Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 juin 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1916-06-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VII—No 138 MONTREAL, MERCREDI 14 JUIN 1916, DEUX SOUS LE NUMERO 1 Abonnen.ents par !a po^te : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .UNION POSTALE .*5.CO $8.00 É iition hebdomadaire CANADA .$1 ETATS-UNIS $1 GO UNION POSTALE T $2.00 Diredteur: HENRI BOURASSA Rédaction et admmi^tratioft : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: M»in 7461 RÉDACTION : • Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! -mais, cela?pour POUR MM.UNDP' ET BELGOURT Uue manifestation opportune En convoquant les Canadiens-français de Montréal à saluer et à acclamer, avant leur départ pour l’Angleterre, MM.Landry et Belcourt, 1 Association Saint-Jean-Baptiste fait ce qu’elle doit faire, ce qui est dans la logique de son rôle et des actes qu elle a posés jusqu’ici.Il faut l’en féliciter de tout coeur.La manifestation de lundi permettra au peuple canadien-français de dire son respect pour le geste de l’homme qui a sacrifié à ses convictions et à l’intérêt commun honneurs et dignités.Elle lui permettra surtout d’apporter à la minorité franco-ontarienne un éclatant témoignage de sympathie et d’affirmer que la cause que MM.Landry et Belcourt vont défendre non seulement devant les tribunaux, mais forcément aussi, dans une certaine mesure, devant l’opinion publique anglaise, n’est pas celle d’une poignée d’hommes isolés, mais bien celle de toute une race.Elle fortifiera le sentiment de la solidarité nationale; elle rappellera à tous la nécessité et le devoir de la lutte.Et à tous ces titres, elle ne saurait manquer d’être réconfortante et salutaire.* * * Nous espérons que le Conseil Privé de Sa Majesté proclamera les droits des pères de famille canadiens-français à faire instruire librement leurs enfants dans leur langue; nous espérons qu’il affirmera le droit des contribuables à disposer du produit de leurs impôts scolaires-même s’il se prononçait contre nous, la lutte cesserait-elle pour Accepterions-nous qu'une décision judiciaire quelconque assure jamais l’anglicisation des petits Canadiens-français?Non, certainement.La lutte pourrait changer de forme et de terrain, mais elle se poursuivrait quand même.C’est même alors qu’elle commencerait pour de bon, disait l'autre soir à Ottawa, aux acclamations de ses auditeurs, M.le sénateur Landry.Nous savons tous — et ceux qui l’avaient oublié sont en train de le rapprendre — que ce débat judiciaire, pour grave qu’il soit, n’est qu’un inciden» ue m lutte franco-ontarienne, que celle-ci n’est elle-même qu’un moment plus aigu du conflit qui se poursuit depuis cinquante ans dans la province voisine et que ce conflit même n’est qu’une phase de la grande lutte que notre race subit depuis un siècle et demi sur tout le territoire fanadien.Lutte aux phases diverses, aux alternatives de calme apparent et de violentes déclamations, où s’accentue parfois la persécution législative et administrative, où s’affirme toujours la lourde pesée du milieu, de l’ambiance, de nos faiblesses, hélas! Cette lutte, nos pères l’ont acceptée sans défaillance, et c’est pourquoi nous sommes encore français.Plus conscients que jamais de sa gravité, éveillés pour quelques-uns d'une sorte de mauvais rêve, voyant plus nettement où 1 on voudrait nous mener, nous l’acceptons à notre tour.Sans inutile vantardise, mais avec la ferme détermination mener jusqu’à épuisement de nos forces.Car elle se poursuivra nous.Et voilà l’une des choses encore que nous voudrons répéter, soir, à VI.Landry et à son compagnon de voyage.•# * * Et, par-dessus leurs têtes, nous voudrions que la voix de la française atteignit un autre public encore.L’un des plus grands faits du dix-neuvième siècle, c’est le réveil des petites nationalités.L’univers, que d’aucuns croyaient aller à> l’unité ethnique, à une sorte d’absorption du moins en trois ou qurdre groupes monstrueux, se diversifie de la plus étonnante façon.Des races que l’on pensait disparues réaffirment leur existence, les peuples se replongent dans leur passé et dans leurs traditions, élèvent à la dignité de langue classique les parlers jusque là négligés, cherchent, comme les Irlandais, à rapprendre une langue oubliée.Le jour où Mistral descendit au tombeau, une clameur de regret s’éleva de tous les coins de l’Europe, le parlement de la Grèce prit le deuil, parce qu’on saluait en lui, précisément, le témoin des nationalités qui ne veulent pas mourir.Et les hommes politiques, obéissant, nous voulons le croire, à des convictions sincères, mais soucieux assurément de parer leur cause d’un noble prestige, ont fait de la défense des “petites nationalités” l’une des justifications de leur entrée dans la guerre.Eh! bien - est-ce viser trop haut?— il nous semble que la manifestation de lundi devrait être l’un des gestes éclatants, et qui se répéteront, par lesquels nous rappellerons au monde qu’il n’est pas qu'en Europe qu’on cherche à dénationaliser les minorités, et qu’il n’est pas qu’en Europe que celles-ci se raidissent dans leur volonté de vivre.Nous devons en tout cas faire de cette réunion quelque chose de grand, de solennellement instructif, qui réponde à la pensée de la Saint-Tean-Baptiste.Et cela dépend de la bonne volonté de chacun de nous.de la après lundi foule Orner HEROUX.LE CONGRES DES CHAMBRES DE COMMERCERA SOREL (De notre envoyé spécial) Sorel, 14 juin.Le sixième congrès de la Fédération des chambres de commerce de la province de Québec a tenu sa troisième séance hier.C'est la plus importante depuis qu'il s'est mis au travail.Au début, on adopte les voeux soumis lundi, dont le Devoir a donné hier le texte.On passe ensuite à la discussion sur la question des taxes successorales.On a tôt fait d'en arriver à une entente en vertu de laquelle on demandera au gouvernement provincial de ne percevoir qu’un seul impôt sur les successions.A l’heure actuelle, il peut percevoir un double impôt sur une .succession, dans le cas par exemple où les biens stytt situés dans l'Ontario et que leurs possesseurs résident dans le Québec.On demande donc par le voeu adopté à la réunion d’hier nu gouvernement de la province de ne percevoir d’impôt que sur les biens situés dans son territoire.Cela est le mode le plus avantageux, en effet ; car, fréquemment, un capitaliste actionnaire d’une grande compagnie de chemin de fer, comme le Pacifimic par exemple, habite en dehors ne la province.11 en va de mémo de nombre de propriétaires d'importantes limites a bois.Sur motion de M.Daonst, délégué et vice-président de la Chambre de commerce de Montréal, on a adopté un voeu priant le gouvernement provincial d'ajouter encore à sa politique des bonnes routes, en demandant aux municipalités qui veulent s'en prévaloir, de ialonner les roules de poteaux Indicateurs des distances et des directions.On a souligné toute l'importance de ccttc in- I novation pour les voyageurs et les touristes, en faisant observer que la province de Québec retarde en ce sens sur l'Ontario.M.barly, de Joliettc, a suggéré la formation d'un comité de trois membres qui s’occupera de donner corps au voeu de la Fédération, en intervenant auprès des divers conseils de comtés pour les persuader de 1 importance de ce jalonnement.Sa suggestion a été agréée.L’article de l’ordre du jour portant que Min demande au gouvernement fédéral d’accorder une prime pour la construction navale, a don-né lieu à une intéressante discussion.M.Gobeil, représentant de la Ghaninre (le Québec, a demandé à M.Gabana, de Montréal, auteur de la motion, de bien spécifier qu'il s'agit de la construction en acier et on bois ; car, dit-il, la construction des goélettes de jadis est revenue à la mode.On l'a fait revivre à Québec et clic rendra des services importants pour la navigation fluviale, qui ne demande pas de rapidité ni de très fort tonnage.M.Cabana et M.Bcauchcmin, de Sorel.onl fait ressortir le fait que la province dè Quebec peut seule, avec les provinces maritimes, se livrer à la construction des navires, et que ce serait là un débouché important et un remède pu chômage qui fera certainement suite à la guerre.On sVst arrêté finalement à un voeu général demanda ni au gouvernement d’ac-corder une subvention aux constructions maritimes de tout genre.Cette suggestion, faite par M.Garreau, de DrumtnondviÜe, a été adoptée.La question de l'immigration fait I objet de l’étude d’un comité spécial.composé de* deux membres de la Chambre de commerce de Québec avec MM.Gravel et Cabana, de Montréal ; ils avaient le pouvoir de s'adjoindre d'autres personnes.On étudiera.d'après la législation de la République Argentine, plus parfaite à rc sujet, parait-il.les amendements que l’on pourrait apporter à la loi du pays, qui n’encourage pas suffisamment l’immigration agricole et encourage trop l’immigration urbaine.Le congrès de la fédération des chùmbres de commerce a ensuite expédié dans l’après-midi, deux questions d’importance.L’une, celle de 1 instruction gratuite et obligatoire amenée par M.Garceau, de Dmmmondville, a été simplement radiée de l'ordre du jour parce qu’elle ne relève pas d’un corps ccmepereial; et l’autre colle oe la navigation fluviale d’hiver, «i donné lieu à l’émission d un voeu qui, espère-t-on, aura des effets pratiques, si le gouvernement fédéral ne fait pas la sourde oreille.Quand le secrétaire donne lecture de l'ordre du jour No 7 qui se lit comme suit: “L'instruction obligatoire et gratuite dans la province de Québec.La réforme de notre système d’éducation au point de vue national canadien”, M.Oha-put, président de la fédération, ex-priene l’avis que cette question n’est pas du domaine du commerce.Mais il ne veut pas cependant la déclarer irrégulière si la majorité des délégués juge à propos de l'étudier.M.Garceau réplique.L’instruction étant à la base de tout, les chambres de commerce comme n’impor-te quel autre corps composé d hommes, peuvent et doivent s’en occuper, On ne peut en effet se déclarer indifférent à cette importante question de laquelle procède toute la vie nationale d’un pays, d’autant i Uv Que ja chambre de commerce de Montréal, par exemple, s’occupe activement, d instruction commerciale, de l’école des hautes études et de 1 école technique.M.Farly, de Joliette, fait observer que 1 instruction commerciale relève directement des chambres de commerce mais,que l’obligation et la gratuité de I instruction sont des questions totalement différentes, qu’il serait sans doute intéressant de discuter ; mais la fédération qui doit s occuper d’une foule de questions commerciales n’a pas le temps de s’a-venturer dans le domaine moral.M.Daoust, de Montréal, propose de renvoyer la question à un comité qui déterminera si ia fédération est compétente a la discuter; celle commission devra faire rapport mercredi.M.Garceau s’oèjeetc à cette procedure, car, dit-il, ses occupations 1 appellent à Montréal.11 pré-tererait que la fédération se prononçât immédiatement, M.Gcbeil, de Québec, ancien sous-ministre des Iravaux publics, dit que cette discussion lancerait la fédération dans le domaine théorique.Les autorités compétentes traitent ces questions comme il le faut.Les chambres de commerce ne doivent pas s y immiscer, d’autant plus que ce.a est dt?nature à implanter dans leur sein des germes de désunion, quand elles doivent travailler dans la collaboration la plus étroite à la protection des intérêts commerciaux et industriels du pays, en discutant par exemple, des questions comme celle de ja navigation fm-' lule d hiver qu’il aura l’honneur de soumettre à l’assemblée dans quelques instants.M.Vandry, également de Quebec a rappelé que lors du congrès inter-national des Chambres de conimer-ce ienu a Boston, où il assistait ivec des représentants de la Chambre de commerce de Montréal, on* avait voulu discuter l’opportunité d'imposer un calendrier unique au monde entier, mais comme Von s’aperçut vite que ciète question pénétrait dans le domaine religieux, on ] e-carta seance tenante.Il en va de meme pour la question de l'instruction obligatoire et M.Garceau de-vrant la retirer lui-même.M.Gar-çeau cefiendant repousse cette échappatoire.Fft M.Farly, ayant propose la radiation de cet article de l’ordre du jour, est soutenu pur I unanimité de rassemblée, sauf MM.I elle tier, des Trois-Rivières, et Garceau.“J ai eu un enterrement de première classe”, fait observer celui-n.D’autant plus de premiè-re classe, aurail-il pu ajouter, qiic M.I ollvtier.qui avait voté avec lui, a soin d’ajouter qu’il ne favorise pas l'instruction obligatoire mais qu’il voulait seulement permettre a M.Garceau d'exposer le travail considérable qu'il avait oré-paré.On passe ensuite à la question de la navigation fluviale; elle est traitée par M.Gobeil, de Québec Gelui-ci ébauche à grands traits, faute de temps, son intéressant proie! et conclut que la navigation d hiver dans ie Saint-Laurent est une possibilité absolue, puisqu’elle est fréquemment pratiquée à partir de Champlain; il en donne des ex-amptes, et dit qu’elle e.sl d'autant plus facile que les deux rives du golfe Mint jalonnées de télég'aphes et .desans fils, qu’il ne coûterait san doute que deux ou trois mil.lions pour la tenter, el que le «ou.vcrnemenl fédéral devrait faire rct-tç dépense parce qu'elle s’impose.Elle s impose, en effet, parce quo nlus des drux tiers de nos céréales sont encore transportées par voie américaine.Il demande donc à la Fédération d expr üer un voeu en faveur de la nomination par IT,Lit d’une oom-itôssion composée d’un membre de !u Ghnmbrc de commerce de Mont-real et de Québec et d'un membre d( a Shipping Federation et d’un r a vi art eu r, non pas pour établir la possibilité de In navigation d’Iiivèr, ibl-ü. Montréal en a réclamé la construction.Elle a été combattue par Québec, qui ne voulait pas faire du tort au parachèvement du transcontinental.Maintenant que le trans-constinental est terminé, il faut espérer que si Montréal réclame encore !e creusage ce même canal, il recevra l’appui de Québec, comme Montréal est disposé à donner le sien à l'intéressant projqt de M.Gobeil, car dans la métropole on ne se place pas au point de vue égoïste des Intérêts de Montréal seul, mais au point de vue de 1 intérêt général de la prftvince et du pays même.M.Gobeil déclare qu’il ne faut jamais désespérer de la conversion du pécheur.On rit et le voeu est adopté.L'après-midi, promenade dans le port et autour des chantiers de construction grouillants d'activité, à bord du “ Detector ”.Le spir, Illumination.musique au parc Royal, présentation des armes par les Zouaves, myriade de discours.C’est sans doute le record des discours pour Sorel.Il s’-en est prononcé en moyenne trois ou quatre par heure et les avocats sont l’intime minorité au congrès.SEANCE DE MERCREDI La question du décalage des horloges, qui occupe la première partie de la séance de ce matin, a finalement été référée à un comité composé de MM.Cabana et Gravel, de Montréal, et Gobeil, de Québec.On espère en venir à une entente.On recommandera purement et simplement au gouvernement de prendre les dispositions qu'il jugera convenables pour arriver à l’économie de la lumière du jour.M.Labelle, président de la Chambre des notaires et représentant la Chambre de commerce de Hull, fait adopter une résolution demandant au gouvernement fédéral l'impression de brochures indicatrices des ressources de la province de Québec qui seraient distribuées pour' tins de propagande en Europe, afin d’attirer chez nous l'immigration française et belge, Cet après-midi, a lieu l'élection du bureau de la Fédération.M.Préfontaine, président honoraire du congrès, est arrivé, ce matin, de Montréal, de même que plusieurs autres délégués de cette ville et d’ailleurs.Louis DUPIRE.BLOC - NOTES Elections La mise en nomination des candidats aux élections générales de la Nouvelle-Ecosse vient de se faire ; et les électeurs voteront d'ici une* semaine.11 n’y a pas eu un candidat acclamé.Tous ont de l’opposition.C est un meilleur début, dans l’intérêt même du peuple, que celui de 1 opposition québécoise aux récentes élections, alors qu’une vingtaine de ministériels passaient sans ad-' ydrsaire.On peut croire aussi que es conservateurs néo-écossais au rent plus de succès dans leur campagne que ceux du Québec dans la leur, puisque ceux-ci ne sont que 6 sur un total de 81 députés à la législature.L’ECOLE CATHOLIQUE AU MANITOBA La question bilingue.— Extraits du mandement de prise de possession de Mgr Béliveau.BILLET DU SOIR, LES JOURS SE SUIVENT,.Et ne se ressemblent pas.4 travers mes persiennes par où le jour filtrait, je vis, ce matin-là, que le temps serait beau.Et je refis le programme de ma journée : un peu de ménage, lire, écrire, coudre, et à cinq heures, ètrenner un chapeau pour aller prendre le thé.Pour le vingt-cinquième anniversaire de mariage de notre professeur d'italien, cette réunion avait été préparée en grand secret.Dans celte surprise, il !J aurait du plaisir pour nous toutes.Et va la pensée .Il m’est arrivé, comme à tout le monde, d’avoir à me plaindre de la vie et sous le reflet sombre de certains événements, de renier mes croyances au bonheur.L’existence finissait en ces jours de bouleversement moral.Plus d’attrait, plus rien! Avec nui haussement d’épaules, je me demandais si vraiment j'avais été assez sotte pour me rendre là.Mon coeur ne bat ni trop vite ni trop lentement, j’ai un foyer et une famille, le soleil luit toujours, les rosiers sont à la veille de fleurir et les pivoines s’annoncent par de gros boutons.Vraiment avais-je renoncé à tout cela par la stupide résolution de détourner mes yeux de la lumière et des fleurs, de me refuser à la jouissance de connaître d’autres âmes et de les aimer?Ce matin-là, lorsque appuyée au rebord de la fenêtre, je dis ma prière, je remerciai le bon Dieu de ne m’avoir tenu compte de rien, d’avoir pardonné à mes sots chagrins en me laissant pour aujourd'hui encore, qu’il faisait beau : travailler, lire, écrire et ètrenner mon chapeau.Joëla ROHU.UN JOLI GESTE Sur la demande de M.l’abbé Dupuis, visiteur général des écoles, la maison Dupuis Frères vient de enet-tre à la disposition de la commission srolairc centrale rinquante médailles en or pour récompenser l’élève de dernière année qui se sera le plus dislingué dans fétude de la langue française.Elle a mis en même temps une trentaine d’autres médailles du même type el pour le même objet à la disposition d institutions, écoles, cqlièges el couvents, qui ne relèvent point de la commission centrale.Le peste est très joli.Il emprunte aux circonstances actuelles un éclat et un' Inlérêt particuliers.Nous en félicitons cordialement la maison Dupuis et son president.M.J.-N.Dupuis.Et nous souhaitons que ia pensée inspiratrice de ce geste se répande loujours davantage dans les milieux industriels et commerciaux canadiens-français.Elle trouvera à se manifester smis mille formes différentes, mais toujours fructueuses.— O.H.LA “CROIX DU CHEMIN’' La Croix du Chemin, le volume publié par la Société Saint-.lran-Bnptisle, est m vente aux bureaux du Devoir.00 sous l’exemplaire, plus 10 sous, pour les frais de porl.Qui dit vrai ?I.autre jour, tes gazettes pu Pliaient une entrevue du général Hughes au cours de laquelle on lui luisait dire que, rappelé d’urgence au Canada par le ministère, à cause des accusations de M.Kyte, il n’a-) a*t Pu communiquer par éclrit à lord Kitchener ses observations sur 1 abandon projeté du saillant d’Ypres par les troupes canadiennes.Or, voici qn hietr, la “ F'ree Press ” d’Ottawa donne le texte d une préten-due lettre du général Hughes à lord Kitchener, datée du 24 mars, et dans laquelle notre ministre lui donnait 1 avis, à ce propos, d’offlders canadiens revenus du front.Dans son entrevue au “ Journal ”, le générai Hughes ue parlait pas de cette lettre.Est-elle authentique ?Alors, Pourquoi a-t-il, la semaine dernière, affirmé n'avoir pas eu le temps de mettre ses remarques par écrit, pour lord; Kitchener ?Il y a quelque chose d’obscur dans tout cela.Qui dit vrai ?Le joulrnal qui fait dire a notre ministre de la Milice que son rappel au Canada a été si subit qu il n’a pu rédiger son mémoire pour lord Kitchener, le ministre lui-même, ou la gazette qui publie le texte de ce prétendu mémoire ?C’est à n’y plus comprendre grand’chose.Carpentier et l’autre l ne dépêche de New-York raconte que le boxeur Carpentier, enrégimenté dans le service d’aviation de l'rance.vient de refuser une offre de 8100,000 que lui aurait faite un sportman de Buenos Ayres, pour une tournée d’Argentine pendant la guerre.“Un million ne n e tenterait pa*;”, aurait dit Carpentier.“Tandis que mes amis et nus concitoyens meurent autour de noi, je ne penserais pour rien au monde à retourner dans l'arène.La guerre finie, je penserai peut-être à votre proposition, mais pas avant.” Pendant ce temps, un Anglais d’Angleterre, pitre dans les ci-néimas, et qui touche un traitement de plus de 8600,000 par an, disent ses réclamistes, reste tout bonnement au:; Etats-Unis à multiplier ses cabrioles, tandis que ses compa-trictes, eux, se font tuer au front et que h presse et les hommes (l’Etat de son pays disent que la Grande-Bretagne est à une période critique de son histoire.Le contraste entre l’athlète français et le pitre anglais vaut d’être noté.Une autre erreur La cour martiale a jugé la semaine dernière l’officier Bowen-Cold-Jhurst, coupable d’avoir fail fusiller, sans cause raisonnable et sans procès.le journalisle irlandais Skoffington, pendant l’émeute de Dublin.Elle l’a déclaré fou.Une autre cour martiale vient d’acquitter le sergent Flood, qui, vers le meme temps, faisait exécuter sommairement le lieutenant Lucas qu il avait pris pour un Sinn Fei-ner.Evidemment, pendant cette coune rébellion, plusieurs officimv et sous-officiers anglais ont perdu la tete, et bien des Irlandais ont perdu la vie.Le Carslake I^s propriétaires du Carslake ont refusé 8326,000 du gouvernement, pour leur hôtel, à Montréal.Il.s en ¦demandaient 8713,000.La Cour d’échiquier a rejeté leur demande et leur a attribué 8288,000.Ils en ont appelé à la Cour suprême.Elle a confirmé le jugement de prctpiêre instance.Et voilà comment, après avoir écarté la proie pour l'ombre, les propriétaire*; du Carslake n’ont pu rattraper qu’une partie du morceau qu'ils avaient! refusé.Leur mésaventure contristera tel groupe de brasseurs d’affaires montréalais don* les feuilles, depuis le commencement de celte affaire, taisaient preuve d’un loyalisme ou-*;ancier, sentant l'intérêt à cent lieues à la ronde.En France .iiir Foster a donné au ‘‘ Matin ", de Paris, une entrevue où ii a “ exprimé l'admiration du C;ma-da pour les sacrifices de la France, et affirmé la détermination des Cn l'adieu s de lui donner toute l’aide possible a lin de lui assurer une bri -l.inte victoire.” il a ajouté que " le Canada est allé au secours de la France avec In plus grande joie et qu’l! ne faillira pas à se cendre au bout (ie su tâche.” Sir George Foster n'r pas toujours aussi tendrement chéri la France.Et il est peu probable qu’au temps de Fachoda.par exemple, il en eût parlé aussi admirativement.Souhaitons que sa conversion soit durable, lui qui ne croyait guère, peu de mois avant le conflit actuel, à la possibilité de changes commerciaux considérables entre le Canada et la France."X G P.Voici la suite du mandement de prise de possession de Sa Grandeur Mgr Béliveau, le nouvel archevêque de Saint-Boniface ; Un coeur d'évêque doit avant tout être épris du désir de répandre autour de lui la connaissance de Noire-Seigneur Jésu -Christ.Il ne peut donc assister impassible à l’effondrement de l’école catholique dans son pays.C’est le suprême scandale des petits, et la malédiction de Dieu pèse sur la tête de ceux qui les scandalisent.Aux grands comme aux petits, Nous voudrions éviter ce malheur.L’évêque doit aussi avoir une très haute idée de ia justice.I! ne peut assister, sans sentir son coeur broyé, au triomphe de la force sur le droit; car c’est pour sa patrie, l’assurance d une moisson de mort, fruit naturel d’une semence empestée.L'Esprit Saint a promulgué, il y a déjà de longs siècles, cette politique de haute sagesse sociale : "La justice et ia paix se sont embrassées.” Celui qui inaugura, en Europe, la politique néfaste de paix armée qui devait naturellement aboutir au cataclysme présent qui fait reculer le monde d'horreur, avait proclamé la contre-partie de la parole divine, en disant que “ia force prime le droit.” Mais on a difficilement raison contre Dieu.Aussi, n’est-ce pas sans un serrement de coeur que Nous commençons Notre carrière épiscopale dans une province qui marche dans cette voie néfaste depuis un quart de siècle.Elle a détruit, dans cette partie du Canada, l’oeuvre de paix fondée sur l’idée chréiienne et le respect mutuel voulus par les Pères de la Confédération.Elle s'est éloignée des véritables traditions canadiennes, je dirai même britanniques ; car elle chercl%erait en vain, en Angleterre, Je système de soi-disant progrès scolaire, dont elle a affligé ses administrés en cette partie üu pays.L’esprit de l’Eglise qui est esprit de paix, mais de paix dans a justice ci le droit sera .Notre loi.L Eglise Nous exhorte à défendre ses droits, et ceux des parents à l’encontre des théories païennes qui veulent que l'enfant soit la chose de l’Etat.Nous les défendrons.La Sainte Eglise, en proclamant le fameux règlement Laurier-Green-wuy "défectueux, imparfait, insuffisant” Nous fait un devoir ainsi qu’à tous les catholiques de réclamer davantage.Nous réclamerons.La tâcne est sûrement ingrate, elle peut même paraître impossible à ceux qui ne comptent que sur les forces humaines.Nous voulons enlrer dans la lutte avec la confiance en Dieu, et la sage prudence conseillée par la Sainte Egii-e, mais aussi avec l'inébranlable détermination de ne jamais quitter 1 arène jusqu’à ce que justice ne soit rendue.Dieu Nous rappellera probablement à Lui avant la fin de ia lutte ; que Sa Sainte volonté soit faite! Il ne Nous demande pas le succès, mais l'effort, et II saura bénir en son temps tout effort désintéressé et généreux.Nous ne repousserons pas les réparations partielles qui nous seront ofierles, mais convaincu qu u-stion n est définitivement ré- séquence du mariage mixt-, ce chancre de la foi catholique, ils Nous concéderont volontiers la justesse de l’affirmation que, dans ce pays au moins, la langue française est la gardienne de la foi.Et Nous n’avons touché là qu’un des aspects de ^’angoissant problème.Nous ne pouvons donc renoncer a la langue française.Si nous avons le droit, le devoir même de la parler, nous avons également le droit incontestable de la faire enseigner dans les écoles soutenues de nos deniers et fréquentées par nos en-fanls.En cela, Nous voulons Nous efforcer d être le digne fils du père intrépide qui a illustré le siège de Saint-Bon U ace.Nous ne Nous sentons pas de taille à revêtir l’armure qu'il a si vaillamment portée et à manier comme lui le glaive de Té-mquence, dont il s’est si gloricuse-ment servi.Nous voulons cependant limiter dans l'invincible constance apportée à défendre le droit opprime et l’honneur national foulé aux pieds.Et Nous croyons eu cela servir non seulement 'les intérêts d une race, non seulement les intérêts d une église, mais les intérêts véritables et bien compris de toute la patrie canadienne.L’union des esprits et des volontés, nécessaire au bon fonctionnement d une société, ne peut s’accomplir que dans te respect mutuel des droits et par la sauvegarde légale des légitimes libertés.Voilà ce qu’ont compris les politiques les plus éminents dont notre histoire s'honore, les Lafontaine et les Baldwin, les Cartier et les Macdonald.tes Mowat, les Angers et les nipper.C'est l’interprétation haute el sage de leur pensée qui ramènera la paix dans notre cher Canada et affermira les bases de notre édi-tice national.II est toujours excessivement dangereux d’acculer uu peuple à lutter pour son existence nationale.Des événements que nous croyions trop prématurés pour etre véritablemeni à craindre sont devenus une réalité que Nous devons accepter loyalement, en fils soumis de la Sainte Eglise.Nous vou.ons Je faire sans arrière-pen-see.Nous devrons forcément travailler sur un champ d’apostolat plus _restreint que celui de Notre prédécesseur.Ce qui Nous semblait une diminution prématurée de forces vitales, peut devenir un nc.crois-semonl de vie dans les mains de Dieu et de celui qui le représentora dans la partie de l’héritage divisé.Nous le souhaitons vivement, et Nous adressons au Ciel d’ardentes prières pour qu’il en soit ainsi.Nous laissons dans cette partie de ia vigne du Seigneur des frères dont Nous avons su apprécier l'admirable dévouement, non moins que la constante et héroïque abnégation.Nous ne leur disons pas adieu; car ils trouveront toujours dans la maison de celui qui devient le pèpe spirituel de leurs frères d’hier, ie Phis affectueux accueil et une hospitalité qui, pour être modeste, ne manquera pas de la plus franche ordialilé.A Notre clergé.Nous redisons avec grand coeur, les paroles de !’a-potre: “Mes chers et bien-aimes trères, ma joie et ma couronne”.Notre plus grand désir est de réaliser à votre égard les paroles de nos Saints Livres; “On t'a établi le chef, sois parmi eux comme l’un d’entre, eux.' Nous avons voulu prendre pour devise les mots de l'apôtre saint Jean : ln verilale et carilale, et Nous voulons que ces paroles se réalisent partout mais surtout dans Nos rapports avec Nos prêtres.La ver”‘ ne qiK's.,,, .v- gléi que quand justice pleine et entière a été rendue, Nous réclstne- rons perséverumment celte justice, i r.~,*-.en faisant appel à tous les esprits Hrl rTrnrt ai*111'1), Irotls et à toutes les âmes souciou- f ^ Ü?difficile à dire.Il faut y mettre beaucoup de charité et de condescendance.En définitive, c'est elle qui sauve.“Et la vérité vous rendra libres.” Aux nombreuses et très dévouées communautés religieuses d'hommes et de femmes qui font le bien dans ce diocèse, Nous adressons un cordial salut.Nous sommes heureux d affirmer en ce jour que les grands évêques qui les y ont appelées, ne pouvaient lui faire un plus beau don.Ayant vécu dans cette province depuis Notre plus tendre enfance, Nous savons trop bien ce que le diocèse leur doil pour ne pus leur dire un merci du coeur au moment où Nous prenons possession des fruits dûs en grande partie à leur dévouement et a leur labeur.A vous, chers fidèles, confiés à Nos soins, comme on confie des enfants à un père, Nous vous donnons 1 assurance d'une affection, dont nul no doule d'ailleurs.Nous avons grandi au milieu de vous et il Nous ifaut faire appel aux vues de foi droits et à toutes les âmes soucieuses d’équité et de liberté.Libre de toutes attaches politiques.Nous placerons cis revendications bien au-dessus des intérêts et des préoccupations de partis, et nous invitons dès maintenant tous les amis de ! ordre et tous les champions du droit, à quelque parti qu’ils appartiennent, à se rallier sur ce terrain commun, et à Nous prêter un dévoué concours.Ce groupement de nos forces en marge des organisations politiques Nous est nécussaire pour reconquérir la jouissance de droits sacrés dans le domaine religieux et dans le (l’.mnino national.Nous faisons ici allusion à celle question de langue, obscurcie par tant de préjugés regrettables, et qui sème entre les citoyens d’une même contrée, et jusque rhoi les membres d’une même église des divisions profondes.Canada n'est-il pa.; un pays bi il il | iiif.ritytX>*i ingucr Bilingue par les droits innés des deux grandes races qui nés ues deux grauiies races qui ra l’habitent, et qui ont été pratique- pour assumer Te r'ôTe dê“père dam aient les seules a 1 habiter, jusqu au U famille, tant on Nous a habitué dernier quart de sièrlc, bilingue (aux traitements affectueux qu'on par sa formation historique, bilin-|donne aux enfants.Comme il Nom gîte par 1 esprit de la constitution sera doux d’accomplir envers vous I,, -null hninm,„ |(, pr^-pte sa)nt pHU| à son erple Timothée, qui était évêque : “Ne reprends pas avec rudesse un vieillard, mais avertis-le co.mnie un père, les jeunes gens comme des frères, les feurnes âgées comme des lédéralo qui le régit, bilingue encore par toutes sortes de nécessités sociales?Nous tenon» noire belle langui de ia nature même, et les circonstances particulières dans lesquelles nous vivons la constituent vumiuc un la gardienne de notre fol.(.eux à .mères, celles qui sont jeunes com qui celle dernière affirmation n ou- me des soeur*.” Ce sera Notn fait pas 1 heur de plaire voudront bien considérer un instant l’immense disproportion des mariages mixtes ebe* .‘ * ~ .s groupes de langue anglaise ei ceux de langue française : treisc pour un pour ranclen diocèse de Saint-Boniface.La proportion est encore plus effrayante en d’autres endroits du Canada, Si, de plus, ils veulent bien considérer les nombreuses défections, triste con- force auprès de vous dans les rir constances difficiles où parfois i Nous faudra vous demander le sa crifice de vues Jrop mondaines, d'n pinions personnelles ou d’attache politiques, dan» l'intérêt de vo: aine» et de causes qui vous son aussi chères qu’à Nous.Le mandement se termine par ni appel à l'union et une demande 4< ,prières, y LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUIN 1916 VOL.VH.— No 138 LETTRES AU “DEVOIR” COMMISSION SCOLAIRE Nous signées, ne publions que des lettres ou des com.nunications ac-rompa-rnées d'une lettre signée, arec adresse auther.ique.Les correspondants anonymes s’é-p : gneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils routaient bien en piendre note définitivement.RELATIONS AVEC L’AMERIQUE _________________LATINE 4 juin 1916.4 .1/.Henri Bourassa, Directeur du “Devoir” Montréal, P.Q.“hcr Monsieur Bourassa, Vous ne me connaissez pas, je COURS DURANT LES VACANCES LES COMMISSAIRES ACCEPTENT LE PROJET DU JUGE LAFONTAINE AU SUJET DES COURS DETE POUR LES RETARD.— LES QUES SCOLAIRES.QUESTIONS.ELEVES EN BIBLIOTHE-— AUTRES La commission scolaire a discu-lé à son assemblée d’hier soir, plusieurs questions pédagogiques: rétablissement de bibliothèques dans les écoles, de cours d’été pour les élèves en retard, de classes spéciales pour renseignement des travaux manuels, etc.La commission s’est aussi occupée du rapport annuel etj, de la réception de certaines soumissions.Le projet d’élablissi ment de cours pendant l’été, projet qui est déposé nense bien, mais vous nie permet-1 devant la commission depuis plâtrez de vous faire vous faire une petite sugr/es- :ion.Je viens de terminer la lecture ie votre admirable et patriotique livre “Hier, Aujourd’hui, Demain”.le ne m’arrêterai pas à en faire l’éloge.Voici où je veux en venir: Dims votre Vie conférence “Politique extérieure du Canada”, vous pariez des “i'tiles relations ù nouer bre avec l’Amérique du Sud”.Vous avez bien raison, en cela comme dans toul le reste, d’ailleurs.Malheureusement, on ne connait pas noire continent.Je reçois depuis quelque temps une revue américaine, intitulée: Bulletin de l’Union Panaméricaine.Je ne sais pus si vous la connaissez.Dans tons les cas, je vous en envoie un numéro échantillon, vous priant de le bien examiner de votre regard scrutateur.Il me semble que celte revue historique et scientifique, remplie de tant de renseignements de toutes sortes et si artistement faite, {et à un prix vraiment populaire,) contribuerait grandement à préparer le terrain pour recevoir et faire fructifier la bonne semence que vous avez jetée à profusion.Comme vous, je crois que nous gagnerions beaucoup ù lier des relations avec les républiques sud-américaines, non seulement au point de vue iiolitique, économique et commercial: mais au point de vue religieux et pour ta diffusion de la langue française en Amérique ; parce que d'abord toutes ces républiques latines sont couramment catholiques, comme nous, et ensuite, pensez-y donc ! Une revue ou un magazine, {nommez-le comme vous voudrez,) publié, à Washington, en français, reliant tonies les républiques du sud avec le Canada français en passant par les Framo-Américains des Etats-Unis! Quel puissant mouvement d’expansion pour la langue française en Amérique! Les Boches d’Ontario auraient forte besogne « faire pour endiguer ce courant impétueux et irrésistible et courraient risque d'etre engloutis dans les flots.Je ne sais pas si je me fais illusion se.Si vous y voyez du bon, vous pourriez faire connaître cette revue et la recommander dans le Devoir.Inutile de vous dire que je n'ai aucun intérêt personnel là-dedans.Pour plus amples détails, vous pourriez vous adresser au conseil d’administration de l’Union Panaméricaine, à Washington.Je ne compte pas que vous arriverez par ce seul moyen à résoudre le problème des relations extérieures du Canada.Mais comme vous le savez, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.Excusez le tout, écrit au fil de ta plume.Votre tout dévoué en X.S., Un Prêtre Educateur.sieurs années a été adopté en principe.On fera un essai celle année pour les élèves de 3e.4e, 5e et 6e années qui pour une raison ou pour une autre auraient échoué sur une ou deux matières et dont l’échec aurait pour résultat de leur faire perdre une année, (les élèves auront la faculté de reprendre en seplesn-es examens qu ils n’ont pu subir en juin.Avec un peu de bonne volonté ils pourronl ainsi reprendre le temps perdu.Le commissaire Lafontaine qui s'intéresse particulièrement à cette question, a reçu de Boston des rapports indiquant bien 1 utilité de ces cours.Au cours des dernières vacances, à Boston, qui a à peu près la même population que Montréal, 5,469 enfants ont suivi les cours d’été et 2,050 ont pu passer dans une classe supérieure à la rentrée en septembre.“J’ai confiance, dit le juge Lafontaine, dans l’intelligence de mes coenpairiotes.Us apprécieront cette mesure qui fera reprendre le temps perdu à leurs enfants.Notre race n est pas moins douée que les autres et je considère que c’est diffamer et les enfants et les parents lorsque l’on dit qu’ils ne répondront pas à cette innovation.” Mgr Roy croit que l’on pourrait parvenir au même but sans obliger les enfants à suivre des cours durant les mois de vacances.Ne pourrait-on pas, dit-il, réduire simplement les vacances de quelques jours.II est certain que ce projet de cours pendant l'été ne sera accepté avec, enthousiasme ni par les parents ni par les enfants.Sans vouloir diffamer notre race je ne crois pas que nous soyons prêts pour cette innovation.” Après une discussion assez longue on adopte en principe le projet du juge Lafontaine ; les cours d’été seront organisés dès que l’on aura reçu les rapports des directeurs d’écoles à ce sujet.Le comité des écoles est spécialement chargé de l’organisation.Un sous-directeur sera nommé pour prendre la direction des cours.LE COEUR GRAVEMENT ATTEINT “Fruit-à-tives” soulage vite cet état dangereux 632-est hik Gerbaud, Toronto.“Deux ans durant! je souffris d’indigestion aiguë et de gaz d’estomac.Le mal m’atteignit ensuite le coeur et je souffrais par tout le corps, à tel point que je pouvais à peine me mouvoir.J’essayai toutes sortes de remèdes mais aucun ne me fit de bien.Enfin, je décidai d'essayer ‘¦Fruit-a-tives’.J’achetai la première boîte en juin dernier et je me porte bien maintenant, après en avoir pris trois boîtes.Je recommande “Fruit-a-tives” à tous ceux qui souffrent d’indigestion.” FRED J.CAVEEN.50 sous la boîte, 6 pour $2.51).boîte d’essai 25 sous.Chez tous les marchands ou envoyé franco sur réception du prix par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.CHOSES MUNICIPALES Si la commission accepte l’opinion de Me Béicpie, les contribuables de Maisonneuve pourront donc toucher d’assez fortes sommes qui’ls avaient déjà payées comme taxes à l’ancienne commission de Maisonneuve.SOUMISSION ACCEPTEE En terminant la commission a décidé d’accorder le contrat pour la réparation du toit de l’école Montcalm à M.David au prix de $997.M.David devra construire une seconde couverture au-dessus de celle qui existe déjà/ L’écoulement des eaux se fera par le centre, ce qui évitera les nombreux frais exigés jusqu’ici pour la réparation des gouttières, FAITS - MONTREAL LE DRAME DE L’HOTEL CORONA ’EXTRACTION DE LA BALLE PORTE A CROIRE QUE LA BLESSURE EST SIMPLEMENT DUE A UN ACCIDENT.Frank Angus, blessé vendredi soir à l’hôtel Corona par une balle à la jambe prend un mieux sensible et pourra comparaître en Cour, d'ici quelque temps.Les médecins de l’hôpital Royal Victoria ont pu extraire la balle qui avait pénétré par une jambe et s’était logée au-dessus de l'aine ; aucun des organes vitaux n’avait été atteint.Au dire des médecins la balle aurait pénétré» de haut en bas et la blessure ne serait dû alors qu’à un simple accident provoqué par la chute d’un revolver sur le sol.Charles Thomas et Doc Lacnothe, qui n’ont pu être admis à caution lors de leur comparution, seront mis en liberté provisoire jusqu'à l’enquête.QUATRE OUVRIERS BLESSES.278 rue os de la ., , , , Le juge Lafontaine a aussi parlé mais je vous soumets la cho- de l’établissement ou plutôt de la ré- / nnns a nnner w» hnn nous organisation des bibliothèques dans! Quaire ouvriers ont élé transpor- les différentes écoles de Montréal.Il I lés aux hôpitaux, hier après-midi, y a trois ans, dit-il, j’ai déjà parlé de à la suite de blessures reçues en l’organisation des bibliothèques.J‘a- travaillant, ce sont : vais même proposé l’échange des! Henri Poitvin, 22 ans, livres entre les diverses écoles.Le Workman, a eu les deux projet en est resté là.Plus tard je j jambe gauche brisés.Il était occu-ramenai la question et je soumis àjpé à charger des barils sur un na-la commission des séries de livres! vire lorsque l'un d’eux lui roula sur que je jugeais utiles aux enfants.Il Ma jambe.s’agissait de dresser des catalogues Volka Wanvok, 47 ans, Polonais et de se procurer des livres suscep- au service de la Montreal Light, tibles d'intéresser les différentes ca- Heat and Power, à Cedars Rapids, tégorics d’élèves scion leur degré s'est fracturé la jambe gauche dans I une chute.—En travaillant à la manufacture de M.Frank W.Horner, Lknted, 142 rue S.-Urbain, à six heures hier soir, Richard Boyer, 15 ans, demeurant au No 210 rue Delinelle, est tombé et s’est frappé ta tête sur le plancher.Il a été transporté incons.tient à l’hôpital Notre-Dame.Les médecins n'ont trouvé aucune fracture et son état n’est pas consi-Fin aie ment' déré comme dangereux.John Danchoke, 34 ans, s’est fait écraser trois doigts par un morceau de roc lancé au loin par une explosion à la sortie ouest du tunnel du Canadien Nord, à minuit hier soir.i 1 Voici la lettre que le gérant de la revue adressait à notre correspondant : UNION PA NA M EIUC AINE 1915.Washington, D.C., le 18 déc.Monsieur l’abbé.Nous prenons la liberté de vous adresser ce jour un numéro spécimen du petit magazine publié mensuellement en français par VUnion Panaméricaine de Washington, l), C.Celte publication a déjà plusieurs années d’cxislence, et récemment son champ a été agrandi de façon à ne pas se limiter aux républiques américaines, mais à comprendre tout ce qui concerne le progrès moderne.Nous avons prépare une série d’articles ayvnt | jjon cst trail aux fameuses cathédrales des | ^.()|es Amériques el qui seront publiés ù partir du mois d'octobre./,«> I d’instruction.Hier soir, le commissaire Lafontaine, reprenant cette question, a| proposé qu’une somme de $2,000 soit votée pour la réorganisation, complète des bibliothèques scolaires.Les membres de la commission | proposèrent de référer ce projet au comité des écoles, mais M.Lafontaine s’y opposa vigoureusement, demandant à tous les membres d'étu dier ensemble ce proje le tout u été référé au comité qui s’en occupera d’une façon toute spéciale.Le commissaire Lafontaine a aussi rappelé à ses collègues qu’il a déjà demandé des renseignements! V/wf ntrocrMir sur l'importance donnée dans les] «lkk.lmii.écoles aux leçons de travaux ma-' I miels.La commission dépense cha-Upie année une assez forte somme pour le maintien de ces cours et il j serait nécessaire que les commissdi-! res fussent tenus au courant des ré-! sultats obtenus.Si les résultats ne j sont pas satisfaisants il est inutile (le continuer ers cours.^Cette ques-aussi référée au comité UNE GARANTIE DE DIX ANS C EST CE QUE LA VILLE DEMANDERA DESORMAIS AUX ENTREPRENEURS QUI OBTIENDRONT SES CONTRATS.— LES MAITRES A LA GUILLOTINE ?— FIDELE A SA POLITIQUE D’EXPERTISE.Faits par contrat ou en régie, les travaux publics ne donnent pas satisfaction depuis quelques années.—Que ne demande-t-on une garantie aux entrepreneurs, disait dernièrement M.Villeneuve.La suggestion était bonne, nos ccmmissaines ont décidé de la mettre en pratique.A 1 avenir, grâce à une résolution présentée par le commissaire Côté hier après-midi, quand la cité demandera des soumissions pour les travaux d égouts, de pavage, etc., elle devra exiger une garantie de dix ans de la part des entrepreneurs qui obtiendront les contrats.L’ingénieur en chef devra inscrire cette nouvelle condition dans le cahier des charges.Et le§ travaux en régie?Qui va s'en rendre responsable ?La cité ne pourrait pas donner semblable garantie?Elle se doit de répondre à ces queslions, puisqu’elle veut exécuter elle-même ses travaux “à la journée”.MEME AU CONTENTIEUX.Le maire a déjà déclaré à une séance de l’ancien bureau des commissaires que la plupart des membres du personnel du contentieux municipal ne gagnaient pas la moitié de leurs appointements.Voici maintenant qu’on reprend ce thème en déclarant que “l’inefficacité de ce bureau est attribuée en grande partie à son encombrement,’’ Les “maîtres” suivront-ils les fonctionnaires des travaux publics à la guillotine?Que diront “ceux’ du conseil, leurs confrères?L’opinion générale, chez Concordia, est que ce bureau, dont les salaires s’élèvent à la somme de $81,-000, “a grandement besoin qu’on y passe la faux.” DES TRA- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Elève demandé, ayant deux années d’expériencC on davantage.Sadresser à la pharmacie Recours &.Ijanctot, 310, Sainte-Catherine Est._________________________________ Institutrice demandée pour école privée.Exigé, diplôme modèle anglais et français.Bon salaire.S'adresser à M.Henri Noiseux, Mont Saint-Hilaire, Co.Rouville, P.Q.Servante générale pour petite famille.pour passer l’été à la campagne, prés de Montréal.S’adresser personnel'ement au No 715, édifice Fewer, ou par téléphone à Main 158._____________A LOUER A LOUER.— 238, Ave Laurier ouest, un magasin, le 3ème du coin Ave du Parc ; xoellente location.$40.00.S'adresser à H.Lanctôt, 310, r11 c Si' in te- Ca t heri n e Est.A LOUER.—Côte Saint-Paul une petite boulangerie.S’adresser à Gunn, Langlois & Cie, rue Saint-PauL____ MAGASINS A LOUER.— Baby-Alexandra, coin avantageux pour tcut eortmierce, grand terrain ; logement et magasin neufs, modernes : $12.00 seulement.Uptown 4856.159, Bi'bv.A VENDRE Des travailleurs, en se rendant à l’ouvrage hier matin vers 6 heures 30 ont découvert un cadavre flottant sur le canal de Lachinc près de la rue Guy.Il fut immédialc.ment Iransporlé à la morgue.Son identité n’est pas encore établie, Cependant on n trouvé sur lui .une lettre adressée à un nommé des] George Gordon dans laquelle on lui I dit que vu son état précaire il ne peut être admis comme soldat.POUR SURVEILLER VAUX.Les commissaires Côté et Ross, appuyant un rapport de M.T.\V.Lesage, ont demandé hier de voter un crédit de $12,450 pour faire surveiller les travaux d’installation à l'usine de filtration.—Je suis dissident, dit M.Ville-neuve, lorsqu’on lui demanda s’il approuvait cette requête.Puis, fidèle à sa politique d’expertise, il ajoutait: —Sait-on vraiment où l’on va avec cette affairé?.Ce bassin de filtration n’est pas métme terminé et l’on parle déjà de voter des som mes additionnelles.Voyons ! n’è-tes-vous pas d’avis que ce qu’il fau dra.it connaître tout d’abord, c’est l’estimé de cette vaste entreprise?Le dernier mot est maintenant au conseil.DIVERS Les entrepreneurs qui construisent le bassin de filtration prétendaient qu’il était tout à fait impossible d’employer “exactement la qualité de sable et de gravois requise dans les spécifications” de leur contrat.Hier après-midi, les commissaires ont pris connaissance d’une communication des ingénieurs lie-ring et Fuller, de New-York, à ce sujet; ils leur conseillent de s’en tenir aux prévisions du cahier des charges.Les entrepreneurs devrofit donc tenter l'impossible (?).M.M.T.Lessard et Fils menacent la ville de poursuites judicaires relativement à l’elargissement du tunnel de la rue Saint-Denis et à la construction de trottoirs depuis la rue des Carrières jusqu’à lu eue Carmel.Les directeurs du Fonds Patriotique demandent à la ville de lui faire parvenir au plus tôt la différence ($250.000) de la somme qu’elle a bien voulu y souscrire.M.Chevassu, secrétaire du maire, n'a pas cru devoir attendre la fin de son terme (1er juillet prochain) pour prendre congé de Concordia; il est tout heureux de pouvoir le faire tout de suite.A VENDRE.— La collection du Devoir ", à vendre.S'adresser W.Morin, Lava! des Rapides.Oué.A VENDRE—Ave Delorimier, entre Marie (Anne et Rachel, six plains-pieds de huit chambres, chauffage, électricité, deux garages et écurie ; fraîchement restaurés à l’intérieur comme à l’extérieiiir ; à un prix donnant plus de 10% de revenu.Pas d’intermédiaire.S’adresser à Henry Lemaître, propriétaire, 384.Ontario Est.______ CHANCE EXCEPTIONNELLE^ Automobile à vendre, Stevens-Durryia, 7 places, réparée à neuf, garantie ; modèle 1913.S’adresser à F.Côté.Té!l.Est 1602, après 6 hrs P; ni.Salnt-Loiiis' 7678.GLACIERES “ FABIEN ” Les plus perfectionnées pour épi-ceirs, bouchers, maisons de rapport, famines, etc.Garanties pour economiser 40% de glace.Estimés’ pour réparations et améliorations.C.P.Fabien, 31, rue Sainte-Cunégonde.Phone : Victoria, 1590.______________________________ VOLAILLES DE RACE A VENDRE—Grande vente à sacrifice de tout notre stock de volailles de race, strictement pures.Poules, canards, oies, dindes, pintades, faisans, cygnes: Demandez notre catalogue illustré.15 sous par malle.Aussi nos prix pour volailles.La Ferme Avicole Yamaska, Saint-Hydeinthe, Qué.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES AVOCATS Tel.Main 4571.«57*.J.P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE «î EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180 ST-JACQUES.Bureau du «oir : St-Euatache.Caster postal 356.— Adresse télégraphique, “\ahac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes i Liebers, We*t.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edmce Transportation — Rue Saint-Jueques GEOFFRION, GlEOFFRioNTcUSSON AVOCATS, ETC.No 97, RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d’Hoctielagra.Victor Geoffrion, O.R.Aimé Geoffrion, C.B.kMi; 'M- Phone Mai n i 0.LAMOTHE, GADB0IS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe.LL.I)., Ç R., Emilien Gadbois.LL.L., J.Maréchal Nantcl, B.C.L.MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation.120 S.-JacQue*.Tel.Bell Main 2670.Câble.Eadmor.E- A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir î 1 St- MAURICE DUG AS, L.L.L.AVOCAT DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541 GRAND-TRONC Tel.s — Victoria 1929.AUSSI.BUREAU.1491 NOTRE-DAME Tél.: OUEST.— Victoria 1529.30 Hésidcnce land 2459.RUE S.-JACQUES.2466 avenue du Parc.Rock SPECIALITES — Maladies des femmes et Jeunes filles, obstétrique»- accouchements._ TEL.S.-Louia 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE DES HÔPITAWtDE NEW-YORK Consultations : 8 à 9 heures a.m., 1 à 3 heures p.m., 6 à 8 heure» p.m.90:J*ACHELJ2ST.________MONTREAL.Diplôme en hygiène publique — Heures t 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de la peau 708 PARC LAFONTAINE, MONTREAL.Angle de la rue Marquette.^ Ou ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427 ST-DENIS, MONTREAL.Heures de bureau : 10 à 11 a.m., 2 à 4 p.m.» 7 à 8 p.m.Téléphone Est 2610.DENTISTES DIVERS e prix] POUR LA LANGUE FRANÇAISE .de I abonnement n est que soixante-i ., , .I.t iv mu ii'ii.-uc quinze cents par an pour le U.ana-\ Au fours de la seanre, Je secrétât- « AUX P( LICILI X da.Nous nous permettons ¦ re u donne leeture (I une lellrc de In | rer votre attention sur le fait (/ne ,îlfl'son Dupuis !• reres qui offre de le magazine est unique en son yen-1e,nnt aur l'katr* edtt. VOL.VIL — I\o 138 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 JUIN 1916 NOUVEL!.ES DU MATIN ET PE L’AVANT DERNIERE HEURE CONSTANTIN CRAINT UNE REVOLUTION Rome, 14.— Le correspondant du Mail and Empire apprend de source diplomatique que le roi Constantin de Grèce a quitté Athènes pour Larissa pour plus de sauvegarde car il redoute une révolution en ,r< ce:.De Larissa, il pourra mieux chercher refuge à Monastir.Avant son depart, il a donné l’ordre qu'on démobilise toute l'armée active (te la brece.GRAVE SOULEVEMENT EN BOHEME Genève, via Londres, 14 — La nouvelle non officielle d’une vio-tente révolté qui serait éclatée en Bohème, le 9 juin, est parvenue ici hier.D apres ce rapport, il y aurait eu bataille dans les rues à Prague.Cependant, on ne donne aucun détail.FLOTTE ANGLAISE DANS LA BALTIQUE LE DESASTRE AUTRICHIEN LE NOMBRE DE PRISONNIERS FAITS PAR LES RUSSES REPRESENTE A LUI SEUL LA VALEUR DE TROIS CORPS D’ARMEE.— LES MORTS ATTEIGNENT UN CHIFFRE TRES ELEVE.Londres, 14.— D’une dépêche de Petrograd au ‘Morning Post”: Ce qui augmente le désastre des armées austro-allemandes sur le front orientai, c’est le nombre étonnant de prisonniers que les Russes ont faits sur leur front d’attaque de 300 milles de longueur.Les douze corps d’armée qui ont vainement tenté une résistance à la marche de Tours du nord ont subi des pertes énormes; outre le nombre des prisonniers, qui représente à lui seul la valeur de trois corps d’armée, les blessés et les morts atteignent un chiffre très élevé.A Textrême-sud, près de la frontière de la Roumanie, la retraite des Autrichiens dégénère en une déroute complète.Les ennemis fuient en désordre dans une région très étroite, serrés de près au nord-ouest par les Cosaques, qui sillonnent la Gali-cie, et à l’est par la chaîne des Car-pathes; ils se trouvent dans une impasse qui signifie pour eux l’abandon de tout et la reddition de leurs armes sans merci.L'attention s’est concentrée spécialement sur les opérations du général Brussiloff dans cette portion du front russe au sud, mais il ne faut pas croire que tout est calme sur les autres quatre cents milles du front vers le nord.Les troupes allemandes au nord de Pinsk conservent toutes leurs positions, mais l’offensive russe se montre assez active pour empêcher un retrait considérable de troupes, qui iraient se porter au secours des Austro-Hongrois.Ces opérations distinctes font partie d’un plan d’offensive générale qui, comprenant toutes les sections du front russe, a pour but de rejeter tout à fait l’ennemi au delà de ses lignes de défense.LES ALLEMANDS AIDENT PEU LES AUTRICHIENS Londres, 14.— Câble du New-York Times.— Le correspondant du ‘‘Daily Mail” à Petrograd dit: Le nombre des officiers allemands dans .Parmée autrichienne est prouvé de curieuse façon par Texamen des prisonniers.Parmi les simples soldats, 10 p.c.sont allemands et parmi les.officiers, 20 p.c.D’après les meilleures informations que Ton peut obtenir les Allemands n’envoient pas grand secours à leurs alliés.On dit qu'il est exagéré de prétendre que quatre divisions ont été envoyées dans la région au sud de Lida.Si toutefois cette nouvelle était vraie, ce serai, une preuve évidente que l’Allemagne regarde la situation de l’Autriche comme désespérée.Une seule fois auparavant, les Allemands ont prêté une aide directe en envoyant des troupes dans les Carpa-Ihes au moment où les Autrichiens étaient pressés de très près.-9- FEU Mme C.-H.COTE Madame Charles Henri Côté est décédé hier à Tàge de 67 ans.La défunte, née Clavel (Elmire), avait épousé en première noces, M.John McDonough, marchand de Saint-Jean, P.Q.Elle était la belle-soeur de M.Stanislas Côté, rédacteur en chef du “Moniteur du Commerce”.Pour déplorer sa perle, Mme Côté laisse, outre son mari, quatre filles el trois fils: Elmire (Mme fra-han, Worcester, Mass.; Laura, (Mme M.Cinq-Mars) ; Marie-Louise (Mme Horace Gratton) ; et Mlle Yvonne.MM.J.Fortunat Côté, du bureau de M.Alexandre Desmarteau; Charles, Henri et Camille Cô-ié.Les funérailles auront lieu jeudi à 7 heures, à Tlmmaculée-Concep-lion.POUR EVITER LES COLLISIONS Londres, 14.— Guglielmo Marconi est à préparer une nouvelle invention qui mettra fin au -danger des collisions entre navires la nuit ou dans le brouillard.C’est un petit appareil ingénieux, d’une installation facile, et qui fonctionne sur le pont du navire.Petrograd, 14 — Des rapports circulent ici avec persistance, bien qu'ils ne puissent être confirmés officiellement, a l’effet que, au cours de la récente bataille navale au large des côtes du Jutland, une escadre anglaise du dernier type de dreadnoughts et de croiseurs de bataille a réussi à traverser le détroit entre le Danemark et la Suède, et à DEMOCRATES EN CONVENTION (Suite de la dernière page).M.Wilson mérite tous les éloges pour avoir détourné ce spectre des foyers américains, et M.Glynn terrasse ici les adversaires du parti démocrale, en énumérant longuement les actes des présidents, tant républicains que démocrates, comme Grant, Harrison, Lincoln, Pierce, Jefferson, Adams, qui tous, au milieu de sérieuses difficultés avec les nations étrangères ont préféré, à la guerre, des négociations qui ont ramené l’entente beaucoup plus rapidement et efficacement que par la voie des armes.Et c’est la ligne de conduite que poursuit M.Wilson, non à la salis-faction de tous, mais à la satisfaction de ceux qui croient en l’avenir des intérêts véritables de l’Amérique et qui veulent sacrifier leurs propres ambitions sur l’autel de la patrie qui est celui de la paix.LA PREPARATION MILITAIRE.Quant à la préparation militaire, le parti démocrate veut une préparation intense, efficace non d’agression mais de défense, qui mettra la nation sur des bases solides, afin de lui permettre de résister à tous les conflits, et de se prononcer dans les conseils généraux des nations du monde.Voilà pourquoi, le gou-vernement démocrate a réalisé pour l’armée el la marine beaucoup plus qu’aucun gouvernement précédent.Il a mobilisé toutes les ressources de la nation pour rencontrer les exigences de la guerre; il a mis la richesse au service de la force, l’industrie au service du soldat et du marin.Et si les Républicains se plaisent à critiquer ses mesures comme inefficaces, ils devraient se rappeler qu’ayant eu les rênes du pouvoir les quatre-cinquièmes du temps depuis cinquante ans, ils se trouvent responsables de la faiblesse de la marine et de la pénurie de l’armée.LA PROSPERITE, M.Glynn parle finalement de la prospérité prodigieuse des Etats-Unis, sous l'administration du président Wilson."Aujourd’hui la prospérité dont jouit la nation démontre à Tévidencc que le parti démocrate a tenu sa promesse.Aujourd’hui, les portes de l'opportunité restent grandes ouvertes, la 'multitude des privilèges spéciaux est désarmée.Le gouvernement encourage et ne paralyse point l’essor du progrès de la nation; aujourd’hui l’homme d’affaire, l’artisan et le cultivateur jouissent en paix du fruit de leurs labeurs, délivrés de la sinistre tyrannie des privilèges, et de l’oppression égoïste d’un gouvernement invisible.Il fait l'éloge du Federal Reserve Act, qui “a conduit les citoyens des Etats-Unis vers une terre promise", en élargissant les pouvoirs d'emprunts des banques locales; el de Tactc du tarif Underwood, une merveille qui a banni la cupide avarice des bords d’Amérique.Cette prospérité sans égale sous le règne du parti démocrate a marqué une pince prépondérante dans l’industrie; la richesse a augmenté de 21 >our cent, la valeur des produits abriqués, 43 pour cent, les salaires, 54 pour cent et les exportations, 7/ entrer dans un certain port russe où ces vaisseaux sont maintenant à l’ancre.Le passage du détroit a été effectué malgré toute une flottille allemande.Les Allemands sont maintenant parfaitement au fait que les Anglais sont maîtres de la situation navale dans la Baltique, et qu’ils travaillent à ressérer le blocus de l’Allemagne.pour cent.Et la voie du progrès continue sa marche ascendante.Puis M.Glynn termine par un vibrant eloge de M.Wilson, comme homme d Etat, comme diplomate, comme sauveur de la nation, et comme l’incarnation vivante du veritable esprit américain.-*•-—— .LA CAPTURE DU^GULDBORG” LE DANEMARK DEMANDERA A L’ALLEMAGNE DE LUI REMETTRE CE NAVIRE.Londres, 14 — Le Danemark demandera la remise du steamer “Guldborg”, capturé par un navire de guerre allemand il v a environ quinze jours, et conduit à Swine-muende, d’après une dépêche de Copenhague à PExchange Telegraph.Cette décision a été prise lors du retour de l’équipage qui a fait une déclaration devant un tribunal maritime danois.Le capitaine a déclaré que la capture a été faite en eau suédoise.“Je proteste, dit-il, parce que le navire se trouvait, au moment de sa capture, dans des eaux neutres.Un officier allemand a braqué sur' moi un revolver, menaçant de me tuer si je ne lui donnais tous Jes papiers du navire.” Le capitaine admet avoir essayé de s’enfuir.Devant la Cour des prises allemande, Tofficier en question a déclaré que le “Guldborg” a été capturé en eau internationale.11 a dit avoir menacé le capitaine parce que celui-ci ne voulait pas se soumettre.-9- LE RAID SUR VENISE UNE FEMME TUEE ET 4 CIVILS BLESSES.Rome, viâ Paris, 14.— Il est officiellement annoncé aujourd hui que des hydroplanes autrichiens ont survolé Venise dans la nuit de lundi.Le rapport dit qu’une femme fut tuée et quatre civils blessés.Le dommage aux propriétés est très léger.Un rapport officiel de Vienne, hier, disait qu’une escadre aérienne a bombardé avec succès l’arsenal de Venise et plusieurs chemins de fer près de la ville.-9- UNION SAINT-PIERRE Tout; les membres de l’Union Saint-Pierre, cercle S.-Pierre, No 47, sont priés d’assister aux funérailles de feu Emile Berthelet, membre de ce cercle, qui auront lieu le jeudi, 15.I.rjrkox>4|.J tion des jeunes filles.—Ah! vous avez une soeur?répé-ta-t-elle d’un ton de singulière satisfaction.Mais Angèle accourait, radieuse comme un émissaire céleste, et jetait d’i>ne triomphante: -—Mme Baudouin-Servaizet I^e secrétaire se précipita.Ses filler, te suivirent.li était temps.Depuis une heure, la maîtresse de la maison piaffait d'impatience.Mme Baudouin ne paraissait pas.Les Leprat-Grallon, eux aussi, se faisaient attendre.Mme Berthillier éclatait d'angoisse' dans son corsage mais.L’arrivée des invités les plus considérables, tels que le maire, l'adjoint Andiltot et sa femme, deux magistrats, un conseiller de préfecture et trois officiers, n’avait pu la distraire de son inquiétude.Enfin, la femme de ménage, réquisitionnée pour ouvrir la porte, signai» la voiture de l’aveugle.Ralliant en hâte tous les siens, Mme Berthillier bondit jusqu'au palier, afin de recevoir la vénérable visiteuse.Un spectacle imprévu la cloua sur place.La septuagénaire montait l'escalier, guidée et soutenue par Mme Laiw-44 «a jYUc Gentin.Edith
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.