Le devoir, 22 avril 1935, lundi 22 avril 1935
Montréal, lundi 22 avril 1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR DiracUur-gérant: George* PELLETIER __ VOLUME XXVI — No 93 TROIS SOUS LE NUMERO AIONNEMINTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ «.08 (Sauf Montréal «t banlieue) E.-Unis et Empire Britannique , 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le déplacement du port L’attitude de certains députés de l'Ouest à l’égard du port de Montréal rappelle la fable des membres et de l'estomac.Cette fois, ce n’est pas contre l'estomac que les membres veulent faire la grève, mais contre le coeur et la bouche à la fois, car, dans l’économie nationale, le port métropolitain n'est pas moins que cela.Si les activités de notre grande voie fluviale cessaient, l’Ouest péricliterait tout autant que l’Est.Mais t} est d’usage de rechigner chaque fois qu’il faut ac-cwrâer quelque crédit à la grande province française et, par contre, de passer à la ville-reine toute* ses fantaisies, tel comme ce tunnel qui doit tout simplement velier la terre ferme à un parc d’amusement et à un ebamp d'aviation et qui ressortit aux travaux édili-t*ires.A noter que cette antipathie n’est pas seulement le fsit de quelques députés progressistes.Ceux-ci ont franchise de manifester leur hargne.Le gouverne-fnent ne dit rien, mais au fond, c’est à reculons qu'il se décide à délier sa bourse pour nous.La commission qu'il a nommée lui-même — la commission des techniciens des divers services fédéraux compétents recommande une dépense de sept millions.Le gouvernement n’aurait pas plus de peine à faire voter le tout que la moitié.Cependant, il coupe la recommandation en deux.A rapprocher cette lésinerie des largesses passées du ministère fédéral, rouge ou bleu, envers le port arctique de la baie d’Hudson et Welland, simple canal de dérivation qui amène aux'Etats-Unis le trafic maritime canadien.Chose bizarre, on retrouve un peu de cette antipathie à Montréal même.Tous les grands corps commerciaux favorisent le développement du port, cela va de soi, mais dès lors que l'on propose de l'aménager suivant les données du bon sens et de l'économie.Lac-eêrd cesse.Tandis que le Board of Trade favorise ouvertement la construction de jetées à Maisonneuve ou en aval pour accueillir les grands océaniques.M.Beatty accueille la proposition avec une mine mi-figue mi-raisin et le Star lui-même se demande s'il ne doit pas protester.(11 protesterait peut-être même tout ' de suite s'il ne sollicitait de porte en porte des abonnements dans l'est canadien-français).C’est cette attitude saugrenue qui a justifié un plaisant d’écrire que les Anglais voudraient bien, tant ils tiennent à conserver le gros de l'activité du port dans l'ouest, déménager celui-ci dans 1 un des réservoirs de la montagne.Un des conseillers municipaux nous rappelait, ces jours-ci, que celte même attitude bizarre s'avérait lorsqu’il fut question de la construction du pont Jacques-Cartier.C'est ici que nous en avons imposé la localisation, comme nous avons fini par imposer le nom que nous lui avions choisi.Mais il se trouvait des loufoques pour prétendre qu’on devrait construire le nouveau pont presque contigu au pont Victoria.Et les gens de l’Ouest pensaient atteindre la j limite de la générosité en concédant — avec la Presse, 1 organe national qui laisait campagne dans ce sens — que le point de départ de la nouvelle route d'acier que 1 on se proposait de jeter d'une rive à l'autre du fleuve devait être la Place Jacques-Cartier.Pourtant, il eût été plus logique d exécuter ce gigantesque ouvrage de génie civil dans l'axe du boulevard Pie IX que dans 1 axe de la Place Jacques-Cartier; et la seule raison qui pouvait faire pencher la balance en faveur de 1 emplacement de la rue de Ixtrimier, plutôt qu’en faveur de tout autre emplacement plus à l est, c'est que, situé là.le pont servait en même temps à relier à la terre ferme l’île Sainte-Hélène.Par ailleurs, quand la Commission du port ou les techniciens fédéraux proposent de déplacer le trafic du port de l’ouest à l'est, ils ne font que tenir compte des recommandations de sir Alexander Gibb, cet expert retenu à grands frais par le gouvernement fédéral.Nous avons naguère fait écho à ce* recommandations en plein accord avec ce que nous avions toujours prêché.Qui ne voit les économies réalisées de la sorte?Les vieux quais ne peuvent plus servir si on pousse l’approfondissement du port à quarante pieds (comme il le faut, pour obtenir en moyenne trente-cinq pieds de niveau dans le bassin du port et dans le chenal I, car ils seraient sapés à leur base.î’ar ailleurs, le développement du port inférieur épargne aux navires la rude montée du courant Sainte-Marie et économise au gouvernement les frais de quatre ou cinq milles de dragage quasi annuel dans un terrain difficile., On ne peut non plus alléguer la distance et les inconvénients qui en résulteraient pour les voyageurs océaniques.La viabilité de l'Est est infiniment supérieure à celle de l’Ouest.On peut dire, sans crainte d'errer, qu’on ne mesure plus les distances à la longueur de voies, mais à leur largeur.En d autres termes, il est bien plus court de prendre une route large pour parcourir une distance donnée qu une route étroite.Or c’est ce qui existe pour l'Est; les voies d'accès au port y sont nombreuses et spacieuses et, conséquemment, rapides.Quelle que soit l’excellence des arguments que l’on peut amener à l’appui du rapport des experts, il .n’en est pas moins du devoir du conseil municipal de tenir l’oeil ouvert s’il ne veut pas voir retarder l’exécution de ce programme.Surtout aujourd’hui que l’influence de l'Ouest s'affirme plus fortement que jamais à l'hôtel de ville, qu’il n’aille pas faire écho aux fantaisies de quelques personnes huppées qui seraient désolées qu’il surgît un hôtel dans l’est ou que simplement la propre hôtellerie du C.P.R , le Vigrr, reçût un regain de vie par le déplacement vers l'est du gros-trafic maritime.Louis DUPIRE Autre progrès M.Taschereau nous a promis qu’à la prochaine session (et nous (espérons que, s’il n’est pas là pour 'tenir sa parole, son successeur s’en j tiendra comptable) les projets del loi seraient rédigés d'une façon plus] intelligible.Ne pourrait-on aller plus loin et j suivre l’exemple de certaines législatures de, l’Ouest, que YEvening Journal d’Ottawa recommande au gouvernement ontarien, - c’est-à-dire publier.après chaque session, un résumé rédigé en langue ordinai-j re de la législation nouvelle?Il semble que cela rendrait service à beaucoup de gens.O.H.Chronique Ne pas perdre la tête Un jeune \Uemnnd, docteur en médecine, arrivé à Ottawa il U a cine/ ans et incapable de s'y faire une clientele, s'engagea comme pâtissier dans un petit restaurant d’Ottawa.Il logeait dans une pension, au-dessus d’un magasin.Ta semaine dernière, le feu prit à la maison, h’Allemand sauva de I incendie un de scs camarades,^ fd une châle grave et mourut à l'hôpital, quelques heures après l'ar-cident.4 l'enquête du coroner on a vu que le jeune homme s’était conduit bravement, mais que s d eût cherché une sortie à Varrière de la maison, où il g avait un escalier de sauvetage, plutôt que de se précipiter vers l’avant, où il n’y avait aucune issue praticable, lui et son compagnon auraient pu se sauver avec facilité.Ni l’un ni l’autre n’avaient pensé à prendre ce chemin.Ils ne le connaissaient pas.Cet Allemand, ^pourtant, avait du sang-froid, puisqu’il a réussi à tirer d’affaire son compatriote, malade et incapable de bouger.Dans tes incendies, même des gens réfléchis, d’ordinaire, perdent la tête.Le feu affole.La fumée obscurcit l’intelligence et le jugement.C’est, aussi bien, que mourir par le feu est une des morts les plus redoutables et que la perspective d’g être acculé fait perdre temporairement la raison.On frémit de penser que, maintes fois, du salut « la mort, il n’g avait, pour des victimes de l’incendie, qu’un pas à faire, qu’un geste à tenter.L’idée n’en est pas venue.Ainsi combien de ceux qui, par exemple, doivent passer quelques nuits dans un petit hôtel dont ils ne connaissent pas la topographie penseront à se faire indiquer les sorties d’urgence, en cas de feu?Pourtant, la plupart des hôtels de campagne et un grand nombre de ceux des villes ne sont pas à l’épreuve de l’incendie.U g a bien, dans un grand nombre de ces maisons, des affiches pour guider vers ces sorties.Mais si l'on ne se donne pas la peine de les lire de sang-froid, dès l'arrivée, comment les retrouver et tes lire ensuite malgré la fumée et dans l’obscurité?Il fan-, dra tenter de se sauver au hasard Or fe hasard est piètre sauveteur, “En ras de feu, n'ouvrez pas la porte de votre chambre avant de l’avoir tdtée de la main, d’avoir senti si elle n’est pas chaude.Si vous ne la sente: pas fraîche n’on-vrez pas; la fumée et Us gaz de combustion sont derrière, Us envahiront la pièce par la moindre Issue, Le feu suivra et vous serez pris au piège", écrivait dans une revue un ancien directeur de pom piers, à New-York.Cela, ceux oui font métier de lutter contre le feu le connaissent.Mais combien de gens, sitôt qu’ils savent le feu dans la maison où ils sont, se précfpf.tent vers les portes, les ouvrent tout grandes.et s’exposent ainsi aux flammes, aux gaz et ù la mort?Le même technicien disait: “Dans la pièce où vous êtes, il fait une température de 75 à 80 degrés.Derrière la porte qui n’a pas encore pris feu, mais que vous sentirez toute chaude, il y a une temperature de 400 à 500 degrés.N aile: pas ouvrir, vous n'auriez pas le temps de fuir, l'asphgxie vous tuera, même si le feu neutre pas.Cela explique comment, dans maints incendies, l'on a trouvé des gens maris, dans des pièces où je feu n’avait pas passé, où il n g avait même presque pus de fumée.Un chef de pompiers disait a des jeunes journalistes montréalais: “Quand nous allons chercher n éteindre le feu dans une bâtisse pleine de fumée, nous nous mettons, souvent, à plat ventre sur le parquet, le nez tout près de terre.Là.il reste toujours un peu d air; car la fumée monte.Pour nous rafraîchir, nous nous collons la lance d'arrosage sur la face, près de la bouche et puis nous avançons comme des couleuvres, sur le ventre Ça n’est pas confortable, pour sûr; et nous ne ferions pas des milles comme ça.Mais de cette façon-là, nom avons un peu d air, nous n’étouffons pas, et puis avec nus mains, et notre face, dans la noirceur, nous sentons si le plancher ne manque pas en avant de nous.J'ai fait cela souvent, je m’en suis toujours tiré, même si parfois j’ai rru que j'allais g rester.C’est que In vie est bonne, une fois sorti de là " \t pas perdre la télé, rein veut dire souvent, ne pas perdre la vie.Tandis que relui qui se précipite, bouche ouverte, criant, ne regardant pas où U va il peut être courageux, mais il n échappera pas a la eamarde tapie dans l’ombre et And.VIRBOIS Bloc-notes Un cas lamentable le Bien Public du 18 avril nous apporte une lettre de l'Association catholique des Voyageurs Je commerce (section des Trois-Rivières) qui nous révèle un cas lamentable: celui d’employés de banque cana-diens-françnis qui, dans une ville comme les Trois-Rivières, 1 une des plus françaises par le sang qui soient an monde, se permettent de faire des reproches à ceux de leurs compatriotes qui réclament des billets français de la Banque du Canada., , Cas exceptionnels, nous le voulons bien, mais cas singulièrement pénibles tout de même, parce qu’ils décèlent, avec une étrange absence de fierté nationale, une pareille absence du sens élémentaire de la protection personnelle.Car.que font en définitive ceux qui réclament des billets français?Ils affirment simplement, dans une circonstance particulière.notre existence française, avec les consé- quences qu’elle comporte logiquement.S’ils n’en agissaient ainsi dans l’ensemble de leur vie, combien de temps tiendrait-on compte, dans un domaine quelconque, du facteur français?Les employés des banques dites anglaises savent parfaitement qu’il n’y a de place pour eux dans ces banques que parce que leurs chefs, avec grand bon sens, estiment qu’il est de leur intérêt d’avoir à tel ou tel poste des fonctionnaires français.S’ils en doutent, qu’ils regardent autour d’eux, au-dessus d’eux surtout, et qu’ils fassent la iliste des' fonctionnaires français 'dont la présence n’est pas commandée par l’intérêt évident de la banque, calculé, celui-ci.sur les exigences réelles ou présumées de la clientèle française.Quant aux employés des banques français, qu’ils se demandent quelles rhances de survie auraient leurs propres institutions s’il n’exis-lait tout de même encore chez les nôtres un certain sens national.En réclamant du français, c’est la situation même des employés de langue française et leurs chances d’avancement que nous servons.Que les employés qui se permettent.de façon singulièrement in-rongrue, on en eonviendra, de faire la leçon à ceux de leurs compalrio-tes qui réclament des billets français, ne se fassent point d’illusion sur re point: s’ils réussissaient à propager leur esprit de défaitisme, l'heure ne tarderait guère où l’on ne serait pas plus pressé de réclamer des employés français que des billets fiançais.Et de cet étal de choses, ils seraient les premiers à subir les désagréables conséquences.Qu'ils aient donc au moins le bon sens de ne pas scier la modeste branche qui les porte encore! Quand?Le 13 avril, un fonctionnaire fédéral adressait à M.Antonio de Margerie, secrétaire de l’Associa- ! lion catholique franco-canadienne', de la Saskatchewan, in lettre suivante: J acense réception de votre lettre du S courant relativement à, votre demande pour un exemptai- ! re français du Rapport de la Commission d'enquête sur l'écart j des prix.Nous avons en main à l'heure ne- ) tuelle la version anglaise qui vient de nous être remise des presses; \ tant qu’à sa traduction, nous ne savons pas quand elle sera faite.Nous mettons toutefois votre requête sur no» dossiers et vous aviserons de nouveau sur réception nous-mêmes de plus amples détails.Quand paraîtra cette traduction?Ce rapport intéresse les Canadiens de langue française autant que leurs concitoyens de langue anglaise et ils paieront leur pleine par' du prix de l'enquête.Pourquoi seraient-ils p'i < mal •arvia que les autres?' paroles.La fin du lubilé de notre Redemption J,a Croix domine le monde depuis dix-nebf siècles.C’est ce que S.S.Pie XI a voulu rappeler il y a deux ans, quand il a promulgué l’Année sainte, pour commémorer le XIXe centenaire de la mort du Sauveur.Inauguré dans la ville éternelle le 3 avril 1033, étendu l'année suivante à l’univers entier, le Jubilé de notre Rédemption prendra fin le 28 avril prochain, dimanche de la Quasimodo.Rome avait vil s’ouvrir l’Année sainte.C’est à Lourdes que se concentreront les cérémonies de sa clôture.Aucun lieu d’ailleurs ne s’imposait davantage.Outre que nous célébrons cette année le soixante-quizième anniversaire des apparitions de la Vierge à sainte Bernadette dans la grotte de Massa-bielle, il convenait que l'on associât la Mère à la mémoire du Fils: “Stabal Mater dolorosa, luxta crucem iacrymosa, Dum pendebat Fitius", chante l’Eglise."La Mère de douleur se tenait tout en larmes près de ia croix où était suspendu son Fils”.I.e Golgotha est toujours dressé: le sacrifice de la Messe perpétue i celui du Calvaire.Or r’est par lu j Messe que se clôturera à Lourdes le Jubilé de notre Rédemption, par la Messe célébrée sous le regard attendri de la Vierge: Marie a été à la peine, il convient qu’elle soit à l’honneur.Mais celte messe de Lourdes au ra ceci de spécial qu'elle se répétera sans interruption pendant trois jours entiers.Dérogeant aux lois de la liturgie, qui ne permettent d’ordinaire la célébration du saint sacrifice qu'à partir d’une heure avant l’aurore jusqu'à une heure après-midi.S.S.Pie XI a voulu que l'on dise la messe à la grotte de Lourdes de seize heures le 25 avril prochain jusqu'à seize heures, le 28.sans interruption.Pendant soixante-douze heures, par conséquent, des prêtres accourus du moride entier répéteront plus de cent quarante fois de suite le geste auguste de la Cène, et offriront au Père Eternel la victime du Calvaire.Lourdes sera en res jours un momie ramassé, un univers en miniature.Car.ne l’oublions pas, il ne se passe pas d'instant où le geste rituel de la messe ne se répète quelque part, et plus d'une fois.A chacune des quatre-vingt-six mille quatre cents .secondés, qui constituent un jour, l’un ou l’autre des troçs cent mille prêtres dispersés | dans l'univers présente à Dieu la blanche hostie.Sublime réalisation de la vision prophétique de Mala-ehie: "Du lever du soleil à son coucher.et en tout lieu on offre à mon nom.une oblation pure”.Pour exprimer celte vérité entrevue par le prophète, il fallait donc élargir le cadre de la Grotte de Massabielie.et lui donner pour bornes les seules limites de l'univers.(’.'est ce qu’a compris S.E.Mgr (ierlier.le sympathique évêque de Tarbes et de Lourdes, que les Canadiens sic quarante ans et plus se raopellent, pour l’avoir aperçu nu Congrès eiicharistioue de Montréal, en 1910, alors qu'il n'élnit encore que l’éloquent président de l’A.C.J.F.Mgr (ierlier.avec la haute approbation du Souverain Pontife, a donc écrit aux évêques du monde entier, leur demandant d'organiser des pèlerinages à Lourdes, et surtout de se joindre de pensée et de coeur aux heureux participants aux messes de la grotte.Nous voilà donc conviés par S.S.Pie XI et NN.SS.les Evêques à célébrer dignement la fin de l’Année sainte.Et comment pouvons-nobs remplir ce devoir rte reron-naissanre mieux qu’en assistant pendant ce triduum au drame du Golgotha qui se répète sur nos autels, et en prenant pnrj au renouvellement de In Cène?Heureuse Idée de Pie XI, qui L’INfDRMATICN DE PEKNIEEE HEUKE La France, la Grande-Bretagne et l'Italie interviennent comme garantes du statut de Memel Une note à la Lituanie — Hitler s’adresse aux treize pays qui ont censuré l’Allemagne à Genève de (D'après -des dépêches de la Canadian Press Havas et de ('Associated Press) A Londres, une source autorisée a révélé aujourd'hui que la France, la Grande-Bretagne et l'Italie ont fait tenir à la Lituanie vendredi une note où elles attirent- son attention sur le fait que présentement seuls les Lituaniens exercent I* pouvoir exécutif i Memel et disent que cela n’est pas équitable pour les Allemands du territoire.Les trois puissances sont intervenues comme garantes du statut de Memel.NOTE DU REICHSFUHRER Le Reichsführer a envoyé la note suivante aux treize pays qui ont censuré l'Allemagne à Genève ces jours derniers: Le gouvernement allemand conteste le droit que des gouvernements, lors de *genc< | le session du Conseil de la Société des nations, le 17, ont pris de s'ériger juges de l’Allemagne.Il voit dans la décision du Conseil de la Société une tentative d’établir de nouvelles distinctions injustes envers l’Allemagne et il repousse cette décision de la manière la plus ferme.Il se réserve le droit de faire connaître bientôt sa position devant différentes questions abordées aux cours des délibérations.CONTRE LE FASCISME ALLEMAND L'organe du parti communiste à Moscou, la ’’Rravda”, invite les socialistes des pays européens où a pénétré la Deuxième Internationale à participer à la lutte contre la “péril fasciste en Allemagne”.La feuille leur demande de participer à une manifestation contre la politique d’Hitler.Vous êtes tous frères en Jésus- ; pe, le gouvernement a retrailé pro-Christ.visoirement.Il n’* pu* voulu se Aimez-vous les uns les autres: et rendre de façon définitive, abdiquer de façon complète.Il a obtenu un sursis de deux mois.La ‘‘Commission de la radiodiffusion” reste encore, pour deux mois, ce qu'elle était.En juin, le gouvernement aura à choisir entre la Commission, (elle qu'acluellement constituée, et avec les pouvoirs qu’elle détient et le groupe Turnbull.C’est un véritable ultimatum que celui-ci a fait (cnir au gouvernement Rennett, Ca n'est d’ailleurs pas le premier du genre et l’un au moins des ultima-| turns précédents lui a valu un succès dont il n’csl pas peu fier.L’an dernier, c’est ce même groupe feu le Dr Cowan, député conservateur de Long Lake, Sask.en faisait alors partie — qui a exigé et obtenu du gouvernement que les billets de la Banque du Canada ne soient pas bilingues.Quand il a commencé son agitation à ce sujet, H parait que le gouvernement avait décidé, la chose lui paraissant plus pratique, d’avoir des billets libellés dans les deux langues officielles du pays au lieu d’avoir les billets jumeaux que nous connaissons aujourd’hui.c’est-à-dire une série de billets en anglais et une autre série de billets en français.On a même dit, dans te temps, que le gouvernement avait si bien décidé de faire émellre des billets bilingues que les gravures nécessaires avaient été prépares en conséquence.M.Bennett et ses collègues modifièrent leur décision par suite des menaces qui leur étaient faites.Le groupe Turnbull-Cow'an accepta les deux séries de billets comme un compromis qui en définitive servirait ses fins.L’on sait maintenant que c’est bien ce qui s’est produit.L’émission des billets français de la Banque du Canada n’a pas encore été suffisante pour répondre à la demande de ceux de la "réserve québécoise’’ qui en font la demande.La bonde dos fanatiques du parti tory qui n’esl d’ailleurs pas le seul à compter des individus de ce genre a perdu l’un de ses chefs, le Dr Cowan.Il lui reste M.Turnbull cl c’est bien suffisant.La francophobie de M.Turnbull n’est pas plus déauisée nue ne l’était celle dp feu M.Cowan.Ni lui ni scs partisans ne veulent de français à la Banque du Canada, à la radio ou ailleurs.Far esprit de conciliation.ils sont tout juste prêts à admettre que le français soit toléré de deux mois dans la provinee de Québec, niais les bruits de guerre se dissiperont.Rassasiez-vous de justice: et votre faim sera apaisée.Cherchez le royaume de Dieu: le reste viendra par surcroît.Le salut est dans la Croix".LOUIS C.de LERY, S.j.Choie» fédérales La Commission de la radio Son existence vient d’étre prolongée mais pour deux mois seulement — La question de la “réserve québécoise” se poserait bientôt i Ottawa La Chambre des Communes a voté en vitesse, la semaine dernière.un projet de loi qui avail d’abord été inscrit an feuilleton au nom du premier ministre.M.R.B.Bennett, et que le premier ministre intérimaire, sir George Ferles, par suite d’insistantes représentations de la part du leader libéral.M.Mackenzie King, a fini par prendre sous son parrainage.Si le bill en question avait été dès le début soumis à la Chambre des Communes par le ministre de la Marine, M.Alfred Duranleau, s’il avait été défendu par celui-ci tout au long des procédures qui accompagnent les trois lectures rituelles, personne n’eût pu trouver quoique ce soit d’étrange dans le fait.Ce projet de loi concernait la radiophonie la radiodiffusion, comme disent les documents officiels d’Ottawa.et la radiophonie relève du ministère de la Marine, dont M.Duranleau est Factuel titulaire.‘ Quelle grave raison d’Etat a pu déterminer le premier ministre, même en son absence de la Chambre des Communes, absence qu’il savait lui-même devoir être longue, à retirer ce projet de loi au ministre de la Marine?Ees secrets d’Etat sont d’habitude bien gardés.Ne cherchons pas à les approfondir.encore moins à les comprendre.Ce qui n’est pas un secret d’Elat non plus qu’un simple secret cependant.c’est que le projet de loi en question ne prorogeait que pour une période re à des adversaires du type Turn-bull.dont l’attitude est nette el tranchée, qu’à des adversaires hypocrites et sournois.Peui-ctic n’ont-ils pas tort.La franchise de M.Turnbull paraît aussi grande que son fanatisme, ce qui n’est pas peu dire.Farce que nous savons à qui nous avons affaire en l’occurrence, il ne s’ensuit pas toutefois que nous devions laisser faire l’adversaire.L’ultimatum posé au gouvernement par le groupe Turnbull ne devrait-il pas en appeler un autre de la part des ministres et des députés ministériels de langue française?Ceux-ci auront sans doute besoin de sentir derrière eux l’appui de leurs compatriotes.D’ici deux mois, à moins que le gouvernement, pour éviter la difficulté, n’abolisse tout simplement la Commission de la radio, la question de la "réserve québécoise” se posera à Ottawa.H faut nous organiser dans l’intervalle pour gagner la partie, Emile BENOIST 1 existence et les pouvoirs de la dans relie province seulement.• Commission de la radiodiffusion”.A propos de la radio, M.Ti Le projet de loi est maintenant devenu loi, Le 17 juin, il faudra tout recommencer, insuffler à la "Commission de la radiodiffusion” une nouvelle vie, au moyen d’un aulre projet de loi, lui renouveler ses pouvoirs ou lui en accorder de nouveaux, à moins de laisser disparaître ladite commission.Pourquoi cette prorogation d’une loi pour deux mois seulement?A ce que l’on entend dire, si grand soin que le gouvernement ait pris pour celer la chose, le premier projet ministériel comportait une prorogation non pas pour deux mois mois pour douze, pour toute une année.Le premier ministre intérimaire, sir George Perley, en proposant la troisième lecture, a prétendu que d’ici deux mois M.Bennett aura repris la direction du gouverne-nous presse depuis deux ans, avec j merd.®Pic dans l’intervalle toute In une sainte obstination, de tourner nos regards vers la Croix rédemptrice.L’univers retentit des lamentations de ceux qui ont faim et du fracas menaçant des armes.In-1 ¦¦¦-•¦- .ouiets, diplomates et hommes (ordr‘’ *e('hmque d’Elat volent de capitale en capl- t____ taie, cherchant à rtisséréner un monde qui s’arme jusqu’aux dents 3u est ion de la radio aura pu être tudiée.Sir George Perley a laissé entendre que les embarras que la radiophonie suscite au gouvernement sont d’ordre administratif et urn- hull l’a dit d’une façon bien explicite, l’an dernier, devant une commission parlementaire qui était chargée de tenir une enquête en la matière: pas d’émissions françaises en dehors de la Yirovinre de Québec.C’est le principe de la “réserve Indienne” que l’on veut nous appliquer.Cette année, M.Turnbull pose la question devant tout le parti conservateur et r’est un ultimatum qu’au nom de ses suivants on ne sait pas au Juste quel peut en être le nombre il sert au gouvernement.Voilà comment il se Carnet d'un grincheux A Montréal, une Anglo-Canadienne morte i 103 ans a six descendants: deux fils, deux filles, deux petits-enfants.En province, un centenaire canadien français mort ces jours-ci laisse la série suivante de descendants vivants: 9 enfants, 35 petits-enfants, 58 arrière-petits-enfants: total cent-deux.6 à 102, cela explique un peu comment les Canadiens français ont gagne quelque terrain depuis 1760, malgré l’immigration.¦Y- -é Tremblement de terre qui tue 3,000 personnes et en blesse une dizaine de milliers, dans I île de Formose; incendie qui consume, près de Québec, une famille de 9 personnes; à Montréal, assassinat brutal, pour quelques sous, ailleurs, atrocités du même genre.Décidément Piques 1935 est il marquer d une pierre noire.?A1 4P Nos conseillers de ville s'inquiètent du maire.Lui, il ne s'inquiétera d eux qui l'élection de 1936.4P 4P -TP M.Bennett aurait refusé les avances pacifiques d’amis de M.Stevens.M Stevens pacifique?Incroyable 4P 4P 4P Maintenant.M.Bray se lance contre le one-min car.Gare à la collision, le solotram pourrait sortir de là assez secoué.Le Grincheux La Semaine du dimanche CAUSERIES A LA RADIO Chaque soir de la Semaine du Dimanche, du 28 avril au 5 mai il v aura causerie à la radio sur l’ob-Précepte dominical, voici la liste de ces causeries irradiées de Montréal; i 28 avr‘j- Poste CKAC.fai» qu’tu ( I* l’A.C.J.C.M.Heu de faire proroger pour une an-' i.r/'f „'rav'pJ: 45-~Emission de née entière la loi qui constitue la C8,ho]l(F>e: M.le chanoine “Commission de la radiodiffusion” Cl,ré de la cathédrale do et qui attribue des pouvoirs à celle , al- En L« fanatisme éveillé fail, et nous le tenons de et songent avec angoisse à ce qu'il i bonne source, H n’en est rien.Le adviendra le jour ou une étincelle gouvernement aurait fait tout île mettra le feu aux poudres, suite proroger pour une année cn- "Regardez la Cr/iix".ne cesse de redire l'auguste vieillard du Vatican.“Voilà deux ans que j’ai drex- tière la loi qui concerne la "Coin mission de la radiodiffusion’’ s’il n’avait reçu des menaces «le la part sé son souvenir sous vos yeux.Le «l'un petil groupe de fanatiques que I drame du Calvaire se perpétue par'dirige le député de Regina.M F.la messe.A tout instant du jour et i NV.Turnbull.de la nuit, des prêtres offrent à! M.Turnbull et ses suivants ne Dieu la seule victime qui lui agrée, j veulent plu «le la “Commission de Jésus, mort P0»1' sauver tous if, radio«liffusi«>n”.parce que celle-les hommes .Ses bras largement ! ej n permis et permet encore «le ouverts, Puur les embrasser tous temps en temps «tes émissions ra-dsns une étreinte universelle, vous diophonique* en langue française le redisent mieux que toutes les'dans les provinces «le l’Ouest.Devant les menaces de ce grou- ci.le gouvernement se contente d’une prorogation de celte même loi pour une courte période de deux mois.Qui temporise est perdu T.e gouvernement temporise.Es* père-t-îl faire céder M.Turnbull et ceux de son groupe?Compte-t-il sur Je retour de M.Rennett à la direction de* affaire* pour les faire mettre à la raison?Il manquerait alors singulièrement de psychologie.L’an dernier.M.Rennett disposait de tous ses moyens quand il a dô rèder devant la coalition jCowan-TurnbuH à propos des billets Lundi CKAC.7h.15.Emission de la Ligue de Sécurité.L’oncle Pierre.Mardi-CKAC.Rh.Emission de I Heure Provinciale, M.Charles-Auguste Bertrand, député «l’Etal ries Chevaliers de Colomb.Mercredi-CHLP.5h.Emission de la Fédération des Ouvriers du « anada; M.J.-C.Hancourt, président général.Jeudi—CRCM.Emission de l’U* nlon catholique des Cultivateurs.R.F.Deguire, S.J., aumônier général.Vendredi—CHLP.5h.M.Alfred Charpentier, président général de rie la/Pr/iq/ir rfi/Ômorfff.Il ne pour- la Confédération des Travailleurs ra sûrement pas faire mieux relie année, pas plus au mois de Juin qu’au mois d’avril, à propos de la radio.Le groupe des lories francophobes en tient pour la réserve québécoise.H exigera du gouvernement qu’il l’établisse dans tous les domaines catholiques.Samedi—CKAC.Ih.M.J.-E.La-force, directeur de la Ligue du Dimanche.Dimancne—CKAC.10b.Emission «le la Société Saint-Jean-Bapliste: R.F.Archange, O.F'.M.D’autrts causeries auront lieu in- certains conservateurs québécois radiées de Québec, etc.La liste en disent qu’il vaut mieux avoir affal- sera publiée sous peu. LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 22 AVRIL 1935 VOLUME XXVI Jo 93 conférence Lévesque **» L'idéal canadien-français - Ce qu’il doit être -Le rôle des intellectuels — Sur des terrains divers Texte de la conférence prononcée à la Soirée des Prix d'Action intellectuelle lut première pnrtff de celle’, cou-lèftnce (T paru dans le Devoir des B, 16 ef 18 avril courant.Ensemble pour le faire aimer Les intellectuel'; ont pour mission .rtc préciser l'idéal; ils doivent rte d.Ius l'incruster dans le coeur du peuple.Ils sont les architectes qui établissent les “plans et devis” rte notre vie nationale; ils sont aussi les annonceurs du modèle qu’ils ont découvert et embelli.Ils sont les hérauts de l’idéal, ils en sont les orateurs, les apôtres! .le le disais tout à l’heure, un idéal est par nature même quelque chose de pratique, une idée, qui veut combler nos aspirations, un but qui commande notre aRir, un bien avec lequel nous sommes en sympathie.I.'idéal est vérité, mais il est aussi bonté, la réponse de l’esprit aux besoins et aux passions qui fermentent en lui.Voilà son dynamisme, son rayonnement, sa puissance rte séduction ?t de conquête.Il tant qu'il soit entrevu; il faut riu’il soit ainjé aussi! Il faut qu'il éclaire: il faut aussi qu’il enthousiasme! C'est à toute l'àme du peuple qu'il s’adresse; c’est elle out entière qui doit s’élancer vers lui.Mais se porte-t-on vers une fin inconnue, indifférente, qui n'a pas suscité en nous l'aiguillon de son iront des forces divisées?Comment trouver dans une seule âme assez de notes et de nuances pour un tel chef-d’oeuvre, assez de vibra-, lions pour tout un peuple! Comment répandre seuls ee que seuls nous ne pouvons concevoir! ensemble nous préciserons l'idéal ' eanadien-francais, ensemble aussi nous le ferons airner.Que l'historien év Kpie les héros du passé, qu’il ressuscite leurs ex ploits, excite dans notre âme la passion de leur exemple.Que le poète accorde sa musique aux cho ses et aux gens de chez nous; qu'il | chante notre idéal.Que le philosophe l'appuie de ses principes, le sociologue de scs applications, le savant des faits qu'il a colligés.Que le romancier fasse vivre nos types.jouer notre mentalité.Que l'artiste nous produise des oeuvres cana- | dlcnnes.Que tous enfin aiment notre idéal et le fassent aimer! Nous créerons ainsi une atmos i phère vivifiante et saine qui purl- j fiera notre organisme national ries germes destructeurs qui le minent, : et fera courir de nouveau la jeunes- j se et la force dans un corps plus ; conscient de sa personnalité.Vous vous rappelez sans doute la 1 mission de Chanteder qui puisait i dans l’appel des choses vers la lu : mière îles accents dont la répercussion clorait les collines, accusait les couleurs, engendrait le mouvement.Tous les êtres se liguaient pour exiger de lui son métier d’é- j veilleur.Ecoutons, nous aussi, Pap- ! besoin?De même que l'intelligence ,)t.| f|ps millions d'hommes qui nt ~ * i ’ A f i t .i.« .i t _________i*.: a le rôle de présenter à l’appétit le bien qu'elle a conçu, ainsi les intellectuels doivent mobiliser tous les coeurs sous le drapeau de leur idéal, les animer d’une même ardeur, créer une tendance collective, une âme commune.On a dil què'la Révolution est une idée qui a trouvé des baïonnettes pour la défendre; l’idéal est une idée qui trouve toutes les énergies d'un peuple coalisées pour sa conquête.Faire aimer l’idéal d’abord forgé par eux.voilà le deuxième rôle du groupe des intellectuels.Et ne dites pas que notre peuple n'a pas l'enthousiasme facile, que nos efforts resteront infructueux! Oui.nous sommes peut-être lourds de défaillances et de lâchetés, mais comment prétendre, devant ce que nous avons jadis voulu et réalisé comme peuple, comment prétendre que nous sommes incapables de nous passionner pour une grande cause, de nous fondre en une seule âme! Sommes-nous, oui ou non.les descendants de ec petit groupe de Français qui.assailli par un esprit élranger et malgré loules les tracasseries et les persécutions, se développa et vécut?Sommes-nous, oui nu non.les fils du miracle canadien?Et l'on voudrait qu'une lelle race ne pftt aujourd'hui encore-vibrer à l’appel de son sang, s'élancer vigoureuse cl jeune vers la survivance et vers la liberté! Mlons donc! fndiquons-lui le but.inspirons-lui l'amour do ce but.rt elle marchera, l.e bien fascine de lui-même, il suffit de l’évoquer pour que s'arc-boulent les vouloirs, pour mie se creuse la faim de sa conquête.Quelle mission! mesdames el messieurs! On dit que les troubadours du moyen âge passaient de château en château, de village en village, chantant le coin de terre de leur jeunesse; on dit que les soldais de la grande guerre, dans leurs tranchées boueuses, trouvaient des accents sublimes pour parler de leur pays, du pays auquel ils offraient leur sang; on dit que l’exilé pleure en pensant nu ciel de sa patrie, à la maison où IJ est né.à ceux oui lui gardent leur souvenir.Ou’il doit êlre profond au coeur rtc l’homme l’amour rte son pas s, l’amour des siens, pour éveiller rte telles nostalgies! T’ourlant! cet amour, nous sommes en train rte le perdre, nous! Nous ne le retrouverons que dans l'amour de l’idéal.Mi! notre peuple a grand besoin de se rattacher à son idéal.Il faut qu’on lui eu montre la richesse.qu’on le jette en son âme pour remuer son amour, stimuler son courage, ncut-ètre même pour attiser ses colères.Les grands vouloirs collectifs s’originent chez les penseurs qui les ont rêvés, mais! aussi chez les hardes qui les ont! chantés.Jouons ce double rôle’ Mais ici encore, à quoi abouti-.tendent de nous un but.une foi une mystique.Nous aussi, remplissons notre mission d’cvcilleurs.,.j mais ensemble! Ensemble pour le réaliser! j Le peuple canadien-français cm- j gc plus encore de nous.Avant d e i tre travailleur de l’esprit, avant de ; se vouer à l’oeuvre humaine la plus j haute dans l’ordre naturel, l intel lectuel est citoyen.C’est la société qui lui a donné l’être, lui a permis de grandir et de se développer, a formé sa mentalité, ouvert son angle de vision sur les choses.Elle l’a fait ce qu’il est et elle lui eon serve à tous moments son appui.L’intellectuel est citoyen, et est il besoin d’ajouter: le citoyen le plus averti, te plus éclairé, le plus puissant aussi parce que Je plus intégralement humain.De ce fait ressort pour lui un troisième et dernier devoir: payer de sa personne dans l'exécution de l’idéal qu’il a précisé et fait aimer.Par définition même, le citoyen est partie intégrante d'une nation, d’un Etat.Il est le matériel dont la société a besoin pour se constituer et atteindre sa fin.Entrer dans une société, c’est s’engager à I?COMMERCE DANÎ L’EMPIRE La Barclays Bank (Canada), membre d’une des plus grandes organisations bancaires du monde, offre les moyens de développer le commerce dans l'Empire.De nombreuses années d’expérience dans les différentes phases du commerce international permettent au Groupe de Banques Barclay d'offrir des facilités exceptionnelles à ses clients.LE GROUPE DE BANQUES BARCLAY Ressources dépassant $2,500,000,000 .Maintenant plus de 2,900 bureaux dans les pays suivants: ANGLETERRE ECOSSE—PAYS DE GALLES FRANCE — ITALIE UNION S [U D A F R I C A I N E nor;d et sud de la rhodesia KENYA - TANGANYIKA - OUGANDA — NYASSA AFRIQUE ORIENTALE PORTUGAISE - SUD OUEST AFRICAIN ILE MAURICE — AFRIQUE OCCIDENTALE ANGLAISE ANTILLES ANGLAISES — GUYANE ANGLAISE - EGYPTE SOUDAN — PALESTINE — MALTE - NEW-YORK (AGENCE) Unité Canadienne BARCLAYS BANK (CANADA) 214, RUE SAINT-JACQUES 60, RUE DU ROI OUEST MONTREAL TORONTO MB.fri KALMiNE EST LE PLUS INOFFENSIF DE TOUS LES MÉDICAMENTS ANTIDOULEUR pas sans incon- C est ce qui le différencie nettement de beaucoup de produits similaires qui souvent no sont venient pour le rein.LIS LABORATOIRES P.METAOIER — TOURS, FRANCE *• rena fl.ni toutes les pharmacie», la boite de l, t et I cachets.Seul concessionnaire au Canada : ¦I.-ALFRED OLI.MET, S4 est, rue St-Paul Montréal QUINCAILLERIE IJ C A N Limitée Serrurerie décorative Quincaillerie de bâtiment Coutellerie — Outils — Couleurs et vernis — Articles de jardinage 804 ouest, rue St-Jacques, Montréal Tél.MArquette 2484 sang pour triompher; qu'ils sont à plaindre ceux qui ne peuvent s’enflammer pour elles! N'est-ce lias une des lois fondamentales de la nature humaine de totaliser dans une seule coulée les puissances d’un être pour les lancer à la poursuite d’un but, à la conquête d’un amour?Peut-on espérer goûter vraiment le beau, le vrai, quand l'homme tout entier n’est pas plis, quand l’intelligence n’appelle pas à la rescousse les virtualités de tout l’èlrc, les possibilités intenses de la passion et du sentiment: mal antihumain ! Mal antinational puisque le peuple dont nous sommes les enfants rle-travailler j mande notre aide, nous confie le au bien commun dans la mesure rte ; flambeau de sa vie cj de son ave-son pouvoir et de ses attributions j nir.Mal antisocial enfin, puisque pour bénéficier ensuite de ta ri- non content de stériliser ses adep-chesse ainsi constituée.Mais tra-ltes.le dilettantisme empêche en-vailler au bien commun, est-ce au-1 core, à force de railleries cl de tre chose en somme que travailler sourires, l’oeuvre que des plus ar a la réalisation de l’idéal?l.e bien dents voudraient réaliser, commun cf l’idéal sont une seule el même chose, quoique sur des plans différents: l'un est dans l'ordre du connaître, l'autre dans l'ordre d'agir.Nous l'avons déjà noté à maintes reprises, l’idéal est essentiellemen* pratique.Issu de la réalité, il tend à y revenir pour la remodeler à son image.Il est le bien commun nniTait voulu el aimé, appelant sa réification.Il fiut agir Avis de décès M.SROSIF.RS A l'HAplt»! Notr.-D.irie I- »rrH 1935 rt.r*a* » i, HC3p!c!: D»»ro*ter« Funérailles le m.rdl 23 courant à Ste-Marttne à 9 h 30 du matin Parents et amis sont prié» d v assister sans autre invitation NECROLOGIE Qon- épou- DAIONEAULT A St-Loul* d* vague, à 83 an», Mme Elodle Aumals »* de feu .lean-Baptiste Dalgneault DAVIGNON — A Iberville, le 17.A 94 an*.Amable Davignon, époux de feu Léo-eadlf Dubuque DUBUC - A Montréal, le 1*.A 53 an* Mme Pierre Dubuc.née Alma Rerthlau-me DUFRESNE - A Montréal, le 19 A 3V ' an* Cliarlee Dufreane, de Shawlntgan GAUTHIER — A Pont-Vlau.le 17.A 81 an», Joseph Gauthier, époux de feu Ma rie I,ajeune*»e JÜTPA8 — A Montréal, le 19.A 65 an*.Albert Jutra*.époux d'Anna Danaereau LACHAPELLE A Montréal, le 19, A fil an», l'abbé laraël Lachapelle, ancien curé.LAMBERT - A Montréal, le 18.A 72 an», vitaïlne Gtroux épouae en 1ère» noce» d AugUAtln Moore, en 2éme« noce» de David Lambert LAREAULT A Repentignv.le 19.A «5 an» Mme Cltopha» Lareault, née Marie Louiae Martel.LAVOIE - A Montréal.le 19.à 80 an».Anevale Ravmond.épouae de Donat I,a-vole LEVASSEUR A Montréal, le 1» A S3 an*.Anna Chartrand.épouae de feu le Dr J-H t^vaaaeur PATEN AUDE - A Rl-Conatant.le 18.A 79 tn* Mme Araéne Berthltume, née So-phraale Btrthlaume PAYMENT -~ A Montréal lé 1».A 77 an» Etienne Payment, époux de Roalna Pilon RAINVILLE A le» Angeles Cal .a 47 ana.Albert Rainville époux de Cécile Hamelln ROLLET A Montréal le 19.8 en».Lücllle.enfant d'Albert Rollet et de Florida Labréch* TRUDEAU A Montréal le 18 a 52 ¦n*.Albert Trudeau, époux d'Er».Bra- Maa.tlnmment donc le rôle des citoy ens les mieux jlmics et les plus qua lifiés pourrait-il se borner à mie spéculation aride ou à une prédi cation de eomniande?Il serait tout ! de même étrange que la recherche concrète du bien commun ne trouvât plus ni lumière, ni force vive, ni enthousiasme, ni exemple en-trainaut chez les mieux armés et i les plus compétents-! I,’intellectuel ! conçoit et préuhe, mais le citoyen 1 doit pratiquer.Notre peuple exige île nous un idéal bien net, une pic sentation qui le lui fasse aimer, il j exige encore que notre exemple i et notre encouragement le stimulent à l’heure de l’action, t.a profondeur des convictions trouve sa mesure dans la vie vécue.On croit bien peu à la sincérité j des apôtres qui ne sont pas les premiers à mettre en pratique leurs! exhortations, ('.omment espérer faire répondre un peuple à l'appel des cimes s'il n'a pas en nous une foi aveugle, si nous ne sommes à l'avant-garde et partout toujours" Nolle condition de citoyen, la fc' conditè même de notre rôle d'intellectuel exigent donc que nous pavions île notre personne dans ta realisation de l’idéal national.f.ependant il est rare que les travailleurs de l’esprit consentent à! descendre jusqu'aux détails infi- | mes.et combien ennuyeux parfois, de l'exécution.Les raisons en sont multiples et complexes.Signalons- i en trois qui étendent leur influence désastreuse même sur les deux ; autres missions que nous avons as ; signées aux intellectuels: le dilet-| tantisme, la passion d’arriver el | l'individualisme.l'n etudiant de chez nous, me ra-! coiitant certains épisodes de sa i jeunesse, citait un cercle de jeune, gens qui s'affichaient, il y a quel-unes années, sous le nom de “Les Dilettantes".La majorité d'entre eux font maintenant partie de l'équipe de lutteurs qui peinent pour secouer les apathies et recouqué rir nos droits.Je suis donc très à à l'aise pour montrer dans ce dilettantisme le mal rongeur qui.après avoir fait trahir jadis le gros de l'élite française, risque d'embourber une partie de notre élite intellectuelle.Les dilettantes, e'est-à-dire les délicats, les raffinés, les épris du beau el «lu joli, qui transportent jusque dans les affaires sérieuses leur deplorable tilre d’amateurs.Or s’il est permis de cultiver en amateur la musique, la poésie ou l’art, c'est un crime de frailer en se jouant les problèmes capitaux qui commandent la vie des individus et des peuples.Il est des causes qui exigent te plus pur de notre Je ne suis pas un admirateur extasie de ce que font les peuples d’Rurope.et ne voudrais pour rien au monde change/- notre avenir pour le leur; avouons toutefois qu’ils ont une sincérité admirable, ! qu'ils sont eux-mêmes des principes aux conclusions ultimes, fidèles à leur foi el a leurs convictions.Qu’il est beau pourtant l’homme I sincère qui se laisse traverser d’un seul regard, qui, franc comme Fç-pée, pousse ses convictions jusqu'à leurs conséquences dernières, assuré que c'est pour lui se grandir i être intégralement un homme.On | célèbre la gloire des soldats morts pour leur patrie, l’héroïsme des martyrs qui ont donné leur vie ! pour l’extension du règne de Jésus, on chante les saints aux austérités effarantes, à l’amour «le feu: ils n’ont été rien «l’autre que «les passionnes, des sincères, «les épris ! du vrai el du bien.Les choses sé-j rieuses doivent être traitées sérieusement.Il n'est pas permis à un fils de mépriser les intérêts de sa j mère, il n'est pas permis à l'enfant ; d’nn peuple de traiter légèrement l'avenir et l'intérêt «le sa race.et fi! L’arrivisme réalisation de ('.eux que le dilettantisme n’a pas 1 français après empêches de s’occuper «les ques-1 précisé lions vitales de leur peuple sont j souvent arrêtés par un autre mal! moins subtil mais tout aussi tier nicieux: la passion d’arriver.File est certes légitime, l’ambitfon ,>‘1 11 v se tailler une plac«> au soleil, d ic quérir une honnête aisance, «Fissurer in stabilité de sou fover, l'-i venir tie son épouse et «le scs, enfants.Niais chez nous, celte ambition n'est-elle pas parfois désor donnée?Elle entraîne alors la perte «le son franc parler, une certaine abdication nationale, (’.e n'es! pas moi qui blâmerai les motifs «le ces abstentions.Mais je sais que celles-ci sont autant de blessures dont nous sommes en train de mourir, je sais que l’avenir de nos enfants est conditionné par l’avenir de notre peuple, je sais ipic le plus bel héritage est un passé sans défaillance, une culture chrétienne et française.Il n'est pas donné à tous «le comprendre ces choses, elles sont quand même les seules réalités.Le dilettantisme et la passion rte réussir nous garderaient encore une armée relativement puissante si l’individualisme ne venait paralyser son effort.Il faudrait toute une causerie pour exposer et réfuter ce désordre profond, issu de l’égoïsme foncier de la nature humaine, et qui a, «le nos jours, trouvé ses philosophes pour l'ériger en doctrine.“L'individu dans la société moderne est à lui-même sa fin et sa loi, n’avant apparemment d’autre devoir que celui de faire valoir ses «Iroits, c'est-à-dire pratiquement de se servir de la société sans avoir à la servir!" Cependant les sympathies et les antipathies des corps chimiques, la cadence «lu mouvement stellaire comme la structure ténue d'une molécule, les développements de la pensée et même les hiérarchies angéliques, sont soumis à un ordre, à «tes lois qui proclament la sagesse du Créateur.Et l'on voudrait que seul l’être humain fût à lui-même sa loi, fùl à lui-même sa fin! II est difficile sans doute de se perdre dans un tout, de s’assujettir à un ordre, de sacrifier son intérêt personnel à des intérêts qui nous dépassent, d'abdiquer sa volonté et ses manières d«* voir, mais c’est la condition essentielle de toute oeuvre féconde.“Certains, écril le Père Cillet.peuvent revendiquer celte conception individualiste comme le dogme fondamental de la pensée moderne; n'empêche que ce dogme li a pour lui, ni la nature de l’homme, ni Fêlât établi, ni les lois humaines, ni la loi «le Dieu.” 11 s’agit pour nous de travailler ensemble pour le tout et avec le tout, de jeter dans le ereu set social nos energies et nos enthousiasmes.pour construire une nation puissante, pour gorger le bien commun de nos richesses, convaincus que son trésor nous sera largement ouvert.Il nous faut une élite d’hommes ardents et inébranlables, dédaigneux des honneurs et des riches-monde.fiers «le participer place et dans le rang à la l'idéal • canadien-Favoir eux-mêmes aimer.velle.Sa prière gravite, ce semble.! autour d'une seule demande: “Qu’ils soient un!" Telle est la condition indispensable de la fécondité de leur travail.“Qu'ils soient un; qu'ils peinent tous ensemble a la tâche que je leur «-onfie; Père, qu'ils soient la vivante réplique de ma Personne, de notre Unité, un seul corps tendu vers le même but, vers le même idéal! Qu’ils soient un!” l.e Christ était Dieu, son oeu L’Institut Botanique de l’Université de Montréal annonce la publication de la FLORE LAURENTIENNE par FRERE MARIE-VICTORIN, D.Sc.Un grand ouvrage in-quarto (29 x 22 cm.) doitinc i donner aux Canadien! fronçai* une conneisiance précise de la flore de leur pays, et sus botanistes étrangers la physionomie botanique de la vallée du Saint-Laurent: A Plus de 900 pages de texte, où sont décrites et commentées les 1917 espèces actuellement connues de la flore vasculaire du .Québec; # Environ 2800 dessins originaux, qui rendent facile l'identification des , plantes décrites; # Une "Esquisse générale de la fier* laurentienne", — illustrée d’une Carte phytogéographique du Québec (en couleurs) et de 22 cartes en noir, — qui dessine la physionomie, et raconte l'histoire, de l'une des plus remarquables flores du glone; # Des clefs complètes conduisant aux familles, aux genres et aux espètfts; # D'abondantes notes encyclopédiques qui relient la science des plantes aux autres domaines de l’esprit, et qui lui donnent son immense valeur humaine; # Un copieux glossaire où sont définis les termes techniques employés dans l’ouvrage; fr Un index alphabétique très élabore des noms de toutes catégories (latin$, français, anglais, vulgaires).BULLETIN DE COMMANDE ses du à leur * * soient un Il y a quelques jours, un prêtre, I digne héritier des vertus de ceux Iqui bénirent le berceau de notre j race, dont le nom est déjà un cri ! de ralliement, les éi-rits des poè-j mes de fierté nationale, la vie un ; exemple île patriotisme fidèle, dont i la présence est toujours un honneur et un encouragement, confiait, non sans un peu «le mélancolie, à un groupe «le jeunes: "Il est devenu lia Docteurs.Consultes * ! ! les Granil-t Constxurteun «te France Compagnie Générale de Radiologie Rgyons X font» etectrtclte medh-aU —Gallois Cr Cie— Dltrik-Violet* Uu»ru infru-Ronsm Lamp*» ¦•clstlqura pour aallsn d'operations.—Etablissements C.Boulitte— Inatiumenta d» Ulasnostlr —Collin tr Cio— Instrumentation chirurgien* par excellence.Service d'lngAnleur electro-radio Instate Condition» fecllee Prix, cavAlJsve eur demendi PAUL CARDINAUX.D.*Se.""P CISION FRANÇAISE" 42S Cher-ier MA.ÏM?MONTERAI.nal rte «Lire: "('.'est sur vous que nous comptons".Mais aujourd'hui j ce u'est plus banal, parce que vous) èt«'v te s«\ul espoir, parce que vous i êtes peut-être la dernière génération à laquerie cette parole pourra I encore être dite- Dans vingt-cinq ans.il sera trop tard.'' C’est à vous, jeunes gens, «pie ces ! uaroles s'adressent; à vous surtout, jeunes intellectuels dont Faction conditionne «'elle «le tous les autres! Mais, je vous le redis pour la centième fois, vous ne sauverez noire peuple que si vous conseillez à serrer vos rangs.L’union sera difficile, dites-vous.N'avez-vous pas la «'harité du Christ?D'autres réussissent à s'unir magnifiquement dans la sympathie du sang, «tans unc'haine commune, dans une solidarité purement ter restre, «tans le culte d'un homme: mots la « harité chrétienne est plus forte que tout cela quand on In pos-sède vraiment dans son coeur! Voilà pourquoi j'ai voulu formuler le mot «l'ordre qui résume tou-t«> ma conference ave»- les paroles mêmes du Christ, Qu’ils soient un ! C'est la veille «le sa mort.Jésus s'oublie lui-même pour penser à son oeuvre, à «eux «pi il a choisis pom semn partout la lionne Non- vie était divine exigeait la fusion de ses apôtres dans la charité.Le peuple canadien-français est en train de mourir.Il importe cependant que l'idéal et la culture qu’il concrétise ne disparaissent pas de la terre d’Amérique.Tant d'efforts, de souffrances, de sacrifices, de luttes et de ténacité ne doivent pas demeurer vains.Il faut que le peuple canadien-français vive.Kt puisque les intellectuels d'un peuple sont les agents de la renaissance et de l’épanouissement de ses forces vitales, c'est vers vous, jeunes intellectuels de mon pays, que se porte l'espoir de notre race! Ecoutez l’appel «ies vôtres qui vous demandent l'unilé: “Qu'ils soient un pour restaurer notre idéal maintenant dégradé; qu’ils soient un pour l'adapter aux situations nouvelles; qu'ils soient un pour le faire battre dans nos coeurs; qu'ils soient un enfin, pour le réaliser avec nous !" Puissiez-vous ne pas rester insensibles à cet appel de votre sang et de votre Foi! Puisse votre union très etroile décupler vos énergies et vous faire «'onduire notre peuple à l'idéale réalité! (ieorges-Henri LEVESQLE, O.P.Les Irlandais et la découverte de l’Amérique Pittsburgh.20 IA, IM.M.Stefa un son, explorateur du continent Nrctique, a prétendu, hier, au cours d'une conférence, que les Irlandais ont découvert l’Amérique six ou sept siècles avant le de C.hrixtophe Colomb en 1 L’explorateur affirme que les ar chives du Vatican contiennent un «Incarnent attestant le fait.“Nous ne connaîtrons peut-être jamais le nom de celui qui a découvert l'Amérique, a-t-il dit, mais nous pouvons être certains que c'est un Irlandais.” M Stefan tison parlait à FAssocia-historique de Pennsylvanie.Il référa à un certain document, écrit en I année 820 par un moine irlandais, où i.| esl question de la colonisation de Finlande.Il dit, ensuite, que le Vatican possède un attestant que le («roèn-constitué en diocèse en Service de Librairie du ' Devoir’’, et pourtant elle Case postale 4020 Montréal.Veuillez m'expedier par l.e Frère Mane-Victorm, de Montréal.exemplaire Sc., directeur de de la FLORE LAURENTIENNE, 'Institut Botanique de l’Université (Signature) Prix de I (en dollars Relié toile Relie deml-culr ouvrage canadiens' *5.00 «50 Relié demi-chagrin avec coin» et nerf» 7 50 Port en »ua: Rayon de 20 milles .12 Pror.de Quebec Prov.d'Ontario Prov.Maritimes Partout ailleurs S.E.Mgr Gauthier M.Rochon et les préside au trône agents de circulation LA MESSE SOLENNELLE PAQUES.HIER.A LA CATHEDRALE DE Son Excellence Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur dç Montréal, a présidé, hier, à la messe solennelle de Pâques, au trône de sa basilique-cathédrale.Le curé de la paroisse de la cathédrale.M.le chanoine Harbour, a prononcé le sermon, qui couronne la série rte ses instructions du carême.(On en trouvera le texte ailleurï.Mgr Gauthier est de retour à Montréal depuis quelques semaines.Il a fait: un séjour de quelques mois aux Etats-Unis, dans l'intérêt de sa san-1 té.1,’état de Son Excellence va s'améliorant.* ¥ * ’ M.Fcchevin Rochon, représentant du quartier Saint-Michel, et actuellement maire suppléant, a écril samedi au comité exécutif lui de mandant d’acheter des chemises d’été pour les agents de police pré poses à la circulation.Leur besogne est assez dure, a-t-il dit.sans qu’on les oblige à porter tout l'été un vêtement fait pour les grands froids.M.Rochon qui est directeur de la Montreal Motorist League.a demandé de nouveau au directeur de la police.M.Dufresne, d'amé liorer l’éclairage des refuges ou zones de sûreté, s’il ne veut pas les supprimer.Le “solotramV On apprend, d'autre part, que le secrétaire particulier de Son Ex-voyage j rellence, M.l’abbé Romuald Uhayer,, charge contre I 492.est à l’hôpital depuis quelques jours, yhaine séance L'abbé Chayer devra garder la chambre encore quelque temps.Un musée de l’art dentaire document and a été an l!2fi.Le dîner de la Société Franco-Ecossaise Le diner de l-e samedi 11 mai prochain, la i Faculté de chiriirgie dentaire de i l’Université de Montréal inaugurera !un musée rétrospectif de Fart dentaire, spécialement consacré à l’évolution de rcl art au Canada, selon I ce qu’annonce M.Eudore Dubeau.doyen de cette Faculté.Deux autres cérémonies dentaires auront lieu le même jour.On y fondera officiellement l'Association des diplômés de FEcole de chirurgie dentaire avec élection des offi''',rs1 Fn second lieu.M.Olivier Mauraull.F.S.S., recteur de l’Université, conférera officiellement le grade de M.Féchevin Bray reviendra à la e solotram à la pro-du conseil municipal.l.e récent accident où sept personnes ont été blessées redonne de l’actualité au problème que posent «'es voitures.Ce n'est plus uniquement une question économique, a dit M.Bray à l’hôtel de ville samedi, mais bien une question de sécurité piihlioue.Je vais rir mander à l'exécutif s'il veut protéger les citoyens «le Montréal ou permettre les sototrams.Ecossaise, qui devait avoir lieu u ! t*?r,0l,r «"'i, chirurgie dentaire ôono- 24.à Il au Orde Universitaire de Mont- !m causa à M.Raoul Lafond.don- Le real, el que la mort de M Robbins Us,e r*p Lewiston, Etat du Maine, ministre des Etats-Unis au Canada j ,'3fonrt est diplômé rie l’Ecole a fait letarder.esl fixé au jeudi 2â ''J?.chirurgie dentaire de Baltimore, avril, au Cercle.Présidence de M ''*!!" d’Académie et ancien présj-Modolphe Lemieux, allocution de M Edouard Montpetit.discours des hôtes d’honneur: M.Rrugère.ministre rte la république française au Canada, et sir Francis Flourt.haiil-commissaire du Royaume-Uni a Ottawa.Il v flurâ projection «le film documentaire, folk-lore, etc.On relient ses places ($2.â0 le couvert) en s'adressant au mailrc d’hôtel du Cercle Universitaire dent d'associations franco-américaines de la Nouvelle-Angleterre.Décès de la R.M.Sainte-Eliza Les élèves du Collège Marguerite Bourgeois et de l'Institut Pédagogique apprendront avec regret la morl de Mère Sninle-Eliza.diroclri ce de la section anglaise du Collège Décédée dimanche soir.21 couranl elle aura son service le mercredi 8 heures 45 précises, es membres des amicales du Collège el de l'Institut ainsi que les élèves actuelles sont invitees aux funérailles, à la maison-mère 3040 ouest, rue Sherbrooke.Le* élèves actuelles doivent porter l'uniforme.Av«s vre«?vous besoin de bone h- Adresses-vous eu Service 4e librairie du "Devoir*’, 430 Notre-Dame est.Montréal.Vient de paraître HISTOIRE DI LA SURVIVANCE (1755-1935) ACADIENNE pgr le F» Antoine BERNARD, C.S.V., professeur à l'Université de Montréal.465 pages, grand format, avec cartes et illustrations.Au service de librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est Montréal; $1.50 franco.Splendide cadeau de Piques. VOLUME XXVI — No 93 — CAlENDRIfcl — Demain.MARDI.23 jirrll IS3V De l'Octave, double Ire cl.I^ver du soleil, 5 h.02.i Coucher du soleil, 6 h.55.Nouvelle lune, le 3, a 7 h.17 m.du matin.Premier quart, le 10.à 0 h.48 m.du soir.Pleine lune, le 18, i 4 h.1« m.du soir.Dernier quart, le 25, à 11 h.27 du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” i LUNDI, 22 AVRIL 1935 TEMPS PROBABLE DEMAIN: BEAU M.Louis Marin, au nom du gouvernement Mort de M.le juge français, recevra le lîgat papal, le cardinal Pacelli E.Lafontaine le R.P.Pacelli, PARIS, 22 (P.C.-Havas) — Monseigneur Crépin, évêque auxiliaire de Paris, a présidé, hier, une cérémonie solennelle pour associer la capitale au triduum de Lourdes.Un dominicain, Mulard, a évoqué ce que fut l’Année sainte.On prépare officiellement la réception du cardinal légat du Pape.Le secrétaire d’Etat papal sera reçu, en gare frontière de Vintimille, mercredi prochain, par M.Louis Mann, ministre d’Etat qui prendra place avec lui dans un train spécial pour se rendre à Nice.Les honneurs seront rendus à l’ambassadeur extraordinaire du Souverain Pontife par un régiment de chasseurs.Les autorités militaires de la région seront présentes.Le préfet maritime de Toulon, également.Dans le train même, M.Louis Marin offrira un dîner en l’honneur du cardinal Pacelli qu'il conduira jusqu’à Marseille.L'Irlande UN DISCOURS DE M.DE VALERA Dublin.22 (T.pZ)"— Au cours H une cérémonie en mémoire des patriotes tués lors du soulèvement de Pâques 191G, M.de Valera a dit qu’il veut que l'Irlande, unie, devienne une république le plus tôt qu’il se pourra, mais pense que le temps n'est pas encore arrivé "d e-lever le fier monument’’, lequel aura sa.base dans la proclamation du régime républicain par les patriotes tombés il y a 19 ans.Le groupement extrémiste dit l’armée républicaine d Irlande, a rendu hommage aux morts de Ul Jill s'est abstenu de niamJcstcr de I hnstilitc contre M.-de Yalcra.Contrairement à ce d aucuns avaient pensé, il n’y a eu aucun heurt entre les extrémistes et la force armée de l’Etat.M.de Valera a dc.ia dit que ce n’est pas à cause de leur républicanisme qu’il sévit contre les membres de l’armée républicaine, mais parce qu’ils usent de terrorisme.Faits divers Notes maritimes iebot de Le premier paqu la saison dans le port Le Duchess of lor/., du Pacifique Canadien, est entré hier soir, vers R heures, dans le port de Montréal.C'est le premier paquebot de la saison a visiter le port.11 émit sous le commandement du ea-uitaine W.-B.Coyle.Le pdotc.: D.Frenetic, était à la barre.\oua deux années de suite que le capitaine Coyle a riumn.eur de conduire dans le port le premier paquebot l’année.Le nombre des passa-débarqués était de 402.ne «ers Départs à vide Le Marisa Thorden, premier océanique à entrer dans le port de Montréal, cette année, est reparti hier, à vide.Il prendra sa cargaison de papier à .tournai a Quebec pour les ports étrangers.Aujourd'hui, le navire-citerne Hullmouth quitte aussi le port sans cargaison.Armateurs et débardeurs Ces deux groupes ont tenu une réunion spéciale samedi, mais n ont pu en venir à une entente sur la question des salaires.Entre temps, néanmoins, les débardeurs recevront un salaire nui équivaut a une augmentation de 5 pour cent à comparer à celui de l'an dernier.Les funérailles de M.Renard Paris.22.Paris a fait, samedi, des funérailles militaires au gouverneur général de l'Afrique Equatoriale Française, Edouard Renard, et aux six autres personnes mortes avec lui dans l'accident d’avion survenu dans la jungle congolaise il y a quelques semaines.Los dépouilles mortelles ont mis environ trois semaines à voyager de Brazzaville à Paris.A Brazzaville.S.E.Mgr Delle-piane, nonce apostolique, donna l'absoute et le gouverneur intérimaire, M.Marrhessou.prononça l’éloge des disparus.Embarqués à Pointe-Noire, les cercueils sont arrivés en France au milieu de la semaine dernière à bord du vapeur “Poiicauld'L Afin de perpétuer le souvenir du gouverneur, mort tragiquement en Afrique, la ville de Paris a décidé que remplacement, situé avenue Daumesnil, devant le Musée des Colonies, va prendre le nom de plarc Edouard-Renard.Mort de l’archéologue Bosanquct Newcastle, Angleterre, 22.(P.A.) Bobert-Car Bosanquct, connu en o'usicurs pays par ses recherches d'archéologie anglo-romaines, est mort ici aujourd'hui.Il était âgé de GH ans.I! a fait partie de plu-beurs sociétés d'histore et d’archéologie et de plusieurs commissions officielles de recherches.Il laisse des ouvrages sur les vestiges de la civilisation romaine en Angleterre.Renaud Mo Le meurtre de l’ancien député Baldwin La police canadienne détient (leux individus comme témoins importants dans l’affaire du meurtre de M.M.K.Baldwin, ancien dé-pulé fédéral du coinle de Stanstead.assassine jeudi dernier à Baldwin’s Mill, près de Stanstead; Lucien Morin.âgé de 20 ans, de Barnston, Québec, et Kenneth Brown, 31 ans, de Georgia, dans le Vermont.Le premier a été ramené à la Surete provinciale à Montréal, tandis que les formalités sont en cours poulies procédures en extradition dans le cas de Brown.Le coroner Léonidas Bacbana, de Sherbrooke, a coimnencé l’enquête du coroner pour fins didentification et l’a ajournée, à la demande de Ja police, pour permettre d’étayer la preuve.Mme Willis Keith Baldwin, nee Perrin (Lilly Mead), était à Daytona, Floride, pour sa santé, quand elle a reçu le message de sc rendre auprès de son mari, qui venait de mourir.Mine Baldwin, en compagnie de son tils, s’est aussitôt mise en route pour Baldwin’s Mill.Ghe-min faisant, Mme Baldwin, sans avoir appris que son mari avait été assassiné, est morte subitement à Richmond.Virginie.Les funérailles de M.et de Mme Wills Keith Baldwin auront lieu demain.• .Le peret et sept enfants brûlés vifs à Ste-Emilie Saint-Emile, de Loreüevllle, Québec — M.Alphonse Renaud, ."6 ans de Québec, avait loué une petite villa d'été à Saint-Emile.Il s v rendit en fin de semaine avec sept de ses burt enfants, la bonne, et une compagne d'une de ses petites; filles, pendant que Mme restait à Québec avec son bébé nique, âgée de deux ans.Samedi matin, la bonne, alors que tout le monde reposait, aidée UH a ieuhe Agnès Blondi, fille de de ta jeune Agnès Blotiin, fille de Hlo d'Orléans, a allumé le poêle en v jetant de l'huile.I ne explosion se produisit alors.La bonne.Gemma Dion, courut chez, les plus proches voisins, jiour de l'aide.A son retour, il fut impossible de porter secours aux malheureux, qui ont tous péri dans les flammes, le pere.M.Renaud, sept de scs enfants, et la petite Agnes Blondi.Un motocycliste plonge dans le canal de Lachine l n motocycliste.M.Philippe Bouchard.41 ans.2111.rue Délis-lc s'est tué instantanément hier soir, vers lUh.'il), en tombant dans le call'd de Lachine, au jiied de la rue de Courcelles.à Saint-Henri La police a appris que M.Bouchard a perdu le contrôle de sa motoryclette.laquelle a plonge dans le canal, actuellement a sec.Kn tombant M.Bouchard s'est fracturé le crâne.Sa mort a été instantanée.Il $e noie M.Henri Bcnoil, 07 ans, 4030.nie Chambord, s’esl noyé vers ôh., hier malin, en voulant puiser de l’eau du fleuve, au pied du quai Victoria.M.Benoit avait l'habitude d'aller, tous les dimanches de Pâques, dés l’aube, puiser de l’eau du fleuve.Cette coutume était vieille dans sa famille, dit-on.Attentat Après avoir menacé M.Joseph Hébert, marchand.517, rue Lélour-iioiix.un bandit l’a ligoté, bâillonné.et s’est ensuite enfui avec #2f> en argent et des timbres-poste pour un montant de $50.Ancien juge en chef de la Cour d’appel, ancien doyen de la Faculté de droit de l’Univenité de Montréal, ancien président de la Commission scolaire catholique et de la Société Saint-Jean-Baptiste, M.Lafontaine est décédé à 77 ans F.e juge F-ugéne Lafontaine, ancien juge en chef de la Cour d'appel de la province de Québec, à sa retraite depuis trois ans.est mort hier.Il était âgé de 77 ans.Le juge Lafontaine a été juge pendant 26 ans et fut pendant 40 i ans professeur puis doyen de la Fa-I cullé de droit de ITniversité de .Montréal.Il fut aussi, de 1906 à 1929, membre et président de la Commission scolaire catholique de Montréal.Le juge Lafontaine était né à Sl-Edouard, comté de Napierville.le 26 novembre 1857.Il était le fils de Laurent D.Lafontaine .et.de Hedwidge Singer.Le défunt était le pelit-fils de Surprenant Lafontaine, patriote de 1837.11 fit ses étude au Collège de Montréal et à ITniversité Laval de Montréal.Admis au barreau en 1881; conseil du roi en 1890.Pendant cinq ahs.il Le meurtre de la rue de Lorimier Joseph Blais, âgé de 63 ans.assomme à coups de marteau par un nommé Cook, au cours d'une beuverie et d’une querelle Avant Pâques s’est ouvert le salon nautique à Paris L’une des attractions est une! Les funérailles de M.Courtois A ST-ÜEBMàÏN D’OUTREMONT Une foule considérable assistait a police a été appe-une enquête sur la Hier matin, lée pour tenir mort d’un individu dont le cada vre a été trouvé à la porte d’un hangar de la ruelle de la rue de Lorimier.vers la rue Laurier.Une enquête sommaire a permis aux policiers de constater qu'il s’agissait d’un meurtre.Aussitôt 1 escouade de la Sûreté municipale préposée aux meurtres s’est rendue sur les lieux.Le directeur de la aire.M.Armand Brodeur, a d’a bord établi l’identitf de la victime: Joseph Blais, 63 ans, employé du Pacifique Canadien, domicilié » 5351.rue de Lorimier.L’enquête a ensuite révélé que Joseph Blais visait avec sa fille.Yvette, son fils, François, et un autre individu, Paul Cook, âgé de 34 ans.La Sûreté a appris que samedi soir Blais, son fils, sa fille et leur pensionnaire, Cook, avaient célébré assez fort, le verre et Ja bouteille en main.Au cours de la soirée Blais et Cook se sont pris de immenie cuve de verre ou mafelott - scaphandriers font!de les opérations sous-marines sous les yeux du public — Les escadres de la marine légère Paris, 22 (P.C Havas) — S’agit-il de retrouver quelque trésor englouti dans les eaux de la Seine?Nullement point! ('.'est sur les bords du fleuve que travaillent ces “plongeurs à ciel ouvert’'.comme les surnomme déjà le badaud parisien: doSiSeph Courtois représenta le comté de Napierville'querelle, mais Yvette a réussi à ré à l'Assemblée législative de Ouébcc, comme son père avant lui.Juge de la Cour supérieure en 1906.il devenait juge de la Cour d'apncl un peu plus tard et juge en chef en 1922, à la mort du juge Lamothe.Le juge Lafontaine fit partir, au cours de sa vie.de nombreuses sociétés et associations, notamment de la Société Saint-Jean-Bapliste, dont il fut président.Le juge avait épousé, en janvier 1882, Elmire Moll, fille du docteur Moll, de Berlhier.Elle mourut en février 1919.Lui survivent: sa fille.Antoinette, femme de J.A.Christin; un frère, le docteur Gustave Lafontaine.de Manchester, N.TL: deux soeurs.Clémenta (Mme (Dr) J.A.Trudeau, de Richelieu); Lauren-tia.(Mme Wilfrid Poissant) de S (-Edouard de Napierville; un petit-fils.Roaer Christin; deux petites-filles, Madame la comtesse de Cardaillae et Mme Guv Montpetit.ainsi que trois arrière-petits-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi, à l'église de Notre-Dame de Grâce, à 9 heures.Le Devoir offre à la famille ses vives sympathies.Une campagne allemande On croit à une manoeuvre contre l’entente des trois puissances La princesse Elizabeth a neuf ans Londres.22.(C.P.) La prin-ressr Elisabeth, fille (lu duc et de ]a duchesse d’York, a atteint hier scs neuf ans, La petite-fille de Leurs Majestés le roi et la reine d’Angleterre a reçu des cadeaux nombreux et splendides.Un nouveau livre L'ne nouvelle oeuvre poétique par fauteur de plusieurs volumes, et dont le dernier paru en librairie a été Ma (îaspesic.sera bientôt offert à scs lecteurs nombreux et fidèles.Ce Ijvre actuellement sous presse est intitulé.Dans la Brousse.Ce titre tout pastoral Inissg entrevoir que Mme Blanche Lninonta-gne-Beauregard.dans son nouvel ouvrage, ne s'est pas écartée de la manière que nous lui enunaissons.et que pour une fois encore elle s'est inspirée des choses agrestes de son pays.Ce volume paraîtra au début de mal.journées anticommunistes I \ ST-JKVN THETFORn ET LA RIVIERE DF LOUP Des Journées anticommunistes.| organisées par l’Ecole Sociale Populaire.auront Heu en avril et en mai dans plusieurs villes de la province: à SbJcan, à Thetford les Mines, a la Rivière du Loup, rte.|Toute une équipe de conférenciers, prêtres et laies, y prendra pari: les 1 Pères Lévesque.O.P.; Archange.O.E.M.; Sauvé.O.M.I.; Gauthier.C.S.V.; Vrrhnmbaull et Saint-Onge.S.J.; et MM.Esdrns Minville.Fernand Boisseau.Alfred Charpentier, ctp.j Os premières Journées auront lieu n Saint-Jean, les 28 29 sous le patronage de S Forget.Baris.22 (B.A.) - Un corres- pondant de l’Associated Press â Paris câble tenir de bonne source que le gouvernement français ne lient nul compte dune campagne ayant pour but d’assurer à l'Allemagne des tête-â-tête avec la France.la Grande-Bretagne et l’Italie Le gouvernement verrait dans cette campagne une manoeuvre allemande contre l'entente des trois puissances.Un journal lyonnais, le Salut public, a publié, il v a plusieurs heures.une information d'après laquelle l’Allemagne et la Pologne auraient conclu une alliance militaire pour deux ans.La presse parisienne ne semble pas attacher beaucoup d’importance à cette information.Le ministère des affaires étrangères de l'Allemagne a dit qu’il s’agissait d’un “vieux canard”.Moscou annonce que les négociations relatives au pacte d'assistance franco-soviétique sont “suspendues momenlanémefit”.T.p commissaire aux affaires étrangères des Soviets, M.Litvinoff, n’est pas allé à Paris, après son récent sèJ jour à Genève, mais est retourne en Russie.D’après une dépêche de Paris, il y aurait entre autres obstacles à la négociation du pacte ceci: la France aurait exigé la cessation de la propagande bolchevistc chez elle cl le commissaire Litvinoff aurait soutenu que la Russie a depuis longtemps interrompu toute relation avec les communistes français.tahlir la paix.Un peu plus tard elle s'est absentée, laissant son père et.Cook seuls à la maison.Dimanche matin.Yvette, en s'apercevant que son père ne s'elait pas couché de la soirée et qu’il n'étail pas dans la maison, s'est informé auprès de Cook.Cook lui aurait alors déclaré qu’il avait assommé M.Blais à coups de marteau et.qu'il avait déposé son cadavre dans la ruelle, à la porte du hangar.Ecroué à la Sûreté municipale, Cook aurait confessé son crime.Pour le justifier, il aurait raconté â l’inspecteur Armand Brodeur qu'au cours de la nuit, samedi dernier.M.Blais l’aurait traité de voleur.se serait jeté sur lui avec le marteau et Baurait blessé à la tète.Ce que voyant, Cook a, à son tour, sauté sur Blais, l’a désarmé pour le frapper par trois fois à la tête.Blais est tombé j>ar terre, Cook l'a ramassé et transporté dans la ruelle pour l'abanaonner à la porte d'un hangar, lientré à la maison, il a lavé le marteau, le plancher, pour faire disparaître les traces du drame.D’après les informations de la police, la querelle aurait commencé au sujet de quelques sous que toute celte famille avait économisés pendant le carême afin de se paver le luxe de boisson à l'occasion de la fête de Pâques.Blais, après avoir constaté que 1rs économies n'étaient pas aussi fortes qu'on Bavait anticipé, a accusé Cook d’avoir volé une partie de la somme.D’injures à injures, un état d’ébriété aidant, l’affaire a fini par se régler â coups de marteau, entraînant la mort de Joseph Blais.Les martyrs des rayons Paris, 22 (P.C.-Havas) Le nombre des martyrs parisiens des rayons augmente sans cesse.Il n’v a pas si longtemps est mort le docteur René Gambier, radiologue de Bhôpital Rirhnt.Voilà que le docteur Foveau de Courmelles vient à son tour d'entrer à l’hôpital, rongé d’une de ces anémies pernicieuses, nées des radiations qui guérissent les autres.Le docteur Foveau de Courmelles est le doyen des radiologues français, en ce sens qu’il est le plus ancien d'entre eux.M.Henry de Jouvenel président des journalistes parisiens L’Opéra de Paris va jouer à Florence Ce déplacement d’artistes s'accompagne d’un échange de toiles de maîtres entre les musées français et italiens.Paris.22.Au cours d» son assemblée générale, tenue sous la présidence de M.Henri de Wein del.rédacteur en chef d’Excelsior, vice-président de l’Association des journalistes parisiens, a élu comme président, en remplacement (le Louis Barthou, M.Henry de Jouvenel, sénateur de la Corrèze, ancien ambassadeur et ministre.Pour les sinistrés de Formose | à l’occasion du nolire iudicl-)Salon nail,«que qui.chaque année, poi ce j ta „„ femps ,mi.a| rassemble en quel que sorte les escadres de la marine légère, le ministre de la Marine a conçu et construit une cuve étrange et gigantesque.Là, dans une eau verte, tonte semblable à celle de la mer.sept scaphandriers font, devant le public, des expérience» de.plongée et de travail sous l’eau sur la face avant de la cuve, un dièdre de grandes dimensions, muni de verre épais, permet à la foule des curieux de suivre les opérations sous-marines des matelots-scaphandriers.Celle attraction originale est assurément le “clou'’ du neuvième salon nautique.Elle n’est cependant pas tout le salon nautique: dans une véritable forêt de mâts et de voilures, on découvre les formes 1rs plus variées de bateaux, depuis les canots modestes jusqu’aux yachts du dernier modèle dont la carène nerveuse s’allonge sur les bords de la Seine.Dans les pavillons s'abritent une rétrospective illustrée de la marine à vapeur, des documents précieux a la gloire de Courbet et de Depuy de Lome dont le centenaire sera bientôt fêté par la Marine militaire, les maquettes-chantiers des plus belles unités françaises parmi les-quelles, dans un kiosque spécial comme il se doit, celle du super-paquebot Normandie qui partira dans un mois à la conquête de 1 océan.Des graphiques couvrent les murs qui, par leur éloquence concise, soulignent l’irnportanre de I eau par rapport à celle de la route et du rail.Les voies navigables représenter)!.en France, un capital d etablissement de plus de dix milliards de francs, auxquels il faut encore ajouter un milliard cinq cents millions de.francs pour la valeur des automoteurs ou des bateaux-citernes.Le personnel rm-plosé dans la batellerie comprend dix-neuf mille hommes, onze mille femmes, treize mille enfants qui, avec les cinq mille ouvriers des chantiers de construction de bateaux et les deux mille ingénieurs, éclusiers, pontiers et gardes, porte a plus de soixante mille le nombre des personnes qui vivent des transports par eau.l.a mise en oeuvre de ees voies, de ce matériel, l’effort de ce personnel.ont permis, en 1931 de transporter plus de cinquante-deux millions de tonnes pour une recette de cinq cent quarante millions et le paiement de trente millions d impôts.La France reste fidèle au temps ou les corporations régionales, les marchands d’eau de Paris, la hanse de Rouen, la jurade de Bordeaux, consacraient.chaque année, le dixième de leur réserve en numéraire à l'amélioration de la navigabilité des rivières.1 Mais le public ne s'attarde guère j a méditer sur ces chiffres, déjà I commencent, sur un.e Seine printanière et ensoleillée, les premières courses à l'aviron et à la voile.Et le Parisien, séduit par les affiches des compagnies de navigation qui évoquent le charme des rives du Saint-Laurent ou les fjords éclairés par le soleil de minuit, semble ne plus attendre qu'une bonne bise de suroît pour mrftrt» le cap vers le larfl**.Le sirop des petites Dionne M le juge Curran a rejeté samedi trois exceptions déclinatoires dans cause autour du sirop servi aux Canada Starch une action dei Talhoku, Formose ( A P.) Le gouverneur général de l'Me de For-inose annonce que l’administration de Bile japonaise a mis à la disposition ries victimes du tremblement de terre d'hier une somme de 16 millions de yen.soit $4,51)0,009.sous forme de secours.Selon les derniers ,r,”'-’1/.victimes, le nombre des tués dé-j>asse 3,000.! la bébés Dionne.La I/o., Bld., a intenté : $10,000 contre cinq défendeurs et a i présenté une requête pour in jonction en vue d’empêcher les défendeurs de continuer à annoncer que le produit de la St.Lawrence Starch Co.n servi à l'alimentation des jumelles.Trois dos défendeurs, la SI.Lmv Starch cinq Paris.22.(P.C.-Havas).[.’Opé- ra va donner à Florence “Castor et Pollux".Les grands chefs-d’oeuvre des musées italiens sont attendus 5 Paris où leur exposition va constituer le grand événement artistique de l'année.Tout de suite, comme un premier remerciement, le Musée du Louvre! vient de décider l'envoi a Venise, Florence, Bologne et Parme, d'un ; certain nombre de toiles exception-i ncllcs des maîtres italiens."La belle-jardinière’’, de Raphaël, et “l.a, belle ferronnière".de Léonard de; Vinci, pur exemple, seront exposées nu Musée des Offices, de mai à juillet.Et l’on achèvera, cependant, les nouveaux aménagements du Musée du Louvre, un travail d'un exceptionnel intérêt, lui aussi, puisque, dans les nouvelle,, installations.chaque chef d'oeuvre aura «a et .10 avril,!plarc, sa lumière et le cadre néccs-F.xr.Mgr xnire, à le pleine compréhension d'un aHiste ou d’une époqui.en viron ! eence Starch Co., M.W.-H.Alder-son.un des gardiens des enfants, et relevés des|agents d’annonces McConnell.rler & hastman.avaient présen-! lé des exceptions déclinatoires ba-.t.L- isées sur le fait qu’ils sont domiri- On apprend de Hong-Kong que ,|és en Ontario et ne les vaisseaux britanniques, station-!$,rp assifin(,s (|evant nés A cet endroit, n’attendent que | Montréal.Le juge a décidé mie le signal du depart vers Formose | McConnell et Ferguson aussi flour porter des secours aux blés- agents d'annonces, et pouvaient pas un tribunal de ses et aux sans-abri; Aujourd’hui, plusieurs incendies ont éclaté au milieu des ruines causées par les secousses sismiques.O nouveau malheur ne fait qu'ajouter aux horreurs de la dé-vaslalion d’hier., .qui sont dé- fendeurs dans l action, sont domiciliés à Montréal et que cela suffit nour pouvoir assigner tous les défendeurs ensemble.Le cinquième défendeur est la St, Lawrence Starch Sales Cn.Le festival dramatique Ottawa, 22 (('•.P.>.— Le festival dramatique du Canada s’ouvre aujourd'hui dans la capitale canadienne et durera toute la semaine.Ying* et une troupes venant de I3 ville., et de huit province.-, différentes vont monter sur les planches et répéter les pièces tragiques ou comiques qui ont triomphé dans les diverses villes d'où viennent Ici acteurs.M.Ulan WH rcmp'lt-n les fonction* de ju^i.Bulletin météorologique Toronto.22.(S.P.C.) Voici le temps qu’il fera probablrment au Québec demain: bassins de POutanuais et du St-Laurent: vent du nord, beau, à peu près la même température que lu veille; nord-ouest et lac St-Jean: beau; rive nord, golfe et baie de Chaleur: pluvieux el frais.i ce matin aux funérailles de M.Jo-secrétaire-trésorier la Société Coopérative de Frais Funéraires.Le service a élé chaulé à l’église Saint-Germain d'Outremont.M.l’abbé Armand Sabourin a officié.Le cortège, précédé de cinq lan-daux de fleurs, a quitté le domicile du défunt.10 avenue Holyrood, Outremonl, pour se rendre à l’église paroissiale.j M.l'abbé A.M.Renaud, curé de ! Chapeau, a fait la levée du corps.]H a aussi dit une messe basse à un autel latéral.M.l’abbé Armand Sabourin a chanté le service, assisté du R.P, C.Beaupré, O.M.I., comme diacre, et de M.l’abbé Joseph Gauthier, comme sous-diacre.Dans le sanctuaire on remarquait le B.P.Philippe Boulé, C.S.C.; le P.Beaupré, O.M.L; M.l’abbé Laurin, aumônier de l’hôpital de la Merci; M.l’abbé Emile Lefebvre, vicaire à Notre-Dame du F’erpélucl-Secours; le R.P.Gilles Marchand, O.M.I., recteur de l’Université d’Ottawa, représenté par le P.Auguste M.Morrissette; M.l’abbé Léonidas Desjardins, curé de Saint-Germain; M.l’abbé André Beauregard.aumônier des RR.SS.Jésus-Marie; le R.P.Antoine Bournssa, O.M.L, supérieur de Saint-Pierre; M.l’abbé J.A.Ouellette, directeur de la Voit Nationale; M.le chanoine Z.Alarie, directeur des Missionnaires colonisateurs.La chorale était sous la direclion du Dr Augustin Gratton.Elle exécuta la messe de Pernsi.M, Auguste Descarries touchait l'orgue.Conduisaient le deuil ses frères MM.L.-Eug.Courtois, président de la Société Coopérative des Frais Funéraires; Me Arthur Courtois, secrétaire-trésorier de la Chambre des notaires; M.Paul-Emile Courtois, Hector Courtois, et Georges-Etienne Courtois; ses beaux-frères.M.Louis-Joseph Robillard, Georges Renaud, Napoléon Renaud.Arthur Renaud.Joseph-Henri Renaud; ses oncles, MM.Joseph Vincent, Louis Courtois; scs neveux, MM.Emillien Renaud, Paul Renaud, Albert Renaud, Jean-Paul Renaud.Michel Ho-billard.François Robillard; ses cousins, Ovide Bourdon et Joseph Bourdon.Dans le cortège, on remarquait M.l-Hzéar Hurtubise, vice-président de la Société coopérative des frais funéraires; M.Rodolphe Bedard, président des Artisans canadiens-français; le Dr Charles Bertrand, le Dr Conrad Archambault, M.Jules Huot, publiciste de la Société coopérative des frais funéraires, M.Alexandre Gour.MM.Georges Van-delac, père et fils, de la maison Georges Vandetac, Itce; Arthur Landry.Joseph Gougcon, les notaires Marcel Faribeau.René Fari-beault, Georges Mayrand, B.Beau-regard.J.E.Jeannotte.J.H.Nault, Alphonse de la Bochelle, G.A.Therrien, Paul Paquet, H.Girard, S.Chagnon.E.Rivet.A.Paulet.J.A.Bernier, président de la Société St-Jean-Baptiste, Dr Louis de G.Joubert, Mc Antonio Perreault, c.r.Me T.Brossard, M.Emile (irothé.Dr J.E.Bastien, J.Z.Renaud.G, Hogue, Fred.S.Lozenu, Emilien Bélisle, J.Louis Massé.M.R.Porte-lance.Amédée Meunier, Adrien Marcil.T.Prud'homme, .1.i.Pot rier, G.H.Lefebvre.1.H.Lange-vin.E.Trudeau, J.R.Langevin, A.L.Pommier, J.Dubois, E.Lefebvre, L.J.Dubois, Dr Antonio Pintle, Léo Girard.J.Marier, A.Levasseur, Jean R.Walsh, h.Walsh, c.r.La Salle.J.-A.Deiicau.Théo.Bonin, Iæoij Gatnache, Pierre Gravel, J.-A.Migneau, Maurice Bernardin, Jos.Rousseau, Hernias Ferras, J.-H.Lefebvre, Adélard Mi-chaud, J.-V.Archambault, Horace Drolet.1.-0.Michaud, Henri Henri, E.Beaudoin, Armand Lefebvre, Armand Gill.A.Brien, Albert Dumas.J.-Emile Lussier, Euclide Desjardins, G.-O.Deslauriers.Lionel Corbeil, J.Dumesnil, Oscar Vi-geant, Jules Moquin, B.de Grand-pré, Albert Maricn.Jean Trudel.Adonai Meunier, Arthur Lesage.O.Bleau, J.-E.B lean, J.-J.Joubert.G.* J.Jodoin.O.-E.Poissant, J.-A.Bertrand, .L L.Bernardin.Olivier Lefebvre.Max.Raymond, A.-A.Des-! marteaux, Emile Contant, C.-E.Leblanc, A,-P.l’atadis, Lucien Paradis, Louis Morency, C.Failles, O.Boivin, A.Campbell, L.Saint-Jean, L.Bélanger.Charles Lavallée, J.-H.Lavallée, A.Ostignv, J.-M.-H.Longtin.J.-A.Tetlier, AV.Me-I hwin% Banni Bastien.J.Ghar-I lebois,, E u g è n e Desormeaux, [O.-A.Trudeau, A.-P.Page, Albert Granger.V.-KIzéar Beaupré, Aimé Parent.Dr J.-N.Rouleau.C.Mar •san, J.-S.Mathieu.Hector Bertrand, ¦)r J -G.Dugas.J.-A.Tremblay.J.-A.Savard, C.Tessier.Mire Eug.Simard, H.Mampson, H.Hanipson, J.-A.-H.Proulx, J.-A.Handfield, H.Plouffe, ,I.-R.Benoit.S.Glackmay-cr, Emile Pigeon, Roger E'iliatrault, Emile Lemay, Paul Dozois, L.Delorme, J.-A, Contant, O.Deslauriers, P, Nadeau, B.Dupras.A.-S.Naud.L.-P.Jeannotte, J.-E.Plante.S.Malle, J.-A.Marier, J.-P.Gagnon.J.-A.Clément, Paul Tremblay, J.Trudeau, Henry Auger.Elie Du-charme, Orner Langlois, Eugène Doucct, Dr Louis Verschelden.Emile Lamarre.Prime Allard.AMe-.tor Grenier.Edgar-J, Roy.O.Boi-I vin.J.-H.Lavallée, Alex, Moore, Geq.Marsan, J.-A.Dionne.J H Boire, Emile Libelle.Roger Filia-trault.Henri Troltier.H.Dèrv.Raoul Laporte, La symphonie des cloches à Paris On a inauguré, à l’occasion do Pâques, le nouveau carillon do trente cloches du Sacré-Cooui de Montmartre — La “Savoyarde" est silencieuse depuis l'armistice — Cérémonies religieuses transmises par T.-S.F.Vn les églises, cette tnex-chante le Paris, 22 (P.C.-Havas).carillon joyeux, multiiple.innombrable.s'est répandu sur Paris, en U* matin clair du samedi saint.Le» cloches, pour reprendre une vieille expression, revenaient de Rome.Elles sonnaient à toute volée pendant que le prêtre,dans célébrait l'office spécial se sans introïl où l’on premier alleluia de Pâques.Mais au cours de leur voyage, les cloches de Paris ont trouvé un ren-forl.Le carillon du Sacré-Coeur, le jour de Pâques, sonne pour la pre-micre fois dans le blanc campanile ou l’on vient de l'installer.Le Sacre-Goeur de Paris, déjà, avait plus grosse cloche du monde, la Sovayarde ce gros bourdon de près de 18,000 kilos, qui, J0r8 armistice, sonna pour la pre-.pendant un quart d heure, pour Ja dernière fois aus-su La Savoyarde" est trop lour-fle.El la basilique, conslruile au sommet de la coïline de Monlmar-tre.repose sur un sol sablonneux Pei1 consistant qu’il a laiiu, pour soutenir Pimmense édi-construire qualre-ving» puits reliés cnlre eux par des travées de pierre.I.e chant grave et bourdon eût emporté suffi que l'énorme _ _ «orfliviat nnui d’heure, que les la de mi ère tellement fallu fi ce, bétonnés travée lourd du l’édi fice.I! cloche s’ébraniât pour,*Vn ùnqum causer de telles fissures rent Ft l *rCh'.UfCt*s s’cn Inquiétées dix i n, ava,t «Pédant hissé tes dix-lmits tonnes de bronze qu’à savi ,| !rr| d" TBmPaniIe.On es- “La ' SatLir/"1^ sans cbranler „ ' , ‘ .Varde , de la frapper g ré fî«rerHeaU é,,ec,ri'>u*- UneT- “h "La Savoyarde”, de-nuis muette.Mais MonlmarirTne pou- le ham* res,,>r ?ans cloches.Dans epre.sente une innovation rca .sat.ons du fondeur installe, déjà.IP célèbre Mont-Sainl-Odile que *- -«•> ’ en carillon Celui-ci dans les qui avait carillon du Alsace.C’est de Montmartre peut per-combinaison des se de frappe carillon ,a v,’"winnison des dm* méthodes.Fne hand» L ueux perforés rnmm .a rouleaux nuances; •—- - pius sans mal "es carj/lonn ^ cuir, “jeu très le poing heurtent ganté du ceste le bronze.CW a coups de poings" d autrefois tendre, à de le des mai- aussi.,Vt d, i.'SnS”"'*"'*'* Outre les trente cloches aux carMloé8deS'uflU.ideS’ ar8entin«.le caution de Afontrnarlre connaît d* nouvelles cloches depuis hier K celle grande voix sacrée, qui s csl egrenee sur la ville pour I * .nans toute son amplitude occasion de chaque grande fête! La T.S.F.Paris.22 (P.C.-Havas) ___ Te* fonéV|a‘e,U 'rop tout au >n« dr Ja journée, pour accueillir nus les fideles.Mais la T.S.F tou «e la semaine, portait à domicile Je < liant des orgues, la prière des voix pures, l’émouvante pompe des Offices sacrés.Motets et répons fe mnnHePt"' t ,0U,es P8^ dans le monde par le microphone aux écoutés L appartement le mieux ferme, la maison la plus isolée.pailK ipaient ainsi a la célébration «lu tfranri draine divin.Ht quels pto#iDinmes n tous les postes! Pü ques.les cloches, le deuil ou la fête de I Eglise, c est à la tour Eiffel !c samedi, une légende radiophonique Contes de Pâques"; au poste officie! de radio P.T.T., un concert inspire par les cloches: “Les clo-rhes du cloître”.Les cloches de Vendôme .'Le carillon de l’Arlé-sienne" de Bizet.“Les cloches de loie , 'Les cloches du soir", "Les cloches du Notre-Dame de Folgoët' de Pâques".Aux auditions recommandées du poste Radio-Paris, le maître D.E.rtghelbreght dirige l’orchestre na-tionol, dans un remarquable con* cert de Pâques.“Au son de la cloche .affiche la tour Eiffel.Et le poste parisien consacre la soirée aux plus beaux poèmes religieux.Il en est ainsi en province, et Ton retrouvera dans bien des programmes, la célèbre ouverture de la Grande Pâque russe, de Rimsky-Korsakov.rêve", “du pardon de et “Le jour La conférence sur les questions danubiennes Rome, 22.(S.P.A.) — Un porte-parole du gouvernement n annoncé que c'est nu commencement de juin, non à la fin de mai, qu’aura lieu la conférence sur les questions danubienne».La méthode Ogino*Knjus i» LA METHODE OGINO-KNALS par le R.P.Charles Chaput, S.J j el M.Paul Dumas, médecin.Les auteurs exposent avec concision les fondements biologiques de la théorie d’Ogino et Xnaus ainsi que l'appréciation morale de cette théorie.Cet ouvrage s’adresse plus spécialement aux théologiens, aug médecins el aux infirmières.En vente au Service de lihrniria du Devoir, 35c l’exemplaire, 40a franco. LE DEVOIR, ETCNTKEÀt.*LÜfc&l irAVRTt Tv35 A I» cirtiédrale Il faut qu’il règne Sermon de M.le chanoine Adélard Harbour de Notre-Seigneur apr^s sa résurrection, dit ces paroles si souvent citées: “Si le Christ n'est pus ressuscité, vaine est notre prédication, vaine aussi notre foi.Mais, ajoute-t-il, le Christ est ressuscité des .morts, il est les prémices de ceux O port et autem Wum re-gnare.Il faut qu'il rtgne.1 Cor.XV, 55.Excellence, Mes Frères, Alors que pour beaucoup les heures que nous vivons sont relies ul - son, endormis", de l'inquiétude, des appréhensions Toutefois ce n’est pas à cet ns-et même de 1 effondrement et du apologétique de la résurrec- «e»sarroi; alors que dans maints do- je veux m'arrêter nujour- maines économique, social, politi- ("est au symbole, au sens que et International, reilains es- mvS|i(,UP ,te ce grand fait qui est prits ne remarquent que les brèches • , j enseignement, que je vous et les lézardes qui endommagent '" - - l’édifice humain, il faut que pour les chrétiens et les catholiques ces mêmes heures et ces mêmes signes soient ceux du recueillement, de la prière, de, la confiance en Dieu et de l'espérance, car voici venir des constructions nouvelles! Les coeurs soucieux de l'avenir du monde et de la civilisation rencontrent ici les préoccupations de l’Eglise qui leur dit: "Je possède les promesses de lu vie future, mais si vous voulez en plus avoir dans la vie présente lu paix et le bonheur relatifs que comporte ce temps d’épreuve, venez à moi et à l'Evangile du Christ que je représente.Si vous cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, vous obtiendrez le reste par surcroît".Et elle semble ajouter: Ces paroles que j’adresse aux hommes du XXe siècle.je les ai déjà dites à ceux du XHIe et du IVe dans les grandes tourmentes de l’histoire.Je connais l’océan que nous traversons et les tempêtes qui peuvent l’agiter, mais ayez confiance: Kgo vici rnun-dum, j'ai déjà vaincu le monde.Aussi bien nous tous qui voulons le bien et qui cherchons une direction; nous tous qui voulons un chef et qui sommes désemparés de nous trouver dans i’isoiement, tournons ¦ joug de l’Eglise et de ses représen-iants; que l’on trouve que les con-! grégatinn?religieuses prennent beaucoup de place dans les oeu- | ! vrc.s d'éducation et d’assistance; peut-être aussi qu’on otddie facilement les services qu’elles ont rendus et qu'elles rendent tous les jours et qu'on ne serait pas fâché de voir diminuer leur influence; en toute hypothèse, on semble leur mesurer sa bienveillance et l’on n’attend que le moment pour les pressurer d’impôts et de taxes.Tout cela montre qu'il se fait chez nous un mouvement vers un état de choses moins respectueux de la religion, plus indépendant, plus laïcisant, et que le Cape résumait ainsi : ‘‘On commença par nier la souveraineté du Christ, puis on refusa à l'Eslise le «Iroil d’enseigner”.Mes Frères, il faudrait que les bons catholiques, qui sont encore chez nous la majorité, se lèvent dans un grand mouvement d’ensemble pour s'écrier: Oportrt ilium regnare: Il fout qu’il règne; pour reprendre, eu sens inverse, le mouvement de déchristianisation et eu “JE ME SENS PLEINE DE VIE!" C’EST c* que disent des cen-tsines de femmes s près s voir pris le Composé Véfétâl.1 Mme M.Csrtsr, Toronto, scrit;-— "J'stsis épuisée.J'si pris deux bouteille» de votre remède.Meintensnt le dors bien et msngr plus.J'si un bon teint et mes nerfs sont mieux.” Pourquoi ne I'esssyei-voux psi?Son action tonique est peut-être ce qu’il VOUS faut.Essayez le COMPOSE VEGETAL d0 , I C «, VOLUME XXVI Ne 93 ainsi pense LA PRESSE CANADIENNE — de jour en four nrierais de vouloir bien faire attention.i.c monde entier, pendant ces temps de dépression et de marasme, | faire un magnifique élan de réno-vient de passer à travers une Ion-! vation dans les principes du Christ, gue épreuve.Il semble que tout ait failli autour de nous: la philosophie, la science, les doctrines économiques, les systèmes de gouvernement.Et les esprits sont à ce point désabusés que les hommes, pour un grand nombre, se disent: Serait-il donc possible que l’on ! puisse revenir « une vie normalement heureuse et serait-il vraiment permis d'entretenir quelques es- poirs ; nous donc vers le Sauveur du mon Mes Frères.Notre-Seigneur vit toujours dans l'Eglise.Nous l'avons dit tout à l’heure, le catholicisme.l’Eglise, n'est pas seulement une société, une organisation, c’est surtout une vie: vie surnaturelle qui est la semence tie l’immortalité, par laquelle, par conséquent, nous commençons ici-bas la vie définitive que nous mènerons éternellement un jour.Ici-bas elle s'appelle la grâce, et là-haut elle a pour nom la gloire; mais c’est toujours la même vie du Christ eu nous.Or, Mes F'rères, si l'apogée de la vie du Christ sur la terre a été sa mort sur la croix, et ce n’est pas un paradoxe, sa mission étant tie Il n'v a pas à dire, nous sommes à un tournant et le grand mot d’ordre jeté un jour nu monde par Noire-Seigneur: "Celui qui n’est pas avec moi est contre moi’’, doit être relevé par l’humanité.FJ si le commencement du mouvement laïcisant dans le inonde a été de “nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations’’, est-ce que le secret du retour à Dieu n’est pas la proclamation, la réaffirmation pratique des droits de Notre-Seigneur sur les individus, les familles et les nations?“Si les hommes, dit Sa Sainteté Pie XI (Quas primas), reconnaissent dans leur vie privée et en public la souveraine puissance du Christ, d'incroyables bienfaits, notamment une juste liberté, une tranquille discipline et une pacifique concorde, se répandront dans tout le genre humain, La royale dignité de Notre-Seigneur rend sacrée, en quelque façon, l’autorité humaine des princes cl des chefs d’Etat et elle ennoblit les devoirs des citoyens el leur obéissance ”.Comme illustration de cette vérité.permettez moi de rappeler ir' tes de Dieu; il faut qu’il règne dans l'Ame qui négligeant les convoitises naturelles doit aimer Dieu par-dessus toutes choses et s'attacher à Lui seul; il faut qu’il règne! jusque dans noire corps el nos membres qui ont mission de le servir à In sainteté extérieure de l’Ame comme des instruments ou,; pour emprunter les paroles de l'a-pôtre saint Paul: “Comme des armes de justice offertes à Dieu".(Rom.VI.13)."Et son règne n'aura pas de fin - et regnt e)u* non erit finis".Après nous avoir procuré ici-bas tout le bonheur que peut donner la vie présente, limitée par tant d’endroits.il nous assurera le bonheur; parfait de la vie sans limite, de la j vie éternelle, oue je vous souhaite, | au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.Ainsi soit-il.“IL N’EN COUTE PAf PLUS” chez TAIT-FAVREAU de procurer à vo» yeux ce qu’il leur faut,^/ — scientifiquement et esthétiquement.& CONSULTEZ NOS SPECIALISTES LICENCIES ET PROFITEZ DE LA REDUCTION ACCORDEE SUR TOUTES NOS MONTURES.Oeexxlan lnttr«»i»nte pour tant* personne «ni perte en qui devrait porter de» ferre»."TOUT* UNIE REPUTATION A VOTRE SERVICE" TAIT-FAVREAU, LIMITEE pavreau, o.ox, tM STE-CATBERINE EST — — SUCCURSALES — T«,i LA.SIM «SM ST-BFRERT *1.DO.sa» II AVE VICTORIA — SSII STE-CATBERINE 1ST Til.TR.SMS ST-LAUBERT — Tdl.: Itt Feu M.S.-J.-B.Rolland _ ___ i L A BANQUE PROVINCIALE DU ! CANADA EXPRIME SES REGRETS! I.orx d'une réunion spéciale des! membres du conseil d'administration et du bureau des commissai-| Il y a un magasin TOUSIGNANT FRERE près de chez vous: 1584 Sfn-CstherlM l 1374 Ontario K.5167 rua Clarke 2309 Ontario K.2929 Mssion 6920 St-Hubart 3475 Ontario E.1148 Mont-Royal E.2034 Mont-Royal E.TOUSIGNANT et Frère Limitée.6312 RUE SAINT-HUBERT BEIJKCEX Crémerie 24 C 1ère qualité .- Crémerie 23 C 2ème qualité .Beurre de 17 C laiterie.CENT POUR CENT CANADIENS-FRANÇAIS 'Moins cher que partout ailleurs, même à qualité égale.regarder l’Ëgii s ter sur les misères inévitables de cette société qui est à la fois humaine et divine, relever ses épreuves à côté de ses succès et de ses triomphes, admirer son organisation merveilleuse où trouvent place en même temps l’autorité et la liberté, la tradition et le progrès, le sens social et le développement individuel.L’Eglise, Mes Frères, est autre chose qu'un organisme, qu’une société constituée une fois pour toutes: c’est le corps mystique du Christ, la continuation vivante du divin Sauveur.Le catholicisme est une vie, une vie divine apportée à la terre, et le monde vivra s’il permet à cette force de se conserver et de se développer, de régner sur tontes ses activités: O parte! ilium regnare: H faut qu’il règne.* * * Au matin du troisième jour, dès avant le lever du soleil, les saintes femmes se dirigent vers le tombeau de Jésus, emportant avec elles des animales pour embaumer les restes de leur Maître.Le sépulcre est ouvert.La pierre qui en gardait la porte est renversée.En ange vêtu de blancs babils est là, à l'entrée.et il leur dit: “Vous cherchez Jésus! par la mort au péché des membres de son corps mystique.FJ c’est ici que nous revenons à la thèse fondamentale de tout ce carême, à savoir: la supériorité, la prépondérance.la suprématie, la primauté du sprituel et du surnaturel sur la matière, du devoir sur le plaisir, et du ciel sur la terre.Mes bien chers Frères, si nous voulons que la résurrection des forces divines s'accomplisse sur la terre, nous devons travailler au règne du spirituel sur la matière, de la grâce sur le péché, du sacrifice sur le confort, en un mot.au règne de l'esprit du Uhrist la constitution de la république.Et ministration et du bureau des com-1 l'empereur répondit qu'il avail fait missaires-censeurs de la Banquej en ce sens plus que ses prédéces-: f,rov*nc*alp du Canada, ont apprisi seurs.avec un vif regret le décès de M., ' S.J.R.Rolland, président de la Banque Provinciale du Canada; j Qu'ils désirent rendre à sa mé- Kt l’Evêque de répondre: m'empresse de rendre justice aux dispositions de Votre Majesté, mais j'ai droit de vous dire que Notre-Seigneur ne régne nas parmi nous, et que partout où II ne règne pas il y a désordre et décadence.Notre droit public établit bien que la religion catholique est celle de la majorité, mais il ajoute que les autres cultes ont droit à une égale protection.N'est-ce pas proclamer équivalemment que la pareillement sur l'esprit du mal: Oportet ilium regnare: Il .faut qu'il règne! C'est à cette con-j constitution protège dition que nous participerons à la vérité et l'erreur* résurrection du Christ.“Eh bien.Sire, savez-vous re jf.ip X que Jésus-Christ, roi du ciel et de la terre, est en droit de répondre l.e grand mal.Mes rrcres.la eau- aux gouvernements qui se rendent se de tous les desordres a clé si- coupables d'une telle contradiction?gnalee dans 1 Encyclique: ' Quas R est en droit de leur dire: “Et moi de Nazareth qui a été déposé dans ce sépulcre; il n’est pas ici.il es! ressuscité.Allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il les précède en Galilée”.Les jours précédenls, Mes Frères, depuis les scènes poignantes et lugubres de la voie douloureuse et du calvaire, esl-il besoin de dire la douleur qu'ont supportée les amis amis du Maître.Souffrances du coeur à coup sûr mais aussi an goisses du doute dans les esprits dans primas", établissant (11 décembre 1955) la fête du Christ-Roi.Le pape l’appelle le fléau du laïcisme.et voici comment il en décrit les progrès dans le monde.On commença, dit-il, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa a l’Eglise aussi, gouvernements qui vous succédez en vous renversant, je vous accorde une égale protection”.“Vous me direz peut-être que l’époque où nous vivons ne comporte pas cette reconnaissance des droits de Dieu: ce à quoi je répondrai: "Si le moment n’est pas venu r!p°nnrtcrS\c,neirtiit humain, | p0l|r Jésus-Christ, de régner, alors ne porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur bcati- ainsi dire au bon plaisir des prin ces et des gouvernants.Certains allèrent jusqu’à vouloir .substituer du dérnnruD,.V .” .'* •» religion divine une religion au «ecouragenient et du desespoir naturene le moment n'est pas venu non plus pour les gouvernements de durer”.Et cela ne s’applique pas seule ment aux Etats.Mais partout où il sera reconnu, partout où ses ensei-On la soumit ensuite à l'.u-! ^1pmen,Js ''ero,1» l« rpfdp des indivi-civile et on la livra pour el d{,s snr,é,év partout Notre tude éternelle.Luis peu à peu on assimila la religion du Christ aux fausses religions et sans la moindre honte on la plaça au même niveau, torité imprev eur vie.avec ce lever du voici que va faire ir el le on un simple sentiment de religiosité.Il se trouva même des Etals qui crurent pouvoir se ’'asser de Dieu el firent consister leur religion dans l’irréligion et l'oubli conscient el volontaire de Dieu”.N’cst-ee nas là, mes Frères, coin me le développement de cette pro testation des Juifs dont nous en tendrons l'écho ces jours derniers, pendanl la Semaine Sainte, et qu'ils f'ipnt entendre quand on plaça sur le sommet de la croix de Jésus l'inscription qui le proclamait leur roi .Xolumus hune regnare super nos : .Vous ne nouions pus qu’il ré gne sur rions"?Mes Frères, ce laïcisme nous i atteints nous aussi, pas autant sans doute que d'autres pays, mais d'une façon déjà sensible, et il vaut tou iours mieux prévenir que guérir.| Je n'en veux pas d'autre preuve que la diminution de notre vie sur naturelle dans l'élan individuel de notre foi, dans la pratique de lu vertu en général, el en particulier; de ces vertus familiales qui avaient fait notre force et assure notre sur vivanee religieuse el nationale.Ce sont les sujets que nous avons médités ensemble pendant ce carême 3Uf le srnnrl ar.Ai.„ .’’’ n* i l’eut-etre déviais ic v ajouler que oelé quelques^mes’ j,>res avt,H' rap 1 tout cel l s'ai < ompugne d’une cet queiques-unes des apparitions taine impatience a Mipporéer le dans les âmes en voyant réduit a néant, mort et mort dans l'ignomi nie du supplicié, du criminel et du fou, celui cri qui i|s avaient mis leur affection et leur espérance.Fut-il jamais un abattement, une depression monde plus justifiable, puis-dur la réponse à leur attente ne pouvant plus venir .ils ont sion d'avoir manque Et maintenant soleil pascal vo (option dans l'âme des apôtres de tous les disciples de Jésus, tdus grand bonheur qu’on puisse lever ici-bas.Oui, le cauchemar est disparu! Ce n’était donc pas vrai que tout avait somble dans la honte d une banqueroute.On va pou voir encore croire en lui, espérer en lui el I aimer de tout son coeur.!'S U'r ,,'h,‘rs 'a résur- rfcUon 'Ir Jésus est un fail historique el sans contredit un des plus Importanls comme des mieux prou es r ,nS,'riK mm a ;p,i‘ 1 1 humanité.Il suffirait de leli e ensemble le chapitre We iux epUr,‘ d« -s el tJCK-Ttri ICI IX ma,* L (IM nun I n iiKuiniui-1 f xnça'.A |pj| nom- biens temporels per- mBB d® professions libérale» annoncent •uîlé; on verra (lispa- în fr*nî*!* et » honorent d’une annonce ,rii«.i«„ i«l« rlat.lnr, française sur la devanture d# leur bu- reau eu de leur magasin Voici, cette semaine.te» réunions du Conaell génêrel, et de» sections bu- pn net pale» du congres MAGASINS EfôHlON-PRAFT Jechctiàewi, limitée raltre les conflits, les lois devien dront l’expression de l’équité et du droit.Partout l’on verra se lever sous le sceptre du divin Roi.ces jours de bonheur que promet la souriante poésie des hymnes en l’honneur de la fêle du Christ-Roi: "O trois fois heureuse In cité où les commandements du C.hrist sonl observés, où sont suivis les précep-; 1 1 MAISONNBUV* réunion mensuelle a S h, 15.eu aou*-»ol du preabytére.Tou» I B LUNDI, 22 AVRIL ST-AR-SENE ««emblée régulière, à 8 h 13.a la salle de* oeuvres En plus du Intéressantes questions traitées 11 y aura un cour» d’apologétique par M l’abbé Ray- ie* membre» .ont cordialement Invité» 8T-HENRI assemblée régulière, à 8 h : 13, au *ous-»ol de l’église Rapport de Is dernière organisation et questions impôt tante» à l’ordre du Jour Tous les membres sont Instamment Invité» L* MARDI.23 AVRIL CONSEIL GENERAL séance régulière a * h .au Monument National L* JEUDI.23 AVRIL les qui viennent du ciel "Là les guerres impies ne seront fia s à redouter; les pactes seront observés dans In paix, la concorde sourira entre tous, la paix et l’ordre régneront entre les citoyens."Les unions connaîtront la fidélité, In jeunesse grandira dans la pureté, les foyers consacrés par la chasteté verront fleurir les vertus domestiques." (Hymne de Laudes) f!e n’est pas pour rien.Mes Frè congres o en ni AL tou* iM délégué» res.que les "nations de la terre lui - ^Æ^aVil d^^t ont données on heritage ; ce invité* intt«nc« à Muter à u re-n’est pas pour rien qu’il a l\è an- prt*e du oonsréa nénArai à 8 h .précue* nonce par d'innombrables prophé- ^ dudiTNau^ay ties comme celui oui aime.la jus- craanc» seront a leur poat» dé» 7 h an,, tire et hait l'iniquité’ ; ce n est pas d» pérmettre aux délégué» de s'inscrire pour rien que le “Seigneur l'a fait Pt”1! * j1 __ ________ ' ” ' lr A J droite inCuu’à ce GU’il DI: L «MMACULEE-CONCSPTION »*-asseoir rt sa étroite jusqu a < e qu 1.bt-meneuelte.à S h 13.a la salie réduise ses ennemis sous ses pieds .no 4345 ru# papinMm Questions d'intérêt I fl faut qu'il règne O par let général à 1 ordre du Jour ilium regnare.li faut qu'il règne dans l’esprit humain dont c’est le devoir d’adhérer avec constance et fermeté dans un sentiment de par-fnile soumission aux vérités révélées el à In doctrine de l’Eglise; 1 faut qu’il règne dans la volonté qui doit obéir aux lois et aux préeep- 2461 Des Carrières CR.2149 Prop.New System Cleaning Service Keg’d Comptât preieé Sj44),3!S *»•« pantalon extra iMLxjO Nattoyé Jjll .00-Pirdastui pratté $0.35 — Nattoyé l.OO.Chapeau — Nattoyé SW».50.Cant.— Nattoyé* $0.20.étalon pressé $0.20 Nettoy* )W).50.Manteau «t costume d* dame pressé $0.50 — N#,‘ foyé i partir de $t.OO.Roh« nettoyée à partir de $1.00.Nettoyage — Tapts, Fourrures, Portières, Rideaux, Couvertes, Douillettes, etc.Les touristes sachons lesattîrer et suri' loti.LES RETENIR De l'Action catholique, de Quà bcc, numéro du 18 avril i Encouragé par les résultats obta nus jusqu’ici, le Conseil du touris.™ deJa Province de Québec a dé.Mae hier d accentuer son travail, On a résolu même de tourner des rnlT*5 K,a.spés1I,en el laurentien qui sex ront déroulés ensuite dans deux cents cinémas américains et 60 ciné, nias ontariens.REDONNONS A NOTRE PROVIN» CE, SON VISAGE FRANÇAIS T Cette intelligente propagande en faveur du Québec et ses beautés na» turelles mérite toute l’attentioq qu on lui donne.Elle ne sera pour» tant pleinement efficace que si nou* savons garder ou redonner à notrq province, son visage français.Au cours de la semaine de re« francisation terminée depuis di^ manche, on a insisté sur les multi* pies raisons qui doivent inciter non marchands, nos restaurateurs, no* hôteliers, à refranciser leurs rai» sons sociales, leurs enseignes, leurs annonces, bref! Respect extérieur nu Quebec.La réunion du Conseil du tourisme nous fournit l’occasion d y revenir.R est louable de travailler pouïf attirer les touristes dans notre pays, dans notre province surtout.Les citoyens de notre ville doivent aus* si avoir à coeur d’attirer les étran-< gers dans la “vieille cité de Chain» plain", pour employer une exprès» sion.qui vieillit sans s’user! QUEBEC NE DOIT PAS ETRE UNIS MINIATÜRE AMERICAINE Or, nous devrions nous mettra dans la tête une fois pour toute» que les Américains viennent à Qué-t bec pour y trouver, y voir, v admi» rer une ville française et non unq miniature américaine.Au simple point de vue intérêt materiel, nous devrions prendre tous les moyens nécessaires pour satisfaire les exigences de nos vi» sueurs.Si nous sommes impuissants a les retenir, ils passeront au Heu de séjourner, ils s’en iront pour ne plus revenir, ils dissuaderont leurs parents et amis d’un voyage chez nous au lieu de les y inciter.Résultats matérialisés: des 830,000,-miù dépensés dans notre province par les touristes, la part des Québécois ira diminuant.I ne enquête faite l’an dernier par les cercles de l’A.C.J.C.a confirmé I impression de quiconque se promene dans nos grandes artères commerciales, les yeux ouverts.Nos principales rues ont un masque anglais.El^ comme ces rues sont es plus fréquentées, elles contribuent à donner à notre ville son visage anglais.NOS RUES SOUS UN MASQUE AN-GLAIS Le recensement des affiches, enseignes et annonces sur les rues St-Faid, Saint-Joseph et Saint-Vallier, puis sur les rues Ruade, Côte de la Fabrique et Saint-Jean a donné les résultats suivants: Sur 530 établissements recensés, 42.) sont propriétés de Canadiens français et 312 affichent des raisons sociales françaises.Sur 492 affiches, enseignes et annonces recensées, 164 sont exclusivement anglaises, 118 sont indiquées comme bilingues et 210 sont exclusivement françaises.Sur 70 larges enseignes lumineuses.48 sont exclusivement anglaises.R nous fait plaisir de signaler que ces statistiques compilées au printemps de 1934 se sonl améliorées grâce à la campagne de refrancisation.Mais il reste beaucoup à faire et il est urgent que cela se fasse.LES touristes FUIENT LES VILLES Mettons-nous donc dans la peau de 1 Américain qui arrive chez nous pour se reposer du déjà vu.Chez lui, la largeur des rues rend moins perceptible et moins pénible la présence de beaucoup d’enseignes, afin hes et annonces disgracieuses, t.hcz nous, le touriste est pour ainsi dire contraint de s’introduire cuire deux murs lézardés d’une publi-ule anglicisée qui lui saute aux yeux pour mieux l’ahurir et l’agacer.Quoi d’étonnant alors si les etrangers ont tendance à fuir nos X'V0»'’ Ja.campagne, à la re-ctierche du visage français désiré et qu ils n y trouveront même pas.t uisque nos ambitions matérielles s harmonisent avec les sentiments patriotiques qui doivent être en nous, refranrisons donc et tout de suite! Cet effort personnel vaudra encore mieux, au simple point de vue touristique, que tous les films tournés et déroulés chez nos voisins.Voilà du patriotisme.pratique! Ayons au moins celui-là! Louis-Philippe ROY Un succès GARAGE CRESCENT PAUL MARTEL Ajenre autorisée du xtndehaker — Achat et vente d'autos usagés remis à neuf.Mécaniciens spécialisés: Déhoesase.Soudure.Duce.Travail t»'»ntl — Honnêteté et bon service — Nous achetons les autos uia*é* 5369 SOUL.SAINT-LAURENT — Tél.CRd***"» Rhume* — Asthma Toux — Bronchite* Sirop Villars L* VENDREDI.2« AVRIL tBBRVTt.LK aéencè hebdomadaire, à 8 h à 1» «ail» du foyer Rapport dm délé- I *iièa au contré» L« sociétaire» «ont prié» d’exljer d» ’ leur tréioner leur carte d* membre.Il»' n» »ont edmla aux «sembléas qua suc présentation da cetla carte.Efticece dam les affection» des voie* respiratoire* *— 2 format*; .50 «t $1 00 Voye* votre pnarmaclen CANADA DRUG CO N»i*on MaenUatiemam con04 tanne - f ran çaloa POUR VOS «NETTES InIoTOGRWIM NATIONALE MAUOurm G49 De la l.iherlê, de Winnipeg M nitoba.numéro du 17 avril soi la signature de Marc: Jusqu’ici, c’était une nffai d Elat pour se faire délivrer à Wl nipeg une licence de radio bill gue.(.cite année, on peut en avo sans qu'il soit nécessaire même < la réclamer, f.ela sert donc à qttt que chose de prolesler et de len bon.Confidanctt d’un ‘'Maquilleur" profeeeiennal Bref résumé d* l'ouvra**: Un “document sensationnel”, des r vélations époustouflantes’’!.Penda vingt ans, l’auteur dirigea une formid b!a usine de faux où — en pleme co naissance de cause — se fournisses presque tous les antiquaires.Il inven de toutes pièces le "fameux ébénu lean-François Hardy, chef de l’Ecole la Loire”, tant prôné par dMIustres ci tiques d’art.—Un cafraerdinaire pavé - Un volume broché de 245 pages i prix de $1.00 franco.Servie* d* Librairie du Develr, 4] Notre-Dama **t, Montréal. VOLUME XAVi — No Vi LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 22 AVRIL 1935 |SY r PAGE FEHINinê Vivre en*aimant n Directrice: Jeanne METIVItK Maximes Vers le ciel Ce n'est pas le hasard qui décide de notre vie mais nous vivons, pour la plupart, une vie de hasard; l’insouciance, le “je-me-laisse-vivre" sont responsables de notre peu d’énergie quand il faudrait réprimer une mauvaise tendance, dompter une passion, en un mot quand U s’aqit de notre âme.C'est une vérité fondamentale; l'être intelligent a une âme bien qu'on semble l’oublier dans certaines vies.Les uns rainassent des sciences, des honneurs, des richesses, d'autres travaillent à des inventions, à des spéculations parfois malhonnêtes, toute leur vie.comme s’il ne fallait pas rendre ses comptes au terme de l’existence.Pour connaître son état intime, il faut de grands efforts; bien peu peuvent réfléchir le temps nécessaire pour se bien connaître.Le devoir pascal nous oblige de visiter tous les petits coins de notre moi intime pour y appliquer ensuite les onguents et les diachilons nécessaires.En étudiant un groupe d’enfants bien équilibrés, vous remarquez chez tous les mêmes éléments, les mêmes sentiments.Vous discernez chez certains une inclination dominante; ces enfants ont déjà subi une longue déformation puisque des enfants de deux ans sont déjà gravement changés par une éducation absurde.L’éducation persévérante peut ramener les mauvaises tendances puisqu’on peut obtenir de soi-même presque tout, à la condition de savoir s’g prendre.La plus belle intelligence, si elle reste inculte durant des années, est semblable à une terre négligée où ne poussent plus que ronces et chardons.Il en est de même des sentiments; l’âme inculte ne produit que passions désordonnées et instincts aveugles.Dans le train ordinaire des choses, si le naturel et le tempérament font presque tout et si les maximes générales n’ont guère de pouvoir sur nous lorsqu’elles ne s’accordent pas avec nos penchants, ce n’est rien de surprenant ; rien qui en vaille la peine ne s’obtient sans efforts.“O Dieu, tu nous vends tous les biens au prix de l’effort,” disait L.de Vinci.Pour prendre la résolution de combattre un sentiment, il faut avoir beaucoup de volonté comme il faut avoir un peu d’argent pour en gagner beaucoup.Avec un peu de volonté, on en conquiert un peu plus et, de gain en gain, la masse accourt comme fascinée.Quand il y a masse de volonté, une vie énergique et salubre s’organise et les bons sentiments, les tendances à mieux faire s’amènent comme par enchantement.Vue vie droite et vertueuse est comme une jeune fille, belle et intelligente: point n'est besoin de dot pour l’épouser: par elle-même, elle est un trésor, qu'il serait dérisoire de balancer avec une dot.Si la vraie philosophie est de voir les choses telles qu’elles sont il faut aussi regarder les choses en face.Lorsque le coeur est corrompu, il n’g a pas d’ordre dans l’âme parce que l’intelligence est device de son axe naturel.Les premiers heurts avec la dureté, l'injustice, V incompréhension, la méchanceté des autres nous affligent mais avec la répétition, tout se classe et la surprise est moins grande; les premiers mauvais penchants ont.de même, un écho plu$ profond dans I âme.C’est ce qui explique le fait que des vieillards sont plus méchants, ont de plus vilaines liassions que lorsqu'ils étaient plus jeunes.La gangrène s est emparer de leurs âmes et ils sont bien à plainarc.I ne infinité de choses détournent notre attention de la science la jilus essentielle et la plus fructueuse; celle de la vie spirituelle.Si on en reconnail la valeur incomparable.on n’a pas l’énergie d’organiser sa vie en conséquence.On le sait mais on n’g croit pas.“.le sais que je vais mourir, disait lie-nounier, niais je n’q crois pas ”.v nous croyions sincèrement a h valeur d’une vie spirituelle, com-tnen de modifications ne ferions-vous pas dans notre vie.F-n notre siècle d’accidents de toutes sortes, quand nous ne sommes jamais certains de retourner au foyer, comme la vie spirituelle s impose.comme il q a obligation de toujours être prêt à jnirtir n?‘,l.r A'î l>,e, future, comme il q a obligation de faire ses pâques.Or, le troisième jour après la mort du juste, A I aube, un grand frisson sur la terre passa; Un ange descendit du firmament auguste, Roula la pierre lourde et, calme, s’y posa.Son vêtement luisait comme la neige pure.Le ténébreux sépulcre en fut tout éclairé; La splendeur du soleil brillait sur sa figure; Dans sa propre lumière, il était entouré.Les gardes, en voyant flamber la nuit livide, Tombèrent foudroyés d’indicible frayeur! Mais déjà le tombeau de Jésus était vide, Et l’ange y répandait sa céleste lueur.Oui, comme il I avait dit en sa parole austère, Le supplice infamant de la croix terminé, Il monterait s’asseoir à la droite du Père, Son front encor sanglant de gloire couronné.Il a vaincu la mort, il a brisé la tombe.Et prouvé que son verbe était la vérité;’ Et depuis qu’au Calvaire il expira, retombe Le fruit de ses douleurs sur l’homme racheté.O Sauveur, vois! L angoisse étreint le coeur du monde! Que de deuils, que de pleurs, de maux et de combats! L'humanité s’égare en une terreur profonde Loin de la bonne route et loin de tes deux bras! O Christ, Refuge et Vie, ô Christ, Lumière et Voie, Guide nos faibles pas vers le but éternel, Accorde-nous la paix et donne-nous la joie De monter chaque jour un peu plus vers le ciel! plient en A vent et comprennent ensuite tout le Carême.LES Ci H ACES.Le dîner touche à sa fin.On recueille les miettes, par esprit de pauvreté, et s'étant levée de table, la communauté se dirige vers l'église rendre “grâces”.Après une courte pause consacrée à l'oraison mentale, la communauté regagne le cloître et commence la récréation.T.A RECREATION.La récréation a lieu tous les jours, deux fois par jour.Seulement, la nature de la récréation n’est pas laissée au caprice de chacune.Cette heure de délassement, au cours de laquelle la charité et la simplicité trouvent à se produire, constitue un exercice de la vie commune auquel toutes doivent prendre part.La récréation monastique est un délassement; c’est pourquoi elle a une limite de temps qu’on ne dépasse qu’en de très rares occasions.A peine la cloche a-t-elle donné le signal de la fin, qu’aussitôt le silence se rétablit et que les moniales se dispersent.Nous les retrouverons à Vêpres, un peu plus tard.N.-B.— Les lignes qui précèdent sont tirées de l’ouvrage intitulé “Une journée chez les moines”.Ma-redsous, 1921.(Lauriers et Feuilles d’Erable) Albert LOZEAU On ne perdra jamais à vivre généreusement, noblement, civilement, chrétiennement, avec un coeur équitable, raisonnable et comme on dit “roqal”.' __ ALICE Une visite aux moniales LE REFECTOIRE.— C’est une grande salle éclairée par le soleil, pénétrant à travers de larges baies enrichies de vitraux.Le long des murs lambrissés courent des tables massives, sans nappe, où déjà fument les mets dans quelque modeste vaisselle.Ici.comme dans toute l’abbaye, se révèle une des caractéristiques de la vie bénédictine: le souci constant d’imprégner de religion les moindres actions quotidiennes.Dans l’existence de la vie claustrale.la splendeur divine illumine tous les gestes ,Ies plus menus et les plus ordinaires comme les plus augustes; tout y prend, avec une signification d’éternité, une valeur sans mesure.Dieu rayonne partout dans cette vie: aussi l’idéal y est-il comme naturel et l’élévation de l’âme toute spontanée.Debout, alignées devant les tables, les mains sous le scapulaire, les moniales attendent le commencement de la prière; au salut de l’Abbesse: Bénédicité, toutes répondent en rythmant le verset du psaume: “La création tout entière a les yeux tournés vers vous, Seigneur; et vous distribuez à chacun sa nourriture en temps oppor Vous ouvrez la main, et voici que toute créature vivante os| remplie de bénédiction”.La supérieure bénit la table, et la lectrice, inclinée devant elle; chacune prend sa place et les religieuses écoutent, recueillies, les premiers versets de l’Ecriture.Au signal donné par l’Abbesse, les servantes saluent, tandis que chacune commence son repas sans mol dire.LA LEETl RE.-r Dans un mo-naslère bénédictin, la loi qui prescrit la lecture à table ne souffre aucune exception el reste en vigueur aux plus grands jours de fête.Sur cet article la Règle est formelle: “Jamais la lecture ne doit manquer à la table des frères"; ne pas assaisonner d’une substantielle narole la nourriture qui sustente leur corps serait indigne des contemplatifs.De plus, comme à l’abbaye toute cliose doit être bien faite.“ainsi qu’il convient dans la maison de Dieu”.(Règle, ch.53), la lectrice sera choisie bonne leei trice, c’est-à-dire “capable d’édifier l’auditoire”.Aussi, la supérieu-e n‘licsite-t-elle pas à corriger el- IIIIIIIIIIIIIIIIIIUM le-même, séance tenante, les fautes qui pourraient échapper: sévère vigilance qui fournit à la religieuse admonestée une belle occasion de pratiquer l’obéissance et l’humilité.LE SILENCE.— De la lecture faite à haute voix découle tout naturellement la loi du silence.Le réfectoire est le seul lieu régulier où le^ Patriarche des moines veut que l’on recoure aux signes plu tôt qu’au plus léger mouvement des lèvres.La raison en est très simple; “C’est pour éviter toute diminution de recueillement".A l’heure où le corps et l’esprit se délassent, l’oubli des choses surnaturelles, la dissipation seraient trop faciles, pour ne pas réclamer plus de vigilance.PREVENANCES.— Régi par le silence et la lecture, le repas n’est pas seulement matière à mortification, il est encore oeuvre de charité.“Avant de toucher à aucun mets, chacune doit être sûre que sa voisine se trouve pourvue convenablement, prête, au cas contraire, à faire signe à l’une des servantes, jusqu’à ce que satisfaction soit donnée".(Schneider, Les heures bénédictines).LE SERVICE DE LA TABLE.Soeurs de choeur et converses, chacune à son tour est appelée à revêtir le tablier blanc pendant une semaine.(’.’est une tâche qui ne manque pas de diffioAilté; aussi le dimanche.à la conclusion des Laudes, la servante de table désignée implore-t-elle de Dieu, avec toutes ses soeurs, l’aide et la force indispensables à son service; l’Abbesse ™ la bénit solennellement.Le diman- uni.ohn nui t.; « qu Cl che qui suit, elle remerciera le Seigneur des grâces reçues pendant la semaine écoulée, L’ORDINAIRE.Contrairement a l’opinion de beaucoup de personnes étrangères aux choses monastiques.les cloîtres bénédictins, comme tant d’autres, donnent à leurs enfants une très suffisante nourriture.L’uastérité primitive et n’est-ce pas un nouveau signe de sagesse?s’est tempérée progressivement.Saint Benoît lui-mc-me ne se montra guère rigoriste sur ce chapitre.Tout en prescrivant une mesure du boire et du manger, il n’oublia pas que In diversité des tempéraments engendre la dispro-j portion des appétits.Les besoins variant avec les climats et avec les hommes, l’Abbé reste libre do fixer la règle en matière de boire et de manger.Saint Benoît le recommande expressément à condition que la complaisance du supérieur ne cause pas d’excès fâcheux.A notre époque, il y a, en règle générale, trois jours d’abstinence par semaine; le jeûne tons les vendredis, du 14 septembre â Pâques.Ces jours d'abstinence et de jeûne se multi- Elisabeth Charles Un travail présenté par Mlle Marie Auger devant les membres du Cercle d’Etude “Jeanne-Mance” Si jamais vous trouvez sur une table un petit volume de peu d'apparence ayant pour titre “Le journal d’une mère de famille", pre-nez-le avec joie, ouvrez-le vivement.Je puis vous assurer qu’apres avoir parcouru quelques passages vous ne pourrez résister au désir de le lire complètement.L’auteur, qui ne nous est connu ue sous le pseudo d’Elisabeth .harles, met à jour dans ce journal quasi-quotidien l’oeuvre de ‘paix et d’amour opérée par le Divin Maître dans son âme.Henriette Charasson, qui a préfacé Je volume nous dit qu’il est pour le psychologue un document humain, pour le croyant, mieux une prière vivante.On ne peut trouver meilleure définition.En effet, ce livre nous révèle une femme de notre époque qui sut être tout à la fois une excellente maîtresse de maison, une épouse fidèle et aimante, une vaillante maman tout en étant une mystique.Elisabeth Charles trouva dans l’accomplissement de son devoir d'état le moyen de vivre intimement unie à Dieu et trouva dans cette même union la force d’accomplir sa tâche quotidienne.Celle mère de famille, débordée par l’ouvrage, n’a pas le temps de faire de longues prières.Pour remédier à ce! élat de choses, écrit-elle, j’ai vécu, avec Dieu, la vie d'oraisons, le mêlant à toute ma vie.Le bruit el l’agitation d'une maison remplie d’enfants rendaient souvent difficile ma conversation avec T.ni.Tout en surveillant mes jeunes enfants, parfois un bébé sur les genoux, j'écrivais au bon Dieu.C’est avec la sim pl ici lé d’un enfant envers sa mère qu'elle s’a-, dresse à Son Seigneur elle lui dit | son amour.Elle lui otfre son travail, ses peines et ses souffrances, lui expose ses tracas domestiques sûre que ça ne peut Lui être indifférent puisqu’elle l’a mêlé à toute sa vie, puis elle laisse déborder de son coeur maintes ferventes actions de grâce! Dans ce cahier rempli de si belles oraisons, elle noie aussi ses résolutions el les différents événements de la vie de famille.Tous ces fragments divers constituent dans leur ensemble le récit de la vie d’une Française, femme de devoir, dont l'exemple peut être suivi par tous, parce qu’il est à la portée de lous.E.C.est une maman de dix enfants, une bourgeoise aux obligations multiples, astreinte, par la position de son mari, à une certaine tenue, à une certaine culture.Inutile de «lire qu'avec une telle maisonnée les travaux domestiques ne manquent pas.Que de longues stations à la cuisine, au ménage et aux raccommodages et très souvent elle esl seule pour voir à tout.Comme le courage lui manquerait si elle n'aimait pas ou ne se sentait pas aimée.Mais elle aime Dieu et les siens et ces amours la soutiennent.A Jésus, elle écrit: “C’est par par amour pour vous que je veux que les repas soient bien préparés, pour que mon mari soit content et que les enfants mangent de bon appétit.Je veux, pour que vous reposiez votre regard avec satisfaction sur toute ma maison, que l'ordre et | le propreté régnent partout”.Mais que de durs sacrifices cela demande à une maman qui a peine à se tenir debout; aussi à certaines heures, malgré tout son courage elle : pleure de fatigue.Rien des fois, ses larmes coulent sans arrêt en lavant 1 la vaisselle.Alors qu'elle est sans i bonne et qu'elle a douze bouches à {nourrir, elle craint de n» pouvoir résister.La sensation du regard de Dieu et celui de scs enfants sur elle lui rend son courage.Dans cette cuisine où elle peina tant, où elle chercha si ardemment â vivre unie à Jésus, elle reçut de grandes grâces.Par deux fois elle eut l’impression d’un contact direct avec son Dieu, comme s’il était devant elle.Qui dira les colloques intimes échangés avec le Divin Maître pendant les longues soirées de couture alors que.penchée sur son ouvrage, elle lui redit sa tendresse.A certains moments elle le sent si réellement en elle que ses mains s’arrêtent de travailler et qu’elle demeure en adoration.dependant certains jours, malgré sa piété, malgré le devoir d’état accompli, elle ressent toute l’amertume et toute râprelé de son travail et de sa solitude.Elle écrit alors.“On a beau faire le sacrifice de la réalisation de ces rêves, le coeur souffre malgré lui, souvent très cruellement et parfois il est tenté de se révolter.Puis, ces autres paroles! “Mon coeur qui a toujours 20 ans pleure parfois parce qu'il se sent trop seul." E.U., dont la principale préoccupation est de vivre d’accord avec sa vocation, se donne tout entière à sa tâche d’éducatrioe.Elle accepte avec joie les enfants que Dieu lui envoie.“Comme c’est doux d’être ibère!” s’écrie-t-elle.Elle prépare leur venue avec amour.En parlant de son 9e enfant die dit: “Combien de fois, je me suis réjouie en me nourrissant de Jésus, à ,1a pensée des grâces que mon enfant recevrait de cette union." Elle veut en faire des âmes fortes, de caractère bien trempé.Afin d’y parvenir elle ne néglige rien.Elle commence par leur donner le bon exemple.Puis elle conseille, guide, se tait au besoin.Pour bien élever ses enfants, écrit-elle, et leur faire les observations qui portent des fruits, il faut avoir le temps de se recueillir, de méditer scs paroles, de les prier, aussi est-ce avec instance qu'elle demande à Dieu le calme.Elle veqt autour des siens une atmosphère de joie, à cet effet elle refoule au plus intime de son être toute sa peine pour ne pas les troubler.C’est en chantant que les enfants travaillent.Elle veut en faire «les saints aussi.Elle leur communique son amour de l’Eucharistie, sa soif du sacrifice.Ce qui lui vaut Je 'bonheur bien souvent d’être accompagnée par 5 ou 6 de ses enfants à la table sainte.Sa fillette morte à l'âge de neuf ans disait: “Si toutes les mamans savaient quel bonheur on a à communier.elles n’empêcheraient pas leurs petites filles de le faire." E.est humaine dans ses affections, elle aime ses enfants «le tout son coeur de mère, et lorsque Dieu lui en reprend deux, sa souffrance est si grande qu’il lui faut Imite sa foi et tout son amour pour dire le Liât «ju'Il réclame.’Je sentais à certains moments que je chancelais, alors je récitais le Credo et je me ressaisissais, pensant qu'il est impossible qu’un Dieu qui a permis que sot) divin h ils meure sur la croix pour sauver les hommes ne soit pas un Dieu infiniment bon.” Les longues journées de travail, les veillées, près des enfants malades, ses propres maladies l’ont tant affaiblie qu’elle n'a plus de santé; ajoutez à rela les souffrances morales si déprimantes dont elle fut souvent accablée.Elle souffre de l’isolement dans la maladie.Elle s’effraie de l'avenir, elle craint la mort.Son coeur est souvent meurtri par l'égoïsme et l'indifférence de personnes qu'elle aime.Que de fois après avoir médité ses peines, elle comprendra mieux celles du Sauveur, et l’appel qu’il fait à son amour.Et pourtant cette souffrance, clic I aime, parce que c’est Dieu qui la lu> envoie et qu’elle la sent utile Elle a tant demandé l’amour de la croix qu’un jour elle peut écrire: “O Victoire de la croix, o croix de mon Sauveur, tu m'as consolée.Depuis la mort de mon enfant, mon Ame était comme dési-quilibrée, je ne pouvais plus épanouir mon amour pour Dieu, je me croyais abandonnée, j'étais sans force, comme l’eau que l’on répand.Hier, tenant la petite croix que j'avais mi«e dans les mains de mon enfant les dernières heures de sa vie, j'ai médité longuement ma douleur.Après avoir bien pleuré sur cette croix, j'ai pensé que, lorsque l’enfant vivait, chaque jour, je prenais sa petite main et après lui avoir fait faire le signe de la croix, je disais: Mon Dieu, je vous aime, aidez-moi à souffrir avec joie pour vous.Je disais res mots pour lui parce que je voulais en faire un saint et voulant en faire un saint, je voulais lui donner l’amour de la croix.Cependant celle phrase pour moi, je l’ai tant faite mienne que r’est avec un sourire d’amour et de reconnaissance qu’à travers mes larmes j’ai regardé et embrassé la croix.Depuis cet instant je reprends ma vie habituelle.Comme un vase peut-être trop fragile, une fois de plus mon coeur est brisé, mais cette brisure, c’est un amour plus fort qui monte vers Dieu.Ce que j’avais voulu faire pour mon enfant, mon Dieu, vous l’avez fait pour moi, vous m’avez donné l’amour de la croix." Fl serait mal de croire qu’E.C.ne connut que la souffrance, les joies eurent aussi leur place dans sa vie.Vous trouverez dans ce volume des tableaux de bonheur familial qu’il.fait bon de lire.En voici un pris entre plusieurs.“Le matin de Noël venu, les pe-* accouraient pieds nus et en tits chemise, très pressés de voir ce que contenaient les sabots; alors quels cris de joie! Maintenant, mieux que moi, c’est la grande soeur qui fait Oa crèche et qui met tous les sabots devant.Noël! Noël' Je me recueille et je vois le gran«i rende que nous formons autour de la belle crèche tout illuminée et j entends les fraîches voix qui chantent.— Il est né le Divin entant: ce sont les voix de mes enfants.— Le dernier chant fini il y a la petite bousculade tradition-nelle; quel est le plus habile, qui éteindra les bougies?C'est moi, cest moi, c'est mon tour.— La dernière bougie est présentée au plus petit qui la souffle toujours avec la meme joie" Tout cela c'est la joie de la ma-man, ne meme que les grandes promenades dans les bois, les longues conversations avec les aines, c’est le bonheur, mais le bonheur ne s écrit pas, on cherche à le répandre autour de soi.E.C., tout comme la petite Thérèse, choisit sa voie, sentier différent et pourtant le même puisque c est celui du devoir.Comme elle, tout simplement, elle le parcourut donnant 1 exemple.Puisse-t-elle devenir une lumière révélatrice pour les âmes hésitantes qui eroienl incompatible la vie conjugale avec la sainteté.voila, mesdemoiselles, un aperçu sur celle qui fui un devoir vi-sanl de nos temps modernes.- Mais croyez-moi, si vous voulez goûter toute la beauté et la grandeur de cette humble vie, lisez ce livre qui s’adresse non seulement a celles qui vont fonder un foyer, mais à toutes celles qui ont une tâche à remplir et qui la vou-ciraient illuminée de la présence divine .A toutes donc, je «lis avec H.C.: Ayez la patience «je commencer ce livre et je vous défie de ne point continuer; l’émotion vous prendra a la gorge, devant ces souffrances physiques et morales si vaillamment acceptées, le respect vous gagnera.une sainte envie vous saisira devant cette union à Dieu.Et vous vous apercevrez, eu le refermant.«jue vous ayez affaire à une mystique apte comme toutes les mystiques aux oeuvres temporelles, et qu’elle nous donne par ces notes écrites pour elle-même l’image la plus forte, la mieux dessinée, la plus solidement colorée, le portrait le plus saisissant, le plus vivant d’une de ces bourgeoisies françaises comme il y en a tant encore chez nous, malgré notre littérature malsaine, toute rivée à son foyer, à ses rlevoirs, malgré tout, malgré lous.EATON ÏX L'homme bien mis porte ce printemps un BiMafo Le chapeau à prix courant le plus avantageux ,.00 Deuxième étage, rue Ste-Cathertne.ST.EATON C% et ONTNIAk F.Marie-Victorln y donnera une causerie intitulée: “Impressions bavaroises”.PETIT CARNET FIANÇAILLES: BEGIN-AUGER Le Révérend Père Lorenzo Richer, S.J., n béni hier les fiançailles de Mademoiselle Irène Lemaltre-Auger, fille de M.et de Mme Henry Lemaltre-Auger, avec M.Stanislas Bégin, fils de M.et de Mme Joseph Bégin, de Montréal.___ Partie de cartes Pensionnat Ste-Emilie r*llgieu*e* et 1m membres de l'eml-eale Invitent le» enclennee éieves a leur partie ed cartee qui sera donnée au pensionnat.le Jeudi.25 avril, a 2 h.30.au profit des mlaalon» et des enfant» pauvre», Aux anciennes de la Côte-des-Neiges Le mercredi.24 avril, à 2 h p m .mira lieu )'assemblée d'inauguration de l’amt-calc distincte des snclennes élèves des Soeurs Grises de la Côte-des-Nelges.Les anciennes sont priées de se rendre nombreuses.Société d'étude et de conférences La réunion de la Société d’Etudc j et de conférences aura lieu demain { après-midi à .3 h.30 dans In sail*' 1 de chêne de l’hôtel Windsor.Le B.Il y aura, lundi prochain, 29 avril, à 2 h» 30 p.m.une grande partie de cartes sous la présidence de Mme Joseph Beaubien, au profit de la Maison de la Femme Invalide, dans la salle de l’église Saint-Raphaël d’Outremont, angle des rues Lajoie et Vimy (tramway 29).On verra par la même occasion une Ïiarade «les modes du printemps, ‘rix et thé à chaque table.On est prié d’apporter cartes et crayons.Les funérailles de Mme J.-B.Montplaisii Le vendredi.12 avril, en l'églUe parole-elale de St-Cèsalre de Rouvllle, ont eu Heu les funérailles de Mme J.-B.Montplal-slr, décédée k Montréal, chez son fils, M.Edgar Montplalslr.La dépouille mortelle fut transportée k St-Césalre, vendredi malin, k 10 h A l'arrivée du convoi funèbre, les parents et de nombreux amis accompagnèrent le corps Jusqu'à l'église où la fanfare du collège de St-Césaire fit entendre la marche funèbre de Chopin.La levée du corps fut faite par M.l'abbé Llncourt.curé de la paroisse, et le service fut chanté par le R.P.Adolphe Clément, 0.8.C.de l'Oratoire St-Joseph.assisté de* RR.PP Dlsmas Leblanc, C S.C , et Joseph Barbeau.C S C., chapelains du collège La chorale du acolastlcat St-Joseph, sous la direction du Fr.Germain, C 6.C.exécuta la messe d'Yon Le R.Fr.Placide, C.S.C., organiste à l’Oratoire St-Joseph, était à la tribune.8 Ex.Mgr A, Desmarals, évêque auxiliaire de 8t-Hyaclnthe, accompagné de M.l'abbé Darche.curé de Farnham, et du R.P.Tessier.C.8.C., assistait au sanctuaire.Autour de l'autel faisaient couronne plusieurs membr«îs du clergé séculier et régulier- MM.les abbés Vadnals, préfet des études au séminaire de 8t-Hvaclnthe, Gendron.curé de 8te-BrIglde Fournier, curé de Rougemont Cournoyer.vicaire a Farnham.les RR PP.A.Cousineau, curé de 1s paroisse de St-Laurent, Montréal.J.Poliras, vice-supérieur du collège de 8t-r*urcnt, A Beaulieu, chapelain au collège de Notre-Dame, L.Pauzé, vicaire à la paroisse de St-Laurent.Chs Charron, directeur des Annales de St-Joseph, H Lapointe, J-B, Plouffe.G'.Lallberté, A.Cousineau.Etalent, présenta dans la nef.les RR.SS Camille de Lille et Pauline Montplalslr, parentes de la défunte, les élèves et les professeurs du collège de St-Césalre, les élèves du couvent de la Présentation et leurs maîtresses, les RR FF Josaphat, C.S.C., Emery, C SC.Samuel.C.S.C., Gérard.CSC.Séraphin.CSC., Phlléas, C.S.C.de Montréal.Le deuil était conduit par les fils de la défunte, le R.P.A.Montplalslr, C S C .prof a Montréal et ailleurs, mon-Irent iusqu’nù peuvent aller l iugé-niosité des fraudeurs el le rebiebe-mcnl du contrôle administratif.Le plus grave, c'est que l'assurance contre le chômage comporte une inconnue d’autant plus redoutable que te terme même iia.unran-cr est très propre à faire illusion.Dans toutes les branches de Bassu rance, l'assureur possède des données statistiques nui mettent les ; actuaires mesure d'évaluer te | risnue qu'il s’agit d'assumer el d'é-1 latilir ’a tarification eu eoiiséquen* Dans la prétendue assurance le chômage, au contraire, nen ne permet :i un gouvernetnenl de supputer ni l'étendue ni la durée rie l'éventualité à laquelle on prétend parer.Le tarissement «les soinc-s de travail est lié à l'ensemble «les phénomènes économiques nui échappent en grande par-lie à toute Prévision et sur lesquels la \nlnnt«' humaine n’a que peu de prise ainsi «me te démontrent les Icn'ntives «l’économie dirigée qui se multiplient riens le monde depuis onelques années.L'expérience an- assurance contre te rhôrnage r l'industriel, dont le budget fédéral vient d’alourdir encore les charges, une double cotisation: d'abord en tant qu’em en tant que con-buable.Ce projet d’assurance ra riixiè-continu.pour-scs cotisations sein aines au cours antérieure de deux •rin'se est particulièrement te à cet égard.En Angleterre riifiun- I 'assurance-cbômagf éjablie en 1911 en ôngletci s appliquait à l’origine branches suivantes; fonderie, constructions «M navales, construction de igal e.o ire.ne n'est, du reste, que l’une des initiatives d’ordre social dont le Parlement est saisi.Toutes ces mesures entraîneraient des frais énormes, dont la somme échappe à foute prévision.sans parler du coût d'administration, toujours onéreux sous la; gestion étatiste.Il en résulterait une forte augmentation des impôts, qui pèserait surtout sur les entreprises de production.Or.depuis quatre ou cinq ans.la plupart des sociétés ne se maintiennent qu'en ¦ comprimant leurs dépenses par tous les tnovens.y compris les reductions «le personnel, qu'en suspendant ou en diminuant leurs dividendes.qu'en puisant dans leurs réserves.Les abus du fisc risque-' raient de ralentir la légère reprise qui se poursuit depuis deux ans environ el dont l'accélération serait seule capable non seulement de résorber le chômage.mais encore d’empêcher ou'il ne s’aggrave, en fournissant du travail A la jeunesse au fur et A mesure qu’elle parvient à l'Age de gagner sa vie.l'nc fiscalité excessive n’atteindrait pas seulement les riches, dont le nombre est très restreint.L’analyse des comptes d'épargne dans les banques canadiennes fait ressortir que.sur quelque quatre millions «le comptes.3,70(1.000, soit environ 90 pour cent, accusent un solde créditeur n’excédant pas $1.000.la moyenne s’établissant A environ ^11 D.el qu’une trentaine de mille comptes seulement dépassent $ô.000.On sait, au surplus, que les valeurs mobilières sont largement rénarties entre des centaines de mille épargnants et petits capitalistes dont les modestes placements constituent les seules réserves sur I lequel les il puissent compter, eux familles, en ras d Marché des vivres PBIX DE GROS A MONTREAL LES CEREALES .98 .96 .47 .4(1 Rlr Northern no t .BIc Northern 110 2 Avoine no .8 .Avoine d'alimentation FARINE (Prix au boisseau AVOCATS ET PROCUREURS 1ns.Exch.276 ouest, n.e St-Jacques I Ernest Beriraud, C.R.Substitut Senior du Procureur Général i C.-E.Guérin.C.ft.M Goudrault, C.R Antonio Go.neau.C.R.H.-N.Garneau, [ Mtrcel P\geon.INVENTIONS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1269 rue Université, Montréal Maur.DUPRE, L.L.L., C.R.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Gagnon, de Blllv St Melghen Immeuble Morin 11 1 Côte de I* Montagne Téléphone; 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bât 113; lot no partie *18-82.terrain 25 x 120 pied» D.8.Oameroff vend a F Mvsco *500 J.-M Tré-panter notaire—193F P»Ioriml*r • Rua MAaaon.h** M «V iot no '*1-700: tarram XS s 90 î .asMj* r*»"'ôv vend à A Vouktrâ-kl* *5 -W o Paquette, notât»—195*.s cadres faites Ionien .secouant dessus des cadres, reine, puis plaeez le paquet contenant le reste des abeii-s rn f retournante sens (iessu5 dessous, le long des cadres aÎc/ èu „nem’r,,rC fl;'lmri1 ,"1 caillou extrémi 0HCeaU ,lc bois "ne ment.Recouvrez h IM duisez l'entrée PROFESSEUR Tél.Pl.ateai: 6717 Cours claaslqua commercial René Savoie, I.C., I.E.Bachelier é» art* et aclence» appliquée* Cours classique, commercial, leçons privées — Breveta prl> 1448 P.UE SHERBROOKE, OUEST CLAVICRAPHES de pourc de longueur niche cl la niche re-à un m»rs plus tard enlevez le paquè vide et remplissez la ruche a e, des rayons m.des feuilles de gaufree.Examinez la cage ,|P renie pour voir si |a reine sortie.Si elle y est encore, p ssei un clou a travers la pâte .sucrée, en 'lyant soin de ne pas blesser la reine et remettez la cage en place Le moyen que nous venons d'in-diquer n est pas le seul que t on puisse, employer pour faire sortie les abeilles, mais c'est celui dont cire la Voyat TWIT- pour TÏÏHÜWSHEE® louon» dactylographe» de Papier carboue.ruban» Vendons et loua genre*, papeterie, TYPEWRITER L APPLIANCE CO.LTD 750, rua St-Pierre - Tél.LA.9237 Agent* excluait» du "Woodatock" pour l'Est du Canada.I.D.TWITE, Gérant scnéral.ENCADREURS Morency Frères Liée encadreur; 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TovV iesdmemhrmS1*^ **n*r*'* annuelle 1 “IV® , ” m*mhre» de la Corporation vemeur», dames patronne,»».* et bienfaiteurs sont Instamment kêêlM%9T once sur hVic *ou-autres priés d y 1 Saubraariie Psr ordre.1 E «KCRBrrAfHR, R Laporte, MONTREAL mM.narcisse DUCHARME, presides* VOLUMi XXVI — No 93 LK DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 22 AVRIL 193> LA VIE SLCCTIVE Fin de série mouv< m întée à Baltimore Bill Spencer prépare ses six-jours Henri Deglane remplacera Sonnenberg Henri Pilotte a terminé son entraînement Drux importants changements nnt été aportés à la séance tie lut-r qu’offre le promoteur Lucien Miopel à l’Arena Mont-Pôyal ce .oir.Dans le combat principal Gus Sonnenberg devait rencontrer ieorge Hagen, champion de la marine américaine, mais lorsque Henri TVffla ne s'est présenté aux bureaux du promoteur Bowser samedi dernier, le promoteur américain s'est immédiatement mis en communication avec Hiopel et Lucien n’a nullement hésité pour accepter e changement proposé.C'est donc ienri Deglane qui fera les frais de a rencontre principale contre Ha-jen ce soir et nul doute que ce hangement sera bien accueilli par ,ns amateurs montréalais.Henri Deglane a passé l’hiver en Franre où il était la grande vedette ries séances organisées au Datais des Sports sous la direction de Raoul Simon et l'ancien champion mondial a réussi à vaincre tous ses adversaires et les deux seuls échecs subis par le Français furent aux mains de Strangler Lewis et Dan l’Mahoney mais ajoutons que Deglane a réussi à prendre sa revan-he contre ces deux adversaires jueloucs semaines plus tard.Degla-ne vient ici avec l’intention d'ob-•rnir un nouveau match avec le champion Don George et il espère retourner en Europe l’automne prochain avec le litre qu'il a déjà enlevé à Lewis.Le deuxième changement fie la soirée sera relui qui permettra à Billv Bartush de prendre la place de Frank Judson contre Lrn Macn-luso dans la semi-finale qui est limitée à une chytc ou quarante-inq minutes.Bartush fut mis à l'amende lors de sa dernière appari-ion à Montréal pour avoir frappé l’arbitre Boucher et pour ses fras-l nues au cours de son match avec j Scotty MacDougall et comme Bartush veut rentrer dans les bonnes grâces de la Commission athlétique de Montréal il a demandé comme! faveur d’être mis à l'affiche ce soir.Le programme comporte également fieux autres rencontres qui fie- ; vraient être intéressantes et cnn testées alors qu’en préliminaire j Charles Straak et Graber se dispu-! ter >nt la palme dans un assaut de trente minutes et que Little Beaver fera ses débuts à Montréal contre Arthur Legrand, au lever de rideau.Les amateurs du sport de la boxe qui se sont rendus au cercle paroissial Saint-Zotique hier après-midi ont pu assister à la dernière séance d’entraînement de notre pugiliste local.Henri Dilotte.qui se bat-tera mercredi soir prochain contre Harry Carlton, de New-Jersey, dans le combat principal de la séance organisée par Léo Dandurand, au Forum, et tous ont pu se rendre compte que l’orgueil de Saint-Henri est en exellente condition et prêt à faire un dur combat au boxeur américain.Le jeune athlète a démontré une plus grande précision dans son jeu.Il semble s’être débarrassé du déliant fpii le caractérisait, celui de Les Royals sont défaits par Newark Newark, T2.- Les Royals de Montréal ont subi hier leur deuxième échec de la saison lorsque les hommes de Frank Shaughuessy turent défaits par 4 à .’1 aux ma.ns des Ours de cette ville.Les 'isi-leurs accumulèrent onze coups réussis sur les balles fies trois lanceurs locaux, mais ils ne purent frapper en temps opportun cl durent baisser pavillon el perdre la rhance de se mettre sur un pied d’égalité avec Buffalo et Toronto pour la première position flans la course au championnat de !u Ligue Internationale.Les joueurs du Montréal n'eurent qui frapper de grands coups inutiles, aucune difficulté à résoudre les ne porlant pas.Chaque coup qu’il t balles de Cliff Mellon et Hav porte maintenant atteint son but et White dans les huit premières le pugiliste y met toute sa force.| manches, mais lorsque Tcd K'ein* C’était hier le dernier jour d’en- bans entra dans la boîte dans la traînement de Pilotte.Aujour d’hui et demain il ne fera que des exercices d’assouplissement.Son poids hier était de L141/i Ibs.Tous les pugilistes au programme fie mercredi soir doivent se presenter aujourd’hui.Carlton arrivera de New-York en automobile, tandis que Nat Liftin, qui doit rencontrer Dick Welsh, de Philadelphie, est arrivé de Pittsburgh hier soir.Yambo Andrades, solide boxeur de Porto-Rico, arrivera à temps pour son combat avec Al Baggone, poids-plume new-yorkais.En préliminaires, deux Canadiens français seront aux prises: Eddie neuvième manche, il réussit à tenir les Royals en échec et mettre fin aux chances du club m.vilréa-lais.Deux coureurs étaient sur >s buts lorsque Kleinhans fut appelé à la rescousse.Après avoir retire Billy Rhiel sur des “stries”, il passa Jimmy Ripple intentionnellement pour mettre trois hommes sur les buts, puis il retira Gus Dugas au bâton sur trois balles lancées, pui mit fin à la partie lorsque Bissonnette fut exterminé au premier.Pete Appleton a lancé pour les Royals el n'acorda que huit coups réussis a ses adversaires, mais dans Baltimore.22, — Les Royals ont termine leur première série en celte ville samedi après-midi en remportant une troisième victoire consécutive sur les Orioles après avoir! prochain perdu la joute d'ouverture à la suite de nombreuses erreurs commises.Le club montréalais a gagné par 7 à 4 samedi et cela grace à la belle tenue des visiteurs au bâton, qui accumulèrent onze coups réussis contre neuf pour le club local.Gctte partie fut marquée par un incident fort désagréable à la neuvième manche et le président du circuit aura peul-êlre à considérer le rapport des arbitres et à servir contre ceux qui ont participé à une bagarre générale entre joueurs et qui a jeté plusieurs spectateurs dans la mêlée.Ben Sankey qui avait frappé un simple se trouvait sur le premier sac.lorsque Harry Smythe frappa un “bunt".Le lanceur du Royal, dans son empressement pour se rendre au premier, ne vit pas le pied de Jeffries et sans la moindre intention malveillante le champonna.Après que le jeu eut été terminé, Smythe alla s'excuser, mais Jeffries riposta par des paroles plus ou moins flallcuscs et voulut lui donner un coup de poing.Il n’eut pas le temps.Dès qu’il eut levé le poing, il reçut une terrible gauche à la mâchoir qui le fit lever de terre et se ramasser sur le dos.Le promoteur Bill Spencer est à faire les derniers arrangements en vue de la course de six jours doit commencer dimanche soir au Forum, et l’etrin, amateur du club Saint-Zoli- la sixième manche les Ours comip-que, fera ses débuts conlre Kid La-itèrent bois points à la suite d’un casse, fie ürurnmondville.Ce der-! ralliement après avoir enregistré nier a gagné par décision contre (leur premier point à la quatrième.Ben Sankey, l'arrêt-court des j Greggy Greggerson, détenteur du j championnat poids-mouche cana-dien.Quant à Pétrin, il détient le ! championnat amateur de la ville dans la même catégorie.La coupc McCallum L’équipe tic grosses quilles, Dà-fuist et Fils, conserve encore la fuiPe McCallum, emblème du championnat du Canada.C’est Une augmentation dans les recettes New-York, 22 Le président c4?la National Hockey League, M.Frank Cahier, a déclaré hier que les recettes tie la N.H.L., durant la saison 1934-35.ont dépassé celles de l’année dernière.Les receltes complètes pour la saison qui vient tic se terminer sont fie $1,702,285 20, comparées à $1.636.259.pour la saison dernière.Celle année encore ce sont 1rs New-York Rangers fini viennent en tête de la liste avec un total de $290.417.Viennent ensuite les Toronto Maple Leafs, avec $253,202.sensible L’amélioration la plus avec éclat que t'équipe jouant sous .dans les recettes d'un seul club est 1rs rnuleurs de Daoust rl Fils a dé- , celle des New-York Américains, son Hire hier soir contre le! qui ont contribué celte année pour fendu son titre hiei club Beauharnois.à la salle Wind-! $217,231, comparé à $174,192 la sor.Y, Jacmain.tir l’équipe victorieuse.a été al vedelle au cours fie celte joute.Il a enregistré la plusl haute partie, 233.el obtenu le plus fort total, soit filfi, ce qui lui don-o" une moyenne de 205 et une fraction, BEAUHARNOIS saison précédente.Première défaite de Cunningham Royaux, a dominé ^'offensive avec son circuit et son trois-buts.tandis que Fresco Thompson a réussi trois coups sûrs en quatre voyages au marbre.Stack et Appleton ont rappé un deux-buts chacun.Montréal a manqué au moment décisif dans la 5ème, quand, avec tes buts remplis et un seul homme retiré, Ripple et Dugas ont été victimes dp Mellon.Dans la 2èmc, Stack a frappé dan* un double jeu en tentant un “bunt ", tandis que dans la 7ème.Ripple a eu le même sort.King et Seeds ont fourni les coups défensifs à sensation.King a commencé un double jeu à la 6ème, tandis que Seeds est allé vo-er un coup sûr a Porter près de la côture, dans la 7ème.I.es Royals joueront de nouveau contre Newark cet après-midi el le gérant Sh a ugliness y a annoncé que Lauri Myllyangas sera le lanceur du club montréalais.P.Marchand .P.-F.Leduc .I.Frappier .R.G.Robinson Ffl.Thibert Totaux 183 185 195 144 170 % 877 184 1(54 148 148 165 184 158 181 180 167 DAOUST & lohn Murrav.19(5 John Burrcv .151 Léo Murrav 178 Adélard GirotJx 179 Yilal Jacmain .213 Totaux 810 870 FILS itbi 20(5 152 1X9 170 174 163 183 198 233 - :>.)i - 507 - 524 473 502 -2557 .530 520 513 56(5 616 917 877 951 2745 Le classement des équipes LIGUK AMERICAINE Boston .('icveland .Chicago .Washington New York Detroit .St-Louis .Philadelphie G.4 2 3 2 3 2 ï 1 P PC.80» 6157 600 500 50(1 400 333 200 LIGUE INTERNATIONALE Toronto Buffalo .Montréal .Newark .Baltimore Rochester Syracuse .Alhanv LIGUE NATIONALE Cincinnati R’noklvn 'b-Louis ."bilndclphip Pnston .( Jficago .Pittsburg .New York 1 1 2 2 3 4 3 3 750 75(1 600 600 500 333 250 250 667 667 600 500 400 400 333 333 FORUM! W-H-BANtV 6131 TENNIS PROFESSIONNEL Ce *oir à 8.30 p.m.AU PROGRAMME TILDEH • VIMES LOTT et NUSSLEIN Prix populaires Inlrée g*n*r»le Circle ImphltheXtrc MCec* He loger sheer autour rtu Court JSc Mit el VV Il 00 rl SI.Ml St.:* e» SZ.oo *2.00 Lawrence.Kansas.22 Glenn Cunningham a finalement dû céder devant In ruée finale de sa victime habituelle, Glenn Dawson, ici.samedi.au plus grand échec du 13c earn aval de piste annuel du Kansas.Le tournoi a encore fourni plusieurs records qui abaissent les statistiques reconnues précédemment de par le monde.Fêlé vendredi soir à Kansas City et à peine remis d’une attaque de grippe intestinale qui a failli le forcer à remettre sa participation à répreuve.Cunningham a subi sa première défaite de l’année après dix victoires consécutives à lotîtes sortes de distances.La victoire de Dawson a été réussie en 4m.17.4.un temps bien plus lent que le record mondial de Cunningham, à ! 4:06.7., .Cinq des sept courses a relais au programme ont fourni de nouveaux records.•________ Au collège St-Laurent \nre* «voir terminé une Importun!» xa!son de gouret les- collégiens de 8t.-Leu-rent n espérent pas moins une saison de balle au camd aussi Intéressant», sinon Uluv lourd» en activités Pour ce faire.Ils sont X r entraînement depuis une semaine prè» sur le terrain mis k leur dlsposl- ( I Ul^1 plu, d» nouvelles recrues qui pro- , mettent des figures connues dans les ml- | I llKUX sportifs de la métropole figureront ; * avec avantage sur l'alignement de cette ! institution de la banlieue.I.es fervents du sport qui assistèrent aux luttas agitées | loue livraient les équipiers du CSL.en 1 seotembre dernier seront heureux de re .voir à l'oeuvre Hamel.2e b.: Hartensteto.' arrêt-court.Smith.1er but; Chassé ch.vauche Ledoux ch.centre: Corrivesu.ch , i droit Blrt?et Olguère monteront sur; le monticule Effectifs au b*ton.le» collégiens pratiquent aussi sur le losange et i au champ Prés de selre Joueur* sont, s ; 1 "enlrslnement Sans doute.11 fsudr» res-i trelndre le nombre ! Dimanche, le 2» «¦ mal.il faut essayer ^arrêter ses ment des taxes municipales.Fin | progrès, de le circonscrire, de I é-pavant leurs taxes avant l'échéance, ! serait mal connaître le les contribuables font une bonne ; F.Archambault que de croire qu’il - .affaire; non seulement ils ont un 11 neglige ce point.La deuxieme bres ont cru qu’ils devraient! escompte de 4 >*.pour cent, mais ! Partie de son étude lui est cntière-i adresser â M.Bennett avec les ! encore ils aident la ville, c’est-à-! ment consacrée.Et voici ce qu’en nots "camarade Bennell’, mais ils dire en définitive eux-mêmes.En 'JH S- F.m.le cardinal Villeneuve •front tôt déçus et avant que M.! effet, la ville pourra, dans la me-! «an1;' une lettre-préface qu il a bien Bennett ait fi ,f', sure où les taxes rentreront, se dis- ! von*n adresser à I auteur: A la suite d’une accusation nor ! penser d’emprunter aux banques en ,!>us ne ,vou* contentez point tér par un délégué à l’effet que les ! anticipation du revenu, à un inté- ''e dénoncer le peril, vous indiquez principes fascistes étaient ensei-i rêt plus élevé que l'escompte qu’elle comment i! faut faire la lutte au gués aux élèves italiens qui fré- / accorde aux contribuables.Elle y communisme, par I action de I Etat, quentent les écoles séparées de To* ! trouvera profit et eux aussi.L’an «fs associations catholiques, et de ronto.les délégués ont adopté une ! dernier, sans autre publicité que les , idixidu.Le ne sont celtes point resolution demandant une enquè- petites annonces officielles que pu- .moyens nouveaux que vous te provinciale sur les agissements | blie l’hôtel de ville, on a recueilli ; P'ciomsez par la.Mais avec une vi-ft la propagande des fascistes duns I ^3,500,001) en paiements anticipés.8ueu,r ‘tue stimulent les evene-! Ontario.h.e maire estime que celte année, ! Jl’,ent.s’ V0J,S.1 r|aPPp)cz les devoirs M Louis Palermo, membre du ! après les efforts de l'administration .ar*loH catholique et •sociale que conseil executif provincial de la ' pour améliorer les finances de la ! '°!,s î* a'f,z cesse d enseigner de-— .- - .puis plus d un quart (le siecle et aux- quels vous avez consacré d’une façon si remarquable et si effective tout votre apostolat.Vous voulez activer les institutions qu’à cet effet vous avez inspirées vous-tnême ou du moins si vivement encouragées.Bref, vous invitez chacun des catholiques à vivre en plénitude I leur vie chrétienne, en la faisant : rayonner de charité et de justice ! dans toutes les sphères de la socié- I “Voilà un programme qui répond , trop bien aux directives pontificales pour que je ne doive le recommander et le bénir.“Je le fais de tout coeur, mon révérend et cher Père, en vous remerciant de votre zèle et en exhortant de toutes mes forces les hommes publics et les particuliers qui, dans les graves dangers de l'heure présente.ont le sens de leur responsabilité, à réfléchir sur la menace du péril communiste et à se ranger tous dans l'armée de défense”.Os lignes pressantes suffisent à recommander la brochure du R.P.Archambault.On voudra lire ces 114 pages où des pièces justificatives.placées en appendice, viennent appuyer tes principales dé- , clarations.Publiée dans la coller-Préparation des fêtes du cinquan-J tion f1e ,Tn,Ip Soria)e i>0pU|aire.tenaire des ! i et es Maristes et du j \frnacc communiste nu Canada _,)e anniversaire de la fondation sp vend 25 sous l’exemplaire au de I eeole._____ Service de Librairie du Devoir.LA LALBC section italienne de la U.C.F., dé-1 ville, les contribuables sont dispo-elara: '.Nous avons des documents I sés à collaborer à cette tâche, mais ^ro[lvant due le consul d'Italie a j beaucoup d’entre eux ne sont pas derlare que les écoles italiennes ! au fait des motifs qui pourraient n étaient pas seulement destinées a les engager à payer leurs taxes i ensegnement de (a langue italien plus tôt que par le passé., (’.’est le ne mais aussi à l'enseignement des I but de la campagne (pie de leur P nonnes fascistes".fournjr ces raisons , , Lamberti.président du ¦mh, corrobora la déclaration de M.Palermo.Celui-ci ajouta que les fascistes distribuaient toutes sortes de journaux, livrets et La Merci , .pam- L’Hôpital Notre-Dame de la Mer- >, ,, f Propagande fasciste sans jri, 6B7, boulevard Gouin ouest, in- —• ’’ i® Ouverture de la bourse.11.30 L heure ensoleillée.12 W L'heure de la gaieté avec le con- ccur* de M Alphonse Lolselie qui lev* P^*pnt*r* le» radlo-sctualltéa ^ 12 30 O'* Pharmacies universel- 12 45 Cours de la bourse 1 OO Orchwitr*.1 10 Lunch du Rotary Club 2 3tln Vhool ann,Ver*8lr* dU Bo,ton L*- 3 00 Variétés Columbia î ™ 2?n,'m «’'instrumenta à cordes 4 30 Chansons françaises.5 00 Les événements sociaux.5 30 Le programme du foyer.8 15 Musique classique 8 2.7 t, heure récréative 7 °0 dins'*100 ^ 10 rn*1*on ChM I:>MJir-7 15 Le, curé du village, 30 la gaieté O l**ur® 011 bonheur et d* * °0 ty b*nquet d" ’* 81 Oaorga Hocle-*00 L'Heure provincial* ùu!r»,**n‘nU ' 00 Le reporter .port* Molson.DUPUIS présente -/L 9 9 la nouvelle chemise avec collet à même, ayant I apparence d'un faux col empesé tout en étant souple, création de ÆUJ/S En plus de l’avantage spécifié ci-dessus vous obtiendrer une chemise élégante, bien f n e, confectionnée d'un tissu qui ne rétrécira pas.La transpiration n'altérera pas la nuance et ne froissera pas le tissu.O bon teint • P*t de faux plis • pas d'empois • P»« de bouton de collet • pat de coins roulés • pas de rctrécisstge • pas de rigidité en venfe au rayon des articles pour hommes 200 ALBERT DUPUIS, vrUvImi, A.- J.DUGAL, v.-p.et Jir.-ptr ARMAND Dt'PUIS.eec.-trie.iilOIEüi* BATTLESHIP Un parquet d'une beauté «t d'une dignité exceptionnelles Ce magnifique parquet est celui du sanctuaire de l’église St-Denis, à Montréal.Fait entièrement de Linoléum Battleship Dominion, il noue offre en bel exemple de le flexibilité de ce produit pour la confection de auperbe» parquets dans lee église», sacristie», presbytères, couvents, monastères et autre» institutions religieuses.Le Linoléum Battleship Dominion, de couleur unie ou à effet de tuiles, est silencieux, confortable, per-manent et facile à entretenir.Il est fabriqué en trois qualités et dix-sept coloris et effet», y compris lea jaspés et marbrés.Ecrive* pour obtenir U brochurette gratuite, “Comment entretenir le Linoléum”, ainsi que tous renseignemente c©*-cernant notre mode de garantie de 5 ans.DOMINION OILCLOTH A LINOLEUM CO.LIMITED MONTREAL la provln- 7 OO NBC Music Guild.4.00 Revue pour les dame».5.00 La ligue de sécurité de 8 00 Récital d’orgue de la »»11® Tudor.11.00 Nouvellea.11.15 Jesse Crawford, organiste.CHI.P — 2*6 m.1.120 kll.8.55 Sommaire, heur*, chanaona française».0.13 Vsrlété» 9 30 Vslsrs viennoises.10.00 Poèmes symphoniques.10.45 Musique de danse.11.00 Extraits d'opéras.11.30 Variétés.11 59 Heure.12.13 Heure féminin».1 15 Canadian Progress Club.2 00 Heure.4,53 Heur*, méli-mélo.8.00 Bouts* de* mine».8 30 Rsdlo-annualr*.7 00 L'Information commerciale.7 30 Heurs — Pierrot et Busy.8 00 CCR I 30 Autour du samovsr.’ 0 00 Contes mélodiques.CCR.0 30 Harmonica.10 00 Orchestre.10 30 Orchestra.11 00 Heura.LONGUEURS D’ONDE» Longueurs d'onde» de» poata».an mêtrm •t en kilocycles: CFCF — 5#0 m .* 11.55 Nouvelles 1 OO Bourse I 30 Déjeuner du Kiwanls.kll Poste» ORf'M CKAC CFCF Métras 3WT «Il 600.Kilocycles 010 CKCV CRC 8 WABC - CHNC (N.-Carlisle) M7.S WRAP ¦* WJZ WOT WTIC WLWL Provîntes Maritimes: CHNS: Halifax CFBN ; PredsrteSQU CJCB : Sydney .CH8J : Saint-Jean .CHGS: Summeralds Québec; CRCQ: Québec .t'RCS Chicoutimi .CKLW: Windsor .CKNC Toronto .CRCT: Toronto .Provinces d* l'Ouest: CJOC : Lethbridg* .croc Saskatoon .CKT: Winnipeg .Colombie britannique: CJAT: Trail .CKOV: Kelowna .CPJC: Kamloops ., 122.1.310 200.3.300 240.0 •M 247 .S 3,310 4*4.2 OM 3*4 5 700 370.3 TM 222.0 MM 273.2 3.100 1 LA C.C.B.kilocycles 1020 i 030 .1030 k M» .8S0 à 1*40 .1210 fc 11» .uao à isoo .«oklgj isaeoBe* 3 $00 ^ .S40 â 1030 .1M0 k 1430 .*00 4 040 .MO*1»® .1230 4 040 .700 4 WO .1300 4 *1* .1210 4 030 .3110 4 2*0 CHARBON $5.00 et yhss.5.000 cordât d érsbie.S.00 « 10.00 WILSON FRERES das.CHARLRDOIB.prej».A L JI_& VIC»
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