Le devoir, 6 octobre 1916, vendredi 6 octobre 1916
VOLUME VII—No 235 MONTRÉAL, VENDREDI 6 OCTOBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO > Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 f Edition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS .1 50 UNION POSTALE.2 00 ! I Diredeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE Rédaction et adminiétraüon i 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL - .olS TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 DOIS ! “LE PROBLÈME DE L’EMPIRE” VII Partage des dépouilles — Gouvernement de l’Inde — “La question insoluble” Pour complexe et dangereux que soit le problème de l’immigration asiatique dans les colonies blanches, il est presque simple et facile, si on ^ le compare à cette autre équation, à plusieurs inconnues fort troublantes: le gouvernement de l'Inde et des dépendances.L’Empire britannique n’est pas un simple potager de petit rentier.Tout en prêchant très haut le respect du bien d’autrui et de la liberté des ipeuples, John Bull n’a pas négligé, pendant que les autres l’écoutaient ibouche bée, de remplir ses poches aux dépens de tout le monde.En moins de trois siècles, il a découvert, conquis, acheté ou volé près d’un •quart des terres connues sur toute la surface du globe; il domine ou protège plus d’un quart du genre humain — par pur désintéressement, by jingo! et pour accomplir sa mission d’éducateur de peuples — the white ' man's burden, a écrit le poète apologiste de tous les crimes commis au nom de la puissance impériale.; Après avoir conquis, il faut organiser, et surtout garder.M.Curtis estime que “ l’Inde, I’Egypte et les territoires africains, en raison de leur f“ étendue et de leur situation, créent forcément entre le pouvoir qui les h‘ gouverne et les puissances étrangères des relations fort délicates.Leur administration interne est si intimement liée à la direction de la po-litique étrangère et de la défense [impériale], que les ministres chargés |“ des Affaires étrangères, des Indes et des Colonies ne pourraient exercer j“ leurs fonctions s’ils ne faisaient pas partie du même cabinet ” (p.205).1 [L’administration de ces immenses domaines devra donc revenir de droit et de toute nécessité à l’association impériale.Il faudra y joindre Ips colonies et stations d’importance stratégique, telles que les Indes occidentales, Gibraltar, Malte, Périm, Aden, Singapour et Hong Kong.Ce joli lopin de terre couvre une superficie de 3,000,000 de milles carrés et renferme quelque 328 millions d’habitants.L’Angleterre gardera comme propriété personnelle le reste de ses colonies et protectorats, — une bagatelle de 2,000,000 de milles carrés, avec 45,000,000 de protégés.A première vue, ce partage parait arbitraire.M.Curtis estime que tout ce qui peut affecter les relations étrangères de l’Empire et mettre en V mouvement le mécanisme de guerre doit être confié à l’autorité unique d’un gouvernement impérial, responsable au parlement élu par le peuple des pays associés, ^vec raison, il place au premier rang de ces intérêts impériaux la ppssession de l’Inde et de l’Egypte.H serait facile, en effet, de démontrer que l’Angleterre a contracté ou rompu la plupart de ses alliances et fait ou subi la plupart de ses guerres, afin de consolider son Empire des Indes et de s’en assurer la paisible et profitable possession.Mais le meme raisonnement s’applique à un degré variable à toutes ses possessions.L’Inde et l’Egypte renferment plus de causes de conflit 4 n’empêche que les autres colonies peuvent aussi donner lieu à des complications internationales.Si toute distinction entre la défense locale et la défense impériale est abolie, si tous les pays autonomes de l’Empire se soutiennent mutuellement dans toutes les guerres où l’un d’eux sera engagé, il faut prévoir toutes les causes de conflit.Si la Grande-Bretagne fait la guerre à la Russie, à la Chine ou au Japon à cause de ses possessions asiatiques non comprises dans le patrimoine de l’association, les autres associés devront lui venir en aide.Il en serait de même pour les possessions de l’Afrique occidentale, le littoral du Golfe Persique, Ceylan, les Settlements, enfin i^î les innombrables possessions que l’insatiable Angleterre a incorporées à son empire dans toutes les parties du globe.Le même raisonnement s’applique aux conquêtes récentes de l’Union sud-africaine, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Seul le Canada a l’insigne honneur de se saigner à blanc pour tout ce monde-là, sans aucun espoir d’une compensation quelconque.Grâce au triomphe de la nouvelle doctrine de la ‘solidarité impériale’, étançonnée de ‘l’obligation morale ’ et de la ‘ dette de reconnaissance ’ contractée envers la mère-patrie qui l’a si bien plumé, il est exposé à se voir entraîner dans de nouvelles guerres, afin d’aider sa mère et ses soeurs à garder le fruit de leurs conquêtes.Le moins qu’il puisse exiger, semble-t-il, c’est que tout cela tombe dans le patrimoine de la communauté.Le rôle de Dandin de l’Empire a peut-être ses charmes et sa gloire; il devrait aussi avoir sPITbornes.* * • L’explication se trouve probablement dans un mélange de ces deux sentiments.Quoi qu’il en soit, l’auteur ferait bien d’ajouter un appendice à ce chapitre, comme il a fait pour le budget impérial.Autrement, son travail, si instructif, et en même temps si loyal, à tous autres égards, laissera une ineffaçable impression d’inachevé ou, pis encore, d’insincère et de fuyant sur l’obstacle le plus formidable à la consommation de cette unité impériale, si ardemment désirée par l’auteur.Pour l’instant, il se borne à affirmer que “ les chefs responsables du “parti national aux Indes.admettraient eux-mêmes que l’autorité su-“ prême {final authority) dans le gouvernement de l’Inde doit, pour le “ moment, rester où elle se trouve maintenant — must remain, for the "present, where it now rests” (p.203).L’admission, nous le verrons, est peut-être moins générale et moins absolue; M.Curtis reconnaît qu’elle n’est que temporaire.En tout cas, cette autorité, où se trouve-t-elle, maintenant ?Entre les mains du vice-roi anglais, des gouverneurs et lieutenants-gouverneurs, et des fonctionnaires supérieurs, tous anglais, assistés de conseillers en majorité anglais, en minorité indigènes.M.Curtis suggère de la transférer demain entre les mains du gouvernement et du parlement de l’Empire, dans lesquels siégeront les délégués de toutes les colonies blanches.C’est dire qu’aux difficultés actuelles et grandissantes, qui résultent du manque de compréhension sympathique des Anglais à l’égard des Indous, s’ajouteront la méfiance et les haines brutales qui marquent déjà les relations fort distantes des Indous avec les Australiens et les Néo-Zélandais.Or, comme M.Curtis juge qu’il est impossible de songer à empêcher les colonies blanches d’exclure les Indous de leurs territoires, il n’est guère probable que les rapports entre les Indous et les white colonials, en dévenant plus intimes et plus fréquents, deviendraient plus cordiaux.Il est fort douteux qu’aucun des “ chefs du parti national ’’ aux Indes soit prêt à admettre que “ l’autorité suprême ” doive être exercée de cette façon.M.Curtis reconnaît que les Indous ont droit en principe au self-government — et par conséquent à l’association impériale.En s’associant à la Grande-Bretagne dans le gouvernement de l’Empire, les ‘ nations-soeurs ’ devront continuer avec elle sa mission d’éducatrice des “ races inférieures ”.Cette mission, aux Indes comme en Egypte, consiste à “ faire l’école à ces peuples et à leur apprendre à gouverner leurs “ affaires nationales” (p.206).Avec l’adjonction des Australiens et autres coloniaux de race blanche au personnel enseignant, il y a risque que les éducateurs manquent de tact et les élèves d’endurance.Ce sera vraisemblablement la répétition de la question ontarienne, agrandie à l’échelle d’un continent peuplé de 315,000,000 d’êtres humains, qui ne sont pas Anglo-Saxons et ne veulent pas le devenir.* * * Ce remarquable travail, que j’ai lu et analysé avec un intérêt passionné, je l’avoue, se termine par un appel éloquent à tous les dévots de l’Empire.L’auteur y résume sa thèse.Il démontre en raccourci l’état d’abjecte sujétion où les habitants des colonies autonomes se trouveront à la suite de cette guerre, s’ils ne se décident à réclamer la direction absolue de leurs affaires étrangères, comme nations indépendantes, ou le partage de cette direction avec le Royaume-Uni.“ Si le Canada, l’Aus-“ tralie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud sont les seuls pays aux-“ quels appartient leur allégeance suprême, alors ils doivent se séparer et “ décider eux-mêmes des questions de paix et de guerre” (p.244); — et pour cela, “ il suffit d’un trait de plume, d’une simple nctify aUob à’Lon-“ dre»et aux capitales -étrangères ” (p.242).—i “ Mais si l’Btat'pour lequel “ ils désirent vivre et mourir est cette plus grand?patrie pour laquelle un “ si grand nombre donnent leur vie en ce moiKent, alors ils doivent s’unir “pour gouverner ses relations étrangères” (p.244).Il suggère la convocation d’une Convention impériale, analogue à la Conférence de Québec qui fit la Confédération et aux autres congrès de même nature qui ont préparé les constitutions coloniales actuelles.Cette convention arrêterait les conditions de l’association impériale.Le parlement britannique donnerait à l’arrangement la sanction légale et cesserait d’exister comme législature impériale: ce serait son chant du cygne.Naturellement, aucun des pays d’Empîre n’entrerait dans le ring avant que le traité d’alliance n’eût reçu la sanction de son corps électoral.Ce n’est pas encore fait; mais c’est intéressant.Dans un prochain article, j’essaierai de marquer les leçons qui se dégagent de cette étude, et surtout de noter les accords et les dissonances entre la thèse impérialiste telle que présentée par M.Curtis et la doctrine nationaliste telle que je la comprends, Henri BOURASSA.Mais le gros, très gros problème, c’est le gouvernement de l’Inde.L’un des pontifes de l’Impérialisme 2 me faisait un jour l’honneur de vouloir me convaincre de la parfaite praticabilité de l’association impériale.A chaque objection, il opposait tantôt une réplique victorieuse, tantôt une explication plausible.“ Et l’Inde, qu’en faites-vous?” La réponse ne se fit pas attendre: “ C’est jusqu’ici la question insoluble! ” M.Curtis, en dépit de sa foi robuste et de son magnifique optimisme, admet que c’est “l’une des difficultés les plus sérieuses” à résoudre (p.202).Aussi n’y touche-t-il qu’à la surface.Dans ce volume si compact, de 250 pages, douze à peine sont consacrées au gouvernement des dépendances, y compris l’Empire des Indes avec ses trois cent douze millions d’habitants, ses principautés semi-indépendantes, ses provinces bureaucratisées, ses castes multiples, ses musulmans et ses boudhistes, ses brahmes et ses parias — et aussi sa jeune école nationaliste, ardente, instruite, toute pénétrée des maximes du droit public anglais et tournant contre la domination étrangère les enseignements qu’elle a reçus du conquérant.De quel droit l’Angleterre gouverne-t-elle ces peuples contrairement aux principes essentiels de sa constitution, — en violation même “ du droit naturel de l’homme ”, avoue avec une belle cràncrie M.Curtis (p.201).Oh! tout simplement “ parce que ces races sont encore incapables de se gouverner elles-mêmes” (p.59).Plus loin, il donne une raison plus pratique.“ Les armées indigè-“ nés de l’Inde, de l’Egypte et des protectorats, aussi bien que les armées “ [anglaises] d’occupation sont des facteurs essentiels du plan d’ensem-“ ble de la défense impériale.Elles doivent être soumises à l’autorité du “ gouvernement impérial.Or il est impossible d’admettre {unthinkable) “ qu’une autorité s'exerce sur les armées de l’Inde et de l’Egypte et qu’une "autre autorité distincte gouverne leur administration civile" (p.205).Voilà qui est plus sincère.Mais n’est-ce pas l’aveu explicite que là où le nationalisme n’esl pas anglo-saxon, ou suffisamment dosé d’anglo-saxonisme, il n’est plus compatible avec les exigences de l’impérialisme britannique?Il serait intéressant d’entendre M.Curtis sur ce point./ * * Mais reprenons le prétexte d’incapacité des races de couleur de se gouverner.Admettons que’ce soit vrai de tous les autres peuples d’Asie, d’Afrique ou d’Océanie, soumis de gré ou de force à la domination anglaise.Est-ce également vrai de l’Inde, de l’Inde anglaise surtout, de ces Provinces Unies où les maîtres de l’Empire font, depuis plus d’un siècle, l’éducation politique du peuple, et d’un peuple remarquablement intelligent?H serait peut-être opportun d’entendre là-dessus les Indous eux-mêmes.C’est ce que nous ferons, pour notre compte, dans quelques jours.Mais il est difficile de comprendre comment l’auteur d’un travail si complet par ailleurs, si comprehensive, a cru pouvoir passer si légèrement sur cet aspect du problème.Il ne fait pas même mention de l’agitation croissante aux Indes pour le self-government.Serait-ce que ce missionnaire d’Empire n’a pas voulu effrayer les coloniaux en leur laissant entrevoir l’effrayante complexité du problème et l’immensité de la tâche à laquelle il les convie?Ou n’est-cc que l’invincible .suffisance de l’Anglo-Saxon, convaincu qu'avec les peuples do race “ inférieure ”,—c’est-à-dire avec tout ce qui n'est pas anglais—l’Anglais n'a qu’à commander, et les autres à obéir?J De ce cabinet feraient également partie les ministres de la Guerre, de la Marine et des Finances impériales (p.156).* * 11 n’y a pas d’indiscrétion à le nommer: c’était lord Milner.CE QUE M.ROGERS 1 N’EXPLIQUE PAS: M.Rogers communique à la Gazette une sorte de factum sur ses démêlés avec M.le juge Galt.Il s’effor-] ce de prouver, par des citations de M.Lennox, de M.Fitzpatrick, de M.| Randolph Churchill, qu’il n’est pas convenable que les juges fassent le, travail de commissaire-enquêteur accepté par M.Galt, que la loi canadienne le leur interdit et que, dans sa fameuse interpellation au commissaire Galt, il n’a fait que rappeler à celui-ci les dispositions claires d’un texte indiscutable.L’opportunité ou la convenance, en thèse générale et dans la situation particulière du Manitoba, de l’intervention des magistrats dans des enquêtes du genre de celle que préside M.Galt est une question; la portée de la loi actuelle en est une autre; le fond de l’enquête poursuivie par M.Galt en est une troisième — et il importe de ne pas les confondre.Sur le premier point, M.Rogers présente, avec Randolph Churchill, des objections de poids; sur le second, sa démonstration est fort vulnérable et du troisième il ne dit rien.H est assez probable, du reste, (pic les deux premiers ont précisément pour objet de faire oublier l’autre.Mais, prenons pour acquise sa double thèse ; prenons pour acquis que les fonctions de juge et de commissaire-enquêteur sont incompatibles, que la loi le décrète expressément et que la circulaire de M.Fitzpatrick, alors ministre de la Justice.avait pour objet de le rappeler aux magistrats.Un autre fait reste patent, c’est que, depuis l’avènement au pouvoir du cabinet dont fait partie M.Rogers.de très nombreux magistrats, fl commencer par un juge de In Cour suprême du Canada et le président de la Cour d’appel de l’Ontario, commis à cette besogne par M.Rogers et scs collègues, ont aecepté le} fonctions de commissaire-enquêteur, dans presque toutes les provinces et au Manitoba particulièrement.Comment se fuit-il qu'en face de cet abus flagrant le ministre de la Justice, le cabinet tout entier, soient restés inertes qu’ils Valent, à pro-orement parler, sanctionné de façon implicite et explicite ?Car, l’on imagine bien que, si M.Rotters possédait un texte plus récent que la circulaire Fitzpatrick, il ne manque- mil ne pruumre.Comment se fait-il que M.Rogei lui-même, si soucieux des convenai ces judiciaires et de la dignité di magistrats, n’ait point provoqué l’ii tervention de son collègue Dohe ty ?* Comment se fait-il que, mêrr dans le cas de M.Galt, il ait attei du, pour intervenir et pour rapp 1er le commissaire-enquêteur a souci des convenances, d’avoir é mis personnelleme t en cause dar les témoignages ?.Tant que M.Rogers n’aura pi répondu à ces questions, sa bruyni te et soudaine préoccupation di convenances judiciaires restera su pecte et ne fera qu’aiguiser la ci rlosité de ceux qui désirent conna tre le fond de l’affaire qu’étudie î Galt.Orner HER0UX.LE PREMIER COUPABLE On dénonce les journaux “jingoes” qui racontent, de façon à soulever les préjugés, la malheureuse échauffourée de mercredi.Il^nc faudrait pas oublier que la dépêche mensongère que nous avons cilcc hier, qui a été dénoncée par M.Ross, a été publiée par la plupart des journaux anglais, libéraux ou conservateurs.Certains l'on spécifiquettienit donnée comme venant de la Canadian Press.Le premier coupable, cm tout cela, c’est le journaliste qui a le premier lancé le récit mensonger cl créé partout unie fausse impression.M.Ross a commencé à litti donner sur les doigls.Il est à espérer que l’affaire n'en restera pas là.O.H.Plainte légitime Le commandant des Pionniers de Montréal se plaint des buvetiers voisins des casernes où ses hommes sont logés, et qui serviraient à ceux-ci des alcools frelatés, dans lesquels il y aurait jusque de la cocaïne.Une enquête à ce propos ne serait pas de trop.Nos troupiers ne détestent pas tous la goottie, mais ce n’est pas une raison pour les empoisonner.La protestation du colonel Lordly n’est pas la première de ce genre et des faits antécédents permettent de croire qu’elle est fondée.Pourquoi ne »f-vitèpn pas contre les empoisonneur»?UNE CARICATURE DU “CANADA” wm ! TsiSsi isîsssîfs; il» mm *‘«3, L’IMPERIALISTE : “Tiens bien le drapeau, mon vieux Baptiste, comme le disait Dundonald, et pendant ce temps j’aurai soin de ton capot.” (CARICATURE ET LEGENDE DU “CANADA”, 26 SEPTEMBRE 1904).QU’EST-CE QUE LE “CANADA”, QUI SE SCANDALISAIT HIER D’UN DESSIN DU “POST” DE NEW-YORK REPRODUIT DANS “LE DEVOIR”, PENSE DE CETTE CARICATURE QUTL PUBLIAIT LUI-MEME, IL N’Y A PAS LONGTEMPS?BILLET DE SOIR.VANITÉ D’AUTEUR Tous les auteurs ont passé par des angoisses pareilles.Vous rencontrez un ami qui vous donne une poignée de mains à vous déboîter l’épaule : “ Très bien ! très bien ! bravo ! continue ! Je te suis, je le lis tout entier et tous les jours.” Le rouge de la fierté vous monte au front, mais malheur à vous si vous n’avez pas l’expérience des flatteurs par complaisance et si vous poussez plus loin.Votre première impression se changera fatalement en dépit.Ne demandez jamais à l’ami qui vous loue lequel de vos articles ou laquelle de vos idées l’a particulièrement intéressé.Il bafouillera ; vous vous apercevrez qu’il n’a lu de toutes vos élucubrations que le titre et la signature.Il a fait comme tes gens qui ne savent pas manger les homards et qui laissent de coté le meilleur, apres avoir sucé les pattes.Mais jamais vanité d’,auteur ne fut soumise à plus cruel crucifiement que celle de'L.qui, heureusement n'en possède qu’une quantité infinitésimale, malgré la réputation méritée d’historien dont il jouit d’un bout à l'autre du pays.Du reste, à la fin de son aventure, le plus ennuyé des deux fut bien son flatteur.On préparait la célébration d’un centenaire et le grand orateur populaire X.devait prononcer un discours de circonstance.A la réflexion, il venait de constater qu’il ne connaissait à peu près rien de l’oeuvre de l’homme d’Etat dont on allait commémorer la mémoire, quand il fallait déterminer la place qu’elle avait tenue dans les événements politiques du pays et ce qui en survivait encore.Il fallaii donc se mettre en quête de quelqu'un qui le pût documenter.Naturellement, il se tourna vers notre historien.Celui-'-i fournirait le fond et le grand parleur, au jour tie la frie, recueillerait, par son étà-loge d’érudition les appUmdiss''-ments.Il mil donc la main à sa diime la plus fine et écrivit à 'homme aux livres la lettre suivante ou à pe.près : "Mon cher Z., "Vous ne connaîtriez pas quelque chose sur F.et son temps ?Je m’rt-perçois que je n’ai rien sous la main à ce sujet, et j’ai lu tout re qu’on a publié.J'ai, tout de suite, songé à m’adresser d notre amabilité, vous saurez sans doute me procurer ce qu'il me faut.J'ai lu avec un passionné intérêt tout ce que vous avez publié et nul ne connaît mieux que vous notre histoire.Renieignez-moi donc sur Y.et son temps."A vous, avec l’expression de mon admiration renouvelée, X.” Le lendemain Z.portait à la poste un volume fort à l’adresse d X.Et savez-vous comment cela s’intitulait ?Y et son temps, par Z,.Au-desxus du tilre, l’auteur avait tracé une dédicace ainsi conçue : “ Vous ne connaissez rien sur Y.et son temps ; il existait pourtant ce modeste volume que je ne pouvais me flatter qu'un homme aussi occupé que vous aurait pu lire.Je suis content qu’il paisse vous être utile aujourd’hui.Heureusement que l'auteur, au moins, se rappelait son existence."Votre vieil ami, qui aurait souffert dans sa vanité d’auteur, si la vanité ne s’en allait avec l âge, Z.” ' Je suis sûr que notre orateur, avant de dire désormais à un auteur qu’il a lu tous ses articles ou tous ses ouvrages, y réfléchira à deux fois, Jacques CGEUR.BLOC - NOTES Nos revenus Un communiqué du ministère des Finances d1 Ottawa annonce que nos revenus, pour le premier semer,-tre de l’exercice courant, sont de 103 millions et (pic, selon t,ouïes les prévisions, ils toucheront les 210 millions pour l’exercice entier.Ce serait la première fois (fu’ils seraient aussi eonsidérribies.Tant mieux.Mais il n’empêche que même malgré des recettes aussi élevés, l’exercice courant se soldera pur un déficit d’au moins 200 à 225 millions, puisque nous dépenserons nrcs de 450 millions, celte année, dont 250 pour la guerre.Recettes Considérables, mais déficit malgré tout, est-ce cela qui enrichit une nation ?Du français Dans :1e projet de nouvelle franchise rm, tramway que discutent de ce lemps-ci, pour tuer le temps, nos législateurs municipaux, les fautes de français fourmillent.Ainsi, dans une seule clause, on emploie pouvoir pour énergie électrique, malle pour courriers postaux, passagers pour voyageurs et chars pour voitures ou véhicules électriques.Il n’est pas trop tard pour faire rédiger en français convenable les différentes clauses du contrat projeté.Donner au Tramway le droit de transporter des malles quand il s’io-git, en l’espèce, de matières postales, n’est pus du tout la même chose.Injustice On annonce que sir Sam Hughes, arrivé hier soir d’Europe, eist devenu lieutenant-général dans l’armée impériale.Il serait le sewil: militaire des colonies qui ait un pareil grade dans l’armée britannique, avec le général Botha.Bolha et Hughes, quel contraste ! Mais, où il y a injustice, c’est qu’avant la guerre sir Sam n’était que colonel, et est devenu, sautant deux grades, major-gcnéral, avec priorité ,de .rang sur tous les militaires canadiens, puis lieutenant-général dans l’armée anglaise, quand son aide-de-camp fidèle, John Bassett, lieutenant dans la milice canadienne, avant la guerre, n’est encore que major, et riein que dans La milice canadienne.Pour réparer celle injustice, que ne le fait-on nommer colonel dans l’armée britannique, l'envoyant tout de suite au front où il n’est pas encore allé, malgré toute la science militaire qu’il a dû absorber pendant sa longue fréquentation du général Hughes ?Le coût d’une grève Le règlement de la grève dont les employés de chemins de fer américains menacèrent leurs patrons coûtera au bas mot 52 millions par an au public.C’est du moins le calcul que fait le Wall Street Journal Les chemins de fer débourseront ce montant à raison d’un million par semaine en frais d’exploitation additionnels.Mais, d’autre part, ils rajouteront à la note qu’ils présentent au public, sous forme d’aocroissement des taux de transport pour les voyageurs, les colis et les marchandises.Et le public, comme toujours, sera le perdant, du moins si les chiffres du journal de Wall Street sont exacts.Il ne vient pas Rabindranath Tagore, le poète indou auquel on décerna il y a peu d'années Le prix Nobel, annonce, pendant son voyage aux Etats-Unis, sa détermination de ne pas venir au Canada,' où des admirateurs eussent voulu l'entendre.Invité à Toronto et à Montréal, il a décliné les invitations, tout comme il a refusé de descendre à Victoria ('Colombie Anglaise).“Je ne mettrai jamais les pieds au Canada, à cause de la façon dont on y traite mes compatiriotes”, dit-il.Egalement, 11 affirme qu’il n’ira ja-m»is en Australie, où ses gens ne sont pas mieux vus qu’ici, par L’Etat. VOL.Vil.—No 235 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 OCTOBRE 191b LETTRES AU “DEVOIR” r Nous ne (tablions que des lettres signées, ou des eotnmunicattons ae-çompa^nées d’une lettre signée, ayee adresse authemique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un Cmbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien en prendre note déünitirement.LES OUVRIERS ON VEUT UN REFERENDUM AUCUNE FRANCHISE NE DEVRAIT ETRE ACCORDEE A LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS AVANT D’AVOIR ETE SOUMISE A L'APPROBATION DES CONTRIBUABLES.— PAS DE PROHIBITION.LES ETUDIANTS D’ODIEUSES INSINUATIONS LA SORTIE ANNUELLE DES ETUDIANTS N’A PAS ETE FAITE DANS UN BUT HOSTILE AU RECRUTEMENT.— PROTESTATION ENVOYEE AU BRIGADIER GENERAL WILSON.M.RAINVILLE ET LA CONSCRIPTION Saint-Lambert, 29 septembre 1916.Monsieur Henri Bourassa, Directeur du Devoir, Montreal.Monsieur, .Nous savons tous que M.Rainville a parlé mercredi le 27, non en faveur de Venrôlement, mais contre —- sans le savoir, croyant le favoriser —, et qu’il s’est prononcé pour ta conscription.Mais nous ne savons pas pourquoi il ne s’enrôle pas lui.Il devrait donner ses raisons à la prochaine occasion.M.Rainville aime mieux la conscription que le volontariat, parce que ce dernier le gêne quelque peu—, lui qui semble en parfaite santé, n’a pas de faniille et est loin de dépasser l’âge militaire -r- tandis que la conscription lui serait favorable, puisque, comme député, elle l’exempte du service militaire.Là-dessus on le comprend très bien.Mais ce qui se comprend plus difficilement, c’est cette sortie contre ses compatriotes canadiens-français, faite exclusivement en (ui-glais, dans une ville avec une égale population française et anglaise.M.Rainville a agi en lâche et ne mérite que le mépris des gens de bon sens : il le mérite et il Ta aussi; car de sa sortie, qui n’est qu’une calomnie, tout le monde parle ; et pas un seul que j’aie encore entendu, anglais comme canadiens-^nm-çais, ne dit autre chose qu’il a agi en lâche, et qu’avant de pointer le canon sur scs compatriotes, "he should have doned the khaki".La sortie de M.Rainville est une insulte de plus pour tous ses compatriotes, et un démenti à ceux qui disent, statistique en main, que les Canadiens - français ont fait leui-devoir; mais si elle n’était que cela, il ne passerait que pour un démagogue comme les autres.Mais elle a cela de plus : c’est une invitation presque directe aux Anglais de faire la guerre aux Canadiens-français, — puisqu’il ne Ta faite qu’en anglais devant des sergents-recruteurs anglais et écossais.Vraiment, si ce discours était prononcé dam l’Ontario, le résultat serait qu'on verrait une armée de bons orangistes venir au secours de M.Rainville, pour forcer ses compatriotes à s’enrôler, et, sans doute, les remplacer par ces bons petits enfants des 30 milles " unmarried mothers ” pour lesquelles du secours a été demandé en 1914 — si ma mémoire, ne me fait pas défaut, en Chambre même.Pendant qu’un groupe de délégués de l'Ontario sont de passage dans, le Québec dans but de faire les deux races se connaître, et s'entendre mieux, M.Rainville, lui, ex-député à la Chambre des Communes, et ex-uspirant ministre, appelle la force contre ses propres compatriotes, et en anglais devant des Anglais.Quand M.Rainville dit qu’il a fait le tour de la province, en disant aux Canadiens-français de s’enrôler, et le leur disant non comme un homme qui a peur, mais comme un homme décidé à tout perdre plutôt que fléchir dans l’accomplissement de son devoir, il ment sciemment et délibérément.Car nous savons où il a été et ce qu’il a dit.A Sainte-Martine il n'a pas répondu aux interruptions avec cette bravoure.Pour ce qui est de son vote sur la conscription, c’est une bonne farce: parce qu’il sait très bien qu’il n’y a aucun droit.Dans la loi de la conscription il n’est pas mention de M.Rainville.J’ai devant moi les Statuts Révisés de 1900.Je vois dam le premier volume, chapitre 41, clause 69, “que.le gouverneur-général en conseil’’—et le gouverneur ne s’est pas encore embarrassé du conseil de M.Rainville, quoiqu’il Tait tenté, lui M.Rainville — "peut placer une partie de la milice ou toute la milice partout en Canada ou en dehors pour la défense de celui-ci’’.—Dans les Flandres même, puisque d'après M.Casgrain, là est notre première tranchée.Ce serait l'interpréter d’après la lettre — si la nécessité était prouvée — mais non d’après Tes-prit de la loi.Alors M.Rainville n’a pas plus de droit que moi de voter pour la conscription, autrement que dans un plébiscite, si le gouvernement hésitait à la mettre en vigueur de lui-même — comme il semble faire.M.Rainville ne peut pas invoquer son droit de député, parce qu’il ne Test plus, puisqu’elle n’existe plus, la Chambre ; et M.Rainville n’a plus de mandat, et il n’en aura plus, si je ne me trompe, car il ne nous est pas imposé ; il a été choisi et élu en 1911 comme nationaliste, depuis il a été bleu, rouge et jaune : aujourd’hui H faudrait "gratter’’ pour savoir sa couleur, si encore, couleur il y a.Veuillez agréer, cher monsieur, avec mes remerciements anticipés pour la publication de cette lettre, l'assurance de ma sincère considération.J.T.MacDONALD.A une réunion du conseil des métiers et du travail, hier soir, on a discuté la 302» BAINS LAURENTIENS Allez faire un plongeon dans l’immense réservoir.Angle des rues Craig et Beaudry, 25 sous, y compris la malette, les serviettes et le savon.Enfants, 15 sous.TELEPHONE EST 3502 DOMINION «r SPRINGHILL Charbon bltu-minem, b 11-pour «t à gaz BUREAU GENERAL daa VENTES 112 tu» Salnt-Jacque».Montréal PROVENCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de circuit No 6938.— The Standard Bank of^Cana-da, corps politique et incorporé ayant le principal siège de scsluffal-res dans les cité et district de Montréal, demamleresse, vs Wilfrid Pel-land, ci-devant de Bayonne, district de Joliette et maintenant de lieux inconnus, et Premier Oil Company, corps politique et incorporé de Montréal, défendeurs.Il est ordonné au défendeur Wilfrid Pelland de comparaître dans le mois.(Par ordre) S.-E.Meunier, député greffier de ia dite Cour.Lamothe, Gadbois et Nantel, procureurs de la demande-resise.Montréal, 4 octobre 1916.m*.,.»,*’’ *» vmMtvorrm* VERSAILLES, VIDRICAIRE A BOULAIS, Limité* BANQUIERS EDIFICE VERSAILLES 9o RUE SAINT - JACQUES MONTI TBL.KPHONK MAIN fONTRKA.1, PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure No 3199.Morris Godeü Sr, marchand, Myre Segal, tailleur, tous deux des cité et district de Montréal, deman-^ deurs, vs Dame Fanny Abramovitz, des cité et district de Montréal, épouse séparée de biens de Simon Lidsky, du même lieu, et ce dermier pour autoriser sa dite épouse aux présentes, et Morris Abrams, de la cité de Philadelphie, dans les Etats-Unis d’Amérique, défendeurs.Il est ^ ordonné nu défendeur Morris^ Abrams de comparaître dans mois.T.Dépatie, député-protonotai-re.Lorunger et Prudhomme, avocats des demandeurs.Montréal, 2 octobre 1916.4 VOL.vn.— No 235 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 OCTOBRE 1916 » LE CANADA SAM HUGHES DERETOUR LE MINISTRE DE LA MILICE NOUS REVIENT AVEC LE TITRE DE LIEUTENANT-GENERAL DANS L’ARMEE BRITANNIQUE.— LA REVOLUTION GRONDE EN ALLEMAGNE, DECLARE-T-IL.Halifax, N.E., 6.— Après une ab-sepce de près de trois mois, sir Sam Hughes, ministre de la Milice et de la Défense, est arrivé cet après-midi à Halifax de retour d'Angleterre et du front de bataille.Sir Sam a été nommé lieutenant-général de Parmée anglaise.Dans l’Empire, il est le seul avec le général Botha à avoir ce grade.Ayant de partir pour Ottawa, il a fait la déclaration suivante : ‘‘Je ne suis pas prophète, mais je peux dire que le moral du soldat allemand est détruit.Depuis le pre-mi de juillet, les Anglais seuls ont.pris au delà de trente mille prisonniers et une grande quantité de matériel de guerre.‘¦Cette guerre sera gagnée par la bataille et la route est longue pour se rendre à Berlin.Néanmoins, le peuple allemand est très épuisé.Je crois que, avant quelques mois, une rébellion éclatera dans tout l’empire allemand contre le kaiserisme.“Les réformes urge ratas, que je préconisais le printemps dernier pour l’Angleterre, et qui avaient été laissées en suspens à mon retour au Canada, sont maintenant accomplies.Etant donné le prolongement, la prolongation de la guerre et le désu- de systèmes pratiques, certains changements ont élé effectués et qui coûtent moins cher.“En plus des réformes soumises, les principales sont de procurer un plus long repos pour nos troupes au front, et on même temps d’apporter des améliorations dans l’entraînement.“Aussi, pour ce qui concerne la question de F entraînement le résultat a été une plus grande coordination des divers départements d’entraînement entre le Canada et la Grande-Bretagne, et de celle-ci au front.J’ai eu des conférences avec îe War Office, avec M.Lloyd-George, avec sir William Robertson, le général Wigham et autres personnalités officielles du War Office, ainsi qu’avec Je général en chef sir Douglas Haig et nos propres commandants de corps d'années, de divisions et de brigades au front.“La Grande-Bretagne estt plus puissante maintenant sur mer qu’au début de la guerre.Sur le front, nous avons la supériorité au point de vue de l’artilLerie; nous l’avons toujours eue en soldais.L’histoire complète des faits d’armes des Canadiens sur la Somme sera rendue publique en temps et lieu, mais ils n’ont pas, ainsi que le déclarent Lloyd-George et d'autres, de supérieurs et n’ont d’égaux que ceux des gardes anglaises.“Les soldats au front attendent beaucoup du peuple du Canada.Ils donnent leur vie et ceux qui restent doivent rester à la hauteur du noble idéal tracé par les braves soldats canadiens qui combattent pour la liberté sur Je soi français.Le Canada doit alors continuer de faire son devoir.’’ Sir Sam est parti hier après-midi pour Ottawa avec ses officiers d’état-major, le major John Bassett et le colonel Murphy.Le premier ministre Hears*, de l’Ontario, sir W.McKenzie et D.B.Hanna, du Canadien-Nord, étaient aussi à bord du même vapeur.Un grand numtbre d'officiers invalides et de soldats sont aussi arrivés, mais ils ne seront débarqués qu’aujourd’hui.TïtANCK PROGRÈS DES POILUS A L’EST DE MORVAL LES TROUPES FRANÇAISES, MALGRE LE MAUVAIS TEMPS CONTINUEL, FONT DE NOUVEAUX GAINS.Londres, 6.— Le mauvais temps qui favorise toujours l’armeé sur la défensive borne encore les opérations sur le front occidental à des bombardements que l’on dit être intermittents dans la Somme.Au nord de la rivière, les Français ont continué à progresser à l’est de Morval.Ils ont repoussé une forte contre-attaque contre les tranchées nouvellement capturées au nord de Fregi-court.Au sud de la rivière, l’artillerie ennemie continue à manifester une grande activité, en particulier flans le secteur de Barleux-Belloy-Deniecourt.Sur le front anglais, il n’y a rien à signaler sauf le bombardement opéré par l’adversaire à Gueudecourt et dans les environs, et sauf les contre-attaques des Allemands dans la région de Thiepval, que les Tommies ont repoussées.Du premier juillet au 30 septem-bre, en sus d’une grande quantité d’autre matériel de guerre, Jes Anglais ont pris dans la région de la Somme, 2i) canons lourds, 02 pièces de campagne, 103 canons de tranchée et 397 mitrailleuses.LES BALKANS VICTOIRE ROUMAINE DANS UNE BATAILLE DE TROIS JOURS, LES SOLDATS DE FERDINAND ENLEVENT UNE SERIE DE POSITIONS AUSTRO-ALLEMANDES PUISSAM MENT FORTIFIEES.— DE VIOLENTS COMBATS.Londres, 6 — Sur le front septentrional, dans la région de Paradj, rapporte le bulletin officiel de Bucarest, les Roumains ont remporté la victoire dans une bataille de trois jours, et ont enlevé une série de positions austro-allemandes puissamment fortifiées.Les vainqueurs chassent l’ennemi vers l’ouest.Dans la Dobroudja, il se livre de violents .combats sur toute la longueur du front.Les Roumains y ont fait 105 prisonniers.Us admettent que sur le front méridional, la démonstration faite entre Rustchuk et Turtukai étant terminée, ils ont ramené leurs troupes sur la rive gauche du Danube, en territoire roumain.Berlin prétend qu’en Transylvanie, à l’ouest de Farad], les soldats austro-allemands ont repoussé plusieurs attaques, et que la deuxième armée roumaine qui avait pris l’offensive lundi, dans les environs de Bekokten, a battu en retraite derrière Sinca, dans la vallée d’Alt, et bat encore en retraite, plus au nord.Après avoir subi des pertes dans les montagnes d’Hatzeg, de chaque côté de la vallée de Strell-Sztrigy, les Roumains se sont repliés vers les hauteurs de la frontière, dit toujours Berlin.Berlin admet que sur le front de Salonique, les Alliés sont maîtres de Nidje Planina ( nui domine la vallée de Cerna, à l’est de Monastir).Par ailleurs, la situation est la même de la Strouma au lac Presba.Sur la rive gauche de ia Strouma, la lutte se poursuit encore, et Berlin confesse que les Anglais ont capturé le village d’Yenikeu'.Sofia dit qu’entre le lac Presba et le Vnrdar, l’artillerie et l’infanterie ont déployé beaucoup d’activité.Les Bulgares ont arrêté, dès le commencement.deux tentatives d’avance des Alliés, le long des villages de Strapino et de Rabova.L’ACTIOn'mÂrÏTTME LE“FRANiC0NIA’’ A JTÉ COULÉ CE PAQUEBOT, EMPLOYE AU TRANSPORT DES TROUPES, EST COULE DANS LA MEDITERRANEE.DEUX ASSEMBLÉES LIBÉRALES DIMANCHE Deux assemblées liberales auront lieu, dimanche"prochuin, lé 8 octobre.L’une aura lieu dans le comté de L’Assomption, à L’Assomption même.Elle commencera à deux heures de l’après-midi.Les orateurs seront MM.P.-A.Séguin, député fédéral de L’Assomption; Walter Reid, député provincial du même confié; L.-J.Gauthier, député, et Oscar Gladu, ex-député.L’autre assemblée aura lieu à Dor-val.dans le comté de Jacques-Cartier, à 11 heures à l’issue de la grand’mcsse.Prendront la parole: MM.D.-A.Lafortune, le notaire Ashby, WRson et autres.Londres, 5.— L’amirauté annonce que le “Franconia” de la ligne Cunard, employé au transport, a été coulé hier, par un sous-marin ennemi dans la Méditerranée.Le vaisseau ne transportait pas de troupes au moment du torpillage.Douze membres de l’équipage de 302 marins, sont disparus.Suivant les rapports les plus récents, le “Franconia” était utilisé comme transport anglais.Sa capacité était de 18,150 tonnes et il avait été bâti en 1911.Le “Franconia” déplaçait 25,000 tonnes.Lorsqu’il a été construit, on le considérait comme l’un des plus confortables de la ligne Cunard.Un fait remarquable du salon, c’était l’absence de cabines sur le pont des embarcations du vaisseau qui était réservé à une promenade, une bibliothèque, un gymnase, un boudoir et un fumoir.Le vaisseau avait le sobriquet de “vaisseau-bain”, en autant qu’il avait plus de chambres de bain et de douches que le “Mauretania”; cet équipement était installé pour le bénéfice des passagers obligés à de longues croisières dans la Méditerranée.L’entrepont du “Franconia” était considéré’comme le meilleur appliqué à un steamer transportant des passagers de troisième.L’ancienne idée d’entrepont à compartiments avait été éliminée et remplacée par des cabines pouvant accommoder quatre, six et huit personnes.I>e dernier rapport du “Franconia”, en juin 191o, annonçait qu’il avait été réquisitionné pour le transport des troupes anglaises aux Dardanelles.NOS SOLDATS ENCORE MIEUX QU^A YPRES LES CANADIENS ONT REMPORTE LA VICTOIRE A LA SOMME, SANS SUBIR DE PERTES SERIEUSES, COMME CELA EST ARRIVE AU FAMEUX SAILLANT — A COURCELETTE.ON VEUT DEUX MILLE MARINS L’ANGLETERRE A D’HOMMES POUR DIT LE GUINNESS.Toronto, 6.BESOIN SA MARIEE, DEPUTE RUPERT “La Grande-Bretagne aimerait que le Canada fournît 2,000 hommes à la marine impériale avant la fin de la guerre,” a déclaré hier le capitaine Rupert Guinness, M.P., à un lunch du club Empire.L’expérience a prouvé à l'amirauté anglaise qu’un soldat de terre peut etre très effectif et utile sur un navire .de guerre.Ces hommes sont requis pour les navires de guerre qui seront bientôt complétés.Les volontaires du Canada seront enrôlés comme faisant partie des réserves royales deis volontaires canadiens, pour former une division d",outre-mer et presque immédiatement après leur enrôlement, ils seront envoyés en Angleterre pour l’entraîr.er et en service dans les flottes combat1.antes de l’Empire dams la mer du Nord et ailleurs au besoin.D’accord avec une requête du gouvernement du Dominion, l’amirauté anglaise placera les recrues du Canada sur un pied d'égalité en ce qui regarde la paie, la pension, etc., avec leurs compatriotes de l’armée expéditionnaire canadienne.Les volontaires canadiens recevront, pendant la durée de la guerre, une partie de ktiir paie équivalente à la paie à laquelle ont droit dans la marine anglaise, Je reste se- .ra placé en banque du Canada ou C.-A.j donné aux parents, selon que les volontaires décideront.Londres, 22 septembre.(Correspondance).— Les officiers canadiens qui sont dans les hôpitaux de Londres indiquent clairement dans leurs récits relatifs à la bataille de la Somme de la mi-septembre, que le caractère le plus satisfaisant de l’affaire,_ c’est que les soldats ont remporté la victoire sans subir des pertes sérieuses et sans faire face à des troupes supérieures, comme cela est arrivé deux fois dans le saillant d’Ypres, et où ils étaient spécialement exposés au danger.Depuis les premiers jours de juillet, il n’est rien survenu dans la région d’Ypres, et quand la première et la deuxième divisions se sont rendues dans la Somme, il y a un mois, on a généralement approuvé ce changement, bien que cela ait exigé une marche épuisante, par un temps chaud et humide.La nouvelle région s’est révélée rude sous un autre rapport, mais les Canadiens ont affronté les dangers provenant d'une canonnade incessante en sachant que la situation était encore pire pour l’ennemi.La semaine dernière, la première division est sortie des tranchées, et la deuxième division l’a remplacée.Un officier d’un bataillon de Highlanders de Montréal décrit ainsi l’attaque dirigée contre Cnurcelet-te: “Nous assistions à un office, un vendredi matin, quand notre brigade a reçu l’ordre de se rendre à un certain endroit.Nous avons atteint le point indiqué, au delà du.chemin de Pozières, et nous avons passé dans une tranchée connue sous le nom de “Sucre”.Nous avons pris les tranchées voisines de Courcelette jusqu’à un autre endroit important.C’est en nettoyant ces positions d’ennemis que les capitaines Grafty et Lucas, et les lieutenants Riley ci Shun ont été mis hors de combat.” En mettant bout à bout les récits d’une demi-douzaine d’officiers, on voit que l’attaque précédente n’a été qu’une opération préliminaire, et que ce fut une autre brigade comprenant deux bataillons de Montréal et un bataillon de la Nouvelle-Ecosse qui a capturé le village.Un officier subalterne de Québec raconte qu’en parvenant dans le village, les Canadiens ont découvert quelques décombres de maisons qui offraient un abri aux mitrailleuses.Dans les environs, ils ont fait une cinquantaine de prisonniers, et un peu plus loin, ils en ont fait 150, dont deux colonels.Des obus allemands ont tué l’un de ceux-ci peu de temps après.A droite, les Teutons occupaient encore une tranchée.Une compagnie a reçu l’ordre de s’en emparer, ce qu’elle a accompli.Elle y est restée deux jours.Un officier .ontaçien a relaté comment son bataillon a capturé la raffinerie de sucre située dans les environs du village, pendant l’opération préliminaire.De fait, la prise du village a complètement surpris les troupes bavaroises qui pensaient que le premier mouvement avait complètement étonné les Canadiens.Au moyen d’une petite ruse de guerre, un petit détachement a attiré l’attention des troupes qui se trouvaient dans la raffinerie, tandis que les Canadiens faisaient une ruée et pénétraient sans effort à Courcelette.-«- LISTES CHARGÉES DE HORS DE COMBAT 402 NOMS SONT PUBLIES HIER SOIR DONT 19 CANADIENS-FRANÇAIS ET 19 MONTREALAIS D’AILLEURS.Ottawa, 6.— Les trois listes de hors de combat publiées hier soir, contiennent 402 ncm:s, dont 19 soldats canadiens-français, et 19 de Montréal.Tués.— Lieu tenant-colonel Victor C.Buchanan, 859 avenue Oxen-den, Montréal ; sergent-major John P.Kirkpatrick.14 Quatrième avenue, Verdun ; John W.Barro, Kil-donan, Man.; William Beaudoin, Standish, Mieh, ; Joseph Chicoyne, Saint-Didace, P.Q.; caporal William Cyr, Manchester, N.H.Morts de leurs blessures.— Caporal John A.Curtis, 225, Sixième avenue, Rosemont ; Simeon Goulet, 17 1-2 carré Ch aboi liez, Montréal ; Lemoyne Gervais, La Passe, Ont.Blessés.— Lieut.John H.Findlay, 211 Notre-Dame ouest, Montréal ; 1 ieut, George S.Duckett, 6 Springfield, Westmount ; William B.Routh.1009 Dorchester ouest ; Donat Ainelle, 225 Workman ; Albert E.Higginbottom, 2047 Jacques Hertel, Côte Saint-Paul ; Arthur Grimard, 3674 Saint-Hubert ; Edward Gurno, 3121 Shaughnessy; Sidney Scar, 4 Montmorency; James G.Tail, 2427 Esplanade ; Àitné Dubois, Maisonneuve; sergent Edward Oakes, 76 Oxford ; Alfred S.Par-ber, 1542 Bordeaux ; Frank Peters, 151 rue Saint-Paul est ; John T.Potter, 157 Barré ; Frederick M.Clark, 947 Wellington ; caporal Wm Forest, Welland, Ont.: Pierre Glazier, 24 avenue Fern, Toronto, O rat.; Eugène Tougas, Edmonton ; Henri Dumas, L’Assomption, P.Q.; René Beau séjour, Joiiette, P.Q.; Louis A.Bélanger, 102 avenue O Ha-ra, Toronto.Ont.; David Abran, 72 avenue Laviolette, Trois-Rivières, P.Q., Jac.que Baux, Armprior, Ont.; Robert C.Miller, Trois-Rivières, P.Q.______________________ AU CLUB DE RÉFORME Le club de Réforme recevra samedi midi deux députés libéraux de la législature d’Ontario, MM.Chs Bowman et J.C.Elliott qui traiteront de ce que sera le Canada après la guerre.y Le déjeuner aura lieu à 1 heure comme d’habitude, et les discours à 2 heures.CHOSES MUNICIPALES ÉCHEC POUR SON HONNEUR LE COMITE DE LEGISLATION “ TORD LE COU ” AU PROJET DU MAIRE, RELATIF AU CONTROLE DES EMPLOYES DE LA VILLE.— TOUS EN FAVEUR D’UN CHANGEMENT RADICAL.Le maire avait demandé au comité de législation de bien vouloir insérer dans le bill de Montréal qui sera présenlé à la légiislatiure à la prochaine session une clause tout à fait spéciale en vertu de laquelle il aurait eu la haute main sur tous les départements municipaux.Hier, à la seconde séance de ce comité, cette clause a eu le même son que les années dernières; “on lui a tordu le cou” comme disait un de ses membres.A cette même séance, présidée par l’échevin Larivière, on a communément exprimé 1-opinion que le comité de législation était bien décidé de ne pas se charger les épaules de fardeaux que l’on considère devoir être porté par le bureau des commissaires.C’eat pour celte raison sans doute que l’on a rejeté la demande d autorisation de lever de nouveaux impôts pour augmenter les revenus de la vile.Le comité a par contre adopté plusieurs clauses du prochain bill telles que celles qui se rapportent à l’éreiction de poteaux par les compagnies d'utilités publiques, au système de vente des propriétés par le shérif, d'un fonds de pension municipal.PAS D’AUTOS SUR LE MONT-ROYAL.Mais la suggestion du maire que l’on devrait permettre aux automobilistes d'aller faire des randonnées sur lia montagne n’a pas eu l’heur de plaire aux membres du comité, car, sans discussion, ils i’out mise immédiatement au rancart.L'échevin Turcot a réussi à faire changer le taux des compagnies d’assurance en ce qui concerne la ville ; en vertu de .a clause qui figurera de nouveau dams ce bill, la vide aura l’autorisation d’exiger non plus ün, mais deux pour cent des compagnies pour payer le coût dos corps de sauvetage attachés au département des incendies.A la suite d’une assez longue discussion, on a également adopté le principe de l’annexion des municipalités.M.Larivière a déclaré qu’il était en faveur de faire entrer dans le grand Montréal les bonnes et les mauvaises municipalities.M.Turcot voudrait que la cité ait le pouvoir de s’annexer les municipalités qu’elle jugera à propos de s’annexer.Ce serait le meilleur moyen, selon lui, d’empêcher celui-ci ou celui-là d’aller à Québec pour préconiser telle ou telle annexion.La clause demandant que les propriétaires et les compagnies fassent l’installation de leurs conduites de gaz, d'eau ,etc., sur la demande de la ville, a été adoptée également.UN CHANGEMENT RADICAL Lorsqu'il s’est agi de discuter l’opportunité d’un changement dans l’administration actuelle, tous les éche-vins présents furent d’avis que le régime actuel avait vécu.M.O'Connell i fit la remarque qu’il n’y avait pas une ville de mal administrée comme j Montréal.Il a de plus exprimé l’o-' pinion que le comité de législation devrait insérer une clause dans le bill de Montréal demandant de faire un changement radical dans la présente administration.M.Brodeur n’est pas de cette opinion car, dit-il, cette mesure ouvrirait la porte par où doit entrer la Conunission spéciale de M.Villeneuve, qu’il n'approuve pas.Une autre objection c’est qu’il y aura un referendum en septembre 1917 pour permettre au peuple de se prononcer sur la question.Malgré cette opposi-tioin, le comité a décidé d’insérer la clause demandée par M.O’Connell.M.Ferns_ e.st prié de préparer un rapport spécial au comité au sujet des exemptions de taxes dont jouissent certains corps et compagnies publics.LE TRAMWAY LA FAMINE AUX PORTES DELA BELGIQUE PLUS DE VIANDE ET PEU DE BEURRE LA QUESTION DU TRANSPORT LA COMPAGNIE OBTIENT DE FAIRE CELUI “DES MARCHANDISES, DES MATERIAUX, DES DENREES, DU FRET ET DE LA POSTE." — LES VOIES SOUTERRAINES ET LA QUESTION DES AUTOBUS.— DIVERS.Londres, 6.— (Câblogramme au ‘New-York Sun”).— D’après le correspondant du “Times” à Lausanne, la famine est aux portes de la Belgique par suite des réquisitions imposées à la population vaincue, par les Allemands.Pratiquement, on ne peut pas avoir de viande et le beurre est très rare.On ne voit pas de pommes de terre depuis quelque temps, et les prix deviennent impossibles, l e café vaut §1.80 la livre et le chocolat $2.40; le cacao $3, et le sucre 72 sous.L’absence presque complète de poisson de mer et le coût excessif de la viande ont fait des moules un mets populaire.Le but des Allemands en affamant les Belges est sans aucun doute de les pousser à demander la paix, -dit le correspondant.-«- M.LE JUGE BRUNE AU VA FAIRE UNE CURE Le juge Bruneau, de la Cour supérieure, est parti ce matin en compagnie de Madame Bruneau, pour un voyage à Atlantic City, où ils passeront le mois d’octobre.Le juge Bruneau a obtenu un congé de 7 mois pour cause de mauvaise santé.S’il le peut, il passera l’hiver dans le sud de la France, partant de New-York de bonne heure en novembre.En présence de MM.E.-A.Robert et J.-L.Perron, président et conseil légal de la Compagnie des Tramways, le bureau des commissaires a commencé hier après-midi l’étude du règlement 210.C’est entendu.La Compagnie, outre le service des voyageurs, a obtenu le droit de faire également le transport “des marchandises, des matériaux, des denrées, du fret et de la poste”, aussitôt que la ville lui aura octroyé sa nouvelle franchise.Parmi les suggestions qui ont été faites, il est tout particulièrement intéressant de mentionner celles des voies souterraines et d’un service d’autobus dans les quartiers résidentiels.La clause 5 du règlement 210 qui a trait au “modèle des rails” a fait durer la discussion pendant tout près d’une heure.Cette troisième séance de la session sur le tramway a été marquée par la plus grande courtoisie, de la part des hôtes comme des invités.La prochaine séance aura lieu mardi prochain.“NOW, BE GOOD BOYS!” Avant l’étude du reglement 210, MM.Ainey et Villeneuve, histoire de se taquiner, s’accusent l’un l’autre d’être la cause des scènes plus ou moins gracieuses qui ont lieu depuis quelques jours à chaque séance du bureau.De badine qu’elle était la discussion devient tout à coup sérieuse.—C’est vous qui me provoquez, M.Villeneuve, s’écrie M.Ainey.Mais quoi que Ton fasse, je vous assure que l’on ne me bâillonnera pas.M.Ross, qui n’aime visiblement pas ces sortes de.piques entre collègues, donne alors tout paternellement ce petit conseil à MM.Ainey et Villeneuve: —Now, be good boys':” Et la discussion cesse sur-le-champ.M.Ainey, confus de s’être laissé emporter, soumet alors sa motion comportant rengagement d’experts pour étudier certains aspects de la question du tramway, lorsque ce sera nécessaire.Elle est appuyée par M.Ross et adoptée à Tunarrimité par le bureau.“CE SERAIT PREMATURE” M.Villeneuve propose ensuite de discuter clause par clause le Règlement 210.Mais M, Ainey, en s’adressant au maire, déclare qu’il s’objecte à ce qu’on commence cette étude immédiatement surtout en présence de MM.Robert et Perron.Il donne pour raison que ce serait agir sans préparation et que partant, il trouve cette motion prématurée.Le maire fait remarquer que c’est une étude pure et simple du règlement que l’on veut faire et que les représentants de la Compagnie seront utiles dans les circonstances.M.Ainey n’en persiste pas moins dans son refus; il maintient que les commissaires auraient dû s’entendre avant de venir discuter avec MM, Robert et Perron et que, d’autre part, ils auraient dû également donner le temps aux corps publics de se prononcer.M.Ross opine comme M.Ainey mais il remarque aussitôt qu'afin d’en venir au plus tôt possible à un reglement, il est en faveur de procéder immédiatement à la discussion.“VOUS N’ETIEZ PAS ST LENT” M.Villeneuve, s’adressant directement alors à M.Ainey, lui lance cette phrase: —Quand il s’est agi d'accorder une franchise de trente ans à la Compagnie des Autobus, vous n’étiez pas si lent pour appuyer la motion.Avec flegme, cette fois, M.Ainey répond à son collègue qu’il est peut-être de bonne foi, mais qu’il se trompe; car il n’a “jamais ni appuyé, ni proposé Cette motion” comme les procès-verbaux de l'époque en font foi.Comme Tétude de la question du tramway ne peut pas se remettre Indéfiniment, Se maire propose à ce moment de mettre aux voix la proposition de M.Villeneuve.UN TELEPHONE DE M.COTE M.Ainey, se rappelant tout à coup une promesse qu’il a faite, déclare au bureau qu’il a une demande à lui transmettre de la part de M.Côté.On lui permet de la formuler et M.Ainey affirme alors que le commissaire des travaux publics lui a téléphoné pour qu’il demande de bien vouloir faire retarder la discussion sur le tramway de 8 à 10 jours.—(L’intérêt public ne permet pas que Ton retarde cette question, dit M.Villeneuve.Le maire demande ensuite à M.Ai-ney s'il a quelque autre chose à dire et Celui-ci de répondre: —Si quelqu’un m’appuie_____ —Les temps sont bien changés, n’est-ee pas?demande M.Villeneuve.—J’ai toujours fait partie de la minorité, reprend M.Ainey.La motion Villeneuve e.st alors mise aux voix et adoptée, M.Ainey étant dissident.ON FINIT PAR COMMENCER Mc Laurendeau déclare que, en procédant clause par clause à Tétude du règlement 210, il n’y aura rien de définitif, puisque le nouveau projet devra être soumis au bureau des commissaires et au conseil.Puis le secrétaire commence la lecture du règlement.Dans le préambule on ne change que cette expression : “Compagnie de chemin de fer urbain de Montréal” en celle-ci: “Compagnie des Tramways de Montréal”.Arrivé à 'la première clause où il s’agit du transport des voyageurs, M.Perron déclare que la compagnie demande le privilège de faire également le transport du fret, de la poste, etc.Comme le bureau concourt dans les désirs de la compagnie, on ajoute aussitôt aux mots: “pour le transport des voyageurs”, les suivants: “des marchandises, des matériaux, des denrées, du fret et de la poste.” On ajoute également aux mots: “voitures mues par Télectrkité”, ceux-ci: “ou toute énergie autre que la vapeur, approuvée par la cité”.LES VOIES SOUTERRAINES M.Perron ayant fait remarquer que cette clause n’a trait qu’aux voies de surface, le président de la compagnie déclare que cette dernière désire se servir également de voies souterraines afin de décongestionner les quartiers excentriques.La compagnie entreprendra à ses frais cette construction, lorsque les besoins s’en feront sentir.Incidemment on cause de la question des autobus et M.Robert fait de nouveau remarquer que si la compagnie a l’intention de fusionner avec son service actuel celui des au-jtobus, ce cas se trouvera prévu par | la deuxième addition à la clause première relative au mode de traction.Ces autobus circuleront dans les quartiers résidentiels seulement.Le grand avantage qu’il y aura, c’est que les passagers auront le privilège de pouvoir se servir de leurs correspondances pour passer d’un service a l’autre.A PROPOS DE POTEAUX Le secrétaire, passant ensuite à la clause deuxième, continue sa lecture.Comme il s’agit des pouvoirs généraux accordés à la compagnie, M.Ainey fait adopter une résolution demandant aux différents chefs des départements municipaux de bien vouloir venir dire au bureau “s’ils sont satisfaits de Ja compagnie” et faire des suggestions.Clause 3.On entre alors dans le détail des pouvoirs généraux figurant dans la clause 2e.Comme il s’agit de “ ia construction et de l'établissement de voies ferrées Me Laurendeau fait ajouter ces mots : réparation et entretien ” qui pro-voquent alors un débat assez vif, soulevé par les représentants de la compagnie.Us trouvent que c’est demander beaucoup et font en outre remarquer que “ demander des avis à l’ingénieur en chef de la ville chaque fois qu’il se produira un accident ”, ce sera un grand ennui pour le public, parce que les travaux de réparation seront parfois considérablement retardés.Après discussion, le bureau consent à permettre à la compagnie de réparer ses voies sans permission de la ville dans les cas d’urgence.Vient alors lia question des poteaux.Me Laurendeau demande s’il ne serait pas possible de faire disparaître ceux qui se 'trouvent au beau milieu de la chaussée et de les placer le long des édifices.Cette mesure serait tout à l’avantage de la ville qui y gagnerait au point de vue esthétique, dit M.Perron.Quant •au “ modèle des rails et des poteaux ”, on suggère qu’il n’y ait que des poteaux de fer dans les rues pavées.Comme cette autre mesure demanderait une énorme dépense, M.Perron demande si la ville serait prête à payer la moitié de la différence entre la valeur des anciens et des nouveaux poteaux.Il fait remarquer de plus que le public aura un meilleur service en autant que la compagnie ne sera pas surchargée d’obligations Me Laurendeau, après une longue discussion sur ce sujet, est finalement prié de préparer un amendement à la clause 5.Et Ton ajourne à mardi prochain.LES VIVRES EN ^ALLEMAGNE LES POMMES DE TERRE COMMENCENT A FAIRE DEFAUT.Londres, 6.10.42 a.m.— On éprouve de grandes difficultés à approvisionner Berlin, d’après le journal socialiste “Vorwaerls” de cette ville, cité par le correspondant de l’agence Reuter à Amsterdam.On dit que Tapprovisionne-mcnt de pommes de terre a été interrompu depuis les derniers quelques jours et on attribue cette interruption au manque de fermiers.Les autorités discutent la diminution de l’approvisionnement de lait.Le journal dit que plusieurs des grands distributeurs de lait ont discontinué leurs approvisionnements à la ville à cause de la rareté du lait et du fait que leur; profils ont été légers lorsqu’ils ont pu en envoyer de petites quanlités.D’après cette nouvelie, il y a eu une grande poussée vers les cuisines qui fournissent la soupe et qui distribuent maintenant 34,000 rations par jour.CANADIAN PACIFIC JOUR D’ACTIONS DE GRACES EXCURSIONS Taux réduits via le Pacifique Canadien PASSAGE SIMPLE Dépar t lundi» le 9 octobre Retour lundi, le 9 octobre PASSAGE ET UN TIERS Départ les 7,8et9 octobre Retour le 10 octobre • Bureaux des Billets: 141-145, rue St AVatkins.79 45 .631 looS-nNew-York, Mutrie 84 47 .641 1889— -New-York, Mutrie 83 43 .65! 1890— Brook.McGunnigie 86 43 .66; * £91—-Brook.S elle e.87 51 .031.1892— Boston, Selee.102 48 ,6Sf 1893— Boston, Selee.86 44 .662 1894— Baltimore, Hanlon 89 39 .69." 1895— Baltimore, Hanllon 87 43 .660 1896— Baltimore, Hanlon 90 39 .698 1897— .Boston, Selee.93 39 .70," 1898— Boston.Selee.102 47 .68." 1899— Brooklyn, Hanlon 88 42 .677 1900— Brooklyn, Hanlon 82 54 .60?1001—Pittsburg, Clarke 90 49 .647 1902—Pittsburg, Clarke 103 36 741 1063—'Pittsburg, Clarke 91 49 .695 1904—N.-Y.McGraw.106 47 .693 lOOS—N.-Y., McGraw.105 46 .681 19U6—Chicago.Chance 116 36 .68f 1007— -Chicago, Chance 107 45 .70! 1008— Chicago, Chance.99 55 .64'' 1909— Pittsburg, Clarke 110 42 .72 1910— Chicago, Chance 104 50 .G7f 1911— N.-Y., McGraw.99 54 .647 1912— 'N.-York, McGraw 103 48 68: 1913— N.-York, McGraw 101 51 .66' 1914— Boston.Stallings.94 59 61 1915— ‘PhiId phic Moran 90 62 .502 1016—Brook'n, (Robinson LES RAQUETTEURS DU NATIONAL Les raquetteurs du National sont priés d’être présents à une assemblée générale qui aura lieu, dimanche matin, à 10 hrs précises, dans h.salle du cercle St-Jacques, No 324, Ste-Catherine est.Le National, qui a remporté de si beaux succès l’an dernier, tient à s'organiser dès maintenant pour figurer avec avantage durant la saison prochaine.iL'ordre du mur à l’assemblée de dimanche comprend la presentation des nouveaux membres et l’élaboration d’un programme pour 1 hiver.l^es membres se feront un devoir d’être présents et d’inviter leurs amis.CAUSERIE SPORTIVE DE F1L-G.MENKE New-York, 30 septembre.— Les clubs principalement formés de joueurs de rebut semblent être seuls capables de remporter le championnat de la ligue Nationale, depuis quelques années.Les Braves de 1914 comprenaient surtout des hommes que leurs adversaires n’avaient pas considérés assez forts pour garder à leur service, ce qui ne .les empêcha pas de tout balayer pour arriver finalement champions mondiaux.L’an dernier, c’était les PhilQes, autre club de vétérans et de parias, pour ainsi dire, qui finissaient bons premiers, dans l’organisation de Tener.Et cette année, ce _sont les précédents et les Dodgers, autre cluP de “castoffs”, qui se disputent le titre.Les gars de Wilbert Robinson ont présentement l’avantage dans la lutte, et s’ils gagnent, ils pourront dire merci à ceux d’entre eux qui leur sont venus des autres clubs.Larry Cheney est du nombre.Les Cubs n’avaient plus qu’une faible idée de son travail dans la boîte, et ils le laissèrent aller aux Dodgers pour peu ou rien.Aujourd’hui, il tient presque la tête chez les lanceurs de la ligue.,, .“Rube” Marquard fut considéré comme fini, il y a un an, par John McGraw.Les Giants demandèrent aux majeures de se désister de leurs droits sur sa personne, mais Robinson refusa, et obtint le “Rube” pour $1,500.Et la moyenne de Marquard, présentement, est d’environ 700 points._ Connie Mack se défit de Jack Coombs parce que ITron Man se faisait vieux et que son bras lui faisait défaut.Jack a fait merveille, cette saison, pour les Dodgers, et il leur a rendu des services autrement appréciables en agissant comme conseiller de Robinson.“Chief” Meyers fut cédé au Brooklyn parce que les Giants le croyaient devenu inutile, mais ce même Meyers est devenu un des chateaux-forts de la défense de son nouveau club.Mike Mowrey fut congédié par les Pirates, il y a quelque deux ans, pour les mêmes raisons qui firent que McGraw se départit de Meyers.Notre homme passa aux Feds, mais lorsque ces derniers se désorganisèrent, après le rétablissement de la paix dans le monde du sport national Charlie Ebbetts l’engagea, ce qui lui valut de se faire dire qu’il tombait en enfance.Pourtant, Mowrey est aujourd’hui considéré comme le cerveau du champ intérieur du club, et au champ comme au bâton, il fait aussi bien que la plupart des troisièmes buts.Même Jacobus Daubert est un “castoff”.Il y a quelques anr.jes, il joua au premier but pour Cleveland, niais trouvé faible, on le remercia.Il est devenu l’un des plus forts “first slickers” du pays.George Cutshaw n’est jamais mentionné avec Eddie Collins, Johnny Evers et autres étoiles du deuxième but, mais Robinson ne l’échangerait pas pour une demi-douzaine d’autres joueurs.Et Wilbert saurait ce qu’il ferait, car il y a deux ans qu’il est gérant du Brooklyn.“Cutshaw est un des ces joueurs qui font merveille mais n’ont la moindre prétention et ne cherchent pas à créer l’impression que ce qu'ils ont accompli est remarquable,” déclare “Robbie”.“Son style n’est pas brillant, mais n’empêche qu’il est supérieur aux neuf-dixièmes des 2es buts actuels.” Cutshaw a été un des plus importants facteurs dans le succès des Dodgers, cette saison.Il a surtout jxcellé comme frappeur d’urgence.Au champ, son travail a été étonnant.Zacharias Wheat est enfin parvenu au somment de l’échelle, ou bien près.Depuis de longues années il jouait brillamment et passait pour être un des plus habiles voltigeurs de la “vieille ligue”, mais cette saison il fait encore mieux et se trouve pratiquement dans une classe par lui-même.C’est au bâton surtout qu’il a excellé.De fait, il ne se trouve que quelques points en arrière de H al Chase, qui tient le premier rang.Ses longs coup ont fait remporter maintes victoires à son club.Aussi, i Brooklyn, on en est rendu au point que c’est un jour de désap-oointement lorsque Wheat, le “héros du village”, ne frappe pas un coup de circuit.-O - EBBETTS SE RETIRERAIT Brooklyn, 6.—Après avoir été félicité du succès des Dodgers, hier, je président Charles H.Ebbetts a annoncé être prêt à vendre son club et à prendre sa retraite.Il y a trente-quatre ans qu’il est intéressé dant les Dodgers, et comme il est aujourd’hui âgé de 56 ans, il croit n ériter un repos.-î»- PACIFIQUE CANADIEN TRAINS SPECIAUX ADDITIONNELS LE JOUR D’ACTIONS DE GRACES Lundi, le 9 octobre— Quitte Montréal, gare Windsor, à 9.¦15 a.m., pour Pointe Fortune.Quitte Montréal, Place Niger, à 8.10 a.m., pour laichute.Quitte Sainte-Agathe, à 5.10 p.m., pour Montréal, Place Niger.Quitte Labelle, à 5.,'10 p.m., pour Montréal, Place Niger.Quitte Nomlnlngue, à 5.30 p.m., pour Montréal, Place Niger.Quitte Mont Laurier, à 4.50 p.m., pour Montréal, Place Niger.Quitte Lnchute, à 8.05 p.m., pour Montréal, Place Niger.Quitte Pointe Fortune, à 8.05 p.m., pour Montréal, gare Windsor.TRAINS RETRANCHES Les trains suivants seront retranchés aux dates nommées ci-après : Dimanche, 8 octobre— No 450.de Sainte-Agathe, 5.10 p.m., dû à Montréal, Place Niger, à 7.45 p.m.No 450 de Labelle, 5.30 p.m., dû A Montréal, Place Niger, 9.30 p.m.No 400, de Mont Laurier, 4.50 p.m., dû à Montréal, Place Niger.10.50 p.m.Lundi.9 octobre— No 440 de Nomlnlngue, 4.00 a.m., dû & Montréal, Place Niger, A 8.30 a.m.SERVICE DE WAGONS-SALONS Les wagons-salons, généralement attachés, le dimanche, au train No 450 de Labelle, 530 p.m., et au train No 460 de Labelle, 6.59 p.m., seront retranchés dimanche, le 8 octobre pour circuler le lundi, 9 octobre avec trains spéciaux de Labelle, 5.30 p.m., et 0.59 p.m., respectivement.SERVICE DE WAGON-BUFFET Le wagon-buffet généralement attaché au train du dimanche No 450, de Labelle, 5.30 p.m., sera retranché le dimanche, 8 octobre pour circuler le lundi, 9 octobre, avec train spécial de Labelle, 5.30 p.m., à Montréal.Place Vigor.(réc.) |-1 HEROS Il est très ba» «t ne UIpip P»» dp manraUei odeun Centre mandat-ppste dp 78 «pus nous an expédleran» una livre.La St.Jacqaea Tobpcce Packing.Ct., Ltée.St-Jacfliie».Ce.Montcalm.Qn*.EXCURSIONS PRIX DU BILLET SIMPLE.aller et retour, pour la journée du Lundi.9 octobre 1916 PRIX DU BILLET SIMPLE ET UN TIERS, donnant droit au départ le samedi, dimanche ou lundi, 7, 8 ou 9 octobre 1916, avec retour jusqu'au mardi, 19 octobre 1916 Service supplémentaire sur la ligne de Montfort.le 9 octobre 1916 Un train partira d’Huberdeau, à 5 heures 48 p m pour arriver à Montréal, gare A iger, à 10 heures 30 p.m.Un changement général d’horaire aura lieu le dimanche, 8 octobre 1916 Pour les billets ou compartiments réservés etc., s’adresser au Bureau de ville des billets, 230 rue Saint-Jacques, ou au guichet de la gare, rue Sainte-Catherine est.MADAME Réjane AUJOURD’HUI et DEMAIN DERNIERS JOURS dans iu Alsace Accompagnement de la MONTREAL SYMPHONY CONCERT ORCHESTRA TITRES EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS Vue française, faite en France, avec des acteurs français, sous un directeur français, qui va être représentée pour la première fois au Canada à un Théâtre français, le St-Denis « Rue Saint-Denis, (au-dessus Ste.-Catherine) Représentation continue de 1 à 11 p.m.—Tous les tramways arrêtent à la porte ‘Ce sont les jours du Saint-Denis” LE TRIUMVIRAT À MYTILÈNE LA CRETE EST LAISSEE SOUS LA DIRECTION DE M.TSIRIMOKOS.Londres, 6.—¦ Une dépêche de Ca-née.Ile de Crète, à l’agence Reuter, annonce que les représentants du gouvernement provisoire de Grèce, comprenant le président Venizeios, l’amiral Coundouriotis et le général Panyotis Danglis et leur suite se sont embarqués mercredi à bord du navi-I re “Hesperia”, en route pour Mytilè-! ne.Le gouvernement de l’Ile a été réorganisé sous la direction du gouverneur Tsirimokos, ancien ministre de l’instruction publique.M.CASGRAIN À QUÉBEC (Dp noire corre^ponannt) Québec, 6.— Tom-Chase Casgrain, ministres des Postes, portera La parole, samedi soir, dans les salles de l’Auditorium, sous les auspices de l’Association conservatrice de Québec.Le ministre traitera des grandes questions de la politique actuelle.THE TRANSFER REALTY AND INVESTMENT COMPANY, LIMITED AVIS est donné au public qu’un vertu de lu première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné “Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 19me jour tie septembre 1916, constituant en corporation Arthur Chevalier, boulanger, de la cité de Maisonneuve, dans la province de Québec; Joseph Hector Goyette, comptable, Cecilia Hogan, épouse de Richard Duckett, dûment autorisée par son époux, et Alfred Guilbault, agent, de la cité de Montréal, dans la province de Québec, et Georgianna Paul et, épouse de François-Xavier Pierre Goyette, dûment autorisée par son époux, de la cité de Sorel, dans la dite province de Québec, pour les fins suivantes :— (a) Acheter, louer, prendre en échange ou acquérir autrement des terres, tenements et héritages ou des intérêts en ces dits biens, ainsi que tous les édifices ou constructions qui pourraient se .trouver sur ces dites terres ou l’une d’elles, et les diviser, défricher, construire, développer, cultiver, coloniser ou autrement les améliorer et les utiliser, et vendre, affermer, échanger ou autrement disposer de la totalité ou d’une partie des édifices ou constructions qui y sont actuellement érigées ou qui le seront plus tard, et prendre les garanties à cet effet qui seront jugées nécessaires; (b) Eriger et construire des travaux et édifices publics et privés, ou des travaux de tous genres sur les terrains de la compagnie ou tous autres terrains, et reconstruire, altérer, décorer, meubler et embellir les maisons qui s’y trouvent, les édifices, fabriques, entrepôts, quais et facilités de toutes sortes ou travaux existants, et conclure des contrats avec la Couronne ou toute compagnie ou personne pour l’exécution des travaux qui peuvent être entrepris par la compagnie, et généralement, dans ce but exercer l’industrie de constructeurs et entrepreneurs ; (c) Acheter, louer, échanger ou acquérir autrement et vendre ou autrement disposer de tous droits, privilèges ou franchises découlant, appartenant ou reliés autrement aux immeubles, convenables ou propres aux fins de la compagnie; (d) Agir en qualité d’agents à commission ou non pour l’achat, la vente ou l’administration de biens meubles ou immeubles ou tout intérêt en ces dits biens et pour le placement de fonds, et à cette fin, agir en qualité d’agents financiers ou autrement; (c) Conclure des conventions au sujet du partage des profits, la fusion des intérêts, la coopération, les risques communs, les concessions réciproques ou autres avec toute personne ou compagnie exerçant ou engagée ou sur le point d’exercer ou entreprendre une industrie ou transaction que la présente compagnie est autorisée d’exercer ou entreprendre, et prêter des deniers, garantir les contrats ou aider autrement toute telle personne ou compagnie, et prendre ou acquérir autrement des actions et valeurs de toute telle compagnie, et les vendre, les détenir, réémettre, avec ou sans garantie ou en disposer autrement ; (f) Se charger de toute hypothèque et la purger, et acquitter toute charge, bail ou toute autre imposition qui pourrait exister sur toute propriété mobilière ou immobilière dans laquelle la compagnie peut avoir acquis ou se propose d’acquérir quelque part ou intérêt; (g) Acquérir et prendre à son nom comme industrie active toute industrie exercée actuellement ou qui le sera plus tard, par toute personne, maison ou corporation en- gagée ou exerçant une industrie semblable celte qu’exerce la compagnie, et la payer soit en deniers comptants ou en valeurs ou actions acquittées ou en partie acquittées de la compagnie ou autrement; (h) Acquérir et détenir des parts du capital-actions de toutes autres compagnies, nonobstant les dispositions de l’article 41 de la dite loi; (i) Vendre ou céder l’entreprise de la compagnie ou toute partie de son entreprise pour la compensation que la compagnie jugera acceptable, et recevoir, acquérir, déte-nir, posséder et disposer des actions, obligations, debentures, hypothèques ou autres valeurs reçues comme telle compensation; (j) Diviser des terrains pour des fins de construction, et les construire ou embellir, les morceler, subdiviser, Jouer avec permis de construction, faire des avances de fonds aux personnes qui y font des constructions ou les développent autrement; (k) Entreprendre, améliorer, entretenir, exploiter, gérer, exécuter ou contrôler tous chemins, embranchements ou voies d’évite nient, ponts, réservoirs, cours d’eau, égouts, quais, manufactures, ateliers, magasins, édifices et autres travaux et facilités censés accroître directement ou indirectement les intérêts de la compagnie, ct contribuer, subventionner ou aider autrement ou prendre part à leur construction, embellissement, entretien, exploitation, gérance, exécution ou contrôle ; (l) Etablir des chutes d’eau, des usines hydrauliques et électriques, y compris la construction des installations nécessaires pour produire, distribuer et utiliser des chutes d’eau, l’énergie hydraulique ou électrique, et vendre, louer ct céder telle force, eau ou énergie; pourvu, toutefois que la vente.In distribution ou la transmission de la torcc ou énergie électrique, hydraulique, pneumatique ou autre au delà des terrains d** la compagnie soient subordonnées aux etnents locaux et municipaux à ce su- r A'e M' 1) Fusionner avec toute autre compa-dont les objets sont semblables à ceux de la présente compagnie; (n) Exercer toute autre industrie, manufacturière ou non, que la compagnie jugera capable d’être convenablement exercée en rapport avec ce qui précède ou censée accroître directement ou indirectement la valeur des biens ou droits de la compagnie ou les rendre profitables; (o) Distribuer les biens de la compagnie en espèces entre les actionnaires; (p) Faire tout ce qui sera nécessaire, convenable ou à propos pour l’accomplis sement de run ou plusieurs des objets pour lesquels la présente compagnie est constituée; (q) Les pouvoirs conférés dans chaque paragraphe de la présente charte ne seront en aucune façon limités ou restreints par induction ou déduction des termes de tout autre paragraphe.I^a compagnie exercera son industrie par ÏJL Canada ct ailleurs, sous le nom de ‘The Transfer Realty and Investment Company, Limited”, avec un capital-actions dc cinquante mille dollars, divisé en 50ft actions dr cent dollars chacune, et le principal lieu d’affaires de la dite compagnie sera dans la cité dc Montréal, dans in province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 20e jour de septembre 1910.THOMAS MULVEY, Sous-secrétaire d’Etat.Ce Journal est imprimé nu No 43 Saint-Vincent, à Montréal, par l’IMPR RIE POPULAIRE (à responsabilité lim* J.N.Chevrier, gérant général. VOL.VÏI.— No 235 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 OCTOBRE 191(5 SUGGESTIONS POUR VOS ACHATS fDUPUIS FRERES, Limitée.| | DUPUIS FRERES.Limité* | SPECIAL POUR SAMEDI Manteaux, costumes, robes et blouses pour dames et demoisellès MANTEAUX EN TWEED POUR L’AUTOMNE ET L’HIVER.C QQ Valeur de 10.00 pour.MANTEAUX EN TWEED POUR L’AUTOMNE ET L’HIVER."J Qfô Valeur de 12.00 pour.-r.MANTEAUX EN TWEED POUR L’AUTOMNE ET L’HIVER, f QQ Valeur de 18.00 pour.MANTEAUX EN TWEED POUR L’AUTOMNE ET L’HIVER.4 7 00 Valeur de 25.00 pour.COSTUMES COSTUMES EN SERGE ET CHEVIOTE POUR L’AUTOMNE.4 C OO Valeur de 20.00 pour.Jlwiw© COSTUMES EN SERGE ET CHEVIOTE POUR L’AUTOMNE.4 QQ Valeur de 25.00 pour.A©»©© COSTUMES EN SERGE ET CHEVIOTE POUR L’AUTOMNE.7 Q Valeur de 30.00, pour .¦ m © BLOUSES BLOUSES DE FLANELLETTE.Valeur de 1.50, pour.BLOUSES LINGERIE.Valeur de 1.50 pour .00 BLOUSES DE SOIE.Valeur de 2.50, pour .BLOUSES DE CREPE DE CHINE.Valeur de 4.00, pour .ROBES ROBES DE SOIE.Valeur A OO de 7.50, pour.t.OO ROBES DE SERGE.Valeur de 10.00, pour .7.98 ROBES ROBES DE SOIE.Va- 11 KQ leur de 15.00, pour .‘ ROBES DE SOIE.Va- 1 g Qg leur de 20.00, pour ." —Au premier.MANTEAUX POUR FILLETTES Nous avons un assortiment splendide de manteaux d’automne et d’hiver pour fillettes de 2 à 14 ans, à prix variant de 2.98 à 15.Ô0.Nous vous invitons à venir les xvoir.LE MAGASIN DU REUF>LE 447-449 Rue Ste-Catherine Est, coins St-André et St-Christophe, J.N.Dupuis, Président.Eug.Dupuis, Vice-Président.A.J.Dugal, Directeur-Gérant.DUPUIS FRERES.Limité*.DUPUIS FRERES.Limitée.| Nous avons le plus beau choix d’étoffes à robes et à costumes, dans les nuances \ les plus jolies et les plus nouvelles.Vous serez certaine.Madame, d’être satisfaite de votre robe, manteau, ou costume, si vous en choisissez l’étoffe dans notre splendide assortiment d’étoffes des plus nouvelles.J.O.MARTINEAU ANGLE MONT-ROYAL ET PAPINEAU TRIBUNAUX CIVILS Dernier cri de la mode CHAUSSURES POUR MESSIEURS lacées ou boutonnées, faites en trépointe Goodyear, en cuir verni, veau mat, avec hausse en cuir ou en cravanette, gris ou noir, de $5 à $8.Bottines “Mahogany”, brun, tête de nègre, avec semelle en fibre et talon en caoutchouc, à des prix très spéciaux.J.-F.-A.ALAIN 417 EST, RUE SAINTE-CATHERINE près Saint-Christophe LE PRIX DU PAIN est élevé, cependant on l’oublie un peu lorsqu’il est d’excellente qualité.Vous aurez la satisfaction d’avoir le meilleur pain possible en l’achetant de ALBERT POIRIER 133, RUE CHRISTOPHE-COLOMB Tel.Saint-Louis, 5986.TRAMWAY ASSAILLI PAR DES FEMMES DEUX CENTS FEMMES DE NEW-YORK* LANCENT DES PAVES SUR UN TRAMWAY.— LES ARRESTATIONS.New-York, 6.— Deux cents femmes, veuves ou parentes d employés de tramways grévistes, ont entendu “Mother Jones” agitateur ouvrier, leur débiter un discours très en-flamnié contre les directeurs des compagnies de iranrways hier et il s’en est suivi une attaque sur un tramway de surface.Le combat a été très violent, plusieurs femmes avaient leurs bébés et leurs enfants qu’elles laissèrent sur le trottoir pour attaquer le tramway-Elles ont envoyé des morceaux de pavé, des briques dans les fenêtres, et lorsque la police a fait son apparition, jle.s femmes l’ont attaqué avec leurs poings, leurs ongles, des briques et d’autres objets qui leur tom-• baient sOus la main.A la fin, six femmes ont été arrê- tées, non sans beaucoup de résistance.Une d’entre elles a nécessité Tin-tervention de quatre policiers.On a aussi fait l’arrestation de trois hommes qui sont censés avoir aidé ces femmes.L’attaque a eu lieu à l’angle de la 86e rue et de le seconde avenue,moins de trois cents pieds de distance de la salle Mozart où “Mother Jones” avait parlé.“Mother Jones” a dit: C’est l'age du combat.Mettez vos habits de bataille, l’Amérique a été découverte par Colomb non pour ce groupe d'exploiteurs qui vivent à nos dépens.Sortez et levez-vous en masse.” L’appel a été entendu, car à la sortie, un tramway de surface passait lentement lorsque les femmes, se servant des matériaux employés à la refection des rues les lancèrent dans les fenêtres.Une douzaine de voyageurs se hâtèrent vers les sorties ainsi que le wattman et le conducteur.Au bout de cinq minutes il ne restait plus une seule vitre; d’autres femmes se mirent à défaire les sièges et les boiseries.Le tapage n’a pris fin qu’à l’arrivée d’une forte escouade d'hommes de police.ACCIDENT DÜ À LA NÉGLIGENCE LE JUGE GREENSH1ELDS COX-DAMNE LES PROPRIETAIRES D'UN IMMEUBLE DOXT LA CORNICHE ENLEVEE PAR LE VENT, AVAIT CAUSE DES BLESSURES A UN NOMME CHARLES GALLICAN, Le juge Greenshields a accorde $350 de dommages à M.Chartes Gal-ligan qui avait été sérieusement blessé par la chute do la corniche en bois d’une maison de la nue Mont-Roy al est, l’après-midi dû 26 septembre 1915.Le demandeur réclamait 81,998 de dommages ; le jugement rendu ne lui accorde qufune somme beaucoup moindre, mais les frais s’élèvent à une forte somme et les défendeurs, MM.H.B.Rainville, Joseph H.David et Bernard Damien, devront payer une somme d’environ $2,000.MM.David et Damien étaient propriétaires de Uimmeubde portant les numéros 603 et 605 avc^ie Mont-iRoyali, et M.Rainville était propriétaire de Fimmeuble portant les numéros 607 et 609.Au cours d’une tempête qui fit rage l’après-midi du 26 septembre 1915, une grosse corniche en bois, placée près du toit de ces immeubles, tomba et entraîna dans sa chute quelques balcons.Le demandeur qui passait, à ce moment-ilà, à l’endroit de l’accident, reçut des blessures assez graves et c’est pourquoi il réclamait des dommages.Les défendeurs prétendaient que la corniche et les balcons étaient solidement construits et que le vent qui a soufflé le 26 septembre a causé beaucoup d’autres dégâts du même genre.Ils alléguaient que l’accident était dû à une force majeure et que dans ces ciroonstances i3s ne pouvaient être tenus de payer des dommages au demandeur.MM.Rainville et David avaient amené M.Damien comme défendeur en garantie, alléguant que c’était lui qui avait entrepris la construction de celte corniche.De son •côté M.Damien appelait à son tour en garantie MM.F.X.Bisson-net et J.S.Diquet parce que c’étaient eux qui avaient construit la corniche.Toutes ces poursuites secondaires ont été renvoyées et les trois défendeurs principaux sont condamnés à payer au demandeur, la somme de $350 plus les intérêts à partir de la date de ^institution de la poursuite.Le tribunal a renvoyé (le plaidoyer de force majeure; et a déclaré que si la corniche est tombée c’est qu’elle avait été mal installée.Les défendeurs, dit le juge, n’auraient pas dû laisser installer une corniche de cette dimension à cet endroit.L’accident qui s'est produit est dû à leur négligence.POURSUITES EN DOMMAGES.M.J.P.Pelletier a inscrit hier une poursuite en réclamation de! $1,000 de dommages contre la compagnie générale des frais funéraires , Me Rosario Caron est P avocat du demandeur.Orner Awtote, un journalier du.village des Cèdres, réclame de son côté, $5,000 de dommages de la “Cedars Rapid Manufacturing and Power Co.” Le bref inscrit hier est rapportable dams les délais légaux, i AU FOYER LES CADRES On juge beaucoup de l'intelligence, de la culture et du goût des gens par les cadres qui garnissent les murs de leurs maisons.Si vous entrez dans un salon ou dans un boudoir pour la première fois et qu‘on vous y fasse attendre quelques instants, que ferez-vous pour vous désennuyer, pour passer ces minutes?S’il-y a un livre sur une table, vous l’ouvrirez, mais vous regarderez plus probablement les images des cadrefe.Si elles sont jolies et bieh choisies, vous admirerez, et vous passerez l’attente agréablement.Si elles sont laides, et si vous ne connaissez pas beaucoup les habitants de cette maison, vous serez tout de suite porté à penser: “Ils sont peut-être intelligents, mais ils n’ont pas de goût”.Vous ne vous tromperez pas.Alors, il faut avoir du goût pour ses cadres, et il faut les choisir avec un soin spécial et ne pas craindre chez soi, d’en déménager de temps à autres au grenier, quand ils choquent l’oeil.Il est si facile de nos jours de garnir un mur.Les cadres sont à la mode, surtout petits et simples.Si vous êtes riche, soyez généreux et ne craignez point de dépenser pour de bonnes reproductions, de beaux tableaux, bien encadrées de vieil or.Si vous ne l’êtes pas, et si votre maison est meublée simplement, de simples cadres de bois brun, unis et étroits, feront l’affaire.Seulement, veillez aux images.Qu’elles soient jolies et fines.Avez-vous des cadres aussi petits que des cartes postales?Ayez des reproductions de tableaux, des copies de chefs d’oeuvre qui vous donneront envie de connaître un peu l’histoire de l’art, et qui seront une école pour les yeux et un plaisir pour l’âme.Si vous êtes comme moi Canadienne-française, choisissez de grâce les maîtres français et n’encadrez que rarement, très rarement les images américaines.Un chapitre important dans le choix des cadres, c’est celui qui concerne les portraits de famille.Dans certaines maison où j’entre, j’ai toutes les peines du monde à ne pas rire de certaines caricatures au crayon qui sont sensées être des portraits de famille et qui enlaidissent à faire crier, les plus beaux visages au monde.Il est bon sûrement d’avoir des portraits de famille bien faits, mais n’ayez pas de caricatures, de grâce! et si vous m’en croyez, ne faites jamais faire d’agrandissements.Il est beaucoup mieux d’encadrer joliment les photographies dans de simples petits cadres carrés ou médaillons.On aime autant ses parents comme cela et on ne les expose pas à se faire.défigurer par le premier crayon-neur venu.Que ce soit un plaisir pour chaque femme d’orner sa maison de cadres.Qu’elle s’applique à cultiver son propre goût, afin de cultiver celui de son entourage.Qu’elle veille aussi à trouver, pour les chambres, des images pieuses qui seront belles.Il y a des photogravures où les vierges et les Jésus ont des figures expressives à vous remuer jusqu’au plus profond de l’âme.Qu’on prenne la peine d’en chercher et qu’on les aie de préférence aux images coloriées de teintes violentes! Cousine GILLETTE.Les politiciens n’aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il i est trop bien informé, à leur endroit.RECETTES PRATIQUES Il existe des moyens simples, à la portée de tous pour empêcher l’inflammation rapide de la mousseline.Délayez, par exemple, de l’amidon ou de l’indigo dans une solution de chlorure de zinc; immergez la mousseline dans cette préparation et laissez-la baigner pendant vingt-six à vingt-huit heures.Retirez la avec soin, en évitant de la tordre, et étendez-la sur le gazon, de façon à ce qu’elle sèche, mais qu’elle ne fasse pas de plis.La mousseline ainsi traitée ne peut brûler que lentement, si bien que sa combustion laisse le temps •d’intervenir efficacement.Procédé pour enlever les vis rouillées: — On enlève une vis rouillée en chauffant la tète de cette vis avec un fer plat que l’on introduit dans la fente de la tête.Après quelques instants, la vis s’enlève au tournevis sans difficultés.Pour bien nettoyer les chaussures de peau blanche, frottezdes généreusement avec de la benzine, puis recouvrez-les d’une couche de plâtre à modeler, faites sécher et brossez ensuite avec.soin.ÀLMY’S LE PLUS QRAM PM AOMIN DK MONTREAL Ouvert demain soir almsts LE PLUSORAND MAGASIN OC MONTREAL Nous pouvons vous fournir tout ce Qu’il vous faut pour le jour d’Action de Graces,à des prixtrès avantageux Nouvelles chaussures à tiges hautes pour dames fabriquées sur les nouvelles formes Mackay, tournées, avec trépointes Goodyear, styles lacés ou boutonnés.7 pouces Va â 9 pouces de hauteur, toutes les pointures.Prix $4.98 et.$ô.ft8 Sacs à main pour dames Sacs à main et bourses en cuir véritable des plus nouveaux, formes et styles aussi les plus nouveaux et que les élégantes d’aujourd’hui doivent porter; 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elles sont délicieuses; faites-en l’essai pour vous convaincre.Jambon cuit, Jambon pressé, Jambon fumé.Jambon picnic, Jambon roulé, 3 à 7 livres, Bacon à déjeûner.Bacon Windsor, Saucisses de porc frais.Saucisses composées, Saucisson de Boulogne (Bologna), Saucisson Saint-Georges, Saucisson à Tail, Graisse de panne fondue.Viandes fraîches de toutes sortes.DEMANDEZ-LES A VOTRE FOURNISSEUR Toute commande donnée par poste ou par téléphone recevra une attention spéciale.S.L.CONTANT MONTREAL W.LAMARRE & CIE Commerçants de foin, grain, etc.BOIS ET CHARBON GROS ET DETAII.Donnez votre rominnnde maintenant, attention toute particulière donnée à chaque commande.Livraison dans toutes les parties de la ville.MAISON DF, CONFIANCE.ETABLIE DEPUIS 19 ANS 630 Ave ATWATER Tel.Westm.609 NOS CONFITURES aux fruits purs: fraises, framboises, bleuets, prunes, pêches, cerises, etc., sont garanties de première qualité, préparées avec le plus grand soin et la plus méticuleuse propreté et ne vous coûteront pas plus cher que celles que vous pourriez préparer à domicile.Chez votre fournisseur ou chez PELLERIN & MASSON Maison canadienne-française 111 SAINT-TIMOTHEE, Montréal.Tél.Est 1075-1649 IBON CAFE, BONNE JOURNEE Demandez à votre épicier le délicieux ÿ.CAFE ST-MARC I C’est le café par excellence; 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le Steel of Canada continue de rétrograder, à 64; le Peter Lyall, action industrielle longtemps réputée de munilions à raison des commandes exécutées pour le compte ties belligérants de l’Entente, fléchit à 79 ; le Can.Cernent, qui se trouve dans le cas de la valeur précé$iemment nommée, fait, par contre, itreqve de vigueur, à 66 et quart.- Vingt parts ‘de Dom.Bridge" ont change de mains à raison de 214 et demi.Dans le compartiment des chemins de fer, le Brazilian, comme nous l’indiquons plus haut, conduit son groupe, recouvrant une partie du terrain perdu et flottant entre 55 3-8 et 55 et demi.Le Quebec Railway se tient bien, à 36 3-8, et l’action hors cote Tramway Power avance à 39.La valeur de transport Steamship fait 34 1-2.Le Detroit Railway fait un pas en arrière, à 119.Le Shawinigan s’établit à 136 et demi, le Civic Power demeure à 81 et demi et le Can.Gen.Electric continue de marquer 120.L’action Riordon abandonne un demi-point en cours de séance, à 90, de même que le Spanish River, passant de 15 à 14 et demi.L’Ogilvie marque 144, le Lake of the Woods cote 133, le Dom.Textile se fixe à 85 et le Can.Cottons se négocie à 54.soit un demi-point de reprise.ÇA ET LA LES FRUITS CANADIENS ILS F ON"' L’OBJET D’UN COMMERCE IMPORTANT, PAR LE MOYEN DES COOPERATIVES, NOTAMMENT.La culture des fruits, dans laquelle ont été placés près de .$140,000,000, est devenue aujourd’hui l'une des plus rémunératrices du pays.En une seule année notre production de pommes a été de 15.000,000 de minots.La vallée d'Annapolis en Nouvelle-Ecosse, qui s'étend sur une longueur de 80 milles, est fameuse poür ses innombrables vergers qui bordent les routes et les lignes de chemins de fer.Les prunes et les pèches y poussent en abondance et 60 pour cent de la récolte fruitière de In région est sous ie contrôle d’une seule association coopérative de producteurs.La province d’Ontario occupe aussi Une place à part pour sa production I de pommes; les districts de la baie j Géorgienne, de la péninsule de Niagara, les bords des lacs Erié et Huron, de même que ceux du lac Ontario, traversés par la nouvelle ligne Lake-Shore, du C.P.R., sont fort renommés pour leurs fruits savoureux.On sait que les vignes du sud d’Ontario produisent la majeure partie du raisin canadien.La Colombie Anglaise est un pays idéal pour la culture des fruits et celle-ci y a fait depuis quelques années des progrès constants.De 650,-000 qu’il était en 1901, le nombre des arbres fruitiers de la province a passé à 3,000,000 en 1913, tandis que la récolte de pommes, qui était de 210,-000 minots en 1910, était de 787,750 minois l’an dernier.Les districts les plus productifs sont ceux d Okanagan où la plupart des fruits sont vendus par les sociétés coopératives, et de Kootenay.Près de 1,500,000 barils de pommes sont exportés en dehors du Canada chaque année, la plupart de ces fruits étant consommés en Grande-Bretagne.La Nouvelle-Ecosse a commencé depuis quelque temps à exporter,avec d’excellents résultats, ses fruits en Amérique du Sud.de même qu'en Afrique-Sud.La Colombie Anglaise exporte de grandes quantités de gommes en Australie, au Japon et en C’est à ^insuffisance des approvi-sionnements de cuirs et d’autres matières premières que l’on attribue surtout l’étourdissante plus-value de la chaussure.Les doyens des cordonniers dans notre ville disent n’avoir pas encore connu lu chaussure aux prix d’aujourd’hui, et l’on annonce qu’en Angleterre le gouvernement vient de réquisitionner le cuir.Les peaux se vendaient, avant la guerre, six et sept sous la livre et s’achètent présentement à 22 sous — et l'offre en est restreinte.Le cuir à semelle est passé de 18 et 20 sous à 48 sous la livre; le cuir à empeigne que l’on faisait, en 1914, 12, 15 et 16 sous vaut maintenant 25, 38 et 40 sous.Jusqu’aux lacets qui ont monté de 55 sous à $2.50, et sont de qualité inférieure.Aussi les chaussures qu’on avait autrefois pour $5 et $6 coûtent aujourd’hui $9 et $10 et les femmes donnent $12 et $15 de' leurs chaussures.Une nouvelle hausse est à prévoir, dit-on.* * * Comme moyen d’encourager le goût de l’économie chez les Cana-diens( le ministre des Finances a an-, nonce, hier, à Ottawa, l’émission prochaine de bons du Trésor qui se distingueront des rentes ou obligations, récemment émises par l’Etat pour couvrir ses frais de guerre, en ce (fu’ils seront d’une durée relative-, ment courte.Ce système déjà en vl-' gueuir dans les pays à fiscalité avancée, où il constitue une portion notaf ble de la dette publque flottante de la nation, donne de bons résultats, en assurant au Trésor des ressources qui lui permettent d’attendre la rentrée des impôts, et l’on espère qu'il en sera de même au Canada.* * * On cherche à expliquer, dans le monde capitaliste, la dépression subie hier par l’action boursière Brazi lian.On en est venu à la conclusion que, peut-être, Londres se dessaisit de ses titres, mais on a trouvé que ce serait plutôt Paris, en prévision du nouvel emprunt à venir, On écarte l’hypothèse de l’action des huissiers.* * * On estime, dans la métropole américaine, que de 75 à 100 millions de papier de commerce ont été transféré de New-York à Londres, la semaine dernière.Les disponibilités à vue ont fait 2 pour 100, à New-York, hier, et les capitaux à terme n’ont pas dépassé 3 et demi pour cent et 3 pour cent, au plus bas, tandis que les prêts à terme font 5 et demi "pour cent, en Grande-Bretagne.* a * L’excédent des recettes du Northern Ohio, pour le mois d’août, se présente à $134,135, contre $92,177 en août 1915, soit une plus-value de $41,958.L'excédent des sept mois écoulés de l’exercice en cours ressort à $919,505, contre $538,945 pour la période correspondante de l’anneé passée, indiquant un accroissement de $380,560.* * *¦ La Bourse de Montréal suspendra ses opérations lundi prochain, jour d’actions de grâce.La Bourse de New-York sera ouverte comme à l’ordinaire.LE FROMAGE IL DEPASSE MAINTENANT SOUS LA LIVRE.22 LES GRAINS A CHICAGO Coure fournis par la maison McDougall and Cowans: Cours Cours d ouverture à midi Ble— T>éc.160 à 159 1-2 159 1-4 Mai .160 à 159 1-4 158 5-8 Maïs— i>éç.77 7-8 77 3-8 Mai .783-4 78 3-8 Avoine— Déc.49 5-8 49 5-8 Mai .52 1-2 52 3-4 A 1 enchère de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec, tenue hier au Board of Trade, on a enregistré 2,085 boîtes de fromage, dont 1,161 boites de blanc No 1 ont été vendues à raison de 22 sous 1-16 la livre ; 427 boites de blanc No 2, à 21 sous 13-16 ; 217 boites de blanc No 3, à 21 sous 7-16, et 280 boites de coloré No 1, à 22 sous 1-16 la livre.* * * Brockville, Ont, 6 — Sur 3,160 boites de fromage qui ont été enregistrées, 170 seulement ont été cédées à 21 sous 7-8 la livre, les vendeurs faisant 22 sous.Us ont obtenu ce prix “dans la rue”.A pareille époque l’an dernier, le fromage se vendait 14 sous 11-16 la livre, de sorte que les prix d’aujourd’hui ressortent en plus-value de 7 sous 5-16.Kingston.Ont, 6 — A la halle au fromage hier.349 boîtes de fromage blanc et 572 de coloré ont trouvé preneur à 22 sous 1-16 la livre.-9- LES COMPENSATIONS Les compensations des banques canadiennes, pour la semaine expirée hier, conser\^nt leur niveau antérieur, ressortant à $199.884,693, soit une supériorité de 845,384,095.Les résultats sont plus brillants que ceux de la semaine dernière et la ville de Winnipeg est la seule à s’établir en moins-value.Ecart sur 1916 1915 Montréal $80,3"2.552 + $23,808,519 Toronto 54,943,451 + 15,567,031 Winnipeg 41,679,546— 2,384,621 Ottawa 5,957,867+ 1,448,198 Hamilton 4,512,146+ 879.995 Québec 4,351,690+ 638.660 Halifax 2.620,951+ 215,754 London 2.222,832+ 168,683 St-Jean 2,011.654+ 414,325 Pcterboro 617,941+ 189,949 F.-William 584,054 + 52;981 LES BOURSES ÉTRANGÈRES LA COTE NEW-YORKAISE OS-CILLE DIVERSEMENT, SUIVANT LES DIVERS GROUPES.— LES RAISSIERS TOUJOURS A L'OEUVRE.New-York, 6.—‘Des gains respectables, impliquant plusieurs nouveaux cours maxima, ont été enregistrés durant les premières opérations de la journée, le Central Leather s’ajoutant plus de 4 points, à 83%.Le groupe des chemins de fer, qui tendait à devenir irrégulier, s’est donné comme vedette l’action Denver c£ Rio-Grande de priorité, laquelle a majoré son cours de respectable façon.On peut juger de la force de résistance du marché par le fait que 250 valeurs différentes ont été traitées durant la première heure d'opérations, chiffre sans précédent depuis plusieurs années.Les valeurs privilégiées de peaux et de cuirs ent également émergé.Pendant un moment, on aurait cru que les voies ferrées allaient reprendre leur pré-dominence ancienne, mais le mouvement a avorté.VU.S.Stel a pareillement subi la pression des bnis-siers.* * * Londres, 6.—Le nouvel emprunt français el les bons britanniques de l’Echiquier absorbent la plupart des disponibilités, pour l’heure, et les affaires ont été espacées, aujourd’hui, au Stock Exchange.Le congé de demain accentue encore l’effet du ralentissement.Les disponibilités et le taux de l’escompte ont été serrés.-*- BOURSE DE MONTREAL raara faurnls par la maiion Forttar, rteaiiTafs Cia., roambraa da la Boaraa da Montréal, ma S.-Françota-Xarier, «0, Montréal.VaLnums Ouv.Clôt.Vaxauna out, , Clôt.Ames Hold •• priv.BellTélC.Bra T.L.fc* Cam car.’* r,rlY.Cam.Cam.*• pnv.Caa .Cat.L priv.Ca.Cou*«r Can.Found.Can.O.Eleo Caü.Pacrf.Can.Loca.“ priv Can.SXinee Carnage F.Céda, liapid Co.M.ft Sm Crawn Det.Ün.H'y Dom Bridge Dam C.Ca Dom.I.pfd Dom.S.Cor.Dam Park.Dam.T C.“ Driv.Goodw.Co “ priv.Hill.Collie, Hoi I.Mines Jll.Trac.pd Laur.Com.L.ot W’d C." priv.MacDo.Co.Mgck Cm.vc “ prlv Max.L.ftK priv M.&6.-P.“ priv.mx.h.ap.Mt.Cot.Lid “ pnv, 18U4 35^ 38 42^ 133)4 *17K 103 3434 4234 85 51 Mon.Tr Co Mnr.Tram Nor.Ohio.N À S.*CL priv.Ofilv.Mill.priv.Ont.8t.Pro.Ott-L.A P-Peamana.Québec Rv dma.Woods Hhawimtg.6henvin tv 8pa.Riv.Oo priv.•t.Ca of C." priv.Tor.R7 .“ priv.Took* Bro “ priv.Tuck.Tob.¦' priv.Twia City, “ priv.Winn.Ry.Banques — Ur .No.Am.Commerce Dominion.Hamilton., H ochelaga Impérial Merchan ta Molaor.a.Montréal.Nationale.Nova-Scoti Ottawo.Québec., Royal.Standard Toronto.Uaion*.101 l.135J4 71 I S6KI 42 I U6X| m 443-4 64H 186 222 1S6X 70 36k 40k 12«34 'l4k 63->s W 89% 23k 266k ¦ • ii.jj'l06 2U l.: : -•Tisik BOURSE PE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-Fran-çols-Xavier.Nos 95 et 97.Montréal.Valeurs °“»M' lu» Midi Valeurs Ouver- ture Midi AllUCh.or.26% 27 lasp.Co;>i.67% 18 67K Alli.Ch.pr.81k Int.Ra.Tr 18 AmsAir Br.Lehigh Val.«i?4 M Am.H.bug.99 Max.Moto.«4k 94k Am.Can 65 Mex.Petro.U!3:î.ii2k Am.CarFo.Ain.Loco.71^4 S3 Mk M ms.Pacif.Nat.Lead Am.Smelt.link 117 k N.Y.N.H.6P/h 61k Am.b.Fou.North.Pac.114% 114^ Anacon.M.37k Penusylva.59k 59 S Atch.ïoa 107k 10,k Press.St.C, 6»S ««H Dald.Loco.'J0 90 Reading ujk U sk Balt.sOhio #ov.30k Repubh.Ir.80^ 80 Beth.Steel.Roc.lsl.or, 20 nii lirookl Ra.MH si;y4 Rubb.U.S.60V 8ik Can.Pacif.laok 180k South.Pac.103 10 > K Cent.Leath $l>.fi 2 Sout.Rail.27k Colo.F.AI.59 St.Paul m! Corn Prod.Third Are.58 k Cruci.Steel 94k 94k Union Pac.isi k iSUk Kriepr.Nob 54',; 55 ILS.8te.or.ns U7k t r»epr.No2 17 47 U.S.Steelp IXVi 1207/, Erie Ürdin.40k 40% UtahCoppe W catinghou 96% 96% Gr.Nor.Or UH 44 k 66% 6«k Shattuck Ar 10 80 BOURSE DES MINES Conra fournla par la malaon Bryant, Dunn and Co., rue S.-Françoii-Xavier No 8§, Montréal.MINES DE COBALT De- LE BILAN DE NOS REVENUS POUR LE PRESENT EXERCICE FINANCIER, SIR THOMAS WRITE, MINISTRE DES FINANCES, PREVOIT UN REVENU DE PLUS DE DEUX CENTS MILLIONS.Ottawa, 6 — Suivant un calcul rendu public hier, par sir Thomas White, un revenu de plus de 20Ü millions est en perspective pour le présent exercice financier.Cela permettra au gouvernement de consacrer 50 millions ou plus aux principaux déboursés pour fins de guer-re.Les rapports officiels relatifs au premier semestre de l’exercice financier, c’est-à-dire jusqu’au 30 septembre, sont maintenant disponibles, et dépassent, au sens du ministre des finances, les plus grands espoirs qu’on avait fondés sur le budget.Le revenu du Dominion provenant de toute sorte de source s’élève à 103 millions, soit 30 millions de plus que pendant le premier semestre de l’an dernier.L’accroissement des intérêts étant compensé par la diminution des dépenses affectées aux travaux publics, aux chemins de fer et aux canaux, il semble maintenant certain que le revenu global de l’exercice se montera au moins à 210 millions et peut-être à 220 millions.Les rapports ayant trait au chiffre total de notre commerce et aux dépôts faits dans les banques sont également satisfaisants.Pendant les cinq premiers mois de l’exercice financier, jusqu’au mois d’août inclusivement, le commerce total du Canada (importations et exportations) a atteint le chiffre de 791 millions, tandis qu’il a été de 39} millions durant la même période, l’an dernier.Les dépôts globaux dans les banques canadiennes à la fin d’août s’élevaient à 1,250 millions, tandis qu’ils étaient de moins d’un milliard à la fin d’août 1914, et d’un peu plus d’un milliard à la fin d’août 1915.L’an dernier il y a donc eu un accroissement de 250 millions.Le ministre des finances, tout en regardant ces chiffres comme encourageants, en ce qu’ils indiquent la solidité commerciale du pays et sa prospérité générale, fait encore ressortir le besoin d’une plus grande épargne nationale, afin que le Canada puisse solder autant que possible à même ses propres ressources les dépenses de guerre constamment à la hausse.Le ministre est d’avis que si les personnes non directement prises par la guerre donnaient leur maximum d’efforts dans le but d’augmenter les produits de la terre de toute sorte et les articles d’utilité actuellement si chers, et si le public pratiquait l’épargne le plus possible, le Canada, malgré le grand accroissement de sa dette, du fait des dépenses militaires, serait, au point de vue national, plus fort commercialement, financièrement et industriellement parlant après qu’avant la guerre, et pourrait facilement traverser la période de dislocation ou de reconstruction qui suivra peut-être la guerre.La vraie politique à suivre à l’heure actuelle, telle que definie par le ministre, c’est l’économie individuelle et publique, ayant pour résultat un accroissement considérable des épargnes.Pour que le public puisse rapidement mettre ces épargnes à la disposition du trésor, dont les obligations sont les plus brillantes et rapportent un intérêt sans précédent, le département des finances fera connaître à bref délai un plan destiné (l’emprunt de guerre ayant été émis avec succès) à répandre une plus grande pratique de l’épargne parmi les gens oui veulent économiser et veulent placer ces économies pour faire à la fois preuve d’une sage prévoyance pour l’avenir et contribuer par un patriotique effort à la continuation de la guerre.Il est probable aussi qu’on avisera au moyen de permettre aux souscripteurs d’acheter temporairement des bons du trésor en attendant l’émission des emprunts de guerre auxquels ils voudraient souscrire.Cela fournirait au gouvernement impérial et au Gouvernement canadien des fonds qui profitent maintenant à des porteurs de titres de l’étranger.Les valeurs émises à cette fin particulière seront telles quant au terme d’échéance, à leur nature et à leur prix d’émission, qu’elles ne feront nas concurrence aux conditions des deux premiers emprunts domestiques.ENFANT PERDU DANS LES BOIS NOUVEAU FEUILLETON Offre, mande.Adanac 30 Haller OH i , Beaver 43% Chambers Ferland .i; ko Crown Reserve 50 04% Foster w>% (il f ford 03 V» 04% 500 La Rose fil McKinley Dnrragh .r>0 63 Ntpissing 800 805 Peterson Lake 24% Seneca Superior Silver Leaf mi 01% 02 Terniskamlng 61H 62 % Trethewey 19 Wettlnufer 13 Coniagas 493 495 L'agence R.G.Dun and Co.a relevé six faillites, dans le district de Montréal, durant la huitaine écoulée, le passif global de celles-ci se fixant à $70,000.ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS xswwrmn Bareaa —Vraiment?.J’imagine cependant qu’il,savait à quoi s’en tenir, è bon poète qui a prétendu que Souvent femme varie, Bien fol qui s’y fie.—Je connais pourtant des fem-nes qui ne varient pas, qui ne varieront jamais.—Et moi des hommes qui, après nûre expérience, se fixent dans un immuable amour.—Hum! je ne m’y fierais pas ropl.Et vous, mademoiselle Ani->uta?Avant que la jeune fille pût ré->ondre, Boris dit sèchement: .—Aniouta est trop jeune pour avoir un avis sur ce sujet.—Ahl en effet! A son âge, on a encore des illusions, beaucoup de confiance.C’est très agréable,.Elle n’acheva pas sa phrase.Mais le regard, le sourire mauvais ei narquois sc chargeaient de le faire — du moins pour Boris: “C’est très agréable pour vous d’avoir affaire j à cette enfant naïve, qui croira tout ce que vous voudrez bien lui dire et verra en vous la perfection mè-i me.” Lin sursaut de colère agila le jeune homme.Ses yeux dans ceux de Brunhilde, il dit froidement: —Aniouta aura l’occasion de constater que la confiance, en ce monde, n’est pas toujours trompée, comme vous avez l'air de le croire.Mlle de Halweg détourna la tête, en répliquant avec un rire forcé: —Vous me faites dire ce que je ne pense pas, Boris.Les exceptions existent, je le sais, et de tout coeur je souhaite à votre pupille d'en rencontrer une sur sa route.Puis, avec cette liberté d'esprit qui ne l'abandonnait jamais, elle reprit avec Mme Zernof l’entretien 1 interrompu au moment où toutes deux s’étalent détournées pour at-j tendre le comte c# sa pupille.Aniouta, subitement, avait recou-1 vré sa gaieté.Elle essayait de re-j mettre un peu d’aplomb Cyrille, qui demeurait morne et songeur J Boris marchait près d’elle, les yeux assomb’is; mais chaque fois qu’elle s’adressâ t à lui, sa physionomie s'éclairait, son regard durci prenait une expression qui faisait battre très fort le coeur d'Aniouta.Les promeneurs allèrent s’installer chez Rumpelmayer, pour p"en-dre le thé.Us «;’y trouvaient depuis quelques minutes, quand un groupe entra.Il était composé de personnalités de la colonie russe, parmi lesquelles se trouvait !a princesse EtscLcf.Comme illc»; sàs-seya'enî à une table voisine, les comtes Yiavcsky se levèrent pour] les saluer.Quelques mots furent [ éclihangés, tandis que Mlle de Halweg et la princesse, qui s’étaient rencontrées plusieurs fois dans les salons de Pétersbourg, s’adressaient réciproquement un sec petit salut.Puis Boris et Cyrille reprirent leuis places, ainsi que la conversation interrompue.Aniouta, tout en buvant lentement son thé, dirigeait de fréquents regards vers la princesse Catherine.Chaque fois qu’elle la rencontrait, elle cherchait machinalement où elle ava't déjà vu ce joli visage, avant de l’apercevoir à Cannes.Mais évidemment, c’était là une idée, ou une ressemblance quelconque.puisqu'elle n’avait jamais eu jusqu’alors l'occasion de rencontrer cette jeune femme.La prinresse semblait fatiguée, soucieuse, e! se forçait évidemment à paraître gaie.Elle accueillait avec un sourire discret les empres-•einenl de son voisin, un jeune at-, taché d’ambassade en congé.Mais; elle était surtout occupée à glisser des coups d'oeil vers le comte Vlavesky et sa pupille, placés côte à côte, point de mire de toutes les attentions, d’ailleurs, dans cet éta-b issemenl élégant qui se remplissait peu à peu.Mme Zernof pensait, une fois de £!us: “H est grand temps que Bo- j ris s’en aille.Sans le vouloir, il : compromet vraiment cette petite Aniouta.” Mais elle se sentait particulière-I ment inquiète, aujourd’hui, ayant i remarqué, elle aussi, quelle joie : contenue, radieuse, transformait In i physionomie de Boris et de la jeu-| ne fille, tandis qu’ils rejoignaient ! leurs compagnons sur la route, tout ; à l’heure, après ce court arrêt en 1 arrière.Pour différents motifs, une gène pesait donc sur tous, mais nul n’en laissait rien paraître.Brunhilde' continuait de causer avec aisance j et semblait ignorer la présence de Cyrille, taciturne et effacé.Boris se mêlait à la conversation avec un air de nonchalante indifférence.Mais qu’Aniouta laissât glisser son écharpe, aussitôt il relevait d’un geste vif le léger tissu et le remettait avec un soin d’amoureux sur les épaules de la jeune fille, qui le remerciait par un sourire.Ou bien il insistait pour qu’elle reprit les pâtisseries qu’elle aimait, tout occupé d’elle seule, emporté à la fois par son amour et par le secret plaisir d’exaspérer cette Brunhilde hypocrite et mauvaise, toujours éprise de lui.Aniouta, palpitante d’une joie profonde, oubliait le banal décor de ce salon de thé, l’entourage pa-poteur et curieux, la présence de l’antipathique Allemande.Elle vivait dans une sorte de rêve, se laissait envelopper dé cette tendresse passionnée qu'elle sentait près d’elle, attentive, brûlante comme une flamme.La princesse Etschef se leva pour accueillir une 'de ses amies qui entrait.Machinalement, Aniouta dirigeait les yeux de ce côté.La jeune femme, en s’asseyant de nouveau, venait de changer de place et sc trouvait ainsi légèrement de profil.Aniouta pensa : “Comme c’est curieux de m'imaginer toujours que je l’ai vu!.Telle qu’elle est placée maintenant, c’eut saisissant!.Mais où pourrais-je?” A ce moment, par un de ces éclairs subits de la mémoire, elle se souvint.Elle revit la photographie de la jolie Persane, que Boris lui avait enlevée des mains, si impatiemment, un jour de l’été dernier.C’était à elle que ressemblait la princesse Etschef.Un malaise lui effleura l’âme.Elle se dit: “Etait-ce donc elle?.Mais non, elle ne s’habillerait pas ainsi.Et purs, pourquoi Boris aurait-il eu son portrait?.C'était la photographie d’une femme du pays, qu’il a rappontée d’un voyage, et la res- semblance est toute fortuite.” En dépit de ce raisonnement, le malaise persistait.Aniouta eut un soulagement quand ses compagnons se levèrent pour quitter la salle.Leurs voisins, eux aussi, sé préparaient à Partir.Brunhilde s’approcha de la princesse Catherine, qui enroulait autour d’elle une écharpe de fourrure, et lui tendit la main.—Charmée de vous avoir revué, princesse.Vous êtes encore pour quelque temps ici?—Je pars dans les premiers jours de la semaine prochaine.La saison se termine, d’ailleurs.—En effet.Et il est agréable retrouver un peu son chez soî, quand on vient de faire deux oO trois mois d’hôtel.Car vous êtéà à l'hôtel, je crois.—Mais oui, au Grand-Hôtel, où je me suis trouvée assez bien.—Ahl au Grand-Hôtel, vous au&* si?Comme mon cousin.Le m(?H.l de est gi'and, mais on s'y rencontro facilement.Au revoir, princesse.J’aurai sans doute le plaisir de vmiç retrouver à Pétersbourg, où m’amt» nera mon r**vriage.A SUIVRE ta .tflÜfek. 8 LE PEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 OCTOBRE 1916 , Z' VOL.m.— No 23S Le temps qu’il fera Beta et fraie.Chiffrée fournie ptr R.de MeeU, trérant de Hearn et Herrieon» 332 rue Notre-Deme-ouest.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.nt fait environ 300 prisonniers.AINS EFFORTS DES ROUMAINS.Sofia, 5 par voie de Londres, fi.- Le bulletin officiel d’aujourd’hui dit que dans la Dobroudja tous les efforts que les Roumains ont faitij pour avancer le long de 3a ligné Karabodza - Sofuliar - Armât zi a -Pervele ont avorté.Les opérations que les Roumàims ont effectuées pour opérer un débarquement dans ies environs du village de Rahovo, sur les bords du Danube, n’ont eu aucun succès.En Macédoine, la situation est la même entre le lac Presba et le Vardar.LES RUSSES AVANCENT EN ARMÉNIE Petrograd, 6, viâ Londres, 1.45 p.m.).— Le bureau de la guerre a annoncé aujourd’hui que l’offensive russe se poursuit avec succès dans l’Arménie turque, dans le district à l’ouest et au sud-ouest de Trebizon-de.Les Turcs sont refoulés dans la direction de la rivièfe Karshut qui traverse Ardasa, environ 40 milles au sud-ouest de Trebizonde, et se déverse dans la mer Noire près de Tre-voli, à 50 milles à l’ouest de Trebi-zonde.Le rapport officiel dit: “Front caucasien — Sur le front côtier nos troupes continuent leur avance vers la rivière Karshut-Dara-si et ont fait un certain nombre de prisonniers.” d’environ 500 verges.Au cours de ces opérations^ les mitrailleuses nous ont rendu des services inappréciables, et ont continué à faire feu, malgré une violente canonnade de l’ennemi.Depuis le début de l’offensive, en se battant sur presque chaque verge de terrain, les Canadiens ont enlevé à l’ennemi plus de 3 milles carrés.C’est un soldat d’un bataillon d’Edmonton qui a accompli le plus brave exploit.11 prenait part à une attaque à coups de bombes, quand l’avance a été arrêtée, et la réserve de projectiles épuisée.Bien qu’un de ses doigts eût été emporté, il est sorti de la tranchée en courant, tuant et blessant plusieurs Teutons.Les 02 ennemis qui restaient, croyant qu’ils allaient être entourés se sont rendus.Avec 2 hommes,il a escorté les prisonniers vers une tranchée d’appui, et est revenu au feu, avant d’être pansé.Cette action a indubitablement permis au bataillon de capturer et de tenir une section de 250 verges de tranchée, à une période critique de l'attaque-générale.PROMESSE DE SIR WILFRID Vancouver, 6.— A la réunion annuelle de l’Association libérale, hier soir, M.Joseph Martin, député au parlement fédéral, a déclare que sir Wilfrid l’a autorisé à promettre qu’au cas où les libéraux reviendraient au p
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