Le devoir, 15 juillet 1916, samedi 15 juillet 1916
VULUiUfc.Vil—No 165 MONTREAL, SAMEDI 15 JUILLET 19K ÛE*UX SOUS LE NUMERO Abonnenents par ia poile : Rédaction f ! adminiitratioa : EMior^tHienn.M B» ¦¦¦."¦«¦ni IB «.RUE SA INT-VINCENT CANADA ET ETATS-UNIS.85X0 j|ga toÆvmsM MîMaÆ WM Èj WM mSL^K i ' Montréal union postale.$s.oo ¦¦ mm ¦Bg ® HB|| ggOTgr "! - Éiition hebdomadaire jj^^j M '' Sll wjjÊ O gg xnLÊPHONES s SK^Ui-.v.v.v:;::;::: «S ^.J-M.Jk JBLÆ ¦ A WË m W ¦ ¦ ¦! administoaton.m»™ BMION POSTALS.«z oo HHBKH lamUH^Um ra.VHI^ RÉDACTION i M«in 7463 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE PROJET DU TRAMWAY Les privilèges exclusifs.— Le droit de transporter le fret, la matière postale, et d’exploiter un souterrain.— L’abolition des correspondances.— La nouvelle théorie du pourcentage.— BILLET DU soin.ROUTINIÈRE Chaque soir, beau temps mauvais temps, un quart-d’heure précisé-\menl avant l'arrivée des journaux, | une bonne femme traverse ta rue „ , .• , « .m> « « « o a ! en biais et va s'appuyer à la devun- II faudra quinze ans pour atteindre le cnittre de l>)ld, et ce ; t„re dl! magasin.Elle fait cela hiver sera le maximum définitif.— Ce que l’on se propose de sa-! et automne L’été, .j, • T-* » a i elle a toujours un meme grand man- hommes d affaires.— Deux points tenu d’un noir grisonnant, et un CROQUIS DE L’ARRIÈRE LA GARE DU CHEMIN DE FER crifier.— Appel aux d’interrogation, entre plusieurs.j chapeau mal garni.Elle.a une figure \ sans âge, •fanée, falignée, sans idée.-— | Elle vient attendre sa Presse.On Le journaliste qui annonçait, voici trois ou quatre jours, que la ques- *«n/ que rien ne la préoccupe au-tion du tramway serait reprise dès le lendemain peut se vanter d’être au;g- courant des petites affaires de la Compagnie.Car il est evident que sa;son j0lirlwp Elle est la première au nouvelle coïncidait exactement avec la préparation du projet de contrat | guet.Si elle manquait an soir, on que celle-ci vient de faire déposer à l’hôtel de ville.lia croirait morte subitement au Ce projet, il serait hardi de prétendre tout de suite en indiquer!^'”'* el 0,1 se^aLl smls l’exacte portée; mais on peut marquer ses traits les plus caractéristiques, j ‘ ZdosseTcâté de la vitrine.Et cela suffit a lui donner figure extrêmement intéressante.| Impassible, elle regarde venir ceux * * * ! gui.de même qu’elle, arrivent à l a- La Compagnie demande d’abord la prolongation pour trente années ‘ ounce.Elle ne sc dérange pour rien, __c’est-à-dire, jusqu’à 1952 — du contrat actuel; elle demande ensuite habituée a ceux qui passent comme que ce contrat soit exclusif.Notez bien le mot et rappelez-vous qu'il se, Jc'balance‘légèrement \ur trouve au paragraphe 1 des amendements projetés; qu il domine ainsi le j elle-même, d'un mouvement à peine texte entier et en détermine la portée.perceptible et machinal.Presque Grâce à lui, la franchise qui permet présentement à la Compagnie lej^ou^ le jour, elle a dû se bercer sur transport des voyageurs deviendra exclusive; exclusives également se-, la voTque 7e ront les franchises nouvelles qu’elle reclame pour le transport du fret e*\soir, à son heure accoutumée ; toute des matières postales (avec le développement du service des colis pos-| sa vie intérieure et intellectuelle taux, cela pourra devenir très important); exclusif encore le privilège consisie-t-elle dans l attente de son "de construire et d’exploiter un service souterrain’’ (sans que la Compa- ïd/'appugée^d if châ- trante de cette porte?Quand la voiture arrive, que les paquets de journaux sont lancés avec force jusqu’au fond du magasin, la vieille femme se précipite et passe avant tous, — elle doit bien savoir voler des places, près d'un gnie s’engage à rien du tout de ce côté).En échange de ces privilèges nouveaux, la Compagnie consentirait à “opérer le prolongement qui doit être arrêté actuellement par la ville e( la Compagnie”.Pour d’avenir, il y aurait dans le contrat une toute petite révolution.A l’heure présente, la ville a le droit d’ordonner tel ou tel prolongement; elle peut parler en maîtresse.D’après le nouveau texte la ville et la Compagnie seraient placées sur le même pied: en cas de désaccord, c’est la Commission des Utilités publiques qui les départagerait.La seconde concession de la Compagnie, c’est la cession des franchises qu’elle détient dans Montréal et de celles qu’eMe possède en dehors de Montréal, au fur et à mesure que le territoire affecté tombera sous l’autorité de Montréal.Cette concession s’accompagne d’une troisième qu’il faut lire avec grand soin; on dirait qu’elle a été rédigée par un humouriste.Dans tout le territoire compris entre les limites est de Lachine et du quartier Mercier, le Saint-Laurent et la rivière des Prairies, la Compagnie, au fur et à mesure que ce domaine deviendra territoire montréalais, consentira à “donner un taux uniforme de 5 sous pour le prix de voyage sur son réseau de surface.” Mais ii n’y aura plus de correspondances — le projet les élimine par son seul silence; il n’y aura plus de six billets pour vingt-cinq sous.On maintient simplement, dans les conditions actuelles, les billets dits d’ou-brier et d’écolier.Sur les futurs souterrains, le prix du billet sera de cinq sous, sans réduction d’aucune sorte.Pas de correspondances non plus avec les tramways de surface.* # * Quant au pourcentage, la formule est indiscutablement ingénieuse.D’après le rapport du trésorier municipal pour l’anné.e 1914 — le dernier que nous ayons en main — la Compagnie avait payé à la ville, en 1913, un pourcentage de $502,052.00.Ce pourcentage n’affecte que les recettes du réseau couvert par le contrat de 1892, c’est-à-dire, l’ancienne ville de Montréal; il est basé sur une échelle mobile qui frappe de 15% les recettes cpii dépassent un certain chiffre de millions.Ce chiffre, la Compagnie l’a atteint et toutes les recettes supplémentaires qu’elle pourra encaisser d’ici l’expiration de son contrat devront être coupées de 15% au bénéfice de la ville.On comprend qu’après avoir bénéficié de la première partie du contrat, qui fixait un pourcentage assez peu élevé, la Compagnie préférerait de beaucoup échapper à la dernière, qui taille si largement dans ses profits.Comme elle n’a pas l’habitude de se gêner beaucoup dans scs de U U règne une animation qu’on' n'est pas accoutumé d'y voir en temps de paix.Même uup: heures vides, celles où nul convoi n'est en partance, où nul train n'est signalé, le grand hidl est encombré : familles en visite aux chers blesses qui souffrent dans quelque hôpital de l’arrière et qui comptent les heures qui les séparent encore du bonheur attendu ; permissionnaires du front en bleu horizon verdi, lamentable, bourguignotte en tête, la musette gonflée pendant sur le flanc.Qu’ils ont l’air fatigué, mais heureux tout de meme ! Echappés un moment de la fournaise d’enfer, tout proches maintenant de la province natale, ils semblent à peine éveillés et comme surpris de ne plus entendre la voix terrible qui les berce depuis de longs mois.Et puis il pj a des soldats de l’arrière, dans toutes les tenues, dans tous les accoutrements : le service leur laisse quelques heures de liberté qu'ils viennent dépi n-ser du côté de la gare dons l'espoir de rencontrer nn copain, un pays peut-être qui leur apportera des nouvelles ou leur remettra quelque ‘‘commission’’.Tout ce monde-là est calme et malgré l’avenir encore noir de menaces, "ne s’en fit U pas”.Personne pourtant qui se fusse illusion ; on sait tout, et tes difficultés formidables de l’oeuvre entreprise el les pertes douloureuses dont la France gémit de toutes i>arls et qui mettent tant de voiles de deuil au front des femmes : dm sait que c’est L’enfer là-bas, autour de Verdun, el qu'il a fallu abandonner ré qui s’appelait autrefois le for! de BLOC - NOTES DANS LE NORD DE LA SASKATCHEWAN par UN SAUVAGE MOEURS E T COUTUMES.“Court House” —Vous trouvez étrange que la ville de Montréal ait si longtemps lais-, sé afficher en anglais seulement,! dans I’annuaire téléphonique, la liste de ses services, nous dit un ami.Vous êtes-vous jamais demandé quel est, dans l’annuairp, le ou les numéros du Palais de Justice?.—Non.—-Eh bien, cherchez.Nous ayons cherché.Palais de Le Cris el le Montagnais sont de i ver ne ment essaye d’établir des chefs Justice est un noble inconnu, 1 an- caractères tout à fait différents.Le parmi eux.Mais, je ne vois pas trop nuaire ne connaît que Court House, prunier est essentiellement tacitur- ; a quoi ils servent, sinon à palabrer avec ses nombreux succédanés : j ne.Deux Cris peuvent rester des j avec les agents.Inquiry, Advocates Library, Cir- heures entières a côté l’un de l’au-j [ eul.s0( :ni p.COmnm- cmt Court, etc.C’est à peine si l’on ire s ms se regarder et sans s’a- , sot.ial.1 41t ,e cnmmu* découvre H-»n« le mi-irt h» i j ’ s‘ , »'• 1 X' 1 1 ci, sa us s marne le plus aosolu ; ce qui appar- decouvre dans Je quart de colonne | dresser la parole.Si un Cris vient, tl.nait j-un> 8pparl€nati à lous ; et i trouver un etranger, il lui donnera j |e premier qui en avait besoin, pou- les trois mots français ’’greffier de ippels” inscrits au bout du nom de M.C.-A.Chênevert.a main, «nais c'est là une coutume .importée des blancs.Pour lui, le Et pourtant les justiciables fran- j comble de la politesse consiste à cn.eltrer sans rien dire ; aller s asseoir dans un coin sans regarder personne ; bourrer sa pipe, s il a du tabac, et se mettre à turner.Ce ne sera qu’au bout de Dieu seul sail combien de temps qu'il se décidera à çais ont autant que les anglais droit de savoir à qui s’adresser an Palais de Justice.El pourtant aussi nos tribunaux son! officiellement bilingues.— Ne devraient-ils pas l’être jusqu’au téléphone inclusivement ?“Custom House” C’est une réforme à opérer, et par la même occasion, il faudra inviter la Custom House à figurer dans l'annuaire sous sa double appellation anglaise et française, avec le Surveyor’s Department, le Ganger’s Office, et toute ia lyre.Les contribuables français ont le droit de lire tout cela dans leur propre langue.Et c’est le temps d’affirmer leur droit.S’ils ne le font pas respecter qu’il se décidera adresser la parole à son hôte.Mais s’il y a là d’autres personnes, il ne s’adressera point direct ment à la personne à laquelle il veut parler: ce qu'il veut lui dire, il le dira aux autre;;, en parlant de son interlocuteur à la troisième per:ionn& Rien que la vue de cel être taciturne e; sournois, fait instinctivement venir à l’esprit l’idée de déloyauté ot de traîtrise.Je sais bien qu’on a écrit qw le Cris étaii loyal ei fidèle à sa parole.On la écuit, comme on a écrit bien d autres choses.Mais, si l’on a jamais eu 1 «cca- confessionnal! — Un moment, elle \ h "PPetau auuepm, ie ,ou _ ae disparaît à l’intérieur.Lorsqu’elle \ ressort, elle est vive, nlerte, réveillée 11 " en£re.,a ,,f ,! ^ au/‘7>?" comme si elle avait soudainement core' ^nls on a confiance en Dieu les yeux ouverts pour un spectacle enfin nouveau, et elle marche rapidement, retraversant en biais la rue étroite de sa petite ville.Elle a la Presse sur son coeur ! Michelle LeNGRMAND.A PROPOS D’ABRÉVIATION Mon excellent ami, M.1 sfabé Blanchard, me permettra bien quelques remarques au sujet de son dernier article ; Inscription du nom des rues.A Côté de suggestions très au point, il y en a qui me paraissent moins bonnes.Quelques-unes même me semblent aller quelque peu à l'enconlre du but que poursuit depuis quelques années, avec une constance et une énergie admirables, 1 infatigable sulpicien.Que veut-il en effet?que veulent tous ceux qui mènent la même campagne?Redonner à notre parler et à nos écrits, la physionomie, le caractère français qu’ils ont malheureusement perdus.La chasse à l’anglicisme n’est qu’un moyen pour atteindre cette fin.Que l’on fusse donc disparaître, dans une abréviation qui contient la dernière letire du mot, le point final (Ste.-Calherine), fort bien mandes, voici ce qu’elle propose: au pourcentage actuel, qui ne pourrait _ ^ ^ ., qu’aller grandissant avec les affaires de la Compagnie, particulièrement j nlajs qU-un remplace cet anglicisme si on étendait à tout le territoire desservi la clause de pourcentage, elle par celte horreur : S.-Catherine, qui saura faire triompher le bon droit, confiance dans la France qui ce n’est sûrement pas leurs voisins!sien de contempler celte merveiLe, d’un Cris infidèle, gardant sa parole, vous pouvez être certains que c’est qu'il avait de bonnes rai ; n qui le feront pour eux.Au tableau d’honneur Il faut ajouter deux noms nouveaux au tableau d’honneur des possède encore des réserves inépui- i commissions scolaires qui ont pro- 7.?-J* .4 .w.".è1 .’ t- ,.r,,,.; fi t A rit» 1 o rlnT'nir>T*o 1 r\ i tv v rv s - i n /-• i < » 1 o propose de substituer une allocation fixe de $209,000 pour les cinq premières années (soit $300,000 de moins que le pourcentage de 1913), de $300,000 pour les cinq années suivantes, de $400,000 pour les cinq autres et de $500,000 pour les vingt-trois années qui resteraient à courir.De sorte qu'il faudrait quinze années pour que la ville retire, sur l’ensemble des opérations de la Compagnie: transport des voyageurs, du fret, des matières postales et service souterrain — et pour l’ensemble du territoire exploité —-, une somme égale à celle qu’elle touchait en 1913 pour le seul trafic des voyageurs, dans le seul territoire de l’ancien Montréal.Et cette somme constituerait le maximum qui ne pourrait être dépassé avant 1952.La Compagnie stipule naturellement qu’elle devra bénéficier jusqu’à cette même date de 1952 de l'exemption de taxes dont elle jouit présentement.* * * Nous avons fait cette analyse aussi nette, aussi calme que possible.L’important n’est pas de crier, mais d’essayer de voir clair dans une affaire très grosse de conséquences pour la ville.Il est clair que le texte fourni par M.Robert est du même type que le projet de loi présenté à Québec en 1911.On l’a paré d’ornemenls ou plu-#tôt d’horreurs qu’on se réserve de sacrifier au cours du débat, afin d’avoir l’air de faire des concessions sans toucher aux choses que l’on veut réellement conserver.La Compagnie gardera bien tout ce qu’on voudra lui laisser, mais nous ne supposons pas qu’elle s’imagine faire accepter telle quelle, par exemple, sa clause de pourcentage ou se faire concéder, sans la moindre condition onéreuse, sans l'obligation de commencer les travaux à une date quelconque, le privilège exclusif de construire el d’exploiter un souterrain.Il faudrait pour cela que les autorités municipales fussent d’une complaisance qu’on n’ose pas leur soupçonner.Mais, derrière ce faux-oeuvre, destiné au sacrifice, reste un projet de contrat d’une importance capitale et que les hommes d’affaires se doivent d’étudier, afin d’aider les commissaires et les èchevins dans leurs délibérations.Pour n’indiquer, aujourd’hui, que deux points: Quel serait l’effet sur l’ensemble des opérations du tramway du permis de transporter le fret que réclame la Compagnie?Est-il possible de lier la ville pour trente-six ans à venir à une échelle de prix qui peut être bouleversée d’année en année par les progrès de la science?.Et combien d’autres questions se poseront ainsi dans la pensée cTe tous ceux qui veulent réfléchir?Orner HErtQUX.vraiment a-!-on amélioré beaucoup notre parler?S.-Catherine n’est pas une expression anglaise, soit ; est-ce bien cependant une expression française?Dans tous les cas, elle n’a guère la physionomie française, et elle n’est pas du tout dans les moeurs françaises.En France on écrit ordinairement le mot saint tout au long, et quand on l’abrège on met St sans point.Dans l’aimable ville du bas du fleuve où m’ont conduit mes occupations, je n’ai sous la main, en fait de revues françaises, que le dernier numéro de la Revue hebdomadaire.Or j’y trouve le mot saint, dans l’inscription des noms de villes ou de rues, écrit quatre fois tout au long, deux fois St, et pas une Seule fois S.Ceux d’ailleurs qui sont quelque peu familiers avec les productions françaises ne s’en étonneront pas.Nous pensons la même chose des abréviations boni., ave., H.Que dans les “petites annonces" de journaux payées tant le mot ou la ligne, on se permette ces horreurs qui rendent parfois la phrase inintelligible, passe encore, surtout en temps de guerre, quand l'économie est à l'ordre du jour ; mais n’allons pas, de grâce, en affliger les platines indicatrices des nues, les enveloppes, les en-lêtes de lettres, etc.Ecrivons plutôt tout au long boulevard, avenue, rue, connne cela se fait en France.Et si parfois, pour une raison majeure, 11 faut absolument abréger, eh bien! abrégeons, quand le mot s’y prête, mais à la française, c’est-à-dire, en mettant la dernière lettre du mot: bould, faubg, etc.Ces réserves faites, je ne puis être nue d’accord avec M, l’abbé Blanchard sur ses observations et me réjouir, pur amour pour la langue française, de son zèle à l’épu- Plerre HOMIER.sables d’énergie, confiance dans les chefs qui ont assumé l’écrasante responsabilité.On cite leurs mots et surtout le dernier qui définit si bien l’état d’âme de tous : "On les aura !” En attendant, tout te monde s’est mis à l’oeuvre, et tandis que les hommes se sont donnés tout entiers au service de la patrie, les femmes ont pris leur place dans les services civils et assurent la vie intérieure de la nation.Elles se sont installées derrière les guichets ÜFsür vendre tes billets de chemin de fer et timbrer les feuilles de route des "potins” à qui leur sourire semble souhaiter bonne chance : ce sont elles encore qui assurent te contrôle aux portes d’accès aux voies.Il arrive même qu’une forte gaillarde en long sarrau noir au chiffre de la compagnie, s’empare des bagages, les tare et les conduise au fourgon, tout comme le ferait un homme d’équipe "costaud”.Et c’est un spectacle qui paraît plutôt anormal que l'activité de ces représentants du sexe faible en face de l'immobilité des "poilus” de garde en faction devant toutes les issues.Je ne sais si les suffragettes avaient prévu cette application de leurs théories féministes.II est un autre genre de féminisme où la femme remportera toujours sur l’homme el auquel la guerre aura donné un essor nouveau : celui dn dévouement dans la charité.nombreuses sont les dames et les jeunes filles de France dans les hôpitaux, mais toutes celles qui en auraient le désir ne peuvent s'y employer el alors elles s’ingénient de mille manières pour se rendre utiles dans la grande crise nationale.C’est ainsi qu'elles se sont fait adjuger un petit coin de la gare qu’elles ont eu vite fait de transformer en poste de secours bénévole.Et dans tes quelques minutes que le train reste en gare, elles ont le temps de faire l'assaut des compartiments où elles devinent des souffrances â soulanger, des consolations à prodiguer, des provisions à distribuer.Qui pourra jamais comp-ler le nombre de pansements effectués.de cafés et de soupes chaudes prodigués, aussi des encouragements et des sourires cordiaux qui mcltenl un peu de soleil au coeur ?Et voilà ce au’on voit tons les jours dans presque toutes les gares de France.Adolphe G0UA.fité de la dernière loi provinciale pour souscrire au fonds de défense des écoles bilingues de l’Ontario : ceux des commissions de Saint-Athanase d’Iberville, $25, et de Res-chambault, $15.A reètifier maintenant.La dernière liste portait le nom de Saint-Rémi de Montréal.Il fallait lire Saint-Henri.Le deuxième procès Sir Jonn Simon a repris la parole au Conseil privé.I] plaide cette fois la cause qui concerne la constitutionnalité de la commission nommée d’Ottawa.11 y aura ensuite réplique des avocats du gouvernement ontarien et délibération des juges.On ne peut prévoir la date du jugement.Succès ! Le Progrès du Saguenay vient d’entrer dans sa trente et unième année.Nous lui souhaitons de poursuivre longtemps son utile carrière.C’est actuellement l’une des meilleures feuilles hebdomadaires de la province.0.H.LE TRAMWAY NOTE SUPPLEMENTAIRE POUR L’UNIVERSITE On va reprendre, au bénéfice de l’Université Laval, un projet ébauché il y a quelques années : La constitution de ressources assez considérables par la réunion d’une série de polices d’asurance, au total d’un million, dont rUniversité serait bé-néliciaire et les primes payées par des amis généreux.La “ Sauvegarde ” acceptera les polices.Le principal promoteur de la souscription est M.Alfred Allard.UN ROMAN CANADIEN On annonce la publication prochaine de Maria Chapdelqinc, roman canadien de M.Louis Hémon, jeune écrivain français mort au pays en 1913.Le livre sera illustré de dessins originaux de M.Suzor-Côté.Il se vendra une piastre, payable sur livraison.Les commandes doivent être adressées à M.J.-A.Lefebvre, case postale 2469, à Montréal.Notre premier-Montréal a êic écrit dans la soirée d'hier.Les premières déclarations venues de Ulôtei-de-Viile confirment une partie de nos observations.On serai que le projet Robert est un monstre, délibérément couvert d’horreurs, qu'on se réserve de sacrifier sous prétexte de concessions.Raison de plus de regarder de très près à ses parties essentielles.Observation de détail : M.Martin, qui proposait un pourcentage annuel de $500,000 pour les premières cinq années, dit : Gomme le pourcentage de l'an dernier n’a été que de $3/8,000, mon projet aurait assuré à la ville un surcroît de recettes de $122,000.Il faudrait ajouter que $378,000 est un chiffre de guerre.En 1913, le pourcentage fut rie $502,-000.— O.H.de ne pas y manquer.Car iciig-Ltnps avant 411e le chancelier de l'Empire allemand ne l’ait formulée, les Cris mettaient en pratique cette mirobolante maxime : que :es engagements ne cooiplcnt, qu'auh.iu qu’on a intérêt à ne pas les violer.Le Cri plaisante rarement ; el quand il daigne montrer ses dents dans un sourire, c est ordinairement pour mordre.Aussi n'entend-il par, du tout, la plaisanterie ; le plus innocent badinage 1 offense aussi mortellemenl que la plus grosse insulte.Il est d’une susceptibilité telle, qu’un rien le froisse.Mais, il es1 tellement dissimulé qu’R ne laisse rien paraître de sa colère.De sorte que bien souvent on l’offense sans s’en douter.Mais vous pouvez être sûr que, lui, ne l’oubliera pas ; quand l’occasion sc présentera, fût-ce dans dix ou vingt ans, il sc vengera, et cruellement Le caractère «moniagnais est tout l’opposé du précédent.Autant le Cris est laciturne.aillant il aime, lui, à parler, à rire et à plaisanter.Si le premier est désagréable par sa morosité, le second serait plutôt insupportable par son intarissable bavardage.1! ne faudrait pas croire, d'ailleurs, que celte facilité de parole soit un signe de sincérité et de franchise ; le Cris dissimule silencieusement, et le Montagnais parle pour cacher sa pensée.Je 11e dirai pas qui! esl plus men tour que le Cri:;, «nais il ment plus souvent, par la simple raison qu'il parle davantage.(Je parle, bien entendu, des Cris et des Montagnais tels qu'ils étaient avunl de devenir chrétiens), Le Montagnais es! beaucoup moins susceptible que le Cris, quoique, nu premier abord il paraisse le contraire; car alors qiue le Cris dissimule soigneusement ses plus grosses colères, le Moniagnais s’ttn «ait s’en servir, sans aucun sempuie., Quand ils iennaient, ils jeûnaient » tous de compagnie : mais tant que 1 f un avait quelque chose à manger, il devait le pin a.gcr avec les autres, i Cela donnait liis, iiiitiirciiemeut, à ! beaucoup de gaspillage, et favori- : sail surtout les paresseux.Aujourd hui, les missionnaires s’efforcent de leur inculquer i idée de la propriété privée, et de l'obligation pour chacun de travailler, d'abord, pour soutenir sa famille.Mais, quand Un chasseur a tué un animal, toutes les faniiiles du Village ou du camp regarden toujours comme un droit d’en avoir leurs parts, absolument comme la famille du chasseur lui-même ; el, quand run manque d une chose que son voisin .possède, ü cro't bien qu'il a le droit de la demander, el qu 1 son voisin vsl obligé do àa lui donner.Jusque-là, il n’> a pas trop A redire.Mais, si le propriélairt , absent, il prendra ep.iami môme ce d.nt :i a besoin, sans i ; : ; arr.de informe ; d’après le vieux principe, eue ce qu un M.nt.": u s prend a un autre Montagnais ne ro'.-ii ue pas un vol.Et ccci expiiqii semble Incxp.i abord, à savoir honnêtes jusqu' des éirajv.er.s.s iiité les tins i Ce coaiim:; !-il, être toui rubies, des i.: maùe qui au premier que les iu>m agnais .1 scrupule à l'égard sont sa s aucune pro-, c.'ard d-» uü.vs.1 e : .d.dû.semble.1 l'avantage des miserais;; el îles v ciliarris.Je crois meme que ia théorie de c; m ramener .a sorié i beau système.Eh : Montagnais ont éb' ju.ste ¦ mutr.-.dr -, rer pro.'it rie ci i " les paresseux, n eioip-tant pour vivre sur les ressources de la coiiimunaulé.Quaul 11 ceux qui étaient réellement incapables de travailler : vieillards, infirmes et orphelins, ils étaient regardés eontme de charges inutiiis, et on s'en debarrassait autant qu’on pouvait.Quand un inlinjie ou un vieillard impotent ne se décidait pas assez vile à mourir de inert naiureüe, on hâtait un peu l'événement de la façon suivante ; par une froide journée d’hiver, on allumait un grand feu, auprès duquel on déposait délicatement le grabat de l’infirme ; cm poussait même l'attention jusqu'à meltre à portée de sa main quelques morceaux de bois, dont il pourrait se servir pour alimenter, son feu, après le départ de ia famille ; puïs, or.lui souhaitait bonne santé et beaucoup de plaisir.Et, on partait, en laissant le vieux se chauffer tranquillement.Naiurollenieni.on ne retournait plus voir s i; avait épuisé la provision de bols.C est ce min n m-pelait “ faire le campement des vieux ”.Quant aux orphelins, le sort des porte en paroles à la moindre con-1 esclaves de l'anijquité était tout a LES LANGUES ET LES NATIONALITES AU CANADA Le travail d’Un Sauvage sur tes Langues et les Nationalités au Canada vient d'être publié, avec une préface de M.Henri Bourassa.La brochure est en vente aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, et chez Granger, angle Notre-Dame et Place d’Armes; Langevin et Larchevêque, 8, rue Saint-Jacques, Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques, à la Librairie Notre-Dame, 35, rue Notre-Dame-ouest, à la Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine-est, chez MM.1.-0.Pineauit, 280, Rachel-est, et Ed.Gariépy, 1123, Ra chel-est, au prix de 25 sous l’exem plaire, plus les frais de port (3 sous).A la douzaine, $2.50 franco.Conditions spéciales pour les libraires.tradiction.Mois ce n’est là que feu de paille.Et un Montagnais qui vous aura, querellé violecnmen! aujourd'hui.conjurant scs grands dieux qu’il ne vcail plus seulement vous voir, en usera avec vous le Plus amicalement du monde, dans quelques jours, et, s'il fait allusion à la querelle précédente, ce sera pour rire le premier de son un portement et de ses gros mots.Comme il esl d’humeur très joviale, le Montagnais emend assez bien la plaisanterie ; mais, en retour, il aime à rire des autres.Si vous avez jamais affaire à lui.vous pouvez être certains que ce qui le frappera surtout, ce seront vos défauts et vos ridicuies, et qu’il rira copieusement de vous, quand vous l’aurez quitté.Au point de vue politique, les Cris avaient des chefs, qui jouissaient d'une autorité assez étendue.Le Montagnais, lui, est un anarchiste 'incorrigible, el je ne crois pas qu’il y nil jamais eu, à proprement parler, de chcÆ montagnais.Dans un campement, dans une expédition quelconque.de chasse ou de guerre, il y en avait bien un qui était primus inter pares.Mais, son autorité était toute morale, et il n’avait aucun moyen pour forcer les gens à f obéissance, fait enviable auprès du leur.Mal nourris, mal vêtus, soumis à des travaux au dessus de leur âge et de leurs forces, battus e* maltraités, à tout propos el hors de propos, ils étaient les souffre-doujeurs de tout le monde, et surtout des femmes, qui : sc vengeaient sur ces êtres sans dé- I fense des mauvais traitements auxquels elles étaient elles-mêmes sou- , mises.Sous ce rapport, la religion chrétienne a mervcivlensement tra.nsf.oc-nié jes moeurs des Montagnais ; et aujourd hui, sous le rapport des soins à donner aux infirmes, aux vieillards et aux orphelins, on peut les citer en exemple à n importe quel autre peuple.Les fameux humanitaires des pays civilisés auraient tout avau:âge à venir prendre quel-, mes leçons parmi eux.Une autre qui n’avait pas à se féliciter de l’étal social existant chez les Sauvages païens, c’était la femme.Il est vraiment déplorable que nos fameuses suffragettes, si empressées à sortir de la condition que leur a faite la civilisation chrétienne, n'aient pas joui des douceurs du sort qu’elles préparent aux femmes de l’avenir, en voulant ramener le monde aux moeurs et aux pratiques païennes.Si elles en avaient tâte ou pour les reienir, quand il leurjune fois, elles seraient peut-être un prenait fantaisie de le quitter.Il nylppu moins pressées d‘y revenir.Il avait d'autorité réelle que dans la ; feur suffirait cependant de lire l'his-famitlle.Le chef de famille posse- foire, ou de voyager un peu en Chi- ne, dans l’Inde ou dans les pays musulmans, pour se convaincre du dait l'autorité sur ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, ___________ aussi longtemps que la vieillesse nejsôrt’qui" attend"la femme, quand 1 avait pas.rendu impotent au point ei]e n-est plus protégée par la mo-qu on jugeât necessaire de lui “ faire raie chrétienne.Mais, pour espérer son campement e est-a-dire de jouir des avantages de cette morale, l'abandonner pour le laisser mour'ir, de sa belle mort.Aujourd’hui, le gou-1 {Suite à la 2cme page) LI NOUV OTISME c’est ainsi qu’un Anglo-Canadien, M.J.-S.Woodsworth, désigne le sentiment que les Canadiens devront éprouver à l’avenir envers le Canada.Oublions, dit-il, les problèmes impériaux pour étudier et résoudre si possible nos prqblèmes nationaux.Le NATIONALISTE de ce soir contiendra un article important sur cette question, ainsi que toutes les dernières nouvelles de la guerre, du sport, etc., et une caricature inspirée parla suggestion de l’échevin Larivière, d’un changement de régime à l’hôtel de ville.Le NATIONALISTE sera en vente de bonne heure ce soir.i> LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 JUILLET 1916 VOL.VIÏ.—No 165 LETTRES AU "DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’é-pr.'gneralent du papier, de l’encre.Un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s'ils voulaient bien en prendre note définitivement.H UNE LETTRE DE M.SAUVE Montréal, 13 juillet il/on cher Héroax, Pour la deuxieme fois, je viens vous demander rectification.Hier soir, dans son compte rendu de la jeunesse conservatrice, votre journal me fait dire : , "M.Sauvé a revendiqué la néces- 'sité d'un organe officiel, afin d’é-“clairer la conscience du peuple.Il ,“a dénonce lu campagne entreprise “par M.Hourassa et ses amis du i)e-“voir ; mais à peine ce nom fut-il “mentionné qu’une enthousiaste “ovation presque unanime a couvert “les paroles de l'orateur.’’ Je n’ai jamais dit cela.J’ai reconnu l'importance de nos grands jour-‘ naux actuels et des services qu’ils nous ont rendus, j'ai reconnu la nécessité d’uu organe officiel, mais je , li ai parlé ni fait lu moindre allusion à M.Hourassa ou à son journal.'Je ne crois pus avoir jamais manqué de loyauté envers M.Hourassa.Pourquoi votre journal inattribuc-t-il pour une seconde fois des paro-, les que je n’ai jamais prononcées ?Quand je voudrai attaquer M.Hourassa, je parlerai assez clairement et assez franchement pour qu’il me comprenne.J’ai toujours réclamé pour M.Hourassa la meme justice que nous devons exiger de lui envers nous.Je ne l'ai jamais .trahi.Je l'ai toujours respecté, bien > que je ne partage pus ,toutes ses opinions et que je regrette ce que je ¦.crois être des excès.Bien à nous, ARTHUR SAUVE.XOTU.— Un seul point importe en cette lettre : c’est fexactitude de notre compte rendu.M.Sauvé veut bien rappeler que c'est lu seconde rectification qu'il j nous demande.La première fois, nous tenions notre renseignement de.deuxième main, comme cria arri-, ve forcément quelquefois, et nous avons encaissé la rectification sans moi dire.Celte fois-ci, notre repré-' sentant assistait A ta réunion, il a entendu de ses oreilles le discours dr M.Sauvé.1 Et il maintient l’exactitude de son ¦ compte rendu.— O.II.LA MARCHE DES IDEES L’Epiphanie, le 1 juillet IÇUf).A Monsieur Henri Hourassa, Montréal, P.Q.Cher Monsieur, Vos idées pénètrent tentemcnl, mais sûrement, dans tous les centres intellectuels, et particulière-• ment dans les collèges.Dans celui où, depuis six ans, je poursuis mon cours classique, votre cause gagne chaque jour de nouveaux adhérents, et lu plupart de ceux qui sont encore vêtus du vieux maillot rouge ou bien de partis, commencent à s’apercevoir que la partisannerie est je bandeau fatal des dénouements tragiques.Humble ouvrier de l’oeuvre de demain, je me réclame ardemment de votre doctrine et je fais Ions mes efforts pour répandre et propager celte vieille politique traditionna-lisle qui constitue l’assise principale du château de nos destinées futures.La tradition, c’est l'avenir : ' l’intérêt de la nation, c’est la loi : la politique dé nos grands morts, Lafontaine, MacDonald, Cartier, est la moelle de vos enseignements ; c’est ce qui les rend si forts, si opportuns, et c’est aussi ce qui vous fait notre chef, à nous.Canadiens-français “canadianisants’1, car.ainsi que le dit si délicieusement de Vogué, “la pensée des vivants est souvent si près de celle des morts’’.Vous recevrez ci-inclus fa somme d’un dollar pour deux mois d'abonnement, le temps des vacances, depuis le hindi, 10 juillet, jusqu’au 10 1 septembre.C’est tout ce que mes moyens me permettent dc^ prélever sur mes dépenses nécessaires.Je demeure, Monsieur Hourassa, votre humble disciple.UX COLLEGIEX.LES UNIONS OUVRIERES ET LE NATIONALISME Montréal, juillet 1916.M.Henri Hourassa.Cher monsieur, Votre livre “Hier, Aujourd'hui, Demain”, m’a fait chercher dans quelle mesure le mouvement ouvrier unioniste du Canada pourrai/ aider le nationalisme.Cette recherche m’a fait découvrir, après réflexion, que ce mouvement unioniste, sous sa forme internationale actuelle, constitue plutôt une forte entrave à la diffusion des idées nationalistes dans les classes laborieuses; et, parlant, file a affermi ma conviction, encore récente, que le synaïcaUsmé en ce pays doit devenir véritablement canadien.En- effet, plus j’étudie le nationalisme, plus je me rends compte de la nécessité pour toutes les forces nationales, de collaborer à l’oeuvre commune qu’il poursuit: faire revivre notre vieille politique traditionnelle en lui assurant son développement naturel jusqu’à Vindépendance de notre pays.Or, je oons avoue que j’ai été longtemps incapable de constater qu’au nombre de', ces forces nationales, il s’en tron-\ vait une (parmi plusieurs autres) qui est antinationale et qui menace | de le devenir de plus en plus.C’est ) l’unionisme international, exclusivement américain, qui nous a envahis.Mon aveuglement pouvait s’expliquer par le fait qu’ayant été, pendant plusieurs années, par conviction, membre d'une union internationale, je ne m’apercevais pas que j’étais ainsi en flagrante contradiction avec mes principes nationalistes d’autre part.Il va sans dire que je ne soupçonnais pas du tout que dans nos unions locales internationales était tenue captive une force susceptible d’aider à ta cause nationaliste.Mais, depuis, ma conception du nationalisme s’est élargie et s’est précisée dans mon esprit.Aujourd’hui, je suis solidement j fîue.convaincu que l’unionisme cana- ! J’ai déjà dit qu’ils plaçaient le dieu —je ne parie pas de celui qui, j chien tout à fait au dernier échelon exclusivement national, existe déjèi, de l’échelle des animaux; et, s’ils bien que très faiblement, mais de ! avaient connu un animal plus bas, celui dont l’existence dépend, dans \\s auraient sans doute donné son une large mesure, en fait, des orga-\ nom à la femme; mais, n’en con-nisatiôns américaines —j’ai la plei- j naissant pas, ils lui ont tout simplement donné le nom du chien.FUMEZ LE TABAC CANADIEN HEROS III ut tris bon et ne laissa pu da mauTalsu odeurs Contra mandat-poste de 75 sous nous en expédierons une livre.La St-Jaeques Tobacco Packing, Co., Ltée., St-Jacques, Co.Montcalm, Qué.DANS LE NORD DE LA SASKATCHEWAN (Suite de la 1ère page.) mesdames, il faut nécessairement! que vous acceptiez les obligations! qu’elle vous impose.Chez les Sauvages païens, Je sortj de la femme était tout simplement! insupportable et elle était considé-j rée beaucoup moins qu’un animal.La langue est le miroir fidèle des idées et des sentiments du peuple qui s’en sert; et, si nous vouions connaître la considération dont la femme jouissait parmi les Monta-gnais, nous n’avons qu’à voir comment elle s’appelle dans leur lan- ne conviction, dis-je, que ce faux unionisme canadien, par son affiliation servile
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