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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 16 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-08-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 192 MONTRÉAL, MERCREDI 16 AOUT 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidiennm CANADA E'f ETATS-UNIS.fS.CO UNION POSTEE.«8.00 É iition hebdomadaire CANADA.*1.00 ETATS-UNIS .*1.50 UNION POSTALE *2.00 ¦3'y y'v^v Rédadtion et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÊAU TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION j Main 7461 RÉDACTION > - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ENQUÊTE SUR NOS VOIES FERREES Malgré la maladie de sir George Paish, le financier anglais membre de la commission fédérale nouvelle chargée de faire rapport sur la situation réelle de nos chemins de fer, M.Smith, l’expert américain, et M.Drayton, le président de la commission des chemins de fer canadiens, vont continuer leurs travaux, dit Ottawa, ce matin.On espère qu’à l’automne, sir George Paish sera assez bien pour entreprendre l’examen financier de cette grave question.Il y trouvera de quoi s’occuper plusieurs mois.Car les affaires de nos chemins de fer sont assez emmêlées, s’il en est de prospères, — témoin la feuille des recettes du Pacifique Canadien, publiée dans les journaux d’hier.* # * Proportions gardées, nous sommes, relativement à notre population, un des pays du monde les plus riches en voies ferrées.D’après les dernières statistiques des chemins de fer, nous en avons un total de 35,582 milles (exercice terminé Je 30 juin 1015).Depuis vingt ans, nous avons construit en moyenne 1000 milles de.voies ferrées par an.C’est dire qu’aujourd’hui elles sont plus du double qu’en 1805.La population du Canada, elle, depuis ce temps, n’a pas doublé.Le développement des chemins de fer est donc allé plus vite qu’elle.Le coût de ces voies ferrées a monté.On en a construit partout, et à la hâte, dans des régions encore vides et inexploitées.11 s’agissait, disait-on, de développer ces régions et de les peupler.Mais peut-être a-t-on été plus optimiste qu’il ne convenait.Les mésaventures que l’Etat a eues depuis quelques années avec le Transcontinental National et le Grand-Tronc-Pacifique, les embarras que lui a causés la situation financière du Nord-Canadien ont fini par attirer quelque peu l’attention du public sur la complexité de ce problème des transports.Qu’il soit extrêmement compliqué, cela ne fait pas doute.En une cinquantaine d’années, nous avons jeté près de 36,000 milles de réseaux de chemins de fer sur le pays.Actuellement, il y a plus d’un milliard d’argent de placé dans ces entreprises ($1,024,085, disent les Statistiques de chemins de fer du Canada, 1915); ces chemins de fer ont une dette consolidée qui dépassait 850 millions il y a un an; et leurs recettes nettes, pour cette année-là, se totalisaient à un peu plus de 52 millions.Or, de nos 35,582 milles de voies ferrées, en juin 1915, il y en avait 18,320 milles “grevés d’actions ne payant pas dividendes”, donc, plus de la moitié.Les profits apparents de toutes les compagnies de chemins de fer du Canada ont été de 5.1% sur la mise de fonds totale, pendant cet exercice, contre 8.91% en 1912.Le relèvement des taux pour le transport des marchandises, récemment autorisé par la commission fédérale des chemins de fer, et qui doit prendre effet sous peu, haussera probablement bientôt le chiffre de ces bénéfices.Si certains chemins de fer canadiens rapportent à leurs actionnaires, il en est d’autres, par contre, où il ne se fait pas d’argent.Les opérations du Pacifique-Canadien rentrent dans la première catégorie; celles du Nord-Canadien, du Grund-Tronc-Pacifique, de {’Intercolonial et du Transcontinental-National sont dans la deuxième.* Tous eës chemins de fer ont largement émargé, depuis leur organisation, au budget de l’Etat, des provinces et des municipalités.Ainsi, au 30 juin 1915, ils avaient reçu des subventions totales, en argent, pour une somme de $238,831,923, dont les trois-quarts d’Ottawa.Egalement, l’Etat et les provinces leur avaient donné en terres une superficie de 43,929,312 acres, d’une valeur totale d’au moins $400,000,000.Et, au surplus, au 30 juin 1915, ces chemins de fer avaient aussi obtenu l’endossement de l’Etat, des provinces et des municipalités, sur des obligations qui leur ont rapporté la somme de $350,622,918, dont la moitié portent la garantie d’Ottawa.Cela fait donc une somme globale approximative de $989,454,-841 que l’Etat, les provinces et les municipalités ont procurée, sous différentes formes, à nos chemins de fer, soit la plus grande partie de l’argent placé dans notre système de transport.Les multiples demandes d’aide faites par le Grand-Tronc-Pacifique et le Nord-Canadien à l’Etat, depuis août 1914, les mesures qu’il a dû prendre pour les empêcher de se voir acculés à la liquidation, au risque d'une énorme crise financière dans le pays et de la détérioration de notre crédit sur les marchés porteurs de notre endossement sur les valeurs de ces deux compagnies, maints autres mobiles, ont déterminé le ministère à faire dresser par des experts le bilan complet et réel de nos voies de transport.* # *' Déjà, l’on agite, dans les milieux financiers et économiques, la question de la nationalisation de nos grandes voies ferrées.Ceux qui en sont partisans citent l’exemple de la France, de l’Angleterre, de la Russie, comme argument à l’appui de leur thèse.Ils invoquent ce fait qu’en 1880 il n’y avait que 10,000 milles de voies ferrées étatistes, tandis que maintenant il y en a 255,000 milles.Les adversaires de cette doctrine citent, de leuri côté, l’expérience de Cuba, de Terre-Neuve, du Pérou, qui, après avoir été propriétaires de leurs chemins de fer, s’en sont départis en faveur de l’exploitation privée; ils citent aussi Ylntercolonial, chemin de fer de l’Etat, depuis bientôt 50 ans, et affirment, après M.Samuel O.Dunn, dans la livraison de juin du Journal of Political Economy, des Etats-Unis, que cette voie ferrée coûte présentement plus de 350 millions à l’Etat et que pendant 25 des 47 années de son existence, elle a toujours été en déficit.Le rapport que préparera sir George Paish, sur l’aspect financier de notre problème des transports, devra, de son côté, indiquer les méthodes à prendre, pour le Canada, s’il veut profiter de ses voies ferrées sans que celles-ci l’exploitent, et dir.a s’il doit, ou continuer de les subventionner et de leur aider sans en devenir propriétaire, ou s’il doit les nationaliser; cela n’irait pas sans difficultés graves, eu égard aux actionnaires des chemins qui, comme le Pacifique-Canadien, '•nrichissent leurs porteurs de titres, ou des voies ferrées dont le capital-actions est si largement mouillé que, si l’on en extrait le mouillage, il restera peu de chose à ces porteurs de titres moins chanceux.En tout cela, du reste, il faudra d’abord considérer l’intérêt canadien.Et il sera ardu de le définir nettement.Georges PELLETIER.DANS L’AMÉRIQUE DU SUD ENTREVUE AVEC UN JESUITE COLOMBIEN i - ) Une heureuse indiscrétion nous avait permis d’apprendre qu’il se trouvait au presbytère de l’Imma-, culée-Conception un visiteur récemment arrivé d’E^fpe e< naiif d’une république s.^îTaméricaine, le rév.Père R.J.Tejada, S.1.Nous avons pensé qu’un si grand voyageur ne pourrait manquer d’avoir, des choses intéressantes à dire aux lecteurs du Devoir: cl nous sommes allé frapper sans plus d’hésitation, à la porte hospitalière de la rue Rachel.Cinq minutes d’attente dans un soi» e parloir donnant sur un jardin aux grands arbres balancés par le vent, puis le P.Tejada se présente, souriant et interrogatif.C’est un homme jeune et n’accusant en tout cas guère plus de trente ans.Nous lui exposons) l’objet de notre visite, auquel il acquiesce avec bienveillance, s’excusant cependant de sa connaissance! imparfaite du français.Excuses! bien superflues, comme notys de-! vions vile le constater, car le religieux colombien manie notre lan-l gue avec la plus grande pureté, ce | que fait encore ressortir le léger l accent espagnol qu’on y retrouve en écoutan’ bien.Un visage éner-] gique et réfléchi, des cheveux très noirs et des yeux vifs derrière des! lunettes laborieuses, voilà l’impres-! sion première que nous cause no-1 ère aimable interlocuteur.—Ohl mais je connais très bien' le Devoir et je l'aime beaucoup,! nous dit le révérend Père, après; nous avoir cordialement désigné i n siège, je le lis régulièrement, de même que les brochures de M.Rou-rassa.qui font une oeuvre excellen-l le.Je voudrais bien qu'elles lussent plus connues dans mon pays, ainsi que le Devoir.—Et quel est, au juste, votre; pays, mon Père?—La Colombie d’Amérique.Je; suis professeur au Colegio Naciovall de Bogota qui est subventionné par le gouvernement de la république de Colombie, ce qui explique l’nd-jeclif nucional.Nous avons 742 élèves à ce collège, et la ville de Bogota contient environ 150,609 habitants.—Et quelle est la race dominante, en Colombie?—Oh! La race espagnole, n’est-ce pus.Il n’y a pas de mélange de niées, chez nous, nous sommes tous de purs descendants d’Espagnols.Il y avait bien des nations indiennes avant l’arrivée des conquérants, mais elles étaient tellement farouches et guerrières qu’il n’a pas été possible de les réduire par la douceur; et ça été la guerre à outrance, de sorte qu’elles ont été graduellement et entièrement détruites, et n’ont pas laissé de descendance.—Ce qui n’est pas, n’est-ce pas, le cas du Mexique?—Non, en effet; les deux tiers de la population du Mexique sont composés de descendants d’indiens, de même qu’au Chili la population s’est fortement mêlée aux nègres.Au Brésil, on est surtout portugais, et vous savez qu’en Argentine, il existe de grandes colonies françaises, italiennes, allemandes.—Mais vous disiez, mon Père, que vous aimeriez voir le Devoir connu et lu en Colombie ; mais puisque votre langue, là-bas, est l’espagnol.—Oh! Mais on connaît le français aussi! Toute la classe instruite connaît la langue française, non seulement au point de la lire et de la comprendre, mais aussi pour la parler au besoin.Un Français, un CaTadicn-français peuvent sans difficulté voyager dans notre pays, plus g:and en étendue que la province de Québec, en ne se servant que de la langue française.—Voilà qui est intéressant, mon Père, et qui étonnerait bien du monde en certaines parties du Canada.Et maintenant, je suppose oue l’anglais est aussi connu, en Colombie?—Oui, mais moins que le français.pour lequel nous avons des préférences.Cependant, les collèges nationaux, comme le nôtre, sont tenus d’enseigner le français et l’anglais.Vous savez que nous sommes reliés à l’Angleterre et à la France par des câbles transatlantiques.qui nous donnent chaque jour, à chaque heure, pour ainsi dire, les nouvelles universelles, et même celles des pays sud-américains qui nous entourent.Car c’est un fait curieux que nous n’avons pas de communications téiégruphi-ques avec nos voisins, et que c’est par l’Europe que nous apprenons ce qui se passe à nos portes.—Avez-vous beaucoup de relations avec les Etats-Unis?—Oui, vous savez qu’ils ont acheté de nous la possession de la région du Canal de Panama, qui nous appartenait.Us nous paient ce droit vingt-cinq millions de dollars.—Exisle-t-il des lignes de navigation entre les deux pays?—Oui, nous nous rendons à New-York assez facilement.C’est ce qui explique sans doute la présence d’une colonie de plus de quatre mille de mes compatriotes à New-York.—Malheureusement, faisons-nous, on en trouve un moins.grand nombre au Canada.—Et je le regrette, ajoute le rév.Père, car enfin, nous sommes frères par le sang latin, et la foi catholique, et nous avons tout intérêt à nous connaître et à nous estimer mutuellement davantage.Et le jour viendra peut-être plus vite qu’on ne croit où le Canada catholique et français sera heureux de pouvoir compter sur l’appui fraternel des latins catholiques de l’Amérique du Sud pour se défendre contre l’anglo-saxonisme protestant et envahisseur.Je vous le répète, je voudrais bien voir votre excellent journal plus répandu dans mon pays, et je me propose bien de m'en occuper à mon retour.” A une autre question que nous lui posons, le révérend Père veut bien nous dire qu’il a quitté son pays il y a quatre ans bientôt, pour aller étudier en Espagne, en France, en Angleterre et en Irlande.Il a même visité, l'an dernier, le front français et causé avec un religieux russe qui était attaché à un régiment canadien.Puis il a séîburnê en Irlande, et s’y trouvait dernièrement pendant le malheureux soulèvement des Si tin Fciners et la répression pour le moins sévère qui s’en est suivie.Il a pu visiter dans leur prison des condamnés politiques qui furent pendus le lendemain.On comprend que le révérend Père n’évoque pas sans émotion ces souvenirs.Mais le temps passait, et nous avons pris congé, en remerciant le R.P.Tejada de son très bienveillant accueil.Ernest PlLOfîEAU.BILLET DU SOIR.LE BLEU Dimanche dernier alors que chacun regagnait sa maison pour prendre le repos du midi, moi j’étais échouée dans quelque garage attendant qu’au eût fini de réparer notre auto.Comme cette attente se prolongeait.j'allai mi petit magasin du coin — histoire de passer le temps — pour prendre une crème à la glace.Vous voyez déjà la petite demi-sphère congelée, l’assiette de cristal et le cuillère de plomb.Et je m'attablai avec l’idée de faire durer ma crème et de prendre mon temps.La propriétaire, une grosse et courte fille, ni jeune ni vieille, le teint trop blanc et les cheveux trop frisés, vint s’asseoir en face de moi.“Ah! mademoiselle, me dit-elle après quelques mingles, je vous dis qu’aujourd’hui.j’ai le bleu.—Vraiment, ai-je répondu, le soleil est pourtant beau et chaud, vous voyez beaucoup de monde et si c’est à vous le magasin, vous n’étes pas mal élablie.—Oui, oui.Je suis propriétaire ici.mais je vous dis que travailler sept jours et sept soirs chaque semaine, ce n’est pas gui! Et aujourd'hui, — ce n’est pas joli à mon âge — tuais j'ai une envie de pleurer.” J’ai dit laconiquement: ‘‘Mademoiselle, on pleure à tout âge.” Pendant quelques minutes, nous nous sommes tues, toutes les deux, attentives à nos propres peitsées.—“Enfin, reprit-elle, vous êtes bien .smart de conduire une machine; tantôt je vous ai vue passer.” Elle ajouta dans un soupir: “Ah! que vous devez être heureuse de conduire une automobile!” —Pas plus smart que vous, mademoiselle, qui conduisez votre commerce et pas plus heureuse non plus.Les gens qui passent rapidement à votre porte ont souvent plus d’ennuis et de soucis que vous n'en avez : ne les enviez pus.Rien ici ne trouble votre paix ; si quelquefois les jours vous paraissent trop longs, dites-vous bien que si vous savez être courageuse, la vie vous apportera des jours meilleurs.” Elle a dit : “Ça c’est bien vrai et vous êtes une bonne demoiselle de me faire penser à toutes ces choses.” Je me suis levée en lui disant bonjour et bonne chance.En souriant un peu, elle m’a suivie jusqu’à la porte.Une heure plus tard, je repassais au même endroit et à travers la montre de son magasin, je vis la même demoiselle, ni jeune ni vieille, au teint trop blanc et aux cheveux trop frisés, qui était bravement derrière son petit comptoir.Elle servait à un garçonnet des bonbons “au sou” qa elD mettait dans un petit sac.Chemin faisant, je songeais que nous envions trop facilement les autres, que la mélancolie est une ennemie qu’il faut combattre puisqu'elle nous conduit souvent à des rêves qui enlaidissent notre vie et voilent notre paix.Joëfa R0HU.M.BOURASSA Notre directeur, M.Bourassa, parti lundi pour les Provinces Maritimes, a parlé hier, à l’occasion de l’Assomption, fête nationale des Acadiens, à Hogersville (Nouveau-Brunswick) ; il en est reparti aujour-(l'hui pour New-York, ou il assistera, les 18 et 19, au congrès des journalistes catholiques d’Amérique, et, du 20 au 24, au congrès de plusieurs sociétés catholiques américaines.Il ne devra pas être de retour à Montréal avant le 26 août.NOUVELLE ^PUBLICATION Nous accusons réception d'un nouveau travail de numismatique, Les médailles décernées aux Indiens, par M.Victor Morin, do Montréal.Cette étude ne manquera pas d’intéresser les spécialistes.LA CRISE DU PAPIER LES ANNONCEURS AMERICAINS S’EMEUVENT.— COMMENT ON LES A PIPES.— NE PAS CONFONDRE LECTEURS AVEC CIRCULATION.— ET CHEZ NOUS?Des annonceurs américains, non des moindres, puisqu’ils composent {’Association of National Advertisers où figurent les représentants de la Packard Motor Company : de la National Lead Company, de New-York; dq la Genesee Pure Food Company, de Leroy, N.-Y.; de la Eastman Kodak Company, de Rochester, N.-Y., et de nombre d’autres firmes aussi importantes, plaçant des million»; de dollars tous les ans en réclame dans les revues, périodiques et journaux de toutes sortes, des annonceurs américains, oi-sons-nous, ont entrepris une enquête pour savoir comment on se procure des abonne».;.Le rapport du comité de circulation et de vérification des livres chargé de mener à bien cette investigation, est de ton très modéré, mais on y voit tout de même percer la plus amère désillusion.Cette pièce conclut qu’il se fait, aux Etats-Unis, un véritable gaspillage de papier.,'On n’a pas songé à ce facteur de renchérissement «soit dil en passant, mais ce doit être quand même 1 un des plus importants).On jette, plus ou moins directement, au panier des milliers et des milliers d’exemplaires de publication de toutes couleurs, chez nos voisins.A quoi cela tient-il ?Au peu d’intérêt que l’on porte à une revue reçue parce qu’elle est pour ainsi dire imposée, qu’on paie un prix minime pour se débarrasser d’un agent de circulation assommant, ou qu’on a prise à cause de la ‘‘prime’’.Nombre de journaux ou de revues en sont là.en effet.Pour les faire avaler à l’abonné, on doit les envelopper de sucre comme les pilules.On offre ainsi des objets qui valent souvent à eux seuls, le prix de l’abonnemenl.Les annonceurs ont-ils pu être si longtemps aveugles ?Pendant des années et des années, ils ont été pipés à ce jeu.On fabrique une forte liste d’abonnés en distribuant des journaux gratuitement ou en lançant sur la route des agents de circulation dont on n’exige même pas qu’ils rendent compte de gent qu’ils ont recueilli pour le périodique.On leur permet de le metlre dans leur poche pourvu qu’ils amènent des gens à recevoir un journal ou une revue.Quand le client que l’on prêche refuse quand même son consentement, on lui offre un dictionnaire, une revue, un livre, un chromo, un article de piété, et, vite, on met son nom sur les gallées.Après cela, les annonceurs peuvent venir.“Voilà”, dit le directeur du journal à circulation soufflée, ‘‘la liste de nos abonnés.Vous ipouvez la vérifier de vous-même”.Ebahi, l’annonceur paie.Puis il attend les résultats.Il les attend longtemps quelques fois et, s’il s’en produit (la plupart des compagnies importantes annoncent dans plu-tiieurs périodiques), à quel journal les attribuer?Il n’en sait rien.S’il avait suivi jusqu’à destination tel exemplaire de telle publication, dont les listes ont été gonflées à plaisir, il aurait sans doute été édifié.“Tiens, dit l’abonné par complaisance ou malgré lui, en dépouillant son courrier, voilà encore telle sale feuille ou telle revue ontarienne.'Heureusement qu’elle ne m’a pas coûté che".J’ai eu une prime qui la valait deux fois.On pourrait tout de même se dispenser de me l’envoyer.J’ai eu assez de me faire ennuyer par son représentant.¦C’est bien le moins qu’on me fiche la paix, maintenant.D’ailleurs, est-ce qu’on a le temps de lire?” ajoute-t-il, en jetant un regard de regret sur sa bibliothèque, où les livres dorment sur leurs rayons couverts d’une fine poussière.Combien de périodiques ne sortent jamais de leur bande et vont ainsi, sans que la curiosité ait violé leurs feuilles, dans le panier! Combien d’autres, dont on s'est contenté de regarder la première page et les titres des articles 1 Certaines revues sont devenues de tels médiums d’annonces qu’on les tient pour de simples prospectus.Il en va de même de certains journaux qui ne sont pas lus.pour ainsi dire, par la classe qui sait lire.L’homme pressé ne les achète que pour jeter un coup d’oeil sur leurs titres et, peut-être,, sur leur page d» rédaction.Les nouvelles! il les prendra d’un journal anglais possédant de meilleurs services étrangers et enfonçant son concurrent français pour la ouisinc jaune des nouvelles locales.A vrai dire, ces feuilles sont parfois utiles aux annonceurs locaux.Quelques «ménagères !ds achètent même uniquement à cause des réclames qui proclament les ventes à bon marché; en réalité, ce sont les annonceurs-dupes qui fabriquent à ces journaux leur circulation et qui défraient, presque à eux seuls, leurs dépenses d'impressions.Les circulaires que de temps à autre las grands magasins font jeter aux portes doivent leur coûter moins cher et elles produisent le même effet.Nombre de gens les lisent sans hésitation, qui n’iraient pas les pêcher au milieu des récits passionnels, de “noyades” et de descriptions d'enfants à deux têtes et de veaux à trois pattes.Par contre, on ne jettera jamais au panier (elle revuie qui.loin de vous arriver gratuitement, coûte plus cher que les autres, te! journal dont l’abonnement est le double de celui de sets confrères.Bien mieux, l’annonce ne vaut pas pour une seule fois, mais pour des semaines et des années.On garde cette feuille, mince, peu encombrante et qui, peut être utile sinon indispensable pour certaines informations; en collection, on feuillette celle-ci, de temps à autres, et la réclame risque d’être lue non seulement une fois, mais dix, mais vingt, mais plus encore.En outre, comme les annonces sont moins nombreuses et que la matière à lire l’emporte sur celle-ci en espace, on aura là, en réalité, le journal qui donne le jdus d’informations tandis qu’on s’était adressé à son voisin sous prétexte qu’il est uniquement journal à nouvelles.On n'a jamais pris la peine de constater que, malgré ses dimensions énormes, le dernier contient, en réalité moins de renseignements que la feuille plus petite, mais qui a gardé son caractère de journal, respecté les règlements postaux e! ne s'est pas transformé en prospectus.* * * Le rapport des enquêteurs de VAssociation of National advertisers résument ainsi la situation : “Quand l’annonceur saura distinguer entre les lecteurs et la circulation, et qu’ils demanderont des lecteurs plutôt que de In circulation, alors et alors seulement, la situation s’améliorera.” Ailleurs, ils admettent franchement que l’annonce paie moins et que la faute n’en est pourtant pas aux annonceurs qui ont de beaucoup amélioré leurs mclhodeis.Puis ils démasquent, tout de suite, le true de la fausse circulation en donnanl un exemple frappant: “II y a 250,000 fermes dans l'Illinois.Les recherches personnelles de l’un ’des membres de votre comité de vérification des comptes et de circulation, démontrent que 80 pour cent de ceux-ci seulement s'abonnent à un journal agricole.La circulation des journaux agricoles dans l'Illinois seulement est de plus d’um million d’exemplaires par tirage, nu une moyenne de plus de ciim journaux dans toutes les maisons ou pénètre un journal agricole.” Ce n’est là que le début d’une enquête.L'Association se propose bien de la mener plus loin en dévoilant les méthodes gaie l’on («nploie povr obtenir une circulation truquée.11 st temps, dit en substance le rapport du comité, que les annonceurs se rendent compte que la qualiié vaut mieux que la quantité e! qu’il ne leur sert de rien de payer pour une circulation réelle, si toutefois les prétendus lecteurs qui forment cette circulation ne lisent pas le pér' " i qu’ils reçoivent et si de plus, ils reçoivent ce périodique malgré eux, ou par complaisance, ou, enfin, parce qu'on leur a offert pour décrocher leur abonnement des primas qui, à elles seules, valaient plus que le prix d’abonnement, — lequel d’ailleurs suffit à peine à payer la moitié du papier seul qui passe dans ce journal.Qu’on applique ces observations aux périodiques et aux gazettes de chez nous et on verra lesquelles valent le mieux : celles dont l’annonceur fait toute la circulation ou celles dont la circulation était faite avant que l’annonceur y expose sa marchandise?Un journal qui vit des annonceurs et qui, de fait, leur en u tant de reconnaissance qu’il est pour ainsi dire leur chose, ou un autre qui vit avec un petit nombre d’annonceurs et qui ne reçoit pas leurs ordres, ne se montre ni servile, ni bas, mais garde plutôt ses idées que ses clients?Un journal dont la circulation augmente avec les annonces, ou «un journal dont la circulation se maintient sans 'nouvelles annonces?# # * Reste encore à trancher les méthodes d’économie recommandées par une grande revue des Eiats-Unàs et qui pourraient avoir leur application au Canada, mais cet article, presque un hors d oeuvre, est déjà trop long; nous y reviendrons demain.Louis DUPiRE.“IF WHAT BOURASSA SAYS.“If what Bourassa says to his following is foolish, let us know it, for cur comfort’s sake.If it is subtle and difficult to meet, let i*s face subtlety and difficulty as openly as we expect our boys to face machine guns and curtains of fire.The ostrich is not a patriot.Bourassa is not a fool, — at least nobody who has talked three hours with him would say ihe time was wasted on a negligible quantity.Bourassa discusses Canadian affairs with a wealth of knowledge which is unusual in the Parihunemi of Canada.He has a marvelous memory for his reading of ancient and modern history.His contact wall inter-imperial quantities is probably wider than that of any «number of the Cabinet, except the Prime Minister”, écrit dans ses lettres an Star de Toronto sur la province de Québec M.Arthur Hawkes, un des journalistes les mieux connus de l Ontario.Les deux lellres qu’il emi>loie à exposer les idées nationalistes comme il les a comprises au cours d’un entretien avec M.Bourassa valent d’être mises dans les mains des Anglo-Canadiens qui cherchent à prendre connaissance du mouvement (Ciders politiques de leur pays.1 ce titre, et malgré les réserves que nous pourrions y faire, il faut les répandre.Aussi le Devoir les a-t-il fait réimprimer dans une plaquette anglaise, actuellement sous presse, en vente ces jours prochains.Pour compléter, du reste, cette documentation il y a ajouté la lettre du capitaine Talbot Papineau (i M.Henri Bourassa et la réponse qu’y a faite le directeur du Devoir.Cette plaquette, dont le but est de rmettre à nos ai leurs amis anglais, a pour titre | ger la raison sociale, ou suite dei noms des associés rangés dans l’or dre déterminé par lu société ?L’h»' bitude veut que ce soit par ordre alphabétique : Dupuis et Lamou reux, Dugal et Saint-Jean, etc.S’il s’agit d’aîné, de cadet, de père, de fils, de frère, de neveu, de cousin, de soeur, tout cela peut être mentionné dans la raison sociale.En voici quelques exemples cueillis dans le bottin (l) de Paris : GODET Jeune et Fils, 'HAiHBLAY Père et Fils, (Les Elis de PEUGEOT F1R1E RES, BERTRAM) Fils et Neveu DUPLIN Soeurs, etc.Il est plus dans la mentalité française de désigner une maison de commerce par des expressions comme celie-ci où ne figurent les noms ni dû propriélaire ni des actionnaires : Le Louvre, Le bon Marché, La belle Jardinière, .lu bon Ménage, Au confortable, -lu Printemps, Au grand Luxe, Au Trois-Frères-Réunis, Au bon ton, Au bijou, Au mikado, etc.Dans Sourires littéraires.Léo Claretie nous parle spirituellement de ce genre d’affichage : “ En France, le calembour a toujours eu droit de cité, même dans les circonstances de la vie qui n’exigeaient pas fatalement la plaisanterie.Le trafic et le commerce en usèrent et mêlèrent l’équivoque aux affaires.leurs enseignes grin, çaient de rire aux potences de fer supports de vains symboles.“ Le cabaretier s’annonçait par l’exergue ; .lu puissant vin : Un puits d’où sort un seau d’eau, un puits sans vin.L’érudit bibliophile faisait peindre une vieille femme qui scie une anse, et c’était' ; A la vieille science.Le mercier mettait sur sa boutique un gros homme sciant du bois ; lisez ; Au gras scieux (au gracieux) .Un A sur une anse, c’est ; A l’assurance.Tout cela riait et grinçait par les rues étroites, au-dessus des passants amusés.” Les mots magasins de., département de.devraient disparaître de l’affichage et être remplacés par des mots à la terminaison en IF._ : Magasin de meubles : MiEUBLEOFtlE: — poissons : POISSONNERIE ; - fruits : FRUITBRlTE ; — bonbons ; CONFISERIE ; — chapeaux ; CHAPELLERIE ; — chemises ; CHEMISERIE, etc.Etienne BLANCHARD, p.s.s.(1) Le bottin (du nom de l’éditeur Bottin) est un annuaire d’adresses.C’est un nom propre devenu nom commun (comme chasse fiât, calepin, sandwich, elzévir, tilbury, etc.), s’appliquant à n’importe quel adressaire, de sorte qu’il peut se dire de l’indicateur montréalais, québécois, etc.: le bottin de Montréal, le botttin de Québec.L’adres-saire du téléphone se dit plutôt index ou indicateur (téléphonique).E.B., p.s.s.BLOC - NOTES Où allons-nous ?Les dépêches de ce matin signalent qu’Ottawa a décidé de remanier notre système de recrutement.Après avoir promis 500.000 hommes à Londres, sic Robert Borden n’en a trouvé jusqu’ici que 365,000.Il en manque nermettro ê • v „ , donc 135000; il lui faut les trouver permettre a nos anus d atteindre .n,us t(-)t D0ssibie.Aussi, drréim- ÏS.(i nmir lit m pour cent sur commandes de.50 ex emplâtres ou plus.Adresser les commandes à M.Bourassa, directement; on les remplira selon (’ordre de réception.Ce sera une brochure à répandre dans les milieux anglais.LE FRANÇAIS COMMERCIAL II L’AFFICHAGE Quand un jeune négociant fait ses premières armes dans le commerce, il se demande d’abord quel nom il donnera à la société dont il fait partie ou au magasin qu’il ouvre en son nom propre ; ce qu’il affichera à la devanture, daps la grande glace de la montre ou en réclames électriques sur la toiture.Annoncera-t-il en deux langues ou tout simplement en anglais, maigre les nombreux clients français qu’il est en droit d’attendre s’il respecte leur langue ?Cela dépendra beaucoup de la mentalité qu’on lui aura donnée à la classe d’affaires.S’il emploie les deux langues, comme on est en droit de s’y attendre, point n’est besoin de répéter la même chose en anglais et en français.Sa clientèle demande qu'il donne plein droit au français, mais elle ne lui demande pas de traduction.Qu’il en profite donc, tout le monde comprenant les deux langues, pour annoncer le plus de choses possibles sans surcharger ses annonces.S’il vend des articles pour hommes, il pourra étaler à sa devanture ; Confections — Hafs — Bonneterie — Shoes — Chemiserie — Rubbers.Si c’est une société collective qui ouvre magasin, dans un quartier français, il est inutile d’insister sur le ridicule d’une affiche où les noms de famille canadiens-français se marient aux mots anglais : Beaudoin Shoe Co., Ducharme Biscuit Ce., Faucher Limited Co., etc.Comment, dans une société, rédi- mes.i-e gou\ sur les municipalités du soin de dresser ces tableaux militaires.Cet arrêté ministériel démontrera que ceux qui nous promettaient le régime du volontariat et persistent à dire qu'il existe, ou se trompent, ou nous trompent.Le service n’est plus guère volontaire que de nom, il s’achemine graduellement, depuis des mois, vers un régime qui, dans certains milieux, approche de la conscription.Le nouvel arrêté ministériel poussera le pays plus avant dans cette voie, sans aller encore jusqu'à la conscription générale.Mais si la guerre se prolonge, les adversaires du régime volontaire auront peut-être ici le même succès qu’en Angleterre.Aménités Les journaux anglais de Montréal et de Toronto se décochent des amcnKés à propos d’affaires militaires.Cette guerilla dure depuis plusieurs semaines.Le Star de Montréal écrivait l’autre jour que, “ccinsm- Toronto assure chacun de scs soldats, il n’est pas bien anxieux de les voir aller au front” et que si Toronto refuse aux Irish Rangers le droit de faire du recrutement dans cette ville, “c’est que ce serait exposer les soldats de Toronto à un risque de grande importance”, puisque, s'ils se font luer, Toronto devra payer, les Irish Rangers allant au front plus tôt que les bataillons de Toronto.A quoi le Mail and Empire riposte que “Toronto a actuellement au front plus d’hommes que Montréal n’en a encore recruté.” Affiche Un lecteur nous signale cette affiche fantaisiste de Montréal-Ouest, mise avenue Fenwick, près Broughton : “ Les trépasseurs seront poursuivie.Toute personne ayant droit de passage sont prier de fermer les barrière.” Le bonhomme qui a rédigé ou traduit cette affiche mériterait d’être au nombre des Irépas-scurs, ou plutôt, des trépassés.G.P.05 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 16 AOUT 1916 VOL.VIL — No 192 FAITS - MONTREAL ENFANT SCALPE PAR UN AUTO /, l-ST H EN VERSE EN VOULANT CHOSES MUNICIPALES LE VICE DOIT ETRE ISOLE LE MAINE DIT QU’IL FAUT AVOIR SAINT-LAMBERT RECOURS A CETTE MESURE SI L'ON VEUT PROTEGER LA MO- TRAVERSER L'AVENUE PAPl-' NEAU.-r UN AUTRE ACCIDENT D’AUTO A SAINT-HENRI.— UN\ RALE PUBLIQUE.— MORT AU HOMME EST BLESSE AU TR A- CHAMP D'HONNEUR.— DIVERS.\ AIL.Le petit Alfred Valade, âgé de it'iiHi uns, du No 201) avenue Papineau, a été renversé, à 5 heures hier après-midi, par l’automobile de M.l'irie Germain, 1825A avenue Esplanade, L’enfant voulut traverser la rue devant l’auto qui descendait i ce moment l’avenue Papineau, iprès de la rue Lalande.Le bambin jfut presque scalpé.On l’envoya en ’imite hâte à l’hôpital Notre-Dame •mi les médecins ont dû lui faire vingt-quatre points de suture à la tête.Le chauffeur a laissé son nom au poste de police de la rue Frontenac.i RENVERSE PAR UN AUTO Moïse Brisebois, ,’M ans, du No 11)88 rue Saint-Dominique, a été • frappé par une automobile, à ô heures -15, hier après-midi.L’auto était .conduit par M.Joseph Savage, 213 ’rue Saint-Ferdinand, Saint-Henri.I.'ambulance de l'hôpital Général \int recueillir le blessé.11 s’était -luxé la jambe gauche, démis l'épau-¦'16 gauche et souffrait de contusions sur le corps.CHUTE DANS DES ESCALIERS Deux hommes furent envoyés aux hôpitaux, hier, souffrant, de graves blessures qu’ils se sont infligées en tombant dans des escaliers.Joseph Appelbaum, 50 ans, 5C2 'avenue de l’ilôtel-de-Ville, a fait une chute chez lui et a roulé jusqu’au pied de son escalier.On le ramassa inconscient pour l’envoyer à l’hô-.pilai Général.H a des blessures à la jtête et aux poignets.Son cas est) grave.; -François Patry, 5!) ans, domi-’cilié an No 043 rue Beaudry, a fait une chute’chez lui, hier après-midi.,11 souffre de lésions internes et de ¦ contusions générales.11 est à l’hô-ipital Notre-Dame, j A cause de son âge, on considère :xon état comme critique.ACCIDENT DU TRAVAIL J.B.Plante, 50 ans, 15 rue Fa-f ird, employé de la compagnie Hill jLoal of Canada, est tombé d’une i hauteur de 35 à 40 pieds, à l’ouvrage, hier après-midi, et s’est infligé , (tes blessures qui causeront peut-V tre sa mort.11 est à l’hôpital Notre-Dame et son état est critique.UN ACCIDENT D’ASCENSEUR George O’Connell, 14 ans, s’est fait prendre les bras dans un ascenseur en mouvement, au No 5 rue Notre-Dame-ouest, Il a eu les deux poignets écrasés et le visage meurtri.Il devra probablement subir une opération.ON DEMANDE L’ANNULATION D’UN CONTRAT Le- juge Greenshields a annnulé ce matin le contrat qui avait été signé, au mois de septembre 1915, par M.L.A.Charlebois et la Premier Oil Co.Suivant les déclarations de VL Charlebois, la compagnie défenderesse aurai, fait signé au requérant un contrai de vente sous des représentations inexactes.L’acte ne serait parvenu à la connaissance du demandeur qu’après qu’il y eut opposé sa signature, et aurait comporté des conditions tout à fait contraires à celles que le représentant de la compagnie avait d’abord proposées.Dans les circonstances, M.Char- j hhois a cru devoir demander, parj l’entremise de Me .1.0.Mousseau, j l’annulation du contrat, qui lui a été accordée, ce matin, par le juge! Greenshields.TUEE DANS UN ACCIDENT D’AUTO Toronto, IG.— Une automobile,1 devenue incontrôlable, a donné j contre un banc, au High Park, hierj après-midi, et a cause la mort dej Mme E.Barstable, qui occupait le) banc avec sa famille.Un neveu de la victime, Claude Barstable, est à l’hôpital ainsi qu’Albert McGuire qui conduisait l’auto.Ce dernier | apprenait à conduire la machine) sous la direction de son fils Cecil! qui a été arrêté.IL ROULE SOUS UN WAG0NEN MARCHE Toronto, 16.— Un garçonnet de neuf ans, Jimmie Aldcroft, qui s'amusait, hier, à se suspendre à un wagon d’un convoi en mouvement, roula sous les roues quand il lâcha prise.Tl eut les deux jambes coupées mais n’avait pas perdu connaissance quand on le releva et pul donner son nom el son adresse.A l’hôpital, on désespère de le sauver.Un peu de réflexion tou conraincra que nous ne pourrions noua contenter de faire de* promesses si nous n’avions pour les appuyer les maisons et les terrains que nous offrons en vente aux banlieues-jardins de la rive du lae à Dixie, à Dorval, à Strathmore, à Valois et à Lakeside.Le fait que nous vous invitons avec tant de confiance à visiter nos banlieues améliorées, à nos frais, est une très bonne preuve que nous possédons ce que noua offrons.Si vous payez comptant, vous pnuvex avoir vos titres dans l’espace d’une heure.Faites venir plans, brochuret-tes et diagrammes de la MARCH TRUST COMPANY It* S.-JACQTJE8 MAIN 3T»1.»î.«nné«.Actif, plu.d.l4.CtA.00t Les progrès de l’immoralité, dans tout ce qu'elle a de plus odieux, ont provoqué à tel point l’indignation populaire depuis quelque temps que nos autorités municipales ont songé à isoler les antres grouillants du vice comme à New-York.Le maire est d’opinion que cette mesure s’impose; quoiqu’il n’y soil pas favorable, il la regarde cependant comme la plus propre, vu l’importance de Montréal, à protéger lu moralité publique.Nous osons croire que l’isolement du vice, tout louable (pie semble cette idée, ne remédierait pas au mal qui va toujours en se propageant.Cette mesure, quoi qu’on puisse en penser, n’est donc pas du tout prati-que.Il faut songer à autre chose.Ce sont les lois qu’il faut refondre; outre l’amende que l’on exige des délinquants, il faudrait leur faire purger un long terme d’emprisonnement, comme avaient coutume de le faire deux anciens magistrats de correctionnelle ici même à Montréal.Et encore serait-ce suffisant?Les endroits d’amusements, surtout les théâtres de vues animées, dont l’objet est bon en soi, sont tellement pratiqués aujourd’hui qu’on a pu écrire, et avec raison, qu’ils étaient devenus la religion du jour.LE PLUS VITE POSSIBLE Chaque commissaire y va de son opinion sur la question du tramway depuis que Son Honneur a donné la sienne.Filles se ressemblent toutes cependant.Les commissaires Aincy et Côté ont déclaré hier, après le maire, qu’il importait d’obtenir le plus vite possible lut meilleur service de tramways aux citoyens, particulièrement à ceux qui ont élu domicile dans les quartiers excentriques.Ne voulant pas toutefois que ce plus vite possible soit mal interprété, ils ont ajouté, toujours après Son Honneur, qu’ils s’opposeraient à l’adoption hâtive de tout projet qui n’aura pas été soumis au préalable à l’étude attentive de tous les commissaires.—Je crois, a ajouté le commissaire des travaux pal lies, qu’il y a une majorité au bureau qui favorise le règlement de cette question pourvu toujours que les intérêts de la ville soient protégés.MM.Ainey et Côté ont enfin déclaré, comme M.Martin, que le bureau des commissaires n’acceptera jamais, telles que présentement constituées, les propositions qui lui ont été soumises en juillet dernier par le président de la Compagnie des tramways.TROIS SUR TRENTE-NEUF Trente-neuf fonctionnaires municipaux se sont enrôlés depuis le début de la guerre.Sur ce nombre il en reste encore trente-six, trois seulement étant tombés au champ d’honneur.On se rappelle que des dépêches annonçaient il y a déjà quelques mois la mort du major .Tanin, ancien ingénieur en chef de la ville, ainsi que celle du lieutenant Henderson, fils du surintendant du Parc Mont-Royal.Hier après-midi, les autorités municipales étaient avisées de la mort de George \V.Murray, ancien pompier au poste No 34, qui s’enrôla le 16 août 1914, comme artilleur dans le premier contingent.Le 23 avril 1915, un avis officiel mandait que le pompier Murray était compté au nombre des disparus.Des renseignements pris dans la suite par les autorités militaires démontrèrent qu’il était mort en brave.C’était, avant son départ, disent ses confrères, un fonctionnaire municipal très estimé de ses chefs.LA MORTALITE INFANTILE En 1913, 148 enfants mouraient au cours de la seconde semaine d’août; en 1914; il en mourait 155; l’an dernier, 103, et cette année, 145.Sur ce nombre 65 seulement sont morts de maladies contagieuses.Les autres sont presque tous des victimes de la chaleur torride de juillet dernier.On a signalé sur la fin de la semaine dernière un nouveau cas de paralysie infantile.C’est le quatrième depuis le commencement de la saison.Un des bébés atteints par la maladie est mort: ies autres sont isolés dans un hôpital de Montréal.On a bon espoir qai ils guériront.Le docteur Boucher, directeur du bureau municipal d’hygiène, croit que le chiffre de la mortalité infantile sera inférieure eetle année, et dans une forte proportion, à ceux des années précédentes.Il y a [rois semaines.2,083 enfants étaient morts depuis le rommoncemenl de l’année, comparativement à 2,609 l'an passé, soit une diminution de 526 décès.LA MANNE DES PAUVRES.M Albert Chevalier, directeur de l’Assistance municipale, prépare actuellement son rapport soir la distribution que la ville doit faire des $80.806.32 qui représente la recelte du Sou du Pauvre pour le premier semestre de l’année courante.Ce rapport, qui sera soumis au bureau des commissaires vers la 'in de la semaine, répartira comme suit les versements aux différents bénéficiaires : Les hôpitaux généraux, au nombre de cinq, auront à se partager une somme de $40.403 16, soit la moitié des $80,806.32.Le partage sera fait proportionnellement au nombre de jours d’hospitalisation fournis gratuitement.Un tiers de la somme, soit *26,-935.44, ira aux hôpitaux spéciaux, maternels et crèches.On en compte une dizaine.Les autres institutions de charité, orphelinats, hospices, etc., — il y en a 22 ou 23 — se partageront un sixième du total, soit $13,467.72 Il faut faire remarquer que seules les institutions ayant au moins vingt-cinq lits gratuits en permanence, peuvent participer à la distribution.L’ECLAIRAGE DE LA VILLE LA PETITE VILLE VOISINE INAUGURE UN NOUVEAU SYSTEME DANS SES RUES, SEMBLABLE A CELUI QUI A ETE ADOPTE t MONTREAL.—BELLE CEREMONIE.____ Hier soir, les citoyens de Saint-Lambert ont inauguré avec éclat leur nouveau système d'éclairage pour les rues de la ville.Des centaines de personnes s’étalent massées dans le parc de Lome, bien avant que la ceremonie commençât.Des automobiles stationnaient sur la chaussée, toutes pu-voisées de drapeaux et de banderoles.Vers huit heures et quinze le maire, M.Alphonse Venne, accompagné de la mairesse, de M.et de .Mme Prendergast, fil son apparition sur l’estrade où le corps de musique de l’endroit exécutait quelques morceaux de son répertoire.Mme la mairesse pressa alors un bouton électrique dissimulé dans les draperies qui couvraient le kiosque e! aussitôt toute la ville s’illumina.Mme Wight, fille de réelle vin Wight, présenta à Mme Venne une superbe gerbe de roses.M.le maire remercia ensuite tous ceux qui avaient répondu à 1 invitation et dit (pie eetle fête marquait une date dans l’histoire du progrès et du développement de la ville de Suint-Lambert.PETITES _ANN0NCES SITUATIONS VACANTES CHARRETIERS DEMANDES Cuughnuwaga.Dompeuses doubles.$6.00 par jour.Tombereaux, $300 par jour.Pour informations s'adresser à 7 rue Notre-Dicne ouest, Montréal.MEDECIN DEMANDE — L’on a besoin d’un médecin canadien-fran-çais dans une (les meilleures paroisses des Cantons de l’Est.Détails ¦sur demande, boite b le “Devoir” ____POSITIONS DEMANDEES ORGANISTE Une demoiselle demande position d’organiste.Sachant les deux langues, pouvant diriger un choeur de chant et ayant de bonnes références.N’objecterait pas d’aller aux Etats-Unis.Ecrire à Casier 2, Le Devoir.Une demoiselle demande position d’organiste et gouvernante de presbytère.Sachant les deux langues et ayant de bonnes références.N’objecterait pas d’aller aux Etats-Unis.Ecrire à Casier 3, Le Devoir.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES], AVOCATS TiU.Main 4671.467t.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBilK 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE ISO.S.JACQUES llumiu du aotr : S(-fiufttache.Cnsicr postal 356.— Aciressr télégraphique, “Nuliac.Montréal”.Tél.Main 1Ï1IM251.Codé» ! Uleber».Writ.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT BT PROCUREUR Edifies Transportation — Kuo Saint-Jacducs LORE NZÔ ~C aMTAAND AVOCAT.Chambre 12 97 rue S.-JACQUES Edifice Hnnque d’Hocheiagu Tél.Main 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT 222 Saint-Jacques Main 4019 M.l'échevin Prendergast, président du comité de l’éclairage et organisateur de la fête, fit l’historique de l’éclairage dans la ville de Saint-Lambert, Puis la longue théorie des automobiles s’ébranla et se mit en route au travers les rues de la ville brillamment éclairée.Le nouveau système d’éclairage est très joli.Il consiste, dans les rues nvim-inale.i en des réverbérés semblables à eeux que nous avons à Montréal, rue Sainte-Catherine, et dont la lumière très blanche ne fatigue pas la vue.Quant aux autres rues, elles sont éclairées par des lampes de 250 chandelles, qui réfléchissent la_ lumière sur le sol.C.es lampes répandent leur lumière dans un rayon de 10 pieds.Lorsque les invités eurent termine le parcours de la ville, où ils ont pu admirer la propreté des rues, la symétrie et la beauté des constructions pour la plupart enfouies dans la verdure, une réception leur fut offerte à l’hôtel de ville.Parmi les personnes présentes, nous avons remarqué M.et Mme Al-nhonse Venne, M.et Mme Alfred Prendergast, les échevins G.White, Sam Ellegan, Percy Gordon et Robert Deschènes.le Dr Eug.Merrill Désaulniers, député, MM.Hector Trudeau, Edmond Desaulniers, le notaire Emile Gravel, le Dr Chevrier, Henri Qibeau, ingénieur de la ville, M.et Mme Fred MeChiry, président du Board of Trade de la rivé sud, M.et Mme Kingston.M.et Mme C.E.McGregor, M.et Mine Dalby.Les autres municipalités de la rive sud s’étaient fait représenter.La ville de Longueuil par son maire, M.Alex.Thurber et l’échevin Mongeati, Montréal-sud par le maire Edmond Hardy, les échevins Scott, Favreau et Kilgallen; Greenfield Park par les maire Chalmers et la paroisse de Longueuil par le maire Daigneault.Le Docteur Merrill Desaulniers, le maire Venne, l’échevin Prendergast et les maires des municipalités voisines furent appelés à porter la parole.Ils félicitèrent le maire et les échevins de Saint-Lambert de l’essor qu’ils ont donné à b-ur ville nui est en train de devenir l’une des plus belles de a banlieue de Montréal.LE PORTUGAL VEUT FAIRE SA PART IL FAIT UN INVENTAIRE DE SES RESSOURCES MILITAIRES, POUR PRENDRE UNE PART PLUS ACTIVE A LA GUERRE.A VENDRE A VENDRE.Ville Saint-Jérôme, une île 27 arpenls, avec bâtisses pour élevage de volailles, une serre avec maison, 5 arpenls de terre, à côté de Tile.Prix, $10,690.S’adresser à Charles Langlois, 105 St-Paul LM._________ __ ^ ______miVERS _ REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, j>hunes désinfectées.Charles Turcot, /07, rue Lafontaine.Tél, Est 5896.______ SERRURIER Découpage de clefs Yales Corbin, j clefs ordinaire», réparations d’.irmesj a feu, parapluies, limage, aiguisage, 283 Dorchester, angle S.-Denis.Tra- j val! garanti._____ ARGENT A PRETER J'AI A PRETER 5700, SI,500 à $50.000 et plus, première hypothèque, propriétés à Montréal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0615.jiotel VICTORIA HOTEL Québec R.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.COMPAGNIE CANADIENNE A dm inistration Avances sur loyers Assurances 97 rue SAINT-JACQUES v,' GÜERIT V’ ^r-y CONSTIPATION HABITUELLE STEFANS0N DANS LA REGION POLAIRE SIX MEMBRES DE SON EXPEDITION SONT REVENUS .4 NOME, ALASKA.Londres, 16.— “Le Portugal est •m- le point de prendre une plus grande part à la guerre mondiale.Il fait un inventaire approfondi de ses ressources militaires et navales non seulement pour consolider son ancienne alliance avec la Grande-Brelagne, mais aussi avec l’intention de devenir un facteur plus considérable dans les projets plus amples conçus par les Alliés.” Voilà ce que M.Machado, président de la république du Portugal, a déclaré hier, au cours d’une entrevue, à Lisbonne, touchant la politique future de ce pays.“Conformément à une entente bien définie, entre le gouvernement anglais et le gouvernement portugais, le rôle joué dans la guerre par le Portugal s’est borné à des opérations dans l’Afrique orientale, a dit le président.Maintenant on nous demande de donner notre concours dans la campagne sur le front occidental.Le Portugal est prêt à prendre les mesures qui seront necessaires pour convaincre l’Entente de sa sincérité et de sa constance.“Nos troupes iront au front en P’rance, au moment précis où les états-majors anglais, français et portugais décideront que l’aide du Portugal est> nécessaire pour exercer le maximum de poussée.” Nome, Alaska, 16 — Six membres de l’expédition artique canadienne, sous le commandement de Vilhjal-inir Stefanson, arrivés ici hier, à bord de la goélette “Alaska”, ont raconté leurs expériences dans les régions polaires depuis ces trois dernières années.Ils ont dit que Stefanson, qui est demeuré dans ces régions à continuer son oeuvre de découverte des terres au nord de Pile du Prince Patrick, ne retournera probablement pas dans les pays civilisés cette saison.Le parti à bord de T“Alaska” est sous les ordres du Dr Rudolph Anderson, assistant de Stefanson, qui a exploré les régions au nord de la rivière McKenzie, Tous les hommes au parti avaient quitté l’Alaska en juillet 1913 ; ils sont tous revenus à l’exception de Daniel Blue, ingénieur, mort à Pile Bailey, en mai 1915.Les membres du parti sont les suivants : Dr Anderson, J.J.O'Neill, géologue, John R.Cox, Dr Jenness, anthropologue, J.Johnson, océono-graphe et entomologiste, et George Wilkins, photographe.La goélette était sous le commandement du capitaine Sweeney.LES CANDIDATS DANS TORONTO-SUD-OUEST Toronto, 16.— Hier a eu lieu dans la salle des Royal Templars, la mise en nomination des candidat1; à l’élection provinciale partielle de Toronto Sud-Ouest.Ont été mis en nomination: Herbert Hartley Dewart, libéral; James Abbott Nofris, conservateur; Gordon Waldron, libé~al-indépendant, antiprohibutionniste ; James McArthur Connor, social-démocrate.MM.Harry Wimberg et John Galbraith, qui avaient annoncé leur candidature, n'ont pas été mis en nomination.Le vote aura lieu lundi prochain, le 21 août.MORT DE M.PAUL COPSON Nous apprenons la mort survenue au champ d’honneur de M.Paul Copson, parti avec le 22e bataillon, et dont la famille demeure à Grand Rapids, Mich., où son père, M.O.H.Copson, est un décorateur avantageusement connu.Paul Copson esl né en Angleterre.Dès l'âge de seize ans, il quitta le toit paternel.A vingt ans on le trouve à l’Ficole des beaux-arts, de Paris, où il travailla durant trois ans.De là il se rend à Rome, où il décroche une mention honorable dans un concours ; il en profite pour parcourir l’Italie.Il revient au quartier latin où Jean-Paul Laurens l’admet dans son atelier.Après avoir parcouru la FYance pendant sept ans.il vint s’établir au Canada.11 y était depuis trois ans quand ii s’enrôla dans le 22e bataillon canadicn-français.GEOFFRION, GE0FFRI0N et CUSSON AVOCATS, ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice» do Is Bnnquc d’Hochelaffa.VicJor Gcoffrioîi, C.R.Aimé G e offri on, C.R.VlcorjCusson, C.R.Phone Main lf.LAMOTHE.GADB01S et NANTEL, avocats, ediflee Banque de Québec, 11, place d'Armes.Montréal.Tèlé-phono Main 3215.J.-C tamothe, LL.D, , C.R., Emi’ien Gadbois, lLJU, J.-Maréchal Nantel.B.C.L.MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite 189]^ IS9 Impérial.Lui W’d C l.’.l 128% Merchaats 175 " priv 1-0 — Moisona.Mac Do.Co.U 12 Montréal.226 Mack Cm • 32 Nationale ." priv N ©va-Scoti 25T3/.Mex.L.&R priv .Québec.M.ss.-e,, .Royal 209 .“ priv.- -.Standard.m.l.h.sf .238 Toronto.197 Mt.Cot.E10 M 51 Luion- — 133 “ priv.j 103 101 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, ru?Saint-François-Xavier Nos 95 et 97.Montréal.Alli.Ch.pr.AinsAir Br.Am.B.Sug, Am.Can Am.CarFo.Am.Loco.Am.Smelt.Am.S.Pou.Anactm.M Atchisou liakl.Loco, liait.&Oh Heth.Steel, Brookl R a.Can.Pacif Ceot.Le&th Colo.F.ald- - “HIER, AUJOURD’HUI, ______ DEMAIN” Hier, Aujourd’hui, Demain, le dernier ouvrage de M.Bourassa, se vend 75 sous l’exemplaire, plus 3 •pus pour les frais d’expédition; la douzaine, $7.50 franco.Offre spèciale : ’Hier, An jour-thui, Demain” (0.75), ' Le DEVOIR tt la Guerre” (0.15), 'Le DEVOIR, fon orifjine, son passé, son avenir” (0.10), seront expédiés franco, des bureaux du Devoir, pour SI.00.Autre offre : Hier, Aujourd'hui, Demain (0.75) et Les Langues et les Kationalités (0.25) ensemble, pour fl.00 franco.Toute remise par chèque, mandat, etc., devra être faite pai/abte à l’auleur, au pair à Montréal et porter le timbre de guerre.Hier, Aujourd’hui, Demain est eu rente aux bureaux du Devoir dans les librairies suivantes Librairie Granger, 43, Notre-Dame Ouest Langevin et Larchevèque.5.Saint-Jacques : librairie Notre-Dame, 35, Notre-Dame Ouest ; librairie Saint-Louis.288.Sto-Cathe-rine Est; librairie Pinault, 280.Ra-shel; librairie Déom Frères, 47 S.-Ùatherine Est ; librairie Beaqche-nin, 79, S.-Jacques; librairie Garié-« jy, 1123 Rachel Est.Plusieurs personnes, qu'intéresse l’après-guerre, expriment leurs opinions sur la situation qu’elle fera à la ville de Montréal.Certaines d’antre elles, parlant par exemple de l’immigration, disent qu’on peut s’attendre à la venue de milîiéfë d’étrangers à ta fin des hostililés.Un chef de publicité d une grande compagnie de chemin de fer, ?e-venu récemment d’un voyage en Angleterre, est du nombre de ceux qui croient à une immigration considérable de jeunes gens au Canada.Les employés de bureaux, qui ont fait certaines économies avant de s’enrôler dans les armées anglaisés, sont surtout ceux qui {’migreront.Ils se partageroni, dit-on, dans leur exode, l’Australie et lé Canada.Mais comme ce dernier pays est devenu très populaire e.n Europe, surtout depuis les hauts faits accomplis par les Canadiens à Ypres, Fes-uibert et Saint-Eloi, la majorité des émigrants en feront leur patrie d’adoption.—Nous ne voyons pas très bien, nous disait le maire, les raisons qui militeraient en faveur d'une forte emigration des îles britanniques au Canada ou ailleurs.Et Son Honneur, qui n'est certes pas du nombre de./ optimistes dans le genre du chef de publicité dont nous venons de parler, ajoutait qu’il croit plulôt que Ton émigrera du Canada comme des autres pays d'Amérique dans les Vieux-Pays.On peut facilement croire, sans crainte d’être contredit, que le nombre des richards de la république voisine qui se paieront le luxe d’un voyage sur les champs de bataille européens sera très considérable, une fois la paix signée.Mais ce n’est pas de cette émigration que veut parler le maire, comme il nous le faisait çemarquer lui-même, avec une certaine ironie facile à comprendre, lorsqu’on connaît le goût de l'Américain pour ces longs séjours en Europe._—Ce sont surtout les prolétaires, disait-iî, qui traverseront de l’autre côté pour collaborer, avec la saine jeunesse des nations belligérantes d’Europe, qui sera appelée à y employer tous ses efforts, à cette longue période de reconstruction nécessaire dont les guerres sont ordinairement suivies.CANONNADE DANS LA REGION DE VERDUN Paris signale un violent bombardement à Thiaumont, Fleury, Vaux et Chapitre.— Les Anglais consolident leurs positions à Pozières.POUR FAIRE RESPECTER LES DROITS AMERICAINS M.C.HUGHES DECLARE QU’IL NE RECULERAIT PAS DEVANT LA GUERRE.Taccme, Washington, 16.— M.Charles Hughes, candidat républicain à la présidence, a déclaré ici, dans un discours, hier soir, qu’il ne reculerait pas devant la guerre pour faire respecter les droits des Américains à l’étranger.Il a lu l’article du programme démocrate de 1912 relatif à la protec-iion .des.droits des Américains à l’étranger: _ “Je,.veux, que cela devienne une réalité, a-t-il dit.Je ne pense pas qu'en ce faisant nous risquons d’entrer en guerre.Je ne reculerais pas devant la guerre si nous la faisions en accomplissant un devoir manifeste.” • M.Hughes a consacré la plupart de ses remarques à ce qu’il appelle le besoin d’un tarif protecteur.“Je propose un tarif sage sans abus, dit-il, mais un tarif franchement destiné à l’établissement et au main lien des industries américaines.” LE DUC DE CONNAUGHT EST A QUEBEC Québec, 16.— Son Altesse le duc de Connaught et sa suite sont arrivés ce matin au camp de Val Cartier.Le dite y a été reçu par le brigadier général Wilson et son état-major.Il a passé en revue ce matin toute'; les troupes actuellement au camp et fera, cet après-midi, une inspection complète du camp même.Le duc arrivera à Québec ce soir et sera Thôte du lieutenant-gouverneur, à Spencer-Wood, où un dîner aura lieu en son honneur.Demain midi aura lieu la réception municipale à laquelle le gouverneur fera ses adieux à la population de Québec.Il y aura allocution par le maire Lavigucur et le public sera ensuite admis à présenter ses hommages au duc.Celui-ci quittera Québec demain après-midi, à Tissue de la réception, il retournera à Spencer-Wood où il y aura lunch.INCENDIE DANS UNE MAISON VACANTE Une maison vacante portant le No 12 de la rue Clarke, a élé endommagée par un incendie qui se déclara à 2 heures 45 hier après-midi.Les causes de l’incendie demeurent inconnues.A l’arrivée des pompiers le feu qui avait pris origine dans de vieux matelas, s'était propagé à la couverture et menaçait de réduire la maison en cendres.Les flammes furent cependant promptement maîtrisées et les pertes se bornent aux dommage* à la couverture.SUCCES TEUTON DANS LES CARPATHES - \ Berlin, 16.— Les troupes allemandes ont remporté un succès dans la région des Carpathes, capturant la hauteur de Stawupczyna, au bord de Capul, dit le communiqué officiel d’aujourd’hui.Paris, 16 — Il y a eu un violent bombardement, la nuit dernière, dans la région de Verdun, à Thiau-mont, à Fleury, à Vaux et à Chapitre.Sur la plus grande partie du restant du front, la nuit a été calme, porte le bulletin officiel de cet après-midi.Bulletin officiel de cet après-midi : La nuit a été calme sur la plus grande partie du front.En Champagne, dans la région de Tahure, et dans FArgonne, du côté d’Harazée, nous avons dispersé des patrouilles allemandes.Dans la région de Verdun, il y a eu ml bombardement assez vif dans les secteurs de Thiaumont, de Fleury et de Vaux-Chapitre.Aviation : ja nuit dernière, des avions ennemis ont jeté des bombes sur Belfort.Il n’y a pas eu de.vir-times.BULLETIN DE LONDRES Londres, 16 — “Sauf de petits engagements d’infantecie dans le voisinage de Pozières, où nous consolidons nos positions, il ne s’est pas produit de changement, entre l’Ancre et la Somme, ’dit le bulletin officiel d’aujourd’hui."H y a eu de violents bombardements récipro ques pendant la nuit.” BULLETIN DE ROME Rome, 16.— Le ministère de la guerre-signale aujourd’hui une nouvelle avance des Italiens, à Test et au sud-est de Goritz.Us ont capturé des tranchées autrichiennes le long des versants du mont Pccinka, à la lisière septentrionale du plateau de Carso, et-dans les environs de Sainte-Catherine et de Saint-Marc.à Test de Goritz.PARTIE DE LA POLOGNE AUTONOME Londres, 16.— On mande de Vienne, dit un message de Copenhague à V“Exchange Telegraph Company”, qu’on a décidé d'établir une forme de gouvernement autonome dans les villes et les municipalités de la Pologne occupées pas les Autrichiens.On va libérer et envoyer dans leurs foyers, porte la dépêche, un grand nombre de Polonais internés.LES TEUTONS SURVOLENT LE GOLFE DE RIGA holm et de Lebara, sur Tile Oesel dans le golfe de Riga.Ils ont lanc( une multitude de bombes, qui ow Berlin, via Londres, 16, (2.32 p.m.) — Plusieurs aéroplanes allemands, annonce le communiqué i ^ -y.> m— •— ., ’ .,,, .cause neaucoup de dommages.Le* officiel d aujourd hui, ont survole | machines revinrent en sûreté, aprè: durant la journée du 13 août, les j avoir supporté un feu violent de‘ établissements militaires de Papen- garnisons russes.UNE AUTRE MENACE DE GREVE New-York, 16.— Wm B.Fitzgerald.l’organisateur général -de l’Association des employés de tramways, a menacé tous les réseaux de tramways d’une grève générale d’ici à vingt-quatre heures, si le président des compagnies de tramways de New-York, M.Théodore Shonts, ne réinstalle immédiatement dans leurs fonctions les grévistes chassés après la conclusiO'n de la dernière grève, La lettre de M.Fitzgerald au président Shonts équivaut à un ultimatum.UN RECIDIVISTE E^TCONDAMNE Un nommé Shea, récidiviste endurci, sans résidence connue, comparaissait devant le recorder Semple, ce matin, sous l’inculpation devoir mendié sans permis rue Craig.“Vous avez été téaduit devant moi il y a trois semaines,” dit le juge, “et vous m’aviez dit que vous volts rendiez aux Etats-Unis ; vous ferez six mois de travaux forcés.” Le prévenu avait déjà reçu plusieurs légères condamnations ; il est probable que celle-ci le fera réfléchir.___ LE Dr FINNIE*ASSISTANT-TRESORIER 1 Québec, 16.— Le cabinet provincial s’est réuni ce matin.On assure que Tassistant-trésorier de la province a été nommé mais rien d’officiel n’a été annoncé à Tissue de la réunion.La rumeur persiste à dire que le titulaire est le Dr Finnic, député de St-Laurent.EXPOSTfioN A L’ASSOMPTION COURRIER DE FRASERVILLE Fraserville, 16.— Un groupe de residents de la pointe de la Riviè re-du-Loup sont à considérer ï’op-( portunité d’acquérir une propriété I sur laquelle on construirait un pres-1 bytère destiné au desservant de la chapelle des touristes.On rece-yrait dans celte résidence des prêtres qui viendraient s’v reposer durant la belle saison.-M.Belliveau, voyageur de commerce, a été victime d'un accident d automobile lundi, de même que le jeune neveü db M.Joseph Têtu.Le jeune homme fut blessé A la gorge par une pièce de métal.Tous deux sont en bonne voie de rétablissement.d» ' LE ROLE DES BOYS SCOUTS EN ITALIE Rome, 16.— Les Bov Scouts d’Italie vont remplir teur'role dans la ' guerre.Le ministre de la guerre ( a fait appel à tous les jeunes garçons qui font partie de Torganisa-! bon, leur demandant leurs Services jusqu'à l’ouverture des écoles, en | octobre., Les Bov Scouts seront divisés en [deux classes.Ceux au-dessus de 15 I ans, avec 1 autorisation de leurs parents, seront employés dans la zone de guerre comme gardes dans les I gares de chemins de fer et les entre-|poïs.Ceux au-dessus de 15 ans seront employés dans le service territorial.Ils seront stationnés dans les hôpitaux, les centres de mobilisa-tion.L’exposition de la Soëiété d'agriculture du comté de l’Assomption aura lieu le 31 août prochain, à l’Assomption.Le ministre de l’Agriculture et les députés Walter Reed et Paul-Arthur Séguin seront présents et porteront la parole.______ CONGRES DES SERVICES DE GAZ Québec, 16 — Ce matin s’est ouvert, dans l’édifice du Quebec Railway, le congrès annuel de l'Association canadienne dos services de gaz.Les délégués ont été reçus officiellement par le maire Lavigueur qui leur a souhaité la bienvenue.Le congrès se terminera demain.LA DÉFENSE PE TRIESTE Paris, 16.— On rapporte que TA1-lemagne se charge de la défense de Trieste, envoyant des troupes spécialement entraînées dans ce but, dit une dépêche de Milan au “Temps”.MORT D’UN CENTENAIRE Woodstock, Ont., 16 — M.Maurice Egan, le premier catholique domicilie dans le comté d’Oxford.es! décédé de bonne heure, ce matin, à Tâge de 102 ans.Il était natif d’Irlande.-s- CONGREGATION DES HOMMES DE NOTRE-DAME DE LOURDES La Congrégation des homihes de Saint-Jacques reprendra ses réunions à Notre-Dame de Lourdes, di; manche prochain, le 20 août.L'office commencera à 6 heures 3-4 du matin.• -/ .LA VENTE DES ANTILLES DANOISES Berlin, 16.—Vu les rapports disant que le projet de vente des Antilles danoises aux Etats-Unis soulevé les appréhensions de TAlle-magne, vofi Jagow, le ministre des affaires étrangères, a déclaré aujourd hui (pie le gouvernement teuton ne s oppose pas à cette transaction.LES PASSAGERS EN QUARANTAINE ?Londres, 16.-—(M.Long, président du Local Government Roard.a déclaré que le gouvernement anglais ne juge pas necessaire de prendre des mesures spéciales relativement à l’épidémie de paralysie infantile qui sévit à New-York.On avait proposé de mettre en quarantaine les passagers des navires venant de cette ville.MENDIANT AJ/AMENDE Pour avoir mendié sans permis dans la rue Osborne , un chemi neau, du nom de William Highland a comparu, en Cour du recorder, e a été condamné à trois mois de pri son.UN MOT Les journaux italiens rappor un met qui deviendra certainen historique: il est du roi d’Italie Comme le roi Victor-Emmai visitait récemment une ambula du front, il s'arrêta à interroger soldat blessé qui s’était partiel rement distingué dans les dernii attaques contre Tannée autrich ne du Trentin.Ayant appris que ce soldat é un séminariste à la veille de n voir les ordres; il dit: “Là où il y a de la foi, il aussi de l’héroïsme.” Et il le décora de sa main.UN SCANDALE A L’HOTEL DE VILLE LE MAIRE SUSPEND PLUSIEURS HA UTS FONC T ION X AI RES M U- [ NI CIP AUX IMPLIQUES DANS L’AFFAIRE DES PERFORATEURS.— LE CONGRES DES MUNICIPALITES CANADIENNES.— DIVERS.L’histoire des perforateurs dont il était question depuis quelques semaines à l’hôtel de ville a vu s’écrire ce matin, dit la rumeur, son dernier chapitre.Il y a plusieurs mois, la ville achetait une dizaine de ces instruments d’un particulier.Elle les croyait ‘‘tout flambant neufs", comme disait un échevin au conseil, mais ils étaient bel et bien usagés.On s’en servit tout de même pendant quelque temps, mais, lorsque quelques-uns d’entre eux refusèrent de fonctionner, on en causa au bureau des commissaires qui donna immédiatement ordre de les retourner au propriétaire.Ceux qui devaient obéir aimèrent probablement mieux n’en rien faire et pour cause, car il.y a quelques semaines Son Honneur disait en pleine séance du conseil: —Nous avions donné instruction de retourner ces perforateurs et voilà qu’on nous annonce qu’ils sont encore dans les cours de la ville.Je veux savoir quelles sont les influences qui ont gelé ainsi ceux qui devaient remplir nos instructions et je le saurai.La rumeur—toujours—prétend ce matin qu’il Ta su, car elle déclarait que Son Ilcmneur venait de suspendre quatre hauts fonctionnaires municipaux.Comme elle a mentionné leurs noms, nous croyons les donner publiquement.Ce sont MM.A.Martin, P.Mercier, A.Amirault, ingénieurs de la ville, et R.Rolté, chef du département des achats et des ventes.LES MUNICIPALITES CANADIENNES Pour la troisième fois depuis sa fondation en 1901, l’Union des Municipalités Canadiennes tiendra à Montréal son Seizième congrès an-nutd les 21, 22 et 23 août prochain.Les séances qui auront lieu à Thôtel de ville, sous la présidence du maire Church, de Toronto, seront en partie employées à la discussion des grandes questions d’après-guerre: comment on doit encourager les industries, l'emploi à donner aux soldats revenant du front, l’immigration, etc.Le maire vient de faire parvenir à chacun des commissaires une longue lettre où il leur annonce que le bureau devra commencer son débat sur la question du tramway, à 4 heures, lundi après-midi, 21 août courant.—Je puis vous assurer tout de suite, disait ce matin M.Villeneuve, i que ce débat ne se tranchera pas à la vapeur.Cet après-midi, à 4 heures, Son Honneur ouvrira la conduite d’eau qui doit approvisionner les citoyens de la Pointe aux Trembles, à même Taqueduc de la ville de Montréal.-*- UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE DES JURES Où Acheter Demain (Enregistré conformément * la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dealongchampf, au Ministère de l’Agriculture.) 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