Le devoir, 17 août 1935, samedi 17 août 1935
Montréal, samedi 17 août 1935 VOLUME XXVI — No 1S9 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE ;.HArbour 1241' SERVICE DE NUIT : Administration ; .HArbou: *243 Rédaction ;.HArbour 3679 :.HArbour 4897 LE DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.09 (Sauf Montréal st banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIRE Directeur-gérant; Ceergea PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur en chef; Omar HEROUX CANABA, .E.-UNIS et UNION POSTALE 10.0» 2.00 3.00 Le bizarre penchant des ministres1 Bloc-notes le négus s’oppose à one occupation militaire de du commerce et de Tindustrie M.Bouchard imitera-t-ii M.Stevens?— En marge du récent banquet de Saint-Jean Dans ses potiru politiques de jeudi, le Devoir rap- ! Voici la déclaration de M.Taschereau: portait les impressions d'un auditeur de M.Taschc- ; Ce problème créé par l'intervention de l'Etat dans reau au congres de 1 Association des marchands de- ; les affaires individuelles du commerce et de l'indus- taillants a Saint-Jean.Cet auditeur notait un désac- ; trie, intervention poussée trop loin, est l’un des plus cord evident entre deux instrumentistes de l’orchestre ; grands problèmes aujourd’hui.C'est une erreur non ministériel.M.Bouchard, disait-il, ne pense pas et ne parle pas comme son chef au sujet de l’intervention de l’Etat dans le commerce et l’industrie.11 ajoutait que le premier ministre lui-même se i»ontredisait parfois, car, s’il condamne l’intrusion gouvernementale dans les administrations commerciales et industrielles, il est bien en peine de jlistifier les contrats collectifs.Nous avons eu, après la lecture de cette expression d opinion dans le Devoir, la curiosité de nous reporter au texte du Canada, qui est pour ainsi dire la Gazette officielle, l’Evangile du parti libéral.Nous avons noté la similitude entre son compte rendu et le compte rendu du Devoir, le texte de celui-là ayant ! évidemment servi de base au texte de celui-ci.C’est Le Canada et la guerre 1 La gravité de la situation qui résulte en Europe du conflit italo-éthiopien ne pouvait manquer d’avoir sa répercussion chez nous.Que les troupes du Duce ouvrent! les hostilités contre les bandes du j Négus, ça sera de nouveau la guerre | mondiale et la Grande-Bretagne; pourra difficilement se tenir à l’écart.Serions-nous alors entraînés ; automatiquement dans la tourmente?La question est d’une telle actualité que les leaders de nos partis politiques, en cette période élerto- un procédé dont le premier ministre et son collègue, M.Bouchard, n'ont sûrement pas à se plaindre.Or le texte du Canada nous paraît justifier pleine- seulement de demander, mais d'endurer l’intervention \ ra^> ne peuvent s’empêcher d’en du gouvernement dans les affaires quand cette intervention va trop loin.C'est pourquoi je vous dis, en toute sincérité et en toute franchise: Aidez les gouvernements, coopérez et collaborez avec les gouvernements, mais ne croyez pas que les gouvernements peuvent résoudre tous vos problèmes et peuvent, seuls, ramener la prospérité au pays.Le premier ministre a fait l'éloge, assez inattendu à ce moment précis, du contrat collectif.Et M.Bouchard lui a répondu comme suif.Ce n est pas en haussant les prix ni les salaires artificiellement que nous améliorerons la situation.Ici, M.Bouchard cite des extraits du rapport du secrétaire du ministre de la Pologne à la Société des Nations expliquant qu’en Pologne, c’est par l’amélioration du commerce intérieur, obtenue au moyen du nivellement ment les observations de cet auditeur que le Devoir a des prix des produits manufacturés aux revenus des rapportées.cultivateurs et ouvriers, que la Pologne espère sortir M.Taschereau a pris le ton des grandes circonstan- victorieusement de la crise.ces, puisqu’aussi bien il parlait devant une assemblée i p-e rem^e n a pas encore ete essayé, continue c .n .L1 1C"I S mmeu\ ,C8^C" ! M.Bouchard, et c’es ms une influence incontestable.II a sorti le man- •,•/ ; • , ., , , , ., , , 7 > 9U11 acplait a ceux qui contraient le capital et la leau de plomb qui pese lourdement sur les épaulés de •// , f .r , dont les membres exercent dans leurs milieux respec j M Bouchard> et CW ce/ur que je préconise.Je sais ceux qui détiennent le pouvoir — manteau dont ils ne sont pas tous désireux de se débarrasser.M.Bennett l’a porté jusqu'à l’extrême limite permise; rien n’indique que, dans le cas où le parti libéral fédéral n’aurait pas le succès qu'il escompte, M.Taschereau n’en ferait pas autant.M.Taschereau est capable d être clair quand il le veut, mais l'atmosphère d’un banquet autorise une certaine vapeur dans les propos, dont il a le soin de profiter.Cependant, on discerne nettement chez lui 1?ferme désir d'intervenir le moins possible dans les affaires de l'industrie et du commerce (et des trusts!), de laisser à l'une et à l'autre toute la liberté compatible avec les soucis de l’électoralisme.M.Taschr- finarice ici comme ailleurs.Mais tant que nous nau-rons pas diminué les prix des produits manufacturés au niveau des revenus des ouvriers et des cultivateurs, nous n'amneerons pas et le problème ne sera pas résolu.On nous dit que cela est incompatible avec le stan dard de vie des ouvriers et des cultivateurs.Le standard de vie des ouvriers est basé aujourd'hui sur le secours direct et celui des cultivateurs n’est guère mieux.Il faut, réduire les profita excessifs et les prix baissant, la consommation augmentera et l’ouvrier travaillera, le marchand pourra vendre, le manufacturier pourra produire.Ou nous ne savons pas lire ou M.Bouchard con- ,., .' ' ., damne les efforts faits par M.Taschereau pour haus- reau va meme jusqu a souhaiter une intervention de ^ 1q ,e ix du jer .journal ^ 2 ^ 1 Etat, non pas pour serrer la vis, mais, tout au contraire, pour la desserrer.Lisez plutôt: parler.Deux fait ne se son pendant sur le fond même de la question.Jeudi, à London.M.Mackenzie King s’est engagé, si son parti est porté au pouvoir, à convoquer le Parlement avant de prendre une décision quant à la participation du Canada.Hier, à Saskatoon, le leader du parti de la restauration, M.Stevens, a simplement dit qu’aucun gouvernement ne devrait prendre sur lui de lancer le Canada dans une guerre étrangère avant de s’être rendu compte que le peuple canadien est bien au fait de la situation et qu’il approuve la décision du gouvernement.Ce qu’il importerait de connaître c’est l’attitude de chaque parti pour ou contre la participation du Canada.M.Bennett.M.King.M.Stevens.M.Woodsworth sont-ils pour ou contre la participation du Canada aux guerres de la Grande-Bretagne et de l’Empire?C’est à chacun des candidats de ces leaders _ que la question devrait aussi être posée au cours de la campagne qui se poursuit.L’électeur a le droit d'obtenir une réponse franche et nette.Ces publications françaises ’Ethiopie mais offre une garantie de sécurité et des avantages économiques à l’Italie Zt*.Aux Grèves j L’affaire d’Ethiopie.Sera-ce la Guerre ?Après la S.D.N.comme avant - Le précédent sino-japonais - Causes et prétextes - Oual-Oua! - L'Italie, puissance coloniale - Le règlemen! boiteux de Genève - La France entre l’Angleterre et l’Italie L«i vingt années de direction de M.Savignac On fêtera demain la année de direction de M vingtième Ernest «js ¦ |, .oiiucu uii s.v.IiRHi ur ai.m lirai 0 0" I ^'ignac, P.S.S.à la Colonie des 1 JP ™°ncel c,e: 1 Grèves.L’oeuvre elle-même est plus vieille de quelques années.Il faut, dans l’un et l’autre cas, admirer ce phénomène de persistance et de durée.La chose est encore trop rare chez nous.On ne peut parler des Grèves sans mentionner le nom de M.l’abbé Desrosters, le principal de l’Ecole normale Jacques-Cartiei, qui donna, croyons-nous, le terrain où s'est installée la colonie et que l’on considère avec raison comme son fondateur, ni celui de M.E.Goüin.le distingué Sulpicien qui fut, avec M.l’abbé Desrosiers, l’un des premiers à s’occuper de l’oeuvre.Mais, depuis vingt ans, M.l’abbé Desrosiers, tout en gardant à l'oeuvre qui lui était si chère une très efficace sympathie, en a cédé la direction effective à M.Savignac, tandis que M.Goüin, au grand regret de ceux qui fondaient sur lui, pour l’action sociale en notre pays, de si hautes espérances, devait «rentrer en France, où il a poursuivi une si fructueuse carrière.* * * Depuis vingt ans donc M.Savignac — le Père Savignac, comme disent les petits colons — s’occupe des Grèves.Autour de liii les auxiliaires se sont remplacés, lui reste à la tâche.On estime que 20,000 A la suite d’un article dans lequel I ieunes «’nfard'i sont passés aux Gré- Il me semble qu’une des choses qui s'imposent en ce domaine est la révision du système de taxation et des licences.Il faudrait s'entendre avec les municipalités pour élaborer un système qui permettra au marchand de vivre et de survivre contre la concurrence ruineuse.M.Taschereau ferait bien d'élucider un peu cette déclaration.Sont-ce les chain stores qu'il souhaite- des ouvriers par le contrat collectif.Relisons ensemble: “Ce n’est pas en haussant les prix ni les salaires, artificiellement, que nous améliorerons la situation”.De toute évidence, le chef du cabinet et son nouveau collègue ne mettent pas leurs violons d’accord.C’est un fait qui n'est pas sans précédent: le cas Stevens est récent.On peut même observer que les premiers ministres n'ont pas de, chance avec leurs minis- .,, r, t , , , „ v- i- itres du Commerce et de l’Industrie, puisque le chef ra.t ver dégrever: Le chef de 1 opposition a demon- du parti de ,a restauraüon nationaje dang ,e tré que le gouvernement avait pour certains d entre : fédéral |e mfme portefuiUe que M.Bouchard eux une sympathie pratique qui allait jusqu a leur taire | ^ Qu^jjec remise d'une partie de leurs impôts.Mais venons-en à la partie du discours du premier ministre qui est nettement contredite par le ministre du Commerce et de l'Industrie (si maigrement présenté à l’auditoire par son chef, notons-le en passant), à tel point qu’on se croirait à une assemblée contradictoire, polie.M.Bouchard continuera-t-il de miner par le dedans le prestige et l’autorité de son chef?ou attend-il le résultat des élections fédérales pour suivre jusqu’au bout la conduite de M.Stevens, au cas où les urnes seraient favorables au ministre rebelle?Louis DUPIRI Billet du soir De tons les rouages humains du journalisme, ce sont encore les rédacteurs qui ont la tâche la moins ingrate.S’il leur arrive de corn t nant-gouverneur et celui du député] Ce n’est peut-être là qu'une lé-\ Crête., gende de pionniers et c’est peut- n-».luCe W.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.