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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 1 décembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-12-01, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 282 MONTRÉAL.VENDREDI 1er DECEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.* 8 00 Edition hebdomadaire CANADA.$1 OO ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALE .£00 EDEVO Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT ' MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI ROURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CAMPAGNE CONTINUE.Nous avons été les seuls, jusqu’à ces jours derniers, à signaler la campagne qui se poursuivait, dans l’Ontario particulièrement, pour la constitution d’un cabinet de coalition.Les dépêches publiées mercredi dans it Herald et plusieurs autres journaux montrent que nous ne nous étions pas fait d’illusions sur l’importance du mouvement.La question est à l’ordre du jour — et elle y restera, s'il n’en dépend que d’un certain nombre de libéraux et de conservateurs.La dépêche publiée dans le Herald, sous te titre Coalition Government, avec le déploiement typographique des grands jours, est, paraît-il, un communiqué des quartiers-généraux du parti libéral.Elle affirme que, d’après la rumeur, plusieurs des ministres actuels seraient en faveur de la coalition, et (pie certains seraient même disposés à accepter M.Laurier comme chef du prochain cabinet.Elle affirme, d’autre part, que l’ex-premier ministre a toujours été d'avis “qu’il ne devrait y avoir qu’un parti en ce qui concerne l’effort uni et très décidé du Canada pour assurer la poursuite heureuse de lu guerre”, qu’il est convaincu, “qu'à l'exception d’Henri Bourassa et de son groupe diminuant de.nationalistes, il n’existe aucune divergence d'opinion au pays au sujet de lu participation du Canada à la guerre, JUSQU’AU DERNIER HOMME ET AU DERNIER DOLLAR, s’il le faut”, mais qu’il ne voit pas “la nécessité, ni l’efficacité pratique, d'un cabinet de coalition, de préférence an système éprouvé d'un gouvernement de parti, bien conduit, honnêtement et courageusement mené.” * * «• Cette assertion, que l’on prétend venir, non pas de M.Laurier lui-même certes, — le vieux routier ne se livrerait pas ainsi — mais des “gens les mieux informés” à Ottawa, n’empêche pas le Toronto Star de poursuivre^ sa campagne.Le jour même où paraissait la dépêche au Herald, alors qu’il l’avait peut-être reçue lui-même, le Star revenait à la charge.Il citait tin plaidoyer du St.Catharines Standard, journal conservateur qui fait depuis longtemps compagne pour la coalition, et terminait son article par cette déclaration assez comminatoire: “Personne ne peut étudier celte question sans en venir à la conclusion que, si les chefs des deux partis politiques ne peuvent s’associer dqns un cabinet national pour répondre aux besoins du pays, ils ne sont pas représentatifs du peuple de ce paijs et ne pensent pas ce que pense le peuple.“Et cependant les principaux hommes des deux partis politiques, les députés que toutes les provinces envoient à Ottawa ont des fils qui luttent côte à côte en France aujourd’hui, et il n'est pas un de ces hommes qui ne sache que n'importe quelle journée, n’importe quelle heure peut lui apporter une nouvelle qui lui ferait voir comme une bien petite chose toute la politique qu’il pourrait faire d’ici la fin de ses jours.“Si l’on considère l’ensemble de la situation et les garanties de sincérité que nous donne aujourd’hui la situation personnelle de tant de nos hommes publics, il ne semble pas excessif de s'attendre à ce que la nation puisse avoir le gouvernement national auquel eRe a droit, si seulement un ou deux hommes ventent prononcer les quelques paroles nécessaires.” Il sera intéressant de suivre la suite du débat.Orner HEROUX.A QUEBEC LE TRAMWAY ET LA LÉGISLATURE Le gouvernement nommerait une commission — La loi des automobiles .ira» ï ; Québec, le 30 novembre.Quelque invraisemblable que cela puisse sembler, il sera question du tramway à la Législature.La session semble s'achever, mais l’entrée en scène de la Compagnie pourrait la prolonger.Voilà H’étonnante, la stupéfiante rumeur qui court les couloirs depuis ce matin.Elle est tombée d’abord sur des oreilles incrédules et voici que tout le monde maintenant la reçoit comme une chose naturelle.N’oublions pas que c’est une rumeur et qu’elle le restera longlemps peut-être avant de prendre corps.Nous la donnons donc comme lelle et avec toutes les réserves possibles.Il ne faudrait pas songer’à la préciser auprès de ceux “qui savent ’ ; ils se montreraient muets comme carpes.Tout ce que Ton sait de précis, c’est qu’un article a été publié récemment dans un journal qui ne pas.sait pas pour ami du tramway.jusqu’ici.Ce poulet sur lequel nous n’avons pu mettre la main portait, paraît-il, que la question de la “franchise” ne pouvant recevoir une solution équitable de l'administration municipale, il convenait que 1» gouvernement intervint, ?n nommant une commission qui se chargerait de la résoudre.Le mouvement ne paraît pas partir dos ennemis de la Compagnie.On assure même qu’il est lancé par ses amis intimes.M.Villeneuve, le commissaire, doit arriver ce soir ou demain malin au Château Frontenac.Est-ce pour s'occuper les affaires municipales?La chose serait assez vraisemblable, mais dans l’état actuel des esprits, on peml voir dans son déplacement une certaine reîa-tioin avec l'affaire du tramway.Nous tiendrons •ns lecteurs au courant, bien que nous ne disposions pas des moyens d’informations de quelques-uns de nos confrères qui ont des intelligences dans le camp.Et la prohibition ?On avaiLdit que le second caucus ministériel devait avoir lieu ce matin.Il a été, sans doute, •contreman-dc.Les antiprohibitionnistes le croient fixés à demain.Leurs mandataires sont arrivés nombreux de Montréal aujourd’hui.Par ailleurs nous apprenons qu’il n’aura lieu que mardi de la semaine prochaine.Lors du dernier caucus, la plupart des députés n’ont pas voulu sc prononcer disant'qu'ils ne s'étalent pas encore formé une mentalité.Comme te gouvernement voulait connaître le sentiment de la députation, on a donc ajourné, les députés promettant de se mettre à l’étude et les ministres déclarant, de leur côté, qu'ils seraient prêts, à la prochaine convention du parti, à exposer leurs projets.Quelle sera la solution?Personne ne le sait encore.Evidemment, le gouvernement ne tient pas à se priver d’une importante source de revenu pour le trésor et pour la C.E., mais il faut songer à la pression exercée par le clergé et l’élément anglais et français; il faut songer surtout à.la situation dans laquelle sc trouvera la province de Québec aux prochaines élections fédérales, si, seule de toutes ses soeurs, elle continu de sacrifier à Bacchus, La séance Le bill des assurances funéraires a subi aujourd'hui sa troisième lecture.Il n’y a pas eu un moment de discussion.La délégation montréalaise, composée de M.Van delà c et de M.Daniel Kokenburger, qui avaient mission de surveiller les intérêts des entrepreneurs des pompes funèbres et du public, est repartie, se déclarant satisfaite de la loi.Celle-ci, pourtant, n’aura pas d’effet rétroactif sur tous les points, mais elle forcera les compagnies à donner des garanties qu’elles ne fournissaient pas jusqu’ici.On s’attendait à une lutte plus violente car on avait dénoncé avéc la dernière vigueur les méthodes de ces prétendues compagnies d’assurances, qui au dire de leurs détracteurs, auraient été de véritables systèmes d’exploitation, ce que nient les autres.* * * La loi des véhicules-moteurs subira sa troisième lecture demain.Cet après-midi, M.Sauvé et M.d’Au-teuil ont vainement tenté d’iptrodui-re un amendement pour limiter ta vitesse des voitures automobiles dans les villages, mais vainement.Automobiles “ Moins de vitesse dans les villages et un peu plus dam; les mutes, disait le chef de l’opposition, cl ainsi on pourra éviter une foule d’accidents.” Dans les amendements qu’il a apportés au texte primitif de son bill, à la suite de la délégation des gens visés par cette nouvelle législation, l» trésorier de la province porte de II à tti mill c*; la vitesse des autos dans les villes et de 18 à 2f> milles, dans les villages.C’qst à cela (lue M.Sauvé s'objecte surtout, C est dans les villages, dit-il, que In circulation des automobiles présentent le plu*, de danger à cause de l'étroitesse et de l’irrégularité fréquente des rues.Souvent, on s’est ^plaint des automobilistes dans les journaux.Ce n’est certes pas en augmentant la vitesse (pie l’on, remédiera au mal.M.Sauvé od d’avis qu’on pourrait augmenter la vitesse des mto-mobites dans les routes dites montées, où il n’y a pas de danger, pourvu qu’on observe les règlements au sujet des rencontres.Dans le bill, tel qu’il a été amendé, par M.Mitchell, le tarif des licences des auto,camions sera comme suit : Pour auto-camions d’une tonne de capacité, $25.00 ; pour auto-camions de plus d’une, tonne et de moins d’une tonne et' demi, $37.50 ; pour auto-camions de plus d’une, tonne et demie et de moins de deux tonnes, $50.00 ; pour auto-camions de plus de deux tonnes et de moins de deux et demie, $02.50 ; pour auto-camions de plus de deux tonnes èt demie, $75.00.Les auto-camions de plus de trois tonnes et demie ne pourront pas circuler sur les roules rurales ; mais ils pourront continuer de .circuler dans les villes.M.Mitchell a expliqué que le nouveau tarif avait été suggéré au gouvernement par la Montreal Automobile Trade Association et qu’il a cru devoir se rendre à sa demande.Notons, parmi les modifications de moindre importance apportées à la niasiure, l’augmentation de la vitesse pour deux automobiles sc croisant sur une route de dix à seize milles, sauf, il y va sans dire, dans les villes.La vitesse des automobiles, dans les villes, est portée de 11 à 10 et de 18 à 25 milles dans les villages.Le minimum de ta pénalité pour les infractions à la loi est portée de $41) à $10.M.Sauvé voulait qu’on s’en tint à l’ancienne loi.Pour la première fois cette année, on a voté par assis et levés.M.d’Auteuil a seul voté avec son chef.M.Gault a su ivy le gouvernement.* * * Nous avons signalé, l’autre jouir, la malheureuse tendance du.comité des bills privés à quitter Is sage altitude qu’il avait suivie jusque là au sujet des emprunts des municipalités.Ea ville des Trois-Rivières avait réussi à échapper à la nécessité de créer pour un emprunt important un fonds d’amortissements.Plusieurs autres municipalités venues après la grande ville avaient profité du précèdent pour se faire octroyer la même faveur.Or, cet après-midi, lorsqu'on étudiait le dit bill des Trois-Rivières en comité plénier, sir Lomer Goulu a fait biffer l’article exemptant la municipalité de la loi générale.* * * Avec le bill de la municipalité de Trois-Rivières quelques autres ont été adoptés.Ce sont le bill constituant en corporation TA.C.J.C., la loi amendant la charte de la ville de Magog, la loi relative à l'église el au presbytère de la paroisse du Très-Saint-Rédempteur de Montréal ; la loi amendant la charte de la ville de Roxboro; la loi relative à un contrat de donation entre Achillte et Louis Gervais ; la loi constituant en corporation le Granville, Hartington and Northern Railway Co.; la loi amendant la charte de la ville de Laval des Rapides; la loi amendant la chante de la Eastern Townships Telephone Co.; la loi relative à un pont en acier sur la rivière Saint-François entre East-Angus et Westbury.Un seuil bill a passé en seconde lecture; c’est, la loi demandant l’incorporation de “The Southern Canada Power Co.’’ * * 4f M.J.-(L.Perron a présenté récemment au conseil législatif un projet de législation intéressant ayant pour but de faire une carrière fermée de la profession d'architecte, tort comme colla se pratique actuellement pour les médecins, les avocats et les notaires.Louis DUPIRE.* * * CONSEIL LÉGISLATIF C'est M.Nêmèse Garneau qui a présidé hier la séance du Conseil législatif, en l’aibsence de M.Turgeon.M.Racine a obtenu la suspension des règlements pour présenter après les délais une requête de l’Union nationale française et de Refuge de Montréal qui demande des amendements à sa icharte.Le bill amendant la charte de la Cité de Lachine, qui a été adopté avec certains amendements par le comité des bills privés, cl le bill concernant M.Tancrède Asseltn, aspirant dentiste, adopté sans amendement pur le même comité, ont subi leur troisième lecture.Les bills privés suivants ont été in.traduits au Conseil où ils ont subi leur première lecture: Juifs espagnols et portugais, Société Saint-Vincent de Paul de Montréal, Charte de la ville de l’Ile Dorval, commission scolaire du village de Saint-Laurent.On a adopté en seconde et en troisième lectures le hill concernant l'enregistrement de certaines hypothèques et le bill relatif ®ux procédures de cautionnement lors d’un appel A Sa Majesté, après les explications fournies par M.Pérodeau, M.le Dr Choquette a présenté un bill relatif aux représentations théâtrales.U propose que ceux qui donnent des présentations de pièces de théâtre soient tenus de déclarer sous serment, devant le greffier de la cité où res pièces sont jouées, les noms .véritables de ces pièces et les noms de leurs auteurs.Le Conseil s’est ajourné à cet xviuit-midi.BILLET DU SOIR.CHARITÉ OBLIGATOIRE La scène a lieu dans un de nos villages les pins pittoresques du bas du Saint-Laurenl.sur la rive sud, on peut-être bien, sur ta rive nord, je n’en suis pas très certain.C'est le jour où le queteux de la paroisse doit passer.Il passe, comme ça, très souvent dans tannée.Tout le monde le connait.C’est un célibataire, avec cela très paresseux, et, comme le di1 Adjulor Rivard, dans son livre “ Chez nous ’.livre si détient, si franchement canadien : ” Du jour de l’An à la Saint-Sylvestre, il promène sa paresse par la paroisse ; les familles l’héhergent a tour de relie, on se le passe d’une maison à l’autre.Quand il aura fait le tour de la paroisse, on le reprendra.C'est une rente.’’ Lui-même est persuadé que chacun est tenu de lui faire l’aumône, de quelque manière que ce soit.Un ami qui a passé ses vacances dans cette partie de noire pays, si attrapante, si intéressante par ses vieilles coutumes conservées de nos ancêtres, me racontait ces jours-ci, à propos de ” queteux ”, un incident tout plein de saveur du terroir.De braves pa’">ans donnaient régulièrement chaque semaine cinq sous au mendiant du pays lors de sa visite.Or.un jour il tomba malade, parait-il, peut-être aussi prenait-il des vacances, eopmie tout le monde.Quoi qu’il en soif, ce ne fut qu'au bout de trois semaines que la bonne ménagère te reçut un matin et lui remit sa pièce de cinq sous.Pardon, mu bonne dame, lui dit-il, c'est pas cinq sous que vous me devez.— Comment ça ?lui répond cette dernière tout ébahie.— Mais oui, il y a trois semaines que fe suis venu, donc, à cinq sous par semaine, ca fait quinze.” Là dessus, la brave femme congédia poliment mais énergiquement le mendiant, tout en le regardant s’éloigner.Après avoir parcouru la distance qui sépare la maison du trottoir, le chemineau, se retournant el s'adressant à la dame du logis, lui dit sur un ton élevé : —C’est bon.la mère, une autre fois, vous vous en chercherez un.quèteux.N’est-ce pas que c'< I délicieux, ajoutait mon ami te voisin qui ma raconté le fait.Jacques FISSE AU.CA USERIE MUSICALE CONCERT BRASSARD M.A.J.Brassard, professeur de chant et maître de chapelle chez les RR.PP.du Saint-Sacrement, a donné, hier soir, un agréable concert à la salle St-Sulpice, avec le concours du choeur qu’il dirige et de ses élèves.Le programme comprenait sur-i tout de* oeuvres faciles à goûter et a été fort applaudi.M.Brassard y prenait part à triple titre: comme maître de chapelle, comme chanteur et comme accompagnateur.La chorale qu’il dirige a fail preuve d’une solide préparation, par l’ensemble et le fini des nu irices.Elle a superbement chanté te choeur des Gardes-Chasse (Le Songe d’une Nuit d’Eté) d’Ambroise Thomas, le Choral des Epées et le Choeur des Soldats de Faust, moins bien Les Marins de Kermor de Saint-Saëns, auquel on avait joint un inutile accompagnement de piano et la Prière de Marie-Magdeleine de Massenet.M.Brassard tenait la partie de baryton dans les duos, avec une afféterie trop apparente et trop peu de discrétion.Comme directeur, il a une belle solidité et mie grande intelligence, avec cependant trop de souci, parfois, des intentions de détail.Mlles McEwen, Provost, qui possède un tri’*, bel organe de mezzo, et Mousseau, MM.Paul Valade, un ténor très léger et très agréable, Georges Valade, Lapointe, Abran et d’autres ont él fort applaudis.M.Alfred Carrier, outre ses accompagnements, a exécuté en solo la 1ère Ballade de Chopin.Fréd.PELLETIER.M.L’ABBÉ SAVARIA La nouvelle de la mort de M.l’abbéi Savarin, curé de Lachine, causera partout la plus douloureuse émotion.M.l'abbé Savaria disparait en pleine force, alors que ses ouailles comptaient que, pour de nomhreu-•-es années encore, il pourrait leur donner l’appui de sa longue expérience et de son inépuisable dévouement.M.l’abbé Savaria était un humble et un modeste, mais scs oeuvres le louent plus que tout discours.On voit à Lachine les institutions qu’il a fondées: l'académie Piché, l’académie Savaria, l’hôpi'tnl catholique, etc., mais ce que l’on ne saura jamais complètement, c'est le dévouement prodigué dans -on ministère quotidien, le concours donne à toutes 1rs oeuvres religieuses, sociales, patriotiques, l'affection apostolique témoignée aux plus humbles.La don lent de son peuple dit assez son regret.Nous joignons respectueusement nos condoléances à celles (tue suscitera de partout la mort do ce prêtre vénérable, qui fut on même temps un patriote d’u-, «•« ialassabbs Activité,- fV UL NOS PAROISSES.SAINTE-BRIGIDE SECONDE EGLISE BOURG QUEREC ’ TION OUVRIERE DU “ FAU-— POPULA-ET BOUR- GEOISE.ELEMENT ETRANGER.LES OEUVRES SCOLAIRES.Dès les premiers jours de l’année 18(i7, au moment où les Révérends Pères Oblats transformaient de leur zèle apostolique le quartier est de Montréal, qui entrait alors dans une phase rapide de constante régénération, Mgr Bourget songea à jeter sur d’autres épaules une partie du lourd fardeau que ces dévoués religieux avaient endossé de si bonne grâce; en 1848, et créa la seconde égii'sej •du ” faubourg Québec ”, Sainte-.Brigide, la première paroisse canonique de ce quartier.(’.’est aux messieurs de Saint-Sul-pice que l’évéque de Montréal fit alors appel pour continuer et parachever l’oeuvre de foi, si bien entreprise par les Pères Oblats.Aussi, M.l’abbé A.-S.(lampion, premier pasteur, s’acquitta-t-il de sa tâche, aidé Mc quelques prêtres, avec le dévouement et l’amour des âmes qui .caractérisent la communauté de M.Olier.M.Campiojn fit construire la première église-chapelle de la paroisse sur remplacement où se trouve pratiquement le presby-Irç actuel ; elle servit au culte durant plus de 20 ans et.connut les âges héroïques de lu paroisse.A cette époque tourmentée, les pasteurs de Sainte-Brigide rencontrèrent les mêmes difficultés, les mêmes sacrifices et les mêmes labeurs qui furent si longtemps Tunique partage des Pères Oblats, leurs prédéceseurs dans l’apostolat de ce quartier.Dans un centre nouvellement ouvert aux exercices de la religion et à peine initié aux pratiques régulières de la foi, tout; est à faire, à créer, à établir.Et l’on sait quelle somme d’énergie féconde, il leur fallut déployer pour élever, à la gloire de Dieu et à l'honneur do l'église métropolitaine de Montréal, le superbe monument qu’illustre aujourd’hui le règne de la foi et de la vertu dans le faubourg Québec, jadis de si triste renommée ! Solidement constituée sur des bases impérissables, la parossse Sainte-Brigide présente aujourd'hui tous les caractères d'une parfaite organisation.Une église, élégante et spacieuse, a succédé en 1885, à l’ancienne chapelle, démolie en 18!l!*, après avoir servi de longues années d’école paroissiale, puis de lieu de réunion pour congrégation et associations pieuses.Autour de l’église s’élèvent deux vastes écoles qui cultivent toute une colonie d’enfants studieux.Autour de ce foyer de foi et de science, est venue se grouper une saine et nombreuse population d’ouvriers et de bourgeois qu'un travail honnête et suffisant a retenue près des usines et des industries qui leur assuraient les moyens de subsistance.La paroisse compte actuellement 10,960 âmes, groupées en 2,573 familles, essentiellement canadiennes-françaises.Depuis quelque dix anv, un bon nombre de familles étrangères reculées chez les Syriens, les Russes, les Polonais et les Juifs, ont fait leur apparition au sud de la paroisse: la venue de cet élément hétérogène, ainsi que l’empiètement constant du commerce et de l'industrie, ont certainement entraîné une diminution sensible des familles canadiennes-françaises qui ont graduellement reculé vers le nord de la ville.Malgré tous les éléments étrangers, les Canadiens français de Sa.inte-Bri-gide affichent, cette année, une légère augmentation de 50 familles, soit près de 150 âmes.Voici en résumé la situation : ____ •* 1915 191R Population catholique et canadienne-fran- çaise.Families canadiennes- françaises.Communiants.Non communiants.Individus en dehors de leurs familles.Fréquentation scolaire.1 n s t i t u t i o n s d'é d u c a t i o n Oeuvres paroissiales.L’éducation el l’instruction des enfants ont toujours fait l’objet des constantes sollicitudes dos pasteurs de la paroisse.Les Frères des Ecoles chrétiennes sont établis dans la paroisse depuis 1845, bien avant la fondation même de Sainte-Brigide, et dirigent depuis 71 ans l'Académie Sainte-Brigide, qui abrite près de mille enfants; inutile d’ajouter que cette longue expérience n déjà donné les plus bienfaisants résultats.Par contre les jeunes filles reçoivent une éducation de choix à l’Académie Sainte-Brigide, que les Soeurs de Stc-Croix et des Sept Douleurs ont fondée en 1885.Les tout petits vont nu Jardin de l’Enfance confié aux Soeurs de la Providence.Comme oeuvre rattachée à l’éducation, il convient de signaler le patronage des enfants pauvres, où un comité de dames patronesses s'occupe d'habiller les jeunes enfants en âge de fréquenter les écoles; l’oeuvre a l'en du des services fort appréciés, qui font honneur au dévouement des dames.En une saille année, le patronage a distribué des vêtements pour une valeur de $1,500, Paul, organisées avec soin, fournissent tous les secours immédiats à plus de cinquante familles; l’an dernier, soixante et douze familles ont bénéficié de cette oeuvre charitable, Le Cercle Sainte-Brigide groupe un essaim de jeunes gens, loin des en-traînements de la rue et du danger des plaisirs: plusieurs sections spéciales, appropriées à leurs talents et à leurs goûts, les occupent durant les longues veillées de l’hiver.Les jeunes filles ne possèdent aucun de ces avantages, hors de la confrérie de la Sainte-Vierge.M.l’abbé J.M.Demers, quatrième curé de la paroisse, exerce les fonctions de premier pasteur depuis sei-| ze ans; il a succédé à l’abbé James! Lonergan (pii administra la paroisse pendant 2(5 ans.Quatre prêtres lui donnent leur concours dévoué.C.-E.PARROT.BLOC - NOTES Une commission Le cabinet Borden vient mer une commission qui à propos des recheches lis et scientifiques qu’i de ‘ ‘ à de nom-l’avisera industriei-con vient faire pour préparer le Canada a lutte économique d’après- Or le blé se vend de ce temps-ci de $1.85 à $1.90, et, a vaut la guerre, il se vendait à peine $1.00 le minot.On saisit aisément quels profits font les fabricants, et ce que débourse le con.sommateur pour la mise en paquets de la céréale en question.“Je crois (pie le carton, l’étiquette et l’annonce de cette marchandise coûtent plus cher au consommateur que le blé lui-même, et pourtant il ne se sert que du blé", écrivait justement le correspondant.Nous voulons être mieux servis que nos grands-pères, il nous faut donc payer en conséquence.Spéculateurs Le Board of Trade de Montréal attirait mercredi l’attention du ministère fédéral sur la spéculation que font sur les produits alimentaires toutes sortes de gens attirés sur le marché par l’espoir du gain et.pour la plupart, étrangers,aux opérations légitimes de ce commerce.Barbiers, commis de buvettes, petits capitalistes, courtiers en assurance, hommes de profession, ils sont des milliers (pii, par exemple, ont, cet automne, joué sur le blé et contribué par leurs opérations purement spéculatives à la hausse actuelle de cette céréale.II faudrait empêcher dorénavant de tels abus, à cause desquels le public souffre, surtout pendant la guerre.guerre.On a trop souvent considéré, jusqu’ici, que l’industrie et la science n’avaient rien de commun.C’est pourtant grâce à leur inter-dépendance, qu’elle a comprise plus tôt que bien d’autres de ses rivales, que l’AUeniagne a pu développer merveilleusement son commerce et ses industries, de 1870 à la guerre.Les pays qniir-i r -, ¦ „ ¦, e • , ont souffert de sa eonei.rrèncc self:1 'H'c fait-on du Poi/u français, du sont avisés, à différentes époques,! Tommy anglais, du soldat irlandais, mais surtout depuis le début des i HT nt“ .paslll?,?'rU,r ‘‘f8.1,\el«es’.dVs hostilités, de l’immense travail ;‘V,à déjeûner fort répan.due, faite de blé soufflé, se vend 10 sous le paquet d’une demiâlivrc, ce 4-h* cunfére.m'-cx Sainl-Vmcgi i (J* j^ui équivaut à $12.00 le minot de IRA- LE LIVRE DE M.CURTIS I.ES CBITIOCES DE '.M.BOURASSA provision du livre de M.Cnrlis, The Problem of the Commonwealth, est épuisée et nous n’avons pas l’intention de la renouveler.On voudra bien désormais s’adresser aux éditeurs, The McMillan Co.of Canada, Limited, 70, Bond Street, Toronto.Independence or Imperial Partnership?, la critique qu’a faite du livre de M.Curtis le directeur du Devoir contient la substance de l’argumentation de l’auteur, avec la réponse de M.Bourassa et plusieurs pages qui n’ont pas été publiées dans le Devoir.Cette brochure se vend 25 sous l’exemplaire, plus 5 sous pour les frais de port; à la douzaine, $2.50, prise au bureau; $2,75 franco.Nous avons encore un certain nombre d’exemplaires du Problème de l'Empire, étude française du livre de M.Curlis.Elle se vend 10 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais de port.Adresser les commandes à M.Bourassa, aux bureaux du Devoir.LES VERSJDE L0ZEAU En achetant vos livres d’étrennes, il ne faut pas oublier de vous procurer le dernier volume de vers de Lo-zeau, Lauriers et feuilles d’érable.Il se vend 50 sous partout.Ajoutez 5 sous pour frais de port.AUTOUR PE LA MAISON Avez-vous remarqué comme les en.fonts et même bien des grandes personnes ont du plaisir à lire le volume de chroniques de Michelle LeNor-mand?Donnez ce plaisir à vos enfants, on mettant dans leur bas de Noël ou dans leurs étrennos ce jolt volume, qui ne vous cmWrru que 50 sous, par la poste, 65 «ms. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 1er DECEMBRE 191« VOL.VIL — No 282 LETTRES AU “DEVOIR” Nous signées.ne publions que des lettres ou des communication» ae-campa^nee» d’une lettre signée, avec adresse auther i^ue.Les correspondants anonyme» s’é-p'.î gneraient du papier, de l’encre, un tlmbre-rjste.et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.UNE LETTRE DE M.L’ABBE COUSINEAU M.C.Ë.Parrot, au “Devoir”.Monsieur, J’ai lu avec beaucoup d'intérêt votre rapport sur la paroisse du Sacré Coeur de Montréal.Vous inc permettrez, pourtant, de corriger quelques inexactitudes.Le fondateur de la paroisse et le créateur des oeuvres paroissiales a été, non pas feu M.le chanoine T, L.J.Adam, mais bien le tier.A.P.Dubuc, aujourd’hui Monseigneur A.P.Dubuc, aumônier de l’Asile St-Arsène.U fut nommé premier curé de la paroisse en mars 1874, et la laissa en mars 1892; pendant ces dix-huit années, M.le curé A.P.Dubuc a construit Véglise, au prix de grands sacrifices et en réglant de nombreuses difficultés; c’est aussi sous son administration et avec sou concours qu’ont été construites les deux grandes écoles de la paroisse: l’école Plessis et l'académie Bourgeois.D’après votre rapport on croirait que la paroisse du Sacré Coeur est an foyer extraordinaire d'alcoolisme; nous souffrons de celle plaie hideuse, mais pas plus tpi en bien d’autres endroits: ici, comme ailleurs, la grande cause de la tempérance a fait des progrès très appréciables.Vous dites que je suis curé de la paroisse du Sacré Coeur depuis près d’un an; pour être très exact, il aufdrait dire depuis le 5 septembre dernier.Je.vous fais ces quelques remue- SEPT SIECLES D’HISTOIRE L’oeuvre dominicaine — Texte du sermon prononcé aux fêtes de Notre Dame de Grâce par M.l’abbé Hector Morin, professeur au séminaire de Saint-Hyacinthe.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES LEGARE LIMITED AUTO- DEMANDE PAR MOBILE Un employé ayant une bonne expérience commerciale, les deux langues, capable de surveiller l’administration Interne d’un bureau, la correspondance et faire règlements avec les clients ; devra être habile, exécutif, bon travailleur et fournir références de première classe.Quelqu’un ayant expérience dans l_e commerce d’automobiles préféré.Bon salaire et position d’avenir.losophe, ils font appel à toutes les ressources de la raison humaine et, pénétrant au delà des régions super-ficiel'les par lesquelles nous venons en contact avec le monde matériel et I „ , .- r.les choses sensibles, ils s’élèvent jus- Toute application gardée cpnfiden-qu’à ces pures régions où l’intelli Vy,.1': Legare Automobile Limite 1, gence illumine de clartés nouvelles! ____________________—- les images perçues par nos sens et| PERSONNE demande une posi-les dépouillé de tout ce qui reste en tion comme organiste.Ecrire a Gaelics de materiel et de grossier pour : on m “Devoir” ’eur donner plus d'ampleuri et recu-i ~ ____ * _________ Vos est is lux mundi.Vous êtes la lumière du monde, S.Math., V-14.Mes révérends Pères, Mes Frères, Celui dont la durée infinie a l’éternité pour mesure, et devant qui les siècles ne son! que de fragiles instants, ne dédaigne pas de se pencher sur le cours mobile du temps et d’y recueillir, comme une semence de gloire immortelle, les oeuvres que la , , .piété humaine conforme à sa volon-jumt jusqu a Viiifim les horizons bor-i té sainte.Divin glaneur, il ne laisse nés où s’arrête le pouvoir de nos] S iÆcÆPersonne compétente neuf ans de sa grâce et le plus humble épi est au fond desquels se posent i da^Snw^bvtère1 boînes ?éfércn” l’objet de sa mystérieuse sollicitude.1 nous tes formidables et troublants, «ans un piesbytere.bonnes rcieren ne suffisent Problèmes de nos origines et de nos Ecrire casmr posial U.no tz, POSlIiON DEMANDEE ces ques en toute charité et je prie d’agréer Vhommage de profond respect././/.COUSINEAU, pire, Sacré Coeur de Montréal, 24 Nov.1916.vous nun cure.LIEUT-GOUVERNEUR DE LA NOUVELLE-ECOSSE M.McCALLUM GEANT, D’HALIFAX.SUCCEDE .1 FEU M.Mae-KIEN.Ottawa, 1er.- La nomination de M.MeCallum Grant, d’Halifax, au poste de lieutenant-gouverneur de 3a NouvelhÆcoisse, est maintenant officielle.Halifax, 1er.— M.MeCallum Grant, le nouveau lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, naquit dans le comté de Haut.11 vint à Halifax en 1870 et se lança dans la finance.Actuellement, M.MeCallum est le doyen de la raison sociale Grant.Oxley et Cie, courtiers d’assurance.Il est le petit-fils du capitaine John Grant, de Black Watch, qui, à Ja fin de la guerre révolutionnaire, alla s’établir dans le comté de liant.Il est le fils de John N.Grant, magistrat à Walton, et de la fille de M.Peter McGalluinv.un Ecossais, qui vint à Haut du Nouveau-Bruns-wiclv pour s’occuper exclusivement de constructions navales.M.Grant est aussi l’iin des directeurs de la banque de la Nouvelle-Ecosse, vice-nrésident de b société de construction de la Nouvelle-Ecosse, président de la S.P, C„ président des gardiennes de la OUI Ladies’ Home,, vice-président et trésorier de l’école industrielle d’Halifax, vice-président du dispensaire d’Halifax, directeur de la maison des matelots et président de l’association des pilotes.Cinq de ses fils sont au front.Mme Grant, qui est ,La fille du Dr Parker et la petite-fille de M.\V.A Black, est actuellement en Angleterre où elle soigne deux de ses fils atteints de Ja fièvre des tranchées, Mais ces grains épars pas à sa magnificence et pour permettre aux anges de mieux orner les degrés de son trône éternel, il se tourne vers ces jarr nomme les cloîtres et y moissonne a pleines mains des fleurs d’une blancheur plus éclatante que celle des lys et d’un parfum plus suave que celui des roses, fleurs que l’exubérance toute spirituelle de la vie monastique accumule sans se lasser tout au long des périodes séculaires qui marquent sa durée.Que l’on nous permette, à la faveur d’un glorieux anniversaire, d’entrer, avec le profond respect qui s’impose, dans Tan de ces jardins fermés, dans le cloître 'dominicain.Abandonnant à d'autres le soin difficile et délicat de louer comme il convient les fleurs de mysticisme qui s’y sont développées et les fruits de sainteté cpii y ont mûri, nous ne demandons que la liberté de proclamer toute notre admiration pour le flambeau de science qui l’éclaire et dont les rayons sept fois séculaires restent encore l’éclatante confirmation des paroles étonnantes que le pape Honorais 111 adressait à saint Dominique en confirmant son ordre naissant; “f,es frères de ton ordre seront.les vraies lumières du monde.” Tes fils seront les vraies lumières du inonde.Est-ce seulement l’expression d’un espoir fondé sur l’impulsion (pie Dominique avait donnée à ses premiers compagnons vers la vie doctrinale et intellectuelle?Est-ce un simple désir en face de ce treizième siècle qui voyait la déchéance ou la disparition de la plupart des écoles épiscopales de théo-ogic et la préparation insuffisante de ceux-là mêmes que leur ministère destinait à éclairer la masse des fidèles?Est-ce une direction que le Pasteur suprême donnait à ceux qui lui demandaient de s’associer à la mission divine de l’Eglise?Est-ee un ordre même que le Pontife émettait dans la sainte audace de son zèle apostolique, témoin attristé des ravages que l’esprit du mal /aisait au sein du peuple catholique et qui voyait dans saint Dominique ’homme providentiel capable de dresser en face de l’hérésie trop souvent victorieuse l’armée de savants qui la combattrait avec ses propres armes?Est-ce une vision prophétique dans laquelle le chef de l’Eglise allait aperçu la robe blanche des Do- destinées.Tes fils seront les vraies lumières .du monde.Et réléguant dans 4’om- fins fermés qu’on bre les trop faibles clartés que peut LE CONCOURS DE L’AUSTRALIE IL NE FEE A PAS DEFAUT A LAN-GLETEEEE, DECLARE M.HUGUES.Melbourne, t.— A l’ouverture de la session du parlement fédéral hier, le premier ministre Hughes a dècla ré que malgré la défaite des cons-criptionnistes par le plebiscite, le gouvernement n’en continuerait pas moins à faire tout ce qu’il peut pour aider la Grande-Bretagne et ses alliés en hommes et en matériel de guerre.Un vote de non confiance île Top-position a été rejeté par 46 à 21.il d’en pal • ft re comp „ L lions en l EB’SSJSSSaBiHHBB^ Le rêve qu'ont les jeunes § mariés d’un "borne” qui leur anpnrtienne peut devenir une réalité s’il» veulent, hien noua consulter.Nous pouvons leur vendre un chea-soi n»i aatiifera leurs désirs tant nu point de vue de la construction que de in location, et à des conditions acceptables et convenables.Ils pourront ainsi entrer ensemble dans la vie comme propriétaires, et non comme de simples locataires.Demander, les brochures illustrées, concernant les fmibouru* du Marcil desservis par dos lignes de communication rapide le long des bords du lac Saint-Louis, à Dorvirl, Dixie, Strathmore, Valois et Lakeside, et si vous pouvez vous arranger de manière à faire une sortie sur cette fin de semaine, novis serons heureux de vous reeveoir comme nos hôtes.MARCIL TRUST COMPANY 1*0 S.-JACQIJHS MAIN îiTWl.SZe »nn«.Actif, plu» de $1,000,000 Village St-Jean-Baptiste, ville.Co.Rou- minicains s’illuminant aux clartés de.la science pour resplendir à son tour d’un éclat incomparable?Quel état d’esprit manifestaient chez le Pontife ccs paroles qui répondaient si pleinement aux plus ardents désirs et aux plus belles espérances de saint Dominique?Je ne sais — mais ordre ou désir, vision prophétique ou simple espoir, les fils de saint Dominique, sept siècles d’histoire l’attestent, n’ont pas voulu (pie les mots tombés de la plume du Pape manquassent de répondre à la réalité des fails.Le Pape avait dit: Tes fils seront les vraies lumières du monde — et tes fils, ô Dominique, se sont élancés sur tous les sentiers qui mènent à la science et se sont baignés dans la lumière de ce flambeau qui brille au sommet de l'intelligence humaine.Rien ne leur a paru trop grand, rien ne leur a semblé trop petit dans lout ce qui pouvait contribuer en même temps à les préparer à propager et à défendre la vérité évangélique, et à vérifier en eux-mêmes la parole qu’ils avaient entendu tomber de si haut.Tes fils seront les vraies lumières du monde - .Et pour obtenir la préparation doctrinale intense que nécessitait leur mission apostolique, ils donnent aux études monastiques l’organisation spéciale qui manquait jusque-là, bien qu’avant eux les moines aient déjà rendu d’immenses services et qu’un grand nombre se soient illustrés dans le domaine scientifique.Dans chaque monastère, l’étudiant devient l’objet de la sollicitude empressée de quatre religieux qui lui distribuent toute la nourriture intellectuelle qu’il est capable de s’assimiler, jusqu’au jour où, après avoir enseigné à son tour pendant plusieurs années, il ira demander aux grandes universités de lui livrer les derniers secrets de la science.Tes fils seront les vraies lumières du monde.Et pour éclairer les âmes en leur parlant un langage qu’elles comprendront, des écoles s’ouvrent, surtout en Palestine, où ils se livren à l’étude des langues orientales.Admirable disposition qui les préparait du même coup à l’interprétation scientifique de TEcriture Sainte et qui, après leur avoir procuré la gloire de travailler les premiers à la rectification du texte même de la Bible, d’en publier le premier comraentai-ilet et les premières traduc-français, en italien et en aide donner l’esprit humain, ils s’éclairent aux rayons divins de la révélation que Dieu diffusa sur la terre pendant quatre mille ans, que le Fils de Dieu vint condenser en un merveilleux faisceau et que l’Eglise est chargée, comme un surnaturel projecteur, d’orienter sur la route que suivent ici-bas les âmes, pour leur montrer, ne serait-ce que dans l’image encore énigmatique et imparfaite j d’un miroir, les secrets mystérieux des infinies et éternelles perfections d’un Dieu unique en trois personnes, créateur et conservateur de toutes choses.“Tes fils seront les vraies lainières du monde”, El ils scrutent les voies mystérieuses par lesquelles la grâce, avec une inaltérable douceur, transforme la nature et, après l’avoir librement couiGée sous le joug de la loi divine, en dépit des forces coalisées de la chair, du monde e: de Tenfer, Télève au-dessus d’ellé-même et la rend capable de voir face à face et dans toute son incommensurable beauté la suprême majesté de l’Eternel.Et remontant jusqu’aux sources mêmes de la grâce, ils s’arrêtent à méditer t'étonnant mystère d'amour qui, après avoir donné à l'homme un Dieu pour rédempteur, lui laissa ce même Dieu pour aliment sans cesse renouvelé de nos âmes.Tes fils seront les vraies lumières du monde.Et toujours et partout où se trouveront des hommes avides de vérité, wm de tes fils, que dis-je, des centaines de tes fils, seron' là qui auront déjà courbé leurs fronts sur les plus troublants pro blêmes, qui auront appris, des lèvres de leurs maîtres, la science qui fait les docteurs et qui pourront guider les intelligences sur les routes lumineuses qu’ils auront parcourues après d’autres peut-être, dont ils auront prolongé l’admirable traçé et sur lesquelles ils auront été souvent des précurseurs merveilleusement préparés à la tâche ardue et périlleuse des pionniers de la science humaine et divine.Toulouse les vit d’abord, conduits par saint Dominique lui-même, sur les bancs de soin école épiscopale.Paris, le centre européen de la culture intellectuelle du moyen-âge, les accueille ensuite et les fait asseoir au pied de ses chaires où, disciples dépassant bientôt leurs maîtres, ils monteront à leur tour pour n’en descendre que sous les coups de foudre de la grande révolution.Intellectuel par essence, l'Ordre dominicain se développe à Taise dans ce milieu universitaire actif et re muant.Il s’y recrute parmi les maîtres comme parmi les etudiants, et c'est de là qu’il rayonne sur le monde scientifique, excitant l’admiration partout où sa grande voix se fait entendre.Plus de quatre-vingts universités réclamèrent l'honneur de compter des fils de saint Dominique parmi leurs professeurs el leur confièrent les chairels les plus brillantes.Pour n’en citer qu'une seule, ils firent la gloire d’Oxford jusqu’au jour où le schisme, en les expulsant, clécomrcniia la grande université anglaise.Combien sont-ils dont les noms devraient se trouver aujourd’hui sur mes lèvres?Ils sont des légions, embrassant tout le vaste champ de, connaissances humaines.Sans tenir compte des sciences naturelles, historiques et scripturaires où ils ont excellé, laissant de côté la science du droit canonique qu’ils ont fondée, si Ton ne considère que le double domaine de la philosophie et de la théo'logic où ils on! conquis leurs plus beaux titres de gloire et dans lequel ils ont rendu le plus de services à l’Eglise, c’est par centaines qu'il faut compter les commentateurs du Maître des sentences ou de saint Thomas d’Aquin et les auteurs de théologie morale.Qui oserait entreprendre de dire leurs noms ?Qui pourrait sans se lasser énumérer toutes ces appellations glorieuses qui se pressent au long des siècles et qui, incessant défilé, s’en vont dans leurs robes blan-cnes avec l'auréole lumineuse de la science?Leurs noms?Pour pouvoir les dire, il les faut grouper en un seul faisceau et se servir de l’appellation qui leur est commune: Frères Prêcheurs! nom d’humilité que leur donna Dominique, mais qui fut porté avec tant d’éclat mie le monde chercha toujours le cneif de cette merveilleuse dynastie et lui ren D|VERS^ ARGENT A PRETER J’AI A PRETER 81,000, $1,500 à ?50,000 et plus, première hypothèque, propriétés a Montreal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main f.615.LIVRES.— J’achète les livres, revues, brochures et journaux canadiens (anglais et français) et je paie les plus hauts prix.Librairie G.Du-charmc, 24Ü Fulhnn, Montréal.REPARATIONS ne nu-uLles de feus genres, rembourrés nvec^ soin, matelas faits, remis à neuf, jiiumes désinfectées.Charles 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Vos sept siècles d’histoire attestent que vous avez pleinemomt vérifié les paroles que le pape Honoriuis adressait, dès l’origine de votre Ordre, à votre père et fondateur : ccs fils seront les vraies lumières du monde.et si l’humilité des fils d’aujourd’hui était tentée de s’alarmer et de trouver lourd à porter te poids de gloire dont tant de périodes séculaires ont changé le nom dominicain, qu’elle se rassure.La puissante organisation d’autrefois est encore debout toute entière au sein des cloîtres e: nous invite à croire que le passé n’est ici que le garant de l’avenir, et que dans les siècles futurs comme dans leis siècles passés, tes fils, ô Dominique, seront les vraies lumières du monde et continueront d'éclairer et de guider ie peuple fidèle qui las entoure vers les célestes demeures où resplendit la lumière éternelle.Domicile : Eut ÏSG9.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCJ T Tél.Main 213.— Burca u 53 97, rue S.-Jacqae» Résidence s 180 Ji onne-Mance.Tél.E«t 1973.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue S.-Jacque».•— Bureau 76 Tél.Main SiS! 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Mckr.Cm.24 t>4 117 40 44/2 83 •25 68 82 45 120 67 'üïi 38 ” Ù8'\ Irft) 36% 73k, 22 Mon.TrC©;.jMnr.Tram .Nor.Ohio.i |N4IS.v%CU 44 I " priv.8t>v Ofilv.MilL .08 ! “ priv.'- 94 Ont.St.Pro.6ü% OU.L.A P-81 ; Penman*.j j Québec Rv ; .dma.Woooa hhavrinig.8her\rin NV 5ôX fpa.Riv.Ooj 41 at.Co.of C.i • • • • ! “ priv.¦ — ^ - Tor.Ry .j 37“i ¦' priv.i Tooke Bro H “K “ priv.19» Tuck.Tob.; .priv.i Twin City, i 1.“ priv.- inu.Ry.114 '\U 75% I 73 .•••j m 133X1 123'* V j 23H 66X1 - • i! 78% R9^| 99 80^ 8U 21 80-34 95 73 ôà 101 Banque* — Br.N o.Ain.Commerce I 1 )mn inion.Hamilton., j Houhciajja j Impérial .| Merchant* ' MoUana.Montréal.1 Nationale.i Nova-Scott .; Ottawa.¦ .; Québec.Royal.jStandard.57 î Toronto.lO'.’Vv' Union-.20 80 21k 180 $1,028,898,438 $229.761,659 Les compensations de Sherbrooke, pour le mois, se présentent à $2,541,-473 et celles de Kitchener, à $2,367,-553.Le tableau ci-après donne les compensations comparées des villes de l’Ouest autres que Winnipeg et Fort-William ; Aug.sur 1916 1915 Calgary.$31.104,342 $8,795.351 Régina.17,431,033 3.785.571 Edmonton.12,101,255 1,990,453 Saskatoon.11,335.321 2,238,182 Moosc-Jaw.7,125,075 635,521 Brandon.3,061,658 ’1,019,545 Medicine-Hat.3,323,682 1,417,245 sos 13 DO >.¦’Myè ip 257 20m 133 -9- INFORMATIONS DE BOURSE Notre service d’informations est complet et tenu à jour.Pour se procurer un renseignement quelconque sur une valeur doimée on n'n qu’h s’adresser ft M.PAUL de MARTIGNY bu bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co., Rue Soint-François-Xavier, Nos 84-88 TELEPHONE MAIN case BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Rruneau et Dupuis, courtiers, rue Raiut-Fran-cols-Xavier Nos 95 et 97.Montréal.$85.482,906 $17,812,778 Moins-value.DECLARATION DE DIVIDENDE - - •’MS Riordon Paper — Dividende trimestriel régulier de 1% p.100, sur les actions de priorité, payable le 31 décembre aux actionnaires enregistrés le 18.A LAVAL — — Valeurs Outer Midi Valeur* Midi ' tur« 1 tUM .AllUCh.or.fli» 85 'Ittsp.Copl.SM/, 70V,' Alli.Ch.pr.km; SM, l ru.K •% T r ro.is»; AtnsAir Br.iodq HVM, LehtghVal.82 .*< 2 Am.B.Sug, May.Moto.T.P,i 74K Am.Can l>2 Srt Mrx.Pelro.IV H lOHj., Am.CarFo.74 Mu**.Pac'f.12 ïjyh Am.I.oco.81VU -s-*, Nat.I.ead Am.Smelt.117 liât.N .Y, N,H.7\ ¦ 58 Am.S.Fou.N otth.l ac.n ou ill Anacon.M, HA «M Peniuylra, MJ.; Atch.sou my, 106 Prev».st.C 8*2 saw Bald.Loco, ;r> 1 Reading 10^ 1 !(>'.„ liait.AOhio 8ü:>4 Kepubh.Ir.sc.q Beth.Steel, Roc.(si.or* ,141 4 Hruckl K a.85 K5 Rubb.U.S.mi fiâk Can.Pacif.lti“ South.Pac.V8»J Cent.Keath 1101, lOtflj Sont.Kail.ny.Colo.H.ai.57 57 St.Paul 0.) 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