Le devoir, 9 mai 1916, mardi 9 mai 1916
VOLUME VII—No 108 MONTREAL, MARDI 9 M AI 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la po£e : kdition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE S5.CO $8.00 Édition hebdomadaire CANADA $1.00 $1.50 $2.00 ETATS-UNIS UNION POSTALE , Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOÜRASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES ÉLECTIONS PROVINCIALES Les lecteurs du Devoir se réjouiront, jious n’en doutons pas, de la décision de M.Armand Lavergne.Sa situation à Québec était devenue fausse.11 ne pouvait plus faire cause commune avec l’opposition, redevenue un simple comité électoral du ministère tory-jingo d’Ottawa.Il ne pouvait davantage se rallier au ministère Gouin, dans lequel subsistent trop des mauvaises tendances que l’ancien député de Montmagny a dénoncées et combattues avec tant d’éolat.Il ne pouvait donc mieux faire que de quitter la Législature afin de se réserver, s’il y a lieu, pour les luttes prochaines dans une sphère plus vaste.La retraite de M.Lavergne enlève à l’élection provinciale le seul élément d’intérêt et d’inattendu qui lui restait.La lutte retombe dans c> que M.Philemon Cousineau a appelé “les fortes lignes”, dans ce que les gens intelligents appellent l’ornière étroite des partis.Un peu partout, le régime absurde, stupide et abrutissant des partis traque et s’effrite.En Angleterre, berceau du régime parlementaire, la plupart des esprits supérieurs constatent que si ce mode de gouvernement doit subsister, il faut le débarrasser du parasitisme des partis, né à la faveur des luttes dynastiques du dix-huitième siècle.Au Canada, les partis ont encore moins leur raison d’être qu’en Angleterre, dans ta province de Québec moins qu’en toute autre province, et à l’heure actuelle moins qu’à toute autre période de l’histoire de la Confédération.Or, c’est le moment précis que M.Cousineau a choisi pour tenter de reconstituer les “fortes lignes de parti” et d’éliminer de la politique provinciale tous les éléments d’indépendance, de véritable progrès et de saine épuration que le mouvement nationaliste de 1908 avait fait surgir.Ceci donne l’exacte mesure de l’homme.Ceux qui connaissent le député de Jacques-Cartier savent qu’il est tout juste de taille à jouer ce rôle.La retraite de M.Tellier va encore accentuer cette situation.Le député de Joliette était un homme de parti, mais par habitude plus que par tempérament.Il portait ia tare indélébile des hommes de sa génération, nés et grandis, ou plutôt rétrécis,’"‘dans l’atmosphère opiacée des partis.Mais sa droiture naturelle, sa haute conception du devoir, son intégrité à toute épreuve, lui permettaient, à l’occasion, de résister aux exigences des plus avilissantes de son parti.C’est précisément à cause de cela qu’on Qui a préféré M.Cousineau.Cette seule préférence suffit à faire juger de d'intelligence des partis en général et du parti conservateur en particulier.L’élection se réduit donc aux proportions d’une lutte entre le parti libéral dirigé par M.Gouin et le parti conservateur dirigé par M.Cousineau.Qui saurait douter du résultat?Une caricature du Nationaliste 1 a fort bien illustré la situation.Le petit Cousineau menace le gros Gouin de ses petits poings fermés.Ses menottes n’arrivent pas même à la hauteur des amples bajoues.postérieures de son adversaire.Sans lâcher son cigare, sans même se retourner, le gros se borne à dire an petit, par-dessus son épaule: “Fais-toi pas de bile, Philemon: je ne suis peut-être pas Goliath, mais tu n’as pas la fronde de David, à ce que je vois.” » v * * Nos amis nous connaissent assez pour savoir que nous ne sommes pas au service de la force.En 19U7, nous avons apporté notre appui à l’opposition conservatrice de Québec au moment où elle était totalement désemparée.Elle n’avait plus ni programme, ni idées, ni argent.Son unique valeur, M.Tellier, n’était pas même soutenue par ia majorité des politiciens conservateurs.Comme parti, elle est aujourd’hui en fort meilleure posture.Redevenue la chose du parti tory d’Ottawa, elle est assurée d’appuis matériels qui lui faisaient défaut en 1908.I.’argent et le patronage fédéral vont probablement lui valoir quelques circonscriptions électorales de plus.Certains reniements opportuns de M.Cousineau — ses déclarations en faveur de l’union législative des provinces, son vole sur le bill Galipeault, son zèle pour la guerre et l’Empire — lui assurent l’appui chaleureux de la clique du Mail et, généralement, de la presse tory, qui a rarement perdu l’occasion de darder M.Tellier dans le dos, avant comme après son alliance avec les Nationalistes, il est donc fort possible que M.Cousineau revienne à la Législature avec quelques partisans de plus.Il n’en sera pas moins défait, en dépit des “fortes lignes de parti” qu’il a reconstituées — ou peut-être à cause de cela.Le peuple, un peu partout et peut-être chez nous plus qu’ailleurs, aime à voter pour quelque chose et pour quelqu'un.Le parti libéral, c’est quelque chose; Gouin, c’est quelqu’un.Le parti conservateur québécois, ce n’est plus rien; Cousineau, ce n’cst personne.11 y a donc toute chance que le peuple de la province dise à M.Cousineau, comme dans 1a chanson: "Tes ben tin’trop pclit, mon anti!'’ A certains égards, c’est malheureux.Tant que dure le stupide régime des partis, Tun des rares correctifs de ses inconvénients, c’est un équilibre des forces de gouvernement et d’opposition.Une opposition peut être forte par le nombre, plus forte encore par la valeur de ceux qui la dirigent.Selon toute probabilité, l’opposition va sortir de la lutte faible en nombre et surtout lamentablement nulle dans sa direction.Ce qu’on peut souhaiter de plus désirable pour la province, c’est qu’elle renferme quelques hommes de valeur qui suppléent partiellement à l’insuffisance du chef.Et encore, dans un parti constitué selon la tradition des “fortes lignes”, les bras et les pieds ne peuvent guère agir, quand la tête est vide ou absente.# * * Le ministère Gouin, comme tout gouvernement parlementaire, aurait besoin d’être surveillé.Sans doute, il s'est notablement amélioré : M.Lavergne l’a indiqué.Ou s’explique qu’écocuré par le crétinisme dans lequel est retombée la faction dirigée par M.Cousineau.M.Lavergne ait fait bénéficier le cabinet Gouin de scs dégoûts et de ses légitimes représailles contre l'opposition.Situé comme il Ta été depuis quatre ans, qui ne serait tenté d’en faire autant?Sorti depuis plus longtemps que lui de la sentine parlementaire, je me sens disposé à voir les hommes et les partis sous un angle plus lointain, par conséquent plus étendu.Un cabinet Gouin est assurément plus acceptable à tous égards qu’un cabinet Cousineau, — lequel ne saurait être qu’une caricature de gouvernement, un gouvernement-joujou, dont le chef apparent danserait dans les mains des ministres torys-invpcrialistes d’Ottawa comme une marionnette de Guignol.Mais il y a autour du ministère Gouin — et dans le ministère — des hommes et des tendances qui ont besoin d’etre surveillés de très près.Certaines coteries puissantes — telle la clique Robert-Perron et Cie, qui fait la pluie et le beau temps à Québec en tout ce qui concerne les affaires de Montréal — reçoivent l'appui constant du ministère et jouissent des faveurs toutes spéciales du premier ministre.M.Cousineau n’a pas tort lorsqu’il dit que M.Gouin est l’homme des grosses corporations.Le malheur, c’est que, son parti et lui-même étant la chose dos politiciens torys d’Ottawa, ses dénonciations n'iitsplrent qu'une médiocre créance.Il en est de même des accusations de péculal et de poi-dc-vinage.Nul doute qu’une enquètu sur la construction du palais pénitentiaire de Bordeaux révélerait les tares qui marquent toutes les entreprises publiques.Mais M, Cousineau et 1 es amis, en faisant silence sur tous les abus de l’administration fédérale, se présentent mal comme vengeurs de la morale et de la probité publiques.L’étouffement de l'enquête Prévost-Kelly et du scandale Mousseau-Rérnrd est assurément déshonorant.Mais les gens qui ont pallié i’éeocu-rante histoire de Coderre-Lalumière et Cle sont mal venus comme inquisiteurs.Et Taceolade donnée à M.Cousineau par la clique du Mail n’est pas pour augmenter la confiance publique dans la sincérité du nouveau leader conservateur, Les gens qui n’ont pas d’intérêts de parti a servir, * Numéro du 16 avril.ni d’appétits à rassasier, n’ont pas oublié qu’à la clôture de l’enquête parlementaire sur le scandale Mousseau-Bérard, le Mail, organe préféré de M.Cousineau, a décerné à M.Gouin un certificat de parfaite conduite.Les finances de la province ne sont pas en aussi brillant état que lès peignent M.Gouin et ses collègues.Il y a plus d’un trou sous la croûte I dorée des apparences.N’y eût-il que les obligations indirectes, lesquelles ne figurent pas au bilan de la dette, que la situation financière de la province mériterait une attention vigilante.Mais cette situation n’en est pas moins supérieure à celle de la plupart des autres provinces ; et l'ignorance phénoménale dont M.Cousineau a fait preuve en ces matières, la légèreté et la suffisance avec lesquelles il a brouillé les chiffres et commis les erreurs les plus grotesques démontrent qu’il n’est pas le contrôleur dont la compétence s’impose.Dans Tordre de la politique générale, le ministère a fini par accepter en théorie la plupart des réformes que nous avons préconisées, de 1907 à 1912.Mais, en pratique, dans l’administration du domaine public surtout, les influences qui partout suivent ou accompagnent M.Gouin paralysent encore, dans une trop large mesure, l’application d’une politique vraiment nationale.Qui croira cependant que M.Cousineau y porterait remède, ferait preuve de plus d’intelligence et d’énergie que les ministres actuels, violenterait davantage lesintérèfs sordides de là haute finance et ceux de son parti pour servir les intérêts supérieurs de la province?v * * Dans ces conditions, que reste-t-il à faire aux hommes absolument détachés des partis, désireux d’exercer leur droit de suffrage avec intelligence et désintéressement, et qnelquechance-d’aider au bien public?Il ne semble y avoir qu’une solution acceptable: démêler le mieux possible le mérite personnel des candidats et voter pour ceux, rouges ou bleus, dont TinteHIigence, le caractère et le degré relatif d’indépendance offrent quelque garantie de confiance.C’est moins que jamais le temps de s’inféoder aux factions et d’aider les farceurs de la politique à reconstituer les “fortes lignes” des partis.Naturellement, dans la mesure ou il serait possible, dans toute circonscription, d’obtenir de Tun oul’autre candidats des engagements précis sur les questions les plus importantes, ce serait autant de coins fichés dans le bloc des partis.Ces engagements, la plupart des députés ne les tiennent pas, mais il en reste toujours quelque chose dans Topinion publique.Ce sont — pour varier la métaphore — les gouttes d’eau qui percent la croûte de l’esprit de parti et nous rapprochent du jour où il sera possible, même en politique, de semer des idées sur une terre fertile.Henri BOÜRASSA.A OTTAWA L'ETAT ET LES TRANSCONTINENTAUX CPar ERNEST BILODEAU) Ottawa, S mai 1916.Le débat sur Laide aux chemins de fer s’est engagé cet après-midi, et Ton peut dès mainte nu ut se rendre compte de l’attitude que vont prendre les deux partis sur cette question.Le ministre de ; Fi-n-a-nces a expliqué laborieusement qu’il est indispensable que le gouvernement intervienne pour éviter des désastres, et l’opposition a laissé entendre qu'elle ne trouve pas les choses si sombres que cela, et qu’en tout cas le gouvernement devrait prendre des mesures plus complètes et plus énergiques pour sauvegarder les intérêts du pays.De son côté, B.R.-B.Bennett, de Calgary, a pris une attitude de défi et d’hostilité non équivoque, et ne s’est pas fait faute d’interrompre à plusieurs reprises M, White et le premier ministre pour leur poser des objections et tâcher de les embarrasser.Il est à peu près entendu que MM.Bennett et Nickle se sépareront une fois de plus du gouvernement sur cette question.Du côté de l’opposition.M.Graham s’est contenté de demander vingt-quatre heures de délai pour étudier les termes de l'arrangement projeté, tout en faisant certaines réserves assez judicieuses.M.Tugsley, lui.voudrait que le gouvernement sc rendît propriétaire en principe, en insérant dans le contrat un prix maximum pour le jour où une vente sera conclue.Quant à M.Lemieux, il est surtout frappé par le point de vue suivant : “Si le gouvernement esi déjà embarrassé de ces deux chemins de fe;\ pourquoi se propose-t-il de s’en annexer deux autres ; le Québec Saguenmi et celui de Mègantic-Lotbinière ?” L'argument est un peu spécieux, mais il a le mérite do pouvoir être facilement assimilé par.l'électeur.Le premier ministre a répondu qu’il n’est guère raisonnable de discuter l’affaire Quéhee-Saguenay avant que les détails en soient connus, -et qu'au surplus ceux-ci ne sont probablement pas ce que le député de RouvMle s’imagine.Les raisons du cabinet Le ministre des Finances a fait un assez long exposé des raisons qui portent le gouvernement à venir en aide au "Canadien-Nord” et au Grand-Tronc «Pacifique.Il est décidé, dit-il, que Ton prêtera au premier 1.') millions, et 8 au second.Le gouvernement en est venu à cette décision après mûre réflexion, et crans le but de protéger avant tout tes intérêts généraux du pays.Et M.White passe en revue les relations passées du gouvernement canadien avec ces deux compagnies.II y a deux ans, le Parlement endossait au Canadien Nord une émission rte 1.) mill ions d’obligations, et une autre de 16 millions au Grand-Tronc-Pacifique.On croyait alors que res sommes suffiraient à les mollrc tous deux sur une base pcsrnmnento de so.lidité, mais la guerre vint peu après déranger toutes les prévisions, et bouleverser le système économique du monde entier.Les marchés financiers se trouvèrent fermés à toute émission de titres mitres que ceux du gouvernement impérial, et les deux emiu agnies se trouvèrent en face rte l’impossibilité absolue de négocier les obligations dont le Canada venait ainsi de se porter gavant.Elles furent donc de nouveau embarrassées, Celte fois, le gouvernement intervint directement à leur secours, et prêta nu Canadien Nord une somme de 10 millions garantie par 12 millions et demi d'obligations, et au Grand Troitr Pacifique 6 millions garantis par 7 millions et demi d’obligations.Encore cette fois, on espérait ainsi mettre les deux valétudinaires en état de se suffire à elles-mêmes.Mais on comptait sans la durée imprévue de la guerre, qui a renversé toutes les prévisions.Le Pacifique-Canadien lui même, que M.White appelle “The Premier Railway of Canada”, a vu ses reeet-trs baisse*- de 40 millions pendant la première année de guerre, et il va de soi que les deux autres transcontinentaux ont été également atteints dans leurs oeuvres vives.Si bien qu’aujourd’hui ils se trouvent pratiquement en face de la banqueroute.Le mi'-’stre établit alors un bilan rapide des deux compagnies.Le Grand-Tronc Pacifique La voie du Grand Trone-Pacifique, dil-il, est maintenant complétée de Winnipeg à Prince-Rupert, sur ia côte du Pacifique.Et le passif de cet.te compagnie se décompose comme suit: obligations garanties par le gouvernement fédéral, 78 millions; prêts consenti par le même, 25 million?, soit un passif total envers le Trésor fédéral de 103 millions.De plus, les provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan garantissaient aux lignes subsidiaires du G.T.P.le paiement d'obligations au total de 13 millions additionnels, tandis que le Grand-Tronc, société “mère adoptive” du G.T.P,, lui endossait de son côté une autre émission de 25 millions re qui porte à 131 millions le passif total du Grand-Tronc Pacifique.Or, le Grand-Tronc s’est aperçu depuis longtemps que son Mis adoptif, le G.T.P., lui coûtait les yeux de la tête et ne paraissait pas devoir de sitôt être en mesure de se suffire à lui-même, et qu’au surplus, il ne pouvait même nas s’,acquitter de ses charges annuelles d’intérêt.De plus, le Grand-Tronc traverse lui-même une période de gène facile à conce-'oir.Il lui devenait donc impérieux de sc débarrasser de ce poids mort, et c’est ce qui a été fait à la suite d’une lettre adressée récemment au gouvernement par le président du Grand-Tronc, M.Smithers.Il y est exprimé (pie non seulement le Grand-Tronc n’est pas en mesure do continuer à supporter le G.T.P., mais encore qu’il a besoin des arrérages d’intérêt que celui-ci lui doit, et qui s’élèvent actuellement à la jolie somme de $1,350,000.Le ministre ajoute à son exposé que tes char-gs annuelles d’intérêt du G.T.P.s'élèvent à $6,400,000, dont 4 millions au Grand-Tronc, el le reste eux détenteurs des obligations garanties par le gouvernement.\ cotte somme, il faut ajouter un déficit nniuiÿl d'exploitation s’élevant à environ_trois millions.Gela porte donc à près de 9 mfllions et demi le déficit actuel du G.T.P.On a vu que le gouvernement a décidé de débourser huit millions pour parer aux plus pressants besoins.Le Canadien-Nord Le cas du Canadien-Nord n’esl guère plus encourageant, bien que ses recettes brutes montrent une tendance à conserver tin niveau re-Intivcment pins consolant.Sa dcllr h'tn’c s’élève à 383 millions, répartie comme soil : Obligations garanties par le gouvernemonl fédéral, 1(14 millions ; obligations garanties par les diverses provinces de TOuest, 1(>7 millions.Le crédit du Canada sc trouve donc engagé envers je Canadien-Nord pour une somme totale de 211 millions, sans parler des 172 millions additionnels nus par la compagnie en vertu d’autres émissions d'obligations placées sur les marchés européens.En passant, le ministre énumère aussi le détail des obligations encourues par les diverses provinces en faveur du G.N.R.Ontario.8 millions Manitoba.25 “ Saskatchewan .15 “ Alberta.19 “ Colombie-anglaise .40 “ A même ses cinq ou six millions de revenus annuels, la Compagnie est en mesure de {faire face à une certaine proportion de ses échéances, mais il en restera pour une quinzaine de millions, au bas mot, pour lesquels elle se trouve, assure-t-cdle, complètement dépourvue.Or, l’état de ses affaires est tel que si elle fait défaut de payer les intérêts sur les obligations de 15 millions, elle se trouvera par le fait même en faillite, et, ce qui est également grave, le gouvernement perdra sa garantie hypothécaire sur les propriétés de la compagnie ayant servi à garantir l’émission des 45 millions.En d’autres termes, le gouvernement avance aujourd’hui 15 millions pour éviter d’en perdre 45 et maintenir en vigueur ses autres garan-! ties.Tout ceci, naturellement, consti-itue Je son de cloche des deux compagnies et du gouvernement qu’elles (ont réussi à convaincre.On peut ! s’attendre à ce que l’opposition, et particulièrement M.Bennett, auront des opinions fort divergentes à exprimer, en ce qui concerne l’ensemble et le détail.Le plaidoyer de M.White * M, White n’a rien négligé pour fortifier son argumentation, pas même le vieux cliché patriotique qu’on n’a pas vu sans surprise intervenir en cette affaire.La banqueroute de ces deux importantes entreprises nuirait, dit-il, au crédit du Canada; or, le Canada a besoin de tout son crédit pour pousser jusqu'au bout sa participation à la défense de l’Empire dans la guerre européenne.On a remarqué que T opposition a montré moins d'enthousiasme que d’habitude à acclamer La participation juisqu’à la banqueroute.M.White n’a pas caché que le gouvernement n’a pas le choix, et qu’il lui faut intervenir sous peine de laisser ces deux compagnies s’effondrer lamentablement, au grand détriment de La vie économique du pays tout entier, sans parler de la ruine de son crédit à l’extérieur.Du reste, il ne cache pas non plus que les mesures actuelles sont d’ondre tout à fait provisoire el pa'liatif.Eu un mot, les deux prêts recommandés n’auront pour effet que de retarder Le règlement définitif de ’a grosse question, et il faudra l’année prochaine sc décider à tout prendre ou à prendre possession de ces deux systèmes.Le gouvernement (Suite à la 2cme page) NOUVEAUX POURPARLERS Tout sc passe bien comme certain journal hollandais l’avait prédit.La note du président Wilson à Berlin, qui devait être la dernière, ne le sera pas.Si les dépêches nous renseignent exactement, M.Wilson enverra une tout à fail dernière noir, après laquelle, si les sous-marins (torpillent, sans avis préalable un nouveau navire, ia rupture se fera automatiquement.Il ne faudrait pas s’étonner, aprèi avoir vu ce «pie nous venons de voir, que cette tout à fait dernière noie fut suivie, comme le prédisait encore la feuille des Pays bas, par une note qui soit absolument la dernière.Une fois engagé dans cedte voie, il n’y a plu, de raison pour que cet ajournement de rupture ait un terme.M.Wilson déclarera dans sa réponse, qui sera remise sous peu à M.de Bernslorff, que la situation des Elats-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne n’a rien à faire avec ses relations envers Berlin et, secondement que les navires (marchands reconnus pur la loi inler-milionaie comprennent aussi les navires armés pour des fins défensives, (mande une dépêche de Washington.Il est à noter, en rffoi, comme le faisait observer le Globe, de New-York, samedi dernier, que la note relative au Sussex contenait deux demandes distinctes: lo.Washington exigeait que les engagements pris esi sujet de la sécurité des personnes voyageant à Gord de; paquebots s'appliquassent! à Ions Ses autres navires marchands; 2o.Que les navires «marchand! armés défensivement ne fussent pas assimilés à des navires de guerre.Le journal new-yorkais fait observer que le gouvernidneinl allemand ne répond que sur le premier point, lorsqu’il dit avoir donné des instructions aux command: nts des sous-murins en veriu desquels tout navire marchand reconnu connue lel par le droil intêrnalionai sera (traité conformément à ce droit La note ne fait même p s allusi ni an d uixième point, de sorte que la demande américaine esl tout simplement rejetée.S'il faut en croire le; nouvelles des agences, le président Wilson va donc entreprendre de nouveaux pourparlers avec Berlin.On le (lit mécontent de la rédaction de lu note qu'il trouve ni claire, ni aimable; mais son mécontenLiiicnl ne va pas jusqu'à le pousser à la rupture.Il ne eroil pas le moment opportun, à la veille des électiont, Télé, ce qui permettra à l’administration de se défendre des critiques qui i accusent de ne pouvoir mettre l'Angleterre au pas.” Il est à noter que le président en évitant la cessation des relations diplomatiques ne fera que se conformer à l’opinion générale de la presse américaine, qui, pessimiste au début, a, petit à petit, tourné à l'optimisme, comme !e New-York Sun ainsi que le souligne le Courrier des Etats-Unis.Franchement hosLIe à l’Allemagne dans sa première édition, le journal déclarait dans un article intitulé “Etrange réponse de l’Allemagne’’.que le kaiser semblait vouloir provoquer le monde entier.Les ! dernières éditions publiaient te même ariicle avec des changements j radicaux dont le titre seul peut donner une idée puisqu'il était devenu | “Notables concessions allemandes.’’ j Le gouvernement allemand a fait preuve d habileté en laissant publier la teneur de la note par la presse de Berlin, avant que le président en eût le texte officiel; cela a permis à la presse américaine de se prononcer avant que M.Wilson ait eu le temps de sc former une opinion.Berlin lui a donné un petit referendum à sa façon.Or, Topinion publique aux Etats-Unis semble se résumer à ceci; le ton de la note allemande est bourru, mais, en somme, on ne se conforme a l'essentiel des demandes de Washington.Le président, comme tous les chefs de gouvernement, ne doit vraisemblablement avoir d’autres ambition (pie de suivre Topinion, et voilà sans doute pourquoi on lit aujourd’hui dans les dépêches de Washington “qu’une rupture précipitée ne forcerait certainement pas l’Allemagne à se conformer à respecter sa nouvelle déclaration et il n’en résulterait aucun bien pour I humanité’.Il est probable que ces paroles ont été inspirées et elles permettent de conclure que le ton de la réponse américaine sera plutôt conciliant.L’ALLUSION A LA PAIX On sait que le président a lu avec une grande attention le passage de la note allemande faisant allusion à la paix.On laisse entendre, dans les milieux officiels, à Washington, qu’il j verrait une invite à s'offrir comme médiateur; et ce geste serait bien vu du groupe Bryan.Bien que les ru meurs de paix aillent grossissant, on peut soupçonnée que ce passage de la note n’est qu'une habileté allemande de plus pour amorcer de nouveaux pourparlers avec Washington.Louis DUPIRE.LE DEBAT SUR LA QUESTION BILINGUE LE ‘DEVOIR” AURA UN COMPTE RENDU DE PREMIER ORDRE Le débat sur la question bilingue s'ouvrira cet après-midi aux Communes.Il provoquera probablement des expressions d'opinion de ia part des hommes les plus en vue du Parlement.Le Devoir a pris ses dispositions pour donner à scs Lecteurs un compte rendu de premier ordre.Etant ¦donnée Tarn pleur probable du débat, M.Ernest Bilodeau sera assis-lé de M.Georges Pelletier et de M.Carie, courriériste parlementaire du Droit.Le Droil et le Devoir, désireux de donner à leur public le maximum d'informations, ont associé leurs services pour l’analyse de ce débat, au cours duquel les courriéristes des deux journaux se prêteront un mutuel concours.Ce sera tout profit pour les lecteurs de Tun et de Tautne.AU TABLEAU D'HONNEUR Il faut ajouter nu tableau d’iion-! neur des Commissions scolaires qui I ont souscrit au fonds de défense des j écoles bilingues de l’Ontario, celui de ia Commission de Waterloo, qui a I souscrit *70.Nous prions qu’on nous adressa les ! noms des Commissions qui ont déjà suivi ou qui suivront cet exemple pour que le public les connaisse et que leur geste trouve des imitateurs.Nous suions heureux aussi d’ius-j crire ici la liste des écoles qui, avec une inlassable el admirable générosité, continuent d’abandonner leurs i prix pour la défense des écoles bilin.| gués de l’Ontario.pour se r les Etats (Im Middle-West, comme le fait observer le Hoston Transcript, ajmilant que Ton peut s’nltendi'e, “au cas où le président trouverait la no4e allemande as ter, sympathique pour éviter une rupture avec I Allemagne, à une série de noies à POUR LES ÉCOLES BILINGUES Le Cercle Melançon, que beaucoup de nos lecteurs ont déjà applaudi à Montréal, donnera aujourd'hui à Ottawa, au théâtre Russell, deux grandes séances au profit des écoles bilingues «le l'Ontario.Séance dans l’après-midi pour Les entants et pour les parents dans la soirée.Nos félicitations au Ccrçle Melan-çon.AUTOUR DU VATICAN Le gouvernement britannique vient, sur l'autorité de son ministre auprès du Saint-Siège, sir Henry Howard, de nier que te Souverain Pontife ait fait auprès de l’Empereur allemand et du président des Etats-Unis une démarche que lui attribuaient les dépêches de vendredi.Preuve nouvelle qu'en fait de dépêches romaines, il convient d'être don blcmcnt i.rudent et de n‘accepter que ce qui porlc un caractère d'absolue authenticité.BLOC - NOTES Le coût de la vie Le nombre-indice du coût de la vie, au Canada, était de 134.6 à la veille de la guerre européenne.Moins de deux ans après cela,—pour mars dernier, — il était de 176.4, d’après la “ Gazette du Travail ”.C'est une hausse de presque 42 points.Elle a surtout porté, ces dernières semaines, sur les prix du boeuf, du porc, du pain et du sucre, pour les articles d’alimentation, et des étoffes, du cuir et des chaussures, de la houille, par ailleurs.C’est une des conséquences de la grande guerre ; elle draine non seulement l’argent, mais aussi tous les articles indispensables à la subsistance et au vêtement des grandes armées et des populations civiles, dans les pays en guerre.Où et quand cela s’arrêtera-t-il ?Un vœu Dans un comté rural des alentours de Quctbec, un ancien politicien, devenu sergent recruteur, dit aux gens des campagnes où il opère: “J’étais gravement malade et j’ai fait voeu de consacrer tout mon temps, ainsi que ma vie, à la cause de la patrie.C'est ce qui explique ma présence ici, revêtu de i’uniforme militaire, et en parfaite santé.” Il a oublié de dire qu’il est au surplus grassement payé, ce qui ne l’empêche pas de se porter bien.11 a cependant eu la franchise d’ajouter que, pour lui-même, étant trop vieux pour être apte au service militaire, il resterait au pays*, marri de ne pouvoir aller au front avec les jeunes gens.A quelqu’un qui lui disait son opinion des méthodes dont il use pour faire le recrutement, il a répondu en le sommant de cesser “celte propagande antipatriotique”, parce qu’il serait dans la nécessité de le rapporter au ministère de la Milice, ajoutant aussi qu il saurait lui faire pendre sa position dans une institution qui n’a rien à voir à l’Etat, non pms qu’à ta guerre.De telles menaces sont redoes vaines.Tout de même le voeu de se sergent-recruteur est un des traits originaux de la campagne.Connu ?M.Richard Reid, Tagout du gouvernement ontarien a Londres, dit que, d après lui, les députés italiens et français connaissent mieux le Canada et ses ressources que leurs collègues anglais.Cola semble un peu paradoxal.Mais, de ce temps-ci, à Westminster, on semble envisager le Canada comme réservoir d'hommes et comme fournisseur de soldats plutôt que comme un jeune pays dorat les efforts devraient d’abord se porter sur la production agricole et la conservation de son équilibré économique et financier.Un canal La France, bien que prise par la guerre la plus terrible qu’elle ait •subie, vient d’achever un canal de soixante milles de long, reliant Marseille au bassin du Rhône, à Lyon, el de là, par d’autres voies in U* rieures, a lu Seine et aux ports de la Mer du (Nord; cela permettra désormais le transport de marchandises de toutes sortes, par eau, de Marseille au Havre, sans qu’il soit besoin de les charger à bord de navires qui feraient Je tour do la péninsule ibérique.Ce canal sera donc d’une grande aide au commerce intérieur français.Le parachèvement de celle entreprise est une preuve de plus que même pendant la guerre, la France n’abandonne pas l’amélioration de ses réseaux de transport.Ici, avant le conflit, le ministère avait déjà ajourné le projet du canal géorgien, sous prétexte qu’il coûterait trop cher: M aurait pourtant une autre .importance pour nous que le canal de Marseille au Rhône en a pour la France.Et maintenant, il semble bien que, d’ici à un siè-cl° on classera, vu les énormes déboursés que la guerre nous occasionne, le projet du canal de la Raie Géorgienne, bien qu’il soit le complément indispensable de tout notre réseau de canaux, dont bénéficie aujourd’hui la marine marchande américaine.Salaires Veut-on une preuve de la façon dont certains induMriels, dans certaines parties de l’Irlande traitaient leurs employés ?M.Crawford.un de.s rédacteurs du Globe, de Toronto, disait samedi au Reform Club, ici, que la fabrique Jacobs, détruite à Dublin, l'autre jour, payait 60 sous par semaine aux femmes qui y travaillaient.Dans IT’l'Jer, autre partie de Tir-lande, les débardeurs étaient pavés, il y a cinq ans, de 8 à 10 shillings, soit $2 ou $2.50 par semaine.Il n’est pas surprenant que les ouvrier., et les artisans ainsi exploités prolesient parfois contre un Ael état de choses plus vigoureusement que ne le voudraient les patrons qui les exploitent.G P.LE REFUS DE DESAVEU LA REPONSE DF.î.’ASSOCIATION D’EDUCATION.Nous donner sèment, réponse Mon au sur le r» turienne sc-oalre XVII.Celt recevons, trop tard pour la cet après midi mnlhcurcu-la deuxième partie de la de l'Association d'Erfuca-minnolre de M.Doherty 'fus de désaveu de la loi an-¦ relative à la commission d'Ottawa et au règlement r partie tridée spécialement 2 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 9 MAI 1916 VOL.VII.— No 108 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des coinmunications accompagnées d'une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.UNE REPLIQUE Coaticook, le 18 avril 1916.Monsieur, J’ai bien lu vos articles des 12 et 13 avril qui sont en effet, sur certains points importants, en opposition flagrante avec celui du 11; votre lettre du 15, que je reçois, me donne la satisfaction de voir (pie ceux-là seuls sont à retenir.Puisque, selon vous, pas un seul homme dans le monde entier n’est actuellement en état de peser la responsabilité plus ou moins lointaine de cette effroyable guerre, il est raisonnable, à mon sens, d'en tenir pour responsable, jusqu'à nouvel ordre, celui qui, après l’avoir longuement préparée, a commis le crime de la déchaîner; celte nsponsabili-té-Ià n’est ni ambiguë ni hypothétique, elle est évidente.Nous nous expliquons au contraire très bien pourquoi l'Allemagne n’a pas choisi pour nous atta-quer le moment où l’abominable affaire Dreyfus, soudoyée par elle, principalement, battait son plein ; elle pensait, comme le Kaiser l’a avoué lui-même, que l’avenir travaillait pour lui; et il a fallu l’imbécillité des pacifistes à tout prix, jointe aux manoeuvres intérieures de nos ennemis pour mettre la pauvre France à la merci de l'Angleterre à Fuchoda, et aussi de l'obliger à sabir les arrogantes mises en demeure incessantes de ce lâche fantoche qui a nom: Guillaume II.Des trois nations qui se sont partagé la Pologne, l'Autriche semble, comme vous le dites, avoir été la moins inhumaine ; mais actuellement, règne sur la Russie un monarque loyal, pacifique jusqu’à s é-tre fait l'illusion d une paix universelle possible; ce dont la guerre de Mandchourie et colle-ci, doivent l'avoir cruellement dissuadé.Au début de la guerre, c’est lui, le premier, i/ui a spontanément promis la liberté de la Pologne; rien ne permet, jusqu'à présent, de mettre sa parole en doute.J'ai parfaitement pris garde à la distinction que vous faisiez, sous une forme dubitative entre les Autrichiens et les Prussiens ; mais quelques lignes plus bas, ne disiez-vous pas en toutes lettres "la protection germanique vaut encore mieux que la liberté moscovite’’ ?je n’ai pu me retenir de protester contre cette énormité.Vous vous trompe; singulièrement en pensant que "j’esquisse une justification du traitement infligé aux Canadiens-français” ; je n’ai fait r/ue constater vos appréciations différentes pour des faits identiques, qu’ils se passent en Allemagne ou ici, avec cette distinction qu'il s'agit, au Canada, dune oppression non pas de la nation anglaise entière, mais d’une fraction anglaise.Rien qu’étranger, je me suis fait un devoir de signer la pétition faite à la Couronne d'Angleterre, en faveur des petits C'âna-diens-français.et je suis parfaitement d’accord avec vous, lorsque vous dites que lu persécution subie par vous dans le Canada anglais est aussi odieuse que celle subie pur les Polonais, les Danois et les Alsaciens-Lorrains sous le régime prussien; ici comme là, en effet la force prime le droit.Vous connaissez ma i pensée, qui est celle de tout le mon- \ de en général, sur le désir de paix ' de M.Bethman-Holwcg; il est inu-1 tile, je crois, d’y revenir.Pour ce qui est des alliances, nous \ savons qu’elles sont chose fragile, surtout lorsqu’elles n'ont pour base ! que l'intérêt, toujours éphémère., Le vous prie d agréer, Monsieur, \ l expression de mes sentiments distingués.F.REliOVL, Route rurale No 2, à Coaticook.A cette lettre, M.Bourassa a répondu par la suivante ; Montréal, 5 mai 1916.Monsieur E.Reboul, Route rurale No 2.Coaticook, Que.Monsieur, A mon retour d un voyage de va- \ canccs, j’ai trouvé Votre lettre du 18 j avril.Je la fais publier aussi volon- < tiers que la première, car, au contraire de la plupart des journaux, j le Devoir aime et sollicite la liber- ‘ le d opinion.Je ne crois pus qu'il y ait "opposition flagrante’' ou oppo- j si lion quelconque entre mon article du 11 avril et ceux du 12 et du 13.! Je pense, au contraire, qu’ils se complètent et s'expliquent les ans • par les autres.Mais j ai assez de largeur d esprit pour reconnaRre à un Français le droit de juger l’Allemagne et les Allemands plus rigoureusement qii un Canadien ou un Aîné-ncain.Pur "protection germanique", f’entemlais évidemment la domination autrichienne.Entre te régime prussien et le régime russe en Pologne, il ne me parait pas qu'il y ait de distinction d faire.Quant d lu persécution des Canadiens-français de l’Ontario, vous ne connaissez évidemment pas assez I histoire du (-amtda pour pou,s rendre compte qu’il ne s’agit pas là d un fait accidentel et isolé mais de la continuation d un système 1ère» HYPOTHEQUES l.M uppriilnlpurn (nptpprfmrntp* qui phrrrkpm un plupetntM >ûr pi |( plu» profiUhlr pomIHIp dptralpnt ronairiértr no» prrmUrM hvpolh».qup» tarnntie*.rappnrUnl S p.p.nrt, ¦ ur Immpublru Inpau» ¦nipllorp».Isnii et plu», S eu S an».Ayat lu HMp de» prix ceuranU! Intérêt payé loua lea trnia moi» par la MARCH TRUST COMPANY IM B.JACQMKS lia annéa.Actif, plu» de tt.ooo.oao ] inauguré dès-do conquête du Cana-! da et poursuivi sans relâche, tantôt ici tantôt là, par les représentants du gouvernement britannique ou par ta majorité anglo-ciniadienne.Les Anglais n’ont pas plus que les Allemands le respect de la liberté des peuples.Ils ne cèdent qu’à la force et à l’opiniâtreté dans la résistance.Ce qu'on doit leur concéder, par exemple, c’est un sentiment beaucoup plus développé de la liberté individuelle ; ce sentiment, ils l’ont non seulement plus que les Allemands mais plus même | que les Français.C’est ce qui expli-j que l’illusion oà nous sommes res-i lés longtemps nous-mêmes à l’endroit des Anglais et des Anglo-Canadiens, dans leur dessein de dénationaliser les Canadiens-français comme ils se sont efforcés de dénationaliser les Irlandais.Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma sincère considération.{Signé) Henri BOURASSA.-m- L’ÉTAT ET LES TRANSCONTINENTAUX (Suite de la 1ère page.) lue cherche aujourd’hui qu’à gagner du temps, qu’il emploiera à se ren-, seigner a fond sur les finances des ( deux compagnies.Pour cela, on i nommera à chacune trois iliree-teurs chargés de surveiller les intérêts du pays et de faire rapport au gouvernement aussi souvent qu’ils te jugeront à propos.Les noms de ces officiers nouveaux seront publiés plus tard.Une dette d’un milliard Le ministre des Finances a con-(‘lu son exposé par des prévisions plulo’t pessimistes sur tes charges financières qui nous attendent.I! estime que l'année prochaine la dette nationale du Canada aura atteint Je chiffre de mille millions, ou un milliard de dollars, tandis qu’elle avait à peine atteint le tiers de cet- somme depuis la Confédération.Al.ulule ne cache pas le sérieux de ,a situation et déclare que nous aurons besoin de toutes nos ressources pour y faire face.Il a repris son siège sur cette peu riante perspective.L orateur suivant, M.Graham, an-tuen ministre des Chemins de fer, s est défendu de vouloir entrer tout de suite dans le détail de la ques-tion.Il n’a pas eu le temps d’appro-londir le bilan des deux compagnies qui vient d’être remis aux députés.I lui semble, seulement, que les mé-thoides adoptées pour soutirer de 1 argent au pays n’ont pas varié : c est toujours la même promesse que ‘c’est absolument indispensable, et c’est pour la ¦dernière fois”.i)n no'os a ressassé ces ri leux argu-ments, dit M.Graham, à chaque fois que noua avons donné de l'aide à ces deux chemins de fer.Un ce qui concerne le G.T.P., cependant, la formule est un peu changée.Le Grand-Tronc veut rejeter sur les épaules du contribuable ce que ses actionnaires se refusent a endosser, et il semble assez vraisemblable que si nous nous montrions assez fermes pour refuser, le Grand-Tronc sérail bien oblige de se décider.On sait de vieille date que le Grand-Tronc est toujours lent à prendre une décision : cette compagnie souffre du grave inconvenient d'être une affaire canadienne dont la direction est en Angleterre.Le vice fondamental est lu.Les autorités locales ne peuvent pas, pour ainsi dire, déplacer un serre-frein sans consulter préalablement les autorités de Londres.1.est la un état de choses qui ne convient guère à un jeune pays d Amérique, où les circonstances changent vite et où il est souvent nécessaire de prendre de promptes décisions.Le Grand-Tronc a toujours souffert de cet état de choses, et la précédent > administration Laurier a eu souvent l'occasion de s'en ji lain dre.Quant aux trois directeurs que M.AVhite veut ajouter au conseil d’ad-niinistration do chaque compagnie, M.Graham est d’opinion qu'ils ne serviront pas à grand’chose.Ce sys-tènie a déjà été essayé, et Ton recevait bien de temps en temps des .semblants de rapports, mais on n’en a jamais pu tirer un jour véritable et complet sur les affaires des sociétés ainsi mises sous xuic sorte de demi-tutelle.Réplique de M.Borden Après ces remarques préliminaires du principal lieutenant de l’opposition, le premier ministre sc lève, l’air revêche et déterminé.On si nt qu’il est en humeur de défendre son projet, et qu'il ne manquera lias de tenir Je gouvernement Laurier responsable de ce qui arrive, surtout eu ce qui concerne le Grand-Tronc-Pacifique.La première chose, dit-il, c’est que si l'on m’avait écouté, autrefois, et qu’on eût combiné les tlcux lignes en une seule voie, depuis Kdmonton à la cùlc du Pacifique, on eût obtenu un service tout aussi bon avec une diminution de dépenses de 75 à 100 millions.Qu’avons-nous besoin de trois voies différentes pour traverser les Montagnes Hochcuscs ?Kn tout cas, le niai est fait, et ce n'est pas nous qui en sommes responsables.Cela ne nous a pas empêchés, en arrivant au pouvoir en 1911, d’en accepter loyalement les charges, par un sens de la solidarité du gouvernement constitutionnel dont nous n'avons pas à rougir, au contraire.Mais qu’on ne nous impute pas les conséquences des erreurs de nos prédécesseurs, —Alors, demande M.Lemieux, vous considérez donc que ers chemins de fer vous constituent un embarras ?Cninment concilier ce sentiment avec l'acquisition que vous êtes à faire de deux antres embarras de 'même1 nature, le Québer-Sague-na\ et le Mégantic-Lotbinièrc ?—Il est trop tôt pour discuter ces lieux affaires, dont le détail n’est pas encore devant la Chambre, répond le premier ministre.En tout cas, mon honorable ami s’apercevra en Utnps et lieu que les arrangements relatifs nu Quèbcc-Sagucnay ne sont peut-être pas tels qu’il se l'imagine.Une suggestion de M.Pugaley M.Pugslry, qui n'élait guère plus préparé que M.Graham à entrer dans le vif de la question, s'inscrit cependant pour une suggestion qui ne manque pas de valeur.“ Puisqu'il parait entendu, dit-il, que le pays devra se porter acquéreur de scs (icux débiteurs, pourquoi ne pas fixer tout de suite le prix d’achat éventuel ?Ce n’est pas lorsque le p;ys aura repris son équilibre normal qu'il sera temps d’établir un prix d’achat équitable.Les vendeurs exigeront alors ie double de ce que nous pourrions raisonnablement lixer aujourd'hui.M.Lemieux a fermé pour le moment le débat en exprimant quelque surprise des grands mots banqueroute et effondrement employés trop facilement, selon lui, par le ministre des Finances.Le peuple canadien fera face avec courage à la situation, mais il a au moins le droit d’être bien renseigné, et les chiffres énoncés par le ministre devraient embrasser le coût du parachèvement tinal des deux voies ferrées, rinsi que de toute dépense prévue pour les mettre sur un pied d’efii-eecité.Après ces remarques, il a été entendu que le débat se continuera demain après-midi.il peut arriver, toutefois, que le débat sur la question bilingue re ta-de quelque peu la reprise de celui des chemins de fer.Il semble en effet assuré que le débat bilin gue s’ouvrira demain, et que la motion qui décleqghera l’éloquence des vrais Canadiens sera présentée par un député libéral de langue française, dont le discours constituera sans doute une bonne revue de la question au point de vue constitutionnel.Certains députés de langue anglaise se sont aussi engagés à parler en faveur de la motion, et de toute façon, Ton peut s’attendre à d’intéressants débats, entremêlés d’un certain élément de surprise, voire d’une pointe «le déception en quelques cas, L’air, en tout cas, est plein de rumeurs.Les libéraux doivent avoir demain un caucus préliminaire qui peut encore modifier les choses.Espérons que la nuit portera de bons conseils aux hésitants et aux trem-bleurs.Ernest BILODEAU.LA PROHIBITION AU SENAT Ottawa, 8.Par un vote de 12 contres 8, le Sénat, après une assez longue discussion, a décidé de retrancher du projet de loi gouvernemental prohibant la vente et l’importation des boissons enivrantes d'une province qui ne s'était déclarée pour la prohibition dans une province qui avait édicté une législation prohi-biiive, la clause deux.Elle déclarait que lorsqu un (brasseur ou un distillateur vendait de la boisson à un commerçant dans une province où la prohibition était en vigueur, que pour la première contravention il y aurait une suspension de trois mois de la licence de fabrication émise par le Dominion au brasseur ou rai distillateur ; pour la seconde contravention une suspension de six mois du droit de fabriquer et pour la troisième contravention de la confiscation de ta licence du Dominion, ce qui fermerait la brasserie ou la distillerie.Le débat sur ce projet se continuera demain.LE BLE ET LE TRANSCONTINENTAL.M.Lougheed informe le sénateur Casgraiu que 6/5,000 boisseaux de h.é avaient éié transportés sur le Transcontinental, de Armstrong à Québec, au taux de six sous offert par le gouvernement; le ¦taux de Winnipeg à Québec aurait été de douze sous.TROUPES RENDUES EN ANGLETERRE Ottawa, 9.— On annonce officiellement l’arrivée en Angleterre ¦de quatre transports ayant à bord 14,504 officiers et soldats des troupes can; diennes.Ces transports ont quitté le Canada du 22 au 28 avril.Voici comment se divise ce* effectif de l'armée canadienne; 63e bat.illon: 36 officiers, 1,013 homttïHs; 3e division (munitions): 5 officiers, 397 hommes; détache- ment, Stralhcona Horse, 1 officier, 70 hommes; détachement cavalerie, 1 officier, 50 hommes; 70e bataillon: 35 officiers, 936 hommes; 79e bataillon: 37 officiers, 1,095 hommes; détachement, corps médical: 1 officier, 31 hommes; détachement pour la marine: 55 hommes; 72e Highlanders : 34 officiers, 1,094 hommes; 76e bataillon : 36 offi- ciers, 1,006 hommes; 87e bataillon: 36 officiers, 1.(126 hommes: ‘détachement «les foro.siicrs: 6 officiers, 495 hommes; détachement d’artillerie lourde: 2 officiers, 250 hommes; détachement pour la marine: 30 hommes; 66e bataillon: 36 officiers.1.075 hommes; 68e bataill.on : 34 officiers, 1,074 hommes; 81e bataillon: 36 officiers, 1.071 homines; 83e bataillon: 35 officiers, 1,085 hommes; le division de cavalerie: 6 officiers, 151 hommes; 4e compagnie de bicyclistes: 8 officiers, 193 hommes; détachement 10e fu-silliers: 23 officiers, 395 hommes; détachement d’artillerie: 1 officier, 100 hommes ; détachement 1er Pionniers canadiens : 4 officiers, 139 hommes; détachement S.C.A.: 1 officier: boulangers: 60 hommes; divers: 109 hommes; gardes-malades, 8.PAS DE NOUVELLES' DE TOWNSHEND GREY S’ADRESSERA AI E ETATS- UNIS POUR EN OBTENIR DE CONSTANTINOPLE.New-York, 9.— D'après une dépêche d«‘ latndres au "Sun”, le ministère des «ffaires cirangères a annoncé hier que sir Edward Grey avait prié l'ambassadeur des Etats-Unis de télégraphier à l’ambassade de Constantinople afin d’olXl enir des informations concernant la position présente de l'ar.niée du général Townshend, et les circonstances dans lesquelles elle se trouve, et sur la manière d'expédier des médicaments et des magasins médicaux pur la soriété de lu Croix Rouge.GREVE DE CROQUI-MORTS New-York, 9.— Al» stiile d’une grève des entrepreneurs de pompes funèbres, à Liverpool, les morts n'nnt nas eu de sépulture depuis samedi, «Ht une dépêche de Londres au ’’Sun”.CHOSES MUNICIPALES ON NOMME M.LETOURNEAU L ECHEVIN DE S.-HENRI EST ELU COMMISSAIRE D’ECOLES.— MM.MENARD ET ELIE.MAIRES-SUPPLEANTS.— CONDITIONS DE L’EMPRUNT DE 82,000,000.— LE COUT DES PAVAGES.— NOTES DIVERSES.A la séance du bureau des commissaires, hier matin, Me Dutaut s’è-tait présenté devant eux au nom de la “Independent Benoith Israel Ladies Society” qui demandait de se faire incorporer par la ville.Intrigués par le soupçon planant sur la légalité de cette mesure, nos échevins, hier après-midi, à la séance du conseil, ont décidé de s'adresser au contentieux municipal pour avoir son opinion.Cette motion présentée par le leader se lisait comme suit: / “Que l’étude du dit rapport soit remise à la prochaine séance et que, dans l’intervalle, le chef du contentieux soit prié de dire au conseil si les femmes mariées ont le droit de se former en corporation en vertu des statuts de la Province de Québec, sans ie consentement de leur mari.” Le but de la “Indépendant Benoith Ladies Society” est de venir en aide aux enfants abandonnés.L’ancien leader du conseil, M.L.A.Lapointe, proposait, il y a quelques jours, à Ottawa, un projet de loi au sujet du taux d’intérêt des banques.Hier après-midi, les échevins adoptaient la motion suivante de l’échevin Dubeau: “Que ce conseil a appris avec satisfaction que Al.l’ex-échevin L.A.Lapointe, M.JP., a proposé à la ¦Chambre des Communes une mesure à l’effet d’obliger les banques à payer 4 p.c.d’intérêt aux personnes déposant de l’argent dans les banques; Qu’il désire féliciter M.Lapointe d’avoir entrepris de faire adopter cette juste mesure; Ce conseil croit aussi devoir prier respectueusement le gouvernement fédéral de donner son appui à ce projet de loi.” Les deux premiers numéros de l’ordre du jour concernaient la nomination de maires suppléants pour les deux termes à venir, ainsi que celles de commissaires d’écoles eathoT mes et protestantes.Sur proposition de MM.Lariviè-re et O’Connell, les échevins Ménard et Elie furent d’abord élus au poste de maires-suppléants.—Nous remercions nos collègues du témoignage d’estime qu’ils nous donnent, ont-ils dit.Cet honneur, qui retombe sur nos quartiers respectifs, nous touche profondément.En retour nous assurons l’administration municipale de notre entier ¦dévouement.Ensuite, sur proposition des échevins Houle et Elie, le nom de l’échevin I^étourneau est mentionné pour le poste de commissaire des écoles en remplacement de M.L.A.Lapointe, dont le terme expire le 30 juin prochain.En amendement, le leader et l’é-chevin Boyd proposent sur le champ que l’étudè de cette question .soit renvoyée à trois semaines.—Le vote ! le vote ,1 crie-t-on sur les banquettes éehevinales.On prend le vote qui donne le résultat suivant : 10 pour, 11 contre, le maire votant contre l’amendement.Le résultat du vote sur la motion principale dontne enfin une majorité de 6 voix à l’échevin Létourneau.Restait la nomination du commissaire des écoles protestantes.Une motion de MM.Larivière et Boyd, demaindant de nouveau de renvoyer à trois semaines l'étude de cette question, est adoptée par un vote de 11 à 9.• • • Malicieusement, et au grand amusement de la salle, l’échevin Houlé propose alors «|iie l’échevin Macdonald soit élu représentant de la ville au bureau «ie direction «le la Compagnie «les Autobus : l’échevin Boyd, qui partage i’hilarité générale, crie alors : —“ Next meeting ! ” w * * L’échevin Larivière a attiré l’attention de ses collègues sur l’article 210 de la charte qui oblige la Compagnie dés tramwas à faire ins-perter el approuver les modèles de ses rails à l'ingénieur en chef de la ville.m * * Les commissaires ont approuvé, hier, un rapport de M.Charles Arnold!, trésorier de la ville, autorisant l’emprunt de $2,000,000 pour combler le déficit du budget.Des soumissions publiques seront demandées par l'entremise de ia Banque «ie Montréal.Des annonces seront également publiées d’ans les Journaux de Montréal.New-York, Boston et Toronto.Cet emprunt ne devra «dre fait qu’aux conditions suivantes ; “Cet emprunt, aux termes du règlement, sera pour un terme «le 2(1 nns, émis en debentures de $1,(810 chacune, avec coulions représentant l’intérêt au taux de 5 p.c.payable .semi annuellement les premiers jour de mai et de novembre, «le chaque année, nu bureau «le l'agence de la Banque de Montréal, à New-York, ou nu bureau du Trésorier de la Cité à Montréal, à l’option du prêteur.“1^ capital sera remboursable en or à l’échéance à New-York ou à Montréal, à l’option du prêteur.“Le produit «te l'emprunt devra être payé à New-York le ou vers le 31 mai 1916, avec intérêt nccrù jusqu’au paiement.“Les soumissions devront être faites pour tout le montant de l’emprunt et être accompagnées d’un chèque accepté de $20.000 qui .sera remis A ceux dont l’offre ne stra pas acceptée; la plus haute, ni aucune «tes soumissions ne sera nécessairement acceptée.” * • * M.Paul Mercier, ingénieur en chef de la ville, arrivé hier d’un voyage d’affaires à New-York, vient de donner inslnietion à tous les CMitretual-tres de réduire te coût des pavages à Montréal i il c.st d’opinion que la ville, CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES AVOCATS Tel.Main 4571.4572.J.P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 4M EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180 ST-JACQUES.Bureau du soir : St-Euatache.Cushr postal 356.— Adresse télégraphique, “Nahac.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes : Liebers, Weat.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice TranHpoi-tRtion — Rue Saint'J&rques LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL.avocats, édifice Banque de Québec, 11 piare d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbots, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.MORGAN et LAVE R Y AVOCATS — PROCUREURS Suite niPa8n,e a reçu en avance, $1,/00,000, dont $100,000 ont été gardées par la compagnie de garantie, et environ $800,000 employées a des constructions.Il déclare qu’il n a pas payé un sou de commission pour obtenir la commande.Sur cette question de commissions payées ou non, l’avocat du gouvernement termine son interrogatoire.M.Patterson répondit franchement “non” à tous les questions posées sur ce point délicat; personne, affirme-t-il à plusieurs reprises, n'a fait de démarches au-Près de lui,, afin de le corrompre ou de 1 induire à corrompre les autres directeurs de la compagnie ou le comité des obus.Il n’a payé, ni reçu aucune somme d’argent," poulies commandes confiées à sa compagnie.DELBRÜECK EST ENCORE MALADE ?LES TROUBLES EN ALLEMAGNE SONT LA CAUSE DE SON REPOS.! CASEMENT SUBIRA UN PROCES PUBLIC Londres.9 — Le procès de sir Rogers (la.scment, accuse de liante trahison tau sujet tic l'insurrection j de Slntl Fein, sera ouvert au public.I La première audience commencera (kmain à la Cour de police de In rue Row.où une accusation proli-I m inaire sera déposée devant le magistrat de police.la* procès proprement dit sera tenu plus tard devant les jurés cl les juges de la Cour .suprême.il est entenr,l*t que sir Rogers lut-| même s'occupera de sa propre ilé-j fciise, Les avocals dc la couronne ont terminé leurs plaidoiries.moire des d me rappelle fié les quantités.Poil'' les fusées No 80 qui, d'après le cahier des charges, devaient rire charger*, de poudre anglaise, il demanda à M Carnegie si l'on pouvait sc procurer de la poudre anglui.se aux Etals-Unis d au Canada.Il lui répondit (pic la Canadian Explosive Co.pourrait probablement en fournir.Patterson s’adves sa à la compagnie mentionnée, mais ne pe.j obtenir ni qu’elle fournit la poudre, ni qu’elle fif elle-snême le chargement.“Le 26 avril, M.Carnegie nous demande si nous avions pu nous arranger pour le chargement! à To ronto.Nous n’avions pu rien faire de ce côté et la compagnie Dupont finit ainsi par nous lâcher,” Quoi qu’il en soit, le 25 mai.le comité écrivait au Dr Harris qu’il j lui donnait la commande dc 2.500.-000 fusées à $1.25.Le syndicat voulut d'abontl refuser le colonel I Birnie, un expert américain, avi-jmdt rie refuser de descendre nu-i dessous dc $4.50.I.es options al-J laien* expirer.PaPcrson sc rendit jà t'tiawa le 1c* juin, mais ne put rien faire.Finalement, comme Patterson s'impatientait.1c comité des obus lui suggéra la formation d'une compagnie américaine.Ce fut l’origine de l’Infcrniitional Arms ¦ nd Fuse Co.au capital de *1,500,-000 dont *3,000 payées.11 convient que Lyon Brown, l'insnectrnr canadien, avait raison de dire que la compagnie n’aurait P a* dû s'engager à faire des livraisons en cinq mois.“11 savait! son métier: mais je ne le savais pas.Le colonel IHrnle nous avait conseillé de demander huit ou dix mois.Je le croyais un pessimiste; mais je vols maintenant qu’il était au contraire optimale.La compagnie, ne nouvant trou-ver personne pour faire le chargement, s’esl fait construire un atelier de trois grands édifices à Bloomfield, N.T.La compagnie a été rclaidée Par des g-èves, Le (témoin refuse dc 'donner les noms des sous-traitants, pom* ne pas les exposer aux attrntat.s des Allemands.Londres, 9.—Un communiqué officiel de Berlin dit cpie Clemens Delbrueck, ministre de l'Intérieur et vice-chancelier allemand', qui a repris son poste, après trois semaines d’absence, à la suite d’un furoncle, r.'est pas encore tout à fait rétabli et a été obligé d’abandonner I travail pour quelque temps encore.Le correspondant de l’agence Reuter, à Amsterdam, commentait message, dit : J-o prolongement du congé de repos du ministre est intimement lié, croit-on, aux troubles récents soulevés en Allemagne au sujet des produits alimentaires, et à l'impuissance des officiers du ministère de l'Intérieur à forcer les marchands de denrées à vendre leurs marchandises au lieu de les conserver pour obtenir de pins liants prix." Les journaux berlinois se sont livrés à de longs commentaires sur le.s troubles sérieux que cette rare! .• des vivres a soulevés, spécialement devant les étaux de bouchers où ia police a été forcée d’intervenir pour protéger la vie dès propriétaires.BIRDWOOD DIRIGE LES AUSTRALIENS LE COMMANDANT A GALLIROL! EST MAINTENANT SUR LE FRONT ANGLAIS, EN FRANCE.Londres.9.— Le général William Riddel Birdwood, qui conimnndi.it les troupes coloniales à la campagne de Gallipoli, dirige maintenant les (coupes d’Australie et m- Nouvelle-Zélande.qui occupent une portion de la ligne de combat sur le front an.glais en France.Le dernier détachement d'Australiens a quitté Alexandrie le 31 mars, et a traversé sans aucun incident la mer Méditerranée, pour établir leurs bases à Marseilles, de même qu'a:-Havre.A plusieurs reprises, les vaisseaux transports ont été avertis des opérations des sous-marins qui les guettent continuellement, mais leur traversée fut très heureuse.Les soldats de la Nouvelle-Zélande ont suivi les Australiens en Franco et ont pris position sans délai i leur poste assigné sur la ligne de feu.La premier jour de leur arrivée dans les tranchées, les Allemands ont hissé une bannière où étaient écrits les mots: “Bienvenue aux Australiens! " UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR 6 ~ Tablier pour dam», et Jeune fit Mattrlaux : 4 vcrucs 1-i en 27 pour ta! inoyerau.6 Kraudcurs.Envoyé* ce cottpon nprAf qn# ?on# t*>nr E**"ïJJ* •« RAYON DES PATRONS I DEV OIR , #rcc 10 (oiiii.*oit *n tlmbr •oit fn orgtnt.*t lo p*rren rl-dcMaa ?© «oro rnrnré atsHcuM lour» «Drift.COUPON Dépommcnt de* Patron*, m “Do- rot r".Ecrire* Hulhlement.PATRON N* SU» NOM.• •• ••• » • • •*» ••• •*• ••• ••• • No., *•« •«« Ru* ,,, ««• ,•— —- VILLE.¦ ,,, ,,, ,,, ,., —- • ¦ ¦ ¦ ¦ « Mentir* du httUte.••• .D* teille.Quend ron* dfalre* un putron ••Il pour fillette, doit pour entent, ne mentionne* Jemnl# I* meour» t mentionne* l’nge roulement. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 9 MAI 191b VOL.VU.— No 10&£ LA VIE SPORTIVE LE NATIONAL AURA UNE ASSEMBLEE CE SOIR LE BUREAU DE DIRECTION DECIDERA DU CAS DE CERTAINS JOUEURS.— LE VIOLET ET BLANC A EU UNE BONNE PRATIQUE, HIER SOIR.— DIDIER PITRE ETAIT PRESENT A CET EXERCICE.OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI INTERNATIONALE Montréal à Newark Toronto à Providence.Buffalo à Baltimore.Rochester à Richmond.NATIONALE New-York à Pittsburg.Le National a tenu une grande pratique hier soir, à laquelle un grand loinbrc de joueurs étaient présents.Didier Pitre a participé à cet entrainement.A l’assemblée de ce soir le bureau de direction du National décideras du cas de certains joueurs, car il faut de toute nécessité que notre club soit au grand complet pour les pratiques de fin de semaine.Le National ne demande pas aux “vrais professionnels’ de faire trêve avec leur passé et, de jouer pour “rien", mais exige qu’ils se montrent tout simplement raisonnables.11 s’est trouvé, Tan passé des anciens joueurs payés comme “Mon on ment qu’il doit en être ainsi, si l'on tient à ce que des gens sérieux et dévoués se sacrifient pour organiser le jeu national sur des bases solides.Les temps sont changes.Pour le plus grand bien du sport on semble plus intéressé à faire des athlètes à qui le jeu plaît qu’à donner des champions à salaires si élevés, que des dé.fieits accompagnent inévitablement les championnats.Allons donc demander à MM.Solman, Fleming, Con Jones, etc., s’ils sont prêts à recommencer la grande bataille à coups de $5,000 Us.ont déjà répondu en refusant de se mêler de crosse.Une organisation qui paie plus en salaire AMERICAINE Chicago à New-York.Detroit à Philadelphie.S.Louis à Washington.Cleveland à Boston.cle” Lamoureux, qui ont cru bon de j qu’elle ne perçoit de recettes ne sau-donner leurs services gratuitement, j rait vivre.F.t, le National doit vivre et, nous espérons «pie notre associa-1 pour le plus grand bien de la jeunes-lion se rappellera de ceux-là.La cros-1 se canadienne-française qui tient à se doit revenir seini professionnelle se développer en faisant du sport gê- Yardley.Harvey.Binette.Totaux.Sol y., Marion.Chapleau.Curran.Ranger .04 1 02 1 06— 282 95 85 113— 293 94 96 92— 282 ou pour mieux dire, amateur, comme elle l’était autrefois, c’est-à-dire que les joueurs soient remboursés du temps perdu pour les pratiques, etc.C'est là l'opinion d’hommes qui s’y connaissent et, qui comme Charlie Querrie, Tommy Gorman, etc., ne craignent pas d’affirmer publiquc- néralisé.Les faits sont les faits.Les vres de l’association sont là pour prouver qu’il faut améliorer la situa-lion économique, sans toutefois viser à une économie ridicule.Récompensons nos joueurs, payons-Ies s’il le faut, mais tout ceci en raison directe de nos revenus.LES INDIENS ONT FRAPPE EN TEMPS OPPORTUN CHARLES FULLERTON N’ACCORDE QUE SIX COUPS REUSSIS AUX NEWARK MAIS CEUX-CI (1AGNENT TOUT DE MEME PAR 5 AL— LES AUTRES JOUTES DE L'INTERNATIONALE.Newark, 9.— Charles Fullerton a tenu les Indiens à six coups réussis hier après-midi mais ces coups furent frappés en temps opportun el comptèrent pour cinq points.Cy.Pieh, quoique manquant de contrôle, fut solide dans les mo- ments crkiques et les Royals purent enregistrer qu’un seul point sur ses balles.“Red” Smyth, Paul Smith et Mo ran se partagèrent les honneurs de la journée au bâton pour les Royals.Résultat détaillé: NEWARK.Ab.R.H.Po.A.3 2 2 1 2 3 112 1 Cable.2b.Callahan, ef.Milan, If.Witter, rf.Ziimnerman, Durgin, 1b.Martin, ss.Schwarts, c.Pieh.p.3b.2 3 1 4 4 3 3 0 0 0 0 1 0 1 I) 0 3 0 2 3 1 LA LIGUE DE PETITES QUILLES DEJL0NTREAL Voici les résultats des parties jouées hier soir dans la ligue des petites quilles de Montréal: SECTION CENTRE J.A.Gauthier H.Gauthier.107 101 93— 301 Thibau.108 95 96— 319 Schneider.98 82 103— 283 Contant.115 96 108— 321 Laperrière.98 112 11— 321 .450 430 459— 1439 Guardian .83 85 93— 271 .108 103 104— 315 .95 92 93— 280 .103 104 86— 293 .107 104 137— 348 | George Hackensehmidt, lorsque ce-i lui-ci décida de passer aux profes-| sionnels.Il suffit de lire les mé-[ moires du Lion Russe pour cons-I iaier toute l’amertume que lui cau-! sa cette défaite.C’est cet homme ! prodigieux, ce lutteur incompara-1 ble, qui poursuit actuellement tous les meilleurs hommes «des Etats-Unis avec un défi de $5,000, que nous verrons lutter demain soir au Parc Sohnier, devant une foule digne des plus grandes attractions.Si l’assislance est en raison directe de la valeur d’Aberg.le grand pavillon du parc Sohmer sera rempli à son comble, mercredi soir, le 10 mai.Songez-y donc : l’admission générale sera de 25 sous.Quelle aubaine pour les fervents amateurs, de fortune moyenne.La lutte, sport des foules, aura conquis une popularité inconnue après cefte rencon-ire de haute cote.Le programme mixte de cePe soirée comprendra des combats de six rondes qui épateront les amateurs du manly art.Voici le programme complet de la soirée de mercredi: BOXE Bataille royale—Gid Williams vs Kid White — six rondes.Geo.Leblond vs Kid Flanigan — six rondes.Kid Rocco vs Young Sims — six rondes.LUTTE Geo.Raymond vs Chas.Tessier.Alf.Richard vs Young Hackensehmidt.Dr Roller vs le champion du monde Aberg.Encore une fois, notons que le prix d’admission générale à cette grande soirée -sera de 25 sous.COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE A LAJÎ0URSE A LA RESERVE DE QUELQUES VALEURS.NOTAMMENT LE DETROIT ET LE SCOTIA, LA COTE DE NOTRE PLACE VARIE PEU.Totaux.496 488-513—1507 Guardian gagne 3 parties.Totaux.526 506 511—1543 Hochelaga Latraverse.Milot.Ducharme.Carrière.Champagne .58 77 89— 254., .82 95 96— 273 | Pittsburg.113 85 107— 307 .95 93 95— 283 .75 94 81— 253 Totaux.456 447 468—1370 J.A.Gauthier gagne 3 parties.LES PARTIES DANS LES GRAN-DES LIGUES Voici les résultats des parties jouées, hier après-midi, dans les séries des ligues Nationale et Américaine : LIGUE NATIONALE A New-York :— Boston.023801000— 6 10 0 New-York.010010000— 5 2 Ragan et Gowidy ; Palmero, Stroud, Sehauer et Dooin.A Brooklyn :— Philadelphie.000000060— 0 4 1 Brooklyn.02000000x— 2 8 1 Alexander et Burns : Dell et McCarty.A Chicago :— Première partie Pittsburg.000000001— 1 7 0 Chicago.00000002x— 2 7 1 Cooper et Wilsosn ; McConell et Allen.Deuxième partie _ .0001202000— 6 10 1 Chicago.000011020— 4 4 4 Mamaux et Gibson ; Packard, Pierce, Hendriz, Prendèrgast et Allen.POSITION DES CLUBS UNE INVITATION AUX MILITAIRES La direction du Club Athlétique Canadien vient de lancer une invitation aux officiers et soldats des différents bataillons, actuellement à l’entraînement à Montréal, pour la séance de boxe et de lutte de demain soir, au parc Sohmer, alors qu’Alexandre Aberg et le Dr Roller seront aux prises dans la encontre principale de la soirée.Tous les officiers el soldats en uniforme seront admis gratuitement à cette séance athlétique, et il est à espérer que nos hommes en khaki ne manqueront pas cette occasion d’assister à cette soirée qui sera sûrement intéressante poulies partisans du sport de la lutte et de la boxe.LE CHAMPIONNAT DE LA METROPOLE Champêtre No 1 Totaux.26 5 5 27 12 3 MONTREAL.Ab.R.H.Po.A.E.f» 0 2 1 10 2 0 1 4 0 0 3 0 0 1 0 0 3 0 2 0 0 0 4 0 0 4 3 2 2001100 2 0 0 0 2 0 , 0 0 0 0 0 0 3 0 II 3 2 0 ,4 1 0 0 7 1 Smyth, 2h.Moran, cf.Gathers, If, , Smith, rf.Wagner, ss.Slattery, lb.Drill rau, 3b.xWells .Madden, c.Fullerton, p.Totaux.Villeneuve.K.Dubuc.Bergeron.E.Plante.A.Plante.Totaux.Paradis.Lefebvre.Robert.Jodoin.Lafortune .Galarneau.Totaux.100 78 130— 308 .101 84 109— 294 .112 109 110— 331 .96 97 101— 294 .81 101 89— 271 .480 469 539—1498 Napoléon .96 94 95— 285 .83.— 83 .108 93— 201 .104 89 110—303 .101 107 105— 316 .85 102 90— 277 .28 1 5 24 15 3 x Frappa pour Damrau à la 9ènie.Résultat par .reprises : Newark.03ÜÜ0020x—5 Montréal.1)01000000—1 Sommaire.— Coups sacrifiés, Milan 2, Schwarts, Gathers.Ruts volés, Cable, Callahan.Coups de 2 buts Martin, Callahan, Moran.Buts sur balles, Pieh 7, Fullerton 5.Frappé par le lanceur, Fullerton 1.Doubles jeux, Callahan à Zimmerman; Zimmerman à Cable à Durgin.Buts sur erreurs, Newark 3, Mont ré ul 1.Laisses sur les buts, Newark 6, Montréal 9.AUTRES PARTIES.A Providence: Toronto .011100120—6 Providence .100101000—3 Herbert et Kelly ; Mulreman et Yelle.A Baltimore: Buffalo .402400000—10 9 4 Baltimore .,23203020x 12 15 5 Cooper, Gaw et Onslow; Morris-sotte, Jaynes, Anderson el Sherman.Rirhmon d: Rochester.020410003—10 15 0 Richmond .(101002080— 3 8 1 Heriche et Hale; Gleason et Reynolds.POSITION DES CLUBS Newark ., Providence , Baltimore .Richmond .MONTREAL Buffalo .Rochester .Toronto ., G.8 6 8 II I 4 3 •» P.1 3 5 i 6 8 7 .472 500 493—1465 Champêtre No 1 gagne 2 parties.SECTION NORD Saint-Laurent Duchesne.93 109 109— 311 Rochon.99 92 67— 258 Vézina.105 98 121— 324 Legarier .160 93 KM— 307 Dorais .101 95 77— 273 Totaux.508 487 478— 1473 Champêtre No 2 Viens.105 92 127— 324 N.Plante.81 83 91— 238 .1.Plante.102 118 105— 325 Bonneville.107 109 92— 318 Désautels.111 118 96— 325 Totaux.509 530 511— 1550 Champêtre No 2 gagne 3 parties.Delorimier A.Aubrey.56 85— 209 Choquette.97 86 99— 282 L.Aubrey .86 /.) 78— 239 Paradis.81 97 99— 277 Boisseau.97 77 82— 256 Brooklyn.Boston.Chicago.Cincinnati.Philadelphie.Saint-Louis., Pittsburg.New-York.G.10 10 11 11 8 10 9 2 P.4 5 9 10 8 10 12 13 Pourc.711 .667 .550 .524 .500 .500 .429 .133 .LIGUE AMERICAINE A Boston :— New-York.100100002— 4 Boston.000000000— 0 Mogridge et Alexander McHale et Agncw.A Cleveland :— Détroit.001000000— 1 7 Cleveland.00000012X— 3 7 Dubuc et Stanage ; Bagby O’Neill.A Philadelprie :— Washington .020000000— 2 4 Philalelphie.10002001 x— 4 13 Johnson, Boehlin, Ainsmith Henry ; Myers et Schang.POSITION DES CLUBS 8 0 3 3 Gregg, et NOUVELLES DE WALLSTREET LA COTE NEW-YORKAISE A A SE DEFENDRE CONTRE L’ACTION EFFICACE DES BAIS-SIERS.— QUELQUES FLECHISSEMENTS.Cleveland.Washington.New-York.Boston.Détroit.Chicago.Saint-Louis.Philadelphie.G.15 11 11 10 10 111 7 7 P.7 8 8 11 11 13 11 12 Pourc.682 .579 .579 .476 .476 .435 .389 .368 Totaux.E.Pelletier.R.Lamoureux.Fricot.Viens.J.Pelletier.129 391 443—1263 La Royale .108 117 118— 313 .92 96 126— 318 .116 94 120— 330 .92 100 114— 306 .119 115 103— 337 P.C.889 .667 .615 .66(1 .46(1 .338 .360 .222 LE MONTAGNARD I.es membres du club de raquet-4curs Le Montagnard qui ont changé de résidence depuis le 1er tuai sont priés de bien vouloir envoyer leur» nouvelles adresses le plus tôt pnSiible afin qu'il n’y ait pas d’erreur dans les prochains envols, -a- Tout bon Canadlen-françaia désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.Totaux.527 522 581—1631 I^a Royale gagne 3 parties.la; Boulevard S.Pierre.103 112 103— 318 Mott.139 121 99— 359 Prévost.105 105 113— 323 Pageau.90 98 98— 286 Marier.122 118 8(1— 329 DES PRIX A LA PORTEE DE TOUTES US BOURSES La plus grande surprise réservée au punlic.pour la grande soirée de lulte de mercredi, au parc Sohmer, .sera sans doute la modicité du prix d’admission générale : 25 sous.Songez donc, amateurs, que vous pourrez voir le plus grand lutteur des temps modernes pour le prix d’admission que vous verseriez pour assister à une rencontre entre débutants.George Kennedy n'entend pa-s, comme nous l'avons déjà dit, réaliser de bénéfices avec cette lulte qui sera l’aétrac* lion principale d’un programme très chargé qui comprendra de la iullc el de la boxe.11 tient simplement à ce que la saison du printemps ne se passe sau* l'apparition d’une ftfande étoile de la lutte à Montréal.Aberg vaudrait à ce qu’il nous semble, un prix d'admission égal à celui qui fini chargé lors de la première apparition du Lion Russe à Montreal, mais les temps Totaux.559 554 502—1015 Ei Casquette No 2 Desjardins.83 96 96— 265 actuels ne permettent pas aux ama- Carmel.91 93 1(8)— 293 leurs de souscrire le même mon- Côté.77 86 78— 241 tant à un “event” de première clas- Cardinal.93 96 81— 276 se.C’est à proprement parler, un Savard.94 91 96— 271 i cadeau que le promoteur tient à _________________I faire nu public, pour l'encourage ment qu'il n’a pas manqué de lui Totaux.138 452 450-1340 Le Boulevard gagne 3 parlies.GUARDIAN, CHAMPION Ce club Guardian a remporté le championnat de la ligue des petites quilles des Assurances en triomphant du Commercial Union hier soir aux allées du Canadien.Résultat détaillé: Commercial Union Blais.84 65 82— 231 Boivin 4 *2 86— 251 accorder depuis le commencement de la guerre pour tous les genres de sports dans lesquels 11 est intéressé.La rencontre Abcrg-Roller aurait rapporté un joli profit aux promoteurs américain*, mais Kennedy a mis In hausse sur leurs offres el, le résulta! est que nas amateurs seront les premiers à voir ces deux hommes aux prises don* une renrnntre hors tournoi.Aberg est.comme on le sait, le seul homme qui ait pu tomber Avec la permission de la section de Québec de l’Union athlétique amateur du Canada, les officiers des Irish-Canadian Rangers organiseront, bous les auspices de ce bataillon, le prochain tournoi de boxe nour le championnat de la métropole.Ce concours promet de remporter un succès sans précédent.Trois médailles seront données pour chaque classe et les rencontres auront Heu les 26 et 27 mai prochain, tandis que les autres seront closes le 22 mai.Les pugilistes amateurs qui désirent participer à ce tournoi sont priés d'envoyer leur inscription au lieutenant “Sins” McEvenue, au soin de la Montreal amateur athletic Association, 250 me Peel.Des rencontres seront disputées dans les classes suivantes: Poids coq.105 livres Poids plume.115 “ Spéciale .125 “ Poids léger.135 “ Poids mi-moyen .145 “ Poids moyen .158 “ P :ds lourd .INAUGURATION AU SHAMROCK La ligue de balle au camp Saint-Denis a fait l’inauguration de ses parties dimanche dernier au terrain du Shamrock, au Mile End, en présence d’une assistance nombreuse et enthousiaste.Deux joutes étaient au programme et dans la première rencontre, qui fut gagnée par le A.A.A.Saint-Valier par 8 à (i sur le Coureur des Bois, M.Pro-vencher, président des Spalding, lança la première balle donnant le signal de l’ouverture de la saison 1916.La deuxième joute entre le Nord et le Balmoral Reserve fut gagnée par ce dernier par 13 à 7 après que M.l’éehevin Georges Mayrand eut mis la halle au jeu.PLUSIEURS CHEVAUX A L’HIPPODROME DE LA PARTIE EST Voici la liste complète des chevaux qui sont actuellement à la piste de Delorimier en vue de la prochaine réunion qui s’ouvrira le 20 mal prochain : Big iLumax, IschgnblbbQe, Sordel-lo, Revero, Bob Blossom, Felina, Claribel, Miss Frances, Prince Rupert, Prince Philsthorpe, Neville, Arcene, Pass On, Bunicc, Idler, Lady Dai, Jolly Tar, Molly O, Mack B.Eubank, Medford Boy, Shadrach, Frigid, Carrissima, Rescue, Daisy Stevens.Eddie Mott, Master Jim, Dro-mi.Miss Krug, Muy Buena, Borel, Noble Grande, Catz, Hanson, Lillie Orme, Scrvia, Moonstone, Miss Geneviève, Black Chief, Miss Jean, Al-court, Ray R.Miller, Yellow Flower.P.E.Fitzgerald, Quick, Lora Welles, Edmund Adams, Centauri, Regular, Nino Muchacho, Volnday, Jr., Voluday 2nd, Salvado Queen, Trio, Andrew O’Day, Bulgar.Enver Bey, Lamb’s Tail, Ajax, Euterpe, Montréal, Medea, Birdman, Lola, Hat masterson, O’Tis True, Ortyx, Fort Munro, Water Lad, t.eialoha, Enjoy, Miss Represent, I.ukq Van Zandt, Dew Drop, Frosty Face.Granada, Parcel Post, Short Ballot, Blue Rock.Cuttyhunk.Yellow Eye, Quid Nunc, Rip Van W’ickle, Zodiac, Spohn, Yorkshire Boy, John McGinnis, Tommy Burns.Wcyanoke, Jefferson, Colonel Ashmeade, Wild Rose, If Coming, Dr Kahn, Malik, Stonlngton, Dryad, Hiver King.Scaramouch, Reybourn, My Girt, Elizabeth Lee, Little Dot.Out, No Friend, Red River, Johnny Wise, Ella, Love Dale, Hardy, Smilax, Little Alton, Ben Unens, Sir Dyke, Starter, Jack C'est te Detroit Railway qui a derechef prédominé sur notre place de Bourse, ce matin, l’activité que nous signalions hier ayant sensiblement ralenti.Toutefois, le tnou-vetnent des affaires a conservé une allure modérée, la cote demeurant généralement stationnaire et des réactions même se faisant jour, par suite de réaiisations de bénéfices.Deux compartiments de la cote non seulement font saillie, mais accaparent la faveur des joueurs; ce sont celui, ou plutôt quelques valeurs du compartiment des voies-transport et quelques litres du groupe des actions d’entreprises adjudicataires de contrats militaires.La rumeur s’accrédite de plus en plus que le Detroit Railway rapportera, en cours d’exercice, 8 pour cent de dividende aux propriétaires de ses actions, et l’on émet aujour-d hui l'opinion que son titre atteindra en Bourse le haut cours de 125.En fait, celle valeur s’achemine vers cette allilude.Depuis quelques jours, surtout, elle a accompli des progrès étonnants et elle a touché, cet avant-midi, 112 1-4, terminant la séance à des cours voisins de 111.calme laquelle on procède amorti, semble t-ii, l’ardeur des spéculateurs, mais .on cours résiste assez bien au délaissement dont il est l’objet, se maintenant à 29.Par ailleurs, le Scotin fait .merveille et, continuant sa marche ascendante, s’établit à 116, perdant ainsi un quart de point sur son cours minimum de la matinée.Il avait ouvert à lit 1-4.La séance que nous considérons présentement a donné naissance à un timide mouvement de Vlron dont la cote a atteint 51 1-4, tandis que le Steel of Canada demeure à 59 1-4.L’Ontario Steel se négocie à 37 et le Smelters ne s’est pas encore relevé de son récent déclin, fixé qu’il est à 40.Le Canada Locomotive évolue dans le bon sens, montant à 60 1-4, et le Ames-Holden fait 27.Le Dom.Textile est forme, à 83 (ex-dividende 1 1-2 pour cent), et le Canadian Cottons trouve preneur à 47 3-4.Le Montreal Power, de son côté, se traite à 241, pendant que le Shawinigan ressort à 133 1-4.Le Laurentide marque 183.ARTHUR BRUN EAU.Membre, Bourse de Montréal BRUNEAU & DUPUIS UUUA1TE&J Bu r pan de Montréal.97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER fl Succursales : QUEBEC et SOREL Fil direct arec POST & FLAGG.Nsw-York.AVIS DE FAILLITE New-York, 9.— (Les gains et les pertes ont été également répartis, a la reprise des affaires, aujourd’hui, quelques valeurs de première ou seconde importance enregistrant des progrès variant d’une fraction et même de plus d’un point, cependant que le United Fruit, le General Electric et les principaux chemins de fer ont été nettement forts.Dans te fait, le mouvement des valeurs de voies ferrées a vite dominé la place, l’Union Pacific, le S.-Paul, le Reading et le Lehigh Valley montant de plus d’un point, tandis que les autres valeurs du même groupe ont été visiblement recherchées.Les avances initiales ont été annulées avant la fin de la premier,e demi-heure, mais les spécialités ont continué de témoigner d’irrégularité.Les voies ferrées ont été les seules valeurs à manifester de la résistance à la pression des baissiers, l’Union Pacific a fait un bond de 2 points et demj sur de persistantes rumeurs de la distribution prochaine d’un superdividende et la vigueur du New-York Central est imputable à des causes similaires.ïrQuebec tfaïimaÿ”esT plus(-A midi, les modifications de la coaujourd’hui, la lenteur avec te témoignaient d une croissante incertitude.Les obligations ont ele plus lourdes.SOUS L’ACTE DES LIQUIDATIONS Dans l’affaire de WOTTON CHAIR & TOY MANUFACTURE CO.LIMITED, Wotton, Qué.en liquidation.Vente à l’encan public par Marcotte Frères, aux bureaux des liquida-£ leurs soussignés.97 rue S.-Jacques, Montréal, le JEUDI 18 mai, 1916, à 2 heures, de l’actif suivant, savoir:.Créances d’après liste.84,533.17 J.A.TURCOTTE.Liquidateur.Bureaux de TURCOTTE & MERRILL, 97, rue Saint-Jacques, Montréal.ÇA ET LA A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier, au Board of Trade, 307 colis de beurre de crémerie ont été offerts dont 190 de (haut choix ont changé de mains à raison de 28 3-8 sous; 131 colis de bon choix à 28; et 86 colis de pasteurisé à 28 sous et demi.* » » A l'assemblée mensuelle du conseil d’administration du Pacifique Canadien, assemblée qui avait été prorogée et qui a eu lieu hier après-midi, le dividende usuel de 2 1-2 p.100, sur les actions ordinaires lie la compagnie, a été déclaré distribuable le 30 juin aux porteurs enregistrés le 1er.* * * La dette de la ville de Shawinigan Falls s’élève à 5 p.100 de son évaluation foncière, et celle ville PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2757.—Dame Alexina Courtemanche, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Albert La-flamme, plombier, du même lieu, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs.ledit Albert Laflam-me, du même lieu, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause le 18 de juin 1915.Montréal, 27 avril 1910.” C.A.ARCHAMBAULT, Procureurs de le demanderesse.~ PROVINCE DE QUEBEC, District Ue Vtout-Cour de Circuit, No 10(i48.- Mlle K.E.Smith, marchande publique, fille majeure et usant de ses droits, de Montréal, demanderesse, vs M.K.Nolan, du même lieu, défendeur.Le ISènie jour de mai lillfi, à 11 heures de l'avant-midi, à la place d'affaires du dit défendeur, au No 212 rue McGill, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, cousis' tant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.U.Normandin, H.C.S Montréal, 8 mai 1910.^ ^._ PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont réat, Cour de Circuit, No 0120.— Oscar Aimiot, demandeur, vs .1.Armand Martin, défendeur.Le 18énie jour de mai 1910, à une heure de l’après-midi, en arrière rïu Na 938 avenue de l'Hôtel de Ville, en la ei'4 de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en eette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.B.Trudeau, H.C.S.Montréal, 9 mai 1916.BOURSE DEJNEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier, Nos 95 et 97, Montréal.LA COTE AMERICAINE La maison Bryant, Dunn & Co.nous communique, en date du 8 mai 1916, les considérations ci-dessous: La Bourse et le temps marchent de pair depuis quelques jours; beau fixe le malin, pluie fine Je midi et incertitude lorsque tombe le soir sur le mystère de la nuit.De l’une et de l’autre ou peut dire qu’ils sont mat lunés: en mai, cela arrive plus souvent qu’on ne croit.La rumeur que deux corsaires allemands convoyant deux sous-ma-j ri ns auraient ensemble donné la; chasse à un paquebot; (la reprise de' la bataille de Verdun que l’on croyait terminée; la gravité de la obligations 5 p.100, remboursables dans 30 ans, à 97.B 0 URSEDE*^V\ONT REAL Coor* fourni» par !¦ malaon Fortier, Bcauvata et Cl«.mambraa de la Bonrae d* Montréal, ru» S.-Franfola-Xavier, 90.Montréal.sultant de l’institution du service militaire obligatoire; la tension per-, sistante des relations entre Wash-! ^ ington et Berlin; le dernier exploit| cârria des Mexicains qui comporte la vio-' iation nouvelle de ta frontière amé- qu’ils conserveront en otage; les grèves qui persistent et celles qui menacent; telles sont des causes principales auxquelles il faut se re-| porter pour expliquer la tenue du marché.Prises séparément elles n’ont rien en somme de sérieux, ( i mais c’est de leur ensemble qu’est faite l'inquiétude ou pour mieux dire l’indécision du monde de Wall Street.A vrai dire da situation est trouble, les prespectives du lendemain! sont imprécises.On ne voit pas se! dessiner sur le tableau où s’inscri-l vent les cours, la courbe décisive! des grands courants par quoi s’exprime l’opinion 1res nette de lal clientèle.Cela s’explique par le fait uue des facteurs d’ordre politique dominent la Bourse.Il va de sol que si les cours étaient la résultante des seules forces financières, ils seraient autres qu’ils ne sonl.Nous assisterons vraisemblablement à un mouvement de hausse sans précédent.Seule une question, à laquelle l’esprit humain est impuissant à faire réponse, pourrait y mettre un frein; quand finira la guerre, c'est-à-dire quand finira (l'actuelle période de formidable prospérité?Mais si, comme le Sphinx,'l’avenir en son redoutable inconnu conserve son secret, il est possible en se basant sur les probabilités, de formuler une hypothèse.Nous dirons d’abord qu’aucun symptôme ne permet encore de prévoir la fin de la guerre, en sorte que le flot d'or anglais et français qui se déverse à jet continu sur les Etats-Unis n’est pas prêt de se tarir.Dans ces conditions il est permis de croire que les recettes énormes qu'encaissent les compagnies auront un jour ou l’autre uni: répercussion en Bourse.Spéculativement nous dirons du marché qu'il est, sinon dangereux du moins incertain.Ceux qui selon nos indications ont acheté sur rêne tlon et vendu sur reprise, même légère, s'en trouvent bien aujourd’hui.Valeurs Ouv.Clôt.Valeurs OUT.Clôt, Ames Hold.2ÿ 27 M011.Tr C» 136 “ priv.7.i t‘2 Mnr.Tram 220 BellTéIC.147 I443.vNor.Ohlo.U % in Bre.T.i.Str 69 N 24 S.* CL “ priv.Can.car.isi” ••.a.“ priv.Otflv.Mill.“ priv.Can.cem.¦HH 04 113 .“ priv.100 mi Ont.St.Pro.38 Caa.Cet.I.“ I»iv 17 46U OU I.* r.120 34” 78 Penmans."(S fii Ca.Conrer Cnn.Found.Québec Rf Sma.Woods .•9 ix'i 180 170 87 Cnn.G.Elec.109 Khavrini*.iaiii 181 Can.Pacif.170 168 She4 60 Spa.Riv.Co “ priv.io '* priv.“27 35 Can.S.Lincê 26 St.Ca.ofC.59V; Carria^n F.Céda Rapid Co.M.ft ÏMIL «ok “ priv.89 i Union Pac.13.V2 180 H Eriepr.Nol r.2j; 52k U.S.B te.or.ml B riepr.No2 l -S.Steelp.I UOH Erie Ordin 36 80V„ UtahCoppe M»; 80k Gr.Nor.Or.41 41 Westingho ««H 60«i » • • — ShatuckAr **••** VIANDE SUR PIED A MONTREAL BOURSE DES MINES Caars fourni» par la malaon Bryant, Dnnn and Ca., ma S.-Franfoia-XaTlar, N» M.Montréal.MINES DR COBALT De- Aux abattoirs montréalais de la partie ouest, hier, des cargaisons complètes de bouvillons de choix on* été vendues à raison de $9.15 à $9.25: de “bons” à $8.75 à $8.96, tandis que des fractions de lot des premiers ont trouvé preneur à 89.-35 et $9.50 et des derniers, à par 100 ibs.Des lots choisis de porcs ont fait $12 à $12.20 ; les truies se sont établies à $8 el $8.20; les “slags” sont à $6 et $6.20 par 166 Ibs.Les agneaux du printemps varient entre $5 et $8 chacun, suivant la qualité.-»- f LES GRAINS_A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans : Cours Cours d’ouverture à midi Ble—* .1153-4 116 3-8 .115 3-8 116 Bai ley Ofr*.mamie.8 » Denver • • • • 45 46 Chambers Fcrüand.an • • 2!) 30 Crown Reserve.Kerr laike.• a • • 475 535 1 .arose • • • • 7(1 11 McKinley DiirrnRli.• • a • «fl «7 Nipissind Peterson Luke.• • • • 7W5 825 • * * • :iU4 :vi .Seneca Superior., • a • • 45 60 Silver l/raf • • • • a Tcmiskniu ina • • •• a»8 70 MINES DE A.pex POHCUPINB .514 0 Dome Extension.• • an ,Vi ••Wtt Dome Lake.,.• • un 20 Dome Mines.2800 Mol linger.2900 MM Jupiter.2:64 31 McIntyre.iz* 125 McIntyre Est.- sz Porc Grown.SO H.'> Pore Vtpond.30 M Preston EnM Dome.4 Juillet Septembre.Mais— Juillet .Septembre.Avoine— Juillet .Septembre.74 3-4 73 3-4 43 1-8 /.) 74 431-8 LES PEAUX VERTES Les prix du marché des peaux crues ou vertes s’ctiiiblissent aujourd'hui de la manière suivante : Peaux de boeuf No 1, la Ib.,23s Peaux de boeuf No 2, la 1b.,22sx Peaux de.boeuf No 3, la II».21s# Peaux de beau, la :1b.35s Peaux d’agneau, la Ib.35s Peaux de mouton, chacune.$2.85 Les politiciens n'aiment pas le NATIONALISTE.C'est qu’il est trop bien informé, à leur endroit.Watch Your Steps, Mamie \\\, J.B.Harrell.J.I).Sugg.Hasson.Hearthstone, Sharper Knight, Louis De Co-gnets, Jimmy Hunt, Hose O’Neil, Tower, Irish Kid, Col.McDougall.Janus, Snirella, Bon Box, George, Phil T., Lily Paxton, All Steel.All Amaze, Fastoso, Belle Terre, Pierre Dumas.J.Walsh.Detour, Insurance Muxantl/man, Batouch, Uffizii, Stubborn, Sterns.Skccts, l-.lridgc, Queen Vashti.81 tou* Atm fumeur, vomi Herts connaître le délicieux (abar FUMEZ-VOUS ?BILLY Il rat atiBérimr A tout e* qu'il y» aur le marrhé.Il «at f»lt rira malUrurc* qualité» dr IluTun» et Queanel.Etant hl-fermenté.Il n*a aucun goût Acre, ni («fit de vert, et ne brûle pea U langue.Demandea-I» A votre feurnleeenr ou à LA CIE DE TABAC EXCEL Limitée 227 rue Maisonneuve, Montréal.TEL.EST 1103 VOL.VU.— No 108 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 9 MAI 1916 8 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE AMBITION DE L’ALLEMAGNE LE GOUVERNEMENT ALLEMAND, DIT-ON, N’AURAIT PAS RENONCE DE FAÇON ABSOLUE A TOUTE PRETENTION SUR LA FRANCE ET LA BELGIQUE.— LES GARANTIES.Londres, 9.— Le correspondant s du “Daily Telegraph” à Rotterdam en annonçant (jue le gouvernement allemand a déjà donné de nouvelles instructions aux commandants des sous-marins allemands, conformément aux concessions consignées dans la dernière note allemande, fait une longue déclaration au sujet de l'attitude de l’AUomagne à l'égard de la paix, déclaration qu'il dit fondée sur des renseignements reçus de Berlin.Il affirme que l’Allemagne n’est pas disposée à renoncer de façon absolue à toute prétention sur la France et la Belgique, y inclus même les garanties dont le chancelier a déjà parlé dans le passé au point de vue militaire et économique.“Dans la zone orientale, ajoute le correspondant les ambitions de l’Allemagne restent les mêmes, l'autonomie de la Pologne exceptée, peut-être.L’Allemagne va insister pour conserver la Courlande.* LES JOURNAUX ANGLAIS NE PRENNENT PAS AU SERIEUX LES RUMEURS DE PAIX.Londres, 9.— Les journaux de Londres refusent de prendre au sérieux les rumeurs de paix qui ont circulé après la publication de la note envoyée par l’Allemagne à Washington.Exposant l’atiitude des Alliés à l’égard des propositions de paix, le “Daily Telegraph” déclare: Les pays de l’Entente s’appliquent à gagner cette guerre et à détruire le militarisme allemand.Aucune paix sans résultat ne répondra à leurs demandes et une simple allusion à une partie nulle leur répugne.Us continueront à sc servir de leur suprématie maritime pour atteindre ce but commun.” Le “Daily News” déclare : Nous nous bercerions d’espoirs extravagants si nous croyions que le but désiré par tous est en vue.On a sondé le lorrain auparavant, et le mouvement actuel rencontrera pro-> bablement un pareil échec.Mais le temps viendra plus vite qu'on ne pense où l’Allemagne fera des ouvertures plus précises en se donnant franchement l’attitude d’une solliciteuse de paix, et non plus en belligérant proposant des conditions.Tant que cette heure n’aura pas sonné, les Alliés ne s’embarrasseront pas de négociations futiles.” Le “Daily Mail” exprime l'opinion que les Allemands ne sont pas sincères quand ils parlent de paix, fis visent trois buts en le faisant, tenir le peuple allemand dans 111-lusion d une guerre défensive, acquérir les sympathies des neutres et les soulever contre le blocus appliqué par la Grande-Bretagne et surtout endormir le peuple anglais.En 1870, les Teutons en annonçant qu’ils allaient dicter des termes de paix modérés ont fai! plusieurs dupes parmi les Français, et la vi-f.gueur de la résistance de la France en a souffert.TRAITE BULGARO- TURCO-ALLEMAND Londres, 9—Une dépêche d’Amsterdam à l’Echange télégraphique annonce que des négociations viennent d'être conclues à l’effet d’introduire la Bulgarie dans le nouveau traité turco-allemand.Le traité couvre une période de cinq ans.On est surpris de constater le fait que l’Autriche-Hongrie n’en fait point partie.LEWIS HARCOURT NE VEUT ETRESECRETAIRE Londres, 9.— Lewis Harcourt a refusé, pour cause de santé, le poste de secrétaire pour l’Irlande, à la place de Augustin Birrell.Le choix du successeur de Birrell repose maintenant entre les personnages suivants: Harold J.Tennant, sous-ministre de la guerre; le colonel sir Mark Sykes, député de Hull; et le Brigadier général John Edward Bernard Seely, ancien ministre de la guerre.LE “CYMRIC” A SOMBRE CE MATIN Londres, 9.— 11.26 a.m.— Le transatlantique “Cymric’’ a sombré à trois heures ce matin, dit une dépêche des Lloyds.Tous féquipage s’est sauvé.New-York, 9.— Un message, reçu aujourd’hui aux bureaux de la ligne White Star, du bureau-chef de Londres, dit que le Cymric a sombré à 3 heures ce matin.Le message conclut: “Nous croyons l’équipage sauvé.” Dans un autre câblogramme reçu plus à bonne heure ce malin, les officiers de la compagnie disaient hier soir éi Londres: “Nous avons le regret de vous informer que le Cymric a été torpillé cet après-midi.Nous croyons que le navire va sombrer.” DETAILS DU CONSUL AMERICAIN, A QUEENSTOWN Washington, 9.— En faisant son rapport au département d'Etat au sujet du torpillage du paquebot “Cymric", de la ligne White Star, M.Frost, te consul américain à Queenstown, a déclaré que le vaisseau a coulé à trois heures ce matin.Sur un équipage de 107 hommes, cinq ont été tués par l’explosion.L?“Cymric” a été torpillé à 4 heures, dans l’après-midi de lundi, a .,.mi"es à l’ouest de Fastnet.Il semble que le navire ait été torpille sans avertissemenl.Les survivants arriveront vers midi, aujourd’hui a Bantry.LA NOTE DE WASHINGTON AU DIRE DES JOURNAUX TEUTONS DES ETATS-UNIS, LA RE-PONSE DE M.WILSON CONSTITUERAIT UNE DEMANDE FINALE AU SUJET DE LA GUERRE SOUS-MARINE.M.BEAUDRY A TORONTO SI L’ENROLEMENT NE VA PAS DANS LA PROVINCE DE QUE BEC, DIT LE SECRETAIRE DE LA RECRUITING LEAGUE, C’EST QUE NOUS MANQUONS D’EDUCATION.RAIDS DE L’ENNEMI SUR PORT-SAÏD Londres, 9.— Une dépêche de ragence Beut r, du Caire, annonce que deux aéroplanes ennemis ont lancé huit bombes sur Port-Saïd, lundi matin.Trois civils ont été blessés.Le feu des canons de la garnison a chassé rapidement les aéroplanes, sans qu’ils aient causé de dommages aux propriétés.ASSEMBLEE DE M.W.LEVESQUE LF: DEPUTE DE LAVAL TIENT UNE IMPORTANTE REUNION A BORDEAUX.M.Wenceslas J-évesque, candidat libéral dans le comté de Laval, a tenu, hier soir, en compagnie de M.Mitchell, trésorier provincial, une assemblée dans le quartier Bordeaux, au Parc Extension, salle Troltier.M.Lévesque exposa ce qu’il a fait depuis huit ans dans le comté de Laval : abolition des barrières de péage, construction de nouveaux chemins pour près de $900,-000, aide donnée à la commission scolaire protestante de Bordeaux pour s’annexer à la commission scolaire de Montréal, il y a deux ans.M.Lévesque déclara se présenter franchement libéral, tandis que M.Gravel se présente libéral indépendant, appuyé par son beau-père, M.Trefflé Bastien, qui ne peut pardonner au gouvernement de ne l’avoir pas nommé conseiller législatif.M.Mitchell, trésorier provincial, prenant ensuite la parole, fit un çxposé de la politique financière du gouvernement Gouin, démontrant que le parti libéral, depuis 1897, a accusé chaque année des surplus considérables, alors que les conservateurs n’avaient que des déficits.Il a déclaré que le député de Laval avait toujours travaillé consciencieusement pour le bénéfice et le plus grand avantage de son comté; il espère que les électeurs de Laval le rééliront le 22 mai.Le dernier orateur, M.Léon Carneau, C.R., a fait l’éloge de M.Lévesque, l’ayant connu alors qu’il était conducteur sur les tramwavs, à Montréal, suivant ses cours à l’Université Laval durant le jour, et travaillant la nuit.M.Lévesque, dü-il, s’esl élevé à la position qu’il occupe actuellement par son travail et non avec les millions de ses beaux-parents.M.Garneau est “convaincu que les électeurs de Laval donneront plutôt leur confiance au candidat Lévesque, qui est le fils de ses oeuvres, qu’au candidat Gravel, oui n’a d’autre mérite que d’etre le gendre de son beau-père.” AU SUJET D’UNE TERRE DE $133,000 UNE RECLAMATION BASEE SUR UN TESTAMENT QUI DATE DE 1807.3 CONSPIRATEURS BOCHES CONDAMNES New-York, 9.—Le tribunal fédéral a condamné aujourd’hui à 8 ans cie détention dans le pénitencier de l’Etat, à Atlanta, Robert Fay, ancien lieutenant de l’armée allemande, et Walter Scholz, son beau-frère, trouvés coupables d'avoir comploté pour détruire des navires chargés de munitions pour le compte des Alliés.Paul Deache a été condamné à 2 ans d’emprisonnement.Le juge Dunlop a commencé ce matin l’auditioin d’une cause très inr i portante au sujet de l’interprétation d un testament ou plutôt d’un contrat de mariage qui date de 1807.Le demandeur, Adolphe Lebeau dit Lalou-ette, en son nom et au nom des mis-en cause Jean-Baptiste Lebeau dit Lalouette et autres réclament de Henri Lebeau dit Lalouette, le défendeur, la possession d’une terre à Saint-Laurent, évaluée à $133,000.Le 22 octobre 1807, par devant no-; taire, Jean-Baptiste Lebeau dit La-! iouette et Sophie David passèrent un ’ contrat de mariage, établissant entre 1 eux le régime de la communauté de biens.En 1812 Jean-Baptiste Lebeau ; hérila d’une terre appartenant à son père.Jean-Baptiste Lebeau et sa fem-j me moururent en 1857, sans enfant, i laissant comme héritiers une nièce, Marie Louise, et deux neveux, Antoine et Jean-Baptiste Lebeau.Ce dernier mourut à son tour en 1865 intestat.Ses héritiers légaux étaient le demandeur et les mis-en-cause.Quelques années avant la mort du dernier, Jean-Baptiste Lebeau,il avait cédé à son frère, Antoine Lebeau, Pu.sufruit d’une terre qui porte maintenant les numéros 352 et 353 de la paroisse de Saint Laurent.Antoine Lebeau et sa femme jouirent de l’usufruit de celle terre jusqu’à leur mort et maintenant cette terre est en possession de leur héritier, le défendeur.Le demandeur allègue que Antoine Lebeau et sa femme n’avaient que l'u-sufruit de la terre en question et qu’a-près leur mort, elle devait retourner aux héritiers de Jean Baptiste Lebeau.Le tribunal aura à décider qui a droit à la possession.La partie de terre qui fait l’objet de ce procès est évaluée aujourd’hui à $133,000.-V- UNE POSITION JAJCRATIVE ?Wilfrid Picard, a comparu ce matin devant le juge Leet sous l’accusation d'avoir extorqué de l'argent sous de fausses représentations à MM.Wilfrid Thuot et Wilfrid Laporte.On se rappelle que Picard annonçait dans la “Presse” une position magnifique et garantissait un salaire de $20 par semaine durant des ans à ceux qui lui fournissaient le capital de $200, Deux des actionnaires de la compagnie “Equity Amusement” dont Picard est le gérant ont déposé chacun une plainte contre lui, sous prétexte qu’après le versement des $200 ils n’ont pas reçu de salaire et se sont aperçus que Picard faisait mauvais usage de l’argent à lui confié.Le juge l’a condamné à subir son examen volontaire le 16.PINCEE ^MONTREAL Les détectives Tierney et Forget ont arrêté, ce matin, vers deux heures, une dénommée Marie-Louise Morin, âgée d’environ 26 ans, recherchée par la police de Québec, sous l’accusation de vol pour une somme de $200 W).New-York, 9.— Les journaux allemands des Etats-Unis sont portés à voir dans la réponse de M.Wilson une demande ferme et finale au sujet de la question sous-marine.Le “Staats Zeitung” dit : ‘Ou pourrait interpréter celte note en disant que M.Wilson ne cherche qu'à forcer l’Allemagne à abandonner la guerre sous-marine pour sauver le commerce anglais, et qu’il ne se propose même pas de presser, l’Angleterre d’observer les principes de l’humanité et de la loi inter-' nationale.On pourrait également j l’interpréter en affirmant que le! président désire irriter Berlin.Nous ne l’interprétons pas de cette façon.Nous atlendon.s attentivement les mesures que les États-Unis vont prendre contre l’Angleterre.Le “Herald” de New-York : Si après un laps de temps raisonnable, le président ne remplit pas son devoir à l'égard de la Grande-Bretagne, il faudra l’accuser de prévention envers l’Allemagne.Cette dernière reprendrait probablement alors ses opérations sous-marines avec plus de rigueur.Le “Volksblatt” : On insinue à tori que l’Allemagne veut dicter aux Ftats-TTnis leur politique étrangère.Tout ce qu’elle veut, c’est que le gouvernement applique la loi internationale contre tous les belligérants ou ne l’applique à aucun d’eux.LES JOURNAUX NEW-YORKAIS APPROUVENT WILSON New-York, 9.— Le “Times” de cette ville dit au sujet de la note de M.Wilson: “Le peuple américain a entendu sa propre voix et lu sa propre pensée dans la note transmise hier à Berlin.” Le “Post” de Washington: “C’est d’un bon sens parfait et parfaitement dans l’esprit de la loi.” I.e “World” de New-York: “Le président fait dépendre la continuation des relations amicales entre les deux pays de la façon dont seront exécutées les nouvelles instructions données aux sous-marins.Voilà ce qui doit être.” Le “Herald”: “M.Wilson a parfaitement raison.” LES ELECTIONS LES PRISONNIERS A KUT-EL-AMARA Berlin, 9.—(Par Sayville.) — Le Commu niqué officier turc, du 8 mai, rapporte que trois généraux anglais, en outre du commandant le général Townshend, un colonel et un commandant d artillerie ont été faits prisonniers, à Kut-cl-Amara.Egalement les Turcs se sont emparés de 40 canons, 20 mitrailleuses, 5.000 fusils, 3 aéroplanes, de grandes quantités de munitions et de matériel.Le communiqué donne en retard la nouvelle d’une bataille qui s’est poursuivie, en mars, en Arabie du sud, près du port anglais d’Aden.Après une lutte de deux heures, les Anglais ont retraité, perdant plus de 300 hommes.Toronto.Ont., 8.— M.J.A.Beau-dry, de Montréal, secrétaire de la Quebec Recruiting League, à une réunion conjointe du Toronto Woman’s Emergency Corps et de l’Association des marchands-détailleurs, vendredi soir, a expliqué pourquoi le recrutement ne va pas dans le Québec.C’est parce que les habitants de cette province manquent d’éducation ! Voici ce que dit le “Toronto Evening Telegram” du 6 mai du discours de M.J.A.Beaudry: “Le plus intéressant peut-être des orateurs, hier soir, fut M.J.A.Beau-dry.de Montréal, secrétaire de la Quebec Recruiting League.Il déclara que depuis 1 organisation de cette ligue en décembre dernier, deux nouveaux bataillons ont été formés sous le commandement de deux hommes de Montréal qui étaient à la bataille d’Ypres.De plus M.Beau-dry déclara que chez les gens du Québec, ce n’est pas tant une question de nationalité que d’information.Cette province fait face à de grandes difficultés.Ce dont elle, a besoin c’est de Véducation.” That Province had been working under great difficulties.What it needed was education.(C’est en capitales dans le “Telegram”).Les gens agissent d’après leur conviction.La conviction provient de l’information obtenue.La plupart des Canadiens-français n’ont qu’une source d information.Us n’ont entendu qu'un côté.Les politiciens ont .mis leur nez dans la question du recrutement et comme de coutume, ont fait du gâchis.Us ont fait des appels, mais à l’égoïsme du peuple, ce qui a toujours été, la chose la plus facile au monde.“Après rassemblée, M.Beaudry a fortement réitéré ses déclarations au nouvelliste du “Telegram”.U a appuyé avec grande vigueur sur ce fait que si l’on éclairait les Canadiens-français sur la vraie portée de la question, ils s’enrôleraient aussi vite que n’importe qui.Mais les politiciens sans scrupules n’ont que jeté de la poudre aux yeux de kurs concitoyens en soulevant la question des écoles, qui avait causé tant de misères.“De plus, les Canadiens-français du Québec ont toujours reçu renseignement qu’ils n'avait pas à se défendre, que la marine britannique s’en occuperait.“Pour un peuple qui reçoit peu d’information, sauf par certains journaux de langue française el des politiciens arrivistes, il faudrait du temps pour les atteindre.On ne pourrait précipiter un changement du tout au tout.“M.Beaudry a aussi exprimé sou dégoût du fait que dans le passé, le Canada ait été content d’accepter la protection britannique en consentant que le fardeau en fut porté par le peuple des Iles Britanniques.” LE Dr PAGER EST CANDIDAT LA CONVENTION LIBERALE DES DEUX-MONTAGNES LE CHOISIT.— SIR LOMER TIENDRA UNE SE RIE D ASSEMBLEES DANS LES CANTONS DE L’EST.— LA DISCORDE S’EN MELE.3.0M pertonnr* ont tntnuin la fanfare hier aoir A DIT WA CE soi» A 8.3« /AIvILIN r\.Soirée irlandaite CREATORE ET SA MERVEILLEUSE FANFARE Nouveau programme.Mlle Béatrice Fraaer, soliste.Durant le concert, le Dr Michael Clark, député de Red Deer, portera la parole.25c, 50c, 75c.Quelques sièges à $1.00.Sieges chez Willis et Cie, Limitée.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1916.MILITAIRE A L*AMENDE Pour s’être porté à des voies de fait sur un policier pendant que celui-ci opérait une arrestation, un soldat, à peine revenu du front, Clifford Johnson, 46 parc Belmont, a été condamné à $3 ou un mois de prison par le recorder.PLUS DE LISTE DES PERTES ANGLAISES S - - New-York, 9.— Une dépêche de Londres au “Sun” dit: “Le premier ministre As juith a annoncé aux Communes anglaises, hier, que, pour des raisons militaires, le gouvernement anglais abandonnait la coutume de publier le nombre des hors de combat des troupes anglaises." UN NAUFRAGE SUR LE LAC SUPERIEUR Sault Sainte-Marie, 9.—Le navire S.R.Kirby, propriété de la Compagnie Northwestern Transportation, de Détroit, a fait naufrage sur la côte d’Eagle Harbor, Lac Supérieur, hier, au cours d’une effroyable tempête.Le navire portait un équipage «le 20 hommes que l’on croit tous noyés.L'ECONOMIE CHEZ LEURS MAJESTES PAS D’ALCOOL A BUCKINGHAM NI A WINDSOR New-York, 9.— D’un câblogramme de Londres à la “Tribune” : “L’économie, causée par la guerre, est pratiquée sur une grande échelle, dans la famille royale.Aucun alcool n’est admis au palais de Buckingham ou de Windsor.Le cidre est la liqueur la plus forte qui soit bue, et la limonade, l’orangeade et autres liqueurs douces sont en honneur.La famille royale mange plutôt des oeufs de faisans que ceux de pluviers.GENERAUX AUTRICHIENS HONORES Berlin, 9.(Par Sayville).— L’empereur François-Joseph a promu les généraux Robe, Roehm-Ermolli, Pflanger, Beikin, Dankl, Berovicb, Tei szayansky et Puhallo Von Being, qui ont servi dans les armées et le général Friedrich von Georgi, ministre de la Défense nationale, au rang de colonel-général.L’amiral Von Haus a été nommé grand amiral.La situation reste la même sur tcus les fronts électoraux, sauf dans ks Deux-Montagnes où les libéraux viennent de se choisir un nouveau candidat en remplacement de M.Adélard Fortier, qui a décliné Phon-neur de briguer les suffrages.Le Dr Pager a été choisi à l’unanimitéj à Sainte-Scholastique, hier, pour faire la lutte au député sortant, M.Arthur Sauvé.Ce nouveau choix de la convention libérale n’a surpris personne, car depuis le refus de M.Fortier, il était fortement question de cette candidature.L’assemblée était (présidée par M.Henri Groulx, dent le nom avait déjà été proposé à la première convention.Sitôt choisi, il a exposé au long le programme qu’il entend suivre après son élection.M.Oscar Gladu, «lui est devenu l’un des orateurs libéraux les plus connus, a défendu le gouvernement Gouin contre les attaques qui lui sont faites par les conservateurs et par la presse bleue.M.Donat Leblanc, avocat, de Sainte-Scholastique, a parlé d’une coalition libérale pour assurer au parti une victoire définitive.M.Ethier, député des Deux-Montagnes à Ottawa, a prononcé un “ beau discours ”.Le dernier orateur a été M.L.J.Labrosse ; il a dénoncé les iniquités qui se commettent dans r0.ntario contre nos compatriotes canadiens-français à qui on veut enlever le droit de parler leur langue.Il a déclaré que les nôtres sont tyrannisés là-bas par le “ torysme ” et qu’il ne faut pas permettre à cette doctrine, dont le grand-prêtre dans cette province est M.Cousineau, Philemon, de s’implanter chez nous ; il a démontré aux électeurs la différence d’attitude entre M.Philemon Cousineau, le chef de l’opposition, qui laisse sacrifier nos frères d’Ontario, et M.Lomrr Gouin, qui fait voter une loi permettant aux municipalités de la province de Québec de verser 5 p.c.de leur revenu total pour aider la cause des écoles d’Ontario.M.Labrosse fut député de Prescott à la législature ontarienne.Le Dr Pager a fait connaître ensuite aux électeurs la liste des assemblées qu’il tiendra dans le comté au cours de sa campagne.M.Pager tiendra une assemblée dans chacune des paroisses du comté.Le candidat conservateur et ses amis sont invités à toutes ces assemblées.DANS LES CANTONS DE L’EST Dans les Cantons de l’Est la lutte devient plus vive de jour en jour.Les deux partis semblent concentrer toutes leurs forces sur ce point.C’est à Sherbrooke «pie M.Cousineau, Philémon, a pratiquément ouvert sa campagne.C’est là qu’il a dénoncé le plus violemment que le “gomvernement est pourri” et qu’il a expliqué clairement son programme : “Mettre Gouin dehors”.M.Cousineau a parlé à plusieurs autres endroits des Cantons de l’Est el partout il a supplié les électeurs de changer le gouvernement.M.Cou-isineau a crié partout qu’il s’agissait j de l’avenir et de l’honneur de la province.I Cette première offensive des bleus J est maintenant terminée, et voici ! «pie les rouges von t se mettre à l’oeuvre sur le même point.Aujourd’hui même, sir Lomer Gouin ouvre l’offensive.A une heure, cet après-midi, il parlera à Farnham.Ce soir il parlera à Granby.Demain il sera à Magog puis à Sherbrooke ; après-demain à East Angus puds à Weedon.Dans la soirée du même jour il tienidira des assemblées à Disraeli puis à Thetford Mines.Sir Lomer sera accompagné partout par M.W.J.Mitchell, l'organisateur libéral dans les Cantons «le l’Est et candidat lui-même dans Richmond.DANS LE DISTRICT DE MONTREAL On répète un peu partout que M.Gouin, «lès que sa tournée dans les I Cantons de l’Est sera terminée, passera quelque temps à Montréal, où : il veillera lud-mème à l’organisation.; La discorde entre ses fidèles parti-| sans, dans la plupart des comtés du district, inquiète sir Lomer.Le premier ministre n’en (dormirait plus, i La faille ne dit-elle pas en effet : j Bien n'est si dangereux qu’un ignorant ami.i Mieux voudrait un sage ennemi.LACHINE.— Du bureau de Poste.Service de :— 10 min.de 5.-10 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.& 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de:— 20 min.de 5.30 a.m.à .5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 0.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m.à 12.10 a.m.Dernier extra à 12.50 a.m, SAULT - AU - KECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis à Saint-Y incent.—Service de ;— 15 min.de 5.15 a.m.k 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.k 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.à 12.00 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.00 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAIN T-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.k 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m.30 rain, de 8.30 p.m.à 11.30 p.m.Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.2A a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis, 1.10 a.m.CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet.—Ser-vice de :— 20 min.de 5.20 a.m.à 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.DE CARTIERVILLE.— Service de 20 min.de 5.40 a.m.& 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.à 12.20 a.m.MONTAGNE — De l’Ave du Parc et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.k 12.20 a.m.DE L’AVE.VICTORIA—Service de 20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De PAve.Victoria k Snowdon, 10 min.5.50 a.m., k 8.30 p.m.BOUT DE L’ILE.-De Lasalle et Notre-Dame.service de : — 00 min.de 5.00 a.m.k 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.—De Lasalle et Notre-Dame, service de : — 15 min.de 5.00 am.ft 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.k 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.k 12.00 minuit.POINTEAUX-TREMBLES, via Notre-Da.me.—De Notre-Dame et 1ère avenue, Maisonneuve, service de : — 15 min.de 5.15 a.m.k 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.k 12.30 a.m.Il est en effet évident que tous ef un chacun des multiples candidats libéraux, dans Laval, Beauharnois, Dorion, Saint-Louis et ailleurs veulent le succès des armes libérales.Le malheur c’est que chacun d’eux se croit indispensable à ce succès et l’on a beau dire que l’union fait la force, il est certain que cette belle réunion de tant de libéraux peut fort bien leur assurer une défaite coll'ective.Certains qui ne doutent jamais de rien s’en vont répétant que Sir Lomer Gouin se présentera lui-Tnême dans tous les comtés ou l’on se chamaille.Sir Lomer pourrait-il ne pas être élu partout ?¦ Pour les élections partielles il serait ensuite plus facile rie rétablir l’ordre.D’autre part on dit que jamais M.Gouin ne pourra entreprendre une telle chose et le pourrait-il «pie ça lui serait parfaitement inutile.La candidature de sir Lomer ne serait qu’une de plus au milieu de toutes Iles autres: pas un seul des eandi-j «lats déjà en campagne n’aurait la j moindre velléité de s’effacer même (“devant un chef qui commande le i respect”.Ce qu’il y a de plus certain de tout ce qu’on dit, c’est que ! sir Lomer est fort embête de tout ce I désordre.Comme fiche de consola-Ition nous pourrions rappeler à sir Lomer qu’un beau désordre est un effet de l’Art.LA CAMPAGNE VA SON TRAIN En attendant la campagne va son train.On tient un peu partout des assemblées.M.Mayrand en tient, M.Turcot en tient, le Dr Poulin en | tient, M.David Giroux, candidat li-i héral contre M.Mayrand, en tient 'aussi, M.Marsil, un autre candidat I dans ce même comté, en tiendra sous peu.Dans Beauharnois, MM.Bergevin et Robert continuent leur lutte de frères ennemis, tandis que M.Tnn-crède Fortin les laisse faire en se jfélécitant de sa bonne fortune.Dans Laprairie, (M.Wilfrid Cedillot, fort I de l’appui de la convention, répète partout et' à qui veut l'entendre qu’il ne craint pas l’indépendant, le Dr Lefebvre.M.Cedillot semble ignorer que le candidat conserva-jteur, M, Matte, mène toujours sa i campagne, en faisant le moins de 'bruit possible.La guerre moderne est une guerre «le tranchée.Enfin pour terminer disons que dans Laval; M.Lévesque et M.J.-E.-.A.Gravel continuent de s’invectiver de leur mieux afin de gagner chacun pour soi la confiance populaire.FEUILLETON DU DEVOIR , ^our
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