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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 2 février 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-02-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 2 février 1935 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241-SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Rédacteur en chef: OMER HEROUX r Vol.XXVI — No 27 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlleuel E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le Congrès juridique international de Rome .Les centenaires du Code Justinien et des Décrétales de Grégoire IX Nous annoncions ici, l’automne passe, un Congres juridique International, qui devait se tenir à Rome, à l’occasion du XlVe centenaire du Code Justinien et du Vile centenaire des Décrétales de Grégoire IX.Par la quantité des congressistes réunis, par le nombre des Universités représentées, par les travaux qui y furent lus, par le prestige des hautes personnalités qui ont daigné y prendre pari, ce congrès a dépassé les plus légitimes espérances.Que le lecteur ne cherche pas ici les impressions d’un témoin oculaire.N’ayant pas eu la bonne fortune d’y assister personnellement, nous ne pouvons que redire ce que journaux, tels YOsseruatore Romano, et revues, comme la Cimltà Catto-hea, en ont raconté.Ce n’était pas simple coïncidence de date, qui unissait dans une même célébration Justinien et Grégoire IX, la Rome impériale et la Rome chrétienne.Plusieurs des rapporteurs devaient tirer profit de cette alliance et signaler les relations mutuelles des droits ecclésiastique et civil.Dès l’ouverture du congrès par la magistrale adresse du Secrétaire d’Etat, le cardinal Pacelli.celui-ci.avec une élévation de pensée peu commune, marquait les rapports intimes de l un et l’autre droit, utrumque ius, comme on disait au moyen âge.En particulier, il vengeait le droit canonique de l’accusation d’avoir déformé le droit romain.Que la loi de l’Eglise ait agi sur le vieux droit romain, trop souvent cruel, barbare, ami des jeux de gladiateurs et partisan du Vae viclis, personne ne le conteste.La transformation se révèle surtout dans les rapports du maître et d% ses esclaves, du père et de ses enfants, de l’époux et de sa femme.Certaines féministes exagérées, qui trouvent parfois l’Eglise retardataire, étudieraient avec profit comment celle-ci a jadis émancipé la femme et l’a défendue contre un mari souvent tyrannique et brutal.De cette pénétration chrétienne, de ce bain spirituel, si j'ose dire, le droit romain est sorti adouci, humanisé, moralisé.Faut-il s’en plaindre, quand on songe que ce même droit est la base de presque tous les codes civils modernes?Il serait plus que fastidieux, il serait impossible, dans un article de journal, de résumer, de commenter les travaux pré-sentés, ou d’en établir seulement la nomenclature.Qu’on songe que plus de cent quarante rapports furent lus.Bornons-nous à signaler quelques aspects généraux de ce conigrès.Et d'abord, s’affirmait une fois de plus la catholicité de rEglise, son universalité.Le rouge cardinalice tranchait sur 19 bure des religieux.La soutane du’prêtre voisinait avec l’habit du laïque.Anglais et Indien, Américain et Chinois se coudoyaient fraternellement.Tous les pays, toutes les.langues, toutes les couleurs, toutes les Universités: Rome pontificale et Rome italienne, Paris (Institut catholique et Sorbonne), Oxford, Berlin, Washington, Ottawa, etc.On touchait du doigt l'autorité toujours vivante de l’Eglise, son emprise sur les âmes, le prestige, la fascination qu’elle exerce même au dehors.Car plusieurs congressistes n’étaient pas catholiques.Et ceci fait concevoir les plus belles espérances.On remarque, par exemple, dans notre pauvre univers moderne disloqué, inquiet, tourmenté, comme une recherche, une nostalgie d’unité.Et ce besoin s’affirme aujourd’hui nettement dans le.domaine juridique.Un peu partout, on constate une tendance à uniformiser sagement la législation, tout en tenant compte des réalités concrètes et des contingences locales.Puisse la loi devenir une source d’unité, elle qui trop souvent est occasion de division.Mais qui mieux que la loi de l’Eglise peut contribuer à ce but, puisque partout elle est sensiblement la même ?Et cette loi canonique influe à son tour sur la loi civile.Ainsi, la récente conclusion de nombreux concordats, où se répètent souvent lc.s mêmes clauses, tend à constituer un droit concordataire uniforme, source à son tour d’unité.On pourrait partager les rapports présentés en deux categories distinctes.Les uns, des monographies, s attachaient a un point spécial de droit, et le mettaient en relief, s appliquant à faire .progresser la science juridique dans un domaine précis et sur un terrain déterminé.Les autres traitaient de questions générales, touchant le droit romain ou canonique.Plusieurs de ces travaux, nous l'avons dit, étudiaient les relations réciproques des droits ecclésiastique et civil, montrant, par exemple, oucls apports avait fournis le Code Justinien au droit actuel de l’Eglise.Une des séances les plus reposantes, encore nue for! instructive, fut celle où le cardinal Gasparri raconta l’histoire de la codification du droit canonique, à laquelle il fut si intimement lié.Avec verve — le lecteur voudra croire que l'enthousiasme ne nous porte pas à exagérer et que l'on peut écrire de questions juridiques avec verve — avec bonhomie aussi, cl une façon tout à fait italienne, charmante à force de simplicité, de se faire valoir, l’auguste vieillard raconta, dans un style émaillé d'anecdotes, entrant dans les détails les plus précis, toutes les péripéties de cette longue codification, qui dura près de quinze ans.Quand il eut terminé, ce fut une.ovation bien méritée, diene couronnement d’une longue vie de labeurs.Gela se passait le mercredi: le dimanche suivant, il n’était plus.Dans l’article, où nous annoncions en octobre dernier la tenue prochaine de ce congrès, nous émettions le voeu que cette reunion fût le prélude d'un rapprochement des droits ecclésiastique et civil.II est intéressant de noter que telle fut la première résolution 'prise à l’issue de ce congrès: à savoir que.s'établisse de plus en plus une intime collaboration entre canonistes et légistes.S.S.l*ie XI on personne clôturait le congrès le 17 novembre.On savait que le Saint-Père avait été jadis un bibliothécaire émérite, ayant fait ses preuves à l’A mb rosi en ne et à la Vaticane.Beaucoup ignoraient qu’il avait été canoniste, et fait autrefois on cette matière des études spéciales à l’Université Grégorienne.Dans son allocution.Sa Sainteté rappelait tout d’abord que sa dissertation d’examen avait eu justement pour sujet Intima habitudo Digesti ad Derrefnlrx.Le* rapports intimes du Digeste et des Décrétales.Ainsi la Providence lui avait ménagé une préparation éloignée à la tâche de clore les ossises de ce brillant congrès.Pie XI réclama lui aussi la nécessité d’une union indissoluble et profonde des deux droits ecclésiastique et civil, rappelant à ce propos une parole caractéristique de Léon XIII: Le droit canon sans le droit civil, ce serait comme la théologie sans la philosophiç.Pour finir, tournant son regard vers la société en proie à tant d’angoisses et d’épreuves, il adjura tous les hommes de science et de bonne volonté de supprimer les lois contraires Aux cheminots La dynastie de Fullum 1er Alors que plusieurs vieilles dynasties royales s’éteignent obscurément dans l’exil, il est certaines autres dynasties., démocratiques celles-lù.mais non moins admirables, qui font sans éclat leur place au soleil.J'ai entendu, l’autre jour, l'histoire d'une de ces dynasties dont on ne parle jamais dans les journaux, histoire tellement savoureuse que j’ai voulu la raconter aux lecteurs du Devoir.Grâce à l'amabilité de M.J.-E.Labette, régisseur du Canadien National.et à l’intervention de M.Claude Melançon, chef des services français au réseau ferroviaire de l’Etat, j’ai le plaisir de rendre hommage, aujourd'hui, à l’une de.nos belles familles canadiennes-françaises qui, pour ne pas être “immortalisée” par les photographes de certains journaux à grands tirages, n’en mérite pas moins l’estime et le respect de nos gens.Cette famille est une famille de cheminots, plus que cela, une véritable dynastie de cheminots.(Ne pas confondre (!): cheminots avec chemineaux).En honorant cette dynastie, nous honorons toute celte foule de cheminots inconnus qui, de père en fils, se succèdent sur la scène mobile qu’est le réseau ferroviaire canadien.Les “quartiers de noblesse” de la famille Fullum remontent à 1870.Le premier du nom, Joseph Fullum, —- que nous appellerons Ful-lum 1er, entra au service des chemins de fer de TEtai.comme cantonnier, il y a 65 ans.Il demeura à son poste pendant 86 ans.Mats, avant de se retirer, il donna à son pays et aussi aux C.N.— c'est le cas de le dire — de nombreux fils et petils-fils qui continuèrent à servir loyalement et ponctuellement l’Etat.Fullum 1er et sa femme eurent six fils et deux filles.Tous les garçons travaillent encore dans et sur la même voie que leur père.E’atné, Arthur, agent de gare à Saint-Lazare.Manitoba, travaille au Canadien National depuis 44 ans; le deuxième, Thomas, agent de gare à Bombay.N.-Y., a 37 ans de service; le troisième, Joseph, est chef de train depuis 32 ans; Alphonse, chef de train, lui aussi, est employé au chef-min de fer depuis 31 ans; un autre des fils Fullum, Jean-Baptiste, agent de gare, fait le même travail que ses frères depuis 27 ans: enfin, le cadet.Adolphe, est chef de train depuis 27 ans.Les filles, pour rester dans la tradition de la famille, ont épousé des employés de chemin de fer.L’atnèe, Louise, s’est upie à Joseph Laporte, surintendant des Montreal and Southern Counties Railways, qui a à son acquis 29 ans de service.Le.beau-père de Louise Fullum, Antoine Laporte, fut chef de train pendant 34 ans.Le frère de celui-ci, Auguste, a 50 ans de service aux chemins de fer: il eut en plus un fils qui travailla deux ans sur le réseau et six filles qui.toutes.épousèrent des employés de chemin de fer.L'une de ces dernières (filles d’Auguste) se maria deux fois à des employés de chemin de fer et perdit ses deux maris dans des accidents de chemin de fer.La soeur de la veuve, Maria, épousa Narcisse Thibeault, employé de chemin de fer depuis 42 ans; une autre soeur des précédentes, Parmélia, épousa O.Té-frault, qui a fait 14 ans de service (toujours sur le “réseau”); la quatrième des filles d’Auguste Laporte épousa Léo (iareau (3 ans de service); la cinquième, Corinne, épousa Arthur Destauriers (29 ans de service); enfin, Blanche, cadette, est ta femme d’Eugène Fontaine, employé aux chemins de fer depuis 31 ans.Pour revenir aux descendants immédiats dn chef de ta dynastie, Fullum Ter, notons que la deuxième fille de relui-cl.Albina, sneur de Louise, épousa Eugène Potvin, fils de John Potvin.mécanicien du Central Vermont (20 ans de service), el neveu de Joseph Potvin.employé des chemins de fer de l’Etal depuis 40 ans (el frère d’Ac-têon Potvin, pendant 18 ans employé aux chemins de fer de l’Etat).Respirons un peu et continuons.Joseph Fullum cadet eut un fils, Georges, qui sert fidèlement le Canadien National depuis 6 ans.Le béau-frèrr de celui-ci Joseph Laporlc (mari de Louise Fullum) eut un fils, J.èo, qui a 2 ans de service: Lun des oncles de sa femme, Désiré T.aliberté, fut instructeur des mécaniciens an Grand-Tronc pendant plusieurs années.Enfin.I,nuise Laporte, deux (ois veuve, “alliée aux Futlum, eut.de son premier mari une fille nommée Eugéria Brazeau, mariée avec Hector Lemieux, employé du Canadien National à la gare de Turcot, depuis 5 ans.Il parait que nous pourrions continuer longtemps ainsi.Sous préférons ne pas parler, pour au-lourd'huf, de ta troisième génération, qui vient d'entrer en scène et se fera, sans doute, un point d’honneur de continuer la belle lignée du '‘père Fullum”.Celle histoire, aussi merveilleuse qu’un conte de fée n’est-elle pas, au vrai, émouvait- Lucien DESBIENS Bloc 'notes "L'Europe tragique" C’est le titre d’un des livres tes plus remarquables parus en ces derniers mois sur l’Europe présente.Un critique français en a dit tout récemment que "c’est l’ouvrage du plus grand philosophe politique des temps actuels”.I.’auteur du livre, ie comte Gonzague de Reynold, professeur à l’Université de Fribourg, en Suisse, a dressé une synthèse étendue et complète de nos temps agités.Economique, politique, morale, vie de la Russie, de l’Allemagne et de l’Italie, psychologie des tentatives de restauration faites sous Lénine et Staline, sous Mussolini, sous Hitler, sous Roosevelt, il y a là ce que l’auteur lui-même appelle ‘ le drame de l’homme contemporain”.Ce n’esl pas un volume de lecture aussi facile que celle d’une oeuvre d’imagination; mais quelle plénitude d'analyse, quelle densité de documentation, quel don d'analyse! Amené par mes éludes sur l’organisation des rapports internationaux, à lire depuis des années d’innombrables articles et livres, je n’en ai jamais trouvé d’aussi complet, d’aussi vigoureusement pensé, d’aussi riche de me spirituelle que l’Europe tragique”, écrit dans l’hebdomadaire catholique Sept (28 décembre 1934) André D.Toledano.M.de Reynold établit que nous sommes en pleine révolution; il voit la réaction violente du présent contre l’individualisme et le libéralisme, contre l’anarchie intellectuelle découlant des théories de 1789; il y a maintenant l’humanité-dieu, la nation-dieu.Cette réaction est en elle-même une foi dangereuse pour l’humanité; celle-ci n’y saurait trouver l’assurance d’un avenir calme ni d’une paix durable.Il n’y a.pour rétablir l’ordre, ramener le monde à un équilibre certain, que le retour à la foi chrétienne, la renaissance d’une vaste cité de Dieu où l’Etat tiendra sa place, Ihomme sa place et la foi, ta sienne.Telle est en abrégé la thèse de M.de Reynolds, dans l’Europe Tragique.11 t’établit avec une richesse de réflexion, une sûreté de doctrine, une vigueur de pensée telles qu’il n’y en a pas de supérieures dans la philosophie présente de l’histoire contemporaine.De ce maître-livre, la critique catholique a déjà fait les plus grands éloges en maints pays d’Europe; or il est à peu près inconnu chez nous (notre service de librairie est même seul, croyons-nous, à l'avoir importé au Canada).Signalons-le à ceux de nos lecteurs que le vaste proiblème européen préoccupe, à cause de lui-même et aussi à cause des répercussions d’ordre général qu’il peut avoir dans notre propre pays.‘Torontoniens" M.Regagné, de Chicoutimi, s'insurge contre ce vocable dans ses Questions de français, au Progrès du Sagnenay.Ce n’est pas du français, affirme-t-il.“J’ignore les règles de dérivation anglaise; mais je sais qu’en français le suffixe d’un adjectrf ne commence jamais par une consonne et que ce n’est pas iii'e/i qui est suffixe, mais len.S’il était question de kingstonien ou de hamiltonien, ce serait parfait.Mais iorontonien est absurde et ridicule.Si l’on tient à former un adjectif du nom de Toronto, il n’y a qu'à changer la voyelle finale en i et à dire iorontien comme on a fait canadien de Canada’’.On avait déjà proposé torontois: mais cela sans doute ne rencontrera pas l'assentiment de M.Degagné, qui paraît bien avoir raison.G.P.L'administration du prêt agricole canadien passera sous le contrôle d'Ottawa ( Voir page 3) Les livres Lettre d'Europe En marge de la politique”'11 (Par Athanase DAVID) Carnet d'un grincheux L'éloquence des chiffres : ter février, Prisse 28 pages; Star, 36; 31 janvier, Presse.32 pages.Stir.48.C’est comme ça tous les jours.Nous ne savons pas c* que sera le logement de M.le juge Duclos; mais le jugement du public est clair.“Quant i lire un journal américain, se dit-il, lf-sons-le en bon mglais plutôt qu'en mauvais français.’’ * * # Nul organe n’a plus travaillé A notre déchéance économique que la Preste.Tricherie retourne à son maître, * * * \ “j'achète la Presse parce que ie peux envelopper plus de pains avec qu'avec n'importe quel autre journal", disait un brave épicier.« ¥ ¥ En distribuant la Presse, il distribuait les circulaires de ses pires concurrents.Il a failli.S'il existait encore, pour avoir plus de papier et envelopper plus de pains, il achèterait désormais le Star.* * # “C'est la jalousie qui vous fait parler contre la Pressa", dit ret émissaire de Pamphile.Il est difficile, nous l’avouons, d’imiter son succès i i ioms d'avoir le tempérament et l'entrainement d'Iscariote.* * # Pamphile prétend qu» son journal e augmenté de tant de copia* par jour.Simple aveu.Copies est le mot juste — copies da la presse de Hetrit, d* la presse jaune.Il y a en effet une chose qu'on n'a jamais pu trouver dans cette feuille extraordinaire Ç'i'tst la Pressa; l’originalité.La Grincheux Les Editions Albert Lévesque viennent de publier ce qu’un journal ministériel appelle pompeusement la "trilogie oratoire” de M.David et que l’auteur présente sous le titre plus simple de: En marge de la politique.Le secrétaire provincial semble s’être fait tirer un peu l’oreille avant de permettre à l’éditeur Al bert Lévesque de recueillir et de publier les principaux discours et conférences qu’il a prononcés depuis une quinzaine d’années.Et, après avoir parcouru le livre de M.Athanase David, nous estimons sincèrement qu’il eût été dommage que ce dernier refusât de faire profiter ses compatriotes des réflexions qu’il a été à même de faire sur notre vie sociale.Après bien d’autres, nous avions cru que le gouvernement de Québec avait tort de ne pas enlever à M.David son étiquette banale et ridicule de secrétaire provincial pour la remplacer par le titre plus approprié de ministre de l’éducation et des arts ou de chancelier de la province.Mais, la lecture des discours du mal nommé nous persuade que le titre de ministre de la santé conviendrait plutôt au secrétaire actuel.C’est bien, en effet, un véritable cours de santé que nous donne M.David, de santé physique et morale, de santé intellectuelle, et même de santé économique.Le% problèmes qu’étudie M.David sont d’une telle acuité, d’une telle vitalité, qu’on oublie presque le style nerveux et coloré, la langue pure dans lesquels ces problèmes sont présentés.Aussi, ne tenterons-nous pas de faire de l’ouvrage une critique littéraire, bien secondaire ici, lorsqu’il s'agit de la santé des mères, de la santé de l’enfant, de YiducaUon du peuple et de l’élite.Les» réflexions judicieuses de l'auteur nous portent plutôt à réfléchir nous-même.Le verdict de la Sarre justice pour la France - Le vrai caractère de la Sarre - Erreur et excuse des négociateurs de 1919 — Voter pour la France égalait voter pour l'Allemagne - Les Sarrois Allemands avant tout — Les conséquences du plébiscite (1) En vente à la librairie du Devoir au prix d’un dollar, franco.(Suite à la page 2) - — i Bribes de grammaire “Amicus Plato.:> aux droits de Dieu, de dissiper les défiances et les hainec et d'implorer du Ciel, pour touL le monde, le pain et Ir travail quotidien.* Louig-C.de LERV, $.].Le métier d’écrivain est bien ingrat, car la charité intellectuelle n’a guère de vogue.Malgré la dureté des temps, il se trouve plus de mécènes pour accorder aux lettres et aux arts un appui financier que de lecteurs capables de souffler un mot d'encouragement à ceux qui écrivent.Cette réflexion, que me faisait naguère un ami, d’après le délicat Ernest Hello, j’en éprouve aujourd'hui l’implacable justesse.Rédigez une chronique sur les questions de langue ou sur la musique et vous verrez.De tous vos lecteurs, vous ne connaîtrez que ceux qui auront des colles à vous pousser ou des reproches à vous faire.Ainsi, M.Frédéric Pelletier ne se doutait pas, avant mon dernier article, que je le lisais fidèlement, et j’apprends à mon tour par sa plus récente chronique qu'il me lit aussi.Je regrette qu’un malentendu vienne jeter dans cet admirable unisson une note discordante, et ma réponse n’a d’autre objet que de rétablir l’harmonie.M.Pelletier se trompe s’il pense que je l’ai attaqué au sujet de soprano et contralto.J’ai distingué, voilà tout.Car si j’admire l’éminent critique musical, si je l’aime (au sens le plus pur du mot, s’entend), j'aime encore mieux la vérité: Amicus Pelletier, sed maglt arnica veritas, dirait l’autre.Et je prie mon soi-disant contradicteur.qui déteste tant franciser, de bien vouloir prendre note que je ne latinise pas son nom.N’y eût-il en question que soprano et contralto, je laisserai» tomber le débat.Ce qui m’importe, c’est de rétablir le sens de mon dernier article.qui ne porlait pas sur les deux mots fatidiques, comme l’entend M.Pelletier, mais sur la loi générale de la francisation.Soprano el contralto m'ont simplement servi d’exemples.Répétons pour la centième fois que les Bribes ont pour objet la recherche des lois et des tendances de notre idiome.Les cas particuliers, que les esprits inattentifs prennent pour oes vétilles, nous fournissent les moyens de dégager les grands principes avec lesquels il convient de se familiariser pour acquérir le sens du français.Parmi ces principes, l’un des mieux établis et des plus élémentaires est celui de la francisation.Nous avons tous appris, dans notre grammaire enfantine, que les mots étrangers se sont solidement implanté» dans notre langue par l’usage ou le besoin suivent les règles de la morphologie française.Or, soprano et contralto sont de ce (Suite à la page 2) Le 22 janvier 1935 "Nous revendiquons la population sarroise, d’origine et d’aspiration françaises”, — c’est en ces termes que M.André Tardieu, dans son livre intitulé La Paix, publié en 1921, a expliqué pourquoi, à la conférence de la paix, la délégation française, dont il faisait partie, avait revendiqué l'annexion pure et simple de la Sarre à la France, sans plébiscite.Or, le 13 janvier, sur 528,701 Sarrois qui ont pris part au plébiscite prévu par le traité de Versailles, 2,083 seulement se sont prononcés pour le rattachement à la France.Si beaucoup de gens, en France ou hors de France, avaient pris au sérieux l’affirmation d'après laquelle la population sarroise était "d’origine et d’aspiration française”, le résultat du plébiscite aurait produit une grande surprise, et un grand désappointement, chez les Français et cnez ceux qui tiennent pour la France.De toute manière, il a produit de la satisfaction chez les Allemands, ce qui est très naturel, et aussi chez ceux qui veulent peu de bien à la France, Ces derniers se sont encore moins réjouis de l’énorme majorité obtenue par l'Allemagne, que de la minorité ridicule qui s’est prononcée pour la France.Car.de cette minorité ridicule, ils tirent argument contre la France.Ce faisant, ils commettent une injustice à son égard.En effet, la population sarroise est essentiellement allemande par la race, par la langue et par la culture.On pourrait même ajouter: et par la religion; car elle est catholique comme la population de la Prusse rhénane, et, l’étant sincèrement, elle ne pouvait pas.comme telle, se sentir attirée par la Fran* ce, où fanticléricalisme règne encore, Il n’y avait donc aucune raison pour que cette population voulût être rattachée à la France, et seule une malveillance systématique peut tirer argument contre la France du résultat du plébiscite, si peu favorable pour elle.C’est uniquement contre les plénipotentiaires français à la conférence de la paix que ce résultat peut être exploité.Car il montre l’erreur qu’ils ont commise en acceptant que les Sarrois fussent consultés, au bout de quinze ans, sur leur désir de devenir Français.C’est comme si l’Allemagne, en 1871, avait accepté que, au bout de quinze ans, les Alsaciens-Lorrains, fussent consultés, par voie de plébiscite.sur leur désir d'être Allemands ou Français.Elle se serait exposée, par là, à la même déconvenue à laquelle les négociateurs français de 1919 ont exposé la France.* # * Il est vrai que ces négociateurs se trouvaient dans une situation difficile.Wilson leur refusait l’annexion pure et simple, parce que son programme des quatorze points ne comportait que le retour à la France de l'Alsace-Lorraine telle qu'elle lui avait été enlevée en 1871.et aussi parce qu’il craignait que l’annexion de la Sarre à la France ne créât en Europe une nouvelle Alsace-Lorraine, donc une nouvelle cause de complications.C'est alors que M.Lloyd George avait proposé et fait adopter le compromis enregistré par le traité de Versailles: pendant quinze ans.la Sarre serait administrée par la Société des Nations; au bout de quinze ans.elle aurait à choisir entre son annexion à la France ou à l’Allemagne, et le maintien du statu quo, c'est-à-dire «lu régime établi pour quinze ans.Les négociateurs français avalent donc à choisir entre le refus pur et simple de Wilson et le compromis de M.Lloyd George.Le résultat du plébiscite a prouvé qu'il eût mieux valu que le point de vue de Wilson l’emportât.Mais les négociateurs français pouvaient difficilement refuser le compromis de M.Lloyd George.Car, en le refusant, Ils auraient avoué qu'ils doutaient que les Sarrois voulussent se rattacher à la France, ou même qu’ils voulussent simplement se séparer de l’Allemagne en maintenant le régime établi par le traité.Autrement dit, ils auraient avoué qu’ils voulaient annexer à la France un territoire par le droit de la victoire et de la force, donc contrairement au principe nouveau du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.C’est pourquoi ces négociateurs français ont peut-être trouvé que M.Lloyd George, par son compromis, leu»' rendait un mauvais service, leur tendait presque un piège.* * * H y avait si peu de raisons pour que la Sarre, paya allemand, vou- till » • I l'es A In C* M m at peu de vraisemblance qu’elle votàl dans ce sens, que la propagande française en Sarre ne faisait rien pour que cette solution prévalût.La presse française l’imitait.Autrement dit, du côté français, on ne voulait pas conseiller aux Sarrois de voter pour la France.Cela s’expliquait très bien: car on se trouvait en présence de cette situation qui n’était qu’en apparence paradoxale: voter pour la France, c’eût été voter pour l’Allemagne.En effet, c’eût été enlever des voix à la solution statu quo, la seule dont on espérait quelque chose, c’est-à-dire donner autant de voix à la solution Allemagne.C’est pourquoi la propagande française faisait porter tout son effort en faveur du maintien du statu quo.Comme je l’ai expliqué aux lecteurs du Devoir, le maintien du statu quo était une solution qui ne pouvait pas dire grand chose aux Sarrois.Car le régime établi par le traité de Versailles n’était pas digne d’un peuple européen civilisé, et vivant en période démocratique.La "commission de gouvernement", nommée par le Conseil de la Société des Nations, ne comprenait qu’un seul membre sarrois.D’autre part, il n’y avait en Sarre qu’un semblant de parlement local, qui n’avait que voix consultative, c’est-à-dire dont Ite gouvernement, la “commission’’, pouvait ne pas respecter les avis.En d’autres termes, la Sarre ne s’appartenait pas à elle-même, mais au conglomérat de peuples, européens ou extra-européens, que représente la Société des Nations.On avait si bien compris que ce régime était inacceptable à ta longue, que le Conseil de la Société avait fait entravoir qu’il pourrait être modifié dans un sens plus dé inocratique.Mais il n’avait pas pu être très explicite sur ce point, car, en somme, modifier le statu quo, c’était ne nas respecter strictement ie traité.D’autre part, le Conseil avait aussi laissé entrevoir la possibilité d’un second plébiscite.C’é tait une manière de donner satisfaction à ceux des Sarrois qui étaient pour l’Allemagne mais contre Hitler, qui espéraient que le régime hitlérien ne durerait pas, et qu’alors ils pourraient se donner sans hésitation à l’Allemagne.Mais tout cela était très vague et très problématique, n’ayant pas le caractère de promesses fermes.Il paraît même que beaucoup de Sar-rois ont ignoré ces perspectives nouvelles, ou ne les ont pas comprises.Il est surprenant que.en 1919.on n’ait pas songé à une solution qui aurait eu beaucoup plus de succès auprès des Sarrois que le maintien du statu quo, à savoir l’indépendance complète.Tout près de la Sarre, il y a un Etal complètement indépendant, grand-duché de Luxembourg, qui.par son territoire et sa population, est moins important que la Sarre.Avant la guerre, le Luxembourg, trop petit pour vivre isolé au point de vue économique, vivait en union douanière avec l’Allemagne; depuis la guerre, il vit ainsi avec la Belgique.On aurait pu faire de la Sarre un nouveau Luxembourg, qui, à son gré, aurait pu vivre en union douanière soit avec la France, soit avec l’Allemagne.(Suite à la page deux) ‘Nos disciplines classiques1 LA CAUSERIE DI Mgr ROT Cric* à l’obligeant* d* Mgr R*y.I* "O#»oir" pourra tout pro-ithainamont publier, dan* ta collection du ”Docum«nt”, «oui cou-vortur* on MRl*t fort at dans un format très commod*, la tait* d* l’important* causerie prononcé* samedi, au “Cercle Universitaire", per le distingué rectsur ds l’Université Lavai.Grand nombre de gêna aana doute vaudront posséder et teat*.Nous les prions de faire la élus tôt possible leurs commandes: c*ll«s-ci seront exécutées dans l’erdr* d* leur réception.Cette brochure d* 16 A****-1?vendra 5 sous l'exemplair* et 50 tout la deuaale* franc*: au eent $3.50, plus 25 tou» pour les frais de port.Pais ment d'avance.Adresser lea commandes au Service d* Librairie du "Devoir”, 430, ru* Netre-Dans* est.Montréal.r> S 2 H DEVOIR, MONTREAL, SÀM1DI 2 FEVRIER 1935 VOLUME XXVI — No 27 Lettre d'Europe (Suite de la première page) Pour quiconque était renseigné, la question se posait donc uniquement entre le retour à l’Allemagne et le maintien du statu quo.Jusqu'à l’avènement de rhitlénsme, personne ne doutait d’un vote favorable à l’Allemagne.Depuis cet avènement, des doutes étaient nés.La politique religieuse du nouveau régime inijuiétait certains catholiques.D’autre part, pour de tout autres raisons, les éléments démocrates extrémistes et les juifs lui étalent hostiles.Malgré tout, les gens renseignés croyaient toujours au retour à l’Allemagne.Je connais un journaliste genevois qui, marié à une Sarrolse, connaît bien la Sarre, où il vu fréquemment.Comme les Suisses français en général, il n’a aucun parti pris en faveur de l’Allemagne.Or.il y a un an environ, il me disait que, avant Hitler, on aurait pu compter sur 90 pour cent des votes en faveur de l’Allemagne, mais que, depuis Hitler, on ne pouvait plus guère compter que sur 70 pour cent.Les lecteurs du Devoir ont appris par le télégraphe le résultat du plébiscite: 476,089 voix sur 528,704 votants se sont prononcées pour l’Allemagne, ce qui représente un peu plus de 90 pour cent.Pour le maintien du statu quo, du régime hybride stipulé par le traité, il n’y a eu que 46,613 voix, qui correspondent à peu près, laiton remarquer, aux effectifs du parti communiste.Il en résulte que même ceux des catholiques qui sont inquiétés par la politique religieuse du nouveau régime, et les socialistes, auraient voté pour 1 AUe- ro8#116- .• .Le journaliste genevois dont je viens de parler me disait que, meme si l’on prouvait aux Sarrois que leurs intérêts auraient à souffrir de leur rattachement à l’Allemagne, ils voteraient quand même pour ce rattachement.C’était chez eux, ajoutait-il, une “mystique”.La “mystique” patriotique, le sentiment national, tout simplement.Même dans la presse française la plus antiallemande on le reconnaît aujourd’hui: les Sarrois, en tant qu’AUemands, n’ont pas voulu tourner le dos à leur patrie, malgré les griefs que certains d’entre eux ont contre la politique qui prévaut actuellement dans cette patrie.Avant la guerre, on signalait que la politique anticléricale suivie en France lui aliénait des sympathies parmi les Alsaciens-Lorrains, bons catholiques.Mais on n’a jamais Avic de dêcèe VARCHEVEQUE.— A Montré*!, le 31 Janvier 1933, dér.édée à 91 *ns et 10 mole.Rose-Ann* Brouillette.épouee du Dr Adol-nhe L'Archevêque, ichevln Funérailles le lundi, 4 courant, le convoi funèbre partir» du no 4237 rue F*bre ASheum du matin, pour se rendre A 1 église de VImm*culée-Conceptton.où le service se-r* célébré A 8 heures 13, et de IA au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de aépul-kure.Parents et ami* sont priés d y as-ilster sans autre Invitation.NECROLOCII ABRAN — A Montréal, le 31.A 91 ans.Cliarles-Ephrem Abran.ARCHAMBAULT - A Montréal le 31 A 91 ans, Joseph Archambault, épou* en lèrej noce» de Blanche Dubé, en 2èmes de Mme veuve Samuel Audette, née Diana Simard., , ,, BLANCHARD — A Bt-Hyaclnthe, le 31, t 88 «ns, Louis Blanchard, époux de feu Phlloméne Perron.BLOUIN — A Montréal, le 31, A 28 ans.\nnette Laperrlère, épouse de Léopold Blouln., „ CHAMPAGNE — A Montréal, le 30, A 79 ans, Mme veuve Pierre Champagne.CKARBONNEAU — A Montréal, A 62 ans, Olivier Charbonneau.PORTIER — A Montréal.1s 31, A 72 an».Joseph Portier, époux d’Adélla Bélalr.L'ARCHEVEQUE — A Montréal, le 31.A 61 ans.Rosa-Anna Brouillette.épouse du Dr Adolphe L'Archevêque, échevln de De-torlmler.LYMBURNKR — A Montréal, A 23 ans, Bertho.fille de M.et Mme Lymburncr.MATHIEU — A Montréal, le 31.A 56 ans, Diana Brazeau, épouse de Damase Mathieu.MIREAULT — Au Manitoba, le 23, A 81 ans, Camille Mlreault, époux de feu VI-tallne Chabot.LABELLE — A Montréal, le 30, A 62 ans, Antoine Labelle.époux de Charlotte Mol-loy.PREVOST — A Montréal, le 30.A 53 ans.Alexis Prévost.SICOTTE — A Montréal, le 31, A 59 an», Mme Wilfrid Slcotte, née Eugénie Foley.THIBAULT — A Tétreaultvüle, le 31, A 94 ans, Louis Thibault, époux d'Alice Barré.______ TROTTIER — A Montréal, le 30, A 6 ans.Suzanne, enfant de Drummond Trottler et de Rœe-Alba Laramée.VERONNEAU — A Montréal, le 31, A 88 ans, Adéllna Bénard, épouse de feu Emery Véronneau.WAYLAND — A Montréal, le 31, A 60 ans Mme veuve P.J.Wayland.née Alexl-na Laurier.voulu admrttre que celle opposition contre la politique religieuse de la République pût se transformer en antipathie à l’égard de la France elle-même.Quelque chose de semblable a dû se produire en Salre, non seulement dans les milieux catholiques, mais dans d’autres milieux encore.fc ifc D’après le traité, le vote des Sarrois ne devait pas liquider la question de la Sarre.C'était le Conseil de la Société des Nations qui devait décider en dernière instance, en tenant compte des résultats du plébiscite.On craignait des complications dans le cas où le vote n’aurait pas été aussi massif en faveur de l’Allemagne.On considérait comme possible que le Conseil voulût partager le territoire entre la France et l’Allemagne.Or, l’Allemagne manifestait son opposition à toute solution de ce genre.Mais pareille solution n’a même pas pu être envisagée, puisque toutes les circonscriptions, sans exception, avaient’ voté pour l’Allemagne.Le Conseil, en prévision de complications possibles, avait fixé sa session de janvier au 11, l’avançant de quelques jours pour être sur le pont en cas d'orage.Mais sa tâche a été très facile.Il a clos cette session hier, après avoir réglé quelques questions, dont celle de la Sarre.Le comité des 111 a simplement proposé au Conseil de transférer à l’Allemagne la souveraineté sur lu Sarre.Le Conseil a décidé que ce transfert aurait lieu le 1er mars.D’ici là, la France et l'Allemagne régleront certaines questions de détail inhérentes au transfert de souveraineté.Faute d’une entente entre elles, le Conseil se réunirait de nouveau en février pour prendre une décision.* * * Quelles vont être, au point de vue allemand et international, les conséquences du plébiscite?Au point de vue allemand, on discute la question de savoir si les Sarrois ont voté comme ils l’ont fait à cause d’Hitler, ou malgré Hitler.Discussion un peu vaine, car les Sarrois n’ont pas indiqué pourquoi ils votaient dans tel ou tel sens.Et, discussion inutile au point de vue politique.Car les foules jugent simplement.La Sarre étant revenue à l’Allemagne sous Hitler, c’est lui qui en profite.C’est pourquoi on estime que cet événement renforcera le régime hitlérien.Au point de vue international, Hitler, immédiatement après le plébiscite, a adressé à la nation allemande un discours dans lequel il a dit que l’Allemagne n’avait plus à faire valoir aucune revendication territoriale contre le France.C’était une manière de dire qu’elle considérait comme définitivement réglée la question d’Alsace-Lorraine.11 tendait donc, en tjuelque sorte, la main à la France.Au Conseil de la Société des Nations, M.Laval lui a répondu par un discours de ton conciliant.Mais, ou milieu de ces accents conciliants, on découvrait néanmoins la difficulté de s’entendre.L’Allemagne y met comme condition l’égalité des droits, notamment en matière d’armements» J’ai souvent fait remarquer que la France pourrait s'entendre avec l'Allemagne, si elle n'était pas prise dans un réseau d’alliances et d’amitiés qui peuvent l’obliger à intervenir contre elle pour d’autres Intérêts que les siens.Or, elle semble multiplier à plaisir ses engagements envers autrui.C’est pourquoi il est possible que le désintéressement de l’Allemagne à l’égard de la France, en matière territoriale, n’empêche pas la France de se croire obligée à défendre contre l’Allemagne, non pas son propre territoire, mais celui d’autrui.C’est d’autant plus possible que le vote de la Sarre semble avoir exalté le nationalisme allemand en ce qui concerne d’autres territoires allemands, comme l’Autriche et Dantzig.Alcide EBRAY LES LIVRES (Suite de la 1ère page) M.David rend hommage à la mère canadienne de notre survivance comme race et il consacre la première partie de son livre aux soins dont nous devons entourer la mère ou la future mère.II remarque que trop souvent, dans les milieux pauvres, la maternité est insuffisamment préparée et qu’elle n’est pas entourée de toutes les précautions hygiéniques nécessaires.Les conséquences de ce malheureux état de choses, c’est que nous perdons, chaque année, par la tuberculose ou l’anémie, un nombre effarant de mères, ou, si nous conservons ces mères anémiées, affaiblies par des maternités successives dans des conditions désavantageuses, clics ne donnent que des enfants frêles ou rachitiques mal préparés pour la vie.Il faut donc venir au plus tôt nu secours des mères et leur permettre de remplir pleinement leur noble mission.M.David parle des Unités sanitaires, de l’Assistance maternelle, enfin de plusieurs organisations qui ont résolu, en partie, ce problème.Ce n’est pas assez.Et, puisqu’on demande à la Chambre, cette semaine, de préparer une législation pour instituer des pensions pour les mères nécessiteuses, nous espérons que le secrétaire provincial usera de son influence pour faire adopter, dès la présente session, cette législation.Il nous semble aussi que le gouvernement devrait voter une allocation spéciale pour les familles nombreuses.Le gouvernement de la province voisine s'est montré d’une générosité pleine de munificence pour cette mère ontarienne qui a donné naissance à cinq jumelles.Notre gouvernement doit-il réserver ses propres générosités seulement à des cas aussi exceptionnels?Les mères pauvres qui, chaque année, donnent un nouveau citoyen à notre pays ne sont-elles pas, elles aussi, dignes non seulement de l’admiration mats aussi de la sympathie pratique des gouvernants?M.David, qui est lui-même membre du gouvernement, avoue d’ailleurs que l’Etat ne fait peut-être pas tout ce qu’il devrait, dans ce domaine, et 11 remarque que les filles-mères ont des maternités dans les grandes villes alors que les mères légitimes n’en ont pas.M.David consacre le second chapitre de son livre à la santé des petits.Ici, il nous apporte des chiffres de mortalité encore plus tragiques que ceux de la mortalité des mères.La mortalité infantile est, il est vrai, en décroissance, chez nous, mais n’est-il pas encore trop pénible de constater qu’elle nous enlève 94 vies par mille, dans, la seule province de Québec, — et ces chiffres ne comprennent pas les morts dues à la tuberculose.M.David affirme que ‘‘le gouvernement ne devrait reculer devant aucun sacrifice pour empêcher le sacrifice des vies”.H a raison, mais encore faut-il qu’il soit écouté, et au plus tôt.Il a aussi raison de demander à ce que l’éducation populaire, à ce sujet, soit faite par tous les moyens possibles et par toutes les personnes bien placées pour travailler à celte éducation de la masse.¥ * ¥ Quand les vies humaines seront sauvées et protégées, il faudra orienter ces vies de telle façon qu’elles contribuent à l’avancement et à l’épanouissement complet de la nation, il faudra meubler les esprits qui animent ces corps sains.Et M.David consacre la seconde partie de son livre à parler de la culture de l’esprit.Nous insisterons moins sur ce point qui regarde plus spécialement les pédagogues et dont l’importance semble, en géné Bribes de grammaires (Suite de la première page) nombre.Donc.La question est-elle si compliquée?Et comment s’est formée la langue française si ce n’est par francisation des mots étrangers, latins, grecs et autres?Voilà le principe simpliste, aujourd’hui trop oublié, que ma scandaleuse chronique voulait rappeler.Quand il s’agit d'appliquer la loi à soprano et contralto, M- Pelletier trouve des objections contre le procédé de francisation en soprane et contralte.Voici ses raisons: 1 — La forme proposée est mièvre et trop recherchée.Mièvre?M.Pelletier a de la chance de ne pas tomber sous la patte d'Abel Hermant, qui ne reconnaît à mièvre que Je sens étymologique: vif, espiègle.Pour ma part, je ne ferai pas de façons, je comprenns l’autre sens.Mièvre, le procédé de ’Tamuïssement” (changement de la désinence sonore < du mot étranger en e muet français), procédé classique pour les désinences italiennes a, o, e, i?Que dire alors de cavale, vermicelle, polichinelle, burlesque., embuscade, fantoche, tarentelle, cicérone, andante, etc., etc.?Passons.2 — Soprane et coniralte exigeraient (en logique mathématique, je suppose) alte, que M.Pelletier trouve impossible, sans doute à cause de la confusion imminente avec halte.Depuis quand faut-il nier une loi en faveur de l’exception?Parmi les noms en leur, plusieurs résistent a la formation régulière du féminin en trice, dont amateur, par crainte du jeu de mots.Ces phénomènes de collision sémantique sont très fréquents.Ils constituent des exceptions dont la liste peut devenir plus longue dans certaines familles d’idées (le vocabulaire musical, par exemple) que celle des cas soumis à la règle générale, ce qui n’empêche pas celle-ci de subsister.Les linguistes admettent depuis longtemps que “les lois générales sont souvent traversées par des lois particulières qu’on pourrait appeler des lois d’interférence”.C’est pourquoi on ne peut dire adage pour adagio, ni alligrette pour allegretto.Et de deux.3 — “Si l’on veut absolument franciser, on devra arriver à dire une viole de jambe pour une viole de gambe.” Cette fois, c’est M.Pelletier qui veut rire.La boutade est amusante certes, mais sans valeur probante.Gambe est déjà francisé de gamba.Jambe ferait contresens en français, comme opuscule pour opus.Et de trois.En marge du débat, M.Pelletier lance quelques assertions peut-être trop absolues.Le distingué critique musical préfère prendre ses exemples à ses confrères de France plutôt qu’aux littérateurs "pour qui un terme de musique n’est qu’un prétexte à sonorité verbale”.Vraiment, je ne comprends plus.De quels littérateurs serait-il donc question?Sûrement pas de M.Duhamel, cet écrivain si pur que M.Pelletier cite dans sa chronique et pour qui, comme pour tous les littérateurs dignes de ce nom, un terme de musique est avant tout un mot, c’est-à-dire le signe d’une idée et non pas d’un son.C’est un truisme qu’il faut chercher des modèles de bonne langue chez les écrivains (les littérateurs, si vous voulez) et non pas chez les techniciens.Quand il s’adresse aux honnêtes gens, le médecin parle français: il dit mal de tête, pâmoison, et réserve céphalalgie, lipothymie pour les membres de la Faculté.Toutefois M.Pelletier fait preu Fêle i M.Roméo Beeudet A l’occasion de son 20e anniversaire d’entrée au service de la “Confederation Life” A l’occasion du 2Ûe anniversaire d« son entrée au service de la compagnie d’assurance Confederation 1 ife les agents de cette maison ont organisé une fête à l’hôtel Queens, jeudi soir, en l’honneur de M.N.-Roméo Beaudet, gérant de division.Après le banquet et avant la danse, trois des personnes de la tiïblc d’honneur ont porté la parole.M.P.-S.Hobaerts, surintendant des agences de l’Est du Canada, principal invité, exprima à M.Beaudet les souhaits de la compagnie.Au nom des agents, il offrit ses meilleurs voeux au héros de l» fête et présenta comme cadeau une horloge grand-père.M.Beaudet remercia et se dit très touché de c«rt[e marque d’estime et d’attention de J'1 part des autorités supérieures de la compagnie et des agents.M.Beaudet est passé à l’assurance après avoir pratiqué le génie civil.Comme ingénieur, il participa à la construction des approches du pont de Québec et de voies ferrées dans l’Ouest canadien.Une fois lancé dans l’assurance, il se distingua vite aux yeux de ses patrons.Ils lui confièrent des postes importants, notamment celui de gérant provincial.Finalement, on lui confiait l’établissement d’une seconde succursale de la Conferedation à Montréal et il fit s* ,,ien comme gérant de division que cette succursale occupe maintenant i un des premiers rangs de toutes celles de la compagnie.On remarquait parmi les personnes présentes: M.P.-S.Robaerts, surintendant des agences de l’Est du Canada; M.et Mme Roméo Beaudet; M.Erich Benn, gérant de division; M.Gustave LeDroit, gérant de division; M.Jos.O’Grady, du département des assurances collectives; M.Antoine Desmarais, gérant de district, ainsi qu’une cinquantaine d’agents accompagnés de leurs fenmies._ L’A.C J.C.à Ste-Thérèse JOURNEE D’ETUDES SOUS PRESIDENCE D’HONNEUR MGR CONRAD CHAUMONT LA DE Demain, le 3 février, le comité régional de Montréal de TA.C.J.C.réunira les dirigeants de ses cercles en une journée d’études qui se tiendra nu cercle Routhier à Ste-Thérèse de Blainville.Le voyage se fera en autobus: départ à 9 hrs a.m., et retour vers 5 hrs p.m.Le sujet d’étude des réunions sera la formation du militant.Les conférenciers auront le plaisir d’entendre les allocutions du président d’honneur, Mgr Conrad Chaumont, de M.l’abbé Henri Le-compte, supérieur du Séminaire de Ste-Thérèse; du R.P.Paré, S.J., aumônier général de PA.CJ.C., et de brèves causeries sur les sujets suivants: La formation religieuse, M.André Laurendeau, du comité central; L’A.C.J.C.et la formation intellectuelle, M.J.Paul Verschelden, avocat, président général de !’A.C.J.C.; La formation sociale, M.Bru-nelle Léveillé, comptable, du comité régional; L’action catholique sociale des jeunes auprès des jeunes, M.Jean Louis Arbique, professeur, membre du comité régional; Un modèle du militant, M.Lucien Bélair, agent, membre du comité régional.L’importance du sujet traité, de môme que la qualité des conféren clers, feront de IMIM S’-JINES LA GRANDE MARQUE FRANÇAISE DANS DU THÉ DANS DU LAIT EN GROG EN PUNCH cet de tempe immémorial recommandé par tes Médecins et utilisé dandesfamtlles contre t •IIPPE, RHUME, VR0RCHITE8 Jt REFHOIDISSEIEVTS Délicieux pour parfumer et relever crème», gâteaux puddings, compotes, etc.8t-JA MES, ce prestigieux pays 4n Antilles,est lé lieu d’origine du RHUMS DU MONDE.y*** * *¦¦— **••• Fané ’ « **”*¦* ****** FORCE SANTE ENE Aujourd’hui plus que jamsii, il nous faut Force, Santé, Energie.L'Elixir Tonique du Dr Montier est le régénérateur qui répond le mieux à ce besoin du tempi.Accélérateur de la nutrition, réparateur des forcée, soutien de l’energie, il donne des résultats inespérés dans touilea cas où l’organisme épuisé réclama un reconstituant énergique.____________Ne conttip* pas 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demander rat, mieux comprise de la masse.! au minjstère de la chasse et des pê-L instruction, chez nous, est bien eheries la terminologie des pièces organisée pour répondre à tous les .- besoins bien qu'elle sit suscepti- WAYLAND^ & VALLEE I j Directeurs Je Funérailles L 5238, AVENUE DU PARC nrtn—I zzis jÊj La restauration des Habsbourg Pans, 2 (S.P.G.-Havas) — Dans un article, le chef socialiste Léon Blum affirme que MM.Laval et Mussolini ont secrètement prévu la restauration des Habsbourg en Autriche et en Hongrie, comme l’unique moven d’empêcher l’union de l’Autriche avec l’Allemagne.Il termine en disant que cette restauration, qu’il croit prochaine, déchaînera une guerre qui s'étendra à toute l’Europe.¦£ Londres, 2 (S.P.C.-Havas) — En marge de l'article du chef socialiste Blum, M.Laval a affirmé n’avoir discuté ou approuvé aucun projet de modification du présent régime gouvernemental de JT Autriche.Il a ajouté qu'il a explicitement relaté tous les faits au comité des affaires étrangères de la Chambre des dépulés.fél.wnbanK 7119-711» Slég* Social: 2830 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Azxarance Funéraire URGEL ECIJEGIE.LIMITEE Incorporée par Lettrez Patentes de ta Province de Québec an capital de $156,989.99 ASSURANCE FUNF.RAIRF.F.T DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances, sanctionnée par le Parlement de Québee le 22 décembre 1916.Dépôt de $23,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la dUpoaltton du publie.SERVICE JOUR ET NUIT mini,y s a 'i Nos bureaux ne ferment jamais.Nous maintenons en devoir — jour et nuit — «R personnel d'urgence.ble d’améliorations.Ce qui importe surtout, comme le remarque M.David, c’est de bien diriger et orienter la culture des nôtres, et cela à tous les degrés de l’enseignement.Il nous faut des compétences dans tous les domaines et pour cela il faudra diriger chaque enfant, chaque jeune homme vers une carrière qui réponde à ses aptitudes, à son tempérament ou au milieu pour lequel il est fait.Il nous faut une élite intellectuelle, une élite artistique, une élite économique, en un mot, une élite dans tous les domaines.* * Cette élite, pour remplir sa mission, ne doit pas se contenter, évidemment,.de se retrancher — avec sa culture supérieure — dans sa tour d’ivoire: il faut qu’elle soit une élite conquérante.La dernière partie du livre du secrétaire provincial enseigne comment, grâce à son énergie, l’élite canadienne-française conquerra les premières places dans cette province qui lui appartient plus qu’à n'importe quelle race.M.David insiste particulièrement sur les conquêtes économiques qu’il nous reste à faire si nous voulons vraiment être rois et maîtres chez nous.* :|t * En marge de la politique est un livre qui devrait être répandu dans tous les milieux, spécialement dans les grandes écoles et dans les institutions d’enseignement secondaire.Il ne peut nue faire naître d’utiles réflexions et de salutaires résolutions pour l’avenir.Lucien DESBIENS très forte délégation des cercles de cette région.En anglais seulement L’original du bill des finances de Monfréal n'est pas traduit en français Québec, 2 (D.N.C.) — Il n’y a que la version anglaise du bill des finances de Montréal qui soit imprimée.L’original du bill est en anglais et il sera traduit en français.¥ ¥ ¥ Nous nous sommes enquis à l’hôtel de ville de la raison de ce fait à première vue surprenant.On se souvient que le conseil municipal avait accepté d’adopter en anglais la partie du bill relative à l’impôt sur le revenu, sur la déclaration de Me Laurendeau que, comme on copiait la loi fédérale il était préférable de se servir de la version anglaise, qui avait seule été employée devant les tribunaux et servait de base à la jurisprudence établie; on laissait à Québec le soin de traduire les clauses de l’impôt municipal sur le revenu.Mais nous ne nous souvenons pas qu’il ait été question d’adopter le reste — c’est-à-dire les autres taxes nouvelles et certaines clauses pour le règlement d’expropriation — en anglais.Au contentieux municipal on nous a répondu que cependant tout le bill a été envoyé en anglais, parce qu’on ne pouvait pas l’envoyer une partie en français et une partie en anglais.Les avocats de la ville ont une version française du bill, sauf l’impôt sur le revenu, mais c’est un bill tout anglais qui a été envoyé à Québec, où on en fera une traduction officielle qui servira de base à l’étude du bill au comité des bills privés.__________ “Le maître de forges” "UVTVMt UPOS CQtfl ST 0£Af/3 ET OHTAR/Q VOULEZ-VOUS ETRE CERTAINS D’ECONOMISER 20% SUR L’ACHAT DE VOS MEUBLES POELES, TAPIS, etc., etc.Venez chez J.DONAT LANGEUER LTEE 510 EST, RUE STE-CATHER1NE , (Coin Labelle) ' v- .Et vous serez convaincus de pouvoir réellement .réaliser cette épargne.du fusil et de la canne à pêche?Enfin, reprocher à Duhamel qui écrit boguet, de retarder parce que ce véhicule n’existc plus, c’est défendre à quiconque de parler du haubert ou de la cotte-de mailles.Or, c’est encore un fait d’expérience en linguistique que la vie des mots n’est pas nécessairement liée à celle des choses qu’ils désignent.Darmesteter affirme même que les recherches historiques ont ressuscité des vocables désuets qui recommencent une vie nouvelle bien que les objets qu’ils expriment soient définitivement disparus.Terminons en félicitant M.Pelletier d’avoir parlé dans sa chronique des solos de violon que jouera bientôt M.Chamberland pour l’Association des Concerts symphoniques de Montréal.Remercions le distingué critique de n’avoir pas dit soli et surtout ne lui demandons pas d’écrire des soles.Cette loi d’interférence.Jean-M«rie LAURENCE Départ de Ninon Vallin New-York, 2—Aujourd’hui s’embarquent pour l’Europe à bord du Champlain: La Argentina, Ninon Vallin, Jan Smeterlin, Claire Alcée et Sim Viva, artistes; le ministre mexicain en France, M.Gomez; Robert Hurel, président de France-Film, de Montréal; Lucien Rollin, architecte parisien, décorateur du paquebot Normandie; la vicomtes-te Roger de Itoumefort, de Montréal.et autres.Tél.: PLat«ou 7-9-11 jkSociéié Coopéoatbe de > ‘Jnmô'^unéaameô' I.-EIIG.COURTOIS.Pré»ld«nt •t Gérant Générai RUE STE-CATHERINE, 302 EST, JOSKFH COURTOIS.S^r.-Tré*.et Ax'l-Gérant Général MONTRÉAL L'Action libérale nationale DEMAIN APRES-MIDI A SHAWI-NTGAN ET A VALLEYFÏELD Demain, le 3 février, l'Action libérale nationale tiendra deux assemblées à 2 h.de l’après-midi: l’une à Shawinigan et l’autre à Val-leyfield.A Shawinigan, le chef du mouvement, Paul Gouin, et MM.Calixte Cormier, Emile Bolteau et Horace Philippon expliqueront les réformes préconisées par l’Action libérale nationale.Les orateurs de rassemblée ne Valleyfteld sont MM.E- A- Monk, Jean Martineau, J.G.Belanger et Aimé Desrosiers.Docteurs, Consultez ! ! ! les Grandi Constructeurs de Franc» Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale —Gallois & Cie— Ultra-Violet» — Quartz — Infra-Rouge» Lampes aaclatlques pour ealles d'opérations.—Etsbliisements C.Boulitte— 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oeuvres des musiciens, M.l’abbé Bachand rappelle que les plus grands génies ont été ceux qui se sont élevés au-dessus de la terre, qu'ils ont “porté la vie, qu’ils en ont subi les chutes, mais qu’ils ont vécu les yeux tournés vers le ciel, l’intelligence pleine de ses clartés”.Le conférencier a été remercié par M.René Guénette, directeur de l'Ecole canadienne, qui appuya sur l’étroite collaboration qui doit exister entre le prêtre et le laïque.Au programme musical figuraient les noms de: Mlles Hélène Charbonneau, O.A., poète.Jeanne Servêtre, pianiste; M.Gérald Desmarais.basse.Ce concert était sous la présidence de son directeur.M Gérard Gamache, pianiste-professeur Lundi le 4 février sera représentée à la salle Saint-Alphonse, angle Crémazie et Lajeunesse, la pièce “Le Maître de forges”.La distribution est confiée à MM.Leguet, directeur artistique.Représentation spéciale pour les enfants, cet après-midi, à 2 heures.Retraite ferijiéc de vocation Une retraite de vocajion sera prèchée par le P.Louis Lalande, S.J., du 14 au 18 février, à la Villa Saint-Joseph, 4122 avenue de Lo-rimier.Appel téléphonique: Amherst 2944.Prière aux jeunes filles de s’inscrire à l’avance, de se mu nir d’un voile pour la chapelle d’une Imitation de Jésus-Christ eî de leur petit nécessaire de toilette Les Sakharoff à Montréal M.I^iuis-H.Bourdon, knprésnrio, annonce la venue prochaine à Montréal des deux Sakharoff, côlèêires danseurs russes que Paris acclame depuis quelques années Touêes les danses que présenteront les Sakharoff sont de leur compo- ?VfJl'.* è,yénp1n'pnt suscite un vif intérêt, car les deux célèbre* interprètes sont inconnus de la plupart et seule leur réputation nous est encore parvenue.I^ur récital aura heiigle 18 février à VImperlal.(Comunlqué) Le numéro do 2Sème anniversaire du DEVOIR L* “Devoir” publiera i 72 pige*, le iemedl 13 février, le numéro de notre 25ème ennivertairo — pour une fois contenant beaucoup plus de papier, maie comme toujours plein d’idées.On v lira entre autre* chose*, raconté par les titulaire* de* multiple* besognes, comm.nt •* f.it le ’’Devoir”, comment fonctionnent ses différent* service*: — rédaction, administration, tirage, distribution, imprimerie, librairie et voyeges.Ce *er» une documentation d un grand Intérêt, eroyon*-nou», et tout i felt inédite den* le journalisme au Canada.Le prix de ce numéro exceptionnel aux lecteuri réguliers —- acheteur» den» le» dépôts et abonnés —- restera le même, soit 3 sous.Pour ceux qui désireront faire adresser ce numéro par le posta k de* »mia, le tarif suivant s’appliquera payable avec la commanda: Ville de Montréal — l’exemplaire .06 port comprit Tout la Canada “ 05 “ Us «teh-Unl* 07 Tous eutres pays -i0 En lot, minimum vingt-cinq copias, pour tous les “port dû" — par mes.agtries.Livraison gratuite dan* la ville de Montréal — non la baslleua.On nous rondra servie# en nous adressant les commsndes sans retard au "Devoir”, 430 Not»j-Dame 1st, Montreal.AUX DEPOSITAIRES — Les conditions en vigurur rsstenl ics mêmes.Prière de demander le plus t6t poss.ble evant io îO i* nombre d* numéro* supplémentaires désirés pour le *«»"ed.23 «v'er.«n * •” dressent i M.Beudry, chef du tirage, téléphone: HArbour 12*41.LEFEBVRE FRERES, Limitée ATELIER DE REPARATIONS GENERALES SPECIALITES : Soudure électrique et su gaz de tous les métaux.Réparations — Vanta* et déménagement* de machins* d'imprimsris.986, rue de Bullion - Tél.LA.2183-4 Montréal VOLUME XXVI — N* 27 — CALENDRIER — DIMANCHE, S féTrWr 1935.4« Epiph.Ou dim., semld.V»rm du 7 h.32.Coucher du soleil, 5 h.07.Nouvelle lune, W 3, 1 llh.33m.du ma.tin.Premier quart, le 10, à «h.21m.du matin.Pleine lune le 13, à «h.23m.du matin.Dernier quart, le 25, 3 5h.20m du matin.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press”, de r * A \ Jean-Paul Gauthier.C A A-Emile Beauvais, Ç.A.Jacques LaRur, C.k Maurice Houlnngcr, C.A.J -Pau! Beaulieu, C.A Cao.-Hemi Boulet, C.A.Lucien P.Bélair, 0.5 Liodci Rouwin, C.A.Roland Chagmm* C.A.Montréal, Québec, St-Jcan, P.Q.CLAVIGRAPHES Veye* TWITE pour iwmmmm Vendons et louons dactylographe* de tou* genres.Papier carbone, rubans et papeterie.TYPEWRITER & APPLIANCE CO.LTO 750, ru* St-Pierre - Tél.LA.9237 Agents exclusif* du "Woodstock'' pour l'Est du Canada.I.D.TWITE, Gérant général.ENCADREURS Morency Frites Ltée ENCADREURS 458 8TE-CATHERINE EST Tableaux, gravures, eaux-fortes t de* pris or^.,r^îî?nnob ?*' pour cadeaux de noce-Spécialité: Restauration de cadre* et tableaux.— Matériel d'artiste.Tél.HArbour 6894 Avex-vous besoin de boni livret?Adrestex-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 Notre-Dame eat, Montréal.W1SINTA1NER & FILS 908, BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS manufacturiers Moulure* - Cadres - Miroirs Réparation d* cadres et miroirs LAn.2264* f frie once swk Vie Saubegark' MONTREA» NARCISSE DUCHAEME, président 2717 Montréal, ïamcdi 2 fevriar 1935 LE REVOIR 0 Le monde des timbres (Tous droits rêserui»^ PETIT LEXIQUE A L’USAGE UES PHILATELISTES pour garder à notre langue sa pureté il faut que les jeunes se dressent fièrement contre cette tendance à éniailler la conversation de mots étrangers.outre que cette manie marque la décadence du sentiment patriotique chez les Canadiens, elle porte une atteinte terrible à l’harmonie, à l'élégance de la phrase.Le fran-.,1.cnik est si doux, si élégant, que qui acceptent d alourdir ainsi le c’est un (.rime (f lJ p(trter atteinte, langage si doux dont nous ayons Trouvez-vous plus joli de dire : "Je Parlons français Je voudrais vous mettre en garde, chers amis du Coin, contre l’invasion actuelle des mots anglais dons notre langue.Depuis quelques années c’est vraiment pitié de constater le manque de fierté d'un grand nombre de nos compatriotes le hérité de nos pères.Les enfants mêmes suivent cette pente et il q a des jeunes qaT verni jusqu'à se demander s’il est bien nécessaire d’étudier le français alors que nous sommes une possession britannique et que presque toutes les affaires se font en anglais.De savants prophètes (?) nous prédisent d’un air entendu que dans quelques années on ne parlera que l’anglais au Canada.Je n’en crois rien.Mais çais tous les jours ”.Il ne trouvait pas trop de toute sa vie, ce grand homme, pour s'assimiler les beau- j tés de sa langue ancestrale.Suivons son exemple, chers enfants.Ne nous laissons pas gagner par l’idée qu'il est plus important de nos jours, pour nous.Canadiens, de savoir l'anglais que notre propre langue.Erigeons-nous en bataillon invulnérable contre ceux Pour faire suite aux listes déjà parues ici même, en vue de facili- veux profiter de ces "bargains”, que "je veux profiter île ces /’"bai- dures nés"?"Mets donc ta "scarf’’ au de lieu de "mets donc ton écharpe”?.fleurs.ter la classification de nombre de timbres d’une identité plus ou moins facile à reconnaître (voir le Devoir des 15 et 22 décembre 1934 et 26 janvier 1935), nous commençons la publication d'une nomenclature des termes les plus usitts qui veulent nous faire abandonner, j .j” t'J 1 ae *(1 e*1 ^on" petit à petit, notre fierté nationale augmentant " bagage de con^ en nous imposant res locutions ,n.,a lssa, ü f.\.\ h on, U, prati- erë,gùlZ^sqJfon,MM\^ "T ^ ^ chardons parmi les plus belles indication "J’ai en des "skates” pour mes\ Il faut que les quelques partisans "°s leclel!rs v?",lro"‘ étrennes” plutôt que “jai eu des \ de l’anglicisation se butent contre fourrur' ,. signaler, seront .accueillies et ridicule.impossible de nous faire abandon- ljla!s!r- ',e ^çon a rendre ce tra l’n grand homme français auquel ner noire langue que de faire chan- fl8;1, i®cî;KiS„COmp cl e 6 P U P3 1er le coq au rossignol.L’AMIE UNE on demandait s’il parlait plusieurs langues répondit : "J’étudie le fran- a ‘CTI' Affiliés > le Société Canadienne d’Mistoire Naturelle Directeur ténétmi: R.F.Adrien, C.S.C.au* ronu «e l llnoersltè de Montréal, seua-dtrertrtce: Ré».Sr Sainte-Alphonsine.C.N.D., Cottéfe Marcuerlte-Bourdeoya.Secretaire ténéral: M.4ulee Brunei, Institut botanique.L'ntverrité de Montréal, trésorier: M.Jacques P—vsseau Institut botanique, L'nl»ersité de Montres i.CHEFS DE SERVICE Botanique: R.F.Marie-Vlctorln, F.B.c.Institut Botanlqu.,, Université de Montréal.Eoologié: Dr Georges Préfonlaine, laboratoire de Zoologie.Université de Montréal entomologie: M.Gustave Chagnon.laboratoire de zoologie, Université de Montléal Minéralogie-Géoloeie.R.P.Léo Murin, C.S.C., Collège de Saint-Laurent.PnWrRé: R.f, Nartlsse-Dents.F.E.C, Mont St-Louis, rue Kberbnoke est, Montréal No 196 2 février 1935 Nos activités Elles ne ralentissent pas.loin de là.Jugez-en plulAt.Le nombre des Cercles continue de s'accroître, si bien que nous atteignons à l'heure actuelle le chiffre presque incroyable de quatre cents grompements.Autre délai! significatif> au cours de la seule année scolaire /9.13-34.le service d'entomologie des C.J.N.a reçu el identifié quinze mille t Id,0(10) insectes, parmi lesquels des trouvailles qui ont retenu iad-miration du chef de ce service, M.(îitslave Chagnon, LE CHRONIQUEUR Les publications du ministère fédéral des mines A la demande de PALPAS, l'eiii leur du ministère des Mines vient d’adresser, à t'tre gracieux, à chacun des L.1.N.(1) un exemplaire de 'a brochure sur “Les Industries Minérales du Canada" (No 739) cl deux exemplaires de l'édition piirê',A'' de la même publication (No 750).On est prié de prendre note qu’a-près cf'lte distribution, la réserve du rnnporl 739 sera épuisée.1) n’en est nas de même pour l’édition di-égce (No 750) qu’on peu' encore se procurer moyennant dix sous Pcx mplaire.Chaque rois que le ministère des Mines publiera des travaux de vulgarisation il en sera fait num-tioo dans les chroniques des C.J.X.L'éditeur du ministère se propose d’ailleurs de prendre les dispositions nécessaires pour les faire rPsiriJuipr (l'offî,-* ¦ m\ cercl,'s.Aussi Pon voudra bien prendre note les lignes suivantes, extraites d’une lettre de l’éditeur en chef suppléant du ministère fédéral des Mines: “Puis-je compter sur votre coopération oonr convaincre vos membres de l’idée que la plupart de nos rapport tinés à une distribution générale, autre qu les person l’industrie mande afin que le ministère ne soit pas submergé de demandes que nos instructions nous forcent de refuser.“Quand des rapports du genre dos Nos 739 el 750, qui conviennent aux étudiants, seront publiés, je serai toujours heureux de vous en avertir et rie prendre les dispositions nécessaires pour 1rs distribuer à vos secrétaires de cercles”.Je ne puis que souscrire à cette demande.L’ACFAS possède un nombre limité d’exemplaires dn rapport No 750.Lors de la prochaine exposition générale, des C.J.N„ au mois d'octobre prochain,* ils seront décernés à ceux qui auront pris part aux concours de minéralogie et de géologie.Jacques ROUSSEAU.Du ooup, nous sommes conquises et nous notons avec plaisir les caractères qui lès apparentent.Toutes sont des herbes vivaces.c’est-à-dire qui vivent longtemps et fructifient plusieurs fois pendant leur existence, grâce à un bulbe ou oignon, ou à un rhizome, tige souterraine.C.e bulbe ou ce rhizame travaillent tout l’été à accumuler sous terre des réserves de nourri- Montréal, ture et de vie pour la nouvelle ncur, les étamines, qui encensent leur maîtresse avec les inuJliples révérences de leur rigoureuse étiquette.Il semble que la brise doive se faire douce pour balancer ce palais magnifique.Imaginons l’aspect agréable d'un sous-bois ou d’un champ quand y croit le Lis du Canada, si élégant de forme et de port.Toutes ces beautés sont déployées ' pour l’homme, pour nous toutes naturalistes; ohservons-les avec en-I thousiasme, élevons nos pensées vers le Créateur el passionnons-nous pour le beau et l’idéal.Contrairement à la plupart des Liliacées qui saluent les premières | le printemps, se hâtant de fleurir j avant la feuillaison, réclamant tout j le soleil pour elles, le Lis du Canada étale ses fleurs dans les mois d’été.C’est qu'il est roi, il veut régner, qu’il règne! je lui en trouve toutes les qualités.Lucile PAGE (Le 10 novembre 1934, Académie Marie-Anne, 8e année.Cercle “Notre-Dame des Champs”, C.J.N.) Liste complète des C.|.N.NO 19 Cercle Massabielle, Académie Martin, Ville Saint-Pierre.Cercle Michel-Sarrazin, Collège Sainte-Marie, 1080, rue Bleury, piaule du printemps.Les feuilles des Liliacées sont simples et entières, généralement alternées, c’est-à-dire disposées à des hauteurs différentes de la tige, comme dans la Smilacine, le Mai-anlhème, le Slreplope roses parfois elles sont verticillées, c'est-à-dire disposées par deux ou plusieurs à la même hauteur autour de la tige, tels les Trilles, la Médéole, le Lis du Canada, le Lis de Philadelphie l.es inflorescences ou mode de ; Denis.Montréal Cercle Mons-Magnux, Congrégation de Notre-Dame, Montmagny.Cercle Mont-Laurier des Uauren-tides.Académie de Mont-Laurier, P.Q.Cercle Mont Saint-Antoine, Mont Saint-Antoine, 8147, rue Sherbrooke est.Montréal.Cercle Mont Saint-Bernard, Mont Saint-Bernard.Soret, P.Q.Cercle La Nielle-des-Biés, Académie Saint-Denis, 1037, rue Saint- fait possible.Affranchissement - Acquittement préalable des frais «le port d’une lettre, d'un paquet.Album (du latin album, blanc) — Registre de feuillets divisés généralement en cases, indiquant l’emplacement des vignettes; les albums sonl très commodes pour collectionner, ils aident puissamment au classement des timbres.Alphabets sur les timbres — 11 n’v en a pas moins de vingt-six, savoir: allemand, arabe, arménien, aniharique, bulgare, burmese, chinois, coréen, français, gadscharati, géorgien, grec, hébreu, hindousta-ni, irlandais, japonais, latin, malais, orissa, persan, russe, sanscrit, serbe, tamil, thibétain et turc.Aminci — Ternie indiquant que le papier «les timbres est diminué d’épaisseur du e«Mé verso, généralement dû au décollage du timbre d’une enveloppe ou d’un album ou à l'enlèvement d’une charnière à sec.c’est-à-dire sans avoir été humecté, ou plus souvent d’une charnière de qualité inférieure.Athènes (Impression d’) — Se dit des timbres grecs imprimés à Athènes, dont le «iessin et la netteté laissent beaucoup à désirer.Ces timbres ont une valeur bien inférieure à celle des exemplaires imprimés à Paris.Athos (Surcharge du mont) — Turquie.Surcharge appliquée par le receveur du bureau du mont Athos sur les timbres des lettres expédiées par les religieux des couvents de cette région, pour éviter une fraude sur le change du papier-monnaie.Celle surcharge consiste en un petit triangle avec trois lettres grecques qui sont les initiales du nom du directeur de ce bureau de poste: Sotiri Hadji Petropoulo.groupement des fleurs divergent d’après le genre.Les fleurs, solitaires ou groupées en grappe ou en corymbe.sont régulières et basées sur le tvpe 3 Le calice ordinairement a trois sépales colorés vivement comme les trois pétales; on dit alors que les ,'épales sont péta-loïdes.Ce sont les organes protecteurs.Sur le réceptacle se dressent six étamines dont le filet supporte une anthère ou sac contenant les.(/rains de pollen: c’est l’organe mâle.I.e pistil est une petite bouteille formée d’un ovaire que surmonte une tuuce colonne appelée style, lui-nème se terminant par le stigmate destiné à retenir les grains de pollen : c’est l'organe femelle.Etamines et pistil reproduisent la plante.ce sont donc des organes essentiels.l.es l.iliaeées produisent des fruits; ou c’est une capsule qui s’ouvre par trois lentes longitiuli-nales comme le Ms, l’Ail, la Tuli-I pe; ou c’est une baie, tels le Sceau-¦ ile-Salornon, IT vuiaire, la Clinto-I nie, lu Smilacine.* * * Comme sujet d'étude, le Cercle rts sont d’un * iractère pure-1 .,m1l'u‘ delude, le Cercle technique et ne sont pas des- i Nolie-l)ame-des-(.hamps a choisi le » une distribution générale, M* core.Fleur.— Nerveuse, impressionnable, elle a une imagination aêtivc qui la porte aux exagérations et à l’inquiétude.Elle est bonne et affectueuse quoique peu démonstrative.Nature vive et enjouée mais dont l'humeur est très variable, el il faut peu pour l’en faire changer.La volonté manque un peu d’initia live; par contre, elle a une obstination habituelle faite pour la résistance.Toute simple et naturelle, elle n'a pas de vanité.Un peu susceptible.elle manque parfois de bienveillance el critique trop Virilement.Active et dévouée, sincère et franche, elle regrette parfois d'a voir dit trop vite ce qu’elle pense.C’est bon de se taire pour assurer lu paix.Enthousiaste, courageuse, elle entreprend avec ardeur ce qu'elle continue parfois avec ennui et sans goût.Ce manque de persévérance dans la volonté et dans l’action RAPÜOLOCICIJE «ta jfcAM DE5HAY£5 «u •?DrVOIR" Santaiji.2 février tli'U lû" P0t*r * wnsaina» r-» m •iM-pMlf amvini »,.cmpAgi.tr ehaqua •U' ***" ,“,i *• ^ "Parai*''.Monlréal * 4«i" i*M»«*«* »• à
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