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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 mai 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1935-05-11, Collections de BAnQ.

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Montréal, samodi H mai 1935 REDACTION KT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Diractaur-fcrant: Caorges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaar m thaf: Omar HE ROUX VOLUME XXVI — Ne 110 TROIS SOUS LE NUMERO ARQNNtMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.S 6.04 (Sauf Montréal at banlieoat E.-Unis at Empira Britannique .E.OO UNION POSTALE.10,00 EDITION HEIDOMADAIRE CANADA.2.00 L-UNIS al UNION POSTALE .1.00 Saurons-nous donner /;un coup de coeur?77 La campagne de souscription de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises La Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises lance aujourd’hui même son troisième appel.Son objectif est de $367,621, soit $17,000 de plus 21 mai.La Fédération groupe sous son aile vingt-quatre oeuvres diverses dont on trouvera ailleurs l’énumération.La campagne de souscription doit durer jusqu'au 21 mai, soit en tout dix jours.* * * Il est à peine nécessaire d’indiquer l'utilité de la Fédération.Il ne s’agit plus de tenter une expérience, mais de profiter de l’expérience acquise, La Fédération jouit de l’approbation, de la sympathie et des encouragements des plus hautes personnalités ecclésiastiques et civiles.Deux lignes de la circulaire, si sobre et si claire, qu’on nous a remise, suffisent pour rallier tous les esprits droits à cette idée; les frais d’administration, en se fondant sur les chiffres du dernier exercice, absorbent moins de 7% du total souscrit, tandis que ceux de 26 collectes publiques autorisées dans les rues de Montréal sont de trois fois autant, 21% en moyenne; et, enfin, les pertes subies par lu Fédération, du fait des créances irrécouvrables, son! dérisoires, 1.53%.Autre avantage, celui du contrôle: les institutions fédérées sont astreintes à une comptabilité rigoureuse, vérifiée par l’administration centrale.A une époque où les oeuvres naissent vite et meurent plus vite encore, le public est heureux de pouvoir donner à bon escient, de savoir que son argent sera employé intégralement pour les oeuvres qu’il se propose de sustenter.Enfin, les oeuvres fédérées prennent 1 engagement de ne pas faire de sollicitation individuelle au cours de l’année.C’est en tenant compte de cet engagement scrupuleusement observé que le Canadien français doit établir son budget charitable; il a avec les oeuvres fédérées la certitude de n’être pas importuné de nouveau au cours de l’année, une fois la campagne finie, s’il remplit fidèlement aies obligations.* * * Ces appels collectifs sont faits périodiquement désormais par les groupes ethniques le plus nombreux de la ville de Montréal: Catholiques de langue française.Catholiques de langue anglaise.Anglo-protestants, Israélites.Et cela suscite une émulation heureuse, puisque c’est la souffrance et le malheur qui en récoltent les fruits.La campagne de la Fédération met donc notre fierté nationale en jeu.C’est une raison de plus pour que nous ne négligions pas, quelle que soit notre situation de fortune, de faire notre part et toute notre part.Puisque l’objectif visé dépasse légèrement celui de l’an dernier, il faut pour l’atteindre que chacun majore le montant donné alors.* * * Il y aurait des choses émouvantes à dire de toutes les oeuvres, qui sont éminemment méritoires, puisque sans cela elles ne seraient pas admises dans la Fédération.Nous prenons la liberté de signaler spécialement la Saint-Vincent de Paul, la principale de toutes les oeuvres, celle d’où est sortie, du reste, la deuxième en importance: l’Assistance ma- ternelle.Si l’objectif de la campagne est atteint, la S.V.D.P.recevra la somme de $150,000.Quand s'avéra la nécessité d'établir l'assistance directe aux chômeurs, il n'existait pas d'organisme municipal pour y pourvoir.On s'adressa à la Saint-Vincent de Paul.Cette initiative l'inquiétait, puisqu’elle n’était pas dans l’esprit de sa fondation et que, par ailleurs, ses cadres étaient insuffisants pour y pourvoir.On lui demandait de servir, elle refoula sa répugnance et s'engagea dans une aventure qui lui valut déboires, injustices et ingratitudes.Mais aujourd’hui on proclame en plein conseil municipal que | Là aussi I administration des deniers publics par la grande fondation d’Ozanam a été probe et efficace, a coûté meilleur marché que celle de toutes les organisations similaires et que la ville reste la débitrice de la grande société charitable pour des sommes importantes.La Saint-Vincent de Paul maintient, en outre, bien haut, depiris le début de la crise, le flambeau de la charité chrétienne.La Commission du chômage est sans doute bien gérée, puisqu’elle est précisément aux mains du président actif de la dernière campagne de la Fédération, M.le général Panel; mais elle se heurte aux obstacles inhérents aux organisations officielles.Elle doit fonctionner avec la régularité d’un mécanisme d’horlogerie, adopter des règles générales et n'en pas déroger, sous peine de paralyser tous ses rouages.Seule 4a Saint-Vincent de Paul peut continuer, et continue de se pencher de près sur les misères farouches, les plus dignes de sympathies; seule, elle continue de rechercher le pauvre honteux, de l'arracher souvent au désespoir et à la mort.Mais qu’on ne pense pas qu’elle secourt tous les maux! Elle le voudrait; elle le pourrait aussi si le succès de la souscription lui mettait en mains deux ou trois fois la somme qui lui est attribuée.L’exercice complet du devoir de la charité exige le contact personnel avec le pauvre.C’est en effet trop peu que de donner de son or; il faut donner de son coeur, offrir au déchu le baume de la sympathie, qui vaut plus que toutes les largesses matérielles.Nous ne pouvons plus, hélas! accomplir ce devoir.Les besoins sont trop grands et nous nous exposons, à une époque où la supercherie et la fraude ont pris une telle envergure, à trop de déconvenues.Iji Saint-Vincent de Paul est notre aumônier.Comme elle ne s’adresse plus jamais directement à nous depuis qu'elle a joint les rangs de la Fédération, faisons-lui par l’entremise de celle-ci parvenir des dons à proportion des services qu’elle nous rend.Ÿ * ¥ cience.recommander aux catholiques U Dictionnaire encyclopédique Quillet.Mous ne pouvons, au contraire, que le déconseiller à ceux qui nous honorent de leur j confiance et écoutent nos avis.Un peu en retard I ne dépêché de l'Agence Havas annonce la publication très prochaine d'un livre du R.P.Odoric-M.louve, O.F.M., sur les Franciscains du Canada et leur action dans la région trifluvienne.Pour une fois, Havas est un peu en relard.Voici plusieurs setqaines déjà, que I nous avons publié sur ce livre un | article foil inléressant du R.P.Do | minique, O.F'.M.qui sera tout pro-! chainemenl suivi d’une nouvelle recension du R.P.Ifugolin Lemay.| l’éminent directeur de l’institut bi j bliographique de l’Ordre des Frères ! semaine dernière, une intéressante Mineurs, à Quaracchi.\communication sur Vite de Malte.fie puis assez longtemps déjà, nous ! avions dans nos cartons une élude d'ensemble sur les derniers événements mallais.due à la plume d'un religieux.Maltais de vieille roche.MM.Duplessis et Taschereau s'affrontent dans un vif débat sur l’industrie papetière.M.Guertin déclanche une attaque d’une extrême violence contre M.Duplessis (Voir page 3) MALTE Le "Grand Dérangement" maltais Mous avons publié, samedi de la ! rt’Evangéline.Dans les deux cas, L’assemblée législative de l’Elat libre d’Irlande, le Dail, se compose actuellement de cent cinquante-trois représentants.Mais là aussi comme hier en Ontario.— on a éprouvé le besoin de diminuer le nombre des députés, l'ne loi vient d’être adoptée qui le réduit à cent trente-huit.A quand le tour de It province de Québec?O.H.Bribes de grammaire “Discours aux nuages h Udi leicteur me conrfïe ses an*îois-ses au sujet du ne dit explétif.Voilà un .petit mot qui aura torturé bien des consciences.Dès ses premiers efforts pour se dégager du latin, le français a eu fort à faire avec la satanée particule.Car elle | Colonial Office est héréditaire et rappelle le ne ou le quin de la langue mère : Timeo ne venlat, je crains qu'il ne vienne; Non hinc proficiscar quin te viderim, je ne partirai pas d’ici que je, ne vous aie vu (à moins que je ne vous aie vu).C'est le ne modal qui marque l’aversion, le doute, l'intention, etc.On l'emploie, disent les grammairiens, après les verbes: craindre, avoir peur, trembler, redouter, appréhender, empêcher, éviter, Mous avons dû.à cause de étendue et de l'encombrement de la matière politique, en ajourner la publication.mais nous la commençons auiourd' hui pour la terminer lundi.Le texte de lundi Iraitera particulièrement des langues de Malte et des conséquences probables de la crise actuelle.(Les sous-titres sont de nous).A la distance de deux siècles, non encore révolus, depuis le “Grand Dérangement” — atrocité qui a plongé dans la misère le bon et loyal peuple acadien — voici qu'au centre de la Méditerranée s'accomplit.en l'an de grâce mil neuf cent trente-quatre, un épisode non moins cruel et barbare.Je veux parler du décret qui a arraché aux Maltais leur langue de culture et de civilisation, Titalien; qui les a rejetés par là hors de l’Europe civilisée et les assimile aux peuplades de l’Afrique.Quel secret motif a poussé le à nous repousser j raient eu la totalité des sièges avec le système électoral en vigueur en | Angleterre.Les partis politiques Il sera bon d’ouvrir ici une pa ( renthèse pour avertir le lecteur que ce système de la proportionnelle , (dont J’Angletere n'a point voulu même perfidie, même ruse, même pour elle-même) nous avait été im noirceur.posé à l’effet précisément de don ._ .,, ner une chance aux partis adverses 1—Faits, discours, decrets gagner (jes sièges et éventuelle- impériaux, motifs ment de les hisser au pouvoir.Ces partis, qu’on voulait ainsi fa Depuis le 2 novembre 1933, jus-1 voriser.étaient d’abord le part! son qu’a ce jour, les événements se pre- i impérialiste de Slrickland, dégui replient avec une célérité et une ^ solls ]e norri (je ••Constitutionna intransigeance dignes d’une meil-j iigte’>( parti qui , toujours existé à leure cause.Malte, mais dans t’ombre, recruté Le gouvernement de Sa Majesté, ! surtout parmi les employés du go» nXm « „ «_: -___a i am _________r ~ ainsi dans l’ignorance et la barbarie?T! est difficile de le dire.Un intérêt sordide, plus que la crainte d’une déloyauté inexistante, avait déterminé Lawrence et ses complices h expulser les Acadiens de leur propre pays et la haine seule explique cette dispersion de tout un peuple, aux quatre vents.Des motifs aussi inavouables, à après nous avoir concédé, en 1921, une Constitution qui nous élevait au Status d’un Dominion, du moins pour ce qui concerne la régie interne du pays, après avoir félicité chaudement les ministres nationalistes de leur habilité à surmonter, dans te cours des six premières années, les difficultés inhérentes à la première expérience d’un gouvernement autonome, tout d’un coun, fait volte-face, et, se prévalant de l’arrivée au pouvoir, en août 1927.du comte Strickland (aujourd’hui lord, en récompense de son ferme appui) adopte une politique toute d’oppression et d’injustice.La première suspension de notre Constitution eut lieu en juin 1930, à l’occasion d’un Mandement de nos F.vêques condamnant la politique anticléricale et anti-nationale de Strickland.On disait alors que le clergé exerçait une influence indue sur notre corps électoral et qu’il était urgent de suspendre tes élections en cours et la Constitution elle-même.Cette difficulté surmontée en 1932, par la rétractation, du moins extérieure, de Strickland, la Constitution fut rétablie, non sans avoir savoir: un intérêt qu’esrompte | été préalablement mutilée et défor- l’impérialisme, et la haine du nom mée au gré de ce dernier.Et les catholique sont les causes de nos Atteindra-t-on l’objectif voulu?Noua le croyons sincèrement.La fierté nationale, en dépit des apôtres de pessimisme, est plus avivée que jamais.Sur bien des terrains, l’économique, le financier, le commercial, l’industriel, nous avons reculé.Il faudra des années pour reconquérir les positions perdues.Mais, sur le terrain de la charité, il ne faut ni des années, ni des mois, ni des jours: il suffit, comme on dit, d'un coup de coeur pour reprendre notre rang, qui doit être le premier.Ce coup de coeur, nous saurons le donner; nous le donnerons tout de suite.Louis DUPIRE prendre garde, etc., quanti la iprin- malheurs.ciipale est affirmative ou ioterro-' „ ®?*®rm815 1* flom de sir Philip Billet du soir Coeurs de mères La fête des mamans est revenue.Fête du coeur née dans la lumière du mois consacré, à Marie — modèle le plus parfait de toufes les mères du monde.Il semble bien que, grâce à la sollicitude de l'épiscopat et du clergé, un caractère religieux assurera désormais la pérennité à celte fête touchante.Demain, des milliers de coeurs auront un souvenir, une pensée, pour celles qui leur ont transmis la vie.Les prières monteront plus ferventes vers le ciel.Il ne faudrait pas.dans l’allégresse générale, oublier toute une phalange de femmes admirables qui, sans avoir connu les douleurs et les joies de ta maternité, remplacent auprès des déshérités 1rs mères disparues ou indignes.Comme rcllrs-là méritent, elles aussi, te titre sublime de mères! Je pense à ces milliers d’humbles religieuses penchées sur l’enfance qui, pour former de jeunes âmes, sacrifient leur jeunesse, leurs ambitions, ne reculent devant au-rime besogne répugnante et souvent s'expatrient pour aller arracher des jeunes êtres au paganisme.Je pense aussi à ces antres milliers de femmes célibataires qui tiennent dans le monde un rôle identique à celui des religieuses mais parfois dans des conditions plus pénibles.Ici même à Montréal, des centaines de femmes non mariées se dévouent inlassablement aux diverses oeuvres de l’enfance affiliées A In Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises.iteligieuses.femmes du monde mariées ou célibataires accomplissent dans notre ville un bien incalculable.Certaines de ces femmes au coeur vraiment maternel se dévouent auprès des futures mères, se penchent sur les berceaux des nouveau-nés.D'autres remplissent la mission de mères auprès des infirmes, des malades.des déments.Telle oeuvre s'occupe de la lie du peuple, louche du doigt Us misères morales et physiques Us plus répugnantes, panse maternellement Us plaies que la vie a faites d des Voilà oui devrait assurer la fon- .-dation et la rapide croissance de eentmncs de pauvres femmes aban- cette société d’histoire régionale.données, à des femmes sans-travail, à des filles-mères, à de petits idiots, à des vagabonds et vagabondes.Qu’est-ce qui anime toutes ces femmes souvent héroïques, sinon U motif surnaturel?Aussi n’atten-dent-elles pas ici-bas la récompense à leur labeur et à leur dévouement.Il nous est bien permis, en ce jour de la fête des mamans, d’unir dans une même pensée et de bénir ensemble tous ces coeurs de mères.Lucien DESBIENS Bloc-notes Bd encouragement Nous avons déjà noté qu’on se proposait de fonder à Rimouski une nouvelle société d’histoire régionale et que les promoteurs de l'oeuvre ont déjà publié dans les journaux locaux des articles fort intéressants.Les uns marquaient la richesse rie la matière à exploiter, les autres il-lustraient cette richesse par des études particulières d’une réelle valeur.Mgr l’Evêque de Rimouski, éducateur de carrière et curieux de tous les problèmes intellectuels, vient dans une circulaire à son clergé de donner aux promoteurs de la société nouvelle un bel encouragement.Parlant de la Société canadienne d’histoire de l'Eglise catholtaue, et indiquant les divers moyens d’aider cette entreprise, Mgr Courchesne écrit: Je crois que U premier moyen de fortifier celle initiative sérail d'adhérer ici d l'idée qui a été émise, d'une Société d'histoire régionale.J'u applaudis.Il g a longtemps que j'g pense, mais j’ai toujours préféré attendre que U projet fût conçu par ceux qui sont eux-mêmes plus nu courant de la chronique de la région et qui peuvent en repérer les sources documentaires.C’est la première condition humaine de l'éducation du patriotisme.Il faut partir de.la connaissance de noire passé et d'abord, de celui de notre petite pairie, la région.L’heure approche où les régions qui ne posséderont pas une société d’histoire locale en éprouveront quelque gêne.Le **Dictionnaire Quillet" On nous demande ce qu’il faut penser du Dictionnaire encyclopédique Quillet.Personnellement, nous n’avons pas examiné l’ouvrage, mais la Revue des Lectures du 15 avril nous apporte précisément sur cette encyclopédie un jugement détaillé.que nous nous empressons de transmettre à nos lecteurs: Si nous considérons l’ouvrage en lui-même, nous devons constater, après l'avoir lu consciencieusement (et rédigé une étude dont ! nous ne publions ici que les têtes de chapitres), qu’il ne nous parait pas recommandable.1o II manque de véritable objectivité.Même si celle objectivité était sincèrement recherchée et à peu près réalisée le lecteur catholique ne pourrait pas s’en contenter.Mais en fait, tUe n a pas été réalisée: par ignorance, et non par hostilité positive, les ailleurs onl maintes fois induit leurs lecteurs en erreur, dans les questions, sinon religieuses, du moins connexes à la religion.2n II contient des jugements faux ou insuffisants, ou contraires à t enseignement de l'Eglise, ou encore des omissions, toutes choses qui doivent être, ici encore, attribuées à l’ignorance vaise foi gative, iparce qu’alors la iphrase ex prime justement un doute, une aversion, ou quelque autre sentiment., Au contraire, le ne disparait quand la iprincriipaüe est négative: Je ne crains pas qu'il vienne, car dans ce cas il n’y a plus rie doute et la .princiipale accapare l’idée négative.IJ en est ainsi avec les verbes négatifs: nier, contester, disconvenir, désespérer.Dans les .phrases où il s’introduit, le ne semble bien retenir une vague idée de négation, .puisque tous les verbes qui l'exigent annoncent des dhoses que ne veut ipas celui qui .parle (de locuteur, comme s'expriment Damourette et Pi-chqn) : Je crains qu’il vienne, c'est-à-dire: Je désire, qu’il ne vienne pas.J’exlpliquerais ainsi l'apparente contradiction qui supprime ne dans la phrase je doute qu’il vienne.dont le sens est généralement: je désire qu’il vienne, mais je n’en suis pas sûr.D’autre part, on dit souvent : Je ne doute pas qu’il ne vienne, et M.Brunot voit encore là une contradiction.A la réflexion, l'étonnement de M.Brunot m’éton Cunliffe-Lister, factuel secrétaire d’Etat des colonies, sera aussi exécrable dans les annales de Malte, que celui de Lawrence dans les fastes lugubres de 1755, au pays élections qui suivirent, en juin de la même année, remettaient les nationalistes au pouvoir, avec une majorité on ne peut plus écrasante.Ils avaient obtenu les deux tiers des sièges, résultat pratiquement Impossible avec le système de la proportionnelle en vigueur.Ils au- le plus grand, Paul n’est pas le plus grand.Le ne garde donc encore sa valeur négative et atténuée.J’ai dit plus haut: Aua/d que vous ne me traitiez d'hurluberlu.L* question du ne se pose justement dans l'expression avant que.Voici la règle.On supprime ne chaque fois qu’il s’agit d’une succession de faits purs et simples: Le chef de gare siffle avant que le train parte; on met ne dès qu’il y a intervention de l'esprit pour juger une postériorité: Je veux arriver sur le quai amnl que le train ne parte”.Dans le premier cas, le latin traduirait par l’indicatif; dans le second, par le subjonctif.Ainsi s'éclaire l'appellation de ne modal.Quant aux expressions sans que et à moins que.disons simplement que la première n’admet pas le ne tandis nue > la seconde le souffre quand il n’y a pas d’équivoque, les grnmmni- quoi qu en pensent „„ ^____, , ., | riens.Mais ceci nous entraînerait ne.Sondez votre conscience (votre trop loin sans rien ajouter, je crois, conscience linguistique, s entend), à la satisfaction de mon consultant.Quand vous dites: Je doute qu’il Je m'excuse de citer tant de rè-vienne.avouez qu’il vous arrive de 1 gles à l’ancienne mode, pour ten vouloir dire: Je ne crois pas qu’il i 1er de plaire à tout le monde.S vienne; tandis que votre .phrase-Je ne doute pas qu’il ne vienne (où le ne d’ailleurs n'esl pas obligatoire) signifie presque (toujours: Viendra-t-il?j’en doute, ou encore.Je doute qu’il vienne.Le sens s'est complètement retourné.O mystères de la sémantique! Avant que vous ne me traitiez d’hurluberlu, je vous donne un exemple bien accessible d’un semblable retournement: celui de sans doute.L'analyse formelle la moins approfondie reconnaît à cette ex pression le sens absolu de sûrement, puisque le doute est nié par sans.Or, Jn réalité est souvent tout autre, vous le savez bien.Il viendra sans doute signifie presque toujours il viendra probablement, il viendra j'avais continué tantôt à faire la sémantique de l’intonation, plu sieurs m’eussent reproché de voyager dans les nuages.Chaque fois que je descends sur le terrain scolaire je reçois les plus chauds éloges d’un lecteur qui me reproche, en revanche, mon ’‘obscurantisme’’ < !) sitôt que je traite un sujet Intéressant.ou que je crois tel.Que voulez-vous.Dégageons une dernière et très importante leçon de cette étude.Dans la plupart des cas examinés, le ne nous est apparu comme un renforcement, dans la subordonnée, de la négation déjà exprimée dans la principale.Nous voilà en présence d’une loi sémanlique qui doit être universelle.Songez à l'expression populaire pareil comme.où comme atteste le souci de marquer nlus vigoureusement le lais dire la brave, l’honnête syntaxe du grand siècle, que je le qualifie lourd, mais parce que le pastiche est un peu chargé.Soit dit sans préjudice de l’admiration que mon consultant professe à l’égard du fameux critique.Car je ne voudrais pour rien au monde blesser les sentimenls de ce lecteur à qui je dois des remerciements.Je les lui adresse à l’instant et le prie de les partager avec les lecteurs et les lectrices qui ont bien voulu m’écri- ____r re et a qui il m’est impossible de plus tard, quand le répondre personnellement.fean-Marie LAURENCE vernement.Le Colonial Office con».prit finalement que le peuple ne donnerait jamais le vote à ces gêna, aussi longtemps que la nation s'a gîterait pour l’autonomie.L’auto nomie enfin accordée en 1921, le* impérialiste' sortirent de leurs ca chettes et briguèrent le vote Qu peuple en agitant le drapeau du loya îisme et en accusant les nationalis tes de déloyauté.L’autre iparti en faveur est le parti -du travail, créé de toutes ipie ces ipar la Constitution, afin de briser, de concert avec le parti Constitutionnaliste.le bloc nationaliste qui avait toujours tenu le .peuple compact autour de ses revendica lions nationales : la Religion de Rome, la Langue de Dante, les Franchises constitutionnelles lek plus amiplex.Fermons ici la parenthèse et reiprenons le cours de no tre récit.Le résultat des éleetnons de juin 1932, d’où les nationalistes sortirent victorieux, ne pouvait plaire à l’Angleterre, qui s’était mise dé cl dément d-u côté de Strickland, et on cria de nouveau à l’influence indue du clergé.Certes, l’antic-léricalisme de Strickland avait éveillé le peuple, qui courut aux urnes en beaucoup plus grand nombre; mais la fidé lité de ses partisans, trompés pai les apparences, n’avait pus été ébranlée car leur chef avait fait ses excuses au Pape.Les nationalistes d’ailleurs, se gardèrent bien, au cours de la campagne électorale, de soulever la question religieuse, car ils n’ignoraient nas ce que l'Angleterre en aurait fait.Lem cheval de bataille avait donc été la question de la langue, rendue plus aiguë par le fait que la Consli tution, telle qu’amendée, suppri malt l’enseignement de l’italien dons les cours élémentaires.Un véritable plébiscite Les élections furent un vrai plé Carnet d’un grincheux Si M.Flandin apprend par hasard que tous les Canadiens ne sont pas contents des décorations de lundi dernier, il se croira encore de passage i Montréal.* Ÿ * Après les Français et les Allemands, voilà que les Anglais vont s’affubler de masques à gaz.Ainsi l’évocation d'une prochaine guerre donne-t-elle déjà aux civils d’Europe des masques étranges de bêtes aux abois jf.if.qi "Hitler dévoilera sa politique étrangère le 16 mai” Iles dépêches).Politique de paix, ou politiqu** de Mhrer?* * * Le duc de Manchester attrape, en Angleterre, neuf mois de prison pour fausses représentations.S’il était à Montréal, on croirait qu'il s’est fait pas biscite en faveur de l’enseignemenl de 1 italien.Et ce plébiscite fut de nouveau confirmé, quelques mois plus tard, quand le ministre de i l’Education demanda à tous le* j pères de famille de se déclarer, pour ou contre, l’enseignement de l’italien tel qu’il se proposait de le faire donner aux enfants, en dehors des heures de classe.Quatre-vingt-seize pour cent (90%) des pè rrs de famille se déclarèrent favora blés à la nouvelle mesure.Deux poui cent (2%) s’y opposèrent, en rai son de l’horaire jugé par eux in commode.Enfin, deux pour cent (2%) seulement se déclarèrent nettement hostiles à l’italien.Vlnlel ligence Department voulut en avoir le coeur ne! sur la manière dont eette enquête avait été conduite; el il dut reconnaître qu’aucune près sion n’avait été exercée par le mi nistre de l’Education.Malgré ce plébiscite, Cunliffe Lister refusa l’enseignement d» l’italien, même en dehors des clas ses.Tl estimait excessif de bourrei d’une troisième langue le crâne de.* enfants.Le Secrétaire des Colonie* feint d’ignorer que le maltais n'a vait jamais été enseigné dans les écoles, si ce n’est tout au plus d’une façon très sommaire.Toutes les avenues lui étant fermées.le ministre de l’Education entreprit l’enseignement à fond du peut-être; donc sans doute peut marquer le doute.,.Voilà justement un cas où d'intonation, que Ch.B«l-J rapport! Pareil à.trop abstrait, ly classe a juste litre .parmi pa, fl#s„ éloffé pouPr safisfaj: moyens d expression, joue un rôle | rr |e besoin d’expressivité de plutôt qu’à la mou-1 sémanlique.Passons.I l'homme du peuple j On met encore ne avec les com- D’ailleurs, il ne faut pas oublier 3o II contient, en nombre incof- paratifs d inégalité: to apres une que I ancien français disait fe/com-culable.des omissions ou erreurs ; principale (positive: Je suis moins \ me, ainsi comme, rtc., et une ces qui peuvent être considérées corn- • riche que je n’étais; 2o après une ; ulconnsmes n’ont paru condamna me de simples imperfections non | princLpale négative, mais seule-j blés (et à juste titre) qu’à une épo voulues, mais qui viennent encore impn( quand la subordonnée a le j oue relativement rérente.Dans son diminuer la valeur de l'ouvrage.Ucns négnti'f; Je ne le connais pas i l a Fontaine, le lourd et attachant plus que vous ne le connaisse:; Emile Faguel écrit encore: “Il n’y a 3o «près une principale interroga- J' ''' live, s’il s’agit d'une interrogation oratoire: M'ai-je pas fait plus que je ne devais?S’il s'agit d'une interrogation récrie, on écrit selon le sens: La révolution sera-t-ellr plus finie dans cent uns qu'elle ne Test aujourd'hui?(elle ne l’esl pas); Dans cent ans l'homme sera-t-i! moins malheureux qu’il Tes! aujourd'hui?(il Test).Dans tous les ces où op le met, ne s'explique après le comparatif par l’intention d'opposer deux idées: Pierre esl plu; grand que ser, ayant quelque argent en poche, pour , ., - — un chômeur, afin de recevoir des secours maltais.Il s efforça do faire ressor-municipaux.1 tir de ce dernier dialecte toute * ¥ # la richesse du vocabulaire ilalien Qu est-ce que le roi George V, grand au il contient (les 80% des mots collectionneur, a le plus goûté les sou- I étant d'origine italienne), ainsi cm» haits de 25e anniversaire de la minus cule république de Seint-Marin, nu la belle collection de timbres-poste de ce pays qui accompagnait ces voeux?On a beau être roi, cela ne fait pas oublier un bel album.*• * * ‘’•t wa» magnificent" a dit M Bennett, s embarquant hier pour le Canada.D'aucuns voudraient bien qu'il eût la même expression, le soir de la prochaine élection générale.Le Grincheux 4o II contient des omissions qui semblent vraiment tendancieuses; il limite arbitrairement le sujet des articles, de façon à passer sous silence ce qui ne concorderait pas avec les sentiments, les préjugés rl les partis pris de leurs auteurs; il devient ainsi, par ce système sophistique.un instrument de travail insuffisant.5o It contient des articles manifestement hostiles A la religion, des mensonges historiques des professions de doctrines réellement incompatibles avec tes doctrines de l'Eglise.Dans ces conditions nous ne pouvons, en notre âme et cons- n'est Paul, c’esl-àAür»; Pierre est rien de tel comme les hommes comme Sainte-Beuve pour savoir ce que c'est que In générosité".Je rite cette phrnse à l’intention d’un lecteur qui me demande s’il doit se scandaliser de lire tel comme dans un journal tel que le Devoir.Sans connnltrc le contexte de l’expression incriminée, je présume que le rédacteur se sera rendu coupable d’archaïsme plutôt que d'incorrection.Or Tori haïsine, s’il n'est pp-, toujours louable, s'il est par-foij condamnable, mérite en principe toutes les absolutions.Et ce n'est pas parce que Faguet pastiche la syntaxe bien articulée, j’al- i la valeur de sa syntaxe, de semblable inspiration.La démission des ministres Cunliffe-Lister, poussé pat Strickland, entra dans une rage bleue, il y vit un stratagème pour éluder son décret proscrivant la langue ilalienne des écoles élémentaires; et là-dessus il lança un ul (Suite à la page 2) LUNDI: Une nouvelle lettre de M.Ebray LE VERDICT DE GENEVE SUR LE REARMEMENT DE L’ALLEMAGNE Nous publierons lundi un* nouvelle lettre de notre eorrespen-Ebray, ancien ministre résident de France; "Le verdict da Genève sur le réarmement de l'Allemagne — Le précédent russe de 1870 — Le front anglo-franco-italien i Genève — Le mémorandum français et la résolution de la Triple-Entente — Condamnation '’morale", mats platonique et sans effet — L Allemagne réarme sur mer”, tk. 2> U DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI II MAI IV33 La campagne de la Fédération s’ouvre ce matin : coup d’Ktal au manque de modc-| ration des ministres.‘ Here however.dit-il, / would stress the word '‘moderate'' (il venait de citer une VOLUME XXVI — No I lO Dans tous les quartiers de Mont- du repos et de refaire leurs forces parole du juge t)e(bono) rather than real, aujourd’hui, la Fédération des au grand air.(he word "louai', because / am oeuvres de charité canadiennes- ; j,es Cantines scouures utsin- quite convinced that the number Irançaises lame son 3e appel à la ; huent gratuitement du la»» aux a « hanté.Plus de 3.000 auxiliaires i fliers' qui souMrent de dénutri-bénévolcs, hommes et femmes, sont à l’oeuvre pour recueillir, d’ict au; |>a Colonie de vacances Jeanne 21 mai.*307,621, montant de l'ob r0CUeiHe les fillettes pauvres jectif requis pour aider, pendant e, Whiles afin que l’air jmr et une douze mois, les 24 oeuvres j nourriture saine les désreloippent et rées.les fortifient.Tl y a trois ans, la rede ration Ia (;0/0/)i> de vacances des qrè-naissait, organisation 1 e:j|reî'1,^1 a o^s accomplit la même action bien-quelques assoi'iations chantabies ; f3jsant(, auprès de centaines de et dont l'expérience chat encore a u garoons ind^enls.acquérir.Aujourdhui, elle «emt, , p Conseil catholique d'études d d'action sociaie est un organe de coopération et de coordination dont l’un des moyens actifs esl le fichier central des Oeuvres, l.a Fédération d'hygiène injanti- son action sur toute la ville et se court la "dus forte proportion de gens de toutes les organisations similaires.l-e succès de la campagne esl d’une importance considérable pour les Canadiens français non le prévient la maladie et le décès seulement à cause du secours ma de nourrissons pai ses consul!a-tériel dont nos pauvres bénéficie- lions médicales gratuites et ses vont, mais aussi au point de vue campagnes éducatives au profit des de notre fierté nationale.Nous ne mères.pouvons en douter: toutes les féde Vlnstilul national canadien pour rations de charité du continent, do les aveugles secourt ses protégés en puis le golfe du Mexique jusqu'à j |eur donnant du travail ou en leur la oAte du Pacifique, manifestent i établissant un pelât commerce; il un intérêt très grand au progrès : fournjt des lunettes aux pauvres et et au résultat final de cette campa- travaille à prévenir la cécité, gne afin de constater comment j a Maison des convalescentes ou-Montréal.première ville du (.ami- vr(, SPS portes aux malades iodi- des siècles de prospérité, surtout quand elle était sur le pied d'uue ‘ associée" «le la Cirande home.Appréciation italienne Je me passerai of dislogal people in Malta is very \ n?ionI^n?ta!irut^!‘.*r small and the doings and sayings ‘ap volontiers * of these, whom we must criticise, |e,|r habile are with some exceptions far more due to luck of moderation than In real lack of loyalty to His Majesty," Prenons acte de ce qu’il dit sur la loyauté des Maltais et de leurs ministres.Quant au manque de modération, nous pouvons l'appli- «f’/foh’o.journal qualifié par quer avec plus de justesse à Cun- Corning Fast n attribue-à un pfestidigita-à vous montrer le I blanc, noir et vice-versa à volonté, i Kt je me Contenterai de mettre sous les yeux des lecteurs les ré-1 flexions, à ce sujet, de deux journaux.|’un italieu et l’autre anglais.Voici d'abord celles du Giornale le ig fast «le honores, «le re-ab liflfe-Lister.Celui-ci, en effet, n'ar- l'^rquable pour sa modération dise les ministres que d’avoir ou- "For ils rwii-provocative utiuuite trépassé l’esprit de la Constitution ; ithe.a vailed Maltese question": iMidis que lui a supprimé la Cens-j lc**scours .du Gouverneur de r' titutiou elle-même et fait proc.la- v H provoque une mer, sans raison va!al>!e, une sorte !r4's Pcnible impression, non seu de loi mari me nous le______________ „ v,.,.„„ né ledmp de grâce à l’Ualien Y s inspire en vé- a-t-il proportion entre I offense ts> the inhabitants of Malta who firmly believe in ; the Empire and Malta for Britain.Whatever we may say, racially „f.a 1S Italian.That is not suf-ficient reason for handing over ANGLETERRE % ÇANP LK L’itinéraire du voyage EN EUROPE AVEC DEPART DE QUEBEC LE 24 JUIN LAFATETTE "'SV y ?^/cc>’-' " _ ti Ç 5S£\ AUTRICHE ,«owT«eu)t— AVFAF \* interests as to language and "commercial interests under a Go-"vernment responsible to the real "majority of the Maltese uijfh Plme-"nician blood and mentality"?"Soit ! lui dit le Malta, nous voilà "donc à la tête de l'Afrique, et "comme lel nous pouvons courir à "la eonauéle de Tripoli et de la "Cyrénaïque, qui nous ont été voles "par l’Italie; A lu conquête de TAI-"jjérie et de In Tunisie, qui nous "ont été arrachées par la France, à "la conquête encore, et pourquoi "pas?de l’Egypte que TAngletpr-“re nous n ravie; à la conquête en-"fin «le toute l’Afrique avec un "programme bien clair et bien dé-"fini, qui s'imposera aux Africains, "nos nouveaux frères, puisque cch "répond à leurs et à nos communs "intérêts, un programme, nui se "synthétise en «leux inots:‘TAfrique "aux Africains!" A bas! donc.l'An-i"g!elcrre et toute sa clique!.Mais, "par ta grâce de Dieu nous n'avons kivtes de Prix Canadien! des Editions Albert Lévesque Sade: CONTÉS CT RECITS CANADIENS Format SV, x 8: environ 100 pages.Illustrations, en eouleuri» la dons.Abb# LIONEL GROUX — Cher, nos ancêtres MARJOLAINE Aux bambins canadiens MARJOLAINE — Aux fillettes canadiennes MAXINE — 1,'Ogre de Niagara MAXINE — La fée de* castors LONGFELLOW — Evangeline LOUIS DANTIN Contes de Noê) ETC, ETC l'unité *0.40 0.40 0.40 0.40 0.40 0 40 0 40 du même titre „ *3.60 3.60 3.50 3.50 3 50 3 50 3.50 On peu» ae procurer ces ouvrsgea eu Service da Librairie du ”Devoir”.LA MEUNERIE MODERNE BOURNIVAL Comprend meules en pierre naturelle, Nettoyeur et Bluteau.Rroduit une farina da blé au tarroaln eaint.hygiénique.?hoU.3l.‘.T dî°îr.in' '* Vitamine, et te, Aiaure de beeux revenus h l’acheteur.Pour détails complets, demander catalogue "A'’ Bourniva! & Cie, 338 Notre Dame Est ________________________ J MONTRIAL jamais été à la tête de l’Afrique, notre sort fut toujours lié à celui “de l'Italie.Nos gouvernants an-“glais eux-mêmes nous ont toujours “considérés comme italiens.En "posant le pied à Malte, le premier “contact avec nous ne s’est pas fait "en maltais, mais dans notre lan-"gue, à savoir, en italien; en italien “nous avons rédigé les conditions “suivant lesquelles nous acceptions “leur protectorat; en italien paru-“rent leurs premières proclama-“tions; pendant un quart de siècle "l’italien seul figurait dans la galette officielle; en italien, enfin, "sc transmettaient les ordres de “commandement aux soldats de no-“tre milice.Dès 1880, le gouver-“neur Bail écrivait que “Malte était ‘“la ville la plus tranquille de l’Ita-“He!” Mais aujourd’hui on veut "faire de nous des Africains, c’est-"à-dire les serviteurs de l’Empire.” La suite lundi) f CE UM Toute cafta semaine Deux representations par jour: 4 heures et S heures 3» Exhibitions d'animaux sauvages dressés et CIRQUE combinés de GEORGE HAMID présentant les plus grands spectacles • du gente au monde.Adultes.50e Siégea réservés .Soir: Enfants.25c JSe, fl.oo.Loges, ,1.60 ELZEAR SOUCY SCULPTEUR Statues en bols sculpté, chaires, fonl baptismaux, dessins et estimés sur di mande.M99 Bteury LA.1577 Réunion mensuelle des retraitantes CONFEHENCE DE L’ABBE PHILIPPE PERRIER La prochaine réunion mensuelle des Retraitants de Montréal aura lieu dimanche, 12 mai, dans la chapelle «les jeunes gens de la paroisse «le l lmmaculéf-Conception, angle «les rues Rachel et Bordeaux.Mcs.4 tasse de lait, 1 c, à table de farine, 6 tranches de lard, sel.Couper le lard en tranches, le mettre dans une ipoôle avec assez d’eau pour couvrir et laisser cuire 5 minutes; jeter l’eau et faire rôtir les grillades.Délayer la farine avec le lait, y mettre les oeufs battus et déposer ce mélange dans la poêle contenant le lard.Faire cuire sur un feu doux ou au fourneau.CREPES 1 tasse de famine, I ou 2 oeufs, 1 tasse de lait, beurre ou saindoux, sel.Tamiser la farine et le sel, délayer avec le lait, ajouter les oeufs et travailler la pâte jusqu’à ce qu elle soit bien lisse.Mettre un peu de beurre ou de saindoux dans une poêle, .faire chauffer et y ajouter de la pâte de manière à ce que le fond eu soit recouvert.Laisser cui-re d un ¦côté, puis de 'l’autre.Servir enaud avec sirop d’éra(ble.Les bonnes recettes Un dîner canadien SOUPE AUX POIS 2 tasses de pois, livre de larl salé, 1 c.à thé de soda à .pâte, 3 pintes d'eau froide, 2 petits oignons, ipoivre.Faire tremper les .pois pendant toute une nuit dans de l’eau froide additionnée .d’une cuillerée à thé de soda.Jeter cette eau et cuire les Ef tout cela pour 2% Nous assurons toutes vos fou rures contre le feu, le vol, les m tes et autres inconvénients.£ plus, ces mêmes fourrures voi sont retournées parfaitement ne loyers lorsque le temps est venu d les porter.Et cela, tout cela poi un léger déboursé de 2% de voti évaluation.Apportez-nous donc v< fourrures ou appelez-nous tout sin plement, notre voiture passera h chercher chez vous, teléphom CHerrier 3181.J.F.Reid.manufai tuner de fourrures, où se trouve i plus belle voûte d’emmagasinas de fourrures, à Montréal.Lecteur et lectrices du Devoir, J.F.Rei annonce dans le Devoir.Soulage maux de tête, de dents, d'orelllee AS •—abaisse la fièvre.v iffii Un marquis de Carabes par DELLY irrv.ôi Nous avons hier annoncé comment un contretemps imprévu nous empêche de publier Le marquis de Carnbas, le dernier roman de Del-ly.On ne nous en voudra pas de donner tout de même ici les premières pages de ce roman, qui en posent les principaux personnages et en laissent deviner l’intérêt.L'auteur ne sera point fâché, non plus, nous l'imaginons, de la publicité que recevra de la sorte son nouveau livre.Celui-ci est d’ailleurs m vente an Service de librairie du Devoir, MO, rue Noire-est est, prix: Si.00 franco.Lundi, nous commencerons la publication de notre nouveau feuilleton.' — I - Le thé dansant que donnait aujourd’hui Mme Leduc, la femme du plus, jeune médecin de Treilhac, réunissait à peu près toute la meil-Irure société de la petite ville, j.’hôtesse allait de l’un à l’autre, vive, aimable, un peu maniérée, bonne personne, d'ailleurs, comme le disait une vieille dame au profil de chèvre à Mme Damplesmes, avec qui elle s'entretenait en regardant les évolutions des danseurs.L'autre une blonde entre deux âges, au visage fané - approuva du bout des lèvres.Puis elle ajouta avec une moue de dédain: Mai* elle est bien peu intelligente, soit dit entre nous.Oh! pas moins que beaucoup d’autres! .Seigneur! que ces dames sont inélégantes! Quand je pense à celles de mon temps!.Tout cela est bien loin, hélas! ‘Mme Damplesmes dit sentencieusement: — Il faut être de son époque, madame.Voyez ma fille.Elle est très sérieuse, en dépit de ses allures plus libres que celles ayant cours autrefois.La vieille dame jeta un coup d’oeil vers une petite blonde qui causait depuis un long moment dans une embrasure de fenêtre avec un jeune homme à mine de fat, vêtu avec une élégance trop appuyée.— Elle parait trouver Jean-Paul Morin â son goût, votre Janine, ma chère amie.Mme Damplesmes soupira légèrement: — Il sernit tout à fait le mari de nos rêves! Mais on le dit très Intéressé.G’est de famille.Le père Mo-1 rin a épousé le sac, en prenant pardessus le marché la plus laide femme du monde.Mme Leduc, qui s’approchait des causeuses, demanda en souriant: De oui parlez-vous?Quelle est la plus laide femme du monde?Vous ne l'avez pas connue, chère madame.C'était la mère de Jean-Paul Morin — lequel fait rêver Janine, paralt-U.Mme Leduc sc mit à rire.- Les jeunes filles ne rêvent plus aujourd'hui.C’était bon autrefois, ma bonne madame Clémentirr ! - Dommage.grand dommage! Elles n’en valaient pas moins, allez! Rêver, je l’ai fait aussi quelquefois, à vingt ans; cela ne m’a pas empêchée d’aider mon mari à la direction de notre fabrique, quand la maladie l’a obligé à se ménager, ni d’élever mes cinq enfants, qui se sont bien et honnêtement débrouillés dans la vie.—- Oh! vous êtes une femme si intelligente! “dit Mine Damplesmes sur un ton de flatterie.“Mais il n'empêche que cette éducation de votre époque, et même de la mienne, avait bien des inconvénients.— Où n’en trouve-t-on pas, dans ce pauvre monde?Toutefois, je reconnais que nous avons encore quelques jeunes filles charmantes — comme voire petite cousine Hélène, par exemple.La vieille dame glissait vers son interlocutrice un coup d’oeil malicieux.Mme Damplesmes eut un rire pincé, en ripostant ironiquement: — Hélène?Mais c’est une jeune fille du temps jadis, élevée dans les jupes d’une mère ridiculement 'vieille France qui en a fait une petite nigaude, s’effarouchant de tout, ignorant la vie.et avec cela sensible, très sottement.Ceci n’est pas un défaut, à mon avis.Quant à son genre d’éducation.évidemment, la pauvre Mme Surbères a eu tort de ne pas mieux l’armer pour l’existence.Mais sans doute ne pensait-elle pas être enlevée si tôt de ce monde.Mme Damplesmes dit dédaigneusement: Je ne l’ai pas connue, niais je me la figure aussi insignifiante, aussi nulle que sa fille Mme Clémentier hocha la tête.— Insignifiante?Eh! je ne trouve pas que la petite Hélène le •soit tant que ça! Bien jolie, en tout cas, fine, distinguée.Espérons qu’il se trouvera un homme intelligent pour In choisir entre cent autres.- Sans dot?Comptez-y, chère amie! — Bah! qui saitl, dit Mine Leduc.Mais en attendant de généreux prétendants, pourquoi ne l’amenez-vous pas quelquefois à nos petites réunions?Elle se distrairait, en s’habituant un peu au monde et à la vie, qui vous lui reprochez d’ignorer.— Vous oubliez qu'elle est en grand deuil.Mme Clémentier déclara: Voilà dix-huit mois que sa mère est morte.— Mais elle ne veut pas encore le quitter.En outre, comme elle est destinée à gagner sa vie, il est beaucoup plus raisonnable qu’elle ne s'accoutume pas aux distractions mondaines.Mme Leduc demanda: — Et que fera-!-rl!e, cette pauvre petite?— Elle est bonne musicienne et pourra donner des leçons de piano, de solfège.— Où cela?Pas ici?Nous avons déjà Mme Bruard, Mlle Gersier, Mlle Clair.et cette dernière meurt de faim, dit-on.-— Le cas est embarrassant, je le sais bien; pourtant, elle n’est pas capable de faire autre chose.Croyez-vous que sa mère, n’ayant pas de fortune, n'aurait pas dû la diriger vers une carrière un peu rémunératrice?Au lieu de cela, elle l’a élevée comme une rentière .et maintenant, c’est moi qui en ai toute la charge.Sur ces mots.Mme Damplesmes soupira en levant au plafond des yeux de martyre résignée.~ elle a une pension, cette petite, dit Mme Clémentier, — Oui, mais si peu de chose! El je lui prends naturellement le moins possible là-dessus.11 faut savoir faire quelques sacrifices pour sa famille.Elle s’interrompit.Un roupie entrait, venant de la pièce voisine ou I on servait le goûter.Elle, une grande belle fille légèrement rousse, aux veux hardis, portant avec une désinvolture provocante une toilette du genre le nlrs nouveau; lui.un gros garçon d’une trentaine d années vulgaire, poseur et visi- blemcnt plein de suffisance.La jeune fille riait, parlait haut, montrant de belles dents entre les lèvres savamment carminées.Tous deux traversèrent le salon pour regagner le jardin qui s’étendait jusqu’à la rivière.Mme Clémentier joignit sur ses genoux ses vieilles mains ridées en murmurant: Celte Camille Trémont! Peut-on se compromettre ainsi avec ce gros Chervet! Un rictus moqueur plissa la bou-johe molle de Mme Damplesmes.Eh ! elle cherche le mariage riche! Théodore Chervet parait ensorcelé, au dire de ses amis.Avec ses goûts de dépense et sa maigre dot, la belle Camille ne ferait pas si ma! en épousant l’un des gros oropriétaircs du pays.-— Et le fils d’un usurier, d’un être taré, méprisé de tous durant sa vie.Lui-même n’est que sottise, prétention, vulgarité physique e» morale.Je veux espérer que Mlle Trémont n’a pas l’flme assez basse pour accepter un pareil mari! Elle y arrivera, croyez-moi.Attirés par sa beauté, les épouseurs s'éloignent en apprenant que cette élégante personne a pour dot trente mille francs sans espérances, puisque la rente assez ronde dont jouit sa mère n’existera plus à la mort de celle-ci Camille, fille pratique, sc lassera vite d’attendre le mari de ses rêves cl se contentera du gros Chervet.Grand bien lui fasse! Un triste ménage de plus sur la terre.Allons, je vous laisse maintenant.Pour contenter Mme Leduc, ma bonne voisine, j'ai fait celte petite apparition: mais Je retourne à mon tricof.Mme Leduc accompagna la vieille dame Jusqu’au vestibule, tout en essayant aimablement de la retenir.Mais Mme Clémentier dit en riant: Non, non.ma figure du temps jadis n'a que faire parmi toute cet- Vous viendrez demain pour que je vous montre mon nouveau point de crochet.Hier, j’ai donné une leçon à Hélène Surbères qui fait, comme vous, tout ce qu'elle veut de ses jolis doigts.Ah! la charmante créature, physiquement et moralement ! On prétend qu’elle ne doit pas être fort heureuse chez ses cousines Damplesmes?— J’ai tout lieu de le penser.Mais elle ne se plaint jamais, car c’est une fière et délicate nature.Janine en est très jalouse, je m'en suis aperçue, et Mme Damplesmes ne lui pardonne pas d’être infiniment mieux que sa fille.Voyons, est-il exact que ces dames n’aient qu’une fortune très médiocre?— Parfaitement exact.Autrefois ceg Damplesmes, grands propriétaires.tenaient le haut du pavé à Treilhac et aux alentours.Mais André Damplesmes, dissipateur et insouciant, laissa péri'liter si bien ses affaires qu'il dul vendre peu à peu ses terres, les plus belles de la contrée, pour venir vivre enfin des débris de sa fortune dans sa maison de Treilhac.— J’avais entendu dire que sa femme, très dépensière, avait largement contribué à cette ruine?— Oui, oui, c’est vrai.Elle n sa grande part de responsabilité là-dedans — comme aussi dans l'exil de son beau-fils.— Elle ne s’entendait pas du tout" avec lui?Certes non! Lorenzo, nature ardente, un peu violente même, difficile à diriger, mai* intelligent et loyal, détestait sa belle-mère ((ni a toujours aimé louvoyer, ruser, et dont il devinait l’influence néfaste sur la trop faible volonté de son père.Il y eut.paralt-il, de nombreux conflits entre ein.si bien qu'à dix-huit ans, il s’engagea et partit pour le Maroc.Au momeui! de la mort de son père, U se trou« vuit à l’hôpital, «vaut été blessé poste.Un échange de lettres eut lieu entre le notaire et lui pour le règlement des affaires.Mais on ne le revit jamais par ici.Mlle Am-bert, à laquelle il témoignait beaucoup d’affection, a reçu il y a quatre ans un mot de lui l’informant de son départ pour l’Afrique du Sud, où il allait chercher fortune.Depuis lors, plus de nouvelles.Est-il encore vivant?Nul ne le sait, Mme Damplesmes continue d’habiter la maison qui appartient à son beau-fils.Des valeurs qui lui ont été attribuées à la mort de son mari.Je ?» 'I "e doit plu* rien rester.Elle vit sur le maigre revenu de ses enfants mineurs.Cependant, on fail bonne chère chez elle et ces dames se paient des toilettes neuves à chaque saison.de deHes*ir^en^ a beaucoup - Je m’en doute! Mais à force
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