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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 2 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-05-02, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, MARDI 2 MAI 1916 % VOLUME VII—No 102 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidiennm 4 CANADA ET ETATS-UNIS.*5a.O UNION POSTALE.SS.OO Édition hebdomadaire CANADA.».#1.00 ETATS-UNIS.SI.50 UNION POSTALE „r., , .$2.00 ^ ¦ )Evom Rédadtion et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION î - Main 7460 Diredteur : HENRI B0URASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA REVOLTE IRLANDAISE Le sort da “Home Rule** La révolte irlandaise est chose du passé.Elle a eu le sort qui devait fatalement lui échoir.L’étonnant même, c’est que ses chefs aient pu un moment former des rêves de succès.Les pertes de vie et les dégâts matériels sont douloureusement considérables, — moins considérables cependant qu’on ne l’aurait d’abord supposé.11 semble bien que les autorités britanniques, assurées du triomphe ultime, ont pris soin de limiter au minimum possible les pertes de vie et la sévérité des représailles.On peut compter que la même préoccupation se manifestera dans les Suites judiciaires et pénales de l’insurrection.U y a à cela des raisons de justice distributive et de prudence politique.Les hommes qui dirigent les affaires anglaises doivent sentir que les insurgés de Dublin ne sont pas les seuls responsables de ce qui est arrivé.Quelle différence, à moins que leurs actes et leurs paroles n’aient été qu’une sinistre comédie, existe-t-il, au point de vue de la volonté de révolte, entre sir Edward Carson et les hauts personnages qui organisaient avec lui la résistance à l’autorité royale et les malheureux qui ont risqué leur peau dans l’aventure de Dublin?Et quel effet démoralisateur a dû avoir sur ces gens, dont une partie étaient exaspérés par la souffrance personnelle, la longue et publique préparation de cette révolte tory qui allait, elle aussi, chercher ses armes en Allemagne?Quel effet surtout l’impunité accordée aux chefs de cette révolte, et les honneurs dont on a comblé sir Edward Carson?Et puis, il y a les’responsabilités historiques lointaines, l’abominable régime sous lequel a si longtemps gémi l’Irlande et qui a laissé des plaies facilement irritables.Il est probable que les Allemands ont fait ce qu’ils mt pu pour aider la révolte, il est fort probable que les Irlandais des Etats-Unis ont fourni le nerf de la guerre; mais les excitations allemandes auraient-elles produit le même effet si elles ne s’étalent adressées à une population qui a tant souffert et qui venait d’être témoin des préparatifs d’insurrection torys?Et les Irlando-Américains auraient-ils mis la main à leur gousset s’ils n’avaient emporté de leur pays d’origine un si douloureux souvenir?Les hommes d’Etat britanniques tiendront assurément compte de ce double ordre de faits dans la solution des douloureux problèmes que laisse derrière elle l’insurrection.Us tiendront compte aussi de la prudence politique.On a vu qu-en Afrique-Sud, ils n’ont pas fait une seule exécution.Les chefs de la révolte ont été condamnés, mais on a rigoureusement limité les représailles.Les motifs qui ont déterminé là-bas cette politique de riémence l’imposeront probablement en Irlande.L’insurrection a rappelé la tragique gravité du conflit irlandais: on ne voudra point l’exaspérer davantage, à l’heure surtout où le gouvernement britannique a besoin de toutes ses forces pour faire face aux multiples difficultés de la Grande Guerre.* * * La probabilité même, c’est que cette déplorable affaire, si vivement condamnée par les chefs du Parti parlementaire irlandais et dont les organisateurs étaient leurs ennemis personnels, servira plutôt, en définitive, les intérêts du Home Unie.Le premier cri de John Redmond semblait l’écho d’une sorte de désespoir — le désespoir de l’homme qui craint de voir s’écrouler toute l’oeuvre de sa vie et le rêve des générations.Mais on a pu constater avec quelle maîtrise, avec quelle rapidité il s’est repris et comment, de cette crise même, il tire uni argument en faveur du Home Itule.„ '/e ™is cc,nvaincU’ télégraphiait-il hier à l’ancien rédacteur-en-chef du Herald, M.J.-G.Walsh, qui dirige aujourd’hui à New-York son organe personnel,/refond, je suis convaincu que plusieurs des vieux adversaires du Home P.tr.e seront profondément impressionnés par ces événements c en viendront aux conclusions depuis si longtemps atteintes par les Nationalistes irlandais, — à savoir, que la seule garantie de la paix et du bon gouvernement en Irlande, c’est un parlement et un exécutif indigènes appuyés par l opinion irlandaise et que, si un tel exécutif avait existé pendant les six derniers mois, il n'ij aurait pas eu d'émeute à Dublin ” Et on peut etre assure que ce sera là le thème de sa prochaine propagande m theme for eloquent du reste, auquel les événements extérieurs appor! tent un singulier appui.appor- Non, la politique de l’Angleterre, par le temps qui court n’est nas à .?VJ0 enJe et a 1 écrasement des peuples non-anglais.Les meilleurs sen timents de ses hommes d’Etat sont d’accord là-dessus avec leur instinct de sécurité.Il n y a que chez nous que des sectaires qui prétendent être mi t?Sacharnenf à irrilt‘1’ ‘««s les ferments de discorde à bri du pays! CCUX qU1 "e SOnt PaS Anglais’ à compromettre la paix et l’avenir Orner HEROUX.L’HOPITAL STE-JUSTINE L’Hôpital Sainte-Justine devra trouver dans le cours de cette année $15,000 pour ses frais d’administration et plus de $10,000 pour éteindre certaines dettes sur la construction de son nouvel édifice et une hypothèque sur le terrain.Le comité exécutif ne dissimule pas son appréhension, mais il ne désespère pas non plus de la charité de la population de Montréal.Le rapport annuel de 1915 que.nous venons de recevoir en fait foi.Cette institution, dont l’éloge n’est plus à faire, a subi bien des crises depuis huit ans qu’elle est A fondée, mais elle a toujours été se développant.L’oeuvre est de plus en plus connue à mesure qu’elle grandit et, chaque année, om mieux, chaque jour, elle s'attache des .sympathies nouvelles.Au mois de juin dernier, l’hôpital avait des paiements urgents à effectuer.On lance tout de suite des circulaires dans le public et en quelques jours on recueille $2 840.Le rapport annuel contient plusieurs exemples de pareille générosité.Fêtes de charité, exposition de poupées, conférences ont aine-né les petits courants de souscription qui ont réussi à alimenter ia caisse de l'institution.Quant aux souscriptions individuelles, elles sont nombreuses aussi.Est-il besoin de dire que l’on retrouve dans t cette lisle les qiêmes mens qui forment celle des bienfaiteurs de la plupart de nos oeuvres de charité?Le malheur, c'est que l’on met toujours à contribution les mêmes bourses.Elles ne songent pas à s'en plaindre, heureusement.^ II est évident, comme le rapport l'indique, que le comité de l’hôpital Sainte-Justine devra faire de nou- KtI-pressaiîts aPPe]s à la cha-î ni publique cette année.Les appels seront entendus par qui n’ont pas le coeur «unt d une triple cuirasse d’égoïs-me, car si la souffrance .humaine tst toujours digne de sympathie, il i e'S certes pas de plus touchante que celte des petits enfants.l-omme nous le marquions déjà de 1 \ssl/>tance maternelle, il xemfiîle que depuis quelque temps on soit devenu presbyte et qu’on ne voie que les souffrances de ceux qui sont au loin.Il faudrait que les journaux publiassent chaque jour Je proverbe anglais: “Charity be-gms al home” comme, au début de la guu re, certains d entre eux ran- inenx la force du mot.Son exemple a inspiré les révoltés irlandais d’aujourd’hui.Et si c1 qui est arrivé à Carson arrivait à Casement, il ne faudrait Mas désespérer de voir un jour Casement membre d’un ministère anglais, tout comme Carson le fut.il y a quelques mois.Et si d’aventure on punit sévèrement Casement, on expliquera difficilement pour-quoi Carson n’a pas, lui aussi, alors qu’il était franchement rebelle, été interné et puni comme tel.Notre argent .Le gouvernement a demandé aux Communes, hier, 250 millions pour nos frais de participation à la guerre, pendant les douze prochains mois.Cela fait plus de 20 millions par mois.Et nous n’avons pas encore 200,000 hommes au front.Quand nous en aurons 400,000 ou même 500,000 ainsi que le veut sir Robert Borden, nous dépenserons par mois, pour nos frais de guerre, de 40 à 50 millions.On voit dans quel gaspillage fou nous nous sommes lancés et quelles nouvelles taxes il nous faudra nous laisser imposer, encore l’an prochain, si la guerre dure, pour suffire à ce que cette aventure impérialiste va nous coûter.Le pain Le Globe, de Toronto, revient sur le fait que les boulangers de cette ville viennent de porter de six à sept sous le prix d’un pain d’une livre et demie.Cela fait une aug-mentation de 16 et demi pour cent, dit-il; et il ne voit aucune bonne raison pour que le pain coûte plus cher au contribuable de Toronto cette année que l’an dernier, alors que te blé était de 25 pour cent plus élevé que maintenant.La Canada Bread Company, de Toronto, qui a une filiale à Montréal, vend ici, depuis plus de quinze mois, son pain 8 sous pour urne livre ef demie, alors qu’à Toronto, d’après le Globe, elle le vendait jusqu’ici six sous et le porte maintenant à sept.Comment se fait-il que cette boulangerie trouve qu’à sept sous le pain est assez cher maintenant, à Toronto, et qu’elle nous en demande huit ici, pour la même espèce de pain, de-puig des mois?D’où vient cette différence?Le public ne le saura peut-être jamais.Mais, dans l’intervalle, il paie son pain un sou plus cher ici que l’habitant de Toronto l’achète de la même compagnie.Et ce n’est pas là un cas isolé.Obus américains Un Américain de Détroit, de retour d’Europe, note que la France, après 19 mois de guerre, n’a pas encore tiré un obus américain et que les fabricants des Etats-Unis ne fabriquent qu’un dixième des obus dont se sert la Grande-Bretagne.La France est, de tous les belligérants, avec E Allemagne, la nation qui se suffit le mieux à elle-même.Elle n’a pas encore fait fabriquer un seul de ses obus en terre étrangère.G.P.A OTTAWA UN VOTE DE $250,000,000 POUR LA GUERRE Ottawa, 1er mai 1916.“C’est le mois de Marie.et la session continue comme de plus belle son petit bonhomme de chemin.En dépit des rumeurs de débat important pour aujourd’hui, la journée s’est passée sans rien anre-ner d’inusité.11 est vrai, cependant, que le gouvernement a déposé sur la table de la Chambre le dossier de la vente des munitions des arsenaux de Québec, réel aimé depuis longtemps par les libéraux, et celui relatif au désaveu du Règlement XVII de la province d’Ontario, deux questions qui ne manqueront pas d’occuper une assez notable partie des débats qui vont s’ouvrir prochainement.Les pétitions relatives au désaveu forment à elles seules une masse de documents d’imposante apparence, et qui est tout à l’honneur des centaines de milliers de personnes qui les ont signées, et des vaillants jeunes gens de la Jeunesse Catholique qui les ont fait circuler.Ce dossier énorme formera sans doute le sujet d’un débat important d’ici quelques jours.“HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN” UN NOUVEAU TIRAGE La première édition est totalement épuisée.Le deuxième tirage, contenant plusieurs corrections de forme, sera prêt dans deux ou trois jours.Les personnes qui ont déjà donné leur commande voudront bien excuser ce léger retard.Hier, Aujourd’hui, Demain se vend 75 sous l’exemplaire, plus 5 sous pour les frais d’expédition: la douzaine, $7.50 franco.Offre spéciale : "Hier, Aujourd’hui, Demain” (0.75), “Le DEVOIR et la Guerre’’ (0.15), Le DEVOIR, son origine, son passé, son avenir" (0.10), seront expédiés franco, des bureaux du Devoir, pour $1.00.Toute remise par chèque, mandat, etc., devra être faite payable ù l’aiileur, au pair à Montréal et porter le timbre de guerre.Hier, Aujourd’hui, Demain est en vente aux bureaux du Devoir et dans les librairies suivantes • Librairie Granger, 13, Notre Dame Ouest ; Langevin et Larchevêque, 8.Saint-Jacques ; librairie Notre-Dame, 35, Notre-Dame Ouest ; librairie Saint-Louis, 288, Ste-Cathe-"ine Est: librairie Pinault, 28Ô.Rachel; librairie Déom Frères, 47 S.-Catherine Est.Tl reste quelques exemplaires de “Que devons-nous à l’Angleterre ?” Ce volume, grand format, de quatre cents pages, se vend $1.00.plus 15 sous pour les frais d’expédition.te BILLETS DU SOIR’ Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des Billets du soir de notre ami Albert Lozeau.S’adresser à l’auteur, 343, rue Drolet, Montréal.25 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais d’expédition par la poste.On peut aussi se les procurer au Devoir.LETTRES DE FADETTE La réédilion des “ Lettres de Fa-dette ” est aujourd’hui en vente.Prix : 25 sous l’exenmlaire plus 2 sous pour les frais d’expédition par la poste.On est prié, en faisant la commande, de bien spécifier s’il s’agit de la première ou de la deuxième séri.des Lettres.En attendant, la Chambre a passé haut la main, aujourd'hui, les formalités préliminaires au vote d’une somme de deux cent cinquante millions de dollars, — rien que cela ! — pour aider à défrayer les dépéri-1 ses de Sa Majesté, en guerre avec ses cousins.Cela a passé comme un i coup de lait.M.Sévigny a lu la I chose tranquillement dans les deux' langues, puis il a déclaré : “Carried", et notre budget s’est trouvé grevé d’autant, du moins en théorie, car il ne s'agit encore que d’une première lecture.A propos, on se demande pourquoi le mot “Carried” qui Signifie l’adoption d’une loi ou d’une clause, n’est pas plus souvent, comme le reste des procédures, soumis à la formalité légale, et traduit chaque fois par “Adopté’’, comme le voudrait l’esprit rie la loi.C'est sans doute une simple négligence, enracinée par un long usage ; mais il est curieux, en tout cas, que celte foraiule suit la seule que le président de la Chambre oublie assez souvent de traduire dans l'autre langue canadienne.Le président actuel n’est pas plus coupable à ce sujet que ses prédécesseurs.•- * Avant l’ordre du jour, sir Wilfrid Laurier s’est plaint de ce que certains employés du canal de Soulan-ges aient agi comme délégués à la convention tenue récemment J.ns le comté du même nom en vue des élections provinciales.Le chef de l’Opposition proteste contre cette ingérence d’employés publics dans la politique active, l^e premier-ministre a promis de faire enquête.M.Graham, le lieutenant libéral, s'est informé du message envoyé par les deux Chambres au Parlement impérial pour demander la prolongation du terme parlementaire.Ce'te demande a été transmise à Londres il y a maintenant trois mois, et l’on rie semble en avoir eu aucune nouvelle.Sir Robert Borden a répondu que son gouvernement a fait tout le nécessaire et que la requête conjointe et unanime a dûment été expédiée et reçue par le parlement impérial.iLe premier-ministre ajoute que des informations particulières lui permettent d’ajouter que les Chambres anglaises seront prochainement appelées à sanctionner cette mesure.M.Boivin, de Shefford, s’intéresse aux vétérans de la guerre des Fcnier.v, qui n’ont pas su se mettre en règle pour toucher leu:- pension du gouvernement avant la date du 31 juillet dernier.En certains cas qui sont venus à sa connaissance, (les vétérans auraient éprouvé des difficultés à se procurer les documents nécessaires et n’y seraient parvenus qu’après la date fixée.M.Boivin demande s’ils doivent à .out jamais renonce" à leurs droits, pour ce simple retard de quelques jours.Le premier-ministre, en sa dualité de chef intérimaire du ministère de la Milice, a promis de donner réponse aussitôt que possible.* *¦ * Puis la Chambre s’est formée en comité dos subsides sur la motion du preimier-minisUe relative aux 250 millions.Cette motion a été adoptée unanimement, à la suite d’une longue explication dont sir Robert a donné lecture ; et ia discussion a commencé sur la résolution introduite comme conséquence de l’adoption de la motion.Au cours de ses explications, le premier ministre a insisté tout d’abord sur le surcroît de travail énorme que la guerre a apporté denuis bientôt deux ans au ministre de la Milice dt à tout son personnel.Puis il compare nos effectifs à ceux de l’Angleterre avant la guerre, et constate que nous avons aujourd’hui sous tes armes environ 60,-000 hommes de plus que l’Angleterre n’en avait elle-même en temps de paix.De même, le Canada dépense aujord’hui cent millions de dollars par année de plus que ne le faisait l’Angleterre avant 1914, pour son armée.Nous avons aujourd’hui 65,000 hommes au front et 70,000 en Angleterre, soit 135.000 outre-mer, et à peu près autant au Canada, soit un grand total de 270,000 environ.On fait des efforts pour accélérer le transport des troupes, et sir Robert a envoyé dernièrement au War Office une dépêche qui devra avoir pour effet de porter le nombre des bataillons canadiens en Angleterre à cinquante-deux.Dans ce cas, un bon nombre de régiments partiraient bientôt du Canada pour traverser l’Atlantique.Le premier ministre a aussi déclaré que des mesures seront prises afin que les régiments ne soient pas démembrés par groupes, comme la chose est arrivée déjà, mais qu’ils soient transportés intégralement.Cette nouvelle sera sans doute reçue avec satisfaction par tous les soldats.Le premier ministre a terminé son long exposé par un tribut d’éloges à la bravoure des soldats canadiens.Dans le débat qui s’en est suivi, M.Martin, de Régima, a donné cours à quelques griefs contre les agents de recrutement ou leurs méthodes.Il déplore tout d’abord que ces agents enrôlent des hommes loin d’être physiquement qualifiés pour entrer dans l’armée, et qu’il faut ensuite rejeter, en Angleterre ou ici, après qu’ils ont vécu pendant des mois aux dépens du pays.On frémit en songeant à la tempête qu’auraient soulevée ces paroles, dans lia bouche, par exemple, du sénateur Choquette.Mais M.Martin, de Régina, est un bon Anglo-Saxon, et cette déclaration “déloyale” n’a pas soulevé l’ombre d’une protestation.M.Martin a ajouté des doléances sur la mauvaise influence du “patronage” au ministère de la Milice, et conclu eu rappelant aux officiers des régiments qu’ils doivent être comme des pères pour leurs soldats, ce qu’un grand nombre d’entre eux semblent ignorer.Par exemple, il est arrivé qu’un jeune homme de Régina est tombé malade à la caserne, située à peu de distance de la maison de ses parents, et que ceux-ci n’aient été avertis ni de la maladie du jeune homme, ni de son transport subséquent à l’hôpital.Ce n’est que peu d’instants avant la mort du jeune homme qu’une personne de l’hôpital prit sur elle de téléphoner au père, qui arriva trop tard, la mort ayant déjà fait son oeuvre.M.Mar-Un trouve à bon droit la conduite des supérieurs de ce jeune homme indigne d’êtres civilisés, et il ne le leur envoie pas dire, ajoutant que des actes de barbarie .de ce genre ne sont pas de nature à stimuler le recrutement dans le pays.Et “zuze un peu" si c’était un Canadien-français qui aurait dit la dixième partie de tout cela.Du reste, M.Turriff a renchéri plus tard, en disant qu’un grand nombre de soldats sont “men absolutely un-fil”.Evidemment, le député d’Assi-nibolne a lu la lettre de M.Hazel-ton, et lui a emprunté quelques joyaux de son 'énergique vocabulaire .IÎ s’est produit vers lès onze heures un incident inattendu.Le docteur Clark, l’éloquent et quelque peu capricieux député libéral de Red Deer, s’est séparé en quelque sorte de son parti, auquel il reproche de nuire, par ses critiques incessantes, à l’action salutaire du gouvernement, et à la politique honnête et droite du premier ministre, pour lequel i: professe une admiration et une estime qu’il ne craint pas de déclarer hautement.“Ce n’est pas le moment, dit le Dr Clark, de chercher la petite bête et d’ennuyer à chaque instant un gouvernement,' dont l’histoire dira que d’une façon générale il s’est bien acquitté de sa tâche.Ce n'est pas île temps de critiquer, mais plutôt de se battre.” Et le docteur a terminé par une allusion enflammée à la bravoure des jeunes gens canadiens qui supportent en ce moment le poids des attaques de l’ennemi.Les chefs libéraux présents, MM.Graham.Lemieux, Oliver et autres, ont écouté avec un peu de gêne cette mercuriale inattendue, tandis que les ministériels poussaient des acclamations enthousiastes.L'incident a créé un vif émoi dans les couloirs.On ne croit pas que le docteur Clark quitte les rangs du parti libéral, mais des personnes bien renseignées disent qu’il est devenu intraitable depuis le commencement de la guerre, où son coeur de “British-born" est particulièrement engagé, de même que ses sentiments paternels, car il a deux fils à la ligne de feu.On savait généralement qu’il n’était pas d'accord avec son parti sur certaines questions, mais c’est la première fois qu’il en donne une manifestation aussi probante, pour ne pas dire aussi explosive.On sent, par instants, qu’il y a de l'électricité dans l’air, au Musée Victoria ! Ernest BILODEAU.AU TABLEAU D’HONNEUR Nous avons signalé déjà le geste des commissions scolaires de Montréal et de Westmount qui ont souscrit, l’une $5,900, l’autre $250.au fonds de défense des écoles bilingues.Nous savons que.d’autres commissions ont déjà fait la même chose.Nous serions heureux d’apprendre leur nom: il importe qu’il soit connu de tous.L’exemple entraîne d'ailleurs, et plus ces faits seront connus, plu* ils susciteront d’imitateurs.I 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 MAI 1916 VOL.VIL —No 102 LETTRES AU U DEVOIR ï» CHOSES MUNICIPALES AQUEDUC ET BOULEVARDS Nous ne publions que des lettres LA VILLE EN CALSE HIER A\ EC signées, ou des communications ac- oompa.100 à ses actionnaires, leur a fait tenir hier un chèque représentant un second dividende de 7 p.100.Cette entreprise ne’st que la reconstitution de la Magnesia Products, Ltd,, et de la Canadian Magnesite Co.Lors de la réorganisation, on a échangé des actions contre des obligations, de sorte que la nouvelle institution n’a pas contracté d’emprunt.La nouvelle émission de capital est insignifiante, soit $186,000.Les recettes-passagers de la Detroit United, pour la première quinzaine d’avril, se présentent à $588,-881, contre $490,270 à la même époque, il y a un an.La pluwalue de $98,661 représente un gain moyen par jour cle $6,ô74.Le produit des douanes canadiennes, pour le mois écoulé, d’après une dépêche d’Ottawa, se présente à $10,346,000, soit une supériorité de $4,070,000 sur les chiffres de b» période correspondante de 191>, alors qu’ils *se fixaient à $6,276,000.Il convient de remarquer que, le mois d’avril étant le.premier de l’exercice en cours, il indique la direction qu’entend prendre la marche des produits de nos douanes, dit la dépêche officielle.VALBURS Ouv, Clôt, Valbües OUV.Clôt, Ames Hold.27 m Mon.Tr Co 130 “ pnv.Mnr.Tram 2-2U .TîcllTélC, IWA m N or.Ohio,.Bra.T.L.8tP N S.ACL IÜ9H 1U3% can.Car.70 69 “ priv.*' priv.as Ogiiv.Min.133 Ca*.Cem.32% 62 “ priv.113 “ priv."m 94 Ont.St.Pro.38 A6'A Can.CotL.4ii>i Ott.L.A P.120 “ piiv."ü" Penmans.02K w/.62 Ca.Couver Can.Found.160 ’ Québec Rr Sma.Woods 27 33 Can.G.Elec.iii uo Miawinig.132 Can.Pacif.169 166 6herwin VV 55 Can.Loco.6pa.Riv.Co «H “ priv'.Can.S.Lines "»% 86 “ priv.26Vf» :6t.C* of 0.35 5834 "bé.% Carnage F.Céda, liapûi 37 w» “ priv.Tor.Ry 83 say.77 75 111 Co.M.éc Sm.38’/, priv.* - » « Crown Re» .60 .57 Tooke Bro Det.Un.R’y 101 100SA 214 Dom Bridge 218 Tuclr.Tob.29 Dam C.Ca Loin.I.pfd 98 ‘sok ‘ priv.Twin City.90 I»om.S,Cor.00 Vâ i *‘ priv.Dom Park.] 20 .• Winn.Ry.180 Dom.T C.83 “ priv."26 Banques — Goodw.Co Br.No.Am.145 4‘ priv.75 Commerce 203 Hill.Collie.28 ».» _ Dominion.227 Holl.Mines 130 00 .Hamilton.111.Trac, pd 61 Hochelaga 149 Laur.Cona.188 185 Impérial.210 L.of W’d C.Merchants 180 “ priv.Molsons.201 MacDo.Co.U 12 Mautréal.234 Made cm.Nationale.132»4 a.” pnv.* N ova-Scoti 261 Mei.L.iK 46 Ottawo 207 •• pnv Québec 119 M.fk 8-P.O Royal mW-.__ “ pnv.Standard.1 r M.L.H.ftr 233 23SK Toronto.211 Mt.Cot.Ud hi 51 Union UO “ priv.100 I.ACHINE.— Du bureau de Poste, vice de:— 10 min de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.à 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de:— 20 min.de 5.30 a.m.à .5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 0.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.20 mil*, de 8.00 p.m.à 12.10 a.m.Dernier extra à 12.50 a.m, BAULT - AU - KECOLLET ET SAINT* VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis à Saint-Vincent.—Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.à S.00 a.m.a» min.de S.00 a.m.i> 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 12.00 p.m.Tramway pour Henderson seulement 1-.00 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m¦ DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de 15 inin.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.à 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m.30min.de 8.30 p.m.à 11.30 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis» 12.20 a.m._ Tramway de Saint-Vincent à Saint-Oems, 1.10 a.m., TM t?CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet.—Service de î— 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.— Service de «î min.de 5.40 a.m.à 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE — De l’Ave du Parc et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.10 a.m.à 12.20 a.m.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon, 10 min.5.50 a.m., à 8.30 p.m.„ .VT A BOUT DE L’ILE.-—De Lasalle et Notre-Dame.service de : — 00 min.de 5.00 a.m.à 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.—De Lasalle et Notre-Dame, service de : — 15 min.de 5.00 am.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.à 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.à 12.00 minuit.POINTE-AUX-TREMBLES, via Notre-Dame.—De Notre-Dame et 1ère avenue, Maisonneuve, service de : — 15 min.de 5.15 a.m.h.7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 12.30 a.m.0 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier, Nos 95 et 97, Montréal.Valeurs Ouver* Midi Valeurs Ouvet* Midi lure ture allisCh.or.27 27 Insp.Copi.4314 41% Alli.Ch.pr.lu t.Ra.Tr 16% AmsAir Br.Lehigh VTal.7»K 78 Am.B.Sug.70X 69^ Max.Moto.7.4 77% Am.Can 57 Mex.Petro.99>£ 35% Am.CarPo.62K soie Miss.Pacif.Am.Loco.72% 70k Nat.Lead ««H 99 U 66 Am.Smelt.97 N.Y.N,H.69V4 Am.S.Fou.North.Pac.ut‘l ’UK Anacon.M, «K i'/ry Pennsylva.60 5o Atchison W2M 102 Press.St.C.Bald.Loco.9()% m 83 Reading 89 S7% Balt.&Ohio Reptibh.Ir.Beth.Steel, Roc.Isl.or, 5 ni* Brookl Ra.85 95 Rubb.U.S.Can.Pacif.South.Pac.97^ Cent.Death 54 jî MK Sont.Rail.2141 21 Colo.K.AI.43 «k St.Paul 94541 Corn Prod, Third Ave.Cruci.Steel 83H si U Union Pac, 13444 UÏÏM Kriepr.Nol 52 b2% U.S.Ste.or.«3 !• riepr.No2 44 H U.S.Steelp.115kl 1153/.Eric Ordin UtahCoppe MVcl 81 Gr.Nor.Or.m 40^ Westingh© ShatuckAr LES PEAUX VERTES BOURSE DES MINES Coar.four ris pur la maison Bryant, Dann and Co., ra.S.-François-Xavior, N.88, Montréal.MINES DE COBALT De- Ofrc.mande.VIANDE SUR PIED A MONTREAL Aux abattoirs montréalais de la partie ouest, les arrivages de bétail vivant, pour la semaine expirée le 29 avril 1916, se présentent à 800 boeufs, 200 moutons et agneaux, 2,300 porcs et 3,000 veaux.Le marché d’hier offrait 550 têtes de boeuf, 150 moutons et agneaux, 1,100 porcs et 900 veaux.Les prix des bouvillons et génisses ont réa* lise «ne avance de 25 sous, tandis que les taureaux ont décliné de 25 sous par 100 livres.Des cargaisons complètes de poids lourds ont trouvé preneur à raison de $9.25 et de.s wagons complets de bouvillons d’environ 1,000 livres chacun ont-fait $9.15, tandis que des petits lots choisis ont monté jusqu’à $9.35 par 100 livres.Des vaches de boucherie ont été achetées à raison de $7.75 à $8 et les taureaux n’ont rapporté que $8 à $8.25.A CHICAGO Chicago, 2.— Gros bétail : arrivages, 4,000 tètes; marché ferme; bouvillons indigènes, $7.90 à $9.95; pour l’élevage et l’engrais, $5.90 à $8.60; vaches et génisses, $4.20 à $9.45; veaux, $6.25 à $9.25.Menu bétail.Porcs: arrivages, 22,000 tètes; marché languissant; légers, $9.35 à $9.90; mêlés, $9.50 à $9.90; lourds, $9.35 à $9.90; très gras, $9.35 à $9.50; cochons, $7.30 à $9.00 ; moyenne des ventes, $9.75 à $9.85.Moutons : arrivages, 9,000 têtes ; marché fort; moutons, $6.75 à $9.25; agneaux indigène^ $7.75 à $11.75.LE BEURRE A MONTREAL A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier au Board of Trade, les offres consistaient en 214 colis de beurre de crémerie dont 160 de haut choix ont changé de mains à raison de 28 o-u5 Çt demi et 54 de bon choix, à 2/ 3-4 sous par livre.c'ï” .Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit dé-feiLaeur saisis on cette cause, consistant en meubles de menage, etc.Conditions : argent comptant.F.W.TJiemcns, H.C.vS InAi PROVINCE DE QUEBEC, District dTltoU real, Cour de Circuit, No 5024.— J.Bélanger vs Jos.Desluuiriers.Le l lèmr iour darose 80 McKinle yDarragh.67 68 NipisAing .820 839 Pete rs on I.ake .31 31% Seneca Superior.51 55% Silver Leaf .93% 03% Temiskaming .75 77 MINES DE PORCUPINE Apex .05% 05% Dome Extension.35 Vi 30 .Dome Like .24 2n Dome Mines .2550 2587% Hoi l inger .30110 Jupiter .23% 24% McIntyre .107 11 ft Va McIntyre lixt .Pore «Crown 67 70 Porc VIpond .54 56 Preston East Dome.01% ft 4M, 23 West Dome Consol.22% Montréal, 29 avril 191(i.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 4179.liys.Cette dernière mesure pourtant n’est demandée que par les journaux de Northcliffe; les autres se bornent à dire que le premier ministre Asquith devrait se débarrasser de collègues tels que Birrell et réduire le nombre des ministres.Si le gouvernement survit, on s’attend à ce qu’il tente de faire passer comme loi quelque mesure de coercition générale à l’expiration d’une période Je délai accordée pour l’enrôlement volontaire.En temps ordinaire tous ces derniers faits auraient provoqué une crise immédiate, mais le fail que les chefs des trois grands partis font partie du cabinet sert à soutenir la vie du gouvernement.La démission de Birrell ne causerait pourtant aucune surprise.S’il arrivait que M.Asquith tombât, il est très probable que son suc-seurs serait Bonar Law; en ce qui concerne l’Irlande, on parle beaucoup de Lord Wimborne et de Sir Mathew Nathan qui réprima la révolte des Zoulous.LES AMERICAINS AU MEXIQUE LE POUVOIR DE VILLA N’EXISTANT PLUS, LES TROUPES AMERICAINES N’ONT PLUS RAISON DE PROLONGER LEUR SEJOUR.LE CALME ADUBL1N A PART LA DIVERSION CREEE PAR QUELQUES INSURGES, LE CALME REGNE DANS LES PRINCIPALES RUES DE LA CAPITALE DE L’IRLANDE.— LES BANQUES SONT FERMEES.Washington, 2.— Les généraux Scott et Funston ont reçu à la frontière mexicaine de nouvelles instructions du ministre de la Guerre, M.Baker, et l’on compte qu’ils vont reprendre les négociations avec le généra] Obregon, ministre de la Guerre de Carranza.Ces ordres ne modifient pas l’attitude du gouvernement au sujet du maintien des troupes américaines j en territoire mexicain, assure-t-on.j Les fonctionnaires n’ont pas dévoile la nature exacte des messages.M.Baker les a préparés après avoir conféré avec MM.Wilson et Lansing.Les représentants du gouvernement mexicain n’ont pas demandé formellement le retrait du corps expéditionnaire, mais M.Arredondo, en discutant avec les autorités, a souligné le fait que la prolongation de l’occupation d’une partie du Mexique affaiblit l’autorité du gouvernement de ce pays.Après avoir eu une entretien avec M.Lansing, il a expliqué que l’on soupçonne de plus en plus parmi le peuple mexicain que les soldats américains restent pour d’autres motifs que pour donner la chasse aux bandits de Villa.Le pouvoir de Villa étant complètement détruit, même s’il n’est pas mort, les Américains n’ont plus raison de prolonger leur séjour.NOUVEAUX IMPOTS SUR LES VIVRES Mexico, 2.— La nouvelle loi minière du Mexique attendue par les capitalistes engagés dans des placements de plus de $850,000,000, a été promulguée hier soir par Carranza.La nouvelle loi co-mporte un accroissement général de taxes sur les grandes propriétés au bénéfice des petits exploiteurs afin d’empêcher les gros placements qui servent plus à la spéculation qu’à l’exploitation.La nouvelle taxe est divisée en deux classes, l’une s’appliquant aux métaux précieux et l’autre aux minerais autre i que l’or et l’argent.Les parrains de la loi prétendant que la propriété moyenne d’une compagnie minière n’excède pas 100 acres, et que les plus grosses compagnies ne peuvent posséder plus de 250 acres en exploitation ont prohibé la propriélé de plus de 250 acres.La nouvelles loi sera en vigueur le premier juillet prochain.Une taxe d’exportation des métaux précieux qui entre immédiatement en application est établie comme suit: sur l’or et l’argent 10 p.100 ad valorem; sur les autres métaux, 5 p.100 ad valoresm Les revenus tombant dans la caisse du gouvernement du fait de la nouvelle loi seront très élevés.Dublin, 2.— Les soldats scrutent la ville avec beaucoup de soin, et l’on espère que d’ici à quelques heures, ils auront fait disparaître les tirailleurs et les petites bandes de rebelles qui ont créé une diversion dans les environs du pont Bail.On a canonné cette bande, hier après-midi.Quelques in urgés tien-1 nent encore.La circulation des convois est encore interrompue.Le calme règne dans les rues de Dublin aujourd'hui.La circulation est peu considérable, et les troupes du gouvernement occupent encore en force les principales rues.On n'a entemdai que quelques coups de feu, dimanche soir.On présume que les membres de la Sinn Finn ont caché leurs armes, .après avoir épuisé toutes leurs munitions, et se sont mêlés aux citoyens paisibles.Le manque de vivres a causé beaucoup de détres.se dans plusieurs quartiers, mais les choses étant revenues presqu’à la normale, la commission chargée de subvenir aux besoins de la population compte soulager les indigents à très bref délai.II est encore impossible de se rendre d’une partie de Dublin dans une autre sans avoir un laissez-passer de l’autorité militaire.Personne n’est autorisé à franchir les ponts, et les marchands qui demeurent dans les faubourgs ignorent, dans la plupart des cas, ce qu’il est advenu de leurs boutiques, de leurs fabriques et de leurs entrepôts, dans la ville.Les hommes d’affaires ne peuvent obtenir d’argent de leurs banques qui sont fermées dans la ville.LA NAVIGATION L’ARRIVEE DU “BAYERN” CE NAVIRE ITALIEN, PARTI DE NAPLES LE 5 AVRIL A MOUILLE HIER DANS NOTRE PORT APRES AVOIR ETE LONGUEMENT RETARDE DANS LA MEDITERRANEE.M.E.DULIEU EN MISSION OFFICIELLE CET INGENIEUR DES MINES.AVANT LA GUERRE, PROFESSEUR A U POLYTECHNIQUE, VERRA A L’EXPEDITION DU MATERIEL DE GUERRE.L’INGERENCE DES EDILES LES COMMISSAIRES DECIDENT D’ENLEVER AUX ECHEVINS CERTAIN PRIVILEGE QU’ILS S’ETAIENT ARROGE.— LA RUE DROLET.-¥ L'ARMEE BULGARE EST RENFORCEE Rome, 2.— On mande du front macédonien que l’armée bulgare s’est considérablement accrue dernièrement.De nouveaux effectifs composés de Turcs, de Macédoniens, de Grecs, de Juifs, de Roumains et de Serbes enrôlés de force se sont ajoutés aux troupes bulgares.On rapporte qu’on a formé en tout onze nouveaux bataillons.Les Bulgares ont massé à la frontière roumaine leur artillerie de campagne composée de pièces allemandes.Sous l’ancien régime, les échevins nommaient et déposaient à leur gré les contremaîtres qui leur plaisaient ou déplaisaient.Faisant état d’une lettre de l’ingé-j nieur en chef de la ville, adressée j au bureau des commissaires en date du 18 avril dernier, M.Villeneuve présentait ce matin une résolution demandant qu’à l’avenir les recommandations et les demandes des échevins .soient soumises à l’ingénieur en chef et au bureau des commissaires.II a aussi été résolu de demander au chef du contentieux municipal quand il entend être prêt à faire rapport sur l’affaire de ta rue Drolet afin que le bureau des commissaires puisse immédiatement procéder.M.Villeneuve a donné un avis de motion qu’à la prochaine réunion du Bureau, il proposera la réorganisation du département des bâtisses municipales de façon à mettre sous la direction de ce département tous les immeubles de la ville.SIR SAM DEVRA ALLER A REGINA Régina, Sask., 2.— Outre les causes de corruption et de conspiration qui doivent venir devant la session des assises qui s’ouvre aujourd’hui, on entendra la cause de J.A.West-man, candidat conservateur de Régi-I na, contre le “Leader” de Régina.i Le plaignant réclame $50,000 de dommages et intérêts pour la publication de certaines déclarations que Sir Sam Hughes aurait faites à la Chambre des Communes.Westman prétend que les paroles mentionnées ne se rapportaient pas à lui et il s,'.attend à ce que la preuve en soit faite par la déposition de Sir Sam ; Hughes devant la commission d’Ot-1 tawa.RIEN DE NEUF SUR LE FRONT ITALIEN Berlin, 2.— Le bulletin officiel de Vienne d’hier est ainsi conçu : Fn général, la situation n’est pas changée sur le front italien.Dans la région d’Adamelio, nos troupes ont repoussé les attaques de l’ennemi dirigées principalement contre le défilé de Fargorida.Les Alpins ont éorouvé des pertes considérables.$200,000 EN FUMEE Raleigh, N.C., 2.— Un incendie qui a eu lieu ici, de bonne heure aujourd’hui, dans le quartier des affaires a détruit plusieurs édifices causant des pertes évaluées à $200,-000.Le feu prit origine dans une écurie do louage, en bois.Le transatlantique italien Bayern, sous le commandement du capitaine Cernigliaro Domenico, est le premier navire océanique à entrer au port de Montréal, cette année.Il est arrivé hier, et mouillé au hangar No 13.Leî autorités du port de Montréal et leurs invités ont présenté leurs hommages au capitaine du navire, dès son arrivée, et lui ont offert, selon la coutume traditionnelle, un chapeau de soie et une canne à pommeau d’or.C’est le pilote Charles Hamelin, secrétaire de l’Association des Pilotes, qui a eu les honneurs de conduire le Bayern à Montréal.Ce navire, l’un des plus grands navires-marchands de la Ligne allemande Hambourg-Américaine, a été saisi par le gouvernement italien, au début des hodililés, dans la Baie de Naples.Il portait une forte cargaison d’armes et de munitions pour le compte de la forteresse de Kias-Chou, en Chine.Il appartient maintenant au gouvernement italien, il jauge 8,000 tonnes.Le Bayern est parti de Naples le 5 avril dernier, en route pour Montréal; il a été retardé dans la mer Méditerranée pendant plus plus de deux jours, par les constantes opérations d’un sous-marin allemand, qu’il parvint finalement à éluder.Puis la traversée s’est faite rapide, sans aucun autre incident.L’équipage du navire est exclusivement italien, le capitaine Domenico, un linguiste accompli, parle couramment le français, l’anglais, l'italien et l'espagnol.Les autres transatlantiques à nous arriver bientôt seront le Sicilian, de la ligne Allan, le Laconia, de la ligne Donaldson et le Manchester Citizen, de la ligne Manchester.L’année dernière le premier vaisseau océanique entrait dans le port le 30 avril.C’était le Thispis.Voici les dates de l’ouverture de la navigation depuis dix ans: 1906 .28 avril 1907 .2 mai 1908 .30 avril 1909.23 avril 1910 .11 avril 1912 .30 avril 1913 .19 avril 1911 .29 avril 1915 .30 avril 1916 .1 mai -3- HOMICIDE EXCUSABLE A l’enouête tenue ce matin sur la mort de Evans Triantifolos, le marchand ambulant, frappé par une automobile la semaine dernière à l’angle des rues Université ei S.-Catherine, le jury a rendu un verdict d’homicide excusable.La preuve a démontré que le pro-priétaire de l’auto, M.Guy Coleman, qui conduisait lui-même sa machine, avait frappé le marchand ambulant en essayant d’éviter une femme qui traversait la rue et après que son auto eût glissé sur la chaussée humide.Qu’est-ce que le HEROS?RETRAITE FERMEE DES NOTAIRES Une erreur typographique s’est glissée dans le programme des retraites fermées que nous avons publié hier.La retraite des notaires a lieu non du 8 au 12 mai, mais du 8 au 12 juin.On est prié d’en prendre note.Les notaires, anciens retraitants de la Broquerie ou de la Villa S.-Martin, sont d'ailleurs invités à se réunir au collège S.-Marie, rue Bleury, le 8 mai, à 8 heures du soir, afin d’organiser la retraite de juin.LE CONCERT"DES ITU-D1ANTSJDES H.E.C.C’est ce soir qu’aura lieu à PU-niversité Laval, salle des promotions, le concert organisé par les étudiants des Hautes Etudes commerciales.Outre un programme musical des mieux choisis, il y aura une causerie de M.Jérémie Decarie, secrétaire de la province.Le concert commencera à huit heures et demie précises.Après quinze mois passés au front en face d’Arras, M.Emile Dulieu, in-gt’ndeur des mines et professeur à l’école Polytechnique est revenu à Montréal en permission de quelques jours.M.IXiiieu vient d’être chargé par son gouvernement du trans-port du matériel de guerre, et doit partir pour New-York où il verra incessamment à l’accomplissement de ses nouvelles fonctions.D’ici peu, tous les services (du génie seront ré- ¦ unis en un seul, et c’est M.Dulieu | qui en aura le contrôle.Parmi les j matériaux dont M.Dulieu surveille-1 rn l’achat et l’expédition, se trouvent des fils de fer barbelés, des fils nus, des poutres en acier, de l’acier de construction, des appareils de télégraphie et téléphoniques, ainsi que Ides appareils producteurs.A l’heu-r actuelle ce n’est qu’avec beaucoup de difficultés que se fait l’expédition de ces matériaux.Les ports de New-York étant très encombrés, elles dépassent aujourd’hui 25,000 tonnes par mois.Et ceci ne comprend pas les chevaux, les alcools.M.Dulieu, à qui nous devons tous ces renseignements et qui sera très occupé a bien voulu nous accorder quelques minutes 'd’entretien et se I dit content d’avoir pu revenir à Montréal où il compte un grand nombre d’amis.Parlant de la par-[ licipation de notre pays à la guerre M.Dulieu nous déclare que le Cana-de a fait plus que son devoir.Les troupes canadiennes se sont admirablement conduites.Et c’est avec grande joie que la France leur peut rendre ce témoignage.“Mais, ajoute M.Dulieu, la guerre n’est pas encore terminée.Nous avons besoin de tous les efforts possibles.C’est pourquoi au Canada, comme en France devrait exister l’Union sacrée.L’heure n’est plus aux divergences politiques.Et la préoccupation de tous ne doit pas être de faire de l’argent, mais d’aider les Alliés à gagner la partie.La chose est facile, les moyens en sont nombreux.” Lors de son séjour sur le front, M.Dulieu faisait partie de la lOrne armée, qui après quinze mois de lutte vient d’être remplacée par l’armée anglaise.REMANIEMENT DU CABINET ESPAGNOL Madrid par voie de Paris), 2.— Le cabinet espagnol vient de subir d’importants remaniements.Ami-lie Gimento, autrefois ministre de l’Instruction publique prend le portefeuille du lüinistère des Affaires étrangères détenu depuis la démission du ministre des finances Ur-zaiz et le transfert de Villanueva à sa succesion, par le premier ministre Romanonc.s.Ruiz Giminez, ancien gouverneur de Madrid devient ministre de l'Intérieur, le duc d’Al-be, ministre des Finances, et Raphael Gasset, ministre des Travaux publics.Les autres membres du ! cabinet conservent leur portefeuille.UN TRIBUNAL D’ARBITRAGE INTERNATIONAL New-York, 2.— Le mouvement en i faveur de la création d’un tribunal [d’arbitrage international destiné à [maintenir une paix permanente dans jle monde entier a reçu une nouvelle impulsion aujourd’hui par le fait du second congrès mondial tenu ici sous les auspices de la “World’s Court League”.M.Tafl en est le président honoraire de cette association, et M.J.H.Hammond, le président.Environ 2,000 délégués sont venus de toutes les parties du pays pour assister aux réunions qui dureront 3 jours.PAS DE MOTION INUTILE Le juge Bruneau qui siégeait ce matin en Cour de pratique a déclaré qu’à l’avenir il renverrait toutes les motions pour détails qui ne demanderont pas que des détails essentiels à la cause.Les frais de ces motions au lieu de suivre le sort de la i cause, comme c’est la coutume, suivront | le sort de la motion elle-même, c’est-à-dire que si la motion est rejetée les frais seront contre le requérant; si elle est permise les frais seront contre l’autre partie.Le juge a demandé aux avocats de ne pas perdre inutilement le temps dù triu-nal en présentant des motions inutiles.LA GREVE DE PITTSBURG EST TERMINEE Pittsburg, 2.— On en est venu à un arrangement entre la compagnie des tramways et les employés en grève.C’est un tabac canadien qu’une fermentation artificielle a débarrassé de cette mauvaise odeur qui s’imprégne dans les meubles, dans les habits et dans la personne mc*ne du fumeur.Son arôme est doux et agréable.Contre mandat-poste de 75 sous nous en expédierons une livre.\æ St.Jarqurn Tobacco Packing Co., Liée* S.-Jacaues.Comté Montcalm.Qué.DOMINION | SPRINGHILli BUREAU G 112 rue SaJ EVERAL i Int-JacqneB.& Charbon bltu-mlne», à tapeur et i gaz de.VENTES Montreal ON DEMANDE Des travaux «Tim pressions DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage pariait.LE DEVOIR 43 rue S.-Vincent TEL.MAIN 7461 Notre représentant ira vous voir sur demande.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 502.— Costume de garçon.5 grandeur».6-8-10-12-14 ans.Matériaux : 2 verges !î-t en 54 jxmr 8 «ns.Envoyez ce coupon après que vous Taures rempli, au RAYON DES PATRONS DU “DEVOIR", avec 10 sous, soit en timbres, •oit en argent, et le patron ci-dessus vous sera envoyé quelques jours anrès.COUPON Oépaqrment de» Patrons, au “De.Totr“.* Ecrivet lisiblement.PATRON No 502 NOM.No.VILLE.Rue Mesure du buste.De taille.Quand vous désirer un patron soit pour fillette, soit pour enfant, ne menticnneji jamais la mesura ; mentionnes l'âgo «eulement.FEUILLETON DU DEVOIR , ^our ^4 par MATHILDE ALANIC 24 (Suite) Mme Fresnel se faisait honneur de sa nouvelle famille.Si elle gra-iifiait la jolie Simone de regards admiratifs, elle n’élait pas moins disposée à se parer de Luce, la bachelière.Celle-ci le comprit à deux ou trois essais maladroits — «nais bien intentionnés — qu’elle éluda ^ sans brusquerie.A chaque tentative avortée, Mme Fresnel se repliait craintiveiment, comme une violette entre ses feuilles.^ Luce devina la peur qu’elle ins-* pirait à sa belle-mère.Ce sentiment devint manifeste surtout les jours suivants.Prétextant des soins ménagers pressants et des combinaisons culinaires qui reclamaient sa surveillance, la maîtresse de la maison parvînt a se rendre presque invisible.Elle n’apparaissait guère qu’aux repas, laissant constamment le père seul avec ses filles.Sa présence au logis ne se décelait que par des prévenances ingénieuses et assidues.Et cet effacement persistant, à la longue, détermina chez Luce une er’.aine gêne.Désormais, en parcourant le beau jardin enclos de peupliers, rempli de verveines et de roses trémières, limité d’un côté par un clair étang où les chevaux venaient boire au crépuscule, la jeune fille éprouva l’état d’esprit d’un usurpateur, en jouissance des domaines dont il a proscrit le légitime possesseur.Elle n’admira plus qu’avec un I remords furtif, comme un plaisir dérobé, les somptueux tableaux qu’encadraient les clématites d.sa fenêtre, les aurores étincelantes de rosée, la sublime apothéose des soirs.Son coeur s’amollissait dans la nonchalance de l’automne, et dans l’enveloppement d’une 1 nté j vraie, qu’elle sentait sans cesse en J éveil pour le bien de tous.Elle voyait le bonheur d’une vie facile et douce pénétrer les siens.M.Fresnel, privé si longtemps des agréments de la campagne, s’abandonnait aux mêmes transports qu’un petit faubourien des colonies de vacances, plongé soudain en pleine nature.Et maintenant, en effet, ne serait-ce pas toujours vacances pour lui?.Libéré de toute obligation mercenaire, il goûterait enfin la satisfaction du travail personnel et réfléchi.Déjà, il corrigeait les épreuves de l’interminable dictionnaire, qu’un éditeur acceptait de publier à frais communs.Et l’esprit rajeuni pa • de nouveaux projets, entraîné par le curé vers l’arohéoloL e, l'exqirofesscur *ie passionnait pour le passé qe cette région, dont les sites tranquilles et le ciel tempéré l’avaient conquis: —Ici, disait-il à Luce, en frappant du pied, au cours d’une promenade, ici se trouvait le Forum de Vagitorum; là-bas, ôtait la forteresse.Et ¦' le chemin où je te mènerai tout à l’heure, tu verras les débris très reconnaissables d’uu dallage romain.Cher vieil enfant, que d’innocentes joies animeraient la fin d: sa vie, qui eût pu être languissante, morne et soucieuse! Les yeux de Luce s’humectaient tandis qu’elle voyait son nère, coiffé d'un vaste chapeau de paille, arpenter le jardin, à l’ombre des harmonieux peupliers, en relisant Horace et Racine.Et comment gamier rigueur à la femme simple qui dépensait pour lui une sollicitude si humble et si douce, telle que la plus dévouée des servantes! Quant à Simone, Luce, connaissant le caractère insouciant et le* idées positives de son aînée, ne pouvait s'étonner qu’elle eût cédé tout de suite à l’appât de ce confortable où elle se pelotonnait avec délices.Simone, sans ambages, confessa d’ailleurs à *>a cadeUe, un jour d’expansion, son suprême rêve de bonheur.— avel>ue Mont- OAGNOX, .Jeanne, 10 ans, «nfant de Louis Logmin, forgemn.rue Lasalle, 1006., ont OU X, Alice (lagné, 'M ans, femme de uT!n;'lf£ux; comptable, rue Cartier, 103:)! HLBI'.KT, Arthur, 64 ans, cordonnier, rue S.-Marguerite, 230.v.l;d!:HAIr,KIff,oriian* 3 ans> enfant de Napoléon LnchapcHe, cigaricr, rue de l’Eglise, 530, Verdun.LAFLEUH.Knclide, 43 ans, cigaricr, rue S.-t.hnstophc, 6.Î7.LARIN, Avila, 1 an, enfant d’F.lzàar Larin, journalier, rue S.-Hubert, ;127;.LEC A VA LIER, Jean P., 25 ans.commerçant.rue S.-Vain r, Ill'J.j.LEOOMTIÎ, Berthe, 10 ans, enfant de Mau* nec la-comte, peintre, rue S.-Chrlstophe, Clarke^mP’ Phl,ipp*’ 85 ans' Entier, me LOTHIAN, Anmctta, 8 mois, enfant dTîil-Ward Lothian, soldat, rue S.-Urbain 750 MOORE, Marie Outrera,pc, 3S au,, rèm.nu* do John Moore, imprimeur, rue radieux, 1379.’ 1,JA n y.',?, 5 mois, enfant d’Fu- elide Râtelle, boucher, rue Bordeaux, 1KN7.i lï* ’ A1^jcrt» 30 ans» commis, rue Bcr-ri« 177t.7 t 396509
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