Le devoir, 11 décembre 1934, mardi 11 décembre 1934
Montréal, mardi 11 déc.1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL.TELEPHONE ; .HArbou r U41* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Redaction : .HArbour 3679 Gérant : HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER MEROUX Vol.XXV — No 284 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Concordats entre lescultivateurs et leurs créanciers La trêve des partis - Séquestres officiels et Commission de révision — La technique légale fait place à l’équité Depuis plusieurs années, aucune mesure ne fut votée avec autant d’unanimité, à la Chambre des Communes, que la loi pour faciliter les compromis entre .les cultivateurs et leurs créanciers.Pour adopter cette législation de salut national, on n fait la trêve des partis.Relisons, pour nous en convaincre, les paroles suivantes de M.Mackenzie King^ chef de l'opposition: Je crois pouvoir dire que l’o'bjet de la mesure que le premier ministre vient d’exiposer recevra l’approbation générale.Personne le moindrement au fait de la situation agricole ne peut nier les difficultés qu’éprouvent, depuis trois ou quatre ans, les nombreux cultivateurs qui ont dû s'endetter dans des conditions tout à fait différentes de celles d’aujourd’hui.Pour un grand nombre, pour ceux qui voudraient conserver leurs terres, et qui comptent parmi les producteurs essentiels du pays, le découragement s’en est suivi.Je crois que le Parlement accueillera favorablement toute mesure qui, tout en respectant les droits de tous, tendra à des compromis raisonnables de nature à répondre à une situation intolérable sous certains rapports.Je veux, pour l’instant, me contenter de dire qu’à mon avis le principe général de régler, en vertu d’une loi, les difficultés financières des cultivateurs et des régions agricoles sera cordialement accueilli par tous les groupes de la ütiambre.(Débats de la Chambre des Communes, 4 juin 1934.) Il nous semble que cette mesure est appliquée dans le même esprit qui a présidé à son adoption.Déjà 900 requêtes en vertu de cette loi ont été reçues à Ottawa et environ 2.000 propositions de concordats ont été soumises aux séquestres dans les différentes provinces.* * * Prenons au hasard, dans notre correspondance, un des cas typiques que les séquestres auront à résoudre.Un cultivateur du bas du fleuve a acheté une ferme en 1920 au prix de $7,000.Il a donné $2,000 comptant, $500 annuellement pendant six ans et un peu plus de $200 par année jusqu’en 1931, en tout $6,214.La crise, qui s’est appesantie davantage en 1932 et 1933, l’a fofcé à suspendre ses paiements.Incapable de s’acquitter même de ses intérêts, il ne peut bénéficier du moratoire provincial et son créancier le sommait, il y a une couple de mois, de lui remettre sa ferme “sans aucun trouble”.Ce cultivateur, qui vit dans des transes continuelles depuis une couple d’années, a soumis une proposition de concordat au séquestre de son district.Dès lors, il se trouve à l’abri de toute procédure; lorsqu’il aura rajusté sa dette sur sa capacité de paiement, il recommencera sa vie avec un courage nouveau.Cette ferme vendue $7,000 en 1920 ne vaudrait pas $3,000 dans les conditions actuelles.Légalement, le créancier, qui a déjà reçu $6,214, aurait pourtant le droit de la reprendre.S’il refuse tout compromis devant le séquestre, la cause sera portée devant la Commission de révision qui mettra de côté le point de vue légal pour juger selon l'équité en accordant un délai de paiement raisotinable au débiteur.Un homme de loi nous disait: “Mais, il ne faudrait pas amoindrir la valei- de la première hypothèque!” Illustrons notre réponse à cette objection par un exemple concret.Un cultivateur que nous connaissons doit $2,000 à son créancier hypothécaire qui a déjà reçu plus de deux fois la valeur actuelle* de la ferme qu’il a vendue après la guerre; le même cultivateur a emprunté $2,000, sur billets, de deux autres créanciers.Légalement, dans une vente par le shérif, les frais absorberaient le tiers de la valeur de la ferme, le créancier garanti par une hypothèque recevrait le reste et les deux autres seraient lavés.En équité, ceux qui ont prêté de l'argent sonnant péni-blcnjent gagné ne méritent-ils pas de passer avant celui qui a déjà été payé deux fois?Bref, lès séquestres et les membres de la Commission de révision devront étudier et juger chaque cas particulier, avec tact, d'après le bon sens, qui n’est pas toujours légal, mais qui est humain dans tous les sens du mot.* Y* Y* M.Taschereau craint que cette législation ne tue le crédit du cultivateur.Peut-on tuer un mort?Nous avons applaudi au moratoire décrété par.le gouvernement provincial.Pourtant, cette mesure d'urgence, imposée par la crise, a considérablement nui au crédit à long terme pour les cultivateurs.Le moratoire ne peut durer toujours; il ne constitue une solution définitive ni pour le créancier, ni pour le débiteur.La loi fédérale du rajustement des dettes permet aux deux parties de s'entendre, au créancier de savoir quand il sera payé, au cultivateur de refaire son crédit en recommençant à acquitter ses obligations.La loi provinciale d'insaisissabilité du cheptel agricole a pratiquement détruit le crédit personnel de l’agriculteur.Cependant, nous avons félicité le gouvernement de Québec d'avoir permis à une foule de cultivateurs de garder leurs instruments de production.La loi fédérale complète aussi cotte législation provinciale en consolidant les dettes courantes des exploitants.Comme nous avions fait partie de la Commission provinciale d’industrie laitière à titre de président de l’association professionnelle agricole, nous avons accepté d’être membre de la Commission de révision comme représentant des débiteurs.Nous essaierons d’en faire le véritable “tribunal d’équité” réclamé depuis trois ans par TU.C.C.Albert RIOUX L’actualité Radio J'ai écouté hier le progran me de Radio-Etat, une heure près de toi.| A noter que l’annonceur évite un | tutoiement vraiment soviétique et {dit une heure près de vous.Mais la chanteuse, câline et familière, est à tu et à toi avec ses auditeurs.* Il y a deux choses dans ce pro-yrusime: tes chanteurs sont excellents, bien que M.lluol ait une diction parfois paysanne et des intonations parfois ynan-gnan; la musique est le plus souvent de la nm-siquette, quand on ne va pas jusqu'à commettre, comme hier soir, une profanation qui classe tout de suite son auteur.Nous avons, de nos oreilles, enlenàu du t+hopin jazzé.Un moment avant on avait chanté en français an air de No No Nanette.Vers mirlitons d’une ¦ idiotie ineffable, ce que nos habitants appellent des rimettes.C’est le moment de rappeler la citation que faisait en anglais un critique musical de la boutade de Beaumarchais (je traduis sans garantir l’exactitude du texte): “Ce qui est trop idiot pour être dit, on le chante”.Daunais, Malenfant et Huot sont des perles: on les jette à mauvais escient devant un monsieur qui m’a tout l'air de ne pas pouvoir les apprécier.Cela rappelle le mot de Napoléon au sujet de l’infanterie anglaise: des lions commandés par des ânes.On devrait tirer un meilleur parti de ces excellents éléments, les L*INH)KA4ATICN DE DEPNIEPE HELBE dissension entre la Yougoslavie et la Hongrie a pris fin il y a quelques heures La Hongrie déplore l’assassinat d’Alexandre de Yougoslavie et de Louis Barthou — Brillant succès pour la S.D.N.Carnet d’un grincheux Sortir M.le séruUeur Webster de la Chambre haute?Mais alors, avec quoi le parti conservateur chaufferait-il la machine, à la prochaine élection?* * * Impossible de donner tout le temps 16 onces à la livre, dit le président des Dominion Sforos.Il parait encore plus impossible, à en juger par et qui s'est passé, de ne faire payer au client que ce qu'il recoif.* * * Si l’on modifiait les balances et la loi do façon qu'un# livre, cela signifie de 13 i i5 onces, ce serait parfait pour le magasin-chaîne.Mais il y a ce grin- cheux, ce c.de payant qui veut avoir 16 onces à la livre.Pour lui, le dollar ne devrait vouloir dire que de 80 à 90 sodf; cela équilibrerait la situation entre le vendeur et l’acheteur.Ÿ * * Chacun son point de vue.Al Smith estime que la famille Dionne, c'est d'abord une belle famille d’électeurs.’’Just think of the vote in that family!” s’est-il exclamé devant son ami, le docteur Dafoe.¥ * * "Lorsque plusieurs questions urgentes se présentent A la fois, choisisses la plus embêtante: c'est certainement la plus pressée” (réflexion d'un industriel français! .$ # J* M.Bennett vient de promettre, i Ha- lifax, l'assurance-chémage.Il se pense encore en 1930.Il croit qu'on le Croira # * * faire interpréter des choses dignes d’eux et non pas nous abrutir avec de la musique en conserve réchauffée.C’est pourtant ce que l’on fait, puisque tout ce qu’ils chantent, ou à peu près, nous l’entendons, que nous le voulions ou ne le voulions pas, seriner en pleine rue par tous tes haut-parleurs de marchands de phonos.Ce sont des airs de bal Musette, d’une sentimentalité bête, quand elle n’est pas nettement grossière, où le nasillement des voix rivalise avec le nasillement de l’accordéon.Nous insistons sur ce programme parce que, en fait de musique, c’est à peu près tout ce qu’on nous donne de mieux en français.La part du français est de plus en plus réduite à radio-Etat et notre correspondant qui signait hier un de Saint-Laurent a parfaitement raison de se plaindre.D’autant plus qu’aux mires postes, notamment à CKAC, on donne 80 pour cent d’anglais comme chacun peut le mesurer soi-même à la lecture du programme.Bonne partie de ces programmes anglais sont importés des Etats-Unis et la Presse paie de ce chef, nous dit-on, $33,000 par année qui feraient merveille pour faire gagner du pain aux artistes de chez nous qui crèvent de faim.Mais chacun sait que la Presse est la pire ennemie des siens et elle s'applique à le prouver tous les jours dans tous les domaines.Excellente tactique du reste puisque les siens sont des types dans le genre, de la Martine de.Molière qui aimait être battue.Avec une logique aristotélicienne, c’est de ce poste que partent les programmes de re-francisation.On pourrait peut-être s'aviser que le premier travail de refrancisation devrait s’appliquer à /’organe des Canadiens français et à son annexe la radio.Mais l'évidence ne frappe plus que les paysans du Danube et les aristarques.Il n’y'a rien à espérer de la Presse.Quand elle ne donne pas l'américain et parfois l’américain le plus exécrable (exception faite de quelques auditions d’orchestre symphonique) elle joue pour l’oreille le râle que le panneau-réclame joue pour l’oeil.Elle est le panneau-réclame de l’air.Elle nous rend celui-ci odieux, en sandmichant la route éthérée de stupides boniments comme les marchands de chiens-chauds et de laxatifs nous mettent des oeillères quand nous voyageons sur les roules nationales el nous empêchent de voir un paysage.Si Radio-Etat ne nous fournit pas un refuge, nous n’aurons qu’à brûler nos postes de T.S.F.— Mais, nous dira-t-on, ici même vous avez fondé de grands espoirs sur la nomination de Cartier; déchantez-vous déjà?Aucunement.Nous savons cependant quels sont les liens qui le tiennent.Les programmes sont organisés jusqu'au mois d’avril.Peu de modifications possibles de ce côté.Le budget est attribué, qui constitue, parait-il ¦— c'est classique — une criante injustice pour tout t est du Canada — l est ' anglais comme le français.Tandis qu’on engage jusqu'à 23 annonceurs a Toronto, il n'y en a que cinq à Montréal, dont très peu savent le français, comme on en peut jugée tuas les soirs aux cuirs qu’ils nous /n-J fligent.\oilà justement ce qu’il faut ob-\ tenir: la rectification de cette si- W __ tuation.B Radio-Etat doit devenir le refu- j ge des gens de goût qui veulent fuir j T idiotie radiophonique, être as.su-1 rés de trouver, en tournant le bouton, un programme “potabte” comme ils sont assurés de trouver] de l’eau pure, en ouvrant le robinet.Pas de musiquette, de la musique! Pas de chanteurs engagés] par favoritisme, mais pour leur va- j leur uniquement, après selection! par un jury compétent et impar-’ fiai.Des causeries, des conférences ; instructives, pur des gens qui sa-1 vent ce qu’ils disent et qui savent le dire.Quel merveilleux moyen d’éducation que celui-là, quand on songe au charme prenant de certaines voix cultivées! Beaucoup de gens souffrent de ta paresse, voire de la fatigue des yeux, mais l’oreille ne se fatigue pas et elle a le même accès au cerveau que.la vue.Et, enfin, du français, encore du français et toujours du français.On a voulu faire de nos postes la prolongation de la réserve québécoise, elever jusqu au ciel les palissades qui nous entourent.Qu’on soit lo- ^ .gique.Les auditeurs anglais seront vem*n*' a **• assassinat*, et à aire connaître au les clients assurés de CKAC.avec lequel ils sont faits pour s’entendre.Cette réforme, que je vous suggère, qui peut l’obtenir?Ni vous ni moi isolément, mais, unis, nous sommes sûrs du succès.Que faire pour cela?Cet effort qui, il faut bien le dire, semble quasi surhumain aux nôtres: prendre une plume et un bout de papier et écrire au commissaire du Québec.Si l’effort d’endurance d’une lettre vous répugne, dépensez quelques sous et télégraphiez.Une dépêche est plus efficace qu’une lettre.Le ton même du style télégraphique, plus impérieux, g est pour quelque chose.Vous venez d’entendre un programme, qui vous a déplu, qui a froissé vos sentiments.Appelez le télégraphe, tracez 25 mots et te tour est joué.L.D.Bloc-notes récemment, c’est sous les auspices de la Société des nations que la France et l’Allemagne ont conclu un accord sur la question du territoire de la Sarre, naguère fort inquiétante.FORMULE SATISFAISANTE (D'après des dépêchas de I* Canadien Press, de ('Associated Press et de l'agence Havas) Des journaux de Budapest disent que la Société des nations a su trouver une formule qui a satisfait la Yougoslavie sans porter atteinte à l’honneur de la Hongrie._ , .i Choc les Britanniques, d’aucuns disent que Conseil les mesures qu elfe aura prises a ce su|et.,’apaiiement de |a Yougoslavie et de la Hongrie GENEVE, IL (S.P.A.) — La dissension entre la Yougoslavie et la Hongrie a pris fin il y a quelques heures, au cours d'une séance du Conseil de la Société des nations.De concert avec les autres membres du Conseil, la Hongrie a déclaré déplorer l’assassinat d’Alexandre de Yougoslavie et de Louis Barthou, et préconiser la négociation d’une convention pour enrayer la fomentation de crimes politiques.Elle consent à punir les autorités dont la responsabilité est établie, relati Dans le monde politique, on dit que l’apaisement de la Yougoslavie et de la Hongrie est un brillant succès pour la Société des nations considérée comme conciliatrice.La Société, fait-on remarquer, a en somme réussi à dissiper une nouvelle menace de guerre.On souligne que, tout montre bien la valeur positive de la coopération de la France et de la Grande-Bretagne.A Paris, des journaux louent les délégués de la Grande-Bretagne, de l’Italie et de la France au sujet du succès que vient de remporter la Société des nations.Toronto en avant Montréal va-t-il la céder à Toronto quant à l'importance, du point de vue industriel?Pendant des années, Montréal a figuré en première place dans la statistique des affaires.C’était la métropole du Canada, non seulement quant à la population, mais aussi pour ce qui était du commerce et de l’industrie.Voilà que Montréal baisse et que Toronto monte.Aux récentes statistiques, la production industrielle totale de Montréal, compilée pour la dernière année, a été de $310 millions et demi, contre $323 millions et tiers, à Toronto.Cela fait un écart de plus d’un million par mois au profit de Toronto.Toronto monte.Il y a toutes sortes de raisons pour cela; entre autres raisons, Toronto est intensément protectionniste.Toronto achète chez “Qu’cst-cc qu’il a fait’.?” Des amis agitaient, devant un ministre, la nécessité de nommer ., „ .* ¦ » *» »«« f» «™* sent bien la province de Québec et • le sentiment public, fis en vinrent à faire l’éloge d’un homme public en marge de tous les partis, orateur puissant et d’une vie de désintéressement."Ce sont des hommes comme celui-là qu’il faudrait nommer au Sénat”, conclut un des interlocuteurs.Le ministre se redressa, le foudroya du regard, — ce qui fit rire, — et prononça: “Qu’esl-ce qu’il a jamais fait pour le par- Et Toronto envahit aussi le marché de Montréal; à tel point que nombre d’industries montréalaises subissent ra plus sérieuse concurrence, à Montréal même, de la part d'industriels de la province voisine.Il ne se passe pas de jour que des acheteurs montréalais, qui devraient mieux comprendre leur intérêt, ne passent à Toronto des commandes qu'ils pourraient aussi avantageusement placer à Montréal, au profit de Montréal.Les impri- Me Montgomery, avocat de la ‘ Light", continue sa déposition à l’enquête sur l'électricité L’organisation de la “Civic Investment” -L’échange des actions — Définition de “capital mouillé” - La capitalisation de la “Montreal Light” - Les tarifs - Salaires, actions el obligations LA COMMISSION LAPOINTE S’AJOURNE A JEUDI MATIN ti?” Tout est là.Qu’est-ce que vous Imeries de Toronto, par exemple, avez fait pour le parti?Avez-vous font une vigoureuse concurrence à accepté toutes les vilenies des icelles de Montréal jusque dans no- ohefs?Avez-vous tout le temps opu né du bonnet?Avez-vous suivi le parti malgré toutes ses erreurs?Avez-vous approuvé toutes les volte-face du .premier ministre et de ses lieutenants?Avez-vous tout trouvé bien à droite, tout trouvé mal g gauche?Avez-vous admis qu’on se servît des fonds de l’Etat pour favoriser des amis, qu’on nommât à des fpostes importants des nullités presque parfaites?Avez-vous souscrit largement aux fonds d'élections du parti?Oui?Alors, vous pourriez être du Sénat, vous avez travaillé pour le parti.Vous pourriez être du Sénat si.Mais vous n’avez rien fait de cela?Vous vous êtes contenté d’être, en politique, honnête, désintéressé, de chercher sans cesse l’intérêt public?Vous avez voté tantôt pour, tantôt contre le gouvernement, selon qu’il avait raison ou tort, d’après vous?Vous avez voulu penser par vous-même, plutôt que de laisser ce soin aux chefs du parti?Vous n'avez pas fréquenté les caucus pour dire oui quand les ministres voulaient que vous disiez oui, non quand ils exigeaient que vous disiez non?Vous n’avez pas aidé le parti à manoeuvrer plus ou moins tre région et même chez nos industriels montréalais, tandis qu’il est fort rare que des imprimeurs montréalais, au dire de lu Gazette, obtiennent quelque commande que ce soit d’industriels à Toronto.Nos corps publics, à Montréal, accorderont à des industriels de Toronto des contrats importants, bien que la différence des prix entre Montréal et Toronto soit de peu d’importance, au fond.Le moindre avantage et Toronto l’emporte.C.ela se voit, par exemple, dans les entreprises de construction.Plusieurs compagfiies de Toronto obtiennent des travaux dans ce domaine, à Montréal.Voit-On souvent Montréal obtenir la réciproque à Toronto ou dans quelque ville que ce soit de l'Ontario?On a prétendu que la législation ouvrière de notre province est en train de causer un préjudice sérieux à telles et telles industries montréalaises, puis-rpie l’Ontario n’a pas un régime de lois aussi sévères el donc laisse le champ plus libre aux industriels de tout genre.C'est malière à débattre.Ce qui est évident, c’est que la production industrielle de To ronto, en partie grâce à l’acheteur même de Montréal, dépasse déjà sensiblement relie de Montréal; et Me George W.Montgomery, vice-president et avocat de la Montreal Light, Heat J- Power Consolidated.a poursuivi, hier, pendant presque toute la journée, la déposition qu’il avait commencée, le 20 novembre, devant la commission Lapointe qui enquête sur l’électricité.Un seul autre témoin, un expert que la même compagnie avait fait venir de Washington, M.David Friday, a été entendu brièvement, au cours de la matinée.M.Friday a surtout énoncé des généralités sur les avantages de la régie privée et les désavantages de la régie publique dans le champ de l’industrie électrique.Le 20 novembre.Me Montgomery avait interrompu sa déposition au moment où il était à parler de l'organisation de la compagnie Civic Investment (appelée peu de temps après à devenir la Montreal L.H.A Power Consolidated), de l’échange des actions de la Cedars Rapids Company et des actions de la Montreal L.H.A Power Company pour des actions de la compagnie nouvelle, c’est-à-dire la Civic Investment.LYrhange en question devait se faire ainsi: une action Civic Investment pour une action Cedars Rapids: trois actions Civic Investment pour une action Montreal L.JL A Power Company.Me Montgomerv dit qu’il faut bien établir les faits, à cause des commentaires auxquels ces trans-petions ont donné lieu.L’ancienne Montreal L.If.A P.Company et la Cedars Rapids représentaient deux groupes d’actionnaires absolument distincts.La Cedars s’était toutefois engagée par conlrat à fournir une partie de l’énergie qu’elle générait à l’usine hydroélectrique des Cèdres à ta Montreal L.U.A P.Company.On crut avantageux, dans un but d’économie, de mettre honnêtement pendant les élections?! si nous n y prenons garde la r»ro-1 èt l£,xe administraUon C’estpmtr Vous avez feint de ne pas compren- ; duction globale de notre industrie.; ® * f^ mônosé l’é'change des dre, quand on vous laissait enten- ; «vaut longtemps, sera sensiblemenl ^ a(.(ions (|e (,çux compagnies dre que la caisse électorale avait inferieure a celle d une ville de po- p0l,r actjons (]c ]a Civic Invest-besoin d'angemt, de beaucoup d’ar-j î,ulî,*!on moindre, mais qui sait fai- qUj donnait d'ailleurs des gent?Le Sénat n'est pas pour des *das Leduc, époux de Rosalinda Grenier LEFEBVRE — lé 9.à 61 ans d'Odtla Orouli P celui-ci avait offert, au nom de la Montreal !.II.& P.et retiré ensuite.C’était au cours d’une session parlementaire à Québec.Des questions d’électricité se posaient.Me Montgomery affirmait que les tarifs électriques étaient moins élevés à Montréal qu'à Toronto cl il offrait de parier $10.060 avec n’importe qui trole rie la Quebec New-Engtand ' ,lon l0Ut spéciaux aux Wcstmoun-qu’en 1926 fais.Dans le temps, on a crie au Le prix par annuités de $40(1,000.Pot-de-vin.La guerre de prix s’est dit-il, n’a pas été déterminé en vue Poursmvlc sans merci.La ville a d'un profit pour qui que ce soit n abaisr so" a,rif, ^meMnmç jus s'agissait de déterminer un prix qui I (JL, a 2 cen,s ^ ,a compagnie,.tus permît de rencontrer les charges obligataires et autres de la Quebec New-England.dont toutes les actions sont maintenant détenues par la Montreal L.II.& P, Cons.Si cette consolidation ne s’était pas faile, une concurrence ruineuse se serait continuée dans le champ montréalais de l'électricité.Les etudiants de l’Ecole de médecine vétérinaire d’Oka célébraient samedi dernfer la fête de saint Eloi.patron des vétérinaires.Désireux de faire revivre une vieille tradition.les étudiants avient organisé pour la soirée un banquet aux huîtres, où se trou-2 cents, alors qu’elle mainte-; pèrent réunis de nombreux mem La modification de 1926 Mc Montgomery passe à la modification de la structure financière de la Montreal L.H.A P.Cons., en 1926, alors que les notions privilégiées ont été rachetées.Mn même temps une émission de 100,000 qu i.naît un tarif île 3 cents 1-2 pour le même service dans le territoire municipal de Montréal, La compagnie pouvait consentir ce bas tarif à Westmount, à cause des avantages particuliers que lui | offrait ce territoire: dans un petit [rayon, un grand nombre de foyers I cossus ou simplement à l'aise, mais actions, sans valeur au pair, était M.Bouchard releva le défi dès te! offerte aux employés ainsi qu’aux lendemain.Me Montgomery, d’a-1 cHcnts de la compagnie, an prix de • très fins, coûte plus a Ste-Ann* de Bellevue.] ,,r,\s m.Bouchard, n'était plus alors!*50 P«r action.L’était la premiè- qu'ici.Joseph i^tpbvre.époux disposé à tenir le pari., fc tentative de la compagnie pour II passe ensuite à I’mimagasine- > maux* a Montréal, i* io a ri «n».Me Montgomery est revenu là- in•tresser ses clients à son entre- nient «les eaux par le gouverne-Michéi Mainé.époux de Joeéphiue Bien-j dessus hier.11 dit que son pari tient j Pr'se.Les actions fniiscs étaient | ment provincial fie Québec et il nie V*MALO a Montréal le 8 â 31 «ni | toujours.Il sc fait fort «le démon- sans valeur au pair, dans le but ! que cette entreprise ait été par Germ un» Dubuc.épouse d'Henri Maio.' [ trer, par le revenu que rapporte le ;opeaajtju>e I.-EUG.COURTOIS.Prè»W»ni rt Gérant Général JOSEPH COURTOIS.Swr.-Tr*».?t Au't-Glrant Général RUE STE-CATHERINE, ?02 EST, MONTRÉAL réniaise se 1928, pour demander une exemption «le l’impôt sur le revenu.Kite représenta nu gouvernement d’alors l'injustice commise à l'endroit «li's consommateurs d’électricité de Montréal, frappés d’un impôt indirect auquel échappaient les consommateurs de Toronto.Le gouvernement refusa «t'acquiescer U ta demande de la délégation.Me Montgomery «lit «pie le président de la commission, M.La-pointe, doit prendre sa part «le responsabilité à ce propos, car il était du gouvernement en question.M.Lapointe: La délégation a été reçue poliment.Malgré tous les désavantages auxquels c!l«' est en Initie, la Montreal L., II.St /*.a fait de son mieux pour assurer la qualité «lu service.Gomme question de fait, il n’est jamais arrivé que Montréal manquât d’électricité.En 1930.les actions sont divisées en deux.Actionnaires et employes sont de nouveau Invités à souscrire et ils souscrivent 388,001] actions, sans valeur au pair, au prix une proportion de 94 p.e.; dans la province de Québec, dans une proportion de 76.2 p.c.Il n’y a pas un seul actionnaire qui détienne Docteurs, Consultes ! ! ! >* Grand* Constrnct—M d» Franra Compagnie Générale cc Radiologie Rayons X Tout* électricité médical* —Gallois Cf Cie— CTtr»-Vlol»t» Quartz - lnfr*-Roufa« Lampe* » sciatique» pour a*Ue» d’opérations.—Etablissements C.Boulitte— Instrument» s mesures pour que les gérants vérifient leurs balances trois fois par jour et pour qu'il y nit verification M.Taschereau invite M.Duplessis à répéter ses accusations en Chambre Nous jouerons une autre partie de quilles dit le premier ministre Le premier ministre de la province.M.Tatchereeu.* Unee ce matin devant let journalist» l’invifetion i M.Duplessis, chef de l’opposition, à répéter en Chsmbre dans quelques semaines ce qu'il e déclaré, au sujet des réductions de taxes accordées par le gouvernement provincial, dans les assemblées politiques qu'il s tenues samedi et dimanche.— Nous jouerons une autre partie de quilles, s dit le premier ministre.Le mot de M.Taschereau fait allusion à la partie de quille* qu’il a jouée hier soir au "Club Canadien”, avec le chef de l'opposition.M.Duplessis, après le banquet servi dans les salles du club.La partie a groupé d* nombreux spectateurs et les e vivement intéressés.Le victoire est allée au premier ministre.par les inspecleurs de la firme une fois par joue.Il a dit que cette firme facilitera aux gérants les réclamations au bureau principal au point de vue du poids des marchandises fournies aux magasisn.M.Sommerville a démandé à ce témoin si l’insuffisance des salaires payés aux commis ($9.81 à des pères de familles, à Montréal), ne permettait pas d’expliquer l’insuffisance du poids des marchandises vendes aux clients.—Je ne sais pas, M.Sommerville, a dit le témoin.Enfin, M.Sommerville a fait remarquer à ce témoin que Stop and Shop emploie un nombre très élevé de surnuméraires.M.Hommel contredit un témoin.M.MacAdam, qui a dit récemment que des jeunes du Montreal Hogs Home recevaient des salaires beaucoup plus bas que ceux des autres employés de Stop and Shop.D’après M.Hommel, ces jeunes gens gardaient pour eux une partie de l’argent qu’il devaient remettre au foyer.M.Hodgson M.Hogdson a témoigné briève-rpent.Il n'a pas pu expliquer comment les défalcations appliquées aux appointements des gérants de Thrift ont formé la somme très considérable de $32,581 l’année dernière.L’AHantic and Pacific M.Berkstresser a dit que la firme Atlantic and Pacific facilite depuis septembre les réclamations des gerants pour l’insuffisance du poids des marchandises fournies aux magasins.Pas plus que les autres témoins, il n’a expliqué comment le poids des marchandises détaillées était si souvent insuffisant.II a dit se demander si l’enquête de l’inspecteur fédéral des poids et mesures permet de se former une idée exacte de la situation.Un commissaire lui a demandé si la firme avait recours à une juste concurrence en exploitant à perte un nombre considérable de magasins.Le témoin a répondu qu’il faut de nombreuse années pour rendre une entreprise payante.M.Sommerville a fait remarquer au témoin que VAtlantic and Pacific achète ses produits agricoles par l’intermédiaire de VAtlantic Commission Company, qui se paie i aux frais du cultivateur une commission de 7 1-2 pour cent.M.Berktresser a répondu qu’il n’a pas entendu de plainte à ce sujet et que le cultivateur était prévenu qu’il aurait à payer cette commis-! sion.Le témoignage de M.Becbe n’a pas beaucoup différé de celui de M.Berkstresser.Chez les indépendants Dans une enquête faite à Ottawa, à Perth.à Prescott et à Smiths-Falls, M.W.R.Kay, vérificateur à Toronto, a recueilli les chiffres suivants sur les payes heb-1 domadaires et les heures de travail dans 28 établissements indépendants: Dans 23 épiceries et boucheries, 43 commis touchent de $5 à 835 (une moyenne de $17.26), 5 commises, de $10 à $13 (une moyenne de $12.10), 35 livreurs, de $4 à $22 (une moyenne (te $11.14).En somme, la paye moyenne de ces 92 employés est de $t4.41.Leur semaine de travail est de 52 heures.2 en moyenne.Dans 5 pharmacies, les commis touchent en moyenne $20.28, les commises, $11.16 (dans certaines pharmacies, elles reçoivent en outre des repas) et les livreurs, $6.39.La grande moyenne de la paye est de $16.25 et la semaine de travail est de 54 heures .5.“Timco Danaos”, dit M.Taschereau Sans connaître encore les dispositions du projet de loi fédéral d’nssurance-chômagc, M.Taschereau, premier ministre de la province.le redoute.—Timco Danaos et dona feren-tes.dit-il.Si M.Bennett veut régler le chômage de cette façon, continua-t-il, très bien! nous ne .sommes pas pour soulever la question constitutionnelle; M.Savignac, non plus, je pense.Mais paraissant prévoir que les provinces auront une contribution à fournir au fonds de cette assurance-chômage, c’est là que M.Taschereau a ajouté qu’il redoute les cadeaux des Grecs.Le bill de Montréal Le premier ministre de la province a déchiré devant les journalistes que le gouvernement sera prêt à étudier le bill de Montréal dès qu’il sera présenté, à la prochaine session provinciale.Il a précisé qu’il n’a reçu aucun avis de la part des autorités de la métropole encore, mais il cornprend que la ville présentera certainement un bill et qu’elle sera désireuse que l’Assemblée législative l’étudie au plus tôt.Nous comblerons les désirs de l’administration de Montréal.Les cours de M.Damien Jasmin Absent de la ville pendant quelques jours, M.Damien Jasmin, professeur à la Faculté de philosophie, reprendra ce soir scs cours d’histoire et de critique des doctrines économiques.Il traitera spécialement du capitalisme devant les plans et les projets nouveaux de régénérescence sociale.Morf du R.F.Léonard à Limoilou Québec, 11.(D.N.C.) — Le R.P.Léonard (Jean-Marie Bonnet), Capucin, est mort la nuit dernière à 1 âge de 91 ans, à Limoilou.Il na-ouit la même année que Bernadette Soubirous, en France, et fut son condisciple à la petite école.Devenu prêtre, il entra chez les Capucins et occupa les plus hautes fonctions.II vint au Canada comme vice-provincial en 1897.Il s’occupa de retraites ecclésiastiques et de direction spirituelle.Almanachs de 1935 ALMANACH DE L’ACTION SOCIALE CATHOLIQUE, au comptoir 50s., par la poste 60s.ALMANACH DE SAINT FRAN COIS, nu comptoir 25s., par la poste 30s.ALMANACH DU PEUPLE, au comptoir 25s., par la poste 35s.ALMANACH ROLLAND, au comptoir 20s.par la poste*2âs.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430 Notre-Dame est - Montréal.LE CEI-DE-CHAUSSEE — FAITS ET CPINIONS Une heure avec “La Argentina”! .A peine quelques heures après n arrivée à Montréal, Lo Argcnti-t ta, celte incomparable danseu-espagnple qui donnera un réei-à Montréal, re soir, a reçu quel-es journalistes.La Argentina lit radieuse et d’une gaîté exu-runte.Elle nous dit son plaisir, esquo “enfantin”, de retrouver le inada: “En Europe, en Amérique i Sud et dans les pays que j’ai sités depuis quatre ans, j'ai été cueillir triomphalement, mais ut de même j’avais toujours un ¦sir intense dt* revenir au Cana-i".Et, avec un sourire un peu êlé de coquetterie, Mme Argen-in ajoute: "Je veux que Montai m’aime eneore davantage", La Argentina parle un français >n seulement presque inpecra-e, mais très coloré.Sans liésita-m, elle trouve toujours le mot il fait image et traduit le mieux s impressions multiples qui se •essent dans son âme d'artiste, le nous dit qu’nprès ta langue pagnolc, c’est la langue fran-dsc qu'elle préfère.Elle irle aussi l’anglais et répond aux ¦estions que lui posent dans cette ngue des confrères; mais pre*- que aussitôt elle s’excuse de ne pouvoir poursuivre la conversation et revient au français.Rendant près d'une heure, l’artiste nous entretient familièrement de ses rêves, ou plutôt de son unique I rêve: “Monter toujours plus liant; afin d’approcher de plus en plus! la perfection”.La Argentina nous! communique ensuite une partie de la joie extraordinaire qu elle éprou- ; ve à créer une nouvelle danse, à la perfectionner, à l’exécuter plus! tard sur la scène .Mais l’heure est déjà passée et nous quittons La\ Argentina, heureux d'avoir connu un peu plus la rénovatrice des vieilles danses d’Espagne et de pouvoif mieux apprécier, ce soir, son art subtil.LUCIEN D.L’operette Un Bon Garçon La formule trouvée par la Société d'Gptrcltt pour sa deuxième semaine est très heureuse.L’opérette française moderne et même celle d'autrefois plairont toujours plus que ‘l’étrangère, celle-ci fût-elle viennoise.Les traductions ou les adaptations de RaJlBmand sont toujours guindées; on peut s’éloigner, jusqu’à une certaine limite, du texte original, mais, à moins de faire un livret non veau, chose souvent impossible, on présente souvent un texte peu intéressant.Qui ne voit, par conséquent, que l’opérette de .source française a toutes les chances d’amuser?11 en va de même de la musique, plus ra,pproohée de noire conception que les recherches souvent trop exagérées qui babillent un texte supposé amusant des oripeaux de l’opéra.A ce point de vue.la musique de Maurice Yvnin, qui succombe souvent au jazz américain par ses rythmes, est délicieusement française par la pensée, fraîche, claire et mélodique dans son exposition.Le livret d’André Barde est drôle sans effort, spirituel même, de la meilleure venue.L’exécution d’hier soir rappelle celle la troupe Serval ins en un point: elle brûle 1rs planches, comme on dit.mats avec un naturel plus réjouissant que le conformisme professionnel des comédiens que nous entendîmes naguère.Les honneurs de la soirée vont à M.Gaston Saint-Jacques dont les ébats vont à la limite de la manière permise et cependant ne sont en rien forcés.H est Ires heureusement encadré de camarades qui lui font la réplique avec entrain et rien ne languit : preuve qu’avec un texte et une musique qui tient à leur nature propre, ils sont infiniment plus à l’aise.M.Lionel Daunais a peu à faire et s’eu tire comme toujours au grand plaisir de tous.Gomme il chantait hier soir à la radio, le premier entr'acte a été prolongé de façon a lui en donner le temps ! et il en sera de meme toute la se-i niaine, chaque fois mie cet enga-! gement l’exigera.Ses fervents n’ont donc pas à craindre de ne pus l’entendre.Quelques figures nouvelles ou du moins rarement entendues depuis quelques années: Mme Cirne-j viève Davis-Lobel.Mme Lise Dupuis-Becker.M.Octave Lefebvre et une trouvaille en fait de personnage (Induis et pourtant sympathique, que le programme dénomme Role de Cellv; M.Charles-Emile Brodeur.qui s'est révélé aussi bon comédien que chanteur; Mlle Fabio-la Hadc, toujours boute-en-train;les chanteurs connus Yvette Cadieux, Georges Dufresne, et une nouvelle, je crois, Margot Lavoie, encadrés (t’aiilrcs role.s fort bien tenus, complètent une solide distribution uni fait plaisir à voir et à cnlco- 1r« Les choeurs, à peu près inexistants.réduits à une demi-douzaine d’invités, font un excellent travail et l’orchestre, habitué aux rythmes jazziques, fait son agréable part.A remarquer le premier décor à l'ameublement ultra-moderne de choses vues dans les grands magasins.qui est fort réussi.Bref, une représentation qui, si cela sc continue comme c'est certain, mérite d’attirer la foule toute la semaine.Frédéric PELLETIER Lettre» eu “Devoir Noms ne p.hlions que des lettres signées, on des communications accompagnées d'une lettre signét avec adresse authentique.Nous ne prenons pas ta responsabilité de et ¦jui parait sous cette rubrique: Etrange M.le Directeur: Trois quarts de siècle durant, par apathie, imprévoyance, négligence, égoïsme ou calcul parfois, nous avons poussé rtos gens à s’expatrier.La moitié du peuple canadien a ainsi traversé la frontière.Et cependant, nous habitons l'un des plus vastes pays de l'univers, renfermant les ressources naturelles les plus variées et les plus riches.Et à travers cet immense pays vit une population si restreinte comparée aux vastes étendues des domaines que nous avons à défricher, des ressources naturelles à développer, des mines à exploiter, (pie pour des décades nous avons dû inviter des étrangers à venir partager avec nous nos biens, nos biens que les découvreurs et les pionniers de ces pays nous avaient laissés comme un héritage pour nos enfants.Il est à remarquer que les familles canadiennes qui laissèrent le Canada, s'en allèrent sans le visiter, sans que nous cherchions à leur faire connaître les avantages qu’elles y eussent trouvés comme lieu d’établissement pour leurs nombreux enfants, pour toute une famille nationale: la nôtre.Le résultat obtenu par cette façon d'agir, nous l'avons dans la perle du contrôle de la législation, dans les milliers de familles qui doivent vivre de charité publique, dans les douzaines de milliers de fils de nos agriculteurs qui ne peuvent ou ne veulent s’établir au pays, que les parents ne peuvent aider, pour la plupart.Pour ne mentionner qu’une région.nous avons dans la partie nord-ouest de notre province, de huit à dix millions d’acres de bonnes terres arables, d’immenses forêts à exploiter, des terrains miniers de grande valeur, des territoires de chasse importants, des rivières susceptibles de développement pour leur faire produire de l'énergie électrique: en un mot, nous avons là de la place pour qu’un demi-million de Canadiens puissent s’établir et y acquérir, avec du travail intelligent et persévérant.sinon la richesse, du moins une honnête aisance.Nos gens continueront-ils longtemps encore à se désintéresser de leur pays, ou se décideront-ils à al 1er au moins le visiter avant d’y renoncer.pour le bénéfice des autres?C'est à choisir.J.E.LAFORCE le 8 décembre 1934.25 an», 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, IT LE LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI H DECEMBRE 1934 VOLUME XXV — No 284 ?LA RADIO ?RADIO-GAZETTE Mardi, Il décembre Radio-Etats-Unis wabc — ms m., sss ui.?14 c m., OordM poétique*.— Orcheetre Bmery Deutsch.— The Ster, de Rodger*.One Night ot Love, de Schertrlnger; I Love You Truly, de Bond; I Heer You Celling Me, de Mershell; Forgotten, de Cow-le*; My Dcelre, de Cadmen.6.30 p.m., Le Musique compréhensive.Direction Howard Barlow.— Concerto en *1 bémol majeur pour baaee.de Mozart (second et troisième mouvements); Berceuse (Ldaeau de feu), de Stravinsky; Ouverture (Le manage de Figaro), de Mozart.8.30 pm., WJZ-NBC — Lawrence Tlb-bett, avec l’Orchestre Wllfrtd Pelletier.XBC-WJZ — 3M.3 m., 760 kil.8.30 pjn., Lawrence Tlbbett, du Metropolitan Opera, chantera, accompagné par l’orchestre de Wllfnd Pelletier.— Extraite de l'opéra ’’Boris Qodounow’”.de Mous-«orgaky: a) 8céne du couronnement; b) Monologue du second acte; c) Hallucination dramatique; d> Scènes de 1s prière et de la mort; dd Folks at Home, de Foster: Lover, Come Back to Me (New Moon), de Romberg.Orchestre Strike Up the Band.“Radio-roman Molson" 9.00 p.m., CKAC.— Suite des Aventuiea de l’Auberge des Chercheur* d’Or.— Dlr.Paul Ianglais.Artistes: MM.Charland, Lefebvre, Gauthier, Sutton.Quévremont, Fontaine, Yee.Yep; Mmes Alarle et Teas-dale.— Orchestre Edmond Trudel: Pirouette* de Find; I’llr See You Again (Bittersweet), de Coward»; Ballet égyptien no 1, de Luiginl.L'Heure provinciale CKAC.— Programme varié avec le concoure du Quatuor Alouette et de l'Orchestre de genre Carillon.8 h., Causerie; “Franc-Nohain" — Mlle Annette Doré.8 h.1S.Concert: t.—Valse: "Never More'.2.—Chant: al L'Annonciation, arr.Oscar O’Brien; b) Entre le boeuf et l’âne gris.err.Oscar O'Brien; c) Nous étions trois bergerettes — Quatuor Alouette.3.—Tango "Meldlto".4.—Intermède.5.—Arrangement spécial: ’ Rythmic Shadow’’.• 6.—Chant; a) Les Roi Mages; b) Allons, bergers, partons tous — Quatuor Alouette.7.—Irish Lullaby — Orch.CartUôn.Mercredi, 12 décembre Auditions recommandées WABC — 348.6 m., 860 kil.4.15 p.m.Institut de Musique Curtla.— Fantaisie en fa mineur, de Schubert-Doh-nanyl: Symphonie en ml bémol majeur, de Mozart.9.00 p.m., Nlno Martini, ténor du Metropolitan Opera, avec le choeur et l’orchestre Andre Kostelanetz.— It’s Unbelievable, de Klages et Palmer; Una Fur-tlva Lsgrlma (L’EHslr d'Amore), de Donizetti; Congratulate Me; Be Still My Heart; Sylvia, de Speaks; Mélodie (Calling All Stars), d'Akst; Stepping Out ol the Picture; Torna a Surrlento.de DeCurtU.10.30 p.m.Les Chefs-d’oeuvre de la mélodie.— Mary E»-atmtn, soprano; Evan Evans, baryton; orchestre Howard Barlow.— Recessional, de DeKoven; Hear Ye, Israel, de Mendelssohn; Mélodie brisée, de Sibelius; Le grand réveil, de Kramer; L'omnipotence, de Schubert; Marche des prêtres (Athalie), de Mendelssohn; Une légende, de Tschalkowsky.W3Z — 394.3 m„ 760 kil.9.30 p.m , John Charles Thomas, baryton du Metropolitan Opera.L'Heure catholique La causerie religieuse â l'Heure catholique du 16 décembre, organisée par le Comité des oeuvres catholiques de Montréal, sous lé distingué patronage de Son F,xc.Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur.sera donnée par M.Henri Jeannette.P S.S., directeur de la Propagation de a Fol.Il exposera les vertus des martyrs durant les persécutions.Cette causerie commence â 6 h.préc*.-
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