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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 6 août 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-08-06, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 6 août 1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-DAMI MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 124I* SERVICE DE NUIT : Admlnl*tr«tlon :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 GéMm :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gcrant: George* PILLITIIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef: Orner HEROUX VOLUME XXVI — No 179 ^ TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA.S 6-0® (Sauf Montréal et banlieue) E.-Uni* et Empire Britannique .1.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 "LA COTE D’AMOUR" Comment récompenser les chômeurs de bonne volonté la dernière allocution de M.King En marge de Les esprits réfléchis par tout le Canada sont frappés d’un fait, depuis la crise du chômage.D’un côté, une immense réserve de main-d'oeuvre sustentée par l'Etal, de l’autre, des travaux de voirie et d’embellissement, des travaux de tout genre qui, dans un pays neuf et immense, attendent l'artisan.M.Bennett s'est sans doute pris pour un démiurge au début de son administration, quand il a lancé son programme de travaux d’édilité dans les grands centres.Erreur.La tâche dépassait l'énergie et la puis* sance de travail d'un seul homme enfargé dans les entraves constitutionnelles.Assez tôt, le chef du parti conservateur a jeté le manche après la cogné et nous a versés brusquement dans le dole, honni, dans le dole démoralisant et tant de fois dénoncé par lui.Sa politique a consisté dès lors à minimiser autant que pos sible le chômage, à le celer à tel point que nous n’avons pas encore, comme s’en plaint M.King, de recensement exact à ce sujet.11 avait promis de supprimer le désoeuvrement forcé.Il était débordé pai la tâche et cédait à la tentation de l'autruche qui s’enfouit la tête dans le sable pour ne pas voir le danger.L’optimisme de commande a dès lors été son bouclier contre tous les assauts et nous avons dépensé $300,000,000 d'argent fédéral sans avoir rien à montrer en retour au moins depuis quatre ans dans la métropole du pays.Vae soli! L'erreur de M.Bennett (comme son honneur, s’il eût réussit, d»t bat MP» Q”te)his 6-1 6-0: Mme M'nsen bat Mlle Frwfeln ?-« 8-1 e-3: Mlle Laçasse bat Mlle Deschénes 6-0, 6-2 DOUBLES DAMES Mme Paflck-Mlle BlUtna battent Mlles Tamleson-Mutr 6-0.6-0.Mlles Bernadet- Lc Montréal est de retour I-cs joueurs du club de baseball Montreal sont de retour en notre ville après avoir séjourné a l'étranger depuis le 18 juillet et les Royals nous sont revenus en première _______ position avec l'avantage d'une par-j Sole* gagnent sur Mlle Bradlev et parte- lie et demie sur les Chefs de Svra- P1' r" rmr rt#fau,': MllM McRoble-Crewaon ne et (Knue sur ips cneis oe ovia battent Mmes Auetin-Poblason 6-3 8-6 cuse.i.cs proteges du president lia ! cine loueront ce soir la première uoubu» mepsieurü partie de leur série avec les Séna- .Cmbert- tcurs d’Albany au Stade de la rue de I.orimier alors que Ray Fritz sera noire lanceur.l-es Royals ont perdu la sérié à Syracuse mais le gérant Shaugh-nessv est satisfait de la tenue de ses hommes à l’étranger et Shag prédit oue son club finira la saison en première position# l-os lanceurs ont fait excellente figure au cours du voygae car • bad Kimsey a gagné trois parties sur quatre et Pete Appleton a fait mordre la poussière à scs rivaux pendant que Sankev a été brillant au champ l.e point faible de notre club fut Th!,mn" aM, ,b?t0n Ripple et , v n e,Bicî1t P»s l'ombre eux-mêmes mais Shoughnessv croît que res deux cogneurs reprendront leur aplomb et qn'üs se mettront en évidence dans la série contre les Sénateurs.Résultat des parties LIGUE NATIONALE PhllMIelphle 9 Boa tern I New-York 5.Brooklyn 4 Cincinnati 3.Chicago 1 ' Seule» partlee »u profrxmm* LIGUE INTERNATIONAiJI Toronto 7, Syracuse 4.Toronto 7.Byrscus# 1.Buffalo 9.Baltimore 1.Seulaa partie» au programme.LIGUE AMERICAINE N -Y.10, Boaton a, — an-Cleveland 4 Chicago a.Washington 10.Philadelphie 7.Seule» partie* au programme.6e.plula.y» Lambert.6-3.6-1; Balrtwtn-Vevaev battent Brown-Burrowa 6-1.6-4 Le tirage d'aujourd'hui- SIMPIJFB DAME?I h : Mlle Sbbott va Mlle Bradley Mlle Sawyer V* Mlle Lacaase; Mlle Bernadet va Mm» Boit» 6 h.Mme Patrie Icv» Mlle Laeaaae DOUBLE?DAMES — c b 30: Mlle Sawver-Mme Manson va Mlle» Tbomea-Ollmnre, 4 h Mlle» Bernadet-Sole* va Milan Ah- brtt-B-ookfl»1d.5 h 70: Mlle Helsby-Mme Boire va Mllea Black-Skelcher SIMPLE?MESSIEURS.1 h 30: Hayes va Durlvage.Reltman va Tarahla 4 b Baldwin va Burrowa; Fauben va Deachénes.4 h 30: Robinson va Cardall 5 h.Lonerin va Lanthler; Emerd McDougall; Rainville va Barnard.DOUBLES ME8?TEUR3 — 5 h Leslte-McMartln va Fontalne-Wav-land » finir.6 h 30: Emard longtln va Eaaterbrooke-Thomaa; O'Keefe-Tarahia va Roblneon-Du-rlvage; McDougall-Walker.va Crocker-Faulconbrldge: Deachénca-Cardall va Bul-mer-Coater; Bamard-Petera va Rédard-Clou tier Tournoi du Canadien voici le* résultat» de» quarts de finales aux championnat» maaeullna catégorie R du club Canadien L# tournoi eet en vu* de la coupe P-E Rolland: Hêtu bat Dame «-2.6-2; Choulnard bat Dénia 6-4.6-4: Cof»ky bat Prévost.6-4 5-7.6-1; Oamache bat.Frlgon 6-2.6-2 Double* mixte», handicap 1ère rond»; Emard-Paulatt» Duaeault battent Cor-bln-M St-Amour 6-2, 9-11, 6-1 Boueher-O Lanctôt battent Gagnon-M Darvaereau.6-2 6-3 PHgori-v Trempa battant Parent-M Danaereau.6-1, 6-2 Le club de baaeball de la brasserie Dow rencontrera demain le club Ste-Théréae, au terrain de ce dernier.Louis Bourdon ou Lefty Leduc lancera ^pour le Dow.tandis que Cecil aéra au monticule pour les locaux.Jeudi soir, le Dow visitera le VUleray Ail Stars au terrain du St-Alphonse d'You-vllie.On s attend A une partie contestée, car les All Stars aligneront des Joueura .tels que Roland Gladu, Dupont, Bob et ! ^e ronde.4 dans Gaston Allard.Benoit Durocher.Brazeau i ° Chapleau bat Côté 6-0 6-0 S-4 6-3 etc., et se préparent ô livrer une bataille Lallemand bat C.Chapleau 1-6.6-2.10-8.serrée aux gars d’Ubald Rase | 3‘6 6-4 7-9 12-10 Samedi, le Dow Ira A Chambly rencon-¦ £INÂljE , ~ 5^da?9,9 trer le club de l'endroit, et dimanche les ¦ „ ?S^api*5u bat Lallemand 4-6, 6-4.6-3, Brassseurs se rendront à Coaticook pour i ' ' Jouer une autre partie contre le Coaticook ! _____________ J^qncet Nous acceptons maintenant, comme série complète.52 ' Mains de Poker" Je numéros assortis.qui lutte actuellement pour le championnat de la Ligue de l'Est Association Américaine AVIS DE BREVET A TOUS LES- INTERESSES;— Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 325 908, AUGUSTINUS E JONS-SON.de Lldlngo, Suède, accordé le 13 septembre 1932.pour ' SECHEUSE A VIDÉ désirerait accorder des licences à des Industriels pouvant s’occuper de l'exploitation de cette Invention ou consentirait A leur céder ses droit» sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressez-vous A MARION & MARION.1260 rue Université.Montréal AVIS' DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaires du brevet canadien No 392.818.INTERNATIONAL .PULVERISERS LIMITED, de Londres.An-i gleterre.cessionnaires de Paul Legrand, de Bruxelles.Belgique, accordé le 5 août 1930, pour: "MACHINE A DESAGREGER", désireraient, accorder des licences V des Industriels pouvant s'occuper de Exploitation ou consentiraient a leur céder leur» droits sur ce brevet IndtanapoUs â St-Paul, remise pluie Loulavllle .000000101—2 9 Minneapolis .10100120»—5 9 Bsa» et Rtnghofer; Perrin et Hargrave Toledo .111000012—6 li Milwaukee .20104011x—0 15 .Sullivan tt Garbark Pressnell et Detore Columbus .030000000—3 5 2 Kansas City .002000000-2 1 0 2 Klinger.Ryba et Ogrodowskt.Struss et Madjesk! Le classement: Minneapolis Indianapolis Columbus Kansas City Milwaukee G P P C .66 42 611 61 46 570 58 48 547 55 50 524 56 52 519 50 52 490 58 426 74 308 Lc "Big Six” (PA.) — Tandis que le* troi* meneur* de la Nationale *e reposaient hier.Roger tv.,,- - « Cramer des Athlétiques a repris sa place vous A MARION îsiT8'2' dans le BIg Six, franppant trots coupssûr» Unnerîlté MonUéaf MARION 1360 rue en quatre essais, pour monter sa moyenne A 334 et faire sortir Buddy Myer et Wally Mose.s du groupe Moses n'a pas Joué et Myers a conservé sa moyenne de 331 avec un coup en trois essais Joe Vosmlk ries Indien*.H seul autre membre actif du groupe a perdu deux points le classement: Barrowcliff.Arthur Beaucbemp, Mme Henri Beayregird, Suce.Alphonse Bé!»nger, L.-|.-Oct»v« Buczok, John Bogdanyï, Geza Bourassa, Hercule Bourque, Emile-Henri Bradley, Mme P.Brodeur, loseph Brousseau, Joseph Bureau, Mme Vve Albert Caplette, Napoléon Chalitoux, A.-Edgar Clermont, Mlle Ro*e-Anna Cloutier, Jos.-Réal ; Daoust, Albert Darling, Elizabeth David, Dame Vve Rodolphe Demers, Henri .! Demkiw, Alek Déry, Suce.|os.-Alb*et Desroches, Edouard .Donatilli, Carmine .Dufort, Edmond Edmger, Abraham et Mme Israel Schafer Fenchak, John .Frenetti, Jim .Freniére.Jos -Hilaire .Fortin, Alfred .Gagné, Joseph-Alex.Galarneau, Abondius, Jr.Gaudette, Alcide Gauthier, Paul .POURCENTAGE du MONTREAL AU BATON Vaughan, Pirates .Medwlck.Cardinaux Vosmlk Indien* Hartnett.Chicago Greenberg.Tiger* Cramer, Ath.P Ab Pts C* P c 88 322 78 128 398 98 399 90 151 379 93 389 53 137 352 82 294 44 102 347 10O 422 87 143 339 90 401 63 134 334 P Ab C».2b 5b C.Pcs P C Rhlel 45 90 33 7 1 3 16 367 Rlpple 114 439 149 28 6 12 87 337 Thompson 114 466 152 33 4 3 53 327 Appleton 39 78 25 8 0 1 14 321 Kimsey 38 86 20 4 1 1 10 303 Oranger 9 11 3 1 0 0 2 273 Seeds 108 415 126 32 8 4 48 304 Tate 66 218 62 12 2 1 25 284 Dugas 91 307 89 17 3 15 70 289 Smyth# 40 81 24 4 0 0 9 297 Blssonnette 104 361 97 18 1 5 49 241 Fritz 39 57 15 0 I 2 22 263 Chapman 53 174 46 5 6 2 27 264 Sankey 114 442 115 23 8 3 59 260 Mongum 17 40 10 0 0 0 6 250 King 93 301 74 18 4 4 35 246 Lewis 56 143 33 4 3 0 21 231 Montague 52 107 26 5 2 0 6 243 Myllygas 24 38 5 0 0 0 3 ooo ; Brown 4 3 0 0 0 0 0 000 1 LES LANCEURS P ML C* P bb.rab o P r c Smyth* 35 199 191 83 42 58 17 8 880 Appleton 33 195 168 71 «5 99 17 8 680 Kimsey 26 139 133 58 54 38 12 6 667 ! Fritz 31 137 135 71 76 88 8 7 533 ! Mangum 17 96 125 «5 29 31 3 4 429 ; Mylly'g* 24 119 140 74 47 51 6 10 315 : Granger 7 32 31 22 21 18 I 2 333 1 Brown 5 15 22 19 14 5 0 2 000 Reltman-G.Dussault battent Stanton-F Gamache.8-3, 6-4 Larlvép-B BassevUI» battent Hétu-M.Vlen.défaut.Gamache-G Crevter battent Martln-C.Lanctôt 6-0.6-2 Lalond*-K.Trempe battent Dame-J.Ma-lo 7-5, 4-6, 6-3 A Stuart L'équipe féminine tntermédletre Stuart » remporté le détail pour le cham plonnat de la ligue Intermédiaire de la province contre léqulpe de la Bun Life, gagnante de la section 2.par le résultat de 7 A 3.Vendredi prochain l'équipe du Stuart recevra l'équipe gagnante rts la section 3, dons une autre série de détail.SOMMAIRE — Mlle Lacas**.Stuart, bat Mlle Skelcher Sun Life.6-1 6-2 Mlle Halet, Stuart, bat Mlle Blake.Sun I Life 0-6.6-0 6-3.Mlles Thomas-Anderson.Sun Life battent Mlles Smith.Stuart 6-4 6-4 Mlle Murphy.Sun Life, bat Mlle Lacas- | se.Stuart 6-3.7-9.6-3 Mlles Horner-Dumont.Stuart, battent I Mlle* Jodoln-Wyllle.Sun Life.6-4.7-5 Où ils jouent aujourd'hui LIGUE NATIONALE Pittsburg A Chicago Brooklyn A New-York Boston à Philadelphie Cincinnati A Saint-Louis.LIGUE INTERNATIONALE Albany A Montréal, 9 h.30 p m Syracuse A Toronto Baltimore A Buffalo.Newark A Rochester.LIGUE AMERICAINE Chicago a Cleveland.2 partie» Philadelphie à Washington New-York A Boston.Seules parties au programme Les coups de circuit Majeures hier Averllî.Indiens, 1; Ca-mllll, Phillies, l: Thompson, Braves, l; Bartell, Giants, 1 Les meneurs Greenberg Tigers.30; OU, Olant*.24, Berger.Braves.22; Johnson.Athlétiques, 21; Camllll, Phillies, 21 Total Nationale, 484, Américaine.468 Total.952 Internationale: hier Oison.Buffalo.1.Les meneurs PucclnelU, Baltimore 45.Carnegie Buffalo, 28.Abernathy, Baltimore 28; Barton Baltimore.24; Mayo.Baltimore.23.Jeffries, Baltimore.17 Travaux de voirie Québec, 6.(CP.) M.J.-E.Perrault étudiera ces jours-ci deux projets très importants pour des travaux de voirie.Il s’aftit d’abord de l'élargissement de la route nationale.entre lu station de l’Aneienne-Lo-retle et le village de Sainl-AiiRiis-tin, et ensuite des réparations à la ^ roule depuis les limites de la ville de Québec jusqu’au village des Saules.I.cs ingénieurs de la voirie ont été chargés de faire un relevé des AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES — Sachez que le propriétaire du brevet canadien No 281 276, STEPHEN LOFFLER.de Charlottenburg, Allemagne, accordé le jer Jriin 1B26.pour METHODE DE VAPORISATION".désirerait accorder des licences A des Industriels pouvant s'occuper de 1 exploitation de cette Invention ou consentirait A leur réder ses droits sur ce brevet Pour autres renseignements, adressez-vous a MARION & MARION, 1260 rue Université.Montréal Girard, Mm# Vv« Hormisdas Gosselin, Césaire Goyette, Mme Vv# Alexandre Guérin.Aimé Hay, Mm# Wm.H#nry Hébert, Chs-H«nri .Horvat.Stefan Hôtel Richelieu Limité* Huppé, Jos -Régis Huppé, Ludger .Hurtubise.Alfred Jackson, Arthur Jacob.Arthur Jacobs, David .AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES - Krasmck, Jack La Ci# MonUéal-Est, Limitée La f rance, Antoine Sachez que les propriétaire» du brevet i , , , e „ .canadien No 325 817, STRABA" Strassen- 1-a,r*r"ere- L.-E.-Paul bauderdarfs-Aktlengesellschaft.de Zurich.Lagacé.Mme Vve Zéphinn Suisse cessionnaires de Hermann Plauson, | Lambert Mois* de Darmstadt.Allemagne, accordé le 6 i ' i„.septembre 1932.pour "AGGLUTINANT HT- ! *-ar’crOt, Joseph DRAULIQUE désireraient accorder dea 11- ! Langelter, cencés A des Industriels pouvant s'occuper cê i exploitation de cette Invention ou consentiraient A leur céder leur* droits sur ce brevet Pour Dame J.-Georges Langlais, Mme Wilfrid et Ed Biron Lanotx, Wilfrid Larocque, Rodrigue .c a 11 b i A'!1"" '¦enseignements, adressez- i Latreille, Suce [os VOUS A MARION lit - ., (-»¦ Université.Montreal MARION, 1260 rue AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES Sachez que le propriétaire du brevet, canadien No 327 198 MAX RUCH.de Berlin.Allemagne accordé le 1er novembre 1932 P?'1-1' CUIR ARTIFICIEL- désirerait accorder des licences à des Industriels pou-n?, »„.ïi.?Ci;up,'r d'‘ ‘ exploitation de cette droft .?, Zu consentirait A leur céder ses nrnitt sur ce brevet.vou«U4 B!u*ro*rnMenïelgnern'‘nt*' a^féssez- Unueraue^^éaf MAR,ON ,2W ru* AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES -Sachez que le prjpriétalre du brevet ca-nadlen No 336 919 ERNEST VAUGHAN, de Staffordshire.Angleterre, accordé le 7 ( 1933 P°l,r MEUBIiE REPLIABLE désirerait accorder des licence* A des Industriels pouvant s'occuper de 1'ex-plottatlcn de cette Invention ou ccnsei.tl-tlralt à leur céder ses droits sur ce brevet Pour autres renseignement* adressez-vous A MARION MARION, 1260 rue Université, Montréal.Dupré Lawlor, Jos.Lecours, Émile Lecours, Philippe Legault, |.-0*car Lenyçhy, Wolodymyr Letourneau.W.Dame J.-E Marczona Lormi et uxor McNulty, Wrn.et J.Alp.Malboeuf Malboeuf, J.-Alph Macernis, Joe Manek, Mike Marchand.Wilfrfd Martineau.Suce.| -B.Martineau, Mme Vve J.-B.Massitti, Domimco Mercier, Joseph Mills, Theresa Mucci, Giacomo McNichols, Francia-Alex.Paquette, Lambert-Jo*.-0 Perrier, Mme J.Philpot, Dame veuve Chs Pichet, John-A.Pigeon, Auguste Plourde, Dame Vve J.-B.Poirier, Hercule, Art.Prévost, Léo Prévost, Roch Encore la taxe de vente P travaux à faire rt de préparer les estimés.D’iri une semaine le rapport des ingénieurs sera soumis au ministre.Contrats fédéraux pour la région de Québec Quéher, fi IC.P.) De retour de Me 0.Cotton, avocat de M.Fer-land, maire de Verdun, a écrit au maire de Montréal, pour protester contre l'interprétation abusive que la ville de Montréal fait de la loi provinciale qui autorise la taxe de vente.f .iik I.a ville do Montréal prétend que les marchands n'ont pas droit de vendre leur marchandise si le'' rhent refuse de payer la taxe de vente.or.dit Me Cotton, la loi prévoit au contraire le cas où le client n ayant pas acquitté la taxe, Je mai( liand a le droit de poursuivre.Gar li loi dit: "Pour percevoir relie taxe le vendeur a contre son acheteur le même recours que pour sor prix de vente".1 Prokop, Mik# Proven», Sam.Prud'homme, Gustave Rashback, Harry iïiïoZZX «TaS Malbaie.M.Maurice Dupré sol-J :e i» coup# Montréal au Mont-Royal, et liciteur général, n annoncé que d to I A «s ¦ 1 A a rs ?TS a t n 4» fill 19 A 1 I r • 1t*«< 1a «-ewtiw.' BV i si rt , #> M 4 •• 6 .a » n _ é : •* seront de la_____ ___________ dan» i* acmaine du 12.aura lieu i* tour-1 quelques jours des contrats seront mrà dît fcH,1hP'0nn,t d" ^ '’‘‘I accordés pour un million de doi- lars de travaux publics qui infères-1 Vicfoire du Canadien seront la région de Québec.Le mi-1 inislre fédéral du district a dit qu’il.* f*11'1 'e n-D O avait obtenu, pour Québec, 81,250,-' samedi après-midi dans un tournoi inter- ' .’ • Can battant Croc- 6-1 6-3 ____ - _ _ —________.-uu.,v Can.battent Dea* Faub*rt-r Oaudry battent Oau*» * «autee-Tourangeau.N-D O Malo 6-2 6-3.Em*rd-Cofaky.Can.N -D O .6-3, 6-3 club* Le résultat final a été d* « * 1 en f*t»ur du Canadien Voici le »om-maire de* différent* match* SIMPLES — RalnvUle.Can , hat Veyaey.N -D -O .6-1 6-4 Crocker.N-D-O., bat'Boucher.Can , 0-6.6-5.6-3; PauberL Can .bat Dsaaaul-las.N.-D, O .6-0.6-1.DOUBLES, -Rainville-R«itman.ker-Veyaey n.-d O Bouohar - Faubert.000.Des quarante millions de travaux approuvé» par le premier ministre Itennett pour tout le Canada, il y a actuellement ici des travaux en cours pour un quart de million de dollars mais les contrats seront donnés d'ici la fin de la semaine prochaine pour ja balance d'un million de dollars.Les travaux seront faits dans la ville et le port de Québec.M.Dupré est reparti pour 011 a as s.Morale et capitalisme” UN LIVRE PRATIQUE ET OPPORTUN L'attaque ou la défense du capitalisme.du point de vue rnnrfll comme du point de vue social, c'est la grande question du jour.Le R.p.du Passage, dans celte ardente que.relie, fait entendre la voir de la sagesse et de l'impartialité.(Flam-marinm, Bibliothèque d'études catholiques el sociales) Volume de 245 pages, format bibliothèque.En vente au Service de Lihr*irie du Deooir, Au comptoir ou par 'a poste fl.00, Rattelade, Mme J,-Bty Read Motors Ltd.Renaud, Mm# Antonio .Reçois, Ludger Ricard, J.-Orille .Roth, Steve Sailors, Dame Vve James Santoire, Rosa-Alba et Clara Sgabo, Halman tt uxor Stein, Moses Steinhouse, Charles et Jos.St-Germain, Dame Vve Jules Tabacki, Bosko Talarico, Dominico Théberge, J.-E.Thibert, Hervé Trembley, Deme Vve Ovide Vaillancourt, Joseph Valade, J.-Bte Venne, Elxéar Walcxysxyn Joseph 206-614 à 619 incl.184-367 181- 372 avec 182-320.176- 63, 68, 14.15 à 20 mel., 33 k 39 inet.52 k 58 incl., 71 à 77 incl.90 k 96 incl.109.60 i 62 incl., 65 k 67 incl.175- 17 k 23 mcl., 25 à 31 incl., 42 k 4Ç mcl., 50 k 56 incl., 67 k 73 incl., 75 à 81 incl., 92 k 98 incl., 100 a 106 incl.184-393.182- 350.208-544, 543.184-242.241, 240.208-400 à 402 mcl 208-385 à 388 incl.100-143.233-1, 2.4 5 7, 9.11, 12, 13, 233-S, aver 233-6, 233-8, avec 233-10.181-323 à 327 incl., 182-274, 181-309.181- 328, avec 182-273, 181-319, avec 182- 269, 181-318, avec 182-268, 181-314, avec 182-264.181-313, avec 182-263, 182-254, 181-294 228-129, 128.181-30».228-303.181-714.206-236.181- 10.avec 181-9, et bâtisses.109-243.244, 648, 649.650.184-355.211- 576.937.938, 939, 979, 978, 706, 993 212- 1301.227-306 à 316 incl., 206-1500 k 1505 incl.216-61 à 67 incl.227-171 k 174 incl.121-145.93-193.41-697 à 700 incl., 71 L 182- 360.181- 365.182- 125.181-594, 595.184-106 i 108 incl.208-551.121-1164.40-188 à 193 ind.40-56V k 572 mel.540 k 543 ind., 131 k 134 incl., 517 à 519 incl., 283 i 285 incl., 28-29.28.40-598, avec 41-101.40-597.avec 41-100, 40-596, avec 41-99, 40-595, avec 41-98.40-358, avec 41-50, 40-357, avec 41-49, 40-356, avec 41-48, 40-355, avec 41-47.40-353, avec 41-45, 40-349, avec 41-41, 40-172 à 175 mcl.208-653.177- 258.259.213- 15 et 35 pt„ 213-16 et 35 pt.et bâtisses.177-705 è 708 incl.206-487.181-379, avec 182-327.231-133 et bâtisses, 206-263.181- 226 et 227.182- 39.206-623, 624.208-658.121-766.767 k 772 incl., 752 k 760 In*.761 k 765 mel , 884 à 887 mcl., 640 è 649 mcl., 888 à 891 mcl.181- 384.176- 261 k 263 mcl.182- 458 et 459 208-381.121-192.184-22 et 23.180- 79.176- 82, 8).121-947.206-1415 i 1422 mcl.191-72.198-135 k 138 incl, 109-82 et 83.227-155, 184-366 227-154.184-365.177- 748.184-350.177-115.184-327.93-174.Vi md.93-175, '/i ind 93-173, 181- 308.184-328.198- 89, 90.91, 180-76.180- Vj 77.181- 363.181- 74 182- 353.121-278, 221, 93-30.184-50, 51.227- 366 à 375 mcl.206-482 et 483 208-60, 61.216-420.93-191, 192.177-236, 237.206-206, 207.93-204.93-206.199- 881.886, 889, 890, 892, 894.896, 897, 899.901, 904.181- 339.121-303 è 312 ind., 415, 418 k 435 ind.Vi md.121-70.198-111 i 115 incl.198-279.280.305, 306, 334, 335, 266, 267.268 k 278 incl.323 k 328 mcl., 350 k 352 incl , 291 k 304 incl., 340 à 349 mcl., 204 k 228 incl.101-136.121-315, 314.234-2.198- 127.41-415 à 430 md.18M05, 106.40-602, avec 41-105, 40-601 avec 41.104 184-5, 6.7, 8, 9 182- 359.184-351.100-189.40-318.121-842.181-345.121-1039 k 1042 mcl., I21-H57 k 1162 incl.121-134.181-147.228- 28, 31.199- 120.121-173.184-387.Les immeubles susdits sont tous du cadastre de la paroisse de la Pointe-aux-Trembles, et situés dans la ville de la Pointe-aux-Trembles.Donné en la ville de la Pointe-aux-Trembles.ce dix-septième jour du mois de juillet mil neuf cent trente-cinq.Le sec ré ta ire-trésorier, t J.-C.-V.ROY Montré.!, mardi DEVOIR 6 août 1935 Une commission nationale pour régler le problème du chômage Cette commission agira de concert avec les provinces et les municipalités dans Tadministration du tonds de secours et dans les effets communs pour assurer de l’emploi aux sans-travail — La reprise économique est essentielle à la réforme sociale — Travaux à entreprendre .TROISIEME DISCOURS DE M.MACKENZIE KING A LA RADIO Voici la traduction française du texte du troisième discours de M.Mackenzie King, chef du parti liberal canadien, prononcé à la radio hier soir, et telle que transmise par {'organisation libérale: Mesdames, Messieurs, Ce soir, je me propose de vous entretenir du profhléme du chômage et des méthodes par lesquelles le parti libéral, s'il revient au pouvoir, tentera de lui trouver une solution.Il n'est pas besoin de vous dire, je le sais, que le chômage est.pour le Canada, le problème national le plus pressant.M.Itennett vous le dit au cours de l'élection générale d'il y a cinq ans, alors qu’il vous sollicitait de le porter au pouvoir.Vous lui donnâtes votre appui parce qu'il avait dit: “Je promets de mettre fin au chômage.” "Je me propose de donner de l'ouvrage aux Canadiens.De l'ouvrage, ai-je dit, et non le dole.” “Les Canadiens ne demandent pas la charité ou le dole.Ils veulent du travail et des .gages”.Vous vous rappellerez peut-être que M.Bennett dit encore: “Quelqu'un est responsa-file du chômage: non des individus.mais des gouvernements." Kl aussi: “V aurait-il une excuse pour que le Canada traversât ces temps difficiles, si le gouvernement remplissait son devoir comme il le devrait?." F,t enfin: “Il n’y a pas d’excuse pour lp chômage au Canada si un gouvernement fait son devoir." Depuis l'avènement de M.Bennett.vous eûtes encore de plus fortes raisons de penser que le chômage est.pour le Canada, 'e problème national le plus pressant.Chaque année vous avez vu son ombre menaçante s’approcher de plus en plus près près demeures.Il étend partout sa terreur nmourd’hui, à travers tout le pays.Je doute, toutefois, que cela Miffise à vous faire réaliser dans quelle mesure le problème s’aggrava au cours du régime de M.Bennett.Laissez-moi vous citer les chiffres indiquant le nombre des chômeurs et de gens vivant du secours direct, pour autant qu’il soit possible de trouver ces chiffres dans les publications les.Ils vous aideront à comprendre pourquoi je m'applique à garder plus de réserve dans mon langage nue M.Bennett.M.Woodsworth ou M.Stevens, à être moins prodigue de promesses et moins empressé 'in- la statistique fit rapport qu'il v avait 393,000 salariés sans travail.Faute de chiffres officiels, a la C'-'-mbre des Communes, en lanvier 1934, je fixai à un demi-million, en chiffres ronds, le nombre des chômeurs.Cet estimé, plutôt en deçà de la vérité, ne fut pas relevé ni contredit par le gouvernement.Et si l’on prend les derniers chiffres du bureau fédéral de la statistique, on peut démontrer qu’il y a aujourd’hui.au bas mot, 400,000 chômeurs.Les chiffres des agences sociales, des organisations travaillistes et des chefs ouvriers indiqueraient plutôt que le nombre des chômeurs atteint un demi-million.Mais pour éviter tout semblant d’exagération, je retiendrai le chiffre de 400,000.("est assez pour me donner le droit d’affirmer que le nombre des chômeurs fut pratiquement quadruplé depuis l’avènement du régime Bennett.Je n’ai parlé, jusqu’ici, que fies j chômeurs.Je n’ai rien dit de tous ceux qui vivent du secours direct.Vous devez prendre soin de faire la distinction entre les deux.Heureusement, du fait que des hommes et des femmes soient sans travail, il ne s’ensuit pas qu’ils tombent automatiquement sous le secours direct.Il ne faut pas oublier, par contre, que nombre d’hommes et de femmes qui ont temporairement de l’emploi se voient forcés, tôt ou tard, d’accepter du secours pour eux-mêmes et pour ceux qui dépendent d’eux pour vivre.Nous possédons les chiffres concernant le1 secours direct depuis mai 1932 jusqu'à mai de cette année.Ces chiffres, qui comprennent les chargés de famille et ceux qui reçoivent du secours, de façon partielle ou périodique, accusent une augmentation effarante, d’année en année, dans le nombre de dans vos pro- j ceux qui sont réduits à recevoir l’as-1 sistance de l’Etat.En mai 1932, il Confédéra-année de officiel-1 ,ion- N°lls n’avons pas affaire a 'statistiques, mais à des a vous garantir les effets de 1er vent ion gouvernementale.Pas de registre national VI .• a 111 * 1 J Cil IISII II UH IJIUN Kra nombre encore réduits à accepter secours de l’Etat depuis deux ai ma v avait 597,000 personnes qui recevaient ainsi le secours direct.En mai tic cette année, le chiffre est porté à 1.272.000.Les statistiques que je viens de citer révèlent jusqu’à quel point M.Bennett a failli à ses promesses fie mettre fin au chômage et d’abolir le dole.Mais ces chiffres ne donnent pas une image complète de la situa- is a ues vies hu-I matnes.Vous ne pouvez mesurer à la verge, ni calculer à la machine à additionner la peur, les privations, le besoin.Qui se hasardera à estimer ce que l’inactivité forcée de centaines de milliers d’être humains et l’humiliation d’un plus grand ;r le .____ ans, trois ans, quatre ans.et pour quel-Le gouvernement aurait pu au ! nues-uns même cinq ans, signifient moins, d'année en année, fournir de souffrance physiqitb, d’anxiété au Parlement et au pays des infor- mentale et d’angoisse morale?Voi-mations exactes quant au nombre là qui n'est pas dans les registres des chômeurs et de ceux qui vivent niais qui hante les vies et les dc-de secours.Cela ne fut pas fait.Il meures de milliers d'individus.Qui n'est rien de tel, encore aujourd'hui, «sera mesurer l’effet de tout cela qu'un registre national.Et cela en \ur la santé et le moral de la na-dépit du fait que, depuis cinq ans.,ion?Y a-t-il lieu de nous étonner, le gouvernement fédéral, les gou- après cela, du mécontentement et vernements provinciaux et les mu- du malaise qui grondent en plu-nicipalités ont versé des millions j sieurs points du pays, et que plu-el des millions en allocations de sieurs, jeunes et vieux, soient au chômage et fie secours.Les bran- point du désespoir?ches officielles de la statistique ne Mais ce n’est encore là qu’une reçurent jamais les instructions partie du tableau.En portant no-nécessaires ni l’autorité de re- tre_ attention sur les problèmes du cueillir une information détaillée chômage et du secours dans les à ce sujet.De plus, c’est là un cités et villes, ou la publicité révèle travail qui exige la coopération des le,s conditions existantes, nous provinces et des municipalités sous sommes enclins à oublier les pro-la direction de quelques agence blêmes terrifiants auxquels doivent ayant la surveillance du problème faire face les hommes et les fent-dans son ensemble.Bien de tel ne j mes et les enfants dans les centres fut jamais établi.| ruraux et isolés.Le fermier comp A cela, il y a deux explications.| te sur sa récolte et ses autres pro-La première est que le gouverne-1 doits pour sa subsistance et celle de ment n’a jamais apprécié l’impor-1 sa famille, tout comme le salarié sur tance ni l’étendue du problème.La seconde est qu’il n’y sut pas trouver de solution.Dans le but de cacher l’étendue grandissante du pro- blème et, du même coup, son impuissance de plus en plus marquée à lui trouver une solution, ou bien le gouvernement ne fit aucun effort pour se procurer l’information qui, en tout temps, aurait dû être disponible aux représentants du peuple au Parlement, ou bifn il leur cacha sciemment l’information qu’il possédait.Si vous voulez savoir sur quelle autorité je m’appuie pour faire de telles déclarations, il n’est que de vous référer aux discours du trône par lesquels le gouverneur général inaugura mi clôtura les diverses sessions du Parlement.Il n’est peut-être pas un de ces discours dans lequel on ne fit pas dire a Son Excellence que les conditions s’amélio.raient, que le chômage quelle année depuis la ition jusqu’à la troisième la guerre.A la suite de tout cela, quelle est M situation à l’heure présente?En dépit de dépenses colossales et toujours croissantes, depuis cino ans, le nombre des chômeurs fut quadruplé depuis septembre 1930, et les exigences du secours direct sont toujours sur la même échelle Nous voyons par milliers des jeu nés chômeurs, sans feu ni lieu, hébergés en des camps sous l’administration du ministère de la défense nationale.Nous avons vu res ieunes gens devenir un combustible éminemment inflammable aux mains d’agitateurs sans scrupule; et les camps eux-mêmes, comme cela était inévitable, devenir des foyers de communisme et de défaitisme.Ke .pays a été témoin de grèves dans les camps de secours de toutes les parties du Canada.Et nous vîmes, enfin, les grévistes et tes chômeurs s’acheminer en groupe vers les villes déjà encombrées de gens sans travail et tes mai* eheurs de la faim converger des diverses provinces vers la capitale, comme pour indiquer où se trouve la responsabilité et de qui doit venir le secours.En 1930 Mais, plus grave encore, certaine attitude impitoyable devant pareille situation eut pour effet de provoquer le soulèvement, de graves blessures et des pertes de vie.I,'ironie de la situation devient apparente à tous si l'on veut bien se rappeler que c'est à Begina, au cours de l’élection générale de 1930, que M.Bennett, s’efforçant de soulever les passions des sans-travail et de faire germer le préjugé dans leur esprit à l’égard du gouvernement alors au pouvoir, prononça les mots que voici: “Neuf années d’efforts inutiles avant la grande trahison; il ne fallut pas si longtemps à Judas!.” Ce fut d'un busting, dans la même ville, que M.Bennett déclara: “Je rencontre des gens qui portent le bouton blanc à la boutonnière.Tout ce qu’ils demandent est une chance, de travailler.Pensez à ce que cela signifie d'avoir une femme et des enfants.Fût tout ce que vous demandez est une chance de trouver de l’emploi.C’est encore à Begina que, par calcul politique, les chômeurs furent d’abord groupés, munis de boutons blancs et organisés pour interrompre les assemblées politiques.Ees Grecs, dans l'antiquité, prouvèrent leur connaissance de la nature humaine et de ses réactions en donnant à Némésis un rôle transcendant dans la plupart de leurs tragédies.Pour la solution du chômage, le parti libéral se propose, s’il revient au pouvoir, de mettre en pratique la politique qu’il ne cessa de préconiser et qui se trouve exposée dans l’un des quatorze points du programme libéral que je vous ai lu vendredi soir.Vous n'oubliez pas que ce programme fut d’abord exposé a la Chambre des Communes le 27 février 1933.Laissez-moi vous relire ce paragraphe: Le chômage est le premier souci Le parti liberal croit que le chômage au Canada est notre problème national le plus urgent.Il s’efforcera donc de régler ce problème de première urgence par le moyen d’une “Commission nalio- que se fassent sentir les effets d’une politique et de mesures de longue portée, même les plus saines et les mieux inspirées.Il faut donc autre chose, entre temps, pour faire face aux conditions existantes de chômage et de misère qui.au cours des dernières années, prirent les proportions d’un peril national, ht c’est pourquoi le parti libéral se propose d’aborder immédiatement le problème comme étant le phis urgent au point de vue national, ainsi qu'il s’efforça u amener le regime actuel à le considérer.Et ce n’est pas autrement qu'il s’appliquera à lui trouver une solution.Vous vous rappelez que.durant la guerre, fut établi par un acte du parlement fédéral le fonds patriotique canadien.Son but était ue pourvoir, sous forme d’allocations de secours, aux besoins des épouses et des familles des soldats outremer.Le fonds fut administre par un comité exécutif national comprenant plusieurs citoyens éminents du Canada.Ce comité obtint la coopération des organisations provinciales et locales, et aussi de travailleurs bénévoles.Les dépenses furent contrôlées de près.(Cliquante millions de dollars environ fu-'ent nréteves et dépensés, et tout fut vérifié jusqu’au dernier sou par l'auditeur général du Canada.Vous vous souviendrez aussi qu'après la guerre fut créé le département du rétablissement civil des soldats dans le but exprès de réintégrer ceux qui, par suite de leurs services de guerre, avaient perdu leur occupation civile ou n'avaient pas encore eu le temps de trouver une occupation pour vivre.Une commission nationale du chômage Le parti libéral songeait à ces deux organisations en proposant, pour régler le problème de première urgence du chômage, une commission nationale vraiment représentative, laquelle agira de concert avec les provinces et les municipalités dans l'administration des fonds de secours et dans les efforts communs pour assurer de l’emploi aux sans-travail.Ayant en mémoire ce qui fut accompli en temps de guerre et durant les années de tension et de misère qui survirent, qui osera prétendre qu'un gouvernement doué de vision et de détermination ne pourra galvaniser, en temps de paix, les mêmes efforts de coopération de la part de la nation tout entière?Faut-il la guerre pour éveiller la volonté et l’esprit d’une nation?Le patriotisme n’existe-t-il nu'en temps de guerre?La souffrance et les privations, la perte d’une position, l’impuissance à trouver de l’emploi sont-ils des malheurs moindres, quand ils proviennent de causes économiques au pays même plutôt que de conflits sur quelque autre coin du globe?Le présent et l'avenir de notre pn' le bien-être de sa jeunesse, les craintes et les privations de ceux qui supportent le fardeau de l’industrie.or les anxiétés des vieillards.ne sont-ce pas là des questions d’importance nationale tout autant que les ambitions des autres nations et les conflits qu’elles provoquent?En traitant des grands problèmes nationaux, il est nécessaire de rappeler.toutefois, que les situations d’urgence ne se présentent que rarement de façon exactement parallèle.Ce n’est pas à dire, parce qu’il a sous les yeux l’exemple du Fonds patriotique canadien et du rétablissement civil des soldats, que le parti libéral veuille laisser entendre que la commission qu’il propose pour le chômage sera une réplique exacte des deux autres organismes.Ka commission s’inspirera de l’un et de l’autre, mais devra s’adapter aussi à la situation actuelle.Deux fonctions distinctes être diffict entravent écartées les qui (’omnultcvUconslitutionnelles la réforme industrielle .cneiale et comme peuvent être effectués les amendements nc- cessaîres à l’Acte de l’Amérique britannique du Nord par le moyen d’une coopération gouvernementale de cette nature Le but de leur parti disent-ils.est rétablissement d’une communauté de cooperation.Comment mieux réaliser cet ideal que par des gouvernements tous unis d’esprit?M.Bennett lui-même puisqu il s'affuble de pretentions à la reforme.devrait trouver sage aussi que ses partisans nous donnent leur appui.Mais j’avoue, toutefois, que je place moins d'espoir en lui qu en tout autre.Méthodes différentes elai- l’emploi qu'il peut se procurer.Si le rendement est mauvais, ou si la récolte est détruite par la peste, la iouille, la grêle ou la sécheresse, ou si le bétail est décimé par la maladie ou le manque de nourriture suffisante, la situation devient souvent alors plus effrayante que tout ¦e qui inquiète le citadin.Et la situation n’est guère différente quand, faute de marchés, la récolte doit être détruite ou te bétail conduit à la boucherie.N’oublions jamais que le problème des privations n'rst pas moins grave dans les plaines que dans les cités et villes.Ce son! deux aspects d’un seul et même problème, h savoir la pénurie où la nation se trouve réduite.C’est ce qu'il faut considérer si l’on veut trouver une solution.$308.000,000 que le chômage diminuait., que la prospérité revenait.Durant ' a.marée montante du chômage mut ce temps, les faits tendaient à urbain et de la misère rurale cn-prouver exactement le contraire.traîna un flot grandissant dans les Pour prouver que le gouverne- fra's rie l'administration.Depuis ment ne sut regarder le problème • avénement de M.Bennett jusqu'au dans sa véritable perspective, ni mars de cette année, le gouver-reconnailre l'envergure de sa tft- renient fédéral versa, comme sa rhc.il n'est que de rappeler |es j quote-part du secours direct, une nomD eux faux pas du début rt somme de $160,000,000.Sans comp- l'nbsenee de toute politique cousis-: ^rr lfv vastes sommes versées en tante et constructive.Sa seule poli- i "ropotlion nar |es provinces cl les tique en fut une d'improvisation et d'atermoiements.Et cette politique fut modifiée de session en session, et de saison en saison.400,000 chômeurs En présentant ses mesures pour mettre (in au chômage, à la session spéciale (le 1930, M.Bennett lui-même estima à 117.000 le nombre des chômeurs à cette époque On peut supposer que ce chiffre dépassait la réalité.Il n'avait pour hui, en effet, que de montrer l'envergure du problème.I.ors du recensement de 1931, l'office fédéral de municipalités.Durant la meme période.les prêts du gouvernement \ uix provinces cl aux corporations, : vous l’empire de la législation de I secours, s’élevèrent à $82,000.000, et les garanties à $66,000.000.Cela à l'exclusion des sommes garanties nar le gouvernement pour la manipulation
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