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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-05-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 113 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, LUNDI 15 MAI 1916.Abonnements par la poète : Édition quotidienne # CANADA ET ETATS-UNIS.$5.0© UNION POSTALE.$8.00 Edition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.5© UNION POSTALE $2.00 £ DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! 4 k « % A $ I f POUR LE PROGRÈS SCOLAIRE Le comité catholique du Conseil de l’Instruction publique a recommandé au gouvernement la création de quatre nouveaux districts d’inspection scolaire.C’est une mesure que les circonstances rendaient nécessaire et qui ne devrait marquer qu’une étape dans notre progrès scolaire.11 est clair que le nombre d’inspecteurs devra grandir avec celui de la population, avec la somme plus considérable aussi des travaux qu’on leur impose.L’argent placé là, pourvu que les inspecteurs soient compétents et leur besogne sagement distribuée, sera de l’argent très bien em-( ployé.Le surintendant de l'Instruction publique est nécessairement très pris par la besogne administrative pure.On a jugé à propos, il y a quelques années, de lui adjoindre, avec le titre d’inspecteur-général, un technicien dont la charge propre est de coordonner, de surveiller et de stimuler le travail des inspecteurs locaux, de donner à l'enseignement proprement dit un nouvel élan.Nous croyons que tout le monde, même ceux qu’une stupide campagne de presse avaient prévenus contre la personne fie cet inspecteur-général, s’en réjouit aujourd’hui.On peut inscrire, parmi les premiers résultats de la création de ce nouveau poste, l’institution des congrès de commissaires d’écoles, où l’inspecteur-général a été si généreusement appuyé par l’ancien surintendant, M.de la Bruère.Ces congrès ont fait un bien auquel chacun s’empresse de rendre hommage.En s’adressant aux commissaires eux-mêmes, et parfois aux pères de famille, ils leur ont donné une plus juste idée des besoins de l’instruction publique, de la dignité de leurs fonctions de commissaires ou de contribuables; ils ont frappé à la racine du mal d’apathie ou d’indifférence et jeté en terre des germes qui ne cesseront de se développer, beaucoup demandent aujourd’hui que ces congrès prennent le caractère d’une institution stable et périodique, qu’on les multiplie à travers toute la province et qu’ils reviennent à date fixe.Certains souhaiteraient même que chaque paroisse eût sa journée scolaire, où l’on examinerait à la lumière des faits et des conseils donnés par les autorités compétentes la situation locale, les lacunes à combler, les progrès à réaliser.Car, dans un pays comme le nôtre, la première condition du progrès scolaire, c’est la formation de L’opinion, c’est la conviction inculquée à tous les contribuables de la nécessité de tel ou tel acte, de telle ou telle dépense.Mais, pour lancer et maintenir un pareil mouvement, il faut du travail et du temps.Jusqu’ici le gros de l’ouvrage a été fait par l’inspecteur-général et les inspecteurs locaux, et c’était juste.Ce sont eux qui connaissent le mieux la situation, qui pouvaient donner les conseils les plus appropriés; ce contact direct avec les commissaires et les contribuables leur était d’ailleurs très bienfaisant et ils restent les artisans désignés des progrès nouveaux.Mais si l’on augmente leur besogne, si on exige d’eux des visites plus fréquentes et un travail supplémentaire, il faudra nécessairement créer un état de choses qui leur permette de faire face à ces charges nouvelles.Cela impliquera, sans doute, l’obligation d’augmenter leur nombre et peut-être aussi de fractionner la province en quelques grandes régions à lü tête desquelles l’on mettrait des inspecteurs qui pourraient servir d’intermédiaires entre l’inspecteur-gcnéral et les inspecteurs locaux, surveiller et stimuler le travail de ceux-ci, adapter plus étroitement les programmes aux besoins des grandes régions de la province.L’opinion publique approuvera, sans hésitation, les dépenses dont Futilité et la fécondité probable lui seront clairement démontrées.Orner HEROUX.UN TRIBUNAL D’ARBITRAGE Un tribunal d’arbitrage, dont on Ignore assez généralement l'existence, fonctionne depuis plus d’un on à Montréal.Cette institution destinée à diminuer le nombre de contestations devant les tribunaux, rappelle celle à laquelle nos pères eurent recours après la conquête pour éviter de soumettre leur; litiges à des juges qui ne parlaient pas leur langue et ne connaissaient pas leurs lois.Au mois de juillet dernier, rapporte M.David Dainbow, dans le dernier numéro du Canadian Municipal Journal, la colonie Israelite de Montréal qui s’étail émue depuis longtemps du grand nombre de litiges surgissant entre Juifs à la suite de chicanes domestiques ou de transactions commerciales, ce qui était de nature à créer l'impression chez les étrangers que l’harmonie n'existe guère entre les fils d’Israël, en vint a cet essai.Il a donné jusqu’ici d’excellent; résultats.L’initiateur de ce mouvement n’était autre que M.Maxwell Goldstein, conseil du roi, qui, on le sait, jouit non seulement parmi ses compa-Iriotes niais encore parmi ses collègues du barreau d'une réputation d'érudition.Ces querelles sont des bagatelles, se disaient les chefs de la colonie, et cependant à cause de leur fréquence et vues d’un oeil hostile ou indifférent, elles ne peuvent pas ne pas amener les étranger; à conclure que la criminalité est chez nous plus élevés que chez nos autres concitoyens quand elle est, en réalité, plus basse.(C'est M.Dainbow qui parle).Le premier tribunal s’assembla le 21 juillet de l’année dernière.M.Maxwell Goldstein présidait ayant comme assesseurs un rabbin éminent et un laïque.Le jugement arbitral, qui, il va sans dire, ne pouvait avoir aucune sanction, fut accepté par l’une ou l'autre partie.Le tribunal jusqu’à la fin d’avril de 1916 avait entendu 22 causes en tout et la Cour avait été eonstiluéc invariablement par un avocat, un rabbin et un négociant.Grand nombre de ces causes étaient fort intéressantes, dit M.Dainbow qui, par malheur, n’en rapporte aucune.Dans la plupart des cas, les parties très impressionnées par les procédures se sont rendues aux décision) arbitrales.Voyons maintenant l’économie interne du tribunal.On a décidé que la Cour devrait subvenir à ses propres frais et, détail fort intéressant, où l’on reconnais la main d un philanthrope, tous les bénéfices qui pourront être réalisés devront être transmis à ITnslitut du baron de Hirsch dans l’édifice duquel elle tient ses assises.Dans ce but, on demande à chacune des parties de faire un dépôt préliminaire, puis on fixe les frais suivant la classe des actions, mais ceux-ci sont à peu près nominaux; ils s élèvent à cenl sous pour les causes de moins de cent dollars ; 'quand il s’agit de sommes importantes, le dépôt préliminaire est de deux dollars.Les arbitres doivent ensuite décider si les frais de la Cour seront à la charge des litigants.Le but de ce tribunal, ajoute M.David Dainbow, ce n’est pas seulement de se substituer aux juges de la Cour, mais de donner une direction, des conseils aux intéressés afin de leur permettre ensuite de.régler leur dispute pour le plus grand bénéfice de l’un et l’autre.On conçoit qu’on ne peut s atl>*,lre à tant de bienveillance de la part d'un tribunal ordinaire.La justice est armée d'un glaive: elle est rigoureuse, inexorable, et rarement tempérée de clémence.L’auteur déclare encore que la plupart des intéressés qui se son! adressés au tribunal y étaient entrés quelquefois avec de violentes rancunes les uns contre-les autres.Les arbitres sont intervenus.Ils ont fait oeuvre d’apaisement.Ils ont tranché les difficultés avec toute l’aménité dont ils étaient capables.Iis ont donné des conseils à celui qui se croyait lésé pour l'aider à réparer ses prétendues pertes cl ces conseils émanant d’hommes érudits ou habiles en affaires ont certe; leur poids.Bien accueillis du plaignant, ils iui ont été profitables.Le plus souvent, aussi, le tribunal renvoie en parfaite harmonie djs plaideurs violemment irrités, nu début, l'un contre l’autre.M.Dainbow déclare qu’il est Impossible de ne pas voir tout le bien qu'il résulte d’une in">ti!uliun de cette sorte et qu’on devrait en établir de semblables pour toutes les colonies étrangères non seulement à Montréal, mais dans toutes les partie; du Canada.Il est certain que les chicanes son* le mal de la plupart des races cl de la nôtre en particulier.On sait quels procès ruineux on encourt quelquefois à la campagne, à la suite d une discussion au sujet d'un mur mitoyen ou nuire baga- DEMAIN — Le DEVOIR publiera un article de M.Henri Bourassa sur la question bilingue.telle de la sorte.Que de frais on éviterait en s’adressant à des cours d’arbitrage! Mais il va- sans dire que cela ne ferait l’affaire ni des avocats ni des gouvernements.On IL dans Larousse qu’en France “le droit du Moyen-Age entrava par toutes sortes de règles restrictives le développement de l’arbitrage, san.doute parce que cette instâtulion enlevait aux justices seigneuriales partie de leurs profits.” Voit-on la tête que ferait le gouvernement si la vente des timbres de loi allait diminuer?D’ailleurs, il -eut dormir sur :;es deux oreilles.L’amour de la chicane e;t entré trop profondément dans nos moeurs pour que nous cherchions à l’extirper.EL par ailleurs nous nous moquons bien de l'opinion que peuvent avoir de nous nos compatriote;.On a vu que certaine colonie étrangère a plus de souci de son bon renom.Louis DUPIRE.b ilj.et nu soin.CROQUIS Il a un nom énorme, quasi sacrilège.Ainsi affublé, un ne peut être banal.Il s’en doute et s'est ingénié à cultiver T originalité.Il Ta poussée si loin, qu’il faut tout son talent pour faire oublier qu’il n’est pas un mime, si haut, qu'il est inimitable : te malheureux qui le voudrait copier, fùt-il doué de génie, passerait pour évadé des petites maisons.Pour excuser pareilles contorsion^, il ne faut rien moins que l’effet produit.Or, cet effet est tel qu’on s’étonne encore que le chef l’ait atteint en se démenant comme an beau diable; c’est comme sept qu'il Aurait dû gesticuler.Jusqu’à lu quatrième mesure, rien d’anormal.On voit, au milieu de l’hémicycle des instrumentistes habillés de drap olivâtre, au col brodé d or, un directeur à son pupitre.Mais l’incantation commence.On perd de une d abord le pupitre.Son inutilité est telle qu’il s’abolit, qu’il s’escamote ; il nest là, dirait-on, qu'à seule fin d’indiquer l’endroit où le chef ne sc tient jamais.Celui-ci, le pas allongé, à la façon des félins, a soudain passé dessous.Il est maintenant au centre de l’action et comme un capitaine de la guerre en dentelles, il se porte à l’endroit où sa troupe est le.plus faible tantôt aux ailes où soupirent les bois langoureux.tantôt au centre, où tonne l’artillerie des cuivres et des caisses, petites, grosses, rondes ou oblongues.Il commande la charge, sa baguette haute, qu’il brandit comme une flamberge.Pais, la difficulté franchie, il fait demi-tour et s’avance vers l’avant-scène de son pas ouaté; pas un poil de sa moustache, qui pend raide cl nette comme une faucille, n’a bronché.Mais voilà un vivace.De nouveau, il se porte vers le centre.Ce n’est plus lui.c’est un autre.On n’avait pas deviné encore qu’il fût capable de telles ’contorsions.C’est un danseur de ballet russe ou un polichinelle, animé par une mécanique étrange dont chacun des.gestes répond exactement aux mouvements de la musique.Quelle danse diabolique! Le public en retient son haleine.Mais voilà le mouvement passé.Il revient vers l’avant-scène.Pas une mèche de sa chevelure qu’on dirait un bloc d’ébène, mais qui, tout à l heure, s'agitait au vent de l'harmonie comme la crinière d'un coursier indompté, ne semble avoir remué.Il s’est glissé de.nouveau sous le pupitre.C’est un “moderato” cette fois.Il s'avance les mains tendues vers tes bois, tel un mendiant.Le fait est que, sans honte.U mendie plus de douceur, plus d’expression, plus d’âme.Il implore, sa bouche tombe, les pointes de sa moustache se rejoignent, il supplie, il conjure, encore un coup et il tombe à genoux devant ces exécutants que tout à Theurc il menaçait des moulinets de sa baguette.Qu’importe la grimace pourvu on on ait l’effet?Quel velouté, la flûte aigrelette et la clarinette na-ziltarde ont rendu ! Ce n’a été là qu'une mince affaire cependant.Le chef veut encore plus que cela.Cette fois, ce n’est plus une baguette de directeur mais de magicien qu'il tient à la main.Il hypnotise ses exécutants qui ne sont plus que de simples médiums et il semble que n importe qui, ainsi suggestionné, pourrait atteindre à la même perfection.La féerie est rendue à un point tel, qu’après le pupitre ce sont les musiciens et leurs instruments qui ont disparu, petit à petit; et on dirait que cet acrobate extraordinaire fait ses culbutes et ses pirouettes sur le clavier retentissant d’un orgue immense dont il tire de délicieuses harmonies.Tout à l'heure, quand le public acclamera, il saluera seul et ce sera justice ; il aura tout fait et tout seul.Jacques COEUR.A OTTAWA ON VEUT CENSURER SAM HUGHES bpc, de l’Ontario et quelques-uns des provinces maritimes étaient absents, vru que les séances du samedi ne présentent d’habitude aucun intérêt particulier et qu’au surplus les députés de l'extrême ouest d Ontario, des provinces de l’Ouest et plusieurs de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick reslant à leur poste, les absents comptaient que le ministère et l’opposition n’auraient pas besoin d’eux.Un député libéral des Provinces Maritimes, M.Mackenzie, du Cap-Breton.a proposé la motion de censure.U s’agit d’une vente de munitions de guerre défectueuses, fabriquées avant 1908 à l’arsenal de Québec, condamnées par des experts comme étant impropres à l’usage et dangereuses même, et dont a destruction devait se faire.La motion Mackenzie accusait le ministère d’avoir vendu illégalement et sans mandat trois millions de rondes de ces cartouches au colonel Allison, qui les aurait achetées, se donnant comme l'agent de Vickers-Maxim, puis les aurait revendues en Grande-Bretagne a un profit considérable.Ces cartouches, qui avaient coûté .«St.OO par ¦mille rondes, se seraient revendues $20 à Allison, et il les aurait repassées à l’Amirauté anglaise, non pas à Vickers-Maxim.M.Mackenzie veut une enquête par la commission Duff-M crédit h.Là-dessus, sir Robert Borden répond à M.Mackenzie que cette transaction fait de ce temps-ci l’objet d’une enquête devant la commission Davidson, et que, partant, la gauche eût dû attendre le résulta! de cette enquête.Il estime que la commission Meredith-Duff, chargée de rechercher la vérité d'allégations faites à propos de contrats impériaux, ne peut s’immiscer dans les affaires faites pour le compte du gouvernement canadien, comme le voudrait M.Mackenzie.Au surplus il est certain que les munitions défectueuses vendues par le ministère ¦de la Milice, c’est la maison Vickers-Maxim qui en a pris directement livraison.Ces cartouches avaient été mises au rancart à la suite du rapport de sir H.Barlow, un expert anglais, en 1908.La compagnie d’armes Ross avait refusé de les acheter à $12.50 le mille, le ministère avait décidé d’en disposer à $10 le mille, il fut quelque temps sans pouvoir trouver preneur et, finalement, la maison Vickers en acheta, comme on sait, à $20 le mille, pour tir à la cible.Le 1er août 1911.il v avait ainsi au Canada 36,418,000 rondes de cartouche dans les magasins de l’Elat, pour la carabine Ross numéro 11, et 3 millions et demi pour la carabine Ross numéro 111.Au 31 décembre 1915, il ne restait que 14 mi'lions des premières et on en avait distribué des quantités considérables aux soldats du premier corps expéditionnaire pour tir à la cible.Le 31 mars dernier, il y avait ici 9 millions et demi de rondes de cartouches très satisfaisantes.numéro Vï, et 12 millions et demi de cartouches numéro VII, les meilleures.La vente reprochée au ministère de la Milice n’a donc pas diminué la provision de l'Etat.Au surplus, il ne sert à rien de vouloir condamner le général avant d’avoir le rapport de la commission Davidson, conclut sir Robert, Sir Wilfrid Laurier, de son côté, nie que le général Hughes ait eu autorité pour vendre ces cartouches.Cette vente s’est faite au détriment de l'approvisionnement de muni-] lions du pays ; celui-ci eût pu, de j son côté, les vendre directement à l’Amirauté, au lieu de donner à I Vickers-Maxim l’occasion de faire des profits au cours de celle transaction.Il insiste pour que l’affaire soit soumise à la commission Meredith-Duff.Le général Hughes se défend d'abord en fa'sant une allusion quel-' conque à la question bilingue, puis | en disant que la commission d’eu-| quête Davidson est capable de reri-! dre justice tout autant que l'autre.| Les cartouches vendues à Vickers | ont rapporté ce qu’elles avaient coûté, cette compagnie en a pris livrai-; son elle-même, il eût pu les faire ! détruire, d’après le rapport de l’expert, sir II.Barlow, sans prendre la peine d’en parler au ministère, il les a vendues légalement, elles étaient défectueuses, offl a tenté de les vendre à maintes reprises et on n’y a pas réussi.Il assume l’entière responsabilité rie ses opérations, à ce sujeî, et dit que Vickers-Maxim ont revendu ces munitions à l’Amirauté au prix payé par eux.M.Carvel! prend le ministre à parti, disant que la présence d’AM is on dans tout cela .jette du louche sur la transaction.Suit une légère altcr-calkm avec sir Robert Borden.M.Carve!! se défend d’avoir eu affaire à des avocats allemands-améri-cains, à New-York, comme l’ont in-j .sinue des feuilles amies du général Hughes.Il ne veut pas de la commission Davidson, toujours en retard pour présenter scs conclusions, 1 il veut une enquête précise et rapide, Le ministre de la Justice prend la défense du général Hughes.Tl fait aussi l’éloge Je la commission Davidson, dont il loue le travail.Puis AIM.Pugsley et Macdonald reviennent à la charge.M.Macdonald affirme que le public n’a pas confiance dans la commission Davidson, et proteste parce que le général Hughes a dit qu’AMisou vaut sir Wilfrid Laurier.Vote, et rejet de la résolution Mackenzie, par 23 voix de majorité pour le gouvernement.dement d’après lequel le taux de chaque pension sera plus considérable qu’auparavant.Une dépêche dit même que les pensions payées ici à chaque soldat blessé seront plus avantageuses que celles payées en Grande-Bretagne et n’importe où ailleurs.Pour l’heure, les sommes qu’absorbe le fonds des pensions militaires n’est pas très forte.Elles augmentent, toutefois, rapidement.Et il est certain que, d'ici à quelque cinquante ans, ces pensions prendront plusieurs millions de notre argent, chaque année.L’homme qui s'en trouvera le mieux, ce sera le soldat né en Grande-Bretagne qui sera venu s’enrégimenter ici, au lieu de retourner s’enrégimenter dans son pays d’origine.Egalement, nous supporterons tic ce côté une partie des frais que la Grande-Bretagne eût 'dû supporter, si ces gens eussent été s'engager chez elle.Ottawa, 14.La journée de samedi s’est passée dans une longue discussion a propos d’une récente opération tin ministère de la Milice, pour laquelle la gauche a proposé un vote de cen-„ sure contre le général Hughes, au 1 Pensions cours d’une motion que le ministère a fait repousser par 40 contre 17 voix.La plupart des députés du Que- BLOC - NOTES Le» Communes voteront un de ces jours-ci, paraît-il, un amendement à la loi des pensions militaires, ainen- Une scission ?La Free Press, de Winnipeg, qui est au fond de toute la campagne antifrançaise dans l’Ouest, dit que le vote sur la motion Lapointe produira une scission dans le parti libéral et que les députés de l’Ouest devront séparer leur cause de celle des libéraux de l'Est, dans l’avenir.Il leur faudra donc un chef nouveau, qu’ils devront choisir parmi eux.S’ils en viennent là, ils auront quelque difficulté de trouver ce chef, à l’heure présente.Le docteur Clark, le plus éloquent des députés libéraux de l’Ouest, n'est pas du tempérament qu’il faut pour faire un chef.M.Oliver, par ailleurs, manque trop des qualités fondamentales et d.< prestige qu’il faut à un chef.Et puis son dossier politique est quelque peu chargé.11 y a l'affaire McGillicuddy dont, on n'a jamais bien connu le fond.Pour ce qui esl des autres libéraux aux Communes venant de l'Ouest, s’il y en a plusieurs d’intelligents, il ne semble pas qu’il y en ait un apte à devenir un chef de groupe.11 leur faudra donc regarder à l’extérieur.Et là encore, les hommes, dont se font les chefs sont plutôt rares.La paix ?Un financier américain de retour d'Europe affirme que la paix va venir soudainement, en Europe.“ La fin de la guerre approche ”, dit-il, ‘É et la paix va venir aussi vite que la guerre vint, en août 1914.Il n’y aura pas d’autre campagne d’hiver.” 11 conclut à la banqueroute prochaine, économique et financière, de l'Allemagne et de sa compagne, l’Autriche.Cela peut être vrai.Mais il n’y parait guère encore.Toutefois, les bruits de paix qui se font jour, de différentes sources, indiquent bien que plusieurs des belligérants, sinon tous, sont las et désirent ad-deminent le retour à leurs occupations normales.Des hommes ne se peuvent égorger indéfiniment sur les champs de bataille sans que le oésir de la paix monte au coeur de ceux qui assistent à cette boucherie internationale.Une paix juste, équitable, où les justes réclamations d’un chacun se feraient enten-ure, voilà ce qu’il faut.Le congrès qui devra pu formuler les conditions aura fort à faire pour y parvenir.Mais il ne faut pas désespérer que lise nations y viennent.Et les paroles du financier américain s’accompliront peut-être plus vite qu’on ne le pense.A tout événement, elles s’accompliront encore moins, vite que tous le désirent.Filous Un tribunal montréalais vient de condamner à six mois de prison deux commerçants reconnus coupables d'avoir, au cours de leur faillite, produit un bilan frauduleux et d’avoir caché une part de leur actif, au détriment de leurs créanciers.Le châtiment n'est pas trop lourd pour ces deux escrocs.Un abus comme celui qu’ils ont commis se produit encore trop fréquemment ; et l’on ne pourra sévir avec assez de rigueur contre les mar-dhands malhonnêtes qui manoeuvrent de manière à faire perdre le plus d’argent possible à leurs créanciers et à en garder le plus possible pour eux.Cette engeance mérite qu’on la châtie rudement.Candidats Aujourd'hui, près de deux cents candidats sont sur les rangs, sollicitant le vole de l’électeur québécois.Pendant lc;s huit jours qui vont suivre, il y aura des milliers de discours et des centaines de ca-balcurs, dans ious les coin*; île la province e; les électeurs entendront parler de Imites sortes de sujets, parmi lesqueils on perdra de vue la politique de M.Gouin.Toutes sortes d’arguments serviront aux discoureur*, et il est certain que nombre d’entre eux s'écarteront du sujet, afin d’essayer à mieux berner l'électeur.Quelle opinion éclairée sortira-t-il de tout cela?Il faudrait, pour que l’électeur donnât son vote en parfaite connaissance de cause, qu'il sût l’histoire des deux partis, à Québec et à O'tn-wa, celle de son pays depuis 1867, à tout le moins, et connût vingt autres sujets dont traitent les orateurs politiques.Sait-iil tout cela?Fin de session La session fédérale tire à sa fin.Les Chambres ont voté 8 'millions pour le Grand-Tronc-Pacifique.ne reste que quelques heures à nos députés pour finir leur travail, et le Nord-Canadien n'a pas encore ses 15 millions, on n’a pas encore discuté le hill relatif au Québec et Saguennu.hr«f le urogramme es' REUNION DE LA S.R.D.C.PLUSIEURS TRAVAUX IMPORTANTS SERONT LUS AUX ASSEMBLEES DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA QUI AURONT LIEU CETTE SEMAINE A OTTAWA.Ottawa, 15.— La Société Royale du Canada se réunit cette semaine à Otdawa; elle tiendra ses assemblées au Chateau Laurier.Ce soir, à 8 heures 15, réunion du conseil’ mardi, mercredi et jeudi, assemblées publiques au couix desquelles les sections anglaise et française donneront des conférences sur la littérature, l’histoire, les sciences, etc.Du programme des étudus de la section française, nous détachons les articles suivants: 1.—Les métamorphoses dans les contes populaires canadiens.Par M.C.Marins Barbeau, M.S.H.C.— La croyance aux médamonphoses est universeiilement répandue.Les paysans canadiens-françai.s l’ont conservée; on la retrouve dans les récits de loups-garous et de chasse-galerie.2.—“Au pays natal de Lamartine”.Par M.Ernest Choquette, M.S.B.C.— Impression de pèlerinage littéraire.3.—Deux études.Par M.T abbé .4.//.Gosselin, M.S.H.C.Mgr Briand et Carleton.2.Quelques épisodes de l’invasion américaine de 1775-76.4.—Une mission canadienne au Japon.Par M.Rodolphe Lemieux, M.S.B.C.— Délégué par le Canada auprès du gouvernement japonais, en 1907, afin de réglementer PimmigraÆion asiatique et de mettre fin aux conflits entre ouvriers blancs et jaunes vur la côte du Pacifique, M.Lemieux a écrit ses impressions et souvenirs du merveilleux pays du Soleil levant.5.—Un essai d’arbitrage internationale.M.P.B.Mignault, M.S.B.C.— Importance de l’arbitrage comme mode de règlement des conflits internationaux.6.—Lu langue française au Canada - son état actuel.Par M.Lon-ir'gny de Montigny, M.S.B.C.— Les colons français, ju*;qu’à la Conquête, partaient-ils “le pur langage de Colbert et de Louis XIV?" Caractères essentiels du parler franco-canadien.L’épuration nécessaire.Obstacle: (a) l’ardeur des adversaires politiques et religieux de la diffusion du français; (b) l’indifférence et les propres préjugés des Canadiens-français.1 .- Introduction à l’étude de l’économie politique.Par M.Edouard Montpetii.M.S.B.C.8.—Folklore canadien-français : Chansons patrioBques et chansons populaires.Par M.Ernest Myrand, M.S.B.C.9.—Un chapitre d’histoire contemporaine.Par Mgr Louis Ad.Paquet, M.S.R.C.— L’objet de ce travail est le cardinal Satolli.le-ouel est même venu deux fois au Canada.10.— La prévôté de Québec.Par M.Pierre-Georges Roy, M.S.R.C.—'L’édit de création de la Compagnie des Indes Occidentales, lui permettait d’établir ries juges et officiers de justice partout où besoin serait.C’est *>u.r l’autorité de cet édit nue le tribunal de la Prévôté de Québec fut établi au mois de mai 1666.11.— Origine de la Saint-Jean-Baptiste.1636-1836.Par M.Benjamin Suite, M.S.R.C.— Cette fêie populaire a toujours été en honneur parmi les Canadiens.Elle avait deux siècles d’existence chez nous lorsque Duvernay lui donna une organisation.12.Les tribunaux et les officiers de justice à Montréal, sous le régiment français.1648-1760.Par M.E.Z.Ma.ssicotte.(Présenté par M.Benjamin Salle, M.S.R.C.) — L’auteur, mirés avoir fait l’historique des divers tribunaux qui ont existé dans Pile et le gouvernement de Montréal, donne la liste des fonctionnaires qui furent chargés d’administrer la justice dan*; cette partie de la Nouvelle-France.13.—Montalrmber! et le Canada.Par M.Antonio Perrault.(Présenté par M.Edouard Montpetii, M.S.R.C.) — Relevé, des ouvrage*; de Montalembert, des appréciations qui avaient cours, à l’époque, sur le Canada.14.Vocables franco-algonquins.Par M.le sénateur Pascal Poirier, M.S.R.C.Considérations sur la langue algomquine.(Extrait d’une étude sur Le parler acadien, en préparation.) 15.—Les transformations de la société canadienne après la conquête.Les qiiatre années du gouvernement militaire anglais.Par M.Leon Gérin, M.S.R.C.encore chargé.Cela ne fait rien et la session se clora vraisemblablement cette semaine; les invitations à la prorogation sont déjà lancées.11 est donc probable que les députés ne discuteront presque pas le prêt au No’d-Canadien et le voileront dare-dare.C’est l’habitude, aux fins de sessions.Et c'est le temps que les ministère*; choisissent pour faire adopter leurs projets de loi les plus contestables ou qui prêtent le plus îe flanc à l'attaque.Le régime parlementaire a de ces trous, par où coule l’argeat du public.«.P.LA FETE DE LA PUCELLE LA COLONIE FRANÇAISE ET LES AMIS DE LA FRANCE HONORENT LA GRANDE LIBERATRICE.— REMISE DES DECORATIONS DE LA LEGION D'HONNEUR A MM.BARRE ET QUINTAL.De grandioses manifestations religieuses et patriotiques ont marqué hier l’inauguration, à Montréal, de la célébration de la fête de Jeanne d’Arc, comme fête nationale des Français.Les membres de la colonie française de la ville se sont fait un devoir d’honneur de venir célébrer, avec les représentants des autorités civiles et religieuses du pays, au milieu d’un immense concours de citoyens, amis de la France, la mémoire de l’humble héroïne, Jeanne d’Arc, libératrice de la France.La remise des décorations de la Légion d’honneur à deux de nos of- , ficiers canadiens-français, blessés au front, le lieutenant-colonel Hercule Barré et le capitaine Quintal, a rehaussé l’éclat de la fête, tout en soulevant l’enthousiasme de tous les coeurs.A NOTRE-DAME Vers neuf heures, dimanche matin, l’église Notre-Dame -s’était remplie d’une grande foule, venue assister à la cérémonie religieuse de la fête.La statue de Jeanne d’Arc, disposée au centre du sanctuaire, disparaissait sous une guirlande de fleurs, auréolée des cinq drapeaux des nations alliées.Le lieutenant-gouverneur de la province assistait au fauteuil d’honneur, entouré de M.le consul général de France et des invités.M.le curé Labelle a prononcé le sermon de circonstance, rappelant les vertus de la grande et chu$î© guerrière, qui symbolise, aujougi» d’hui comme autrefois, l’union sa.crée de tous les Français.Le prédicateur loua, avec fierté, le culte que le peuple de France a toujours porté à celle qui a mérité les honneurs de la canonisation, après avoir acquis ceux de l’héroïsme militaire et patriotique.Il termina par ces dignes paroles d’espérance: “La mission de Jeanne d’Arc, Messieurs, n’est pas encore tout accomplie.irous avez l’union sacrée et victorieuse; Tunion nationale des citoyens pour la défense du droit et de la liberté; l’union des peuples autour de vos drapeaux, de l'Angleterre, surtout, qui, par un retour divin •des choses, honore aujourd’hui la Pucelle et fusionne son sang avec Je sien pour la plus sainte des causes, sur la même terre de France ; vous avez l’espérance, une espérance qui repose, ferme, non seulement sur le génie de vos chefs et l’héro|s-me de vos soldats, mais encore sur l'immanence d'une justice éternelle”; vous avez mieux encore, vous avez la certitude de vaincre.mais vous n’avez pas encore la victoire finale.“Vous l’aurez pourtant et bientôt si vous jetez au ciel le cri de Jeanne: “Jhésus, Maria! Français!” Car elle n’a été la Jeanne de la victoire que parce qu’elle a été la Jeanne de la Prière.Sur son étendard, elle avait tracé l’image du Roi du ciel et gravé ces deux mots qui sont à eux seuls la plus suave des prières : “Jhésus, Maria!” Sur les champs de bataille elle ne faisait avancer ses troupes qu’au nom du Christ dont elle leur avait fait boire le sang divin! Sur le bûcher de Rouen, quand elle consomma son sacrifice pour la rédemption de la France, ce fut avec le crucifix devant les yeux et le crucifix sur les li vres qu'elle ex-pir; en disant : “Jésus, Jésus, Jésus!” Ce cri d’amour qui amena son inompne supreme, dites-le donc avec clic, et le Christ, recommençant Phistoire, réapparaîtra bon Français.En nom de Dieu, de par le Roi du ciel et avec le secours de Jeanne, la France chrétienne encore une fois et toujours sera victorieuse.C’est le voeu le plus cher des Canadiens-français.” A L’UNION NATIONALE FRAN-ÇAISE Après la messe, la foule des invités se rendit à l’Union Nationale Française, avenue Viger, où devaient se dérouler, en plein air, les patriotiques manifestations de la fête civile.En face du Consulat français, superbement décoré, une estrade improvisée regorgeait d’une foule sympathique, tandis que les sièges d’honneur se remplissaient des invités de la fête.Au premier rang figuraient M.iP.-E.Leblanc et Mme Leblanc, Mgr E.Roy, représentant Mgr l’Archevêque, Mgr Brey-nat, vicaire apostolique du Mackenzie, et les représentants des gouvernements fédéral et provincial.La présence d[un détachement du 163e régiment ajouta une note guerrière, très appropriée à l’heure douloureuse que traverse la France.La fanfare du Mont S.-Louis, de ses airs patriotiques, mit la joie et la gaieté au cours de tous les assistants.M.le Dr Brisset des Nos, président de l’Union Nationale Française, se présenta alors sur l’estrade des orateurs et prononça un vibrant discours en l’honneur de la sainte du jour.Après avoir rappelé brièvement l’historique de l’etablissement de la fête de Jeanne d’Arc, comme fête nationale de Ja France, l’orateur fit un éloquent éloge de Jeanne d’Arc, “la sainte de la patrie, née de son coeur, de sa tendresse et de ses larmes”, l’étoile, qui annonce la fin de la tempête, le mot divin qui [chante l’espérance.(Suite à la 3tme page) Z LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 MAI 1916 VOL.VIL — No 113 LETTRES AU “DEVOIR” LES ELECTIONS Noua signées.ne publions que des lettres ou des communications accompagnées d'une lettre signée, ayec adresse autheiKijue.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.UNE SUGGESTION Montréal, 26 avril 1910.M.Henri Bourassa, Le Devoir, Montréal.Cher Monsieur, Vous avez sans doute lu dans la Patrie du 25 courant une lettre que ce journal a publiée en caractères gras, comme lui agant été adressée par M.le curé de S.-Viatenr d’Anjou.Ce digne abbé refuse catégoriquement de recevoir ce journal à l'avenir.Monsieur l’abbé Guilbault, qui, entre parenthèses, est un érudit et un théologien éminent, souligne son geste par une forte protestation contre le journalisme jaune qui s'amène inoariablehient dans celte feuille.Il lui envoie tout son mépris pour ses doctrines impérialistes, si maladroitement préeliées à la masse, sous l’oeil paternel d'un gouvernement non moins impérialiste, ainsi que le dégoût que ce journal, comme bien d’autres d’ailleurs, dirige tous les jours contre les Allemands.La Patrie semble ignorer la taille et les hautes qualités du protestataire.Son rédacteur lui tombe dessus comme sur un quidam quelconque.Je me plais èi croire que M.l’abbé Eugène Guilbault, ancien professeur de grec èi l’Assomption et la plus saine autorité théologique du diocèse de Jolictte, lui donnera la réplique en se plaçant en dehors du point de vue religieux.Il faut un complément à la lettre de M.l’abbé Guilbault; car elle donne ouverture à beaucoup d'hypothèses, telles que la Patrie en a tirées dans son article de rédaction.J'avoue humblement qu’elle frappe par sa sèche brièveté, si l'on tient compte du sujet traité, et par le ton catégorique y employé.En espérant, monsieur le directeur, que vous pourrez aider à nous foire instruire sur celle polémique, Je demeure Votre tout dévoué, "VAUCLAIRE”.LES LIBERAUX INDEPENDANTS SIH l.OMKH DECLARE HIER SOIR, A SAINT - VINCENT DE PAUL, QU’ILS N'ONT RIEN FAIT POUR LA PROVINCE.— DISCOURS DE M.LEVESQUE ET AUTRES.M.COUSINEAU A STE-GENEVIEVE LE CHEF DE L’OPPOSITION RENCONTRE M.D.A.LAFORTUNE, REPRESENTANT LE CANDIDAT LIBERAL, M.ASHBY.— LES ACCLAMATIONS.— LES ASSEMBLEES DE M.DECARIE.Comme on pouvait s’en douter un peu, M.J.\V.Lévesque est le candidat ministériel dans Laval.Sir Lomer lui-même l’est allé dire aux électeurs à une assemblée tenue hier soir à Saint-Vincent de Paul.Le premier ministre s’est déclaré franchement opposé à ia candidature de M.L A.E.Gravel, libéral in-dépeiulant.Indépendant de quoi et de qui, a demandé sir Lomer “nuancés indépendants” n’ont mais fait quoi cime ce soit pour leur l pas s ou pour leur province.Ces j nuances sont d’habitude des gensl mécontents et qui n’agissent que par j dépit.Sir Lomer est descendu du train j de Québec aux accents d’une mai - j che guerrière jouée par la corps de i musique de la compagnie des tramways.La Garde Dollard élail là.' sabre aux poings, qui présentait les armes.Un bon millier de personnes, venues d’un peu partout, de Montréal-Nord, du Sault, de Saint-Martin | et même de Montréal, étaient assou-j rues pour acclamer le chef rouge.L'assemblée eut lieu dans la salle du collège.A part le premier ministre, prirent la parole le candidat ministériel, M.Lévesque, le député du comté à Ottawa, M.C.A.Wilson, M.Jos.Versailles, M.le maire Martin, M.Tancrède Marsil et quelques autres.M.Lévesque a passé en revue ce qu’il a fait pour le comté de Lavai depuis huit ans qu’il le représente à la Législature.Plus de $900,000 ont été dépensées pour la confection des routes et le comté pent se van-1er d’avoir des routes comparables j .U^Il./w- cl.Toutes les assemblées dans Jacques-Cartier sont maintenant des assemblées contradictoires.Une non.velle rencontre a eu lieu, hier, à Sainte-Geneviève, après ia L’EXPEDITION DE RASMUSSEN New-York, 15.— Knud Rasmussen, l’explorateur danois, alteindra aujourd’hui Thule, à la Baie North Star, avec son navire le Kap York, où le Dr Edmund O.Hovey, du Musée américain d’histoire naturelle, le chef de l’expédition de secours de Crocker Land est emprisonné dans la glace avec ses compagnons.L'expédition de Crocker Land sous la conduite de Dortald B.MacMillan, partit de New-York le 2 juin 1913, pour une tpurnée d’exploration dans l’océan arctique, et se perdit dans les glaces.Le Dr Hovey partit à son secours, à l'automne 1915, et s'est également perdu lui-même.Rasmussen espère secourir les deux explorateurs d’ici à la fin de juillet, en parcourant sur les glaces une distance de plus de 2,000 milles.DEUX MORTS ACCIDENTELLES M.le coroner McMahon a disposé des; corps de Pasquale Gregorio, mort subitemenl, samedi, à l’âge de 66 ans, dans la bâtisse Queen City Oil Co., et de Thomas Harry Râper, noyé à Dixie, sur le lac Saint-Louis, le 10 mai dernier, alors qu’il canotait avec deux amis.Mort accidentelle dans les deux cas.LE SALAIRE DES TELEGRAPHISTES Pittsburgh, 15.— La compagnie de chemin de fer Pensylvanie a notifié ses télégraphistes, à l’est de Pittsburgh, qu'ils bénéficieraient d’une augmentation de salaire, basée sur les mérites et les années de service d’un chacun.Ces changements portent effet aujourd’hui, pour la plupart de.s employés de la Western Union, bien que, pour d’autres, ils datent du 1er mai.DESERTEUR AU ^PENITENCIER Henri Allard, accusé de vol d’ha-aits et d'absence sans permission du 163e bataillon, devra faire un séjour de deux ans au pénitencier.Tel fut le jugement rendu par le juge Leet, ce matin.ON REPECHE UN NOYE On a transporté à la Morgue, ce matin, vers 10 heures, le corps (Tun noyé qui n’a pas encore été identifié.Il a été repêché en haul du pont Wellington, dans le canal de Lachine.C’est un homme de trente ans, pas plus, probablement un ou vrier.Cette journée " pluvieuse " ?onR prendra peut-être au dépourvu.Le moyen le meilleur et le plue facile de roue prémunir est indiqué clairement dans notre dernier numéro de '‘Thrift”.11 s’j* trouve plusieurs articles tous très intéressants pour tous et les autres.Envoyez vos non* et adresse et vous recevrez par le retour du courrier un exemplaire gratuit.MARCH TRUST COMPANY Ut S.-JACQUES 52.nnte.* Actif, plue de M.ttt.OOl) non seulement aux plus belles du Canada, mais aux plus belles des! Etats-Unis.La confection dé ces routes a donné du travail aux cultivateurs et aux journaliers du ,CQ,m' lé.M.Lévesque annonce que’Jaj mon tée S.-Rose n’est que le coin- j mencement d’une route nationale j entre Montréal et Ottawa.N’allez j pas croire, dit le candidat minislé-j riel, que nous faisons de la politique avec les bons chemins.Il n’y a ; pas de chemins bleus et de chemins! rouges ; il n’y a que des routes na- ! tionalcs, et ces routes apporterons le progrès dans toutes les parties de la province.M.Lévesque déclare aussi que le gouvernement Gouin n’a eu qu’un but : rendre la province plus progressive et plus éclairée en lui procurant les bienfaits d’une insiruction publique moderne, des écoles techniques, des institutions d’éducation industrielles et commerciales.Ce qui me paraît étrange, continue M.Lévesque, c’est l’attitude de mon adversaire, M.Gravel, qui se présente comme indépendant avec une teinte de libéraiisime.Ce qu'il faut dans le comté de Laval ce n’est par un intrigant et un homme à millions, mais un homme qui a à coeur l’intérêt de son comté.SIR LOMER GOUIN Quand je suis venu il y a huit ans dans le comté de Laval, rdit-il, j'ai appuyé le programme de M.Lévesque et je m’en suis rendu responsable.M.Lévesque réclamait alors la suppression des barrières de péage et il a obtenu ce qu'il demandait.M.Lévesque a connue adversaire dans la présente lutte un monsieur qui se dit libéral indépendant.Or, qui dit libéral, dit bonté et générosité.Quand on a Thonneur d’être libéral, je ne vois aucun avantage d'ajouter à ce titre l'épithète d’indépendant.Ceux qui ont été indépendants en politique n'ont jamais fait grand chose pour leur pays.Pourquoi se servir d’un tel prélexte pour faire la lutte dans le comté de Laval, “un des plus beaux comtés de la province de Québec” ?Sir Lomer passe ensuite en revue ce que son gouvernement, depuis 1905, et le parti libéral depuis 1897.ont fait pour la province ; ce sont les revenus qui augmentent et les déficits qui disparaissent ; les bons chemins sillonnent toule la province ; l’augmentation du subsir.le fédéral fait tomber dans les coffres de la province $800,000 de plus chaque année ; ce sont les revenus qui sont portés à 9 millions de 3 millions qu'ils étaient sous les conservateurs.Le premier ministre continue à passer en revue les différentes parties de son administration, puis il déclare, contrairement à ce que clame partout M.Cousineau, (pie notre province est en tète des provinces du Canada, à tous les points de vue.Sir Lomer termine en faisant un appel aux électeurs de Terrebonne en faveur de M.Athu-nase David, le candidat libéral dans ce comté.M.David est un jeune, dit-mais un jeune qui promet.M.C.A.WILSON Le comté de Laval est représenté, dit-il, à Ottawa et à Québec par deux députés qui sont aux côtés des deux sentinelles vigilantes de notre j foi et de notre langue.Nous avons passé, la semaine der- | mère, deux jours et une nuit sans i dormir, et après nous votions pour i que nos frères d’Ontario aient le droit d'enseigner à leurs enfants la langue de leur mère.M.Wilson cite j le mémorable discours de M.Lamar-, che, flagellant le ministère et les fa- j natiques orangistes.Toute la phalange nationaliste a voté pour la jus-1 tice ; honte à ces Canadiens-fran- j çais qui s’appellent les Blondin, les Sévigny, les L’Espérance, les Des-rarries.les Casgrain, les Patenamle, etc., qui ont voté contre leurs mères.Ceux-là n'ont jamais été que de faux nationalistes.(Des renégats, crie quelqu’un.) Exigez que vos candidats aient des principes ; exigez qu’ils s’engagent à donner, mais à ne pas vendre leur vote.MM.M.Martin, Jos.Versailles et Marsil parlent ensuite.a messe.M Ashby, l’adversaire de M.Philé-mon Cousineau, était représenté par M.I).A.Lafortune.Les discours es | prononcés sont les mêmes qui ont ja- j déjà été faits plusieurs fois depuis l’ouverture de la campagne.M.Cousineau a violemment pris à partie l’administration Gouin.Il a surtout parlé de l’administration de la justice et du coût élevé de cette administration.M.Cousineau a protité de la présence du M.La-fortune, substitut du procureur général pour le district de Montréal, pour demander ce qu’il est advenu de la cause contre M.T.Bergeron, en Cour d’assises.M.Cousineau a rappelé que M.Bergeron avait renversé un jeune garçon avec son automobile.La cause fut envoyée devant un grand jury, mais un ordre du procureur général défendit d’aller plus loin.Comme M.Lafortune était alors le substitut du procureur, M.Cousineau lui a demandé des explications à ce sujet.M.Cousineau a aussi longuement parlé du scandale Mousseau et du bill de la Montreal Fair Association.Il a terminé en dénonçant la politique des bons chemins telle que pratiquée par le gouvernement.M.Lafortune a répondu à M.Cousineau.Il lui a reproché de porter des accusations sans jamais avoir de preuve dp ce qu’il avance.M LES ACCLAMATIONS déclaré, hier Cousineau a (ju’ii s’attend à voir élire par acclamation sept libéraux contre quaire conservateurs ; il semble probable qu’il n’y aura de candidats libéraux ni dans Westmount ni dans Saint-Georges.Samedi, le chef de l'opposition a appris que son parti aura des candidats dans tous les comtés du district de Québec, excepté dans la Beauce.M.Cousineau a ausssi déclaré qu'il pourrait bien y avoir des surprises le jour de l'élection.ASSEMBLEE DE M.DECARIE M.Jérémie Decarie continue sa campagne dans Maisonneuve.Il a tenu, hier, une assemblée au parc Frontenac.Une dizaine d’orateurs ont porté la parole aux électeurs.Dans la soirée, M.Decarie a tenu une deuxième assemblée dans De-lorimier.FAITS - MONTREAL JETE DANS LE_FLEUVE ?UN CHAR R E T I E R RACONTE QU'IL A APERÇU DEUX INDIVIDUS PRECIPITANT UN HOMME DANS LE FLEUVE A LA SUITE D'UNE QUERELLE.C CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES AVOCATS Tél.LA FRANCE A BESOIN DE CANONS NOUS N’AURONS JAMAIS ASSEZ DE MUNITIONS, DIT LE SENATEUR HUMBERT.de la le e à Paris, 15.—(Par le sénateur Humbert.)—Cependant, il nous faut encore plus de canons pour remporter la victoire.Nous travaillons ferme, mais l’on peut se demander si nous travaillons assez ardemment.Nous n’aurons jamais assez de canons de tout calibre, d’avions, de mitrailleuses, de projecteurs, munitions et d’autre matériel.Tandis que nous fabriquons, mort exerce ses ravages sur front, et le sang français coul Verdun, où les Allemands lancent sans’ cesse leurs projectiles meurtriers.Plutôt que de céder d’un pouce, les Français se laissent réduire en lambeaux.Jamais armée n’a déployé pareille bravoure.Mais seule une artillerie égale à celle de l'ennemi pourra arrêter ce terrible bombardement.Seule, cette sorte d’artillerie pourra pratiquer une brèche dans les lignes teutonnes, quand notre infanterie commencera son avance.Il nous faut encore 10 fois plus de canons lourds que nous en avons pour mettre notre artillerie au niveau de notre infanterie.PERTE D’UN AEROSTAT FRANÇAIS QUATRE DES SIX OCCUPANTS ' SE NOIENT ET LES DEUX AUTRES SONT DISPARUS.S’il faul ajouter foi à une rumeur qui aurait circulé à la suite du récit d'une trisle histoire, racontée hier par un charretier, un homme aurait été précipité dans le fleuve, quelques centaines de pied > en arrière de la manufacture de caoutchouc de la rue Notre-Dame.Ce charretier relate l’affaire comme suit : trois hommes discutaient sur le quai, à cet endroit, quand quelques secondes après les avoir remarqué;, il entendit distinctement le bruit d un corps qui fend Teau après la chute et en se ri tournant ne vit plus que deux hommes remonter un chemin, au pied de la rue Delorimier.Si ce drame s’est vraiment déroulé, le corps du noyé remontera à la surface dans neuf jours et les rumeuri de cette ténébreuse affaire seront confirmées.ECRASE SOUS SON VOLANT.Un jeune homme de 22 ans, Harold Stanley Bagg, 739 ouest, nue Sherbrooke, de retour de Los Angeles où il a suivi un cours d’aviation pour entrer dans le corps d’aviateurs anglais a été blessé assez grièvement, samedi soir, sur le chemin de Lachine, au cours d'un accident d’automobile.Son compagnon, un camarade du même âge, s'en est tiré sans une egratignure.La machine roulait dans la banlieue quand l’explosion d’un pneu força celui qui la conduisait à l’arrêter sur le bord de ia roule où elle capota.Les deux amis roulèrent à la renverse cl le compagnon qui put aussitôt se mettre sur pied manda de l'aide et releva le jeune Bagg, écrasé sous le vdiant.Les médecins de 1 hôpital Général doivent l’examiner au rayon X pour définir la gravité et l’état de ses blessures.UNE CHUTE MIRACULEUSE.Une fillette de cinq ans, Marie Major, dont les parents ont domicile au No 393 de la rue Champlain, a fait hier soir une chute assez extraordinaire en tombant d’un troisième étage sans se causer pour cela aucun mal.L’enfant jouait sur un balcon et piqua une tête en bas, à la suite dune imprudence.Portée par sa mère à l'hôpital Notre-Dame, elle fut renvoyée par les médecins qui ne lui trouvèrent pas la plus petite blessure.A BAS DE SA VOITURE Un nommé Anatole Lepage.27 ans, domicilié au No 310 rue Lusignan, a été conduit à l’hôpital Général, samedi,, après s’ètre luxé la jambe gauche, dans une chute qu’il fit de sa voiture, sur la rue Murray.BLESSE PAR UN AMI Un jeune homme de 17 ans, Stanley Fuller, dont Tes parents sont domiciliés au No 264 de l’avenue Woodland, Verdun, a été transporté à l'hôpital Général, samedi soir, la suite d’un accident au cours duquel il avait reçu dans la poitrine une balle de calibre 22.Alors qu’il faisait une partie de plaisir sur la digue, avec quelques amis de son âge, l’un d’eux lui tira par accident une balle au-dessus du coeur.On lui en fit l’extraction à l'hôpital où il est maintenant dans un état des plus rassurants.PROPOS SEDITIEUX.La cause de l’Irlande trouve des amis jusqu’au Canada.Un dénommé John J.Iloey, ci-devant d’Ottawa, maintenant domicilié au No 54 de l’avenue Rushbrooke, vient d’etre arrêté par les autorités de l’immigration sous l’accusation d’avoir tenus des propos séditieux.James William Smith, qui demeure au numéro 48 rue Rushbrooke, a produit une déposition devant le magistrat Saint-Cyr, déclarant que Hoey aurait envoyé au diable le drapeau, les soldats et le gouvernement, et dit qu’il ne serait content qu’à la défaite de l’Angleterre.Traduit devant le juge, le pré-venu a enregistré un plaidoyer de nor.culpabilité.Il fut remis en liberté provisoire.On croit que la plainte sera retirée et que l’affaire en finira là.Main 4571.4S72.J.P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180 ST-JACQUES.Pureau du soir : S(-Euwtachf.Casier postal 356.— Adresse télégraphique, ‘•Xahac.Montréal”.Tél.Main 1236-1251.Codes : Liebers, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edi fie r anspor ta lion — RueSaint-Jacq^Jca LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L._______ MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation.120 S.-Jaciiues.Tél.Bel! Main 2670.Câble, Eadmor.E.A.IV Morgan.Sakiste Lavery, B.C.L.M.La very a son bureau du soir : 1 St- Thomas.Longimifl.ROMÙALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.— Chambre 525 Tél.Main 966.Tél.Main 3264.^MONTREAL.S.-Louis.4207.HERVE ROCH, B.A., L L.L Société légale.Baril et Roch.AVOCAT 61, rue Ç.-Gabriel, Montréal.RHEAUME THEODULE NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est.Montréal RESIDENCE, MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Tremblea 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.JTéL Main 1323.J.-H.-H.-LIPPÉ NOTAIRE SITUATIONS VACANTES___________ Professeur de littérature expérimenté demande place dans collège commercial ou classique.Référenças sur demande.A.C., Boîte postale 248, Terrebonne.____ Elève en pharmacie demandé, ayant un ou deux ans d’expérience.S’adresser à Recours & Lanctôt, 310, Sainte-Catherine Est.180 RUE S.-JACQUES, MONTREAL.« Tél.Main 4571.Bureou^UL 1ÉLZEAR ROY NOTAIRE Prêt, «ur hypothèques.Achats de créances et autres.Département spécial pour i Administration de Successions et de propriétés ; collection ; assurances ; placement de fonds ; gérance temporaire d organisations financières ou commerciales.206-209 EDIFICE BANQUE DK QUEBEC, No 11 Place d*Armea, MONTREAL.Tél Main 5762.C.li.180 RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 4571 et 4572.Suite 411.Paris, 15.—Le ballon dirigeable qu’on dit, à Toulon, être tombé dans la mer, au large de la côte de la Sardaigne, appartient à la ma rine française.Un rapport offi ciel, publié aujourd’hui, porte que te ballon s’est enflammé on ne sait comment, alors qu’il survolait, ven dredi dernier, la Méditerranée.La toile de l'envetoppe a été recueillie sur la grève de Toulon.Quatre dcN six hommes à bord ont péri et leu"s corps ont été repêchés.Le sort des deux autres reste «nysté rietix, mais il est fort à craindre qu’ils aient eux aussi perdu la vie.Tout bon Canadlen-françaia désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.LE JAPON PROTESTE Tokio, 15.— Le Japon a adressé une note de protestation à ta Chine contre les prétendus mauvais traitements infligés à la police militaire japonaise lors des récents désordres survenus à Tsinan-tFu.Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez- vous .Cf est imprimé au No 43 rue tncent, h Jfrmtréal, par l’IMPBIME-(UE POPUUAinF.(à responsabilité limitée), j.N.Chevrier, gtrant-géuéraL Journal Snint-vli Domicile : Est 1339.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53._ ?7_ e ^•'^airiqIiea • Residence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT *7, rue S.-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.DOCTEURS Tél.Main 333» J.ALBERT SAVIGNAi* NOTAIRE (autrefois de Biron et Saviffnac) Spécialité: Examen de titres, règlement de difficultés commerciales, difficultés de famille, successions; placements de capitaux à taux très avantageux.Prêts aux fabriques et aux commissions scolaires.Bureau : 99, rue Saint-Jacques.Edifice Banque Nationale Le soir après 7 heures: 322 Sherbrooke Est Tél.Est 1643 DENTISTES Dr N.BOUCHER 541 GRAND-TRONC Tél.: — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU, 1191 NOTRE-DAME OUEST, Tel.! — Victoria 1529.SPECIALITES — Maladies des femmes et Jeunes filles, obstétriaues.accouchements.-EST «734 Dr NAP.DESJARDINS CHimjRGrEN-OKNTISTE Aatrefoi» dm S.‘Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Mari.-Annr Tel.S.-Louis 3943.Dr HONORE THIBAULT L.D.S.D.D.S- CHIRURGIEN-DENTISTE 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.S.-LOUIS.6098 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu I de Paris.Maladie des YEUX, des! OREILLES, du NEZ et de lal GORGE, 523, Saint-Denis, (En face[ du carré Saint-Louis.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SILVER PLATE Co; Dorure, argenture, nickelage, réparations d’argenterie, vases sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, gérant, 57, Saint-Gabriel.Main 1387.Téléphone Bell Main 3285 ERNEST ST-AMOUR CURATEUR ET LIQUIDATEUR DE FAILLITES Edifice Banque de Québec No 11 PLACE D’ARMES, MONTREAL, Chambres 513 et 514.Tl KOlti-XAU R E.N C Ë, Cure Radicale Des Cors SÛRE.EFFI CftCC.SflNS UoULCun C/v Vente Partout 25 Franco par Postc.ft.J.lRURENCE, Montreal.LES ANGLAIS ONT UN NOUVEAU CANON New-York, 15.— Une dépêche de Londres au “Herald” annonce que les Anglais possèdent maintenant un canon supérieur, en efficacité et en rapidité, aux meilleures mitrailleuses allemandes.Ce canon, d’un poids de 25 livres, peut lancer quinze coups à la seconde, et n’est manoeuvré que par deux hommes.Inventé par un officier américain, le colonel Lewis, il fut fabriqué en Belgique, jusqu’à ce que les Allemands *>e fussent emparés de la ville, qui le fabriquait.Le nouveau canon opère avec succès sur ies champs de bataille; dans une tranchée dernièrement, il faucha plus de 330 Allemands en une demi-heure.Il fonctionne à merveille dans toutes les directions : verticalement, contre les aéroplanes, horizontalement, sur un mur, comme sur le toit des «liaisons.Il est maintenant fabriqué en Angleterre, où des héros de Liège et de Haeien s'occupent à diriger le travail des ouvriers.LE BULLETIN DE L’AUTRICHE PENSIONNAT S.-ANNE A LACHINE La réunion des anciennes élèves du Pensionnat de Sainte-Anne, à Lachine, est fixée au 18 mai.CORDIALE INVITATION INGENIEURS CIVILS HURTUBISEetHURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Sainfr-Jacque*.TELEPHONES i Bureau : Main 7611.Résidence : tél.Rockland 2059.JOS.MEUNIER et FABIUS RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc».Egout».Expertise.Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES Tél.Main 3066.RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Chambre 604, Edifice Shaughnessy.137 rue McGill, Montréal.J.N.CABANA.F.A.CABANA PETITES ANNONCES A LOUER A LOUER.—No 271, rue Chambord, près Mont-Royal.Beau logement.7 pièces.Ménage fait.Tél.Saint-Louis 1120.Z.Mayrand, N.P., 1131, Saint-Denis.A VENDRE Oeufs de races pures pour incubation.Plymouth Rocks blanches et barrées, Orpingtons jaunes, Wyan-dattes blanches, Rhode Island rouges, Leghorn blanches.Inspection sollicitée.Ferme Avicole, S.-Jérôme.P.Q.Arthur Delrorde.gérant.OEUFS POUR INCUBATION Voici le temps arrivé.Nous tenons à vous avertir que nous avons constamment en mains toutes ies races pures de volailles-poules, canards, oies, dindes, pintades, tourterelles, lapins, etc.Aussi quantité de reproducteurs à des prix modérés.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures des races les plus avantageusement connues au pays.15 sous • nr malle.Spécialité : Oies et canards sauvages domestiqués.Ecrivez vos besoins.La Ferme Avicole Yamaska, Saint-Hyacinthe, Qué.PROPRIETE A VENDRE.—A Pile Perrot-nord, au bord de l’eau, en face du Clarendon Hotel, à Salnt®-Anne de Bellevue ; 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et à accepter, comme tutrice à ses enfants mineures, sous bénéfice d’inventaire, pour et au nom de ces dernières, la succession du dit feu Joseph Edmond Quintal, dont elles sont habiles à se dire et porter hé-rit/ères.Montréal, ce quinzième jour de mai, mil neuf cent seize.Ollie Olivia Florence AUSTEN.(Par Sayvillec.— Le la Guerre d’Autriche .communiqué officiel opérations mi'litai- Berlin, 15 ministère de a publié le suivant sur les res du 13 mai: “Front italien: Nos troupes on< repoussé plusieurs attaques au nord des penchants de Monte San Mi-chaelo.Les Italiens ont subi de lourdes pertes.“Fronts russe et balkanique; La situation demeure la même” AU BAGNE POUR VOL Albert Joanette, dit Armand Leblanc, dit Labelle, dit Labranche, rê'é le 12 mai, à la demande de 'on /patron, pour avoir perçu de l’argent (pour M.E.Paré, argent qu'il ne lui a jamais remis, a été condamné à deux ans de pénitencier par le juge Leet.r ?o Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 177 7__ J.AfcHILLE DAVID Entrepreneur électricien 106 S.-Paul.Ré».109 Oue&t, Lagaucfietière.Main 929.Main 3174, J-ALFRioHUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tél.Main 6761.Résidence 1650 RUE S.-DENIS, Tél.S.-Lonis 4876.ADOLPHE DAVELUY COURTIER D'ASSURANCES représentant de la Great West Vie 160, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 6715 ™ manufacturiers J D.Camirand, Limité- Grand choix de Bijouterie, argenterie et verre taillé, Horloges et tous genres d’articles de fantaisie.Nous manufacturons les électroliens et chandeliers, 141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.J.1 :.MAYER ENTREPRENEUR Couvreur en gravois et électricien.Réparations de tous genres.1985, RUE BORDEAUX.Tél.Saint-Louis 1443.La Cie Wisintainer INCORPORE! 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VOL.VIL — No 113 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 MAI 1916 & « NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE UNE LETTRE DE M.C.MURPHY L’ANCIEN SECRETAIRE DANS LE CABINET LAURIER RETENU A ATLANTIC CITY, PAR LE MAUVAIS ETAT DE SA SANTE, SE DECLARE EN FAVEUR DE LA MOTION LAPOINTE.M.Charles Murphy, député de Russell, ancien secrétaire d’Etal dans le cabinet Laurier, présentement souffrant à Atlantic City, N.- L, a adressé à sir Wilfrid Laurier la lettre suivante sur la motion Lapointe: Hôtel Traymore, Atlantic City, N.J., 6 mai 1916.M.Wilfrid Laurier, Ottawa.Cher «sir Laurier, Dans plusieurs journaux canadiens, on a fait mention, récemment, d’un projet d’une résolution qui^ serait présentée au Parlement, à l’effet d’amener parmi les citoyens du Canada une entente sur la controverse des écôles, afin que le peuple canadien reste uni, en celte heure de tension et d’incertitude que traverse la nation.Si une telle résotlulion est présentée durant mon absence que prolonge ma mauvaise santé, je vous prie de bien vouloir m’inscrire en votre faveur, si un vote est pris, pour appuyer votre altitude en cette matière.Je n’exige, comme assurance de la démarche que vous prendrez en cette occasion, que le témoignage de votre longue vie.toute dévouée à protéger les minorités et à promouvoir l’entente mutuelle et de bon vouloir au sein de toutes les classes et les croyances du Canada.D’où mon désir de partager votre attitude sur la résolution dont la Chambre peut être saisie.Votre tout dévoué, Chas.MURPHY.AVIATEUR AMERICAIN LAPIDE AU JAPON , Osaka, Japon, 15.—Toute une émeute a éclaté ce matin lorsque Ta-viateur américain Arthur Smith voulait différer son envolée.Smith a été légèrement blessé par les pierres que lançait la foule et conduit à l’hôpital.Son aeroplane a été endommagé et son hangar détruit.La police eut beaucoup de difficultés à apaiser les manifestants et elle ne réus-sit a le faire qu'après que plusieurs personnes eussent été blessées.Vingt-huit des émeutiers ont été.arrêtes.NOUVEAU SUCCES BELGE EN AFRIQUE Paris, 15.— Le ministère de la Guerre de ta Belgique au Havre, dans un communiqué officiel publié aujourd'hui, imnonce que l’expédition belge qui a pénétré dans l’Afrique occidentale allemande a remporte de nouveaux succès.Ce communiqué porte que le colonel Moli-tor, commandant de la colonne du sud, a occupé, le 8 mai dernier, Kigali, capitale de la province allemande de Ruanda.Les troupes belges ont pareillement capturé l'ile de Kiviuivi dans le tac Kivn que les Allemands ont saisie par surprise au commencement de la guerre.DEUX BASES AUTRICHIENNES DETRUITES L’INTERVIEW DE L’AMBASSADEUR GERARD ELLE A SOULEVE BEAUCOUP D’INTERET EN ANGLETERRE.Londres, 15.— On mande de Milan aux Lloyds que par suite de l’occupation de Marsa, de Morza et de Portobardia, entre la Cyrénaïque et l’Egypte, les Italiens ont détruit les deux principales bases navales dont les sous-marins autrichiens se servaient en secret dams la Méditerranée.Les navires de guerre italiens infestées de mines.Au débarquement des contingents, une colonne a marché contre Borgo Suleim et a .saisi une grande quantité de viande en conserve et d’autres produits destinés aux submersibles.D’autres détachements ont fait des recherches sur le rivage et ont découvert une énorme quantité de ont longé le littoral sans subir d’a- [ benzine dans des cavernes et des varies, bien que les eaux fussent puits abandonnés.L’ALLEMAGNE EXPRIME SES REGRETS Madrid, via Paris, 15.— Le ministère des Affaires étrangères d'Espagne a reçu une note du gouvernement allemand dans lequel ce dernier reconnaît qu’un sous-marin teuton a torpillé le “Sussex” et explique l’incident par une méprise du commandant qui a pris de bonne foi le vapeur pour un vaisseau de guerre.Le gouvernement allemand le déplore grandement et exprime ses regrets, qui sont d’autant plus vifs (pie le compositeur espagnol Granados et sa femme sont au nombre des victimes.1.’Allemagne offre de nouveau d’indemniser les familles.Le ministre de> Affaires étrangères a reçu instruction de remercier le gouvernement allemand.LES FUNERAILLES DE L’EX-JUGE OUIMET ELLES ONT EU LIEU, CE MATIN, A LA CATHEDRALE.Les funérailles de l’ex-juge Al-dric Ouimet ont été célébrées, ce matin, à la cathédrale.Un” grand concours de parents et d’amis suivaient la dépouille mortuaire.Le service fut chanté par M.l’abbé Elie Auclair, assisté des abbés J.A.Mousseau et J.S.McCrory, comme diacre et sous-diacre.Mgr l’archevêque a donné l’absoute.On remarquait dans le choeur : Mgr Georges Gauthier, le chanoine Nantel, du séminaire de Sainte-Thérèse, le R.P.Arcand, s.J., recteur du collège SainteéMorie, M.T.Bastien, P.S.S., etc.Conduisaient le deuil : Les trois fils du défunt : Paul, Eugène et Al-dric ; son petit-fils, Roger Beullac ; Camille Desjardins, son beau-frère ; ses neveux et cousins, Wilfrid, Adélard, Aldéric, Rosario et Alphonse Ouimet On remarquait dans l’assistance, le lieutenant-gouverneur de là province, M.P.E.Leblanc sir Auguste R.Angers, sir L.O.Taillon, sir Horace Archambault, sir Alexandre Lacoste, M.Chs Doherty, ministre de la justice, les juges H.Chauvin, Panneton, Jos.Archambault, La-vergne, Robidoux, Guerin, M.Alphonse Racine, conseiller législatif, MM.Narcisse Pérodeau, H.B.Rainville, Jérémie Deearie, le sénateur R.Dandurand, Arthur Boyer, F.J.Curran, Dr E.P.Lachapelle, Edmond Brossard, A.P.Lespérance, Pierre Casgrain, J.L.Archambault, Gustave Surveyer, Paul Amos, E.W.Villeneuve, Aimé Lafontaine, Paul Brodeur, Geo.W.Parent, Chs Delorimier, S.L.S.Cuddy, Louis IL Bourdon, L.P.Bcrard, John Hoolahan, etc., etc.ON DESTITUE UN CONTREMAITRE LES COMMISSAIRES REMERCIENT LE CONTREMAITRE DU ! Londres, 15.— L’interview ac- sentant cordée par l'ambassadeur Gérard et i maîtres imprimeurs se présenta publiée par le “Koemische Volks- j ce nia tin devant le bureau des co-r zeitung , vendredi dernier, soulevé'mjssajres_ ricaines .pour obtenir des rensei-gnemen’s sur la conduite qu’ils tiennent à ce sujet.Les commissaires ont accordé le contrat des rapports annuels de tous les départtments à l’imprime-| rie Perrault, la plus basse soumis- rsnAm-it-n t ATir,TT-r, T „„ j sionnaire, pour la somme de $2,-O’UARTIER LAURIER.— LES 257.50.TRAVAUX D’IMPRIMERIE.Et les destitutions continuent.- I Hier c’était aux contremaîtres des Une nombreuse délégation repré-.travaux du quartier Bordeaux que niant les intérêts de l’Union des l'on donnait Tordre de déguerpir, LA SITUATION FINANCIERE EN GRECE LE GOUVERNEMENT MET LA DERNIERE MAIN AUX MESURES FISCALES.beaucoup d’intérêt en Angleterre.Cette entrevue a trait à la déclaration faite par M.Lansing après la transmission de la note allemande, et au traité d’arbitrage signé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.Les parties ont ratifié ce traité aux premiers jours de la guerre, sans que le peuple anglais Tait à peine remarqué.Il commence seulement à en saisir l’importance qui naît particulièrement du fait que les Etats-Unis ont signé un accord semblable avec les autres pays de l’Entente, mais non avec l’Allemagne.Les journaux anglais donnent des détails complets sur les termes du traité et sur les membres de la soi-disant commission de la paix permanente chargée de veiller à son execution.ntait aujourd’hui c’est à ceux du quartier Laurier.Un contremaître pour incompétence, vient d’être mis au rancart.'—Ce n’est pas surprenant, a dit le commissaire Villeneuve, si nous sommes obligés de refaire certains travaux de pavage et d’égout quand on voit des matériaux comme ceux-ci.Et tout en parlant de la sorte, le commissaire des finances de mon-Irer à ses collègues un sable de qualité tout à fait inférieure employé dans le quartier Laurier.—Je ne sache pas, ajoute M.Villeneuve, que le.département des achats et des ventes ait jamais donne instruction de se servir d’une telle pacotille.Il faudra avoir une enquête pour savoir qui fournit ce sable à la ville.GRANDES COURSES A DORVAL - AU BENEFICE DE - L’HOPITAL NOTRE-DAME DU 29 MAI AU 6 JUIN PROCHAIN SOUS LE PATRONAGE DE Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur et Madame Leblanc.Lord Shaugrhnessy et Lady Shauchnessy.Sir Robert Borden et Lady Borden.Sir Wilfrid Laurier et Lady Laurier.Sir Lomer Gouin et Lady Gouin.Son Honneur le Maire et Madame Martin.Les Ministres Fédéraux et Provinciaux du District de Montréal.ENCOURAGEONS L’OEUVRE DE L’HOPITAL NOTRE-DAME PRIX D’ENTREE $1.50 Billets en vente dans les bureaux de banques, grands magasins à rayons, pharmacies, hôtels et restaurants, les épiciers et marchands de tabac de cette ville.POUR TOUTE AUTRE INFORMATION : Voir Bureau Central, Edifice Versailles, 90 S.-Jacques.DEPOT GENERAL DES BILLETS — LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA com- Elle soumet que l’adjudication actuelle des comtrats d’imprimerie ne se fait pas d’une façon équitable, tant pour les imprimeurs que pour la ville, et suggère l’adoption d’une échelle de tarifs raisonnables.Elle donne pour raison que le présent système de soumissions fait perdre un temps considérable aux soumissionnaires, qui vont très souvent passer plusieurs heures à Thôlel de ville, et s’en reviennent sans avoir obtenu de contrat.En demandant à la ville de fixer des prix définitifs pour tous les genres de travaux qu’elle fait faire chaque année, on met un terme à ces inconvénients.M.G.Faille, chef du département de la papeterie municipale, a reçu instruction d’écrire aux gou- On demandera à Me Laurendeau vernemenls federal et provincial, si le bureau peut légalement aller aux compagnies et aux villes amé- sieger chez M.Côlé afin de connai- tre son opinion relativement à la recente demande faite par plusieurs ingénieurs de Montréal au sujet de 1 aqueduc.u n1' Ainey- — Où en êtes-vous, M.Villeneuve avec l’affaire de la rue Drolet?M.Villeneuve.— J'attends la forme de la resolution que doit me transmettre Me Laurendeau que tout soit légal.pour M.Ross présentera à la prochaine seance une résolution concer- — —concer-I nant la Saving Dag Light Law.ac-tuelJement en vigueur Saint-Jean et Winnipeg, ac a Halifax, M.ASQUITH SE «END A BELFAST Dublin, 15, vià Londres, 1.30 p M —Le premier ministre Asquith, qui fut a Dublin quelques jours, est parti, ce matin, pour Belfast où il oit s entretenir avec les paux citoyens de la ville.princi- Alhènes, Grèce, 13, via Paris, 15.— Le gouvernement a mis la dernière main aux mesures fiscales qu il va présenter à la chambre aujourd'hui, pour remédier à la gravité de la situation financière.En sus du projet d’emprunt domestique et d’émission de bons de 30 millions de drachmes, ces mesures comportent un impôt proportionnel sur les profits des armateurs, un impôt de 10 pour cent sur les importations de tabac et une taxe sur les hôtels, les moulins, etc.Le cabinet espère que les impôts vont rapporter environ un milliard de drachmes.Cela permettra de subvenir au maintien de Tannée sur le pied de guerre, ce qui coûte environ 300,000 drachmes par jour, et de payer de longs arrérages d allocations aux familles des soldais.-*- ATTENTAT CONTRE VON SANDERS A SMYRNE New-York, 15.— On mande aujourd’hui de Salonique: On dit qu’on a tenté de faire sauter la demeure du 1 général von Sanders, à Smyrne, sui-! vaut un rapport de Constantinople {au “Post”, de Londres.On ignore s’il y a eu des dégâts ou si quelqu’un i a été blessé ou tué.La même dépêche porte que les habitants de la Tégion de Hauran, en Syrie, se sont révoltés et ont proclamé leur autonomie.-—- INVALIDES DE RETOUR DU FRONT Québec, 15.—Le “Missanabie” est arrivé à Québec, samedi soir.Il y avait à bord 200 soldats invalides.Î1 est parti pour Montréal, hier matin.Parmi les passagers on remarque les Canadiens-français suivants: E.Bertrand, J.Evrard, J.Fortin, A.Landry, E.Pelletier, G.Pierre, R.Petit, H.Pierronne, N.Papillon, O.Vézina L.G.Archambault et S.Barbeau, de Montréal.T.Beaumont, P.Lelièvre et L.Normandin, d’Ottawa.-at- ON SE BAT ENMACEDOINE Paris, 15.— Le correspondant de l’agence Havas à Salonique a signalé hier une violente canonnade à la frontière de la Macédoine.Il n’y a pas de combat d’infanterie cependant.Les avions français ont bombardé le camp bulgare, à Xanthi.UN SCANDALE A 1/H0R1Z0N OU IL EST QUESTION D’UN NOTAIRE QUI RETIRE DU FONDS PATRIOTIQUE CERTAINES ALLOCATIONS DUES A DES SOLDATS DEPUIS'PLUS D’UN AN DESERTEURS.Entre anti impérialistes, dans une étude très achalandée d’avocats, samedi, sur la brune : —Nos commissaires en font de la besogne, hein, depuis qu’ils siègent à huis clos ?—Il n’y a pas à dire, ils mènent ça rondement.—As-tu entendu dire, toi, qu’ils allaient discuter de nouveau la question des $300,000 au Fonds Patriotique la semaine prochaine ?—Il paraît que oui.—Est-ce que la Législature a autorisé le conseil à voter ce crédit ?Je ne me rappelle plus ce qui a été décidé à ce sujet.—Certainement.11 n’y a plus même que cette formalité à remplir, car je crois que la somme est actuellement mise de eôté.—En effet ; je me souviens maintenant qu’il a été question, lors de la discussion sur le bill de Montréal, de prendre sur cette somme pour je ne sais plus quelle oeuvre de charité ; cela a paru dans les journaux.Mais est-ce que la charte permet ces sortes de dons ?C'est ce qu’il serait important de savoir.—Justement, je crois avoir encore ici l’article sur lequel on s’ap-puis pour voter ce crédit.Attends donc.C’est X.qui m’a copié ça à Thôtel de vide.—A quel propos ?—Bien, je crois que c’est lors du don (jue la ville a fait au Fonds Monténégrin.Je voulais savoir.Tiens le voilà.C’est d’après T article 338a.Ecoute ; je vais te le lire : “Nonobstant toute disposition à ce contraire, le conseil peut, par le vote des deux tiers de tous ses membres, sur recommandation au préalable du bureau des commissaires, accorder ides indemnités, annuités ou gratifications à des employés du service municipal devenus incapables de remplir effica-| cernent leurs fonctions ; faire des i dons ou échanges de terrains va-! cants ou construits, pour des fins I d’instruction, de chanté, de philan-| thropie ou d’autres fins que ce soit que le conseil et le bureau des commissaires décideront être dans l’intérêt général ou public ; voter des sommes d’argent pour secourir les victimes de conflagration, d’inondation ou de désastre dans la cité ou ailleurs, pour des fins non prévues d’hygiène, de charité ou d’intérêt public, pour des fins artistiques.ou pour des oeuvres destinées à assurer le développement physique, intellectuel et moral de la population ; pour aider, maintenir et développer les universités, bibliothèques publiques ou municipales, institutions publiques ou de charité, et pour construire des monuments et contribuer à leur érection.” —C’est un peu tiré par les cheveux.—Si tu veux.Et pourtant.•—Eh bien ! moi je trouve que c’est Une vraie honte de voter un montant si considérable quand on i n’a pas le sou.—Que veux-tu ?Nous traversons une ère de folie dont on dirait tout le monde atteint ; on est prêt par-îtout à.comment m’exprimerai-je .• à s’anéantir, quoi, pour tirer les marrons du feu.—Faudrait pourtant mettre au jou- le petit scandale de Sainte.Sais-tu qu’il y a très peu de monde qui sait que les noms de plusieurs déserteurs figurent sur les listes de paye du Fonds Patriotique ?—C’est certain.—Et pendant ce temps-là nombre de familles continuent de retirer leurs allocations du gouvernement.Voyons, n’est-ce pas criant ?—Par qui est-ce déjà que la famille de Sainte.reçoit la sienne ?—Par le notaire X.—Ca fait plusieurs mois que X, .est déserté.—Plusieurs mois ! Dis donc un an et plus ; c’est pendant que son régiment, le ., était à Val earlier, tu sais, qu’il a pris la poudre d'escampette.—Il paraît que X.a averti le notaire de cesser cette exploitation car, sinon, il le dénoncerait publiquement dans les journaux.—Crains pas, il est bien trop peureux.Bien moi, si j’étais au fait comme lui de tout ce qui se passe, je t’assure qu’il y aurait longtemps que j’aurais brisé le pot aux roses.-—Tu n’y penses pas, nuire aux souscriptions ! ! ! —Oui, bien quand on profite de NOS BESOINS ET LES VOTRES ——————————— —?NOUS avons besoin de travaux d'impressions : c’e& notre grande source de revenus.—?VOUS avez besoin d’impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, fadures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlets, etc.—?NOUS sommes en mesure de vous donner pleine satisfaction, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas prix, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.'—?NOTRE représentant ira vous voir sur demande.LE DEVOIR 43 rue SAINT-VINCENT TELEPHONE MAIN 7461 | circonstances malheureuses comme ceMes où nous vivons depuis bientôt deux ans pour s’enrichir au dé-: triment de tout un peuple, comme | l’ont déjà prouvé nombre d’enquè-i tes, il serait de toute justice, ce me semble, de faire une fois pour tou-i tes rendre corge au trésor de tous jees malversateur.s afin de faire un exemple, que diable.—Pourquoi n’irions-nous pas ; trouver notre lâcheur et le forcer à \ parier ?—Il ne consentira pas.I —Essayons tout de même ; il ne s-e mure peut-être dans son silence que parce qu'il ne se sent pas appuyé par personne.—Tu as raison.Allons-y.Encore un scandale en perspec-tive.PROGRAMME DE M.JMUSINEAU (Suite de la 6ème page.) genres d’industries en usage dans ces centres ; 5o Amélioration de la voirie rurale ; classification des routes ; routes nationales à la charge com-I lète du gouvernement provincial, avec T ai cté du gouvernement fédéral tant pour leur confection que pour leur entretien ; routes régionales également à la charge du gouvernement provincial, tant pour leur confection que pour leur entre-tie ; et routes locales à la charge des municipalités, maie avec dies subventions libérales de la part du gouvernement ; création d’une commission de voirie chargée d'exécuter tous les travaux publics de la voirie dans la province, indépendam-ir.ent_ des partis politiques ; Go — Développement de nos pouvoirs d’eau, de façon à mettre à la disposition des consommateurs des grands centres de la province et de ses habitants, l’énergie électrique au prix coûtant, et éta-blissement d’une commission hydro-électrique chargée d'exécuter ces travaux; 7o — Plus ample protection accordée par le gouvernement aux richesses forestière., notamment contre les incendies de forêts, et adoption de lois favorisant le reboise- ment et la conservation des forêts.8o — Encouragement intense à la production agricole, notamment par la création de fermes expérimentales locales et de district, de façon à mettre à la disposition des agriculteurs des moyens faciles de renseignements concernant la culture et l’élevage des bestiaux; 8o — Protection efficace aux colons; èlassification des terres colo-nisables te des terre® iforestières ; mise à l’usage du colon des moyens faciles de développer son loi, de vendre son bois et d’acquérir pour sa famille des lots rapprochés du sien, de façon à créer des centres vigoureux de colonisation; Hlo — Encouragement à l’immigration venant des pays H’lEuropc après la guerre, de façon à nous attirer dans la province une classe choisie d’immigrants; Ho — Encouragement aux industries minières et protection contre l’importation de ces produits venant de l’etranger; 12o — Encouragement à l’industrie laitière et libre concurrence pour tous les marchands de beurre et de fromage; 13o — Réforme complète du service civil de la province, de façon à le rendre plus efficace, plus économique, plus indépendant des partis politiques, et meilleure rémunération aux employés public* compétents; 14o — Aide substantielle à foules les industries agricoles, afin d’en assurer le développement et établir dans toute la province des moyens faciles pour le cultivateur d’écouler scs produits: 15o — Administration prompte de la ’ustice; simplification des lois de procédures, die façon à donner une justice peu coûteoise aux justiciables, et spécialement aux classes ouvrières; 16o — Représentation des classes ouvrières dans le gouvernement de la province, de façon à assurer à ces classes un moyen efficace d’étudier el de régler les questions qui les concernent; 17o — Favoriser la tempérance dans la province; ne permettre la vente de l’alcool que dans des cas spécifiques; permettre la vente de* bières et des vins, de façon à faire disparaître Tusaige des alcools proprement dits.FEUILLETON DU DEVOIR s ^°Ur % \ \ù — par — Q MATHILDE ALANIC G 35 (Suite) Simone résista à la main qui tirait sa jupe et s’avança délibérément: —Eh! bonjour, monsieur et cousin! Il faut venir à Paris pour vous apercevoir!.Vous délaissez les pauvres gens de la Mayenne, depuis un peu de temps!.On comptait sur vous pendant les vacances pascales! Vos prairies et vos jardins s’êlaient parés de primevères et d’anémones !_________ Vos électeurs, votre notaire, vos amis soupiraient a; ès vous!.Le tapissier, qui décore votre castel, vous réclame! Qu’est-ce qui a pu vous retenir à Paris, ces trois lon-i gués semaines?Denis rougit légèrement, màis fit une mine souriante aux reproches enjoués: —Des affaires urgentes, et puis du travail, et encore du travail ! J’ai accepté une collaboration régulière à un grand journal quotidien, pour deux articles par semaine.J’achève aussi une étude, peu réjouissante, sur la progession de la criminalité juvénile et de l’alcoolisme en notre beau pays, favorisée par l'affaiblissement du principe d’autorité e! la veulerie de ceux qui le représentent.Et comme je compte dire, à la Chambre, tout haut et crûment ce que je pense, il me fallait une documcnfction sérieuse.—Vous allez parler à la Chambre, prochainement ?Oh ! faites-nous entrer! supplia Simone avec pétulance.Cela nous intéressera tant, n est-ce pas, Luce?n’est-ce pas, madame?.Thérèse de Viknois, jusque-là silencieuse, un peu à l’écart, tressaillit faiblement, comme quelqu’un dont on dérange les pensées.—'Certes!.Quoique ce doive être si émotionnant! —Pour ceux qui s’intéressent à l’orateur, surtout! acheva Simone, avec ingénuité.—Préparez alors vos forces et des flacons de sels! fit Bertheaume en riant; car vous me verrez probablement assaillir de belle manière.J’ai trop de vérités à direl.—Oh! comment avez-vous le courage?murmura Mme de Vilmois, effrayée.Et à quoi bon, d’ailleurs, vous exposer aux insultes, vous user la vie, dans toules ces vilaines mêlées poliliques?.Involontairement, Denis regarda Luce.La jeune fille se délourna, sous ce regard, mais sans pouvoir retenir les paroles qui lui montaient aux lèvres.—H faut bien, pourtant, que quelqu’un ait la bravoure de rc* pandre des paroles justes et franches, et d’essayer le bien.Ceux qui ont reçu des dons supérieurs n’ont pas le droii de les réserver pour l’unique satisfaction cte leur dilettantisme.il me semble.Ces derniers mots atténuaient d’une réticence timide l’expression convaincue de l’idée forte.Luce, confuse de s’être livrée, se retira légèrement en arrière.Une sorte de rayonnement éclaira la physio-no .ie de Bertheaume, comme s’il venait de recevoir une approbation désirée.Et Thérèse de Vilmois, en son ombrageuse inquiétude, discerna et la gène de la jeune fille, et le contentement intérieur de l’homme.—-Allons, c’est convenu! Nous assisterons au grand combat! dit Simone, avec sa verve légère.Je n’ai jamais vu le spectacle de la Chambre, et le désir de vous entendre double l’attraction.Vous visitez le Musée, vous aussi?—Oui.Je me suis trouvé là à point pour escorter ma compatriote et amie, Mme de Vilmois, fit Denis d’un air dégagé.Nous commençons seulement.Il s’avançait vers le fond de la galerie de sculpture.Luce accrocha le bras de sa soeur; —Ne penses-tu uas qu’il serait temps de rejoindre grand’mère?Mais, de nouveau.Simone lui opposa une résistance solide, et prenant bravement le pas à côté de Bertheaum ¦ : —'Bonne-rnaman, avec Mme des Roquettes, se trouve en excellente compagnie.Nous gênerions leurs effusions.Laisse-moi jeter un coup d’oeil général.J’aurai, si peu souvent, à présent, la facilité de revoir mon vieux Luxembourg.J’adore la peinture.Et vous, madame?dit-elle aimablement à Mme de Vilmois, comme le groupe s’arrêtait en face d’un magistral portrait d.Tenjamin Constant.—Moi aussi! assura Thérèse, sans ardeur.Au fond, un malaise l’humifliait, tandis qu’ils allaient de toile en toile, que Denis évoquait les souvenirs des musées d’Espagne, d’Italie, et de Hollande, et que les jeunes filles pariaient avec aisance des maîtres anciens et contemporains.A Paris, le goût de l’art .se respire avec l’air : le peuple est vraiment athénien par la finesse d’intuition, et la sensibilité compréhensive.Les meilleurs dimanches des demoiselles Fresnel s’étaient passés aux Musée et aux Salons, où les conduisait leur uère.Simone même, l’insouciantç et évaporée Simone, s’était instruite, sans y songer, des écoles, des styles, des manières diverses des peintres fameux.Et la veuve de Roger de Vilmois p~enait conscience de sa profonde ignorance, en matière d’art, et des lacunes de l’éducation •superficielle que lui avaient administrée des institutrices médiocrement talentueuses et irrégulièrement pavées.Plus tard, après l’affreux mariage qui la condamnait à la pire des retraites, elle n’avait eu ni le temps ni la paix nécessaires pour achever sa culture intellectuelle et élargir ses connaissances.Son âme ne trouvait le calme et la résignation que dans le détachement de tout, et l’aspiration au repos définitif et à la récompense éternelle.Et habituée à ces considérations austères, ramenée maintenant parmi les vivants, elle restait désorientée, perdue au milieu des intérêts animés et inconnus dont les autres peuplaient l’existence mortelle.Elle s’étonnait de l'importance que Denis accordait à ces questions esthétiques, de la gravité avec laquelle il commentait un tableau ou une esquisse, et de la jouissance évidente que prenaient tes deux soeurs à cet examen.Thérèse, devant leur compétence, n’osait avouer sa sympathie pour les peintures lisses, fines, agréables de couleur, comme celles de Bou-guereau et de Cabanel, et s’effarait, sans rien comprendre, devant Pu-vis de Chavanne-s, Carrière ou ftaf-faèlli.Elle marchait à ta suite du trio, avec l'agacement d’un profane, écoutant des initiés qui conversent dans un jargon spécial.Ainsi déprimée par le doute de soi, Thérèse sentai! encore une jalouse souffrance la tenailler au coeur.Oh! qu’elle les enviait, ces jeunes filles, à qui ces sujets, obscurs pour elle, étaient si familiers, qu’elles en pouvaient discuter librement avec Bertheaume?Que d’efforts à faire, avant de se hausser jusqu’à lui! Que de choses à apprendre, à sV.similer !.FJle savait bien qu’il l’aimait, avant tout, pour sa dr/uceur, sa patience, sa dignité dans l’épreuve: il ne lui demandait pas d’être érudite ou intellectuelle.Mais la jeune femme voulait plus encore que le coeur de son époux; elle ambitionnait de pénétrer l’étendue entière de cet esprit, s’irritant déjà à l’idée que quelque coin lui en restât fermé et que d’autres pussent, mieux qu’elle-même, fusionner avec la pensée de Denis.A SUIVRE i « le DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 MAI 1916 VOL.VIL — No 113 Le temps qu’il fera Vents de l’eet fraie et pluvieux aujourd’hui et demain.Chiffrée fournie par If.de Meslé.irérant de Hearn et Harrison, 332 rue Notre-Dame ouest.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.58 Même date l’an dernier.M Aujourd'hui minimum.• 43 Même date l’an dernier.Baromètre.— 8 h.n.m., oO.M ; 11 h.a.m., 30.12 ; 1 h.p.m.30.10.DEMAIN.tàARDI.16 MAI S.Ubolde, évêque et docteur.Lever du soleil.4 heures 28.Coucher du soleil, 7 heures 25.Lever de la lune, 6 heures 56.Coucher de In lune, 3 heures 15.Pleine lune, le 17, à 9 h.17 rn.matin.SE 20 A 25 ELECTIONS PAR ACCLAMATION Ûù Acheter Demain LE PRO CES is CHEZ LES LIBERAUX ET 6 du QUATUOR VOCAL A SAÎNT-SULPÎCE DE CASEMENT LE PRINCIPAL INSTIGATEUR DU SOULEVEMENT IRLANDAIS A COMPARU CE MATIN A LONDRES.SOUS L’ACCUSATION DE HAUTE TRAHISON.Nous rappelons que e'esl ce que se feront entendre, en duo.en trio, ri en quatuor, Mesdames Domaine et Desnuirais, et Messitur.s Dufresne et Laurendeau.De plus.M.Lé-Pol Morin exécutera une douzaine de morceaux de musique moderne.Il y a encore de très bonnes places.SIR ROBERT BORDEN EST A OTTAWA Sir Robert et lady Borden vien-rent d'arriver en cette ville pour le lancement du brise glace canadien ‘ J.D.Hasten ” et l’inauguration de l’élévateur à grain No 1.\L J.1).11a-zen et plusieurs hauts fonctionnaires d’Ottawa les accompagnent Le lancement du brise-glace aura lieu ii 2 b.30, et l'élévateur a grain | sera ouvert à 4 hrs.Mme Borden j présidera les deux cérémonies.LE R.P.TOURANGEAU CURE A S.-SAUVEUR (Du notre correspondant) Québec, 15.— Le R.P.Legault, curé de la paroisse de S.-Sauveur, va quitter .sous peu son poste pour se livrer exclusivement à la prédication.Il aura pour successeur a S.-Sauveur le R.P.Tourangeau, qui fut déjà curé de cette paroisse.MORT DE M.* J.-H.LACHANCE (De notre correspondant) Québec, lâ.-^M.J.H.Lachance, jincien propriétaire de la Domi- Pion Shoe Co., qui fut longtemps un des principaux industriels le Québec, est décédé, samedi, à sa residence de la rue Berthelot, apres plusieurs mois de maladie.11 laisse pour le pleurer une épouse, nee Hébert et un fils unique, Eugène.LE NETTOYAGE EST COMMENCE LA GRANDE SEMAINE S’OUVRE AUJOURD’HUI.—LE PROGRAMME.____ La campagne du grand nettoyage, cette année, s'ouvre aujourd hui ; elle en est confiée aux enfants, cl.aux grandes personnes.Le Comité d’amélioration de la ville, grâce à la coopération de la ville, offre $1,250 en prix et il y en aura d'autres de la part des citoyens en général et des marchand) généraux imbus d'esprit civique.Voici le programme de la semaine : PREVENTION DES INCENDIES.Lundi, 15 mai.— Rappelez-vous que la négligence est la cause principale des incendies — et que chaque incendie empêché sauvera des milliers de dollars aux citoyens en général.NETTOYAGE DES PARTERRES.Mardi, 10 mai.—Embellissez l’entourage de votre maison, ensemencez de l’herbe dans vos pelouses, plantez des fleurs, soignez bien les fleurs.Londres, 15.— Sir Roger Casement, chef supposé et principal ins-! tigaleur de la rébellion d’Irlande, a soir i comparu aujourd'hui à la Cour de police de la rue Bow, sous prévention de haute trahison.Les rares spectateurs qui ont obtenu la permission de pénétrer dans l’enceinte du tribunal ont été fort surpris de voir un second prisonnier aux cédés de Casement.Cet homme est Daniel Julian Bailey, un simple soldat domicilié à Wembley, village situé près de Londres.On l’a arrêté hier, près de Wandsworth, une banlieue de Londres.11 est accusé de haute trahison avec Casement, mais l'on n’a pus révélé jusqu'ici la nature exacte de ses relations avec la Sinn Fein.L’accusation portée contre les deux prisonniers est ainsi conçue “A partir du premier jour de novembre, 1914, et à plusieurs autres occasions entre cette date et le 31 avril 191(i, ils se sont rendus coupables de haute trahison à l’intérieur et à l’extérieur du royaume, au mépris de notre souverain maître, le roi, et des lois, donnant le mauvais exemple aux autres placés dans le même cas et foulant aux pieds leur devoir et leui; sennent d’ailégeance.” On rapporte que Casement a fait une longue déclaration aux autorités, et l’on croit qu’elle abrégera considérablement la durée de .l’audience.La comparution devant le magistrat de police est une .simple procédure préliminaire.Le procès véritable aura lieu plus,tard devant les juges de la haute cour dé justice.Le procureur-général, sir F.E.Smith, Me A, H.Bodkin et Me T.Humphreys .sont les avocats du ministère public.Mc J.H.Morgan et Me A.Jones sont les défenseurs des aefusés.Sir John Dickinson préside.Peu de temps après qu’il ait pris son siège, on amène Casement et son compagnon à la barre.Casement diffère beaucoup de ce qu’i était quand sa dénonciation des pratiques cruelles de la compagnie anglaise de caoutchouc, à Putumayo, en 1912, ont révélé son nom au monde.Le menton appuyé à sa main, il tourne de temps en temps les yeux du côté du magistrat.Quand le procureur-général, portant la parole au nom du ministère public, a parlé de la décoration de chevalier décernée au prisonnier, ce dernier a baissé la tête.Puis le procureur-général a retracé la carrière de Casement, dans ses grandes lignes.Il l’a accusé d’avoir mené une campagne systématique parmi les prisonniers irlandais*, en Allemagne, dans le but d’entraîner leur défection.il a déclaré que Bailey a été détourné de son devoir de cette façon et qu’il a expliqué en détail les actions de Casement.Suivant le procureur-général, Bailey s’est enrôlé dans les “Royal Irish Rifles” en 1994, et a servi avec ce régiment aux Indes.Au début de la guerre, on Ta appelé comme réserviste, et il s’ept rendu en France, avec le premier corps, expéditionnaire.11 a été fait prisonnier, en 1914, Selon le procureur-général, Casement s’est dit l’organisateur des volontaires irlandais, a représenté., à ses compatriotes prisonniers en Allemagne que l’Irlande avait tout à gagner par la victoire de l’Allemagne.Casement a promis aux soldats enrôlés dans la brigade qu’il se proposait de former de les envoyer à Berlin en qualité d’hôtes du gouver-\u cas d’une victoire CHEZ LES CONSERVATEURS ?L'appel nominal pour les élections provinciales qui auront lieu lundi prochain s’est terminé à 2 heures cet après-midi.— Liste des candidats à Montréal.— Les candidatures probables dans la province.LAVERGNE NE BRIGUE PAS LES SUFFRAGES La mise en nomination s'est terminée aujourd’hui à deux heures, au moment où nous allons sons presse.Les conservateurs concèdent aux libéraux une quinzaine d’élections par acclamation et les libéraux prétendent en avoir au moins vingt.Les conservateurs se disent certains de voir six de leurs candidats élus sans aucune opposition: parmi ces six il y en a deux dans Montréal, M.Gault, dans Saint Georges et le colonel Smart dans Westmount.A MONTREAL Voici la liste'officielle des candidats à Montréal qui nous a été communiquée à la dernière minute par nos reporters envoyés /tans les différents comtés de la ville: MAISONNEUVE Jérémie Décarie, lib., député sortant.G- N.Pichet, cons.-ind.DORI ON Geo, Mnyrand, lib., député sortant.Tancrède Marsil, lib.Klzéar Beauregard, lib.David Giroux, lib.-ouvrier.HOCHELAGA Sévérin Letourneau, Elu par acclamation.LAURIER Nap.Turcot, lib., député sortant.Dr Ernest Poulin, lib.J.A.Ouimet, cons.SAINTE ANNE Denis Tansey, cons., député sortant.W.J.Hushion, lib.Gléophas S.-Aubin ind.SAINT-GEORGES C.E.Gault, Elu par acclamation.SAINT-JACQUES Clément RobilLard, lib., député sortant.Napoléon Giroux, cous.SAINT LAURENT J.Finnic, lib., député sortant.Bernard Rose, cons.SAINT-LOUIS P.Bercovitch, lib.A.P.Pigeon, lib.SAINTE MARIE Nap.Séguin, lib.député sortant.S.A.Paquin, ouvrier.WESTMOUNT Col, C.A.Smart, cons., député sortant.— Elu par acclamation.A TRAVERS LA PROVINCE Voici maintenant, à défaut d’une liste exacte que nous ne pourrons pas publier avant demain, une liste des candidatures probables à travers la province: PROGRAMME DE M.COUSINEAU (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l'Agriculture.) Très spécial pour demain mardi LA LIGNE DE CONDUITE QUE LE! CHEF DE L’OPPOSITION ENTEND SUIVRE, S’IL EST ELU, ET LES REFORMES QU’IL SE PROPOSE DE FAIRE DANS L’ADMINISTRATION.Rouvilie : T.A.E.Robert, lib.Saint-Hyacinthe : F.Desrochers, cons.; T.S.Bouchard, lib.Saint-Jean : Georges Fortin, cons.; M.Robert, iib.Saint-Maurice : Geo.T.Delisle, lib.Soulanges : O.Pharand, lib.; M.Doust, cons.Témiscamingu.: J.D.Bastien, cons.; P.Simard,.Iib.Terrebonne : C.de Martigny, cons, ; A.David, lib.Trois-Rivières * A.J.Tessier, lib.; Nap.Lamy, ouv.-ind.Vaudreuil : H.Pilon, lib.Verchères : V.Paquette, cons.; L.Choquette, iib.-ind.; A.Beaudry, lib.Yamaska : Ed.Ouellette, lib.; Aimé Chassé, cons.CANTONS DE L’EST Arthabaska: J.A.Héon, con*-.; J.E.Perreault, lib.Brome: W.F.Vilas, lib.Compton: J.G.Scott, lib.Drummond : H.Laliberté, lib.; Alex.Mercure, cons.Frontenac : Dr J.Sr Grégoire, lib.; J.H.Jacob, cons.Mégantic: Jos.Demers, Iib.Missisquoi: J.A.E.Dion, lib.; J.S.A.Gosselin, lib.; M.D’Artois, lib.Richmond: W.J.Mitchell, lib.Shefford: N.Jodoin, cons.; W.S.Bullock, lib.Sherbrooke : Moïse O’Brady, cons.: C.E.Therrien.lib.Stansiead; A.J.Bissonnet, lib.: H.Verret, cons.Wolfe: N.P.Tanguay, lib.; T1 o-ma*.Bienvenue, cons, DISTRICT DE QUEBEC Québec, 15.— Voici, a 1 heure 30,1 bie la liste des candidats mis en nomina- M.Couuncau était ù son bureau, rue Saillit-Jacques, ce matin, et U a reçu les journalistes pendant plus d’une demi-heure ; le chef conservateur nous a quitté pour se rendre à Larbi ne où il doit prononcer un discours après avoir été mis en no-mi nation dan; Jacques-Cartier.Si vous étiez «nés ennemis, nous a-t-j dit, je ne pourrais vous souhaiter rien de pire que d'être candidat a une élection.Pendant un mois c est une vie insupportable.Monsieur Cousineau nom ; donne ensuite une copie du discours ou plutôt des notes pour lei discours qu’il prononcera riù aprèsenidi à Lachine.J exposerai à mes électeur», je ne dirai pas mon programme •— je les aime si peu les programmes que l’on dit que je n’en ai pas — mais ta ligne de conduite que j’entends suivre si je suis élu Angle S,-Catherine et Montcalm TAIES D’OREILLERS — de 10 à 14 pouce» — coton pur.Valant 20c pour 14c COTON A DRAPS ANGLAIS — 72 pouces de large.Sans contredit la meilleure valeur aujourd’hui en fait de coton à draps.Valant 40c la verge pour.30c DRAPS TOUT PAiTS ANGLAIS — ourles prêls n servir, grandeur pour lit ordinaire, 2 x 2Md Le reste de no» draps de $1.00 pour.COUVRE-PIEDS ALVEOLES BLANCS — rcrandes dimensions, jolis dessins, très résistants, suptrbea pour l'été.Valant $2.00 pour.911»» Grand nettoya#! du I I au 20 mai.Mettona-y tous la main.NOS CONFITURES aux fraises, framboises, prunes, bleuets, pêches, cerises pures, marque "L.& P.”, sont hautement appréciées et recommandées par les connaisseurs.Nos "catsups”, salades d'oignons et de céleri, sont de la meilleure qualité, demandez ces produits chez votre épicier ou chez PELLERIN & MASSON Maison canadienne-française 111 SAINT-TIMOTHEE, Montréal.Tel.Est 1075-1649 MEUBLES DE LIVING-ROOM Lcr meubles rembourres ont contribue en grande partie à faire la réputation de notre mr.ison ; nous sommes toujours fiers de vous montrer notre assortiment distinctif de Chesterfields, Fauteuils de luxe.Chaises longues en tapisserie, marocain et velours.Nous nous spécialisons dans les draperies, tentures, rideaux, portières et tapis pour living-room.e 22 «mu.les divisions du district de es réforme ; que je ferai par toute l’administration provinciate: voici les points les plus intéressants do ces notes : to Stricte économie dans tonies les branches de l’administratioo dt.la province, spécialement dans le service civil et la justice ; mise de ces départements sur une hase d’affaires où l'on devra mieux conserver et mieux rémunérer les employés publics réellement utiles ; simplification des lois de procédures afin de rendre la justice moins coûteuse ; 2o Réorganisation du département de l’Instruction publique où tout en conservant le concours du Conseil in l'instruction publique et du surintendant, le lieutenant-gouverneur en Conseil devra exercer un contrôle efficace sur Jes emprunts des corporations scolaires ; 3o Autonomie complète des municipalités tout en contrôlant les emprunts municipaux de façon à ce que la dette municipale n’excède cas 2fl'if d’une évaluation raisonna-des biens imposables ; 4o Création de nombreuses écoles iechnkrues dans les divers centres de la province, en rapport avec les Tel.Est 7330-7331.637-39 EST SAINTE-CATHERINE, angle Beaudry, Montréal.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peupl* 447 EST, SAINTE-CATHERINE.DE NOTRE RAYON DES ARTICLES POUR HOMMES CHAPEAUX DE PAILLE POUR GARÇONNETS.Beaux chapeaux de paille pour garçonnets, forme canotier avec bord mou.Spécial.COMBINAISONS POUR HOMMES.Combinaisons en beau mérino pour hommes, pesanteur moyenne.Grandeurs 34 x 14.Prix.SOUS-VETEMENTS POUR HOMMES.Une pleine table de sous-vêtements assortis, en balbrijjfran, couleurs assorties.Spécial.50s 98s 31ü gj Aniyoif, cons.; J.(Suite à la Berne page.) Don oans Qiurec: Beauce: A.Godbout, lib., Dr Poli quin, cons.Bellechassé; W A Galipeau, Iib, Bon aven turc : Fabien "feSkSESSEb; r.r»’A„-i L’AMOUR DU PROCHAIN teuil, cons.: Dr Degagné, lib., E.| - Gravel, Iib., Emile Gagnon, lib., E.I Cleveland, O., 15—John D.Rocke L-jt Bugeaud, J#_D.ROCKEFELLER ET L’incomparable BLANCHE SWEET dans une représentation très élaborée et splendide de la nouvelle de Henry Selon Merriman, “ LES SEMEURS ” C’est le récit de la lutte pour l'obtention de privilèges sociaux et politiques en Russie.Si vous aviez a gouverneur plusieurs milliers de personnes, qu*.feriez-vous 7—Voyez la réponse dans "Les Semeurs”.'A •\ ¦A, %: NETTOYAGE DES COURS.Mercredi, 17 mai.— Débarrassez! vos cours de tous les déchets.Faites un petit jardin de légumes, réparez vos clôtures et badigeonnez-les avec de la chaux.HYGIENE GENERALE.Jeudi, 18 mai.— Enlevez tous les déchets, nettoyez tous les tapis, donnez de l’air à vos caves, nelloyez chaque objet, employez à profusion l’eau et le savon.PEINTURE.Vendredi, 19 mai.— Peinturez partout avec des couleurs fraîches brillantes, suivez i exemple de la nature, que tout brille et resplendisse, que tout reste briiiant.NOS ENFANTS.Samedi, 2U mai.— 50 pour cent des nouveau-nés meurent avant d a-voir atteint l’âge d un an.Fuites quelque cho e aujourd hui pour enrayer cette morta.iié qui n a pas sa raison d’être.Tenir les enfants malproprement et leur donner une nourriture qui équivaut à du poison est pire qu’un meurtre.La campagne de nettoyage a sauvé la vie à 200 enfants, il y a deux ans.L’an dernier elle a sauvé la vie à 382 enfams de plus.Cette année, elle pourrait bien sauver celle de vos enfants.DISTRICT DE MONTREAL 1 Slater, cons.; T.S.nement teuton, au cas u une viciune Anfenteuil • Rarrv allemande sur mer la brigade de- ^ vait débarquer en Irlande, et au cas R , Baz:n„,t „ons de la défaite de l’Allemagne chaque tiazlnct’ cons’ homme devait rcceeoir lO ouJiO h- Beauh’arnoLs ; Tancrède vres et être transporte gratuitement cons .E A Rabertj Iib.en Amérique._ Bergevin, lib.Casement a souri et a lance un Berthier : Jos.Lafontaine, coup d’oeil vers son compagnon l.O.Lavallée, cons, quand l’orateur a déclaré que la Chambly : Dr E.M.Desaulniers.grande majorité des Irlandais , Pr.1] Champlain : J.A.Labissonnière, Sonniers ont accueilli avec mépris cons .j)r Bi Bordeieau, lib.cette offre.Le procureur-gcncral Châteauguav : H.Mercier, lib.; ayant fait amener un drapeau vert, j q.Dubois, cons, Fortin, Achille lib.; MONTREALAIS HORS DE COMBAT Ottawa, 15.—Sur la dernière liste! des soldats mis hors de combat figurent les noms des Montréalais suivants: gravement malades: Lorenzo Désautels, S.-Antoine, 1141, et H.Gendron, Clark, 1964.Blessés: H.de Grandmaison, Gasgrain, 657; W.Do-han, Dorchester Ouest, 175; F.-X.Duchesne, Richmond, 257, et R.-L Fauteux, S.-André, 822.Evariste Bourque, de S.-Paul, N.B., et Wilfrid Charctte, de Saintc-Annc-de-Belle-, vue ont été également blessés.étendard des rebelles, que Casement j a emporté d’Allemagne en Irlande, | le prisonnier refuse d’abord de lej regarder, puis jette un coup d’oeil| dessus en souriant ironiquement.[ Puis on procède à l’interrogatoire des témoins à charge, et le prisonnier prend des notes.Le procureur-général a lu une déclaration de Bailey dans laquelle ce dernier dit qu’il s’est enrôlé dans la brigade irlan-j daise à la suggestion de Casement pour voir s’il était possible de sor-1 tir d’Allemagne.- i Casement a déclaré que Bailey est innocent, et il lui a offert de lui, procurer un avocat, car il est sans le sou.John Robinson, un ancien caporal du corps médical, que les Allemands! ont fait prisonnier au début des' hostilités et qu’ils ont récemment] mis en liberté, va le premier sur la] sellette.11 déclare que des 4,000 Ir-i landais prisonniers réunis à Lim-] bourg pour entendre les exhortations de Casement, 50 ou 60 se sont enrôlés dans la brigade irlandaise.John Cronin, de Cork, un ancien soldat des carabiniers de Munster,] a corroboré le témoignage de Robinson, relativement aux menées de Casement dans les.camps de détention des prisonniers irlandais.Il dit que les prisonniers étaient maltraités avant les agissements de Casement, mais que les Allemands leur ont suhséquement manifesté plus d’égards.On a supprimé la ration de pain de ceux qui ont refusé de Deux-Montagnes : Arthur Sauvé, cons.; Dr Pager, lib.Huntingdon : A.Phillips.Iberville : Jos.Blunt, lib.Jacques Cartier : P.Cousineau, cons.; J.A.Ashby, lib.Joliette t: Dr Laporte, cons.; Er-mst Hébert, lib.; J.O.Piette, cons.Labelle : H.A.Fortier, lib.; Dr Beaulne, cons.Laprairie : WH.Cédillot, lib.; Dr Lefebvre, lib.; W.Matte, cons.Laval : J.W.Lévesque, lib., J.A.E.Gravel, lib.-ind., MM.Renaud ou Brosseau, cons.W.Reed, lib.; T.R.Tourvillc, lib.L’Assomption Richard, ind.Maskinongé : Dr Baril, co .s.Montcalm : Jos.Sylvestre, cons.Napierville : C.Doris, lib.Nicolet : A.Traf-n, lib.Ottawa : M.Gendron, lib.Pontiac : — Richelieu : Geo.Magnan, cons.M.L.Péloquin, lib.Lapointe, lib.Chic mtimii H.Petit, lib.; Gustave Delisle, ind.Dorchester: Jos.Barnard, cons.; L.Cannon, lib, Gaspé: G.Rov, cons.; G.Lemieux, lib.Ile rie la Madeleine: J.E.Caron, Iib.Kamouraska: Adolphe Stein, lib.; M.Castonguay, cons.Lac S.-Jean: M.Turcotte, cons.; Emile Moreau, lib.; B.A.Scott, lib.; T.i.Bergevin, cons.Lévis: A.Bernier, eons.; A.V.Roy.lib.i.'Tsirt: J.0.Morin, cons.; At, E.Theriault, lih.Lotbinière: J.N.Francoeur, lib,; Aimé Rousseau, ind.Matane F.Desrosiers, cons.; D.Caron, lib.Montmagny : D.Masson, lib., T.Coulombe, cons.Montmorency : Alex.Taschereau, lib.; Aimé Dion.cons.Portneuf: sir Lomer Gouin.lib.; Dr P.E.Ayotte, cons.Québec : Aurcle Leclerc, lib.; Alf.Cambray, lib.Québec Centre : L.A.Cannon, Lb.; Jos.P.Simerod, ouv.-ind.Québec Est : Louis Létourneau, lib.: Dr Morin, cons.Québec Ouest : _ Chas.Smith, cons.; M.Madden, lib._ Rimouski: A.M.Tessier, lib.; Th.Bégin, cons.S.-Sauveur: A.Shields, ouv.; Dr J.Gosselin, lib.; J.A.Langlois, ouv.; Arthur Paquet, lib.; A.E.Lor,tie, ouv.Témiscouata: T-éo Bérubê, cons.; Dr Parrot, lib.LAVERGNE N’EST PAS CANDIDAT Québec, 15.— M.Armand Laver-gne a déclaré ce matin â votre correspondant qu'il persistait dans sa déci non de se retirer de l'arène provinciale afin de réserver toute son énergie pour la prochaine lutte fédérale.M.Lavergne ne sera pas mis en nomination aujourd’hui.L'adversaire du Dr Masson, dans Montmagny, sera l'échevin T.Cou-Icmbe, de S.-Thomas de Montmagny.MM.DELISLE ET TRAHAN ACCLAMES Les Trois-Rivières, 15.—On compte comme assurée l’élection par acclamation de MM.Dell Je dans S,-Maurice et Trahan dans Nicolet.feller, junior, a parlé ce matin, à la convention internationale de la Y.AI.C.A., de “l’oeuvre de tout chrétien pour ses semblables, comment l’accomplir.” Il a raconté le bien qu’ii s'est efforcé de faire aux mines de Colorado.Il adressera la parole, cet après-midi, à la section industrielle.1 Le générai Wood et Franklin D.Roosevelt, secrétaire de la marine, parleront à la section de l’armée et et de la marine.LE BOMBARDEMENT CONTINUE Â VERDUN QUESTIONS OUVRIERES Détroit, Mich., 15.—La prochaine conveniion nationale de l’Union des employés de chemins de fer discutera, à l’article des principales questions, la journée de huit heures pour les mécaniciens, les chauffeurs et les autres employés.L’Union réclame celte diminution des heures de travail en suggérant aux compagnies d augmenter la vitesse des trains de marchandises de 10 à 12 milles et demi à l'heure.Les directeurs s’objectent à l’augmentation de la vitesse parce quelle serait trop coûteuse.LES GREVES EN ALLEMAGNE Berlin.14, via Londres, 15.— Le bureau des statistiques impériales a publié un rapport général des! grèves et lockouts on Allemagne, durant l’snné > 1915, Pendant les 17] premiers mois de la guerre, il n’y Paris, 15.—Dans la région de Verdun, dans les environs du bois d’Avocourt et de la côte 304, le bombardement dure encore, suivant le bulletin officiel de cet après-midi.Au sud de la Somme, dans le voisinage de Vermandovillers, les Français ont délogé l'ennemi d’une trarfehée de première ligne, au cours d’un coup de main.A l’ouest du mont Têtu, les Français ont fait la prisonniers en pénétrant dans un ouvrage ennemi.L’artillerie déploie une grande activité de part.et d’autre dans les secteurs de Maisons de Champagne et de Buffe-dn-Mesnil.Le calme front.prévaut sur le reste du BULLETIN DE BERLIN.Berlin, 15.(Par Sayville), — Le ministère de la Guerre de Beriin, publie aujourd’hui le communiqué officiel suivant : “Front occidental.— L’artillerie et les avants-coureurs se enoniren't actifs de chaque côté dans plusieurs secteurs.“L’ennemi s’est efforcé de reprendre les positions prises par le; Allemands près de Hulluch.Toutes ses tentatives ont échoué sou; le feu de l'artillerie allemande.“Dans le district de la Meuse, les Français ont attaqué nos positions à l’oued de Mort-Homme, et ont été repoussés au Bois Caillette.” PROTESTATION ENERGIQUE DE WASHINGTON Washington, 15.— Le gouverne-ment américain a rédigé une protes-taiion que les autorités appellent très vigoureuse” contre l’ingérence Unis ou partis de ce pnvs.Dans une acte qu'ils voni transmettre sous peu.les Etats-Unis vont soutenir qu’ils ne peuvent plus souffrir la saisie et la détention tL ces cour- la Grande-Bretagne dans les cour-, riers postaux, .u' tout quand les neu-riers postaux envoyés aux Etats-! très sont en cause.GOUVERNEMENT TEMPORAIRE EN IRLANDE Londres, 15.— Le voyage de M.Asquith semble donner de la consistance aux rapports voulant qu il ______________ ., „______, ., cherche à créer une coaliticm des en a eu que 167, entraînant 14,9501 deux factions irlandaises, afin d’e- ouvriers hors du travail, La durée de ccs grèves fut en général fort courte; en moyenne, les ouvriers ont perdu à peu près 3 jours et demi d’ouvrage: ce qui constitue un record.PENURIE DE NAVIRES Copenhague.15.—-Une dépêche de Svendborg à F“ Ekstrahladet ” donne un remarquable exemple de la façon dont la navigation a diminué faute de navires.On utilise tout ce dont on peut se servir.On vient de gréer deux voiliers, eonstruits l'un en 1776 et l’autre en 1780.tablir un gouvernement temporaire en Irlande, pendant la guerre.H n’y a pas eu de mouvement in- surrectionnel à Belfast, et il semble qu’au cours de ses entrevues avec les hommes les plus éminents de cette ville, le premier ministre va aborder des questions plus hautes que celle de la rébellion dans d’autres parties de l’Irlande.POUR VOUS, MESDAMES i 30 ans, avenue Hôtel ON CONTINUERA A JUPE COURTE PROCHAIN.PORTER LA L’AUTOMNE v, Charles, 58 ans, peintre, rue SURPRISE DANS SAINT-JACQUES A la Jacques missairc.dernière minute, une can dirature surprise a surgi dans Saint-; celte de M.Napoléon Giroux, ancien échevin et ancien com-conservateur.PAS D’ACCLAMES DANS QUEBEC SHAYANEZ EN APPEL (De notre Québec.15.de correspondant) i a enti n e John Shayanez, qui devait être ren-j la due.samedi, en Cour criminelle, a été de nouveau remise nü 26 juin, pour permettre au défenseur de l'accusé d’en appeler à la Cour .suprême des décisions des Cours cd-minelle c* d'appel oui ont rejeté *n demande d’un nouveau procès basée sur certaines irrégularités: Cincinnati, Ohio, 13 — On continuera à porter la jupe courte I automne prochain, d après le rapport du comité de la mode de l’Association nationale des manufacturiers de manteaux, costumes et jupes, qui a été adopté à la conveniion annuelle, tenue ici aujourd’hui.Le rapport dit au sujet de la jupe courte ; “Son chic et l’apparence ] de jeunesse qu’elle prête à celles qui portent a rendu sa popularité universeLc.” MONT'.tEAL il, 7(1 ans, rrntîrr, Québec, 15.— (Dernière heure).— ble candidature a surgi à la dernière „ ., heure dans les divisions où il n’y en Contrairement aux prévisions il n y avai| pas de sorte ,,^1 y a lutte pour s’enrôler dans la brigade irlandaise* a pas d'élection par acclamation j jes vingt-quatre sièges électoraux de projetée.______atAU[dans le district de Québec.Une dou-1 la région.j Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes.le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux ternies que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.DECES A ASKWITH, Willi a Canning, 50.BEN A H T), Maria Laviguc, 80 ans, veuve de I.B.Bénard, p loin hier, rue Montcalm, 026.BERN IEB, Paii'l.1 an.enfant d’Auguste Bernier, verrier, rue Mullarky, 91.r.OAILMKR, Urbain,.75 ans, bourgeois, rue Amity, 1358.CORMIER, Jeanne.8 mois, enfant d’Hervé Cormier, chauffeur, rue ('.artier, 14138.GOUOEON, Clara, 3 mois,'enfant d’Albert Gougeon, commis, rue 14»jeunesse, 3828.GLEESON.James, 66 ans, journaJicr, rue Sanguine!, 345.GIROUX, Chabot, 130' GRIGNON, Paul, 9 mois, enfant de Rosaire Grignon, journalier, rue D ara g on, 10.GIRARD, Fleurette, 3 mois, enfant de Vincent iGrard, menuisier, rue Rose de Lima, 120.JULIEN, Jean, 4 mois, enfant d’Arthur Julien, commis, avenue Henri Julien, 875.LU .U VER, Eugénie Campeau, 27 ans, femme «l’Arsène Lécuycr, charretier, rue de Gaspé, 850.LEDUC, Séraphin, 73 ans, rentier, rue Wolfe, 285.LEGENDRE, Gérard, 1 mois, enfant de René Legendre, inspecteur d’assurance, rue Marquette, 153.LA RAMEE, Yvonne Duchesn*, 34 ans, femme d’Hector Laramée, expéditeur, rue Aylwin, 414.L AGACE, Alexandrina, 20 ans, rue Boyer, 2441.i.i-ROUX, Marie-Louise Robert.50 ans, femme de Frédéric Leroux, contremaître, avenue Henri Julien, 877.MA DON, Louise, 22 ans, fille de table, ruo S .-Catherine, 1311 Est.McSWEEN'KY, Joseph, 33 ans, instituteur, rue Mansfield, lOfl.OUELLETTE, Angèle Groulx, 68 ans, femme de Louis OueWette, charretier, rue Montcalm.6H0.PIETTE, Yvette, fi mois, enfant d’Her-mas Piette, menuisier, rue Poupart.327.ROY, Elâéar, 28 ans, cantonnier, rue La-rivière, 92.ROY, Eugénie, 5 mois, enfant d’Emery Roy.journalier, rue Payette, fifi.RI EL.Rom éo.2 mois, enfant de Stanislas RirL charretier, rue DelKlr, î*7.s.BOBBINS, (.lara Flavie Boyer.61 ans, vpti-ve d’Albert Robbins, rue Marquette.8.* ROULEAU, Armandine Vanier.fil ans, femme «le Julien Rouleau, journalier, rue S.-André, 2068.VALIOUETTE, Phi lias.70 ans, rentier, rue Christophe-Colomb, 3734.
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