Le devoir, 23 septembre 1916, samedi 23 septembre 1916
b VOLUME vil—No 224 MONTREAL, SAMEDI U SEPTEMBRE 1916 Ufc.UA SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : ^ Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$."» 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 fjll JS ETATS-UNIS.1 50 miiwn I III Ilfïïi UNION POSTALE.'» 00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION : - Main 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! k 4 \ » * EN AFRIQUE - SUD La situation politique — Les divers partis — L'entente de Botha avec les unionistes — Les nationalistes de Hertzog —Points de contact et de divergence —L'envoi des contingents —La solde des volontaires —Une crise — De quoi demain sera-t-il fait ?Si nous parlions un peu rie l’Afrique-Sud?Les dépêches nous apprennent tjue le Times, dans un vigoureux article, a lié les noms de Bou-rassa et de Hertzog et déclare qu’on avait tort de n’attacher qu’une importance secondaire à leur attitude, que le problème de la réorganisation de l'Empire, qui se posera aussitôt après la guerre, sera rendu plus complexe par la présence du courant nationaliste que représentent ces deux hommes.Si nous essayions de savoir quelle est, à peu près, la situation d’Hertzog et de ses amis en Afrique-Sud?Nous disons “à peu prèsv„ car nous n’avons sous La main que des documents de source impérialiste, VUnited Empire, organe des impérialistes anciens, avec une conférence de sir Lionel Philipps, l’un des chefs anglais de l’Afrique-Sud, et la Round Table, organe de La nouvelle école impérialiste.De ccs textes, forcément incomplets et qui reflètent surtout l’opinion d’adversaires, on peut cependant extraire des notions utiles.# * * Rappelons d’abord la situation générale des partis et les origines du parti nationaliste de Hertzog.* ; L’Union sud-africaine, composée des anciennes républiques de l’Orange et du Transvaal, des colonies du Cap et de Natal, a fait ses élections générales l’an dernier, en pleine guerre, au lendemain de la révolte dirigée par De Wet.(On voit que les Sud-Africains sont moins préoccupés que nous de la “trêve”).Ces élections ont donné le résultat suivant: Parti sud-africain (Botha-Smuts), 54 députés; unioniste (à base anglaise), 40; nationaliste (Hertzog), 27; ouvrier, 3; indépendants, 6.Sir Lionel Phillips et le rédacteur de la Round Table admettent cependant que Hertzog a pris la bonne moitié des suffrages hollandais.Aucun des parlis ne possède un effectif suffisant pour gouverner.Botha dirige les affaires avec le concours des unionistes.Unionistes et sud-africains ont décidé qu’ils feraient bloc jusqu’à la fin de la guerre, en dépit de leurs divergences de vues sur les questions de politique intérieure.Mais l’entente est parfois difficile.Nous en verrons la preuve tout à l’heure.Autant qu’on en peut juger, le parti ouvrier représente les travailleurs anglais des villes minières; le parti unioniste, la bourgeoisie, le haut commerce et les agriculteurs anglais.Le parti sud-africain devait comprendre autrefois la quasi-totalité, sinon la totality des Hollandais.La rupture entre Botha et Hertzog (Hertzog était ministre de la Justice dans le cabinet Botha) a coupé en deux l’élément hollandais.Hertzog, qui a avec lui Steyn, l’ancien président de l’Etat libre d’Orange, ne comptait d’abord de partisans que dans l’ancien Etat libre, mais sir Lionel Philipps et la Round Table admettent que le mouvement est en croissance, qu’il se propage au Transvaal et dans la colonie du Cap.Quant à 'la pensée actuelle d’un très grand nombre de membres du parti, probablement de son clément principal, voici comment la résume la Round Table (livraison de juin, page.582) : “Ils sont anti-impérialistes en ce sens qu'ils sont entièrement sud-africains dans leurs desseins et leurs intérêts: ils acceptent avec satisfaction, indifférence ou résignation le lien britannique, mais tout en acceptant tous les avantages, ils n’entendent en accepter aucune responsabilité.(Nous sommes assez familiers avec ce langage pour en conclure que ces gens veulent s’en tenir à l’ancienne formule des relations entre la métropole et les colonies).Ils sont radicalement et irréconciliablernent anti-Botha.” * * * C’est la guerre qui a été la cause, qui demeure la raison d'être de l’entente entre Botha et les unionistes; c’est elle aussi qui en fait la précarité.Car l’on imagine bien que les Hollandais partisans de Botha et les Anglais dont les sentiments de race se sont exaltés dans leurs années de lutte contre l’influence hollandaise ne sont pas là-dessus au même diapason.Sir Thomas Smartt et ses partisans savent gré à Botha de sa campagne contre les colonies allemandes et de sa participation, fort limitée, au conflit généra]; ils sont prêts à le défendre contre ceux de ses compatriotes qui lui reprochent son attitude, mais ils trouvent souvent qu’il ne va pas assez loin.Et c’est uniquement par crainte du pire qu’ils s’efforcent de consolider son pouvoir.La Round Table nous raconte à ce propos un incident typique et où l’on voit jouer toutes les passions si naturelles à ces peuples divers, qui se sont longtemps combattus et qui viennent, depuis quinze ans à peine, d’être réunis sous le même drapeau.Le gouvernement ne s’est décidé Tu’après un assez long temps à expédier un contingent en Europe: la Round Table estime du reste qu’étant données les dépenses énormes sus-îitées par l’insurrection et les deux campagnes coloniales (qui ont, à elles irois, exigé la présence sous les armes de plus de 90,000 hommes), cet envoi fut d’une sagesse discutable.Quoi qu’il en soit, l’Union sud-africaine possède, aujourd’hui, à l’étranger, un contingent de 11,000 volontaires.Tl semble qu’on ait fait à ce propos une sorte de compromis.Pour •épondre au désir de ceux qui voulaient aider la métropole sur les champs de bataille loinlains, on a expédié le contingent, après que 7,500 volontaires fussent allés, à leurs propres dépens,' rejoindre l’armée de Kitchener; mais, pour ménager d’autres susceptibilités évidemment très icnsibles, on a décidé que les membres du corps expéditionnaire ne touilleraient que la solde impériale, tandis que les volontaires qui faisaient :ampagne contre les colonies allemandes et ceux qui avaient combattu es insurgés touchaient la solde coloniale, sensiblement plus élevée com-ne chez nous.On imagine quelle rancoeur cette différence de traitement a laissée 'hez les partisans de l’intervention en Europe.La question a été débat-;ue aux élections et soulevée deux fois au Parlement.Au mois de décem->re dernier, le général Smuts a répondu au chef unioniste, après avoir vainement essayé d’écarter le sujet: “Vous n’avez pas le droit de nous presser quand vous connaissez la position.Je vous l’assure, nous sommes tur le bord d'un volcan, et vous le savez.” Quelques mois plus tard, un léputé ouvrier voulut revenir sur ce point.Botha lui-même déclara que ‘si la motion était mise aux voix, il était certain que le partage se ferait itrictement sur le terrain des races; que.bien qu’il fût personnellement àvorable à la proposition, il ne pourrait présentement la faire adopter lu’avec des conséquences trop graves pour s’y résigner; qu'il serait con-équemment obligé de la combattre; qu'elle serait rejetée, mais en jetant es uns contre les autres Hollandais et Anglais; et que, si on lui imposait me telle division ,sur les lignes de races, il abandonnerait ses fonctions” [Round Table, 19» fi, page 588).Lette catégorique mise en demeure disposa de la question pour le uoiueni, et les chefs unionistes s’estiment heureux d'avoir empêché la «action des forces boers — car les nationalistes étaient tout prêts à aider ê gouvernement contre ses alliés d'aujourd’hui.Mais cette satisfaction d’ordre tactique n’empêche point que la foule anglaise soit fort mécontente de ce qui s’est passé.Chacun comprend que l’état de choses actuel, que maintiennent seules les nécessités de la guerre, ne peut durer et que la fin du conflit à tout le moins amènera un nouveau rétablissement des valeurs.* * * Certains unionistes sont d’avis que Botha devrait carrément réclamer la fusion des partis unioniste et sud-africain, afin de constituer un grand parti’ loyaliste anglo-boer.Mais ils ne peuvent s’empêcher de poser tout de suite une question: Combien de suffrages hollandais son alliance permanente avec le parti unioniste lui coûterait-elle, à supposer qu’il voulût la faire?Dans quelle mesure fortifierait-elle le parti nationaliste?D’autres soupçonnent qu’il n’a pas complètement renoncé au rêve de grouper sous ses drapeaux le gros, sinon la totalité de ses compatriotes hollandais.Personne n’ose trop prédire ce qui se passera au lendemain de la guerre.Mais l’on voit que la situation est intéressante.” Nous y reviendrons probablement l’un de ces jours.Puisque M.Asquith lui-même déclare que nous assisterons bientôt à la réorganisation de l’Empire, il n’est pas mauvais de savoir de quel bois se chauffent les gens que nous rencontrerons dans cette besogne.Orner HEROUX.BILLET DU SOIR.LES AMITIES Tout à l’heure, je suis tombée en 'furetant dans mes papiers, sur une lettre écrite à une amie chère il .y a deux ou trois ans, — lettre jamais envoyée.Je T ai toute relue.Ellç contenait juste douze pages d’une écriture qui ne.ressemble plus que vaguement à la mienne.J’ai été un peu étonnée devant la tendresse passionnée que j’y avais mise, et qui était sincère et non pas exaltée.Et, parce que ce soir j’étais déjà triste sans cause, je me suis sentie désemparée.A quoi tiennent donc nos amitiés pour qu’elles se délient d’elles-mêmes si rapidement?Cette amie-là, que j'aimais de tout mon coeur, elle, n’entend presque plus parler de moi et ne me donne guère non plus de ses nouvelles.Elle était mon aînée.Elle s’est mariée et comme son bonheur lui suffit, elle délaisse sans s’en rendre compte celles qni l'intéressaient avant l’amour.Et, si je prends la peine de regarder derrière moi, que d’autres de même qu'elle, j'ai aimées, que j’aimerais encore si je les revoyais, mais dont je me passe si facilement.Combien de liens se nouent et se dénouent dans une vie?Un jour, vous avez un grand chagrin, quelqu’un vous quitte, éloigné par des circonstances que vous jugez cruelles.Vous êtes désolé.Vous êtes rongé de regrets.Une semaine, deux semaines vous y pensez sans cesse.Puis, graduellement vos regrets s’atténuent, d’autres visages vous attirent, et les intérêts chaque jour variés de votre vie endorment l’affection que vous aviez pour cet absent.C'est ainsi toujours : on ne peut pas garder autour de soi et cultiver toutes les fleurs d’amitiés qui s’ouvrent et s'épanouissent sur la grand’route de la vie et à mesure que Ton marche, on abandonne les bouquets déjà respirés pour se pencher vers des fleurs plus fraîches, vers des yeux nouveaux.C’est ainsi toujours.Pourquoi le bon Dieu nous a-t-il fait des coeurs-papillons qui lutinent partout et oublient invariablement ?Pourquoi sommes-nous changeants, pourquoi nos sentiments sont-ils fragiles ainsi que des corolles bleues ou roses?Pourquoi?.Sans doute pour que nous aimions la vie sans nous fier sur le bonheur qu’elle nous offre?Sans doute pour que la détresse qui nous prend en face de nos coeurs versatiles, nous ramène à Lui.à Lui qui est stable, à Lui qui est l'éternité, à Lui qui dans cet avenir mystérieux de Vautre monde ressuscitera peut-être toutes les fleurs d’amitié que nous aurons égarées ou perdues sur la terre.Et sans doute aussi pour nous faire apprécier davantage les rar s sentiments qui demeurent.qui restent vivaces à travers tous les événements.Les sentiments que n’attaquant ni les malentendus, ni les absences, les sentiments qui se tiennent miraculeusement droits comme des arbres indéracinables, dans nos coeurs ri'""géants.Il ne faut pas être triste, il ne faut pas être désemparé, ni ce soir, ni demain, pour l’amour de ces sentiments précieux que le bon Dieu nous a donnés.Mais qu’elles sont frêles, nos amitiés de Ions les jours cl que nous sommes infidèbsl Michelle LeNGRMAND.M.J.-A.PAPINEAU On a célébré ce matin les obsèques de l'un de nos amis les plus dévoués, membre du conseil d’administration des Amis du “Devoir”, M.J.-A.Papineau.M.Papineau n’avait pas encore quarante ans.11 y a trois semaines à peine, malgré ses forces défaillantes, il avait tenu à nous’ apporter un suprême témoignage de sympathie.Nous prions Madame Papineau et sa famille d'agréer nos respectueuses condoléances.HYGIENE MUNICIPALE L’INSPECTION OCULAIRE A MONTREAL.Le Bulletin mensuel du bureau d’hygiène et de statistiques, de la ville de Montréal, figure au nombreuses innovations heureuses apportées dans ce service par son directeur actuel.Désormais les médecins et le public, en général, sent tenus entre autres choses au courant des maladies épidémiques et à mesure que l'une de celles-ci fait son apparition, on donne d’u'iles conseils sur la façon pratique de l’enrayer et de la conjurer.Le périodique n’atteint sans doute qu’un nombre restreint de lecteurs, mais comme il pénètre dans toutes las salles de rédaction, on caresse l'espoir qu’ill inspirera des articles accommodés au goût des lecteurs ordinaires et portera, par cette transformation, des fruits utiles et nombreux.* * * Le dernier exemplaire du bulletin contienl la conclusion d'une série d'article sur l’inspection oceu-leiro dans les écoles de Montréal, et une étude, détaillée sur «établissement et le fonctionnement des dispensaires antituberculeux à Montréal.Lun et l'autre de ces nouveaux services tendent à compléter l’organisation sanitaire de la ville que le docteur Boucher travaille à perfectionner avec un zèle qui ne se dément pas.* * # L Inspection médicale des écoles fonctionnait déjà d fonctionnait bien depuis quelque temps ; il y manquai»! un complément: l’inspection oculaire.Cependant, en nul autre endroit, celle-ci ne saurait être plus à sa place.C’est à l’école que l’enfant commence à exiger de ses yeux une application constante et tendue.Si ceux-ci sont mauvais, tout de suite, il se sentira dans une situation d'infériorité sur le reste de ses camarades qui peuvent lire et étudier sans éprouver de fatigue.Souvent, on accuse à tort un en-fan»! de paresse, d’insouciance ou de froideur au travail.La cause qu’on ne soupçonne pas est suffisante à l'excuser.Sa vision est mauvaise.Ce qui pour les autres écoliers est un plaisir lui devient une peine et une souffrance.S’il est au début de ses eiasses, il sera retardé par cet empêchement matériel sur le reste de ses condisciples.Il en concevra une aversion pour l’étude et si par hasard ses parents et Oui mettent du temps à se rendre compte de sa maladie, il usera ses yeux et souffrira, toute sa vie durant, d’un mal qui, grâce à l’intervention opportune du médecin, aurait pu lui être évité.Sans lumière, impossible de faire le moindre travail soigné, impossible même, la plupart du temps, de faire quoi que ce soit ; un enfant qui a de mauvais yeux est comparable à un homme vivant dans une maison dont les fenêtres sont trop petites ou trop sales, qui ne reçoit pas une lumière suffisant.* pour accomplir son travail ; un enfant qui a de mauvais yeux est un ouvrier qui aborde le travail avec, des outils imparfaits.Il lui faudra plus d’application, plus de peine et de plus de temps pour faire ce que les autres exécutent sans effo t.Enfin, la nécessité d'une bonne vision esl aussi claire que le jour dont nos yeux nous renvoient le reflet.Veut-on appuyer par des chiffres l'importance de l'inspection médicale?La chose est facile.A Montréal, durant le mois de mai, sur 972 enfants examinés.357 étaient atteints de myopie.157 d’hypermétropie et 83 d’astigmatisme, soit 597 à vue anormale.* * * li n’y avait autrefois pas ou peu d’organe plus négligé que la vue, chez les enfants.Le médecin chargé «le ce service, le docteur Adrien Plouffe, savait donc qu’il devait entreprendre une campagne d’éduca- tion.Il a commencé par résumer,I dans une circulaire qu’il a chargé les enfants de remettre à leurs parents, un mémoire sur la nécessité d’avoir de bons yeux, puis, chaque fois qu'on trouvait un écolier dont la vision était défectueuse, on le chargeait d’un avis à l’adresse de ses parents recommandant à ceux-ci de conduire le malade chez un médecin ou dans une clinique, suivant leurs ressources.Afin de frapper l’imagination des enfants et leur faire comprendre à tout jamais Futilité du port des lunettes pour corriger une mauvaise vue, le médecin se promenait de classe en classe avec des verres et avisant un petit myope, par exemple, lui faisait porter des lunettes et constater, en un clin d’oeil, comme les caractères de son manuel de lecture, jusque là dansants et embrouillés, apparaissaient soudain rigides, nets et clairs.“11 faut voir, dit l’article du Bulletin, le sourire émerveillé des élèves qui constatent cette amélioration de leur vue.D’autre part, il est bien triste de rencontrer des enfants dont la myopie est si avancée, que des vers la corrigent à peine un peu.” * * * Et cette dernière phrase atteste de la nécessité de l’éducation du public sous le raport de l’hygiène oculaire.Dans la classe laborieuse on n’esi pas toujours soucieux de ce que l’on se figure être des détails.Actuellement, l’examen des yeux est de rigueur dans les écoles; tant mieux! I Nombre d’enfants pourront guérir I ainsi ou améliorer leur vue, qui ; l’eussent usée jusqu’à l’incurabilité sans cette heureuse intervention.Dans la classe aisée, les petits enfants qu’on conduit chez l’oculiste sont nombreux, mais quand on constate des myopies à peine curables dès l’école, cela rappelle Fimportan-ee de surveiller la vue chez les enfants et d’y remédier avant leur entrée à la classe, avant que la lecture ou l’application imposée par les devoirs leur aient révélé le défaut de leurs yeux.Il n’y a peut-être pas de cas où il importe davantage de pren dre le mal le plus tôt possible.Des soins ou des lunettes à temps écono-| misent pour l’oeil des forces que, j s’il les perd, il sera ensuite impossible de lui faire retrouver.“Les parents, dit le Bulletin, devraient toujours avoir l’esprit en éveil et faire examiner les yeux de leurs enfants, quand ces derniers se plaignent de maux de tète, de vision embrouiUéé ou mauvaise.Ils ne sauraient rendre un service plus réel à leurs enfants.” Sans doute, en atteignant les en fants qui sont sur les bancs des éco les on travaille déjà pour le présent, puisque l’on peut soulager ceux qui souffrent actuellement, mais on travaille surtout pour l’avenir.Un écolier qui aura appris dès sa jeunesse l’importance de l’hygiène oculaire, la valeur d’une bonne vision et ta façon de la conserver ou de la reconquérir quand on l’a perdue prendra plus de soin de la vue de ses enfants que ses parents, par suite d’une j ignorance qu’on ne saurait condamner parce que personne n’avait tenté de la corriger, n’en avaient mis à protéger la sienne.On en est encore à la semence; la récolte se fera plus tard.Louis DUPIRE.LUNDI; Nous parlerons de l’intéressante organisation des dispensaires antituberculeux.SOIRS D'AUTOMNE 1 Sentez-vous la douceur et la paix des longs soirs Entre la lampe claire et la page du livre, Pendant que sur la table, en acheva»! de vivre.Quelques fleurs vers nos fronts penchent leurs encensoirs?Sentez-vous tout ce calme et ce profond silence, Que l'horloge accentue avec son petit bruit Qu’un autre petit bruit pareil imite el suit Sur une interminable et parfaite cadence?C’est le charme infini de l’automne opérant Sur l’esprit et le coeur de Thomme, et sur les choses; Prodigieux effet né de divines causes Que Tâme ne saurait définir, mais comprend.Ce soir est fait de quiétude, et la confère.Dans l'air que Ton respire il esl une vertu Qui vient subtilement, poète, penses-tu, D’un peu de paradis épars en l’atmosphère.Albert LOZEAU.Le nouveau volume de vers de l’auteur paraîtra le 2 octobre 4 UNE OEUVRE PATRIOTIQUE APPEL AUX CANADIENNES.— INSTITUTION TROP PEU CONNUE.— COMMENT L’ENCOURAGER.Nos énergies nationales convergent depuis quelque temps vers l’enseignement sous toutes ses formes.Et c’est avec raison : les peuples aussi bien que les individus ne sauraient remplir leur mission que dans la mesure où ils y ont été préparés.Il nous appartient, mesdames, de considérer dans ce mouvement d’ensemble le rôle de l’enseignement féminin.Avouons-le tout bas : que de lacunes à déplorer dans La mentalité d’un grand nombre de celles qui seront les fehi-mes de demain ; comme il leur est difficile de conserver intactes les austères traditions des aïeules, tandis qu’il leur faudrait s’élever aux cimes du dévouement le plus éclairé pour répondre bientôt à la tâche de maintenir au milieu du fracas des guerres et des transformations sociales, le supérieur idéal de l’âme latine et chrétienne.La question se pose angoissante : "* Et le moyen d’atteindre la personnalité féminine complexe et délicate ?” Il n’est pas étonnant sans doute que le problème ne puisse s'éclaircir tout d’un coup, mais nous osons affirmer qu'une oeuvre existe capable de contribuer largement à sa solution.Elle vise à discipliner l’imagination r-t la volonté et prévient l'entraine-mem d'un monde de plus en plus égoïste et jouisseur : elle établit dans l'esprit les solides assises du savoir et s'oppose au dilettantisme dangereux ; elle donne l’habitude du recueillement, de la réflexion si nécessaire à la paix intérieure.Celte oeuvre est celle de Fenseigne-mnt supérieur post-scolaire.Il Importe de la connaître et de l’encourager.„ t On la connaît trop peu.riptre ceux qui ive veulent y voir que la répétition des dernières année* du couvent et ceux qui se terrorisent des matières indiquées au programme.combien de nous, mesdames, savent en quoi consiste renseignement supérieur donné par l’Université Laval, sous les auspices de la Congrégation de ‘Notre-Dame ?Voici d'abord le programme de son cours classique.Il est divisé en deux sections : lettres et sciences.Au programme des lettres, je lis : latin, quatre fois la semaine,«tsous la TTirection très qualiiée de M.l’abbé Maurice ; Italien, deux fous, par madame d’Emarèze ; Espagnol ou autre langue vivante à volonté ; apologétique, littérature et histoire, également par des professeurs de renom.A la section des sciences, on voit figurer à l’un des cours de philosophie le nom de M.l’abbé Hébert autrefois professeur au collège canadien à Borne.Les leçons de philosophie, d’algèbre, de géo-mètrie et de physique reviennent chacune environ trois fois la semaine et sont données par des professeurs d’une expérience dont témoignent les examens des élèves à la fin de l’année scolaire.L'enseignement classique ainsi) donné trouve un nécessaire complément dans, l’enseignement ménager.Il faut voir l’organisation pratique el l'aspect séduisant des salles où les jeunes filles par groupes de quatre on six apprennent à faire une cuisine hygiénique et.délicieuse, va sans dire ! 'Les arts : musique, peinture et dessin, céramique, ont leurs studios appropriés.Les leçons s’y donnent individuellement suivant 1er, meilleures méthodes françaises de Pelletier et Dionnals.Un cours commercial forme une dépendance très utile de l’institution.Disons en passant que ces divers cours universitaires se donnent avec les mêmes avantages en anglais, et enfin qu’une résidence accueillante s'ouvre sous le joli nom de Notre iDame-de-la-Garde.pour recevoir les jeunes étudiantes des villes étrangères.Et puisque désormais ^ nous ^ savons ce qui se passe à DEcole (l’Enseignement Supérieur, ne perdons pas l’occasion de lui accorder notre encouragement, il y a lieu d en cire fier.Parlons-en.Pour nous, mesdames, c’est chose facile, dit-on : Allons à l’encontre des préjugés de ceux qui la craignent consciemment ou inconsciemment comme si la frivolité et l'insouciance pour les ( hoses de l’esprit ifctaient pas plus à redouter chez nous que l’intellectualisme outré, comme si la conservation de notre langue française ne dépendait pas de la valeur que nous saurons y enchâsser par la vigueur de nos pensées, l’élévation et la sincérité de nos aspirations.En faisant connaître la haute valeur éducatrice, nationale et sociale d’une institution d’enseignement supérieur pour les jeunes filles, nous lui vaudrons l'appui moral et matériel dont étle a besoin pour se main, tenir et se développer.Nous aiderons encore a consolider l'oeuvre naissante en assistant aux conférences publiques qui se donnent deux et trois fois la semaine dans ses salles gracieusement égayées de verdure fraieliC' d’oeuvres d'art.Mentionnons les cours du hindi, de littérature et d’histoire à trois heures, par MM.les abbés Archambault, Chartier, Groulx, Melançon, MM.Thomas Chapals et L agacé ; d’anatomie et de physiologie à deux heures, par M.le Dr Saint-Pierre ; le cours .d’apologétique, le mardi, à trois heures, par le IR.P.Loiscau.Le mercredi, des cours de philosophie et de littérature seront donnés en anglais par les PB.PP.Swift et Reid.Dès jeudi prochain, 28 courant, aura lieu, à 3 heures, rouverlure solennelle de l'Ecole.tO'10, Sherbrooke ouest, et la collation des diplômes universitaires qu’elle décerne.Les lectrices du Devoir y sont invitées.Elles s’y rendront sans doute avec le même enthousiasme qu’elles savent mettre toujours au service des plus généreuses initia-» lives patriotiques, Marie J.GERIN-LAJOIE.BLOC jJfOTES Et depuis ?Au début de la guerre, le gouvernement canadien annonçait qu’il surveillerait de près l’augmentation du coût des denrées alimentaires et qu’il sévirait, s’il y avait lieu, contre les spéculateurs.Depuis, nous payons de plus en plus cher et le gouvernement n’a pas encore bougé.Parlait-il alors pour ne rien dire, cm a-t-il peur des spéculateurs, dont, entre parenthèses, un bon nombre souscrivent de gros montants aux emprunts de guerre?Aux munitions Un délégué à un congrès du travail disait l’autre soir que depuis l que les femmes travaillent aux muni-t tiuiis, en Grande-Bretagne, les accidents ont été de 40 pour cent plus nombreux, dans les usines où elles sont à l’oeuvre.Si c’est le cas, les patrons ne devraient pas exposer ees ouvrières, en les employant à des ouvrages dangereux.Ce peut être bien de leur faire remplacer les hommes, mais pas au péril de leur vie.Hein ?Un journal de Winnipeg écrivait l’autre jour: “M.Casgrain, le ministre des postes, aimerait, dit-on, à prendre sa retraite et la rumeur veut que ce soil sir Rodolphe Forge! qui le remplace dans le cabinet, comma chef conservateur du Québec.” La1 Free Press de Winnipeg passe pour être un journal sérieux.Si etle colporte deux ou trois autres histoires de ce type, elle se rangera bientôt parmi les journaux comiques.Sir Rodolphe Forget chef conservateur du Québec et ministre dans le cabinet Borden?Canard.Ln homme pratique Le bandit Varin, trouvé coupable d’avoir tué un de ses camarades, a attrapé 25 ans de bagne.C’est de l’exemple de ce meurtrier, qui, ayant frayé toute sa vie avec des criminels anglo-canadiens et américains, déposa en anglais plutôt qu’en français, devant un jury canadien-fran- j çais, alléguant que l’anglais lui était ! plus familier que sa langue mater- ¦ nelle, que la Free Presse de London s’autorisait l’autre jour pour s’en j faire un argument contre la survivance du français au Canada, .^léguant son peu de caractère pratique.Etre trop pratique ne sert pas toujours.La Free Press instruira-t-elle ses lecteurs du sort de son argument 1 G.P.s « Qu’aurait dit la presse anglo-canadienne, si le pont de Québec eût été construit sous la direction d’ingénieurs canadiens-français, avec du matériel sorti d’usines canadiennes-françaises et qu il y fût arrivé les deux accidents d’août 1907 et du 11 septembre 1916?Le NATIONALISTE, qui paraît de bonne heure, ce soir et se vendra cinq sous partout, se pose cette question et y répond II donne aussi, en même temps les nouvelles du samedi après-midi,—-nouvelles étrangères provinciales et locales—ainsi que toute l’Information sportive du samedi.C’est le mieux informé des journaux du dimanche.Caricature d’actuglité.Il fàut le lire, dimanche. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 SEPTEMBRE 1916 VOL.VII.— No 224 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou deft communications ac-compntmées d'une lettre signée, avec adresse autheniique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s'ils voulaient bien en prendre note définitivement.LE CONGRES DES METIERS ET DU TRAVAIL septembre 1 !)!(>.Montréal, le 20 M, le rédacteur, Lundi prochain, le Congrès des métiers et du trônait du Canada va siéger à Toronto.L’on projette certains changements administratifs, particulièrement dans la charge du président et celle du secrétaire-trésorier.Mais comme cela n'a rapport /pi’âu.r hommes, mon intention n'est pas d’en discuter ici l'appor-Innité.L’objet de eCtle lettre c’est de faire noir èi mes camarades ouvriers (pic nos délégués anmient d’autres choses à faire au “Congrès”, cent fois plus importantes que les amendements proposés, et qui devraient être leur seule grande préoccupation.Ce qu'ils devraient plutôt faire, ceux de cette province surtout, serait de s’employer sérieusement à extirper du Congrès les idées socialistes, révolutionnaires même, qui ont commencé à ;/ germer depuis quelques années; à le soustraire à l’influence américanisante sous laquelle il ploie de plus en plus: à lui donner l’élan patriotique qu’il a perdu depuis dix-huit ans (lors de la division (pii fit naitre la Fédération canadienne du Travail); eh Un mot, ils devraient travailler à en faire un congrès ouvrier canadien dans toute la force du mol.Que nos délégués fassent disparaître des archives du Congrès cette fameuse résolution, adoptée à Montréal, en 1013, recommandant aux membres des unions qui lui sont affiliées de s’assimiler la théorie de la plus indue de Karl Ma x.pour mieux travailler à l’émimclpa-tion des ïravailieurs.Théorie déjà désuète, contredite, démolie par les faits économiques cl, aujourd'hui, répudiée même par des socialistes allemands.Qu’ils révoquent celle nuire résolution, adoptée aussi il y a trois ans, par laquelle le “Congrès” a approuvé, bien que sur division: le principe de.l’nnionisme industriel.Principe que la Federation américaine du Travail a, par deux fois, condamné comme faux et pernicieux.En 1901.à Scranton, elle lui opposa sa “déclaraiion (Tautonomie” des métiers qu’elle a catégoriquement réaffirmée à Rochester.en 1912.L'unionisme industriel serait ce système qui.détruisant la 'classification professionnelle, s'acheminerait vers le syndicalisme révolutionnaire.Qu’ils s’élèvent contre la domination croissante de la Fédération américaine du Travail sur le “Congrès”, en proclamant son droit de déléguer un représentant à la Fédération internationale des Métiers, donf il a toujours été exclus par la première.De toute nécessité, il faut que nos délégués obtiennent ce.droit au Congrès, sinon, eotn-menf pourra-t-il, lui au’on a habitué à attendre ces privilèges de la F.,1.du T., avoir celui de représenter les intérêts des ouvriers canadiens au Congrès de la Paix, qui doit suivre lu guerre.Car notons que son comité exécutif a manifeste ce désir, l’an dernier, à Vancouver.Qu’ils le ramènent aux principes patriotiques qui lui valurent sa formation.El voici le moment opportun.en ce temps de guerre, à Tissue de laquelle teint de bouleversements sociaux auront lien, de faire un changement radical dans la constitution du "Congrès”, de réparer la grande faute commise en 1902, en supprimai)! les articles qui, depuis lors, ferment la porte aux unions nationales et leur préfèrent l'affiliation des locales internationales américaines.Que nos délégués réagissent donc contre cette emprise sur noire pays de l'internationalisme ouvrier américain, en empêchant le “Congrès" des Métiers et du Travail du Canada d’être l'instrument servile de la Fédération Américaine dit Travail, afin nue dorénavant il favorise T expansion des unions nationales et sollicite instamment leur affiliation pour atteindre au jour où il ne sera plus le puissant et inconscient agent d’américanisation d'aujourd’hui.Voilà la lourde et pressante tache, voilà les réformes urgentes que nos délégués, spécialement des provinces de l’Est, devraient entreprendre avec une ferme détermination de les réaliser dans les congrès à venir, en commençant par celui-ci.La situation du Congrès des Métiers et du Travail n’est plus tenable, elle n’est pas d’accord avec les véritables intérêts de Inus les ouvriers canadiens.Scs tâtonnements sonl indéniables.Que nos délégués en cherchent le pourquoi et ils verront que le Congrès est sans boussole, que c’est une doctrine solide, conforme à sa raison d’être, qu’il faut lui donner, que c’est le sens de sa responsabilité nationale qu'il (mil lui inculquer, le sentiment de sa dignité comme corps ouvrier canadien, réellement libre de son action, franchement indépendant.sans étroitesse cependant, mais aspirant et concourant lui ainsi, comme nos voisins chez eux, uu progrès économique et social de notre pays, le Canada.Veuillez croire, cher monsieur, à ma reconnaissance et à mon estime.Alfred CHARPENTIER.LA DOBROUDJA Les décisions dont notre armée de Saionicfiie vient de souligner pratiquement le bnl bien déterminé donnent une valeur particulière à la Do-broudja.Celle-ci ne forme-t-eUle pas frontière entre Bulgares et Roumains?La mer Noire, le Danube et une ligne conventionnelle, reculée par le Iraité de Bucarest beaucoup plus ü l’ouest, limitent un vaste quadrilatère couvrant 20,000 kilomètres carrés, qui compensaient il’abandon de la Bessarabie au profit du tsar, consenti en LS78 par le gouvernement de Bucarest.Ce sont d'immenses terres, à peine peuplées.Au nord, des montagnes, vers l'orient des étendues de saille, des deux autres côtés de l'eau, que ec soit les marécages danubiens ou les vagues de la mer.Pas une ligne ferrée, si l’on excepte le rail réu- ct la die e»,l Nous ne vous cachons rien de ce qui concerne le irenre de nos faubourgs échelonnés le long du lar à Dixie, Dorval, Strathmore.Valois et Lakeside, et que dessert un transit rapide.Nous ne voulons pas que vous ayes le plus léger motif de dire à vos amis que l’on ne sait jamais ce que l’on a lorsqu’on vient chez nous pour acquérir des maisons ou des terrains à bâtir.D’autre part nous ^ vous vous voir si enchantés de votre acquisition que vous soyez heureux de nous rcommander à tous vos amis.C’est pourquoi nous vous disons tout ce qui a trait à la propriété que vous achetez chez nous.Plans, brochures et numéro d’automne de “THRIFT” expédiés gratis, MARCH TRUST COMPANY 11* S.-JACQUES MAIN 3T91.12* ttin.e.Actif, plue de 14,001,Ml Hissant Cnnstantza au Danube quelques kilomètres terminant voie cie Varna à Dobritch.Au point de vue de la nouv campagne qui se prépare, quel le rôle éventuel de la Dobroudja ?La réponse se trouve dans le traité 'tic Bucarest.Quand les Roumains, en août 1913, firent reporter leur frontière, d'une ligne qui réunissait Silistrie à Jilanlik, sur lin autre tracé conventionnel plus au sud, élait-cc pour enrichir le patrimoine national?Certes non, car, stériles en-t 'e tomtes, les terres pauvres de la Dobroudja s'agrandissaient ainsi d’étendues complètement - improductives.La nouvelle frontière n’avait d’autre but que d’éloigner le plus possible les Bulgares, mauvais voisins, uissi, cette convention se complétait-elle par l’obligation imposée au vaincu de démanteler Boutschouk et Choumla, anciennes places fortes.Aujourd'hui, la Dobroudja est divisée en deux districts: l’un, celui de Constantza, l’autre de Toultcha.Leur développement en côtes vers l’est ne sera pas un appoint négligeable dans notre lutte maritime, qu'elle se fasse à notre profit à l’aide de submersibles ou au défriment de D-niieini en contrariant le ravitaillement de scs sous-marins.Faut-il noter que la présence de Varna donne surtout à ce secteur une signification particulière.Objet d’une double attaque conjuguée par terre et par mer celle-ci pourrait-elle opposer une longue résistance?Sa perte marquerait un pas important dans le chemin, au bout duquel se Irouve le châtiment des Bulgares.La Dobroudja est caractérisée par une grande sécheresse.L’agriculture y est mille et seuls de grands troupeaux permettent de tirer quelque parti de ces immensités désolés.Aussi des troupes opérant dans cette région seront-elles livées n elles-mêmes pour leur ravitaillement et d’autre part l’absence de voies ferrées, le manque de bonnes routes ne sont pas pour le faciliter, 11 arriva, cependant, qu’en 1855, l’armée française put en tirer d’abondants fourrages.Au terme de l’été il en reste toujours font peu à cause des incendies qui souvent ravagent la plaine.Vers 189Ü, la population de la Do-broudja atteignait à peine 195.000 habitants, c’est-à-dire pas même deux individus par kilomètre carré.Ce sont surtout des t ibus mi-pastorales et très mêlées où se coudoient Arabes, purs Osmanlis et Tarlares parmi lesquels les Grecs se faufilent par leurs petits com-iir rces toujours industrieux.Vu milieu de ces vestiges de peuples qui, successivement, l’emportèrent dans les luttes locales, se dresse, évocation d’une grandeur très ancienne, le fameux rempart de Trajan.G’est en effet, non loin de Constantza que s’élèvent les restes des fortifications sur lesquelles Rome comnla pour se protéger contre les barbares.Aujourd’hui, ceux-ci dans leurs attaques ne menacent plus du même côté, mais sont eux-mêmrs mis en dange" de toutes parts! Ainsi du Danube à la mer Noire, dans ce qui depuis, fut appelé le “Val de Trajan’’, se dressent en triple et quadruple murailles, sé-narées par des courts intervalles et bailles de 2 à 3 mètres, ces défenses auxquelles d'autres vont succéder à la même place peut-être.* * * Puisque la Dobroudja coïncide avec la f'ontière maritime roumaine.il n'esl pas indifférent de remarquer comment passe ‘ainsi à notre cause un rivage dont les échanges dépassent en tout par année 22 millions de tonnes.La flotte roumaine, considérée seule, est quantité négligeable.Mais nüisque de l’union naît ta force, l’apport naval des Roumains prend une réelle valeur.Les quatre destroyers ,4 R.C.D.dont disposent nos derniers alliés, jaugent 1,450 tonneaux et sont armés de trois 120 et de ¦ ept 70.Ils sont renforcés par trois torpilleurs et un ou deux sous-marins, dont le Medina sorti des chantiers italiens.La Roumanie nous donnera un concours efficace par sa lotte fluviale dont le champ d’action comprend tout le bassin oriental du Danube.L’intervention des monitors danubiens autrefois, si néfastes pour les Serbes, nous permettra à notre tour de rendre à l’adversaire la monnaie de sa pièce.Charles STIENON.(L’Echo de Paris).L'ALLEMAGNE ET LA SUISSE Paris, 22.— Une dépêche de {le-nève au Matin annonce que tous les détails de l'accord économique entre la Suisse et l’Allemagne ont été complétés.Le texte de l’accord sera soumis immédiatement au conseil fédéral suisse.Vous lisez le NATIONALISTE?Vous savez alors ce qui sc passe dans la politique canadienne.FUMEZ LE TABAC CANADIEN 1 HEROS III cat très bnn «t n* laissa paa da mauvalsrs odrura Ontrc mandat-poste de 71 nous nous en espédierona une livre, ta» St-Jaeques Tobacro Parkin*, Co., Idée., St-Jacques, Co.Montcalm, QuA LA BATAILLE DE PICARDIE L’ARTILLERIE FRANÇAISE .IF-CEE PAR LES SOLDATS ALLEMANDS DE LA SOMME.Les deux documents qui suivent émanent de soldats allemands qui tint pris part à la bataille de la Somme.Ils rendent hommage à la puissance, à la précision, à l'efficacité Je notre artillerie.\.~ Impressions d’un chef de groupe d'artillerie allemande pendant les combats de la Somme (publié par la Franckfuader Zeilung du 15 août).J'ai vu les attaques d’Arras, j’étais à Vimy, l'automne dernier, et c’était déjà suffisant ; mais cette fois ce fut bien pire, La préparation d i.rtillerie française commença sur une largeur de tranchée de 100 à 150 mètres ; elle lançait le feu de ‘ouïe une batterie.Ht moi, j'avais, avec mes six batteries, cinq ou six kilomètres à défendre : "c'est une qiffcrence.n'est-re pas ?Maintenant, j’ai comme batterie___disons I'* quadruple d’alors.L’arrosage dura six, sept jours sur les tranchées, sur les positions de batte-i les ; un nombre prodigieux d'observateurs aériens le dirigeaient ; au-dessus de chacune de mes batteries émisait un avion.Je n'aurais pas pu les chasser avec mes canons de campagne, même si j’avais voulu.Fl nous avions assez à faire avec ;k s pièces surchauffées, qu’il faiblit arroser d'eau ; aussitôt après notre changememt de position, les avions nous retrouvèrent et nos pieces se mirent à sauter l une après ! ; utre : nous receviens deux mille a trois nulle coups i>«r batteries ; les canons, les provisions, les muni-tioi s disparaissaient ; les hommes étaient rendus fous par les gaz ; les masques ne peuvent suffire à protéger un homme qui travaille dur et a besoin d’air ; iis voulaient s'enfuir à travers la campagne où ils se seraient fait tuer.Je ne l’ai pas permis.Deux jours avant le 1er juillet, les Français remplaçaient leurs troupes de tranchées par de nouveaux régiments.Nous avons eu là deux corps coloniaux et le célèbre corps d’élite lorrain qui surgit partout où il se passe quelque chose, ils ont chargé avec beaucoup de.vaillance et le premier élan leur a pleinement réussi.; puis, cela s’est arrêté devant Je feu de nos canons ; l'élan est brisé ; mais il m’a fallu tirer jusqu'au dernier moment, Tous nies chefs de batterie sont morts ou blessés : nos soldats si lésions ne tenaient plus debout ; il m’a fallu leur dire de rester jusqu’au dei’q nier souffle et de se fair tuer ; ils l’ont fait, mais c’est un ordre qu’on ne donne pas volontiers.Les Français en ont vu le résultat.Exemples : Ire batterie.Au début du feu de barrage que nous exécutioms en avant des troupes noires, deux pièces avaient leur canon déformé ; la quatrième est détruite par des coups en plein, les abris sautent, les hommes n’ont plus de ’u », visions ; puis la troisième pièce est anéantie.Une autre batterie prend remplacement, et les deux premières pieces, après avoir tiré ouelquc temps, disparaissent à leur tour.Les officiers qui restent vont combattre avec l'infanterie 2c batterie.Elle reçoit, de 2 h.39 à 10 h.30 tin matin, 1,240 coups de trois batteries lourdes ennemies ce sont des coups rasants et des coups plongeants, parfaitement dirigés.Les pièces sont brisées, nos hommes se retirent à travers un feu de barrage établi derrière nous, et la nuit une équipe de dynamiteurs va faire sauter les débris.— 3e batteries.Des tirs décharpe détruisent les canons.Les hommes se irunissent de grenades et vont de l'avant, dans un intervalle des lignes où il n'y a plus de garnison sur 200 mètres de largeur.— le batterie.Elle ne peut plus s'approvisionner de munitions, tire jusqu'au dernier obus et fait sauter les pièces ; puis les hommes se retirent à l'échelon.I^e chef d'une autre batterie voit surgir d’un nuage de gaz un officier français et deux hommes ; il les anéantit d'un coup de canon ; mais des colonnes d’assaut s’avancent ; i! prend des grenades et recule en combattant.Les chevaux y passent comme les hom-.i:s.II.Extrait du carnet d an homme (>ni a pris pari à la bataille de ta Somme (sans indication de corps).lye 20 juin, après le repos habi-tuel, nous allons prendre position en réserve et v restons cinq jours ; le sixième jour, nous allons en première ligne.Notre tranchée, si tranquille habituellement, subit dès le premier jour un tir progressif de bombes et d'obus de gros calibre qui en nivellent une partie, de sorte d'en certains endroits on est obligé de passer sur le parapet.Entre temps, nous recevons-.aussi des feux roulants.En deux jours, les villages d'Assevillers, Dompierre, Bal'kux, Fay et autres, situés derrière nous, sont réduits à l’état de ruines : les routes, les chemins sont tenus sous le feu de l'artillerie, de sorte qu’il est impossible à nos cuisines de campagne de nous atnner notre nourriture.Nous espérons toujours que le lendemain apportera un changement, mais en vain.Les obus continuent à pleuvoir sur nos tranchées ainsi qu'c des bombes avant un terrible effet brisant, “furchthare Sprengwirkung Ce sont elles qui.tombant avec une précision incroyable, écrasent les galeries et les abris, de telle sorte que les occupants sont perdus sans retour.Nous aussi, nous courons d'un abri à l’autre et enfin nous restons assis dans un abri, attendant notre sort.Nous avons la chance d'en sor-Ui de nouveau ; une ouverture seu- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES On demande un instituteur ou ins' titutrice possédant Certificat ou diplôme modèle de deuxième classe, pour la Saskatchewan, capable d'en soigner le français et l'anglais.S’adresser à J.I.Brûlé, sec.-très., At-bcrtville, Sask.ON DEMANDE un médecin résidant paroisse Saint-Hubert, comté de Ghambly, S’adresser au Rév.G.A.Fonrouge, curé, ou à M.Frs Robert, secrétaire.___POSITION DEMANDEE ^ Emploi demandé.Personne compétente demanda emploi dans un presbytère.Pouvant fournir de bonnes références.Ecrire à Casier 12, Le Devoir.A LOUER Beaudry, 335, près de.Sainte-Catherine.à loue:’, 6 pièces, bain, gaz, électricité, bon marché, possession immédiate.A VENDRE AUTOS A VENDRE.— Lozier (touring, aussi joli petit coupé, en bon ordre, à bon marché.S’adresser C.L.Rouxkeau, 400 Bloomfield.DIVERS INSTITUT STENOGR A P HI QU E DE FRANCE, 775 Saint-Dénis, tel.E.3944.— Enseignement individuel français-anglais, correspondance commerciale, travail de bureau tous genf-es, sténographie française et anglaise, méthode brève çf pratique.Diplôme de Paris.Médaille au concours mensuel, position assurée.Termes modérés.Mlle Irène Joly, professeur, déléguée de l’Institut sténographioue de France à Paris.' Membre officielle du comité de jonction des congrès internationaux, professeur ait Monument national, ex-professeur au Montreal Business College et aux Hautes Etudes, Bermudes.-——- REPARATIONS de meuJ.les de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées, Charles Turcot, 707, rue Lafontainp.Tél._E,st 5806._.__^ ARGENT A PRETER J'AI A PBETER $700, $1,500 à $50,000 et plus, première hypothèqur, propriétés à Montreal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-,TacMain 6615.T _ Tél.Eat 8526.C* i P Cordonnerie riVf * mécanique 406 RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Htibert et Saint-Christophe Rassemblage ot rapiéçage à la mécanique exécutés er{ un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises à domicile, vous seront reportées remises à neuf.J OEUFS ET VOLAILLES NOUS avons le plus beau lot de poulets de toutes races strictement pure, que nous avons déjà élevés.Cochets, poulettes, canards, oies, pintades, dindes, paons, etc.Nous offrons quelques jars, outardes sauvages, domestiques et domptés pour chasseurs.Demandez notre catalogue illustré, de 15 gravures à 15 sous par malle.La Ferme Avicole Yamaska, Saint-Hyacinthe, Que.A.S.Comeau, propriétaire.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec R.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix : ,$2.50 à 53.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.kmçint a été bouleversée par une bombe.Enfin, te 30 juin, nous sommes entourés ; chacun espère sortir enfin de cette tourmente.La nuit arrive enfin, et à 11 heures.nous sommes relevés par un nouveau régimeht.Nous nous retirons rapidement, malgré un fort bombardement, jusqu’à l’abri du bataillon.Là, nous recevons l'ohlre d'aller occuper la troisième tranchée.nouvellement établie.C'est une désillusion pour nous, gens ex-ténués, car ce que nous devons faire dépasse notre sentiment du devoir.D’autre part, nos armes et nos munitions ont été ensevelies dans la terre ; nous sommes une troupe sans défense, complètement amollie par le feu.Les assaillants progressent, entre temps, sans arrêt, en nombre supérieur.et nous voyons avancer vers nous de tous côtés les noirs soldats coloniaux.Nous sommes forcés de capituler.(L’Action Française.) - VON SCHENCK EST A BERLIN Amsterdam, vià Londres, 23 — Le “Berlin Local Anzeiger”, annonce que le baron von Schcnk, ancien directeur en chef du service de la propagande en Grèce, et qui a été envoyé de la Grèce par les puissances de l’Entente,est arrivé à Berlin.Dans une interview à ce journal, il dit: La Grèce est maintenant sous la puissance de Ventzeins, bien que le peuple nous soit encore favorable.Quand les gendarmes sont venus pour m’envoyer, ils m'ont dit : “Excusez-nous pour ce que nous sommes obligés de faire, à cause des circonstances présentes, nous en somme bien affligés.” LA REVOLUTION EN GRECE Londres, 23 — Une dépêche d’A-thène au "Mail" dit : Le cuirassé armé, grec “Georgio Awerof" qui vient de sortir de l'arsetlal de File de Sa-larin, près du Pirée, se prépare à se joindre au mouvement révolutionnaire de Salonique.Ix* gouvernement a ordonné à la Hotte de se tenir prête afin d’empêcher le “Georgio Awerof” d’approcher de Salonique.f CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES] AVOCATS T4I.Main 4571, 4571.J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE ISO.B.JACQUKB Ruryau du aotr « St-Emtacjm.C«»ter pnstnt 35fi.— Adrrmr téll'isrnphlque, "Nahnc.Montréal".Tél.Main 1150-1251.Coiiei : Ltfber», VI eut.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT BT PROCUREUR Edifice Tranaportation — Hue Saint-Jtequc» LÔRENZO CAM I ftAND AVOCAT, Chambre 12 97 rue S.-JACQUES KdifJcc Banque d'Hochelaga ___Main 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT 222 Saint-Jacques Main 4019 GE0FFRI0N, GEOFFRION et CUSSON AVOCATS.ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d’Hoche-Iaza.Victor Geoffrion, C.R.Ailnê GeotTrion, C.U.« yicorC » s soi i, C.R.LAMOTHE, GADB0IS et NANTEL, avocats, édiflee Banque de Québec, 11, place d'Armes, Montréal.Téléphone Main 3215, J.-C.r.amolhe, LL.D., C.R., Emilie n Gadbois, LL.L,, J.- Maréchai Nantel, B.C.L.^ Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713, ch.53.édifice Dulnth, rue Notre-Dame et Saint-»Sulpice.M O R GAN et LA VE R Y AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation, 120 S.-Jacquet.TéL Hell Main 2670.Cible, Eadmer.E.A.D.Morgan.Snlustc Lavery, B.C*Ln M.Lavery a non bureau du soir : 1 St- Thomns.LonguetilL MA U R ICjTÏÏl IGAsTlE- l AVOCAT 30, RUE S -JACQUES Résidence : 2456 avenue du Parc.Hock-land 2459.NOTAI ans ROCH-ALBERT BERGERON „ NOTAIRE Domicile i Edifice Duluth 533, Pare l.Hfnntnine.50 rue Notre-Dame O.T4l.8alnt-t.oala 4038.Téléphone Main 48e:i Bureau i Main 2481 J.-A.NADEAU Notaire de DUFRESNE «t NADEAU immeuble ••Veraoillcs’* »0.RUE S.-JACQUKB MONTREAL J.-AIÆX.O’OIiEMAN NOTAIRE 90 S.-JACQUES, MAIN 2663 Prêta aur propriété de ville et terra prèa Montréal ________ DOCTEUKS Dr N.BOUCHER 541.GRAND-TRONC Tél.i Victoria mJO.AUSSI, BUREAU.1491, NOTRE-DAME OUEST, Tél.: — Victoria sys; Demandez le GUIDE DS L IN Y ENÎ'H'R qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université, Montréâl.VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS, Limitée BANQUIERS EDIFICE VERSAILLES ÇO RU£ SAINT - JACQUES TBIeKPHONE MAIN ST48 MONTH dominion COALCÇMPANY ¦ ûrKifeif' IOΫ4TRKA.Ie .S.,,1 ".monnaie trompeuse que 1 on compte: telle était pourtant l’idée ®pceP*f Par‘Ots à un change un peu qu’il s’était faite de son indépen-|{;leve, faute de concurrence ; il faut dance qu’il n’eut point même ]a i des pièces d or, sonnantes et trebu-velléité de chasser les membres que!c'1:lr,fes• auxquelles on puisse assu-l’autorité royale lui avait imposés, rer C0l!rs durant au moinsi une cin-et que depuis lors, il avait adoptés ! fluan*aine, “ annees; cc qui est.à — mais il rappela ceux qu’elle avait l*ouf prendre, ce ou on appelle géné-chassés.I râlement 1 immortalité — et qui sait On ne lui a, durant ce siècle, im " ^ n y trouvera point la médail-posé aucun de ses choix: il ne l’eûtIIe o or pur à I avers ne.laquelle sera point souffert.Sans doute a-t-il ; Kravctu!]T.Pro.militaire et, au repu se tromper, prendre pour l’or vers, la \ ictoire .pu se tromper, prendre pour l’or pur le similor et s'attacher à des renommées éphémères dont il serait impossible de retrouver à pré- Frédàric MASSON, - de l’Académie française.Un sonnet du poète Charles Fus ter Une lettre de M.Charles Fuster, publiée, il y a quelques mois, dans le Devoir, a.sans doute, ému plus*-d’un admirateur du doux poète de, France, victime de la -Grande Guerre.Malade, aiirsi que Madame Fuster, dès les premiers mois de guer-•e.il a vu ses deux fils partir pour le front.L'un y est tombé glorieusement blessé.L’autre, nous apprend le poète, se bat devant Verdun.Depuis deux ans, M.Fuster n’a pu compter sur sa plume pour vivre.Il s’adressa, pour demander aide, à ses amis du Canada.L’émouvant appel du poêle, je le sais, fut entendu, et ceux qui furent pour lui secourables ont toute sa reconnaissance.Mais, il m'est donné le pénible devoir de le dire, il faut répondre à de nouveaux appels du poète à la générosité du coeur canadien.Un sonnet inédit de M.Fuster, mieux, peut-être, que les lettres qu’on a pu lire, suscitera chez nous la pensée de venir en aide à l'auteur.' AVANT L’ENVOL Amé, survole enfin le coeur ! Mon fils est dans l’âpre bataille.Je devrais redresser ma taille, Car le pays sera vainqueur.Oui, l’âme, essaie un peu tes ailes ! Qu’elles te portent vite en haut ! Figure-toi les cris, l’assaut, Le sang, les blessures mortelles! Du coeur h toi quel désaccord ! Vois tout en face! monte encor! Mais, si pleurer te semble un crime, Laisse, ailleurs, les larmes couler.—Prends pitié, toi, l’âipe sublime, Du coeur que tu vas survoler ! 1910.Charles FUSTHR.Hâtons-nous de répondre au cri renouvelé du poète de France.Les personnes qui voudront lui faire quelque envoi pourront s’adresser comme suit: «Charles Fuster, poste restante, à Quimper (Finistère), France.Albert F F REAM).UN SEUL SOLDAT Le dernier numéro du “Passe-Temps” (51) contient DIX mprceaux de musique dont voici les titres: 1o Au coin île ton Coeur, chanson-valsc créée par Emile Gagner.2o Cher Amour! une des meilleures mélodies de Georges Milo.3o Grand'mère et Maman, chanson d'enfant, par Auguste Charbonnier.4o S.T.R., marche de fanfare, par Georges Poirier.5o Catastrophe du Pont de Québec, chanson d’actualité avec musique.6o Ma Philosophie, mélodie inédite de A.Fassio.7o Gaëtane Valse, morceau dédié au poêle exquis, Gaëtane de Montreuil.8o La Grève des Barbiers, couplets-barbe par Pat King.9o Tant mieux- Tant pis.chanson comique d’E.Merville.lOo Tendresse, morceau brillant pour le piano.Aussi “l’Art du Chant ', d'après les meilleurs auteurs — 10e leçon.Un numéro, 5 sous; par la poste, 6 NOUVEAUTES Abbé Groulx, Les Rapaillages, 40 sous, franco 43.Canadian Nationalism and the War, 10 sous, franco 12.Ulric Barthe, Similia Similibus ou la Guerre au Canada, roman d’actualité, 50 sous, franco 55.Léon Lorrain, Chroniques.25 nous, franco 28.Lcnoir-Rolland, Poèmes, 25 sous, franco 30.Mgr Pascal, La Famille et le Mariage chrétien, 50 sous, franco 57.Régis Roy, L’épluchette, Contes comiques, 50 sous, franco 57.La Croix du Chemin, 60 sous, franco 70.Abbé Blanchard, 2000 mots illustrés, 25 sous, franco 28.et autres ouvrages canadiens 1 SPECIALITES » Bibliothèques à sections, coffreR-forta pour maisons, impressions com-mereiaies et autres (travaux de ville).L ANGEVIN & L’ARCHEVEQUE LIBRAIRES 8 rue SAINT-JACQUES, Montréal en face du Palais de Justice Main 1948 sous.Abonnement, un an, Canada placements en offrant gétvéreuse-$1.50; Etats-Unis, $2.00.Adresse: Le ment toute occasion possible d’em-¦ Passe-Temps”, 16 Craig est, Mont-.Roi rémunérateur, real, | Autan'', co.ui qui trouve de J'tnn-' Catalogue de primes envoyé gra- p!oi selon scs facultés continue à tis.réc.rendre service à son pays, autant l’oisif entraîne une perte sensible de force nationale.Il en es; de même pour celui qui se trouverait engagé dans un travail qui ne lui convient pas.Dans !es circonstances actuelles, le Canada ne peut consentir à la perte inutile d'un homme.(Communiqué de ia Commission des hôpitaux militaires).CATASTROPHE DU PONT DE QUEBEC L’a-rrivée d’un seul soldat canadien blés é dans sa ville de naissance fui, il y a que) que» jours, “occasion d’une cvaüon cordiale, à la-quelie participa ia ville entière.Un seul soldat! Défilé de soixante autos, musique, discours de circonstance, .montre d’or offerte au valeureux citoyen de la vi'lie et INAUGURATION DU TUNNEL “CONNAUGHT” • .u- ,.e mois prochain verra l'inaugura- qm avait bien e -, * tion tu trafic du fameux tunnel que de la patrie, ^ tout témo g ^1]e C.P.H a fait construire à travers 1 enthousiaime d une P^ki.Lin , cha|n€ d(>,s Seikirks en Colombie reunie pour honorer un des siens.4 • » • i i i Tout en accordant notre adhé- Anglaise et qui, lors du passage du sion sympathique à cette manifesta- gouverneur general dans i ouest a tion chaleureuse, nous cherchons à ele baptisé du nom de “Connaught i,Cirer l’attention générale aux en son honneur, questions encore plus larges et im-'.Qnoiqu il y ait déjà longtemps que portantes jusqu’ici un peu négii- 1 immense artere soit force sur toute Lé es parmi nous.Les intérêts parti- sa longueur, il a fallu, depuis que les cul i ers et individuels menaceraient *('e»x équipes se sont rencontrées peut-être d’obscurcir la véritable sous le mont McDonald, exécuter de question d'état.grands travaux avant que les trains Celui qui revient, même blessé puissent circuler sur la double voie ou mutilé, conserve cl représente que Kon est actuellement à poser à u,ne valeur pour son pays,—valeur l’intérieur et qui raccourcira de près non négligeable, mais au contraire de cinq milles le trajet dans les utilisable squs l'application de mé- montagnes.thodJs efficaces déjà établies chez.La date d'inauguration, qui n’a pas nos alliés de France.encore été fixée, en sera une mémo- La direction de la Ccemmssion j raide dans l’histoire du C.P.R.et militaire des hôpitaux (Military des ingénieurs de partout voudront Hospitals Commission) bien que ; assister à cette victoire du génie chargée de ce devoir patriotique, j contre les forces de la nature.Les ne peut en aucune façon se passer | officiels de la compagnie seront aus-tlu concours Mu public: elle ne si présents à Ta cérémonie, tandis pourrait agir absolument scuie.Par 'que des trains spéciaux venant de exemple, les amis d'un soldat rapa-] toutes les villes environnantes amè-trié peuvent, pendent son séjour à neront les visiteurs en grand nom-Phôpilal, ^encourager à se préva- bre.loir de touThs les occasions d'instruction affepiée aux blessés ; l’engager à accepter un tmploi convenable à son état de sanlé, ou à suivre des cours en vue de sa rentrée dans la vie civile.Le public en général peut prêter son concours à la Commission militaire, pur l’entremise des comités provinciaux et faciliter la tâche des Lorsque tout sera complété, le travail aura coûté $5,500,090 à la compagnie et l’on doit dire qu’une grande part du" succès du projet revient à l’ingénieur en chef.M.J.G.Sullivan, qui depuis trois ans a mis toute son énergie à la réussite de cette entreprise, surmontant difficulté après -difficulté, jusqu’à ce que le but ait f été atteint.-2,__,.____ _ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 SEPTEMBRE 1916 VOL.VIL —No 24* .: DE LA GRANDE GDERRE EN MARGE PE LA GUERRE Au Mort-Homme PAR Joseph-Papin Archambault S.J.Il I pas le temps; I crâne et fait Voici in deuxième partie du jour-, P1.^e ^en(ju sur nai du l'ere de Langavant.11 nous ’obus lui fracasse sauter ra cervelle.le bord de la route, tion que de la course.,.mais comme dit M.Vutcuin, “l'émotion, ça ne dure qu’un quart d’heure et on n’y pense plus après," Chemin faisant, je rencontre un de nos brancardiers qui me dit qu’il vient avec une équipe à la rencontre d’un des nôtres blessé.Je retourne sur mes pas.J’avoue que le retour sur ces lieux malsains ne me sourit guère, mais, c’est le devoir.Nous le retrouvons ainsi que les restes dispersés de son équipe.En route pour ie retour.Filons vite, ce terrain .si mauvais.Mais voici que je rencontre ceux qui vont ramasser les morts.Les musiciens du régiment doivent transporter les cadavres à un point indiqué.Où est eet endroit?.Je les y conduis car je connais les boyaux et les tranchées mieux que nombre de soldats.Là nous escaladons les parapets et nous descendons le vallon jusqu’au fond.On a dû y déposer douze cadavres.L’équipe des morts me manifeste son désir de me voir rester avec eux, Je le fais.Quelle infection que ces cadavres de _______ „ „w.trois quatre et huit jours! tesaer et à communier.'Hélas, per-1 nous pôuvoRs constVtrr qüé tous tés Les Allemands sont calmes.Nous sonne ne répond à mon appelt -1 membres sont en place.i recevons peu d’obus.Comme la men- Terribie journée que ce dimanche , , .,, ,,, .Italité se fait au danger.— Un étran- •- 1 A 3 h.évacuation éjalt ache-,ger uous voyant “ous aurait dit: Quel enfer! quel bruit! quelles ra- nd du >’ere de Langavnut.L iiousjjg pnssajs (,n ce moment; son corps y apparaît aussi bon, àtiSsi ucvonè encore chaud, je lui donne l’ab- •i'.iss! .iirn,atup.que dans la P>'Ç*|solution sous condition, je prends unère.Les qua.He.s on.valu auvai.-, deux brancardiers avec moi pour les ian! aumônier ia croix de guerre et t rainasseri i;ju,nijn faisant, un obus un citation ; elles lui ont rompus ^ sjffj0 e( éclate à vingt-cinq mètres, il «lussi 1 estime et bi confiance de sos nons (,lni>è('he d’entendre le siffle-soldats.I J que d’ânes ü a pu.par son influence, ramener à Dieu î J,P.A., s.j.Dimanche.18 juin.— Messe à 11 iiciues 30, d.ins mon humide goiu -bi.J’’nvile me,s hommes à se cor ,ment d’un autre qui éclate à deux nié 1 très de nous.Tous les trois, nous I sommes projetés par terre, moi sur ' le dos, mes compagnons à plat ventre sur la route.Mais le bon Dieu j nous vmt encore protégés.Nous nous .relevons à demi-sourds, mais ce dimanche •Je la Trinité Nous avons dû subir1 l i heures de bombardement à cotre poste de secours!.A 20 heures, accalmie.Nous en oronlon.s pocr nous préparer au depart.Depuis quelques jours, nous avons beaucoup de blessés parmi nous.Jeudi .soir, deux tués, cinq blesses.Vendredi, cinq blessés.Samedi.un mort, ouït blessés.Aussi nos brancardiers sont fortement ébranlé.'; et en parlant, ils se demandent si leur tour n'est pas venu.Lo poste N.surtout est le plus mauvais et !è plus redouté de,tous : je pars donc avec ceux qui vont à N., je lés laisserai à mi-chemin parce que je veux être à la relève du N.; je les rejoindrai après.Rien de plus impressionnant que ces relèves (tans ces secteurs meurtriers.Je vois de loin une masse foncée qui s’agite, ce sont nos bataillons.Les soldats s’enfilent dans les boyaux.Ils marchent Tun après l'autre, chargés de leur sac et de leur' musette.Le fusil balance sur leur épaule.Il ne fait pas bon de sc trouver à croiser avec eux dans les boyaux.Oji su bouscule, on se heurte, on se marche sur les pieds et tout cela dans le plus profond silence.On sent que ces pères de famille, aujourd'hui soldats, souffrent, lis vont parce que c’est leur de-vbir, mail le’coeur serré.Je leur donne rt absolution générale et à chmuujc dis-un mot en passant: "Bon courage! que la sainte Vierge vous proiège! Que le bon Dieu vous bénisse!'’ Je suis en capote bleue, mais j’ai tua croix d aumônier et tous me re-càhipiusftçnt à ma barbe blanche que ne cacM point l’obscurité de la nuit.La plupart me disent : "Merci".Quelques-uns: “Ah! Monsieur l'aumônier, c'est vous! priez pôitir noqs!” et ils font signe de la croix.Et,tout le régiment continue à défiler devant moi.Je suis parfois interrompu par quelques cris, quel-UÙ'éS pMirtes.L'est un pauvre soldat (iue vient d’atteindre un obus, lit .peu de gymnastique, je saute par-dessus la tranchée et je cours au b.esse.Celui-ci a eu l’épaule enlevée par une fusée; celui-là frappé à la te te ne doit son salu! qu’à son casque.Je les console et m’en re-tounie à mon poste,' le chapelet toujours à la main, cela me soutient et me donne le mot qu’ii faut dire.(.à relève dure bien -I heures, de 10 heures 30 du soir à 3 heures du matin.Les Boches le savent bien.C’est un déluge de feu.Comment ne sommes-nous pus atteints?Et leurs obus se croisent au-dessus de nos tètes en sifflant leur miaulement de mort, .La nuit esl noire et n'est éclairée que par les fusées qui sillonnent les airs, les obus qui éclatent et les canons qui crachent.Je me dirige vers le poste N.Je n’arrive qu’après deux heures de marche.Les boyaux sont remplis par ceux qui s'en vont.On fait vingt pas, Vi, l’évacuation était ache-i vée.Nous allons nous coucher.Ee 1 -S'Ætïi'V Æîssw æï « *- .¦«CI nemperfu, „CTSo„n« ,1c cloi- 2,?ï“rc comme an : nuage de brouil lai d.Un tas d’obus sifflent en géinissanit et n’éclatent Lundi.19 juin.—Hier, triste liis-toire.L'ne équipe de quatre de nos brancardiers, portant un blessé, a été vue des lignes allemandes, à ia lueur d’une fusée.Eclairés par un phare qui dirigeait sur eux ses rayons, ils ont essuyé plusieurs rafales de mitrailleuses et d'obus et ont tous été grièvement blessés ; on 1er a ramenés dans nos lignes.L'un d'eux a déjà succombé.Mercredi, 21 juin.—Saint Louis de Gonzague.Fai dit la messe ce matin, à trois heures, en revenant du champ de bataille.Triste fête dans mon pauvre gourbi ! Ce matin, il y a du calme sur la ligne des fantassins, mais lies duels d'artillerie ne cessent pas et nous sommes bien placé» pour 'voir et entendre.On m’annonce qu’un capitaine vient d’être tué ; j’y cours au galop.Je me trompe de chemin.J'arrive enfin après une longue course.L'abri du capitaine a été défoncé ; un second obus de 210 pénétrant par la brèche a éclaté dans l’abri, tuant le capitaine, son lieutenant, l’aspirant et un homme, enterrant ou blessant six autres 1 La brigade étant proche, je vais voir le général, lui faire l’éloge de mes hommes.et je rentre à trois heures.Le soir, je vais au Ne d’infanterie.Rien d’extraordinaire, canonnade' habituelle.Nous avons plusieurs blessés.M.Vulcain est atteint lui aussi, mais légèrement ; et il ne veut pas se fi.ire évacuer.Il est admirable de courage ; on ne tarit pas d’éloges à son sujet.Il devait être relevé, il y a trois jours, il a refusé et marché chaque soir ; chaque soir il travaille à la relève des blessés, encourageant par sa bravoure un peu téméraire nos pauvres brancardiers.J'ai parlé de lui aux majors pour notre popote : La présence de M.Vulcain, ont-ils que timidement.Quant a nous, nous commençons à pleurer.mais personne n’ose dire : Ils nous envoient des gaz lacrymogènes.” Décidément, ces gaz piquent trop.Je demande à un porteur: “Je pleure; est-ce que les yeux vous piquent?” — “Affreusement”, me répond-il.— Et plus nous descendons, plus nous sentons Lodeur de formol: “Mettons nos masques!” Et en te.C’était la première fois que nous recevions des gaz asphyxiants.Nous en rimes et arrivâmes bientôt au poste central où tous les hommes affolés cherchaient leur masque.Plusieurs l’avaient oublié.Heureusement ils en furent quittes pour pleurer.C’est rudement gênant, un masque.On n’y voit rien et il fait chaud épouvantablement dans cet accoulrement.Je dus alors, au lieu de «n’en retourner, aller au.poste du Ne d’infanterie.Là, c’était intenable.J’y allai quand même, armé de «non grain.Heureux après tout de cette nouvelle expérience.Désormais j’affronterai les gaz sans crainte.Samedi, 24 juin.— A huit heures, je sortais de table avec des officiers.Boum! in fracas épouvanta-b! .C'est un obus qui tombe sur la maison voisine.Il tombe au milieu d’un rassembkmejKt.Résultat: seize tués, vingt-six blessés; total quarante-deux atteints.C’était effrayant de voir ce massacre ; dés têtes enlevées, des bras et des jambes coupés! des hommes éventrés.Je donne l’absolution à tous ceux qui respirant enoo:e.Que Dieu ait pitié de leurs âmes ! Rien n’est plus effrayant, plus navrant, plus dépri-mamt aussi que ces bombardements de village.Le soir, ou plutôt la nuit, j’étais de retour à la côte 272.Les Alle- rectification de frontières (fui lui donnait plus de sûreté contre une agression et qui, en même temps, réparait l'injustice commise à son détriment au Congrès de Berlin.Mais, dans )a poursuite de ce but, la Roumanie eut la déception de constater qu'elle n’avail pas rencontré auprès du cabinet de Vienne l’attitude à laquelle elle était en droit de s'aUondrc.Lorsque la guerre éclata, la Roumanie ainsi que l'Italie refusa de s’associer à la déclaration de guerre austro-hongroise dont elle n’avait pas été prévenue par le cabinet de Vienne.Au printemps 1915, ITtalie étail en guerre avec l’Autriche-Hongrie et la Triple -Alliance n’existait plus.Les raisons qui avaient déterminé l’adjonction de la Roumanie à ce système politique disparaissaient en même temps.Au lieu d’un groupement d’Etats cherchant par des efforts communs a travailler d’accord pour assurer la paix et la conservation d’une situation de fait et de droit créée ¦par les traités, on se trouvait en présence de puissances ne faisant! la guerre que dans le but d’arriver à transformer de fond en comble les anciens arrangements qui avaient servi de base à leur traité d’alliance.Ces profonds c h a u g e m e n t s étaient pour la Roumanie ia preuve évidente que le but qu’elle avail poursuivi en çe joignant à la Tri-plice ne pouvait plus être atteint et qu'elle devait diriger ses vues et ses efforts vers des voies nouvelles, d’autant plus que l’oeuvre entreprise par les Austro-Hongrois prenait un caractère menaçant pour les intérêts essentiels de la Roumanie ainsi que pour ses aspiraiions nationales les plus légitimes.Eu présence d'une modification aussi rapide de la situation créée entre la monarchie austro-hongroise et la Roumanie, cette dernière a repris sa liberté d’action.La neutralité que le gouvernement royal s’imposa à la suite d’une déclaration de guerre faite en dehors de sa volonté et contraire à ses intérêts, avait été adoptée en première ligne à la suite des assurances donnés au début par le gouvernement impérial et royal que la monarchie, en déclarant la guerre à la Serbie, n’avait pas été inspirée par un esprit de conquête et qu’elle ne poursuivait en aucune façon des acquisitions territoriales.Ces assurances ne se sont pas réalisées.Aujourd’hui, nous nous trouvons en face d’une situation de fait dont peuvent sortir de grandes transformations territoriales et des changements politiques de nature à constituer une grave menace pour la sûreté et l’avenir de ia Roumanie.L'oeuvre de paix que la Roumanie, fidèle à l’esprit de la Triplice, avait essayé d’accomplir a été ainsi rendue stérile par ceux-là même qui étaient appelés à l'appuyer et à !a défendre.En adbér^pt en 1883 au groupe des puissances centrales, la Roumanie, loin d’oublier les liens du sang qui unissaient la population du royaume aux Roumains sujets de la monarchie austro - hongroise, puis Ion s arrête.Un moment, jej ]a journée.Peut-être veulent-ils ca-trouve soils mes jneds quelque ^cho-1 (.|1er |eur j,eu ?Les quelques pri- .sonniers qu’on a faits dans nos li- se de mou, je me baisse, c'est un cadavre sur lequel tout le régiment vient de passer.Je fais une prière.Quoique foulé aux pieds, c’est le corps d’un chrétien.Que m'importe le cadavre: que l’âme au moins: “Re-quiéscat in pace! ” Les obus continuent à pleuvoir.Nous sommés arrivés à un mauvais endroit, il faudrait passer vite.mais il y a un encombrement, l'n obus arrive, éclate et blesse plusieurs hommes.Un pauvre petit de ia classe 15 a le ventre déchiqueté.Dés x * .T VAll ttclllo) LittV- U C* JJ- re-, „ 1 _ • , .chée et font sept prisonniers, tuant 8r**ndes puissances un gage précieux pour sa tranquillité intérieure, aussi bien que pour l’amélioration du soi des Roumains d’Autriche-Hongrie.quelques hommes, et sont repoussés, 1 - „ après avoir laissé sur le terrain de “len due pour 1 amelioration du sort vuiocik-c uc-1.mcui/i, uui-ns manda attaquent encore le Mort-j dans ies rapports d amitié répondu nous honorerait, car, c’est Homme.Ils entrent dans une Iran- „,f,!j1 L,1 ?,„e?,.r,e c„s.trois un brave.” 'M.Vulcain est venu une fois seulement.Jeudi, 22 juin.—Fète-IDieu.Tous mes prêtres disent leur messe : c’e.st grande consolation pour moi ; nous ne ferons point de procession à la côte 272.On reste dans son trou.et le soleil est si beau qu'il est même malsain de se montrer de se montrer.Voici six jours, et six nuits plutôt, que ie marche.Je suis un peu fatirué.Toutefois ce soir, je vais aller au poste N.Les hommes me le demandent.11 semble que je leur porte bonheur II faut que j’y aille.Nous partons à dix heures moins un quart.Tout est calme.Un officier me dît que les Allemands retirent de leurs pièces et de leurs troupes.Pourtant, le duel d'artillerie a été bien intense toute gnes ne veulent pas parler.Hier! soir, nos soldats m’ont amené à notre poste un Allemand, blessé depuis vingt-quatre heures.Iis me l’ont conduit parce que tout le monde était couché : je l’ai fait boire, l’ai pansé, et lui ai donné! dans mon gourbi un coin sur la paille.Les hommes qui couchent avec moi ne sont pas rassurés : ‘ S’il nous tuait ! ” J’eu vis ; le pauvre malheureux est un enfant de 19 ans, épuisé.Je fouille dans nombreux cadavres.Dimanche, 25 juin.— La messe est à 11 heures 30.Gomme les saucisses allemandes sont en fair et que depuis quelques jours nous sommes arroses de percutants et de shrapnells, je cours à Tabri le plus éloigné pour défendre à nos hommes de bouger.Us n’auront pas la messe, mais après celle-ci, je viendrai chez eux avec Notre-Seigneur, je leur donnerai la bénédiction du Saint-Sacrement.Nous chanterons “«nés cantiques”.Nous prierons ensemble.Ce sera plus intime, bien que le saint sacrifice de la messe ne se puisse célébrer pour eux.Après la messe, je fais donc, je ne puis dire procession du Saint Sacrement, puisque je suis seul et que personne ne doit se montrer.Mais je vais dans la route portant le Divin Maître.Il bénit nos abris en passant, et je l’espère, désormais il nous protégera si bien qu’il n’y qu’il me voit: “Ah! monsieur l’an-1 ses poches ; il me laisse faire, je ne 'uônier! c’est moi qui vous ai serre j iroUvc rien de suspect.le me roula main tout a l'heure quand vous tente de prendre son casque comme nous donniez "absolution.Que je! trophée de guerre, souffre; Que je souffre! ’’ Il se j J’arrive sans encombre à N., après! tord.Je le mets sur mon dos et un trois kilomètres de marche dont lel route.' ; dernier dans les boyaux bouleversés.! Voici que je trouve une équipe de ; Les cadavres abondent dans !e val-1 brancardiers."Bonsoir M.l'aurnO-1 loh; c’est une infection.De grosses j nier! me crient-ils joyeux de me ren-î mouches voltigent autour de nous, contrer! Tenez, prenons ce blessé.” j C’est la mort, ie champ de bataille On le hisse par dessus te parapet et, avec l’horreur de ses cadavres en «i route.Je vais avec mes quatre j puh’éfaction.honïtnes.Les obus éclatent à dix me-très de nous, et nous portons un bles- aura plus de pertes parmi nous.Les pauvres brancardiers isolés m’at tendaient.ils avaient construit Iune .sorte d’autel.et tous se mirent à genoux sur le passage de Jésus.Je les fis chanter et Dieu les bénii.Puis je m’en revins tout heu roux.Le soir, à neuf heures ; ils viennent tous ; nous prions ensemble et je leur donne la bénédiction.C.de L., Aumônier militaire.P-S.— Pour les autels portatifs: Un alnl.J-P A.s.j, sé: défense de se coucher.Il faut du sang-froid Personne ne bouge.—“Je suis content que vous soyez là, me dit un des brancardiers; avec vous j’ai moins peur." — “Courage, mes enfants! Le bon Dieu nous protège! ” Et Ton va.Une grosse marmite éclate à vingt-cinq mètres de nous juste sur le passage que nous devons suivre.La fu-fumée n’est pas dissipée que nous traversons cet endroit.A peine franchi, une séconde marmite tombe au même endroit.Et cela nous arrive dix fois, cent fois.On marche toujours, confiants en Dieu et dans la Sainte Vierge.Et nous arrivons sans encombre.“Avec vous, j’ai moins peur”, me répète un brancardier.Je le sais, c’est pour cela que je vais avec eux.Les soldats eux-mêmes sont étonnés, émerveillés de nous voir sauter par-dessus les parapets et porter les blessés sans sembler avoir la moindre frayeur.Nous rentrons au poste central; puis de là, nous irons a notre côte 272.Le bombardement continuant, nous sommes obligés de changer notre centre d’évacuation.Un pauvre malheureux entendant venir un obus, ver! router dans un fossé, il n’en a L’intervention de la Roumanie Après avoir chargé les blessés, j’allais m’en ailer, mais force m’est de TEXTE OFFICIEL DE LA DECLA donner quelques explications aux In firmiers du Ne.d’infanterie.Actuellement.nous avons huit morts et vingt-quatre blessés et je tiens à toutes les précautions possibles.Nous ne devons transporter que les blessés couchés, incapables de marcher; qu’ils fassent partir les autres sen's ou accompagnés.Je raconte des exemples de blessés qu’on transportait et qui se sauvent ensuite à toutes jambes en cas de danger.Vrai, nous voulons bien nous dévouer, mais exposer nos hommes à faire trois ou quatre voyages quand les blessés peuvent marcher, voilà une chose contre laquelle je m’insurge!.Tous mes discours m’ont retardé et mes équipes sont parties.Je suis obligé de retourner seul, ce dont line suis pas fier.J’essuie une rafale d’obus, ça éclate autour de moi.L’un éclate avec fracas derrière moi et me couvre de terre.L’on ne compte plus les obus que Ton reçoit à deux ou trois mètres.Le bon Dieu veille sur moi; s’il veut me prendre, je suis prêt, cela le regarde.Je file au galop pour passer ia zone dangereuse.C'est un vailion peu aimé de nos hommes et qui a bien cinq cents mètres.Enfin, je suis loin de cet enfer.J al chaud, la sueur coule plus de Ténio- R ATI ON DE GUERRE \oici le texte de la note remise par le gouvernement roumain au corns' S‘z.e^nin ,(fe Chumenitz, ministre a Autriche-Hongrie à Hucarest : L’alliance conclue entre l’Allemagne, T Autriche-Hongrie et i’Itaiie n avait, selon lia déclaration même des gouvernements, qu’un caractère essentiellement conservateur et défensif.Son objet principal était de garantir les pays alliés contre toute attaque du dehors et de consolider l’état de choses créé par les traites antérieurs.C’est dans le désir d’accorder sa politique à ces tendances que la Roumanie se joignit à cette avance.* Vouée k l’oeuvre de sa constitution antérieure et fidèle à sa ferme résolution de demeurer dans ia région du bas-Danube un élément d’ordre et d’équilibre, ia Roumanie n’a pas cessé de contribuer au maintien de la paix dans les Balkans.Les dernières guerres balkaniques, en détruisant le statu quo, lui ont imposé une nouvelle ligne de conduite.Son intervention amena la paix et rétablit l’équilibre.Elle se contentait pour elle-même d’une En effet, l’Allemagne et ITtalie, qui avaient reconstitué leurs Etats sur la base du principe de nationalité, ne pouvaient nas ne pas reconnaître la légitimité du fondement sur lequel reposait leur proore existence.Quant à T Autriche-Hongrie, elle trouvait dans les relations amicales qui s’établissaient entre elle et le royaume de Roumanie des assu-rances pour sa tranquillité, tant à l’intérieur qu’à nos frontières communes, car elle n’était pas sans savoir à quel point le mécontentement de sa population roumaine se répercutait chez nous, menaçant à chaque instant de troubler les bons rapports entre les deux Etats.L’espoir que nous avions fondé à ce point de vue sur notre adhésion à la Triplice fut trompé pendant une période de plus de trente ans.Les Roumains de la monarchie non seulement n’ont jamais vu introduire une réforme de nature à leur donner même un semblant de satisfaction, mais au contraire iis ont été traités comme une race inférieure et condamnés à subir l’oppression d'un élément étranger qui ne constitue qu’une minorité au milieu des nationalités diverses dont se compose l’Etat austro-hongrois.Toutes les injustices qu’on faisait ainsi subir à nos frères ont entretenu entre notre pays et la monarchie un état continuel d’animosité que les gouvernements du royaume n’arrivaient à apaiser qu’au prix de grandes difficultés et de nombreux sacrifices.Lorsque la guerre actuelle éclata on pouvait espérer que le gouvernement austro-hongrois, tout au moins à la dernière heure, finirait par se convaincre de la nécessité urgente de faire cesser cette injustice, qui mettait en danger, non seulement nos relations d’amitié, mais même les rapports normaux qui doivent exister entre Etats voisins.Deux années de guerre, pendant lesquelles la Roumanie conserva sa neutralité, ont prouvé que l’Autriche-Hongrie, hostile à toute réforme intérieure et ne pouvant rendre meilleure la vie des peuples qu’elie gouverne, s’est montrée aussi prompte à les sacrifier qu’impuissante à les défendre contre les attaques extérieures.Ce que disent les journaux Le "Temps" souligne ainsi en tète de ses colonnes lu leçon de patience renfermée dans les deux discours du ministre et de l'ancien ministre anglais prononcés le mardi, 22 août : MM.Lloyd George et Winston Churchill ont fuit hier, à lu Chambre des Communes, deux discours sur la guerre.Le successeur de lord Kitchener el l’ancien ministre de la Murine, en désaccord sur certains points, se sont rencontrés dans Unie conclusion commune, (jui est une conclusion certaine : victoire sûre, guerre longue.Victoire sûre : il n’y a pas, là-dessus, de désaccord au camp des alliés.Nous avons failli être battus en 1914, et l’histoire dira sans doute que nous avions fait tout ce qu’il fallait pour cela.Cette imprévoyance passée est une forte preuve de notre attachement à la paix : mieux eût valu, d’ailleurs, ne pas fournir cette preuve.De toutes les armées alliées, l’armée française seule avait, en 1914, forme d’armée moderne, bien incomplète encore, mais facile à améliorer.Les Anglais n’avaient que six divisions.Les Russes, malgré leur population, n’engagèrent au début que des effectifs inférieurs aux nôtres.H s’en est fallu de peu que l’ennemi ne menât à bien son plan fondé, avec queloue raison, sur la connaissance de ces imperfections.A ce péril effroyable des premières journées, nous avons échappé.L’admirable manoeuvre de la Marne et celle de l’Yser, non moins belle que ia première, ont brisé l’élan des agresseurs, et depuis lors, la stabilité du front occidental étant acquise, la victoire définitive est devenue l’objet de légitimes esoérances.Pour l’obtenir, il suffisait à nos alliés et à nous de transformer notre supériorité virtuelle en hommes et en ressources (3 contre 1) en supériorité réelle.C’est à cette transformation que nous travaillons présentement.C’est parce qu’elle est en bonne voie que nous pouvons dire avec M.Lyold George : “Dans 4e lointain brumeux, nous distinguons la fin.” Guerre longue encore, par conséquent, bien qu’elle dure déjà depuis vingt-cinq mois : M.Lloyd George ne Ta pas contesté et M.Winston Churchill Ta précisé.Il y a de bons symptômes : proerès, inégalement répartis d’ailleurs, de la production de guerre, victorieuse entrée en scène des nouvelles armées russes, développement continu des armées Kitchener, diminution des réserves allemandes, démoralisation de l’Autriche, valeur inentamée des armées françaises, qui, à Verdun et sur la Somme, ont donné, une fois de plus, leur mesure.De tout cela, cependant, peut-on conclure à une paix rapide ?M.AVinston Churchill estime que “ce serait folie”.Si amère et si douloureuse que soit ia perspective qu’il ouvre ainsi, nous pensions qu’il a raison de Tou-vrir et qu’aux peuples magnifiques qui se battent depuis deux ans leurs gouvernements et Jeurs élus doivent avant tout la vérité.D’avoir cru trop aisément à une fin rapide de la guerre, nous avons pâti dans notre préparation.Cette espérance — naturelle, instinctive, mais pernicieuse — a pesé sur nos prévisions, i.’attente d’une victoire décisive à court terme a eu pour conséquence les programmes d'artillerie étriqués des premières années de la guerre.L’attente d’une victoire décisive à court terme a diminué le rendement possible de nos industries, faussé l’utilisation de nos effectifs, allongé ia guerre en voulant Tahréger.C’est un devoir de sincérité de ie reconnaître.Les regrets sont vains et les récriminations inutiles.L’avenir seul compte.Mais l'avenir ne s’améliore que par la connaissance exacte du passé.M.Winston Churchill lui-même, qui défend aujourd’hui la guerre de durée, avait cru, aux Dardanelles, au succès de j’attaque brusquée : nui ne lui fera grief de s’être instruit par l’expérience.Quant à M.Lloyd George, qui a eu, depuis treize mois, à mettre sur pied la formidable production que, dans la première année de ia guerre, l’Angleterre avait cru superflu d’organiser, il sait mieux que personne les longs mois de gestation qu’implique le moindre rendement.L’accord des deux orateurs est par conséquent à retenir.Nous avons à en faire notre profit.Envahie, souffrant dans sa terre et dans sa chair plus qu’aucun autre belligérant, trouvant dans son peuple ces prodigieuses facultés d’é-ian et d’abnégation qui font l’admiration du inonde, la France a cru, à de certaines heures, qu’elle en finirait en quelques mois.Volonté de libérer le sol national, conscience de nos vertus militaires, il y a eu de tout cela dans les prévisions trop étroites que nous avons le droit de regretter aujourd’hui.S’il y eut faute, il y eut aussi excuse, et qui ne sait, au surplus, que toute action implique erreur ?L’essentiel est de profiter des leçons acquises, de voir loin, de voir large et de frapper à coup sûr.Certains faits — sur lesquels ce n’est pas dans la presse qu’on peut fournir des précisions — permettent d’espérer que nous marchons tardivement, mais résolument dans cette voie.S’il y faut à certains des encouragements, la séance d’hier à la Chambre des Communes les leur apportera.Les deux discours prononcés sont en effet des discours de confiance sans illusions, de certitude sans rêves, des discours réalistes et sincères.C’est le langage qu’il faut parler aux nations en armes, dont on a souvent à l’excès prétendu ménager les nerfs.La vérit, toujours bonne à dire, est seule digne des vertus que ces nations pratiquent.Dans la guerre comme dans meilleure école et il n’est jamais trop tôt pour les y conduire.La guerre à laquelle nrend part touchant nu développement natio’ h V.a pas pour les peuples de nal et à l'existence meme des Etats.La Roumanie, unie par ie désir de contribuer à bâter la fin du etnflit et sous l'empire de ia nécessité de sauvegarder ses intérêts de race, se voit forcée d’entrer en ligne à côté de ceux qui peuvent lui assurer la réalisation de son unité nationale.Pour ces raisons elle se considère, dès ce moment en état de guerre avec T Autriche-Hongrie.LES PILULES MODO' POUR LES HOMMES Rien n'égale lu complication du corps humain dont la machine délicate subit constamment des assauts propres à affaiblir et ù débiliter l'homme qui ne prend pas de précautions pour sans cesse renforcer son système.LTSTOMAP cs* premier organe essentiel qui est sujet fi ut liu i v/iTiMVd jgg dérangements douloureux propres à nous enlever toute force, à détruire toute notre énergie.Si l’estomac n’est pas en état d’accomplir convenablement sa tâche, l'homme dépérit et se nourrit mal, il est toujours de mauvaise humeur, sans coeur et sans courage.LE REIN OU ROGNON fe est chargé de purifier le sang, d’en éliminer tous les poisons dont le maintien dans la circulation entrave le fonctionnement de notre mécanisme, enfle nos extrémités, affaiblit nos yeux, assourdit notre ouïe, trouble notre cerveau, fait naître le vertige et les essoufflements.I p FOI F n a Pas l,nc moindre importance et s’il est en mau-vais état de fonctionnement, il participe lui aussi à l’encrassement général causant des maux insupportables, en ternissant notre teint qui passe au jaune et au livide, symptôme des poisons qui encombrent notre organisme.IC ^ A NF et l*1 circulation sont la clef de voûte propre à réta-LiLt blir l’équilibre dans le système et dans les organis- mes qui sont en mauvais état, en proie aux dyspepsies, aux néphrites, aux rhumatismes et à la goutte.Seul le sang peut remettre les choses en état, si on prend soin de lui donner la richesse, l’activité, la pureté qui lui sont nécessaires.L’estomac, le rein, le foie marchent bien aussitôt qu’on a soin du sang, qu’on le soigne bien et qu’on veille à la régularité de la circulation.Il est évidemment essentiel d’épurer et de fluidifier le sang, de.régulariser la tension artérielle, d’éliminer les poisons susceptibles de subir et d’altérer les vaisseaux dont la souplesse doit être conservée avec un soin jaloux, si l’on veut éviter l’artériosclérose dont sont menacés les surmenés, les goutteux, les rhumatisants, les dyspeptiques.Que faut-il faire pour cela ?Bien peu de chose: consulter en personne ou par écrit le Dr Mignault de la Compagnie Médicale Moro qui a fait une étude approfondie des maladies des hommes, des travailleurs et des sédentaires, des forts et des faibles, et connaît le remède nécessaire à chacun d’eux.Aves scs conseils, ce remède merveilleux qu’on appelle les Pilules Moro accomplit des miracles, relève les abandonnés, fortifie les débililés, rétablit les reins, guérit les estomacs endommagés et donne à tous la gaieté, la force et la santé.CONSULTATIONS GRATUITES par le Dr Adolphe Mignault, au Na 272 rue S.-Denis, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, le samedi jusqu’à 8 heures.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes, Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etals-Unis, suï réception du prix, 50 sous une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue S.-Denis, Montréal.SPLENDIDES OCCASIONS Pour le temps des vacances, tyfXO, sur tous nous accordons un escompte de /q nos pianos NEW-SCALE WILLIAMS et Ennis ainsique sur nos phonographes PA TNE à saphir inusable reconnus les meilleurs du monde J.A.HURTEAU & CÎE Limitée 316 EST, RUE SAINTE-CATHERINE Quand vous aurez fumé le TABAC BILLY LE REGAL DU FUMEUR, vous aurez fumé le meilleur tabac qui soit sur le marché et vous n’en voudrez plus d’autre.Chez votre fournisseur ou à LA CIE DE TABAC EXCEL Limitée 227 rue Maisonneuve, Montréal.TEL.EST 1103 1 alID trons de Mode et Broderie marque Avec deecriptions JQ* CHACUN.Adreeaé modèles de Pa- (< en français à sur réception de 20c.Cie des Nouveautés de Paris, Dépt.3 508 Rue St-André.Montréal.Canada.Les politiciens n’aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien informé, à leur endroit.ECHEC DES PLANS ALLEMANDS LES TEUTONS COMPTAIENT SUR LA CAPTURE DE LA VILLE DE CONSTANZA.Londres, 22.— Une déclaration d’un personnage officiel roumain, à Londres, corrobore les supports qui ont circulé depuis quelque (temps et qui veulent que la Bulgarie ait CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES COURS GRATUITS—JOUR ET SOIR—Ouverture, le mardi 10 octobre AU MONUMENT NATIONAL Pessin A msin levée Dessin mécanique Modelage Menuiserie Construction d’escaiicrs Coupe, couture, chapeaux jour et soir.(dames) Dessin d’architecture Peinture d’enseignes Lithographie Charpenterie Solfège (jour et soir) Dessin et peinture (jour) Marché Saint-Laurent.—Plomberie.No 147 rue Charron.—Dessin mécanique.Usines “Angus”.—Dessin mécanique.Pour renseignements et prospectus, s’adresser au bureau, MONUMENT NATIONAL, 291» Saint-lvnurent.Le secrétaire, J.P.L.BERUBE, Téléphone: Main 1109.On peut se faire inscrire immédiatement.consenti à ne pas attaquer la Roumanie quand cette dernière a déclaré la guerre à l’Autriche.Pariant de la victoire remportée par les troupes russo-roumaines sur le-s armées germano-bulgares dans le Do-broudja, la personne en question affirme que le général Avereseo, ancien ministre de la guerre, et chef des troupes qui ont envahi la Hongrie, n’a quitté la Transylvanie pour prendre le commandement des troupes roumaines dans la Do- , broudja qu’au moment où l’on a obtenu la preuve que la Bulgarie iavait Tintemüon de violer la parole donnée.“Le plan que les Allemands avaient conçu de capturer la ville de Constanza et l_e grand pont du Danube a définitivement échoué, a-l-i! ajoulé.Les Bulgares se rendront corn pie île la fau'ie qu'ils ont commise en s’abandonnant à l'instinct national et en ne respecitant pas leur promesse.” ^780 LE IJEVUiK, MON TUE AL, SÀMLm Z SLl’TEMlilüfi iHlü S , VOL, Vli.— No ^4 ItANDE VENTE D’AUTOMNE MERCERIE n 20 douzaine de cravates, toute soie, couleurs des j)lus nouvelles et les plus va-Hées._ Valant 50c, pour cette vente , .10 douzaines de cravates **en soie de couleurs, avec agraffe.^ ££ Valant 50c, pour cette vente .10 douzaines de corps et caleçons en laine naturelle, grandeurs 32 à 12.Notre prix pour cette vente $1.25 10 douzaines de jaquettes en flanel-lette barrée, pour hommes, grandeurs 15 ù]7- 39c Valant 50c, pour cette vente .20 douzaines de chaussons en laine grise, très pesants.Valant 35c, pour cette vente .Chandails (Sweaters) en ^aine pour garçons, gris, rouge, bleu marine, grandeurs 22 à 32.7Sc Notre prix pour cette vente ." Chapeaux en feutre pour hommes,dernier modèle, grandeurs assorties.Valeur $1.50, «$1.75 et $2.00.{nirent ]a der- rfcle leui- Hgne a térieurè.Files ont nière crête, ils virent Martinpuich à re tie icui ligne a .nc leur droite et jetèrent un regard sur capture la ferme * ‘ ‘ .jîes ruines fumantes de la raffinerie finalement vamcula r‘ ,• ! de sucre et les tranchées à droite et sesperee de ennem , .a gauche qui étaient maintenant leur ont attaque et capture la ratmerie 0j,jectif rie sucre et se* (,e( I Bien que notre infanterie fût la subsidiaires et poursuivant leurs suc , prern,ere a atteindre la raffinerie de ces avec une hardiesse et une i sucre, les nouveaux autos blindés fu-cution jamais excellec dans cette rcnt f|.nne grantIe assistance; ils fi- guerre, ils ont le menie jour, orga- rent taire les mitrailleuses ennemies nisé et livre de puissantes attaques jen enfilafle t., !es profonds et puis-qui les ont rendus maîtres du village j sants .(jugouts„ (1e Ja raffin(.rjc j)jx de Courceletle., ., , officiers, y compris un commandant Les Canadiens ont capture plus nej(jc bataillon, furent faits prisonniers.1200 prisonniers, y compris trente-| ,\u même moment les tranchées, des deux officiers,ainsi que deux canons, ,^eux côtés de la raffinerie, connues une grande quantité de mitrailleuses j sous ]es noms (je “bonbon” et ‘‘suet plusieurs mortiers de tranchées, et dans le cours de la bataille violente et soutenue, ils ont infligé des pertes très sérieuses à l’ennemi.C’est un bataillon de Montréal qui entra le premier dans la bataille, venant, sous un violent feu de barrage ennemi, à l’assistance de troupes fortement pressées, pratiquement au milieu d’une attaque.Il fut suivi de près par le Canadian Scottish de Vancouver, et par un bataillon de Toronto."un.s&srr ?v r rude épreuve d’essai, lis furent vio- ,|friSr,!e frareer'imm/diài'c" ment un autre coup sur l’ennemi.11 cre”, furent prises d’assaut.Les aéroplanes établirent un contact avec notre infanterie et signalèrent aux quartiers généraux que notre objectif entier avait été atteint et que des patrouilles étaient lancées dans la direction de Courceletle et sur le chemin qui conduit aux emplacements des batteries au sud-est.LES VAILLANTS CANADIENS-FRANÇAIS epreuve lemment bombardés dans des tranchées nouvellement construites ou , récemment rinturées a l’ennemi et 5,rdonn,a d attaquer le village de £.infpSi’e ; lEEffiiSSS ehees et repousse plusieurs attaques ]V.loge de t.eux ([lli étaient concer.de bombes.A un certain moment, on remarquait un mouvement considérable nés.\ six heures du soir, tous les pré paratifs étaient terminés et l'attaque , | ., ,, .- ri.IjCSusoi- janrée L'objectif était difficile à ap- dats sautaient dun trou d obus dans procher.lemandes sur un large front et à une | profondeur de mille à deux mille ! verges.Cela a été accompli en face ’ll Vin l-ftoiclnrinr* s-twv • ?A l 1 I près de la ferme du Moquet.Les»sol dats sautaient d'un trou d’obus dam un autie et finalement, un gros dé-1 b'n bataillon canadien-français, tachement marchait en ordre et ten- qui devait s’emparer de la plus gran-t.nt d approche i la ferme.Nos hom-: de partie de Cburcelette, se compor-mes ouvrirent un violent feu et les ta avec la plus grande habileté et dispersèrent.: avec un courage à toute épreuve.Il A six heures et dix minutes du ma- se jeta sur la position, détruisant les tin suivant, environ deux cents Aile-1 tranchées du village et les maisons niands attaquèrent une tranchée de-; en ruines, infligeant de très lourdes tenue par le lieutenant G.B.Murray pertes à l’enn-emi.Finalement, il s’é-et le lieutenant B.L.avec 24 | tablit dans les parties avancées du hommes ?un autre bataillon de'village à l'est et au nord.Montreal.A la première attaque, l'en- : A leur gauche, un bataillon de Ha-nenn usa de sa baïonnette librement lifax coopéra brillamment en captu-et il réussit a entrer dans la Iran-' rant le reste du village ebée.Une contre-attaque fut cepen-1 Un bataillon canadien d’infanterie dant promptement organisée et qui I légère, qui depuis longtemps faisait permit à nos soldats d'expulser les ; partie d’un bataillon de Montréal.I entons de la plus grande partie de.captura au même moment la ligne Japns.bon._ 1 de tranchées à l’ouest et la trans- Mais ces activités, bien qu’elles forma en une forte position, fussent importantes et recommanda- Ainsi, en un peu plus de douze blés, n’étaient que préparatoires à la heures.Les Canadiens avaient captu-grande offensive qui devait suivre., ré toutes les positions defensives al- TACHE ACCOMPLIE DE FAÇON PARFAITE Le premier assaut fut entrepris 1 d’un.e résistance opiniâtre et dé ter-par un bataillon de l’est de l’Onta- minée où les Allemands ont combat-rio, contre un saillant dans les li- ,li avec l’énergie du désespoir, gnes allemandes ; le saillant mesu- f-'est lin fait authentique que des rait environ cinq cents verges de ! cadavres de canonniers allemands largeur.Ce bataillon accomplit sa i °at été trouvés attachés et cadenas-tâche d’une manière parfaite.A qua-1 sps a leurs pièces, tre heures et quarante-cinq minutes 1 Le corps du génie accomplit des exactement, trois compagnies sous ; Prod'S^ de valeur en renforçant aux-le commandement du major Van- si rapidement qu’il l’a fait, les tran-derwater émergèrent de leur.Iran- chées conquises et environ deux mil-chées et avancèrent fermement.El-, 1?verges de tranchées subsidiaires, les étaient protégées par notre artil- i D’autres attaques d’un caractère lerie qui avait établi un violent feu plus local ont été lancées et ont eu de barrage devant elles, mais elles beaucoup de succès, nous permettant avancèrent si vite que bientôt elles d’améliorer nos nouvelles positions, se trouvèrent au milieu de nos obus." ' ' Une mitrailleuse allemande était toujours en opération, mais elle ne réussit pas à arrêter l’avance de nos troupes.Quelques soldats ennemis continuèrent à tirer jusqu’au dernier moment.C’est pourquoi plusieurs de nos hommes y compris deux officiers furent tués sur le parapet même des tranchées allemandes.Mais leur mort fut vengée : dans une poussée irrésistible, nos hommes se jetèrent sur les lignes ennemies et ceux qui ne s’étaient pas rendus furent tués par les balles ou par les baïonnettes.Ceux qui tentèrent de se sauver furent tués, alors qu’ils couraient de trou en trou, soit par une mitrailleuse Lewis que le lieutenant Dowe avait apportée, soit par nos sapeurs.En tout, environ quatre-vingts prisonniers furent capturés et la tranchée était remplie de cadavres allemands.Cette heureuse entreprise qui enlevait à l’eanemi un important poste d'observation, redressait notre ligne et l’avançait de deux cents verges, préparant, de ce fait, le terrain pour l’assaut général du 15 septembre.Pendant ce temps-là, les Aile-1 Pour toutes ces opérations, nos pertes ne sont pas disproportionnées aux résultats obtenus.Le 15 septembre sera toujours une journée historique pour le Canada.Nos hommes ont remporté une victoire signalée sur l'ennemi.Us envisagent maintenant avec confiance les prochaines opérations.-a- UN ENTREPRENEUR EST-ILJjf^OUVRIER ?LA COUR D’APPEL DEVRA DECIDER LA CHOSE.Il y a quelque temps, un ouvrier du nom de Charles Hendry intentait une action à la Laurentian Granite Company, à la suite d’un accident à lui survenu pendant qu’il travaillait dans une des carrières de cette compagnie, à Brownsburg, dans le Québec.Cette cause s’instruisit en Cour supérieure qui, en vertu de la loi des accidents, donna gain de cause au plaignant.Mais ce jugement n’eut pas l’heur en en Tillerie constant et quelquefois vio- j n’était pas sous la surveillance de la Jent.il y eut plusieurs desertions .compagnie au moment où se produi-*lans les rangs allemands et a deux sit l’accident faisant l’objet du liti-occasions différentes de grands dé-, gc, car il travaillait pour elle non tachements_ ennemis semblaient vou-! pas comme simple manoeuvre mais loir venir a nous pour se rendre.! comme “entrepreneur”.Quatre aéroplanes ennemis furent ; C’est du moins la substance des abattus dans les combats aériens | plaidoiries faites hier devant les iu-au-dessus de nos lignes, et cela à la ] ges Archambault, Trenholme, Laver-gr.mde satisfaction de nos hommes i gne, Carroll et Pelletier, par Me J.dans les tranchées.I O.Lacroix, qui occupe pour la Lau- La coopération de 1 aviation à î rentian.l’infanterie a été très efficace.Nos j La Cour d’appel devra décider si, aviateurs nous apportèrent à nlu- ! dans ce cas, l’ouvrier Hendry peut sieurs occasions des photographies j se prévaloir de la loi des accidents des positions ennemies et beaucoup de renseignements importants concernant les mouvements des troupes ennemies à l’arrière.Lorsque l’observation était favorable, on pouvait voir à la fois vin-T de nos ballons captifs dans les airs.La matinée du 15 septembre se le- de travail.Le NATIONALISTE publie chaque dimanrhe un feuilleton des plus intéressants.Le lisez-vous?SON HONNEUR FAIT UNE COLERE (Suite de la dernière page) PAS POUR MOI L’interrogatoire du maire terminé, celui-ci reprend son siège.—Je demanderais, dit-il alors, de rappeler M.Frigon.Le surintendant de la division nord ayant déjà rendu témoignage et Son Honneur étant le dernier témoin à entendre, on lui fait remarquer que l’enquête est par conséquent terminée.—Si l’enquête est terminée pour vous, elle ne l’est pas pour moi, réplique le maire ; j’ai des témoins à interroger.Comme M.Frigon est présent à la séance.Son Honneur l’appelle et commence son interrogatoire.UN QUIPROQUO Il demande^d’abord au témoin s’il ' n’a pas dit à M.Boité que l'ancien j commissaire Hébert et M.Alexandre Martin lui avaient demandé de recevoir dans les chantiers de la corporation les perforatrices de M.C.E.Martin.M.Frigon répond qu’il a dit quelque chose comme cela, mais pas dans le sens que lui a prête M.Boité.Il a bien dit à celui-ci que l’ancien commissaire Hébert et M.Alexandre Martin étaient passés par son bureau, se dirigeant vers celui de M.Amireault, mais pas plus.De plus, il n’a pas vu ces messieurs passer par son bureau ; il tenait cela d’un autre fonctionnaire, M.Decel-les.Celui-ci lui avait parlé de “l’ancien _ commissaire” et de M.Alex.Martin.Il a cru par “ancien commissaire" que M.Decelles voulait parler de M.Hébert, mais il s’était trompé.Causant plus tard avec M.Decelles, celui-ci lui a dit que c’était M.L.J.Primeau qu’il avait appelé “l’ancien commissaire”, et non M.Hébert.Cette désopilante explication fait rire à gorge déployée les assistants.Le maire, visiblement ahuri par ce témoignacre.demande alors à M.Alexandre Martin de venir subir à son tour son interrogatoire.SON HONNEUR SE FACHE Aux questions que lui pose de but en blanc Son Honneur, ce dernier raconte de nouveau ce qu’il sait de l’affaire.11 déclare premièrement que, à la date du 31 mars 1916, il a écrit une lettre à M.C.-E.Martin.Puis il ajoute que dans cette lettre il le notifiait d’avoir à reprendre sur-le-champ ses perforatrices.Le maire, qui a interrompu le témoin, exprime alors le doute que cette lettre ait été envoyée avant la présentation à la ville du compte au bas duquel le nom de M.Mélançon avait été substitué à celui de M.C.-E.Martin.Consultant le dossier, le maire constate que ce compte n’y est pas.Il fait une grosse colère, tournant des yeux soupçonneux de côté et d’autre et criant qu'on a volé ce document.Il s’ensuit une discussion au cours de laquelle les uns prétendent que ce compte n’a pas été produit à l’enquête, les autres, dont le maire Martin, qu'il Ta été.Graduellement le calme se rétablit.Le maire, continuant d’interroger M.Alexandre Martin, lui demande s’il a bien écrit la lettre à la date du 31 mars 1916.M.Alex.Martin prétend que oui.mais voilà! cette lettre, comme c’est l’usage pour une foule de documents, n’a pas été copiée dans les registres du département des Travaux publics.C’a été sans doute un oubli de la part du sténographe, ou bien il a cru que la lettre n’élait pas d’une importance assez grande pour qu'elle fût copiée dans les registres.Cependant, ajoute M.Alex.Martin, ce sténographe, M.Charles Lamou-reux, se rappelle parfaitement avoir écrit cette lettre.LA LISTE RALLONGE Cette déclaration force alors Son Honneur à allonger sa liste de témoins; il demande immédiatement que l’on amène M.Lamoureux devant lui.A l’aide des notes sténographiques de ce dernier, le maire interroge longuement.Il parvient enfin à découvrir que M.Alexandre Martin a bien écrit la lettre en question à la date du 31 mars dernier.Mais on ne retrouve pas cette lettre.Rendant que l’on cherche partout, M.Paul Mercier est appelé à venir faire sa déposition.Il déclare que lui et ses collègues ont été induits en erreur par la substitution du nom au bas du fameux compte.Le maire demande de nouveau à M.• Lamoureux, qui vient de faire l’examen de ses notes avec M.Côté, si i cette lettre n’a pas été écrite en juin.! Et celui-ci répond que non, puisque] ces notes ont été agencées en avril ] dernier.BEAUCOUP DE BRUIT.Sur la fin de la séance, un incident drolatique se produit.Le maire, qui cherche toujours la fameuse lettre, ne la trouve pas.Il a beau s’informer de tous côtés, rien.On fouille les dossiers, rien de rien.Se levant alors, fébrile, il s’écrie: —On a volé ce document.Que personne ne sorte.Pendant ce temps, l'agent, pardon! le sergent La-fleur, prêt à faire des perquisitions, se multiplie dans les couloirs et les différents bureaux de l'hôtel de ville.Cinq minutes d’une indicible anxiété s’écoulent.Soudain, au milieu de l’hilarité générale, Me Paul-Emile Lamarche remet au maire le précieux document qu’il vient de trouver dans son dossier.—Enfin! soupire le maire.Et l’enquête est close.NAVIRE ECHOUE DEUX CEXT CINQUANTE PASSA GERS SONT SECOURUS.Portland.Maine.23i—Le vapeur R(W Stole, qui se dirigeait de Boston à Portland, s’est échoué de bonne heure aujourd’hui, à Haly-comb Rock, au large du cap Elizabeth.au cours d’un épais brouillard.On a recueilli les 2à0 passagers dans des embarcations de sauvetage.I.c navire est dans une posi-, ion dangereuse.DES EXPERTS EN FAIT d’ameublements de maison La maison N.-G.Valiquette est actuellement le plus grand magasin de meubles de Montréal le mieux installé et celui qui possède l’assortiment le plus considérable.A cause des moyens que nous avons de pouvoir acheter en grande quantité, nous sommes en état de pouvoir vous offrir l’assortiment de meubles le plus beau et le plus considérable, à des prix tout à fait ertraordinaires.Vous avez toujours songé à faire de votre intérieur quelque chose de bien beau, mais vous êtes demeuré avec l’idée que cela vous coûterait trop cher.Alors, venez faire une visite, et laissez-nous vous montrer que nous pouvons vous meubler votre demeure à un prix beaucoup plus bas que vous ne pensez.Une visite ne vous engage à rien, et vous donnera une idée de ce qu’est la maison Valiquette.•itl.,,.^ * * a* .Cette berceuse en chêne solide, fumé ou doré, ou bien en acajou rembourrée en tapisserie ou en imitation de cuir.Valeur de $8.00, pour .$4.98 il ' r*' ir Complet de chaises en chêne pour salle à manger $17.00 Ce complet comprend 5 petites chaises et un fauteuil.Sièges en vrai cuir.Remarquez la construction massive.Valeur de $25.00.Le complet .$17.00 gi: - BUREAU S7.89 Tel qu’illustré, 34 pouces de large.Miroir biseauté de 13 x 22 pouces.Fini chêne doré, acajou et érable naturel.Valeur $13.25.Vente de lundi .S1 9 ^8 LA PLUS GRANDE VALEUR POUR LE PRIX EN FAIT DE DIVANETTE EN CHENE SOLIDE.Enfin, nous sommes capables d’offrir à nos clients un sofa-lit Divanette à moins de $20.00.Recouvert en imitation de cuir brun.Le lit est construit avec un sommier Hercule.La $19.98 charpente est en chene solide, fini fume.Pnx .D’autres à $26, $32.00, $38.00, $39.00, $45.00, $48.00 jusqu’à $85.00 Berceuse en chêne solide, fini fumé.Sièges et dossiers à ressorts, recouverts en imitation de cuir.Lundi •Av, $3.98 -A* $7.89 AMEUBLEMENT DE SALON, 5 morceaux, $23.00 Recouvert en belle tapisserie de soie.Sièges avec ressorts en acier.Bois fini acajou.Valeur $36.00.En vente à.$23.00 L i SEULEMENT 12 ECHANTILLONS DE CES FAU- ^12 75 TEUILS POUR.L’offre la plus considérable de la saison.—Chaises et berceuses recouvertes en tapisserie et cretonne du plus bel effet.Valeur régulière de $22.00 à $30.00.Ces chaises sont des échantillons qu’il nous faut vendre avant de recevoir nos nouveaux modèles.La quantité est limitée, donc venez de bonne heure.¦tàÜRfc.’î — *• «un o ht"" > POELE EN ACIER, $27.00 IU! ,'0 Tel qu’illustré (moins le réservoir).Six ronds, porte base et dessus nickelés, aussi bon pour cuire qire pour chouffer.Dépense très peu de charbon.Garanti.Prix $23.00 m CE LIT EN CUIVRE AVEC SOMMIER et MATELAS POUR $19.00 471-477 RUE STE-CATHERINE EST Six ronds, fourneau de 18 pouces.Gril double.Grand réchaud.Tout nickelé.Valeur de $33.00, pour $27.00 LA GREVE FIXEE A MERCREDI PLUSIEURS PERSONNES DOUTENT CEPENDANT QUE LES CHEFS DES UNIONS METTENT LEURS PROMESSES .4 EXECUTION.New-York, 23.— Les représentants dos ouvriers syndiqués qui ont fait cause commune avec les employés de tramways dans leur lutte contre les compagnies de traction électrique oui tenu la promesse qu’ils avaient faite en ordonnant une grève générale de tous les unionistes de Ned-York et des environs.Cette grève commencera mercredi matin, mais il faut auparavant que les syndiqués ratifient cette décision.Plusieurs personnes, et le maire Mitchell est du nombre, doutent que les chefs puissent exécuter un dessein dune aussi grande envergure.Les chefs des unions avaient d’abord décidé d’atteindre les seules industries qui se rattachent à la traction électrique, mais après un débat qui a difré *‘out l’après-midi, ils ont résolu d’aller beaucoup plus loin que cela.Us se proposent maintenant d’imposer là cessation du travail à toutes les unions de métiers aff i liées à la Fédération américaine du travail de celte ville, ce qui affecterait la publioatjjm des journaux, la navigation, les métiers relatifs à la construction.Plus de 90 chefs représentan! 80 unions ont sanctionné la- déclara- tion d’une grève générale, suivant M.Hugh Frayne, organisateur général de la Fédération dans l’Etat de New-York.Les délibérations ont duré de 2 à 6 heures de l’après-midi.Les chefs n’ont pas voulu expliquer pourquoi ils non* pas profité do leur pouvoir pour décréter une grève générale sans soumettre la question aux unions.Les chefs ont refuse de faire une déclaration quant au nombre des ouvriers syndiqués affectées par les ordres donnés, et les noms des unions mises en causes.On estime qu’il y u 750,000 ouvriers «syndiqués a New-York et dans le voisinage.LES DROITS DU PROPRIETAIRE A PROPOS D’UNE CLAUSE ADDITIONNELLE A UN BAIL.La cour d’Appel composée du juge en chef Sir Horace Archambault, et des juges Trenholme, Lavcrgne, Car-roll et Pelletier, a entendu hier une cause intéressante, sur un point de droit au sujet des propriétaires et des locataires.M.S.H.Calkins avait loué à William H.Howard, un logement danj une maison de rapport au No 24 de la rue Hutchison.l.e bail était valide pour un an, à partir du 1er mai 1914 et le prix du loyer était de $55 par mois.Une des clauses du bail obligeait le locataire à donner un avis par écrit le 1er février 1915 s’il désirait déménager le 1er mai suivant.Lorsque les parties signèrent le bail, la copie originale fut changée par l’addition d’une clause qui donnait au locataire le droit de garder son logement pour une seconde et une troisième année au prix de $60 par mois.A la fin de la première année, le locataire informa son propriétaire, non pas par écrit mais verbalement de son intention de déménager, ce qu’il fit le 1er mai 1915.I.e propriétaire intenta alors une poursuite contre son locataire pour l’obliger à s’en tenir aux conditions du bail, c’est-à-dire d’occuper le logement pour deux autres années, parce qu’ils n’avait pas donné d’avis par écrit tel que stipulé dans le bail.Le litige est tout entier sur ce point: la clause qui fut ajoutée au bail, donnant au locataire le droit d’occuper le logis pour deux années additionnelles, détruit-elle la clause imposant au locataire l’obligation de faire connaître par écrit et trois mois d’avance son intention de ne plus occuper le logis?ou cette dernière obligation existe-t-elle quand même?Le tribunal de première instance, présidé par le juge Archer, a déclaré qu’il y avait eu un changement dans les intentions des parties et que l’obligation de l’avis par écrit disparaissait devant la clause additionnelle.Le juge Archer renvoya donc la poursuite du propriétaire avec frais.Ce jugement fut ensuite renversé par la majorité de la Cour de Révision.La cause a été soumise hier à la cour d’Appel par le défendeur.SOMMAIRE DU NUMERO 37 DE LA REVUE HEBDOMADAIRE DU 9 SEPTEMBRE.Envoi, sur demande, 8, nue Ga-! i t i-, ris ri un numéro spécifiant et du catalogue des primes de librairie (26 francs de livres palan).PARTIE LITTERAIRE.Georges Steriai^ ancien député roumain -— La Roumanie: Son passe.Ses attaches françaises.Les parus pu i tiques.Claude.— I ''' Potion présidentielle aux Etats-Unis.'Mrs.Humphry w,.rd.— L?Ca'-yaire de h uy Wing (Eitham-House) UH).Traduit par M.Maury.Charles Epry.— Le Tourisme et nos paysages._• -’ “V .vLrie Perrin.— L'Enfant parmi les soldats.Alfred Drain.— Poésies.•.•u Lanov.,ry.— i.e Vent de France.Pomget de Saint-André.—La Prusse et la Révolution française.E.Acgerter.— La Pensée mande et la guerre.— Hegp] Mémento bibliographique.Les laits et les Idées nu jour le jour.al lo- ir “A “ croixjhj chemin U& Croix du Chemin, le volume pub.ié par la Société Saint-Jean-Baptistc, est en vente aux bureaux du Devoir.60 sous l’exemplaire, plus 10 sous pour lès frais de port.êV ^612^63737457310443039805857 VOL.VIL — No m LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 SEPTEMBRE 1915 11 FEDERATION NATIONALE SAINT - JEAN ¦ BAPTISTE HOPITAL S AI NTL-JL' ST 1NE Hcmeli‘ons-nnus !ous à l'ouvrage, si nous ne voulons pas que les pauvres petits, que de si grand coeur nous avons adoptés, souffrent par notre faute.«Le programme de celte année n’esl pas encore complet.Ce qui est bien défini pour lo moment, cV.t que lundi prochain, le 25 courant, les dames patronnasses ' se réuniront à 3 heures 1-2, à rhô pit al, pour discuter les dernières conditions du concours annoncé le printemps dernier.Puis les réunions de couture sont toujours à l’ordre du jour.De 2 à 5 heures, ifc lotis les mercredis, sont attendues les personnes charitables cil dévouées qui si humblement viennent chez nous faire une grande oeuvre, Tant de choses ve sont usées pendant les vacances et à cette saison de chaleur excessive, les mains élaieni1 moins nombreuses à i’euvroir, et bien des casier»; de réserve ont été dégarnis.Il faut tout refaire.Qui veut nous aider?Dispensaire, tous lns(UeS Caporal AVm R.Pearson, iv i r5'n Saint-Urbain; Stephens vAeeks, 10, rue Laporte; W.Depeau Laughnawaga, Qué.; T.Harris.?8 Rue Masson.Blessés — Major Augustine Nutter, OO, rue Drummond; Edward V.Lvd-n2n’ n?- rue 'fonce; John J.Âlur-phy, -1 /, rue Ropcry; Georges La-branche, 2030, Bloomfield, Outre-rnont: Aimé Leclerc, 131, rue Lagau-chetiére; Jeffry Hibbs.47, rue du Canal; caporal John D.Barber, 1968 avenue du Parc; James F.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.