Le devoir, 20 juillet 1916, jeudi 20 juillet 1916
4 VOLUME VU—\o 169 MONTREAL, JEUDI 20 JUILLET 1916 DEUX SOUS LE NUMERO 4 Abonnements par la poète : Edition quotidiennm CANADA ET ETATS-UNIS.«S.OO UNION POSTALE.$8.00 Ê iition hebdomadaire CANADA .81.00 ETATS-UNIS .81.50 UNION POSTALE 82 00 LE DEVOIR Rédaction et adminiètratioa : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES t ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION i - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l % h H * ¥ » » LE “ VOTE DES SOLDATS ” Une leçon de choses L’opposition liberale à la Colombie prétend que ses adversaires se disposent à manipuler le vote des soldats de façon à annuler la volonté du peuple.Elle soutient que le texte de la loi provinciale leur donnerait pour cela d’exceptionnelles facilités.v Mais il n’est pas besoin d’entrer dans le détail de la loi provinciale pour constater que les élections colombiennes nous apportent, sur l’impraticabilité, sur l’absurdité foncière du “vote des soldats”, la plus brutale des leçons de choses.Pourquoi a-t-on voulu donner aux soldats absents du pays le droit de suffrage qu’on refuse au citoyen ordinaire que les devoirs les plue pressants, un obstacle matériel inéluctable, peuvent retenir en dehors de sa circonscription électorale?Pourquoi a-t-on voulu leur permettre l’exercice de ce droit de suffrage dans des conditions qui défient toute logique, sans qu’ils puissent sûrement connaitre la personne des candidats ou l’état des choses au moment de leur vote?Pourquoi a-t-on risqué d’annuler ces suffrages donnés au petit bonheur, dans l’ignorance fatale d’une fraction au moins des circonstances politiques?Parce que, a-t-on prétendu, il serait odieux de priver de l’exercice de leur droit de suffrage, de leur privilège de libres citoyens, des hommes qui risqueront leur vie pour l’Empire, la liberté, la civilisation.Et cela a suffi à annuler — dans le Parlement — tous les motifs de bon sens qui s’opposaient à l’absurde législation.Quelle est la première application du nouveau régime?La Colombie, qui a grand nombre de ses citoyens sous les armes, demande au ministère de la Guerre britannique la permission de recueillir leurs suffrages.— Nous n’avons aucune objection à ce que vous vous livriez à ce petit exercice dans les dépôts, répond le gouvernement britannique qui se préoccupe assez peu, par le temps qui court, du plus ou moins de connaissance de la situation électorale que peuvent posséder les soldats-électeurs de la Colombie; mais au front, sur la ligne de feu.non! Et qui l’en pourrait blâmer?Voyez-vous l’état-major britannique compliquant d’opérations électorales les manoeuvres qui se poursuivent aujourd’hui sur le front de Picardie?Mais la conséquence pratique, c’est que, par l’inéluctable jeu de la guerre, ce sont précisément ceux pour qui on a voulu spécifiquement faire la loi, ceux qu’or a, prétend-on, voulu protéger, à “l’honneur” desquels, on a sacrifié toutes les autres considérations, qui n’en profiteront point.Ils seront dans une situation plus désavantageuse que leurs camarades des dépôts, et la Colombie aujourd’hui, le Canada, demain, si l’on nous fait des élections avant la fin de la guerre, subira tous les inconvénients de la loi sans pouvoir réaliser le suprême prétexte dont on l’a couverte.C’était facile à prévoir; mais il y avait tant de gens qui ne voulaient pas prévoir, et tant d’autres qui n’osaient dire leur pensée, de crainte de passer pour “déloyaux”.Orner HEROUX.audacieux, et à prendre de force ce qu’on lui refusait de bon gré.Mais il n’était plus sûr de ses hommes.Les Montagnais du Portage même avaient généralement été très scep-liçtues au sujet des révélations de La Grosse-Tête.Il y avait là le vieux Pascal Janvier, qui, de tous les Montagnais, était bien le plus instruit de sa religion, et qui avait commencé à le tourner en ridicule, dès le premier moment, il y avait aussi le vieux Montgrand, qui semble avoir conservé le caractère français plus qu’aucun autre métis, et qui mit sans façon ses envoyés à la porte, quand ils vinrent pour l’endoctriner, lui et ses enfants.Lui et Pascal Janvier étaient incontestabhoient les deux chef - de la place, autant qu’il peut y avoir des chefs parmi les Montagnais, et leur opposition décidée jeta un certain malaise parmi les suivants du prophète.Aussi, quand il s’agit de donner l'assaut au magasin de la compagnie, la plupart refusèrent-ils de marcher, avant de savoir ce que les missionnaires pensaient de la chose.La nouvelle du départ du R.P.Végreville, de File à la Crosse, était, je crois, ce qui avait donné lieu au mécontentement d’où était sorti le soulèvement actuel.La Grosse-Tèle voyant donc que ses gens demandaient de plus en plus fort la venue du prêtre, dont lui ne se souciait pas du tout, et po'nr cause, résolut d'user de ruse.Croyant déjà le P.Végréville parti de l’île à la Crosse, il y envoya deux de ses plus fidèles adeptes, avec mission de lui ramener ce Père, et pas un autre.Or, le P.Végréville partit .bien l'automne suivant pour je lac Caribou, mais, au moment de 1 arrivée des émissaires de La Gros-se-Tète, il était encore à l'île à la Crosse.Il s’en vint donc avec eux au Portage la Loche, convainquit les Montagnais que, si La Grosse-Tête avail vu quelque chose, ce ne pauvait être que le diable, et, qu'au lieu de rester là à jeûner, en écoutant les radotages de ce détraqué, ils feraient bien mieux de se disperser pour tâcher de trouver de quoi faire vivre leurs familles.La faim y poussant, chacun s’empressa de wi-vre ce dernier conseil, et ainsi finit l’histoire des visions de La Grosse-Tête.BILLET ni! SOIR.EN BOUQUINANT DANS LE NORD DE LA SASKATCHEWAN par UN SAUVAGE (Suite) (L’auteur, missionnaire, vient de conter l’aventure d’un prétendu fessie" montagnais).Il commença par se choisir dou-apôt'es, qu’il affubla des noms s apôtres authentiques de Notre-igneur; il y joignait des saintes mmes, et une Sic Vierge, qui n'é-il pas sa mère, ni vierge, mais n’avait pas d’importance, paraît-Avec ses apôtres, Dawatssare rlail un jargon absolument :n-mprèhensible au reste des Monta-ais, et dans lequel Mgr Grandin affirme avoi" reconnu plusieurs Ms grecs, entre autres, le mot icos (Dieu).Qu'il ait pris ce mot ns l’office du Vendredi Sai it, nsi que le dit le R.P.Morice, -st ce qui me paraît absolument croyable.Comment ce seul mot ec de l’office l’aurait-il frappé plus le n’importe lequel des mots lais au milieu desquels il se trou-, et que Dawatva'e ne compre-it pas plus les uns que les autres, comment l’idée lui serait-elle ve-ie de demander la signification celui-là plutôt que d’un autre ?celte époque, d’ailleurs, les Mon-gnais, surtout ceux de la bande Dawatssare, n’assistaient pres: e jamais à l’office du Vendredi int.Et puis, il connaissait les ants des Inkkanze, que personne connaît plus, et que personne i jamais compris parmi le vulgai-montagnais, ces chants étant éga-nent dans un jargon inconnu.Or, iwatssare les a chantés jusqu à n dernier soupir.Car son retour la foi a été plus que problétna-jue.Tout cela me porte à croi-qu’en même temps qu’une doctri-secrète, les Inkkanze avaient un igage, ou du moins un jargon, i n’étaü compris que des seuls itiés.L’amour de la nouveauté, crainte de scs maléfirrs, et le ^contentement ravisé par les dé-acements de leurs missionnaires, sposèrenl les Montagnais à prêter ic oreille attentive aux div.iga-ms de Dawatssa ’e-Cliarbon, qui unit bientôt autour de lui ce qui ait jusque-là constitué l’élite de chrétienté de l’île à la Crosse, s efforts du R.P.Grandin.pour mener les pauvres égarés, ne sem-mt pas avoir beaucoup ébranlé ir confiance dans le pseudo-mes->, Et Se R.P.Grandin, oblige de rendre en Europe pour aller >.e Ire sacrer évêque de Satola.l.us-ln mission de Pile à in (-rosse ns l’étal le plus critique.Malheureusement .pour sa reputa-n de Messie tout-pnissont, Pn-itssare s’était mis à faire des pro-éties.11 avait promis à ses fidèles e les animaux sauvages vien-aieni les trouver d’eux-mêmes ur se faire tuer et leur servir de urrlturc, et que.par conséquent, ninic ils n’nuraicnt plus besoin se disperser au loin pour chas-% ils n’avaient que faire de celte | bande de chiens incommodes qui I les suivaient partout.Et les Monia-gnais dociles, s’étaient défait de i leurs chiens.Mais, l’hiver suivant, üs eurent beau attendre la venue dos animaux, orignaux et caribous .s’obstinèrent à rester dans les bois, jet les fidèles du Messie montagnais, privés de leurs chiens fidèles, et mourant de faim, furent obligés de se disperser pour aller à la chasse, ; comme par le passé.Et, comme ils n’avaient plus de chiens de trait, ils durent s’atteler eux-mêmes pour ' [rainer leurs bagages.Ce fut la fin du “Fils de Dieu”, qui redevint fils du vieux Charbon, dit Sosr, ki, comme devant.Honni et méprisé, il se retira au ! large, sur les terres des caribous.dans les steppes de l’est.Les missionnaires, dans leurs voyages, le rencontrèrent quelquefois, mais il ne voulut jamais revenir à la mission.Cette mésaventure de Dawatssare ! ne décourageà point un autre vi-j sionnaire qui, deux ans plus tard, en 18(10, se mit à prêcher à l’ouest du Portage la Loche.C’était un pur Montagnais.nommé La Grosse-Tête j (Edshitcho’), qui prétendait, lui, recevoir la visite de la Sainte-Trinité, qui lui faisait ses confidences, et naturellement, lui confiait une foule de choses dont eile n’avait jamais soufflé mot ni aux prophètes, ni aux apôtres.Mais, au lieu de ces i visites problématiques des trois personnes divines, nous croyons que, lui aussi, avait reçu la visite très .réelle de quelque vieux sorcier ou i sorcière, qui l'avait initié, impar-.faitement cependanl, aux pratiques, I sinon aux doctrines des Inkkanze, J car, pour lui aussi, la partie prati-j que de ses révélations semble avoir j - consisté dans la manière dont on 1 devait agir avec les animaux, et les1 ! rapports qu’il prétendait avoir avec eux.La Grosse-Tête endoctrina tous les Montagnais du lac de Cour, du lac Brochet cl du lac Poisson Blanc, et, avec eux, arriva au Portage la Loche, où il se fit tailler, le long du lac, un large chemin pour y dérouler ses processions.Cesf même, dans tout le pays, le seul chemin qui mérite ce nom.Mais faire des chemins et s’y promener procession neürment ne donnait pas à manger à la bande de La Grosse-Tête, cl bientôt, comme parmi les fidèles du Dawatssare, la famine commença à s'y faire sentir.Alors, il lui vint une idée géniale : dans le magasin de la compagnie de la Baie d’Hudson, il y avait abondance de provisions, et il prétendit tout simplement que la Sainte-Trinité lui avait ordonné de les prendre, pour en nourrir ses adeptes.Seulement, le commis en charge du magasin ne voulut point entendre parler d’obtempérer à ees ordres, d’où Indignation de La Grosse-Tête, qui aurait été assez porté A user de violence envers cet irvui/uutrr est un ptaisir qu i peut rarement s’offrir, dans not métropole.Certes, il existe des vrcs, et des palais pour les loger, de grandes maisons qui les vèndei Mais ils sont moir accessibles, to de même, que dans la capitale fra çaise, où le volume s’offre ù port du regard et de la main, vous c rète au passage et vous tente i toute la magie de son convert pr metteur et de la vie mystêrieu qui court en scs pages toutes pr clics.A Paris, le livre déborde da, la rue et s'offre à Vexamen, ne fi ce que pour quelques délicieux in tant s.Ici, c'est un monsieur bi< logé, qu'il faut poursuivre jusq chez lui, dans ses demeures varié et cérémonieuses un peu.—Venez-vous bouquiner?m’a d mandé pmirtant en passant un ai qui sortait.Où cela?Comment cel J’avais déjà le chapeau de paille s la tête et je suivais de confiant sans savoir.C’est telle grande librairie q offre des soldes, me dit-on.Il g des volumes de trois francs ci qiianie et plus qu'on donne po dix sous.Y a du bon.Les Grano Augustins ont diï traverser l océans.Allons voir.Sans doute, il a fallu penétr dans un immeuble, mais rendu-1 le fait s’est révélé authentique : < choix pour dix sous, pour cii sous.Déjà, mon ami et moi ne no partons plus, empoignés par ta pc sion que nous a inoculée la mie < ces centaines de précieux peti êtres partout énandus sur des i blés.La première ivresse du bo quiniste est toujours silencieuse.l'on fouille, et l’on palpe, le n bas, l’oeil aigu .Puis peu à peu tension nerveuse diminue, des tro vailles diverses remettent lanmte, sur ses gonds, il feuillette d’un c plus dégagé, dans vn instant on se qu’il va parler, qu’il va énutnér tout haut des titres.Ça ne lan pas.“Tiens, mi Brunctièrel Et pu un Bazin à trois francs cinquan qui ne vaut plus que dix sous.Ch occasion, j’empoche.Et puis Bo sard en petite édition de luxe.A/< herbe.—Malherbe?Qui ça, Malherbe?—Mais vous savez bien, voyons "Enfin, Malherbe vint, et le pr mier en France.-—Fit sentir dans les vers une ju te cadence, c’est vrai, j'y suis, Di b le de vieux Boileau, il aiKtit w manière de dire cela.—Chouette! Un Arthur Buies! authentique : ** Chroniques, h meurs et caprices.'’ Pas d'errei édition introuvable.Empoché, le Buies, tandis que camarade rugit de ne pas lava aperçu le premier.Les hasards < la guerre.El l’on continue à palp des Corneille, des Lusignan, d Calderon.Joies intimes et profo des ! Quand nous fûmes rassasiés notre butin dûment payé et rmp quêté, je fis tout de même, du co de l’oeil, une trouvaille, en inspe tant de loin ceux qui ne sont p mis en solde, mus savez, les vro livres chers, à une piastre au moir ceux qui ne sont que pour tes yi qui ont décroché, par exemple, d contrats de munitions et qui pr vent s'offrir des éditions "De Loot comme disent les Américains ign res."Histoire de Tourouvre”, ai-je sur un gros livre illustré.Le no ma tire l'oeil.Connu, Tonrouvt déjà vu, dégusté dans l'automne, le petit village picard aux vieilles maisons de pierre et aux habitants qui s’appellent comme vous et moi.Je cherche du doigt les pages qui doivent parler de Mercier, en 1891.Voilà : "La réception eût lieu à la suite des vêpres; M.le curé prononça une allocution de bienvenue spirituelle et bien sentie, à laquelle le ministre canadien répondit avec une vibrante éloquence qui lui valut des acclamations." Pauvre bon vieux curé-doyen, qui doit être encore vivant, j’espère, avec sa bonhomie spirituelle et son dévouement sans fin à sa vieille paroisse.Il raconte toujours, j’en suis sûr, des anecdotes mi-émues, mi-malicieuscs, sur la visite célèbre de l'éloquent homme d’Etat canadien.Et qui ne se figure la scène inoubliable qui se dût dérouler lorsque cet orateur puissant se fit entendre à ces “cousins" qu’il l’avait pas revus depuis deux siècles et demi, comme il leur disait plaisamment.Je n’irai plus bouquiner ; on s'y enivre et Von y perd la notion du temps et des choses.Robert VAL.AUTOUR DES ABRÉVIATIONS L’abbé Blanchard a répondu à mes observations de l’autre jour par une petite dissertation aussi savante que courtoise.En vérité c’est un plaisir de discuter dan , une telle-atmosphère de sérénité.Son article appelle cependant quelques nouvelles remarques.Je voudrais les faire d’une plume non moins sympathique.1?) Que quelques personnes mul-; tipîient en France les abréviations je l’admets voiontier.Mais c'est un abus, et qui n est commis que par un petit nombre.On ne peut dire pour cela que les toréviations “font partie des moeurs françaises.” L’abbé- Blanchard cite par exemple CATHO (Association catholique de la jeunesse française).Mais ceux qui ont fréquenté cette association, causé avec ses aumôniers et ses chefs, lu ses revues, savent bien que cette abréviation n’y est nullement reçue.Elle n'est pas dans les moeurs françaises, fût-elle employée par quelques-uns.2o) D’ailleurs il ne s'agissait pas, quand nous avons e-avert ce débat, de ce qui peut se dire dans le langage familier ou s’écrire dans les petites annonces.Les inscripiions mises sur les plaques indicatrices des rues étaient en cause.Or je persiste à affirmer — et à cela l’abbé Blanchard n'a pas contredit—qu’en France on emploie, dans ce cas, non S.mais Saint tout au long ou S suivi du t final.3o) Ce que j’ai appelé une horreur c’esl le mot Sainte abrégé ainsi S.(S.-Catherine).L’abbé Blanchard cne répond qu’“on trouve dans tous les livres pieux : S.Pierre.S.Paul, S.Bernard.” Y trouve-t-on aussi S.Catherine, S.Julie, S.Phüoniène ?D’ailleurs je viens de feuilleter les ouvrages de piété de l’abbé Guibert e! du père Bainvel, édités les uns par de Gigord, les autres par Beau-chcsne et je n’y ai nullement trouvé de S., bien que le mot saint y revienne souvent.4o) D’après Bescherelle, continue mon honorable ami.il serait plus conforme à la mentalité française d’écrire simplement S., bout., faub., sans la lettre fiihde.Mais ce qui reflète en ces choses la vraie mentalité française, c’est l'usage, l'usage des gens qui écrivent ou impriment bien.Or l’usage des bons écrivains et des bons éditeurs, des bonnes revues et des bons journaux — l’abbé Blanchard le sait bien — c’est d’écrire le mot tout au long — encore un coup, je parle du slyle courant non des petites annonces ou des caries géographiques — ou.s’ils abrègent, de mettre la dernière lettre du mot, soit sur la ligne elle-même, soit au haut.J’ai actuelle-menl sous les yeux quelques revues françaises dont la bonne typographie est reconnue : la Revue des Deux - Mondes, le Correspondant, l’Illustration, la Revue hebdomadaire.Le mot saint s’y étale presque toujours avec ses cinq lettres, et quand on l’abrège dans le slyle courant, c’est S suivi du' t final qu’on met Même remarque pour boulevard et faubourg dans la plupart des annonces, et la lettre finale n’est pas toujours en haut de la ligne (voir Revue hebdomadaire, 24 juin 1916).I.’Echo de Paris n’agit pas autrement.Dans sa nécrologie,\ ¦ e mot saint indiquant l’église où les j funérailles auront lieu, revient pla-j sieurs fois chaque jour.Il est ordi-l nairrment écrit tout au long, jamais j ,S.Comment ne pas conclure ap'èsi cela, comme je me suis penmis del le faire, dans mon premier artic cj que “cçtle ibréviation n’est pas du! tout dans les moeurs françaises”, nofi les moeurs des petites annonces ou des cartes géographiques pour le répéter encore, mais des plaques indicatrices des rues, des adresses postales, du style courant.5o) Mais i! y a le Devoir.! Ah! l’habile abbé! Car vous savez sans doute quelle estime j’ai pour ce journal, et je vous vois rire sous cape du coup droit que vous me portez.Mois je me gare.En effet lo) le Devoir tantôt n’abrège pas du tout le mot saint (voir 18 juillet, 1ère page, dernière colo-nne, au bas) Pt tantôt l’abrège avec ou sans le t final; 2o) quand il l’abrège sans le t final, il le fait par pur motif d’économie, ce qui l’a conduit à écrire, en style courant: M.S.-Picrrc, M.S.-Jacques, M.S.-Marie, ec que je ne puis m’ctnpècher de qualifier d’horreur ; Ho) l’économie faisant en cela trop souffrir le bon français, le jour n'est pas loin, je crois, où le mot saint retrouvera dans les colonnes du Devoir queloues-unes des lettres, sinon toutes, qu’il a perdues.6o) Quant à nos typographes, enclins à mettre des points après les lettres finales des mots abrégés—et cela me semble pour Tabbé Blan-csard la raison déterminante de la réforme qu’il préconise—tout simplement instruisons-les.Coûte que coûte il faut en venir à ce moyen.Refaire l’éducation française de notre peuple pour ces mille petits détails de la vie, c’est le grand point.Aucune autre méthode ne donnera des résultats pratiques, ne francisera nos moeurs anglifiées.Quelqu’un, tout en reconnaissant refficacité du procédé, pourra peut-être le trouver trop ardu et trop lent.Ce ne sera pas assurément celui qui, plus que tout autre actuellement, vulgarise cette méthode et par ses nombreux ouvrages, fruil d’un labeur incessant, a implanté dans le Canada tant de vocables français.Pierre HOMIER.LA CRÏSE DU PAPIER M.J.-B.Rolland, dans, l’intéressante entrevue qu’il voulait bien nous accorder Tautre jour, indiquait les principales causes de l’augmentation du coût du papier.Nous avons pu, surtout pour ce qui est du papier à journaux, recueillir quelques renseignements supplémentaires, en glanant dans quelques périodiques américains et canadiens.Les facteurs de l’augmentation du coût du napier sont nombreux et, ainsi que nous l’avons déjà démontré, ils dépendent pour une bonne partie, de l’augmentation du coût de la matière première.Une autre cause, à laquelle on ne songe pas souvent ,c'est la demande croissante.Ici, malgré la guerre, nos confrères et nous, ne dépensons pas plus de papier qu’avant.On a, presque partout, réduit le format (L*; éditions régulières.Il est vrai, par contre, que certains extras, qui n’étaient jadis que les hérauts d'événements importants, sont devenus, depuis 23 mois, réguliers et constituent, pou:- ainsi dire, l’édition du midi de deux ou trois grandes feuilles montréalaises.Il en va, sar.»; -Joule, -le même d a n ¦; quelques autres centres canadiens importants.Cependant, malgré 1 apparition régulière des suppteme-ts, il ne serait pas juste de dire que la consommation locale a augmenté; on économise sur l’édition régulière du journal fe papier que l’o i a employé pour celle de midi.Chez notre colossal voisin, on n’a pas «suivi la même regie.I. VOL.VII.— No 169 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 20 JUILLET 1916 Notre Page Féminine PAROLES DU SOIR « " J Pourquoi les soirs sont-ils tristes comme des femmes?Pourquoi des pleurs d’urgent au fond de leurs yeux noirs?Pourquoi les deux ont-ils des afflictions d’âmes, ht les vents des sanglots de coeurs navrés, les soirs?Pourquoi les yeux des soirs s'emplissent-ils d’étoiles?Pourquoi, quand l'Orient revêt un deuil lilas, La lune semble-t-elle un navire sans voiles, Un navire sans mâts, chargé d’adieux, et las?$ " Pourquoi?Pourquoi dans leur ténébreuse demeure Les angélus sont-ils si dolents et si doux?Pour qu’ainsi votre voix soit attendrie et pleure, O cloches, de quels deuils ign orés souffrez-vous?O soirs doux et pensifs comme des yeux de femme, -l quoi donc devez-vous ce charme douloureux?Derrière vos chagrins se cache-t-il une âme, Soirs maladifs, soirs larmoyants, soirs langoureux?Louis MERCIER.Lettre de Fadette Les petites maisons de campagne, simples et proprettes, reçoivent nos agitations et nos lassitudes avec des bienveillances d'aïeules qui savent que ie repos nous viendra chez elles.Quelques heures d’activité, et, les malles vidées, le campement est achevé: il ne reste qu’à chercher les coins charmants où le silence nous parlera, ou à s etendre sur le sable fin de la grève pour entendre la rumeur de la mer: sur les vagues frangées d’écume, les voiles fuyantes disparaissent dans un lointain qui nous attire; tout est si calme que nous ne voudrions pas jeter dans l’espace le bruit des paroles vaines.nous sombrons dans la paix universelle, nous nous laissons vivre, et c’est exquis! Les jours commencent à couler lentement, amenant la surprise des fins de semaines trop vite passées: nous nous demandons souvent pour- guoi nous ne vivrions pas toujours au sein de la beauté, et à la source même, des idées saines et fortes, au lien de retourner à la vie rapide qui nous mène et nous use?A ce pourquoi répondent toutes les voix en nous qui demandent le changement, la société de nos pareils, les affections restées en arrière.et ayant la liberté de rester, nous partirons avec regret.peut-être, si nous choisissions de nous instaler ici, nous lamenterions-nous bientôt, pris de la nostalgie de ce qui nous fatigue tarai Et voilà notre coeur, notre pauvre coeur faible, déraisonnable, et instable; nous le porterons en nous, toujours le même, dans ce monde qui n est que le passage à celui où enfin il sera satisfait et fixé dans le bon-henr.Dans la vie d action, nous nous regardons agir et cela nous suffit, mais ici, ou enfin nos âmes vivent à leur tour, nous avons des exigences de.grandeur morale, des dégoûts de la platitude de notre vie habituelle un désir de faire le bien qu’il est bon de cultiver afin d'en conserver mi moins le souvenir, quand viendra le moment de donner l’existence à nos rêves de bonté.Alors quoi de meilleur que de recueillir précieusement le bon Dieu si visiblement révélé autour de nous?Par toutes ses voix charmantes et par tous ses silences solennels II nous parle intimement: Il ne nous explique sa domination souveraine et son désir de soumission douce, et 11 nous fait voir et sentir l'inanité de nos révoltes d’enfant et de nos résistances puériles, puisque jamais il n’arrivera que Sa volonté! Oh! si je pouvais dans ces lettres porter ce qu’il me fait comprendre g ceux qui doutent et g ceux qui sc désespèrent! Le desespoir! Concevez-vous cette détresse suprême qui s’empare d une ame, l’ébranle sur scs bases, et la jette dans l’épouvante d’elle-même et de la vie qui l’attend, inextricable et dure?Et que cet affolement devienne de la folie et que cette folie aboutisse à la destruction de l’être’’ I eut-etre ne comprenons-nous pas parce que nous ne sommes jamais descendus dans les abîmes de la souffrance surname, là où les malheureux ne permettent pas a la pensée divine de les suivre, là où aucun rayon de sympathie humaine ne peut les atteindre.Et c’est cela qui en fait des désespérés! Car avec la certitude que Dieu n’abandonne pas celui qui l'appelle avec la confiance qui donne à l’âme agonisante l’espérance contenue dans siblc"ne a'me’ CCt eff°ndrement suns puissance de.réaction n’est pas pos- ,.*retï,e.pfnJ,ée doit éveiller dans notre conscience le sentiment d’une solidarité et d une responsabilité presque redoutables.Si chacun de nous est fidèlement à son poste, attentif à son devoir veillant avec une sollicitude vigilante sur ceux que nous avons mission d amier, personne ne se sentira ainsi dans les ténèbres de l’abandon total! Ce ne sont pas des leçons et des reproches qu’il faut aux pauvres égarés qui sentent le sol se dérober sous leurs pas, mais de sentir Dieu au-dessus d eux, et à leur côté, un coeur qui contienne tontes les pitiés et qui mente toutes les confiances; un coeur vaillant qui sache et qui dise que le seul mal irréparable c’est la mort; un coeur pétri de la doctrine du Christ qui sut absoudre les erreurs, les lâchetés, les reniements, toutes faiblesses humaines et qui de sa main divine ouvrit le ciel an larron mil n était qu’un vulgaire criminel.¦ .___________ fadette.COMMENT GARNIR UNE CUISINE La santé, le bonheur et le bien-être d’une famille dépendent beaucoup des aliments qu’ou prépare dans la cuisine.La façon de garnir cette sorte de laboratoire domestique est donc très importante.Dans presque toutes les maisons ou logements modernes, le poêle et •es accessoires sont à poste fixe, et même, dans quelques-uns des appartement de luxe de notre époque, on trouve des réfrigérateurs.En outre, il n’est pas rare que dans nos cuisines on voie des tables “ad hoc”.Il s en suit que, pour garnir de telles cuisines, on n’a qu’à se procurer les ustensiles de cuisine, des plats, des assiettes, et ce qu’il faut pour nettoyer le tout.D’autre part, nombreuses sont les maisons modestes, à la ville et à la campagne, qui ne possèdent pas l’aménagement dont nous avons parlé ci-dessus.Cela signifie alors une plus forte dépense pour quiconque, en de tels locaux, entend commencer à tenir maison.Dans la modeste liste ci-après, nous avons donc compris toutes les choses nécessaires à la confection des aliments, excepté, cependant, le poêle de cuisine.Ce dernier, pour si simple et modeste qu'il puisse être, ne coûtera pas moins de $35, si on veut qu’il soit bon.Disons, tout de suite, qu’il ’ vaut mieux acheter un bon poêle dès le début, si on veut s'éviter mille en.mus.Donc, si c'est absolument nécessaire, il vaut mieux se priver sur autre chose, mais, surtout, que le poele de cuisine soit de bonne qualité.Quand il s’agit de garnir une cuisine, ainsi qui] en est pour les autres parties de la maison, ii vaut mieux, tout d’abord, n’acheter que l'indispensable ; puis, avec le temps, completer l’achat de ce dont on a besoin.QUALITES REQUISES DES USTENSILES DE CUISINE Les qualités essentielles des ustensiles de cuisine sont : le poli de leur surface et l'absence de rainures ou de joints ; ils doivent être à même de supporter une haute température sans devenir rugueux, sans craquer, ou sans se fendre ; ils ne doivent pas dégager de gaz délétères, et ne pas s’imprégner ni de graisse ni de l'odeur des aliments qu'on y cuit : enfin, ils ne doivent pas se décolorer ou donner un goût spécial aux aliments.Les corps qui semblent le mieux répondre à ces désiderata sont l'aluminium et le nickel.Afin de guider les jeunes ménagères, nous allons dire brièvement quelles sont les propriétés des corps qu'on emploie pour fabriquer les ustensiles de cuisine.L’ACIER EST PLUS ECONOMIQUE QUE LE FER Nous commencerons par le fer, puisqu’il est employé si communément dans la manufacture des ustensiles de cuisine.La fonte se casse facilement et n’a pas une surface très polie.L'acier, lui, se polit très bien et se casse difficilement; conséquemment, l’aeiec est, somme toute, plus économique que la fonte.Le fer et l’acier se polissent par l’usage, ils s’améliorent donc avec le temps, au moins, en ce qui concerne les ustensiles de cuisine.Le fer et l’acier conviennent bien pour les poêles à omelettes, celles à friture, les moules a gaufres, les poêlons, etc.On ne devrait employer ni du fer, ni de l'acier pour cuire des fruits ou tout autre aliment acide.Mais les viandes, les céréales et tous les aliments amylacés peuvent être cuits dans dés ustensiles en fer ou en acier.AYEZ SOIN D’ACHETER DES USTENSILES BIEN EMAILLES Toutes les sortes d’ustensiles émaillés sont soit en fer, soit en acier.Iis sont ou fondus ou pressés.Apres quoi le métal est recouvert d’une préparation qui sèche dessus, puis l’objet est soumis à une haute température.La moindre inégalité de surface de.l’ustensil'e fait que l’émail se craquelé, et se détache par petits morceaux.Or, ces petits morceaux d'émaii sont durs et tranchants; aussi, s'ils tombent dans les aliments, ils peuvent, une fois ingérés dans l’organisme humain, causer des désordres graves.Donc, quand on achète cette classe d’ustensiles, on fera bien de les examiner en détail, et se rendre compte que le métal ne fléchit pas.En outre, on remarquera si l’émail n est — par place.- — ni craqu dé, ni casse.N’employez jamais un instrument aigu pour gratter ces ustensiles.G est — toutes précautions prises — un bon placement et une grande aide pour la ménagère que d'acheter des ustensiles émaillés.Parce que: ils sont légers, unis, et qu’ils se nettoient bien.Mais, si on en achetait a une qualité inférieure, bientôt or s apercevrai: vite qu’ils sont à la fou coûteux et dangereux.LES USTENSILES DE BOIS SONT PEU USITES Les ustensiles de bois ne sont plus guere employés dans les cuisines, surtout depuis qu’on a constaté com-.aptes ils sont à donner asile a de dangereuses générations de microbes.Le ferblanc est d'un bon usage.Presque tous les objets en ferblanc sont faits de la façon suivante : des feuilles d acier ou de fer laminé, sont travaillées selon la forme que 1 on veut donner à l’ustensile requis, ,PÜ1S est recouvert d’une cou- che detain.Quand le ferblanc esl résistant, l’objet fabriqué ne doit pas se daformer facilement, et la couche detain doit être assez épaisse.Les ustensiles faits avec de bon ferblanc peuvent durer un grand nombre d années, si on en prend soin convenablement.Les récipients en ferblanc p-our l’usage de Ja cuisine peuvent convenir à toutes sortes d'aliments secs, pour le beurre, le lard, les graisses, etc.Le ferblanc peut aussi servir à faire des lèchefrites.?n Pc\d,oit Pas cuire les fruits dans du ferblanc, car ce dernier gâte ci la couleur et le goût des fruits.L'étain fond à 442 degrés Fahrenheit, ef.lorsque mélangé à un alliage quelconque, il arrive qu’il fond à une température inférieure à celle que nous venons de citer.On ne devra donc pas faire usage d’ustens'i-les de ferblanc, toutes les fois que la température du foyer sera élevée.L’ALUMINIUM DURE TOUTE UNE VIE Les ustensiles d’aluminium de bonne qualité, bien que de prix élevé, sont, tout compte fait, économiques.Ce métal supporte une haute température et se polit bien, et ii est léger et agréable à manipuler.Les acides ordinaires, communs dans la cuisine, ne LafFectent pas, mais les alcalis caustiques l’attaquent.Donc, les savons caustiques, les sels de soude, etc., ne devraient pas être mis dans des récipients en aluminium.Après avoir lavé ces sortes d’ustensiles au savon, on devra les rincer parfaitement.Si on en prend soin, les objets en aluminium pourront durer toute une existence.Pour une petite famille, de petits plats à four so.nt très convenables pour puddings, pour les viandes qu’on fait revenir, pour le poisson et les légumes.Ces pints' peuvent/ être achetés en faïence française à l’épreuve du feu, ou en faïence japonaise, bleue, et à bon marché.Tout comme, du reste, en poterie brune, allemande : les articles allemands ou japonais coûtent environ 10 sous nièce.POUR VINGT-HUIT DOLLARS Tout d’abord, disons, encore une fois, que nous ne conseillons pas d’acheter de la ferblanterie à bon marché ou des articles émaillés inférieurs ; non plus que des ustensiles de fer ou d’acier de la dernière qualité.Des casseroles ou des poêles trop minces font tellement gâter d’aliments, qu’à la fin il est plus économique d'acheter des articles de première classe.Cependant, il y a des gens qui, au début de leur ménage, ne peuvent dépenser plus de vingt-cinq à trente dollars, pour articles de cuisine ; c’est dans leur intention que nous publions la liste suivante : Table avec tiroir.$1.5(1 Coffre à glace.5.00 2 chaises.1.50 1 balai.0.25 1 porte-poussière.0.10 1 plumeau-balai.0.25 1 seau-fibre.0.25 1 pendule.1,00 1 seau à charbon.0.25 1 théière.0.75 2 cuvettes h vaisselle — ferblanc 0.40 1 cuvette à mains — ferblanc.0.10 4 casseroles à lait.0.60 1 bouilloire double — 2 pintes.0.25 1 casserole de 6 pintes — article émaillé.0.50 VENDREDI AU PLUS GRAND MAGASIN DE MONTREAL OUVERT DEMAIN SOIR JUSQU’A 10 H RS.P.M.pour l’avantage du public UMITKO.MAGASIN E PLUS GRAND DE MONTREAL DURANT JUILLET ET AOUT LE MAGASIN FERME A 1 HR.P.M.LE SAMEDI Robes de soie val.jusquà $20.00 seront vendues demain matin à chacune $7.98 Seulement 50 robes en taffetas chiffon français et suisse, dont la valeur ordinaire est de $15.00 à $20.00.Les 50 premières personnes qui se présenteront vendredi matin auront ces superbes robes à $7.98 chacune.Le lot comprend des taffetas à carreaux, des taffetas rayés et des soies nouveautés, à manches longues, à grands collets matelot, avec manches et blouses eu crêpe Georgette et en crêpe de Chine, aussi toutes en taffetas, gentiment garnis, avec jupe très évasée, styles de mi-été.Premier étage.— Commandes par poste remplies.:}49c Un lot de chapeaux de promenade de 98c, que nous venons de recevoir, seront vendus à chacun UN NOUVEAU LOT DE CHAPEAUX DE PROMENADE EN PIQUE ET EN CANEVAS BLANC POUR DAMES ET DEMOISELLES, style chain-pignon et à Lords relevés.Ancien prix, 98c, pour."frvC CHAPEAUX DE DEMOISELLES ET D’ENFANTS, 75 seulement, lignes désassorties et assortiments disccn- tinués.Valant jusqu’à $1.98, 49c pour FLEURS A CHAPEAUX.— Un gros assortiment au choix, à ces bas prix 5c, 10c.15cLr 25c Premier étage.— Commandes par poste remplies.Blouses en voile blanc ou de couleurs Ordinairement vendues $1.49 et $1.98 pour 98c Toutes ont les collets «t les manchettes du plus nouveau style; les tissus sont les suivants : -Voile rayé noir et blanc.-Voile rayé bleu et blanc.-Voile garni de broderie.-Voile rayé arc en ciel.-Mousseline à rayures croisées.-Voile garni de dentelle.-Voiles rayés et fleuris.-Blouses en soie japonaise.VOYEZ L’ETAGE DE LA VITRINE Premier étage.— Commandes par poste remplies.98c Robes Middy) IGn pour enfants.// Les robes ont le collet, les manchettes et la ceinture rayés, une jupe à plis, elles sont faites de grosse cotonnade; grandeurs pour âges de 2 à 6 ans.Valant $1.39, pour .79c Premier étage.— Commande» par poste remplies.COUPONS DE SOIE à la moitié des prix habituels 850 verges de COUPONS DE SOIE, en soie unie et de fantaisie, longueurs de.H à 5 verges, toutes les largeurs, pour liquider à la moitié des prix marqués.Rez-de-chaussée.— Commandes par poste rompli'es.10 livres de sucre grenulé av*c °p™niandes Q2c UN LOT A CHAQUE CLIENT Donnez votre commande ce soir par téléphone : Up 7600 Les thés d’ALMY, sont de grande valeur, essayez-en une livre, 33c, 38c et.43c Moutarde préparée, bouteilles de 16 onces.13c Bière aux racines, fait 5 gallons, la bouteille.20c Chocolat pour bouillir de Baker, ^ livre.i9c Fécule de pomme de terre ou riz moulu, le paquet .12c Chocolat sucré Caracas, le pain 9c Mélasse des Barbades, bouteille d’une chopine.12^jc Marmelade ou confitures, grosse boite .49c Catsup, qualité supérieure, 3 bouteilles, pour.25c Soupes concentrées de Van Camp, 3 boîtes.26c Confitures pures aux framboises ou aux fraises, la livre.19c Beurre de pistache, la livre .19c Farine à pâtisserie, sac de 7 livre .25c Farine de gluten, la livre .10c Pois doux, en paquets, saveur de menthe.10c Poudre à pâte, 2 boîtes.25c Gold Dust, Pearline ou Poudre de Babbitt, 6 pour.28c Savon Perfection, 7 morceaux .25c Soupe au poulet, en boîtes de 2 livres, très bonnes, 2 boîtes pour 25c Cerises dans le marasquin, la bouteille .15c Pistaches Jumbo, la livre .18c Gingembre en fragments, pour la table, la boite.18c LA POUDRE KLIM, est la partie la plus pure du lait, 300 boîtes de 25c (avec batteur gratuit) 2 pour .45c CEREALES 6 livres d’avoine blanche roulée 23c G livres de blé roulé.25c 5 livres de blé floconneux .25c 6 livres de nourriture blanche, pour le déjeûner.25c G livres de maïs doré .20c Quatrième étage.— Commandes par poste remplies.POUR HOMMES CHEMISES A MANCHET.TES molles, collets mous séparés, marque Tooke, fines rayures de couleurs { grandeurs 14 à IG’/i.Ces chemises valent de $1.25 à $1.75, pour .$1.00 CHEMISES D’HOMMES.— Lille de soie, maille et égyptienne, en blanc, na.turel, rose ou ciel; grandeurs 34 à 44.Valant de 59c à $1.00, pour .490 CHAUSSETTES EN LILLE.LEGERES.POUR HOMMES, tout comme de la soie, toutes noires; pointures 9% à 11%.Valant 35c, pour.&50 Rez - de-chaussée.— Commandes par poste remplies.artich arti- 1 casserole de 4 pintes — émaillé.2 casseroles de 3 pintes clés émaillés.2 casseroles de 2 pintes — articles émaillés.1 casserole de 1 pinte — article émaillé.1 marmite émaillée.1 moule à gâteaux — 12 tasses — ferblanc.2 moules à pain, pour petits pains — ferblanc.2 moules plats pour gâteaux — ferblanc.3 plats creux, profonds — fer- blanc.1 lèchefrite à rôtis—fer de Russie.Porte-viande.Gobelet à long manche — ferblanc.Cafetière émaillée.Passoire à sauce.T amis.¦ a.* • .•• ».Râpe.'Râpe à muscade.Mesure d'une pinte graduée- 2 tasses graduées pour mesurer Ustensiles pour battre les oeufs t poêle moyenne.1 petite poêle pour omelettes.1 grille en fil de fer.1 grille à rôties — fil de fer.Récipient — hachoir.Couteau à viande.; .Planche à pâtisserie.Rouleau à pâtisserie.Ustensile en fil de fer — égouttoir de vaisselle.1 douzaine de jarres de 1 pinte pour céréales, fèves, etc.Une demi-douzai’iç (le tasses et soucoupes.1 douzaine d’assiettes.Quelques récipients en terre pour poisson, legaines, etc .1 théière.4 cuvettes en terre, de 4, 3, 2 et 1 pinte chacune.1 demi-douzaine de petits bols Roîte à pain, laquée.Boite à sucre, laquée.Boîte à farine — une boîte à biscuits d’épicerie.Récipient producteur de vapeur, pour dessus de casserole Petites boîtes à sel et à farine.2 cuillers de fer.4 cuillers de bois.2 boîtes à couteaux et fourchettes .1 demi-douzaine de cuillers à thé Grande fourchette à viande.Couteau de boucher.Couteau à pain.Couteau à légumes.Presse-citron en verre.Serviette à vaisselle, sans fin.Serviettes et torchons.0.40 0.60 0.50 0.20 0.25 0.12 0.20 0.20 0.15 0.40 0.20 0.10 0.30 0.15 0.10 0.10 0.04 0.10 0.10 0.10 0.25 0.20 0.10 0.05 0.20 0.20 0.40 0.10 0.20 0.60 0.50 0.60 0.30 0.15 1.00 0.30 0.40 0.20 0.25 0.35 0.20 0.10 0.25 0.20 0.10 0.10 0.50 0.25 0.15 0.10 0.05 2.00 Total.$27.57 POUR LA BUANDERIE Bouilloire à linge, fond en cui- vrc Planche à repasser Planche à laver 2 “tubs” .1.75 Fers à repasser .0.70 Supports de fers à repasser.0.05 Séchoir à baguettes.Panier à linge .0.50 Corde à linge .0.25 Epingles à linge .0.10 LISTE SUPLEMENTAIRE Voici quelques articles qui n’ont pas été nommés ci-dessus, mais qui sont nécessaires bien que non essentiels.Malaxeur de farine.Balances.Moulin à café, français.Pots à café en porcelaine, 3 dimensions.Pots en terre brune pour le four, avec couvercles, dits casseroles.Ces derniers récipients sont destinés à la cuisson de la viande, de la volaille, du gibier, qui nécessitent une cuisson longue et lente.On en fait aussi usage pour les ragoûts, pour cuire des fruits et des puddings longs à cuire.Ajoutons que les aliments cuits sont servis à table dans ces récipients En vérité, il est difficile de tenir maison sans ces objets élémentaires, Ils économisent non seulement du temps, mais aussi des aliments.En outre, les aliments qu’on y fait cuire conservent leurs bonnes qualités.Qu'on se souvienne, néanmoins, que ces casseroles sont employées quand on veut une cuisson lente et régulière.Lorsqu’elles sont apportées sur la table, on les place sur un plat d’amiante.(L’Album universel).Salons d’Opîique Franco-" ROD.CARRIERE — HENRI SENEGAL OPTICIENS ET OPTOMETRISTES 207 EST, RUE S.- CATHERINE Entre les rue» Sainte-Elisabeth et Sanguinet, MONTREAL.Assortiment complet de lorgnons, lunettes, yeux artifi* ciels, lunette» marines et d’opéra.Aussi un grand choix de Thermomètre», Baromètres, de toutes sortes.Hygromètres et Boussoles.Salons privé* pour rajustement des yeux artificiels.CONSULTATIONS : A l’Hâtel-Dieu, par Rod.Carrière, de 9.30 à 11 heures, excepté le mercredi et le samedi.Aux Salons d’Optique, de 9 a.m.à 8 p.mH par Rod.Carrière, de 1 p.m.à 5 p.m.Tél.Bell : Est 2257.RENDEZ-VOUS PRIS PAR TELEPHONE.Se souvenir, c’est pleurer ! 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Jadis, n'a-t-eile pas elle-même culiivé les fleurs d’où Us émanent ?.Oui, elle se le rappelle si bien !.Et toute une myriade de souvenirs passent devant vos yeux rêveurs, maintenant tournés vers l'horizon du passé.Que u’étranges émotions traversent alors votre coeur, et lui arrachent de longs soupirs !.Evénements heureux, plaisirs sincères, consolations légitimes, doux témoignages d’amitié, tout œla vous a ravis et charmés, un jour I Mais, hélas ! combien fut trop brève la durée de ces joies mille fois bonnes, dont le rythme si gai Ht chan.er la lyre de Vos ans ! Puis vous pleurez sur votre impuissance à les faire revivre, elles qui ne vous appartiennent plus qu’en vision ! Bien plus amères, pourtant, sont les larmes que font verser les souvenirs douloureux ! Chaque épreuve qui endeuilla votre %rie, chaque déboire dont vous fûtes l’infortunée victime, chaque être chéri dont la mort ou la séparaiion vous coûta tant de regrets, chaque douleur enfin, qui fit saigner votre coeur, ne le meurtrit-elle pas à nouveau sous l'étreinte du souvenir ?.’.Ah ! c’est bien la réalité, n'est-ce pas ?Et malgré le cortège dolent de son retour, vous aimez le souvenir, vous le bénissez lorsqu’il vous captive : tant il est vrai que chez l’âme bien née, les pleurs du souvenir sont les larmes du Ciel.Thérèse LEFRANC.OTTAWA Le Pacifique Canadien a mainte-' nant cinq trains entre Montréal et Ottawa.I>e la gare Windsor à 8.30 a.m., tous les jours ; 10.15 p.m, tous les jours ; 4.05 p.ni., excepté le dimanche ; 7.40 p.m., le dimanche seulement ; 8.45 p.m., tous les jours; 10.15 p.m., tous .les jours, pour la gare centrale d’Otiawa.Cela permet aux voyageurs de partir le matin, de passer cinq heures à Ottawa et revenir à Montréal de bonne heure dans la soirée.Il y a aussi les trains suivants de la gare Viger : à 8.00 a.m.et 5.45 p.ni., pour la gare de la rue Broad.(réeJ rmrni l/I M TONIQUE & Vin APÉRITIF RECOMMANDÉ AUX FAMILLES » .I_ .ViaLCT.THUIR, FR ANC Ç A C, rWvÜ ; HUOO N .HE BERT & CIE.UMltdC MONTRFAI MO NTR F A L.J A-5+A b À*ÀJLà % OiiWy k LitiùikX^f JCiUÂJk é*\J %à ijkkjkjJLé k lUxü VOL.VU.—No 161, COMMERCE ET FINANCE L MATINEE ALABOÜRSE ELLE SE FAIT REMARQUABLE, ~ SURTOUT PAR SA MONOTONIE.— LA COTE EST PLUTOT l FERME.La cote est à vrai dire reiative-.ment ferme, à la Bourse de Montréal, mais les opérations continuent de se faire ingulièrement rares.L’action Iron évolue entre 53 et 531-4 ; le Steel of Canada termine à, 54 3-4, après avoir touché 55, et ]g Scotia ne bouge pas, à 125.Telle est la tenue de nos trois principales valeurs de métallurgie.On ne trouvera guère pim s de variété dans les autres groupes : c’est partout la monotonie plus parfaite.Le Can.Cement est résistant, à 64 ; VAmes Holdcn s'inscrit à 20 ; 10 parts de Wayagatnack changent de mains à raison de 54 3-4, et le Dom.Textile se négocie à 79 3-4.Dans le compartiment des valeurs de voies-transport, le Pacifique.Canadien fait sa réapparition sur notre place à 179, puis à 178 1-4 ; le Detroit Railway avance à 117 et demi ; le Toronto revient à 92, et le Brazilian monte à 00 1-4.Des fractions de lots de Quebec Railway ont changé de mains, tantôt à 32 7-8 tantôt à 33.C’est le groupe des chemins de fer qui a fourni le marché le plus large de l’avant-midi mais là encore les affaires ont été fort calmes.¦ Quinze parts de Montreal Power ont trouvé preneur à 233; 10 Cedars Rapids ont fait 77 3-4 ; 10 Civic Investment se sont établis à 77 3-4 également, et ie Shawinigan est demeuré à 132.ÇA ET LA LA COTE NEW- YORKAISE La maison “ Bryant, Dunn & Co.” Rous communique, en date du 19 juillet 1916, les considérations que voici ; .Nous avons eu aujourd’hui un Ènardhé calme et, dès 1 ouverture, nettement orienté vers la hausse.Ainsi donc, une fois de plus, les fai.s affirment la justesse des prévisions icj même, à plusieurs reprises formulées.Nous n'avons pris à aucun moment la situation au tragique, c’est une justice à nous rendre.Pas un seul jour nous n avons cessé d’affirmer noire confiance en une reprise prochaine.Nous n’avons cessé d’affir-Rier et nous affirmons encore que la guerre n'est pas près de finir et que la question qui se pose est de savoir si les Alliés auront assez de muni-tions pour ma'inlenir leur offensive.Nous avons, dit et nous répétons que w guerre en est encore à la période du «lie croit en étendue et en intensité.Deux peuples sont en armes et Vont entrer dans le conflit : la Grèce et la Roumanie.Rappelons pour «lémoire que les elections du mois prochain vont, selon toutes apparences imposer Vénizélos au roi Constantin et le forcer à l’intervention.Il va donc falloir songer à approvisionner de projectiles un million d'hommes de plus.¦ On dit que la paix déterminera un arrêt de l’essor industriel des Etats-Unis.Mais on ne songe pas qu’il va fclloir reconstruire et outiller indus-tS ie.llement le nord de la France, la Belgique, la Serbie, le Montenegro et l'Albanie.Surtout il va falloir créer le réseau de voies ferrées russes et cette seule tâche suffira pendant des ¦Innées à l’industrie amériacine.SS II est remarquable que toutes les Rumeurs alarmantes,*toutes les informations pessimistes sont démenties précisément par ceux qui les ont lancées.Il est siu iout remarquable que le taux du prêt à vue s’abaisse et qu’on ne parle plus de tension mo_ nétaire.Du reste, il serait ridicule çi'en parler, puisque l’or afflue toujours à New-York.On aura une Idée de la capacité d'absorption du marché américain quand on saura que le lancement de l’emprunt français de dent millions n’a même pas ralenti la reprise des valeurs de placement.Spéculaiivement, la situation est intéressante pour le haussier.La liquidation a fait disnaraitre les éléments de faiblesse.Tout indique un long mouvement de reprise.Toutefois, il est bon d'en dire qu’il sera long et coupé de réactions.La sagesse consisterait à vendre sur chaque poussée de hausse et à racheter i Chaque réaction.Les compensations des banques montréalaises, pour la huitaine expirée ce matin, se présentent à $78.-408,200 pur comparaison avec $82,-117,101, la semaine dernière, $47,-670,717.pour la période correspondante de Tan passé, et $64,127,680 en 1914 (période d’avant-guerre).* * * Le compte rendu comparatif hebdomadaire de la Banque de France fait ressortir les modifications que voicj : Encaisse d’or, augmentation, 4.735.000 francs ; enonisse d'argent, diminution, 21,000 francs ; circulation fiduciaire, dim., 19,453,000 fr.; compte courant du Trésor, dim., 2.077.000 fr.; compte courant des particuliers, dim., 4,701,000 fr.portefeuille d’escompte, dim., 6,- 863.000 francs.* * * La Banque de Toronto vient de déclarer un dividende de 2 3-4 pour cent, payable ie 1er mai aux actionnaires enregistrés le 15 août.Il en va de même du Conseil d’administration de la Canadian Explosive Company qui a autorisé une distribution trimestrielle de 1 pour cent, sur les actions ordinaires de sa compagnie, et payable le 1er août aux actionnaires enregistrés le 30 juin.¦is * * Une chute de 6 points, — probablement déterminée par la publication de la nouvelle que le gouvernement entend frapper d’une taxe de 77 pour cent l’excédent des bénéfices (bénéfices exceptionnels) des compagnies de transport, — a déprécié l’action privilégiée Afer-cantile Marine et constituée la note saillante des opérations initiales de la journée, à Wall Street.Le mouvement des échanges s’est fait de plus en plus irrégulier durant toute la matinée.Les diverses pertes enregistrées ont été contre-balancées par des gains dans des groupes d’importance secondaire.La Bourse de Paris a été, aujourd’hui, fort calme ; la Rente a coté 64 fr.60, au comptant.* * * Le Wall Street Journal, de New-York, d’hier, dit que des contrats militaires, comprenant la fabrication d’obus de haut calibre, pour une valeur approchant 60 millions de dollars sont sur le point d’être octroyé:, aux Etats-Unis.Ces contrats iront probablement, dit la nouvelle, aux usines qui ont actuellement des commandes en cours d’exécution.* * * A la réunion mensuelle régulière du Conseil d’administration de la Raton Manufacturing Company, de Sherbrooke, tenue en cette ville, hier.M.George-H.Smithers, de la maison Burnett and Co., agents de change, a été élu administrateur, en remplacement de M.George Hyde, décédé.LES GRAIMWi CHICAGO Cours fourni par la maison McDougall et Cowans : Cours Cours d’ouverture à midi Blé- Septembre.112 114 1-4 Déc.115 l-8i à 115 117 Maïs— Septembre., 74 3-4 75 1-2 Décembre.63 7-8 64 3-8 Avoine— Septembre.40 40 3-8 Décembre.41 7-8 42 1-4 -*- BOURSE DE MONTREAL C«nrs roarnii par la maisan rertler, Beauvais et Ci«.( membras de la Banrs* d« Montréal, ru* S 'François-Xavier.90.Mont* réal.LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 20.—L’état de situation hebdomadaire comparé de la Banque d’Angleterre fait ressortir les modifications oi-dessous : Réserve totale, dim.£2,418,000 Circulation, dim.28,000 Encaisse métallique, dim.2,446,235 Portefeuille et avances, dim.Compte des particuliers, dim.Compte du Trésor, aug.Réserve en billets, dim.Fonds publics, invariés.437,000 6.056.000 3,147,600 2.387.000 Le Manuel du Spéculateur cantient 1.renseignement.le.plu.intércant.sur le.valeur, speculative.L'édition de juillet sera bientôt prête à être distribuée.Pour en recevoir gratuitement nn exemplaire, il suffit de s’adresser A M.Paul de MARTIGNY an Bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co., Rua S.-Françoia-Xavier, Nos 84-98.’ELEPHO.N'E MAIN 4M0 Valeurs Ouv 1 Clôt.Valkurs OUT, j Clbt, Ames Hold.| 20 IdV Won.Tr Co 1 “ priv.bV/À 54^ Mnr.Tram rtimic.| lôo HH N or.Oliio.Brâ.T.L.XPl 5^ N JS S.A CL îiki 125 Can.Car.Ui 59 “ priv.J.82k;Ogllv.Mill.135 I 133 Can.Cein 64 “ priv.“ uriv.: ^4 93 Ont.St.Pro.is 1 Can.Cot.L 49 « Otl.L.,* !\.priv.Lenmati*.62 .Ca.C©np«r •• ••• Québec R?S3 ! 32K Can.Found.; ¦ •.orna.Woods Can.G.Elec ! - .115 frhawini*.U2 131/* Cm.Pacif.j 17fc% I/o Sherwin VV Can.Loco • 6pa.Rir.Oo ._ " Priv- pnv.Can.S.Lines **'V4 «t.Co ofC.5Ù, 54V Carnage F.45 priv.{ S7V Céda.Rapid 77^ l'or.Ky w))v io Co.M.4 Sm.•- - 36 | Crown Re> ¦ - - Tooke Dro Der.Un.KV U7)^ ii: l priv.I)oo> Bridge 219 21 i Tuck.Tob.•; 2i lomu.Co 9- i oui.r.pfd 9$ 93 | Twin City.| 1 om.S.Cor.53^4, 52;!,: Dom Park.• - inn.Ry Dom.T C .H0 H9 ’ 1 1021;; Goodw.Co [Ir.lS o.Am.priv., .! Commerce ! Hill.Collie.I >om inion, Moll.Mmr, -9.75 2d.2 b ilamilton- HI.Trac, pd Hcchelaza Laur.Coui.1H2 *30 Impérial.L.of VV’d C.Merchan ts " pnv : 120 1 Mol soi’, a.194 MacDo.Co.- U Montréal.230 Mack Cm.National- vc * Pnv | .INora-Scoti Mex.L.&P.• • - - Ottawo pnv! • Québec.M.& S.-P.: Royal 2N% pnv.- - Standard.M.L.H.Jtr 233’.: 232'//'Toronto.Mt.Cot.Llil Si 50 Union- 134 - priv.) 102^ 10-2 | -V'-' -?¦•’1 BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers.rue Saint-Fran- çois-Xavter Nos 95 et 97.Montréal.Valeur* ^uver* Midi ! Valeurs :Ouw Midi tare 1 tare J — Un énoncé de la ligne de conduite de la Cie Hudson 35,000 autres Hudson Super-Six Détroit, Mich., Juillet, 1916.Nous sommes en mesure d’annoncer aujourd’hui—- Que plus de dix-mille Hudson Super Six ont été jusqu’à présent livrées a leurs propriétaires.e n?,us avons, en quatre mois, au prix d’un travail énorme, quadruple notre rendement quotidien.Que nous avons en mains toutes les pièces et les matériaux vouius pour procéder à l’exécution d’une commande additionnelle de 20,000 Super-Six.La demande toujours croissante de la clientele nous a contraint de donner des commandes de matériaux pour 15,000 autres voitures.Il est donc entendu qu’au moins 35,000 autres Hudson Super-Six seront construites, semblables au modèle actuel.Nous en produisons actuellement 3,500 par mois.Pas de changement en perspective.Nous sommes d’opinion que nous aurons à faire une nouvelle annonce semblable dans un an d’ici.La création de la Super-Six représente une augmentation de force motrice de 80 pour cent.D’une petite Six légère commandée par 42 chevaux-vapeur, on en est arrivé à un moteur de 76 chevaux-vapeur.Et cela en supprimant tout simplement la vibration.Les Super-Six ont, dans maintes circonstances, déclassé toutes les autres.Sous le rapport de la vitesse, de la montée des pentes, de l’accélération du mouvement et de la résistance, elles ont accompli ce qu’on n’avait encore jamais vu.Pas un homme ne doute que la Super-Six ne tienne la tête parmi les automobiles.On n’en voit pas qui puisse la surpasser.Après huit mois d’expériences sur 10,000 voitures, notre corps d’ingénieurs n’a pas trouvé la moindre amélioration à apporter.La Super-Six restera donc ce qu’elle est.Et, grâce à nos brevets, elle maintiendra sa supériorité.Voyez les 10,000 Voyez les 10,000 Super-Six actuellement en circulation et demandez-vous si vous n’aimeriez pas en avoir une semblable.Tous ceux qui possèdent une de ces voitures sen- tent qu’ils ont la maîtrise de la route.Ils savent que dans n’importe quel genre d’exploit, leur auto a déjà déclassé toutes les rivales.Ils savent que son moteur est le plus souple qui ait jamais été construit et le plus puissant, pour sa grosseur.Ils savent que dans les promenades ordinaires, ils ne lui demandent jamais la moitié de sa capacité, ce qui signifie longue durée et économie.Ils savent que ce moteur s’est révélé d’une résistance illimitée, comme on n’en avait jamais vu antérieurement et qu’ils peuvent donc compter, pour de longues années à venir, sur les mêmes services qu’il leur rend actuellement.„ Voyez quelques-unes de ces voitures, causez avec leurs propriétaires, puis demandez-vous s’il y a une belle voiture qui leur puisse être comparée.135 par jour actuellement Des milliers d’hommes, au cours de ces derniers mois, ont été contraints de se procurer des voitures de qualité secondaire.La plupart, croyons-nous, le regrettent maintenant, et regretteront toujours de n’avoir pas attendu.Ces temps sont passés.Nous expédions acuelle-ment 135 Super-Six par jour.HUDSON MOTOR CAR COMPANY, Xi Détroit, Midi.'M'W HUDSON SUPER SIX 7 LEGARE GADBOIS AUTOMOBILE Limitée MONTREAL Bureau principal 180 rue Amherst Tél.Est 6012 Succursale de la partie ouest 471 Place Phillips, Tél.Uptown 8127/ P.T.LEGARE, LIMITEE, Québec.AllisCh.or.Alli, Ch.pr.ÀmsAir Br.Am.B.Sug.Ain.Can Am.CarHo.Am.Loco.Am.Smelt Am.S.Fou.Aaacon.M.Atch.aon Bald Loco.Balt.aOhio Beth.Steel.Brook! Ru.Can.Pacif.Cent.Leath Colo.F.*I.Corn Prod.Cruci.Steel Eriepr.Nol Priepr.No2 Erie Ordin.Gr.Nor.Or.i.!rn*p.Copt, 72K 723Jlnt.Rm.fr • •* - • JLehighVal.Mmx.Moto.6044 Mcx.Petro.15% i 68V Mi*s.Pacif.Na:.Lead N-Y N.H.N orth.Pac 11IV SO^lPeonijylva.57 I’re*H.st.C 4 TU i'k Reading ra?b S9V, Repubii.Ir.t4>.Roc.Isl.or, 20 w.Rubb.U.S.5.SW 1 South.Par.«n* 54 Sout.Rail.ay.44 St.Paul 'n "ài% "il Third Ave.Union Pac.U.S.Ste.or, U.S.Steelp «Hi 3% UtahCoppe Weetingnou 7ÔR 5ù Shut tuck Ar 13?% to 76% 56 47 BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-François-Xavier, No Montréal.MINES DE COBALT De- Offre.mande.Adanac «• •• .• Hatley.Beaver .• .i ” aussi pour le punir, dit-elle.Elle n’a pas semblé émue aux quartiers généraux de la police, ni au bureau du coroner.Elle a été écrouée à la prison des Tombs en attendant l'enquête.CAUSE COMPLIQUEE PAR UN .DEFUNT Un M.Desparis a présenté, ce matin, en Cour de pratique, une requête en annulation d’un bref de capias qui a été émis contre lui, il y a quelques mois, à la suite de ia vente de son commerce.La cause qui date de près d’un an, a déjà franchi plusieurs étapes toutes aussi intéressantes les unes que les autres.L’épouse du demandeur avait demandé, au mois d’avril 1915, une séparation de corps qui lui fut accordée, ainsi qu’une pension mensuelle de '¥25.M.Desparis transporta, dans l’intervalle, son commerce entre les mains d’une de ses servanles, Madame Atlas Deguire.Sur ees entrefaites, Me Internoseia, l’avocat de Mme Desparis, poursuivit M.Desparis au sujet de celte vente.Interrogée durant le procès, Madame Deguire déclara qu’elle avait acheté le magasin de M.Desparis avec l’argent de la police d'assurance qui lui avait été remise, à la mort de son mari.Mais il advint qu’au cours du témoignage, M.Deguire fit son apparition et prouva abondamment qu’il était bien vivant.A la suite de celte apparition, M.Desparis fut coffré et il a demandé, ce matin, à être remis en liberté.Le demandeur affirme qu’il a conclu le contrat de vente de bonne foi et sans aucune inlention frauduleuse.ILS SONT MUS PARLA PEUR SI LES RUSSES FONT TANT DE PRISONNIERS AUTRICHIENS, C’EST QUE CEUX-CI ONT PEUR DE LA CAVALERIE COSAQUE, DIT UN CORRESPONDANT MILITAIRE.Londres, 20.— (Câblogramme au New-York Times”).— Dans une dépêche en date du 16, au “Times” de Londres, un correspondant militaire décrit la dernière victoire russe, au cours de laquelle l’armée du général Sakharoff a pris 13,000 prisonniers et s’est avancée sept milles le long de la rivière Lipa."J’atleignis, écrit-il, les quartiers-généraux du corps d’armée sibérien vers minuit le 15 juillet ; les batteries labouraient alors avec violence les positions allemandes.Dix larges breches avaient été f;d-tes dans les retranchement* de fils de fer barbelés.“De bonne heure, le lendemain, je me rendis sur le champ de bataille.Les premières attaques d’infanterie avaient déjà emporté d’assaut les premières lignes des !ran-ebées ennemies.Des millieis de prisonniers étaient tombés entre nos mains et déjà l’ennemi opérait un rapide mouvement de retraite."Le commandant qui m’accompagnait se plaça sur une petite colline, d’où il pouvait surveiller les operations sur une étendue de plusieurs milles.Partout l’on apercevait nos troupes dévallant les routes à toute vitesse à la poursuite des armées autrichiennes, que protégeait bien inefficacement une rangée de batteries de campagne dissimulées à l'arrière de leurs lignes."En face de nous, séparées par un ruisseau, s’étendaient les lignes autrichiennes abandonnées; une division du génie travaillait avec une ardeur fébrile, sous les coups de l'artillerie qui décimait leurs rangs, a construire un pont pour permettre le passage de l’artillerie russe, qui lancée à la poursuite des Autrichiens, achèverait leur défaite.“L’infanterie avail forcé le oas-sage, dès les trois heures du matin, et l’extrémité du pont détruit laissait entrevoir les scenes de carnage qui avaient accompagné cette terrible lutte corps à corps.Des cadavres et des blessés s’entassaient les uns sur les autres, sans qu’on puisse se porter à leur secours.Des ambulances allemandes ramassaient de l'autre côté, leurs blessés, dont la plupart avaient été frappés par leur propre artillerie qui ouvrit un feu terrible sur le^ pont afin de le détruire et d’empêcher sa reconstruction.C’est la scène la plus meurtrière que je n’ai encore vue.“Je fis la rencontre d’une cinquantaine de prisonniers allemands.Tous étaient animés du plus bel enthousiasme sur le succès définitif des armées allemandes ; ils rirent lorsque je leur parlai des succès anglais sur le front occidental, car ils n’en croient absolument rien.“Peut-être, s’est écrié un officier, les Anglais ont pris un mille de nos lignes, mais nous ne serons point lents à les repousser demain!” Ils parlent avec éloge de l’ardeur des troupes françaises devant Verdun et dans la Somme."Mon impression c’est que les Au-, trichiens refusent de se battre et se i rendent en bloc afin d’éviter d’être hachés par la redoutable cavalerie cosaque qui opère des randonnées fameuses dans les régions envahies.C’est ce qui explique le grand nom-bra de prisonniers tombés au pouvoir des Russes.L’enthousiasme des officiers autrichiens s’est grandement apaisé depuis la ruée russe; ils mettent bas les armes, aux secteurs les plus menacés, sans coup férir.” - ZEPPELIN ABATTU PAR LES RUSSES Londres, 20.— Une dépêche du Central News commentant les rapports reçus à Cologne, de la Haye, dit, que le zeppelin qui a récemment survolé Riga, a été frappé à plusieurs reprises par les fusils anti-aériens russes et a été abattu près de Tukum.La plus grande partie de l’équipage a été sauvé et les ingénieurs allemand:) ont sauvé les moteurs et autres machineries.Londres, 20.— On croit, d’après une dépêche de VExchctnge Telegraph que deux cents pêcheurs ont perdu la vie dans un mousson près des côtes de Colomba, Ceylan.Plusieurs iialeaux pêcheurs ont été pris dans la tempête et une centaine n’est pas encore revenue.QUARANTIEME ANNIVERSAIRE DES ARTISANS CETTE SOCIETE DE SECOURS MUTUELS ORGANISE UN GRAND FESTIVAL AU PARC SOHMER, POUR LES DERNIERS JOURS D’AOUT.— SES PROGRES.La société des Artisans canadiens-j français qui, en 1877, comptait quin-; ze membres en tout, en compte' maintenant plus de 43,000, et le sur-| plus de l’année qui était alors de.$37.00 atteint aujourd'hui $372,-233.28.En quarante ans, cette socié-i té a payé plus de $6,200,000 en bé-i néfices, ce qui la classe parmi lesj sociétés mutuelles les plus solides et les plus recommandables de l'Amé-rique.Et, c’est dans le but de célébrer dignement le quarantième anniver-' saire de la fondation de cette société qu’il y aura au parc Sohmer, pen-1 dant la semaine du 28 août au 2 septembre, un grand festival dont les bénéfices iront aux caisses locales; des succursales de Montréal et de la ! banlieue.L’idée de ce festival est due à l’initiative du dévoué président général, M.Rodolphe Bédard, et rien ne sera négligé pour en faire le plus grand succès possible.Des comités d’organisation ont été formés; ils sont dès maintenant à l’oeuvre et tout fait prévoir que ces grandes fêtes qui attireront des milliers de! personnes au parc Sohmer, marque-1 ront l’une des principales étapes’ d’une marche sans cesse ascendante) vers un idéal de confraternité, dei bien-être et de patriotisme.Au mois d’août 1891, la société des Artisans eut un festival au parc Sohmer.Ces fêtes d’il y a vingt-cinq ans obtin-'rent un vif succès, mais à cette époque les Artisans étaient loin d’être aussi puissants et un grand nombre de succursales, tant au Canada qu’aux Etats-Unis, n’avaient pas encore été fondées.Le festival de cette année rappellera d’une manière encore plus grandiose ces jours heureux, de même qu’il remettra en mémoire les noms de ceux qui se sont dévoués pour le progrès de cette association de secouis mutuel.Leurs noms ainsi que des détails historiques seront consignés dans un superbe programme-souvenir qui sera distribué gratuitement à la porte.(Communiqué).DUPUIS FRERES.Limitât.minus FREliES.I.mitéa ASSEMBLEE DES CONTRIBUABLES Une importante assemblée des contribuables de la Commission scolaire de Saint-Grégoire le Thaumaturge aura lieu vendredi le 21 juillet , à 8 heures du soir, à la salle jDéziel, 626-est, rue Parc Lafontaine.Avis aux intéressés.Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez-vousT PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour de Circuit No 7472—Morris Bloom demandeur, vs.Les Héritiers de feu Wm Bloom, défendeurs.Le 29me jour de juillet 1916 à 10 heures de l’avant-midi, à la pince d’affaires des dits héritiers, défen-* deurs, au No Cl rue Rivard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de jus-des tioe les biens et effets dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en effets d’épiceries, etc.Conditions : argnt comptant.OVILA DESROCHES, H.SC.S.Montréa i ,^20Ju illetJ916.I PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- •’ : real, Cour Supérieure No 628—J.A.H.Hé-.¦ bert, demandeur, vs.L.A.Krighaum, dé-| fendeur.Le 31me jour de juillet 1910 à dix I 1 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires ; du dit demandeur, au No 35 rue S.-Jacques j < en la cité de Montréal, seront vendus pari autorité de justice les biens et effets du ] dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en 101 actions de la valeur de $100.00 chacune, toutes payées dans le Fonds Capital de la Financial Underwriters Limited.Conditions : argent comptant.J.S.LA VERY, H.C.S.Montréal, 20 juillet 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 7890—L.A.Lamarche, demandeur, vs.William Cham-poux, défendeur.Le 29me jour de juillet 1Ü16 0 dix heures de l’avant-midi, à la ! place d'affaires du dit défendeur, au No 106 rue Hadley en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette eau- j se, consistant en chapeaux, fixtures, etc.Conditions : argent comptant.J.A.BIS-SONNETTE, H.C.S.Montréal, 20 juillet 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-J réal, Cour Supérieure No 3204—Ed.Cavanagh demandeur, vs.Thos.Dwyer, défendeur.Le 29me jour de juillet 1910 à deux heures de , l’après-midi, à In place d’affaires du dit dé- ! endeur, au No 501 rue Des Seigneurs en la ) cité de Montréal, seront vendus par outori- j té de justice les biens et effets du dit dé-11 fendeur, saisis en cette cause, consistant en ; | harnais, chevaux, etc.Conditions : argent j comptant.E.AUMAIS, H.C.S.Montréal, 19 juillet 1916.‘ NOTBE EPICERIE VOUS AIDE AME LE COUT DE LA VIE Cesprix pourvendredi et samedi TELEPHONE EST 4510.Beurre de crémerie des Cantons d( l’Est, 1b.Gros pruneaux Trais, 2 Ibs., , .Thé vert Japon, 1b.Thé vert Jupon, 1b.Thé noir Indien, 1b.Thé noir spécial, 1b.Farine marque Regai, sac 7 ibs.Sac de 24 ibs.Poivre blanc, il».Vinaigre blanc, 2 bouteilles ., .Vinaigre Malt, grosse bout.Raisin épépiné, 2 paquets.32Vt 25 • 25 32 32 39 29 • 98 •29 23 • 18 25 Corinthe nettoyé, paquet.17 Raisin Muscatel, 2 Ibs.25 Flocon de maïs Quaker ou Krln- kle, 3 paquets.21 Café préparé de Perneil & Pan- ter, grosse bouteille.29 Mayonnaise Royal, grosse bout.-50 Fécule de riz Morton, 2 paquets .25 Fécules de pommes de terre Morton, 2 paquets.25 Marinades Paragon, bout, de 40 oz.pour.’ .;• *25 Fèves nu lard Clark, la boîte, pour 09.12* 15 et.17 Farine Qgllvie, sac de 7 Mvre» 29C Sac de 24 livres.9g Sac de 98 livres.3 85 Baril de 198 livres.7*85 Fèves Lima, 2 Ibs.25 Fèves blanches, 3 H)S.29 Pois jaunes pour bouillir, 4 Ibs.27 Blanc-manger Foster Clark, 8 paquets .28 Poudre à flan Foster Clark, 3 paquets.28 Lait en poudre Klim, boîte, .10.25 tahl Sel de Je Îiaquets.25 1-0 pour 1 ' ' le, 2 gros sacs crème & la glace, livre Café Mocha et Java, la livre .Café Geo.Washington, ]a boîte, •Il paquets Café Golden Santos, la • 35.-en et Chili de Snidcr, bout.40 .95 25 Sauce Cnil Sauce aux tomates Clark, la bouteille, 15.-20 et.23 Pèches pour tartes, 2 grosses boîtes .25 Orangeade ou limonade, 8 bouteilles .25 Jus de limon Rose, 3 bouteilles .25 Gadellcs rouges dans le sirop épais, 2 boîtes.25 Rhubarbe dans le sirop épais, 2 boîtes.25 Pèches ou pommes évajorées, 2 ibs.25 Abricots secs, 1b.17 Olives Queen Lunch,bouteilles, .15c.25.30 ^.35 Crème Marshmollow, 2 boîtes .25 Mayonnaise Yacht Club, bouteil- les, .15 et.40 VENDREDI MATIN de 8.30 à 10.30 heures a.m.Riz Patna.Régulier .08 la OC Ibs., i> ibs.pour.«CO Fèves au lard, avec sauce aux tomates, grosse boite.Rég.4 A .15, 2 bottes pour .• I w Avec commande Remèdes brevetés en articles de toilette EAU DE RIGA la bouteille .15 2 bouteilles.27 PATE A DENTS “SOZO-DONT.” Régulier .25, pour .20 SAVON DE CASTILLE 1 1b.Régulier .15, 3 Ibs., pour .33 SAVON A LA GLYCERINE “TAYLOR”, morceau de .15.Spécial, 3 pour.30 SAVON DE TOILETTE.Régulier .03 le morceau.Spécial, la douzaine.EAU DE FLORIDE “TAYLOR”.Régulier .50, pour POUDRE DE TALC, pour le bain.Régulier .25 pour .VASELINE.Régulier .10, pour .07 EPONGES, de .05 et .10.Spécial, 2 pour.05 PEROXYDE, 1 livre.Régulier .50, pour.39 BOLDINE HOUDE.Régulier 1.00, pour.85 ACIDE BORIQUE, .05, .10 et .25 SEL EPSOM .05 «««__.CORING.Régulier .15, pour .10 BAY RUM.Régulier .19 pour .15 PATE A DENTS “TAYLOR”.Régulier ,25 pour .19 Au rez-de-chaussée 25 .35 .15 Raisin sans noyaux, gros paquet Figues de table, paquet.Pâté de poisson, 3 boites.Tomates Victoria, botte.Harengs Morton dans l’huile, boite Roeuf salé Clark, boite.Gelée â lu langue, 1-00 ft .15 15 25 10 18 ¦ 35 25 .42 Lait Malté de Ilorllck, boîte de .00 pour.Boîte de 1.00 pour.84 Boeuf salé haché de Clark, boite .15 .77 Veau, jambon et langue de veau jambon et boite.15 Pois belges moyens, 2 bottes.25 Pois Lnflnndre surextra fins.Régulier .25 pour.19 Pois français Malines, botte.20 Farine à patisserie Gold Seal, de 24 Ibs.Crème de blé, 6 Ibs.25 Blé roulé, 6 Ibs.25 Avoine blanche roulée, paquet de 0 Ibs.35 Farine préparée Brodle, paquet de fl Ibs.35 Framboises dans le sirop épais.Régulier .22 la boîte, pour .15 Sucre à glacer à fruits ou en morceaux, 8 Ibs.29 Biscuits assortis, 3 Ibs.29 Biscuits gingembre, 8 Ibs.25 Sardines Brunswick, 0 boîtes .27 Sardines Norvège, 2 boîtes.25 SPECIAUX DU JEUDI SOIR PAR TELEPHONE de 6 à 10 heures p.m.Phone Est 4510 Amidon (Corn Starch).Régulier .08, 4 paq.pour .19 Moutarde préparée.Régulier .12(6, 8 bouteilles, .25 Avec commande pour Paris Pâté, 3 boîtes.28 Noix Grenoble étalées.Régulier OÀ .45 pour.«Ow Gros citrons juteux, la doz.21 Oranges Navel, la doz.30 40 Sirop d’érable pur, boîte.1-10 Grosses bananes, la doz.20 Sucre d’érable pur, 1b.15 Poires et pêches dans le sirop épais, 2 boîtes.25 Lièvre bouilli, boite.25 Poulet, boite 1 1b.35 Dindes, grosse boîte.49 Cia visses fraîches (clams), 2 boîtes .25 Poudre à pâte Magic, boîte 1 1b.21 Boîte de 2% Ibs.47 Vente à réduction de biscuits importés de Huntley & Palmer, Crawford ou McVitee & Price.Réduction de .05 par livre, sur tout rassortiment.Olives dans la moutarde, jarre.Olives farcies, bout.1 5 et .25 Remplissage au citron pour tartes, 3 boites.Avoine roulée Quaker, paq.°'T 23 SPECIAUX POUR VENDREDI ET SAMEDI TOUTE LA JOUR! E JelI-0 pour crème à la gla- OQ ce.Rég.15 le paq.2 pour «CO Grande chaudière biscuits pC soda, pour.¦£¦5# Gelée de table Jell-O, paquet de .10.Spéc.4 paq.Avec commande .30 8 25 23 25 Nettoyeur Babbit, fl boîtes Poudre à balayer grosse boîte Mine h poêle Nixcy ou Zebra, boîtes.Silvo pour nettoyer la coutellerie et l’argenterie, boîte de.10, p.Boîte de .25 pour.Cirage à chaussures Nugggt ou 2 dans 1, 8 boites.25 (AU SOUS-SOL) Vb Blé fllamenté, 2 paquets.Force ou Grape-Nuts, 2 paquets Post Toasties, 3 paquets.Riz Patna, 4 Ibs.Riz Siam, 5 Ibs.Macaroni, vermicelle ou spaghetti, 3 paquets.25 Beurre de pistache, la livre M 28 • 27 •27 Chaudière de 5 livres .25 Alphabets ou coquilles, 8 paquets t.50 Saumon Rose, 2 boîtes ., .21 Saumon rouge, boite.19 Saumon Feuille de Trèfle, boîte .25 Groseilles dans le sirop épais, 2 bottes.25 Sucre granulé, sac de coton de 10 Ibs.Un sac & chaque client Jus do raisin Welsh ou Red Wing bouteilles, .10, .25 et.45 Jus de limon, bouteilles, 35 *** ’65 Huile d’olive marque Alp.Puget,, £*A boîte 1 chopîne .«VW Boîte 1 pinte.J.10 Boîte % gallon.2 00 Boîte i gallon.3-90 Cacao Fry, boîte % 1b.23 Cacao Cowans, boîte V6 1b.23 Chocolat Baker “L’Ami de la Cuisinière**, morceau .83 Confitures Whittaker ou Elle, Jarre de 1 1b.Marmelade pure d’orange, d’Upton, chaudière.15 10 23 fiO 25 10 25 50 Mélasse, boite.Lait évaporé, botte .Café préparé Reindeer, hotte .Snow Mellow, botte ,.25 fl Raisin de table (Royal Cluster), paquet de 1 1b.25 Prunes de Californie, la doz.15 Gros melon d’eau, chacun.fiO Confitures IJndner, chaudière de B Ibs.50 VENDREDI de 2 à 4 heures p.m.Macaroni, vermicelle ou Spaghet-‘Dupuis Frè- .26 tl, marque res”, quatre paquets Avoine blanche roulée, “Quaker.” Régulier .26 le paquet, .20 pour SPECIAUX DU JEUDI SOIR, PAR TEEPHONE, 6 A 10 HEURES P.M.Fromage canadien, doux et O O fort, la livre pour .«fcw Graisse pure, chaudière de trois livre pour .Oeufs frais, la douzaine .33'/* 25 25 23 28 50 Pols Victoria, 3 boîtes.Maïs sucré, 8 boîtes.Essences, saveurs assorties, bouteilles de .in, 3 bout.Sirop Karo, boîte 2 Ibs.17 Homard nouveau, empaquetage boîte de ya 1b.Boîte de une 1b.Savon Comfort ou Sunny Monday, six morceaux.25 Savon Lifebuoy ou Sun Light, six morceaux pour.25 Savon Naptha, six morceaux.25 Savon Barsalou, quatre morceaux .25 Soda A laver, cinq Ibs.1Q Old Dutch ou Polly Prim, trois boîtes .25 Lux, trois paquets.25 Empois chinois, trois paquets .-27 Empois blanc, trois livres.25 Poudre Barsalou ou Penrline, cinq paquets.23 Poudre A laver Babbit (1776)* SIX paquets.25 Chlorure de chaux, boîte.10 Amoniaque, six paquets.25 Bleu à laver, six morctaux.05 Le Marché Dupuis vous épargne de l'argent .18 .88 Beurre de crémerie, la livre .32^4 Graisse composée, chaudière de 8 livres.-47 Fromage d’Oka, la livre .35 Epaule de porc frais, lu livre .19, Epaule de boeuf, complète, la 1b.15 Fesse de veau complète, la 1b.20 Longe de porc frais, la 1b.24 Quartier de devant, veau, la 1b.12% Epaule de veau, la 1b.16 Coeur de boeuf, la 1b.08 Poitrine de boeuf, la 1b.-12% ct Steak de ronde, la 1b.23 Rôti de boeuf, la 1b.T* Rôti de boeuf (filet), la 1b.* .25 Jambon Spécial, la lb.20 Bacon Spécial, tranché, la lb 32 Jambon cuit, la lb.le: magasin du rezurle: 447‘449 Rue Ste-Catherine Est, coins St-André et St-Christophe.I.9.Dupuis.Président.Eug.Dupuis.Vice-Président.A * Ougal.Directeur-Gérant Agneau, quartier de devant, la lb.20 Longe, la lb.25 Fesse, la lb.28 Patates blanches, extra, le quart .20 Patates nouvelles, le quart.33 (AU SOUS-SOL).DUPUIS FRERES, Limitée.DUPUIS FRERES.Limitée.FEUILLETON DU "DEVOIR* LES ESPERANCES l>—par MATHILDE ALANIC / 45 (Suite) Mais Jéjviçux rimailleur se hâtait Je le réconforter, affirmant que ce silence était bon signe, au contraire; que, si Irène n’osait parler de l’absent, c’est qu’elle craignait, sans 'dpute, de se trahir.Il la connaissait, la diablesse de fillette 1 Elle était bien trop fiére pour montrer si facilement le fond de son soeur! El Gârdays, sans oser trop y ' croire, buvait, néanmoins, ces paroles encourageantes.Malgré l’égoïsme naturel aux amants, le journaliste remarquait, ) avec une.affectueuse compassion, combien la décrépitude de son vieil ami s’accentuait de semaine en semaine.Les prunelles noires gardaient tout leur feu sous leur broussaille de sourcils blancs, l’esprit conservait tout son mordant et toute son activité; mais la frète enveloppe de l’âme vaillante s’amincissait un peu chaque jour, transparente, si frêle qu’un souffle de vertt l’eût renversée.Le père Castagne, toujours intéressé aux meilleures choses de ce inonde, parlait, maintenant, fréquemment de l’au-delà, — comme un voyageur, curieux du beau pays dont il aborde la frontière.Et Gar-days ne pouvait, Sans émotion, l'entendre formuler l’axiome consolant où le vieillard résumait sa philoso- phie du bonheur: “Espérer de la vie par l’amour, espérer de la mort par la foi.” Au retour d’une courte fugue de trente-six heures à Paris, Lucien eut l’affliction — sans grande surprise — de trouver, à son logis, la | carte de M.Berthillier, portant un •rapide crayonnage: “Si vous voulez revoir vivant no-| tre excellent ami, monsieur, hâtez-i vous!” Le message avait été déposé le j soir de la veille.Sans prendre le temps de secouer la poussière du voyage, Gardays accourut à la maison que la mort lui rouvrait.Le regret amer des choses à jamais abolies étreignit le coeur >du poète, tandis qu’il montait l’esc!-tier, où ne vibrait plus la voix chevrotante dont l’écho parvenait, jadis, jusqu’au vestibule.Tant de fois, Lucien avait gravi ces marches avec une impression joyeuse, devancé par son imagination, souriant d’avance à la vision toute proche.! Ce sentiment de la fragilité et du néant humains l’accablait, lorsqu'il arriva sur le palier où se lisait toujours l'enseigne : Pierre Castagne, relieur., Avant qu’il eût touché le bouton, la porte s’ouvrit.M.de Ghaveigne sortait.Ses yeux gris voilés d’un brouillard, l’antiquaire serra ta main du journaliste, et d’un geste brusque, montrant l’intérieur de ta mansarde : —C’est presque fini.Il meurt comme il a vécu: bravement.Et, se tournant d’une pièce, il descendit.Lucien, le pas incertain, ta vue trouble, traversa la petite antichambre et pénétra dans l’atelier.Dans le coin masqué, d’ordinaire, par un paravent, il entrevit confusément un groupe de femmes au pied du petit lit de fer.Mme Berthillier, les yeux rouges, répondait en sourdine à une religieuse qui récitait les prières des agonisants, et la mère Honoré, la vieille brocheuse sourde, écroulée sur ses talons, la tête couverte de son tablier, sanglotait à fendre l’âme.Au chevet, dans la ruelle, où, parmi les images et les gravures, brillait un beau Christ d'ivoire, Irène se penchait, offrant son visage cher aux regards presque éteints de son vieil ami, et maintenant un flacon d’éther sous les narines du moribond.Concentrée dans sa tâche de sollicitude, elle ne pleurait pis; niais la tension de ses trails, le ^tremblement de ses lèvres, révélaient l’effort qu’elle s’imposait.dans sa volonté de rester utile jusqu’au bout.Elle ne prit pas garde à l’arrivée de Gardays.Mme Berthillier répondit, d’un signe contristé, aa salut muet du journaliste, qui resta debout, tète découverte.Après un instant, la femme du secrétaire, se soulevant sur un genou, dit tout bas à Lucien :’ —Ah! monsieur! Songez qu’il est tombé dans la rue, hier.On l’a rapporté ici.Irène ne l’a pas quitté; mais Angèle est trop nerveuse, je lui ai interdit de venir.Il vous a demandé plusieurs fois.—J’arrive de Paris, je sors du train.Je suis désolé d’arriver si tard, murmura le jeune homme.—Peut-être vous yeconnaîtrait-il?Prenez sa main et appclez-le.Machinal, intimement remué, Gardays obéit.11 toucha les doigts crispés sur le drap, et, s’inclinant vers l’oreille du moribond, pronon-ça à voix haute, en détachant les syllabes, comme s’il voulait se faire entendre de quelqu’un déjà dans l’éloignement : —Monsieur Castagne, c’est moi, Gardays;, votre ami.Irène tressaillit, se redressa et attendit en silence.Un frémissement passa sur ia figure déjà rigide.Les doigts glacés eurent une velléité de pression; les lèvres entr’ouvertes s’efforcèrent de scander le souffle pour balbutier: —Es.pé.Une fois de plus, l’esprit domptait la matière.Il y eut encore une courte lutte.Pui.s, la contraction de la suprême angoisse se détendit dans un sourire paisible et funèbre.Les femmes se prosternèrent avec des prières et des sanglots nerveux.Irène, saisie, se rejeta d’abord en arrière, dans la terreur irrésistible de la mort, si près d’elle.Elle considéra avec effarement le visage familier, radieux, maintenant, d'une sérénité auguste, dans le nimbe des cheveux blancs.Mais, comme la religieuse avançait la main pour abaisser les paupières du trépassé, la jeune fille se ressaisit et, frissonnante, accomplit elle-même le pieux office.Sur le front de marbre, elle posa un baiser d’adieu.Elle joignit les mains pour prier, des pleurs jaillirent sur ses joues, elle se sentit faiblir sous une peine infinie.Alors, dans cette détresse, eile chercha, instinctivement, une consolation ou un secours.Ses veux rencontrèrent d’autres yeux, attachés sur elle avec une tendresse navrée.Et, communiant dans la même douleur devant ce lit mortuaire, iés deux que le vieil ami rêvait de rapprocher se comprirent enfin, à travers la brume des larmes.XXI M.Leprat-Grallon bondit du train avec la prestesse d'une balie, frappée par une raquette.Il traversa la gare de cette allure emportée, son nez belliqueux projeté en avant.Le soleil chauffait à blanc les trottoirs, mais l’architecte marchait droit à son but, sans choisir l’ombre.Des idées qui se choquaient en tumulte dans sa têie, pas une qui ne fût agaçante, contrariante, harcelante.M.Leprat venait de passer le dimanche à ia station thermale où Mme Leprat soignait son foie et exhibait sa fille.Les petits chevaux avaient été néfastes à M.Leprat : première cause d’humeur, engendrant une foule de calculs désagréables.L’installation de ees dames et de Frédéric dans l'hôtel le plus luxueux, d'autre part, les toilettes et le voyage à Trotiville de Mme Marcellin, modiste de grand talent, entraînaient de gros frais, aggravés par une déveine persistante au baccarat.Aussi, depui»; quelques mois, M.Leprat etait-il obligé de recourir à la complaisance d’un philanthrope, n’exigeaœt que 25 pour 100 de bénéfices sur ses avances.J .______ A SUIVIE 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 20 JUILLET 1916 VOL.VII.— No 169 Le temps qu’il fera Très chaud, orafcs locaux, ce aolf •u demain.Chiffres fournis par H.de Meslè, gérant de Hearn et Harrison, 332-oueit rue Notre-Dame.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .#7 Même date l'an dernier .78 Aujourd’hui minimum .• « .73 Même date l'an dernier .53 BAROMETRE : 8h.a.m., 29.91; llh.a.m., 29.90; Ih.p.m., 29.89.DEMAIN, VENDREDI.21 JUILLET Ste.-Praxède.vierge.Lever du soleil : 4 heures 33.Coucher du soleil : 7 heures S7.Lever de la lune : 10 heures 34.Coucher de la lune : S.21.Nouvelle lune, le 29.à 9h.21m.du soir.UN TRANSPORT D’UNE PARTIE DES DETTES LE MANITOBA, LA SASKATCHEWAN ET WINNIPEG VEULENT TRANSPORTER DE LONDRES A NEW-YORK LA PLUS GRANDE PARTIE DE LEURS DETTES.Toronto, 20.— Le “Monetary Times” dit : Les cercles financiers ont été fort intéressai par le plan conçu par la ville de Winnipeg et par la province du Manitoba, et qui comporte le transfert -d’une grande partie (te leurs dettes de Londres à New-York.La maison J, P.Morgan qui est chargée de cette transaction, nous a informés, la semaine dernière, que les derniers détails n’ont pas enco”c été arrêtés.Depuis la semaine dernière, on a pris des mesures préliminaires pour en agir de même à l’égard des valeurs de la Saskatchewan.Le Manitoba, la Saskatchewan et la ville de Winnipeg ont contracté dans le Rovaume-Uni une dette totale de $58,000,000 dont on espère racheter au moins 33 millions, en plaçant cette somme à New-York.On peut définir la situation comme suit: Débiteur Dette à Somme mini-Londres mum qui sera replacée à N.-York.Manitoba .$16,000,000 $10,000,000 Saskatchewan .0,000,000 6,000,000 Winnipeg.33.000,000 20,000,000 COLLISION SUR LE S.-LAURENT LA GUERKJB UN CHARBONNIER FRAPPE LE CABOTIER “ L’ETOILE ", EN FACE DE PORTNEUF.— LE CA-PITAINE SE FRACTURE LE BRAS.— LES PASSAGERS ET L’EQUIPAGE SONT SAUFS.Total.¥85,000,000 836,000,000 II se peut que le rachat -de la det-i te, soit encore plu'.i considérable.Depuis le commencement des négociations, depuis 2 mois, les reprè-j Sentants de la firme Morgan à Lin-j dres ont consulté les fonctionnaires^ de l’échiquier anglais, et il en est résulté que les obligations du Ma-! nitoba, de la Saskatchewan et dej Winnipeg sont inscrites sur la iis-! te -des valeurs mobilisées par la! trésorerie anglaise.On ne prendra j probablement pas de décision rela-j tivernept à la pénalité appliquée enj pareil cas aux détenteurs de valeurs qui ne s’en débarrassent pas sur l’ordre de l’échiquier, avant de vei • si les obligations «seront rapidement remises.La dette brute sera ainsi diminuée de 15 p.c., mais ce n’est pas la considération primordiale.L’objectif principal, c’est de fournir des fonds à l’echiquier anglais à New-York, et lui aider à maintenir le cours -de la livre sterling .-.ur le marché.D’autres provinces seront peut-être parties à cet arrangement.-—9- LE RAPPORT MEREDITH-DÜFF EST RIDIGE Ottawa, 20.—Le gouvernement recevra, aujourd’hui ou demain, le rapport de la commission Meredith-Dulî qui a enquêté sur les accusations^ portées en Chambre, par M.G.W.K y te, relativement aux fusées d'obus.Les commissaires l’ont si$né, ce matin, et on l’a envoyé im-r.iediatement chez l’imprimeur du roi, pour que le document soit mis en brochure.Quand il l’aura entre les mains, ie gouvernement fixera la date de la publication, qu'i! ne différera pas longtemps, croit-on.-.-«r .ENQUETE SUR LA MORT DE SKEFFINGTON Londres, 20.—M.Asquith a promis aujourd'hui, en Chambre, que dès que l’on* pourra prendre des mesures à cet égard, on fera une enquête publique sur la mort de M.Skeffing-ton, directeur de l’“ Irish Citizen ”, mis à mort par un officier anglais, à l’insu des autorités militaires.-*- RUSSES ARRETES A VILLE-MARIE Le sous-chef Lapointe, de la police provinciale a reçu, ce matin, un télégramme de Ville-Marie, du détective Akin, qui est actuellement à la recherche des bandits qui ont fait sauter la banque de Ville-Marie.Le détective Akin vient de faire la capture de deux Russes qui sont supposés faire partie de la bande.Iis se cachaient dans les bois, à 18 milles de Hailevbury.-•- VIOLENTE TEMPETE AUX CHUTES SHAWINIGAN Chutes Shawinigan, 20.—Une violente tempèie de vent et de pluie, accompagnée de tonnerre, s’est déchaînée sur la ville, hier après-midi, causant des dommages considéra-fcies.Plusieurs maisons ont été frappées par la foudre, entre autres la Cie Northern Ammunition, qui a subi les plus grands dégâts.Un de ses deux édifices d’énergie électrique, situés près des usines de la Cîe Shawinigan Power, a été frappé par la foudre, et plusieurs généra, leurs ont été mis hors de service.La résidence de l’ex-maire Frigot a été incendiée par la foudre, mais les flammes n'ont pu causer de grands ravages.Plusieurs maisons el nies granges ont été également endommagées._ , (De notre correspondant) Québec, 20 — Une collision s’est produite hier soir sur le fleuve, à la Pointe Platon, en face de Port-neuf.Un charbonnier de la ligne Black Diamond, le “Hochelaga”, qui descendait de Montréal, a frappé, vers !) heures 30, le cabotier “Etoile”, qui faisait le service entre Québec et les paroisses des comtés de Lotbinière et Portneuf, et à bord duquel se trouvaient un grand nombre de passagers, la plupart de Des-chambault et du Cap-Rouge.Un autre charbonnier.Je “Rose Castle", suivait I”‘Hochelaga’’, et c’est sans doute la présence de trois navires à peu de distance l’un de l’autre, dans cette partie étroite du chenal, jointe à la brume enveloppant le fleuve à ce moment, qui induisit les navigateurs eu erreur en leur faisant confondre les lumières.L’“Etoile” fut frappé de flanc avec grande violence ; le bruit du choc fut entendu sur les deux rives.Le capitaine Boisvert, après avoir chercher à éviter la collision et voyant que son navire allait sombrer, donna ordre de le j.ter à la côte.Au même moment une flotille de yachts et de chaloupes, répondant à l’appel lancé par l'“Etoile”, accoururent de la côte et recuillirent en peu de temps les passagers du cabotier pendant que celui-ci disparaissait graduellement sous l’eau.Tous les passagers et les membres de l’équipage trouvèrent place dans ces embarcations qui les déposèrent sains et saufs sur le rivage.L’“Etoile” fut bientôt submergé, seul son mât émergeant de i’eau.Ce matin, à marée basse, sa coque émerge et l’on croit qu’il sera possible de le renflouer.1 Le capitaine Boisvert, renversé sur son navire au moment de la collision, s’est fracturé un bras.L’"Hochelaga” était sous la direction du pilote Sévère Perron.D'après les quelques renseignements qu’il est possible d’obtenir ce matin, l’“Etoiie” aurait été frappé à angle droit pa- 1“ Hochelaga" qui était allège heureusement, sans quoi ie désastre eût été terrible.L' ‘Ho-chelaga” est à l’ancre devant Québec, ce matin, sans dommages apparents.Le capitaine et l’équipage de I’“Etoile” sont restés à bord jusqu’au dernier moment.GAINS DES FRANÇAIS A LA SOMME Les Poilus prennent des tranchées à Hardecourt et entre Barleux et Soyecourt.~/ls font aussi des progrès à Thiaumont et Fleury, devant Verdun.NOUVELLE AVANCE DES ANGLAIS POUR FAIRE ANNULER SA DESTITUTION M.G.POLIQLTN, SECRETAIRE DE L’UNION DES DEBARDEURS, DEMANDE L’EMISSION D’UN BREF D’INJONCTION CONTRE L’UNION ET DEUX COMPTABLES.M.Georges Poliquin, secrétaire-trésorier de l’Association des débardeurs de Montréal, a présenté ce matin, en Cour de pratique, une requête contre MM.H.Paquette et M.Favreau, comptables, et l’Association des débardeurs.M.Poliquin allègue dans sa déclaration qu’il a été le secrétaire-treso-rier de l’Association, depuis 1903 jusqu'au mois dernier, alors qu’il fut suspendu de ses fonctions.Une conspiration aurait été ourdie contre lui à eet effet et sa destitution n’aurait d’ailleurs pas été confirmée, suivant ses assertions, par les deux-tiers des membres du bureau de direction, ainsi que l’exige la constitution de l’association.Le requérant affirme, en outre, que ie bureau de direction aurait nommé, le 2 juillet dernier, comme vérificateurs des livres, deux comptables non licenciés, MM.R.Paquette et M.Favreau, et serait venu de la sorte en contravention directe avec l’esprit de la charte.Pour toutes ses raisons, M.Poliquin a demandé ce matin, à la Cour de pratique, d’émettre un bref d'injonction interlocutoire qui rende nulles et sans effet les deux résolutions qui ont donné lieu à sa suspension et à la nomination de MM.Paquette et Favreau.-s- EN MANCHEDE CHEMISE.NOS COMMISSAIRES, CE MATIN, VU LA CHALEUR, SE DEBARRASSENT DE LEUR VESTON ET.DU DECORUM.Paris, 20.— Les Français ont dirigé in miit dernière des attaques sur les deux rives de la Somme.Sur la rive nord, ils ont pris des tranchées dans le secteur de Har-dec'ourt, tandis qu’au sud de la rivière, toutes les tranchées allemandes de première ligne sont tombées entre leurs mains, entre Barleux et Soyecourt.Voilà ce que porte le communiqué officiel de cet après-midi.Les tranchées enlevées sur la rive septentrionale, vont de Mcmclon-Hardecourt à l’est de Hardecourt, le long de la voie ferrée qui relie Combles à Clcry.Les Poilus ont fait 40Ü prisonniers dans cette région.Dans la région de Verdun, il y a eu un bombardement continuel dans les secteurs d’Avocourt et de Chattahcourt; sur la rive gauche de la Meuse, et un engagement à la grenade,-au nord-est de la côte 304.Sur la rive orientale de la Meuse, les Français ont progressé à l'ouest de l’ouvrage de Thiaumont, tandis qu’au nord de Fleury iis se sont emparés d’un poste puissamment fortifié, en faisant 150 prisonniers.Les Français ont abattu un avion teuton, dans la région de la Somme, à l'est de Péronne, et une autre machine, dans le voisinage de Gre-cnilly, dans la région de Verdun.En Champagne, les Français ont pénétré dans une tranchée teutonne, au nord d’Auberive, et ont fait plusieurs prisonniers.Dans l’Ar-gqnne, les Allemands ont tenté d’opérer, hier, un coup de main contre des petits postes, dans le saillant de Bolanie.Les Poilus les ont repoussés à la suite d’un vif engagement a la grenade.BULLETIN ANGLAIS Londres, 20.—Sur les lignes de la Somme, les troupes anglaises livrent de vigoureuses batailles et réalisent de nouveaux progrès au bols Del-ville et à Longueval.Elles ont redressé leurs lignes aux positions de Eazentin, prenant quelques prisonniers et un canon.L’artillerie prédomine sur tout le reste du front.Un journal trouvé sur un officier allemand disait que dans les combats du 1er au 6 juillet, un régiment de réserve bavarois, qui résista aux Anglais, à Montauàban, a perdu 3,-000 hommes sur un effectif total de 3,500 hommes.D’après un autre document, un ba.taillon du 190e Régiment avait perdu 980 hommes, sur 1,100, tandis que les deux autres bataillons du même régiment avaient essuyé chacun la moitié de leur effectif.Hier soir, au sud d’Armentières, nous avons opéré des randonnées sur une ligne de front de deux milles, dans lesquelles les troupes australiennes ont pris part.Près de 140 Allemands ont été faits prisonniers.BATAILLE DANS LES CARPATHES UNE VIOLENTE LUTTE, FAVORABLE AUX RUSSES JUSQU’ICI, EST ENGAGEE.— OFFENSIVE A RIGA.Londres.20 — Selon un radio-télégramme de Rome, on mande de Petrograd qu'une grande bataille, dont les résultats ont été jusqu’ici favorables aux Russes, se livre à Ja-blonitza.En sus d’une lutte violente dans les Carpnthes, le message rapporte que les Moscovites ont repris l’offensive en face de Kovel et de Vladimir-Volynski, et dans la région de Riga.Jablonitza est situé dans les Car-pathes, au sud de Kôlomea, près de [’extrémité septentionale de l’un des défilés de montagne qui conduisent en Hongrie.SUCCES DANS LE CAUCASE Petrograd, 20, via Londres.Le ministère de la guerre annonce aujourd’hui que les Russes ont occupé Kugi.mardi, un endroit important, au Caucase.BULLETIN DE PETROGRAD Petrograd, 20.—Le ministère de la guerre rapporte aujourd’hui que ie débordement des eaux du Dniester nuit fort aux opérations en Galicie.A plusieurs endroits, les ponts ont été emportés.Dans'la région de Stokhod, l’ennemi a-tenté de s'avancer dans le voisinage des villages d’Outnli et d:Ar-sonovitchi, mais sans résultat.Les Russes ont enrayé une avance de l’adversaire, dans la région de Sevî-niatidhi-Elizarov, au sud-est de Gorokhov.Le 18 juillet, 17 aviateurs ennemis ont bombardé la gare de Zamiren et l’hôpital, où ils ont tué 3 hommes du personnel médical, 10 patients, et biessé 23 patients.Au Caucase, les Moscovites ont occupé, le 18 juillet, la ville de Kugi, importante croisée des chemins d’Erzéroum, de Lhaputi et de Zhzin-jlna.3 ATTAQUES ITALIENNES REPOUSSEES ?Berlin, 20 (par le télégraphe sans fil à Sayville).— Suivant le communiqué officiel publié à Vienne, aujourd'hui, les Autrichiens ont repoussé trois formidables attaques italiennes près de Borcola, en lançant des pierres des deux côtés de la montagne.Le communiqué dit : | Après quelques préparatifs de lourde artillerie, de formidables troupes italiennes attaquèrent nos positions, par trois fois, au sud et à l’est de Borcola.Elles furent repoussées par des grenades, des mitrailleuses et une avalanche de pierres.11 y eut un vigoureux combat d’artiiierie.A Fella Raibler, nous prîmes possession d’une mitrailleuse.Tarvis fut bombardée par l’ennemi.ENQUETE SUR LA CAMPAGNE DE MESOPOTAMIE LE GOUVERNEMENT L’ACCORDE, A LA DEMANDE DE SIR EDWARD CARSON ET DU BARON VVEMYSS.Quand il fait une telle chaleur, il n’y a pas de décorum qui tienne.Après avoir aspiré de longues bouffées d’air, venant du nord sur l’aile de la brise, nos commissaires, ce matin, "l’oeil morne et la tète baissée", sont entrés dans leur fournaise.Le premier, fatigué de son veston et de ses aristocratiques bretelles, Son Honneur, devient un vrai sous-préfet aux champs mâchonnant.des violettes.L’exemple entraîne.même nos commissaires.• Et c’est ainsi que l’on pouvait voir, par l’huis décidément tout grand ouvert, toute la matinée durant, nos administrateurs municipaux siégeant “en manches de chemise”.Londres, 20.— Le gouvernement a consenti à avoir une enquête au sujet des campagnes des Da"dan: ÜNtrdB, Bas de soie de 50 et 75 £>00 Angle S,*Catherine et Montcalm SOUS, POU 125 douzaines de bas de soie dans les couleurs noir, blanc, mauve, gris, bleu pâle et foncé.Valeur de 50c et Od/* 75c, pour.SPECIAL.— Hamac, avec coussins, 81.50, pour .£ New-York, 20 — On mande aujourd’hui de Londres au “Journal” : Une dépêche de Genève à i’“Ex-change Telegraph Company” affirme de nouveau ce que disait un récent rapport de Rome, à savoir que l’empereur François-Joseph est gravement maiaderét que la famille Impériale a été appelée à son chevet, au château de Schoenbrunn.„ DECES A MONTREAL CHEVRIER, I-éo, 6 mois, enfant de Jo».Chevrier, épicier, rue Esnlunade, 2089.DASTOUS, Virginie Pclticr, 60 ans, veuve de Sa 1 onion Dastous, journalier, rue LaLfon-taine, 852.DESCHENES, Marie Cloutier, 43 ans, femme de Télesphore Deschénes, contre-maître, rue S.-Martin, 74.DEVAUX, Gérard, 4 mois, enfant de Arthur Devaux, Jourmilier, rue Nazareth, 66.DOOLEY, Jeremiah, 58 ans, charpentier, rue Will la ni, 139.FORGET, Lucie, 11 mois, enfant de Donat Forget.piAtrier, rue Cartier, 2349.GARRICK, Marie Giroux, 5 "ans, veuve de Raoul Garrick, conlre-maître, rue Ste.-Mnrie, 666.HOULE.Georgette, 4 mois, enfant d’Alphonse Houle, ferblantier, rue Fabre, 471.Hl'RTFAtî.Lorraine, 9 mois, enfant de Wence.élas Hurt eau, conducteur de tramway, rue S.-Dominique, 1831.LALONDE, Aimé, 6 mois, enfant d’Aimé Lalonde, Journalier, rue Sanguinet, 50.LAPOINTE, Yvette, 10 mois, enfant d’Antoine Beauchamp, charretier, rue Boyëf, 2361.LA U Z ON, Alexandre, 42 ans, sellier, rue msÊismmmm CINEMA 287 rat SAINTE-CATHERINE E.CINEMA VJ PRES SAINT.DENIS AUJOURD’HUI ET DEMAIN Pearl White DANS “La grande partie” (KING’S GAME) SAMEDI.— DIMANCHE DANS Olga Petrova “ Coeur de femme ” DURANT LES CHALEURS DEMANDEZ A VOTRE FOURNISSEUR (épicier ou boucher) :— VEAU dans la gelée cuit, de S.L.CONTANT, pour pique-niques, soupers froids, etc., 25ç).BOLOGNA S.L.CONTANT, le meilleur sur le marché.JAMBON pressé S.L.CONTANT.LANGUES dans la gelée S.L.CONTANT.JAMBON cuit de S.L.CONTANT.La vente des produits de S.L.CONTANT augmente dans des proportions phénoménales, parce que ces produits sont supérieurs à tous les autres.i $18 à $25 pour ces prix nous vous confectionnerons votre prochain habit, SUR VOTRE PROPRE MESURE avec l’entente que si nous ne vous donnons pas la même satisfaction sous tous rapports, que vous avez des habits payés ailleurs de $30 à $40, vous pourrez le refuser.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE DE MODES ET NOS ECHANTILLONS CUMMINGS & CUMMINGS 109 rue Saint-Paul Ouest Etablie en 1895 Votre librairie ne sera pas complète sans une bibliothèque à sections La bibliothèque à section n’embellit pas seulement; elle ajoute, plus qu'aucun autre meuble, un caractère de ditrnité à l’appartement Le manufacturier a compris son Importance et l'a adaptée à tous les 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492.QUESNGL.Fernand, 4 mois, enfan Camille Quesnel, fondeur rue Joliette 293.RIENDEAU, Henriette, 3 mois, enfant livier Riendeau, soldat, rue Workman, SERRES, Alfred, 48 ans, journalier S.-Timothée, 168.' THEROUX, Aimé, 4 mois, enfant de ( ges Théroux, fllemyrue Le Caron,
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