la guerre ne produiront rien, que des oeuvres de mort; ceux Qui devront les rembourser n’en retireront aucun profit, aucune compensation.Ils auront de plus à pourvoir aux exigences de la défense nationale, totalement sacrifiée au “salut de l’Empire”.Ces exigences seront d’autant plus coûteuses qu’en nous plongeant dans le “gouffre du militarisme européen”, nos politiciens sans clairvoyance et sans patriotisme auront attiré sur le Canada des haines et des rancunes menaçantes et que la protection de l’Angleterre apparaît chaque jour comme plus illusoire pour nous.Enfin, nos descendants devront prendre à leur compte les travaux et les entreprises d’utilité nationale dont nous aurons ajourné 1 exécution, à cause de la guerre, ou plutôt à cause de la part excessive que nous prenons à cette guerre.Jusqu’au bout, nous persisterons à dire qu’il est lâche, immoral et injuste de ne pas faire porter à la génération actuelle le poids principal de l’aventure meurtrière où elle s’est lancée à corps perdu, où du moins elle a laissé son gouvernement et ses mandataires la plonger jusqu’au cou.Cette accumulation du fardeau sur les épaules de ceux qui ne sont pas encore nés ou qui sont trop jeunes pour récriminer est du reste tout à fait conforme au patriotisme et à la moralité à rebours qui sont ceux de nos politiciens.Cette attitude égoïste et lâche cadre parfaitement avec les hypocrites dénonciations de la “barbarie” allemande et les vitupérations indignées sur le mépris du Kaiser pour les “chiffons de papier”, par des gens qui soutiennent ou excusent la tyrannie ontarienne et approuvent toutes les violations du pacte fédéral.Elle fait un digne pendant aux campagnes d’enrôlement menées par des héros qui se gardent soigneusement de risquer leur peau ou celle de leurs fils, aux ponjpeuscs souscriptions “patriotiques” prélevées sur les gains illicites ou arrachées par le chantage et l’intimidation aux ouvriers et aux petits employés faméliques.¦:t * * De cette politique égoïste et sournoise, il semble bien que le ministre îles Finances ne prend qu’à contre-coeur sa part de responsabilité.Il ne perd aucune occasion de faire ressortir l'étendue des responsabilités que le pays a prises et d’insister sur l’importance d’assurer la fermeté du crédit national après la guerre.L’an dernier, lorsqu’il a proposé l’imposition des premières taxes de guerre, il a fort clairement laissé entendre qu’on aurait dû les imposer dès le début et plus fortes.Evidemment, ses collègues n’avaient pas voulu amortir Je feu de la “dévotion impériale”.Maintenant qu’ils se croient certains de pouvoir tout attendre du colonialisme surchauffé des Canadiens, ils commencent à serrer la vis à l’écrou.La base des nouveaux impôts est assurément plus équitable que celle de l’an dernier, qui retombe principalement sur le consommateur, c’est-à-dire sur les nombreuses familles.En réalité, l’impôt sur les profits de l’industrie et du commerce est un commencement d’impôt sur le revenu.Si la guerre se prolonge et que le gouvernement mette à exécution son projet insensé d’enrôler cinq cent mille hommes, tous les revenus seront taxés avant deux ans.Encore moins faudrait-il prendre à la lettre l’intimation que cette taxe prendra fin en 1917.M.White a pris soin de ne s’engager à rien.L’impôt est établi jusqu’au 3 août 1917.Rien n’indique qu’il ne sera pas renouvelé ni même augmenté après cette date.Ce n’est peut-être pas d’ailleurs la plus mauvaise forme d’impôts.Reste à avoir si la masse des contribuables ne finira pas tout de même par les payer.Il est plus que probable que les grandes industries trouveront bien le moyen de se faire rembourser leurs contributions au fisc par leurs employés et leurs ouvriers, comme elles leur ont fait payer avec usure leurs “généreuses” souscriptions au Fonds patriotique.* * * La principale objection que suggère la nouvelle taxe, c’est qu’elle ne fait aucune différence entre les profits calculés sur le capital réel des sociétés honnêtes et ceux qui s’accumulent sur le capital fictif ou fortement mouillé des sociétés frauduleuses — et c’est le très grand nombre chez nous.Ainsi, une compagnie capitalisée de bonne foi à $100,000 déclare un dividende de 10%, soit $10,000, après peut-être cinq, dix ou quinze ans de déficit: elle est immédiatement frappée d’un impôt de $750.Une autre compagnie, dont les actionnaires ont versé la même somme de $100,000, a trouvé le moyen de majorer son capital à $500,000.Elle déclare un dividende de 6%, soit $30,000, qui rapporte du 30% à ses actionnaires fondateurs: le fisc ne l’atteint pas.L’injustice est criante.Mais il est difficile de dire comment l’Etat pourrait y remédier, sauf en opérant de force une réduction de tontes les capitalisations fictives, ce qui serait une très grosse entreprise.Le ministère et le parlement s’y résoudraient d’autant moins volontiers qu’un grand nombre de politiciens très patriotes, et plus encore leurs bailleurs de fonds électoraux, piliers d’Empire et chevaliers du Roi, ont participé à des opérations de ce genre et n’entendent pas laisser l’Etat et le public mettre le nez dans leurs affaires, même pour “sauver l’Empire”.L’inégalité inévitable de l’impôt va faire ressortir une fois de plus l’iniquité et la fausseté économique de ce système de mouillage et de capitalisation fictive.Elle décidera peut-être les “hommes d’affaires” et ceux des politiciens qui sont encore capables de voir plus loin que le bout de leur nez à tenter un effort pour mettre fin à cette fraude organisée.* * # Une objection plus sérieuse, à mon avis, — je m’étonne qu’elle n’ait pas encore été formulée — c’est l’uniformité de la quotité de l’impôt: un quart des profits, au delà de 7% pour certaines compagnies, de 10% pour les autres, mais jamais plus d’un quart, quel que soit le chiffre des profits.On aurait dû, ce me semble, adopter la base des impôts sur les héritages et les revenus, acceptée dans la plupart des pays, et établir une gradation croissante de la quotité de l’impôt, selon le chiffre des bénéfices.Il est juste qu’un cornmerceou une industrie qui rapportent du vingt pour cent paient une plus forte proportion d’impôts que ceux qui ne rapportent que huit, dix ou douze pour cent.Mais le défaut le plus grave, et de beaucoup, du budget de guerre, c’est la rétroactivité de l’impôt jusqu’au 3 août 1914.C’est une véritable confiscation.C’est surtout un précédent extrêmement dangereux et l’application d’un principe absolument faux.C’est livrer toute industrie, tout commerce, toute source de revenus, toute épargne, à l’aléa des caprices parlementaires.Supposons que dans un an ou deux — après ies élections — le gouvernement vienne dire: “La guerre se prolonge au delà de nos prévisions; nous devons faire un effort plus considérable; les dépenses dépassent de beaucoup les calculs du début; nous, ou nos prédécesseurs, n’ont yas prélevé assez tôt les taxes nécessaires.Nous allons en conséquence réparer l’erreur en frappant les revenus accrus chaque année depuis le début de la guerre.” Quelle objection pourra-t-on faire valoir contre une telle spoliation, si l’on permet au gouvernement d’en poser le principe cette année?Et dans l’application, comment cette perception rétroactive va-t-elle s’opérer?L’Etal parviendra sans doute à établir la part de: taxes que chaque compagnie aurait dû payer depuis le 3 août 1914.Mais comment la compagnie récupérera-t-elle cette taxe des actionnaires qui ont encaissé leurs dividendes?Un grand nombre d’actions ont changé de possesseurs.Les actionnaires actuels vont-ils rembourser ou supporter la part d’impôts de ceux qui ont eu l’avantage (je vendre leurs actions à temps?En ce cas, il y aurait double spoliation, double iniquité.Espérons que ces points et plusieurs autres seront élucidés avant que le budget ne soit voté; sinon, nous courons grand risque que la guerre, après avoir ébranlé l’équilibre économique de l’Etat, ne jette la perturbation dans l’économie privée du pays.Nous aurons pourtant besoin de toutes nos forces de récupération pour réparer les désastres accumulés par nos folies.Henri BOURASSA UN FIERàPPEL AUX IRLANDAIS CATHOLIQUES, A TOUS LES HOMMES DE COEUR Nous recevons un document qui réconfortera ceux qui restent, com-i me nous, hantés par les spectacles! magnifiques et douloureux que présentent actuellement ia ville d’Ottawa et Ja province d’Ontario et qui suivent avec émotion la marée montante des attaques contre notre langue et les droits naturels des parents.Au milieu du silence indifférent, apeuré ou complice, cette pièce fait i’effet d’un cri de fière révolte.C’est une protestation de la section des Hiberniens de Winnipeg (Winnipeg Division Ancient Order of Hibernians) contre “la tentative faite par certains éléments an Canada pour dépasser même les méthodes prussiennes en détruisant par la force brutale le droit des parents à inculquer à leurs enfants le respect et l’amour de la langue de leurs pères.” Cette protestation s’inspire d’unj sentiment général du droit, mais, dans une large mesure aussi, des souvenirs et des expériences personnels des Irlandais.“La perte de sa langue a plus fait pour détruire la nationalité irlandaise et pour miner l’attachement de l’Irlandais à sa foi que tout autre événement de l’histoire sans en excepter la Conquête, disent les Hiberniens de Winnipeg, et ies attaques des ultra-protestants contre les peuples de langue non-anglaise dans ce paps ont autant pour objet de faciliter la propagande protestante.que l'extension pur la force de l’usage de la tangue anglaise.” Elle s’inspire encore (nous en donnerons demain le texte intégral) des intérêts supérieurs du Canada et de l’Empire britannique, comme de l’amour de la Foi catholique.Et elle s’adresse, avec une éloquence passionnée, à tous les hommes de coeur de notre pays et particulièrement aux Irlandais catholiques.“Prenant pour guide, dit-elle, l’histoire de leur propre nationalité, les Hiberniens de Winnipeg -noncent par les présentes et condamnent comme sectaire, antichrétienne et de nature à créer un grave dommage aux meilleurs intérêts du Canada et de l’Empire la tentative faite dans ce pays pour détruire le français et autres langues non-anglaises: convaincus que la principale attaque est dirigée contre notre Eglise, nous prions par les présentes tous les Irlandais catholiques du Canada de se rappeler que.durant ses longs et durs siècles de martyre religieux et national, le seul véritable ami de l'Irlande a été la catholique France; que, plus lard, quand nos compatriotes, victimes de la famine el de la peste, résultat direct de lois plus pestilentielles encore, ont été exilés de leur pays natal et jetés sur tes bords rocheux du Canada, ce sont les pauvres paysans catholiques de la Nouvelle-France qui les ont ramenés A la santé ou tendrement couchés pour leur dernier repos en terre sainte: tendons maintenant en retour une main secourable à ces mêmes hommes qui luttent pour la défense de leurs droits et de leur langue.” Puissent ce fier langage et cet appel si sensé atteindre, avec les Irlandais catholiques, tous les hommes de coeur! OTmer HER0UX.A QUÉBEC LE BILL DE LA “PRESSE 19 Le bill de la “Presse” Comme nous l’annoncions, il y a quelque temps, l’affaire se réglera hors parlement.M.Levesque, père du bill, a reçu" autorisation de M.Arthur Beçthiaume, président de la “ Presse Publishing Company ”, de retirer le bill.Cela se fera iiu moment où le comité des bills privés devra le prendre en considération.Interpellations En réponse à M.Bérubé (Témis-couata).le gouvernement a répondu catégoriquement qu’il n'a pas l’intention d’adopter, à La présente session, une loi établissant la prohibition des liqueurs enivrantes.Le bill -de Westmount a été adopté avec un amendement insignifiant.Il était renvoyé par le Conseil législatif à la Chambre d’assemblée.Adopté aussi le bill des Artisans et quelques autres d’intérêt particulier.La Chambre s’est ensuite ajournée a demain, à 3 heures.Louis DUPIRE.• « .* Conseil Législatif Le bill Mercier, amendant la loi des mines de Québec, a subi sa troisième lecture au Conseil légis'atif, hier après-midi, après avoir été expliqué par M.N.Perodeau.On sait que ce bill a pour effet de permettre la vente de parties de lots et d'encourager autremclh l'industrie minière.Le comité des bills privés du Conseil a fait beaucoup de travail, hier.Il -a passé avec certains amendements le bill amendant la charte de la ville de Westmount et celui concernant les commissaires des écoles protestantes de Montréal, et sans amendement le bill amendant la charte de l’Institut des Artisans de Montréal, le bill constituant en corporation la compagnie du cimetière protestant de Danville et les bills admettant MM O.Bissonnetie, Rosario Lamontagne, .McK.Wa-then.Léopold Earoque, J.B.F.Houde, C.E.Valiquette, Ernest Chaussé et Albert Lavigne à la profession -de dentiste.Tous ces bills ont subi leur troisième lecture, hier après-midi, au Conseil.La Chambre Haute a aussi voté la seconde lecture du bill amendant la charte de la “ Three Rivers Traction Co.”, du bill amendant la charte de la compagnie du chemin de fer de la vailée de la rivière Saint-François du bill constituant en corporation l’Union du- Travail et le bill admettant M.Gilles R.Amiot à la profession de dentiste.Le Conseil législatif s’est ajourné à mardi prochain.A OTTAWA LE DÉBAT SUR LE BUDGET “QUE DEVONS-NOUS A L’ANGLETERRE ?” Dans quelques exemplaires du récent ouvrage de M.Bourassa.Que devons-nous à l’Angleterre, il y a eu erreur de mise en pages.Les personnes qui auraient reçu l’un de ces exemplaires sont priées de le renvoyer à l’auteur, qui se fera un plaisir et un devoir de le remplacer.Les frais de port seront remboursés."“mlrs m?sour Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des Billets du soir de notre ami Albert Lozeau.S'adresser à l’auteur, 343, rtfe Drolet, Montréal.25 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais d’expédition par la poste.LA PROHIBITION DANS L'ONTARIO LE CONSEIL DELS METIERS ET DU TRAVAIL DE TORONTO PROTESTE CONTRE L’ORDONNANCE LEGISLATIVE.Tribune de la presse, Assemblée législative, Québec, 17.—Toujours la même ritournelle ! On étudie le; code.Les galeries sont à peu près! désertes, les sièges des députés aussi.La discussion a été douce, exempte de l’aigreur d hier.M.Tellier l’a dirigée pour l’opposition et M.Trahan pour le gouvernement.Nous n’avons pas assisté à des passes d’armes comme celles d hier.On a adopté 105 articles.Il en reste encore 230, qui seront rapidement expédiés jusqu’à la clause 093 qui doit donner lieu à une lutte acharnée sur la question des propriétés imposables, malgré le compromis auquel le gouvernement semble en être arrivé avec certaines autorités religieuses.L'opposition ignorera ce.compromis.Rien à relever dans le débat de cet après-midi, qui fut terne et loua.Toronto, 18.— Hier soir, après un violent débat au Conseil des métiers et du travail du district de Toronto, un vote de 78 contre 25 a adopté une résolution de protestation contre l’ordonnance législative sur la prohibition du commerce des spiritueux dans l'Ontario.La résolution a été passée sous considéra-lion que la prohibition entraîne des détours et des tricheries et amène un résultat déplorable à la loi sur les spiritueux, au lieu que la stricte application de Sa loi a des effets bienfaisants au point de vue de la tempérance.La résolution déclare en outre que lu prohibition n’a pas donné de bons résultats dans les différents Etats d’Amérique où elle a été appliquée.Cette législation est-il dit.ne cadre pas avec la liberté britannique et amènera la mise à pied de milliers d*e travailleurs.(Par EKNEST BILODEAU) Ottawa, 17 février 1910.“Ce qu’il y a de pire dans une guerre, dit Sir George Foster, c’est quand elle est terminée.” C’est à peu près de cette façon paradoxale que le ministre du Commerce s’est en effet exprimé ce soir, au cours d’une harangue dont la forme et le fond également soignés ont valu à son auteur, lorsqu’il a repris son siège, vers neuf heures et demie, une enthousiaste et unanime ovation.Mais un autre discours important avait été prononcé avant échu du ministre du Commerce, par le critique financier de l’opposition, M.A.K.McLean, député d’Halifax.Et le début de la séance fut marqué, comme il est d’usage de quelques incidents dignes de mention.* On a d’abord entendu, de la part du député de Bonaventure, quelques observations relatives à la nomination de M.Arthur Beauchesne, au poste laissé vacant par ia mort de feu M.Laplante.M.Mareil ne s’oppose pas à ce choix, qu’il trouve excellent, mais il s’étonne que le cabinet se soit départi en cette occurrence de l’usage établi de réserver cette situation pour un député de la Chambre.C’est devenu là une sorte de principe, et l’on sait que nos parlementaires sont hommes de principes avant tout.De plus, M.Mareil demande si le gouvernement a l’intention d’accorder une pension à la famille de M.Laplante, qui fut un employé modèle et qui a perdu la vie dans l’exercice de ses fonctions.Le premier ministre a justifié en quelques phrases la nomination de M.Beauchesne, qui est, dit-il, éminemment qualid » pour bien remplir son poste.Quant à la famille de M.Laplante, le premier-ministre ne s engage pas formellement, mais promet de soumettre la question à un sous-comité.* * * M.Rogers a ensuite donné lecture d un rapport d’architectes sur l’état des ruines du Parlement.D’une façon générale, ce rapport nous apprend que tes murs sont restés à peu près intacts et qu’il sera facile de reconstruire i’édiiice sans en changer l’apparence extérieure.Quant aux deux grandes salles nécessitées par les deux Chambres, il est suggéré de les placer à chaque bout de l’édifice, est et ouest, de façon à ce qu’elles donnent sur la façade principale, située du côté de la ville.De cette façon, on aurait, par les fenêtres extérieures, tout l’éclairage voulu.Sans compter, penseront égoïstement les députés, qu’en cas de feu, rien ne sera plus simple que de s’expédier au dehors par les fenêtres.Les architectes évaluent à environ deux millions de dollars ce qui reste de l’édifice.Quant à la bibliothèque, elle est déclarée dangereuse et devra être munie de diverses précautions additionnelles contre le feu.Après que le ministre de ta milice eut répondu à M.McDonald que les Canadiens avaient subi ces jours derniers de nombreux assauts de la parti des Allemands mais que leurs négi-i ments n’ont pas souffert de façon ap-1 préciable et qu’ils sont restés maîtres du terrain, la Chambre s’est formée en comité des subsides pour entendre la critique du discours du budget.Et M- Maclean, de Halifax, financier d office de l’opposition, a commencé vers quatre heures un discours qui a duré jusqu’à cinq heures et demie environ.La critique de la gauche M.Maclean s’est en quelque sorte spécialisé en ces matières et ne se fait guère autrement entendre en Chambre.Il est encore jeune et af-| fecte volontiers des airs de penseur réticent et attentif.On ne peut pas dire, toutefois, qu’il soit un remarquable orateurDe tempérament quelque p»i Indolent, la voix trainqnte et indécise, il lui manque l’assurance et au besoin la passion qui portent la conviction chez l’auditeur rebelle.Cependant, il possède, connue on dît en Bourse, un très bon estomac pour les chiffres, et peut évoluer sans effort apparent à travers les mailles du bilan national le plus compliqué.Il passe son doigt sur les points sail-l lants et indique d’une voix quasi in-j différente, les points faibles qu’il y; rencontre.Mais à aucun moment son1 geste ou sa voix ne marque qu’il soit sérieusement mécontent ou gravement inquiet de l’avenir du pays, abandonné aux mains de son adversaire conventionnel, le ministre des finances canadiennes.C'est dire qu’avec quelques notes de bon sens et de sagesse, son discours n’a cependant pas réussi à créer l’impression que les libéraux soient fort alarmés pour l’avenir du Canada tel qu’administré par sir Thomas While.Et c’est à bon droit que celui-ci a pu vile adopter une attitude indifférente et*)ire son journal pendant le discours de son adversaire.M.McLean a rendu hommage, tout d’abord, aux qualités oratoires de Sir Thomas et loué la brièveté et la clarté de son exposé.Puis il admet | que la balance du commerce a tourné en notre faveur, puisque le chiffre de nos exportations a dépassé cette année celui de nos importations.Mais M.McLean ne se laisse pas éblouir par cette apparente pros-, périté, qu’il trouve illusoire.C’est > bien beau, explique-t-il, qu’il nous soit dû une centaine de millions ou deux, mais nous devons nous-mêmes deux cents millions par année, rien que pour l’intérêt de nos emprunts, soit 150 millions à l’Angleterre, et 50 millions aux Etats-Unis.On voit donc que le petit surplus d’exportations dont nous sommes actuellement créditeurs à Londres, n’a pas l’importance extrême que voudrait y voir le ministre des Finances.Faisant allusion aux considérations optimistes de celui-ci, qui trouve notre position financière relativement excellente dans tes circonstances, le critique libéral sonne l’alarme et rappelle que nous ne pouvons pas nous attendre l’année prochaine à une ré-colle mirobolante comme celle dont la Providence — et non pas le ministre des Finances, dit-il, au milieu du rire général — dont la Providence nous a gratifiés cette année.L’an prochain, prédit-il, la récolte sera moindre, et nous verrons de même baisser le chiffre de nos exportations de munitions, ce qui diminuera de beaucoup le chill're de nos revenus.Sur cette lieu encourageante perspective, M.McLean établit à son tour un plaidoyer d’économie générale et regrette que le gouvernement ne semble pas vouloir mettre un terme à ses dépenses extravagantes.11 s’en prend successivement à tous tes ministères, à commencer par celui des Travaux publics, dont il voudrait voir les dépenses diminuées pour le moins de douze millions, et celui des Postes, que M.Casgrain, dit-il, n’a pas encore pu réussir à tirer des griffes des agents de patronage auxquels l'a abandonné M.L.-P.Pelletier.D’une façon générale, trouve M.McLean^ il faut changer entièrement notre système de comptabilité nationale, afin d’y apporter plus de clarté, et que le peuple puisse savoir où et comment sont dépensés les fonds publics.Il ne craint pas de réclamer carrément ce changement, qui a été demandé jadis par Sir George F’oster.M.McLean s’attaqua ensuite à l’emprunt local de cent millions, que le ministre prétend avoir été souscrit ipar le peupfc canadien.C’est jouer sur les mots, afirme-t-il.Ce- n’est pas le peuple qui a souscrit ces cent (millions, ce sont les banques et nos autres grandes institutions de crédit.Or, des fonds de ces institutions sont utiles au commerce du pays, et en les mobilisant ainsi vous avez paralysé d’autant la vio economique canadienne.Cut argument inattendu a été souligne, comme bien on pense, des applaudissements de la gauche; mais d devait recevoir une heure plus tard un coup sérieux aux mains du sir George Foster, qui déclara avec autrement d’énergie pcrsonnelCe que n en peut déployer te langoureux M.McLean, que des cent millions Prêtes au gouvernement, soixante-quinze Font été par le peuple même, par du petites souscriptions venues de toutes les classes sociales, tandis que seul le dernier quart avait été couvert pur les institutions de finance.Les taxes de guerre Sans s’attendre à cette tuile.M.McLean a continué de promener un peu partout la lumière de sa lanterne.11 la promène même sur les mois écoulés, et prétend que ies taxes imposées l’an dernier par M.M lute n ont pas donné les resufitats que celui-ci en attendait.D’après lui, le plus clair des revenus dont ;.u targue M.White lui provient de ! impôt additionnel de 7 1-2 pour cent qu’ii a appliqué l’an dernier aux produits qui entraient présla-blament en franchise, ce qui a donné au ministre 1 illusion que ies revenus augmentaient, tandis que la vente, c’est que cette muraille douanière nuisait au commerce et faisait notablement diminuer l’importation des matières premières dont nous ayons tant besoin, même pour la fabrication des munitions, industrie précieuse à laquelle M.White s est trouvé à nuire indirectement, l assant en revue les divers ministères, M.McLean se demande comment il se fait que celui de l’Inté-rieur demande, cette année, pour fins d immigration, c'est-à-dire pour une chose présentement inexistante, la meme somme qu’il lui fallait il y a deux Pt trois ans, alors que nous recevions deux et trois cent mille immigrants par année, huis i.m-mande l'abandon provisoire de l’entreprise du chemin dp fer de la Baie d’Hudson, qui a déjà coûté une douzaine de millions à peu près inutilement — et que M.Laurier a lancée, ce que ne dit pas M.McLean —.Et venant au droit élevé imposé sur 1 importation des pommeS, il affirme ctue cette mesure n’est utile qu'à lu Colombie-Anglaise, au détriment des trois autres provinces de l'Ouest, qui ne pourront plus goûter ce fruit, qui leur venait en grande partie de Californie, et que ce tarif exagéré va faire disparaître de leurs marchés.On est toujours prêt à crier à l’Ouest d augmenter sa production de blé, dit M.McLean, niais lorsqu il s’agit de lui rendre justice, c’est autre chose; l’Ouest est en passe de devenir le souffre-douleurs du Canada.” On devine l'intention libérale sur l’opinion des provinces de la prairie.On fait de la politique, ou Ton n’en fait pas.Les taxes assez élevées que M.White se propose d’imposer sur les ¦profits des compagnies dépassant 7%, reçoivent ensuite l’attention du financier libéral.If en trouve le principe bon, mais l’application mauvaise.Ce n’est pas la fortune canadienne que vous atteignez ainsi, (lit-il, c’est le commerce, et l’industrie, que vous devriez plutôt aider.Plutôt que de prendre à la gorge telle petite société industrielle qui aide à la vie du peuple, pourquoi fSuite à la seotième page).BLOC - NOTES Exagération malheureuse Veut-on savoir ce que sir Georgs Foster, un de nos ministres, pense (te, la campagne actuelle du Star qui clame sans cesse que, trois ans après la guerre, le Canada aura une population de 12 à 15 millions d hommes et sera au comtilc de la prospérité matérielle?Il l’a dit très nettement, dans son discours sur le budget, hier soir.“Je voudrais bien croire que tout cela s’accomplira, mais je ne puis le faire”, a-t-il dit, ajoutant, après avoir fait allusion à cette feuille de Montréal qui proclame que le Canada aura une population de 12 à 15 millions, trois ans après la signature de la paix, que “c’est là une exagération nuisible, de nature à préparer des désappointements et des dé-siiilusions au pays, parce que rien de tout cela ne s’accomplira.” il ne croit pas que l’immigration se précipite, ap ré s la guerre, il ne voit pas bien d'où elle pourrait venir.Tout cela, le Devoir le dit et le répète, depuis des mois ut des mois.Le ministre du Commerce et notre journal s’accordent, quand ils noient, — le ministre après le jour-.mil, t— que “ce qu'il q a de pire dans la guerre, c’en sont les consé-\ g urne es, une fois qu’elle est tcrnii-I née.” Mais dipuis quand la raison a-t-eLu place, au Canada, pendant cette guerre-ci ?L’économie Une commission gouvernementale anglaise chargite de rechercher tous tes moyens possibles, pour de peuple, d’économiser pendant le conflit aeluel, vient de recumonnn-der au public l'abandon temporaire de l’usage et de l’achat d’automobi-.vs et de motocyclettes comme voitures de luxe el de promenade."Si l'on cessait cette dépense égoïste et déraisonnable, nous économiserions ainsi (tes millions de livres sterling et plusieurs artisans pourraient être mieux emjdoyés, dans des industries essentielles à la guerre.Nous ne pouvons dcmnmter à la classe -pauvre d’économiser, tant que les gens à 1 aise pratiquent ce luxe coûteux,” dit l'appel de cette commission au public.II en est au Canada comme en Grande-Bretagne.Il n’y a jamais eu tant d’automobiles de luxe que depuis 1e commencement de la guerre, semble-t-il, et la dépensé, de eu chef, est énorme.N y aurait-il pas moyen qu’on la réduisit quelque peu, alors qu’il y a tant de (miséreux à soutenir, tant du bonnes oeuvres à accomplir?Négligés ?Un député anglais, M.Bennet Goldney, vient d’attirer l’attention du B’ar Office sur le fait (pie les soldats canadiens blessés ou conva-uscents ne reçoivent pas de lui l’attention à laquelle ils ont droit, pour avoir lutté sur les champs de balai lie européens où se joue le sort de l'Angleterre.11 a insisté sur “la négligence, el l’indifférence perpétuelles”, à Shorndiffe, “non pas des autorités canadiennes, tirais des autorités anglaises, embarrassées par les formalités officielles de toutes sortes (offilciai red-tape-ism) qui nuisent à la liberté d action des fonctionnaires impériaux." Si ce que dit M.Goldney est vrai, ce sera un fait de plus à ajouter à üa longue série des inattentions bills privés, Ces personnes n’ont pas tenu leurs promesses, a déclaré M.F'os-ter., Le comité-conjoint avait décide de demander la division de la ville en cinq quartiers représentés chacun par trois èchevhis.Lors de la discussion de ce projet, il avait été suggéré que l’un de ces _ échcvins soit élu par les propriétaires seulement.Nous refusâmes catégoriquement d’appuyer cette partie du bill de comité et elle fut retirée.Nous avons alors adhéré au programme et nous sommes ailés à Québec batailler pour la cause de la bonne administration municipale.Des membres ont préféré donne leurs opinions personnelles et suggéré l’élection d’un échevin par les propriétaires.La délégation ouvrière n’a pas été en faveur, et comme il m’y avait pas unanimité de vues dans le comité-conjoint, le premier ministre n’a pas été impressionne par nos demandes.MAI.Francq et Foster représentaient à Québec 70 unions ouvrières composées de 30.4100 membres.M.Francq a rappelé que la delegation avait demandé la fusion des municipa'ités scolaires et la fermeture à ' bonne heure pomr les employés barbiers._____ CARTES D'AFFAIRES RODOLPHE BÊDARD lixpert-Mimptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-4f»-4f 55 Saint-FrancoU-Xarier.Montréal, J N.CAB.XNA F.A.CABANA Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1777 Résidence : 283B Beaudry.Tél.Est 6187 AVIS AUX GENS D’AFFAIRES Avez-vous des comptes ou billets en souffrance?Si oui, adressez-vous à A.H.DELAND, Comptable Achat de Créances et Collections Bureau responsable établi depuis 10 ans 72 NOTRE-DAME EST, CHAMBRE 33-34 Téléphone Main 3982 Les meilleures garanties vous seront données et un rapport tous les mois vous sera assuré.A LOUEit Logis de 8 et 4 pièces, bain, eau chaude, écurie, cave 7 pieds haut 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ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A VENDRE A VENDRE Lacihine, cottage, 9 appartements, terrain 60 x 100, près de l’église, écoles, marché et tramways.S’adresser à Denis Martin, 35 S.-Jacques, Montréal.A VENDRE S.-Thérèse de Blainville, à vendre deux propriétés avec maisons, situées dans le plus beau quartier résidentiel.S’ad.Casier Postai 76.A VENDRE Magnifique piano “Kara”, pour cause de déménagement.Conditions très faciles ut grande réduction.S’adresser, 420 rue Roy Est.DIVERS J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Rés.109 Ouest, Lagauchctière Main 929.Main 3174.munitions.Plusieurs compagnies qui ont obtenu des contrats de munitions exploitent honteusement leurs employés en leur refusant des salaires raisonnables et proportionnes à leurs énormes profits.Les charpentiers-menuisiers pOrtestent énergi-l'hôtel de ville, nous amendons, | quement contre les mauvais traite-nous soms-amendons, nous prenons i inents qu'ils reçoivent et menacent en considération le fait (pie., nous i de se mettre en grève.Us fabriquent lisons les revues, nous jonglons avec j desboîtes pomjes obus et reçoi les cotes du marché, nous étudions la question des transports, nous fai- sons de la correspondance de toute sorte, nous votons des remerciements et des déclarations de non-confiance.noms discutons, nous proposons, appuyons et adoptons comme les actionnaires du Beef Trust.A une troisième séance de la matinée, nous faisons le même exercice en variant le genre de nos transactions à l'infini.On ne peut pas dire que “plus ça change, plus c’est a même chose”, puisque nous discutons sur toute espèce d'hypothèse.Et comme il reste toujours quelques minutes, chacun y va de sa petite conférence sur tel ou tel sujet dont la discussion se poursuit jusque pendant le dîner.Vers deux heures, il y a classe.Oui, je dis bien, classe.Nous sommes interrogés à tour de rôle et je boites vent 32 sous de l’heure pour ce travail, tandis que des menuisiers de race étrangère reçoivent 50 sous de l'heure.Pourquoi cette différence ?Des ouvriers ide la Canadian Vickers Company ont fait un dossier de leurs réclamations et de leurs plaintes.Leurs salaires ont encore été réduits et ceux qui ont eu le courage d'aller s’enquérir des causes de cette nouvelle diminution oui été brutalement congédiés.Devant un déni de justiee semblable.a déclaré un des délégués, nous n’avons qu’une chose à faire, c’est la grève.M.J.T.Foster a rappelé que Lloyd-George avait donné des instructions au gouvernement canadien afin que la clause «les salaires raisonnables soit insérée dans les contrats.On ne pourra plus se retrancher derrière le gouverncmçnt J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Ici.S.-Louis 4284.BUREAU 26 R7JK S.-SACREMENT Têl.Main 6761 LA CONQUETE DU CAMEROUN -— | Résidence ELLE EST COMPLETE, A L’EXCEP- iîwe' TION DE LA POSITION ISOLEE DE LA COLLINE MORA.ANGLAIS PAR CORRESPONDANCE Conversations pratiques garanties sur tous sujets.Renseignements chez notaires.AUSSI leçons 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Français ont ferine la frontière jusqu'à Ngoa et partout à l’est de cet endroit.La colonne de la région de Campo a seulement quelques milles à franchir pour clore la ligne à partir de la mer.Les opérations sont pratiquement terminées, et la conquête du Cameroun est complète, à la réserve de la position isolée de la colline Mora.Le commandant allemand est parvenu à se réfugier en territoire espagnol.________________ LA SOCIETE * DVARCHEOLOGIE L’assemblée mensuelle de la Société d’Archéologie et Numismatique aura lieu au Château Hamezay, le vendredi soir 18 courant, à 8 heures.ADOLPHE D AV ELU Y COURTIER D’ASSURANCES représentant de la Great West Vie 160, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 6716 DOMINION et SPRINGHILl BUREAU GENERAL II?me S^int-Jacques.Charbon bilo-rninsHi, à tapeur et à gaz des VENTES • H.JULIEN ASSURANCES CONTRE LE FEU ET SUR LA VIE COLLECTIONS 2666 CHATEAUBRIAND - - - VILLERAY Saint-Louis 2183 La Cie Wisintainer INCORPOREE Fabricants de cadres, moulures et miroirs, 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CHAMBRE, LE MINISTRE DE LA MILICE DECLARE QUE LES ALLEMANDS N’ONT PU ENCORE S’EMPARER D’UN SEUL POUCE DE TRANCHEES CANADIENNES.Londres, 18 — Le gouvernement :i dû de nouveau se défendre aux Communes hier.Le jour précédent il s’agissait îles “raids” aériens ; hier, c’était le contrôle de la marine marchande.De nombreux députés ont attaqué la politique du gouvernement à ce sujet.A.J.Balfour, premier lord de l'Amirauté, et Walter Runciman, président du Board of Trade, ont répondu aux attaques, expliquant, un peu comme avant-hier, que, bien que la situation soit loin d’être sa-iis.faisante, le gouvernement fait de son mieux pour l’améliorer.Les plaintes des membres du parlement avaient trait surtout aux taux élevés de fret, en grande par-lie Mus au gaspillage de l’armement causé par Ta mauvaise administration du gouvernement.Voici la réponse de M.Runciman : “Les difficultés maritimes du moment ne sont pas dues à une mruvaise administration, mais à nos efforts pour faire des économies.Le commerce maritime est devenu le plus grand problème économique du jour.Alors que nous avions cent navires avant la guerre, nous devons nous contenter maintenant de soixante-sept, dont vingt-quatre naviguant sous pavillon neutre.“Vous le voyez, nous comptons énormément sur les services de la marine neutre, et si nous nous en privons par des taux trop bas, ou quelque autre moyen, nous mourrons de faim.“Il n’y a pas eu négligence de la part du gouvernement, le Board of Trade s’est appuyé le plus possible sur l’avis des experts.Le comité de lord Curzon a le plus grand contrôle des expéditions.De fait, ce contrôle est si grand et si efficace qu’un vaisseau anglais ne peut aller nulle part sans une permission quelconque.‘Des mesures vont être prises pour résoudre le problème de l’armement.Il faut d’abord faire cesser l’encombrement dans nos ports.Puis il y a la construction des navires.Sous ce rapport, la guerre a élé le plus fort concurrent de la marine marchande.Mais l’Amirauté nous a déjà permis de construire quarante-cinq navires marchands, tandis que plusieurs autres en voie ,de construction ont été réquisitionnés pour les besoins de la guerre.Nous avons aussi tenté quelque chose pour joindre les deux bouts en restreignant les importations.” Après le discours de M.Runci-inan, Basil Edward Pelo a retiré un amendement qu’il avait proposé à l’adresse en réponse au discours du Trône, exprimant le regret que le gouvernement n’ait pas pris les mesures nécessaires pour employer avec économie les vaisseaux disponibles ou donné aux experts le pouvoir de réquisitionner et diriger les mouvements des vaisseaux et limiter la rémunération pour services de transport durant la guerre.A.F.Balfour, premier lord de l’Amirauté, croit que les propriétaires de navires n’avaient pas raison de se plaindre vu que les taux étaient non seulement élevés mais absurdement et dangereusement élevés.11 nie que la Grande-Bretagne agisse avec égoïsme en matière d’armement ou fasse de l’argent aux dépens des Alliés, attendu qu’un pays qui veut priver sa population de certaines marchandises importées dans l’intérêt du bon fonctionnement de la marine marchande, ne saurait être taxé d’égoïsme.A propos du gaspillage de l'armement, M.Balfour croit que la situation pourrait être améliorée en donnant un entraînement commercial aux amiraux et généraux.La diminution du tonnage n’est pas due au service de transport, déclare-t-il, et quoi que l’on puisse dire de la politique d'appropriation gouvernementale du pays, il espérait qu’il ne serait fait aucune critique de la marine de guerre à ce sujet.LA DEFENSE AERIENNE—-EXPLICATION DE LORD KITCHENER A la Chambre des lords, hier, lord Kitchener déclarai que lors -du dernier raid des Zeppelins sur l’Angleterre, il est vrai qu'un des Zeppelins sc perdit en mer et qu’il y a bien des raisons de croire qu’un second fut mis hors de combat.Il ajouta : Pour le moment, les invasions ennemies sur l’Angleterre n’ont eu aucun résultat sur la marche de la guerre et quoique regrettables en ce qui concerne les pertes de vies et les 'dommages à la propriété, je ne pense pas que le peuple veuille accorder une trop grande importance à ces attaques.Il faut comprendre que dans une guerre il n’est pas toujours possible d’assurer la sécurité partout et que quelques risques doivent être acceptés pour être forts sur les points essentiels.11 est en dehors de notre pouvoir d’empêcher ces incursions aériennes, mais nous nous arrangerons pour les rendre plus coûteuses chaque fois.” Lord Kitrhener base le système de défense aérienne de l'Angleterre sur trois points : lo Bonne organisation de renseignements sur les mouvements des ennemis : 2o défense par l’artillerie anti-aérienne ; 3o attaque des ennemis par les aéroplanes.En réponse à une question sur l’usage des aéroplane* pendant la nuit, lord Kitchener déclara qu’aucun ordre n’avait été donné à aucun pilote de faire une ascension le nuit pour attaquer un Zeppelin.11 ajouta : “ Avis est donné quand le temps vient de faire des ascensions pour arrêter un Zeppelin.Mais c’est l’of-lieicrt le plus ancien qui décide s’il v a heu «le faire l'ascension ou non.S'il décide que les conditions atmosphériques sont favorables, il est le premier à partir.” Ottawa, 18.— “L’ennemi n'est pas maître d’un seul pied de nos tranchées, Les Allemands y ont pénétré à plusieurs endroits et y sont encore, mais ils sont morts." Voilà de quelle façon M.Sam.Hughes a parlé hier après-midi à la chambre des communes du résultat du mouvement d’offensive que les Teutons ont opéré ces jours derniers contre les Anglais et les Canadiens.11 a fait cette déclaration en réponse à une question posée par M.E.M.MacDonald.Le ministre de ia Milice a affirmé qu’il n’a pas encore reçu de rapport officiel, mais les renseignements qu’il a obtenus indiquent que les Allemands ont attaqué les positions anglaises et canadiennes à l’est et au sud-est d’Ypres.à (a suite d’un vioivnt bombardement de 2 ou 3 jours.Les troupes canadiennes, a-l-ii dit, ne semblent pas avoir autant souffert cpTon aurait pu s’y nt-tendre, vu la violence du bombardement.Les rapports indiquent qr.v depuis 3 jours il y a eu moins de 10 soldats de tués et seulement 30 ou 10 de blessés.C’est à peu près le nombre normal des troupiers mis hors de combat qu’on a signadé récemment dans des conditions normales.M.Hughes a confié à un correspondant que les Canadiens ont élé apparemment bien abrités pendant le bombardement, et ia solidité des retranchements qu’ils ont fortifiés avec une aise relative, ces mois derniers, est apparue d’une façon remarquable.Les ennemis ont évidemment fait de leur mieux, mais les Canadiens ont tenu bon.Le général croit que les pertes des Allemands sont grandes.HORS DE COMBAT.Ottawa, 18.— Vingt-huit noms figurent aujourd’hui sur la liste des hors de combat; deux d'entre eux sont Montréalais.Ce sont: le soldat Moses William Robinson, 481, rue Cuvillier, du 3e bataiMon, blessé, et William Spence, 7-123.nue Notre-Dame.du 12e Mounted Rifles, mort on ne sait comment.11 y a en tout sur la liste dix-sept blessés, un tué au feu, quatre de blessures ou de maladie, quatre sérieusement malades, et deux affectés par des chocs.RUSSIE L’INVENTAIRE DE ERZEROUM DES EVALUATIONS VENUES DE PETROGRAD PORTENT LE NOMBRE DES PRISONNIERS A CENT MILLE.LA PLUPART DES FORTS ONT ETE ENLEVES A LA BAÏONNETTE PAR LES TROUPES SIBERIENNES.SUEDE LES DROITS DES NEUTRES LE GOUVERNEMENT SUEDOIS DEMANDE A WASHINGTON DE PROTESTER AVEC LUI CONTRE LA SAISIE FAITE PAR LA GRANDE-BRETAGNE DES COLIS-POSTAUX.Londres, 18.— D’après une dépêche d’Athènes au “Daily News”, les années russes ont atteint la ville de Baiburt.Bniburt est à 75 milles au nord-ouest d'Erzéroum sur lu route de Trébizonde.* * * Petrograd n’a pas encore annoncé officiellement le nombre des Turcs pris ni la quantité de butin conquise par la chute d'Erzéroum ; son dernier communiqué est remarquablement bref sur ce sujet : “Nos troupes occupent la forteresse d’Erzéroum.On procède au dénombrement des prisonniers et du butin pris.Des évaluations venues de la capitale russe portent le nombre des prisonniers a 100,000, mais il se pourrait que ces chiffres soient quelque peu exagérés par 1 exultation de la victoire.La Russie officielle n’est pas portée à l’exagération et il se .peut que les retards mis par le grand-duc Nicolas à se prononcer sont dus à son désir de garder sa réputation d'exactitude.On peut voir par les rapports de Constantinople combien ie combat a dû être rude; quoiqu'ils n’annoncent pas laorise d'Erzéroum, ils disent que dan} Ips trois jours précédents, les Busses avaient eu 5,000 hommes tués.D’après une dépêche au “Times”, de Londres, venue de son correspondant de Petrograd, on ne peut savoir encore ds; façon certaine le nombre de Turcs faits prisonniers.Le général Judcnick doit maintenant poursuivre ce qui reste de l’armée turque, probablement en retraite vers l’ouest, pour l’empêcher do faire sa jonction avec ia troisième armée turque.Dans son .compte rendu du siège», le général Judcnick dit que l’attaque d’Erzéroum fut menée de trois côtés, au nord par Olti, de front le long de la routç d’Erzéroum par Sari-Kamysh, et au sud-est par Melazghert et Khynisskala.La chute de la forteresse fut le ré-sultat de ('attaque de front, bien que l'artillerie lourde ait fait sa bonne part en réduisant les forts au silence.Toutes les nouvelles du siège s'accordent à dire que les bombardements d’artilicric ne furent pas suffisamment efficaces et que la plupart des forts durent être enlevés à la baïonnette.La chute d Erzéroum arrive au moment opportun pour le gouverne-ntent : l’effet de la victoire atténuera pour le peuple ses conséquences militaires et les députés de ia Douma seront plus disposés à donner crédit à l’administration.D'après le corropondant à Petrograd du “Morning Post”, l’assaut (tes forts d’Erzéroum aurait été mené par les troupes sibériennes.Washington, 18.— Le gouvernement suédois par l’intermédiaire de la légation suédoise, a demandé au gouvernement américain, dans une note d’une vigueur inaccoutumée de donner son concours à la Suède et à d’autres pays neutres pour faire observer des articles importants de la loi internationale actuellement violés par la Grande-Bretagne.A deux reprises, et vainement, la Suède a déjà prié les Etats-Unis de lui aider à maintenir les droits des neutres.La note publiée hier fait surtout ressortir la saisie des colis postaux expédiés dans des pays neutres et qui pourraient avoir pour destination l’Allemagne, et la censure établie par l’Angleterre sur la matière postale de première classe expressément protégée par un traité.II y a 3 jours, à la suite d’une conférence qu’ont eue à Stockholm, le ministre des affaires étrangères de Suède, et le consul américain, M.Morris, le gouvernement suédois a décidé d’iniviiter le colonel House, l’envoyé spécial de M.Wilson, à discuter la situation avec l'autorité suédoise.Mais le colonel étant déjà en route vers Londres, l’ambassadeur suédois en Angleterre a reçu instruction de lui exposer la question.On ne croil pas que des résultats définis aient découlé de ces entrevues.La Suède, dans sa note soutient que la violation des principes de la loi internationale a toujours augmenté en dépit des protestations.Actuelle-\ ment la Grande-Bretagne ne respecte j que quelques-unes des conventions j qui sauvegardent les échanges commerciaux des neutres, et l’on craint que ces quelques conventions ne soient violées à leur tour.La note rappelle que dernièrement les autorités anglaises ont fait décharger dans des ports anglais les colis postaux envoyés q’un pays neutre à un autre et ont saisi le contenu.La Suède soutient que ce procédé dirigé contre des moyeits de transport garantis par des pays Indépendants n'est pas légitime, bien que les conventions de la Haye ne protègent pas les colis postaux.Mais la censure de la matière postale envoyée d'un pays neutre à un autre à bord d’un vapeur neutre constitue encore une plus grande violation des droits reconnus aux neutres par la loi internationale.Le gouvernement suédois on terminant sollicite le concours qes Etats Unis, pour faire cesser ces pratiques qui battent en brèche la loi internationale, du moins quant à la matière postale, et demande une réponse dans le plus bref délai possible.FRANCE VIOLENCE DU FEU DART1LLER1E PLUSIEURS OUVRAGES ALLEMANDS SONT BOMBARDES AU NORD DE SOISSONS.AUX GRANDS MAGASINS ! GOODWIN Paris, via Londres, 18.— Communiqué officiel d’hier soir; “En Belgique, un feu destructeur a été dirigé contre les défenses allemandes dans la direction de Steenstraate et en face de Boesin-ghe.“En Artois, dans les environs du chemin de Lille, l’ennemi a fait exploser une mine, et nous avons pris possession du cratère.Entre Sois-sons et Reims, nos batteries ont bombardé les troupes en marche dans la région de Condé-sur-Aisne et les ouvrages allemands, au nord de Soissons.Sur le reste du front, PartiMerie a été peu active.” BULLETIN ANGLAIS Londres, 18.— Le bulletin officiel d’hier dit: De bonne heure, ce matin, l’ennemi a fait exploser deux mines.Dans ie voisinage de Loos, l’ennemi a tenté d’occuper le cratère formé par l’explosion de ia dernière de ces mines, mjds nous l’avons repoussé par notre tir.Nous occupons le rebord du cratère.Aujourd’hui, notre artillerie a bombardé les tranchées allemandes, dans les environs de la redoute HohenzoHcrn.Entre le canal Ypres-Commines et ia voie ferrée Ypres-Commines, la situation est restée la même.HANS SCHMIDT EST EXECUTE A SING SING IL DEMANDE PARDON DE SON CRIME AVANT DE MOURIR.FORD PAIERA DEUX MILLIONS D’IMPOTS Windsor, Ont., 18.— On estime que la Ford Canadian Motor Company paiera de .¥1,500,000 à $2,000,-000 en taxes de guerre en vertu des nouvelles charges.Ossining, N.Y., 18.—Hans Schmidt le meurtrier d'Anna Aumuller, (2 septembre 1013), a été électrocuté de bonne heure ce matin à la pri* son de Sing-Sing.Schmidt vint tranquillement à la chambre d’exécution accompagné du gardien-chef et du Rév.Père Gashin, aumônier de la prison.Quand il entra dans la chambre, les gardes voulurent le conduire directement au fauteuil, mais il les repoussa doucement el demanda à parier aux 17 personnes présentes.Il leur dit ; “Messieurs, je demande pardon à tous ceux que j'ai offensés ou scandalisés.Je pardonne à tous i ceux qui m'ont offensé.Mon supre-J me désir est de dire adieu à ma vieille mère.” Schmidt alors s'assit lui-même sur la chaise fatale et le courant fut lancé par trois fois.En une minute, il était mort.Chapeaux nouveaux en feutre de 1ère qunlité et de la dernière mode, comme nuances et formes, portés à New-York.En noir, bleu-marine, gris, ardoise, brun, bleu acier, etc.Tours de tête: 6 5-8 à 7 3-8, le chapeau 2.50 et .3.00 —Au rez-de-chaussée.Malles de bateau 36 malles en G grandeurs : Celles de 28 pouces, la pièce.2.75 Celles de 30 pouces, la pièce.3.00 Celles de 32 pouces, la pièce.3.25 Colles de 34 pouces, la pièce.3.50 Celles de 36 pouces, la pièce.3.75 Celles de 10 pouces, la pièce.3.05 Ces prix sont à peu près réduits de la moitié des prix réels, venez voir ces malles au rayon et vous nous donnerez raison; ces malles sont fabriquées d’après les modèles les plus pratiques,bois extra solide, couvertes de canevas imperméable, r c n f orcements d’acier, serrure Excelsior et deux loquets à ressort; un casier spécial à l'intérieur.N’attendez pas la dernière minute pour acheter vos articles de voyage, achotcz-lcs lorsque vous avez l’occasion de les acheter à bon compte.—Au sous-sol- Les circonstances * présentes et les MEUBLES Qui donc oserait prétendre que les temps présents n'imposent pas la plus stricte économie?C’est le conseil que tous les hommes de prévoyance ou de Gouvernement sc considèrent obligés de donner.C’est aussi pour les Grands Magasins Goodwin un devoir à remplir que de prémunir le public contre des achats de meubles marquant des qualités, du tini, et du bon marché qu'on trouyera chez eux.Economiser, c’est acheter là où la chose dont on a besoin se trouve avoir une qualité durable et un prix avantageux.Les meubles vendus par les Grands Magasins Goodwin sont des meubles faits par nos bons ouvriers canadiens, c’est tout dire, ça durera pendant des générations, et c’est ce meuble-là qui est économique et qui se recommande aux Canadiens-français.Manteaux 58 beaux manteaux d’hiver seront vendus samedi, sans égard au prix coûtant; en noir, en bleu marine, en brun, en vert, étoffes, tweeds et imitation jeune agneau, valeurs de 15.00 à 29.75, tailles de 16 ans à 12 de buste, le manteau 7.98 Voyez notre étalage.—Au premier.CHIFFONNIERS ET DRESSOIRS, finis acajou, chêne verni, ciré, émaillé blanc, crème, gris français, noyer ou gris belge.Avec large glace anglaise à biseau, de forme ovale ou carrée.Marqués jusqu’à 32.00.Samedi l’un 15.75 GARNITURES DE LIVING ROOMS, 3 pièces, causeuse, berceuse et fauteuil, en chêne massif scié sur quartier, fini ciré, avec siège à ressort, recouverts d’une bonne qualité de cuir ou de tapisserie.De 32.00.Samedi 23.75 FAUTEUILS ET BERCEUSES de living room, en chêne massif, sièges coussins amovibles tapissés de cuir véritable.De 7.75.Sa- medi, l’un.5.75 LARGE BERCEUSE confortable, avec siège à ressorts, et dos bourré, tapissée d’une bonne qualité de tapisserie.Les cadres sont en chêne massif, fini ciré ou vein:.De 17.75.Pour 9.98 GARNITURES DE SALON 3 pièces, in causeuse, la berceuse et le fauteuil.Cadres en acajou, sièges à ressorts tapissés de soie de belle qualité.De 24.75.Samedi .17.75 CHAISES ET BERCEUSES dépareillées, de salon, cadres en acajou, sièges à ressorts tapissés de soie variées.De 15.75.Samedi .9.75 —Au deuxième.Voilettes SAMEDI TOUTE LA JOURNEE des modèles vivants vous démontreront la beauté incomparable des voilettes Van Raalte; 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BRENT LES NOCES D’OR DE LEUR CURE.Worcester.Mass., 18.— Mardi dernier, on célébrait avec pompe à l’église Notre-Dame les noces d’argent de M.l’abbé L.D.Grenier, curé de i cette paroisse.Un nombreux clergé canadien-! français, venu des diverses parois-1 ses du diocèse de Springfield et d’autres diocèses, s’était fait un devoir de venir présenter leurs hommages au jubilaire.Du Canada on remarquait les R.R.P.P.Richard, supérieur du collège Bourget; Joly, re-présentanl le R.P.Foucher, provincial des C.S.V.,; le chanoine Bélanger de S.-André Avellin; M.Génier Bazinct, de Mont Laurier, Labelled Bazinet Boulay, d’Ottawa, tous amis intimes de l’abbé Grenier.La messe fut chantée par le jubilaire, assisté de MM.les abbés (renier et Bazinet, de Ste.-Agathe, Canada.Le R.P.Richard, qui fit le sermon de circonstance, avait pris pour sujet : “Le prêtre est le continuateur de Jésus-Christ sur la terre; il a hérité de tous ses pouvoirs; il exerce I le même ministère.A midi, il y eut banquet.Le soir, les paroissiens de Notre-Dame pré-senlaicnt, au cours d’une réunion in-1 lime, une jolie adresse à leur curé, accompagnéé de superbes cadeaux.LA RECONSTRUCTION DUPARLEMENT ELLE NE SERA PAS TERMINEE AVANT DEUX ANS.ET COUTERA PRES DE $1,500,000.jeter bas.Dans les détails, la nouvelle aile du nord-ouest, d’après ce rapport, construite six années auparavant, et cela au coûl d’un demi-million, est pratiquement intac-le.Les Communes et le Sénat, ainsi que l’intérieur central sont détruits au complet.Le toit de la plus grande partie de l’édifice est éventré.La tour principale n’est qu’en partie endommagée.Les architectes déclarent qu’il est décidé que l’on remodèlerait l’intérieur de l’édifice, en augmentant le nombre des chambres, en donnant plus de commodités aux députés, et surtout en n’exceptant rien pour le mettre à l’ép*euve du feu.Il faudrait aussi, à leur sens, que les chambres pour les Communes et le Sénat soient construites à i’est et à l’ouest de l’édifice cea-Lrâl dans le même style.Ils demandent encore que le toit et l’intérieur de la bibliothèque soient reconstitués avec des matériaux pins modernes et plus à l’épreuve de l’incendie.Le gouvernement n’a rien décidé jusqu’ici, mais on s’attend à ce qu’il accent?île plan offert par MM.Pearson et Marchand.Cette oeuvre ne sera pas terminée avant deux ans, et coûtera près de $1.500,000.Rien ne sera entr;-nris cependant avant que les membres de la Chambre n’aient discuté ie nlan qui leur est soumis et n’aient voté la somme nécessaire.BOCHES INTERNES A L’ILE DE LEON L’ESPAGNE DETIENDRA LES ALLEMANDS Dy CAMEROUN QUI SE SONT REFUGIES DANS LA GUINEE ESPAGNOLE.Cadiz, via Paris, 18.—On a urépa-ré dans les environs de San-Fer-nando, tans File de Léon un camp de concentration destiné aux Allemands qui se sont réfugiés du Cameroun, dans la Guinée espagnole.On attend sous peu l’arrivée du “ Villavede ” qu’escortera un navire de guerre et qui transportera le premier contingent important.MEURTRIER PENDU A CONCORD N.H.Concord, N.IL, 18.— Oscar J.Cn-mery a été pendu ce matin à la prison d’état pour le meurtre de sa femme.Cette exécution est la première dans l’état depuis 23 ans.Mme Comery fut empoisonnée dans sa maison à Manchester le 29 novembre 1914 et son mari avoua être l’auteur du crime.Il avait pris une forte assurance sur la vie de sa femme.Ottawa, 18.— M.Robert Rogers, ministre des Travaux Publics, a donné communication à la Chambre, hier après-midi, du rapport de MM.Pearson et Marchand, .architectes de Toronto el de Montréal, qui ont été chargés par le gouvernement d’éludier la condition du | Parlement et d’évaluer les pertes | qu’y a causées l’incendie, pour en instruire la Chambre.R dit qu’à part l’intérieur centrai et les murs, l'édifice lui-même peut être retouché sans que Ton soit forcé de tout ATTEINT DE DELIRIUM TREMENS Un pauvre homme qui était venu demander secours et assistance au refuge Meurling a été atteint de delirium tremens et a donné beaucoup de mal à quelques hommes de police qui réussirent cependant à le maîtriser et à le conduire à l’hôpital Général.Un autre détenu blessé à )a suite d’une chute, a été envoyé à l’hôpital Notre-Dame.Le 11 février, un communiqué officiel à Madrid disait que le nombre global des soldats teutons internes dans la Guinée espagnole s’élevait à 2,600, qu’on avait interné 1,400 membres de familles de soldats teutons, et que tous seraient transportés en Espagne.Un rapport précédent a annoncé que 14,000 hommes de l’armée co’oniale allemande se sont aussi retirés en Guinée, mais on n’a pas donné à entendre qu’on les conduirait en Espagne.San Fernando, ville importante de 25,000 habitants, est construite sur la partie postérieure du promontoire où Cadiz est situé et c’est là que se tiennent les principales autorités navales de l’Espagne.MORT DE Sr AIMEE DU SACRE COEUR Une jeune religieuse de l'Assomption, Soeur Aimée du Sacré Coeur, vient de mourir, à Nicolet, à ia maison-mère de la congrégation, à trente ans, après onze années de vie religieuse.Soeur Aimée du Sacré Coeur, qui I a exercé dans sa congrégation d’importantes fonctions, était la; fille de M.et de Mme Charles ('rélinos, (i’Yamachiche.la soeur de M.' abbé Josenh Gélinas, préfet des éludes au collège des Trois-Rivières, et la nièce de Mgr Gérin, curé de S.-Justin.Ses funérailles ont eu Ijeu ce matin même, à NicoieU PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour Supérieure No 3738—Dame J.Dupras, vs.George Duniais.Le 28me jour de lévrier 1910 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 090 rue Casgrain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en celte cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.B.TRUDEAU, H.(LS Montréal, le 18 février 1910 PROVINCE DR QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 1300—Roch Tbi-moleau Beaudoin notoire, de Montréal, demandeur, vs Joseph Cohen, de Montréal, défendeur.Le 28me jour de février 1910 à dix heures de Pavant midi, au domicile du ilit défendeur, au No 170 Ave.Laurier Ouest en la cité de Montréal, appartement No 3, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.1.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 18 février 1910.PROVINCE DE QUEBEC.District d?Montréal.Cour Supérieure No 3276—Edouard La-treille jr., et Edmond (iravel, marchands de Montréal, (Montreal Wood and Coal Co.) demandeurs, vs.Enrico Ferzi, de Montréal, défendeur.Le 28me jour de février 1910 à une heure de l’après-midi, au domicile et fi la place d’affaires du dit défendeur, mi No 277A et 279 rue Orchard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis èn cette cause, consistant en meubles de ménage, etc., etc.Conditions: argent comptant.L.J.S, RACETTE, H.C.S.Montréal 18 février 1916.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 1216—Max Maier, Alexander Goldschmidt et Maurice Blum-lein, et Louis Goldschmidt, de la cite de New-York, état de New-York, (A.Blumlein and Co.) demandeurs, vs.Thomas L.Sera-flni, de Montréal, défendeur.Le 29me jour de février 1916 à dix heures de l'avant-midi.à la place d’affaires du dit defendeur.au No 506 Ave.Duluth Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en tabac, ameublement de bureau, etc., /'te.Conditions : argent comptant.L.J.S.RACETTE, H.C.S.Montréal, 18 février 1916.AU CERCLE PAROISSIAL DE SAINT-Z0TIQUE Les membres du Cercle Paroissial de S.-Zotique donneront à la salle Georges-Etienne Cartier, rue Thé-rien, le 1 et 2 mars, à 8 heures 15 P.M.“Le voyage des Bcrluron”, comédie de Michel Ordonneau.Le prix des billets ordinaires est de 25 sous et des sièges réservés de 50 et 35 sous.Vous ne lisez p, s le NATIONALISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du samedi LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 18 FEVRIER 191A VOL.VIL — No 40 LÀ VIE SPORTIVE UN BEAU TRIOMPHE POUR LA CASQUETTE KAUFMAN EST EN TETE POUR LA MOYENNE ELLE BAT LES STABS, HIER, PAH 5 A L—AU BENEFICE DE PIER-SOX.— MATTE COMPTE TROIS POINTS.— LUNDI PROCHAIN, JOUTE ENTRE I.ACIIINE ET L’ALE STAR.La Ca>i(inelte a battu les Stars par de la lixiio.La joute sera de trois le résultat de 5 à 4, hier soir au Vie- périodes de 2U minutes.Elle pro-toria, devant !)()() à 1000 personnes.! met d'être une «ramie attraction.La joute élail donnée au bénéfice.Alignement des clubs: CE JOUEUR A AUSSI LES HONNEURS JH PLUS (HtAND TOTAL EN TROIS PARTIES DANS LA LIGUE DES CONFECTIONS.- J.WHEATLEY A PAIT LA PLUS HAUTE PARTIE SIMPLE.d’Harry Pierson, du S.-Thomas d’A-! Stars M) quin, qui est à l’hôpital des suites Rutledge d’un accident en jouant, et sans l.abue connaître les ebiUres officiels de la Hughes recette iinus sommes en mesure de Roddick dire qu'elle a donné une jolie som- Kelly me.Wali La Casquette se mit résolument à Substituts.- La Casquette (5) Buts Maltais Points Watson Couverts Matte Centres Crawford A.droites lirunot A.gauches Kearns -Stars: Smart et Vit- Les moyennes des trois-quarts de la saison de la Ligue de quilles des j confections, compilées par le secretaire H.Ravel, démontrent que le ! eiub Semidîoady est en tête de la la besogne de Immie heure et comp- tic.La Casquette: Pollock, Ritchie ta deux points en sept minutes.Fitzpatrick, D’Auray.Mais les elufaistes de Cecil Hart ri-: Arbitres: Percy Norton et Léo postèrent et en moins de six inimi- O’tirady.tes ils avaient annulé leur minorité Juges des buts: Z.Samuels et J.et prit l’avantage par un point.Dans Beaudry, la seconde période, la Casquette Chronométreurs: compta deux points et les Stars ne et L, Riopel ligue avec deux parties de plus que le club John W.Peek.Martin Kaufman, du club B.Gardner, est en tête pour la moyenne avec 177.7, et a aussi les honneurs du plus grand total en trois parties avec (i3K, tandis que J.Wheatley a fait la plus haute partie simple'de la saison avec 233.Voici les .statistiques de la ligue LES DEUX PREMIERS CLUBS DE LA LIGUE SERONT DANS L’ARENE LE CANADIEN ET LES WANDERERS SE LIVRERONT, DEMAIN SOIR, UNE LUTTE QUI AURA UNE INFLUENCE ENORME SUR LE CHAMPIONNAT UE LA N.H.A.Après sa sensationnelle partie de p ur conserver la première place par-mercredi soir contre le club Québec, mi les clubs de la ligue; l’autre, pour le Canadien aura une autre partie, remplacer son adversaire et se glisser au moins aussi importante ù jouer en avant dans la grande lutte pour samedi soir.Par sa victoire sur te I le championnat, club de l’ancienne capitale, le Garni-J Les Wanderers se sont reposés lou-dien a conquis la première place dans i te la semaine et seront en grande la ligue.Demain soir, il devra la dé-1 forme lorsqu’ils entreront sur la gla-fendre contre les Wanderers qui sont ce.Us seront bien reposés, frais et STREMENSKY N’A PAS EU DE VEINE Geo, Slrcmensky n’a sûrement pas eu de veine hier soir dans sa joule contre Hamel dans les séries du tournoi de billard handicap pour les habitués des salles du club Athlétique Canadien car il a été défait par 13U points à 105.Stmnensky a joué de nmlehuiu :¦ et de plus il n'était pas en condition car des coups qui sont habituellement faciles furent manqués tandis que son adversaire Hamel jouait comme un champion.Cette joute avait attiné une grand nombre d’amateurs du tapis vert et tous furent unanimes à déclarer que !« guigne était la cause de la défaite de George Stremensky.en deuxième positioin, un point seu-Iornent en arrière du Bleu Blanc Rouge.Pour rester en avant dans la course au championnat de la National Hrtckey Association, le Canadien devra vaincre les Wanderers.S’il est battu, il devra céder sa place aux Wanderers.L’importance de celte joute et la rivalité qui existe entre les deux clubs dispos.Le Canadien se ressentira certainement des fatigues de sa mémorable lutte de mercredi avec le Québec, mais là où il aura I avantage sur les Wanderers, c’est dans le nombre de ses substituts.Le Canadien a douze joueurs, deux équipes au complet.Ces joueurs peuvent se remplacer avantageusement lorsque quelques-uns d’entre eux montrent des signes de fatigue.Les Wanderers au ont créé dans la publie un très vif | contraire n’ont que peu de rempla-inlérêt.La joute de demain soir cstiçaTits.celle (pii passionne le plus les es-! Pour peu que les Canadiens “cthee- prits depuis le commencement de la kent” leurs adversaires, Hs auront de saison.L’on peut prévoir que Tas- lionnes chances de sortir vainqueurs _ _ A !.( T.».« a a a«.«^ i si I ¦ a } n sa .h T sa C ' il ra ti.rli raaa f sa , I , a î 4- ci LE ROI PIERRE EST CONFIANT .CROIT EN LA LIBERTE DE LA SERBIE COMME IL CROIT EN DIEU ET ESPERE NE PAS MOURIR AVANT D’AVOIR VU LE TRIOMPHE DE SON ROYAUME.AVIS PUBLIC Lots-Nos 26-944, 26-945, 26-946, et 26-947, paroisse S.-Laurent .Aedepsos, Ile d’Eubée, 1(1, via Paris, 18 — Le roi Pierre de Serbie a accordé ce matin une interview à La cité de Montréal, par ses procureurs soussignés, donne P»1’ ‘‘j* présentes avis publie que l.l.yM.le 21ième jour de février 1!IB>, à Ht heures 30 de Pavant-midi, ou aussitôt que conseil pourra être entendu, au Palais de Justice, à Montréal, elle présentera par le ministère de scs procureurs, à la Cour Supérieure, division de pratique (chambre No .31), dans et pour le district de Mont réal, Province de Québec, ou à aucun des honorables juges d’icelle, une requête demandant à la dite cour ou a un juge d’icelle, de choisir et nommer en vertu rie la loi 4 Edouard Vil, chapitre, 10, article 18.et à la suggestion des parties intéressées a l’exclusion de la Cité, deux personnes compétentes et désintéressées pour agir en qualité de commissaires conjointement avec l’un des Recorders de la Cité comme président, et deux de ses estimateurs nommés elle, pour fixer et déterminer E.J.Callahan purent rien faire.D’Auray remplaça Maltais dans les' buts et fil très bien.Wall égala de nouveau les chances pour les Stars au commencement de la troisième période.Mais Malte donna la victoire à la Casquette deux minutes après en comptant un point de toule beauté.On peut dire que Malte a été le grand facteur de la victoire de son club.La joute fut fout amicale.Elle fut arbitrée par Léo O’Grariy et Percy Norton qui donnèrent satisfaction à tous.Lundi prochain, le La; bine, champion de la ligue Montréal, fera face à iin Ail-Star recruté parmi les meilleurs joueurs des autres clubs Pénitencier: W.H.Gathercoie.SOMMAIRE Première période 1.—La Casquette, Matte, 4.00.2.t a Casquette, Brunet, 3.00.3.—Stars, Wall, 2.00.4.—Stars; Hughes, 3.30.5.Stars, Roddick, 1,10.Seconde période 6.-—La Casquette, Matte, 4.00.7- La Casquette, Fitzpatrick, 9.00.Troisième période X.Stars, Wall, 4.00.!).—La Casquette, Matte, 2.00.Punitions.— Watson, Pollock, Vittie, Roddick, 3 minutes chacun.POSITION DES CLUB Semi-lReady .G.I’.P.C.36 9 .800 J.W.Peck.31 11 .755 B.Gardner.27 18 .600 Society Brand .26 19 .577 Flt-dteform.20 25 .444 P.J.Tooke.15 30 .333 j S.Hart and Co.12 33 .266 j Fashion-Craft.10 35 .222 MoiTeure moyenne M.,1.Kauf- man, 177.7, B.Gu trdner and ( 0.sisfance à la partie sera de beaucoup ; de la glace.Le Canadien se doit à i un correspondant de la Presse as-la plus nombreuse vue cet hiver à lui-même et à ses partisans de triom- j sociée.Epuisé, ployé sous le poids TAréna.] phçr des Wanderers qui l’ont battu de ses 72 ans, presque aveugle, sans La joute sera certes un spectacle i trois fois cette saison.Le Bleu Blanc sensationnel, une lutte acharnée, en-1 Rouge doit triompher à tout prix, traînante.Chaque club 'era Tiinpos- j Attendons-nous à une partie sensa-sibîe pour vaincre Tun, le Canadien,1 tionnelle.Plus haut total en trois parties .M.J.Kaufman, 038, B.‘Gardner and Co.Plus haute partie simple : J.Wheatley, 233, Fit-Reform.MOYENNES DES JOUEURS Semi-Rca dy DERNIERE SEANCE DE LA LIGUE DE LA CITE, LUNDI LE LAVAL ET LE MONTREAL DEVRONT TRIOMPHER DE ! EUES ADVERSAIRES POUR RESTER EGAUX.La ligue de la Cité clôturera lundi soir sa saison à TAréna.du moins sa saison régulière.Il y a toute apparence en effet que deux clubs de la ligue, le Laval et le Montréal seront obligés ___., , , .de jouer une partie supplémentaire nienl possible et le./¦rider du championnat.I connaissent pas c jouer afin de d prévoir l'incertain, Jouirons-nous Tune température idéale?Chacun l’espère.Obtiendra-t-on le succès que méritent ies efforts presque herculéens de nos excellents amis qui se préparent aux grandes fêtes carnavalesques?Chacun l'espère fermement.La finance, ce nerf de la guerre, à ! S.Holstein .une .roque aussi critique que celle B.Goudreau.dans laquelle nous passons actuelle ment n’a pas permis aux organisa teins de ramasser des millions, cependant elle leur permettra de rem- W.B.Clapp plir tout le programme que nous J.Hyland, avons déjà mentionné.Nos étudiants E sont bien préparés à briller le bon " homme carnaval des plus joyeuse-j les personnes qui | ec que c’est qu’un E.Archambault .Pts.7687 P.45 Moy.170.9 C.Laforce.3661 24 152.5 H.Havel 6832 45 151.9 A.More 5465 36 151.8 J.Morin 2213 15 119.5 A.Laforce.0711 45 149.1 J.harbnnneau.1576 12 131.3 A.Deschèncs .273 3 92.I.Cohen.H.Wagner.AV.Gummon.R 34450 J.W.Peck and Co.7077 5025 0520 5854 4820 437 2032 1301 378 City; Joe Gédéon, de Brooklyn ; Germany Schaefer, de Newark.S.-Louis — Lanceurs, Plank, Davenport.Crandall el Groom; rece-veu •, Hartley et Chapman ; 1er but, Borton; avant-garde, Johnson; 3cme but, Deal et voltigeurs, Tobin, Miller et Marsans, tous de SIou-fe Is.Détroit.— Lanceurs, Erickson, de Brooklyn.Mcrcile.C.Benning.ranime de lundi soir est le carnaval le sauront certainement le 33544 B.Gardngr Le pro suivant: 8 heures — National vs Laval.9 heures — McGill vs Montréal.10 heures —Victoria vs Shamrocks.Deux de ces parties sont extrême-^ nient importantes.Le Laval devra en i'udns J , effet vaincre le National à tout prix ! ^ dors.que plusieurs maisons s'il veut conserver ses chances de remporter le championnat.De même, le Montréal, s’il ne veut pas abandonner le titre au Laval devra battre le McGill.D'après les performances passées des deux clubs, le Laval et le Montréal devraient triompher de leurs adversaires respectifs.S'il en est ainsi, ils resteront égaux, comme ils le sont depuis lundi soir alors que lundi matin.Le Comité demande comme faveur aux personnes qui feront circuler des chars allégoriques le dimanche soir de bien vouloir les sortir dimanche dans T après-midi vers les trois heu-(MjjfMji| de vues cinématographiques les pose-jront sur des pellicules.Ce sera une j puissante réclame pour toutes ces i maisons.Les clubs de raquettes qui ont en i leur possession des flambeaux ou des torches sont cordialement priés de /bien vouloir les faire suivre avec eux j pour la procession de dimanche soir.I Le comité a fait préparer des jolies M.J.Kaufman.Geo.Beckel.Desjardins.M.Herscoviteh J.it.Lapointe.Nolet.7997 5069 5(180 5591 1987 2970 32.300 Society Brand lés Shamrocks ont fait'partie'uu'lle i‘" i'd'ies en souvenir de ce carnaval avec le Laval.Dans le cas où le La- ««* ^ront vendues par des dames et val et le Montréal termineraient la r L.F.Eron.Hankins.M.Garfinkle.C.Smith.E.Scott.Chester.F.Mari n.J.Randa., Brin.5533 3719 6378 4686 5854 2134 3034 1346 99 saison égaux, ils joueront jeudi soir prochain une partie décisive pour le championnat.Le capitaine Léon Lajoie du Laval qui a été blessé dans la partie de lundi dernier est maintenant en bonne voie de «nié ri son, mais il ne jouera liantes.Ce sera la seule insigne officielle et elle représentera le sceau F.G.Campbell du Carnaval.Harrod.Ces insignes seront en vente same.J- Wheatley.di, i W.R.Campbell.La parade d’église de dimanche nia Jasmin tin sera des plus imposantes et la 32783 Fit-Reform till 6347 3588 5929 pas lundi soir.La direction du club !'p,e.‘’sc B ne vent rnis nrendre le risuue de le ’ U‘n 11 e messe qui sera célébrée à l’église S.- iie veut pas prendre le risque de le!,'-"™,,e fa .une cérémonie religieu-fairc jouer et de le mettre peut-êtrei?e ^ Plus imposantes; 1 actif man ‘hiülé de nrendre nart à I Be de chapelle, M.Allaire, a a prépaie dans rimpossibilité de prendre part à, ., , la partie de jeudi, si pari e il y a.1,11 programme musical avec accom-Lajoie se reposera, se remettra rom-1 If’fient d orchestre que Ion ap-• plètement de sa blessure, et jeudi i Bondirait certainement si on ne sc soir, s'il y a partie entre te Montréal Bousquet.Brobman.Brennan.K.C.Townsend.Wain wright.5136 2068 1668 1272 722 97 et le Laval il s’alignera avec son club et s’efforcera de lui faire remporter le championnat de la ligue de la Cité.A- BOUGIE DEFAIT PAR B0R0VIL0S trouvait dans un temple sacré Les réjouissances de l’après-midi et de la soirée sauront faire passer de joyeux moments à la population de la partie Nord de Montréal ainsi qu’aux milliers de visitetirs.Bref, le carnaval du Nord de dimanche prochain promet d’être un spectacle inoubliable.Les citoyens ont promis de décorer leurs maisons let leurs magasins et la haute ville F.A.Lee.F.A.Manseau A.Laforte.E.L.Nelson.J.Sutherland H.A.Nelson.H.Marier.O.Henschell.C.F.Nelson .A.Bernier.30988 R.J.Tooke 6098 6042 4815 394 4539 775 2173 2078 718 1991 La joute Bougie-Borovilos réser- P'/ scotera en eette occasion un très vait une surprise.Bien peu ri’anin-|*io11 c iUt) -ocl1, -____________ teurs croyaient que le Grec pouvait • jpn rviTir I fp i vaincre le représentant de l’Art BH-j Lllw V^UlLLilu A 29623 lard Parlor car ce dernier n'avait j jusque là qu’une seule défaite à sonj crédit cl l’opinion générale était! qu’il triompherait facilement de son , oegai.jfcj'uSïBSS3£Er«S?fcÔS pjHfrfc • 'rte la " ____‘ J.Cirinstein.LA CASQUETTE a J.Margolese.R.Marcovitch.J.Srhlunger.Du rocher.i .i.Schlcnger.N.Segal.isSKïtWSsa rsTL;; *.dans une joute du tournoi pour le aern championnat amateur de Montréal, -, vivront longtemps dans le Heller ir des amateurs qui y assisté-j ' * ” rent.5637 5505 5710 5371 387 5254 116 1021 645 316 qui se poursuit aux salles du Clubi , , .Athléli.'ue Canadien., E intérêt dçs spectateurs a etc sou- La défaite de Bougie lui enlève Rau jusqu a la Lu, a.ois que Coupai toute chance de décrocher les bon- t le record pour partie simple A.Fa™er • neurs de la première place el laisse etiibli par Jules Lozeau.E.Chevalier.Saint-Jean et Tony Totoro sur un Çoupal atteignit le beau score de f Ledoux.pied d’égalité pour la première po- ‘„ sillon.Ces deux derniers devront! L équipé Goudron a gagne les 3 détailler pour les honneurs du tour-;Pai'Ues, et par cette victoire se place noi dans trois parties; le joueur qui en lefe u® ha ligue, avec la pcrspecti-gagnera deux parties sera reconnu ve d® décrocher le championnat et comme le champion.La première hi possession de la coupe C.N.Gham- partie de détail sera jouée jeudi soir;'herland.prochain au Canadien tandis que la Jeudi soir, les équipes Desjardins deuxième aura lieu le 9 mars et la ®t Richer se livraient une fort belle troisième le 16 mars.jhitte qui s’est terminée par la Victoire Latour et Borovilos joueront pour! de l’équipe Desjardins, décider de la quatrième place, car Le président Richer est très satis-ces deux concurrents ont chacun "fait du beau succès qu’ont remporté deux défaites à leur crédit.La par- les joules de la ligue jusqu’à présent tie de détail entre ces deux joueurs et il nous a fait part de son intention 29964 Fashion-Craft 48 L.Herman Hillman.Landry.Rosenthal.Gibson.T.Laforce.Brouillard.H.Toussaint.Lauzon.6343 1916 5308 2915 879 2093 1724 1208 2010 460 102 45 157.3 M •> 152 3 45 147.1 40 110.3 33 146.1 3 145.0 14 145.1 !) 14 1.5! 3 .26, 45 177.7 36 140.8! 11 188.5 i 42 133.1 38 131.2| 23 129.1 33 167.7 24 154.9 12 151.8 33 142.42 138.9 16 133.4 23 131.9 II 122.3 1 99.27 152.2 42 151.9 24 149.5 44 134.7 38 136.5 17 12!.7 14 119.1 7 103.1 7 103.1 1 97.43 141.8 45 134.3 36 133.7 3 131.3 35 129.7 6 129.1 17 127.8 17 122.2 6 119.7: 17 117.1 39 144.5 39 141.1 1 43 132.8 ¦11 131.! 3 129.41 128.1 1 118.9 113.4 1 6 107.5 3 105.3 34 143.9 45 140.9: 11 136.81 40 i:i2.7! 22 132.5 7 125.6 17 123.1 14 123.1 10 120.8 17 118.2 1 115.1 102.LIGUE NATIONALE Ghicaco.— Lanceurs, Brown, Hendrix, Bailey, McConnell et ITendergast, tous de Chifeds; Seaton, de B ooklyn; receveurs, Wilson et Fischer, de Chifeds; joueurs d'intérieur, Tinker et Dooian, de Chifeds; et Yereks, de l’iltieds ; voltigeurs.Flack, Zwdüng et Mann, de Chifeld.s.Giants — Voltigeur, Benny Kauff, de Brooklyn ; w.ark et joueur d’intérieur, James Smith, de Baltimore.Philadelphie.— Lanceur, der, de Baltimore.LIGUES MINEURES Ben- I.o comité d'organisation est actuel ieinent à compléter les arrange-ii vu is pour la grande sortie du Hub de raquetteurs Le Forestier, à S.-Vincent de Paul, dimanche le 20 du courant.Tout fait prévoir un brillant succès.Monsieur le curé Per-râult sera charmé de recevoir les raquetteurs dans son église et i! dit à tous nos amis un cordial “bienvenu''.M.Alonzo Savard, le populaire président de l'union locale des raquetteurs de Montréal, sera présent.MM.J.G.A.De celles et J.N.O.Le-doux, ex-présidents de 1'union canadienne, viendront réhausser par leur présente i éclat de cette sortie.MM.(es députés Lévesque et Wilson seront aussi de la fête.MM.les présidents des clubs de la ligue du nord ont communiqué avec l’actif président du Forestier, M.Sylvio Martin, afin de lui assurer de nouveau leur 'précieux concours pour cette excursion.Voici Je programme officiel de dimanche le 20 courant: 8.45—Réunion dus clubs du nord au tunnel de la rue S.-Denis.(Prière aux clubs de se faire accompagner de leurs corps de clairons et tambours).O.ÜO- Départ pour S.-Vincent en char spécial.9.30—-Arrivé*.' à S.-Vincent.Parade jusqu’à l’église.10.00—Grand messe.Allocution de circonstance.II.00—P l'ade dans S.-Vincent.11.20—Rafliunent à Tliôlel Robin.Indianapolte.— Lanceur, Rog- 12.00—Grand banquet, voltigeurs, Wiekland et Kelley, 2.00—Marche en raquettes.Amu- lous de Pitlfeds.„ , sements divers.Kansas Citv.— Voltigeur, Hand- o.OO—Retour.• rd et 1er but, Beck, de Chifeds.j N-B-—Le comité du Forestier in- Nashville.— Joueur d’intérieur, forme les ciubs amis qui désire- par y Kores, de Slouferis.Minneapolis.— Voltigeur, Mie-mvky, ri lanceurs Dickson et Burk, de Pittfeds.Louisville.— Avant garde, Roach, de Buffeds.Tr i, S.-Paul.— Avant-garnie.Al.Holt; lanceurs, Finneran et Upham, et joueur •l’intérieur, Fred Smith, de Brooklyn-Fed s ; voltigeur, Gilmore, de Kan.sàs City.Little Rock.— Voltigeur, Kirby, le Sloufeds.Sioux Cily.— Lanceur Matson, de Sloufeds.niquer avec le secrétaire G.E.Parent, 1094 S.-Hubert, téléphone S.-Louis 4649 ou Est 2074.afin d’assurer le confort aux hôtellertes.LES COMPTEURS DE LA N.H.A.,1.Malone, Qci bec.Cv.Denénnv, Toronto.N.I -alomle, Canadiens.G.Roberts, Wanderers.T.Smith, Québec., F.Nighbor, Ottawa.AU MONT-ROYAL !>: S.wÆëÀ.: : - _ It.Hyland Wanderers.11 y aura de la grande attraction, Keats.Toronto, i .dimanche, nu patinoir Mont-Royal.R.Crawford, Québec.SOREL RENCONTRERA ALL-STAR DIMANCHE couronne, le monarque exilé se cramponne à la vie dans l’espoir de prendre part au triomphe final de ses sujets.Les épreuves les plus douloureuses n’ont pas affaibli son esprit.11 a commencé par faire un chaleureux éloge du peuple américain .qui a secouru la population civile de la Serbie par le moyen de la Croix Rouge et d’autres associations.Le roi a parlé lentement, visiblement fatigué par l’effort, entrecoupant ses paroles de longs s'ien-ces.Je devine ce que vous pensez, a-t-il dit enfin.Vous faites erreur.Nous n’avons aucun reproche à adresser aux alliés qui nous sont restés fidèles.Ils sont venus trop tard à notre secours pour nous sauver.niais ils sont venus.Ils n’-taient pas organisés pour la guerre, ni dominés par une carte militaire.La liberté opère essentiellement avec lenteur, mais c’est cette lenteur même qui constitue la force des peuples libres.Leur triomphe est long à venir, mais il n’en vient pas moins sûrement.“Je ne sais pas si vous comprenez en Amérique ce pourquoi toute l'Europe sc luit.C’est l’effort suprême de la féodalité, une lutte à mort entre la féodalité d’hier et la liberté de demain.C’est pourquoi la guerre s’est déclarée sur les bords du Danube, et non aH’curs.car le Danube sépare la féodalité la plus intran-s'geante maintenue par d’indignes intrigues d’un idéal de liberté des plus tenaces implanté par des hommes résolus de mourir jusqu’au dernier pour le réaliser.“Nous avons toujours voulu vivre en paix avec les Autrichiens, mais le propre de la féodalité c’est de ne pouvoir souffrir la liberté dans son voisinage.Après nous avons accordé notre iberté en 1881, l’Autriche suit la même politique qu'aupara-vant e! veut créer avec la Serbie, le Monténégro, la Bosnie et THerzégo-vine, un vaste empire d’Etats vassaux.‘Quant à la Bulgarie, nous avons prouvé que nous n’avons pas de rancune contre elle.Elle n’a jias voulu être notre amie, dominée par son rêve d’hégémonie dans les Balkans.Malgré cela je dis du fond de mon coeur : “Que ’es Bulgares vivent en paix chez eux.Il y a de la nlace pour tout le monde dans les Balkans.Tout ce qu’il faut c’est un peu dç bonne volonté.” Le roi Pierre a déclaré que la Grèce a compris son devoir d’une façon différente de la Serbie.Elle a refusé de combattre avec les Serbes, mais elle a rempli à tous les ¦nitres égards son devoir d'amie et de voisine.Les Serbes sont aujourd’hui les hôtes des Hellènes et leur sont reconnaissants de leur hospitalité.“Je crois en la liberté de la Serbie comme je crois en Dieu, s’est exclamé le vieux roi.Je ne mour- conforinémont à la loi, les prix cl indemnités à être accordés pour les terrains ou immeubles ci-après désignés que la Cité de Montréal doit acquérir en vertu des articles 421 et suivants de la Charte de la Cité de Montréal, et d’un rapport du Bureau des Commissaires en date du^ 9 décembre 1915.adopté pur le Conseil le 28 du même mois, pour la construction d’une fosse Imhoff.Les terrains à acquérir, tel que mentionné ci-dessus, sont les suivants, savoir !— No.l.-l'iie lisière de termin «ornée au sud -ouest par la rur Urant; au nord-ouest pur le lot du radaslrr No 20-llt.X; au nnrd-rst par te tut du radaslrr No 20-1071; nu sud-est par lo lot ilu cadastre No 26-9-10; lu ylitc lisière de terrain étant le lot du ra-dastre No 20-917 des plan et livre de renvoi officiels de la paroisse -S.-Laurent; le tout tel (lu’indiqué au plan d'amélioration déposé au Lu-ri.'iu de l'inspecteur de ta Cité; No.2.—line lisière de terrain bornée au sud-ouest par la rue Grant; au nord-ouest par le lot du cadastre No 20 947; nu nord-est par le lot du cadastre No 20-1070; au sud-est par le lot du cadastre No 20-94."; la dite lisière de terrain étant le lot du cadastre No 20-940 des plan et livre do revoi officiels de la paroisse S.-Laurent; le tout tel qu'indiqué au plan d'amélioration déposé au bureau do l'Inspecteur de 1 n Cité.N'o.0.—line lis'ère de terrain bornée nu sud-ouest par i:.rur Grant; au nord ouest (air le lot du cadastre No 20-940; au nord-est par tr tôt du cadastre No 20-1072; au suit-est par te lot du cadastre No 20-911; la dite lisière de terra n étai t le loi du cadastre No 20-9 C.des plan et livre de renvoi officiels de la pn-nisse S.-1 -luirent : te tout tel qu’indiqué au plan d’amélioration déposé au 3ni-reau de l’Inspecteur de ta Cité-No.4.—line lisière de terrain bornée nu sud-ouest par la ru,- Ci, ut; au nord-ouest par le lot du cadastre No 20-945; au nord-est par le lut du cadastre No 20-1071 ; au sud-est par le lot du cadastre No 20-94.1; la dite lisière de terrain étant le.lot du cadastre No 20-544 des pian el livre de renvoi officiels de la paroisse S.-Laurent ; le tout tel qu’indiqué au pian d'amélioration déposé au bureau de l'Inspecteur de ta Cité.Laurendeau, Archambault, üamphousse, Jarry, Butler et Saint-Pierre, Avocats de la Cité de Montréal.Montréal, 17 février 1916.L’INDUSTRIE DU SUCRE D’ERABLE L’ASSOCIATION DES PRODUt; -TEURS DE SUCRE ET DE SIROP D'ERABLE SE REUNIRA EN CONGRES A RIGAUD, LE MARDI 29 FEVRIER.—LE REN DEMENT DES SUCRERIES A BEAUCOUP DIMINUE.nage avant et après comme la chose J.Darragh, Ottawa.amé- J.Marks, Québec.rains a beaucoup d'emprise ici.F.Gérard, Ottawa.Dimanche, on pourra patiner de G.Prorigers, Canadiens.heure 30 à 3.00 p.m.Puis le Sore], W.Bell, Wanderers .chnn;»1on de sa ligue, jouera avec J.Laviolette.Canadiens.TAH-Stiar de Montréal, de 3 à 4 p.m.I).Ritchie.Québec.200 personnes viendrnot de Sorel à h.McNamara, Canadiens, eette occasion.Le match promet d’ê- w.Smalil, Wanderers., Mont Saint-Louis, dimanche dernier, j Corbeau, Canadiens.Enfin, de 4 à 5 p.m.il y aura jiati- j A.Ross, Ottawa.nage de nouveau, le tout pour un S.Poulin, Canadiens.S.Clfghorn.Wanderers.4 LE MONTREALAIS A.Skinner, Toronto.-A.Buford, Ottawa.! M.Merrill Ottawa.rai pas vaut d’avoir vu le triom-i nos lecteurs.L'association des (producteurs de sucre et de sirop d'érable sc réunira en congrès à nigaud, le mardi 29 février prochain.Cul événement vaut la peine que nous le signalions à J attention de me de mon royaume.LE CONCERT DE M.MISCHA ELMAN C’est lundi jiroohain qu’aura lieu le grand concert de l’illustre violoniste russe Mischa Elman an théâtre Sa Maiesté sons la direction de M.Louis II.Bourdon.M.Mischa Elman a refusé Tété Laissé seul, isolé, le cuülivateur entreprend rarement les réformes modernes du moins les pJus récentes pour ne pas dire urgentes.Jusqu’à ce jour, les journaux, les revues agricoles, Ivs bulletins ont, large ment contribué à Taméliorn-tion générale ; cependant il est de toute évidence que Jes facteurs les plus rapides de propagande ont élé les sociétés coopératives qui, outre eur organisation ont tenu (les co- dernier rie donner des leçons de mi ces dv conventions agricoles, où ., , , TT i.i vt„„* ill.Cameron Toronto.Le club de raquetteurs Le Mont;, j_ Arb,)Ur Canadiens.réalais” demande comme faveur a tous les membres de i’ancicn club S.-Louis qui ont encore leurs costumes à leur di position de s'unir avec vendr P.Stevens.Wanderers.N.Bnw f, Wanderers.H.Mummery, Québec.a leur ut position ue » imn , vIf.i)ona],rj Ouébec l ,,0U?cl ^'nsts, n * ' s d ^n’aura Sent H- M®S, Toronto' \ dre leurs costumes n auraient , i, •i- .29853 aura lieu le 2 mars.LE CARNAVAL DU NORD de terminer magistralement une sai son si bien commencée, en défiant les détenteurs du championnat de la ville.Inutile de dire que notre actif président nous ménage de toelles surprises.POSITION DES EQUIPES G P Nord.Ces! dire que les organisateurs I Goudron.9 2 sont actuellement dans une fièvre Godin.6 5 bien facile à comprendre.Dans tou- Richer.5 LES SAUTEURS DE CONTRATS Il ne reste plus que deux jours pour la rr'-.éhraTon du Carnaval du tes ces grandes organisations il faut i Desjardins.3 Ncw-Y’ork, 18.— La paix entre le baseball organisé et la ligue Fédérale n permis à quarante-cinq sauteurs de conlrats de revenir dans le giron du baseball organisé jusqu’à date.Voici la liste des enfants prodigues: LIGUE AMERICAINE New-York Lee Magee, de bien * téléphone S.-Louis 5125.jf Fournier, Canadiens.Tous les membres du Montréa’ais Beriinguette Canadien», sont priés d’assister à l’assemblée S.Ronan, 'r^* et (.an., de ce soir (vendredi) au No 178, rue Beaubien.TROIS JOUTES AU JUBILE J.Stavcnau, Ottawa.-« - violon à iflOO de la leçon, alora qu’il était en villégiature à Avon, N.J., tout jtrès de New-York.Le grand artiste a toujours refusé de donner des leçons, car il prétend qu’il est beaucoup trop jeune encore (il a eu ses 25 ans dernièrement).Or, étant à préparer ses programmes pour la présente saison, une jeune dame se présenta auprès de Mischa FJman, pour que ce grand génie voulût ï j bien donner des leçons à son fils "'âgé de 14 ans.Ne voulant pas offen-^I ser la dame.Mischa Elman répondit “ qu’il était beaucoup trop occupé "Ipour enseigner et en jilus nu’il ne “jdonnait jamais de leçons.Toutefois ^ila dame persiflait dans sa demande, “iet lui demanda de faire une exrep-“Ition pour son fils qui avait beaucoup de talent, et offrit au virtuose russe $100 la leçon.Mischa Elman sourit simplement et refusa très gentiment.(Communiqué) VENDREDI SOIR AU GYMNASE DU CANADIEN Trois parties seront jouées ce soir au Jubilée.Voi i le Programme : .- 8 : 0—Champêtre v» Ail-Montreal., ]e 25 février aux salies de la rue S.- 9 à 19—L’Aiglon vs Stanley.Catherine.Les adversaires de la sol- id à 11—Grand-Tronc vs Lanada | r£e seront Joc Jeannette et Silas UN BEBE EBOUILLANTE Louiseville, 18.— Un accident survenu hier chez M.Vadeboncoeur a causé la mort d’un enfant et blessé grièvement la mère et ses deux autres enfants.En voulant transpor-Le club Athlétique Canadien an-|jer une bouilloire du poêle à un notice une grande s iréc de boxe pour Cernent.POSITIONS.Canada Cernent.Champêtre Stanley .Grand-Tronc Brooklyn; Nick Cutlop, de Kansas Ail-Longueuil .G.P.N.Pr .7 1 0 31 2 1 26 .4 3 1 14 .3 4 1 13 .1 5 2 16 .1 Ü 1 U j Green.Comme il devient de plus en Ipius difficile de trouver des rivaux Ct à notre jmgilistc local le “Club” a 9 décidé de c mettre en face d'un des 14 plus grands ténors de Tarène.Jean-19 nette n'e.st pas le premier venu et 16 c'est contre un rivai aussi haut coté 31 que Green devra ajouter 22 chose à sa réputation.banc, Mme Vadeboncoeur glissa et renversa le contenu sur elle et ses trois enfants dont l’un, un bébé delQuébec n’est pas resté indifférent inq mois, reposait dans son ber ceau, pendant que les deux autres s’amusaient près d’elle.Le bébé a été ébouillanté au point qu’il en est mort quelques heures apres.Arthur, un bambin de deux ans, a aussi été sérieusement brûlé; son état est désespéré.La mère et un autre enfant quelque de trois ans ont été grièvement brûlés.i I ies intéressés ont pu aller s instruite sur place.Chaque industrie agricole a main-ienunt son association.Les apicui-.cttis, les éleveurs, Ws horticulteurs, etc.; e.Ies sont autant de leviers du progrès.Jusqu’à ces temps derniers une autre industrie, la fabrication de sucre et de sirop ti érable, était negligee au (point quelle semblait devoir disparaître: de f it les s.atistiques démontrent qt.v Je rendiineiU des sucreries a continu: i!- ment diminué depuis quelques an.ées; tout a coup He., citoyens d initiative en mê-iiie .snips que ries producteurs, résolurent de réagir conlre ce pénible état de chose.I s se formèrent en association puis allèrent auprès du gouvernement d* mander ht protection contre L.s faisificaiions de sirop d’érable.Les produits f;f sines inondaient le marché de telle façon qu i! ny avait plus de.plaie et de prix pour le véritable produit.De là.le découragement ct l’abandon rapide de J industrie du sucre d’érable, chez nous.Le gouvernement d'Ottawa a fait sa part, en amend mt sa loi sur les falsifications ên prohibant 1 emploi du mot érable sur tout produit qui n’est pas de Térable.De son côté fc gouvernement du au mouvement, puisqu’il a subventionné la Société des producteurs de façon à guider ses premiers pas.ses premiers essais dans la mission toute aussi patriotique que jtraîiqitc qu’elle s est tracée.La Société des producteurs compte à l'heure présente près de 800 membres, au bout de trois années d’existence.*| • -, VOL.VIL — No 40 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 18 FEVRIER 1016 LE BILL DE MONTREAL LE CORSO.EST KCAFIÏÏ JUBES EN DESACCORD Le comité des bills privés de la Législature adopte le projet de M.Gouin et réduit le nombre des échevins à 20.— Ceux-ci pourront cependant faire eux mêmes la redistribution des quartiers.— Leur traitement est porté à $1,500.LES RAISONS DE SIR LOMER Québec, 17.— La décollation du conseil prendra effet au mois d’avril prochain.Ainsi du moins en a décidé le comité des bills privés et il est peu probable '|ue la Chambre renverse cette décision.Nous n’aurons donc plus à partir du mois d’avril que 20 échevins.Comme hochet d’autonomie, le premier ministre, qui a dicté chacune des décisions du comité, puis-o>ue seule ou à peu près seule l’opposition a voté contre ses arrêts, accorde au prochain conseil le droit de faire à sa guise la redistribution de la carte électorale.On voit d’ici quelle bataille s’engagera autour du partage du gâteau.Autres fiches de consolation, nos édiles toucheront comme indemnité $1,500 au lieu de $1,000, leurs dépenses d’élections seront réduites par l’interdiction de l’emploi de ca-baleurs, et les prochains commissaires élus ne le seront que pour deux ans; par ailleurs ils perdent le privilège de se présenter à plusieurs charges grâce â un amendement proposé par M.Bouchard, de S.-Hyacinthe.Somme toute, ils sortent assez éclopés de la séance de ce soir.Jamais le comité des bills privés n’a vu une foule aussi nombreuse; les membres du comité composite étaient là de même que la plupart des échevins et tous les commissaires.Le maire a longtemps parlé et il a eu quelques menaces à l’adresse du premier ministre.Celui-ci, dans sa réplique, a conservé son beau calme.11 a dirigé le comité comme il a voulu et où il a voulu, sans révolte.* • * Le maire est entendu Le maire est le ipremier entendu.11 établit, en principe, qu’il condamne fortement la réduction du nombre des échevins telle que proposée par sir Lomer Gouin et qu’il continue à réclamer l’administration de la ville par un seul corps composé de 35 conseillers.Comme le commissaire Giroux, il est d’opinion que les commissaires ne peuvent surveiller décemment l’administration.Us sont forcés de déléguer leurs pouvoirs aux chefs de départements; de cette source naissent tous Ses abus.Comme on murmure autour de M.Martin, celui-ci s’exclame : ‘ Laissez-moi donc parler, jr suis malade.(Son Honneur se plaint en effet de la maladie à la mode, la grippe, qui ne respecte aucune grandeur).M.Martin ayant repris sa harangue, après s’être violemment enrhumé, répète une centième fois son programme électoral.Le premier ministre, dit-il, contrarie le sentiment populaire en réduisant la force des échevins et en augmentant celle des commissaires.0 prend â témoin le député de Rouville (M.Robert), qui, dit-il, a entendu â ses assemblées le peuple réclamer l’abolition du bureau des commissaires.M.Robert.— Jamais! M.le maire.— Oui, M.Robert! M.Robert.— Jamais! C’est tellement vrai que le peuple veut l’abolition du bureau des commissaires que dans la seule journée d’hier, une fois que la nouvelle de la réduction du nombre des échevins fut connue, il a reçu pas moins de 50 dépêches de protestation.C’est tellement vrai que les échevins n’ont pas peur d’un referendum sur la question de leur abolition, qu’ils le réclament au contraire, tandis que le “comité composite” n’en veut plus.Les commissaires, élus “at large”, représenteront nécessairement une coterie: la coterie qui les aura fait élire.“Savez-vous, s’écrie le (maire, qui administrait la ville en 1010?— M.James Morgan, qui venait à peu près tous les jouis au bureau du docteur Lachapelle, à moins que le docteur Lachapelle n’allât chez Oui.” Puis, M.Martin expose son plan d’administration: 35 échevins avec, 7 commissions, nrésirlées par un homme qualifié, désigné par le maire.Cette nomination (étrange autonomie!) dos présidents, il la soumettra au cabinet présidentiel.M.le premier ministre, vous avez suggéré un remède que je ne trouve pas bon.Vous faites exactement Je contraire de ce que la majorité des contribuables de Montréal réclame.Ce que M.Gouin Le maire, sans reprendre souffle, continue son apostrophe.-M.le premier ministre, retirez votre amendement.SI vous supprimez des échevins vous contrariez absolument la volonté populaire.Vous vous trompez, M.le premier ministre, si vous persistez dans votre ambition.Je vous dis plus haut ce que d’autres pensent tout bas, J’aime mieux moi ne pas vous trahir par derrière.Songez-y deux fois.” La réplique de M.Guerin Le Dr Guerin donne la réplique â M.Martin.Il ne veut pas faire un Joiiigd'is'oours, dit-il, niais simplement faire observer que si on a dit quel que chose contre les hommes qui composent ou ont composé le bureau des commissaires on n’a rien dit pour réfuter les arguments qu’i| avançait l’autre fois.-M.Lavergne: — Comment expli quez-vous l’augmentation de la dette de la ville?) —Par les annexions.M.le maire s’est servi de mon nom au sujet de 1 expropriation de la rue Sherbrooke.Cela a été fait à la suite d'un amen-dement à la oharlp de Maisonneuve â laquelle il s’était opposé.Il pourrait prendre une action en dommage contre le maire, mais il ne le fera pas.M.le maire — Je retire ce que j’ai dil.-M.Cousineau — Etes-vous en faveur, M.Guerin, du projet du premier ministre?—Oui.—Lavez-vous suggéré?—-Non, mais nous l’acceptons.M.L.A.Lapointe — Etes-vous autorise a accepter ce plan par les membres du comité composite?—Je suis autorisé â accepter toute amelioration qui est faite dans l’intérêt de la ville.Je sais que le comité acceptera mes explications.Nous étions en faveur de la réduction du nombre des éche-vins, c est un pas dans la bonne voie.Avant le vote M.Lavergne se lève pour expliquer son attitude., li rroit que le peuple de Montréal doit rire consulté c’est lui le prinri-pal intéressé.Et il ne votera pas pour un amendement sans qu’on ait demandé au peuple s’il veut encore de 1 administration actuelle.C’est le peu-pit* qui est le principal intéressé Après tout.(Longs applaudissements).M.Lavergne ayant repris sa place.M.Cousineau veut savoir qui a inspire son projet au premier ministre, quel groupe, quelle faction.M.Gouin parle L’attention se tend.Sir Lomer Gouin vient de se lever.On semble embrouiller la question, dit-il, en voulant y accoler celle de l’abolition du bureau des commissaires.Il ii y a devant le comité qu’un seul amendement pour la réduction du nombre des échevins.On s'occupera plus tard de l’abolition, s’il y a lieu.Pour répondre au chef de l’bp-position, la demande de réduction à 20 des conseillers municipaux n'a rie fàite par personne, déclare-t-il.C est la population presque unanime qui est en faveur de celte réforme.D’abord, continue l’orateur sont en faveur de la réduction du nombre des échevins ceux qui sont ici et qui se sont exprimés dans ce sens, ceux qui réclament la réduction tout bas et le “ statu quo ” tout haut.Puis le premier ministre examine les diverses suggestions qui ont été faites au comité.Il v a d'a-bord le comité composite qui veut la division rie la ville en cinq quartiers et la réduction des échevins à quinze : il y a ensuite l’association des voleurs tic Saint-Laurent, les échevins Macdonald et Roulé, le-chevin L.A.Lapointe, qui est en faveur de quinze échevins élus par toute la ville et, enfin, M.Ménard, Qui.s’il réclamait, ce matin, le main-t-en du nombre des échevins à 31, ne m’en a pas moins soumis un projet fort bien conçu pour la réduction des représentants â 18.Et M.Gouin exhibe deux plans qui lui ont etc communiqués par l'échevin de Bordeaux, dit-il.MM.Lapointe et Ménard font observer à ce (moment qu’ils sont l’un et l’autre favorables a la diminution du nombre des échevins, mais â condition que l’on abolisse le bureau des commissaires.M.Gouin n’en voit pas moins en cela un argument en faveur de son projet, puisque ces deux messieurs concluent en somme à la diminution de la représentalinn échevinale.Le maire lui-même.reprend le premier ministre, serait favorable vient de faire là, il le regrettera | a la réduction du nombre des éche-avant longtemps.Il ne croit pas vins à 25.moyennant certaines conditions, de sorte que je puis bien dire que tous ceux qui ont parlé, ce matin, sauf deux ou trois, sont en faveur du projet que j’ai soumis.J’ai cru qu’entre ces divers chif que celui ci soit conduit par une coterie, mais il ne propose pas le véritable remède.L’année prochaine, on sera obligé de revenir pour redemander un changement.Le bureau des commissaires a été proposé comme réaction contre tes scandales dévoilés par l'enquête Cannon, eh bien! le régime nouveau a été pire.Qu'a-t-nn vu.en effet?L'expropriation de la nie Sherbrooke où était intéressé le Dr Guerin, un membre de la ligue des Citoyens; celle du boulevard de l'Aqueduc, où était intéressé un autre membre du Comité des Citoyens, M.J.U.Emard et, enfin, celle du boulevard Saint-Joseph, où étaient intéressés encore plusieurs membres du Comité des Citoyens.“Faites-vous élire, s’écrie M.Martin.en s1 tournant vers MiM.Guerin et Emard, qui sont à ses côtés; faites-vous élire, si vous en êtes capables, «nais ne venez pas par des moyens détournés contrarier par vos projets de réforme la voloijDl populaire 1” fres il fallait faire une moyenne et voila pourquoi je me suis arrêté â 20.Il ne lui répugne pas, ajoute-il, d avoir un referendum d’ici à deux ans sur l’abolition du bureau des commissaires.On verra alors s'il convient d’arrêter l’abolition du bureau des commissaires.Iæ vote M.Gault, au nom de l’élément anglais, approuve absolument les paroles du premier ministre et votera contre son parti tantôt sur cette question.On prend le vote sur l'amendement et il est accepté par 22 contre 11.L’Opposition complète vote dans la négative avec M.Armand La-vergÉe, MM.Séguin et Turcot.M.Mayfand, qui est en même temps echevn de Montréal et député, n'est L’ELECTION D’HOCHELAGA M.Charbonneau se prononce en faveur de Vin-validation de M.Patenaude etM.Archibald, contre.— Le premier acquiesce cependant au jugement du juge en chef pour permettre un appel.— Résidence ou domicile ?M.MARSIL IRA EN COUR SUPREME .Et ad hue sub indice Us est.La décision rendue hier au sujet de l’élection d'Hoehchiga nécessite Hns-cription de la cause en Cour suprême.Les juges Archibald et Charbonneau ont exprimé des opinions absolument contraires: M.Archibald déclare que le bulletin de présentation de M.Mars'll était nul parce qu’il n'i-n-diquail pas suffisiinwnenl la résidence du candidat, bien qu’il indiquât son domicile, “Montréal”.M.Archibald prétend qu’un candidal doit met-Ire son adresse au long sur le bulletin de présentation, c’est-àdire le numéro et la rue où il demeure.M.Charbonneau déclare de son côté que l'indication k 69kl M i s*.Pacif.¦' 1 63V* 65 iNat.Lead 38k 67*i f«8 Am.Smelt.Atn.S.Fou.1 10>/4 110 lN,«Y.N.H.J North.Pae.68 Anacon.M.^9 ’,; iV-uusyîva.57 57 Atch.son 103 103 j Press.St.C.= 6'-,: 56k Bald.Loco.109 i08l< Reading 7Ski "•>4 Ualt.aOhio 86% 86t.Republt.lr.52k 1 Hetit.Steel.Roc.f£l or.l'réj 19k 86 86 Rubb.V.S.Sl-% Can.Pacif.1681* 168 South.Pac.99k| 99k Cent.Leâth Sont.Rail.20k I 20X Colo.K.AL üre 44 k: St.Paul 21: .Third Ave.' Cruci.Steel «t;: 91 Union Pac.133kl '«H Hriepr.Nol » nepr.No2 SS.52% |U.S, Ste.or.jU.S.Steelp.-'H Eric Ordin 37 37 lu lahCoppe 65k Gr.Nor.Or.45 I5î4: Westingho 66 k 1 66V4 — —’-11 BOURSE DES MINES Cour* fourni* par la maison Bryant, Ditnn p.nd Co., rue S.-François-Xavier, No 66.Montréal.Berlin, viâ Londres, 18.— La diminution de la natalité en Allemagne qui avait été remarquée avant la guerre, est encore plus sérieusement envisagée aujouid’hui à cause des pertes subies sur le champ de bataille.Cette question a été soulevée aujourd’hui à la commission du budget 'lie la Diète prussienne.Un représentant du ministère a prédit qu'à moins d’un changement radical, TAilemagne serait bientôt dans la situation de la France où les décès dépassent les naissances.L’orateur a fait allusion aussi à la grande mortalité infantile.Il a dit également qu’un des plus graves obstacles à l’accroissement de la "'ooulation était l’augmentation (lu nombre des naissances avant terme causées volontairement, ei que le mal ne se bornait pas aux classe*; pauvres.Le ministre de l’éducation a «lit qu’il reconnaissait la gravité de la situation.11 a informé la commission que le gouvernement avait déjà pris la question en considération ei qu’il était en rapport avec des spécialistes pour chercher le remède au mal.POUR OFFENSE ENVERS L’ARMEE ALLEMANDE UN MAIRE LUXEMBOU ÎR G FOIS EST CONDAMNE A TROIS ANS DE PRISON.MINES DE COBALT De- Offre mande Hailcy 05*4 CjL Braver .37 Buffalo .1*0 Chambers 25 Crown Reserve .45 •12 Kerr I^îikc .437'2 430 I .arose .68 60 McKinley Darragh .47 40 Nipissinft .0/5 24 k Peterson Lake .25 Right of Way 05 L 04U, Silver Leaf 02% 02'i MINES DE PORCUPINE Apex .06k 06 Dome Katension .2X 27 k Dome Lake 24 23 Domes Mines — Foley O'Brien 50 10 HoHirger .2600 2400 Jupiter 21 U McIntyre .92 McIntyre Extension .20 26 Mon eta .10k 10 Berne, 18 —- La ‘ Strasburger Post” du premier février a annoncé que le tribunal militaire de la 30e brigade d’infanterie à Trêves (Ail.) a condamné le député luxembourgeois Emile Pruin.maire de Oler-vaux (Luxembourg), à trois ans de prison pour offense envers Parmée allemande.11 avait été arrêté pour la publication d’une brochure visant le député Erzberger, ainsi que pour la mise.cn circulation d’une brochure belge intitulée : la Belgique martyre.M.Emile Prum était le chef du parti catholique dans le Luxembourg et bien connu en F"rance pour su brochure en français : “La confession d’un germanophi- Cette condamnation cause un grand émoi et du fait que M.Prum est Luxembourgeois et non Allemand et du fait qu’il fut arrêté par les autorités militaires allemandes en territoire luxembourgeois.INCENDIE RUE BELLEVUE Les pompiers ont eu Une dure besogne dans un incendie qui a éclaté hier soir, dans une maison de rapport, 85 rue de Bellevue.Maisonneuve.Avant que l’on ait pu maîtriser nuit.La cause de l’incendie demeure inconnue et les dommages sont estimés à $1,500.Porc Crown.Porc Imperial ., Porc Tisdale .Porc Y i pond .Preston Past Dome West Dome.04 «2 ^ 70 05 03Vj Ot 67 04 ARTHUR BRUNEAU, Membre, Bourse de Montré»!.BRUNEAU & DUPUIS COURTIER?RiirrAti de Montréal, 97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.Surrursales : QUEBEC et SOREL Fil direct aeec POST & FLAGG.New-Tork.COURS A LAVAL LA LOI SUR LES ACCIDENTS M.E.MONTPETIT CONSACRE SON COURS D’HIER SOIR AUX GARANTIES QU’OFFRE LA LOI DES COMPENSATIONS OUVRIERES.— COMMENT SE PAIENT LES INDEMNITES.Le professeur Montpctit u consacré son cours d’hier soir, à Laval, aux garanties qu'offre la loi sur les acei dents1 1.MODES DE PAIEMEtNT DES INDEMNITES.—Reprenons les quatre catégories d Indemnités, pour établir les modes suivant lesquels les sommes allouées sont payées à l’ouvrier victime d’un, accident, a) Le demi-salaire, payé en cas d’accident lemporaire, est basé sur le salaire journalier touché par l’ouvrier au moment de l’accident, b) En cas de rente, le salaire de base est le salaire annuel.Deux cas peuvent se présenter où l'application de ce principe général serait impossible : 1.L’ouvrier a travaillé moins de douze moins ; on ajoute alors à la rémunération effective une rémunération MOYENNE.2.Le travail n’a pas été continu : le salaire est alors calculé d’après la rémunération effective et, en plus, le gain de l’ouvrier pendant le reste do Tannée, c) En cas do mort, l’indemnité est basée sur le salaire moyen annuel.Le demi-salaire (incapacité temporaire) est payable “ aux mêmes époques que ies salaires des autres employés”.Les rentes “ sont payables par trimestre Remarquons de nouveau, car ce point est d’intérêt pratique, que le capital des rentes peut être exigé, seulement il ne dépassera pas alors deux mille dollars.Cela, pour protéger le patron et l'entreprise.Les indemnités prévues par la loi sont incessibles et insaisissables.IL EXCEPTIONS A LA LOI.—Il y a plusieurs exceptions à la loi do 1909, auxquelles nous ajouterons les cas où son application est restreinte : 1.La loi ne s’applique pas à l’ouvrier qui gagne plus de mille piastres par année.2.Elle ne s’applique pas à l’ouvrier qui travaille ordinairement seul et qui, accidentellement, se joint à un ou plusieurs autres ouvriers.3.Les étrangers, pour bénéficier des indemnités, doivent résider au Canada au moment de l’accident et pendant le service de la rente.Sinon, ils ont un recours suivant le droit commun.4.Si des TIERS sont responsables de j’acci-dent, ils peuvent être assignés en vertu du droit commun.5.Le patron peut prendre à, sa charge de verser à une compagnie d’assurance or.de secours mutuels des cotisations pour que ces compagnies,'en cas d’accident, accordent un montant à la victime.6.La loi ne s’applique pas en cas de faute INTENTIONNELLE.7.En cas de faute inexcusable, les indemnités peuvent être diminuées ou augmentées.Toute convention contraire à la loi sur les Accidents du travail FIST NULLE DE PLEIN DROIT.JH.PROCEDURE.— Un accident ne donnant lieu qu’aux seules réparations prévues par lai loi de 1909, quelle sera la procédure à suivre pour obtenir ces réparations ?La loi elle-même y pourvoit, sous un titre spécial.Ces articles ont trait à la requête autorisant les procédures, à la conciliation des parties, à la juridiction compétente, à la forme du procès, au droit d’appel, à la révision des indemnités, au délai de prescription.La Cour supérieure et la Cour de circuit, suivant leur propre juridiction, connaissent — exclusivement — “ de toute demande et de toute contestation résultant ” de la loi sur les Accidents de 1909.Il est procédé d.abord par requête contenant une demande d’autorisation à procéder.Si le juge réussit à concilier les parties, il rend jugement suivant les termes de l’entente et sur la requête même.La requête accordée sans entente, l’ouvrier procède.En tout temps avant jugement, ou pendant l’instance en appel, l’ouvrier peut obtenir, sur requête à cet effet, “une provision sous forme d’allocation journalière ”, une pension provisoire.Pour ce qui est du procès, les procédures sont sommaires et il n'est pas permis de procéder devant un jury.Il y a appel du jugement final DANS LES QUINZE JOURS “ à peine de déchéance ”, “ ces appels ont préséance sur les autres.” Enfin, “ l’action en recouvrement des indemnités SE PRESCRIT PAR UN AN ”, — délai important, puisqu’il inet fin au droit de l’ouvrier.Une particularité de la loi sur les Accidents est à dégager, qui se rapporte par certains aspects à la procédure : LA REVISION DES INDEMNITES.L'article 26 l’autorise : “ Une demande en révision des indemnités, fondée sur une aggravation ou une atténuation de Tinfir-' mité de la victime, est ouverte pendant quatre années à dater de Tac-cord survenu entre les parties, ou du jugement définitif.Cette demande est faite par action.” IV.GARANTIES OFFERTES PAR LA LOI.—Elles sont de deux sortes ; lo Pour garantir les frais de médecin et les frais funéraires, et les indemnités en ras d’incapacité TEMPORAIRE l’ouvrier a “ UN PRIVILEGE sur les biens meubles et immeubles du chef d’entrqprise 2o Pour garantir les indemnités PERMANENTES ou celles qui sont accordées en ras de mort, l’ouvrier a également “ tant que Tindemnité n’amas été payée ou que la somme ri teneur exacte du document qu’ils, nage”.Les gouvernements les ! ont signé.I mieux intentionnés sont empoison- Les libéraux commencent à ad-] nés littéralement par des qiiéenan-mettre en particulier que la version i,rieurs et des organisateurs de tout allemande sur la partie diplomat!-1 genre, plus soucieux de leurs ,pro-que jouée avant la guvrre ne résiste près intérêts que de celui du pays.) pas à un examen minutieux, et re-1 Or, il est curieux de constater, à| I connaissent même la responsabilité | mesure que l'on avance en âge comme cet abus ne profite à per MUTINERIE EN EGYPTE LES TROUPES HINDOUES SE REBELLENT ET TUENT 12 OFFICIERS, A EA SUITE DE L’ASSASSINAT DE DEUX DES LEURS.Berlin, 18.— Un rapport du Caire à “Volks Zeitung” de Cologne, reproduit par l’agence Outre-mer signale une mutinerie de troupes hindoues, en Egypte LE BUT AVOUE DE L’ANGLETERRE sonne: ni aux ministre*», ni au gouvernement, ni aux députés qui ont] cru avancer leurs affaires en distribuant des faveurs à leurs amis, ni à ces amis eux-rnêmes.Le mal ( A LA SUITE DES DERNIERES MESURES SUR L’IMPORTATION,EST de l’Allemagne à l’égard de la Bel-DE FACILITER L’ENTREE DES ëicIue-., MARCHANDISES nfCfssairps s inir|8ues de von lirpitz et les .t dénonciations de sa presse mena- A LA SUBSISTANCE DU PEUPLE encore le chancelier.On raç- ANGLAIS.j porte que le kaiser partage l’avis i - j des diplomates-et désapprouve les] général ne peut pas engendrer le] Washington, 18.—Les fonctionnai-!incursions des zeppelins en Angle-1 bien particulier, et l’expérience le, res du ministère du commerce di-1 terre, qui sont inutiles, au point de ] prouve, chaque jour.Ce qu’il fau , ,, , , - - , „ , salent aujourd’hui qm’on ne pouvait ! vue militaire à son avis, et rendront La depeche porte qu un fort sen-j pr£(jire exactement TefFet sur le i plus difficiles la reprise des reta-Nivviiip 'ix _ iVÂnrês l’aifence de timent d aversion contre les An-, commerce américain des dernières ; lions amicales avec l’Angleterre, ville 18.1) api es 1 agence qe , s>est manifesté parmi ( les Im mesures anglaises sur l’armement | après la guerre.Dans les milieux diplomatiques nouvelles d’Outremer, un journal russe publie des révélations sensationnelles au sujet d’exemptions de service illégales.Le secrétaire d’un bureau de recrutement de Petrograd et un grand nombre de médecins mili-ta'ires ont été arrêtés.Ils sont accusés d’avoir accepté plus de 10,000 roubles chaque fois.La presse russe annonce aussi qu’à Moscou, un comité de secours aux réfugiés a reçu 200,000 roubles du gouvernement en décembre 1915.Le président du Comité, le prince Trou-baskoi, déclara que plus de 200.000 roubles avaient été envoyés au Comité en décembre et 700,000 roubles en janvier, mais que l’argent n’est jamais parvenu à destination.Cette disparition n’est pas expliquée.Cette corruption ainsi que la politique réactionnaire des autorités russes suscitent un formidable mouve ! revolver, leurs mahométanx qui avaient commis une méprise.Deux Indous, té moins de l’incident, ont lue le capitaine avec une baïonnette.Tou*» le régiment s’est alors rebellé.La plupart des officiers ont trouvé leur salut dans la fuite, mais 12 d’entre eux, le commandant et le major compris, ont été tués.On a envoyé d’autres troupes in-doues pour réprimer le soulèvement, mais elles ont refusé de tirer sur les mutins, et.une partie a fait cause commune avec eux.Après une lutte de 2 heures avec les régiments australiens, une partie des mutins ont fui dans le désert, les autres étant tués ou Messes.______________________________ 11 y a eu d’autres soulèvements, ment d’opposition parmi les membres rapporte l’agence, mais les Anglais de la Douma.j ont prohibé la publication des dé- Après la chute du premier minis-i tails, tre Gorymkin, le nouveau premier oTimif TiV • tic ministre Sturmert tenta d'apaiser la YUALfllM ALi ANj tempête en convoquant individuelle-1 ment les chefs de partis.Beaucoup dé-1 clinèrent cette avance.Alors il les] dons.Un capitaine australien du l’importation nom de Brown a abattu avec son] Le bllt avoué, de l’Angleterre est le 10 janvier, deux servi-.qe diminuer la consommation de ?' I certaines classes de produits et de “ faciliter l’entrée des marchandises on espère encore quA la paix créera plus tard de la zézanie entre la Grande-Bretagne et la Russie.considérées comme plus nécessaires - — .rri «-v T T v-, à la subsistance du peuple anglais.! I |« I IL II A I VI 1 Celt - dernière réglementation, d5- MJ*-* ULjàJJrk A iJU&\ sent les fonctionnaires américains, met tout le commerce anglais aux mains du gouvernement.Un ord-e publié en même temps que la liste des produits interdits empêchait les navires anglais de quitter les ports anglais sans la permission du gouvernement.Ceci, croit-on, signifie que le gouvernement ne laissera la libre pratique qu’aux navires affrétés pour les pays avec lesquels il trouve qu’il est nécessaire de faire du commerce.Un des effets que ta nouvelle réglementation aura sur le commerce LE BUDGET (Suite de la première page) laissez-vous aller gratuitement le (irait, conclut M.Foster, c’est une commission indépendante, foimée d’hommes compétents et indépendants du gouvernement, et qui aurait la charge de distribuer les contrats d’entreprise et tout ce qui dépend du gouvernement, au seul point de vue du mérite de chaque’ demande.Ainsi aurions-nous un véiTable Parlement, débarrassé du parasitisme et de l’exploitation in-j cessante et éhontée qui le déparent et lui enlèvent une forte proportion de son efficacité.Les deux côtés de la Chambre se sont accordés à applaudir à ces' franches déclarations, et sir Geor-i fie Foster s’çst embarqué ensuite dans des considérations de meme altitude sur les suites de la guerre I grand propriétaire de terrains dont t.j ja nécessité de -s’y préparer.Ill la fortune grandit avec chaque an-; (>n.q l’opinion que l’année des né-i nee qui augmente In valeur du pays, gociations et des rajustements de Lt quant a 1 effet rétroactif de cet ; traités commerciaux sera la plus impôt, M.McLean n* croit pas qu il importante et la plus chargée de ranuorte cram chose: ear d ances.-x.i„ .EST COUPABLE invita à venir prendre le thé pour établir entre eux de cordiales relations; mais cette démarche n’eut pas plus de succès comme on put s’en rendre compte ]ors d’une récente réunion des chefs de partis.IL EST CONDAMNE AUX TRAVAUX FORCES POUR AVOIR DONNE DE EAUX PASSEPORTS AUX ETRANGERS.rapporte grand chose; car.d’après i cnnsèquenoes de toute la guerre.' ],u}> men des compagnies n ont pas n’apirès lui.l’Allemagne en sortira fait de profits durant les premiers vain(.ue> humiliée, privée d’armée, j américain sera de réserver plus de-?1018 eur existence; et de toutes; (je marine, et de so-n système displace sur les navires pour les muni- façons, le gouvernement se prépare ! pionna.ge.De p:IuSi les Alliés rompions qui s’empilent maintenant sur ;a, exel'ver, uc nombreuses injustices] pvont avec elle les anciens traités i les docks à destination des pays al- ?Tan,sf 1 cxecl“ion de ces projets.Et (je commerce qui étaient tout à son ’ M.McLean termine par le couplet] avanIaffe< et élèveront autour d’elle ordinaire sur 1 envergure de la guer-j une muraille de droits tarifaires re, la nécesite de détruire TAilema-' élevés.C’est alors que tes diffé LE TRAFIC DE LA BALTIQUE Londres, 18.—Une dépêche de Copenhague à l’“ Exchange Telegraph” dit que, suivant le “ Snaellposten ”, le ministre de la Justice de Suède Londres, 18 — On a déclare coupable aujourd’hui Nui Yoachim Allans, connu aussi sous le nom d’Alts-chuler, et qui a été arrêté le 18 janvier, sous l’accusation d’avoir, de concert avec James Dellas, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, fourni de faux passeports aux étrangers.Dallas a déjà reconnu qu’i! avait accepté de l’argent pour violer son devoir.On prétend que plusieurs étrangers ont pu quitter i nommé une commission royale] {'Angleterre grâce aux permis de dé- polir empêcher le transport sur les eaux territoriales de la Suède de toutes les marchandises dont l’exportation est interdite On dit que cette interdiction est dirigée directement contre les marchands danois qui font sur une large crhclle le transport de ces marchandises en Russie à travers les eaux suédoises.Cette mesure, ait le journal, fera de la Baltique une mer intérieure encore plus fermée, la situation s’aggravant encore du nouveau champ de mines placées par les Allemands à l'entrée de ' Baltique.Le journal suédois “ Social Demokraten ” demande si les mines allemandes ont été placées de manière à permettre au moins aux petits bateaux de dou-bler l'extrême jininte sud de la Suède.Le journal ajoute qu'il espère que ta Suède protestera si Ton manifeste la moindre intention de placer le trafic entier de la Baltique sous le contrôle de l’Allemagne.part ainsi obtenus.Allans a été condamné à un an de travaux forcés et Dallas à trois ans.JOURNALISTE CITE A L’ORDRE DU JOUR Paris, 18 — M.André Tardieu, rédacteur politique au “Temps”, engagé comme réserviste, et promu jusqu'au rang de capitaine, et cité à l’ordre du jour, vient d’obtenir encore la citation suivante : “Il a passé à sa propre demande du service de l'état-major au commandement d’une compagnie.Il a donné les preuves d’une grande bravoure, le 8 février, en menant, sous un violent bombardement d’artillerie lourde, sa compagnie à l’attaque d’une tranchée momentanément perdue, qu’il est parvenu à réoccuper après une lutte de plusieurs heures à coups de grenades à main.” liés.Un autre effet sera dte faire tomber les importations de luxe.gne et celle de diminuer les dépen-, lentc»; parties de l’Empire devront ses ordinaires du Canada.pnrvnprer à un m ‘ “ Beau discours de M.Foster i coopérer à un mouvement d’entente et de rapprochement entre elles1 LE CARDINAL MERCIER QUITTE ROME Rome, 17 février, viâ Paris, 18 _ Le pape Benoit XY a reçu le cardinal Mercier, primat de Belgique, en audience d’adieu ce matin, qui a durée , T'T’ 'T’ pet plus d’une heure.Après l’audience ,-e a Lliainljre.Le ministre fait ius-| j>£irn(|)ire britannique.On devine le cardinal Mercier a dit : ’.tiee, en commençant, de certains ar- jcs apnlau dis s piments.Personne n'n “J’ai confiance que des jours meil- ^unients, spécieux, d après lui, de cependant songé à chanter le “Rule u: its._ .sssK-st ’orntpnr nm l’a r»rpp»*Hp pf r»p itptvI ! pour la réalisation d’une politique ., , ., • d’ensemble, de préparation milftni- G est aiors que le ministre du re commerciale.Et je suis fier, Commerce, sir George.Poster, com- s!£crie Foster, de contempler mence un discours qui ne tarde pas autour de la mère-patrie, ce noble] as eleven, par le ton et la pensee, ; assemblage “de nations et de dé- ' bien au-dessus des débats ordinaires tendances” qui font la gloire de leurs iuironl bientôt pour mon jiavs malheureux.” Le cardinal a ensuite rendu visite l’orateur qui l’a précédé, et ne perd Britannia.” Il est cal se prête bien que.pas de temps à proclamer que le peuple canadien se montre tout aus-au cardinal" Gaq'mrrir le'secrétaire si ,e1n‘housïasl1e à P,3// des taxes d'état du pape.qu a fournir des soldats.Gar le peu- ple, dit-il, en une envolée qui en promet bien d’autres, le peuple est non seulement entré dans cette guerre, mais on peut encore dire i qu’il est sous l’effort de la guerre.] Evidemment, il ne vient pas à Ti-! dée de M.Foster, que le peuple canadien est en effet sous cette gue'-re comme Tinsecte sous la pierre qui fccrase; et il continue à faire, de l’économie politique grand genre, attentivement écouté par la Chambre entière, qui devait se réunir aussi nombreuse, à la rentrée de huit heures, bien qu’il soit assez rare d’y voir à ces heures le chef de l’Opposition, pour ne pas i„.i - , - -— parler du premier-ministre, dont la pouinlus de surete apres la bataille présence est quelque peu moins / seraient gardées rare après le coucher du soleil, jusqu a la nn de la guerre, j Ayant combattu quelques-unes d ailleurs a Toulouse i des craintes de M.McLean, M.McLean, M.Foster concourt cepen- , .- .- - - , «ant avec lui dans le désir de voir laque aerienne.| adopter par le gouvernement, et par vrai que (le lo-mal à la musi- LE SALON DE LA SCULPTURE DU LOUVRE SERA ROUVERT AU PUBLIC LE 1er MARS PROCHAIN.Paris, 18.—Le salon de la sculpture au Musée du Louvre sera rouvert au public le 1er mars prochain En annonçant la chose dans le “Petit Journal ”, Albert Daüniier, sous-secrétaire dies Beaux Arts, disait que 700 peintures précieuses qui avalent été expédiées à Toulouse Elles sont ___________ „ ,,L ¦dans des conditions meilleures qu'au I Le Louvre, toujours exposé à une at-j ds Le débat a été continué pour la forme par le jeune député de Medicine Hat.M.Buchanan, et a î ou r-n ' à mardi par le général Currie.Ernest BILODEAU.LE RESPECT^ DEL’UNIFORME Londres.18.— Les propriétaires du journal hebdomadaire “Bystan- ! der” ont été condamnés à £100 d'a-1 men de, le rédacteur en chef.Vivian Carter à £50 pour avoir publié un : dessi'ii représentant un soldat ivre étendu sous un arbre et donnant Tac-! colaide à une bouteille de rhum.Sous le dessin, la légende: “Disparu”.La poursuite était faite au nom de! la Défense du “Realm Act” sous Tal- j légué que la publication de ce dessin | liait préjudiciable à la discipline et: au recrutement.Appel du jugement i a été interjeté.1 PKIX £1.50 Une invention surprenante (LE PEIGNE COUPE CHEVEUX) (McDonough’s Safety Hair Cutter) On coupe les cheveux soi-même avec ce peigne, aussi bien et aussi facilement que le ferait le coiffeur le plus expérimenté.Aucun danger aucun insuccès.La réussite toujours assurée.C’est l’invention la plus surprenante de notre époque et qui marque le commencement de.la lin des longues attentes chez les barbiers et une ère de satisfaction pour les parents, car non seulement le père se coupera lui-même les cheveux, niais les enfants aussi seront bientôt leurs propres coiffeurs.Voyez la démonstration qui en est faite au rayon de la CHEMISERIE BONNETERIE.—Au rez-de-chaussée.Limited NOS BESOINS ET LES VOTRES NOUS avons besoin de travaux d’impressions : c’eSt notre grande source de revenus.VOUS avez besoin d'impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, fadures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlets, etc.NOUS sommes en mesure de vous donner pleine satisfadion, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas prix, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.LEDET0IR 43 rue SAINT-VINCENT TELEPHONE MAIN T4G1 il LA RECOMPENSE DE LA VERTU par Henry VAN DYKE (3 pus) J’observai que Patrick tenait longtemps sa pipe aux lèvres et qu’il fumait.à vide.Cela semblait le reposer.Dans sa conversation il revenait avec une jouissance spécial' à la petite fortune laissée dans la boîtes à cigares, sur la cheminée: 18 dollars, plus 30 sous, ou à peu près, et, avec l’argent économisé sur le tabac pendant le mois dernier, plus la paye, 33 dollars, aussi sûrs dans la fameuse boite qu’à la banque de Chicoutimi.Ces réflexions semblaient remplir sa pipe de fortes -enteurs et il découvrait dans leurs invisibles émanations des hautes tours, des nurs gris, d’éclatantrti devantures, des .'oule.s pressées des régiments en marche, les yeux rieurs d’un petit garçon.ou plutôt peut-être d’une fillette.Au xortir de ta Belle Rivière, c’é-tait dans le lac Saint-Jean, vaste, bleu et tout resplendissant des ra’ ons du soleil, que nous entrions.A gauche, dans une anse, à huit milles plus loin, éüneelait ie clocher élancé de Saint-Jérôme.Une épalvsc colonne de fumée s'élevait aux alentours.—-Les enfants font un feu de jnie sur la plage! crièrent nos rameurs.Sautant gracieusement de vague en vague, nus canots nous rapprochaient de plus en plus du rivage.Il nous parut bientôt que c’était du milieu des habitations elles-mêmes que partait la fumée.C’était un incendie, «lais qui ne s’étendait pis à tout le village.Les maisons étaient tiop séparées et l’air trop calme pour une conflagration générale.Quel était le lieu précis du sinistre?Etoit-cc la forge, la boulangerie, ou peut-être la grange délabrée de Tremblay qui brûlait?Nous voyions clairement que l’incendie n’avait pas de grandes proportions, mais que ravageait-il?La réponse nous fut donnée à notre arrivée au rivage.Une poignée de gamins, avides de nous annoncer la nouvelle, nous observaient depuis longtemps et nous attendaient sur la plage.—Patrick, Patrick, crièrent-ils en anglais pour se grandir à mes yeux, venez vite, votre maison vient de brûler —Quoi?s'écria Patrick.Et, sans attendre de réponse, il échoua la barque sur te sable, d’un bond fut sur la terre ferme et courut vers le village, comme s’il eût été fou.Les autres hommes le suivirent et je restai seul avec les enfants pour décharger l'embarcation et la tirer sur le rivage, à l’abri des vagues.Ce travail demanda du temps et mes jeunes com-pagnons m’aidèrent volontiers et sans agitation.—Inutile de vous presser.Monsieur, me dirent-ils, voilà trois heures que le feu a pris chez Patrick ; sa maison est toute brûlée, il n’en reste plus que les cendres.Le plus vite que je pus, néan- moins, je mis tout notre équipage en tas, le couvris d’une de nos tentes, confiai ie tout à la garde du plus grand des enfants et pris la rruîv qui conduisait à la demeure des Mullarkiy.I! n’en restait plus rien.Les murs, fails de troncs d’arbres équarris, avaient disparu, la toiture basse et bombée s'était écroulée.Dévorée aussi la porte d’entrée, dont les jilanies grimpantes dissimulaient naguère le cadre.On ne voyait plus (pie la voûte du four d’argile placé derrière ce qui fut l’habitation des Mullarkey, et un monceau de cendres fumantes.Patrick était assis à côté de sa femme sur une pierre plate, base autrefois du pilier qui supportait le porche de son logis.Son épaule était si près de celle d’Angélique, si près.qu’on aurait dit que de son bras il l’avait amoureusement étreinte contre lui quelques m'nu-tes avant mon arrivée.Son troubie et ses regrets étaient calmés, il était tout tranquille.De sa main gauche il tenait son paquet de tabac de Virginie, et, avec sa main droite, armée d’un couteau, il en fit tomber de menues tranches qu'il roula ensuite entre ses paumes.Sortant alors sa pipe de sa poche, il la bourra lentement et solennellement.—Quel malheur! lui dis-je.Une si jolie maison! J’en ai vraiment regret.Sans doute vous avez perdu jssi l'argent qui était sur la cheminée, toute votre épargne ?Quel désastre! Comment cela est-il donc arrivé?—Je n’en sais rien, répondit-il lentement.C'est le bon Dieu qui Fa voulu.Mais il m’a laissé mon Angélique, et, de plus, voyez-vous, et en disant cela il alla -u monceau de cendre, en retira un tison encore allumé, le déposa sur sa pipe placée dans sa bouche, il m’a donné, pum, pum.du feu, pum, pum, junir rallumer nia pipe, pum, pum pum.La douce et odorante fumée sortait à flots de sa bouche, elle enveloppait sa tête comme les nuages le sommet d’une montagne, au lever
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