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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 7 décembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-12-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 287 MONTRÉAL.JEUDI 7 DECEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne [,') CANADA ET ETATS-UNIS.$.5 00 UNION POSTALE.* 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS .1 âO UNION POSTALE.2 00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration ; 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION : - Mam 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! BUCAREST ET CONSTANTINBPLE La chuté de Bucarest aux mains des Allemands consomme la conquête presque entière de la Roumanie.Il en reste un coin, enfoncé dans la Russie, sur lequel les Teutons n’ont pas encore dirigé leurs efforts.Us devront les y concentrer bientôt, car leur plan de campagne comprend l’asservissement de toute la Roumanie, comme la Belgique et lu Serbie.Elle est donc en passe d’être tout entièrement occupée par les troupes de Berlin.Ainsi, en quelques semaines, un autre pays, entre dans la guerre trop précipitamment, disparait pour un temps de la carte militaire.La stratégie brutale et écrasante de l’Allemagne en aura eu raison.Et les tacticiens de Guillaume, qui cherchent surtout a faire des coups d’éclat, afin d’affermir le prestige de leurs‘armées, ébranlé a Verdun et sur la Somme, viennent de qui, de la mer du Nord à la mer Egée la Russie et ses alliés.* •* faudrait pas attacher trop sceller la dernière pierre du mur et à la mer Noirê, se dresse entre Il ne Roumanie.l’Europe, guerre, la d’importance à la défaite de la C’est l’un de cent incidents, dans le drame qui ensanglante Poussée par une diplomatie plus ou moins habile vers la Roumanie a cédé et elle a été vaincue.C’est le sort de la guerre.Mais il n'en reste pas moins vrai que son entrée dans le conflit, geste qui devait tourner à, l’avantage des Alliés, profite aujourd’hui à l’Allemagne ; il lui assure maintenant les richesses agricoles de la Roumanie, une des plus riches productrices de blé de l’Europe, hors la Russie, ainsi que les champs de pétrole et d’huiles de la région de Ploesci.A l’heure où Berlin mesure à ses gens, avec une parcimonie prudente, le pain, la viande, les légumes, l’huile, compte la gazoline a ses aviateurs et à ses chauffeurs, économise sur tout, l’occupation de la Roumanie va lui donner de nouvelles ressources économiques et en enlever aillant aux Alliés.C’est à se demander si, de toutes façons, il n’eût pas mieux valu pour ceux-ci que Bucarest restât neutre, d’une neutralité bienveillante.Belgrade et Bruxelles occupées par l’ennemi, il semblait que ce dût être assez, sans qu’à cela Berlin vînt ajouter Bucarest.Ce sont là autant de gages qu’il tient, pour l’heure où se jouera sur l’échiquier diplomatique la partie de la paix.D’ici là, il faut compter que tout ce qui accroît le prestige des armes allemandes est de nature 'à semer de l’hésitation chez les neutres sympathiques aux capitales alliées.* * * Tandis que, d’une part, Berlin tient déjà Bucarest, Pétrograd r ¦-clame de son côté Constantinople, pourtant loin d’être conquise.M.Trepoff, le nouveau premier ministre russe, disait ces jours-ci, dans son premier discours à la Douma, au milieu d’un tumulte peu rassurant sur l’unité de pensée dans son pays, sur la guerre, qu’une entente conclue en 1915 entre les Alliés et ratifier par l’Italie reconnaît explicitement le droit de ia Russie à Constantinople et aux Dardanelles.On se rappelle que l’an dernier sir Edward Grey a déjà fuit une vague allusion à cette entente, de même que le professeur Milyukov, leader libéral de la Douma^ On en connaît maintenant l’existence officielle.M.Trepoff, en révélant qu’il y a un texte écrit de cette entente, a dit qu’il le faisait “afin que les Russes sachent pourquoi ils verseift leur sang”.Comme le note un journal américain, “c’est une exhortation à une plus grande dépense d’énergie, à de pins grands sacrifices, à l’heure où le sort de la Roumanie cause*des" inqïïîehidcs aux Alliés”.Le Boston Transcript, de son côté, estime que si M.Trepoff parle ainsi de l’antique Byzance, si chère au coeur des paysans russes, puisque leur religion y naquit, il y a un motif profond : “l’espoir du czar de se rallier un peuple de plus en plus rebelle, et d’éteindre les tisons de la révolution".La censure ne nous avait point laissé savoir des choses aussi graves, un tel besoin d’union, encore qu’il fût facile de les deviner entre les lignes.Le sort de Constantinople, donc, se jouera, au prochain traité, contre ceux de Bruxelles, de Belgrade, de Bucarest.La Russie jettera tout son poids du côté de ceux qui feront meilleure figure à ses demandes.Les Alliés lui ont promis Constantinople ; ils devront faire pour la lui donner des concessions notables, à moins qu'ils ne tiennent alors Constantinople, ce qui peut prendre du temps.Il s’engagera donc, à la paix, une formidable partie, entre celui qui a posé aujourd’hui sa botte épe-ronnée sur la Belgique, la Pologne, le nord de la France, la Serbie, le Monténégro, la Roumanie, et qui tient en sa puissance l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie et la Turquie, ses alliés ou plutôt ses domestiques, et les nations maîtresses des mers et aussi du domaine colonial allemand.Sir Edwin Pears, une autorité anglaise sur les questions du Levant, vient de se déclarer à Boston opposé à la cession de Constantinople à la Russie et en faveur de la neutralisation de cette capitale et d’une zone avoisinante, qu’administrerait une commission internationale.“Céder Constantinople à la Russie, c’cst poser le geste qui amènera plus tard une autre guerre mondiale,” a-t-il dit.La solution qu’il propose parait la meilleure.Mais il n’est pas du tout certain qu’au prochain congrès de la paix, elle ait chance de passer, si Londres, Paris et Rome ont donné leur parole à Pétrograd que leur diplomatie en tiendra pour la cession de Constantinople à la Russie.* * * Un point, toutefois, reste sûr, celui-ci: Berlin est aujourd’hui maître de Constanlinople comme de Bruxelles, de Belgrade, de Bucarest ; et, pour lui faire céder celle-là, il faudra commencer par lui faire lâcher prise sur celles-ci.C’est une tâche gigantesque, même pour toutes les armées du monde.Quand les Alliés l’auront-iis exécutée, et au prix de combien de centaines de mille vies ?Georges PELLETIER.a Soutenu que le code ne .s’opposait pas à l’admission des femmes au barreau, fondant sa prétention sur une interprétation de la loi française.extraite d’un ouvrage de M.Viviani, ancien premier ministre de France.Pour le bill M.Capnon avait divisé son discours en trois points.— c’était bien dangereux après les attaques dont il a été l’objet en certains quartiers.Après avoir déclaré, précisément pour répondre à ces attaques, “ que le.catholicisme est assez large et assez généreux pour admettre une législation particulière qui ne me aucunement en danger ses dogmes M.Cannon déclare qu’il y a.à son avis, trois principaux arguments qui militent en faveur de sa thèse.C’est d’abord une mesure qui s’im nose à cause de la position de la femme dans la société ; par ailleurs, eMe est rendue nécessaire par les conditions économiques actuelles, et enfin, c’est mu* “ mesure' 'libérale dans l'acception la plus large du mot.Ces trois ponts.M.Cannon les a développés sans grande chaleur, les mains derrière le dos à la mode des orateurs anglais.11 n’y avait pas que cette attitude qui rappelait son origine irlandaise.11 s’est glissé quelques anglicisme dans son texte, mais il ne faut pas songer à chicaner pour des vétilles pareilles un jeune avocat qui est un argument vivant en faveur du bilinguisme, qui témoigne que il’on peut manier correctement deux langues aussi différentes que la française et l’anglaise.Notons, de son allocution, la dernière partie, où ii se demande si l’admission de la femme au barreau mettrait en danger le foyer.L’orateur établit un parallèle entre la femme avocate et la femme ouvrière, et il conclut que puisqu’on reconnaît à la dernière le droit de gagner sa vie dans la promiscuité des usines, i! n’est pas juste qu'on lui refuse de le faire dans une profession honorable et lucrative.Puisqu’on reconnaît ta nécessité du travail pour la femme, pourquoi ne pas la munir des mêmes outils que l'homme, et lui refuser ceux qui sont le plus faciles à manier.Enfin, ii a terminé en faisant un appel au libéralisme de ses collègues, leur assurant (pie si Mercier, le M.BOURASSA ET LE DEVOIR NATIONAL Magnifique séance organisée par les Amis du DEV 01R, à la P ointe Saint-Charles, au bénéfice de la Saint-Vincent de Paul Conférence du directeur du DEVOIR — * Allocutions et musique Le comité des Amis du Devoir de jfait de la Nouvelle-France le modela Pointe Saint-Charles peut être ! le des nations naissantes ; nous fier de la réunion d’hier soir.Très ! sommés chez nous parce que ceux bel auditoire, nombreux, distingue, ! qui partagent avec nous la propriété attentif et vibrant, au premier rang j du sol et qui sont fiers, avec duquel un grand nombre de membres du clergé ; beau programme musical, joliment exécuté par Mlles Archambault et Lussier, M.Georges Brisebois et le choeur de la paroisse, sous la direction (le M.1.N.Charbonneau : conférence captivante, allocutions spirituelles, le succès a été complet.La réunion était présidée par M.Emile Boursier : elle avait lieu au bénéfice de ia Saint-Vincent de Paul de la paroisse.Dans la salle,-des jeunes filles portant les trois couleurs vendaient VAlmanach de la Langue française.Rarement nous avôns vu auditoire plus vibrant, plus ^rdent.Il cherchait visiblement l'occasion de infester à l’orateur sa L’ovation qui a salué dans la salle s’est renouvelée lorsqu’il a pris la parole, et tout le dis- a été haché d’applaudisse- tant de raison, de leur titre de sujets britanniques, ne sont britanniques que parce que, à un moment donné^ -— moment trop oublié, d’eux et même de nous— la fidélité et le dévouement de nos pètes ont conservé ce pays à la Couronne britannique contre les attaques des Anglo-protestants du sud.Mais si nous sommes chez nous par tous les droits de la nature et de l’histoire, le fait brutal, c’est que, dans la réalité des choses, on nous fait la part de moins en moins large là où nous ne sommes pas les plus nombreux.Mais ce serait une erreur profonde, ce serait une faute nouvelle, que ma-1 d’attribuer aux seuls Anglo-protes-sympathie.] tants la responsabilité de la lente dé-on arrivée I possession que nous avons subie, de cette expropriation graduelle de nos droits.cours ments.L’orateur, se sentant en pleine communion avec son auditoire, s’est | pour ainsi dire abandonné.Pen-1 dant une heure et demie, il a déroulé une causerie où se mêlaient les accents familiers, les réflexions pittoresques et de magnifiques élans.Le compte rendu hâtivement rédigé ne peut jamais rendre justice à un (iiscours, niais nous pouvons noter que, dans certaines parties de cette causerie, l’orateur a égalé ses meilleurs moments.Tout le discours portait sur le double thème religieux et national.En passant, l’orateur a précisé, en parlant de la hiérarchie des devoirs, que le citoyen se doit d’abord, à son Mercier, le martyr du parti.l pays.L'observation a été.longue- A QUEBEC LA FEMME AU BARREAU Brillant débat sur le bill Cannon —MM.Perrault (Artha-baska) et Beaudry (Verchères) font un beau début — Il se peut que le bill soit rejeté.Québec, le R ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA «37, S.-DENIS, MONTREAL Heures de bureau : 10 à II a.m., 2 à 4 p.m.j _.,,7 • 6 p.m.v-.o r> ^ ^ Telcplion e Est 2610.HERVÉ NADEAU CHIMISTE-ANALYSTE L^îViiî.-5ci«nc« de l’Université de Paris, AiNALrïbfcS commerciales, industrielles, medicales ou minérales ?tÎLS-aint'L#ui,,l4060-.932 Saint-Déni.GUERISON RADICALE Rt Cuik ^z'r,, pour 2()c ges, larges seaux Framboises, la bol-* * \ * • c te de 25e, pour 20c ° n£r.î?nllCL V*a" Cerises sans noyaux, liforme, la Boite, jrt jjoîte de 25c, Samnon' de ' choix', la boite de « Hvies boîtes d’une livre.pour.15c Cacao de Fry ou de et.22c Baker: Saumon, marque du boîtes d’une y2 B- Trèfle, boîtes de V- yre.V 23c livre .18c jbdîtes d’une li- boîtes d’une livre .45c vre .30c Noix écnlécs mélnn- Crevettes fraîches de gees, la livre .39c ^°*x* boite 16c Bi;!nL .1* La7to5n’ P**p "de homard, da dans sirop épais, boite .16c nom*5 de -.I0’ Thon' ,a hoite 12Vie pour.17c _20c et .25c •9* Fourrures élégantes Vous trouverez ici un bel assortiment de zibeline d'Alaska, near seal, Hudson seal, loutre, rat musqué, marmotte, mouton de Perse, loup, renard, lynx et castor.Manchons barils, en renard rouge, $22.50 et.$24.97 Tours de cou animal, en renard rouge, de $18.75 k.$27.50 Etoles de loutre, de .$18.75 ù $75.00 Manchons en mouton de Perse, de $14.97 à.$55.00 Etoles en mouton de Perse, de $9.98 h.$65.00 Manchons en loup de Mandchourie, de S5-98 à.'$9.98 Etoles animal en loup de Mandchourie, de $6.98 è.$9.98 Garnitures de fourrures pour 'jeunes filles, de $1.98 à.$12.75 Chez Almy, au premier.— Commande! par poste remplies.U PLUS GRAND, IMITEE r MAGASIN ' i MONTREAL Le Père Noel fait les délices des petits au royaume des jouets.Il a de si jolies choses à leur dire et à leur montrer.Les foules d’enfants qui viennent le voir tous les jours,— au souh-soI — attestent de sa popularité.La meilleure maison canadienne J.A.SIMARD&GE Thé, Café, Cacao, Epices, Essences, Gelées, Etc.5-7-est rue Saint-Paul MONTREAL est presque plein ; l’aspect de vide sera d’autant plus grand que l’oeuf est plus vieux; et s’il est gâté, an verra des taches sombres.Autre moyen tout aussi probanL — Dans une pinte d’e.au versez 125 gr.de seil de cuisine.Quand la so-hition est parfaite plong.z-y dé.lentement l’oeuf: Si celui-ci est du jour il descend au fond du vase ; .s’il est delà veille il n’atteint pas le fond ; S’il a deux jours il floite dans Je liquide ; s’il a plus de irais à cinq jours, il flotte à la surface, et la coque émerge d'autant plus que l’oeuf est plus âgé.NETTOYAGE PRATIQUE DES GANTS.Gants de coton ou laine.— Ces gants se lavent à l’eau et au savon comme les chausse lies: on peut les repasser pour les étirer et leur rendre .es piis du neuf.Gants de peau.— Tremper légèrement dans l’eau un morceau de flanelle qu’on passe aussitôt wur du savon en poudre ; frotter ensuite les gants tendus sur les (loigis ou sur des baguettes; essuyer avec une flanelle .sèche.Ge lait mélangé d’un peu de carbon rte de soude r emplace avantageusement l’eau.L’assistance par le Travail L’OUVHOIR L’assistance par le Travail continue son oeuvre de se- .cours.On pourra s’adresser j au bureau de la directrice de ! Vouvroir, 14 rue Chinch, tous les jours de: 9 h.à midi 2 h.à 4 h.L’OUVRAGE A DOMICILE Le comité a décidé, celte année, d’étendre son oeuvre et de fournir du travail aux familles momentanément gênées dans leurs affaires el dont les femmes et les jeunes filles n’osent pas travailler au dehors et désirent garder l’anonymat.Toute communication concernant cette oeuvre du travail à domicile peut être adressée à Madame Gérin-Lajoie, la présidente, ou à la secrétaire.Mme Tarte, au bureau de l’Assistance par le Travail, 14.ruej Church, et tontes les communie.i-, lions seront strictement respectées comme des confidences.VENTE DE CHARITE Les dames patronnesses de l’oeuvre organisent, en ce moment, une vente dont les recettes seront entièrement remises à leurs protégées.Les personnes courageuses et habiles qui désirent venir en aide, à leurs familles se metlroni donc lès maintenant à l’oeuvre et confectionneront de ces jolief choses à être vendues, à leur bénéfice, à l’exposition des ouvrages féminins que le oomilé de l'Assistance par le travail tiendra dans une des salles de la ’ Patrie”, pendant toute Inueinfline du IN décembre.I.e comité se réserve cependant le droit de refuser les travaux de “pateli-v.’ork”’ou aim es articles qui sernient considérés de mauvais goût.D’un aut ’c côté, la broderie, le tricot et les jolies fantaisies faites de ruban, soie, etc., auraient beaucoup de succès.LES VIANDES DE S.L.CONTANT devraient se trouver sur toutes les tables; elles sont délicieuses: faites-en l’essai pour vous convaincre.Jambon cuit, Jambon pressé, Jambon fumé, Jambon picnic, Jambon roulé, 3 à 7 livres, Bacon à déjeûner, Bacon Windsor, Saucisses de porc frais, Saucisses composées.Saucisson de Boulogne (Bologna), Saucisson Saint-Georges, Saucisson à l’ail, Graisse de panne fondue, Viandes fraîches de toutes sortes'.¦ .S NOTRE VEAU DANS LA GELEE est LE DELICE DES GOURMETS DEMANDEZ-LES A VOTRE FOURNISSEUR Toute commande donnée par poste ou par téléphone rece* vra une attention spéciale.S.L.CONTANT MONTREAL W.LAMARRE & CIE ComincrçantB de foin, crain, etc.BOIS ET CHARBON GROS ET DETAIL Donnez votre commande maintenant, attention toute particulière don.née a chaque commande.Livraison dans toutes les parties de la ville.1 \ MAISON DE CONFIANCE, ETABLIE DEPUIS 19 ANS 630 A.ve ATWATER Tél.V/estm.609 NOS CONFITURES aux fruit» purs: fraines, framboineo, bleuets, prunes, pêche» ceri«.etc., sont garanties de première qualité, préparées avec le plus prend soin et la plus méticuleuse propreté et ne vous coûteront pas Dlua cHm que celles que vous pourriez préparer à domicile.Chez votre fournUaeur ou chez PELLERIN & MASSON Maison eanadiennc-fiançaise 111 SAINT-TIMOTHEE, Montréal.Té|.Est 1075.1649 BON CAFE, BONNE JOURNEE Demandez à votre épicier le délicieux CAFE ST-MARC I G’çst le enfé par excellence; il vous donner lion.Si votre epicier ne Ta pas, téléphonez à AUGUSTIN COMTE & CIE., LIMITEE 725 rue Notre-Dame est, Tél.Est 7130 entière satisfac- ¦: ‘ ?• ¦ 22 jæmiiaaBMa— LE PRIX DU PA est élevé, cepcmlnnt on l’oublie un peu lorsqu’il est d’ex-eollente quahté.Vous aurez la satisfaction d’avoir le meilleur pain possible en rachetant de ALBERT POIRIER ,U,K CHBISTOI'HE-COLOMB.tu.Saint-Louis, sm 1> 9 Le; choses à être vendue* pou,-, raient, dès maintenant, être expédiées en les adressunl à Madame Israël Tarte, édifice lu "Pairie”, rue Sainle-Catherine est, L’expédilion se fera aux fntfs et périls de l’expéditrice.Le comité ne se tiendra postakf^t rc^pnn":)ble 'd'erreurs Remarques: Chaque article devra elle accompagné du nom et de i'a-dresso de j expéditrice, d.e même que du prix, en chiffres liftiblto, de 1 ouvrage à être vendu.I 9941 LE LEVOift, TuOMREAL, JEUDI 7 DECEiuERE i'Jie )> { < V it 1 4 4 # % VOL.Vil.—Na 287 __ _______LE SER VICE NATIONAL ASSEMBLÉE TUMULTUEUSE ML Borden reçoit une bienveillante réception au Monument National hier soir mais MM.Patenaude et Bennett sont interrompus *et hués.—-M.Blondin, réclamé à grand cris, s’abstient.M.Patenaude profère des menaces «èt blâme Laval.— Les étudiants protestent.CE QU’ON ATTEND DU SERVICE NATIONAL Les orateurs- du Service Naiional qui Wia-uguruLenl-leur tournée, hier soir, ont eu quelque difficulté- à soulever l'enthousiasme de l’auidi-toire considérable qui se pressait au Monument national.On a écouté le premier ministre avec respect ; niais le discours de M E.L, Pate-naude a été haché d’interruptions et dé cris de dérision, venus surtout des galeries.M.Bennett n’a guère été plus heureux.Et le tapage fut tel que l’on décida de dore assez abruptement la réunion; cela priva l’auditoire d’entendre M.Blondin, que les interrupteurs réclamaient avec insistance.On croyait que M.Blondin, qui a du .pectus, allait faire face à l’orage, mais la partie était difficile.M.Ludger Grave! et M.H.B.Walker ont présidé conjointement la réunion.Dams l’allocution improvisée qu’il a prononcée pour venir en aide à M.Bennett, M.Gravel a su trouver les choses qu’il fallait dire et il les a bien dites.M.Walker, qui doit être un fort brave homme, n’est pas un orateur.On a assez peu applaudi le premier ministre, lors-qulil a fait son entrée, ci pondant et après son discours, il a eu des ovations.L’avocat qu'est M.Borden ne soulève pas l’enthousiasme des foules, mais son évidente honnêteté d’intentions lu* en attire le respect et l’estime, , , , Dès que M.Patenaude s est lève pour prendre la parole, immédiatement, les galeries, remplies a de-border comme le reste de la salle, sont devenues houleuses et hosliles.M.Patenaude n’avait pas prononce trois phrases qu’il n’était plus pos-' siblo de l’entendre, et qu’il devait abandonner son argumentation pour faire face à ses interrupteurs.Ceux-ci p-araissaient bien decides à avoir le dernier mot, et les interruptions descendaient comme grêle.Le mot : “1911” se retrouvait surtout au milieu du chahut, mêlé a des invitations eu ministre de s’enrôler.ef „ à.dés.al im s ion s à la question des èco'es de l’Ontario.Prends ton fusil!” criait l’un, “Les martyrs de l'Ontario”, criait l’autre, “On suit votre exemple!” lorsqu’il parlait d'exemple à donner à l'univers.M.Pale fia u (leT ‘ n dfi' ’sans" ’t-i'âncric, faisait face à l’orage; il voulut parler d'opinion déformée par ‘ certaines assemblées et certaines campagnes poursuivies» depuis deux ans.“C’est toi-mème qui l’as défor-mée”, c-ahi Pon de la galerie.11 était visible que l'orateur du moment ne possédait pas l’estime indivise de son auditoire, si M, Borden l’avait.Et les appels “Blondin! Blondin! qui se Allaient aux cris, marquaient bien que la faveur populaire ne va pas entière à ces deux ministres.On a laissé tranquille M.Casgrain, qui, se tenait, très digne, comme d’habitude, à l’autre bout de 1 estrade en compagnie de M.Doherty.M, Patcnau.de a mis une persévérance méritoire a prononcer son discours, à peu près jusqu au bout.Dans un mouvement de colère, il a cependant imputé nomjnémcnl aux étudiants de Laval le chahut qu’on lui faisait, et il a ajouté qu’un jour viendra où l’on ne sera plus exposé, dans les réunions, à de pareilles interruptions.On assure cependant (pie -M.Patenaude a retiré, après l’assemblée, la mention qu’il avait faite du nom de rUniversité Laval.M.R.B.Bennett a subi le même sort, mais son abondance verbale et la bonne humeur qu’il a mise dans ses réponses lui ont concilié uné bonne partie des interrupteurs.Cela n'empêcha pas, cependant, M.GraveTd'etre obligé de lui venir en aide, àVec un appreciable résultat.Il faut noter, toutefois, une sèche interruption en anglais, venue de l’orchestre: “VV/iy don’t l/ou enlist?" C’était une sorte de rappel de la déclaration de M.Lamarche au club Saint-Denis, et elle n’a.pas manqué d’embarrasser M.Bennett, qui t’a éludée e* n’a pas répondu.A un autre moment, comme il parlait d’abondance dans le silence de l'auditoire, une voix gouaille use cria: “Qu’est-ce qu’il dit?” Moins embarrassé cette fois, M.Bennett répondît: "Il est vrai que je ne suis pas en mesure de vous parler dans votre belle langue, mon ami, mais.ça viendra peut-être avant longtemps.” Belle promisse.A l'orchestre où les deux races étaient représentées, l'auditoire a été calme rit attentif.En somme, la caractéristique de la soirée, ce fut l’attention profonde et respectueuse avec laquelle on a écouté sir Robe t Borden jusqu’au bout de sa longue oration, et l’absence de sympathie qui s'est manifestée à l’endroit de MM.Patenaude et Blondin, il faut rendre cet hommage à sir Robert Borden tpi’il a pris lu chose avec, esprit et s’est montré fort amusé de l’humeur combative des jeunes gens de la galerie.Il est vrai que ce n’est pas lui qui avait le plus B en souffrir.La foule est sortie toute en rumeur et en discussions.DISCOURS DE M.R.L.BORDEN Au début de son discours, M Borden a prononcé ces quelques mots en français : “ J’ai mis de côté des devoirs très urgents et de lia plus grande importance pour venir plaider devant vous la cause du Bureau du Service national.Les problèmes (me doivent résoudre, le pays et l’Emou** «ont difficiles.La victoire n’est pas gagnée, et il faut d’autres efforts.C’est ce qui m’amène ici avec un message pour aider au triomphe d’une grande cause, celle de la liberté, de la justice et du droit.A cette noble tâche a été consacrée l’entente cordiale entre les deux grandes nations dont sont issues les deux races oui ont donné à ce pays ses pionniers, entente qui doit commander tous les dévouements et des sacrifices d’un Canada uni.” Puis, le premier ministre a poursuivi en sa langue maternelle.li n'y a pas lieu de proclamer, ce soir, la justice de la cause pour laquelle combattent les pays alliés.Quelqu’un a dit que les causes du conflit ont cessé de présenter un autre intérêt qu’un intérêt historique.Au contraire, je crois qu’elles sont tellement pleines de sens que de l’issue de la lutte dépend la destinée non seulement de notre Empire, mais du monde.Les derniers jours du mois de juillet 1914 étaient gros de conséquences pour nous comme noue tout notre Empire.Si nom étions restés à l’écart et avions sanctionné par notre inaction la dévastation et la destruction de la Belgique, si nous avions abandonné la France e’t souscrit à son écrasement, nous eussions mérité le mépris du monde entier et nous n'eussions pas échappé au sort inévitable que nous eût sûrement infligé une nation dominant le inonde.Ainsi chaque Dominion a armé sqs forces dans une lutte d’abord inégale à cause de notre manque de préparation.Je ne parlerai oas du gigantesque effort de tout l'Empire dont l’ennemi n’a'senti l’effet que durant ces derniers mois, mais je signale avec orgueil et gratituie Je fait que depuis un peu plus de 2 ans, environ 400,009 Canadiens ont répondu à l’appui du devoir, que 150.000 ont servi au front et que 100.000 d’entre eux sont actuellement à la ligne de feu.LA VICTOIRE DEPEND DE L'ORGANISATION Le nombre seul des soldats ne constitue pas une bonne armée.Il, faut entraîner, discipliner et équiper! les hommes.11 faut organiser chaque : élément du service militaire.La cré-l ation d’une armée moderne d’une puissance effective de combat exige une longue préparation.Et cette | j guerre n’est pas une guerre d’années! I seulement, mais de nations.La victoire dépend conséquemment de l’organisation complète des ressources! nationales; H faut jeter dans la lutte la force organisée des ressources des Allies pour en tirer un rendement complet.Dans ce but, le gouvernement a décidé de faire opérer le dénombre-j ment des ressources en hommes du Canada et la commission du service nationale créée pour cela indiquera sous peu au peuple les moyens par.lesquels on veut faire efficacement ce calcul.Le travail ainsi entrepris est d’une suprême importance.J’ai donc ; cru nécessaire d’abandonner pen-1 jdant quelques semaines des devoirs! très urgents, plus impérieux que ne! i peuvent se le figurer les personnes qui n’ont pas eu à les remplir ; et je ! me suis présenté devant vous ce soir | pour insister afin que la réponse du! Canada réponde aux besoins.Lais-sez-moi vous exposer ces besoins tels que je les comprends.Ceux-là peuvent s’en rendre complètement j compte qui ont vu les villes et les | villages dévastés de la France et de jla Belgique, qui ont suivi les traces laissées par les armées dévastatrices, qui ont ressenti les horreurs (pie la guerre a apportées à des contrées naguère aussi heureuses et aussi paisi-: ides que nous en pouvons voir au ! Canada.On a proclamé au monde les atro-! cités indescriptibles commises dans • l’intention d’intimider la population ! civile de la France et de la Belgique, j Aujourd’hui encore, le bras puissant ! de J’ennemi triomphant pour le moulent a réduit en captivité et pratl- ; quement à l’esclavage 100,000 Bel- • ges qui ne portaient pas les armes jet constituaient de paisibles citoyehs {désireux de consacrer leurs énergies : à soulager autant que possible les misères de leur pays.En France, la même infamie a été perpétrée, bien que sur une moindre échelle.Sur Oe littoral de la Grande-Bretagne et dans des régions à l’intérieur, jles obus des croiseurs ou les bombes des zeppelins ont massacré des femmes et des enfants.Nous vivons dans la paix et dans le calme au Canada tandis que nos parents de l’autre côté des mers sont | victimes de ces effroyables tragédies.A quoi devons-nous notre immunité, sinon à la force organisée de cet Empire dont le Canada fait partie?Qu'est-ce qui empêche aujourd’hui un croiseur allemand de bombarder les village^ et les villes de nos côtes, de remonter le Saint-Laurent, d’imposer des contributions aux habitants de cette province, de nous infliger la captivité et l’esclavage, d’envoyer des avions jeter des bombes sur Québec et .Montréal?Quelle est notre protection sinon la force organisée de l’Empire?En tant qu’un des Dominions dont il se compose nous sommes tenus dans la crise qu'il traverse de faire notre part comme nos pères l’oijt faite avant nous, si nous espérons éviter en fin de compte un sort semblable.Le Canada est un Etat dans les limites d’un plus grand Etat, l’Empire lui-même.Notre pays jouit d’une constitution octroyée il y a environ cinquante ans et établie par la sagesse des pères de la Confédéra- tion dont les noms font vibrer encore le coeur de tous les Canadiens, McDonald, Cartier, T upper, Brown.TOUT DOIT SE MESURER PAR UN DEVOIR Dans la sphère de cette constitution le peuple canadien se gouverne lui-même et chaque citoyen exerce son influence individuelle dans la détermination de la façon dont le pays sera gouverné.C’est un droit établi par les principes qui sont la base du gouvernement démocratique.Mais tout droit se mesure par un devoir corrélatif ou correspondant.Aux citoyens, l’Etat assure protection, sécurisé pour l’individu et la propriété, application de la loi et un gouvernement régulier.A _ l’Etat, chaque citoyen doit ses services ; il n'y a jamais eu de circonstance et il n’y en aura peut-être jamais dans laquelle ce devoir est plus manifeste, plus exigeant ou plus impérieux qu’à présent.Au Belge et au Français l’occupation du sol de la patrie par l’ennemi, l’implacable application de son pdüvoir, la terreur qu’inspire son joug dévastateur apportent la preuve la plus éloquente et la pints convaincante du besoin d’organiser les services de ton! sujet loyal.Ce besoin peut nous sembler plus éloigné mais il n’en est pas moins réel.Nous sommes dans l'orbite de la destinée de notre Empire et celte destinée est en péril.J’ai dit et je répète que'c’est plutôt une guerre de nations que l'armées.Il faut mettre dans la balance toute l’énergie humaine et toutes les ressources matérielles à notre disposition.De même que des soldats sans discip.ine, sans entraînement et sans équipement ne peuvent former une armée efficace, dé même une nation dans les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons ne peut meitre en oeuvre toute sa force à moins qu’on n'éva-lue et organise celte force telle qu exprimée et coefficient d’énergie humaine.Cela n’est pas 'seulement nécessaire pour les fins actuelles, mais le travail ainsi entrepris nous apportera de plus un avantage inestimable pour faire face a la situation qui se présentera immédiatement après la signature de la paix et à laquelle nous devons nous préparer.L’évaluation de nos ressources naturelles et les conclusions sur les fins et les moyens relatifs à leur plus avantageuse u.ilisation sont également necessaires et nous ne les négligerons pas.Ainsi le directeur généra] et les membres de la commission du Service national considèrent qu’il est actuellement de leur devoir d’éva-luer les forces en hommes du Canada et de faire accompagner ce calcul des inforinaiions qui permettront à chaque, homme de rendre à l'Etat les services qu’il sera le mieux en mesure de rendre à son pays et qui lui seront le plus utiles.Ils ont demandé le concours de tous les corps représentatifs et des personnes qui sont les mieux qualifiées pour donner l’aide nécessaire.Dans celte besogne des plus importantes et des plus nécessaires, nous avons demandé la coopération des députés fédéraux et provinciaux, du clergé, des instituteurs, de toutes les associations et de toutes les sociétés representatives, des Boards of Trade, des institutions commerciales et financières du pays.CE QUE PROUVERA LE QUESTIONNAIRE Mais en fin de compte, il faut faire fonds sur la compréhension qu’aura le peuple du besoin actuel e se présentent à 396,773, comparativement à %91,806,709 la semaine dernière, $65,841,716, pour la période dorres-pondante de.l’année dernière, et $48,184,646, en 1914.* * # Les recettes brutes du chemin de I ter Nord-Canadien, en octobre, ac-! disent une déperdition de $631,907, j et le revenu net, impôt déduit, res-isort en diminution de $1,211,669.| Pour les quatre derniers mois, le revenu brut présente une augmenta-I tion de $3,190,845, tandis que le re-| venu net, impôt défalqué, fait res-isortir une insuffisance de $263,984.# * Les avis de Wall Street portent jque des gains variant d’une fraction à plus de deux points, ont présidé au début des opérations, au-jjourd’hui, sur le marché new-yorkais des valeurs mobilières, ces avances affectant des compartiments variés.Les chemins de fer d’importance secondaire ont derechef témoigné de vigueur et les va-( leurs de transport (shipping) se sont élevées, pour certaines du 'moins, à des niveaux encore inconnus.Les émissions de chemins de fer réorganisés continuent de fai-| re prime, grâce à une absorption libérale de la part du public.A peu près toutes les valeurs de ce groupe ont profité de ce mouvement.Des répressions se sont fait jour chez des valeurs haut cotées, mais ees pertes ont été amplement com- Eensées par des gains par ailleurs, es bons ont été encore irréguliers.* * Une dépêche de New-York renseigne qu’une nouvelle consignation d’or venant du Canada et s’élevant à $11,300,000.a été déposée aujourd’hui au bureau des essayeurs officiels de la métropole américaine.Cela fait donc 36 millions de dollars que nous expédions en or chez nos voisins, en trois jours.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Sherwin Williams — Trimestriel régullier de 1 3-4 p.100, sur les actions privilégiées, payable le 31 décembre aux .porteurs enregistrés le 15 décembre.* K- *¦ A une réunion tenue, hier à Toronto, le oonsdil de la National! Trust Company a déeilaré un dividende trimestriel régulier de 2 1-2 p.100 distribuable le 1er janvier aux actionnaires enregistrés le 21 décembre.MACHINE A TRICOTER L’A R G E N T QU’ELLE VOUS GAGNERA PAIERA VITE VOTRE ACHAT jfl N5?R UCTIQ NS* É BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-Fran- rois-Xavier Nos 95 et 97.Montréal.Valeurs Outer- Midi Valeur» Cuw Midi —— lure tua AllisCh.or.35 SôX ln»p.Copi.toy.”0% A lit.Ch.fr.Int.Ra.1 r ArasAir Br.I.ehigh Val.Am.B.Sug.iÔ7 iOfii,: I’re«s.St.C 83-« 84 Bakl.l.oco.77J/i ny Rea«iing HOI-i 110% liait.\Ohio 8(> Repuhlt.Ir.17K 87% Ueth.Steel.Koc.Isl.cr.37% 3* U Brookl 8 a.w.So'AïRubb.U.S.ecvVf, Can.Pacib 168 i834 Shattusk Ai Cent.Leath :o8i„ 110 i South.Par.100% Colo.H.*L r,;>v ¦STÎ.Sout.tt»ii./j’.20% Corn Prod.’JG ¦29 St.Paul y Y Cruci.Steel S7 «KlThird A.c Kriepr.Not 54 Union Pac.MT 147% h riepr.No’2 tî.S Btc.or, r.’)% 124% Erie Ordin 38 U-S.Steelp.121% l-’-hi Ur.Nor.Or H G UtahCoppe 1ÀM-.125 Westinedum 62% 6a .J?Le Manuel du Spéculateur contient le» ronsoifncmontn Ion plus intércsaontft »ur les valeurs »pé-culatWe*.I/ôdition de décembre sern bientôt prête à être distribuée.Four en recevoir gratuitement un exemplaire, II suffit de s’adresser à M.PAUL de MARTIGNY au bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co., Rue Saînt-Frençoin-XaTler, Noa fW-S8 TELEPHONE MAIN 4»«0 BOURSE DE MONTREAL Ceara fournis par va maison rortior.Beauvais et Cte.membres d« la Boums do Montréal, roo S.-François-Xavlor.90, Montréal.Valxuks Out, Clôt, Valsües out.Clôt, Ames Hokl." nriv.PellTélC.Bra T L.&r Can Car.• r>nv Ca*.Ceaa pnv.cam.Ot.L,.pxiv.Ca.CoaTer Can.Found.! 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" priv.i .Tor.Ry .33 “ priv.; Tooke Hro '* priv.194^ Tuck.Tob , -; ‘ priv.Twin Citv.'>^H\ “ priv.i - .Winn.Ry.85 j 104 Banques — 1.Br.No.Am.j Commerce .: Dominion.Hamilton.iliochelaga j Impérial.Merchants M oisons.- Montréal.Nationale.4.Nova-Scott — Oltawo.Québec.Royal.Standard.Toronto.02 i Unton*___ 148 .j Î33k ’ 144 *144’ 68>' 80^! 21 SO^i 73 uy Ùli" 99 80 20 80 •2tX 208 13 180 190 ¦M'A 2)7 202 V4 212 133 222 BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-Françoia-Xavier- No £6, Montréal.MINES DE COBALT De- Offre.mande.28 Adanac .Bailey.Beaver .Chambers Ferland .Crown Reserve.Foster.Kerr Lake.La Rose.McKinley Darragh .Nipisslntf.Ophir .Peterson I-ake.Seneca Superior.Silver Leaf.remisknming.Trethewey.Vacuum Oil and Gas .Wettlnufer.MINES DE PORCUPINE Apex.12 Dome Extension.281 j Davidson.t»8 ” Dome Lake.(>:» Dome Mines.Hoi linger Cons.083 Jupiter .201 £ Kenabcek.50 I ally.H McIntyre.— 07 v; 40 44 «0% 470 915 18 O.t 02% 21 21 125 II 07% 47 21% 45 07 500 05 03% 925 13% 20 04 02% 24 24 129 13 12% 29 70 «7 2225 700 31 57 17 03% PROVINCE 1)E QUEBEC, district d’Iberville, Cour Supérieure \o 3205 11.timer Harbec, sténographe de Saint-Jean, demandeur, vs.Alexandre Caron et L.A.Barrière de Montréal, et Maisonneuve, défendeurs.Le lOme lour de décembre 1910 à dix heures de ravant-midi, nu domicile «lu dit défendeur, L.A.Barrière, au No 070 rue Adam, eu la cité de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dit dit déféndriir, L.A.Barrière, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.M.J.A.DK-CFLLKS, H.C.S.^Montréal.7 décembre 1910.PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 4727—Dr B.Bas-tien, demandeur, vs.J.K.Provost, défendeur, et Georgia Turpentine, tiers-snisle.Le Dîme jour décembre 1910 h dix heures de Pavnnt-nildi, à la place d’affaire, de la dite tiers-saisie, au No 2742, Clarke, en la cité de Montréal, dit district, .seront vendus par autorité de justice, 1rs biens et effets de la dite tiers-snlsie,saisis en cette cause.consistant en coffre-fort, pupitre, etc.Conditions: urgent comptant.À LC.DESRO-CHKS, H.C.S.Montréal, 7 décembre 1916.LA MONEY MAKER A No 1 Si facile d’opération qu’un enfant de sept ans s’en servira avec un succès complet, elle fera le tricotage pour toute ta famiite, tricotages unis et par côtes.La vignette ci-dessus montre la machine complète recommandée pour l’usage des familles.UNE PAIRE DE BAS EN 30 MINUTES Vous deviendrez vite un expert et vous ferez vos tricotages sans, perte de temps.C’est la plus rapide et la seule qui finit un tricotage parfait.DEMANDEZ UNE DEMONSTRATION ou notre circulaire qui vous l’expliquera en détails.Vous ne vous engagez en rien et vous connaîtrez une machine merveilleuse à PRIX MODERE.CONDITIONS DE PAIEMENT TRES FACILES P.-T.LEGARE Ltée 180 RUE AMHERST SIEGE SOCIAL—QUEBEC.ROYAL CANADIAN ACADEMY OF ARTS EXPOSITION DE PEINTURE Modèles de sculpture, d’architecture, etc., à FART GALLERY, 679 rue Sherbrooke ouest, angle Crescent, du 17 novembre au 16 décembre.Entrée: 25 sous, lundi et jeudi soirs,ide 8 à 10 p.m.Gratis, le lundi et le samedi après-midi et le jeudi de 10 à 6 p.m.C AN ADIAN «PAeiFlCi CHANGEMENT D’HORAIRE En vigueur le dimanche 10 décembre Pour détails s’adresser aux agents BUREAUX SES SILLETS: 141-14:.St-Jacqun -Tel.Bell, Moin 8125 Hôte! Windsor, Gares Place Viser et de la Rue Windsor j COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBANS POUR 1916.9.00 u.m.4.00 p.m.8.00 p.m.LACHINE.— Du bureau de Poste.Service de:— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.oo p.m.û 7.10 p.m.20 min.de 7rl0 p.m.à 12.00 minuit DE LACHINE.—Service de:— 20 min.de 5.30 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 20 min.de 9.00 a.m, à 10 min.de 4.00 p.m! à 20 min.de 8.00 p.m.à 12.10 u.m.Dernier extra à 12.50 a.m, 8 AU LT - AU - KECOLLET ET SAINT* VIN ÇBNT-D Ji-PAU L.— De Saint-Denis à Saint-Vincent.—Service de : — 10 min.de 5.20 u.m.à S.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.ù 4.20 p.m.10 min.de 4.20 p.m.ù ü.40 n.m.20 min.de 0.40 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.k 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.09 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT DE PAUL A SAINT- DENIS.— Service de 10 min.de 20 min.de 10 min.de 20 min.de 30 min.de 5.50 a.m.8.10 a.m.4.50 p.m.7.10 p.m.8.30 p.m.8.10 a.m.4.50 p.m.7.10 p.m.8.30 p.m.12.00 minuit'.12.20 Tramway de Henderson n iSaint-Dcms, a.m.Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis, 1.1a a.m.CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet.—Service de 20 min.de 5.20 a.m.ft 8.40 p.m.c à $2.50.La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal AVIS est par le présent donné qu’un dividende de deux dollars par action sur le capital de cette institution, u été déclaré et sera payable à son bureau principal, à Montréal, le et après mardi, le 2 janvier prochain, aux actionnaires enregistrés le 15 décembre prochain, ft 3 heures p.m.Par ordre du conseil «le direction, A.P.LESPERANUE, Gérant.Montreal.le 27 novembre 1910.ARTHUR BRUNEAÜ, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAÜ & DUPUIS OOTTRTI M.R 9 rturesu «Te Montréal, 97 et 99 S.-FRANÇOIS-XAVIER.Sarrftrnalra l QITKBEC ,t fiOKKL Fil 4lrMl .?«e fMT * VLAQa N.w-T.rk- Pour détails, s'adresser à f’agent des billets de la ville, 230 ruç_Saint-Jacques, ou au bureau des billets de la gare, rue Sainte-Catherine-est.“CANADIENNE HONNE;-BAlE.LIMITEE” AVIS est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de, Québec, il a été accordé »par le Lleuteiumt-Gouvermuir de.la provfhce de Québec, des lettres patentes, en daté du dix-huitlème jour d«» novembre 1910, constituant en corporation MM.Zéphi-rïn Fllion, Joseph A.Armand Houle et Léon .Lamothe, avocats, Bernard Laugevin, conip-' table, et Léo ni «jus Houle, étudiant nr droit, «le Montréal, dans les buts suivants: Acheter, vendre, échanger, hypothéquer ou autrement aliéner «les biens meubles et immeubles, lots à bâtir ou déjà bâtis, «les terres en culture, des limites a bois de cousit ruction, chauffage ou de bois «le pulpe; Acheter ou construire clos moulins ft scier Ile bois, «les fabriques de pulpe ou de pâte à papier ou toutes autres opérations du me I me genre; j Acheter ou établir «les marques de eom I merce, brevets d'invention ou licences pour ! l’exploitation du commerce du bots, de la pulpe de la pâte ft papier et autres opérations du mémo genre; I Acheter les droits ou intérêts que peuvent posséder «l’autres compagnies semblables dans des limites à bols, dans les immeubles, moulins ou fabriques de ce genre; Vendre ou aliéner l’actif de la compagnie, ft «les particuliers ou des compagnies faisant des opération» du même genre, soit pour de l’argent, soit pour «les parts ordinaires ou préférentielles dons de telles compagnies; Particulièrement acheter les droits que possède In compagnie appelée “Bonnc-Bate, limitée”, Incorporée par une charte fédérale, «Inns une ou des limites ft bols situées dans Pile de Terreneuvo et dans le Labrador et payer le prix d’acquisition en parts acquittées «le In présente compagnie, sous le.nom de “Canadienne Bonne-Baie, limitée”.avec un fonds social «le neuf mille piastres ($9,000.00).divisé en neuf cent» (900) actions de dix piastres ($10.00) chacune.Lu principale place d’affaire» «le lu corporation, sera ft Montréal.Daté «lu bureau «lu secrétaire «le la province, ce dix-huitième jour «le novembre 1910 j C, J.SLMAB1), Sous-secrétaire «le lu province.SAINT-JACQUES, FILION, HOULE „ et LAMOTHE.Procureurs des Requérant».5 VOL.VIL — No 287 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 DECEMBRE 1916 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LE CABINET DE LLOYDGEORGE ON NE SAIT ENCORE QUELS SONT CEUX QUI EN FERONT PARTIE.— LES JOURNAUX S’ABSTIENNENT DE TOUTE PREDICTION.— UNE TACHE DES PLUS ARDUES.Londres.7.— Les journaux du matin s'abstiennent de ton e prédiction ou inêine de toute conjecture sur la formation du cabinet de Lloyd George et rien n’indique que les suggestions de la minorité puissent entrer en ligne de compte.Lloyd George a devant lui ja lâche la plus ardue de sa carrière politique et ses plus ardents partisans qui refusent à se prononcer sur les succès qu’il peu! remporter croient quand mémo qu’il triomphera de tous tes obstacles.Le Times appelle l’avènement de Lloyd George au pouvoir, “la seule solution pratique U directe, de terminer la crise actuellCj niais on ne peut en* prédire les résubats.” ¦ En face des difficultés qui retendent le nouveau premier ministre, le Chronicle dit: “Seul un homme de courage, au coeur de lion, peut (es affronter.Lloyd George n’a pour lui aucune partisannerie organisée à la Chambre des Communes, ni de machiné politique pour l’aider, tandis que l’étal des affaires au pays et à i’étramger, n’offre point de bien brillants aspects.Mais, la seule hardiesse de l'entreprise peut gagner la sympathie de la démocratie anglaise, en dehors de tout appui des coteries de parti.” •Les - critiques ; en politique prétendent que tés principaux hommes d’Etat unionistes vont suivre le nouveau premier ministre et que eu dernier ne peut attendre d’appui de la part de ses anciens collègues libéraux, tous ralliés à M.Asquith jusqu’à la fin.Le Liberal Daily Chronicle,croit que le nouveau cabinet sera non un cabinet de coalition, mais un cabinet de guerre, composé de conservateurs, dejibéraux, d unionistes et de députés ouvriers, dont la coopération est de la plus grande importance.Et il donne quelques noms des ministres probables, entre autres: Bonar Law, Edward Carson, lord Curzon, Winston Churchill, et autres.A .cause de la conirovense du Home Rule, Lloyd George ne pourra admettre dans son cabinet un nationaètsitc.irlipnlais, assure le Daily Cluphiclf; Dans j’qiJj-Jion du Daily Graphie, déjà forMwèril opposé'à M.Asqui.h, Lloyd Georgy : ne.peut former un ministère et suggère le nom de lord Derby, comme premier ministre, e; ceux du baron Rhondda, Le roi du charbon, et du baron Devonport, comme ses principaux minisires.LES .IOlKX(Ar\„ U4NS Amsterdam, par voie de Londres, 7.— La démission de M.Asquith dégage la situation, dit le “Koel-nisene ZçilUBg'’, _Commentant la crise anglaise, le journal poursuit: “Les dernières forces de l'ennemi , vont être jetées dans l'arène et iors-la décision anglaise, la discussion était devenue pratiquement impossible.La résolution présentée (par les “ jusqu’auboutistes ”, pour êlre soumise à la considération de la Chambre, se lit comme suit : “ Dans l’intérêt de la défense nationale, il est urgent que la session secrète de la Chambre des députés se termine le plus tôt possible et que dans un mémorandum précis les représentants du peupile désignent au gouvernement ia volonté du pays.” Il n’y a pas de doute sur la signification de ceci, et il n’y a pas non plus de doute quant au résultat.Il est presque certain qu’il y aura un changement complet de politique, un autre changement dans le personnel du haut commandement, et qu^rmes modifications dans le 2'ouvernement.Le ministère resterait cependant tel qu’il est.Les détails du nouveau programme sont nécessairement incomplets, mais il semble que les mesures suivantes seront prises : Une extension du contrôle de l’Etat à d’autres services publics, tel que l'hygiène qui est 'maintenant sous le contrôle des autorités (locales.Une augmentation du nombre de,- ministres, ou tout au moins la création de nouveaux sous-ministè-tères.Un changement dans la procédure du Parlement, avant de pouvoir prendre des décisions plus rapidement.Une extension de la conscription civile qui ne fera aucune distinction entre le service de l’armée et le service de l’Etat.Une réorganisation du comman-dcinent militaire suprême.Ce programme en tout ou en partie sera probablement mis en vigueur d’ici à quelques semaines.Ce changement aura pour but de nermettre une plus grande liberté d’action et de pousser la guerre plus activement.Comme le dit Pierre Renaudel, dam VH a inanité d’aujourd’hui : “ Je crois pouvoir dire avec sûreté que les mesures demandées par la Chambre seront accerdées Je mis même dire que nous allons v(fs une assemblée nationale qui, si elle n’est pas exactement la même chose que le comité du salut public sous la révolution, en sera du moins la proche parente.” LA CHAMBRE EN SEANCE SECRETE.Paris, 7.— La Chambre des députés a tenu aujourd’hui sa neuvième séance secrète, à la fin de laquelle on a ouvert les portes.Après délibération, on a décidé de tenir une autre courte séance à 2 heures, et on étudiera les motions résultant des débats secrets de la Semaine.Il y aura ensuite une séance publique à laquelle on procédera à la discussion et à la mise aux voix des résolutions.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 11973—C.W.Lindsay Ltd.vs.E.1.Paquette.Le Kime jour de décemlire 1916 à 10 heures de l'avant-midi, au No 235 rue Jeanne-Mance, on ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc Comptions • argent comptant.ANTOINE LAPIERRE, Montréal, 7 décembre 1916.Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure, No 5079, Dame Fréderica Payeur, de la ci’.é de Maisonneuve, épouse séparée de biens de J os.Arthur Gcmlombe, entrepreneur, du même lieu, et y faisant affaires comme telle, seule sous le nom et raison sociale de ‘11.A.Coulombe, enregistré’’, (|e A Vapproche des fêtes Les dames s’intéressent vît \ y, \ plus que jamais aux élégants COSTUMES, MANTEAUX, ROBES, JUPES, BLOUSES, etc., offerts à des prix très modérés au magasin St-Geor-ges parce qu’elles savent que la personne qui ne dispose que de faibles ressources y trouve son compte comme Tacheteuse la plus riche, tout en se procurant ce qu’il y a de plus chic.LE MAGASIN ST-GEORGES 284-ouest rue Sainte-Catherine -Magasin ouvert demain toute la journée.ENREG à côté du théâtre Princess J, rvÆ life* L VT èNl i* Une suggestion! C Si le Bonhomme Noël fait don à votre maison d’un téléphone d’extension d’un coût de $8, $10 ou $12 par an, la nécessité de monter les escaliers pour répondre ou pour appeler au téléphone n’existera plus—votre femme et les membres de votre famille économiseront des milliers de pas inutiles.C.Aucun frais d’installation à payer—simplement la petite somme annuelle indiquée ci-dessus, payable tous les trois mois.C.Passez-nous votre commande aujourd’hui et elle sera exécutée avant la Noël.Téléphonez dès à présent à notre Service des Contrats.La Compagnie Canadienne Téléphone Bell.du manderesse, vs Louis Mercier, ci-devant de la cité et du district de Montréal, et présentement de lieux inconnus, (défendeur.11 est ’ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 17 novembre 1916.T.Dépatie.député pro-tonotaire.Beauregard et Labelle, procureurs de la demanderesse.Province de Québec, district de Montréal.Cour supérieure, No 3003.Arcade Bissonnette, rentier, de la paroisse de St-.iq.seph de Soulangrs, dans le district de Montréal demandeur, vs Edouard Hébert, Alfred Cossette, Noël A.Ostiguÿ, tous de la cité de Salaberry de Valleyfield, et A.T.Z.Santoire, de Saint-Chry-sostome, district de Beauharnois, Hilaire Côté, ’de la paroisse de Ste-iPhilomène, dans le district de Beauharnois, Fi• ançois-Xavier !) puis, Raoul Tourangeau, Agnéor 1 Tanner, tous trois de la cité ( Montréal, dans le district de Mon réal, défendeurs.Il est ordonné : défendeur, F.X.Dupuis, de cor paraître dans le mois.Montréal, i 4ème jour de décembre 1916.’ Dépatie, député-protonolaire.Co sineau et Laçasse, procureurs c demandeur.LE DEVOIR D’1 FILS Feuilleton du DEVOIR Par Mathilde Alanic ! 31 (Suite) —"C’est vnail tu ne sais pas! mur-qura-t-el'lie, en se penchant vers son lits.Ces messieurs m’onl révélée à moi-même.Tu ne le doutais pas juc je fusse capable d’écrire un rouan, n’est-ce pas?Elle eut le sourire mélancolique l’unie femme jusque-là néconnuc.gVon, H ne se doutait pas, cl drmett-¦ -ait stupéfié.Pourtant, n’élait-il pas tans l’ordre que la femme, sur son léclin, cherchât à prolonger ses surtax mondlains par d’autres victoires, !t joignit à l'éventail rte Célimène le porte-plum’e de Pihltominte?Il ^ s’expliquait imintcnanl l'acharne-* tient déployé contre oeilîs que Mme bazarciUc considérait déjà connue ios concurrentes.A demi-voix, elle continuait die se confesser, comme à un reporter, parlant de sa vocation, rte ses conceptions de l’art.La rièvre de la publicité et de la réclame la brûlait déjà.Elle s'exaltait à l'idée de trouver prochainement sa pnolographie, accompagnée d’un sonnet, dans Une revue illustrée : Andrés préparait son portrait pour le prochain Salon.En attendant l’apothéose, elle se grisait des fumées d'encens que ses hôtes ne lui ménageaieuT pas, en rtê-gustanf ses vins et ses liqueurs.A un certain moment, Gilbert discerna une étincelle moqueuse dans l’oeil' de Lazaréille, un pli narquois au coin de sa lèvre fine.El il soupçonna que le célibataire — trop lard converti au mariage pour sacrifier sans regret son indépendance et son repos à l'obcession d’une compagne — avait trouvé le moyen de se débarrasser de sa femme en ta lançant dans la mêlée littéraire.Lue gène intolérable paralysait le jeune homme, fl prévoyait avec chagrin que sa mère lui appartiendrait dorénavant moins que jamais.La scission s’éHangtissiait entre eux au lieu de se coiubler.L’isolement moral de Gilbert serait donc complet, absolu, lorsque la vieille femme qui s’éteignait ià-bas, dans l'antique logis du bord de la Loire, aurait achevé de mourir.Rien ne lui resterait de ces affections sûres qui sont les seuls réconforts de la lutte humaine.Il était trop taciturne et trop con-Iccnlré pou- se 'lier facilement, pour prodiguer son amitié, pour ouvrir son coeur à J’anlour.Autour de lui, le jeu de démolition cùritihûuiit, plein d’entrain.Au milieu de ces vendeurs d’idéal, possédés de pelites passions, de puéril orgueil, do perfide jalousie, de préoccupations mercantiles, Dau-noy songea au vieillard qui, au bout d’une longue existence, éprouvait encore la noble illusion des enthousiasmes et l’ardeur pure des dévouements.Celui-là n’alignait tins des mois, mais sa vie même était.le plus harmonieux des poè- mes, la plus haute leçon de philosophie.Décidément, Gilbert avait connu là-bas de trop vastes horizons tt de trop grands caractères.Dans ce cadre rétréci, parmi ces esprits mesquins, une sensation d'étouffement l’oppressait.Il gagna la porte-fenêtre ouverte sur ia terrasse, respira longuement et chercha de l'infini en regardant le ciel.XVI Il était pnze heures du malin.Mme Lazareilie, en long peignoir blanc, assise devant une élégante table incrustée de cuivre, couvrait d’une écriture rapide de grandes feuilles bleutées, quand son fils entra dans sa chambre.Elle acheva la phrase commencée, posa le porte-plume d’or, et tendit à Gilbert sa main fuselée et son visage ennuagé de poudre rose.—Bonjour, chert —Déjà à lu besogne, marnant —Oui, depuis deux heures au moins.C’est à crier au miracle, n’est-ce pas?Que veux-tu, ce travail me passionnel.C’est tellement entraînant de revivre te pissé, do retrouver son moi d’autrefois, avec ses illusions et, hélas! ses désillusions.—Ah?fil-il inquiet, écririez-vous déjà vos Mémoires?Ou bien ; est-ce dans le roman que vous préparez que vous vous racontez ainsi?—Tu sais bien qu’à notre époque la vérité seule captive l’attention.On ne lit plus que les ouvrages documentés, nourris d’observations directes et de faits vécus.Mon roman aura pour titre: Entre le Rêve et la Vie, el l.a sincérité en sera le principal mérite.Gilbert se mordit les lèvres, encore une fois choqué dans ses délicatesses les plus intimes.Il ne pouvait admettre qu’une femme livrât au public les secrets de son •coeur.Mais il retint l’expression de son blâme, devant l’inconscience sereine de Mme Lazareilie.—Roquépine croit au succès, re-jpril l’authoressc, feuilletant avec complaisance le manuscrit déjà volumineux.Mais laissons cela présentement.Je t'ai demandé, ce matin, pour te communiquer une nouvelle sérieuse, et qui t’intéressera pour plus d’une raison.On sollicite Lazareilie de prendre en main la Revue.Nationale, qui périclite, faute de capitaux.L’affaire/ deviendrait excellente si Ton y joignait la Revue Grise, qui possède une clientèle de choix.Lazareilie serait entouré d'un groupe de collaborateurs éminents et dé- voués: Roquépine, Lavoyer, Barris, Albane l’académicien.Et vois comme ce serait agréable pour toi de trouver à ton entière disposition un recueil littéraire des mieux cotés, toujours prêt à accueillir ’a prose! Gilbert eut un mouvement de sourcil incertain.—Je vous remercie de cette aimable pensée.Mais je vous avoue que cette complaisance me donne-rail des doutes çur la valeur de mes élucubrations.Je me demanderais toujours si un juge impartial les eût estimées dignes de la publicité.—Dieu! quel original! s’écria Mme Lazareilie en éclatant de rire.Toujours le même: la conscience el le rigorisme en personne! Tu n'.ts pas ton pareil au monde! Eh bien s’il le faut absolument pour te satisfaire, on épluchera ta copie comme celle du premier venu! Là, c.s-tu content?—Je préfère.oui .a .Elle tse pencha vers lui avec un sourire insinuant: —Sais-tu ce qui serait gentil?.J'y ai tout de suite songé.Tu devrais seconder Lazareilie dans la direction de la Revue Nationale, 11 en serait enchanté ; il est si délicieusement paresseux!.Tu trou- verais là une occupation do ton goût, ce nie semble!.Et pour te donner plus d’autorité et le sentir vraiment chez toi, qui t’empêche d’acquérir un lot d’actions, justement disponibles! Ah! voilà donc le but où l’on devait arriver par ces chemins de traverse! On manquait d’argent pour acquérir la situation convoitée; les revenus de Mme Lazareilie suffisaient à peine à son train de maison, et Ton comptait sur Tap-port que fournirait Gilbert.Le jeune homme garda le silence un instant, examinant sur toutes ses faces, — sans le voir, — le cachet d’agate qu’il maniait du bout des doigts.—Ga ne te dit rien?insdst» Mme Lazareilie inquiété.Réfléchis______ Tu ne risques pas grand’chosc_______ Et les avantages sont considérables .relations.influence.Il laissa aller le petit objet qui tomba sur la table, avec un léger cliquetis, et les yeux baissés, prononça à demi-voix: (A SUIVRE.) 12 v a LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 DECEMBRE 1916 VOL.VIL — No 287 \ Le temps qu’il fera Pluie probable, demain.Chiffres fournis par R.de Meslé.gérant de Hrarn et Harrison, 332 rue Notre-Dame-ouest.• MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .38 Même date l’an dernier .30 Aujourd’hui minimum .30 Même date Pan dernier .23 BAROMETRE : 8h a.m., 29.97; llh a.m., 29.98; Ih p.m., 29.99.DEMAIN, VENDREDI, 8 DECEMBRE Immaculée Conception (d'obligation).Lever du soleil.7.29 Coucher du soleil.4.14 Lever de la lune.3.21 Coucher de la lune .6.50 SAMEDI, 9 DECEMBRE Sainte-Valérie, vierge et martyre.Lever du soleil.7.30 Coucher du soleil.4.14 Lever de la lune.4.09 Coucher de la lune .7.47 Dernier quartier de la lune, le 17, à Ih.12m.du soir.SON HONNEUR M.u0YD 6E0R6E A L'OEUVRE N’IRA PLUS AU BOIS.SEULS LES POMPIERS A (i ESTS DE POLICE LE DROIT D'ALLER MOST ROYAL.— .1/.MET A L'EPREUVE LA CE DU COMITE.ET LES AURONT SUR LL MARTIN PA TIEN Le nouveau premier ministre entre en pourparlers avec le parti ouvrier—Détails sur la crise ministérielle—Quels seront les nouveaux ministres.* notre correspondant) 7.— Le comité des Bi ’étude des amemte-de la ville de Mont- DEMAIN DEMAIN, FETE DE L’IMMACULEE - CONCEPTION, LE "DEVOIR” NE PARAIT PAS NOS LECTEURS ET ANNONCEURS SONT PRIES D’EN PRENDRE NOTE.IL RÉCUSE SES JUGES LE LIEUTENANT-COLONEL PA-GNUELO PRETEND QU IL NE PEUT ETRE SOUS LA JURIDICTION DE LA LOI MILITAIRE, N’ETANT PAS ENROLE POUR LE SERVICE D'OUTRE MER.Le lieutenant-colonel PafOiimlo oui subit actuellement un procès en cour martiale, a soulevé, ce matin, un point de droit très intéressant.11 prétend cine ce tribunal n'a pas juridiction pour le juser, parce qu’il n’a jamais été enrôlé pour le service d’outre-mer.par conséquent qu'il ne peut tomber sous le coup de la loi militaire.L’accusé prétend qu'il a voulu l'enquête sur la première accusation, parce qu'elle lui permettait de sc disculper aux yeux du public et de prouver qu’il n’a converti à S' n usage personnel aucune somme appartenant au régiment.Le lieu; tenant-colonel Pagnuelo a soulevé ce point dès l’ouverture de la séance.Le capitaine Barclay, qui agit au nom des autorités militaires, a cité plusieurs autorités à l’encontre de la prétention de l’ace usé.Il a cité la sous-section 2 de la section 100 de P Army Act anglais, et la section G de la Militia Act du Canada.D’a-, près ces textes, le fait d'avoir touché du salaire comme commandant d’un régiment suffirait pour oue Tamisé tombe sous le coup de la loi martiale.Quand le capitaine Barclay eût terminé d’exposer sa réponse, les militaires qui composent le tribunal de la cour martiale, restèrent seuls quelque temps pour délibérer.A la reprise de la séance, le lieutenant colonel Pagnuelo dit que la sous-section 1 de la section 100 de l’armée s’applique à son cas.La sous-section 2, dit-il, est un cas d'exception pour un soldat qui demande sa libération.La sous-section 1 dit qu’un militaire n’est soumis à la loi militaire qu’après sa déclaration (Attestation).Cette déclaration n’est autre chose qu’un contrat entre le gouvernement et celui qui s’engage pour servir dans les armées canadiennes pour la durée de la guerre.L’accusé prétend qu’il n’a jamais signé une telle déclaration et que par conséquent ses juges sont incompétents pour le juger, “On m’avait simplement accepté pour recruter un régiment, dit-il, et on ne pouvait encore me forcer à aller outre-mer.Même si j’étais encore de la milice, dans la réserve, je n’aurais pas fait une telle déclaration, et je ne tombe pas sous le coup de la loi militaire.Le général Lessard qui préside le (tribunal lit alors un document où t’accusé déclare qu’il a l’intention de s’enrôler pour le service d'outre-mer.“Je n’ai jamais remis cett déclaration à O,lavra, répond l’accusé, et d’ailleurs je n'ai jamais subi l’examen médical.” “L'examen médical, dit le général Lessard, n’est nas ce qui lie le militaire.C’est une formalité pour protéger le paj’s.” "Je n’ai tout de même jamais envoyé cette déclaration à Ottawa, reprend le lieutenant-colonel Pagnuelo, et je n’ai donc jamais lait , — vous receviez un salaire, c’était suffisant, dit Je général Lessard, qui cite le code militaire au sujet de la définition du mot officier : Toute personne qui en porte Tuniforme, qui touche un salaire, etc., etc.Parmi les personnes sujettes à la loi militaire, le code cite les officiers de Tannée régulière, auxiliaire ou de de la "éserve.Le capitaine Barclay dit enco'-e quelques mots.Il appuie sur la déclaration que vient de faire le président du tribunal que tous lés officiers sont soumis à la loi militaire et que tous sont considérés comme officiers de tel ou tel grade, ceux qui en portent l'uniforme et qui en reçoivent le salaire.(Un officier ne cesse d’être officier que quand il a demandé sa libération et qu’il Ta obtenue.Le tribunal n’a pas rendu de décision explicite, mais il a laissé continuer la preuve sur la deuxième accusation.Celle-ci porte sur des faux qui auraient été commis par Taccusé.Un seul témoin a été entendu, le capitaine Bluteau, qui Ta fait qoie répéter le témoignage qu’il a rendu hier et avant-hier.CAUSERIE DE M.MARCEL DUGAS Le mardi, l!) décembre, à 8 hrs 15 du soir, M.Marcel Dugas donnera, aux studios Plamondon, rue Ste-Catherine, 028-ouest, une conférence sur Charles Péguy.On peut se procurer des billets au No 316, rue Saint-Denis.reçu une réponse disant qu’elle étaii acceptée.” “Vous éliez payé, vous (P Québec, privés continue meats à la charte réal.On adopte, sans grande discussion, la cTause 2!) qui permet à la ville de construire des égouts à la place des propriétBiines dans le cas où une rue doit être pavée en matériaux permanents quand ceux-ci ne roui pas fait eux-mêmes, la ville leur ayant (tonne un avis de fil) jours pour se conformer à la loi.M.Bercovitch a gagné un point important quand il a obtenu de la faiblesse du comité un amendement à !a charte, portant que lorsqu’un avis spécial doii être dunné au public, cet avis doit être publié au moins deux fois dans la “gazette” municipale, une fois dans un journal de langue anglaise et française et une fois dans un journal de langue étrangère si la ville le juge à propos.Notre maire a montré que les années ne l’assagissaient pas quand il s'est mis à reclaimer le droit de suspendre le règlement municipal interdisant aux automobiles d’aller sur le M ont-Royal.Le comité a fait preuve d'une pa-tience angélique en écoutant ie maire débiler des arguties au sujet des circonstances exceptionnelles qui pourraient l’appeler sur le Mont-Hoya’!.‘Actuellement, dit-il, le chef des pompiers ne pourrait monter avec ses appareils à moteurs sur le Mont-Royal en cas île conflagration.” M.MilcluM demande à M.Tremblay, présent au comité, si cela est vrai.La réponse ne se fait pas attendre.En cas de conflagration le chef des pompiers ne connaît pas de loi.M.Séguin proteste contre um uroposition de M.Mitchell, portan (lue les nompiers et ta police soient exemptés de ce règlement.Le dé puté de Sainte-Marie prétend qu’on veut humilier te premier magistrat de la ville en le mettant au-dessous des fonctionnaires.Suit un long discours de M.Mit-cbell.qui s'insurge contre Tallèga-tion de M.Séguin.M n’a d’autre but que de protéger les vies des femmes et des enfants qui fréquentent ce pare, explique-t-il.Finalement, la clause est suspendue pour permettre au conseil légal de la ville de rédiger un amende ment exceptant les pompiers et la police de la loi générale.Le comité accepte ensuite un changement dans les licences d'abattoirs privées, lesquelles sont fixées pour l'avenir à pas plus de 8200.00, de plus la ville aura le droit d'imposer une taxe de pas plus initie dollars sur les abattoirs publics.La clause permettant aux compagnies d'utilités publiques de construire, (le maintenir et d’entretenir pour leur usage et à leurs frais des conduits souterrains, qui ne de vronl janjas servir pour distribuer l’électricité, mais qui ne devront servir que pour installer les fils et les cables à haute tension, ou à la transmission du pouvoir reliant les différents établissements ou 'stations des 'ites compagnies, lesquels fils devront porter au moin 10 000 volts, a été adoptée par le comité.L’étude du bill après cela a été ajournée à mardi.Citons en appendice quelques-uns des oracles de Médéric.Celui-ci a déclaré au premier ministre, quand ce dernier tenait justement à la main le Devoir, que tous les matins il prend pour compagnon au comité, qu’il n’y avait que la Presse, la Patrie et le Canada qui fussent lus parmi les journaux français de Montréal.Plus tard, il a admis que le Réveil gagnait du terrain.Au cours de la discussion, il a déclaré, en outre, qu'il avait l’intention de briguer les suffrages de 'Té lecic^.q une troisième fois.C’est une parole imprudente et qui fera peut-être comprendre à sir Lomer Gouin l’urgencé de mettre la ville en tutelle pendant au moins cinq ans.Concordia, qui sc donne de tels amants, est en effet mûre pour l’interdiction.__ L’ABOLITION* DES BARRIÈRES DE PÉAGES (De notre correspondant) Québec.7.— Une nombreuse délégation dds paroisses du comté de Lévis acconupnumée des députés des comtés de Lévis, Lotbiniêre et Dorchester.a rencontré ce matin, le ministre des Travaux pmbiiics et du travail, M.Taschereau, pour demander que le gouvernement abolisse les barrières de péage de la rive sud comme il l'a fa,if pour les barrières de ùa rive nord de Québec et de maints autres endroits do la province.Les délégués ont donna,ndê au gouvernement de recourir au même système adopté pour la rive nord et de substituer à ]a CominLssion actuel,te des Chemins de la rive sud une coin-mission gnuverneimentai'e sous le contrôle de laquelle passeront tous les chemins à barrières.Le ministre a déclaré à la délégation que le gouvernement csl prêt à se rendre à cette demande si les municipalités peuvent s'entendre pour l'entretien des chemins.UNIVERSITÉ LAVAL COURS DE M.MONT PETIT Ce soir, à 8 h.15, dan", la dite de la bibliothèque, cours de législation e; d économie Iman nei ._s, par M.le professeur Edouard Mont petit.— 5e leçon : La Banque Fonction économique de la banque, expliquée par la nature de ses principales opérations.Rôle du banquier, Diverses espèces de banques.Que nos banques canadiennes sont à la fois des banques de dépôt, d’émission et d’escompte.Londres, 7.— M.Lloyd George, le nouveau premier ministre, a ouvert des pourparlers avec le parti ouvrier, dans la vue d’obtenir son appui et sa coopération.Le parti a tenu une réunion, ce matin, et on y a exprimé des regrets au sujet de la démission de M.Asquith, en tant que chef du cabinet, ün a décidé toutefois d’appuyer tout gouvernement (pii s’engagera vigoureusement à pour-ètiivre la guerre et dans lequel Télément ouvrier sera représenté comme il faut.On exprime l’opinion qu’au moins trois laborites feront par-lie du cabinet.M.Lloyd George a invité les députés ouvriers à discuter la question avec lui au “War Office”.Londres, 7.— Le correspondant j pa iementaire du, “Times” écrit ce qui suit au sujet de la crise ministérielle: M.L’oyd George s’efforce maintenant de former un ministère, après que M.Bonar Law eût échoué à la tâche.M.Bonar Law a apparemment pensé qu’il ne pouvait établir une administration stable sans plusieurs représentants libéraux.C’esl au commencement de Ta-près-midi que l’heure décisive de la journée a sonné, alors que le roi a convoqué au palais de Buckingham, MAI.Bonar Law, Lloyd George, Asquith, Balfour et Henderson.Il est à présumer que Ys ) ministres ont mis au rancart le urojet d'inclure M.Asquith et d’autres libéraux dans le cabinet -uw, en présence du roi.A son •elour du palais, M.Asquith a dis-¦uté cette question avec ses prin-•ipaux collègues du parti libéral et I semble compris qu’ils :;e sont fortement opposés à son entrée laits le gouvernement.Quand M.Asquith eût décliné cette offre, M.Bonar Law a annoncé au roi qu’il lie pouvait former un cabinet.CONCESSIONS AUX NATIONALISTES’?Londres, 7.— M.Lloyd George ayant décidé de former un cabinet, dans les cercles politiques, on s'intéresse surtout à la question de la-voir quels seront les nouveaux ministres, et si la nouvelle combinaison aura la majorité au parie-ment.Des journaux libéraux de la pro- vince, comme le “Manchester Guardian” et le “Dost’ de Liverpool, demandent à leur parti de donner une bonne chance au gouvernement.Suivant un calcul, M.Lloyd George peut compter sur l’appui virtuel de tous les députés unionistes et de 70 libéraux, et espère obtenir le concours des représentants ouvriers qui prennent leur décision finale aujourd’hui.On raconte qu’il espère aussi faire aux nationalistes des concessions de nature à se les attacher.M.Bonar Law, lord Derby, lord 'Curzon, sir Frederick Smith et sir Edward Carson constitueront Re noyau du nouveau ministère, et il est probable que lord Reading, ie “Lord Chief Justice”, en fera partie.Des libéraux comme sir Frederick Cawley ou sir George Dollard, qui ont peu fait parler d’eux, mais qui ont accompli une utile besogne dans les comités, pourront recevoir des portefeuilles.Il est presque certain que M.Allison, sous-ministre des munitions, fera partie de la combinaison, et Tan réserve un poste élevé à M.Churchill.Dans les circonstances, on croit que le gouvernement sera sur pied dans une journée ou deux, et que lundi, il se réunira pour apprendre quel accueil on va lui faire.Il metlra peut-être sa force à Té-preuve en proposant l’adoption de crédits.La Chambre des Communes a ajourné ses travaux jusqu’à lundi.Demain, le parti libéral tient une réunion sous la présidence de- M.Asquith.^ LES OUVRIERS ACCEPTENT Londres.7.Suivant l’agence “Central News”, le parti ouvrier a accepté l’invitation d’être représenté dans le nouveau gouvernement.OFFRE AUX OUVRIERS Londres, 7.— La “Central News” dit que M.Lloyd George a offert au parti ouvrier 2 sièges dans te cabinet, un représentant dans le conseil de guerre et 3 charges de sous-secrétaires, et que les labo-ites prennent cette offre en considération.(Voir aussi en pages 3 et 7) TOUT N’EST PAS FINI À QUÉBEC UNE REQUETE SIGNEE PAR PLUSIEURS CITOYENS INFLUENTS DE MONTREAL DEMANDE LA MISE EN TUTELLE DE LA VILLE RECEPTION AU DUC DE DEVONSHIRE.— DIVERS.BUCAREST PRIS PAR L’ENNEMI Le Kaiser annonce la prise de la capitale roumaine et Petrogracl confirme que les Roumains ont évacué la ville.Pétrograd.7.—; Les troupes roumaines ont évacué Bue: rest, annonce le rapport officiel d’rujourd hui, et.les armées opérant au sud de la capitale se sont aussi retirées.La Valachie, les Roumains se repliemt rs l’est sous la poussée de 1 ennemi et contiennent T adversaire par es actions d’arrière-garde.MESSAGE DU KAISER.Amsterdam, 7.— Selon un bulletin officiel de Berlin, le kaiser a nvoyé le télégramme- suivant à impératrice Auguîta - Victoria : ‘Bucarest a été pris.Avec Taide de Dieu, nous avons remporté un magnifique succès sur le chemin qui mène à une victoire comp été, Par des attaques soudaines, nos troupes neomparables, côte a cofe avec nos braves alliés, ont battu 1 en ne: partout où il a opposé de la résis-ance.Leur très habile commandant les a conduits.Que Dieu coni'inue à nous venir en aide.” UNE LEÇON POUR LES ALLIES.Paris, 7.— On a reçu ici avec chagrin la nouvelle de la chute de Bucarest, bien qu'on la regardât comme inévitable depuis que les Roumains oui.perdu la bataille de ’Argeehu.“Noms comprenons pai-'aitement, dit le Petit Journal, les tourments des Roumains, car nous ru.ssi avons subi les douleurs de T invasion.Nous faisons d’autant plus nôtre leur peine que nous noms rendons compte que nous sommes mrtiellemcnt responsables de la ca-astrophe, et qu’elle n’est pais due entièrement à la science militaire des chefs de l’ennemi.” Tous les journaux disent vénement- doit servir de leçon que Alliés, et Jes inciter à agir plus rapidement et plus promptement, et par-dessus, tout à organiser et à utiliser efficacement leurs ressources communes.Les commentateurs sont généralement pessimisees, mais font remarquer que les Roumains occupent une ligne bien plus courte ci qu ayant tiré leurs armes intactes du mouvement d’encerclement des Allemands, ils ont une bonne chance de tenir jusqu'au moment où les Alliés viendront à leur secours.Mais on s’accorde à reconnaître que depuis la chute de Ploechti, il semble peu probable qu'on puisse saniver les puits d’huile, et voilà ce que Tou regarde comme ]e pire aspect de la situation.LES ROUMAINS VAINCUS.SE RETIRENT VERS L’EST Berlin, 7.— Le communiqué officiel d aujourd’hui dit que des succès notables ont couronné les efforts des armées de von Macken-sen, et que Je commandant et s js troupes ont reçu la récompense de leuéis efforts en prenant Bucarest, la dernière victime de la politique de l’Entente, et Ploechti, Campino et Sinaia.L’ennemi vaincu se retire à Test tout le.long de la ligne.En sus du gros des soldats allemands, les braves troupes autrichiennes, oui-gares et turques ont fait aussi splendide figure.La neuvième armée rapporte qu’elle a fait prisonniers 9,100 soldats et 106 officiers.( Voir aussi en page 3).INCURSION DES POILUS A METZERAL taris, 7.— ‘‘Nous avons dirigé une nttaque par surprise contre les tran-hées de l'ennemi, à Test de Metze-ral (en Alsace), dit le communiqué officiel de cet après-midi.Il n’y a rien d'important à signaler sur le estant du front.Londres, 7.— Le bureau de la pierre rapporte aujourd'hui qu’il n’y a rien à signaler sur le front franco-belge.BULLETIN DE BERLIN Berlin.7.— Hier, porte le bulle- tin officiel d'aujourd'hui, un déta-chement d’infanterie weslphalien a pénétré dans des tranchées françaises, sur la côte, au sud-ouest de Ma-lancourt et en a capturé le sommet Il a fait prisonniers 5 officiers et 1!> pape est retourné dans ses appartements, tandis que les membres du Sacré Collège chantaient le Te Deum, à la chapelle Sixtine.UN VOL CHEZ MAPP1N ET WEBB Vers cinq heures, ce mutin, rétablissement des grands bijoutiers Mappin et Webh, 353 ouest rue Ste-Catherine, a été visité par des voleurs.Ils ont, à l aide d'une pierre, défoncé une grande vitre et ont pris 12 montres on or et deux horiloges valant/$400, Ce vol est semblable à celui qui a ôl'ê commis dernièrement chez Birks, et vers la même époque l’an dernier les bijoutiers Miappin ci Wobb sc faisaient voiler aussi une certaine quantité de bijoux.Le public, depuis qu’il a appris que le Comité des Bills privés laissait l’administration de Montréal dans le statu c/uo, semble croire que tout est fini.Mais il s’abuse étrangement.Plusieurs citoyens de Montréal ont fait parvenir, samedi dur nier, à sir Lomer Gouin, «ne fonni-(fiable requête, qui pourrait bien changer les idées de nos législateurs.Un des signataires de cette requête, que nous rencontrions au cours de la matinée dans les couloirs de l'hôtel de ville, nous disait: —Les opinions évoluent, vous savez, à Quebec.Que de fois n'a-J-on pas vu toile et telle mesure adoptées par le Comité des Bills prives et rejetée par l’Assemblée et le Conseil.lit je crois que c’est ce qui va arriver pour la demande d’un changement dans i administration de Montréal.Car enfin, le gouvernement ne peut toujours pas passer outre à ce que demandent des centaines et des centaines de citoyens.Et, poursuivant ses remarques, notre interlocuteur de nous annoncer que T“on sentait ce qui allait venir” et que c’est pour cela qu’“on a cru devoir faire parvenir une requête à sir Lomer pour le forcer de mettre la ville en tutelle”.La requête, parait-il, est couverte de signatures de “personnes très influentes dans le commerce, l’industrie et la finance”.Comme nous causions de la chose avec Téchevin Letourneau, celui-ci de nous dire : —Eh bien ! si on nomme une commission spéciale pour administrer les affaires de Montréal pendant cinq ans, vous pouvez être sûr que dans deux ou trois ans les citoyens viendront les jeter dehors avec des fourches.On ne sait pas quel rempart nous sommes, nous, à l’hôtel de ville.M.Ainey, de retour de Québec, déclare qu’il ignore absolument ce que l’avenir réserve à Montréal ; il n’est “pas dans le secret des dieux”.Il admet cependant que l’on va exercer une forte pression sur la législature pour lui faire nommer une commission qui sera chargée d’étudier la ouestion du tramway.Sur le train, en revenant de Québec, il a appris qu’une forte délégation de Montréal allait faire cette demande à la législature.Ses membres, dit-on ailleurs, sont presque tous des actionnaires du Tramway.POUR RECEVOIR LEURS ALTESSES C’est mercredi après-midi, à 3 heures, dans la salle du conseil, que la ville donnera sa réception officielle au nouveau gouverneur-général du Canada.Son Altesse le duc de Devonshire sera accompagné de la duchesse, de ladies Maud et Blanche Cavendish, de lady Violet Henderson, femme du secrétaire militaire du duc, et des personnes de sa suite.Par déférence pour la population canadienne-française de Son Altesse répondra en l’adresse de bienvenue.Le secrétaire adjoint de vite, les citoyens à venii leurs hommages au gouverneur bit de ville est suffisant.Bien que le programme des visites que Leurs Altesses feront à Montréal, ne soit pas encore définitivement arrêté, il est entendu que lundi soir, elles assisteront au Majesty au concert de TOrchestre Symphonique de New-York, et vendredi matin, à lü heures 15, elles visiteront la “Villa Maria”.Montréal, français à la ville in-présenter Tha- POUR DISCUTER LE COUT DE LA VIE LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE SE REND A LA DEMANDE DE M.A.SAUVE.(De noire correspondant) Québec, 7.— M.Caron se rendant à la dicmande de M.Sauvé a décidé de réunir le comité de l’Agriculture et a invité le secrétaire de ta Chambre de Commence de Montréal], le secrétaire du Board of Tra'dc, Je secrétaire de la Chambre de Commerce de Québec, ]e principal du coiiè-ge MacDonald, te directeur de Tè-coile de Sainte-Anne, le directeur de l'Institut Agricole d’Oka, M.O.Dal-iaire, directeur de Técole laitière, M.Auguste Trujdell, gérant de la société coopérative, à se présenter devant ce comité pour discuter le coût de la vie.M.Sauvé a félicité M.Caron de cette décision, mais ij a demandé que les associations ouvrières soieiu entendues, et le ministre y consent.M.Caron, à la demande que lui a faite M.Sauvé, a convenu de réunir le comité pour mardi soir, afin de ne pas déranger le travail ordinai-des comités du matin.re L’ENCOURAGEMENT A L’AGRICULTURE La chambre a tenu une courte séance prise presque entièrement par des explications de M.Caron relativement à un compte rendu du Devoir.“En lisant le compte rendu de ce journal, dit M.Caron, on res: te sous l’impression (pie l’cncoural gement donné à l’agriculture par le gouvernement provincial est dû en grande partie au subside fédéral.” M.Caron admet d’ailleurs que nos comptes rendus sont impartiaux et même attrayants, et croit, ce qui est vrai, que cette erreur a été commise de bonne foi.M.Caron cite ensuite, à l’appui de sa prétention, les crédits de l’agriculture (pii sont tirés uniquement du trésor provincial et demande à notre correspondant de les citer pour rectifier son compte rendu.Ces crédits sont donc les suivants : Ceux qui son* donnés aux cercles agricoles, aux sociétés d’agriculture, à l'école d’industrie laitière, au mérite agricole.Les crédits suivants sont, nris Où Acheter Demain (Enrezlitré runform/meut * la loi du Parlement du Canada, au Mlnisl/re de l'Agriculture.) jjar U.-f.Deatongctmmps, , LlxtrCr Angle S.*Catherine et Montcalm GRANDE VENTE DESSUIE-MAINS 100 douzaines d’essuie-mains de bain.Prix à parti;* de 5c, 7Vie, 10c et 75c 7'2C 75c 20 douzaines de serviettes de table en toile ourlées.18.Valant 12%c, pour.Grandeur 18 x Nappe blanche, avec bord rouge, 54 Valant S1.00, pour TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST.SAINTE-CATHERINE.Voyez notre annonce d'articles de bijou-terie et montres dans la page 7 Nous battons la marche dans le MOUTON dE PERSE ET LE ViSON Notre choix de toilettes et parures, est plus considérable et plus varie que jamais et comprend les styles les plus élégants en vison, renard de toutes nuances, hermine, martre d’Alaski, loup, mouton de Perse, etc., que nous offrons à des prix exceptionnellement avantageux.CUMMINGS & CUMMINGS 109 OUEST, RUE SAINT-PAUL Tel.Main 7545.angle Saint-Sulpice.S9VESB9BH&BHBC > AUJOURD’HUI.— DEMAIN Madame Olga Petrova dans L’ETERNELLE QUESTION 5 PARTIES AU Cinéma PASSE- TEMPS Cinéma aussi LE PORT DU BONHEUR Interprété par la célèbre actrice LEAH BAIRD Bulletins cinématographiques de la Cie Gaumont m timW, LE CIGARE VERBENA HAVANA LA QUALITE D’ABORD A la demande d’un grand nombre de connaissètifs nous avons mis sur le marché notre Cigare Verbena destiné à remplacer les cigares importés et fabriqué par des ouvriers experts avec le choix des la Havane, sélectionnés et préparés avec grands soins.Le Cigare Verbena est offert aujourd’hui leurs avec prière de vouloir bien en faire FABRIQUE EN DEUX GRANDEURS CORONAS ET tERFECTOS tabacs de les plus aux ama-l'essai.L.-O.GROTHE, Limitée, Fabricant,, MONTREAL conioineement du trésor ni (4 du subside fédéral : écoles (l'agriculture, enseignement ménager, horticulture et industrie laitière.” BILLS VOTES.Le bill de rhôpitnl Sainte-Justine a Miibi sa troisième lecture.Le conseil tégisiaif a siégé à midi.Il a adopté en troisième lecture le bill concernant la Congrégation Shca-rith Israel et le bilil concernant la eon gréglât ion New Adsth Joshurum.Il a rejeté le hill permctl'unlr aux commissaires d'écoles du village de Saint-Laurent de faire un rôle d’évaluation annuelle.U a jugé qu’il ne convient pas dans Jes circonstances, de déroger à la loi générale, Les bills privés suivam'.s gait été présentés à la Chambre Haute où ils ont subi leur première lecture : Soo tish _ Trust Go., Sanatorium Mount Sinai, Shawinigan Water A howàr Go.G.H- Shink.J.O.E.Brunet, W.Montgomery, parolssf du Saint-Enfant-Jésus die Montréal, Le bill amendant la charte de la “Bankers Trust Co.”, a subi ,sa seconde lecture et il ,a été référé au Comité des Bills privés.musicien, hourgc.nis, DECKS A MONTREAL BOUDREAU, Lkhnonri, 38 ans, Ave.0 «ns, épousé de ,1.R.Clmperon, journalier, rue Saiiit-E'ctHlinand, 34R.DESJARDINS, .lean, 1 mois, enfant de Charles Desjardins, bouclier, rue Rerrl, GADOUA, Pamela, 02 ans, veuve d’Albert Guaoun, confiseur, rue Papineau, 1050, LhE LOQUE, Marie Leduc, 29 ans, épouse de ErnrçÇOls Le!loque, militaire, nie Orner, 240., „ ROiSS, Henry, 01 ans, mon Of art wrier, rue Amherst.274.n(H:ssIÎ,'KT’«wl' 4 un», mfunt rl’IXImond Houssol.épicier, rue Masson, 17120.SMITH Cnthwlne.il nns run r.nnnn,.^ - O) ' A
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