Le devoir, 10 mars 1916, vendredi 10 mars 1916
VOLUME VII—No 58 MONTREAL, VENDREDI 10 MARS 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 $8.00 UNION POSTALE .Edition hebdomadaire CANADA $1 on ETATS-UNIS $1 RA UNION POSTALE - $2.00 Rédadtion et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL Directeur: HENRI BOURASSA TÉLÉPHONES : * ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! “ WE MUST CO SLOWLY ABOUT RECRUITING,^ DIT LORO SHAUGHNESSY La réunion d’hier après-midi au Board of Trade est significative sur plus d'un point.Les deux incidents saillants de cette séance sont les paroles de lord Shaughnessy, président du Pacifique-Canadien, et le rejet de l’amendement Doyon.* * * Lord Shaughnessy est un des impérialistes les plus huppés du Canada.Et c est aussi un homme d’affaires de grande envergure.On ne peut donc douter de son extrême loyalisme non plus que de sa clairvoyance dans le domaine économique.Oi, qua dit lord Shaughnessy au Board of Trade, après le discours du général Hughes, dont la plus grande partie vante le travail qu’il a fait depuis août 11114, discours qui s’est clos, sur cette parole relative à notre projet d armée de 000,0(111 hommes: “U’c could turn out three times as huuiif men ij we had to.” (Voir Gazette de ce matin, page 4, col.4)?| Lord Shaughnessy a pris la même attitude que celle de la presse agricole ontarienne, de M.James, le commissaire fédéral de l’Agriculture, du Sun, de Loronto, de maints Anglo-Canadiens qui pensent à l’avenir, pas seulement au nombre de soldats que nous pouvons lever.Il a dit, — et nous traduisons textuellement cette partie de son discours —- : "Je ne jaiis croire s Canadiens d’aujour-»J Jnn fussent prêta à sat-ifier de gaiete de coeur les avantages et les prerogatives dont la conquête a conte tant d’efforts aux générations qui les ont précédé*;.M L?oJ,r",R.é,îialist,-s Ubéraux, dont :'i.AMJLiJH est le type, ont mieux juge les politiciens de notre génération.Us ont compris qu’il était lamie de les amener à leurs fins, de leur arracher tout ce que l’Angleterre attend des colonie*; — le tribut du sang et le tribut *! • l’or___- et de les payer en monnaie de singe: décorations, flatteries, avantages personnels.- .causes de la révolu-, bon impérialiste, en même temps j LE LENDEMAIN DE LA VICTOIBF que du plaidoyer de justification de1 l'-iunu-.ses fauteurs.LES DEUX IMPERIALISMES Après avoir décrit les origines du! mouvement jusqu’à Chamberlain, le professeur compare les deux types d impérialisme : Rendons justice au chef de l’é-i cole impérialiste.Politicien sans sc'upules, vrai 'disciple de BISMARK.il eut, comme son modèle, I une conception grandiose de l’association impériale.Il conviait le R n est pas certain cependant que leurs calculs 'oient meilleurs que ceux de CHAMBER] AIN.récrivais récemment que “la défaite Jcl la mocl de CHAMBERLAIN " n ont pas arrêté la marche triom-“ pliante de son idée.En vcrPé le ‘triomphe dépasse tout ce qu’il "avait conçu.” Cette affirmation exige un éclaircissement.Pour 1 heure, il est indéniable que les espérances d" CHAMBERLAIN •¦ont dépassées, puisque l’Angleterre a e de l’Angleterre, consentiraieil !!roehIl.f‘ 520088 VOL.VII._ No 58 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 MARS 1916 L’ENROLEMENT COERCITION DEGOISEE ' ides p.iur nous tenir éventualité.Les gros patrons, membres du Board of Trade, décident de fournir la liste de leurs employés en état de s’enrôler et même de les y enjoindre.Lord Shaughneasy approuve ce projet mais dit que nous devrions d abord nous intéresser à la situatioff économique du Canada.— Une motion de M.Doyon, sens, est sifflée.dans ce Sur convocation spéciale les mem- ! bres du Board of Trade s’étaient réunis hier après-midi pour entendre sir Sam Hugfies leur déclarer (]ue 50 p.c.des jeunes gens de Montréal qui ne sont pas encore eu-rôlés n’ont jamais été mis au courant de la situation, que ce ne sont r*r>n «•»/scir-/>î?î’5 i * •» * * LU IdllL U trXCdivIllt.nm,r leurs, employes J G’est alors que M Hughes risque recruteur t ' isse.nh ’^^ f •?Crgent 1 sa «asconnade à laquelle répondra brc .se e etai .nom-! lord Shaughnessy ; Montréal et sa .p de quatie oents per- banlieue ont une population de près le de reumon du “Board".M.J.M.Walker, présidait, ayant à ses côtés sirJSam Hughes, lor'.l Shaughnessy, sonnes remplissaient la grande sal- | de 750,000.Un dixième de la popub.: lion devrait s’enrôler, soit 75,000 hommes.Jusqu’à présent, Montréal a donné 29,000 recrues.le brigadier général E.W.Wilson, sir Thomas Tait.le major général MacDonald, le colonel F.S.Meig-ben, les lieutenants-colonels Barré, Desrosiers, Asselin, Magee, Charles Peers-Davidson, etc.Sir Sam Hughes a .d’abord déclare qtie le (.anada devrait envoyer oOO.OOO et même 750,000 hommes dans les tranchées, que Montréal devrait pour sa part en envoyer au moins 70,000.Le baron Saughiiessy, un homme d’affaires qui a adopté sans doute l’adage anglais : "Keep cool , répondit à sir Sam Hughes que, tout en voulant le succès des armes anglaises, il y a plusieurs moyens de les aider et surtout de les aider sans mettre en danger l’a-venir du Canada à tous les points de vu, financier, industriel, agricole, etc.Pour que Montréal envoie 70,- 000 soldats, dit-il, il vous faudra enrôler les femmes.Le Canada peut laire sa part et aider considérablement au maintien de l’Empire bri- 1 a il ni que, en fabriquant des munitions, en fournissant tint blé, en améliorant sa situation financière.II recommande que l’on cesse pour un temps Je recrutement : le Canada a déjà 250,000 soldats d’enrôlés, dont 70,000 à peine sont au front.A quoi bon payer des soldats qui resteront ici?Lord Shaughenssy recommande cependant que les employeurs fournissent au département de la milice le nom de leurs employés en étal de porter les armes.II faut se préparer et si la chose devient necessaire dans un temps plus ou moins rap-proché, il ne faudra pas craindre de recourir à la conscription.Le baron Saughiiessy, dans toutes les parties de son discours, a été applaudi avec enthousiasme.M.Léo Doyon, un membre du Board of trade, présente ensuite une résolution recommandant de | fesser le recrutement et de chercher plutôt des hommes pour faire la récolte dans l’ouest et dans l’est.1 Si le recrutement continue il de-i viendra nécessaire de faire venir des moissonneurs américains.Pendant la lecture de sa résolu-! tion, M.Doyon a été hué.sifflé.' conspué.A travers tout cela on a pu i distinguer quelques applaudisse- \ tu Ç ni s.Certaines personnes lui! criaient de continuer sa lecture.! Celle-ci terminée, M.Doyon n’a pu ! ajouter un seul mot tant le vacarme! était grand.M.Walker, le président, déclara la résolution hors d’ordre' et dit : “C’est une honte et une in-! suite à tout homme intelligent que de présenter ici une telle résolu-1 tion.’’ Une autre résolution a été adop-j téc, celle-là recommandant aux hommes d’affaires et à tous les em- [ ployeurs de fournir une liste de! leurs employés en état r.ie porter les j armes, et d’exercer une pression sur ces mêmes employés pour ' e nrôler.prêts à toute' Sir Sam a terminé sur ce compü-| ment au baron Shaughnessy.DISCOURS DU LT.-COL.MAGEE ! Wn^ Chan‘! Le lieutenant-colonel Magee dit!, ^ans 1 ascenseur nous avons en-j quelques mots.Il sait par expé-! },CIK‘U ^S1 av!)d asslslé à' - - - ! 1 assemblée dire a l’un de ses enm-¦ LES FEMMES A L’OEUVRE La femme est bon sergent recruteur.M.Hughes l’a constaté à Toronto.où ces dames se sont chargées de visiter ceux qui sont susceptibles de s’enrôler.Le même système devrait être mis en vigueur à Montréal.Il n’y a pas de doute qu’un bon nombre de jeunes gens n’oseraient opposer un refus aux sojüci-tations des dames.Sir Sam Hughes ne veut pas de la conscription, mais il tient absolument à ce que tous partagent son goût des choses militaires.Un citoyen non entraîné est une menace continuelle pour le pays, dit-il ; il faut que tous connaissent l'exercice.Surtout les jeunes gens, même ceux qui sont âgés de 15 et IG ans, car dans 3 ou 4 ans, ils seront en état de marcher au front, si la guerre dure encore.L ocateur revient à parler des munitions ; il fait l’éloge du duc de Connaught, de plusierus autres, il vante la bravoure des Canadiens qui sont tombés à Saint-Julien, sous les ordres des lieutenants-colonels Barré et Meighcn ; il fait l’éloge du soldat français et des troupes anglaises.Enfin, il termine en demandant aux hommes d'affaires d'aider les recruteurs à enrôler 70,000 hommes à Montréal.Le président présente ensuite lord Thomas Shaughnessy.DISCOURS DE LORD NESSY SHAUGH- DISCOURS DE SIR SAM Lord Shaughnessy a exprimé nue admiration sans bornes pour l’enthousiasme, l’énergie et la constance de sir Sam Hughes dans la formation de l’année canadienne.“ Je ne suis pourtant pas enclin, dit-il, à accepter les i ifi'res qu'il nous donne en ce qui concerne Montréal.Je ne vois pas comment sur une population de 700,000 habitants, nous pourrions lever 70 000 hommes, à moins de faire appel aux femmes, et je sais fine la plupart des femmes, excellentes peut-être sur la ligne de feu, seraient absolument impossibles au point de vue discipline militaire.Je ne puis croire que le désir exprimé par le premier ministre d’arriver au chiffre de 500,000 hommes soit réalisable, Nous avons bien des devoirs à remplir.D’abord, noire contribution à l’armée de l'empire ; puis la fourniture de muni-lions, puis le travail agricole ; il faut que nous contribuions à l’ap-provisionm nient de l’Angleterre, et enfin la finance.Il est de toute nécessité que la situation financière, non seulement de la Grande-Bretagne, mais de toutes les parties de , 1 Empire soit maintenue dans un Ics I état de solidité et de force indi«-; cutable.Si nous voulions porter HUGHES ! nn*rc-!iriïu>l- :l "bO.OOO hommes il rience combien le recrutement se fait difficilement.Pourtant il reste encore beaucoup de jeunes hommes valides.Les patinoirs en sont remplies à chaque joule de hockey.Il faut que les recruteurs connaissent les noms de tous les jeunes gens qui restent afin de pouvoir exercer une pression auprès de chacun d’eux.MOTION DE QUASI-CONTRAINTE M.J.Sherrard.appuyé par M.Z.Hébert, présenta alors la résolution suivante:— Résolu—“Que, tandis que plusieurs grands établissements de Montréal ont déjà favorisé le recrutement en encourageant leurs employés et en les mettant à même de s’enrôler et ont permis gratuitement aux officiers recruteurs de leur adresser la ; parole collectivement, il soit désirable que ces moyens de recrutement i soient employés sur une plus grande i échelle; j “Que bien qu’il soit reconnu que l’on doive permettre à tout homme de décider lui-même s'il doit ou ne; doit pas s’enrôler et qu'il ne soit pas désirable que des patrons tentent d’influencer indûment leurs employés à s’enrôler, il soit jugé convenable de demander à tout homme valide d’âge militaire d'étudier la question de son enrôlement sur-le-champ ou de l’enregistrement de son nom sous réserve, et à cette fin celte ; assemblée prie tous les chefs d’éta- ! de, se blissements industriels, maisons de gros, banques, compagnies d’assurance et tous autres patrons d’offrir toutes les facilités aux officiers recruteurs qui désirent adresser la parole à leurs employés et de fournir à la “Citizens’ Recruiting Association” des listes entières de leurs employés d’âge militaire, afin que, si la chose est jugée nécessaire, ces officiers puissent leur faire un appel personnel.De plus résolu,—Que cette assemblée témoigne par la présente sa haute appréciation de lu valeur des services excellents rendus par la “Citizens' Recruiting Association”, vins la présidence de sir Thomas Tait et de sir Alexandre Lacoste, et que dans le but d’appuyer et d’étendre le bon travail qu’elle a déjà fait, le comité suivant soit nommé pour coopérer avec cette association et les autorités militaires à l’enrôlement des recrues : Sir Thomas Tait, Sir Alexandre Lacoste.MM.Raoul Dan-durand, Armand Chaput, C.C.Bnl-lanlyne, J.S.Brierly, Huntlv Drummond, Zéphirin Hébert.Frank Pau-zé, J.H.Sherrard et T.H.Wardle-worth.” assemblée dire à l’un de ses corn pagnons, en’ parlant sans doute de certains orateurs; “C’est une bande de c.” FRANCE VAUX EST AUX POILUS C’EST EN VAIN QUE LES ALLEMANDS ESSAIENT DE SEMBA-' RER DE E FORT, DONT ON ! AVAIT DEJA • RAPPORTE LA CAPTURE ; PARTOUT LES ! FRANÇAIS LES REFOULENT AVEC PERTES.AMENDEMENT DE M.DOYON Cette résolution fut accueillie avec Londres, 10.—La lutte au nord-ouest et au nord de Verdun, n’a pas du tout ralenti.Les attaques des Allemands ont été particulièrement violentes au nord de Verdun, dans i es environs de Douauinont.du vil- I lage et du fort de Vaux, mais Paris ! annonce leur rejet.Les Teutons, en formation profon-sont rués contre les tranchées des Français, au pied de la ! hauteur qui domine le fort de Vaux,! dont ie dernier communiqué officiel de Berlin rapportait la capture, mais les Français avec leur tir de barrage, ont refoulé l’ennemi et lui ! ont infligé des pertes énormes.Au nord-est du fort, les Teutons ont tenté une attaque contre le village de Vaux, d’où les Français les avaient précédemment délogés ; mais, là aussi, ils oni été repoussés, en éprouvant de grandes perles Le tir de l’artillerie et de l’infanterie françaises a également enrayé une attaque dirigée contre les approches du village de Douaumont.A 1 ouest de la Meuse, à mi-chemin entre Bethincourt et la rivière, les Français ont continué leur offensive contre les Allemands, dans le bois des Corbeaux, cl le buBetin de Paris affirme qu’ils l’occupent presque en entier. l’est et au sud-est de Verdun, il n’y a eu que des bombardements réciproques et intermittents.Il y a eu plusieurs combats aériens dans la région d- Verdun.En Champagne, les Français ont capturé une tranchée, près de Maisons de Champagne, et bombardent les positions ennemies, dans le voisinage de Navaran, de Initie Du ! FAITE AU CANADA H»wfez smem emiawis qu’il y £§$2 fiSQïSS4 &WX La meilleure refraîchissement est d’acheter un façon de se procurer un pour une somme minime paquet de gomme WülGI.enthousiasme par la majorité des per- ^Fsnil et de Massiges.En Haute Al ! sonnes présentes.M.Li-o Dovon, uni ?ace’,ll.s ont eideve une section de: .i,„ .i• .tmnrhpp l’nct /lo tranchée, à l’est de Seppois, La nuit dernière, les Anglais ont repoussé une petite attaque, dans ’.es environs de la redoute Hohen-zollern.I.’artillerie a déployé une grande activité des deux côtés, dans la région d’Ypres.LA PERIODE CRITIQUE EST PASSEE DU COTE DÉ LA MEUSE 1 Paris 10.—Le deuxième jour de! la troisième période de la bataille de Verdun a paru critique r.ux yeux de l’autorité militaire.La prise de Forges et de Fresnes était sans cou-: séquence, mais une autre avance de l'ennemi, entre la côte dé l’Honi-j me Mort et la côte de l’Oie, révélait i que les Boches allaient tenter un ! grand effort à l’ouest de là Meuse.Le jour critique est passé, ei le résultat est favorable aux Français.L'aile occidentale est le principal théâtre de l’action, et continuera à! noire i nous faudrait avoir recours à la po-jet elle demande que ni le gouverne-' nrcmierl Pmation ouvrière.Tl y a quelques j ment fédéral.ni le département de ln| fait j j(iurs» j’ai reçu un avis du ministère 'de l’Agriculture demandant Sir Sam Hughes prend la parole.Il dit que Montréal a iiohlement sa pari au point de vue! de l'Agriculture demandant laide de l’enrôlement et de la fabrication du C.P.IL pour transporter 10,000 des mmi’itions.; laboureurs dans l’ouest pour les sc- Actuellement, dit-il Montréal fil- j mailles et la moisson et aussi pour brique plus de munitions de guerre | s’établir définitivement dans le pays, que toute autre ville de l’Empire menubre canadien-français du Board | of Trade, présente ensuite l’amendement suivant: “Attendu que des milliers d'hommes valides seront absolument nécessaires pour les travaux de labour el les récoltes, dans l’Ouest et dans l'Est, le printemps, l’été et l'automne prochains; attendu que les Provinces de l’Ouest ont récemment demandé par l’entremise du Grand-Tronc, 10,-000 hommes pour les travaux des champs dans les provinces de l’Ouest; attendu qu’il deviendra inévitable pour le Canada d’aller chercher la main d’oeuvre pour ces travaux agricoles aux Etats-Unis si le recrutement est poussé trop activement au milieu de notre population; “Attendu que cette importation d’ouvriers étrangers constitue une perte économique pour le Canada: “Attendu que sir Wilfrid Laurier, sir Robert Borden et sir Sam Hughes oni maintes fois reconnu et répété' l'être au fur et à mesure que les Al- j tion allemande par les parlancui-fluc la participation du Canada à la kmands perdront l’espoir d’altein- taires portugais, insultes qui n’ont guerre et l’enrôlement des soldats j dre leur hut à Verdun.A cause de la ! jamais été réprouvées, au Canada sont absolument volontai ! célérité de leurs premiers mouve ; La déclaration établit, d’après ''es: ; ments, les ennemis sont malmenant I l'agence de nouvelles, que eonfor- “Cette assemblée adopte la résolu- exposés au tir d enfilade des batte- niément aux traités 'existant entre tion suivante: Celle assemblée re- nés françaises de la rive occiden- j les deux nations, la saisie aurait* dû commande au gouvernement fédéral ,ak de la rivière.Simplement pour être précédée d'un accord concerne ne plus adopter de mesures pro- conserver leurs positions enlevées mint le prix à payer aux proprié-pres à accélérer l’enrôlement de sol-! sur les.hauteurs, les commandants j taires, et que celle saisie n’était jus-dais dans les troupes expéditionnai- ; ennemis doivent déployer force | tifiabiv que par la nécessité.Il est res canadiennes, tant que le nombre troupes pour rectifier la ligne.C'est ! étstoli que le gouvernement portu suffisant d’ouvriers de fermes n’ait ! Ia le danger d’une ruée sur un front j guis n’est mên.v entré en pour-été reijipli pour exécuter les travaux I ' étréci._ i purlers ni avec les propriétaires ni de labour dans les fermes de l’Ouest ! si 011 les compare aux prétendues | avec le gouvvrneinenl allemand, et et de l'Est durant les mois prochains:! Pertes énormes des Allemands, les; qu’il est évident que I Eortmgul n’a- ' pertes des Français sont réellement vait nullement besoin du tonnage insignifiantes.Un correspondant ! saisi Elle est faite proprement et se maintient propre car elle est hermétiquement enveloppée dans un papier paraffiné.Ses deux parfums différents sont toujours frais et se conservent indéfiniment.C’est le meilleur bonbon que l’on puisse acheter, il facilite la digestion, excite l’appétit, calme la soif, embaume l’haleine.Pour avoir un exemplaire gratuit du “WRIGLEY’S MOTHER GOOSE”, joli petit livre illustré en couleurs qui amuse les petits et les grands et vous rappellera agréablement la “Gomme Parfaite”, parfaitement empaquetée; écrivez à Wm.Wrigley Jr.Co., Ltd., Wrigley Building, Toronto.IWàchez-le après chaque repas C-32 britannique et des Etats-Unis.Mont léat a aussi eontribué largement au fonds patriotique.A ce sujet, il dit que le sort de nos soldats ne pc,q être meillcu Le gouvernement vient d’adopter une loi de pension comme aucun pays n’en a encore eu.LA QUESTION DU RECRUTEMENT L’orateur passe ensuite à la question du recrutement.Lui-même s'en est toujours occupé, même avant de devenir ministre de la milice.Il est opposé à la conscription, mais il croil que tous devraient faire de l’entraînement militaire.La Grande-Bretagne a gagné ses libertés au moment où le service obligatoire était en usage partout.La seule organisation de l’Angleterre était une organisation industrielle et ouvrière Jusqu’à dernièrement on n’avait jamais parlé en Angleterre de service militaire obligatoire.Lf général Hughes dit que pour sa part il a depuis longtemps commencé l'organisation des corps de cadets, afin d’implanter parmi la jeunesse du pays l’idée niilitaire.Il a pleinement réussi.Au début de la guerre, il a pu y avoir quelque embarras ; des gens non qualifiés ont pu être acceptés comme officiers ; on a depuis remédié à cet état de choses.Sur 75,000 cadets, en entrainement avant la guerre 50,000 sont maintenant en service actif, Et pourquoi ces braves et tous les autres qui sont partis risqueraient ils leur vie, tandis que d’autres restent paisiblement ici, jouissant de tout ?Pourquoi ne faut-il pas que tous ceux qui sont aptes au service partent pour le front ?C’est là le grand argument en faveur de la conscription ; mais l’orateur dit que ses concitoyens sauront comprendre leur devoir sans être pousses par la cons-ciTpliun.Sir Sam Hughes est convaincu IL FAUT ALLER DOUCEMENT “Dans ecs conditions, il faut aller doucement avec le recrutement.Hans ce moment, nous avons enrôlé 275,000 hommes.Là-dessus, 70,000 sont allés au front, GO,0(H) environ sont dans les dépôts d Angleterre et plus de 130 000 sont sens les armes au Canada.II eût mieux valu aller plus douceminh et économiser $5,-000,000 par mois dont nous nous serions servis dans la suite.Mais maintenant le vin est tiré, il faut le boire.Mais serait-il sage pour nous, avec ces 130,1100 hommes, d’augmenter encore nos responsabilités financières, d’accroitre notre dette nationale et de mettre en question notre pouvoir d'aider financièrement l’Empire quand les temps viendront de le faire ?“ S’il csl nécessaire, il faut que nous soyons préparés à donner le nombre de soldats qu’on nous demandera pour sauver la situation, au besoin même recourir à la conscription, quoique je ne pense pas que nous y soyons préparés et quelle devienne nécessaire.“ Mais il vaut mieux nous borner I à compléter les unités en formation, plutôt que d’en former dej nouvelles et exciter une concurrence qui ne peut avoir que de mauvais résultats.On nous dit que dans les bataillons du district de Montréal, il manque environ G.IMiO hommes.Et, hier, j'apprenais (pie la formation d’une nouvelle unité était au.torisée à la Poinlc-Saint-Charics.Est ce sage '! ” Lord .Shaughnessy suggère en éc qui concerne / le recrutement, que les employeurs devraient tenir une liste de leurs employés susceptibles de prendre les armes, cela non pas dans un but de pression, mats par mécaution soigneuse el intelligente Cola, dit-il, serait ulile dans trois ou quatre mois, quand la plupart de nos troupes seront parties pour le front, et qu'il faudra combler les Milice, ni aucun officier au Canada ne tente d’établir un système coer-, citif contre les hommes valides du pays d’après le principe d’enrôle ! ment volontaire reconnu par sir Bo-bon Borrlen.si r Wilfrid Lou ri or cl sir Sam Hughes.Comme nous le disons plus haut, M.Doyon fui hué, sifflé, conspué.Il voulut donner des explications, lire a i appui de sa résolution des paroles! prononcées par lord Shaughnessy, plusieurs articles publiées dans le Sun de Toronto et dans le Financial 1 nues de Montréal.On ne lui en lais-sn pas le loisir, L'assemblée l'a bâillonnée.C’EST UNE INSULTE" Le président, M.J.M.Walker, d'un air indigne, dit; "J'ignore absolument ! um vient de parler, mais il est ahso- ! uiinrnl hors d'ordre.De plus, j’aurais I nonic (I should be ashamed) d’accep-i 1er un tel nmeudcmcnl.C'est une in I suite à tout homme Intelligent que dei presenter ici une telle résolution."1 Sur ce, ITnicidenl s’est clos et aucun orateur n’a répondu à M.Doyon.tient de bonne source que le nom-! lire des Français non blessés faits ! prisonniers ne dépasse pas 1,500 et que les pertes totales sont au-dessous de 40 000.PORTUGAL LA GUERRE EST DECLAREE A LA SUITE DF.LA RECENTE I SAISIE DES VAISSEAUX ALU'.! MANDS DANS LES PORTS BOR-j TIGAIS.L'ALLEMAGNE A RU I MIS SES PASSEPORTS A L'AMBASSADEUR DU PORTUGAL A BERLIN.UN SACRIFICE DE SANG Berlin, par sans fil à Sayville.10.L’Allemagne a déclaré la guerre Le major Williams, de Toronto, dit "U Portugal et a remis ses pâsse-entre autres choses intéressantes, que ll0,'ts à I ambassadeur du Portugal.nous devons faire des sacrifices et1 Lit déclaration allemande, dit l'u-qtie notre sacrifice doit être un su-i g'’1"’1’ de nouvelles d'Outre-mer.in (Tifu-c de sang (must he a sacrifice sisto sur le fait que ce! acte était of blood).rendu nécessaire par la saisie ré- m»4T.-.-nc 1 « '’nto des vaisseaux allemands dans /si i HLrtS uka i £,LKS Ues ports portugais, ce qui constitue Parlèrent ensuite, sir Thomas Tait !” lîr* 4ir,7'' d'-s.vjo'atlons de ueu- ^IçÎavs'rsl VT1, I du 1 genee''qiii'c'ile°nsudIt '* situation éeonomi-J ij(;r au nom pour Hughes nessy que ncr des soldats tre en danger conservée a difficile du que du Sir Sam n’a fourni au- au pays.oun chiffre; il s'est borné à des paroles ou plutôt il a dit que le Canada pouvait envoyer 1.0(H),000 d'hommes (twice 500,000 men) au front sans souffrir le moindre préjudice, sans met Ire son avenir en (langer, il se dit prèl à prendre l'avis de lord Shaughnessy pour la construction dun chemin de fer.mais lui, Sam Hughes, a plus d'expérience au point de vue mililnire.aralinn enumere une longue série de violations de neutralité de la part du gnuvernometi! porlnijjai.s, comme la permission donnée aux troupes anglaises de Iruwrser librement lu Mozambique, "U.v navires de guerre anglais de se servir des ports portugais, et eu particulier (!*> Madère comme bi se navale ; les conflits entre les troupes allemandes et portugaises dans i Afrique du sud allemande el l’Angola, les insultes fréquentes à la nu- Par ces actes, continue la déclaration, le Portugal a prouvé qu’il 5e considèiv connue vassal de BAn-gletcrrc.Il a saisi les navires allemands d’une façon qui peut être considérée comme une provocation internationale, puisqm» le pavillon allemand a été aihrné et remplacé par le pavillon por.ugais tandis que l'artillerie faisait les subits réglementaires.Am sujet d'e res événemenls, l'ani-; bassadvur allemand protesta le 27 i février.Néanmoins, le gouvernement portugais faisait déclarer de ! façon officieuse dans les journaux | d'» Lisbonne qu’il n’y avait lias eu ] de protestation allemande, La «iième déclaration fut faite au parlement par le jiiinislre de 'a Justice, et à | un correspondant du "Sceolo" (Journal it al icu ) par le ministre I das Affaires étrangères.L’ambassadeur allemand demanda une rectification, mais sans succès.Ce n'esl que le I mars que le ministre dvs Affaires élrangùres d’Allemagne reçut par l'intermédiaire de rnnbassadeur du Portugal avis que ses réclamations étaient repoussées, o * • l.v Portugal est la I.Tème nation qui entre dans la guerre.Son armée régulière comprend 30,1100 hommes cl 230,000 réservisles.Ses forces totales sont de 870,000 hom-ivs.Quant à sa marine elle est relativement négligeable et ne„com-prend guère que cinq croiseurs de second rang, quelques canonnières '¦! des petits navires.* # # Lisbonne, viA Paris, 10, — Une huile de residents nJlnnnnds quil-tent le Portugal à la suite de l’avis à,eux donné pur les consuls allemands de quitter le pays aussi tôt que possible.* * * Paris, 10.- Une dépêche de Lisbonne à l’agence Havas déclare que l’exode des fnmil vs allemandes du Portugal continue.Le ministre de In Marine, ajoute In dépêche, n publié un arrêté félicitant le commandant, les officiers cl les matelots qui ont saisi les navires allemands sur In manière dont il» avaient accompli cette oeuvre ci s navires dont iis avaient utilisé h dans lu fleuve de Tage.* * * Berlin, vià Londres, 10.— L’ambassadeur Rosen à Lisbonne a reçu instruction de demander ses pr.sse-porls.On a innis des passeports au Dr Sidonio B;,vs, ambassadeur portugais à Berlin.HORS DÉ* COMBAT Ottawa, 10.—La dernière liste des hors de combat comporte les noms de onze morts, dix-sept blessés et deux malades.Nous relevons les noms des Montréalais et des Canadiens-français : 3èiue bataillon : Henrv Potts, 318, rue Coleraine, Pointe Saint-Charles, tué au feu.22ème bataillon : Napoléon Thomas, 589, rue Montcalm, blessé.20èine bataillon : Colin B] Montréal, blessé.Même bataillon : Rodolphe Ré-dard, 378, rue Saint-Vaiier, Québec tué au feu.7ème bataillon : Ormond H.Du-prau.Grenfell, Saskatchewan, mort ôc ses blessures.M.CUMMINGS SEUL PROPRIETAIRE Un grand changemanl vient île •se produire à la inaimm McUomber d Cotniiiings (fourrures en gros), imgl • des rues S.-Paul et S.Stilpi-ce.M.K.U.Cummings, jr., vient en effet de sa muter acquéreur le lous les intérêts de son associé, M J.E.MeComber.M.continuera les affaires le même local ci avec le sonnel qu’auparavant.Depuis onze ans (pie durait Home Shoe Co.Limited AVIS est donné au public nu la pmuicrc partie du chapitre tuts revises du Canada, Iflor des compagnies, il sceau du Secrétaire en vertu de 7i> des Sta-.désigné Loi a etr délivré, sous in d’Ktat du Canada, dis paid étudia lui-, Cummin gs seul, dans même per- ais- xocintion de ces deux hommes, ils avaient su donner une active impulsion à leurs affaires, el ils s’étaient surtout spécialisés clans le commerce du mouton de Perse et du vison, el ils tennienl en outre un excellent assortinnent de lainages e! de tweeds.C’est le inc ne’ commerce que M.Cummings va continuer el il entend donner à sa lettres patente» ni date dû ÎSi 'joür 'dc'fet vrl‘”' U1.1'», constituant en corporation Léo-idlant11 Arlfiimn,t’ Philippe l’ontbrland, i m i' Ad,1,lllc hayuiimd, comptable, Um a.mm .* ' ‘T0"- sténographe, tous d< la , 4c Montréal, uans lu province de que-fjfv Huisdoie J’aiiet-iluymoncl, avocat, vine?de on i "estmou!ltl ,! ""s '» dite pro-! .¦ M'hhec, pour les fin, suivantes : - .(uJ raljrKiucr, acheter, vendre, exnorter importer et fair# ie eou’unere».en gm, et' ¦ .«‘ e '11! ‘,outie notre sujet.Le résultat de cette étude démontrerait, je pcn.se.que le changement de régime nous a apporté de sérieux avan'rges et de graves inconvé-nirnt.;.En tout cas, il en ressortirait certainement que ni la France, en nous abandonnant, ni l’Angleterre, en nous prenant, n’ont acquis aucun titre à notre reconnaissance.L’état colonial, pour "tre parfois une nécessité, n’est jamais avantageux en soi aux peuples qui le subissent.Je me borne à relever quelques-uns de»; bienfaits particuliers Ri régime anglais demds la conC2S323Hi: 4 ?» a » DES VOTES DE PARTIS (Suite de la première page) Lient sur cette question en rouges et bleus, le vote étant île 43 à 14.Voici le texte (te la motion Syl- Vesliv : M.Sylvestre propose que tous les mots après ”qiie”.dans la motion soient retranchés et remplacés par tes suivants : “Attendu que le gouvernement fuit imprimer le ’‘Journal d’Agricul-lure” par la “C.ie de Publication du Canada, Limitée”, au coût de $27,-000.00 par année, frais de port compris, (Comptes publies, 1914-1915, page 398); "Attendu qm> le contrat entre le Rouveniisnenl et la dite compagnie est un contrat annuel qui expire le 31 décembre de ehanuie année ; “Attendu que, dès le mois de septembre dernier (1915), le gouvernement a reçu publiquement et à plusieurs reprises, de la part d’une compagnie d’imprimerie solvable, J’offre d'imprimer le “Journal d’A-griculture” à $10,00(1 meilleur mar-« hé que le prix actuel ; “Attendu que le gouvernement a négligé de profiter de relie offre, qu’il a laisse l’uneien contrai se renouveler par tacite reconduction, le 31 décembre 1915.et qu’il conlinuv de payer à la “Cie de Publication dsi “Canada” Limitée" l’ancien prix sic $27,000.00.quand il pourrait obtenir le même service pour $10,-OOO.ÔO du moins, c’esl-n-dire, $17,-(100.00 au lieu de $27,000.00 par année; “Cette ehembre regrette que le gouvernement par incurie, négli-gx-iico on favoritisme, fasse ainsi perdre à la province une somme de 810.000 par année qu'il pourrait employer fort avantageusement à aider la classe agricole dans cotte province, cl elle invite le gouvernement à faire mieux à ravenir.” M.Tessier s’embarrasse Lois ià’ la discussion du budget de la voirie, M.Cousineau a eu une passe d’armes avec M.Tessier au sujet du renvoi d’un ingénieur de ce mlnislèir' qui avait été engagé aux lilals-liiiis.M.Caron riant venu à la rescousse de M.Tessier, son aide a été plutôt inefficace, Car celui ci, trop honnête ou trop maladroit pour saisir la branche de sn-lul, s’csl mis en contradiction évidente avec son collègue, au grand divertissement de In gauche, M.Cousineau demande si M.Kvnns n’a pas été renvoyé parce qu’il était vit désaccord avec le département.M.Caron.Absolument pas.Il désobéi’snll aux ordres et avait des relations oui clnicni mal vues de ses chefs, nver certains entrepreneurs.Je l'ai plusieurs fois averli à ce suicl.quand je m'occupais encore de la voirie.M.Cousineau.— N'est-il pas vrai qu’on lui a donné mil te dollars, quand il est parti ?M.Tessier.On lui a payé trois mois de salaire.M.Cousineau.Pourquoi payer trois mois de salaire à un mauvais employé?M.Tessier.Ce n’était pas un mauvais employé, et on craignait qu'à cause île ses conditions d’engagement, il pût réclamer toute l’année.M.Cousineau.— N’est-il pas vrai qu’il est parti parce qu’il ne voulait pas, comme ingénieur en chef, approuver tes plans du gouvernement?M.I essicr.— Il es! parti parce qu on pouvait le remplacer par un Canadien et qu’on n’avait plus besoin de lui.11 n’était pas ingénieur en chef, d’ailleurs, mais sous M.Horary.M.Cousineau.—C’est évident que les deux ministres ne s'ente intent pus; l’un prétend que M.Evans était un mauvais employé ; l’autre dit qu'il est parti parce qu’on n’avait plus besoin de lui.mais qu’il n'a jamais donné lieu de se plaindre de sa conduite.AI.Tessier.—- Ou n'avail pas à se plaindre de M.Evans cl il n’est lias parti mécontent.M.Caron.— Mon Dieu.il se IJi'Lt quv M.Evans se soit amendé depuis que j’ai quitté le département.l’mir un monsieur que soignaient les entrepreneurs, comme te pré-Icndail M.Caron, on peut dire qu’on a mis diablement du temps à le «Lettre à la porte.Bien mieux ! il est parli, par-dessus le marché, non pas ù cause de sa conduite, mais parce qu'on n'avail plus besoin do Uii.Il aurait été intéressant que M.Cousineau aJoutAt évité question à la série de (telles qu’il avait posées au minisire, La discussion s'esr longtemps poursuivie.M.Sauvé semblait avoir cédé le pnrquet à M.Lnbissonnlèrc qui l’a tenu toute l’après-midi.On a vntamé etisuile le budget de la colonisation.M.Lnvcrgne a réclamé In protection pour les colons de son comté.Ce n'est pas avec $1.100, dit-il.que l'on fera grand chose dans une région où il n’y a même pas de routes.M.Mercier lui a promis de donner son attention aux besoins des électeurs de Monlmngny.Les articles adoptés cet après-midi sont $200.000 pour les travaux de voirie.Autour d’un contrat La séance du soir s'csl écoulée presque entière dans la discussion du rontrnt accordé pour l’éclusage du Saint-Maurice à la Saint Maurice Constructions Co.On a cnlendu tour à lour, MM.Bernier, Allard, Bérubè, M'iteheil, Cousineau et Goulu.Nous avons assisté au débat le plus important et le plus intéressant qu'on ait vu depuis ie commencement de la session.M.Bernier a mis son siège au jeu pour établir la vérité de ses assertions.Son défi n'a pas été relevé.AJ.Cousineau a fait un terrible i équisitoire contre M.Parent dont il a évoqué les billes de jadis avec M.Gou'in.Ce dernier a répondu par un discours magistral, où il a déclaré qu’il prenait toute la responsabilité de la transaction attaquée par le député de I-évis, qu’il en félicitait scs collègues el que la province, loin d'y perdre, y a gagné une somme de (idJKM) en chiffres ronds.Avant ce débat, l’orateur avait rejeté, comme n’étant pas dans l'ordre, la motion de M.Bérubé censurant le gouvernement parce qu'il confie l'impress’ion du “Journal de l'Agriculture” à la Cie de Publication du “Canada” pour $27,000 alors qu’un imprimeur a offert de se charger de ce travail pour $17.000.Le député de remise ou a la ayant appelé la décision de M.Deluge, celle-ci a été uiainle-nue par un “straight party vote” de 41 contre 14, M.Eavergne s'abstenant de voter comme cet après-midi, sur la motion Sylveslrc.C’est immédiatement après re vote que M.Bernier se lève pour proposer la motion de censure donl voici le lexlc: Motion de censure Que tous les njots après “que” snienl remplacés par les suivants : "Attendu qu’en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par le statut 3 Georges 5, chapitre 6, la commission des cuiix courantes de Quebec, a demandé des soumissions pour l’éclusage dv la rivière Suint-Maurice; ’’Attendu que par In section 6 de ce statut, il est édicté que "la commission adjugera l’entreprise des travaux autorisés par la présente loi par voie de soumissions et de contrat, après annonce publique et avis que les plans et devis sont déposés pour texnmen au bureau de la commission ; que l'adjudication de l’entreprise est ennifatée par un conlrnl qui doil être donné à l'entrepreneur qui produit la plus basse soumission, cl qui, en même temps, nu jugement de la commission a assez d’expérience, d'hahile-lé el de ressources pour bien exécuter les travaux : un contrat ne peu! Imilefols être conclu par la commission qu’avec l'upproDation du lieutenant-gouverneur en const'il ; "Attendu que par la section 6 du dil acte, il est dit que pour assurer la construction des Ira vaux Indiques, le trésorier de la province est HUhirise à contracter des emprunts n'excédant nas na million cinq rent mille piastres, au moven d'o-bligatioux ou de rentes inscrites émises pour un terme n’excédant pas 59 ans ; “Attendu que ce statul a été mo- difié par le statut 5.Georges \r, chapitre 3, qui pour les raisons mentionnées dans ie préambule de ce dernier acte édicte que l'emprunt de la dite soimne de $1,501),-000 se fera par des debentures ou obligations n’excédant pas 10 ans; “Attendu que parmi les neuf soumissions qui ont été faites pour ces travaux, celle de Joseph Gosselin, entrepieneur, de Lévis, a été prouvée la plus basse par la commission des eaux courantes, et qu’en même temps, la dite commission a reconnu que le dit Joseph Gosselin possédai! loules les garanties d'expérience.d’habileté tet de ressources pour bien exécuter les dils travaux; "Attendu que par son rapport officiel à l'honorable ministre des Terres tel Forêts, en date du 14 juillet 1915, conformément a la section 0 de la loi 3, Georges V, chapitre 6, la commission a adjugé les dits travaux au dit Joseph Gosselin; “Attendu que par sa résolution adoptée ten sa séance régulière, le dit 14 juillet 1915, il fut résolu que le président de la commission des eaux courantes de Québec et son secrétaire fussent autorisés à signer le contrat à être passé entre M.Joseph^ Gosselin susdit et la dite commission, pour la construction d'une écluse sur la rivière Saint-Maurice; “Attendu que la.soumission de M.Joseph Gosselin élait pour un prix de $1,345,960; “Attendu que nonobstant tes fails ci-dessus, le contrat susdit a été accordé le 16 juillet 1915 à la compagnie connue soüs le nom de “SI.Maurice Construction Co.’’, au prix de $1,425,000.savoir à un soumissionnaire donl le prix était près de $80,090 plus élevé que le prix de la soumission de Joseph Gosselin; "Attendu que dans son eontrat avec la St.Maurice Conslruction Co., la dite commission a, par la clause 36 du contrat, convenu de payer soit en argent, soil au moyen de debentures de la province, émises pour un terme dv Ironie années contrairement à la loi 5, Georges V, chapitre 6; "Attendu que si la soumission de Joseph Gosselin avait été acceptée non steulemenl on aurait épargné une perle de $80,000 à la province, mais que celle-ci aurait relire de la Banque Nationale de Québec, dépositaire te» fidéi-conimis, du produit de In vente de $1,500,000 de eex dé-benturcs, un intérêt de I 1-2 pour cent sur loules balances non payées à l'entrepreneur durant tout le cours de la construction des dits travaux."Celle chambre blâme le gouvernement pour n’avoir pas agi dans les meilleurs intérêts de la provin-ite, dans l'octroi du contrai pour l'éclusage de la rivière Sainl-Mau-riec, d'avoir fait perdre a la province des sommes considérables." A l'appui de sa motion, M.Bernier prononce un discours répondant aux arguments du Ministre des terres publiés hier et la gauche l'applaudit frénétiquement.Les chefs aux prises M.Allard donne ensuite quelques mots d’explications supplémentaires, puis AI.Bérubé lui donne la réplique.On entend encore Al.Aiiteh-ell, qui fait au point de vue financier un clair exposé de la question, puis Ai.Cousineau entreprend le gouvernement au sujet de AI.Pareil! qu’il appelle l’âme néfaste de la province.Il rappelle le désastre du Pont de Québec.dont la commission était présidée par AI.Parent, l'affaire du Trans-i continental sur laquelle le Gouvernement fédéral n dû établir une enquête el enfin la séparation de M.Gouin d’avec Ai.Parent et le coup de jarnac de oc dernier pour dos raisons, sans doute très graves.Comme At.Bernier, l’opposition l'applaudit chaleureusement.AU Gouin.visiblement irrité par les j .souvenirs du passé qu’on a ressuscités, se lève au milieu d’un tonnerre d’ovations de ses partisans pour la réplique.“U faut, dit sir Immer, que le chef de l'opposition trouve sa cause bien faible pour sortir de la question «'online il l’a fait el dire des injures à tout le monde à peu près." AU Gouin se lance ici dans un éloge éperdu de Al.Parent, qu'il poignardait jadis, souhaitant à la province de posséder beaucoup d’hommes ayant autant l’esprit de travail et d’i-nifiutive.Les oeuvres de M.Parent vivront, dit-il.At.Sauvé.— E| la loltre aussi (la lettre que Al.Gouin écrivait lors de sa séparation d'avec Al.Parent).Al.Gouin.— Elle vivra plus longtemps.je le crains, «pie le député des Deux-Montagnes.(Pires «les partisans).M.Gouin ayant repris le fil de son idée, résume la question à |>eu près en ces termes.Nous avions été autorisés par un statut et par la Chambre à emprunter un million et demi pour la construction d’un barrage sur le S.-Maurice.“C’était une enl reprise très vaste.Nous n’avons avance qu'à coup sûr, commençant par «iemamicr un nippon d'experts ayant examiné les lieux puis avant de nous lancer dans celte entreprise, nous avons obtenu a certitude que nous aurions «les contrais qui rapporteraient *130.000 par année à la province, r! peut-être même *160,000, La comniission «ies eaux ««Mirantes, après avoir demandé des soumissions cl après avoir fait Tune des études les plus sérieuses «jue l’on ail peut-être vues dans «elle prorince.a troussé qu'il ne lui restait plus «nie deux soumissions, «'elle «le M, Gosselin el celle «le la fît.Maurice.La seule question que l'on se soit posé à ce moment c’csl ccllc-el : quelle soumission faitHI accepter dans l'intérêt de la province?M.Gosselin consentait à acceptor «les debentures «le lu province nu pair portant 4 12 pour cent d’inléret, mais à condition qu'iin Je paierait tout de suite, avant qu'il eût exécuté le moindre travail, le gouvernement n'a pas voulu .augmenter la délie «le la province «i'un A' te iX?; telilTi mtMWl % .¦ m*Îi (i’ iiliwiiw CHAUSSURES DU PRINTEMPS L'on se plaint :.MotO.or, mi Am.Can f>0' r»0‘ y Mex.Retro.iuo 10J Am.CurEo, "«'4 Misg.Facif.Am.Loco.70V, Nat.Lead 6SK »>»% Am.Smelt.10014 1111% N.Y N.Il.66 Am.S.Pott.•d'x r»i % North.Pae.112 112 An aeon.M.s;'- N.‘ n 67 67 Ate h.son 102% 102% Press st.C ;v> Hald.Loco.UVr% :of> Reading Repubb.Ir.M% si'S Halt .*< >hio s'11 XH ryyt/ il Beth.Steel.4K.-» m Roc.Isl.or* I',' Brook 1 Rn.Can.Paeif.166W ItWi'.Ruhh.C.S.ShatuckAr 50% Cent.Leath s:i .*3% South.Pnc.97 C Colo.K.,*!.i«;, Sont, Rail.Corn Prod.a! ; *23% St.Paul ‘23 1 .lot, .83»* MINKS OK roKCUPINft OSH réussi à vaincre par 10 à a.Le club Aiglon, se voyant battu, essaya (te faire quelques farces, sur la lin du deuxième quart.Alignement des équipes : llochclAgn Aiglon Jarvis Buts Séguin ( Menard Points II.Danduraml O Côté (’.ouverte Deniers B.Doyle Centres Brassard! A.Malte \ilcs droite s Masson i V.Kllteau Ailes gam lies Corbcll I Substituts : Hochelnga, D.Filteau et O.Bergeron.Aiglon : Laurendeau d Limages.Arbitre, R.Brown ; juge du jeu, Grandlne ; chronométreur, o.Faquin.A pr\.Doute K\fcnsio».Dome l ake.Dome Mines.I.u’ltrirn.,.Itolltngpr.Hipi ter.Mel ut y re.McIntyre Extrusion Moneta ., ., ,.Pore Crown.PofC Imporlnl.Pore Tisdale .pore Vljinnd.3fli ïï* .100 on MS 20 on onu 8IU I.Uii as 21 (W M* |0 1700 î>.'2 21 Vi it;.in 2N 27 12 10 77 73 on >4 n.t nr% 01% f*0 58 112 1-4 till 1-4 75 3-8 75 3-8 43 1-4 II 7-8 11 ! 5-8 109 7-8 75 1-4 75 3 1 43 1-1 41 7-8 SOLDATS TURBULENTS Deux soldats ont été condamnés ce matin, par le recorder Geoffrion, l’un, J.Landry, à $3,50 cl les fiais pour avoir causé des dommages u la propriété ci les frais pour voies de fait sur un autre .suidai, ou Hiv Jours de prison.Le prévenu devra fournir un cautionnement personnel de $101) cr.ninie garantie do lionne conduite ncudnnt un an.L’autre, J.MrCombcr, qui ac.cnmpagnalt le précédent, a été condamné aux frais mi à cinq jours do prison pour avoir été en état d’ivresse.i: r.v Mi-i ir, i n i s.ni L'AGENCE MERCANTILE BRADSTREETS DimSAUX DANS TOUT UC MONDE ENTIER BUREAU AU CANADA CALGARY* Alu.EDMONTON, Alt».HALIFAX, N.E.LONDON.Ont.OTTAWA.Ont.HT-JKAN, N.H.VICTORIA, C.A.VANCOUVER, t.A.HAMILTON.Ont.K» iMitnlion »rqui»p mtr rir InnB.iea .nrirr or tutâil intennr, cnnsctrnrir u t ti fffkact.MONTREAL, P.g.QUEBEC* P.g.TORONTO, Ont.WINNIPEG, Man.JOHN A.FUI.TON SI* HIV TENDANT.MONTHKAte f VOL.VII.— No 58 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 10 MARS 1916 7 NOUVELLES DU MATIN ET DE L'AVANT DERNIERE HEURE L’INVASION DE COLUMBUS RAID DES GRANCAIS EN BELGIQUE LES TROUPES AMERICAINES ONT POURSUIVI LES BANDITS DE VILLA AU-DELA DE LA FRONTIERE ET ONT EU TROIS ENGAGEMENTS AVEC EUX.Amsterdam, via Londres, 10.— Six aéroplanes français ont survolé les chemins de fer sur lesquels les Allemands ont transporté des approvisionnements militaires, dans le centre de la Belgique, lundi et mardi, s’il faut en croire le “Télégraph”.Après avoir lancé des bombes et causé beaucoup de dommages, ils s'en sont retournés saufs.San Antonio (Texas), 10.— Le général Frederick Funston, commandant les troupes américaines dans le sud, a reçu un rapport officiel du colonel Slocum, commandant à Columbus, dans lequel il est dit que le major Frank Tompkins avait poursuivi les bandits de Villa au-xielà de la frontière, qu’il avait eu trois engagements avec les Mexicains qui finalement s’étalent arrêtés dans les collines à 15 milles au sud de la frontière et opposés à l’avance des Américains.Aimés quoi il était revenu à la frontière.Au cours de ces engagements, un caporal dont le nom n’est pas mentionné fut tué et le capitaine George William du 13e de cavalerie l'ut blessé.Columbus.New-Mexico, 10.— Les troupes fédérales sérieusement renforcées patrouillent maintenant le long de la frontière mexicaine près de Columbus en prévision d’autres attaques possibles des bandits mexicains.Ce matin de bonne heure on disait (pie Villa à la tête de la troupe principale était'campé à 15 milles au sud de la frontière à l’endroit où il s’arrêta après la poursuite des troupes américaines.Des feux de signaux ont été vus la nuit dernière le long de la frontière.On croit qu'ils ont été allumés par les bandits et la nouvelle que des partisans armés avaient été vus dans les environs de Hachita (N.-M.) ont décidé les autorités militaires à renforcer les patrouilles de frontière.On admet la possibilité de nouvelles attaques.I.es miliciens, les civils armés el les cow-boys se sont joints aux autorités fédérales pour maintenir la surveillance de la frontière.Les premiers renforts furent 250 hommes du 20e d’infanterie commandés par le major William Sample qui arrivèrent de bonne heure par train spécial du Fort Bliss.Après avoir été pourvu de munitions ce bataillon fut envoyé par le colonel Slocum à Victoria, à 32 milles dans l’ouest.D’autres troupes ont été dépêchées sur divers points de la frontière.On vient de publier la liste revive des pertes des Américains dans l’attaque de Columbus par les bandits mexicains: elle comporte 17 tués, !) civils et 3 soldais.Tous les blessés, espère-t-on, pourront se rétablir.Outre ces victimes de Columbus, on croit qu’un certain nombre d’autres ont etc exécutées par les bandits avant leur raid sur la ville.Parmi elles, trois employés de la Palomas Land and Cattle Company, qui furent pris le 1er mars, et deux autres faits prisonniers près de Pearson (Chihuahua).^ Mme Maiirl Wright femme de John Edward Wright, faite prisonnière avec son mari, fut relâchée au bout de neuf jours pendant l’attaque de Columbus.Elle dit que son bébé lui fut enlevé et donne à une famille mexicaine.Elle a raconté comment Villa avait prênuéditè son incursion et combien les Mexicains avaient souffert de privations pendant la marche.Un soldat lui dit que la colonie de Mormons près de Casas Grandes avait été égorgée.On dit que Villa avait envoyé des espions à l’avÿnce pour le renseigner su:- les forces américaines cantonnées à Columbus.Dans le même ordre d’i-dées, on croit qu’un résident mexicain maintenant sous arrêt Lebrado Marques* aurait indiqué aux maraudeurs les maisons habitées par des Américains.Les autorités fédérales ont fait des perquisitions dans les maisons mexicaines pour rechercher les armes.On croit que le télégramme provenant du gérant de la Palomas Cattle Company cl faisant croire à la présence de Villa en cet endroit a été envoyé par Villa lui-même pour masquer ses mouvcmcnls.Le calme règne aujourd’hui à Columbus.Les trouiK*s qui sont arrivées pendant la nuit oui été retenues jusqu'au jour en prévision d’une attaque possible des Mexicains.PLUS DE DANGER POUR L’EGYPTE Londres, 10.— Une dépêche du représentant de la presse anglaise qui accompagne le Corps Expéditionnaire en Méditerranée dit que le danger d’une attaque des Turcs sur l’Egypte est maintenant passé.Les difficultés qu’ils rencontrent à mobiliser leurs troupes, surtout à l’approche de la saison chaude, augmentent, et l’on croit en Egypte que le désastre de “Erzéroum” a privé les Turcs de l’espoir qu’ils nourrissaient dans l’exécution de leurs plans contre Suez.QUE VA FAIRE M.CHURCHILL?LA PROLONGATION DE SON CONGE EXPIRAIT HIER SOIR ET AVANT LA FIN DE LA SEMAINE L’ON COMPTE QU’IL VA AGIR — UN NOUVEAU PARTI OPPO-SITIONNISTE.VIOLENTE EMEUTE A COLOGNE | Amsterdam, via Londres, 10.— “The Telegraaf” déclare qu’il a reçu , des nouvelles d’une émeute sérieuse, éclatée à Cologne mardi dernier, 1 à la suite des nombreuses pertes subies par les Allemands dans la bataille de Verdun.On dit même que l’artillerie a dû poster des canons dans les rues pour arrêter la foule.CHUTE IMMINENTE DE TREBIZONDE Washington.10.— Des troupes ; sont débarquées sur la côte de la | Turquie d'Asie, et l’occupation de Trébizonde est imminente, dit une dépêche transmise aujourd’hui par | l’ambassade américaine à Constan-I tinuple.Le secrétariat d'Etat a aus-I si appris que le consul américain à Trébizonde .s’est chargé des archives du consulat allemand en cette ville, le consul étant parti.* * * Londres, 10.— La Russie se prépare à utiliser le port récemment capturé de Riza.bass?navale, dans j l’avance sur Trébizonde, ville si-jtuée à 35 milles de distance.Riza ; constitue un port idéal à cet égard.|U.est profond et abrite bien les na-; vires.De cette façon, les Russes auront l’avantage de communications : satisfaisantes par mer, tandis que ; de très mauvais moyens de com-munications par terre placent les I Turcs dans sine position inférieure.jJjes Moscovites sont complètement I maîtres de la nier Noire, et surveillent constamment le Bosphore.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Ce soir, réunion spéciale des discrets, des cinq fraternités.Les membres, sonl priés de se rendre ii la maison Saint-Antoine, No 777 : rue Lagmichetiirc Est à 8 heures! !>.m.LE SECRETAIRE.| SOLUTION PROCHAINE LES AL EMANDS VEULENT PORTER UN COUP DECISIF SUR LE F R O N T OCCIDENTAL, ET LEURS RELACHES PASSAGERES NE SONT QUE D’HABILES TACTIQUES.Londres, 10.— Le colonel Re-pington, critique militaire du “Times”, insiste suc 1.nécessité de re-connaitre que les Allemands sont décidés à en arriver à une solution sur le front occidental et dit que les relâches passagères et les reprises des grandes attaques ne sont que les étapes de la grande aventure.il faut s'attendre, dit-il, à un retard dans la poursuite de la première avance nécessaire pour porter en avant le-s canons lourds.Les Allemands sont prêts à sacrifie- des hommes sans compler pour arriver au succès.C’csl pour eux l’offensive définitive de cette guerre, mais ils la mènent méthodiquement et n’oublient pas que c’est à leurs canons lourds qu’ils ont dû leuiS plus grands succès.Ce sont les canons qui jouent maintenant le rôle principal, et des canons particulièrement difficiles à mouvoir comme ces gros canons et les Howitzers par une pareille température, quand les Français tiennent les hauteuis et sont tout préls à entrer en danse dès que se manifeste le moindre signe de mouvement.La capture de Forges, de ta colline 205 cl le Fresnes sonl les phases normale^; de la marche en avant.Ils ont entrepris d’enlever aux Français leurs points d’appui utiles et d’amincir de pins en plus la chaîne de défen’je qui encercle la forteresse.Nous devons nous attendre à ce que ces attaques isolées s’étendent à d'autres régions jusqu’à ce que (miles les balterics allemandes soient établies dans leurs positions de seconde avance.Alors sera donné le signal de la reprise du grand assaut.Tout le front aloes sera probablement attaqué et l'effort principal concentré sur le ou les secteurs choisis pour le gran .assaut.il ne faut pas oublier que les positions françaises sur la rive droile de la Meuse ne sont pas considérées comme ayanl plus de valeur militaire que n’importe quelles autres.C’est une position d’offensive oui, si nous avions eu l’intention de nous porter en avant, nous eût été d'un grand secours.Mais au point de vue de l'offensive allemande, ce n'est qu’une grande l de de pont qui nous aide à briser les progrès des Allemands et à leur infliger de lourdes pertes.Elle a me'veilleusement rempli ce but et continuera à le faire.Le prix qu’elle coûte, elle ne le vaut pas, et si les Allemands la veulent, il faut qu’ils y mettent encore davantage.Mais dans l’intérêt général, il n’est pas probable que les Français sacrifient aucun intérêt vital au sentiment et défendent aucune position quelconque plus longtemps qu’elle peut être défendue avec avantage.Les forteresses sont mortes et tou! l’intérêt consiste à garder un front non rompu, défendant chaque pouce de terrain, faisant payer cher à l’ennemi chaque mètre d’avance et continuant la défense dans des positions successives jusqu’à ce (pie l’ennemi soit harassé e! que les masses de nos réserves puissent utilement intervenir.LE SCANDALE DE REGINA LE PREMIER MINISTRE INTERIMAIRE A ANNONCE LA FORMATION ' 3 COMMISSIONS ROYALE-' Régina, S iiewan, 10.— M.Calder, prend .r-ministre intérimaire de la province, a annoncé par proclamation, hier soir, la formation de trois commissions royales chargées de s’enquérir des diverses accusations portées pur M.Bradshaw contre les députés libéraux, et a révélé les noms des commis-saiivs.La première commission s’occupera des accusations de pot-de-vinuge portées contre des députés libéraux, au sujet de la question des spiritueux.Elle se composera (les juges Brown et Ehvood.La deuxième commission dont font partie M.W.E.Mason, gérant dv l.i "Canadian Permanent Loan”, et M.II.(i.Smith, marchand de gros, de Régina, fera la lumière sur les affaires du département de la voirie, sur la construction des ponts, etc.La troisièv.y commission, composée de , M.Haultain, juge en chef de la Cour j suprême, et des juges Newlunds et Lamonl, fera une enquête sur la construction de l’asiiv de Battle-ford, de la prison provinciale, de administration du téléphone.M.Uradshaw a surtout mis en cause MM.McNab et Bell, ministres des Travaux publies et du Téléphone.En établissant ces trois commissions.le gouvernement accorde de point en point ce qu’a réclamé l’opposition avec insistance, ei a devancé l’intention qu'avaient évidemment M.Bradshaw cl ses collègues de rendre inutile toute enquête relative à leurs accusations.Londres, 10.M.Churchill qui est revenu du front pour critiquer la marine a produit l’événement sensationnel de la semaine, au point de ¦ ne politique, mais il n’a pas encore déterminé quelle sera sa prochaine démarche.Il a obtenu une prolongation de son congé qui expirait hier soir.On compte qu'il va agir encore avant la tin de la semaine.La plupart des journaux de Lon-t dres du matin, ne font pas d’autres ! commentaires sur la querelle de Bal-I four et de Churchill.Le “Daily Ghro-i nicle” dit en peu de mots : “Le colonel Churchill se trouve dans une position très singulière.Tel Hercule placé en face de la vertu el du vice il hésite entre la carrière des armes et la politique.Il a trop parlé ou pas assez.S’il se tait, il laissera M.Ralfour triomphant.En toute justice pour M.Churchill, il faut dire qu’il se préoccupe sincèrement du programme de construction navale de l’Angleterre.Si ces paroles stimulent la construction maritime, il retournera dans les tranchées, le coeur léger.’’ Dans un article institulé “Churchill en quête d’un parti”, le “Daily Express” dit que M.Churchill tient des conférences avec plusieurs groupes de la chambre, dans le but de former un nouveau parti opposition-niste dont il serait le chef.Il y a actuellement à la Chambre deux ! groupes qui tout en n’étant pas ouvertement les adversaires du gouvernement de coalition, surveillent son | attitude et s’efforcent au moyen de critiques et de suggestions d’activer les opérations.Il y a un comité de 50 libéraux et un comité de 150 unionistes.Dans ces deux groupes, il y a | des ennemis de Churchill, mais phu | sieurs désirent aussi l’union des deux groupes sous un bon chef.AU SERVICE DEJA RACE LA SOCIETE S.-JEAN-BAPTISTE MET TOUTES SES RESSOURCES ET SON INFLUENCE AU SERVICE DES CANADIENS-FRANÇAIS DE L’ONTARIO ET DU MANITOBA.LA “LOUISIANE” A ETE COULEE — PAR UN SOUS-MARIN LE LONG | DE LA COTE.ENTRE BOULOGNE ET LE HAVRE.Paris, 10.- Ou mande du Havre a l’agence Havas, que le vapetir françai.s “Louisiane” a été coulé hier soir, à 11 heures On a sauvé tous ks hommes d’équipage.Il n’y avait pas de passagers à bord.On présume (pie le sous-marin qui opè e le long de la côte entre Boulogne et le Havre, a torpillé l’“Her-malrice”, aura coulé le navire.Le vapeur “Louisiane" était arrivé de la Nouvelle-Orléans qu'il avait nuittée le 11 février, •disant escale à Newport News, et renartant le lendemain.Il jaugeait 5,100 tonnes et était la propriété de la Compagnie Générale Transatlantique.Pendant plusieurs années, il a été t un transatlantique, faisant surtout | le service dans les ports du golfe du Mexique.Ces! le premier mot qu’on ap-j prenne touchant la présence d’uu •mbmersible ennemi dans la Man-j cbe, entre Boulogne el le Havre, i i.es registres maritimes ne foui pas ' mention d’un .navire du nom d’ ‘Hermalrice”.KLEPTOMANE DE PROFESSION (ieorgetty Deniers, accusée de vol jà l'étalage chez plusieurs grands j magasins de la rue S.-Gatherijie, a ] répondu, ce matin, devant le juge Lafontaine, à plusieurs nouvelles i arrusalions.D’après les représen-jtniils des magasins volés, (îeorgetle Deniers s’est emparée de marenan-dires diverses chez Letendre et fils, pour une valeur de S8.00; chez John Murphy, pour ?35.00: chez Ogilvy.i 325 001 chc» Hamilton, 320.00; et chez Goodwin.$100,00, Lis marchandises ont été retrouvées dans la chambre de l’accusée au No 1233 ru».- S.-I)cnis; elle les a livrées aux agents de la sûreté, sans aucune difficulté.Georgette Deniers a admis sa culpabilité et recevra sa sentoncs?mardi prochain.Les délégués des sections de la société Saint-Jcan-Baptisle de Montréal, réunis en congrès, hier, au Monument national, ont adopté une résolution par laquelle i s assurent à nos compatriotes de l’Ontario, du Manitoba et des autres provinces de l'Ouest, leur concours le plus entier dans la lutte entreprise pour la défense de notre langue.Voici le texte de cette résolution : Le congrès annuel de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ayant de mettre fin à ses travaux, réitère à l’adresse des vaillants Canadiens-français d’Ontario l’expression de son ardente sympathie et de sa liante admiration pour la manière digne et courageuse, pour l’énergie et la persévérance avec lesquelles ils conduisent la lutte pour la conversation d’un droit inaliénable et essentiel ; à nos compatriotes du Manitoba et des autres provinces de l’Ouest, déjà éprouvés par d’injustes spoliations et sur qui un nouvel orage s'apprête à fondre, le congrès envoie le salut fraternel et 'e témoignage d’admiration qui est dû à une vaillante minorité sachant répondre avec fierté aux at-iaqmes du fanatisme et prenant des mesures efficaces pour résister avec énergie à ces empiètements ; à tons le congrès renouvelle l’assurance de son concours le plus entier et de la détermination où il est de mettre toutes les ressources et toute l’influence de la société au service de ces principes sacrés de liberté que les minorités ,de langue française défendent partout où ils sont menacés, parce qu’elles les savent nécessaires non seulement à la survivance d’une race, mais aussi au maintien d’une véritable civilisation, c’est-à-dire d’un ordre social respectueux de l’être humain et favorisant le libre épanouissement de ses facultés au lieu d’entraver 1 harmonieux développement et d’en comprimer les manifestations et les activités sous les contraintes d’une intolérable tyrannie.A tops les Canadiens de race française ayant au coeur l’amour des traditions religieuses et nationales qui ont fait la force de leur race, et soucieux d’assurer sa survivance, le congrès adresse un appel pressant de s’unir à nos associations nationales, afin que par le groupement les forces de résistance reçoivent le maximum d’efficacité ; et il exprime le voeu qu’à l’exemple de la vaillante Association canadienne-française d'éducation d’Ontario, qui a organisé cl dirigé la résistance ontarienne pour le plus grand, avantage des nôtres, des groupements surgissent partout qui mettent au service de la race, dans le domine économique et social, de l'éducation, de la colonisation et de l’agriculture, les ressources illimitées de la coopération et de l'association.-«-— LES ALLEMANDS SONT DISPERSES LES RUSSES EMPECHENT LES TEUTONS DE TRAVERSER LA DVINA.Petrograd, 0, via Londres, 10.— Bulletin officiel: "Un détachement considérable d’Allemands qui lenta de Iraver.s.T la Dvina, près Schleps ¦Kockenhu-sen, à l'est de Ededrichstadt, fut dipersé par notre tir.Au nord-ouesl de Jacobstadt, les Allemands ont bombardé nos cantonnements.“L’artillerie lourde ennemie n lire sur Livenhof el le voisinage des gares (le Tsargrmi et de Nietzgal.“Près dTlloukst, nos éclaireurs oui détruit un avant poste ennemi, faisant quelques prisonniers.Au nord-iM do la gare d’Olyk, nous avons envahi les tranchée*; ennemies au grand jour; les occupants fitronl en partie passés au fil de la baïonnette et en partie fails prison niers.“Dans la région «mpérieure de la rivière Tkwa, notre tir dispersa un nom veux détachement ennemi qui tentait d'atteindre nos tranchées.En Galieie, dans la région de Tsebroff.au nord-ouest de Tarno-pol.l’ennemi fit une offensive de nui! apptiy.'e par son artillerie.11 fut repoussé par notre fusillade et nous lui enlevâmes quelques prisonniers.“Dans le Caucase.— Nous avons refoulé les Turcs sur la rive au-delà de la rivière Kalapotamos.” RUE S-DENIS SAINT-DENIS UN PEU PLUS HAUT QUE S.-CATHER1XE ENTREE : SOIR 10c et 15c Loges 25c APRES-MIDI IOC FANTS 5C AUJOURD’HUI ET DEMAIN La représentation cinématographique de la fameuse romance de Clyde Fitch.“The Cowboy and The Lady” AVEC L'ARTISTE BIEN CONNU S.MILLER KENT DUO MANETTA, SOLISTES DOPERA.U faut entendre le merveilleux ORGUE-ORCHESTRE Représentant 67 instruments.FAITS-MONTREAL DES PASSEPORTS POUR L’ENNEMI UNE AUTRICHIENNE EST ACCUSEE D’AVOIR AIDE SES COM PATRIOTES A PASSER AUX ETATS-UNIS.Un».- Autrichienne, Mme Abra-hatn Slabotsky, a été traduite, hier, devant le magistrat Saint-Cyr, sous | l’accusation d avoir tenté d’oblenir des passeports à des étrangers ennemis, afin de leur permettre de I passer aux Etats-Unis.Elle a protesté de son innocence et subira t son procès, mardi prochain.Il y a quelque temps, ceth?fem-' me el son mari avaient été arrêtés , par les autorités militaires ; Slabotsky réussit à obtenir sa liberté t en montrant scs papiers de natura-! tisaiion, vt chercha alors à mettre ; -a femme en liberté, par un mandat ' d habeas corpus.Mais lorsque la cause a été soumise, hier, la Cour supérieure refusa le mandat, à cause d uni accusation grave portée contre la femme, Le juge Saint-Cyr, après consulta.lior.auprès des autorités militaires, refusa d admettre Mme Slabotsky sous caution.ENSEVELI SOUS LA NEIGE Enseveli sous le poids d’une épaisse couche de neige, glissée du toit d’une écurie de louage appartenant à M.A.Meunier, 45 rue Bonsecours, Louis Morneau, 51 ans, a reçu des blessures qui causeront peut-etre sa mort.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame, ayant six côtes de brisées et souffrant de lésions internes.La victime demeurait au No i 314 rue Dufresne.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal.Cour de Circuit, No 3804.— Dame Ocîyde Maigret, des cité et district de Montréal, épouse séparée de biens d’Arthur Saucier, faisant affaires seule sous la raison soc.ale de Royal Cartage Express Co., demanderesse, vs Jean Brunetti, des cité et district de Montréal, défendeur.Le 20ème jour de mars 1010.à 3 heures de Raprés-mi dL au domicile du dit défendeur, au No 131 Grand Boulevard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de menage, pupitre, etc.Conditions: argent comptant.J.u.Normandin, H.C.S.Montréal.10 mars 1910.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3273.— The Liquid Carbonnic Co., corps incorporé, de Chicago, Etat de l’Illinois, Etats-Unis d’Amérique, demanderesse, vs James Roulas, des c té et district de Montréal, faisant affaires seul sous le nom de James Roulas and Co., défendeur.Le 20ènic jour de mars 1910, à 10 heures de l’avant-midi, a la place d’affaires du dit défendeur, au No 29ô rue S -Catherine Est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en tables, vitrines, comptoirs en marbre, piano, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Normandin, IL C.S.Montréal, 1(1 mars 1910.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal.Cour de Circuit.No 3070.M.Bafolo-vitch and Co.vs W.A.Murchison.I^e 2fléme jour de mars 1910, à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 503 rue Roy, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles, etc.Conditions : argent comptant.L.\.Dionne, H.C.S.Montréal, Ift mars 1910.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour Supérieure, No 2400.— Eugène H.Lottinville, des cité et district de Montréal, demandeur, vs H.Brenin, des mêmes lieux, défendeur.Le 21êmo jour de mars 1910, h 10 heures de ravant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 533 rue Da-vaar, en la cité d’Outremont, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Coin’i-tions : argent -comptant.J.U.Normandin, H.C.S.Montréal, 10 mars 1910.COURVILLE TROUVE COUPABLE Joseph Courville, accusé de vol au detriment • de la compagnie Montreal Light, Heat and Power, a été reconnu coupable, hier après-midi.par le jury des Assises.Vu stm jeune âge, il a été recommandé à la clémence du tribunal.La cause de J.B.S.-Pierre s’"st instruite immédiatement après la formation d'un nouveau jury.S.-Picrre est accusé d'avoir obtenu, sous de fausses représentations, une autompbile d’une valeur de $400 d’un nommé Orner Harbeck, de S.-Jean, P.Q.Le grand-jury a terminé hier l'examen des causes ; quatorze nouvelles mises en accusation ont été présentées devant le tribunal, et treize causes ont été rejetées comme non fondées, faute de preuves suffisantes.CONCERT DE Mme YVETTE GUILBERT Yvette Guilbert donnera ce soir à la salle Windsor, un second concert.Le premier qui a eu lieu au His Majesty’s a remporté un beau succès et il en sera certainement de même ce soir.Madame Guilbert nous présentera un programme tout nouveau dit "Types de femmes à travers les âges, par la chanson.” Les billets restent en vente jusqu'à six heures chez Xrchambault.Ils seront remis en veùto à 7 heures au guichet de la salle Windsor.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 529.~ I aller pour daine, de 30 à 40 po ces de buste.Matériaux : 3 verges 3-4 en pour 36 de buste.Envoyée ce coupon fiprPa que vou» 1*aqr rempli, au RAYON DES PATRONS II i* VOIR”* «ver 19 roub.«oit en timbra ¦oit en arirent, et le patron eLdesHU» vot •ara envoyé auelaucfl iours aurèa.HUISSIER RUE DE COUPS Au cosirs d ut-*- saisie, opérée en vertu d un acte de la Cour supérieure.chez M.A.Duval, au No 583 rue Frontenac, hier soir.M.J.A, l.auzon, huissier, accompagné de M.E.Sauvé, a été assailli par un nommé Philippe Duval.Amené devant le juge Lafontaine, Philippe Duval a protesté de son innoeenro, et la nuise a été fixée à mercredi prochain, COUPON Dépnrtemrnt de* Patron*, au *‘D*« voir".Ecrivez Jitihlemcnt.PATRON No 529 NOM.N°.Ro*.vnx*.Meaurr du buat*.« .,,, De taille.Quand voua désirez un patron «oit pour fillette, soit pour enfant, na mentionner, jamaia I» mt-aure : men* tionnec Ràffa seulement.rtUILLEÎON — CORBIN ET DU ••DEVOIR" D’AUBECOURT par LOUIS VEUILLOT (Stiitrl C'rM une terrible chose tl’avoir un secret ! On croit toujours que chacun le devine, Après avoir lu de* yeux le litre du livre, et tout haut le nom de l’auteur, M.de Tourntagne me jeta un regard scrutaient- cl surpris, ou que du moins je trouvai tel, qui m’embrassa, cl qui depuis me donne fort à penser.Je fis bonne contenance.tl m'rn coûte six francs, (Iis-Je : mais livret-moi le pelit dieu chinois que vous m'avez refusé plusieurs fois, afin que je le trempe dans l’eau bénite, et que je le place sur ma cheminée; je vous Rendrai quitte.- Ce livre lue parait fort savant,! reprit M, de Tounnagnc en feuille* ! tant le volume.Je m'étonne de: n’en avoir pas entendu parler.En toul ras, je le rencontre à propre,.! Vous aurez le dieu chinois, ma chère Stéphanie.—Ah! que je suis contente! m’écriai-je; vous saurez toujours, je le vols, me Iraiter et ami.—Soyez-cu sûre, poursuivit M.de Tmttmagttc d'un Ion sérieux, Mais ditA-mol, ma chère enfant, est-ce que vous avez lu lou! ce volume?—-Oui, oui.rcpondis-Je.et il m’a intéressée.D'ailleurs, je voulais voir s'il était assez difficile à com- ¦irendre pour mériter de vous être Ifrrl; et puis je tenais au dieu clti-tuis.-Ccd égal, observa M.de Tottr-otagne, il y a là-dedans beaucoup !l‘ Rfcc et beaucoup de mathématiques.Je félicite l'écrivain qui sait se tendre agréable à travers tout celt.Ce dernier trait faillit me decon-cerier.Je payai d’audace.“F-cou-!c/., monsieur le comte, dis je en oitfldenec, J'ai eu l’occasion de oit- Mme Darcct ; je vous assure i’-ie c'est une femme admirable.Je voudrais vous intéresser à son fils.—Vous m’y trouverez très disposé.ma chère Stéphanie, répondit le comte avec bonté .Ce livre me pa-rail vtaimen, très curieux et très bien fall.” Je me suis retenue d'embrasser M.de Tounnagnc.Si je lui avais montré toute ma reconnaissance et imite ma joie, je lui en aurais trop dit.Peut-être déjà est-il au moment de voir plus clair que je ne le désire encore, il a bien de la finesse, et Je m'aperçois que je n'en al guère.Mais que m’importe, après t .t, s'il soupçonne un mystère que ie peux avoir bientôt à lui révéler moi-même?tl n'est épris ni de Ua-niac ni de Sauvclerre; Il est loyal, discrel, sage ; il m'honore d’une grande affection.Véritablement, je ne serais pas fàehée de sentir ses yeux sur moi.XVI 25 juin.J’abordai Jeanne et sa mère au sortir de la messe, et je h*; reconduisis jusqu’à leur porte, en causant de la pauvre vieille, qu’il s’agit de faire entrer dans un bon hospice où elle finira doucement ses jours.Je demandai ensuite à Mme Darrel lu pormfcsion d’emmener Jeanne, à quoi l’une et l’autre consenti* retti; car Jeanne me témoigne frun-j chcmcnt la sympathie que J’ai pour! elle.Je trouvai moyen de glisser dans l’oreille *le Mme Dareet que tnul al-iail au mieux, cl, d’un pied léger,| Jeanne et moi, toutes deux très contentes, nous gagnâmes l’hôtel il’Aubecourt.tirs qu'elle en eut franchi le seuil, il me sembla que je venais de remporter une grande victoire, el que c’était une bt\ -he par où Germain passera blentût.Ce triomphe me rendil t ,u(e gaie; ma gaieté excita celle de Jeanne, ci nous nous mimes à jaser comme deux oiseaux, lin vrai consplratcu", ne perdant jamais de vue mes desseins, j'eus bientôt fait d’altirer ma nouvelle amie sur le propos de la famille.Jeanne est discrète ; néanmoins je ne laissai pas d’attraper sur le cher frère certains détails que j'aurai soin d'uliliser.Germain, presque seul, fait marcher la maison, le vaillant homme! Il travaille pour les libraires-éditeurs de livre», grecs ou latins, ce qui le fatigue beaucoup et l'cmpêchc de perfectionner un grand ouvrage dont II s'occupe depuis longtemps.“Nous avons du malheur, me dit Jeanne.Le premier livre de mon frère a échoué.Germain n'a pu prendre sur lui de faire certaines démarches; son travail esl étouffé par des hommes puissanls donl il contrarie les systèmes, el cela refroidit beaucoup les éditeurs.SI faudrait aller d'un côté, de l'autre, solliciter les journaux, importuner tout le monde.Mon frère n’en a ni le letups ni la volonté, —Il tM donc découragé?dis-jc.““Lui! s'écria Jeanne; il ne sait pas ce que c'«M «pie le décourage-! ment, el Je puis bien dite qu’à nous trois nous formons une société où cc sentimcnt-là ne pénètre jamais.Mon frère assure qu’un savant ne mérite pas d'être connu avant d’avoir de* cheveux grès, et même d'être chauve.Nous en prenons notre parti, Nous disons comme les charbonniers dans leur poudre noire : C'eut le métier qut rant ça! D’ailleurs, nous sommes si heureux 1 Nous avons tous notre emploi, que chacun remplit avec zèle au profil de la communauté.Mon frère gagne, ma mère administre, moi je dépense et je fais rire, chose tout à fait utile aux savants.Tenez, mademoiselle, Dieu est bon! Sans me vanter, l’ennui et la tristesse ne sont pas moins inconnus citez nous que le découragement.¦-Mais qui donc pourrnit protéger votre frère?—Fa- ministre de l’Instruction publique, fe crois; je n’en suis pas très sûre.Il tue semble que mon frère a demandé qu’on imprimât son livre à l’Imprimerie royale.On ne lui n pas même répondu; et c’est bien naturel, dit-il.puisqu'on ne le connaît point.Il fera imprimer à ses frais." Nous parlâmes d'autres chose*, d'une quantité d’autres choses, car je désirais que Jeanne pôt oublier ec qu’elle m’avait dit, et nous nous quittâmes enchantées de notre entretien.Or stm, madame Elise, ma fidèle amie! vous l'avez cnlendu: le mi» nistre de l’Instruction publique pourrait protéger l’auteur du 1 livre intitulé Les Pharaons, M.< main Dareet, demeurant A Pi rue., No.Vous êtes parent* ministre ; je n’ai besoin de ajouter.Vile, vite, écrivez, p scz, suppliez, ordonnez, impo nez.Hélnl faites qu'au moins M.1 cet retire quelque fruit de ses b faits el de ma reconnaissance.J'ai lu dans un journal, l’ai jour, que le ministre venait d’ai ter, pour le donner â toutes les bliothèques de l’Etat, je ne quel livre dont Je ne veux dire cuti mai, mais qui certainement vaut pas mets Pharaon», Ne pei en faire autant pour ces jouven de I Egypte?Quel que .soit leur cite, on a toujours pensé qi avaient au moins droit à une pullure honorable, l.e ministre a mille moyens r der un auteur: il peut lui'falre pension, il peut le présenter au ! lut donner une place, le faire primer à l'Imprimerie royale, si j’étais ministre, que Je ne rais p a* embarrassée de m’ntl les bénédictions de Jeanne et ce de Roescheni Je me rccommam votre bon coeur.• A suivre* 14 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 MARS 1916 VOL.VIL — No 58 > Le temps qu’il fera j L’INDECISION1 LA GUERRE Vents du norù-ouest et neice.De-mainè beau et froid.Chiffres fournta par R.de Meslé.gérant de Hrarn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.25 Même date Tan dernier.40 Aujourd’hui minimum.*5 Même date Tan dernier.22 Baromètre.— 8 h.a.m., 29.36 ; 11 h.a.m., 29.35 ; 1 h.p.m.29.34.DEMAIN, SAMEDI, 11 MARS S.Constantin, confesseur.Lever du soleil, € heures 19.Coucher du soleil, 6 heures 02.Lever de la lune, 0 heures 53.(loucher de la lune.1 heure 41.Pleine lune, el 19, à 0 h.33 m.soir.du DE M.L.A.LAPOINTE NOUVEAU REPIT A VERUUN ssoo.o&o pour Où Acheter Demain LES ECOLES D’ONTARIO LE LEADER DU CONSEIL AURAIT, Le DIT-ON.RENONCE A LA LUTTE ' POUR LA MAIRIE, AFIN DE SE PORTER CANDIDAT AU BUREAU i j DES COMMISSAIRES.— SIX CENT CINQUANTE CANDIDATS.Entendu ce matin dans loirs de l’hôtel de ville: les cou- bombardement continue avec violence mais l’actioBlLE conseil legislatif auto de l’infanterie est interrompue.— Les Poilus démolissent des tranchées en Alsace.— Des aviateurs boches sont abattus.— Quatre corps d’armée ennemis ont été mis hors de combat en 18 jours.rise les commissions scolaires A VERSER 6e/c DE LEUR REVENU TOTAL A L’ASSOCIATION D’EDUCATION D’ONTARIO Paris, vif* Londres, Î0.— Pas de changement devant Verdun, ni à L’AMENDEMENT DU BILL GALIPAULT LA SOCIETE L’A.C.1.C.DHitlTS DU DENI T Ri S.-JHAN-BAPTISTE, I ET LA LIGUE DES I Non, mais elle est tout de même; |’esl ni à l'ouest de la Meuse, dit un étrange la conduite de Lapointe.j comité officieux de cet après-midi.—Comment ça?; Le communiqué ajoute que le bom- Uion oui, vous savez bien qu’il | Maniement continue avec violence :t déclaré la semaine dernière qu’iljsln.(es deux !•cr
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.