Le devoir, 14 août 1916, lundi 14 août 1916
VOLUME VII—No 190 MONTRÊàlJlüNDI 14 AOUT 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par is poète: Edition quotidienne CANADA Ef ETATS-UNIS .SS.CO UNION POSTALE.93.00 Édition hebdomadaire CANADA.91.00 ETATS-UNIS .91.50 UNION POSTALE * 92.00 Diredteur DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL i cnu ÉP HONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION s - Main 7460 HËNRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! PROFITS DE GUERRE Le Devoir a plus d’une fois noté les énormes profits de guerre des compagnies industrielles intéressées à la fabrication de matériel militaire.Il n'y a pas deux mois, nous commentions ici même (21 juin, article La guerre qui les paie) les bénéfices énormes touchés par trois grandes aciéries canadiennes, — la Dominion Steel Corporation, la A:ono Scotia Steel Company et la Steel Company of Canada; il donnait des chiffres démontrant que, pour leur dernier exercice financier, elles avaient toutes trois passé d’un déficit global, en 1914, de $1,105,706, à un surplus total de $6,224,579 en 1915.Pendant leur meilleure année, avant l9l5, leurs profits avaient été de 4.2 pour cent.Ils ont été, l’an dernier, de 12.2 pour cent; et cependant ce n’est qu’un commencement.“Capable judges are of opinion that surplus earnings for the current year (1916) mill run at least double those of 1915”, écrivait un expert en finances, à propos des bénéfices à venir de ce groupe d’aciéries.* •* * Or, ces bénéfices extraordinaires, ils paraissent minimes, en regard de ceux que révélait la semaine dernière la feuille d’affaires de la Montreal Ammunition Company.Voici, traduit littéralement, ce qu’en disait la chronique financière de la Gazette, le 9 août: “La Montreal Ammunition Company a payé cette semaine un de ses désormais fameux dividendes de 100 pour cent; cela fait un total de 750 pour cent qu’elle a payé à ses actionnaires, en bien moins d’un an.Comme on le sait, la Dominion Bridge Company possède 51 pour cent du capital-actions de $300,000 de la Montreal Ammunition; et elle a déjà retiré de ce placement des dividendes approximatifs de $1,125,000.D’ici à un mois à peu près, il est probable que le dividende total de la Montreal Ammunition versé à ses actionnaires dépassera les 900 pour cent; dans ce cas, les dividendes que la Dominion Bridge Compariy aura retirés de sa filiale dépasseront les $1,300,000 qu’elle-même distribue cette année à ses actionnaires, en dividendes et en primes.Ainsi donc, les profits de ta Dominion Bridge Company elle-même, qui sont considérables, lui constitueront un surplus net.” * * * La presse canadienne a déjà commenté cet énoncé des profits énormes de la Montreal Ammunition Company.D’un bout à l’autre du pays, elle s’accorde pour les trouver scandaleux.Le Citizen, d’Ottawa, s’exclame: “Voilà un dividende de neuf cent pour cent prélevé à même le sang et les larmes de l’Empire.Et pendant ce temps, notre ministre de la Milice “porte légèrement ses honneurs” et le ministère prépare nos gens à une autre émission d’obligations de guerre!” La Free Press et le Journal, deux autres journaux d’Ottawa, l’un et l’autre aux antipodes du Ci tizen, protestent contre de si extraordinaires profits et demandent que le ministre des Finances, à la prochaine session, prenne des mesures pour frapper d’une taxe spéciale des opérations aussi scandaleusement pro fitables.A Toronto, à Winnipeg, partout, Jes journaux, — même les ministériels, pour peu qu’ils aient de l’indépendance de caractère, — parlent comme le Citizen, le Journal et la Free Press d’Ottawa.' Et tous ont BILLET DC SOIR.AU VIEUX QUEBEC J’ai revu l’autre jour, m’a raconté mon ami le Reminiscent, l’endroit où s’élevait autrefois l’immeuble assez prétentieux qu’occupait le bon vieil institut Canadien de Québec.C’était, il y a une vingtaine d'années, le lieu de réunion par excellence où l'on venait entendre des conférenciers parfois célèbres, étrangers ou locaux.J’y vis réunis un soir Fréchette et Marchand ; ce dernier n’étant pas encore devenu le premier ministre que la province a aimé.Nazaire Ollivier, avocat sympathique et lettré, présidait l’assemblée."Pur une rencontre qui n’a rien de banal, annonça-t-il, nous entendrons ce soir un politicien, M.Marchand, nous dire des vers, puis un poète, M.Fréchette, nous parler politique.’’ C’était cependant tirer un peu le paradoxe par les cheveux, pour ainsi dire ; car ceux qui ont entendu le bon Fréchette raconter des anecdotes électorales savent qu’il y mettait plus de verve énorme, un peu rabelaisienne, que d’é-noncés de principes ayant trait de près ou de loin à l'économie politique.Mais je m’éloigne de mon sujet.Je parlais de /’Institut et de l’immeuble vieil qui l’abritait alors.C’était auprès du site où se trouve aujourd’hui l’hôtel de ville dont la construction commença la gloire administrative du “maire Parent”, célébré alors et haut de cent coudées dans l’estime québécoise.La bibliothèque de /’Institut se logeait au second étage.On y parvenait par un long escalier, qui ne manquait pas d’une certaine allure châtelaine.Je n’y venais guère qu’à la fin de la journée, une fois la semaine environ, pour échanger les livres qu’on m’y prêtait.L’hiver, il y avait là pour moi une promenade remplie d’un charme profond et un peu triste.Revenu de l’école ou s’instruisait ma jeunesse rêveuse et un peu déracinée, je prenais vivement, à la maison, le volume terminé, et me remettais en route vers la rue Saint-Jean et l’Institut.Il fait nuit, à cinq heures, en hiver, et il tombait souvent une neige fine ou lourde qui dansait autour des hauts globes électriques dont les carbones embrasés sifflaient par intermittences et laissaient échapper des tisons son vieux serviteur essoufflé, qui aima les livres et les garda jusqu’à son dernier jour ; car II a certainement dû en faire le conservateur en chef de la Bibliothèque du ciel.Robert VAL.LE MAUVAIS MARCHÉ QUELLES SERONT LES CONDITIONS DE PAIX’’ — UN ARTl-' CLE DE M.DU MESTRE.— LE TRAITE DE FRANCFORT CAUSE DE LA GUERRE ACTUELLE.pement inouï de nos affaires.A con-! I U pn A IMPAIR dition d’être un peu prévoyants et L*£i F de consacrer une part importante de nos bénéfices à préparer une vite éteints par la neige durcie.Les rues étaient mélancoliques, sauf celle plus haut nommée, où s’agitait toujours la foule bruyante des jeu- raison de le faire, si l’on examine un tant soit peu la situation.En moins d’un an, la Dominion Bridge Company, dont la Montreal Ammunition est \a chose, a retiré d’un placement de $153,000 la somme de $1,125,000, soit $750 pour chaque $100 du capital-actions qu’elle y dé- nés gens en quête de flirt.Les car-iient.Dans un mois, elle aura touché $900 pour chaque coupure de $100; riotes se rencontraient dans la rue qu’elle a achetée il n’y aura pas douze mois, et elle restera cependant m'ga- actionnaire pour ses $153,000 et continuera jusqu a la fin de la guerre de nialadif de leurs deux chevaux toucher à même ce placement des profits aussi considérables, peut-être, - - que ceux qu’elle en a eus jusqu’ici, si l’Etat n’intervient pas.Or, ce dividende de 900 pour cent, il est en sus du montant versé au tré.sor pour la taxe de guerre.C’est-à-dire que la compagnie a dû commencer par payer un quart de .ses bénéfices excédant 7 pour cent, à l’Etat; et, nonobstant cela, il lui en est resté 900 pour cent en une dizaine de mois.• Pas n’est besoin, donc, d’être initié aux mystères de la finance pour comprendre quelles sommes fabuleuses la Montreal Ammunition a inscrites au compte de ses recettes brutes.Et pas n’est besoin non plus d’être expert en économie politique ou simplement dans les affaires pour comprendre que si cette compagnie a pu faire de tels et de si prodigieux bénéfices, c’est que les prix que lui versent de ses produits les gouvernements, — canadien et anglais, — s’en portant acheteurs, sont de 1000 à 1200 pour cent plus élevés que le vrai prix de revient des munitions et des cartouches fabriquées dans scs ateliers.Or, cet argent, d’où vient-il?De l’échiquier, qui le prélève du contribuable, au moyen de taxes de guerre ou d’emprunts que nous devrons rembourser, à échéance.Selon l’expression du Citizen, cela représente des centaines de mille piastres, “des mil- 7 .¦ , .r lions de l’argent que les citoyens de ce pays et de l’Empire dépensent ne‘Oe- l n grand silence régnait.La pour cette guerre.En d autres termes, du million, par exemple, que le - ¦ trésor canadien dépense pour acheter des munitions de la Montreal Ammunition, cent mille piastres sont exactement la valeur réelle de ce qu’il reçoit; les neuf cent mille autres lui sont extorquées à titre de bénéfices pour les actionnaires de la compagnie.Le Canada en a tout juste pour un-dixième de son argent, ou plutôt de celui des contribuables.maigres et efflanqués.Car ce n’est que deux années après cela qu’il fut question du tramway électrique.Passé le marché Montcalm, on traversait le tunnel de la vieille Porte Saint-Jean, relique impressionnante des temps passés et théâtre de l’a necdote des “trois petites Dorion-ne” si délicieusement racontée par A.N.Montpetit.La pâtisserie Jones m’envoyait en passant des relents de brioche, qui faisaient promptement place aux invites de la confi sérié voisine, encore là après ces vingt ans.Et la neige et la nuit s’é pandaient sur Québec, entouré d'une blancheur sépulcrale que cou paient les eaux noires du grand fleuve, striées cependant de glaçons descendant en groupes vers la mer.Je poussais la porte qui s’ouvrait à côté' d’une riche joaillerie, et me trouvais à l’abri du froid et de la Il y a donc, là comme ailleurs, et peut-être plus qu’ailleurs si l’on en juge par les apparences, un gaspillage éhonté, au détriment de l’intérêt général.Ces 900 pour cent de profits que font les actionnaires de cette filiale de la Dominion Bridge Company ne seraient-ils pas en toute justice, en toute équité, mieux employés au soulagement des familles délaissées de soldats, à la rééducation des mutilés de la guerre, à des secours aux populations des régions envahies de France, de Belgique, de Russie, à l’oeuvre de reconstruction générale d’après-guerre, qu’au gavage de la Dominion Bridge et de ses porteurs de titres?Le simple bon sens le dit.Et cependant, le scandale, — c’est un des pires que la guerre ait vus, — existe, il dure, il se répétera le mois prochain, affirme la chronique financière.N’est-il pas temps que le ministère se prépare à intervenir, dès la prochaine session, s’employant, dans l’intervalle, à faire réduire les prix payés à la Montreal Ammunition pour ses commandes de matériel?De toute évidence, la taxe spéciale du quart, dont le ministre des Finances a frappé à la dernière session les profits industriels dépassant 7 ou 10 pour cent, pendant la guerre, est insuffisante.Il faudrait une nouvelle législation, calquée sur celle d’Angleterre, et proportionnant la taxe sur les pro-j verte, qui menaçait de Vemporter et fits de guerre à leur quantum, ne la limitant pas au quart, mais la por- toire et maladroit de vouloir poursuivre la guerre jusqu’à la dislocation de l’Empire germanique, attendu que l’Allemagne subira le sort de tous les peuples vaincus dont la désagrégation s’effectue d’elle-même, et, pour ainsi dire, automatiquement.“Le monde entier, ajoute-t-il, discerne aujourd’hui que la France, contrainte et forcée, est entrée dans cette guerre non pas pour conquérir «les avantages et des territoires, mais pour défendre, en même temps que sa liberté propre, celle des nations mineures.Ce but ne peut manquer de re prochainement atteint: une telle gloire nous suffit.” Plus loin, l’auteur indique au nom de qui il parle: “11 se peut, écrit-il, que les grands diplomates, dont je n'ai pas le coup d’aile, en jugent autrement.Je ne suis qu’un faiseur de livres et de chansons — ce qui est un fichu métier — pourtant j’ai conscience de donner ici l’opinion moyenne des poilus de France, qui, après s’ère bien battus en sachant pourcpioi.comprennent obscurément que toute convention donnant à l’un des signataires des avantages disproportionnés porte en soi sa propre punition qu’il faut tôt ou tard subir.“Et ceux-là ont bien un peu le droit de donner aussi leur avis, n'est-ce pas?” Selon M.Dumestre, qui n’est pas seul à penser ainsi, une paix qui serait trop lourde pour l’Allemagne, ne pourrait être durable.Celle-ci se rebifferait, chercherait l’occasion de la vengeance et tout serait à recommencer, 11 va de soi qu’on ne réduit pas à l’impuissance totale une nation de plus de soixante millions d’habitante ayant comme voisine, une autre nation amie et plus populeuse encore, son associée dans cette guerre, et qui sera, sans doute, liée par le même traité de paix.Prétendre le contraire, ce serait pure folie.Comme M.Dumestre l’indique sobrement ailleurs, 1916 barrera 1871, comme 1805 a barré 1804.Napoléon, par son ambition, a, en effet, forcé la France à une série interminable de guerres qui l’ont conduite au désastre de Waterloo, pendant que lui-même, déchu et à jamais impuissant, s’en allait à la captivité «le Sainte-Hélène.De même l'Allemagne aura été victime «lu traité de Francfort.Mais citons plutôt au texte l’analyse amusante et très juste «pie M.Dumestre fait de ce traité et des re-mords «pie les marchands de camelote allemands éprouvent en constatant que, non seulement ils ne pourront le renouveler, mais que, de plus, ils perdront à cette guerre bien d’autres avantages encore: “Je pense que peu de personnes ignorent encore que la France fut complètement battue par l’Allema gneenl870.Bismarck, maître de l’heure et des événements, ne consentit à nous donner la paix qu’au prix de très lourds, de trop lourds sacrifices.Outre l’arrachement de 1’Alsace-Lorraine, il exigea pour prix de sa victoire toutes les clauses d'un traité léonin qui fut celui de Francfort auquel, à nul moment, la France ne songea à se soustraire parce qu’elle l’avait signé et qu’elle a b* respect «les contrats.Nous étions commercialement asservis à tel point que pour bien des choses la lutte devenait impossi-bl«* et le tré.sor de Spandau accrois sait son indemnité de guerre des bénéfices de la paix.“Ma foi, tout nous venait d’Allemagne à la fin, depuis les parfums synthétiques qui ruinaient nos fleuristes provençaux jusqu'aux administrateurs de nos grandes sociétés financièhes qui mettaient l’argent français dans les poches berlinoises.Dans leurs brasseries de Mu nich et de Berlin où l’on bâfre impé' tueusement les saucisses et la choir croule, nos voisins se congratulaient: “- Quelle belle opération que ce traité «ic Francfort! il nous vaut «i’a boudantes prébendes et le dévelop autre guerre qui renouvellera ce traité dès son expiration, nous pouvons compter sur l’empire du monde.Hoch! Trois fois hoch! pour Bismarck et Wilhelm!.“.Vint 1914, le traité de Francfort ayant pris fin.A travers la Belgique et le Luxembourg — dont on peut peut-être commencer à insinuer que la neutralité fut violée — les Allemands firent la conquête du nord français.Le produit de nos mines et les machines de nos usines prirent la route de Westphalie et le programme national prussien commença de se réaliser ponctuellement.Encore quelques jours et l’investissement de Paris allait marquer la déchéance de la République en même temps que le renouvellement du traité de Francfort, revu et considérablement aggravé.“ Seulement entre von Kluck et Paris il y eut la Marne.COMMERCIAL UNE MENTALITE .4 FORMER.Enseigner dans les collèges commerciaux et dans les écoles d’affaires la comptabilité en français serait une excellente chose, mais cela “ Aujourd’hui, en juin 1946, peu de neutres s’illusionnent encore sur la décision de cette guerre monstrueuse : l’Allemagne a raté son coup,.car les gendarmes sont arrivés avant «jue le coffre-fort ne fût forcé.“ Que disent maintenant dans les brasseries de Berlin les Prussiens encore sains de corps et d'esprit, lorsqu’ils se retrouvent attablés, en tre leurs fils mutilés et leurs femmes anémiées, devant des choucroutes veuves de jambon ?7 “ — Dans îe fond, ce traité de Francfort ne fut pas aussi avantageux qu’il paraissait au premier abord.Si nous avons gagné pas mal de Geld pendant quarante-cinq ans, M'.Kruçp et ses descendants nous ont aujourd’hui tout repris.Les bénéfices énormes qu'un demi-siècle de traitement privilégié nous avait avlus sont à jamais engloutis ; nos usines chôment pour longtemps ; notre flotte marchande est immobilisée ou captive et M.Ballin déplore ses dividendes.Le Turc et le Bulgare s’arrachent notre dernier morceau de pain pendant que l’Alsace et la Lorraine se décrochent de nous et «juc nos colonies sont en putréfaction, de sorte que nous aurons bientôt tout perdu avec, en outre, quelque chose qui s’appelait notre honneur national.Peut-être aurions-nous mieux fait d’être moins gloutons en 1871, car toute convention basée sur la violence et donnant à l’un des signataires des avantages disproportionnés porte en soi sa propre punition qu'il faut, tôt ou tard, subir.” “ Ces Prussiens mal repus ont enfin raison.La cause exacte de la ruine germanique imminente, c’est traité de Francfort.Par cet excès collectif de goinfrerie, nos adversaires ont perdu tout le fruit que leur eût offert un développement normal et raisonnable de leur vie économique.1946 barrera 1871 comme 1815 a barré 1801.Ainsi va la vie et on a toujours tort de vouloir chanter plus haut que son registre.” L'auteur termine en demandant si les Alliés ne seront pas plus sages que les vainqueurs de 1870.Sans doute, il ne veut pas d’une paix humiliante et il tient à ce que la Prusse reconstruise et indemnise l’innocente Belgicjne, qu’elle rende à la France ses pendules et ses pianos et [’Alsace-Lorraine aussi Mais il ne veut pas la dislocation de l'empire allemand ; et l’opinion moyenne en France s’accorde avec la sienne, prétend-il, en concluant par les paragraphes que nous avons reproduits au début de cet article.Cela encore un coup ne confirme-t-il pas ce qu’a dit souvent le Devoir, même encore samedi ?Louis DUPIRE.“CANADIAN NATIONALISM AND THE WAR” UNE NOUVELLE BROCHURE suffirait-il?Serait-ce tout?Faudrait-il s’arrêter là?Ne faudrait-il jaas en même temps créer chez l’étudiant la mentalité commerciale ira nç aise?N’esi-il pas regrettable qu’au-jourd’hui les jeunes gens, dès leur début dans la carrière du négoce, soient instinctivement portés à se servir de l’anglais au lieu du français?Un jeune homme non averti écrit tout naturellement en anglais à une maison anglaise, alors cjue cette maison devrait être bilingue et avoir des employés de langue française.Bien plus, un grand nombre de frais émoulus des collèges ou écoles d’affaires vont jusqu’à écrire en anglais à des maisons canadiennes-françaises, encourageant par là ces maisons à donner la prépondérance à ['anglais dans les affaires et les détournant du français.Si l’un de ces jeunes commis qui, la plupart du I mps sont aux écritures et chargés de la réclame, a pour mission de préparer une annonce pour le journal local, par snobisme, ii choisira le journal anglais de préférence au journal français.Et s'il annonce dans le journal français, ce sera souvent des annonces bâties à la diable, sans attention el sans soin, bourrées d’anglicismes à 1::} point qu’on dirait que le jeune homme per c en anglais, et écrit le français avec des mois anglais.Il en est de même des circulaires qu’on fait distribuer, de porte en porte dans ia ville.Si le négociant en herbe est chargé do placer une affiche dans la montre d’un magasin ou au-dessus, l’anglais seul viendra à l’idée du jeune homme et il affichera en anglais bien (jue le nom de son patron soit français et que le quartier où i! demeure ne soit habité que par cl es Can ad i en s-franç ais.Quand un écbevin désire briguer les suffrages cmmicipaux, il c m-mence par visiter te quartier qu'il désire représenter à l'hotel do ville.S’il ne voi: que des affiches en anglais,.U .cauclul qu'il, n’y a pas de Canadiens-français dans sou quartier et, s’il est élu, il ne fera rien pour notre ( «use.Il en est de même des députés, ministres, hommes d’affaires qui sont de passage dans nos villes.Jetant un coup d oeil de chaque côté de nos lues et ne voyant que de l’affichage anglais, iis concluent de là que les Canadiens de langue français1; sont très peu en nombre el considèrent comme exagérées toutes nos réclamations, Quel tort ne faisons-nous pas un ouvrage particulier, fondée sur l’apparence physique de l’homme, ne tient pas debout, dit le principal Schneider.‘‘Essayez le jeune homme qui vous demande un emploi, fuiles-Iui faire son ouvrage et voyez s’il y manifeste quelque aptitude.Usez de votre bon sens, cela vaudra mieux que n’importe quelle prétendue théorie des psychologues expérimentaux.Ce sont des rharlatans, comme les alchimistes du Moyen Age”, dit-il.Députés H y aura à la prochaine législature cjuébecoise, sur «juatre-viAgt-un députés dont elle se formera, vingt-cinq avocats, dix cultivateurs, sept médecins, cinq notaire ., cinq manufacturiers, cinq industriels, trois marchands, deux journalistes, deux négociants, deux commerçants, deux rentiers et un député de cha-1 une de onze autres professions ou métiers.Il y aura aussi un député qui a cru bon de se faire porter à ht liste comme gentilhomme.—probablement parce qu’il ne l’est ni plus ni moins que ses 89 collègues.Les hommes dç professions libérales auront donc 37 représentants ù la législature, contre 18 hommes d’affaires et 10 cultivateurs.On peut être sûr que notre législature continuera d’être le paradis des beaux parleurs et que les bills privés y abonderont comme par le passé.J.,es études d’avocats y pourvoiront.ainsi a notre influence -camme race?La tâche d'un professeur de classe d’affaires n’est pas remplie s'il borne à enseigner ia comptabilité française.Il doit encore donner ses élèves le goût, créer chez eux la marmie^de ‘H ‘tonner*dans l’armée canadienne au ,îI™.iüi .fr ”£ ls?’ dc! feu le poste qui lui revient.Si le général Hughes n est pas assez gé- çais, ce qui fera l’objet de quelques articles qui suivront celui-ci.Etienne BLANCHARD, p.s.s.“Bourassa wants Canadian Indépendance, would accept Imperial partnership, écrivait, il g a un mois, dans le Toronto Star, un journaliste des mieux connus dc l’Ontario, M.Arthur Hawkcs, en tournée d’études dans le Québec.M.Hawkes a publié deux lettres dans son journal, à ce propos, résumant comme il l’entendait la doctrine dc M.Bourassa et donnant son impression du directeur du Devoir.Ces deux lettres ont eu du retentissement dans l’Ontario.Dans le Québec, elles sont passées presque inaperçues, sauf dans les milieux où l’on note ce que l’Ontario dit, écrit et pense du Québec et de ses hommes publics.Le Devoir a réimprimé ces deux letlres, dans une plaquette intitulée Canadian Nationalism and the War, actuellement sous presse Celle publication a pour objet de permettre à nos amis d’atteindre leurs amis anglais.Afin de leur mieux permettre de juger de lu doctrine nationaliste, l'on a ajouté aux deux lettres de M.Hawkes la lettre du capitaine Talbot Papineau à M, Bourassa et la réponse de celui-ci à ce manifeste.Cette broehurette anglaise se vendra dix sous l'unité et $1 la douzaine, franco, payable, d’avance, par bon-postes ou chèques an pair à Montréal.Il y a 25 pour cent de remise sur 1rs commandes de 50 exemplaires et plus.Il faut adresser les commandes «ir M.Henri Bourassa, per sonnellement.Il ne faudra pas manquer de la lire et de la faire circuler dans les milieux anglais.Une promotion ?On sait que, depuis le commencement de la guerre, le générai!, Hughes, par petitesse d’esprit et par animosité contre les militaires de carrière, a tenu à l’écart et empêché d'aller au front le général Le ;-sard, de Toronto, un des rares Canadiens-français parvenus à un poste supérieur, dans l’armée canadienne, et que les journaux de l'Ontario eux-mêmes disent être apte à taire partie des corns expéditionnaires canadiens.Malgré toutes ses démarches, pour passer en Europe, depuis des mois, le générai Lessa - i a rencontré partout des obstacles je.tés dans sa route par notre ministre de la Milice, comme il en a mis, du reste, dans celle d’i:n autre officier supérieur canadien français qualifié et cjui ronge son frein en Angleterre depuis plus d’un an, parce «juc sir Sam a décidé autocratiquement de l’empêcher d’aller se battre.La Star, de Toronto, annonce maintenant que le général Lessard va rem-placer le général Logic au camp Borden, dans 1 Ontario, pour que celui-ci aille prendre commandement d’une division au front.C est une autre injustice, dit ce même journal.“ Ce n’est certes pas une promotion, car le général Lessard avait déjà précédé ie général Logie et le colonel Elliott au commandement de la deuxième division.L opinion unanime, chez les gens au courant des faits, c’est que le général Lessard devrait être déjà au front, à un commandement important.qu’il devrait y avoir été envoyé depuis longtemps et (jue.puisqu’on ne l’a pas déjà fait, il faudrait l’y envoyer maintenant et lui BLOC - NOTES Marine En même temps qu’il publiait l'autre jour une citation du Philadelphia Inquirer disant que des wagons d’acier, pesant 4,000 tonnes, fabriciués au Canada, viennent d’être expédiés en France par un port américain, à cause du meilleur prix qu'il offrait aux destinataires, le Herald notait l’achat, par l'Australie, d’une flotte marchande de 15 navires affectés au transport des produits australiens en Angleterre et en Europe.Ainsi donc, tandis que, chez nous, faute de marine marchande suffisante, — l’Angleterre a réquisitionné presque tous les navires faisant la navette entre nos ports et les siens, — nous devons payer des taux de transport exorbitants ou voir les Etats-Unis expédier notre propre marchandise, au détriment de nos ports de mer, l’Australie prend des mesures effectives pour échapper aux exigences des armateurs qu’enrichit la guerre et jette les bases d'une marine de commerce bien à elle.Notre gouvernement ne Irouverait-ii pas profit, pour nos finances et pour le développement de nos ports de mer, à examiner de près la nouvelle marine marchande australienne et à chercher à se libérer des entraves que! in stituation présente met à nos expéditions maritimes ?Du bon sens Le principal de l’école des sciences appli«iuees de Chicago proteste contre Jes théories récemment mises en cours par de pseudo-savants, désireux de faire croire aux hommes d’affaires à In recherche d’employés «me les traits physiques, chez les jeunes gens, leur permettront de mieux connaître leurs aptitudes à tel ou tel poste.D’apres ces “psychologistes expérimentaux”, comme ils .s’appellent modestement, la forme des doigts, celle de la boître crânienne, la distance des yeux du nez, la conformation des oreilles et le reste, indûment si tel jeune homme peut remplir de manière satisfaisante l’emploi de secrétaire, de commis, de caissier, bref, un poste plutôt qu’un autre.Cette théorie dc la prédestination à nereux pour être juste envers ce soldat d’expérience, bien entraîné, il devrait être possible au premier ministre d’avoir assez de sens commun pour clore de façon convenable toute cette malheureuse histoire de parti-pris.” Il reste à savoir toutefois si le généra] Hughes, actuellement en Grande-Æîretagne, n’aurait pas assez d’influence pour contrecarrer, sans en avoir l’air, la recommandation de sir Robert Borden à l’effet d’envoyer ie général Lessard au front ; car, il y à quelques mois, après avoir subi une rebuffade du duc de Connaught, à propos de l’envoi au front d un officier supérieur canadien-français maltraité par le général Hughes, ce dernier, usant de son influence au War Office, y a fait écarter une recommandation de notre gouverneur en faveur de ce même officier.Honnêteté On vient de faire le procès, à New-York, du trésorier d'une oeuvre charitable de guerre.Il avait perçu jusque-là plus de 87,(HKb et jias un sou de cet argent n’avait servi à l’oeuvre ; il l’avait tout dépensé à son profit.C’est afin d’éviter de tels abus que! la commission canadienne des hôpitaux militaires veul se faire attribuer la surveillance de toutes les oeuvres de guerre canadiennes, puisqu’il parait qu’il y a aussi des profiteurs louches et du gaspillage.On a fait souscrire au public canadien, assez récemment ,de fortes sommes pour les soldats de notre armée devenus aveugles au front.Or il se trouve qu’il n’y en pas une demi-douzaine, tous bien comptés.L’argent ainsi perçu devrait donc servir à d’autres fins, plus immédiates.Il ne se-lait pas mauvais que, de fait, le gouvernement prît des mesures pour empêcher ce qui s’est produit à New-York de se répéter Ici même, si ce n’est déjà arrivé.G.P.LETTRES DE FADETTE La réédition des ” Lettres de Fa-dette ” est aujourd’hui en vente.Prix : 25 sous l’exemplaire plus 2 sous pour les frais d’expédition pur ia poste.On est prié, en faisant la commande, de bien spécifier s’il s’agit de la première ou de la deuxième -sàrto de* Lettre».-,_i-___ ^ .,j t 2 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 14 AOUT 1916 VOL.VIL —No 190 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications ac-compa'mées d’une lettre signée, arec adresse authen.ique.Les correspondants anonymes s’é-p “ gneraient du papier, de l’encre, un tlmbre-pjste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.FAITS - MONTREAL VICTIMES DE L’AUTOMOBILE CHOSES MUNICIPALES COMMENT ON ADMINISTRE PLUSIEURS PERSONNES SOST DES VISITES DANS LES VILLES BLESSEES, SAMEDI, AU COURS DE COLLISIONS ENTRE AUTOMOBILES ET VOITURES.— LA PLUPART DES BLESSES SONT] A L’HOPITAL.AMERICAINES CONVAINQUENT M.VILLENEUVE QUE MONTREAL POURRAIT LES IMITER AVEC AVANT ACE.LE FRANÇAIS AU PACIFIQUE Monsieur le réducteur, Vous avez signalé dans voire Bloc Notes, l'inauguration de lu gare du Pücifigue à Québec.C’est avec plaisir que Ton constate ipie le français a sa place dans ce superbe édifiée.Partout, en regard de l'inscription anglaise et en mêmes caractères, qp trouve, dons une langue eorrerfe.Timcripi'mn française.Et c'est justice.Ne croyez-vous pas gif’it conviendrait de souligner ce luit4.1 Le bon exemple entraîne.Veuille: me croire, monsieur, un de, vos plus fidèles lecteurs.H.FABER.LE “RAPIDS KING” S’ECHOUE SAMEDI IL W AIT .1 SON BORD LES MAI ’ KF,S DE MONTREAL DE MAISONNEUVE ET DE LASALLE AINSI Ql F M.LE COMMISSAIRE VILLENEUVE.J Unis, ils en ont profité pour les vi l’est, siter avec l’intention d’en faire bc- Quiconque a beaucoup vu pillc;„ „„„ „„ , i »,.I Peut avoir beaucoup retenu, Flusieuis personnes ont etc blés- sées au cours d’accidents d’auto- dit quelque part le Bonhomme dans j mobile, a la fin de la semaine der-ises fables.C’est le cas de Son Hon-! mere.Lune des victimes, M.neur et du commissaire Villeneuve i*u?rHe™r ii u, /’ Pro,Priétaire de qui sont revenus depuis samedi de | 1 hotel Welland,fut bletsée au cours leur voyage des Grands Lacs.Com-j d une collision entre deux niaehi-, me ils ont eu l’occasion de visiter nés, a l angle de la rue Metcalfe et sur leur parcours plusieurs villes de 1 avenue Burnside, samedi : importantes du Canada et des Etats-apres-midi, vers 4 heures.” ‘ M.Fuller se dirigeait vers iesi,i siter avec avenue Burnside, dans une aulo néficier notre ville conduite par son fils, lorsqu’une au-, M.Villeneuve, aii cours d’une in-ire machine conduite par M.Wal-j tervievv donnée aux représentants ; ,e: Guillery, b_ rue Hose de Lima,! de la presse, a bien voulu leur faire j venant sur la rue Metcalfe, vint | part des impressions suivantes : I donner de 1 avant sur son auto.Lts: "Bien que l’objet du voyage, a-t-il I deux machines furent endoinina-j dit, fîit de nous récréer, le maire et | gees, mais M.Fuller fut le seul des j moi n’avons pas manqué d’avoir Occupants a être blessé sérieuse-i l’oeil ouvert sur tout ce qui pouvait men!.Ii tint précipité hors de la | nous intéresser en matière d’admi-j vonure e! se contusionna un peu! nistration municipale, partout.11 fut conduit a 1 hôpital “Je dois vous dire tout de suite General.Maigre ses 84 ans, il est | que ce voyage a été des plus super- ¦Un accident qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses s esi I mobile.produis, sam di après-midi, .orsque à l’anale iv 'vapeur ’ Hapids King de la “Ca-i iigida Steamship Lines”, s'échoua à j I1À1X miü .s de Cale;'u du Lac.Au j tuoiiKUl de I accidem, ic ‘ Hrpids iwtiig' avail, à son ùord, Bois mai-! it;,.; : Ai M Marlin, de Montréal;] l'iMnbL.v.de Motsotjnvuv-; et La-l'i'-rre.de Lasai e, e, M.E.-F.Ville- en voie de rélablissement William Burns, eneher, âgé de' 32 ans, a été légè 'emert blessé lors-1 epr "a vo'ture fut frappée par une] automobile, à l’angle d"s rues Sainte-Catherine et Metcalfe, samedi, li fut précipité à bas de son siège] et sa voiture fut endommagée.La police n’a pas encore appris le nom du chauffeur, quoiqu'on con-j naisse le numéro de l’aifo.Leslie, Tdi ans, (i!) rue Da-' été frappé par une auto-] 1U heures 30, samedi soir,] de*;, rues liecou 'celles el Notre-Dame.On le releva incons-cient.Il a eu l’épaule gauche démise, et il souffre d’une foulure au poignet et au bras el d’une coupure a la tempe droite.Il est à l’hopi-! tal Weuern.—Jonn gênais, a ce voyage bes.Nous avons été partout l'objet d’une réception des plus flatteuses.On ne saurait trop louer d’autre part l'excellent service de ht ".Northern Navigation Company”, affiliée à la “Canada Steamship Lines” ; nous nous rappellerons agréablement la courtoisie dont nous avons été l’objet de la part de ses fonctionnaires à bord du “Xoronie”.DETROIT “Nous avons voyagé de Montréal ] à Détroit par voie ferrée ; avant de nous embarquer pour le voyage des I Grands Lacs, nous avons passé une journée et demie dans cette ville.” M.Villeneuve, qui avait déjà demandé nombre de renseignements | aux autoritées municipales de l)é- .v v, ci.uimissaire de .e .al i.rtmn r if à l’a dv d.s v, isscMlx qui re-l’appel du navire fut i x-ni; il v Lapori • Tous '.s qui désirèreni quitter furent ramenés à terre, < nt le irain pour Ai nt-qui é lai en! restés à bord en ville hier matin.phlid t eim ¦Ns- ;; GS .g !e bateau '•ù ils- pri ieru.Ceux ! ré vinrent Le “Rapids King’ a éié passab c-ment cndpeirnagé, mais pas assez iù iV'vdpyjl pour ne pas reprendre msreir, régulière, hier après-ÎU-di.: as les passagers qui étaient à b, d iLscn [[ne i ¦ vaisseau était à Ni.onhannei' le coude du canal qui] '< Ir.'-u-ve a picxijnité des rapides, o.sçiitv ! ace dent survin!.|a-, H.d)jti;«Rguii ut, les navires le a i.laan.en.laciiunun, mais same-•dia l-v' V 'jft rend! : 1: as s effàrts en ^ 1 a.ns innies ¦.i le ‘ Rtpids King” - s échouer sur les battu res où il l'.sla jusqu’à ,> heures, dimanche Le chauffeur d’une automobi’e'trolt, notamment sur le fonctionne-a perdu la maîtrise do sa machine ment de son Bureau de recherches, sur la roule de Chamblv.La nia- a voulu constater “de visu” les pro-chino dévia e! b urta un pot eau, j grès fails par cette ville américai-qui fui brisé pa>' le choc.Une l'ein- ne i H avait toujours cru et il croit me oui se fouvalt dans l’auto tut précipitée sur le sol eif s’infligea des ble'vure:.On dut la conduire à l’hôpital.Les autorilés ignorent es noms des voyageurs.PILLE PAR SES COMPATRIOTES Un Italien du nom de Ri a'do Di Piasi, qui lient une maison de peu-] sion au No 48 rue Mozart, se pré-] sen'ait hier au iiosle No 21, pour se] ni ai n dre d’avoir éi’é pillé de $200.] Soupçonnant trois de ses pension-] naires, (|iii venaient de quille" la] Iperripn sans aucun prétexte, l’h m-; j me demanda au capitaine d’envoyer] ! nuelmu s hommes.Peu de temps: après, il", rtrjent pjneés.fs,ont dit; ] s’a-prhler Garardo Crsciij, - Emilio Ainbrcéto et Antonio Brosalaio.Ils oni avoué leur faute, ont remis $175 au propriétaire, après avoir dit ou'ils avaient jeté dans un lot vacant im po-'efeuille volé conte-j nant do l’a ,;ent.DU HAI’T D’UN BALCON le p : r i t David Vershofskv.8 am, •G-/-/, —NT-, llBhi avenue de l’Hôtel-de-ViMe, est ¦iil/h lparties contestées.Mgr Forbes quitta la colonie vers leux heures de l’après-midi pour ;UIer présider une bénédiction d’é-• élise dans son diocèse.encore qu’elle pourrait avantageusement servir de modèle à Montréal, comme il le laissera entendre du reste dans la conclusion qu’il tirera tout à l’heure à la fin de son interview, “Les progrès de Détroit dit-il, sont tout à fait remarouables depuis cinq ans, non seulement an point de vue de sa population, uni est actuellement de 750,000 âmes, mais aussi dans toutes les sphères municipales.“Nous nous sommes aperçus qjie ses pavages, surfont étaient loin d’être zébré*; de crevasses comme à Montréal.Nous intéressant avant tout aux méthodes qu’ils ont mises •m pratique pour arriver h exécuter des travaux aussi parfaits,, nous avons appris que.si Fasphalte Bermudez coûte à Détroit $7 de plus la tonne, la pose, en revanche, faite au contrat, n’atteint que la somme de $2.10 par verge carrée, y compris une garantie de dix ans et l'entretien.“On n’a pas oublié non plus de régler la question des tramways.Détroit est peut-être ia ville qui a le meilleur service de t "action électrique en Amériaue.Certes, elle a eu beaucoup de difficultés pour arriver à ce résultat, Mais tout nu-j où r d’hui est réglé à l’amiable et pour cause.Je saurai m’en souvenir en temps opportun.” Dét'oil e*f aussi le centre de l’industrie de l’automobile.Et M.Villeneuve en a ivofité pour compiler certains chiffres qui ne man-fiuent pas d’iDét’êt.Les usines F’ord.qui emnlnient actuellement 25 000 personnes, en emploieront bientôt 50,000, lorsou’elles seront agrandies.La producGon totale sera cette année de 450,000 voitu-, , res.renrésentant un montant de ^portait pm-] *450.000.000.Tl y a actuellement à Détroit 100,000 propriétaires d'automobile*.;.INCENDIE A STE-GENEVIEVE Sainte Rose.Eugène Joly, i/ ans, s’affaissa soudainement.Lorsqu'on le retrouva, il était sans connaissance.et il expira avant l’arrivée d’un médecin.M.Joly était malade depuis quel-î que temps, et à l’enquête tenue *;a-| medi, le coroner McMahon a dispo-] sé du corps.On croit que la vieil-] me a succombé à une syncope.UN GARÇONNET SE NOIE.Un garçon de 13 ans, John Stea-i ke, fils de M.John S!cake, de L u-, gueuil, s’est noyé samedi soir.L’rn-ant avait passé la soirée à Mont-! Les citoyens de Sainte-Geneviève, comté de Jacques-Cartier, ont faint de Voir se répéter la calas-, Irophe arrives dans ce village, il y real et revenait à Longueuil sur .c a quelques' années et où plusieurs | ^aversier, vers 10 heures.Le gar-j avait personnes avaient perdu la vie.i çnnnet voulut sauter du baleau Un incendie se déclara, hier i avant qu’il eu» accosté, et il tomba après-midi, à la demeure de Mme ; l’eau.Il disparut avant qu'on Deniers, située dans le coeur même ] eût eu le temps de lui porter s- LA “'CITE DU FER” Duluth a fourni un autre champ d'observation à M.Villeneuve.C est ainsi que le commissaire îles finances a appris que le minerai de fer qui alimente les grandes usines de Cleveland est expédié de Duluth.11 a même vu toute une longue file de navires lourdement chargés du p écieux métal, qui quittaient le port au moment de sa visile.‘Là aus*ii, nous avons pu consta-ler .ajoute M.Villeneuve, que les ter, ajoute M.Villeneuve, que les valent à celui de Détroit, et qu’ils avaient été construits aux mêmes conditions.” A F'ort William et à l’oit Arthur, ce sont surtout les immenses élévateurs à grain et le système de termini, pour lequel le gouvernement canadien a déjà eonsac é plus de $50,000,000, qui ont le plu*> intéressé M.Villeneuve.du village en face du convenu A cause de l’impétuosité du vent, on a craint une conflagration, mais les efforts des citoyens ont su l’empêcher de se propager.Si vous voulez que les avantages du marché soient de votre côté.Tenez ici.Vous serez i)lus que dédommagé de votre démarche.Nos banlieues-jardins rapidement accessibles de la rive du lac à Dixie, à Dorval, à Strathmore, n Valois et a Lakeside sont les meilleurs immeubles que l’on puisse acheter aujourd’hui.Les prix sont raisonnables, aussi.Et que vous soyc* expert ou débutant en affaires, vous pouvez acheter chez nous en toute confiance et sécurité.Essayez de voir la rive du lac à la fin de la semaine, à nos frais.Ecrivez, téléphones ou venez demain.MARCH TRUST COMPANY l«» 8.-JACQUKS MAIN UTB1.M, ftnntc.Actif, plu, do 14.000,1)04 corps n it pas encore malgré d’actives re- AU TUNNEL MONT- cours.Le été repêché, cherches.ACCIDENT ROYAL.Un nouvel accident s>;t produit au tunnel du Nord-Canadien.Jack Walsh, 20 ans; 3182 rue Vervillo, a eu le pied droit écrasé et lacé“é, vers 10 heure*; samedi avant-midi.| 11 avait touché un fer rouge et en reculant, il mit le pied dans les | roues d’une machine.LVxpéradeur eut le temps d’arrêter celle-ci avant j que VVahh n’ait en l’os de la jambe atteint.Le blessé se rétabliera.Le PLUSIEURS TELLES.MORTS ACCIDEN- Six cadavres ont été transportés à la morgue samedi.Les victimes sont John Polls, 35 ans, 02 rue l'e-mpntigny est, mort à fhôpital Général, de blessures reçu» il y a trois semaines aux laminoirs Peek.Bruneau Bélair, 30 ans.240 rue Hurteau, a expiré dans l’ambulance de l’hôpitul Général, samedi.Il eu le crâne fracturé par une pièce de machinerie, à la manufacture Canada Cement, Longue Pointe.Paul Trudeau, 08 ans, employé à la Ciy House Furnishing, rue Saint-Laurent, est tombé dans la chambre d’un ascenseur du p emier étage, au rez-de-chaussée.Envoyé à l’hôpital Royal Victoria, il expira une heure après.Maurice Tanner, 58 ans.demeurant au No 125 rue Congress, est mort à i’hôpUal Général, samedi après avoir eu la mâchoire brisée et le f âne fracturé, aux usines du Grand-Tronc, vendredi dernier.Lucien Bonenfant, 7 ans, dont les parents demeurent au No 070 rue Orléans, est mort à l’hôpital Notre-Dame, samedi, de blessures reçues jeudi dans un accident de Irain-wny.George Blackwell, un nègre, qui fit feu sur F.evi Spencer, secrétaire du club Utopia, i! y a quelques mois, a été trouvé mort dans : on lit, à sa maison de pension, avenue Impériale, samedi matin.Blackwell était malade depuis temps et avait été renvoy par le juge Bazin, après avoir été entendu dans l’affaire Spencer, à cause du mauvais élut de sa santé.PETITES ANNONCES is quelque yé chez lui POSinONS DEMANDEES ORGANISTE Une demoiselle demande position d’organiste.Sachant les deux langues, pouvant diriger un choeur de chant et ayant de bonnes références.N’objecterait pas d’aller aux Etats-Unis.Flcrire à Casier 2, Le Devoir.Une demoiselle demande position d’organiste et gouvernante de presbytère.Sachant les deux langues et ayant de bonnes références.N’objecterait pas d’aller aux Etats-Unis.Fie rire à Casier 3, Le Devoir.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES AVOCATS A VENDRE A VENDRE!.— Une jolie bibliothèque de boudoir, en noyer, s’adresser à 15, avenue Hope, au concierge.A VENDRE!.Ville Saint-Jérôme, une île 27 arpenls, avec bâtisses pour élevage de volailles, une serre avec maison, 5 arpents de terre, à côté de File.Prix, $10,000.S’adresser à Charles Langlois, ’OS St-Paul EM.$125 pour $02.50.Un lot.70 x 35, Sault-au iRécollet.Ecrire Casier 5 Le Devoir.Tel.Main 4571.4572.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUBEUB CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180, S.JACQUES Bureau du soir : St-Ëu&tache.Casier postal 350.— Adresse télégraphique, “Nahac.Slontréal’*.Tél.Main 1210-1231.Codes : Liebers.Weet.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT RT PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacques LORENZÔCAMI RAN Ëf AVOCAT.Chambre 12 87 rue S.-JACQUES Edifice Banque d’Hochclaga Tel.Main 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT Main 4019 DIVERS ARGENT A PRETER Par J.A.Nadeau, notaire, $2,700, $3.000, $4,000, $6,000 et $20,000 et autres montants.Main 2431.REPARATIONS de meulles de tous gepres, rembourrés avec soin matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5896.SERRURIER Découpage de clefs Yales C irb'ln, çiefs ordinaires, réparations d’.irmes à feu, parapluies, limage, aiguisage, 283 Dorchester, angle S.-Denis, Tra-vaüjîaranti, ARGENT A PRETER J’AI A PRETER *700.*1,500 à *50,000 rt plus, première hypothèque, propriétés à Montréal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 6015.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.jCure Radicale Des CorsJ |Sûre,Efficacc,Sons Douleur / j \En ViNTE Pwrotrr 25 déménagements, pianos, coffres-forts et machineries attention spéciale.La nuit et le dimanche appelez Est 3412.VOITURE A LOUER~~Estl893 pour baptêmes, mariages, funérailles JOS.LEBEAU, 488 rue Labrecque, près Ontario, entre Saint-André et Saint-Timothée HERNIE Bandages les plus perfectionnés, les plus connus, doux, souples, sans ressort, d’un maintien parfait.ETABLISSEMENT CLAVEHIE (d.Pari.) 174 rue S.-Denis.Montréal.ORTHOPEDIE MODERNE NANTEL & BLAIS , 75, BLEUBY Manufacturiers membres artificiels, appareils de maintien, bandages herniaires tire.(Vetés, ceintures élastiques, ceintures de ma-ternlté, bas élastique, etc.Les DENTISTES GENDREAU DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ont transporté leurs bureaux au No 543 rue S.-Denis, angde Cherrier.(Autrefois rue S.-Laurent.) 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VOL.m — No 190 Lü DEVOïit, MONTKEAL, ^UNDI 14 AOUT 1916 3 FRANCE 'CAPTURE DE LAJe LIGNE LES POILUS S’EMPARENT DE TOUTES LES TRANCHEES ET OUVRAGES FORTIFIES ALLEMANDS DE L’EST DE HARDE-COURT JUSQU’A LA SOMME, EN FACE DE BUSCOURT.RUSSIE LEMBERG EN GRANDDANGER LES MOSCOVITES ENLEVENT LES DERNIERS OBSTACLES QUI S'OPPOSAIENT A LEUR MARCHE SUR LA CAPITALE.— LES ETATS-UNIS AUTRICHIENS RETRAITE.BATTENT EN EN CONFERENCE A WASHINGTON LE PRESIDENT WILSON MANDE DANS LA CAPITALE LES OFFI-JCIERS DES CHEMINS DE FER AFIN DE REGLER L’IMBROGLIO DES CHEMINOTS.— ARRANGEMENT RAISONNABLE.Londres, 14.— Samedi, les troupes françaises ont attaqué les positions allemandes de troisième ligne de l’est de Hardecourt jusqu’à la Somme, en face de Buscourt.Sur ce front de 6 kilomètres et demi, l'infanterie française avec une fougue magnifique a capturé toutes les tranchées et tous les ouvrages fortifiés sur une profondeur de 6U0 à 1,000 mètres.Elle a pénétré dans le village de Maurepas, dont elle occupe la partie méridionale et le cimetière.Elle a établi ses nouvelles lignes sur les versants de la côte 109, le long du chemin allant de Maurepas à Clery.Les Poilus ont fait mille prisonniers et pris 30 mitrailleuses.Une contre-attaque a échoué entre Maurepas et Clery.Au nord de la Somme, la nuit de samedi à dimanche a été relativement calme.Les Français ont consolidé les positions capturées.Ils ont arrêté une attaque, dirigée du côté de Combles, contre l’église et le cimetière de Maurepas, et ont infligé de grandes pertes à l’ennemi.Sur la rive droite de la Meuse, dans la région de Verdun, ils ont progressé légèrement au sud-est de Fleury.Ils ont facilement repoussé plusieurs autres petites attaques dans la même région.Dimanche après-midi, l'adversaire n’a pas dirigé d’attaque.^ Au cours de petits combats, les Français ont progressé sur les versants de la côte 109, au sud-est de Maure-pas.De violents combats d’artilie-rie se continuent dans les secteurs de Barleux et de Chalons.Sur la rive gauche de la Meuse, les Poilus ont arrêté une attaque dirigée au sud du bois d’Avocourt.Il y a eu un bombardement intermittent sur la rive droite.Dans le voisinage de Gincreÿ, l’adjudant Lenoir a abattu sa septième machine allemande.Le bulletin officiel de Londres d'hier après-midi annonce que sur le plateau situé au nord-ouest de Bazentin-lc-Petit les Tommies ont gagné du terrain du côté de Martin-puieh et ont capturé plusieurs tranchées.Au nord-ouest de Pqzières, nous avons aussi fait une importante avance de 300 à 100 verges sur un front d’environ un (mille.Les pertes des Anglais ont été légères, malgré te violent tir de barrage de l'adversaire.Dans la nuit de samedi à dimanche, les Tommies ont fait avec succès 3 incursions contre les tranchées de l’ennemi, la première contre la ferme la Folie, sur la hauteur de Vimy.la deuxième en face de Galonné et la dernière à l est d’Ar-mentières.Ils oui capturé une mitrailleuse
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