Le devoir, 20 novembre 1934, mardi 20 novembre 1934
Montréal, mardi 20 novembre 1934 .*eaacüon et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:.HArbour »24r SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS l Vol.XXV — No 267 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 Rédacteur en chef: OMER HEROUX E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Il Faut un crédit rural L’actualité Jacques Cartier Pour sauver les cultivateurs hypothéqués Le Prêt fédéral n’est pas préteur - Il faut que le gouvernement provincial adopte une formule efficace On comprend difficilement, dans certains milieux, combien les agriculteurs sont affectés par la crise.Depuis 1929.les prix des produits agricoles se sont effondrés à un niveau inconnu jusqu’ici en comparaison des prix des produits manufacturés.Dans les conditions économiques actuelles, le cultivateur moyen travaille beaucoup plus, gagne moins et vit dans des conditions plus pénibles que l’ouvrier industriel.pour ne pas comparer son sort au chômeur assisté par l’Etat.Il a commencé par restreindre toutes ses dépenses compressibles pour la nourriture et le vêtement, la main-d’oeuvre, l'achat d’animaux, de machines et de matériaux de construction.d'engrais chimiques ou alimentaires.S’il arrive à boucler les deux bouts, il ne parvient pas à payer ses créanciers.Comment peut-il élever convenablement sa famille, établir ses fils, trouver des loisirs pour accroître ses connaissances, élever son niveau intellectuel?S'il pouvait du moins rester sur sa ferme! Des milliers de cultivateurs ont des obligations trop lourdes à rencontrer, sont en face de la ruine.Leur dépossession serait un malheur social et économique qu’il faut à tout prix éviter.* * -T Pour sauver ces cultivateurs, le gouvernement fédéral a passé, à la dernière session, une loi ayant pour objet de faciliter les compromis entre les cultivateurs et leurs créanciers.Des séquestres sont nommés, depuis plus d’un mois, dans chaque district judiciaire, pour administrer cette législation.Un avocat, M.Jacques Panneton, chargé de dh'iger leur travail, les a réunis récemment pour leur donner les directives nécessaires.Des centaines de cultivateurs ont déjà déposé des propositions de concordats chez les séquestres.Les créanciers, en général, se montrent très bien disposés.Nous connaissons un cultivateur qui devait $5,000 et qui a réglé sa dette pour ^1,500 Beaucoup de créanciers sont prêts à accepter la moitié de leur créance.Ils reconnaissent que $2.000 ont actuellement le même pouvoir d’achat que 34,000 au temps de le.prospérité.Le cultivateur qui a acheté une ferme pendant ou après la guerre doit vendre deux ou trois fois phis de produits, pour payer ses termes annuels, que lors de l’acquisition de sa propriété.Un rajustement des dettes agricoles s'impose.Il se fera de bon gré, par un compromis entre cultivateurs et créanciers, ou de force, par la liquidation des fermes trop grevées.Le gouver-rn ment n’a pas voulu déchirer les contrats passés entre particuliers.mais il a essayé, par une législation simple et peu coûteuse, de faciliter les arrangements à l’amiable.La Commission de révision fTi h te rv fendra que pour tenir la balance entre des cultivateurs ou des créanciers trop exigeants.ÿ * * Déjà les séquestres peuvent affirmer que la plupart des ciéanciers, pour accepter un compromis, exigeront de l’argent comptant.Où les cultivateurs pourront-ils se procurer le capital nécessaire pour donner un acompte appréciable sur leurs dettes?Le crédit entre particuliers est à peu près nul.M.Adélard Godbout disait, au dernier congrès de l’U.C.C., que le système de crédit fédéral est excellent.Comme le bateau de la chanson, qui n’avait qu’un défaut, c’est qu’il allait au fond de l’eau., le prêt agricole canadien n’a qu’un petit travers, c’est qu’il n’est pas prêteur.Il n’opère pratiquement pas dans notre province.Quand on recherche qui est responsable du refus de tel prêt particulier, Ottawa dit: “Demandez à Québec’’ et Québec répond: “C’est la faute d’Ottawa”.Les cultivateurs commencent à trouver que ce jeu à la cachette n’est plus drôle du tout! Des milliers d’exploitants ont la chance unique de refaire leur vie en rajustant leurs dettes sur leur capacité de payer.II serait criminel de les renvoyer de Caïphe à Pilate.Le Prêt agricole canadien, amendé à la dernière session fédérale, offre toutes les facilités de crédit prudemment possibles.Le cultivateur, dès que les amendements seront acceptés par notre Législature, pourra emprunter, sur première et sur deuxième hypothèque, jusqu'à concurrence de 60% de la valeur globale de sa ferme.De plus, grâce à la contribution du gouvernement provincial, il ne paiera que 4% d'intérêt, avec des conditions de remboursement, par annuités, tout à fait raisonnables.Quel agriculteur solvable pourrait exiger plus.pourvu qu'il puisse emprunter?* ¥ * A chacun de ses congrès annuels, TU.C.C.adopte une résolution principale qui devient son cheval de bataille pour les douze mois suivants.Celui de l’an dernier a presque gagné la course.si le Congrès de colonisation n'est pas un simulacre de capitulation.Cette année, l’U.C.C.veut obtenir un crédit rural efficace.Nous croyons que le ministre provincial de l’Agriculture a les pouvoirs nécessaires pour rendre le Prêt agricole canadien opérant dans notre province.Si toute collaboration avec Ottawa est impossible, que le gouvernement provincial établisse lui-même un système de crédit.Il n’y a pas d’autre solution.On répond que les cultivateurs ont abusé du crédit dans le passé.C'est vrai, comme on a abusé de l’automobile, du revolver et de la fourchette.En temps de guerre, pour sauver le pays, on met dans les mains de millions d’hommes les armes les plus meurtrières.Le crédit est dangereux.A l’heure actuelle, tous les gouvernements mettent des sommes d’argent considérables à la disposition de leurs cultivateurs pour sauver l'agriculture, hase économique de tous les pays.On prétend qu’un crédit provincial serait excessivement dangereux parce qu’il prêterait au favoritisme politique.Le Prêt agricole canadien serait absolument exposé aux mêmes abus puisqu'il est administré par deux gouvernements.Nos caisses populaires Desjardins pourraient organiser le crédit coopératif le plus efficace, le plusmoral ct le plus économique.Mais elles ne sont pas prêtes à servir le crédit dans toute la province.Si le gouvernement de Québec a peur des influences politiques, qu’il garantisse à la Fédération des Caisses populaires les fonds nécessaires à l'organisation d’un système de crédit rural.Quelle que soit la solution adoptée, il faut absolument que le gouvernement provincial nous donne la meilleure formule do crédit agricole dans le plus bref délai possible.Nous espérons que les cultivateurs et tous ceux qui s’intéressent au salut de notre agriculture signeront cette requête que l’U.C.C.fera bientôt circuler par toute la province.Albart RIOUX On pourrait intituler la biographie du nouveau vice-président de la Commission de la radio “la vie aventureuse de Jacques-Xarcisse Cartier".Dans toutes les salles de rédaction, où il ne compte que des amis parmi ceux qui le connaissent (il en est qui parlent de lui sans le connaître.comme de beaucoup d’autres choses!) on a éprouvé de sa nomination une double surprise.D'abord, il u, et supérieurement, toutes les qualifications voulues pour s'occuper de T.S.F.Or nul ne contestera que dans ce siècle qui a le culte de l’incompétence, comme l’a dit Faguet, il est fort rare qu’un poste officiel aille ù celui qui le mérite le plus.Dans le cas actuel, il a fallu qu’en plus de ses connaissances techniques, Cartier eût pris une part très active à la politique puisqu’il était, lors des dernières élections fédérales, le chef d’état-major général du sénateur Hainville.L’Etat consent donc à faire mentir Beaumarchais qui assure qu’on nomme un danseur où il faut un calculateur, on dirait aujourd’hui: un amateur où il fané un technicien.Mais ce n'est pas tout: comment se fait-il que Cartier consente à accepter un rond-de-cuir?Cette lave humaine, dit-on, est-elle sur le point de se figer?La maturité finit par refroidir tes plus ardents.Et pourquoi, ajoute-t-on, prendre un poste qui peut avoir une duree éphémère?C’est peut-être ce dernier aspect qui plaît le plus à Cartier.Portant le nom d’an fameux explorateur, su vie n’a été qu'une incessante exploration.Il n’a jamais moisi nulle part.Au collège de Saint-Hyacinthe, la vue des murs de la cour Voppressait et, sauf erreur, il n’attendit pas la fin de ses études pour se livrer à la pratique plus qu'à la théorie de la mécanique.Dès l'adolescence s’affirmaient les deux qualités qui ont été comme les ailes de sa réussite: le don de se faire des amis et une audace froide et inouïe qui l’a constamment servi.Quand Marconi vint faire ses premières expériences de T.S.F.à Terre-Neuve, Cartier trouva moyen de ne pas manquer cette fêle.Il était là dans un poste évidemment très subalterne et effacé.Mais cela lui servit, car il fut l’un des pionniers de la télégraphie sans fil en Amérique.Naturellement, il dut se diriger vers tes Etats-Unis.C’est là qu’il connut David Sarnoff, qui n’était, comme lui, qu’un très modeste employé, et qui est aujourd’hui le président richissime de la Radio Corporation.Sarnoff persévéra, en bon Israélite.Au bout de quelques années, Cartier en avait asse: du métier.Il fut tour ù tour secrétaire d'un financier intéressé dans la culture du caoutchouc, reporter dans divers journaux new-yorkais.C’est vers tes 1912 qu’il revint à Montréal et fut attaché quelque temps au Herald.Il portait alors un chapeau de.paille excentrique qui le faisait reconnaître de loin et il ne voyageait guère qu’en fiacre à une époque où tes reporters étaient plus besogneux qu’au-jourd’hui, même dans les journaux anglais et même quand à leur flair de la nouvelle ils pouvaient ajouter des connaissances sansfilistcs qui noyaient d’ailleurs pas grande utilisation.Mais Cartier se révéla toujours un adepte merveilleux du système D.Il tint en place quelques années, deux ou trois, pas plus.C’est sa suprême limite, pais le voilà parti vers te nord ontarien qui subit un développement extraordinaire à celte époque.C’est l’heure de la découverte des grandes mines d'or.Il représente là une agence de nouvelles britanniques.La guerre vint à temps le délivrer.Il passa un court temps dans l’aviation, puis s'occupa de T.S.F.et enfin le voilà dans le contre-espionnage avec un autre reporter montréalais, aujourd’hui au New York Times, Bill Nyson, un Norvégien né en Chine et qui parle A peu près foutes les langues courantes.A entendre tes récits des deux lurons,, le contre-espionnage n’engendrait pas la mélancolie, malgré les tristesse de ta guerre.Après la guerre il retourne aux Etats-Unis et s’y occupe ù nouveau de téesseffe.Cette science a fait des progrès et il s’est dérouillé pendant la guerre.On parle bien plus désormais de téléphonie sans fil que de télégraphie sans fil.Le voilà chargé d’installer te poste CKAC qu'il dirige expertemenl tant qu’il peut subir Pamphile & Cie.Il retourne an journalisme, mais non plus pour être attaché à la satte de rédaction' c’est la publicité qui l'intéresse où il connaît des succès très honorables.Puis vers la fin de 1939, c’est l'organisation politique qui tente l’activité fébrile de ce conservateur île vieille souche (ce qui ne Tu pas privé un seul instant de sa liberté d'allures et de paroles).Jamais, croyons-nous, nulle part au Canada un parti ne fut plus scientifiquement organisé que le parti conservateur dans la région montréalaise aux dernières élections fédérales.La publicité s'y fit sur une échelle jusque-là insoupçonnée (exemple: la réponse au pètard-roorback de la Presse partout distribué en avion).Une littérature électorale pertinente et insinuée partout vaut mieux que tes organes de patlis discrédités.Pour première récompense de ses services, Cartier obtint te périlleux honneur de représenter la presse canadienne-française dans le voyage de retour du “R-100", le grand dirigeable anglais qui a seul utilisé le mât d’ancrage de Saint- Hubert.Il s’en fallut de peu que le nouveau commissaire ne fit pas le voyage tragique du "R-101''; car.à Londres, il s’était tout de suite lié avec le général Thompson, le ministre de l'aviation, qui l’avait invité.“- Quelle chance! Tu y serais resté ”, disaient ses camarades à Cartier.— Eh pourquoi?répondit-il: il y a eu des rescapés '.Voilà tout l'homme.Confiance inouïe en sa veine, terrible casse-cou.Capable des plus grandes audaces quand il entre en transes, mais comme presque tous les humains, ayant une peur bleue, sur le plancher des vaches, du mal de dent et du davier.(Il en a eu ta preuve chez son excellent cousin, le Dr Côme Cartier).Depuis, Cartier a passé quelques mois ù refaire une santé très compromise.Il y a réussi et il a fait la preuve d’une persévérance et d’une docilité qui ont émerveillé ses amis.Il a retrouvé désormais toute son énergie et tout son allant.Et quand il sortira de la Commission de la radio, nous serions très étonné si les choses étaient exactement ce qu’elles sont aujourd’hui.Cartier, encore une fois, ne reste ni ne s'incruste nulle part, mais il n'est pas exagéré de dire qu’un homme moyen restant dix fois plus longtemps ne laisserait pus plus de traces que cette dynamo vrombissante et infatigable.L.D.Bloc-notes Philanthropes Les fondateurs des Thrift Stores.des nommés N.Rudolph et J.Scha-fran, vendirent en 1929 leur série de magasins, — il y en a maintenant 73.— pour $204,412.en argent.toute une deuxième émission de capital-actions privilégié portant 7% d’intérêt et 12,000 parts de capital-actions ordinaire, valeur au pair $10 l’unité.En 1933.Rudolph, qui avait placé $43,000 dans l’affaire en 1925, se départit de son capital-actions pour $125,-000.en sus de ce qirii avait reçu à même les $204.412 versés en 1929 à Schafran et à lui-même.En 1932, la même maison réduisit d’environ 310,000 les salaires de son personnel; à la fin du même exercice financier, pour la première fois depuis l’existence de la compagnie, les actionnaires ordinaires touchèrent un dividende dé $8,00p.Les salaires moyens de 390 employés, dont la semaine de travail est de 70 heures, sont de $7.93; et ceux des garçons livreurs sont de $4.30 Les profits nets des magasins ont été, en cinq ans, de $291,868.Evidemment.il n’y a pas eu là exploitation du personne!.Les Steinberg's Services Stores de Montréal, — il y en a 11,—ont des employés qui travaillent jusqu’à 84 heures par semaine; î’enquète démontre que certains commis, dont le travail hebdomadaire est de 71 heures.dont dix-sept heures le samedi, touchent $8.Il y a mieux, —ou pire : le cas de ce commis des Steinberg oui travaille 84 heures et demie chaque semaine, dont 19 heures et trois quarts le samedi, pour un salaire de $10.M.Stevens parlait ironiquement, la semaine dernière.de la philanthropie d’une de ces compagnies de magasins en série.L’extrême générosité des Steinberg à l’endroit de leurs commis a dû le confondre d’admiration, ces heures-ci.Ce qu’il a coûté.Il y a quelque temps, M.Beaüy, dans la campagne active qu’il mene en faveur de l’unification des chemins de fer canadiens, disait quelque part: “Le Canadien Pacifique ne coûte pas un sou au gouvernement du Canada.” A quoi un lecteur du Star, au courant.de la question ferroviaire à ce qu’on en peut juger par ce qu’il rappelle du passe et qui est vrai, répond dans une lettre parue hier même: “Si nous remontons à la période de construction du Canadien Pacifique, nous constatons que le gouvernement canadien du temps avança a ce chemin de fer de vastes sommes d’argent, des dizaines de millions en voies ferrées, en terres, etc.La valeur totale de ces subventions de tout ordre au Canadien Pacifique est au bas mot de 250 millions.Tl va de soi que de ces avances, le pays n’a jamais rien reçu en retour.Quand M.Beatty parle des déficits des C.N.ft„ ü y inclut l’intérêt des sommes que le gouvernement avança jadis aux différentes compagnies dont les C.N.H.sont issus.En toute justice, ne devrait-il pas reconnaître que son propre chemin de fer coûte aussi au pays chaque aînée au moins l’intérêt des vastes avances que le C.P.R- a reçues a ses débuts du gouvernement canadien?Le public est assez bien informé quant à la superfluité de certains services ferroviaires en double pour savoir que, de façon directe ou indirecte, le Pacifique a sa part de responsabilité là-dedans et qu’en toute justice on peut prétendre qu’il coûte au gouvernement une part considérable des 75 millions que.d’apres M.Beatty, l’Etat épargnerait chaque année, s il allait fondre ensemble les C.N.R.et le C.P.R " _ , G.F.tTINfDRMATICN DE PEPNIEPE HEURE M.Taschereau prie les obligataires et les actionnaires des compagnies de services publics de ne pas prendre peur à propos de “ .A' Lapointe “Qu’on soit sûr, dit le premier ministre, que le gouvernement verra à protéger les capitaux et Tépargne populaire — Si le résultat de l’enquête Lapointe est de rajuster les tarifs, elle mettra fin à une campagne qui ébranle, à tort ou à raison, la confiance du public” M.Beaudin, de la “Montreal Light”, conclut que la municipalisation ne serait pas le remède aux maux dont certains se plaignent Si vous voyagez.adr«M«i-vMit au SERVICE DIS VOYA» CES.LE “DEVOIR ”.BilUta émit poy, tout la» paya au »adf dat compafniw de paquebot», chemin» d# 1er, autobui, tutti hitai», atturancai baftagat a» ace.’-douta, chèques do voyagea, passeport» etc.Téléphonai HArbour Le premier ministre de le province, M.Taschereau, a remis aux journalistes, à Montréal, ce matin, une déclaration dans laquelle il invite les porteurs d’obligations et d'actions des compagnies de services publics à ne pas prendre peur, à Is suite des révélations de l’enquête de la Commision Lapointe.Voici le texte même de cette déclaration.M.Taschereau a voulu que ses paroles soient fidèlement rapportées.Il a rédigé de sa propre main cette déclaration et les journalistes en ont fait des copies: DECLARATION DE M.TASCHEREAU “Les attaques actuelles contre nos compagnies de services publics ont eu le résultat prévu: leurs porteurs d’obligations et leurs actionnaires deviennent nerveux et veulent jeter leurs valeurs sur le marché.Par les temps difficiles que nous traver- M.Beaudin M.J.-A.-A.Beaudin.contrôleur des services de la Montreal Light.Heat &• Power Ceins., a termine, à midi, le commentaire du mémoire écrit qu’il avait déposé, hier, devant la commission de l’électricité.Après avoir multiplié chiffres et statistiques pour l’information des commissaires, avoir pour ainsi dire enseveli ceux-ci sous une avalanche de tableaux comparatifs des tarifs de l’électricité en divers endroits de la terre d’Amérique, il en est venu, ce qui était facile à prévoir.à la conclusion que la municipalisation ne serait pas le remède aux maux dont certains se plaignent, ne serait pas le moyen de mettre fin aux abus vrais ou supposés dont on accuse les compagnies privées.Des organismes spéciaux ont été créés pour Ja protection du public et c’est auprès de ces organismes que le public doit chercher protection.Si la chose n’est pas possible, où se trouve donc l'autorité?M.Beaudin ne croit pas à la compétition dans le cas d’un service public comme l'êlectricite.De cette compétition ne peut naître qu'un gaspillage au détriment meme du public.Tel gaspillage existerait de la duplication des services, etc.Aucune des municipalités qui ont cédé leurs services électriques à la Montreal Light, Heat & Power, dit M.Beaudin.ne voudrait revenir a l’ancien régime de la concurrence.Et il cite plusieurs cas, notamment ceux de Verdun, de la Baie d'Urfé, de Senneville.M.Damien Bouchard, secrétaire de l'Union des municipalités, qui suit les séances de l'enquête avec une assiduité qui ne se dement pas, a produit quelques documents.M.J.A.Holt, comptable de la Carnet d’un grincheux Les Anglo-Canadiens ont un ministre par dami-million de population, à Ottawa, et les gens de langue française, un par million, d’après un journaliste.Ayons-en plutôt moins que trois, s'il l« faut, mais qui ne soient pas des zéros.* ¥ * Un excellent fromage de chez nous: la Ligue de Sécurité.}{.>f.if.Pourquoi, dans les photos de groupes, les geûs les plus ronds sont-ils toujours au premier rang?Nous ne parlons pas des photos d'après-diner.H- H- Taxez, taxez, il n'en restera jamais rien.* * * Au salaire énorme qu'ils touchent, la plupart des employés des bazars peuvent-ils dire qu’ils vivent dans les chaînes?* * * Cette étoile de soixantième grandeur estima que le soleil prend trop de place dan* le firmament.* * * Virtuoses de la finance, ces messieurs des Thrift Store» qu:, ayant on un an coupé de $10,000 les salaires de leur personnel, ont réussi à s» verser s,j bout de l’an un dividende de $8,000.* * Ÿ Centripète, centrifuge tou', est égal, pour l’égocentriste.Le Grind.* son», ce «erait un désastre.Je reçois des appels de veuves, d’administrateurs de successions, de communautés religieuses me demandant que faire, car ils ont placé dans ces compagnies des millions, parfois tout leur avoir, les économies de toute une vie de travail, — l’avenir de leur fa-; mille.Je les prie de ne pas s’émouvoir.Si le résultat de l’enquête Lapointe est de rajuster les taux, cette commission, j’en suis sûr, mettra fin à une campagne qui ébranle, à tort ou à raison, la confiance du public, si nécessaire à toute entreprise financière.“Qu'on soit sûr également que le gouvernement verra à protéger les capitaux et l’épargne populaire.J’ai la ferme confiance que les dirigeants de la campagne actuelle n’ont nullement le désir de ruiner ni nos institutions, ni notre population.“A tous je dis de prendre confiance et de ne pas prendre peur.Qu’on garde ses bonnes valeurs, elles ne courent aucun danger”.maison P.D.Ross éc Sons, a été le dernier témoin de la matinée.M.Beaudin résumé d'abord, pour faire la liaison, la dernière partie de ses commentaires d’hier après-midi.Pnl.s il revient à la comparaison des tarifs de Montréal et de Toronto.A Toronto, dit-il, le tarif fixe du service à courant continu et à courant alternatif, 60 cycles, est de $1.35 par mois pour une charge de 1 à 10 forces; do $1 pour une charge de 11 forces et plus; pour du service à courant alternatif, 25 cycles, $1.25 mensuellement pour une charge de 1 à 10 forces de $1.00 pour une charge de 11 forces et plus.Dans tous les cas, l’escompte est de 10 p.c.pour prompt paiement.A Montréal les tarifs sont ainsi établis pour la force motrice, qui est uniformément de 60 cycles, courant alternatif; de 1 à 5 forces, $1.25, sans escompte; de 16 à 100 forces, $1, sans escompte; de 101 forces en montanU $L avec escompte de 5 p.c„ pour prompt paiement.Dans le premier groupe, si la Montreal L.II.&• P.n'était pas soumise à l’impôt sur le revenu, les tarifs seraient de $1.15 an lieu de $1.25 dans le premier groupe; de 92 cents au lieu de $1.00 dans le deuxième groupe fet de 87.4 cents au lieu de 95 cents pour le troisième groupe.Voici les tarifs au compteur a Toronto: pour les 50 premiers kilowatts-heure: 2.5 cents (courant continu et courant alternatif.60 cycles et 1.5 cent (courant alternatif.25 cycles); les 50 autres kw.-h., 1.25 cent et 0.75 cent pour les deux groupes de services; pour les kw.-h.aditionnels, 0.60 cent et 0.33 cent.Dans tous les cas un escompte de 10 p.c.est accordé pour prompt paiement.L’électrique de Toronto, M.Beaudin le rappelle une fois de plus, est exempte de l’impôt sur le revenu.A Montréal A Montréal où le service est uniformément de 60 cycles, les tarifs sont les suivants: jusqu’à 100 h.p., 2 cents pour les 50 premiers kw.-h.; 1 cent pour les 150 kw.-h.suivants; de 0.75 cent pour tous les autres kw.-h.additionnels; au delà de 100 h.p.1.5 cent pour les 50 premiers kw.-h., 0.75 cent pour les 50 kw.-h.suivants; 0.5 cent pour tous les kw.-heurc suivants.Dans] tous les cas, il y a un escompte de 5 pour cent pour prompt paiement.M.Beaudin cite des chiffres pour démontrer que les tarifs montréalais seraient encore inférieurs si la compagnie n’avait pas à acquitter l’impôt sur le revenu.M.Frigon avait demandé, hier, à M.Beaudin de préparer des notes sur Ici grandes industries montréalaises qui jouissent d'un tarif spécial pour la force motrice.Quatorze gros consommateurs de la Montreal L.H.and P.bénéficient d’un tarif spécial: l'aqueduc municipal, le Dominion Texlile, la Canada Cernent, les usines Anaus, la Commission du Port, la ville de West-mount, la Canada Car and Foundry, la Canada Copper and Foundry, la Canada Steel, la Dominion Rubber, la minoterie Ogilvie, le Canadien National les Canada Steel Foundries, la Canada Tube., Ces gros consommateurs paient annuellement $50,000 ou davantage à la Montreal L.H.and P., qui leur accorde un tarif spécial de $24.05 le h.p.au lieu de $25.25.Les commissaires posent quelques questions à M.Beaudin qui ne fournit cependant pas beaucoup d’autres précisions.Il note cepen dant qu’il n’est pas possible, d'après les informations disponibles, de savoir à quelles industries, si ce n’est le Tramway, l’Hydro rie Toronto on accorde ries tarifs spéciaux.Les comparaisons sont donc impossibles.M, Beaudin explique que tous les compteurs de la Montreal L.H.and P.sont scellés par les inspecteurs du service fédéral des poids et mesures.Les comnteurs sont vérifiés au moins tous les çinq ans.Une marge est évidemment accordée en plus ou en moins.M.Frigon: Les compteurs ont-ils une tendance à ne pas marquer assez?M.Beaudin: C’est généralement le cas, à cause de l’usure de l’appareil.L’autre cas se produit ce-pendapt.La Montreal Light H.and P.avait autrefois un bon nombre d’abonnés à prix fixe.Il s’agissait principalement de grandes institutions.Ce mode de vente est cependant désuet et il dispareit rapidement.Au début de 1934.il n’y avait plus que 200 abonnés à prix fixe.Leur nombre est maintenant d’à peu près 80.M.Beaudin tient à faire observer aux commissaires que la Tennessee Vaileu Authority, qui exploite une grande centrale d’Etat aux Etats-Unis, vient d’annoncer une hausse de ses tarifs, de 1 cent par kilowatt-heure, polir l’établissement d’un fonds de réserve.M.Bouchard et M.Lapointe remarquent en même temps que cette réserve est pour l’amortissement du coût d’achat de réseaux privés par l’entreprise publique.M.Beaudin: Tout de même ca n’était pas prévu quand les premiers tarifs ont été établis., M.Bouchard dit que c étaü prevu et annoncé depuis assez longtemps.M.Beaudin: Je note simplement que cela n’apparaissait pas dans les premières tables de prix.Les réseaux municipaux M.Beaudin dit qu’il lui reste un sujet à traiter; celui de l’acquisition de réseaux municipaux par la Montreal L„ //.& P., dans son territoire et des conséquences de ces acquisitions.A Dorval, le tarif était de 1.» cents.Après l’acquisition du réseau par la Montreal Light, le tarif a été abaissé à 3 cents, soit une di minution de 80 pour cent.“Nous n’avons pas eu besoin de concurrence pour réduire, note M.Beau; din, la réduction a accompagne l’abolition de la concurrence.” La Montreal L., H.& P.s’est encore portée acquéreur de réseaux à MacKuyvillc, à Greenfield Park, à la Rivière-des-Prairies, à Suint-Vincent de Paul, dans la ville de Saint-Lambert, à Beaconsfield, a Senneville, à Verdun, à Lachine, au village de Ste-Geneviève de Pierre-fonds, au village de Ste-Geneviève, dans la paroisse de Ste-Geneviève.dans la paroisse de Dollard des Ormeaux, dans la paroisse de la Pointe-Claire, dans celle de St-Ra-phaël de l’ile Bizard, à la Baie d’Urfé, dans la ville de la Pointe-Claire.A Verdun, le tarif était de 3 cents, il y est resté; dans les autres endroits, les tarifs variaient de 4.5 cents, et ils sont maintenant de 3 cents.Questions de M.Frigon M.Frigon: Pouvez-vous nous fournir des précisions entre le coût de la production, de la transmission et de la distribution de l’électricité?M.Beaudin répond qu’il ne peut fournir de précisions à ce sujet mais il est sous l’impression que c’est la distribution qui coûte le plus cher.Elle représenterait les 2-3 du prix de vente au consommateur.Il tient à dire cependant qu’il n’est pas un expert en la matière.M.hrigon: Supposons que la distribution prenne les deux tiers du prix de vente.Il reste un tiers, pour la production, la transmission et le profit de la compagnie.Dans le cas de la ville de Greenfield Park, votre compagnie vendait autrefois de l’électricité, au prix de 1,7]8 cent le kilowatt, à la rmiiricipaine de Greenfield Park.Celle-ci la revendait aux consommateurs au prix de 5.4 cents, donc en réaliaan* 8« bénéfice.Votre eompagnie sena maintenant l'électricité *** P .de Greenfield Park, au prix de •» (Suit* « la P»** «roi») 4447 1.VOLUME XXV — No 267 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 20 NOVEMBRE 1934 M.Taschereau des devoirs qui s’imposent aux autorités fédérales au sujet des provinces.” I Le chef de la province cite 1 m- Liordon troduction de ce bill.Tl dit plus • WWII ( loin qu.jj se souvient que^, le pre- - , .i .mier ministre du Canada et ses par- Le premier miniitre répond t la ! tisans sc so„t Cnga«és avec le peu communication que le minia-tre du travail « adressée au maire de Verdun Québec.20.— M.L.-A.Taschereau.premier ministre, a adressé la lettre suivante à M.Gordon, ministre du travail à Ottawa, en réponse à une lettre de ce dernier au maire de Verdun, publiée dans les journaux il y a quelques jours: "Le problème du chômage est trop grave pour être présenté, sous un jour politique étroit et je ne veux pas que la discussion en vienne là, déclare d’abord M.Tasche-rau.Mais votre lettre contient des affirmations vraiment étonnantes, que je ne puis agréer, si je réfère aux affirmations catégoriques répétées que M.Bennett a formulées devant le peuple du Canada ainsi qu’aux faits purs et simples tels que nous les connaissons tous." Vous dites, ajoate le premier nu-nistre, que la situation à \ erdun doit être d'abord discutée avec les autorités de la provinre et.vous conformant à la nouvelle attitude de M.Bennett, vous professez que e’est le droit et le devoir de la province de s'occuper de ses chômeurs, pie du Canada à prendre soin du chômage.‘‘Nous savons, ajoute-t-il, comment ils sc sont acquîtes de cet- 1c responsabilité.’' De l’avis de M.Taschereau, le problème devient national et il appartient au fédéral d’y apporter une solution.Au sujet de la conference tenue à Ottawa, conférence d’où M.Taschereau, d’après M.Gordon, est supposé être sorti avant la fin, le premier ministre déclare qu’il avait averti M.Bennett qu’il ne pouvait y assister qu’une journée.D’ailleurs la conférence était à peu près terminée après une journée (le session.Cette réunion a été plutôt une instruction, estime M.Taschereau.Le gouvernement d’Ottawa y de-ela qu’il entendait abandonner les secours directs, laissant aux provinces le soin des chômeurs.Les autorités fédérales devant contribuer pour certaines sommes comptant qui devaient être fixées.Les expropriations de Notre-Dame-de-Grâce En vertu de la décision de M.Adrien Beaudry, la ville de Montréal paiera $644,720.57 en tout, le quartier $698,-299,89 et les propriétaires riverains $622,787.36 Lettre à M.Bennett M.Adrien Beaudry, président de la Commission des services publics, a rendu sn décision sur l’expropriation révisée de Notre-Dame de Grâce.Lors de la dernière session de la législature, celle-ci avait chargé M.Adrien Beaudry, en vertu du plan préparé par Mc Honoré Parent, de reviser un certain nombre d’expropriations.Il a rendu jugement hier sur celles du quartier Notre-Dame de Grâce.M.Beaudry a classé ces expropriations en deux sections: expropriations avant les annexions à Montréal, et les expropriations subséquentes aux annexions.En vertu de la décision de M.I Beaudry, la ville devra payer en ! lout .$044,720.57; le quartier N.-D.G.devra payer $698,299.89 et les somme , -__i„t | propriétaires riverains, la Le premier ministre cite la tei- ¦ inoo -iüi ir lr qu’il adressa à M.Bennett avant ! « «G2J.787.36 de quitter Ottawa.Il disait qu’il La somme totale de ces expropria- vmee oe s occupei ue J.C» » ne quiuer .m-.ai 0fi, 7„.Apparemment.Monsieur, vous avez m, p0Uvait accepter ni refuser la j uon!> esi (lt oublié les déclarations de votre chef, au cours de la dernière campagne électorale.” Le bill 42 M.Taschereau cite alors les déclarations que M.Bennett a faites à Edmonton, \ ictoria, \ancouver, Moncton et Québec, et dans lesquelles il disait que le fédéral réglerait la question du chômage des qu’il sérail au pouvoir.M.las-chereau ajoute que “le désormais historique bill 42, du 1er août IJjL ne peut pas ne pas tenir compte Avis de décès SEUROT - A Montréal.A l HAtei-Dira l» dimanche IB novembre 1934 à 1 âge ae 67 ans.est décédé Paul Seurot.de la Compagnie des Tramways de Montréal é^Pdl Kathleen I-aprelle I>.lu-neraillf» auront lieu mercredi, le 21 no vpmbre 1934 Le convoi funèbre partira i^la demeure du défunt.No 731 rue Wilder, à 9 h.45.pour se rendre A 1 é-ellse de St-Germaln d'Outremont ou le .-ervice sera célébré à 10 heures atTi.et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.NECROLOGIE proposition du fédéral sans avoir consulté ses collègues et les muni- j cipalités intéressées.Il promettait Les une réponse dans quinze jours.(’.’était le 31 juillet.Le 15 août, M.Taschereau adressait à M.Bennett une lettre dans laquelle il disait que les besoins étaient à peu près les mêmes que i’an dernier.Il proposait ensuite d’envoyer des représentants à Ottawa et il ajoutait que la situation était très inquiétante à Montréal.Les demandes de secours étaient indiquées comme suit: Iberville: $3,000; Rivière du Loup $28.000; Sorel $60.000; Beaupré $15,000; Terrebonne $2,050; Saint-Georges de Beauce $30,000; Donnacona $23,000; Jonquière $208.000; LaTuque $6,000; Valley-field $30,000; Lachine $350.000; Jo-liette $30,000; Trois-Rivières $331,-000; Longueuil $12,000; Hull $254,-000; Pointe Gatineau, $10,000; Ma-tane, $15,000; Albanel $1.000; Verdun, $700,000; Saint-Télesphore, $300; Montréal.$9,845.896.92; Québec $900,000; Almaville, $7,350.M.Taschereau dit que.depuis Avant l’annexion expropriations avant l’annexion de Notre-Dame de Grâce sont les suivantes: Pour la rue Western (de Prud'homme au chemin de Lachine) : En tiers (1-3) par les riverains; deux tiers (2-3) par la cité de Montréal.Pour le Chemin ife la Côte Saint-Antoine: cinquante pour cent (5095:) par les riverains; cinquante pour cent (50%) par la cité de Montréal.Pogr la rue Sherbrooke : deux Gers (2-3) par les riverains; un tiers ( 1-3) par la cité de Montréal.Pour l'Avenue Notre-Dame de Grâce (de 176A à la rue Sherbrooke): vingt pour cent (20%) par les riverains; quatre-vingt pour cent | (80%) par la cité de Montréal.Pour l’Avenue Monkland: soixan- ; te-quinze pour cent (75%) par les1 riverains; vingt-cinq pour cent; (25%) par la cité de Montréal, ^pour cette partie de la rue Monk- ! s’étend BISSONNETTE - A Montréal, le 19.à 68 «as, Victors* Bélalr.épousé d Arthur Bis °CLlFFORD — A Montréal.James CUf-iord.époux de Réa Desjardtn*_ BASTTEN — A Montréal, le 17, à 81 ails.Mme veuve Joseph Bastien.née Roalua 1 ^RAULT — A Montréal, le 18.à 71 ans Wilfrid Brault, époux de Méltne Grattoir CHAKLEBOIS — A Montréal, le 17, à 70 «ns, Augustine Boyer, épouse de feu Ovide Charlebols., , .» o-, CHARLEBOIS — A Montréal, le 18, à 82 ms.Romuald Charlebols.CORCORAN — A Montréal, le 18.à 78 » ns, Mary Louise Gareau.veuve de James Corcoran, _ .CORNELLÎER — A Montréal, le 18.Mlle Rose-Alba Cornelller.DAJNPEREAU — A Montréal, le 18.à 63 «ns.Elzéar Dansereau, époux de feu Léontine VTau.DENIS — A Verdun, le 17.4 67 ans Agnès Forté, épouse de Samuel Denis DIOTTE .* ** lors, Ottawa a averti Québec qu’il ianj qui s’étend approximative-donnait $600,000 par mois, pour nent de l’avenue Girouard au Grand août et septembre.Pour le reste, | Boulevard et c’est l’incertitude.! Vingt-cinq pour cent (25%) par Le premier ministre cite ensuite les riverains; soixante-quinze pour des messages avec M.Bennett et cent (75%) par la cité de Montréal, rappelle que deux représentants du pour le reste de l’avenue Monk-gouverntement se sont rendus à Ot-; land non comprise dans les limi-tawa, le 30 juin, ; tes ci-dessus.Les demandes de Québec furent; Le çoût total de ces cinq rues, si étudiées.M.Houde avait été invité | les chiffres qui m'ont été fournis par Québec à accompagner les re- ; SOnt absolument exacts, serait de présentants de Quebec.Le premier ; cjnq rent iniiie neuf cent six dol-imnistre declare que l’on voit par | Jars et trente et un sous ($500.- 906.31), y compris les montants payés par l’ancienne ville de No- là qu’il n’a rien négligé.Pour Verdun tre-Dame de Grâce.La répartition Par la répartition que je viens d’indiquer, cent quatre-vingt-neuf M.Taschereau ajoute que M.Gordon est dans l’erreur au sujet de Verdun, Il a été informé qu'une délégation de cette ville n’a rien ob- w .™.- , *cnu à 0tt,aYan Pfr C0"t (e’ ,e *ou: miiie deùx cent trenre-neuf‘doÜars a Montréal, le 16.à 43 an*, vernement de Quebec s est engage a pt Soixante-cmatre sons ($189 2't9 - h™, »«.«.TMn, I fournir M pour cen, de, secours.M) p,?Sbte pîï les proprié- maintenant ce qu’Ottawa est prêt à 1 es d immeubles rnerains desfaire.Au sujet de l'entente intervenue.M.Francoeur n’avait pas d’autre al DUMOULIN — A St-Josvph du Lac.le 8 a 52 an*, Cézarlne Béllsle, épouse d’Al-jert Dumoulin.ETHIER — A Montréal, le 13.4 28 ans, leanne Birsch.épouse de Maurice Ethler.FEUTLTAULT — A Montréal, le 17.4 61 «ns.Maria Legaré, veuve d'Apollinaire Feuiltault.QACNE — A Montréal, le 17.4 78 an*.Eucharlste Gagné, époux de Marie Halns OUILBAULT — A Montréal, le 18.4 13 «ns.Dolorés, enfant de M.et Mme Joseph Gullbault.HUET — A St-Bruno, le 16.4 60 an*.Frédéric Huet dit Dulude.epoux de Ro-silda Stcottc.LAROCQUE — A Montréal, le 18.Mme veuve Clément Larocque, née Louise Bris-son JACOB — \ Montréal, le 19 4 35 ans.Armand Jacob, époux de Cora Bourque.LAÇASSE — A Montréal, le 18.4 84 «ns.Zéphlrtne Aubin, épouse de feu Joseph Laçasse LAURIN — A St-Janvter.le 18.4 63 ans.Alphonse Laurin, époux d'Anastasle Leblanc.t.EBEAU A St-Justin.le 17.4 58 ans.E Lebcau.époux de Caroline Grégoire I de MARCHAND - A Montréal, le 18 4 73 ans Mme Nérée Marchand, née Virginie Dr.««ute's MATHIEU A St-Hyacinthe le 19.4 «ns.Octave Mathieu, époux de Nancy Ntchol MARTIN — A Montréal.le 18.4 46 ans.Anna Lévesque, épouse d'Alphonso Martin.MARTINEAU - A Montréal, le 17 à 57 «ns.Emmanuel Martineau époux d'Exilda Lizotte NADE.AU A Montréal le 17.4 75 ans.Philtppe-O.Nadeau.FERRAS A Montréal, le 17.4 68 ans.Mme veuve Marcel Ferras, née Stéphanie Bessette j PRUD'HOMME A Montréal, le 18, 4 72 «ns Moïse Prud homme ROCH - A St-L!n.le 18 4 64 ans.Joseph Roch.époux en léres noce* de Christiane Beaudoin et en 2émes de Cordélla Renaud SEGUIN — A Montréal, le 17.4 22 ans.Noél Séguin, fils de Mme veuve Francis Séguin.SEUROT — A Montréal, le 18.à 67 ans, Paul Seurot.époux de Kathleen l^prelle SMITH — A l'Orignal, Ont le 18.4 74 ans Dr Gaston-Gustave Smith.THIBAULT - A Montréal, le 19, à 80 an*.Théophile Thibault, époux de feu Merle Crète.VIENS — A Chambty-Canton, te 17, 4 25 ans.Alice Viens dites rues et trois cent onze mille six cent soixante-dix dollars et soixanie-sept sous ($311,666.67) ternative que de l’accepter, ajoute ,.a Ja chRrge de la ente de Montai.Taschereau.11 demande ensuite ’ .r esFa-dire que de la somme à M.Gordon si Québec a eu justice ; «c11cmV" était autrefois le Le régime corporatif en Italie Conférence de M.le comul Bri- gidi devant 1er licenciés de l’Ecole der Hautes études M.Guiseppe Brigidi.consul d’J; talie à Montréal, a donné hier midi au déjeuner de l’Association des li-lenciés de l’Ecole des Hautes Etu-! des Commerciales, une causerie ; sur le régime corporatif italien.M.! Gérard Parizeau a présenté le con-| féreneier et M.Jean Nolin l'a rc-1 mercié.M.Armand Vian, prési-: dent de l’Assoeiation.présidait.M.Brigidi a d’abord parlé de la situation de l'Italie après la guerre.Le fascisme a pour premier objectif la protection oinl à décider est In durée du déloi qui serti donn*' aux contribuables pour acquitter leur imposition.D’abord, je crois que pour le montant mis à la charge du quartier Notre-Dame de Grâce par la taxe mobile annuelle, il n’v a pas lieu de préparer un rôle de repartition et qu’il n’y « pas Heu.non plus, de fixer ta durée dans laquelle tout le montant devra être payé rn eapitnl et intérêt.En effet.le Conseil devra, chaque année, établir cette taxe annuelle mobile â un montant qui ne devra tins dépasser un dollar ($1) par mille dollars ($1000) de l’évaluation de tous 1rs immeubles imposables et non imposables de Notre-Dame de Grâce.Cette taxe devra done être imposée chaque année jusqu’à l’extinction de la dette du quartier.Pour l’Imposition faite aux riverains j’ai cru devoir limiter lu du- Mme Yve Marcel Ferras, née Bessette (Stéphanie), est morte, hier malin, a l'hôpital Notre-Dame, après quelques semaines de maladie seulement.La défunte était née à Saint-Bemi de Napierville.Elle était âgée île 68 ans et 11 mois.Lui survivent: un fils, M.Armand l’erras, représentant à Montréal de la Scotch Anthracite Coa! Compati v.Limited: une fille adoptive, Mme Alfred Nantel, (Floriane Bessette), trois frères: MM.Hercule et Sévère Bessette, de Montréal, et M.Arsène Bessette, de Saint-Paul.Minnesota; deux soeurs: Mme Rose-Anna Leroux, de Montréal, et Mme Exilda Gagné, de Saint-Paul, Minnesota; un beau-frère.M.Alphonse Ferras, de Montréal.Pour les aveugles L'exposition de l’Association ra-' nodienne-française des Aveugles Inc., à la salle Montcalm, angle St-! Zotiquc et Dclorimicr, marche de ' succès en succès.Chaque soir une ‘.aile comble examine avec intérêt les exhibits, apportant une attention toute spéciale aux travaux confee-1 tionnés par les aveugles et de cet intérêt vient l’élonnement de trouver autant d’exactitude dans leurs travaux manuels, accomplis par ! ceux qui sont complètement privés de la vue.Ce soir, l’orchestre Edmond Tru-del fera les frais de la partie musicale, avec ses 40 musiciens, Mlle Jeanne Mignolct.chanteuse, esl aussi au programme.Le niveau de l’eau dans le port de Montréal est le même aujour-d’hui que l’an dernier à la même date, soit 28 pieds et 6 pouces.On compte une trentaine d’océaniques aux divers postes d'amarrage.L’as-tivité demeure grande dans le port à la veille de la clôture de la saison de navigation.La température a été si clémente, jusqu’à date, qu’on prvoit que la saison sera prolongée d’une semaine ou deux.Dernier paquebot du P.C.Le Duchess of Bedford, le dernier paquebot du Pacifique Canadien qui remontera le Saint-Laurent cette année, est attendu à Québec jeudi avec une assez longue liste de passagers.Il restera dans le port jusqu'à mercredi prochain, alors qu’il reprendra la direction de Glasgow, Belfast et Liverpool, clôturant ainsi la saison d’été du Pacifique Canadien dans le Saint-Laurent.Le Duchess of York inaugurera la saison d hiver dans les ports des provinces maritimes en faisant son entrée a Halifax deux jours plus tard, soit vendredi le 30 courant.Parmi les passagers qui sont actuellement en route pour le Canada \ Rrdfard.on remarque M.A;''.Merriam, secrétaire privé du très honorable premier ministre R.-B.Bennett, qui retourne à Ottawa après un séjour de plusieurs .semaines en Europe.Va-ct-vient de la flotte de la C.N.R, Le dernier navire de la Canadian National Steamships à remonter le Saint-Laurent avant la clôture de la navigation sera le Colbornc, affecte aux croisières à l’aventure.Il est attendu à Montréal le 28 novembre.Il transporte des voyageurs et une cargaison de produits des Animes.H quittera Montréal le 30 novembre.Le Chomedu est actuellement en route pour Demerara où il arrivera ç i) décembre.11 sera de retour à Halifax le 18 décembre.Le l.adu Somers a fait escale aux Bermudes hier, et sera à Nassau vendredi et a Kingston, Jamaïque."n_di.Il sera de retour à Halifax Je 7 décembre.vf,r, Hodneu qui a quitté Montréal le 1er novembre a fait escale hier aux Bermuds.H est en roule pour Halifax où il arrivera vendredi.• Hawkins a fait escale a SI.Kills et Nevls hier.Il sera a Saint-Jean le 13 décembre, après {avoir visité les ports de Anligua, | Montserrat Stc-Lucie, de la Bar-bnde.M-\ineent.Grenade et Tri-nidad.Il sera à Demerara le 27 no-j vembre.Le l.ady Nelson a quille la Bnr-I le 29.U< r S lb de zeste d’orange et de citron confits, Vi lb de noix hachées, 1 tasse de miel, 1 tasse de mélasse.Tamisez la farine une fois, pesez, ajoutez la poudre à pâte el les épices.tamisez ensemble 3 fois.Battez le beurre ou la graisse en crème, ajoutez 1
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