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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 18 octobre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-10-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 245 MONTRÉAL, MERCREDI 18 OCTOBRE 1916 i DEUX SOUS LE NUMERO > Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Edition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS.] 50 UNION POSTALE.o 00 Rédadion et adminiètration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA j FAIS CE QUE DOIS ! % » % * A 0 CONSCRIPTION EN AUSTRALIE > - L’Australie est très loin et nous n’en avons que des nouvelles déjà vieilles, mais l’on peut tout de même, avec les bribes d'information qui nous viennent de là, deviner les grandes lignes du débat qui s’y poursuit autour de la conscription.La question posée aux électeurs dans le referendum qui aura lieu à la fin de ce mois offre pour nous un exceptionnel intérêt; car eide porte précisément sur l’emploi normal ou exceptionnel des milices coloniales.On ne demande pas en effet: Etes-vous pour ou contre le service obligatoire?mais bien ceci: Etes-vous d’avis que, dans cette grave urgence, le gouvernement devrait disposer, pour imposer aux citoyens le service militaire en dehors du pays pendant la durée de la guerre, des mêmes moyens de coercition que-ceux dont il dispose pour le service militaire à l’intérieur‘du pays?C’est exactement comme si l’on demandait aux Canadiens: Etes-vous d’avis que les dispositions actuelles de la loi de la milice, qui prévoient ia conscription mitigée, doivent être utilisées pour remplir les cadres du corps expéditionnaire canadien?Second point, qui ne manque pas d’intérêt.Le referendum n’a pas pour objet, d’après les déclarations faites par M.Hughes lui-même, d’imposer le service militaire à tous les hommes d’âge militaire, mais bien à un nombre suffisant à maintenir les effectifs promis.(Comme si Ton disait ici: jusqu’à concurrence des cinq cent mille hommes promis par M.Borden).Nous avons raconté déjà, d’après la Round Table, comment la baisse du recrutement avait acculé à cette démarche le gouvernement australien (1).* ¦* * Quel sera le résultat du referendum?Il serait oiseux d’essayer à le prédire, mais l’on peut constater déjà que M.Hughes est pris entre deux feux, il suffit pour deviner sa situation de rapprocher le texte de la Round Table de septembre et une lettre d’Australie publiée dans le Montreal Daily Star d’hier.M.Hughes, comme chacun sait, est l’un des chefs du parti ouvrier.En Angleterre^ il a fait figure de prophète de l’impérialisme et de la guerre à outrance'.Résultat: désenchantement, attaques violentes de la part d’un certain nombre de ses anciens partisans; espoirs nouveaux, et sans limites, de îa part des impérialistes les plus ardents.Ceux-ci lui en veulent aujourd’hui de n’avoir pas tout de suite fait adopter une loi de conscription, comme on l’a fait à la Nouvelle-Zélande, où elle n’a pas encore été mise en vigueur, du reste.Ils trouvent que son referendum est un expédient bien modeste et qui ne cadre guère avec les discours flamboyants qu’il a prononcés en Angleterre.Les ouvriers les plus radicaux ne veulent d'autre part entendre parler d’aucune espèce de conscription.Et, d’après le correspondant du Slur, M.Hughes cherchait, au commencement de septembre, à s’assurer le concours de l’organisation officielle du parti.H aurait eu chance de l'obtenir dans la Tasmanie, l'Australie occidentale et l’Australie méridionale, la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria lui étant défavorables, tandis que le Queensland resterait douteux.En attendant le scrutin, on a réquisitionné, en vertu de la loi actuelle, un certain nombre de gens uu'on exerce et qui seront envoyés de l’autre côté si le peuple se prononce en faveur de la proposition gouvernementale.On ne veut pas perdre de temps.Orner HEROUX.(1) Devoir du 18 septembre 1916.LA MISSION ONTARIENNE v Les délégués n’étaient pourtant pas arrivés sans efforts à cet état d'esprit.Pendant le trajet de Trois-Rivières à Québec, je m’étais trouvé voisin fi’un b l'ave commerçant de Toronto, venu de Londres ii y a une trentaine d’années, alors qu’il avait quinze ou seize ans.La conversation s’engagea sur les sujets d’actualité.L’interlocuteur était courtois et animé d’un visible désir de se montrer accommodant.Il professait d’une vive admiration pour les qualités paisibles des Canadiens-français, avec un soupçon de blâme pour notre prétendue incompréhension des besoins de l’Empire.Je lui glissai négligemment que durant la dernière semaine de septembre le district de Montréal a donné, plus de 800 recrues, contre les 800 environ de Toronto; et notre homme changea de sujet.Il demandait aussi si les divers Actes constl-lutionnels, tel le Traité de Paris, nous accordaient bien le droit de continuer à nous servir de la langue française après la conquête.Je lui répétai la réponse célèbre d’un Anglo-Canadien éminent, à savoir qu’il n’y est pas établi non plus que nous devons nous servir de nos pieds pour marcher.Et que par ailleurs, nos "usages et coutumes” nous étant laissés spécifiquement, quelle coutume nous restera-t-il qui puisse être puis précieuse que la langue?Et qu’au surplus, la langue française étant le plus beau fleuron de la couronne universelle, etc., etc.Notre homme était tout “bon accord” et tout bienveillance; mais il lui restait une inquiê-!ude fondamentale, à laquelle ii finit par donner jour.—Vous n’ignorez pas, dit-il en substance, que toutes les églises et les religions ont toujours cherché, ce jui est bien légitime de leur part, a (grandir leur influence.Les nôtres rherchent à grandir et la vôtre cher-rhe à grandir aussi, autant en influence matérielle que spirituelle.Or, (’est bien le droit de l’Eglise de Roue de chercher à dominer matériei-iement dans la province d’Ontario, puis à en chasser les protestants, nais vous admettrez qu’il est légitl-ne de notre part, à nous protestants, ïe chercher à l’en empêcher.—Alors, vous croyez sincèrement jue la présence des C'anadiens-fran-¦ais dans.l'Ontario est la résultante l'un plan de campagne tracé à Home *t poursuivi secrètement par les évê-jues canadiens?—Sans doute.Comment anéantir d'un mot une pareille couche de préjugés?Pour-,nnt une occasion se présenta deux jours après, au couvent de Sherbron-te.-Dans la foule des visiteurs, je passais auprès de mon ex-voisin, très jeeupê avec une jeune fille qui Un mettait gentiment une fleur à sa bou- tonnière.Notre homme rayonnait littéralement.—Prenez garde, lui dis-je, cette Jeune fille est un suppôt de Rome chargé par le Pape de vous influencer! La réponse est encore à venir.* -X- w En revenant de Sherbrooke vers Montréal, je me trouvai auprès d’un vieux monsieur visiblement écossais, dont l'esprit facétieux avait égaye, quelques jours auparavant la visite en bateau du port de Montréai.Apprenant mes noms et qualités, il p'on-gea tout de suite au vif du sujet, et ii) nom qui avait flotté presque en permanence au cours du voy s.r le, lèvres des délégués, celui du directeur du Devoir fut une fois de plus prononcé.Evidemment, un point d’interrogation lancinant et immense accomp-ignatt ce nom dans l’esprit de tous les délègues.Et jusque dans les couloir du coilège de Lennox, on avait pu entendre l’honorable représentant de ‘“’une’ de nos provinces dins la capitale anglaise expliquer gravement à un compagnon sans doute' agité par ,1» même problème ; “You know, the .trouble in the Old Country is thaf'neople believe that Bourassa is representing the views of the French-Canadians.Heureusement que le brave et sympathique agent-général va retourner prochainement auprès du “people” confié à sa houlette, afin de faire disparaître ce persistant “trouble”.Avec mon voisin de fauteuil, la discussion ne fut pus longue.“Oui.,ie l’ai entendu, me dit-il, il est venu parler à notre Empire Club, il y a quelques années; mais il m’a bien désappointé, il n’y avait pas la moindre idée sérieuse dans tout son discours.Classé, mon voisin.Pourtant, il est de la catégorie des “brave homme en somme'’ de la légende.Il parlait religion el soulignait la supériorité évidente des institutions religieuses que nous avions visitées dans la matinée.Je supposai avoir affaire à un catholique.Il m en fournit à l’instant des preuves nombreuses.“Que dites-vous decela?” me demanda-t-il plusieurs fois, en m’exhibant successivement un chapelet, un scapulaire, puis un médaillon du Saint-Nom au revers de l’habit et une statuette ve#ue de Sainte-Anne de Beaupré.La preuve était plus que suffisante, et nous devenions une paire d’amis, malgré vingt ans de différence au moins.Sur un autre point seulement, nous m pouvions nous mettre d’accord.v—Ne pensez-vous pas, disais-je, que !a destinée normale, logique, de toute jeune nation, c’est l’indépendance à un moment donné, ce moment' fût-il très éloigné?Jamais de la vie.La destinée du Canada, c’est de faire partie du glorieux Empire britannique dans tous les siècles des siècles, ainsi-soit-Ü.Hors de là, pas de Canada.Et si l’on faisait allusion à l’infériorité inacceptable, que comporte le status actuel des coloniaux par rapport aux Anglais, on vous répondait que tout cela allait changer automatiquement au lendemain de la guerre, et que nous jouirions désormais des même» » droits que l’électeur- de Londres ou de Bristol.Cela, apparemment, se fera tout seul, nous n’aurons qu’à ouvrir le bec.Evidemment, il y a quelque chose de changé chez John Bull et nous ne l’avons pas su.Mon interlocuteur a même sur le métier un plan considérable relatif à la réorganisation Je l’Empire, et il en a soumis le détail à des hommes d’Etat anglais dont le nom est dans toutes les bouches.II y aura un Parlement impérial formé de représentants de toutes les colonies, tous logés sous un même toit, dans un vaste édifice cm’il faudra construire à cet effet au coeur de Londres.Chacun de ces représentants aura sous ses ordres une douzaine environ de soy^-secrétaires, à leur tour aidés d’un petit bataillon de sous-ordres.Les vues de l’une des colonies sur telle question d’intérêt impérial seront rédigées par son représentant, et transmises a tous les autres.Cela formera un factum facilement considérable, qui résumera toutes les questions intéressant la collectivité impériale.Copie de ce factum sera envoyée au Pouvoir central de même qu’à chacun des gouvernement coloniaux, Australie, Canada, Afrique, etc., lesquels seront invités à les répandre par ia presse dans leur public respectif.On fera voter le dil public sur îes grosses questions, et il n’y aura pluu qu’à informer le Pouvoir central de la décision populaire: vox populi.Et puis, Rule Britannia, ce n’est pas plus malin que ça.Combien d’autres sornettes, hélas, mijotent en ce moment dans ia tète de nos ‘hommes d’Etat”! •x * * Aux Trois-Rivières — dont par parenthèse, le nom a été a!nsi prononcé par les Orateurs anglais pendant tout le voyage, — un industrie^ important, M.Findley, vice-président de la compagnie ?4assey-Harris, a prononcé des paroles qui méritent d’être retenues.— ‘Notre «compagnie fournit des instruments agricoles à peu près à tous les pays de Punivo s, a-t-il .dit.Sur notre production totale, un petit pourcentage est absorbé par la province d Ontario.Maïs 45 pour cent du reste vont à ia province de Québec, et je suis heureux de dire que ce territoire est reconnu chez nous comme celui où les paiements sont les plus yatisfaisants.En d’autres termes, il n'est pas à notre connaissance de pays où le fermier s’acquitte mieux de-ses dettes que dans la province de Québec.Nous voudrions pouvoir vendre toute notre production dans cette province.” Voilà qui nous venge de bien des dénigrements.En même temps, on ne peut s’empêcher de penser au frisson d’horreur qui a dû passer dans les bureaux de direction de certaines grandes maison*: ontariennes le jour où le mot “boycott” a été prononcé dans la province de Québec.* * * Ce serait négliger !’un des traits saillants de la visite des délégués ;.u Séminaire de Sherbrooke que de ne pas mentionner le fait qu’au substantiel discours prononcé en anglais par M.l’abbé Gagnon, il fut répondu en français par le professeur Squairs, de l’Université de Toronto.Lorsqu’on vit s’avancer ce bon vieillard à barbe blanche, on cru! bien que le français qu’il allait employer ne pourrait manquer de provoquer des sourires discrets.Mais c’était porter un jugement téméraire, et l’on ne fut pa»s peu surpris d’entendre le brave homme s’exprimer en un langage très pur et sans le moindre accent exotique.Et non content de cela, il se- permettait même d’avoir de l’esprit, et une verve taquine qui lui gagna tous les coeurs.—Sans doute, nous voulons que la paix et l’amitié régnent entre les deux grandes races canadiennes, disait-il, et pour cela il faut bien que nous connaissions nos deux langues.Et c'est ce que nous faisons de part et d’autre, comme vou*s voyez.Mais vous n’avez pas l’air convaincus, qu’est-ce qu’il y a?Ah! c’est vrai, it me semble bien avoir entendu parier d’une certaine toi, d'un règlement numéro, numéro.quel numéro, s’il vous plaît?Ah ! c’est ça, dix-sept.je crois qu'on aurait dû plutôt l’appeler Règlement numéro treize, car ii est certainement malchanceux.On devine Je succès qu'ont obtenu ces paroles badines et pleines de bonhomie.Cee incident donne une preuve de plus du soin méticuleux avec leuuel a été composée la délégation.Rien n’a été négligé pour qu’elle sût se rendre sympathi-I que au peuple du Québec et eré.'r chez lui une impression favorable.Voilà un esprit de prévoyance et de savant*' préparation que nous ferons bien d’imiter, s’il est vrai que nous devons, au printemps prochain, aller rendre à nos amis d'Ontario leur visite, leurs compliments, et leur "coupe d’amour.” * A Tbetford Mines, le cpnvoi spécial s’arrêta pendant près d’une heure pour permettre la visite des mines affectées à l’industrie de l’amiante.C’est un joli village sur lean.1 une poussière grisâtre, venue des usines, lombe tout le temps comme une neige.On s’approcha du bord des excavations énormes, au fond desquelles des ouvriers .détachent à coups de pic les blocs de pierre filamenteuse qu'ils expé- nt i î’nsir" par ¦T’s chart, riots aériens.On descendit sous terre où sont les machines motrices, et l’on grimpa bravement pa" un long escnlmr en plein air jusqu’au faite nù la pierre est pulvérisée.Naturellement, des Canadiens-français servaient de guides, et naturellement aussi, ils répondaient aussi bien en anglais ou en français.A un moment donné, arriva d’en bas un Ontarien tout essoufflé et quelque peu exhubérant, qui s’étonna bruyamment d’y trouver l’un de ses amis qu’il n’y avait pas vu monter.—But how did you come up here?You did not come by the same way and here I find you.A quoi, un visiteur de langue française rétorqua amicalement: —It’s like the two races, you know.We generally get at the same end by different means.Du coup, notre honïThc fut estomaqué et voulut serrer vigoureusement la main de celui qui venait de lui servir en passant cette petite morale.Puis l’on redescendit vers la gare du Québec-Central, dont les autorités devaient nous offrir à bord, en arrivant, un goûter qui fut tout à fait le bienvenu.* * * L’impression générale que nous a laissée cette randonnée rapide au milieu tie nos visüeu’s, est celle d’un effort, coordonné de part et d’autre, pour créer des relations harmonieuses entre deux groupes essentiellement discordants de leur nature.La courtoisie mutuelle de ces éphémères relations les a rendues agréables, et jusqu’à un certain point, convaincantes pour l’élément visiteur de la justice des reclamations de l’élément visité.Les inévitables préoccupations d’ordre pratique des manufacturier*; inquiets et des recruteurs mécontents n’ont guère pu teni”, en apparence devant les catégoriques leçons du Mont Saint-Louis et de Sher-broke.Mais à côté de cela, les caractéristiques si différentes des deux races n’ont pas cessé de s’opposer les unes aux autres, à chacun des multiples incidents du voyage, qu’il serait trop long d’énumérer.Il n’est pas possible, on le saP, de réunir en un môme pays deux races p’us différente* que la française et l’anglaise.Telles quelles, en tout cas, elles sont là, et le problème est à résoinl**0.Et la solution, on l’a senti vingt fois dans ce voyage, n’est pas dans TapIat-V'-men! de l’un de; deux éléments devant l’autre.Elle ne peut être que dans la dignité et dans la fermeté égal1' des deux races à revendique:- toujours l’absolue égalité dé leurs droits à la libre vie canadienne.Ernest BILODEAU.JAPON ET ÉTATS-UNIS QU’EST-CE QUE TERAUCHI EXTEND PAR LA POLITIQUE DE LA “PORTE OUVERTE”?La signification du traité russm-japonais se précise.Après sa conclusion, les deux pays signataires avaient donné l’assurance verbale qir’ii n’affectrit pas la politique de Iq porte ouverte en Chine.Or, dût le Boston Transcript, deux compagnies américaines omt voulu éprouver la portée pratique de cette dé-claration et elle a été trouvée sans fondement.* * * On a vu, dans les dépêches de samedi, que Pétrograd et Tokio ont protesté auprès de Pékin relativement à certains contrats accordés par le gouvernement chinois à des concessionnaires américains.11 s’agissait de la Siemens Carey, de Saint-Peu'I, et de la J.G.White Company, de New-York.La première firme, qui s’apparente à la puissante American International Corporation, avait obtenu deux contrats des autorités chinoises : l’un pour le creusage du grand canal de Tien-Tsin, dans le nord, à Hang-Tchong, dans le sud.soit une distance d’environ mille milles.Le dragage de la parlie du canal située immédiatement au nord de la rivière Yang-lse-Kiang, ou fleuve Bleu, se rattachait ou projet de conservation de la rivière Houai.L’idée en était venue à la suite dessecours fréquents que la Croix-Rouge américaine avait dû prodiguer aux miséreux à cause des débordements de la rivière Houai.Cette société, dit le Transcript, avait chargé un ingénieur de faire une inspection préliminaire des régions menacées.Plus tard, une commission américaine vérifia son travail.A la suite de ces inspections, les autorités chinoises concluaient un contrat avec la Compagnie J.G.White, de N-w-York L’exécution de ce plan gigantesque fut retardée d’abord, puis abandonnée à la suite de la guerre européenne.Une autre compagnie américaine entreprit cependant la partie du contrat relative au dragage et au creusage du grand canal et obtint un contrat l’aulorisa.r* à entrepi endre le creusage de ce cours d’eau sur toute son étendue, en plus de la petite portion visée par la première entreprise.On voit donc, ajoute le journal, que le ¦projet de dragage n’est pas neuf, mais simplement une amplification des relations en cours entre les Américains et le gouvernement chinois depuis plus de trois ans.Ce canffî traverse le territoire de quatre provinces : Chihli, Chang-Ton, Kiang.su et-Chokian.Les deux dernières provinces sont dans ce que l’on désigne communément comme la sphère d’iu-fluence britannique à cause de lu forte proportion de capital anglais placé dores les chemins de fer et dans les entreprises industrielles.Et.cependant, note le Transcript, a Grande-Bretagne n’a pa:; signifié de protêt.On se souvient sans doute que la fameuse place forte de Kiao-Tohéou.one les Jaoonais ont gjrjicb"- début de cette guerre, à l’Allemagne, est le port de mer de la province de Chang-Ton.Or, prétend le -journal américain, les troupes (tue les Nippons débarquèrent sur le littoral nord de la province et qu’elles dirigèrent vers la place forte teutonne, à travers le territoire chinois malgré les protestations de ce pays, prirent aussi possession du chemin de fer de eonstnuction allemande allant de Kiao-Tchéou jusqu’à Tsinanfou, la capitale de la province, et y sont restées.Or, aujourd’hui, continue le Transcript, en se fondant sur celle prétendue conquête de la province de Chang-Ton.que le Japon aurait enlevée a l’Allemagne et à la Chine (?), Tokio proteste, imité par son allié et ancien ennemi, contre les concessions accordées à des capitalistes américains, Comment expliquer pareille volte-face.Il n’y avait pas, en effet, avant la guerre, de nation qui eût plus que le Japon à se plaindre et qui, de fait, se plaignit plus amèrement de l'exclusion exercée contre ses marchands par les Allemands.Pourquoi donc cette pirouette ?N’est-ce pas parce que Terauchi vient d’être porté au pouvoir ?Les lecteurs du Devoir se rappellent comment il se comporta en Corée.Il brisa, cuand il y devint gouverneur, nous rappelle d’ailleurs le Transcript, les assurances données par son prédécesseur, le marquis Ito, les traitant comme de vulgaires “chiffons de papiers”, avant >a lettre.Tel il s’est comporté vis-à-vis de la Corée, et tel il se comportera sans doute envers la Chine.Il a eu soin de donner des assurances verbales au sujet de la “porte ouverte” et de T“intégrité de la Chine”, mais ces mots ne valent que par le sens qu’on leur prête dans la pratique.vv" * Il est incontestable que Terauchi a pris les rênes du pouvoir en réaction comme Okuma.On le donne pour un homme d’une énergie farouche et d’un patriotisme agressif, et il est peu probable qu’il se montre dispose à traiter autrement qu’en territoire conquis le territoire de la Chine occupé.L’avènement d’un tel homme pourrait modifier sensiblement, à brève échéance, le status des relations américano-japonaises.Elles ont été, même sous le règne d’Okuma, le modéré et le sage, parfois très tendues ; sous Terauchi ne se rompront-elles pas ?L ambition japonaise n’a pas dit son dernier mot en Chine.Elle a les dents longues et l’appétit aigu, puisqu’on a osé prétendre qu’elle ne craignait pas de manger dans les plats préparés par les Anglais, ou autrement dit de prendre leur place aux bons mercantis britanniques, les alliés du Mikado.* * * Quoiqu’il en soit, les derniers événements tendent soudain les relations entre Washington et Tokio, et il ne faudrait pas grand’chose pour porter la crise, assez bénigne, à un état d’acuité inquiétant.Quant à la Russie, ou plutôt à la protestation de la Russie, le Transcript l’écarte dédaigneusement du pied.Nous ja tenons, dit-il en termes moins rudes, par les emprunts pour lesquels -elle s’adresse constamment aux banquiers américains.Mais, conclut-il, nous voulons savoir si la politique de la “porte ouverte” signifie que cette porte sera ouverte en Chine à toutes les nations, ou bien si elle ne s’ouvrira que dans la direction du Japon, restant fermée pour tous les autres ?Voifà un point à élucider et le cas actuel en vaut un autre p< ur imposer une décision.'Nous doutons pourtant que M.Wilson, assez occupé de ses intérêts personnels dans le moment, prenne sur lui d’amener des explications avec le Japon qui pourraient l’obliger à parler sur un ton très raide.Mais il est toujours possible que l’opinion publique lui force la main.Louis DUPIRE.j’aurais mieux aimé d'être avec mon oncle Zéphyr que chez nous, mais je n'en parlais à personne.Des fois je disais à Anna, la fille engagée: “On n’a pas de plaisir nulle part’’.Anna me répondait : “Quanti tu seras grande, tu iras danser." Lorsqu’elle allait damer aux éphi-chcttes, Anna buvait de l’eau de Floride pour se donner bonne haleine.Moi, je m’imaginais qu’on ne s’amusait pas beaucoup aux danses, alors je n’avais pas plus hâte d'être grande.Ma mère me disait, quand j’étais assise, trop tranquille, en face du /mêle à fourneau: “Va donc jouer, grande dinde!" Et elle ajoutait, en parlant à monsieur Léandre, le maifre d’école, qui venait jouer aux dames avec mon grand-père : “Est-elle curieuse, c’ V enfant là!" Monsieur Léandre ne répondait pas parce que mon grand-père gagnait el que cela le fâchait, et aussi parce qu’il était un peu sourd.Un jour, c’était à l'automne, j’étais bien triste, les feuilles étaient en train de mourir; chez nous, on cassait les pommes dans le verger.Je pris une belle page de mon cahier modèle et je me mis à écrire nne lettre à mon oncle 'Zéphyr.Pour témoigner à mon oncle plus de respect, le commençai tous mes mots par des majuscules.C’était une lettre magnifique, mais je dus la recommencer trois fois, parce que je faisais des barbeaux, pas par exprès, par exempte; c'était ma plume qui bavait.Je disais donc: “Bien Chaire Oncle et Bien Chaire Tante C’é Pour Vous Dir Con é Bien el Que Quan Vous 'Etes Pour Allé Cherché Vos Agnons Rouge A Sain Paul de Déviré Vote Chemain et Venire me Cherché Jé de*.; Bot inc neuve Avecque du Reluisan Les Poule Moure Et la Grange de 'l'i-INoir" Coté a Brulé Au Feu Je Vou Embrasse Bien Chaire Oncle Et Bien Chaire Tante.” Mon oncle reçut la lellre intacte; la censure n’existait pas encore.On était à peine civilisé dans ce temps-là! MIRETTE.BLOC - NOTES LA BILLET DU SOIR PETITS MEMOIRES Quand mon oncle 'Zéphyr eût déménagé à la Grand Ligne, je me mis à m’ennuyer.Tétais déjà grande-lelte à celle époque-là ; je venais d’avoir mon âge de raison, et co/n-me je commençais d’etre un peu\ instruite sur la religion, monsieur le curé disait que je pourrais peut-être marcher au catéchisme le printemps qui suivrait.Cela me rendait un brin orgueilleuse d’être plus savante que les autres enfants du village et je le faisais savoir à la visite qui venait chez nous; mais depuis que mon oncle Zéphyr était parti, je n’avais plus de plaisir à rien.J’allais passer mes après-midi dans le vieux moulin à scie.Je me i couchais par terre, à pial ventre et par les fentes dny plancher, je regardais passer l’eau.L’eau coulait font de travers, comme une folle, sans savoir ce qu’elle faisait, elle allait se cogner contre les roches.Il y , avait de gros trous, l’eau allait voir' jusqu’au fond, elle remontait toute blanche avec de petits bouillons excités.Alors, je lui disais: “Hein! Ma bête! Tas eu peur!” Après cela, étourdie et faisant des ronds elle allait sc jeter sous la grande roue qui tournait: j’avais le frisson, je\ fermais les yeux, je pensais: “Seigneur! L’eau est mangée!” Des fois j’essayais de jouer dans le bran de scie; mais ça ne servait à rien, je m’ennuyais encore plus.Je songeais presque tout le temps aux histoires de mon oncle Zéphyr, fl en savait, cet homme-là, des histoires: des d rides, des tristes: mais ce que j’amais le mieux c’étaient les ¦peurs”.A lu maison, personne ne tigmltti*, fltiLm mauinminit X.Une conséquence t Il y a manque de main-d’oeuvre dans les usines, les mines de charbon et dans l'agriculture, dit ia Gazette du Travail pour septembre.Cette condition, surtout-pour l’agriculture, n’est pas rassurante, si I on tient en outre compte que là consom-matioin dépasse de beaucoup ia production, pour une foule d’articles canadiens.Le nombre-index mensuel des prix de gros continue d’aller à la hausse.11 était de 178.5 en août, il a été de 180.7 pour septembre et rien n’indique qu’il doive aller maintenant à la baisse, car, pendant les mois d’hiver, ii a coutume, chaque année, de se maintenir à un niveau élevé.Ces deux faits sont une des multiples conséquences de notre entrée dans la guerre, du recrutemeni intense et de nos exportations illimitées à l'étranger.La crise du papier Les éditeurs de journaux américains devront payer 820 de plus la tonne, pour leur papier, en 1917, d’après les prix rendus publics ces jours-ci par la International Paper, Je trust américo-eanadien.Ils en payaient 2 sous et quart la livre, celte année, ils en paieront 3 sous et quart en 1917, On comprend qu'une telle hausse leur déplaît, puisqu’ils dépensent quotidiennement des centaines de tonnes de papier.Ils devront, pour faire face à la situation ou hausser le prix du journal, ou relever le tarif des annonces.Chez nous, les fabricants de papier demandent des éditeurs 3 sous la livre, ce qui est un prix exhorbitant.Aussi les éditeurs ne veuient-iis pas traiter et le ministère .des Finances devra-t-il intervenir pour ramener les fabricants de papier à la raison.Déclaration La Patrie publiait hier soir la version autorisée par M.Rainville de sa déclaration de Saint-Lambert, à propos de la conscription.Il a bien parié dans le sens qu’indiquait fa Gazette d’il y a quinze pours.Quand s'enreghnente-t-iî donc?On n en entend plus parler, depuis cette fameuse déclaration.Et Je volontariat ?Un M, Chapman, du bureau des recruteurs pour le Canada, vient de déclarer à Winnipeg qu'il y aura un recensement de tous les hommes en état de porter les armes, pour la région manitobaine, d’après un arrêté ministériel qui, adopté prochainement, conférerait à ce bureau le pouvoir d’astreindre les hommes à s'enregistrer.Quand on astreint quelqu’un ô passer devant les recruteurs et à y subir un examen quelconque, peut-on dire que c’est là respecter le principe du volontariat?“Il n'y aura pas de conscription”, disait l’autre jour un ministre, à Beauharnois.H ne semble pas non plus y avoir même le volontariat.Nous avons un régime bâtard qui a tous les inconvénients et n’a aucune des qualités soit du volontariat, soit de ia conscription.Toujours eux Si les orateurs ministériels n’a-vaicnf à parler dies nationalistes, ils seraient à court d’éloquence.Il ne se passe pas d'assemblée qu’ils ne les dénoncent à outrance Pourtant, combien de fois leur presse nVit-elile lias crié à la mort des nationalistes ?1! ne faut pas s’étonner que nos pires dénonciateurs soient des o*fcfeuzIiU-uaLioita.lixtft™Tits.Derrière lu front de la Som-ries mondiales.Ce journal assure 1 me’ ** lienl un ennemi que nous ne i ne veut plus que les joueurs se verront contraints PT°4V™* P«s » teindre.Les Etiats-Deinneny est ; sous peu de jouer dans les parties de •Lnis ?°nt ?Van/P\a,> s«ue le .' ¦ '¦ championnat mondial sansPrSoï £$[ î^cap^c d-C ’KUW' ^ ies petites fortunes qui leur ont échu depuis quelques années.Le public qui accorde si facilement son appui aux clubs professionnels au cours de .- , ., , -, ,J1’ saison sont toujours saignés nnr sition pour faire du hockey en de-j les champions qui ont à se rencon- trer pour le titre de championnat mondial.Iæs exigences des joueurs sont la cause de la hausse des prix cl admission et il est temps que cela hors ,de la capitale.Livingstone devrait comprendre la chose et mettre son ancien joueur en disponibilité.LA LIGUE DE LA CITE.Contrairement à ce qui a été annoncé il y a quelque temps la ligue de hockey de la cité d’Ottawa existera encore l’hiver prochain.Une assemblée aura lieu prochainement pour décider quelle sera la composition de la ligue.Les New-Edin-burg songent à la retraite et seront Lès probablement remplacés par un club du 207c régiment.Les magnats de l’amatourhmc ne veulent pas passer la saison d’hivèr inactifs.I cesse.DE CHICAGO À MILWAUKEE Milwaukee.18.— Sydney Hatch, le veteran des coureurs à pied est parti aujourd’hui de cette ville pour se rendre à Chicago, soit une distance de 100 milles à parcourir.Le vétéran se croit capable de battre le record de 18 heures et 5 minutes établi par Al Corey.tenant l’or de de de sucer l’Europe.-«- en main- UN SOLDAT A BAS DU CAP Québec, 18.— Un soldat du 167c régiment, nommé Amédée Gagné, a été trouvé mort ce matin, au pied de la falaise, en arrière ti(* usines de la compagnie Mercier, Limitée, à Lévis.Le cadavre, portant de multiples blessures, a été trouvé par un employé des usines à son arrivée au travail.Le malheureux a dû tomber en bas du Cap durant la nuit.Ce qui confirme celle hypothèse, c’est qu’on a trouvé sa calotte sur le cap.On ignore s’il s’agit d’un simple accident ou d’un suicide.Le cadavre a été transporté à la nio"gue.Le soldat Gagné, âgé de 25 ans, était originaire de St-Joseph d’Alma.TRIBUNAUX CIVILS LA SESSION DE NOVEMBRE LA LISTE DES CAUSES POUR LE MOIS EST PREPAREE ET AF F U CREE.— LES VENTES PAR LE SHERIF.—LES SERVICES D'UN AVOCAT COUTENT CHER.La liste des causes qui seront entendues.en Cour supérieure, au cours de la session de novembre, vient d’etre terminée et elle est actuellement affichée au Palais.Cette liste est une des plus chargées depuis que le nouveau système d’ex-pedition des causes a été mis en vigueur.Les causes qu’elle comporte sont réparties entre uqatorze juges.Le juge Bruneau, qui est force par la maladie à prendre un congé de plusieurs mois, sera remplace par le juge Teilier.LES VENTES PAR LE SHERIF Quarante-six propriétés, dont un certain nombre de Jots vacants ont été vendues, hier, par le shérif, pour taxes non payées.Lors du premier avis des autorités municipales, il y avait 12,00)0 propriétaires af fee tés.Environ 6,(MM) s’eni pressèrent d’acquitter leurs dettes.Les autres lurent mis sur la 'liste par le hérif, niais avant la vente tous payèrent, moins 7)8.Hier matin, il n'en restait plus que 40.L'assistant trésorier de la ville, M.Patrick Collins, et M.Edouard Lebel, du bureau du trésor, représentaient ia ville.Celle-ci a acheté certaines propriétés.Il s’est fail des offres avantageuses de terrains a Notre-Dame de Grâce et ailleurs.TOUT EST CHER La vie est cère ; tout le monde le du et tout le monde s’.en plaint.“Un temps viendra qui n’est pas venu ", où les plaideurs seront obligés de se passer des services de ceux qui consilient Sa Majesté.C’est même déjà commencé H depuis quelque temps, n s est présenté plusieurs litiges devant nos tribunaux où Jes parties, mi une des parties plaidait elle-meme sa cause.L’un de ces avocats improvises gagnait lui-même sa cause, l’autre jour, en Cour de circuit, et contre un maître renommé.L'exemple portera-t-iJ des fruits ?N’en doutons plus.Nous parlions, il y a quelques jours des derix requêtes présentées par M.W.Semmelhaak.un marchand, de Montréal, pour empêcher la mise à exécution d'un jugement permettant la vente à l’encan public des marchandises qui se trouvent dans son magasin.Le requérant plaidait lui-même sa cause et le juge Allard lui fit comprendre qu’il ne pouvait ainsi reviser un jugement de la Cour supérieure, c’est-à-dire se déjuger.Pour empêcher la vente, avait dit le juge, i] faudrait porter la cause en 'Révision, ou à tout le moins demander un bref d’injonction.>M.Semmelhaak a suivi le conseil du tribunal, et, hier après-midi, il présentait lui-même, en Coût de pratique, une requête demandanlj émission d’un bref d’injonction.Le plaideur prétend que les jugements rendus précédemment ne peuvent avoir aucune valeur parce qu'ils sont basés sur de fausses re-orésentatmns et qu’ils sont actuel-ement en apiwd.M.Semmelhaak exotique au tribunal que s’il n’a pas retenu les services d’un avocat c’est qu’H n’a plus les moyens de ies payer, après •voir eu suffisamment l'expérience de ce qu’ils coûtent.Il déclare qu’il est sujet britannique étant né au pays, il y a plus de 60 ans.et il s'étonne que Me Bérard, l’avocat de la partie adverse, ait fait mention de son origine allemande.Ça n’est pas un crime prévu par le code pénal, dit en souriant le juge Teilier, qui a convoqué les parties intéressées à venir discuter leur cause dans sa chambre.ON REVENDIQUE DES PATATES Les frères G.P.et Willie Schmidt ont inscrit, hier, au greffe de la Cour supérieure, un bref de saisie-arrêt-revendication contre ia compagnie du Grand-Tronc.Le but du bref est de forcer la compagnie à livrer aux demandeurs trois wagons de patates, venant du Nouveau-Brunswick.et dont ils se prétendent propriétaires.Ces patates sont évaluées à $2,025 Dans un affidavit qui accompagne le bref, on allègue que le Grand-Tronc, sur Tordre de 1 expéditeur, M.I* E, Prime Marsan, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, détient illégalement ces tubercules l.i bref est raipportable dans les délais légaux.COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE A LABOURSE NOTRE PLACE MANIFESTE UNE ACTIVITE TRES MEDIOCRE.MAIS LA COTE DONNE DES SIGNES DE FERMETE RELATIVE.LES PEAUX VERTES I^es crues d’hui Peaux Peaux Peaux Peaux Peaux prix du marché des peaux ou vertes s'établissent aujouc-de la manière suivante de boeuf No 1, la 1b.de boeuf No 2, la 1b.de boeuf No 3, la Ib.de veau, la 1b.d’agneou, la Ib.23s 22 s 9 .^JS .80s .$1.7o BOURSE DES MINES Cour» fournis par la maison Bryant, Dunn and Co.» rus S.-François-Xavier N0 66, Montréal.MENES DB COBALT IV- Offpc.mande.Adnnac .29 92 Bailfy »., * 07'54 «8% Im'HMT .3K •il chambers Ferland .IS >61 19V6 (Drown Reserve .r.o Foster • • » ».-—* 07 C.lfforci ?.•• “ 02% Kerr Lake • • • • — ¦ m La Bose .57 f»2 MeKmlcy Darragh .61 62% Nipisslng .785 800 Peterson I .uke ., .19V4 20 Son ecu Superior Silver Leaf K) V.- «154.02 TeinisktnuJiig *.« .61V2 62 Trot he wont .llltà 'JO VVettln ufer .Il 12V6 MINES DE POHCVPINE Apex .- JP Dome Extension Dome Luke .Hoi I inner Cons.Jupiter .McIntyre .McIntyre Kit.Monetn.Newray.Porcupine Crown Pore Imperial .Pore Vipoud .OK 33 H Û0 l/y GÔ0 20‘j 150 40 10 ^ 68* 0814 •'ll 01(4 070 now IliO « i«!4 7Î Otlj, .18 Le.mouvement des valeurs a été moins que médiocre, ce matin, à la Bourse de Montréal, mais les cours sont demeurés plutôt fermes, bien que quelques déclins se soient pro-duks ça et là.Une certaine incer-tiilude s’est également manifestée chez telles valeurs en vue.Le Brazilian, passant dès le début de la séance de 56 à 57, a, par la suite, témoigné d’hésitation, revenant fnéquemmemt à 56 7-8.L'action hors cote Tramway Power est, par contre, demeuré a son cours antérieur, soit 38 et demi, pendant que le Pacifique Canadien s’inscrit a 176 ; que des fragments de Ilots de Detroit Railway changent de mains à raison de 117 ; que 5 parts de Toronto Railway sont absorbées à 90.Dans le compartimeail de la métallurgie, l’Iron recule à 65 3-4 ; le Sleel of Canada, par contre, atteint l'abord 64 et s’y maintient ferme, mais abandonne finalement une fraction, à 63 7-8.Le Scotia, de son coté, rétrocède une partie du terrain acquis, s’établissant à 136, et, par ailleurs, le Smelters continue de marquer 41.Le Canaaian Cottons monte à 57 3-4, touchant 58 pour une fraction de lot; 20 parts du Dom.Text He se négocie à 84 1-4 ; le B.C.Fishing est fort, à 60; le Spanish River reste invarié, à 14 et demi; le Riordon Paper fait 98 et demi, et le Waya-gamack, 73, contre 72 1-2 précédemment.Le Civic Power marque -toujours 81, et 10 parts de Shawinigan ton 134 3-4.LES BOURSES ÉTRANGÈRES L ACTION DES BAISSIERS FAIT MOMENTANEMENT PATIR LA COTE NEW-YORKAISE.— LONDRES ET PARIS.ÇA ET LA A Stirling (Ontario), hier, 675 boîtes de fromage 'ont été offertes et 130 ont été cédées à raison de 21 sous 3-16 la livre, mais on a refusé de vendre le resté.A CainpbeLLford, 380 boîtes du même produit ont été enregistrées et vendues à raison de 21 sous et 3-8.* * * Les recettes brutes du Pacifique Canadien, pour ia seconde période d’octobre, se présentent à $3,034,-000, en augmentation de $46,000 sur La huitaine correspondante de Tannée passée.Celles du chemin de fer Nord-Canadien ressortent à $847,700, en plus-value de $79,900.* * * Toutes les inquiétudes relatives à La permanence du dividende de la Brazilian Traction ont été pour l’instant dissipées quand, hier après-midi, le conseil d’administration de cette compagnie, réuni à Toronto, a déclaré le dividende trimestriel régulier de 1 pour cent 'Sur les $106,000,000 d’actions ordinaires, — dividende encaissable le 1er décembre par les actionnaires enregistrés le 31 octobre.Nul accord financier n'a été annoncé mais l’attitude des administrateurs sur la quertion du dividende autorise presque à croire à un emprunt contracté à.New-York et dont le produit servira à rembourser des obligations ailleurs.* * * Si Ton s’en tient à cette prévision que le prochain emprunt projelé de ’a Grande-Bretagne se chiffrera par $250,000,000, cela portera à environ un milliard et demi la somme des prêts consentis par les Etats-Unis aux nations étrangères, durant ia guerre.* * * Le prix de toutes les denrées alimentaires monte, il n’en pouvait être autrement des produits conservés.On peut s'attendre à une hausse d’environ 75 pour cent par rapport aux prix du début de Tannée dernière, des conserves ¦canadiennes.D’aucuns prétendent que pas plus de 50 p.100 des besoins en tomates et en blé d’Inde ne pourront être satisfaits.Eu ce qui regarde les tomates, notamment, la boite-ctalon rie 3 livres, sera sous peu remplacée par la boîte-étalon de 2 livres et demie, de sorte qu’au lieu de se procurer 3 boîtes de 3 livres pour 25 sous, comme on le faisait naguère il nous sera fourni 3 boîtes de 2 livres et demie, — c’est-à-dire 7 livres et demie de tomates au heu de 9, — pour le même prix.Le prix nominal n’aura apparemment pas v’arié, mais le prix réel aura monté de la valeur d’une livre et demie de tomates.Le reste ira à l’avenant.Avis au consommateur qui veut se constituer des jirovisions, il n'est peut-être pas trop tard.* * * Les recettes brutes du G-rand-Tronc, pour la seconde semaine d octobre, se présentent à $1 300 -095, comparativement à $1,067,819 pour la période correspondante de 1915, soit une plus-value de $232-276, ou 21.7 p.c.’ -* # * Une dépêche de New-York mande que le prix d’un siège à la Bourse new-yorkaise du café et du sucre vient d’atteindre son plus haut niveau, puisqu’on a payé, aujourd’hui, $5 600, soit une augmentation de $600 sur la dernière mutation.* * * L’affaire Warner Manufacturing Company, une succursale de la Wil-lys-Ovoriand Company, aura vécu, aujourd’hui, car elle a été absorbée par la Chevrolet Motors Company, rapporte une dépêche de Toledo.M.Thomas W.Warner, président de TancienncîfJrme, dcmc^ire-ra à la gérance générale, sous la nouvelle propriété.LES GRAIN?^ CHICAGO —— ' '-fwanBrai Cours fournis par in maison McDougall and Cowans : Cours Cours d’ouverture à midi New-York, 18.—- Les valeurs de spécialité, particulièrement les groupes du cuir et diu papier, on! do nouveau émergé dès l’ouverture des opérations, aujourd’hui, les avances variant de 1 à 3 points.D autres titres ont pareillement monté ; VU.S.Steel a f r act ion n element majoré son cours sur un transfert initial de 5,600 parts, mais ses valours subsidiaireis étaient à peine fermes.Plusieurs chemins de fer ont monté -d’un point et même -d’un point et demi.Toutefois, les actions généralement en vue ont violemment réagi avant la fin de la première heure, se vendant, à des degrés variables, au-dessous du niveau de clôture d’hier.Le mouvement, où transpirait l’action -des huissiers, fondé sur l’inaertitude présumée du marché, s’est partiellement rétabli dans un courant plus favorable.Certaines voies ferrées ont conduit la cote vers des hauteurs inconnues ; le Steel, qui avait perdu plus d’un point, a presicme tout recouvré.Les bons ont été forts.*X' - • # * * Londres, 18.— Le marché officiel des valeurs mobilières a été languissant et irrégulier, aujourd'hui.Ia?s valeurs de “père de famille” ont fléchi, faute de soutien Les valeurs du groupe américain n’ont manifesté aucun intérêt et ont fermé en langueur.Le placement de bons du Trésor et de l’Echiquier, la semaine dernière.a comporté une somme de 32,000,000.La nouvelle qu’un nouvel emprunt des Alliés en Amérique a causé quelque surprise, ici, par suite des larges sommes engagées en bons et billets.* * * Paris, 18.— Les opérations ont été inactives, à la Bourse, aujourd’hui.La rente française a marqué 61 fr.40, au comptant.Le papier sur Londres a colé 27 fr.81 1-2.CANADIAN PACIFIÉ Changement géné-d’horaire en vigueur le dimanche 29 octobre.Pour rensei-gmments, s’adrea-ser aux préposés aux billets.SUREAUX DES BtLlETSs 141-143.St-JacquM -—-— T«l.B«ll.Main 8123 • —main OA.C3 Natal Wlndtar, Gara* Plaça Vlgar at da la Rua Wlndaar VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 18.— Gros bétail: arrivages, 19,000 têtes; marché faible; boeufs indigènes, $6.50 à $11.40; bouvillons de Touest, $6.10 ,à $9.25; pour l’élevage et Tengrais, $4.70 à $7.65; vaches et génisses, $3.40 à $9.20; veaux, $7.00 à $11.50.Menu bétail.Porcs: arrivages, 28,000 têtes; ma?-ché fort et 10 à 15 sous au-dessus qu niveau moyen d’hier; légers, $9.30 â $10.10; mêlés, $9335 à $10.25; lourds, $9.25 à $10.15; très gfas, $9.25 à $9.50; cochons, $6.75 à >$9.30; moyenne des ventes, $9.65 à $10.06.Moutons: arrl-I vages, 22,000 têtes; marché ferme; moutons, $6.90 à $8.30; agneaux indi I gènes, $8.25 à $10.60.Cour supérieure, province di Québec, district de Montréal, Ne 4076.Dame Belzémire Laquerre épouse commune en biens de Je seph Ep;phane Dusablon, demands resse, vs Joseph Epiphane Dusa' D'On, mécanicien, tous deux de! cité et district de Montréal, défen deur.Une demande en separation de biens a été formée par la demanderesse contre le défendeur, J.-E Dusablon, ce jour.Montréal, 30 septembre 1916.Trudeau et Guérini procureurs de la demanderesse.Cour supérieure, province d« Québec, district de Montréal, Nn o56o.La Banque d Hochelaga, corporation de banque légalement constituée, ayant son siège social dans les cité et district de -Montréal, demanderesse, vs it.McConnell, des cité et district de Montréal, et E.N.Hurtubiss et Gabriel Hurtubis®.tous deux de Chambly Canton, dis-tnet de Montréal, et dame Ÿïarrt Philomène Canale, de Chanbly Canton, district de Montréal, épousj séparée de biens de Napoléon Hur-tubise, ce dernier tant personnelle* ment que pour assister et autoriscl son épouse aux fins des présentes, faisant affaires seule sous la raison sociale de “ Eastern Lumbqr Sales Agency ", défendeurs.I! est ordonné au défendeur, R.McConnell, de comparaître dans le mois.Montréal, 17 octobre 1916.Y.Dorval, dép.-protonotaire.Ernest Guimont.avocat de la demanderesse.BOURSE DE MONTREAL Cour* ronrnu par ta mataon rortl«r, Beau valu tt Cl*., membraa d« Ia Boaraa d« Montréal, rua 8.>Francola>Xaricr, 10.Montréal.Valbuks Out, Clôt.Valbub.8 out, Clôt, 4iner Hold.| " pnv BellTélC, Bra t L.ftP Can Car.“ pnv ca«.cam “ pnv.CM.OIL.! priv.i fa.Convcti Can.Found.Can.G.Elea.Can.Pactf.Can.Loco.“ prtv.Can.S.I.inee Carri ago F.Ceda.Itapid Co.M .ic Hm.Cr#wn Re» Dct.Un.R'y Dom Bridge Dom C.Co Dont.T.pfd Dom.ft.Cot.Dom Park.Dom.T C." t>riv.Goodtr.Co 24K 65 U8K 40 70 6% 'ss' 1U 177K 10 50 link 215 «5?; 85k Blé— Déc.Mai.Maïs— Déc.Mai.164 1-2 .165 1-2 à 165 .78 1-4 à 78 3-8 .79 5-8 165 3-8 166 1-2; 78 3-4 80 3-$ 23k 68k H7k 8Kk fv-k 6Sk iu 67T„ «OH ili Mon.Tr Co Mnr.Train .Nor.Ohio.i -Njse.ACUj pnv.Offllv.MilL: priv.i Ont.St.Pro.! OU.C.A P.Penman».Québec kv - • | ôma.Wooas • Khawiaig.175 Sherwiu W .}e»pA.Rlv.Oo .- ’* priv.i • B4X *t.Co.of 0.! ••• “ priv.;.;Tor.Rv .i #k! " priv.; Tooke nro H7% pnv! 2U Tuck.Tob.pnv.Twin City.• m\ - priv.Banque» —,.Br.No.Aiu 1J8 ! lie T n : «o I 71 ! Ü6 ! — .134 i 15 I '(m kl ’I ré,;;: 135?-; 144 ’ 40k 77 70k 66k l.« 56 ' ré.43 ûüV 10k 5U 29 k *4 priv.Commerce 186 Hitt.collie.; Dominion.Boll.Mi not» Hamilton.lll.Trac.pd .(Hochelatfa .; 146 Laur.Com.194^1 Impérial .Loi W’d C Merchants 169 .“ P™’ - Molteon» 190 , .MacDo.Co.Montréal.J20 , Hack Cm 85« Nationale.‘ priv.Nova-Scoti 256 .uttavro rriv Québec.M.A fi.p , .Royal 2U .“ priv.standard .J oromto.Ml Col.Lid Union- ¦ - 164 “ pr-v.la* .x.BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-Fran-çois-Xavicr Nos 95 et 97.Montréal Valeurs Onver tur* Midi Valeur» °«"*’ Midi »Uf9 | allisCh.or.25H 25% ls«p.Cop).6«i nk ni Alii.Ch.pr.»ok «to lu t.Ra i r l*1* MU AtnsAir Mr.EehjgbVul.80V4 Am.B bug.mi 99*4 Max.Moto.Am.Can m, Mex.Retro.ioik iw* Am.CarVo.«7>7 Mutl-’acf.Am I.oco.79 79 Am.Smelt no 1!0V! point que Ton croit assez communément que ce n'est nas un strict devoir pour un citoyen d’enregistrer son vote durant les Dénudes électorales.C’est cette judicieuse constatation cjui vient d’engager Téehevir.l.arivière à prendre des mesures pour réveiller le sentiment civique :1e la population de Montréal.Il est actuellement à préparer un projet de vote obligatoire qu’il soumettra sous peu au comité de législation pour que ce dernier insère une clause à ce sujet dans les amendements à la charte que Ton étudiera à la prochaine session de la Uégis-lature.—'On se plaint un peu partout, dit le leader du conseil, que Mont-éal a une mauvaise administration.Mais je crois que le premier cou-jabie c’est le peuple.On est rendu ï considérer les affaires mu nie in a s comme un simple passe-temps.-¦ s électeurs se répartissent depuis quelques années entre les hommes i:1 professions IcM'ra'es et les ern-oules qu’on fait suivre comme des .Il me semble qu’il est temps ilus que jamais de faire compren-¦ire au peuple que c’est un devoir jour lui de se prononcer aux jours l’é,lection s’il veut que prenne fin e régime actuel dont il se plaint ant.Pour ma part, comme on ne .eut atteindre la masse que par des ois renforcées par dés sanctions vénales, je suis bien décidé à de-nander au- comité de législation de iréparer un amendement à la ha rte dans ce sens.Je ne veux pas ne montrer arbitraire dans les propositions que je ferai, mais je dé-jre fermement faire un changement dans l’état de choses actuel et iemander que Ton punisse sévèrement les citoyens qui manqueront l'esprit de civisme aux jours d'élection.LA DESERTION CONTINUE Si cela continue, à la Saint-Sylvestre il ne restera plus un fonctionnaire à l’hôtel de ville.A la suiteTÎe Ta-vertissement qu’a donné au personnel municipal le bureau des commissaires.qu’il serait remercié de ser, services à la fin de Tannée courante, chaque jour quelques fonctionnaires font parvenir au maire leur lettre de démission.Aujourd’hui c’est au tour de MM.E.Fruitier et P.Dupuis, du département des égouts.On continue i se plaindre qu’à l’hôtel de ville, il -Ty a pas de place pour ceux qui ne saveni pas s’assurer les bonnes grâces du patronage.LA PARALYSIE INFANTILE Le commissaire Ross dit qu’on a tort de s’alarmer des mesures prises' par le Bureau d’hygiène municipal pour enrayer les progrès de la paralysie infantile.Cette maladie infectieuse ne fait pas tant de ravages que Ton semble le croire; il est vrai qu’on a été forcé de fermer une école à Westmount; mais tout cela n’est fait «que pour prévenir cette épidémie de se propager.Le maire, sans doute fatigué du peu d’empressement des commissaires à se rendre à temps aux séances du bureau, vient de faire installer quatre timbres dans les bureaux respectifs de ces derniers.Lui qui est si ponctuel, il pourra ainsi à 11 heures sonnantes, chaque malin, avertir ses collègues que.Son Honneur est prêt à procéder.*• * « Afin d’éviter de la confusion et de l’embarras dans le choix des échantillons-types proposés par les soumissionnaires, pour la confection des uniformes de nos services de police, de pompiers et d’inspection, M.Ville-neuve demande que lu ville fournisse elle-même l’étoffe qui devra servir à la confection de ces uniformes et que le surintendant des achats et des veilles soit prié de donner,son opinion « ce sujet.* w * M.Ross soumetira demain son rapport sur la question des abattoirs.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.DENTELLES ! DENTELLES! DENTELLE TORCHON ET VALENCIENNES, bon choix de diffé- QgJ/e ts dessins et largeurs.Valeur de .05 et .00 la verge, pour .' .XT.*V-I'tr» r c 4*Tntu?t>t?-i—Aamein* en blanc, IL! 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Di\Ul£, À MORT comprises.Selon le “Daily Mail”, I trois cheminots ont été_ congédiés Ge matin aux usines de la Cana-Pour vol, et la compagnie a refuse | sieel.à Lachine.un nommé de les reprendre a son service, en j.attendant le jugement de la Gour d’appel.Voyant cela, 2,000 employés ! ont décidé, par sympathie pour j leurs compagnons, de travailler seulement dans la mesure exigée par la loi jusqu’à ce que le tribunal ren-1 de son arrêt, en janvier.Comme ils! donnent seulement la moitié de leur; travail ordinaire, plusieurs milliers | de livres de denreés sont en train 1 de se perdre.Le gouvernement qui contrôle tous les chemins de fer depuis le début des hostilités paiera les pertes.Nikola Koto, âgé de 27 ans, domicilié 142, rue Richardson, a été broyé à mort par des boites d’acier.DECES A MONTREAL fleurette, 8 mois, enfant d’A opérateur, rue, Saint-André, FOUR LA MORT DE SON MARI Mme Félixino Dcsbiens, veuve de Romuald Poliquin vient d’inscrire ail greffe de la Cour supérieure, une poursuite eu réclamation de ¦a2,02ô de dommages, contre la Burners, Whitby & Uo.Ltd.Le mari de la demanderesse, un débardeur, travaillait pour 1c compte de la compagnie défenderesse lorsqu’il tomba -ù fond de cale en travaillant nu d'èchorgemcnt d’un bateau.1! mourut des suites de ret accident.La dematulcrosse réclame des dommages en son nom et au nom de ses enfanta.BERNIER, lonzo Dernier, 8r>:t.HOISMKNU, Juliette, 2 ans, enfant ri’A-vHh Hoistuuiui, èpU’irr, Ave.Goloninlu, 023.HUAHANT, Paul, 9 moi», entant d Ernest Drnhnnt.charretier, rue Lulhorne, lliü.DHL'NET AlphonNiue, 42 an», rue Nnint-Antoinc, 886.< AiUNAL, Gérard, 7 moi», enfant «le Joseph Currlinnl, Journalier, rue llicllc, lôO.I>KS.lAHMNS, Philiu», 07 ans, cortionninr, rue ( artier, 1700.UAILLE, Denise Hoyer, 80 mis, veuve dTid-moiuî t’U-llu, machiniste, rue Valois, 452.(iOUGEON, Jeanne, 0 mois, enfant d'Alfred Goutfcon, épicier, rue Parker, 21.HOT TIN, l*ouin, 04 ans, menuisier, ma Suhit-Aïuh'i1, 1523.LARONTE, Arthur, 5 mois, cnfnni «te Jo-sciih Luhouté, «léi’nrutrur, rue Gauthier, 09.LA Poin t;N K, Gilbert, 08 au», commerçant, rue Mnrniirtte, 240.LAKHKNlhlUC.Hilaire.88 un», ancien clerc, de marché, Suint-Jean d'Iberville.Qué.M A SMCOTTK, Marcel, 10 mol», enfant tl’Arlhur Mastlcotte, cnmmi», rue !/>ftun.1489.MONTPETIT, Oscar, 8 mois, fl!» d’Urael MïMilpetit, épicier, rue Stephen, 11.MIGUEL, Lucien, 4 mots, enfant de Thé«v nîdlr Mlcnlc, p)mtogri«vr «r, rue Uartlcr.11951.l'OITDAS, ticorae», 5 n ois, enfant d’Arthur Poliras, contre ma ftr*?, rue MuUarl.v.420.HOfîEH, André, 5 ans, fil» d'Alphonne Wopr, Bculnfcttr, rue de Lorltuier.1294.SI.GUI N, Mélina Lcvac, 60 an», veuve de J.P.Séguin, Journalier» rue bu lu t~rhi lippe, 289.43513^70^9
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