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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 avril 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-04-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 86 MONTREAL, MERCREDI 12 AVRIL 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète: tuition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .*5.cO UNION POSTALE.ÇS.OO Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Rédaction et administration ! 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION s Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ALLEMI6NE ET flHGLETERRE Qui veut la paix ?11 Le ministre anglais du War Trade — c’est le titre officiel de lord Robert Cecil — l’a pris de haut avec le chancelier d’Allemagne.“Rien, dit-il, dans aucun des discours publics qu’il peut prononcer ne peut jamais faire la base de négociations de paix ’’ ).Il ne faut pas prendre trop à la lettre cette hautaine réponse, toutç à l’anglaise.Dans leurs rebuffades, comme dans leurs paroles d’amitié, les diplomates anglais se gardent toujours une porte de sortie.et une porte de rentrée.Les Cecil sont de bonne race anglaise, et diplomatique.Les ministres britanniques ne veulent rien entendre des “discours publics” du chancelier d’Allemagne; c’est possible.Feraient-ils le même accueil méprisant à des ouvertures confidentielles?On apprendrait, dans un mois ou dans dix ans, qu’à l’heure même où lord Robert Cecil repoussait avec un tel dédain les avances “publiques” de M.de Beth-mann-Hollweg, sir Edward Grey traitait confidentiellement de la paix avec quelque intermédiaire de l'Allemagne, qu’il ne faudrait pas s’en étonner outre mesure.Ce serait tout à fait dans les traditions de la diplomatie anglaise, ou de tout autre pays.Et si c’était vrai, ce serait tant mieux.Le silence de sir Edward Grey est remarquable.En août dernier, c’est lui qui avait donné la réplique au chef du gouvernement allemand.Cette année, il a laissé ce soin à un membre secondaire du cabinet.Se réserve-t-il pour les entrevues et les négociations discrètes?C’est possible; mais pour l’heure, les ministres anglais, comme le chancelier allemand, s’adressent au public.Tous ces gens-là posent pour la galerie.Chacun s’efforce d’entretenir la confiance et l’ardeur de ses nationaux et aussi celles de ses alliés.Nous avons retracé cette note dans le discours de M.de Bethmann-Hollweg.Elle sonne, beaucoup plus éclatante et plus hautaine, dans l’interview de lord Robert Cecil.Le ministre anglais traite tout le discours du chancelier allemand avec une apparence de suprême mépris.11 s’applique à démontrer qu’entre l’Angleterre et l’Allemagne il existe une différence radicale dans Je concept du droit des peuples et des nationalités.Si lord Cecil veut parler du régime de gouvernement intérieur, des droits du citoyen, des libertés civiles et politiques — pourvu qu’il fasse exception pour le Canada anglais, ultra-prussien — fort bien.Mais s’il parle du droit des peuples à la vie nationale, à l’indépendance, il serait fort en peine de prouver en quoi le concept germanique moderne diffère de l’esprit de conquête, de spoliation et d’accaparement qui a fait, depuis trois siècles, le fond de la politique anglaise.Les seuls peuples dont l'Angleterre ait respecté les “droits” sont ceux qu’elle n’a pas pu dominer; les seules nationalités qu’elle ait “protégées” sont celles qui lui servent de couvertures.La protection de la Belgique et l'abandon du Luxembourg, dans la guerre actuelle, en sont un exemple frappant.Naturellement, lord Cecil est revenu sur la “sainteté” des traités.Nul doute que les Allemands auront fort à faire avant que l’humanité n’oublie leur odieuse violation de la Belgique.Mais ce n’est guère à leurs cousins d’outre-Manche qu’il appartient de leur jeter la pierre.“Quels hypocrites écoeurants nous devons paraître aux yeux des “autres nations”, écrivait, au début de la guerre, un officier anglais, le major Stewart Murray, “quand nous [les Anglais], de tous les peuples, “jacassons sur la sainteté des lois internationales!” C’est le tort'des Anglais — et c’est un tort qui gâte plusieurs de leurs admirables qualités — de penser qu’à force de maximes pieuses et de professions de vertu, ils réussissent à faire oublier leurs actes et leur histoire.Dans les pays sauvages ou aux colonies, ce jeu peut passer.Mais dans les pays civilisés, où l’histoire s’enseigne et sc fail, il est usé.C’est cette persistance dans la pose pharisaïque qui vaut à l’Angleterre, pourtant plus loyale qu’elle ne le parait, la méfiance de tous les peuples, même de ceux qui lui sont accidentellement alliés.* if * Si lord Robert Cecil seul avait parlé au nom du cabinet britannique, on pourrait croire que ses collègues l’ont chargé d’amuser le parterre, pendant que la pièce réelle s’amorce dans la coulisse.— Pourquoi, grand Dieu! faut-il parler de comédie et de coulisses quand la plus horrible des tragédies se joue dans le sang des peuples?— Mais ce qui devient plus grave, c’est que le premier ministre lui-même, M.Asquith, a tenu à peu près le même langage, trois jours plus tard.M.Asquith a parlé, avant-hier, en présence d’un certain nombre de ses collègues et d’une importante délégation de sénateurs et de députés français.Cette circonstance explique peut-être le ton belliqueux des deux ministres britanniques, celui de M.Asquith surtout.Les Anglais comprennent qu ils ont besoin de convaincre les Français de la sincérité de leur alliance et de la fermeté de leur appui.Tant de faits porteraient à prouver le contraire: rareté des munitions, grèves répétées des ouvriers, résistance à la conscription, échec lamentable de l’enrôlement volontaire organisé par lord Derby, incompétence dos officiers, intrigues des factions et des spéculateurs en jingoïsme, etc., etc.Mais quel que soit le motif qui a inspiré M.Asquith, ses déclarations n’en constituent pas moins, pour l’instant, un obstacle aux négociations de paix.Les Alliés, affirme-t-il, ne démordront pas des conditions qu’il a lui-même posées en novembre dernier.Elles étaient assez vagues, res conditions, — beaucoup moins précises epie celles définies par sir Edward Grey deux mois plus tôt.Les nouvelles déclarations du premier ministre britannique ne sont guère plus nettes.Voyons d’abord ce qu’il entend aujourd’hui par la destruction du militarisme prussien.“Comme résultat de la guerre, dit-il.nous voulons établir en prin-“cîpe que les problèmes internationaux doivent faire l’objet de libres “négociations entre peuples libres, traitant sur un pied d’égalité; et que “le règlement n’en sera plus entravé ou dominé par un gouvernement “soumis à une raste militaire.Voilà ce que j’entends par la destruction “de la domination militaire de la Prusse — rien de plus, mais rien de “moins.” Ce n’est pas mal; c’est assurément beaucoup plus sensé que les tirades de nos jingos: eux ne veulent désarmer que le jour où les armées alliées auront pris Berlin et envoyé Guillaume de Prusse finir ses jours à Sainte-Hélène, comme Napoléon.Mais ce n’est pas encore assez.Ee militarisme allemand n’est que l’expression la plus intense, la plus efficace, d’un système qui est commun à toutes les nations européennes, sans excepter l’Angleterre, (le qui est mauvais en soi, re qui est dangereux pour tout le monde, c’est le militarisme.tout court, qu’il soit anglais ou allemand, russe, français ou italien, qu’il s’applique à la domination des mers ou à la domination des terres.Ecs Anglais, y compris M.Asquith, se sont fort bien arcommodés du militarisme allemand tant qu’il est resté sur terre et cfu’il n’a menacé que les nations continentales.Toute l’Angleterre a béni la naissance du caporalisme prussien, au temps de Frédéric II, allié de Georges II.Pendant un siècle et demi, les Anglais de tous les partis, de toutes les écoles, ont acclamé avec enthousiasme toutes les conquêtes de la Prusse, toutes ses exactions, toutes scs spoliations; ils ont laissé égorger ou dépouiller toutes ses victimes: Pologne, Danemark, Autriche, France.Dans la plupart de ces attentats à la liberté des peuples, l’Angleterre a été la complice de fait de la Prusse, dans tous, sa complice morale.Ce n’est qu’à partir du jour où l’Allemagne a entrepris de mettre son militarisme à flot et de rompre le filet d’afler dont l’Angleterre, par sa flotte, prétend encercler le monde entier, que les Anglais ont découvert dans le militarisme allemand un danger pour la paix et la liberté.Le navalismc anglais — scion la juste et pittoresque expression de i Voir les journaux du 8 avril.M.Ewart — n’est pas plus légitime ni moins exécrable que le caporalisme prussien.En dépit des merveilleuses ressources de sa dialectique d’avocat retors, habile à prendre les tangentes, M.Asquith aurait peine à démontrer que c’est par sa seule puissance morale que l’Angleterre est intervenue jusqu’ici dans le “règlement des problèmes internationaux.” Sa “domination” maritime y a bien été pour quelque chose.Qui a permis à l’Angleterre de réduire le Portugal en vasselage?de régenter l’Espagne et de garder Gibraltar, terre espagnole?d’enlever les lies Ioniennes et Chypre à la Grèce?de voler Malte?de fomenter la révolution dans le Royaume de Naples et les Etats du Pape?de faire, trente ans durant, la politique étrangère de l'Italie et de la jeter dans les bras détestés de l’Autriche?de s’emparer de Suez et d’en faire sa chose?de chasser la France du Haut Nil, puis de l’Egypte tout entière?d’intervenir au traité de Berlin pour empêcher la Russie de profiter de sa victoire, pour galvaniser la Turquie moribonde, retarder de trente ans la renaissance des Etats balkaniques et faire de l’Allemagne le pivot de l’Europe continentale?Qui a permis à l’Angleterre, en un mot, de faire la pluie et le beau temps en Europe et d’amonceler la tourmenta effroyable qui s’est déchaînée en 1914?Qui?quoi?si ce n’est ta “domination navale” que l’Angleterre exerce depuis la destruction des flottes française et espagnole à Trafalgar?Si le premier ministre d’Angleterre veut être cru lorsqu’il parle de “peuples libres traitant d’égal à égal”, il doit commença»-par annoncer au monde que la domination maritime de TAnjihs-rcrre prendra fin le même jour que le militarisme allemand, russe ou français.En fait, de tous les militarismes, de tous les instruments de domination brutale, le plus redoutable, le plus exécrable pour le monde entier, c’est la suprématie maritime de l’Angleterre; car elle s’exerce sur tous les continents et entrave les libres rapports de tous les peuples.* * * Le plaidoyer de M.Asquith en faveur de “l’état d’indépendance et du libre développement des nations plus faibles” n’a guère plus de chances de convaincre, si l'Angleterre ne donne des signes non équivoques de repentance.De tous les hommes d’Etat anglais, M.Asquith est l’un des plus mal venus à donner des leçons de moralité internationale et de paternel souci du sort des “nations faibles”.Il est l’un des rares libéraux anglais qui ont appuyé Chamberlain et approuvé l’odieuse spoliation du Transvaal et de l’Orange.Qu’a-t-il fait lui-même en Perse?11 n’a guère prouvé que, lorsque la cupidité anglaise l’exige, il se tourmente fort de “l’indépendance” et du “libre développement” des “nations plus faibles”.Il fait une peinture saisissante de la tyrannie exercée par les Prussiens en Posnanie.H parle des grèves d’écoliers, des mères persécutées.Ignore-t-il que tout cela se passe actuellement en terre anglaise, à deux pas d’ici?qu’au nom des intérêts britanniques, de la grandeur britannique, de la liberté britannique, une majorité anglaise, brutale et têtue, un gouvernement anglais, des juges anglais, persécutent des mères, des jeunes filles, des petits enfants, volent l’argent des contribuables, leur enlèvent le droit d’élire leurs mandataires, condamnent à l’amende d’honnêtes pères de famille?et pourquoi?Parce que ces pères et ces mères s'obstinent à vouloir faire enseigner à leurs enfants, dans les écoles payées de leurs deniers, l’une des deux langues officielles du Canada, la langue de l’alliée de l’Angleterre, de la nation dont les membres déchiquetés servent aujourd’hui de rempart aux Iles britanniques et à leurs “comptoirs rapaces”, comme disait Joseph Howe.• Ce n’est pas à nous qu’on fera croire qu’il existe une irréductible différence entre le concept anglais et le concept allemand.Non, non: entre les Anglais et les Allemands du Nord, Prussiens et Saxons, c’est une querelle de frères, et de frères qui se battent pour le même héritage, avec la même âpreté.Si la flotte anglaise avait coulé une vingtaine de vaisseaux de guerre allemands, M.Asquith et lord Robert Cecil s’intéresseraient beaucoup moins au sort des “petites nationalités”.Il y a même longtemps que sir Edward Grey aurait repris avec Bethniann-Hollweg et Jagow les conversations amicales interrompues le 3 août 1914.Si le gouvernement britannique pouvait s’assurer par une garantie quelconque que l’Allemagne ne poursuivra pas son programme de construction navale, il serait le premier à parler de paix.Du reste, sir Edward Grey a reconnu lui-même, en août 1915, un an après la déclaration des hostilités, que “lu liberté des mers peut raisonnablement faire, après la guerre, l’objet d’une discussion, d'une définition et d’un accord entre les nations.” Il ne devrait donc pas y avoir là un obstacle insurmontable à la conclusion de la paix.Le gouvernement et le peuple anglais feraient bien de ne pas emboîter le pas de trop près à M.Asquith et à iord Robert Cecil.L’Angleterre, il est vrai, risque infiniment moins, au jeu de la guerre à outrance, que la France et la Belgique.Elle a l’avantage de laisser la France et la Russie se saigner aux quatre membres et d’exploiter à son profit la jobarderie des bloated colonials, qui lui fournissent de la chair' » canon, quand ses propres enfants refusent de s’enrôler.Mais elle n’a tout de même pas le droit, à seule fin de continuer à “dominer les mers” et à faire le commerce des cinq continents, de retarder le jour où cessera cette abominable boucherie humaine.Espérons, contre les apparences, que les ministres anglais n’ont pas dit leur dernier mot; sinon ils porteront une terrible responsabilité.Henri BOURASSA.l’allais oublier le passage du discours du chancelier d’Allemagne où il a parlé du Canada.M.de Bethmann-Hollweg s’est contenté de traiter de stupide la supposition que l’Allemagne victorieuse pourrait tenter de conquérir le Canada ou tout autre pays d’Amérique.Le secrétaire d’Etat, M.de Jagow, dans une interview subséquente, a ajouté l’épithète de “ridicule”.Ce serait, en effet, aussi ridicule que stupide, pour l’Allemagne, que de se mettre une telle besogne sur le dos, quand il lui reste tant à faire en Europe, en Asie et en Afrique.Lord Bobcrt Cecil et M.Asquith n’ont pas relevé cette déclaration des Allemands.C’est même la seule parole du chancelier que les ministres anglais n’ont pas contredite Tout intéressés qu’ils sont à entretenir la “dévotion impériale” au Canada, ils ne veulent tout de même pas risquer leur réputation d’hommes d’Etat et passer pour des idiots.Il n’y a que chez nous qu’on peut affirmer, sans que personne ne rie, que le but suprême de l’Allemagne c’est de s’emparer du Canada!! Qui donc prendra une bonne fois la juste mesure du gogoïsme colonial?H.B.A OTTAWA CHEMINS DE FER Ottawa, 11 avril 1916.H y aurait bien, peu de chose à rapporter ce soir de la scène parle-me.titaire, si une fée bienfaisante n’avait envoyé dans la salle réservée aux journalistes une délectable quantité de “tire” au sirop d'érable, avçc une carte portant les compliments du ministre des Postes, M.T.C.Casgiain.Inutile de dire l'accueil empressé qu'on a fait à ce colis postal nouveau genre et les commentaires parfois assez empâtés qu’il a suggères aux confrères de languie anglaise.L’un d’eux a même idéela-ré, lu bouche pleine, qu’il se sentait irrésistiblement devenir bilingue, tant il trouvait succulent ce produit de la vieille province québécoise.Qui sait si nous ne devrions pas en envoyer quelques "lichettes" à M.Ferguson et au juge Meredith ?II y a eu un moment tic gaieté en Chambre, au commencement de la séance, M.Devlin ayant attiré l'attention du gouvernement sur un journal de Londres qui désigne un soldat canadien sous le titre de “général poissonnier”.Il s'agit d’un nommé Green, que le gouvernement canadien aurait chargé de transporter r.lcs quantités de poisson congelé a destination des troupes canadiennes.Of, Green s’est approprié un titre ronflant avec lequel il plastronne, si l’on peut dire, au milieu des populations anglaises.Dans la vignette du journal anglais, il est représenté avec un bocal contenant un poisson.Avec un grand sérieux, M.Devlin avait affirmé que Green était là représenté en compagnie d'urne personne répondant au nom de Maggie.-—Je ne vois pas cette personne, dit M.Kemp lorsque le journal lui parvint.—Voyez-vous le bocal ?demand* M.Devlin.—Oui.—Et.dans ce bocal, un poisson t -(“est vrai, admet encore le mi nistre.—Eh bien ! C'est ce poisson que J’ai nommé Muggie, dit M.Devlin, pour la clarté rdc mon récit.Ge n'est pas de la quintessence de bel esprit, mais il n’en faut pas plus pour amuser une centaine d’hom mes qui n'ont rien à faire et qui s’ennuient.Et le rire, collectif a grondé dans l’hèmicyclc.*• » Suit un essai infructueux de M.J.A.C.Ethier, des Deux-Montagnes, qui veut prendre la défense des messagers des divers ministères, dont la rémunération n’est pas suffisante, de l’aveu général.Seulement, M.Ethier a mat choisi son moment, et les regies parlementaires ne permettent pas l’étude de cette question au moment des préliminaires de la séance.M.Sévigny est donc intervenu avec fermeté, et "les Deux-Montagnes en travail”, comme eût dit le fabuliste, durent remettre à P jus tard leurs charitables revendications.M.Ethier s'en est consciencieusement acquitté, à la reprise de huit heures, apprenant aux nom-initiés que les messagers, dont la plupart sont chefs de famille, ne gagnent que $500 la première année.et un maximum de $700 après quelques années de service.Comment vivre avec si maigre pitance ?Le ministre des Douanes, M.Reid, qui dirigeait le côté ministériel, a admis le bien-fondé de ces plaintes, mais exprimé le regret de ne pouvoir modifier à l’époque actuelle la loi du Service civil qui régit les cas de ce genre.La discussion principale de la journée s’est faite autour d’une question de gare et de chemin de fer local dans le comté de Guysboro, les deux partis se renvoyant mutuellement le reproche de n’avoir paru se rendre aux demandes de la population de cette région qu’à chaque fois qu’on était sur le point d’avoir une élection.Comme on voit, il n’y a pas là de quoi intéresser beaucoup le grand public.Une affaire incidente a provoqué d’assez longues explications de part et d’autre.M.Lemieux avait attiré l’attention du ministre-suppléant des Chemins de fer sur le cas de M.T.Paradis, ancien industriel de Lévis, dont la scierie et la cour à bois auraient été incendiées par une locomotive de '’Intercolonial.Devant les tribunaux, M.Paradis n’aurait pas eu gain de cause, mais il a porté sa cause personnellement devant les ministres, et convaincu M.Cochrane de la légitimité de sa réclamation, il exisle toutefois une différence considérable dans l’évaluation des pertes, M.Paradis prétendant avoir perdu plus de 50 mille dollars, tandis que M.Cochrane ne lui offrait d'abord que dix mille, chiffre que M.Reid, ministre suppléant, a porté à quinze mille.M.Reid, en réponse à M.Lemieux, a fait un éloge de M.Paradis, dont II reconnaît la parfaite honorabilité, et il se déclare prêt à lui faire verser par le gouvernement les quinze mille dollars, si M.Paradis consent à les accepter comme solde de sa créance.M.Lemieux a promis de faire part à son protégé des bonnes internions du ministre.M.Turgeoïi et le docteur Paquet ont appuyé la réclamation de M.Paradis, telle que présentée par M.Lemieux.Plus tard, le député de l'Islet a soulevé de nouveau la question de la représentation des Canadiens-français dans les services de ITntercolonial et repris quelques-uns des arguments de M.Boulay.M.Paquet s’est défendu d'avoir voulu étrangler l’autre jour la motion Boulay.en proposant l'ajournement du débat et en se trouvant absent le jour où l’on devait le continuer.Il reproche aux députés libéraux de langue française de n’avoir pas protesté, s’ils ont cru alors qu’il avait tort d’ajourner le débat.M.Paquet s’est çtérlaré favorable à l’acquisition du chemin de fer du Qué-bec-Sagucnay, dont la mise en activité aiderait, dit-il, au développement de toule la région de Québec.Diverses questions locales de chemins de fer ont occupé le reste de la séance, qui s’est prolongée jusqu’à minuit et demi.Ernest BILODEAU.* * * Au Sénat Le sénateur Cloran donne avis d’une résolution demandant au Parlement Impérial la permission d’’amender l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, de manière à pourvoir à ce que lorsque le sénat rejette à deux sessions consécutives du Parlement un projet de loi venant de la Chambre des Communes, la Chambre des Communes à la session suivante ait le pouvoir d’adopter ou passer cette mesure sans la soumettre de nouveau au Sénat.La résolution du sénateur Cloran est reçue avec des applaudisspinenls.La mesure du gouvernement affectant • $50,000,000 à l’usage immédial pour la poursuite de la guerre subit sa seconde lecture sans discussion.CE SOIR CONFERENCE DE M.L’ABBE GBOULX.C’est ce soir, dans la grande salle de l’Université Lava), que M.l'abbé Groulx donnera sa dernière conférence sur Nos luttes constitutionnelles.Le distingué professeur traitera, cette fois, dos llroils du français, sujet auquel les circonstances donnent une actualité sur laquelle il est inutile d'insister.Le thème choisi amènera forcément le conférencier à discuter la situation du français aux différentes phases de notre histoire sous le régime britannique, avant la Constitution de 1791, dans l'Assemblée législative d'alors, sous l’Union, etc.Ce sera assurément l’une dos plus intéressantes leçons de la série.POUR LE DÉSAVEU M.Landry transmet au gouvernement une requête de S.E.le Cardinal Bégin et de plusieurs autres prélats.Ottawa, 12.— (Service particulier).— M.le sénateur Landry, président de l’Association d’Eduea-tion de l’Ontario, a transmis hier au Secrétaire d’Etat, M.Bloncün, la requête suivante, signée de S.E.!e Cardinal Bégin, de NN.SS.Légal, archevêque d’Edmonton, Mathieu, archevêque de Regina, P.-E.Roy, archevêque de Sèleueie, Latulippe, évêque de Haileÿbury, Charlebois, évêque de Bérénice, Dugas, administrateur de Saint-iHoniiface, l'ascal, évêque de Prince-Albert, LaRocque, évêque de Sherbrooke, Chalifour, évêque d’Auréopolm, Labrecque, évêque de_ Chicoutimi, Cloutier, évêque des Trois-Rivières, Brunauit, évêque de Nicolet, Forbes, évêque de Joliette, Leblanc, évêque de Sainl-Jean.Les requêtes de Mgr Blais, évêque de Rimouski, et de Mgr Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe, avaient été précédemment transmises.On dit ici que plusieurs autres évêques se sont adressés directement au gouverneur-général.Voici le texte de la requête transmise par M.Landry: A Son Altesse Royale, le Gouverneur Général du Canada en Conseil.La requête du soussigné expose humblement ce qui suit: 1.—Les Résolution de Québec, qui furent la base de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, ont été acceptées comme un pacte d’honneur, liant toutes les provinces entre elles en une Confédération, devenue un fait accompli depuis 1867; 2.—Le Comité judiciaire du Conseil privé de Sa Majesté a déclare que la Confédération n’était, après tout, qu’un pacte parlementaire (Cause Brophy et al.vs Procureur général du Manitoba) ; 3.La province de Québec a étte une des parties contractantes et, comme sa population était en grande majorité catholique et française, elle fit inscrire alors une clause qui garantissait à perpétuité, aux catholiques français des autres provinces, les droits et privilèges que la minorité de ees provinces pouvait avoir lors de leur entrée dans la Confédération; 4.—iEn 1867, les catholiques de l’Ontario avaient le droit, par une loi existante, (a) d’élire leurs propres commissaires d’écoles, et, par ces commissaires, (b) de choisir leurs inspecteurs, (c) d’engager leurs instituteurs, (d) de déterminer' l’espèce (the kind) d’école qudls voulaient avoir, (c), de recevoir leur part proportionnelle des octrois publics; ¦ >.— Bien que ces droits spécifiques soient déclarés intangibles par le paragraphe 1 de la clause 93 de l’Acte de l’Amérique Brilannique du Nord, la législature de ta province d’Ontario a édicté et fait sanctionner, le 8 avril 1915, une loi qui porte un préjudice considérable aux droits déclarés intangibles par le Parlement impérial; 6.—Coite violation du pacte de 1867 et des droits qu’il consacre est décrétée par la loi d’Ontario, 5 Georges V, ch.54; 7.—Elle est de nature à briser l’entente qui doit exister entre les différentes parlies contractantes oui nous onl donné la Confédération, à soulever une question dangereuse de race et de religion, et à empoisonner par là même la vie publique de tous les habitants de ce pays; 8.—‘Le Parlement Impérial, met-l'anl entre les mains du Gouverneur Général en Conseil, le pouvoir de désavouer tout Acte d’une legislature provinciale, le soussigné demande que, dans l’intérêt public le mi eu xcompris, on ait immédiatement recours à l'exercice de ce pouvoir et qu’on décrète le désaveu de cette loi.BILLET DTJ SOW.VIEILLESSE Sur une petite chaise de paille, au dossier rigide, assis au coin du feu nécessaire à ses membres frileux, tout l'hiver, j’ai vu l’aïeul aux cheveux de neige.Attentif plutôt i des pensées intérieures, il parlait peu.Le silence recueilli de son âge ne voulait qu’un agrément: une chère vieille pipe qui exhalait des spirales bleuâtres dans lesquelles flottaient peut-être encore des rêves jeunes.Il trahissait une profonde horreur pour la dissipation de la vie et de l’argent.Avec un tremblement plus accentué de la tetç et des mains, il disait queh/aefois: "Il faut suivre le cours régulier des jours, ne pas gaspiller sa virilité et sa jeunesse et savoir manger des croûtes, alors que l’on a encore des dents.” Son corps (/ni fut vaillant et ferme, n’a pins l'orgueil de la force.Comme un arbre caduc dont les racines son! impuissantes à faire manier la sève sous l'écorce, il agonise de ses quatre-vingts ans.Demain il ne sera plus, lui .Valût res, par son frère, le li.P.Vailières, par ses beaux-frères.M.le juge L.P.Brodeur, M.Joseph Boutin, pharmacien.M.J.A.Jarry, avocat, M.I.A.Vailières, son oncle, MM.T.A.Vailières, Emile et Ernest Vailières, ses cousins, el de nombreux autres p a rents.Le Père Letcllier, supérieur des Pères du Saint -Sacrement, fit la levée du corps, et le service fut chanté par le frère de la défunte, le H P.Vailières.assisté de l’abbé Jasmin et du Père Vincemt, comme diacre et sous-diacre.Au choeur on remarquait le H.P.' P.Roy, le R.P.Hila-Vaillnneourl, le Rév.Frère Gênais, directeur du collège, ci plusieurs autres religieux.L’inhumation a eu lieu au cimetière de la Utile des Neiges.Dans une cause de Daine Joseph Ainsiie contre l’Union Saint-Pierre, le juge- Codehre a rendu un jugement déclarant qu'une société de bienfaisance qui, par scs règlements, exclut tic ses rangs les milita: res, est, justifiable en loi de refuser de nouvelles contributions d’un membres qui s’est enrôlé pour le service actif.Par son enrôlement ce membre se déqualifie lui-mème, M.Joseph Aiirslie avait été admis dans rUnion Saint-Pierre le 22 novembre 1910.Il paya ses contributions mensueiies ($1.46 par mois) jusqu’au 28 jni lot dernier, alors qu’ l partit avec un régiment d’ou-tre-mer.Comme c’était le premier cas de ce genre qui se présentait dams leur société, les directeurs discutèrent à une assemblée spéciale de l'opportun,ité de susnendre les règlements jusqu'à la fin de la guerre.Finalement ils décidèrent de maintenir intégralement tous les règlements, et Mme Ainsiie fut avertie que ses contributions ne seraient plus acceptées.Mme Ainsiie présenta alors au tribunal une requête demandant l’émission si'un mandamus pour forcer l'Union à recevoir les contributions de son mari.L’Union répondit que son refus lui éfail imposé par ses propres règlements, reconnus et acceptés par tous les membres.t.e mari de la demanderesse, lors de son admission en 1910, s’était engagé à suivre tous tes règlements de (’association et il n’avait pas à se plaindre de son exclusion en vertu des mêmes règlements.La clause No 8 des règlements déclare qu’aucun militaire ne peut être membre de l'Union S.-Pierre, et la clause 9 ajoute que les membres qui deviendront militaires cesseront par le fait même d’etre membres de TÜ-mion Saint-Pierre.En prononçant son jugement, le juge Coderre a déclaré que, vu le texte si explicite des règlements, ii ne pouvait décider autrement qu’en donnant gain de cause à l’Union Saint Pierre.Le bref de mandamus est rejeté avec frais contre ta demanderesse.BATONNIER DE LA PROVINCE M.A.W.Atwater, bâtonnier du Barreau de Montréal, a été élu bâtonnier général de la province à une assemblée spéciale de l'Association , du barreau de la province, tenue unc ., , hier au palais de justice.M.Atwa- j )?_C0P.sA**aU?n ter est élu pour le reste de l'animée .courante en remplacement de M.J A.Déxy, nommé juge de la Cour supérieure.A la même assemblée on a décidé de suivre l’cx-emule de l’Association de Montréal et de remettre les contributions a,n nuol'ies des membres qui se sont enrôlés pour le service actif.Sir Lniner Gouin assistait à celle assemblée comme procureur-général de la province.LA POLICE DE MAISONNEUVE ELLE EST ACTUELLEMENT L’OÜ-JÊT D’UNE ENQUETE OUVERTE, HIER.PAR LE CONSEIL MUNICIPAL.Doublez voire revenu Vou» détirtz Baroir romment ?F«i-t«n alor* Tenir tout de euite un exem-plnire de notre nouvelle brochure r “Comment obtenir • p.c.a 8 p.c.net ¦ur voe épargne*”, et prorurrr-voua nuaai le fcroa numéro de printempa de "Thrift”, gratuit.Faltei cela immédiatement.MARCH TRUST COMPANY 180 6.-JACQUKM 82a anhée.Actif» plus de 14,000,000 L’HOTEL DE VILLE DE FRASERVILLE Frnserville, 11.— Le conseil municipal siégeant hier soir a décidé de reconstruire i’hôtèl de ville, incendié il y a quelques années.La nouvelle construction sera en brique et reposera sur les anciennes fondations qui n'ont pas été endommagées.Les salles du Conseil el des fonctionnaires occuperont le rez-de-chaussée; tout l'étage supérieur servira de salle de concerts et dé réunions.L'entreprise coûtera environ vingt-cinq mil/e piastres,_______ , Le conseil municipal de Maisonneuve siégeant en comité, a ouvert, hier soir, une enquête sur le département de la police.Cette enquête vient à la suite de la destitution de vingt-cinq hommes.Aucune accusation directe n'a été portée, inuis des accusations plus ou moins vagues ont circulé et sont venues jusqu’aux oreilles les membres du onseil.Le chef Marehcs-saull, directement intéressé, a comparu, hier, devant le conseil,, pour donner les explications nécessaires.Agents de police et pompiers, qui sont encore au service de la ville ou qui ont été ¦ emercios, des citoyens, .plusieurs fonctionnaires de 11 Cour du recorder ont aussi comparu pour répondre aux questions du Conseil.Le comité, après avoir réuni une preuve considérable, envoie la question nu Conseil en assemblée régulière.Celui-ci se réunira probablement cet après-midi.Il scnible fertain que la majorité du conseil sera en faveur du “stntu quo”, r'exl-û-dire du maintien du chef Ma relie s s au U dims scs fonctions.La fête annuelle donnée au profit de la Crèche de la Miséricorde a eu lieu hier soir à l’Université Laval, dans la salle des Promotions.La parole du conférencier d’abord, Mgr Lenfant, puis la présence de trois autres évêques, Mgr Bruchési, qui présidait cette soirée, Mgr Forbes, évêque de Jol'iette, Mgr Brunet, évêque de Mont-Laurier, et d'un clergé et d’un auditoire nombreux ont marqué cette fête d’un vif éclat.II ne faut pas oublier un joli programme musical.Présenté par M.l’atofc Dupuis, aumônier de la Miséricorde, Mgr lam-fant monte sur l’estrade au milieu des applaudissements et commence sa causerie.“Visions de guerre et nos raisons d’espérer.’’ Ces visions de guerre ne sont pas des descriptions de champs de bataille.Ce sont des choses vues par le conférencier pendant la guerre: le départ des pioupious, les églises remplies de fidèles pendant des jours et des mois, certains temples combles lous les jours, des prêtres prêchait» chaque jour sans se lasser, les ou-vroirs, les soldats épuisés mais au moral excellent qui ont traversé Paris en revenant d’Alsace et de Charte-roi, les ambulances, les hôpitaux devenus bientôt insuffisants, hélas.Quel spectacle offrent ces blesses.La plupart sont décidés et même enthousiastes.Les troupiers aveuglés par la poudre ou les gaz suffocants sont admirables par leur gaîté, et rien n’est touchant comme ie contraste de ces yeux privés de la lumière du regard et de ces lèvres gardant la lumière du sourire.Si l'on traverse la France, on distingue un pays qui vit seulement pour la guerre.Dans toutes les rues, on «perçoit des uniformes.Cette vue donne la réconfortante impression qu’un grand nombre de soldats attendent l'ennemi, et dissipe les craintes de quelques-uns sur l’insuffisance des hommes.On rencontre aussi les prisonniers allemands occupés 5 divers travaux.Le passant est convenable, mais il est froid, il se tient ¦à distance d’eux.Les religieuses prodiguent aux ennemis blessés les mê- j mes soins qu’aux autres, pas avec le même coeur.1 Puis dans un beau tableau, l’orateur brosse le portrait des admirables évêques de France : l’archevêque de Paris haranguant en face de sa cathédrale sur une chaire de fortune, la foule qui s'est relevée avec confiance parce qu’elle avait prié la Vierge, l’évêque de Meaux, organisant, malgré ses 50 ans, le service municipal dans sa ville envahie, les ambulances, l'évêque d’Arras restant des mois et des mois dans cette ville terriblement bombardée, Mgr Chamoz, évêque de Lille, qui a fait tant de bien que le chef des socialistes a promis de s’agenouiller devant lui après la guerre pour le remercier de ses bienfaits.Puis il salue avec émotion les vaillants évêques belges qui 1 ont sû relever les calomnies lan-[ cées contre leurs ouailles, et surtout la grande figure du cardinal I Mercier.“Honneur au cardinal Mercier, J dit l’orateur, honneur à l’épiscopat belge, honneur aussi aux évêques français, honneur à Mgr Bnudrülart qui a fait une si belle campagne j par son livre sur “les Allemands et le catholicisme”! “Honneur aussi, à vos admirables évêques du Canada-français, qui montrent ici la même énergie quand il s'agit de défendre notre belle langue française!" Dans la seconde partie de sa causerie.le conférencier dit ses raisons à lui d’espérer dans la victoire finale des Alliés.Ce sont des impressions personnelles ou même véritable conviction inspirées et l’étude de certains faits.En premier lieu, la présence des soldats est un réconfort.Us remontent les civils.Eux qui ont vu l’ennemi de près déclarent: “Nous les aurons”.En deuxième lieu, les officiers sont encore plus catégoriques.Us prouvent mathématiquement que les Alliés vaincront.En troisième lieu, c’est un réconfort de causer avec les réfugiés venus d’Allemagne ou avec les neutres renvoyés dans leur pays.Ils proclament que les soldats sont rationnés, par conséquent les civils le sont davantage.On souffre au point de vue de la nourriture dans les villages et dans plusieurs provinces (l’Allemagne.Dernièrement, le chancelier teuton dénonçait l'Angleterre qui fait souffrir 'es femmes et les enfants.La situation n’est donc pas aussi brillante que les ennemis le répètent.Enfin, en quatrième lieu, malgré la perfection de leur machine de guerre, les Allemands n'ont remporté nulle pari de succès décisifs : eur ruée sur Paris a échoué, ils ont pensé trop tard à marcher sur Calais, leur ruée sur Riga a avorté, ils ont préféré des menaces impuissantes au sujet de Salonique.Quand bien même ils prendraient Verdun, il y aura toujours quelque chose pour arrêter les baibares.Sans doule on invoquera leurs conquêtes, mais il finit tenir compte de l'avance de 50 ans qu'ils avaient sur la coalition de l'Entente.11 faut patienter devant la victoire pii se fait attendre en songeant aux forces qu’il faut vaincre pour écraser le militarisme allemand.Les Alliés sont forts.Joffre attend son heure et il n'a lias tort.Enfin si l’on songe que l’Allemagne a voulu ht guerre, si l'on se remet en ; mémoire ses atrocités et celles (le ses alliées, on se dit que Dieu ne peut bénir ces gens-la.Et Dieu étant avec les Alliés, ils triompheront.Sa Grandeur Mgr l’archevêque do Montréal remercie ensuite Mgr Léon-Adolphe Lenfant et lui offre scs félicitations et celles de toute l’assistance à l’occasion de sa fêle, la Saint-Léon.“L'évêque de Digne a parlé de la C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacqujpa LAMOTHE.GADBOIS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L._______ MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite «20.Edifice Transportation, 120 S.-Jacques.Tél.Rell Main 2670.Câble.Eadmor.E.A.D.Morgan.Salusto Lavery, B.C.L.M.Ijivery n son bureau du soir : 1 St- Thomas.Longueuil.ROMUALD ROY 83, Craig Ouest.Tel.Main 966.Tél.Main 3264.Chambre 525 MONTREAL.S.-LouU.4207.HERVE ROCH, B.A., LL.L Société légale.Baril et Roch.AVOCAT 61.rue S.-Gabriel, Montréal.Domicile : Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Bureau 53, _____ _______________97 ru e ^ S.-Jacqucs.Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT #7, rue S.-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.guerre d’Europe”, dit-il, “mais nous aussi nous avons la guerre dans notre beau pays.On veut nous enlever le droit d’apprendre et de parler notre belle langue française, par des lois odieuses comme le règlement XVII imposé par le gouvernement d’Ontario.Nous aussi, nous montrerons l'énergie et la vaillance des évêques et des soldats de France, et nous aussi, nous aurons la victoire complète et éclatante.” FAITS-MONTREA L EN POSSESSION D’UN ALAMBIC ON ARRETE UN INDIVIDU QUI VOULAIT VENDRE UN ALAMBIC A DEUX AGENTS SECRETS.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE, MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.A.D.JOBIN NOTAIRE ET COMMISSAIRE 103 RUE S.-FSANCOIS - XAVIER MONTREAL Frets sur hypothèques.ELZEAR ROY NOTAIRE Prêta aur hypothèques.Achats de créances et nutres.Département spécial pour : Administration de Successions et de propriétés ; collection ; assurances ; placement de fonds ; gérance temporaire d organisations financières ou commerciales.206-209 EDIFICE BANQUE DE QUEBEC, No 11 Place d’Armes, MONTREAL.Tél Main .5762.Tél.Main 333S J.ALBERT SAV1GNAC NOTAIRE (autrefois de Biron at Savifnac) Spécialité: Examen de titres, règlement de difficultés commcfciales, difficultés de famille, successions; placements de capitaux à taux très avantageux.Prêts aux fabriques et aux commissions scolaires.Bureau : 99, rue Saint-Jacques.Edifice Banque Nationale La aoir après 7 heures: 322 Sherbrooke Est.Tél.Est 1643 PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS Une compagnie de Trust demande des agents pour placer des actions de Compagnies avantageusement connues.Expérience pas nécessaire.Rémunération libérale.S’adresser, par lettre, à boîte postale No 293, Montréal.A LOUER A louer, un flat, 9 appartements, lumière électrique ; pour médecin oc dentiste.S'adresser 947, rue Saint-Louis 8943.A louer, 447, rue Mont-Royal, en parfaite condition un flat, 7 appartements, lumière électrique : chauffage à eau chaude.S’adresser 947, •ue Saint-Denis.Tél.Saint-Louis 8043._____A VENDRE A VENDRE.—La collection complete du journal “ Le Devoir S’adresser à W.Morin.Laval des Rapides, P.Q.A VENDRE, mille, 30 pieds large, 30 c.v.Magneto Un yacht de fa-e long, 5 pieds de ' Ven- DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541 GRAND-TRONC Tél.: — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU.1491 NOTRE-DAIVJG OUEST, Tél.: •— Victoria 1529.SPECIALITES — Maladies des femmes et jeunes filles, obstétrimu-s.Docteur A- DES JARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dteul de Paris.Maladie des YEUX, des! OREILLES, du NEZ et de la! GORGE, 523, Saint-Denis, (En face| du carré Saint-Louis.DENTISTES Dr NÀL DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de S.-Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Prèa Marie-Anno.Tél.S.-Louis 3943.Deux agents de la police secrète ont arrêté hier soir un nornmé Alexandre Boissonneault, domicilié | au No 76 rue S.-Germain, au moment où il s’apprêtait à leur vendre «n alambic pour la fabrication de liqueurs enivrantes.Le prix du marché fut fixé à $75 ; quelques instants plus tard, les agents au lieu de remettre à Boissonneault un chèque, lui montrèrent un mandat d’arrestation et l’amenèrent au poste.Le prévenu a répondu ce matin en Cour de police à la_ double accusation de posséder illégalement un alambic et de l’offrir en vente.Tl a prétendu qu'il ne s’était jamais servi de l’appareil qui lui aurait été remis par un inconnu, il y a plusieurs années.PRIS ENTRE DEUX TRAMWAYS.Pris entre deux tramways venant en sens inverse à l’angle du boule-, varri E.-Laurent et de la rue S.-Ca- ! 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J0S.MEUNIER et FABIUS RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc».Egouts.Expertise.Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tél.Main .1066.RODOLPHE BÊDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.55, Saint-François-Xavier.Montréal.J.N.CABANA.F.A.CABANA.Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1 3 77 J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien DOMINION •t SPRINfiHILH, BUREAU Charbon bitumineux, à vapeur et i gaz GENERAL de» VENTES rue Saint-Jacques.Montréal 100 S.-Paul.Main 929.Rés.109 Ouest, Lagauchetlère.Main 3174.LE KAISER A FAILLI ETRE TUE Londres, 12 (5.27 a.ni.) — Une dépêche de Rouie au “Daily Telegraph” rapporte que l’eanipereur allemand est à Posldam pour se rétablir d un choc nerveux, résultat de l'explosion d’un obus, à Verdun, qui détruisit l’automobile impériale tuant plusieurs officiers.La dépêche ajoute que l’empereur n’a pas été blessé.UNION NATIONALE FRANÇAISE J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 206.9 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284, BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tél.Main 6761.Résidence 1650 RUE S.-DENIS, Tél.S.-Louia 4876.ADOLPHE DAVELUY COURTIER D'ASSURANCES représentant de la Great M’est Vie 160, RUE SAINT-JACQUES Tel, Main 6716 La Cie Wisintainer INCORPOREE Fabricants de cadres, moulures et miroirs, importateurs d’ini&gerica, globes, etc.Maison canadienne et la seule dans son gan* re a Montréal.GROS ET DETAIL 58 BOUL.SAINT-LAURENT ET 7 RUE CLARKE.CHEVEUX BOUCLÉS “WAVCURL” donne de jolies BOUCLES PERMANENTES.Une bouteille suffit, si rudes que soient vos cheveux.Un témoin dit: “Mes cheveux devinrent bientôt une musse de boucles onduleuses”.Résultat certain.Prix .60 sous.Ha bu is spécial pour quelques semaines.Envoyé* 21 sous seulement pour recevoir une grosse bouteille de .00 sous.The New Wavcurl Co., G7 Cromwell House, Holborn, London, W.C.MANUFACTURIERS Los membres des sociétés fran- ~-Çai.scs do Montréal sont priis d’as-' T‘ IA ParwiroraH I sister â une allocution qui .sera pr >- " '-jamiraOCl, inimité noncêe par Sa Grandeur, Monsei- Grand choix de Bijouterie, nrgen-gneur Lenfant, '•"ntUedi, 14 avril, àjtcrie et verre taillé, Horloges et tous huit heures et quart du soir, dans genres d’articles de fantaisie, tes salles de l’Union Nationale Nous manufacturons les électro-Krançaisc, l tiens et chandeliers, 141 à 157, Saint- la; PRESIDENT.Faut Ouest.Montréal.CONCERT DUBOIS La musique de chambre devient de plus en plub appréciée à Montréal.Le dernier récital du quatuor à corde Dubois avait réuni une nombreuse assistance, hier soir, •dans la salle ‘‘Ladies Ordinary”, n l'hôtel Windsor.L’assislance élrit si considérable qu’il fallut installer des fauteuils supplémentaires jusque dans la salle d’entrée.Le programme qui avait élé choisi citait bien propre â plaire aux mélomanes.La pièce d’ouverture, un quatuor de Beethoven, a été rendue de façon délicieuse.Le quatuor de Sainl-Snens (op.112), a été aussi f.mt goûté.M.Albert Ohamberland agissait comme soliste.M.W.Pelletier était au piano.Cp Journal ont imprimé1 uu No 13 rue i Raint-Vliicrnt, à Montreal, par l'IMIMUMlv * RIE POPULAIRE fft rrMinnsabiUté limitée), I.N.Cbevrler.gèr&nt-fiénéral. VOL.Vil.— fSo J»b LL i/Ltüiiv, ÜiLAL, ^ILHCKLOl 12 A \ UiL lülb a FRANCE L’AVANTAGE * EST DOUTEUX LA LUTTE SE POURSUIT AUTOUR DE SAINT-ELOI, OU LES ANGLAIS OCCUPENT TROIS CRATERES, ET LES ALLEMANDS DEUX.— HUIT ENGAGEMENTS AERIENS.Londres, 12.— Le “War Office” "annonce que la lutte à la grenade ^ s’est continuée à S.-Eloi.L’avan-“tage oscille apparemment île côte et d’autre.Aux dernières nouvelles reçues à Londres, les Anglais occupaient 3 cratères de mines et Ks Allemands deux.En sus de quelques combats d’artilllerie, il y a eu huit engagements aériens sur 'e front anglais, une machine ennemie et une machine anglaise étant abattues.Dans la région de Verdun, les armées du kronprinz prennent toujours l'offensive avec vigueur.Après avoir dirigé une attaque du Mort-Homme à Cumières, nettoyant de pelites sections de tranchées françaises à l’est du Mort-Homme, les Teutons ont fait halte dans ce .secteur pour se lancer en grand nombre à l’assaut dis tranchées françaises, dans la région de Dou-aumont, au nord-est de Verdun.Ils ont remporté du succès, mais il a été éphémère.Les Français, dans le cours d’une contre-attaque, went expulsé le.s Allemands des see- NOS SOLDATS ILS GARDENT LEURJTRRAIN LES TROUPES CANADIENNES, MALGRE UNE VIOLENTE ATTAQUE DES ALLEMANDS.CONSERVENT LE TERRAIN QU’ELLES AVAIENT ENLEVE A L’ENNEMI, A SAINT-ELOI.lions de tranchées avancées qu’ils j i, .7 nvnîrnt cnnlnrcAç ru nnt fait nnpl- *eJnent SS Toronto, Ont., 12.— Le “Toronto Evening Telegram” a reçu le rapport suivant de son correspondant de Londres, M.Douglas S.Robertson : Plusieurs soldats blessés viennent d’arriver en Angleterre, venant du front canadien où, à S.-Eloi, il y a eu de violents combats.Après un bombardement intensif, l’ennemi attaqua et manoeuvra pour déloger les troupes de quatre baladions canadiens qui tenaient les cratères de mines qui avaient explosié, 2 semaines avant, quand celte position allemande fut prise par les troupes anglaises.La position était une des plus difficiles à conserver et n’avait aucune importance essentielle.Après avoir essuyé le feu pendant quelque temp*, les Canadiens reçurent l’ordre de sc replier à une courte distance.Bien que l’attaque ennemie fût la plus furieuse qu’ils eussent eu à supporter depuis quelques mois, les Ca-nadiens gardèrent leur terrain et bientôt étaient retranchés tout près de là.Notre artillerie soutint merveilleu- ivaient capturées et ont fait quel-:s.a1,I!^Çuta.t'0.n :1Ppuya effi que cent prisonniers.cacement I infanterie.Les, Allemands Tout en s’avançant entre Vaux “t i f’ur
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