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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1916-05-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 126 MONTREAL, MARDI 30 M.\I 1916, i DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète: Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.* *5.00 UNION POSTALE.$8.00 É iition hebdomadaire CANADA.*1.00 ETATS-UNIS .*1.50 UNION POSTALE , « , , „ , .*2.00 DEVOIR Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES-.ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI HOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS ! POUR LES JEUNES Une carrière nouvelle L’Ecole des Arts industriels et décoratifs a clos hier sa deuxième exposition annuelle.Le chiffre des visiteurs n’a point, paraît-il, dépassé celui de la première année, mais leur curiosité a paru sensiblement plus vive.On ne se contentait point de regarder les jolies choses exposées ; on s'informait des procédés d’exécution, du prix de revient, du progrès de l’Ecole, de ses chances d’avenir.Petit à petit, la maison s’impose donc à l’attention publique, et celle-ci deviendra forcément de plus en plus fidèle.Parmi les visiteurs de ces jours derniers, il y avait notamment des architectes qui seront en état d’indiquer à leurs clients le parti qu’ils pourraient tirer du talent des élèves pour l’ornementation de leurs maisons ou des grands édifices publics, des hommes d’affaires qui sont les clients tout désignés de l’Ecole, etc.Sur le mérite et l’intérêt propres de l’Exposition, M.Dupire s’est expliqué ici même dans un article plein de substance et qui, on a bien voulu nous le répéter, a amené à l’Ecole un grand nombre de visiteurs.Nous voudrions simplement ajouter quelques mots sur l’institution elle-même et sur les perspectives qu elle offre aux jeunes gens.Les débuts sont naturellement modestes, et l’on pourrait ajouter difficiles et coûteux.L’oeuvre était nouvelle: elle n’a point d’analogue au pays.Nous croyons même que les Etats-Unis ne possèdent qu’une institution de ce genre, à Boston.On s’était jusqu’ici contenté d’importer d’Europe les produits que fabriqueront désormais nos compatriotes.On comprend que, dans ces conditions, les élèves aient été peu nombreux et le travail des pionniers traversé d’un peu de découragement.Le professeur savait bien où il allait, nous confiait l’un d’eux, mais nous n’apercevions point l’aboutissant de ces travaux d’approche, de ces exercices d’assouplissement.Aujourd’hui nous avons des résultats.Nous voyons ce que nous pouvons faire, ce que nous pourrons faire surtout en poursuivant nos études.C’est un encouragement pour nous et pour ceux qui nous suivent.Les premiers défrichements sont faits.Le petit nombre des élèves, les frais nécessaires d’organisation, les frais supplémentaires d une exposition comme celle de ces jours derniers ne facilitent point, cela va de soi, l’équilibre du budget, mais cela ne décourage point les directeurs de l’Ecole.Nous semons, disent-ils, nous finirons bien par récolter, et le directeur de Polytechnique nous citait, pour justifier son optimisme, l’histoire même de sa maison, dont les débuts furent presque aussi mo’destes que ceux de la nouvelle école.Pour assurer le succès de celle-ci, une seule chose semblerait nécessaire; qu’elle soit connue des futurs élèves .et des amateurs.Le jour où ceux-ci auront vu de près les travaux exécutés — et dont la variété et la valeur iront se multipliant avec le progrès et l’expérience des élèves — ils constateront qu’il leur est désormais facile d’obtenir ici, à meilleur compte et avec beaucoup plus de satisfaction, des oeuvres qu’ils avaient jusqu’ici cru nécessaire d’importer d’Europe.Le, bon marché s’explique par la fabrication sur place.Quant au supplément de satisfaction, la raison en est pareillement évidente: au lieu de commander sur catalogue et d’accepter ce qu’on lui envoie, l’amateur pourra faire faire ce qu’il voudra, exiger des esquisses diverses, les modifier, etc.L’article de M.Dupire a déjà indiqué la variété des travaux faits à l’Ecole; la décision prise par les directeurs de permettre à leurs élèves de travailler indéfiniment dans l’atelier de l’Ecole, sous les yeux de leur professeur, montre leur volonté d’aider ces jeunes gens et d’assurer à leur enseignement et à leurs élèves le maximum de compétence et d’efficacité.11 y a là une carrière nouvelle et fort intéressante, spécialement adaptée aux aptitudes natives des jeunes Canadiens-français.Plus la richesse se répandra chez nous, plus le goût s’épurera, plus se multiplieront les demandes auxquelles l’Ecole veut répondre.Celle-ci, d’autre part, en mettant à la portée de fortunes plus modestes des oeuvres aujourd'hui trop coûteuses, en doublera la consommation, et ce sera tout profit pour les amateurs qui posséderont de jolies choses et pour les élèves qui trouveront dans ce travail leur subsistance et une satisfaction artistique.L’expérience des premières années de l’Ecole, les deux expositions déjà faites, confirment à l’évidence cette vieille observation que le Canadien-français a d’instinct le goût des belles choses et un remarquable talent d’exécution.Félicitons les directeurs de la maison de leur intelligente et courageuse initiative, de leur esprit de persévérance, et surtout aidons-les — sinon par un appui direct, en faisant du moins connaître leur oeuvre, son caractère et ses chances d’avenir.Orner HEROUX.P.S.— Le siège de la nouvelle institution est à l’Ecole Polytechnique.L’article de M.Dupire, qui contenait des renseignements précis sur l’Exposition, a été publié dans le Devoir du 19 mai.VINGT FOIS SUR LE METIER.Quelquefois le jongleur, quand il va tenter sa suprême prouesse, feint une maladresse.Le coup qu’il réussira tout à l’heure aux battements de mains de la foule haletante, il le rate.L'attention est fixée par ce stratagème, la difficulté de l’exploit soulignée, le succès assuré.Nous avons fait l’autre jour comme le jongleur, mais ce n’était pas par cabotinage, qu’on veuille bien le croire.Nous réclamions une loi provinciale pour délimiter les espaces libres en bordure des terrains construits.Nous nous sommes fourvoyés, nous dit-on.Tant mieux ! cela nous permet de revenir à la charge, d'attirer de nouveau l’attention de nos lecteurs sur cette question que nous jugeons importante, au point de vue de la santé publique, en nous basant sur l’opinion d’hygiénistes experts.Nous disions donc qu’un statut provincial aurait l’avantage d’atteindre plus promptement le but désiré qu’un reglement municipal et que, en outre, il donnerait plus d’uniformité.Cela peut avoir son importance.Dans le voisinage des agglomérations (Montréal en est à peu rès le seul exemple dans le Qué-ec) les règlements de construction ne sont pas les mêmes que ceux de la grande ville et comme les municipalités qui les forment doivent devenir fatalement partie intégrante de celle-ci par l'annexion, on obtient un mode de construction hétérogène dans le centre et la périphérie.Les logements de la banlieue ne sont pas toujours aussi hygiéniquement construits que ceux du centre et, pourtant, qu'en eut-il coûté pour édifier suivant les données les plus modernes ces nouveaux quartiers où le terrain se donnait, selon l'expression populaire, où il n'y avait pas à compter avec le surpeuplement, où il n’y avait qu’à prévoir, ce qui, on le sait, est autrement plus facile que de guérir ?_ Une loi provinciale pouryoierait à tout cela.On nous répond : — Mais, il n’y a pas besoin de cette législation nouvelle, ce serait de la superfétation ; le conseil d’hygiène de la province de Québec accorde par règlement, aux municipalités, la faculté de légiférer sur la construction.A celles-ci de s’en prévaloir.Le seul tort que nous trouvons à ce règlement, c'est de n’être pas coercitif.La plupart des fidèles observent les commandements de l’Eglise, combien pratiquent les oeuvres de surérogation ?Et voilà comment, en nous démontrant que nous nous sommes fourvoyés, on nous donne de nouvelles raisons de revenir à la charge.* * 4» ‘ On", c’est un terme bien vague, bien impersonnel, pour désigner le docteur Baudoin, de Lachine, Tune des personnalités les mieux caractérisées que nous connaissions.Vif, remuant, affairé, grâce à cette activité incessante, il a accompli des merveilles dans la munici-palté dont il est l’officier de santé ; il s’est conquis une réputation incontestée parmi les hygiénistes de la province.Aussi ne pouvons-nous prendre qu’en très bonne part les observations qu’il nous adresse.Sans doute, ainsi qu’il nous le disait, le règlement du conseil d’hygiène est excellent, parfait, il suffit de s’en autoriser.Oui, il suffit de s’en autoriser.Celles-là seules Hes municipalités le feront qui, ainsi que Montréal, Lachine et quelques aulres (nous ne prétendons pas les connaître toutesl, ont à la tète du service d’hyg.ène des médecins comme les docteurs Boucher et Baudoin.Mais combien sont-elles ?11 faut, en effet, faire preuve, non ,seulement de connaissances, mais surtout d'une patience et id’une énergie inconcevables pour avoir raison de l’apathie des conseils municipaux, que le docteur Nadeau a tant fouettés, pour réveiller l’esprit public endormi dans la routine, pour ne point perdre courage à la lenteur des progrès accomplis.La ville de Lachine est un exemple topique de ce que la persévérance et l’initiative peuvent accomplir.En toute justice pour elle, nous devons dire que le règlement concernant le contrôle par le bureau d’hygiène des permis de construction dont sa grande voisine n'est qu’à modeler, elle l’a déjà créé, ciselé, poli et mis en vigueur.Les quelques lacunes constatées à l’expérience trouveront leur remède dans l’amendement au règlement du conseil provincial d’hygiène que l’on proposera prochainement.Lachine est encore la seule ville qui possède dans cette province le casier sanitaire, le dossier des habitations qu’on peut consulter à l’hôtel de ville avant de louer tel ou tel appartement.En un simple coup d'oeil donné à une fiche ,on .acquiert une connaissance plus complète du logement à louer que par tin examen long et attentif sur les lieux.Le docteur Baudoin a livré une guerre sans merci aux chambres noires, nids de tuberculose.Il en fait l’affichage, c’est-à-dire qu’on cloue au-dessus de la porte de cas réduits une pancarte portant les raisons pour lesquelles on ne doit lias les habiter, ni de jour, ni de nuit.Grâce à ces dispositions énergiques, on assiste à leur disparition graduelle et rapide.Ah ! si toutes les municipalités avaient pour hygiénistes dès médecins comble le docteur Baudoin, et Comme conseilers municipaux des échevins animés du même esprit civique que ceux de Lachne, la loi provinciale nour la délimitation des espaces libres en bordure des terrains que nous suggérions serait, en effet, superflue.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.A LA CAMPAGNE “Si je consulte ma mémoire”, comme dit la chanson, je crois bien que le plus joli souvenir que j'ai rapporté de ce court voyage dans les environs de la vieille capitale, c’est celui de mon arrivée, dimanche matin, chez ce bon ami que je n’avais pas vu, non plus que sa jeune femme, depuis près de deux années.Quand, mon ami m’ouvrit la porte hospita-i hère de son calme foyer, il n'eut pas de démonstrations bruyantes de contentement, mais il me serra la main avec une vigueur éloquente et m’apprit tout de suite qu’il me savait arrivé du soir précédent dans le village.Puis comme je cherchais des yeux la maitresse de céans, il sourit mystérieusement, me prit par le bras et m’emmena sans façon dans la cuisine, d'où s’échappaient des bruits divers.Parlez-moi d’être reçu dans la cuisine! C’est l’endroit de toute maison canadienne où l’on se sent le plus à Taise, où Ton cause avec le plus d’abandon des bonnes choses du passé et du présent.Or, comment dire ce qui me parut le plus gentil, dans la cuisine, de plus jeune et de plus touchant, de la jeune mère assise par terre au milieu de ses quaire pelils enfants, ou bien des trois douzaines de pietits poulets de la veille qui picoraient et piaillaient dans la place au grand amusement de la petite famille humaine?Je n’ai pas vu beaucoup de scènes de cette fraîcheur, rue Sherbroke.Faut-il le dire pour l’instruction des gens de ville, qui ne connaissent pas, les pauvres, ce qu’a d'abandon et de' gaieté la libre vie de nos campagnes,] la jeune mère se leva avec un joyeux empressement et me présenta sa petite famille, non sans une pointe de mélancolie dans les yeux au souvenir de son aînée, qui avait déjà cinq ans lorsque je vins ici pour la première fois, il y a plusieurs années, et que Dieu a rappelée à lui depuis lors.Et pendant ce temps, il fallait faire attention de ne pas remuer les pieds parce que les petits poussins blancs et noirs vous couraient dans les jambes en pépiant sans arrêt, ce qui faisait rire aux éclats la jolie petite fie six ans qui devait me réciter avec aplomb, un peu plus tard, “le roi Georges V, l’empereur Nicolas et le méchant kaiser.’’ Et dans cette paix familiale, teintée un peu de mystique par la messe que nous venions tous d'entendre dans la petite église ancienne et décorée de blanc et d’or, je pensais à d’autres mères que j’ai vues, une flamme courageuse aussi dans les] yeux, et qui allaient et venaient par \ deux ou Irais dans une vaste école,' en époussettant avec mélancolie les pupitres de leurs petits enfants, qui\ courent les rues et n’ont pas le droit] d'aller à Vécole parce qu’ils veulent ‘ dire: "Notre Père” dans la même] langue et du même coeur que ces \ bons petits citoyens, groupés autour] de moi pour suivre avec délices les] ébats et combats des trois douzaines \ de futures volailles piaillant sans pressentiment autour des pattes du poêle qui servira plus tard à les rôtir.Robert VAL.LE CONGRES MANITOBAIN " - *J L’Associalion d Education des Canadiens-français du Manitoba tiendra un congrès d’étude et d’organisation, à Sainl-Boniface, les 27 et 28 juin prochains.Les circonstances dqnnent à ce congrès un intérêt exceptionnel.LA QUETE DU DENIER NATIONAL A cause de la pluie d’aujourd’hui, la qqète du Denier nilional est remise ^ demain înercredi.POUR L’APRES-GUERRE Un grand nombre de nos industriels et de nos hommes d’affaires se félicitent de la prospérité de leurs entreprises et s’imaginent que, parce qu’ils font de l’argent, de ce temps-ci, toul le pays doit être dans un étal financier lel qu’il n’en a jamais connu d’aussi rassurant.A ce propos, un homme d’affaires ontarien, le président de Vhype-rial Bank of Canada, M.Howland, disait l’autre jour à l’assemblée générale des actionnaires de celte banque: “Nous devons en toute vraisemblance notre prospérité actuelle à la dépense plus ou moins prodigue de l’argent que nous déboursons pour la solde, le vêtement, l’équipement et l’entretien du nombre considérable de troupes que ce pays a levées, — dépense qui devra fatalement cesser très peu de temps après la fin de la guerre.Notre dette, remarquons-le, s'accroît très rapidement, et les charges fixes qu’elle comporte, à titre d’intérêts, s’accroissent encore plus vite.Toutes les industries, sauf celles qui on! un débouché naturel assuré à l’étranger, devront ralentir leur activité.” (Gazette, rapport officiel de VImperial Bank of Canada, 27 mai).Le même homme d’affaires estime que la récolte de celle année sera moindre que celle de l’an dernier, à cause de la moindre étendue de terrains mis en valeur, et croit que nos exportations de produits agricoles vont aller diminuant; il estime de même que nos produits manufacturés, dont l’exportation nous a fort aides à maintenir la balance du commerce en notre faveur, ne s’exporteront plus en aussi grandes quantités que précédemment, la fin de la guerre survenant.El il prévoit, pour le lendemain de ia guerre une période difficile, que marquera peut-être une crise économique considérable.“D’après toutes les apparences, nous devrons avoir une période de dépression économique plus ou moins sérieuse, dès la paix signée”, dit-il.“L’on espère qu'une vague de prospérité générale suivra de près cette dépression, et qu’elle sera la plus grande que nous ayons jamais eue.Mais il serait bien que Tou se préparai le plus tôt possible à faire face à cette crise possible.Le peuple ne parait pas suivre généralement, comme il le devrait, l’avis si sage qu’on lui donne de pratiquer l’économie et l’épargne.On ne luirait trop insister sur la grande nécessité de l’épargne, en un tel temps”.Ces paroles de M.Howland sont des plus sensées.Dès que la guerre se terminera, et avant que les choses reprennent leur cours normal, il y aura, selon tous les économistes, une période de liquidation dure à traverser.Les usines qui, aujourd’hui, fabriquent, vingt-quatre heures par jour, et sept jours par semaine, des «nunitions et des fournitures de guerre, verront celle industrie provisoire immédiatement tarie.Les compagnies formées •pour prendre avantage de la situation présente cesseront leurs affaires, liquideront leurs opérations, mettant sur le pavé des milliers et des milliers d’artisans.Egalement, les quelque 300,000 ou 400,000 soldats canadiens licenciés à la signature de la paix reviendront au pays; il faudra leur trouver de l’emploi.Cela ne se fera pas en un jour; et si les patron*; qui les ont encouragés à s’enrégimenter, leur promettant une situation dès leur retour, tiennent leur parole, ils devront renvoyer les ouvriers qu’ils ont pris dans l’intervalle.De quelque côté que l’on se tourne, on est certain que, la guerre close, des milliers de gens se trouveront pour un temps «ans ouvrage et sans ressources assurées et qu’il n’y aura plus guère à compter sur l’Etat pour les aider pendant celle période.La liquidation sera difficile, d’autant plus que l’Etat aura oe lourdes charges à supporter, du fait de In guerre et que le contribuable canadien paiera plus d’impôts de tout genre qu’il n’en a jamais payé, outre que le coût de la vie restera plu*; élevé que jamais, jusqu’à ce que la production des vivres revienne à l’état normal, chez les belligérante d’aujourd’hui.¦»> ter Où toutefois M.Howland et plusieurs homme*; d’affaires n’envisageant la situation qu’au point de vue affaires commettent une erreur de jugement, semble-t-il, c’est quand ils indiquent comme remède à toute cette situation une politique d’immigration intense.Certes, il sera bon que nous admettions au pays apres la guerre des agriculteurs venant de l’étranger, «oit du Royaume-Uni, soit de France, soit de Belgique ou d’Ha-lie.Mais d’abord, les gouvernements de ces pays laisseront-ils leurs sujets partir ainsi pour l’Amérique, à un temps critique pour leur nation, en pleine époque de reconstruction nationale, si l’on peut ainsi parler, juste à l’heure où les statistiques vitale*; seront les plus faibles qu’accusera le mouvement démographique des peuples européens, comme les statistiques de ces derniers mois le labteent déjà prévoir?Chaque Français, chaque Anglais, chaque Belge qui s’en irait à l’étranger serait un contribuable de moins à se marier dans son pays, à y avoir des enfants, un contribuable de moins à payer au fisc des impâte dent il aura besoin pour solder le coût monstrueux de cette guerre-ci.Il est peu proba- ble qu’il faille attendre une nombreuse immigration rurale d’Europe, à moins qu’elle ne vienne des Balkans, de î’Autriche-Hon.grie et même d’Allemagne; — et l’on sait que, d’ici à vingt-cinq ans, le sort d’immigrés de ces pays au Canada ne serait guère désirable, puisqu’on a suscité contre eux, présente-m-ent, une hostilité qui ne' s’affaiblira pas de sitôt, et que leur assimilation sérail impraticable.Ce serait transporter ici toutes les rancunes existant déjà en Europe, les exaspérer par un contact perpétuel entre les soldats et les parents de soldats alliés et les familles apparentées à des soldats autrichiens, allemands, bulgares.Pour ce qui e*:t de l’immigration américaine, il se peut qu'elle se poursuive au Canada; car c’est la seule, à vrai dire, à se continuer jpendlant la guerre.Des 87,700 immigrants arrivés chez nous depuis août 1914, 61,800 nous sonl venus des Etats-Unis.Mais^il ne faut pa*s trop compter sur cette immigration, la guerre close; car les .Etats-Unis seront alors le pays du monde le plus en mesure de résister aux contrecoups inquiétants d’une crise économique, puisque, toute la guerre durant, ils auront touché des millions anglais, français, russes, et les auront entasses chez eux.au lieu de les dépenser en frais de guerre et en intérêts sur une dette nationale décuplée, i.a mur sera restée presque au même point qu'avant la guerre, tandis que celle de tous les belligérants se sera doublée, Iriplée, décuplée.Et le ^ort du contribuable américain, en regard du fisc, sera le moins lourd de tous,A très probablement.C’est là, plutôt, que se dirigera l’émigration européenne, et peutétre aussi i’e-migration canadienne, déjà commencée.* * * Certes, si l’on ne considérait qu’au point de vue étroitement pécuniaire l’arrivée de milliers d’immigrés au Canada, ce serait une excellente affaire pour les chemins de fer et les compagnies de navigation qui les transporteraient, les propriétaires de terrains qui ‘leur en vendraient, les fabricanis de machines aratoires, les banquiers qui leur feraient des avances, pour toute une catégorie d'intermédiaires empressés à retirer des nouveaux venus tout l’argent qu’ils en pourraient extraire.Mais on sail ce qu’a valu au Canada notre politique d’immigration intense, ' de 1896 à 1914; si elle a contribué au développement matériel du pays, en une notable proportion, elle a aussi posé quantité de problèmes ju«-qu’ici restés insolubles, encore plus inquiétants pour l’avenir que pour le présent.II semblerait curieux, — si l’on ne se disait que nos hommes d’affaires et nos gouvernants pensent avant tout et pardessus tout à leur prospérité matérielle, — que l’élément de langue anglaise du Canada ne se rappelât pas aussi qu’au recensement de 1911, il ne formait que 54 pour cent de la population globale du pays, et que pour peu que l’immigration étrangère afflue chez nous, la guerre finie, il se trouvera en minorité, vraisemblablement, dans une couple de décades, et que des groupements influente et considé,-rrble.s, parlant d’autres langues, finiront peut-être par s’agglomérer ensemble, refuser l’assimilation et mettre en danger l’avenir de la confédération, surtout si nos gouvernants pensent plus à vouloir faire d’eux des impérialisants que des ‘Canadiens.Voilà qui ouvre une immense perspective à la réflexion de ceux que préoccupe l’avenir du Canada.Mais tant et tant de nos hommes d’affaires ne pensent qu’à l’argent et à la prospérité matérielle qu’on se demande s’ils n’induiront pas le Canada à marcher aveuglement à rebours de sa destinée normale, — ou plutôt à continuer d’y marcher, comme il le fait depuis quelques années, dangereusement orienté par ses politiciens à courte vue.Georges PELLETIER.M.MARSAN, DOCTEUR EN AGRICULTURE Mercredi avant-midi, le vice-recteur et les gouverneurs de l’Université Laval conféreront Je titre de docteur ès-sciences agricoles à M.J.A.Marsan, professeur à l’institut d’Oka.M.Marsan sera au pays le premier agronome décoré du litre de docteur en sciences agricoles.> Et, circonstance notoire, la collation de cette haute récompense universitaire coïncide heureusement avec la cinquantième année — ou très peu de chose près — du professorat de M.Marsan.Il convient, en premier lieu, de féliciter les directeurs de l’école d’Oka des excellents sentiments de reconnaissance qu’ils témoignent à M.Marsan en signalant les mérites et les fruits de sa carrière aux autorités de Laval.De son côté, l’Université fait un geste qui l’honore infiniment par ta distinction qu’elle sait faire de la parfaite qualification de M.Marsan et ta preuve de l’intérêt légitime qu’elle porte à l'une de ses plus importantes Facultés : l’Agriculture.• « • M.Joseph Amédée Marsan est né à Saint-Roeh de l’Achigan, dans le comb’* de l’Assomption, en 1844, le 19 juillet.En 1858, il entrait au collège de l’Assomption et en sortait en 1866, après avoir complété ses études classiques.La même année, il était admis à l’étude du droit, à Montréal, étude CE SOIR, A SAINT-HENRI Conférence de M.Bourassa sur la '* Lutte pour Texistence nationale ” C’est ce soir, à huit heures, que M.Henri Bourassa fera dans la salle du collège de Saint-Henri une conférence sur la lutte pour l’existence nationale.11 parlera sous les auspices de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri, qui aura le concours des Amis du "Devoir” (section de l’Ouest).La conférence traitera de l’ensemble des devoirs que les circonstances imposent aux Canadiens-français qui veulent assurer leur droit à la vie et des moyens qu’ils peuvent employer.U y aura, outre la conférence, un joli programme musical exécuté par la Chorale Sainte-Elisabeth.Le prix d’entrée sera de 25 sous; les sièges réservés de 50 sous.Les derniers billets seront en vente à la porte de la salle et chez M.J.-A.Payette, 1882, rue Notre-Dame ouest (Tel.Westmount, 1008).On pourra retenir les billets par téléphone chez M.Payette jusqu’à sept heures ce soir.qu’il interromipit dès les débuts pour aller ,à la demande des autorités du collège de l’Assomption, étudier l’agronomie à l’école de Sainte-Anne de la Pocatière.Quelques mois plus tard, il prenait la direction de l’école d’agriculture de l’Assoiroiption.fermée depuis 1859.A vrai dire, la direction seule ne lui était pas dévolue, puis-que en plus il cumulait les fonctions de professeur et de chef de pratique : c’est ajouter qu’il était le corps et l’âme de cette institution.Il est malheureux que les cadres •estreints d’un article ne puissent permettre de relater l’histoire très intéressante de cette école d’agriculture, l’une des premières au pays.Un autre vétéran de l’agronomie canadienne-française, M.J.G.Chapais, est actuellement à écrire l’histoire de l’enseignement agricole chez nous.Son livre promet d’être fort intéressant.Le 41 mars 1868, il était admis à passer des examens spéciaux devant la Chambre d’Agriculture du Ras-Canada, laquelle Chambre confirma sa compétence en matière d’en-seigement agricole et l’invita à prendre place parmi ses membres.M.Marsan fut l’un des premiers membres du Conseil d’agriculture de la province de Québec, organisé tn remplacement de la Chambre d’Agrirulture du Bas-Canada, deux institutions dont l’histoire est liée à bien des événements agricoles.En 1876, les directeurs du- collège classique de l’Assomption lui confièrent l'administration de leur grande ferme, et ce n’est qu’en 1896 que M.Marsan abandonna cette position.C’est surtout au cours de ce stage de régisseur qu’il acquit la grande expérience agricole qui .en fit un professeur si éclairé et si judicieux.Entre temps, c’est-à-dire en 1892, Thon.Beaubien, ministre de l’Agriculture à Québec, le nomma conférencier agricole officiel.En 1900, il fut appointé au poste de secrétaire des juges et rapporteur des concomrs du Mérite Agricole, position qu’il occupe encore aujourd’hui.Au cours de l’hiver 1903-1904.à la demande du Bév.Dom Antoine, abbé du monasterè des HR.PP.Trap' pistes, à Oka.M.Marsan fut autorisé à professer l’agriculture à l’école d’Oka, devenue en 1908 l'Institut Agricole d’Oka, tel qu’aetuelle-ment appelé à l'Université Laval.11 y professe encore et en a été jusqu’à ces derniers mois le directeur scientifique.M.Marsan est Te doyen des professeurs d’agriculture et l’un des plus vieux agronomes de notre province.Sa carrière est remarquable à deux points de vue, soit que l’on se reporte aux débuts du mouvement agricole dont il a été le précurseur, l'apôtre et, je dirai, le martyr, soit que l’on s’arrête à admirer l’excellent professeur et le très digne gentilhomme qu’il a toujours été.Car il a bien été l’un des précurseurs, l’un des deux ou trois apôtres désintéressés, tenaces _ et combien peu compris — ce qui est bien le fait de l’apôtre — de l’instruction agricole chez nous.C’est sa foi enracinée, invincible dans le triomphe d’une cause qu'il savait être excellente, essentielle et patriotique entre toutes, c’est son amour profond, inné de la terre qui lui ont permis de lutter fermement mais avec combien de douceur contre le Ilot d'e préjuges qui entravent et paralysent l’essor de l’agriculture.Comme tous les idéalistes épris d’un grand amour, d’une “ toquade” sublime, il a prévu les temps futurs.Il a travaillé, il a lutté ; son oeuvre entière a été celle d’un éclaireur, d’un initiateur, d’un semeur qui défriche un sol inculte, ingrat, y enfouit la semence des plantureuses moissons dont l’humanité aura toujours besoin.Et quel excellent professeur il a toujours été! Connaissant à fond, comme pas un, la mentalité, les aptitudes et les besoins de la classe agricole, connaissant également très bien la géologie, l’agrologie, le climat, la flore, en un mot, la géographie physique et économique des moindres coins de la province, habile à isoler d’un amas de détails le fait général qu’il sait appuyer solidement sur un principe, une donnée scientifique, enfin, né pédagogue, maître d’ecole, il a à un haut degré tous ces dons qui font les grands professeurs.Avec cela un verbe net, court, imagé, catégorique, ennemi du grand mot si répu-diatole en agriculture spécialement, un sens aigu du côté pratique des sciences agricoles, un doux mépris des fendeurs de cheveux en quatre qui foisonnent parmi ceux qui enseignent l'agriculture, peu de phrases, pas d’explications scientifiques filandreuses et essoufflées, mais des idées précises, des faits patents, une conclusion nettement pratique, voilà 1 enseignement tel que M, Marsan l’entend et le donne depuis cinquante ans.Dans la direction des études que de fois la sagesse de ses conseils a guidé renseignement de l’agriculture contre les erreurs d’interpré-lalion par trop théoriques, par trop hors de portée des auditoirs auxquelles les sciences agricoles sont si fréquemment et si fnnestement sujettes.Far la sûrelé de son information, par le caractère judicieux de ses conseils, il est de ces professeurs dont les élèves, une fois hors de jecole, s’honorent de répéler : Nous étions du temps de tel professeur”.Pour les élèves de M.Marsan c’est «ne excellente note que de se prévaloir de sa direction.De même l’Université s’honore grandement en s’attachant la personne de ce savant dont la carrière a été si honorable, si remplie et si méritoire.w * « En conférant à M.Marsan le titre de .premier docteur ès sciences agiicoles, 1 Université — et la plus grande partie de ce mérite revient a Mgr Dauth, le vice-recteur — re-connaît l'importance et l’opportu-mte d une chaire universitaire d’enseignement agricole organisée à l’égal des autres chaires.C’est la reconnaissance d’une nécessité que les temps accentuent de plus en p“ls * Les recettes de la Peter Lijall & Sons Construction Company, Limited, pour les douze mois écoulés le 31 mars dernier, et tels qu’indiquées dans le compte rendu annuel présentement distribué aux actionnaires.ressortent à $234.644.Par comparaison avec les chiffres de l’exercice antérieur, les recettes présentent une augmentation de $4,000 les chiffres de l’exercice 1913-1914.Le revenu a suffi au service des intérêts des obligations s’élevant à $69,272, a permis d’affecter $42,000 au fonds d’amortissement et le dividende sur les actions de priorité exigera un débours de $91,000.Après ces défalcations, le report à nouveau s’établit à $32,372, équivalant à 1.8 pour cent des actions ordinaires.L’actif total de la société se chiffre aujourd’hui par $5,461,760.En cours d’exercice, on a amorti une somme de 814,233 se rapportant aux frais de premier établissement.* * * ^ Les recettes brutes du Pacifique-Canadien, pour le mois d’avril, d’après les chiffres officiels rendus publics hier après-midi, se présentent à $10,881,306 et ressortent en plus-value de $3,425,446, ou 45.9 pour cent, sur les données du mois d’avril 1915, alors qu’elles s'élevaient à $7,455,859.Les frais d’exploitation accusent toutefois une augmentation de 49.9 pour cent, de sorte que les bénéfices nets s’établissent à $3,733.735, accusant un gain de $1,045,980, ou 38.9 pour cent.Une réunion des actionnaires de la Toronto Railway Company a ratifié le projet d’accroissement du capital de la compagnie par l’émission de $3,000,000 de nouvelles actions.On ne connaît encore ni la date ni le prix de l’émission, mais on a donné à entendre que les actions nouvelles seraient émises au pair.VIANDE SUR PIED A MONTREAL Aux abattoirs montréalais de la paxlie ouest, les arrivages de bétail vivant, pour la huitaine expirée le 27 mai 1916, se sont chiffrés par 1,000 tiêteà de boeuf, 500 moutons et agneaux, 2,300 porcs et 800 veaux.Les approvisionnements de la journée d’hier ont consisté en 500 têtes de boeuf, 400 moutons et agneaux, 1,200 porcs et 800 veaux.Les ventes de lots choisis de porcs, ont été opérées à ($11.510 et $11.75; les truies ont remporté de $9.50 à $9.75; et les stags ont fait $5.75 à $5.87 1-2 par 100 livres.Les moutons et agneaux se sont établis à des prix variant de 8 1-2 à 9 sous, pour des lots de choix, tandis que les bons ont fait 7 1-2 sous et 8; les medium ont marqué 5 et 6 1-2 sous et les choisis (cull) ont fait 2 1-2 à 4 sous la livre, pesés vivants.A CHICAGO Chicago, 30.— Gros bétail: arrivages, 3,000 têtes; marché faible ; bouvillons indigènes, $8.20 à $10.75; pour Télevage et Tengrais, $6.00 à $8.90; vaches et génisses, $4.50 à $9.75; veaux, $8.00 à $11.50.Menu bétail.Moutons: arrivages, 10,000 lètes; marché ferme; légers, $9.10 à $9.70; mêlés, $9.35 à $9.80; lourds, $9.25 à $9.85; très gras, $9.25 à $9.40; cochons, $7.00 à $8.90 ; moyenne des ventes, $9.55 à $9.75.Moutons; arrivages, 4,000 têtes ; marché faible; moutons, $7.00 à $8.00; agneaux indigènes, $8.00 à $10.25; agneaux du printemps, $8.50 à $11.50.PARC DOMINION Maintenant ouvert LA FERME D'AUTRUCHES DE HORVE ET “THE WHIP" Lea plu» amusantes du Parc Fanfare Vander-Meerschen ; 40 musiciens.Deux concerts par Jour, à 3 p.m.et à 9 p.m.100 autres nouvelles attractions Admission au parc, 10 sous.BOURSE DE LONDRES Londres, 30."— Les^capitaux’dis^ ponibles ont été très recherchés sur le marché, aujourd’hui, et les taux d’escompte ont été calmes.Sur le marché officiel des valeurs mobilières, le ton a été ferme et les valeurs dites de “père de famille'’ se sont légèrement raffermies.Les af- ^ faires en titres coloniaux ont été abondantes et les cours des obligations japonaises et chiliennes ont été' fermes.La déclaration faite par Reginald McKenna, le chancelier de l’Echiquier, au sujet de Timpôt qui frappe les titres américains et de la publication d’une plus complète nomenclature des valeurs que la Trésorerie désire acquérir a provoqué' un fort courant d’offres de titres au Comité de mobilisation et au Stock Exchange.Le groupe des valeurs américaines a débuté plus haut, a été modérément actif et a clôturé ferme.BOURSEJDE PARIS Paris, 30.— Les affaires ont été espacées, sur notre place de Bourse, aujourd’hui.La Rente a marqué 63 fr., au comptant.Le change sur Lon-^ dres cotait 28 fr.22.v WALL STREET CHOME Aujourd’hui, Decoration Day, la Bourse de New-Y’ork est fermée.Les operations reprendront demain.BOURSE DE MONTREAL Cours ronrnis par la maison rortior, Beauvais et Cie.membres de la Bourst do Montréal, ruo 8.-François-Xavier.90, Montréal.Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs out, i Clôt, Ames Hold.l 32U; 32 Von.Tr O “ pnv.8 ;iy> Mnr.Tiara ïeimic.1 loll Hti N’or.Ohio.Bru.T.L.StPj MH 03>S|N.S S.JfcCL.Cun.Cur.; .i pnv.•• priv.90 89 Ogüv.Mill.Cun.Ccm.| 68V, “ priv.*• priv.i ¥3 96 Ont.St.Pro.cua.CutX 1 »0',( 49U Olt.L.A P~ piiv.i 80,^ Penmans.Can.Found.; 178 Sma.Woods Can.G.Elec, 115'^ VA'i hhawinig.Can.Paeif.j 17^ 17) Sherwin W Can.Loco.; 64*, Spa.Riv Co pnv, ‘‘ priv.Can.S.Lines,.3/)^ 27 81.Cu.of C.Carriage F.39}•t.“ priv.Ceda.Rapid ! 82 80 lor.Ry .Co.M.iSm.10% 40% “ priv.Crown Re» Tooke Bro Det.Un.R’y * * 3 H-/4 ’* priv.Dom Bridge, 320 217)1 Tuck.Tob Dora C.Co ‘ pnv.1 Dora.I.pfd 101 Twin Ci tv.Dom.S.Cor.MH “ priv.Dora Park.¦ • Winil.Ry.nem.TC.»3V, _ " priv.: 101 Banques — Goodw.Co • • Br.No.Am." priv.75 Commerce Hill.Collie.Dominion.Ho!!.Mines,JO-UO 29.50 Hamilton.Hl.Trac.pd! Hochelaga Laur.Com.' 18J 187L Impérial .Hof w’d c:1 i-J Merchants ¦' priv.1-0 Molsons.Mac Do.Co.li Montréal.xa pnv Mex.L.&P.•• “ priv Québec M.êk 8.-P .M.L.H.ttr 246^ 245)4 Toronto.M t.Cot,Lid Union “ priv.i iôi ”200*' 130)4 130“ 130 123K 39 38 115 Ô2K 29 133 ' 132 65 9 8 32 SI 63)4 63)4 104 103% ! "29" 1 90 ] 97 ,145** 199% 227 UUi.* 1 1 210 .180 201 230X 261 U7V 215)4 — 208% 138 U BOURSE DES MINES Cour, fourrU par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-Fransoio-XaTler, No Montreal._ , MINES DE COBALT Bailey .De- Ofre.mande.9Va 9% Heaver ».41 42 Chambers FerTaml.2.-, 2fi C rown R eserve* _ 54 Korr Lake iLarosr 02 72 McKinley Darragh.«0 01 Nipdssing ».750 770 Peterson l>akp.?27 29 Seneca Superior 53 5$ Silver Leaf » .» ., 2% Tenniskaming .fi5 (w MINES DE PORCUPINE Apex 7 7% Donne Extension.35 35 Vi Dome Luke 28 H 30 oDme Mines 2625 HoUingcr 2950 3015 Jupiter.34Vi 34% McIntyre .178 179 McIntyre Ext », 5.| 5fi Pore Crown .89 90 58 61 Preston East Dome.* .5U 5% West Dome Consol.m.-A23Î ARTHUR BRUNEAU, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURT TETTS Ffurcnu de Montréal, 97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.Succursales t QUEBEC et SOREL Fit direct «Tee POST A FLAGG.N,w-Yorh.Le MANUEL DU SPECULATEUR continit les rpnjwiflnomrnts Its plu» Jntémutanls sur k*s vwlrur* spéculatives.L'édition dr juin tu'Tii bientôt prête h être distribuée.Pour on recevoir tfratuito-ment un exemplaire il suffit de s'adresser à M.Paul de MARTIGNY no bureau de Montréal de U Maison BRYANT, DUNN & Co., Rua 8.¦François-Xavier, Noa 84-81.TELEPHONE MAIN 4910 DOR VAL JOCKE Y CL UB REUNION DU PRINTEMPS—du 29 mai au 5 juin (Pour le bénéfice de THôpital Notre-Dame) SEPT COURSES CHAQUE JOUR—BEAU OU MAUVAIS TEMPS Des trains spéciaux allant directement à la pisle, quitteront la gare Windsor, du C.P.R., à 1.15 p.m., 1.30 p.m.et 1.40 p.m.ADMISSION AU GRAND STAND, $1.50 AVIS AUX CONNAISSEURS Il y a des fumeurs qui sc plaiimcnt de In mauvaise quallU du la-bac, qui n'en trouvent pas de leur août.A reus-là nous dirons d'essayer le fameux tabac lUà.qui a conquis la faveur de tous les fumeurs qui en ont fuit l'essai.81 vous êtes eonnaisseur, essayer.-!.Etant bl-fermentà, il contient tris peu de nleotine s bref, c’est le meilleur tabac sur le marché.Chea votre fournisseur ou LA CIE DE TABAC EXCEL Limitée 227 rue Maisonneuve, Montréal.TEL.EST 1103 !VOL.VIL — No 126 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 MAI 1916 5 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE AUX ASSISES FUMEZ LE TABAC LÀ MARCHE SURBAGDAD LE GENERAL TOWNSHEND AVAIT PROTESTE CONTRE L’ENVOI D’UNE FAIBLE TROUPE SUR LE TIGRE, CRAIGNANT LES RENFORTS QUE LES TURCS POURRAIENT RECEVOIR.Londres, 30.— (Mail Empire) — Un livre blanc publié aujourd’hui, tévèle le fait que le général Chas.Townshend, qui s’est rendu sans îonditions, à Kut-El-Amara, après me résistance opiniâtre de 143 jours, ivait prtoesté contre l’envoi d’une bible troupe sur le Tigre contre îagdad, avant de tenter l’entreprise.Après avoir averti son officier supérieur, le général sir John Nixon, les risques sérieux qu'il courait, le Iénéral Townshend prit le communément de l'expédition, s’approcha à juelques milles de Bagdad, et fut re-joussé en bas du fleuve par des roupes supérieures en nombre, jus-lu’à Kut-El-Amara.Le 3 octobre dernier, il exprimait fopinion que la prise de Bagdad exi-terait deux divisions entières, soit 10,000 hommes, en outre des troupes je liaison.Le 7 avril, il télégraphiait le qui suit au Vice-Roi des Indes: “Dans mon opinion, nous courons tn fort grand risque de marcher sur Bagdad avec ma division, déjà trop tffaiblie, car les Turcs vont certai-tement faire venir des renforts de a Mésopotamie.Après avoir commu-liqué ces craintes au général Nixon, lia conscience se trouva déchargé, et (e suis maintenant prêt à exécuter pus scs ordres.Ainsi, le 3 octobre, tyant découvert un ralliement des a'oupes turques à Aesiphon, je télé-(raphiais d’Azizick qu’à moins de mpporter les plus grands malheurs, il était de toute nécessité de mener fattaqüe au-delà de Kut-El-Amara, à Paide de deux divisions d’armée ou l'une division supportée de pets par me autre.Je disais au général Nix-*n, avant la bataille de Kut-El-Ama-ra, que j’espérais non seulement bat-re les Turcs à Kut-El-Amara, mais les mettre en déroute à Vurna, et que li je réussissais à les repousser à iful, je tenterais de les poursuivre rers Bagdad; mais je fus forcé de n’arrêter à Azizick, devant le nom-Ire imposant de troupes ottomanes 'alliées à Aésiphon.LES ALLEMANDS MIS A LA RATION LA PART DE VIANDE QUE PEUVENT RECEVOIR LES BOCHES EST DE NOUVEAU DIMINUEE.— LES OEUFS ET LE SUCRE MANQUENT.Londres, 30.— On mande de Rot-lerdam au “Daily Telegraph” : Ber-in a encore diminué les rations de riande.A partir d’aujourd’hui, on allouera une demi livre de viande ou le matière grasse par semaine, à îhaque adulte.Cette distribution est tième sujette à révision chaque se-tiaine.Il y a lieu de douter si même Ivec ces mesures les approvisionne-, hents vont suffire.Le manque d’oeufs dure encore, tt faute de mieux, le gouvernement tncourage les gens à se servir des icufs de mouettes qui sont bons, dit-ln, à certaines fins culinaires.On est aussi sérieusement à court le sucre.La semaine dernière, les propriétaires d’hôtels et de restau-fanls se sont adressés aux municipalités pour obtenir qu’on augmente la quantité minimum de ce produit ju’on les autorise à acheter.On a renvoyé leur requête, et ils ont affiché des avis informant les clients lu’ils devront apporter eux-mêmes te sucre qu’ils désirent pour leur calé ou leur thé.Le savon est si rare que les outliers dans les fabriques de la capi-lale doivent en apporter eux-mêmes l’ils désirent se laver avant de qui-!er rate'licr,_^ PAS DE MISSION SPECIALE AUX E.-U.Londres, 30.— On a interpellé ilr Edward Grey à la Chambre des Uominunes pour lui demander si fon a décidé d’envoyer un diplomate aux Etals-Unis, au nom du [ouvernement anglais.II a répondu me non.Il a ajouté que l’ambassa-|eur Spring-Rice jouit de toute la ionfiance du gouvernement.ACCORD ENTRE GRECS ET TEUTONS ?Rome, 30 — On attend des nouvelles de Grèce avec un grand intérêt, car.toute avance des Bulgares en Grèce affecte les positions des Alliés à Salonique.On est d'avis Ici qu’une poussée convergeante contre la vallée de la Slrouma et du Xan-thi ne peut signifier qu’une chose : que les Bulgares possèdent Ravala.Dans les cercles militaires on est enclin à croire que la Grèce a signé L’AUTRE GUERRE APRES LA PAIX BALLIN DIT QUE LES ALLEMANDS DOIVENT SE PREPARER A MENER UNE NOUVELLE GUERRE ECONOMIQUE ET NE PAS ETRE LES “VALETS DE L’ANGLETERRE”.Hambourg, 29, viâ Londres, 30.— Albert Ballin, directeur de tous les chemins de fer allemands pendant la guerre et lun des directeurs de la Ligne transatlantique Hambourg-Américaine, a caractérisé la guerre actuelle, “comme le conflit le plus sanguinaire, le plus grand et le plus idiot de tous les temps”, dans un discours prononcé à l’assemblée générale de la compagnie Woermann Shipping.Herr Ballin a déclaré que les intérêts maritimes de l’Allemagne, après la conclusion heureuse de la guerre, doivent se préparer à -mener une nouvelle guerre sur le terrain économique contre des concurrents “ extraordinairement enrichis par des profits de -uerre sur une haute échelle.” 11 met toute sa confiance dans le vieil esprit hanséatique qui relèvera le défi de cette bataille, en rétablissant, d’abord, le véritable concept de la liberté, à savoir que les Allemands ne doivent point être considérés, aux yeux du monde commercial, comme les “valets de l’Angleterre.” En terminant, Herr Ballin a exprimé sa gratitude envers le Reich-stag pour les résolutions qu’il a adoptées, reconnaissant l’importance d’une reconstruclion rapide d’une marine commerciale allemande, à l’aide des ressources du gouvernement impérial.La réunion, qui a sanctionné la réorganisation de la Ligne Woer-tman, a signalé l’avènement comme magnat maritime, de Hugo Stinnes, l’un des magnais de l’acier et du charbon, les plus puissants de l’Allemagne, et de Auguste Thyssen, un autre magnat du charbon, qui a acheté un quart des intérêts des chantiers maritimes Vulkan à Bremen.Stinnes a mis en chantier déjà, un grand nombre de navires-marchands, en dépit du coût élevé du matériel et de la niain-d’oetivre, pendant la guerre.Les chantiers maritimes d’Allemagne, inactifs depuis la première année de la guerre, montrent une aelivilé inconnue.La ligne Hansa a commandé six nouveaux navires à Bremen, et la ligne Roland a augmenté son capital pour les mêmes fins.—-*- CACHE SOUS LE LIT.M.Walter Neville domicilié avec sa mère au No 2 Overdale s’apercevait depuis quelques temps que des sommes d’argent disparaissaient de chez lui.Il voulut en avoir le coeur net.Sa mère recevait souvent l'a visile d une certaine dame Marchai! durant son absence.Le 12 mai, M.Neville envoya son frère chez lui surveiller les agissements de cette dame.Elle vint comme d’habitude et au bout de quelques instants de séjour elle demanda à Mme Neville la permission d’aller au salon de toilette.C’esl alors qu’au dire de M.James Neville qui était caché sous le lit qu’elle aurait pénétré dans la chambre à coucher avec une clef qu’elle avait, et aurait dérobé la somme de $50.Elle a comparu ce matin devant le juge Lanctôt et devra subir s.n examen volontaire le 3 juin.ANCIEN DEPUTE TUE PAR UN CHEVAL Parkhill, Ont., 30.— (Toronto Globe).— M.W.H.Taylor, ancien député fédéral, et depuis dix ans, «naître-poste de la ville, a ete rué par un cheval, et ses blessures, considérées légères au premier moment, lui ont causé la mort.M.Taylor a représenté le comté de Middlesex-Nord pendant plusieurs années avant 1904.Il a été nommé maître de poste en 190.un accord secret avec les empires centraux, qui ont naturellement promis que l’occupation du territoire hellénique serait purement temporaire tandis que l’Allemagne appuierait les prétentions des Grecs.S’il en est autrement, comment peut-on expliquer la complaisance des Hellènes envers leurs ennemis héréditaires qui, jusqu’ici, excitaient leur ire comme un chiffon rouge celle du taureau ?LA COLLECTION DE PIERPONT MORGAN JUSQU’A DATE, POUR PLUS DE $13,000,000 D’OBJETS D’ART ONT ETE VENDUS.New-York, 30.-—Le Metropolitan Museum, qui servait depuis quelque temps à l’exposition de la collection d’objets d’art dte J.P.Morgan, a été fermé au public aujourd’hui, pour débarrasser les galeries des oeuvres d’art qui ont été ven-uues au cours de l’année dernière.Les peintures, les toiles, les objets en ivoire et en émail restent là, quoique les bronzes, les porcelaines et les tapisseries, qui ont été vendus au coût de $13,000,000, représentent seulement le commencement de la vente de la collection complète.En plus, restent des trésors évalués à $10,000,000 prêtés ou donnés par dé grands collectionneurs ,ce qui appartient aujourd’hui à la fameuse collection Hoentschcl.Des trésors de $15,000,000 resteront oans les galeries Morgan du musée.La collection des porcelaines a été vendue au prix de $3,900,000.C’est la plus nombreuse et la plus riche du monde.Ont aussi été vendues les collections de sculptures du dix-huitème siècle et celles des Gobelins qui ont été achetées par M.Morgan du roi du Danemark.Le mois dernier, il s’est vendu quarante tapisseries au prix de $2,-000,000, dont la tapisserie Mazarin.La dernière vente comprenait trois collections : les bronzes de la Renaissance, le
de

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