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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 décembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-12-15, Collections de BAnQ.

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^oA»*%** \ il— ' MONTRÉAL, VENDREDI 15 DECEMBRE 1916 i DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poAe : Édition quotidienne t CANADA ET ETATS-UNIS.$5 Oîî union postale., « ou Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALS.2 00 ¦SfcSU-H'i Rédadion et adminiétration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l »?¥.L’Evénement d’hier riposte à l’exposé tie notre attitude sur la question du nickel canadien, fait le 1 décembre, et provoqué par un de ses articles d’alors.11 s’imagine d’abord que nous aurions “un préjugé.¦.contre les chefs du parti conservateur.” Cela n’est pas prouvé.Nous disons d’eux ce que nous pensons, en nous rappelant leurs promesses d’autrefois et leurs déclarations de naguère.Nous mettons en contraste leurs discours d’alors et leur conduite d’aujourd’hui.A qui la faute, s’il apparaît qu’ils ne disent plus du tout la même chose et qu’ils ont évolué d’un nationalisme prononcé à un impérialisme non moins accusé?II s’agit ici de deux de nos ministres canadiens-français et de plusieurs de nos députés conservateurs, tous chers à l’Evénement.Pour ce qui est des députés anglo-canadiens et des ministres comme MM.Borden, Foster, Meighen et d’autres, si nous ne partageons pas du tout leurs opinions, nous ne mettons pas en doute leur sincérité.Si c’est là être préjugé.Mais écartons les réflexions de l’Evénement sur noire jugement, pour en venir au fait.Nous n’avons pas établi, paraît-il, que la cargaison du Deutschland, lors de son deuxième voyage, était bien de 340 tonnes de nickel canadien.L’Evénement, de son côté, feint d’ignorer tout des déclarations faites par le Providence Journal', il n’y risque pas la moindre allusion.C’est qu’elles l’embarrassent.Le ministère Borden, lui, a résolu, dès leur publication, en novembre dernier, de faire enquête à ce propos.C’est donc que les détails précis du Providence Journal lui paraissaient des plus sérieux, plus sérieux que l’Evénement ne le juge.Bl, ce qui n’est pas moins sérieux, c’est qu’au bout d’un mois de recherches, — si toutefois le ministère a donné suite à sa résolution, — notre gouvernement n’a pu infliger de démenti au Journal.N’y a-t-il pas là de quoi inquiéter ceux qui veulent savoir à quoi s’en tenir au juste?Et puisque le ministère a tiouvé les révélations du Journal assez graves pour annoncer qu’elles donneraient lieu à une enquête immédiate de sa part, et qu’il n’en a pas encore fait connaître le résultat, n’est-il pas juste de-penser qu’il y a du ivral dans ce que dit ce quotidien américain d’habitude bien informé sur les menées allemandes aux Etats-Unis?Et la présomption ne reste-t-elle pas très forte que le Deutschland a débarqué ces jours-ci de notre nickel à Brême?L’Evénement nous blâme de persister à croire qu'il est arrivé du nickel canadien en Allemagne, depuis août 1914; et il trouve notre façon de raisonner étrange.Parce que le gouvernement français n'a pas encore répondu aux critiques des gens qui l’accusent de n'avoir pas pris de mesures pour empêcher le nickel néo-calédonien de tomber aux mains des agents allemands des Etats-Unis, l'Evénement conclut que, de tout cela, “il découle déjà une présomption que ce n’est pas du nickel canadien qui a été transporté en Allemagne par te Bremen (entre parenthèses, ce submersible, s’il a existé, n’est jamais arrivé aux Etats-Unis, n’en déplaise à VEvénement) et le Deutschland.” Mais si l’Evénement raisonnait de la même façon pour le nickel canadien, il pourrait écrire tout aussi bien; “Le gouvernement canadien n'a pas encore répondu aux affirmations du Journal qui donne des détails sur ce qu'il affirme être la cargaison de nickel du Deutschland: la présomption est donc que c'est bien du nickel canadien.” Si le raisonnement de Y Evénement vaut pour le nickel néo-calédonien, en -quoi ne vaudrait-il pas pour le nickel canadien?D’autant qu’il y a, au sujet de ce dernier, toute une série de détails ei de fails affirmés par le Journal, cl que le gouvernement canadien n’a pas encore niés, tandis que l’hypothèse relative au nickel néo-calédonien est vague, et que nul journal m’a donné à ce propos des détails circonstanciés comme ceux du Journal sur un envoi de nickel canadien de Sudbury à New-London.* * * Des précautions prises dès le commencement de la guerre par Londres et Ottawa, afin d’empêcher le nickel extrait ici depuis août 1914 de se rendre en Allemagne, il ne saurait être question, pour l’heure.Nous n’avons jamais discuté ce sujet.Elles peuvent être efficaces, — et nous le souhaitons.La polémique, de noire pari, n'a jamais porté sur ce terrain.Il nous est égal que le Star et la Eree Press de Toronto aient ou m'aient pas approuvé tout ce qu’ont fait nos ministres, de ce côté; notons toutefois que lorsque l’Evénement cite la Free Press d’Ottawa parmi “les plus sincères des gazettes libérales”, c'est aller un peu loin; car à l’heure même où l’Evénement lui décernait ce certificat de sincérité, la Free Press annonçait sa fusion avec l’organe ministériel d’Ottawa, le Journal; elle apprenait en outre à ses lecteurs que son directeur actuel, M.Norman Smith, journaliste apparemment libéral, jusqu’ici, sera l’un des directeurs du Morning Journal-Press, quotidien conservateur qui paraîtra à Ottawa dès le 1 janvier prochain.Pour un journaliste et un journal libéraux “des plus sincères”, le changement est un peu raide.C'est à peu près comme si le Soleil el l’Evénement se fusionnaient et que M.d’Hellen-court devînt collègue de M.Barnard.Que penserait-on de sa sincérité?Qu’on n’invoque donc pas le témoignage de la Free Press comme journal libéral sur un point écarté jusqu’ici.* '•* * • Qu'il faille tenir le parti conservateur seul responsable des fuites de nickel canadien emmagasiné aux Etats-Unis avant la guerre, cela ne parai! pas juste.Londres et l’ancien ministère Laurier ont leurs responsabilités?aussi.L’Evénement admet implicitement que nous l’avons déjà dit, puisqu’il écrit que nous avons “blâmé beaucoup de gens en traitant de cette question du nickel.” C’est peut-être qu’il y en avait beaucoup à blâmer.Ce que nous maintenons, toutefois, c’est que si, dès 1912 (en décembre), sir Robert Borden et ses collègues conservateurs eussent été convaincus, quand ils parlaient en termes nets, el sans ambages, du péril allemand, ils eussent dû dès lors, et dix-huit mois avant lu guerre, prendre des mesures pour empêcher notre nickel de se rendre en Allemagne.Or qu’ont-ils fait avant août 1914?Bien.Ils ne sauraient donc se sous traire aujourd’hui aux conséquences de cette inertie.Les "articles les plus habiles de l’Evénement ne sauraient du reste le faire oublier.* Enfin, si c’est devenir, “par" une critique perfide, l’instrument du parti libéral” que de parler de cette question du nickel canadien comme nous l’avons fait, certains conservateurs, en ce cas, servent aussi d’instrument contre leur parti, et non des moindres.Il n’y a pas un an, un politicien ontarien impérialiste, tory à toute épreuve, le colonel John A.Currie, député de Simcoe-Nord à Ottawa, parlait aux Communes (le 22 février 191li) de ce qu’il avait vu en Flandre.Il en revenait, ayant passé des mois aux tranchécrt de première ligne, où les premières vagues des gaz allemands faillirent l'empoisonner, à Yprcs ou dans les alentours, le jour que nos soldats barrèrent aux Teutons la route de Calais.Or que disait le colonel Currie, en février, aux Communes?“THE GUNS that fired shells al mg soldiers and myself dag after dag in Flanders \YEHE MADE OUT OF CANADIAN NICKEL and chrome steel.THE RIFLES that fired at us had barrels that WERE MADE OUT OF CANADIAN NICKEL STEEL.Every one of them was stamped nickel steel, but they should have borne the motto MADE IN CANADA ¦*— Les canons gui, dans les Flandres, et jour après jour, nous bombardaient, mes soldais et moi, étaient fabriqués de nickel canadien el d’acier chromé.Les fusils qui nous liraient dessus avaient des canons d’acier-nickel canadien.Tous portaient ces mots “nickel-sleel” mais Ions eussent pu porter celle devise: Made in Canada.” Avons-nous eu tort d’écrire, sans preoccupation de mesquine politique, dix mois après ce député-soldat conservateur, ce qu’il a dit aux Communes sans qu’aucun ministre n’osât sc lever pour le démentir?A QUEBEC LE SORT DE MONTREAL Il se joue aujourd’hui à Québec —Ce que l’on en disait, hier, à la législature — A propos de colonisation.Québec, le 14 décembre.La séance a débuté, cul après-midi, sur un avis de motion du chef de l’opposiiion at, pour la première fois peut-être depuis le commencement de celte session, on a mentionné le nom de M.Armand Laver-gne.Au mois de janvier dernier, ce nom remplissait rassemblée et fui »e centre des débats les p us passionnées qu’on ait vus à la législature de Quééjec; à la session actuelle, on semble s'être donné le mot, à droite comme à gauche, pour laisser dans l’ombre le jeune tribun qui fit vivre, aux ministériels comme aux ôppositionniistes, des moments de rude émotion.M.Sauvé a fait exception à la rè.g:e établie aujciurd hui.11 a demandé au premier minisire s’il était vrai que M.Lavergne ayant été porté sur la liste des conseils du roi créés au cours de Tété dernier, ce nom avait été postérieurement biffé sur le refus de Son Honneur le lieu.iteiiantgouverncur de sanctionner les nominations, si le nom du jeune orateur nationaliste y figurait.M.Sauvé a cité à cç propos un article de notre contrèré le Nationaliste ur prendre une décision.Tout in.journaux, mêmes sympathiques au '"’due que nos prédictions, bien gouvernement, et qui préconisaient |connues de nos lecteurs, se réalise- l'ont a la lettre.La mine commission nominee par Je gnuver.colons qui recherchent la terre nement que celles-ci étaient signées! On diffère beaucoup, par ailleurs, par les institutions financières les sur l'importante probable du cou DE L’MMIGRATIÜN, DES TRAVAUX PUBLICS ET DE QUELQUES AUTRES CHOSES On ne peut ouvrir un'journal sans y trouver un article ou un bout del discours sur l’immigration.Elle ap-| paraît à maints hommes publics, à maints financiers comme le plus j«e la Langue française, et rappelait sûr, sinon le seul moyen de mainte-! due Tan dernier teille grande maison nir notre équilibre économique de Montréal (la maison Quintal el après la guerre.| Lynch, pour ne pas la nommer) avait On n’a pas oublié le discours où ainsi distribué à .ses clients plusieurs le président de la Banque de Mont-1 centaines d’exemplaires de TAlrna-réal, sir Vincent Meredith, indiquait, naeh.comme objectifs nécessaires, Vècn- j 'C'est un exemple qui est suivi.La munie, la production, “et, par-des-1.mai son Quintal et Lynch, qui s'est sus tout, l’immigration, ( i/ui amène- évidemment bien IrotmV de son ex-ra la production plus considérable, périenco de Tan passé, vient de réel si nécessaire à notre bien-cire), qui doit être recherchée tout le temps et dans toutes les circonstances, plus particulièrement celle des Un négociant du bas de Québec sc plaint de ce que, depuis plus d on mois, VIntercolonial reluise i’expédition à Montréal et ailleurs de voitures chargées de pommes de i.erre.“Ceia,, dit-il, cause des dommage, considérables au commerce de cette partie de la province, surmut dans le comté de Rimouiski où il se récolte le plus de patates de iloute la province.” Prévenues, les autorités auraient omis de répondre aux gens que cela comcernail.Cela ne devrait p’as être.Si elles agissent comme le dit notre correspond and, c’est qu'elles doivent avoir des mollis particuliers pour refuser Texpé.(tilion de wagons, soit qu’il y ali peinuirie de ceux-ci, soid; crainte d'embarras et de procedures en justice à Montréal;, entre les vendeurs et les acheteurs, ce qui retarde le déchargement des wagons et aiecroitf l'encombrement des voies et des cours à marchandises.Pourquoi tout de même ne répondent.elles pas a ceux que cela intéresse?-Vont-ils pas le droit de savoir de quoi il en mtourue ?Plus de friandises ?I ne dépêche d’Ottawa signalait hier un programme d’économie nationale, élaboré par sir Thomas White, pour la durée de la guerre; il interdira certaines importations d'articles de luxe, la fabrication des bijoux, ainsi que celle des boa-bons et des confiseries, et le reste.'Tout cela, naturellement, à cause de l’Empire.Les gourmets et les personnes friandes de chocolats et de douceurs de toutes sortes devront sacrifier leur goût à l’Empire.El nous en viendrons ici à tâter au régime du rationnement qu’on est en train d’inlrodui-re chez tous les pays belligérants.Peut-être un jour viendra-t-il, si la guerre se prolonge, où, pour trouver de quoi manger à sa faim, et ce qu’il veut, le gourmet canadien devra traverser la frontière et fréquenter les restaurants de Boston, de New-York et d’ailleurs, chez nos voisins.La masse du peuple canadien, elle, ne pourra se payer celle fantaisie et devra se contenter de ce que le gouvernement lui permettra de mettre sur sa table.On a beaucoup glosé quand l’Allemagne s’est mise à exiger de ses gens la carte de provisions.Et voilà que, sur ce.point, l’Angleterre se germanise et que, demain, ce sera aussi notre tour.Si les estomacs ne s'en portent que mieux, ce sera toujours une compensation.Mais plusieurs n’envisagent pas la question sous ce! angle.El ceux qui ne veulent pas du carême et du jeûne prescrits par l'Eglise, feront carême et jeûneront pour l’Empire.Georges PELLETIER.les mêmes réformes.La routine La Chambre a fait rapidement beaucoup de travail en raison de la fin de la session qui approche.Les bills du gouvernement dont rémunération suit ont subi leur troisième lecture : Loi amendant la loi de l’instruction publique ; loi relative à l’interprétation du code municipal ; loi abrogeant l’article 1138 du code civil ; loi concernant la cité et ville ; loi amendant les statuts refondus relativement aux clubs de recréation ; loi relative à l’Union Nationale Française.M.Taschereau, ministre des Travaux publics, a présenté un projet de loi relatif au rachat des droits de péage sur la route de Saint-Constant et Laprairie.Le bill relatif au collège des chirurgiens-dentistes a été référé au comité des bills privés, Le bill demandant la ratification de certains règlements adoptés par la ville de la Tointe-aux.Trembles a été défait au comité plénier, sur proposition de M.Séguin, député de Sainte iMarie.Il s’agissait de sanctionner l'achat d’un pare dans cette municipalité voisine de la ville de Montréal.mineur désigne comme membres de la future commission de Moniréal, Me Charles Laurendeau, actuellement avocat en chef de la ville, M.Justinien Pellc-ier, commissaire des finances, M.le oo ni mi sis a ire Ainey, M.Téchevin Boyd ; les noms de deux ou irois autres membres de la commission res tend dans Tineonmi.Les traitements M luné, soir, Perrault, arehiteote, a conii.au comité des hills privés, ce à réclamer une réduction des (repenses de lu ville de Montréal de façon à équilibrer le budget, sans recourir à un enipnunt.fl à terminé son réquisiitoire en soumettant un amendement qui exit tombé, faute de quelqu’un dans la députation pour en prendre la paternité, portant que les articles 5, (i eii 7 du budget soient réduits à $5,ll0ft,000 au lieu de $0,2(10,(100, tel que porté au budget préparé par lois commissaires.Le projet de M.Perrault propo.salit lu réduction du traitement, du maire de $10,000 à $5,000, ceux des commissaires de $7,500 à $3,000 et ceux des échevins de $1,500 à $500.M.Laurendeau propose a’ions que Ton réduise Teiupruni dont on de.mande TmutnrisaïUon de $1.400,000 à $1,000.000.rant d’immigration, et.même dans les plus hautes sphères gouvernementales, il se trouve des gens que les prévisions enthousiastes laissent fort sceptiques.De sorte qu’en fait, on accepte des obligations très positives, on charge le pays de dettes très lourdes et Ton compte, largement, pour y faire face, sur des ressources aléatoires.Mais, c’est d’un autre point de vue, que nous voulons aujourd’hui envisager la situation.Quel (pie doive être le succès de l’effort, il est certain qu’il sera fail, et qu’il sera fait avec la plus vigoureuse ardeur.Le duc de Connaught, dans son discours d’adieu, conseillait de restreindre l’immigration aux individus d’origine britannique.C’est une vue politique qui n’a guère de chance de résister à la pression des nécessités commerciales.L’expérience des quinze dernières années prouve que les hommes publics et les financiers se préoccupent infiniment plus de la quantité des immigrants, de la valeur économique apparente et immédiate qu’ils peuvent avoir, que de leur nationalité d’origine et de l’effet qu’ils pourront produire sur l’avenir de notre propre nationalité; et Ton remarquera que sir Vincent Meredith réclame des immigrants el des immigrants, sans dire un mot de leur race ou de leurs sentiments.La Gazelle de ce matin nou^ apprend que lord Shaughncssy, lui, se.félicite de ce que tant d’immigrants américains passent actuellement la frontière.Le besoin de faire face aux obligations énormes dont nous charge la guerre el d’exécuter les travaux diver.Elle a trouvé des imitateurs, tels, pour n'en citer que trois, M.Le-cavalier, marchand de l'Ascension, M.Anselme Dubé, entrepreneur manufacturier des Trois-Rivières, MM.Côté et Roivin de Chicoutimi.Plusieurs curés ont aussi voulu se faire les propagandistes -de l’Almanach dans ieui's paroisses.Rappelons que celui-ci se vend 15 sous l'exemplaire aux bureaux du DEVOIR et chez les principaux libraires.Par quantités, s’adresser qui Secrétariat de La Ligue des Droits du français, au Monument national, à Montréal.Prix: $1.50 la douzaine, $10 le cent, $75 te miitle.Le port est toujours en sus: 3 sons [’exemplaire, 22 sous la douzaine, LA VIE DU , PERE LAC0MBE Le Père Lacoanbe.qui vienl de s’éteindre à l’âge de 90 ans, était un des missionnaires les plus connus du pays.Il a tenu, même dans la vie civile cl le développenveni économique de l’Ouest, un rôle considérable.Au cours de sa longue vie, M a été en contact avec les types les plus variés; il a vu tes missions anciennes, les sauvages, les Métis, les premiers cotons, puis le peuplement ide l’Ouest par les mulfituides qui l’occupent aujourd’hui.Le Père Lacombe est mort à l'heure où aillaient paraître les mémoires recueillis sous sa dictée par la plume d’une soeur de la Providence et qu’on achève d'imprimer.Ce gros volume, 500 pages environ, se vendra au profit de l’hospice nie Midnapore, la dernière création du vénérable défunt el paraîtra dans les premiers jours de janvier.Il est édité par les Soeurs (de la Providence de Montréal.TEMOIGNAGE D’UN ANGLO CANADIEN Un Anglo-Canadien, de Winnipeg, écrit, à propos des récentes publications de M.lîourassa sur le problème impérial: "You arc doing a splendid “service to this Dominion through “pointing out and showing Canada “where she is heading for.There are “gigantic problems ahead awaiting a “solution.The time to ponder over “and analyse those problems that “confront us is now.” Mais pour que ce travail de saine et urgente réflexion s’accomplisse, les gens qui voient dair devront ouvrir les yeux des aveugles, tes esprits en éveil secouer lies endormis.Un moyen pratique d’accomplir ce devoir, c’est de lire et de faire lire tes brochures dans lesquelles IM.Bonrassa analyse ta thèse impérialiste et èn démontre les lacunes et les dangers.Ces études ne sont pas identiques.Utiles présentent, dans leurs conclusions surtout, des aspects différents.La brochure française démontre l'absurdité de la thèse soutenue par la coterie des politiciens vieux bien dpnl l’abbé Damours s’est constitué, sous plusieurs masques, le porte-plume.La brochure anglaise fait ressortir 'les avantages de l’indépendance sur l’association imperiaile.la' problème .de l’Empire se vend 10 sous t’exempltaire; par la poste, 12 sous; à la douzaine $1.00 franco.Independence or Imperial Partnership?se vend 25 sous [’exemplaire; par la poste, 30 sous; à la douzaine, $2.50 franco.Les deux ensemble par la poste, 40 sous franco.Pour quantités considérables, prix spéciaux.Adresser toutes commandes à l’auteur, 43, rue Saint-Vincent.Toutes les remises par chèques, mandats, etc., doivent être faites payables au pair, à Montréal (ou être majorées de 15 sous pour couvrir Iles frais de perception).( * LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 DECEMBRE 191 fi VOL.VIL —No 293 LETTRES AU “DEVOIR” n Nous ne publions que des lettres signées, ou des eooununieations ac-compe^nées d’une lettre signée, avec adresse authe ijue.Les correspondants anonymes s’é-pr.ignoraient du papier, de l’encre, un ilmbre-ruste, et à nous une perte de temps, s'ils voulaient bien en piendre note déSnitivement.LA CULTURE DU BLE ET L’ABAISSEMENT DU COUT DE LA VIE Monsieur le directeur, Vous me permettre: de faire ma part de devoir national en insérant cette étude d'actualité.LE PLIS SUE MOYEN D'ABAISSER LE COL T DE LA VIE.Le Idé sert à faire : 1.La fleur; 2o.Le son: Ho.Le g ru: l.La moulée.Le cultivateur possédant une terre de deux à trois arpents de large par trente à auaranlc arvenis de profondeur, cultive sur sa terre depuis 2') r;,vnsTE A vite foie dm S.•Henri BUREAD nil, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Tél.S.-Louis 3043 DENTISTES GENDREAU 643 RUE SAINT-DENIS, coin Cherrier TEL.EST 2916 BUREAU UE 9 HEURES A.M.A 5 HEURES U.M., LE SOIR SUR ENGAGEMENT Dr HONORE THIBAULT L.D.S.D.D.S- CHIRURGIEN - DEfJTiSTE 321a, RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.S^LOUIS.6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBÎSE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANUUÏ TeATIONALE 99, rue Ë.-Jacques TELEPHONES ; Bureau: Main 7613.Résidence: tél.Rockland 2050 LIQUIDATEURS_________ Jour r Tél.Main 1478.Soir : Tél.Bat 19t.OSCAR BEAUCHAMP CURATEUR.COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDIJPICE ’'LA PRESSE", SUITES 13-1».61.rue Ë.-Jacquea Uontraul.Csa, DIVERS AUTOMOBILISTES < our vo» pneus, von lubrifiants et tou» ?•» accessoire» APPELEZ EST 9 LA PAIX PRÉCIS DE LA GUERRE ANGLETERRE UN PIEGE DE L’ALLEMAGNE?INFLUENCER LES NEUTRES NOUVEL ÉCHEC DES TEUTONS RÉPARATIONS ET GARANTIES UX FOX CT 10 X A' AIRE HISSE DE-CLARE QUE BERLIN, BAR SES OFFRES OF PAIX, VEUT SEMER LA DISCORDE CHEZ LES ALLIES — L EXTEXTE COXTIXUE-RA DE LETT ER JUSQU'A LA VICTOIRE.Pétragrad, 15, via Londres.Le gouyei^men'i russe regarde la proposition de paix des puissances du centre comme “une tentative de s’attacher l’opinion publique et pour encourager le peuple d’Allemagne en semblant rejeter sur les Alliés la responsabilité de la continuation de lu guerre.” La proposition n’a pas éveillé le moindre écho sympathique dans le Pétrograri officiel.Un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères a fait hier la déclaration suivante que publie l’agence semi-officielle de nouvelles de Pétrograd: “Le nouvel appel de nos ennemis n’est pas la première tentative qu’ils font pour jeter sur les Alliés la responsabilité de la guerre qu’ils ont déchaînée.Dans le but d’obtenir l’appui du peuple allemand, qui est fatigué de la guerre, le gouvernement de Berlin a plusieurs fois eu recours à de fallacieuess promesses.Il a promis la paix quand Varsovie a été prise, quand la Serbie a été conquise, oubliant que de telles promesses non remplies créeraient une profonde défiance.“Dans ses nouveaux efforts, qui sont dus aux mêmes considérations, le gouvernement allemand est obligé de porter cette question hors d'Allemagne.Tout le monde se rappelle ces tentatives, notamment les “ballons d’essai” lancés dans les pays neutres, particulièrement aux Etats-Unis.“Voyant l’inanité de ces méthodes, qui n'ont déçu personne, l’Allemagne a tenté de créer une atmosphère de paix qui lui permettrait de consolider ses tendances agressives et impérialistes, tandis qu’elle sèmerait la discorde chez les Alliés, en cherchant à faire croire à l’opinion publique qu’elle avait entamé des pourparlers séparés avec les puissances de l'Entente.Il y a eu aussi des rapports persistants de paix séparée.“Un vue du fait, cependant, que les Alliés ont rejeté, unanimement, toutes ses, tentatives, nos ennemis durent songer à un plan plus sérieux.Aujourd’hui, malgré leur confiance dans leur pouvoir militaire et écenomique, ils font un appel aux Et ùs-Unis, à l’Espagne et a la Suisse.annonçant leur anxiété d’entamer des négociations de paix.‘>Le manque de sincérité et l’objet des propositions allemandes sont évidents.Les gouvernements ennemis ont besoin de mesures héroïques pour combler les brèches pratiquées dans leurs armées.L’Allemagne projette d’établir une sor' ¦ de servage en guise de service militaire obligatoire.Dans le but de relever le moral de son peuple et de le préparer à de nouveaux sacrifices, l’Allemagne essaie de créer une atmosphère favorable avec les phrases suivantes : “Nous luttons pour notre existence; nous proposons la paix; elle nous est refusée.Alors la responsabilité de la continuation de Ja guerre repose sur nos ennemis.” “Néanmoins, le but poursuivi par HAllemagnc est clair.Elle parle de respect pour les droits des autres nations, mais en même temps elle a introduit en Belgique, en Serbie, dans le Monténégro et en Pologne un régime de terreur et de violence.Pour ce qui est de l’avenir, l'Allemagne a proclamé une indépendance illusoire pour la Pologne; elle propose de diviser la Serbie, la Belgique et de céder à la Bulgarie une partie du territoire roumain.“Partout l’idée de l’hégémonie at-Temande prédomine.Les derniers •discours de Bethmann - Hollweg prouvent les réelles aspirations du gouvernement allemand.Mais aujourd’hui, alors que les puissances de l'Entente ont déclaré leur ferme détermination do continuer la guerre jusqu’à une fin victorieuse et pour empêcher l’Allemagne d’établir son hégémonie, il n’existe plus de base favorable à des négociations de paix.“Nos ennemis ont lu les discours de Lloyd George, de Briand et de Bo-selH et la déclaration de Trepoff: ils étaient alors assurés que leurs offres do paix ne seraient pas acceptées.Cela est vrai, non parce que les puissances de 'l'Entente — amies de la paix — ne penchent pas dans celte direction, mais parce que la paix offerte par l'Allemagne est un piège pour l’opinion publique.Voilà pourquoi les gouvernements ennemis ont omis de mentionner les conditions de paix.“Nous sommes certains que cette nouvelle entreprise des perturbateurs de ta paix n’induira personne en erreur, qu'elle est condamnée à un échec comme les efforts précédents.“Les puissances de l’Entente assumeraient une terrible responsabilité devant leurs peuples, devant toute l'humanité, si elles suspendaient la lutte devant la dernière tentative par laquelle l’Allemagne tente de profiter de la présente situation pour établir son hégémonie en Europe.Tous les inénarrables sacrifices des Alliés seraient rendus inutiles par une paix prématurée avec l’ennemi qui est épuisé, mais pas encore abattu.“La ferme détermination de l’Entente de continuer la guerre jus-qu’au I riomphe final ne peut être affaiblie par aucune offre illusoire de l'ennemi,” C’EST SAXS DOUTE L’OBJET QUE SE PROPOSE L’ALLEMAGNE EN OPERANT AUX ALLIES DE COXCLURE LA PAIX.— UX DISCOURS DE M.LLOYD GEORGE.Londres, 15.— Bien que M.Bo-nar Law, parlant hier au nom du gouvernement, ait souligné brièvement le fait que les Alliés n’ont pas modifié leurs vues touchant des conditions de paix acceptables, les amis de M.Lloyd George espèrent que le premier ministre pourra se rendre à la Chambre, mardi, et ré-pondre aux propositions de paix laites par le chancelier allemand.L’état île M.Lloyd George a légèrement empiré, il souffre beaucoup d'un rhume contracté au début de j la semaine, et ses médecins lui ont prescrit de garder le lit encore quelques jours.Au cas où par aphonie ou pour une autre raison, ii ne pourrait prononcer son discours, qui durera probablement bien plus d’une heure, il est à présumer que le premier ministre demandera d’ajourner encore la date de sa première apparition à la Chambre, depuis qu’il exerce ses nouvelles fonctions.Même sans les offres de paix de Berlin, la circonstance eût été mémorable, mais dans un certain sens, le discours de M.Lloyd George eût eu moins d’importance.Tin donnant, la réplique- à von Bethmann-Hollwcg, M.Lloyd George s’adressera autant aux pays neutres, aux Elats-Unis en particulier, qu’à son auditoire.On ne peut trop exagérer l’importance que le premier ministre accorde aux Etals-Unis.Il dira probablement qu’il voit surtout dans les offres de paix de l'Allemagne une manoeuvre pour influencer les neutres, dont les Etats-Unis sont les seuls qui puissent jouer un rôle prédominant pour ce qui est de diriger les destinées du inonde.Suivant les opinions exprimées ici, l’Allemagne avait d’autres objectif; en vue, et le premier ministre les discutera sans doute, mais il est plus que probable que dans son discours, la première place appartiendra à des considérations auxquelles les Américains seront profondément et particulièrement intéressés.UNE GRANDE LUTTE DIPLOMATIQUE SE PREPARE Washington, 15 — A propos des efforts que fait l’Allemagne pour rétablir la paix, s’engage une grande partie diplomatique, la plus grande peut-être dont l’histoire fasse mention.Washington .n’est pas étranger à eette lutle, car l’un des principaux enjeux c’est d’obtenir la faveur de l’opinion publique américaine.Les, événements indiquent qu’on attache un prix immense aux sympathies du gouvernement et du peuple américains.Washington est également impliqué dans la mesure où l’administration Wilson fera quelques démarches.Suivant des personnes en état de juger si l’avantagé à retirer de la grande partie diplomatique va aux Alliés ou à l’Allemagne, cela dépend en parliculier de l’Angleterre.Cela présuppose que les sympathies des Etats-Unis constituent un précieux appoint pour l’une ou l’autre des coalitions.Les empires centraux s’assureront-ils ces sympathies si les Alliés traitent maladroitement la question ?On allègue que l’Allemagne a fait une démarche très habile.On tient ici pour acquis que la décision de l’Angleterre sera le facteur déterminant de l’attitude des pays de l’Entente.Comme de raison on ne compte pas que l’Angleterre accepte les propositions de paix en tablant sur les conditions très vagues formulées par les empires centraux.On est fortement d’opinion ici que, pour gagner la première manche, l’Angleterre devra laisser la porte ouverte à d’autres avances de la part de l’ennemi.DEMENTI DE LA BELGIQUE Londres, 15 — L’ambassade belge à Londres a publié ce matin un démenti formel à l’article publié dans le “Morning Telegraph”, hier, sur une offre de paix que les puissances du centre auraient faite à la Belgique.LE KAISER AIDE L’ANGLETERRE Cardiff, Galles, 15 — Le feld-ma-iréchal vicomte French a dit, ici, dans un discours prononcé aujourd’hui : “La proposition de paix de l’Allemagne, ne servira, comme les raids de zeppelins, qu’à unir plus étroitement la nation.La kaiser est, de ce fait, notre meilleur agent recruteur et sa dernière pièce d’arrogante insolence aura pour effet d'augmenter rapidement nos forces.” QUARANTE MILLE ALLEMANDS ESSAIENT PAR DEUX FOIS, MAIS EN VAIN, DE PERCER LA LIGNE FRANÇAISE AU POINT LE PLUS RAPPROCHE DE LA CAPITALE.L’UNION DES DISTRIBUTEURS DE LAIT LA DISTRIBUTION DU LAIT NE SE FERA PAS AVANT SEPT HEURES.> LE COL PAGNUELO ESTSENTENCIÉ Ottawa, 15.— Le ministère Borden a ratifié la sentence de 6 mois d'emprisonnement rendue par la Cour nmrliale, la semaine dernière, » contre le lieutenant-colonel Pn-® gnuelo.La qiicstion était à Tordre du jnur hier, et il fut décrété à Tuna-nimité 'de ratifier le jugement de la Cour martiale.On est à joter les bases d’une mm.vcllc asKcieiation qui s'appellera ; “I Union intcmationnle des disdri-bn.'Curs de lait de Montréal".La première réunion a été tenue hier soir à la salle de l’Alliance nationale, 238 rue Beaudry.Les as.siistnnts étaient au nombre dime centaine, cl ont choisi pour prési.don.cl secrétaire temporaires, MM.Oscar Archambault u! J.H.Kirouàc.Le but de l’Association est de commencer à distribuer le lait à 7 heures, le matin.Ils ont le consentement des gran, des maisons cR, après la prochaine réunion qui sera tenue le 24 décembre, à 3 heures de l’apiès-midi, ii esl probable qu’une décision sera prise pour le premier janvier.-9- \ oulez-vous savon ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrive?, aux termes que reproduit le couuon du NATIONALISTE, chaque semalns.Londres, 15.— Le correspondani de la “Liberté’’ mande qu’hier les Allemands ont dirigé une puissante attaque contre Lassigny, à la partie du front la plus rapprochée de la capitale française, dans le but de percer la ligne à cet endroit, il semble que l’ennemi s’élail arrangé pour faire coïncider cette tentative avec la note de von Bethmaun-Holhveg, probablement avec l’intention d’influence les Français par un succès local.Les Teutons avaient rassemblé 40,000 hommes de leurs meilleures divisions et un nombre de canons proportionné.Un intense bombardement de plusieurs heures a précédé l’attaque.Les Poilus n’ont pas été pris par surprise.Us ont accueilli les assaillants par le tir de leurs canons de 3 pouces et de leurs mitrailleuses,_ et Ônt pratiqué des brèches terribles dans les rangs de l’ennemi.L’adversaire a pris pied dans •des tranchées sur un front de 300 verges, mais une contre-attaque immédiate des Français Ta délogé.Seuls quelques soldats des colonnes d’attaque s’en sont tirés, et la plupart sont morts après une résistance acharnée.Une heure plus lard, les Allemands ont répété l’assaut, mais sans succès.L’artillerie lourde des Français a dispersé les réserves ennemies, à mesure qu’elles ont débouché.Sauf cela, il y a peu de chose à signaler sur le front français, dependant, Berlin rapporte que les Poilus ont commencé à prendre l’offensive a Verdun, et avancent sur les deux rives de la Meuse.Dan-, le voisinage de Monchy-m-Bois, au sud d’Arras, les Anglais ont pénétré dans les tranchées des Allemands et leur ont infligé plusieurs perles.L’ennemi a vainement tenté d’exécuter un coup tic main contre les tranchées anglaises d’Hulluch.Des deux côtés, l’artillerie a manifesté hier, l’activité habituelle.ROUMANIE Les Allemands dirigent de furieuses attaques dans le but d’atteindre la ville de Buzeu, au nord-est de Ploesei, mais sans gagner apparemment beaucoup de terrain.L’ennemi admet qu’il rencontre une résistance opiniâtre, mais annonce qu'il progresse.Son avance doit être très lente, car il a rapporté qu’il se trouvait dans le voisinage de Buzeu, voici 4 jours.L’armée du Danube du feld-im-réchal MaCkensen a franchi la rivière Jalonitsa, dans la Valachie orientale.Les troupes bulgares qui avaient franchi le Danube, dans le voisinage de TurtuVni, ont occupé la ville d’Anceniza.D’autres troupes ont traversé le fleuve, près de Silislrie.EN MACEDOINE Le 13, l’artillerie ennemie a bombardé tout le front serbe et la ville de Monastir.Il y eut plusieurs victimes parmi la population de Monastir.Les batteries françaises ont riposté efficacement.Il n’y a pas eu d’action d’infanterie.FRANCE LA GUERRE À L’ALCOOL LA PROHIBITION SERA BIENTOT DECRETEE PAR TOUT LE PAYS — LE VIN ET LA BIERE EXCEPTES.Paris, 15.— Le gouvernemen français mettra bientôt en vigueui la prohibition totale des boisson: alcooliques, telles que Teau-de-vie le cognac et les liqueurs fines.Li “Journal Officiel" rapporte à ci propos la déclaration du premiei ministre Briand à la Chambre de députés.“Le gouvernement, dit-il vous demandera de lui accorder 1; faculté de résoudre par décret tou tes les questions importantes qu concernent la défense nationale Actuellement, la procédure est trot Icnle.Une grave question surtout qui ne peut être réglée qu’en temp' de guerre, et de laquelle dépim déni la vie et le salut de la nation est celle de la suppression totale d< l’alcool".Ces paroles ont été beaucoup up planches.Le député May eras a de mandé si la prohibition s’étendra! à l'armée.M.Briand a répondt qu’elle serait pour tout le pays.Et France, on ne considère pas com me alcools les vins et la bière.LA CENSURE POLITIQUE ABOLIE EST Le gouvernement a soumis à la Chambre de-, députés un projet de loi pour donner au gouvernement les vastes pouvoirs demandés par M.Briand.La Chambre des députés a adopté unanimement une motion à l'effet d’abolir la censure politique, et de ne conserver que les censures diplomatique et militaire.On attachait beaucoup d'importance à la séance du sénat aujourd'hui.croyant quo M.Briand rc-pomlrait aux interpellations des sénateur:; Bérenger, Clemenceau, Dou-mergue et autres.Le premier ministre, fatigué par le travail des deux derniers jours, a demandé qu’elles soient renvoyées à mardi.AD0RATI01Î NOCTURNE Los membres de TAdnration nocturne sont invités à participer aux Quarante-lleures à Laehine, demain soir, samedi.Un char spécial partira à 7 heures 10 de la rue Chonneville cl arrêtera où cela sera nécessaire.TELLES SONT LES DEUX PREMIERES CONDITIONS QU’EXIGERONT LES ALLIES POUR LA CONCLUSION DE LA PAIX.— LA GRANDE-BRETAGNE DOIT FABRIQUER DES MUNITIONS.Londres, 15.— La séance d’hier aux deux Chambres avait attiré force spectateurs, mais l’intérêt se concentrait surtout sur la Chambre des Communes, où 5 membres de l’ancienne administration, MM.Runci-man, McKenna, Samuel, Harcourt et Tennant ont pris place sur les banquettes de l'opposition, tandis que AI.Bonar Law, flanqué des nouveaux ministres, a occupé les sièges abandonnés par les ministres du cabinet Asquith.MAI.Asquith et Lloyd George étaient tous les deux absents pour cause de maladie.Al.Bonar Law, qui agissait pour la première fois en qualité de chef du gouvernement à la 'Chambre basse, a demandé des crédits de 450,¦000,000 de livres qu'on a votés à l'unanimité.Cela fait une somme de 1,945,000,000 de livres pour Texercice financier en cours, et porte à 3,532,000 000 de livres Je grand total des crédits de guerre.L’orateur a rappelé que les journaux sont remplis des propositions de paix de Berlin.Mais jusqu’ici, le gouvernement anglais n'a pas reçu de note, et il est manifeste que dans les circonstances aucun ministre no peut faire de déclaration à ce sujet, et il serait préférable qu’on en parlât très peu à la •Chambre des Communes.“Alais dès aujourd’hui, a déclaré AI.Bonar Law, je crois nécessaire de dire ceci: l’ancien premier ministre, dans la péroraison d’un discours, a déclaré: Les Alliés exigent des réparations adéquates pour le passé et des garanties adéquates pour Ta-venir.“Voilà quelles sont encore la politique et la déterminatioin du gouvernement anglais.” Le chancelier de l'échiquier a souligné l’énorme accroissement de la fabrication des munitions, et a dit que s’il pouvait révéler les chiffres relatifs au mois de juin 1915 et les chiffres actuels, la différence paraîtrait incroyable.Rien n’indique davantage la vitalité du pays au point de vue industriel.“Les Allemands possèdent deux avantages, a dit M.Bonar Law.Le premier c’est leur préparation à la guerre.Ils ont un autre avantage, c’est que par suite des circonstances le contrôle des ressources de l’ennemi est confié pratiquement à un seuil.L’un des points faibles de no-alliance, comme de toute alliance, c’est la très grande difficulté qu’on éprouve à établir c-ette unité de direction.Réaliser cela a été l’objet des efforts non seulèment de ce gouvernement, mais de tous les gouvernements des Alliés, et Ton a fait un grand pas dans ce sens, dans le cours de Tannée dernière et en particulier depuis 6 mois.A mon avis, la victoire et la célérité avec laquelle on la remportera dépendent de la mesure dans laquelle les Alliés mettront en commun leurs hommes, leur argent et leurs munitions.” Af.McKenna, ancien chancelier de l’échiquier, a félicité M.Bonar Law de son discours, pour attester Ten-tenle cordiale qui règne entre les membres de Tancieh gouvernement et du gouvernement actuel.Il a déclaré que la Grande-Brelagiie doit fournir des munitions tant qu’elle peut et répondre à toutes les demandes de ses alliés, mais pour cela il faut qu elle puisse facilement convertir sa richesse de livres sterling en dollars, car c est en dollars qu’elle solde ses dépenses dans le monde entier et cela marque la limite du concours qu’elle peut donner à ses alliés.M- McNamara, sous-secrétaire financier de l’amirauté a annoncé que 1 amirauté a pris en sérieuse considération le projet d’aimer les navires de commerce.LE “GRILSE” EST RAMENÉ AU PORT CE CONTRE-TORPILLEUR CANADIEN QUE L’ON CROYAIT PERDU RENTRE AU PORT DE SHELBOURNE.Halifax, N.E., 15 —- Le contre-torpilleur canadien “Grilse”, assailli par une furieuse tempête de grêle et de vent au large des côtes de la Nouvelle-Ecosse, est entré heureusement au port de Shelbourne, à dix heures et demie, hier soir, sérieusement endommagé.Au cours de la tempête, il a perdu six hommes de son équipage et deux autres ont reçu des blessures graves ; le mât de misaine et une partie de la chambre du idiote ont été emportés par les vagues, ainsi que ses chaloupes de sauvetage.Les personnes suivantes se sont noyées : M.IL Wilkinson, ingénieur mécanicien, de Wellington-sur-Ty-ne, Angleterre ; E.C.Clemens, operateur télégraphiste, d’Hamilton, Ont.: W.J.Trembee, sous-officier, de Toronto, Ont.; A.J.Harris, timonier.de Mayo, Irlande ; II.M.McAuliffe, d’Halifax, N.E.et fi.Ashwin, quartier-maître, de Londres, Angleterre.Le sous-lieutenant Cyril N.Fry, d’Ottawa, a eu la mâchoire fracassée et le poignet brisé, et le marin Fred Chandler, de Worthington, Angleterre, s’est infligé une fracture de la jambe et des lésions internes graves.La tempête a commencé à sévir lundi soir, alors que le “Grilse” voguait en pleine nier ; elle atteignit son degré d’intensité le lendemain, et prit le léger contre-torpilleur par surprise.D’énormes vagues balayèrent le pont, ébranlèrent les mâts et le secouèrent en tous sens.Le télégraphiste lança aussitôt des appels de détresse, et le navire désemparé attendit vainement les secours.Pour comble de malheur, Tenu pénétra dans la chambre des machines, atteignit les feux et immobilisa le navire, qui se trouva alors à Sa merci des flots.Mercredi, la tempête s'apaisa un peu et les marins ac- Savez-vous Pourquoi la gomme Pour recevoir le petit livre “ Wrigtey’e Spearmen’s Gum-ption” ainsi que quelques bons conseils, écrivez à Wm.Wrigley Jr.Co.Ltd., Toronto, Ont.Mâchez-en après ehaijis® repas m mm ci Fabrication Canadienne est la plus connue au monde?Sa qualité Sa saveur et son » empaquetage hermétique sont trois raisons primordiales.Elle dure long-temps, coûte peu et procure un grand bien-être.C’est pourquoi tout le monde l’apprécie.Son empaquetage hermétique fait que sa saveur et sa qualité sont toujours aussi bonnes que lorsqu’elle sort des merveilleuses usines Wrigley.tivèrent les pompes ; lentement Teau évacua la chambre des machines et le navire put reprendre sa marche, fortement balancé par la mer houleuse.C’est en s’efforçant de tenir les cordages qui soutenaient le mât de misaine que les six marins furent précipités dans la mer par les vagues et perdirent la vie.A l’arrivée des naufragés à Shelbourne.le maire, aidé d’un groupe de ritoyens, a organisé les secours les plus urgents ; les deux marins, blessés ont reçu de.; soins empressés dans un hôpital, et les autres, plus ou moins affectés par les trois jours de lutte contre les éléments déchaînés.ont été hébergés avec tout le confort possible.ASSEMBLÉE DU 85e RÉGIMENT UN LIVRE SPECIAL POUR LES FAITS D'ARMES DES MEMBRES DU REGIMENT AU FRONT.Mercredi soir avait lieu, aux quartiers-généraux du 85ième, une importante réunion, sous la présidence du It-coL P.IR.Bisaillon.L’assistance était fort nombreuse.Après les questions de routine, le président de rassemblée fait lire une poésie intitulée “ A CoureeleL le ", où la bravoure des Canadiens-français est vantée en général et où la mort glorieuse du cant.René Lefebvre, membre du 85e Régt.est proclamée en particulier, Les officiers décident d’en faire un agrandissement afin de l’encadrer pour mett>’" dans les quartiers du régiment en souvenir de la bravoure (Tu dp leurs confrères d'armes.En plus, i! est décidé d'avoir un livr-spécial, pour conserver un récit des brillants faits d armes de leurs officiers, sous-officiers et soldats au front.Le colonel est heureux de remettre aux officiers suivants leurs certificats de qualification : Capt.F.Poliquin, F.O., eapt.Henri Scott, T.G., eapti.E C.Girouard, F.O-, M.E.Dansereau mousqueterie et mitrailleuse.It Ant.'Tarte, lient., H Lespérance, lient.H G.II.Bisaillon, lient R.Huof, mousqueterie, H L.P, Doxtader mousqueterie et mitrailleuse, It P.Emard, mousqueterie.Le rapport de la tombola de la Soldiers Wives’ League esl remis aux officiers en assemblée, et il est proposé par le major J.A Ouimet et secondé par le major Théo.Gro-thé, que des remerciements soient votés à Mme P.H, Bisaillon et Mme F -*.Bourassa, pour le travail fait.Les officiers décident de recevoir.le Jour de TAu, de 11 heures a.m.à midi, aux quartiers-généraux, leurs confrères d’armes et les amis du régiment, et rassemblée sV-'urne.{.Comnimiiqué.) -— LES CONSERVATEURS TOUS DEVRONT S’ENRÉGISTRER LE QUESTIONNAIRE DU SERVICE NATIONAL, DECLARE M.BOB ROGERS, NE DEVRA PAS RESTER SANS REPONSE.M.Robert Rogers, ministre des travaux publics, parlait hier soir à la salle Auditorium, devant les membres de la St.Lawrence and Cartier Conservative Association, club juif conservateur.Entre autres choses intéressantes, le ministre a déclaré que, dans le but de coopérer le plus possible à la victoire des Alliés, le gouvernement canadien ne dépense que pour la guerre et omet toute autre dépense qui n’est pas absolument indispensable.Ainsi, au printemps de Î914, le budget des travaux publics a été coupé de $48,-000,000 à $28,0,00,000.A la prochaine session, il semble que cette somme sera encore réduite de moitié.Et c’est la môme chose dans chaque département, dit M.Rogers, et si je rile le mien, c’est que je suis plus au fait des chiffres en ce qui concerne les travaux publics.Le gouvernement, maigre les dépenses considérables qu’il fait pour la guerre, ne veut pas imposer des taxes trop lourdes au peuple qui fait tant pour la bonne conduite de cette guerre pour la liberté.Nous sommes une famille heureuse, unie, déterminée, soucieuse de faire face à toutes les conditions dans le meilleur intérêt dd Canada et des différentes provinces qui le composent.M.Rogers exprime Tespoir que toute la nation sera avec le gouvernement pour l’aider à remplir sa promesse de donner un demi-million d’hommes pour le service d’ou-tremer.Il parle du travail fait par le Service national pour enrôler les derniers cent mille hommes dont le gouvernement a besoin, et espère qu’il n’y aura pas de tirc-au-rlanc pour refuser de remplir les formules d’enregistrement que le Service national fera distribuer, M.le ministre entend par tire-au-flanc tous ceux qui ne sont pas en khaki ou qui ne fabriquent point de munitions.il excepte encore eeux qui travaillent la terre.Il est évident, dit Torateur, que vous avez ici quelques tire-au-flanc et plusieurs s’étaient rendus l’autre soir à l’assemblée du Monument national pour entendre sir Robert Borden.Il est important pour le pays que ces gens n’échappent lias à Ten-registrement.On me demande comment on s’y prendra pour obliger ceux qui ne se soumettront pas.le ; ne crois pas qu’il y ait un seul hom-j nie qui ait l’avantage de respirer jl’ajr de la liberté, sous Tailcr de TUnion Jack, qui puisse se refuser à une telle obligation.Il faudra que tous les hommes du Canada, d’Halifax à Vancouver, s’enregistrent.AL ROGERS NE VEUT PAS DE LA PAIX Al.Rogers dit qu’il refuse les offres de paix telles que faites par l’Allemagne, du moins telles (pie les journaux les ont rapportées.1 Une telle paix signifierait une victoire pour TAllemagne et les peuples de l’Empire britannique devraient continuer à s’armer en prévision d’une autre guerre prochaine.La paix ne peut se faire qu’après la destruction du militarisme et de la cupidité allemands.Le Canada devrait trembler en pensant que TAllemagne victorieuse jetterait sur lui un regard de convoitise.M.Rogers verse un pleur en constatant combien peu sa province natale, la province de Québec, a encore peu fait.Québec ne j s’est pas tenu à la hauteur des autres provinces.Pendant que l’Angleterre I appelle un autre million d’hommes ! sous les drapeaux, le Canada ne doit pas hésiter à tenir sa promesse.M.Rogers a présidé à l’installation des nouveaux officiers du club.HORS DE COMBAT Ottawa, 15.—Sur une liste de 91 noms de soldats mis1 hors de combat, publiée hier soir, figurent les noms de neursoldats de nationalité canadienne-française et de huit au.très de Montreal : Mort prisonnier de guerre :— Lieutenant Henri H.Moreau, 22, avenue Laval, Montréal ; Tué ;—A .G, (Paynter, 2684, rue Saint-Urbain, Montréal : Mort de ses.blessures :—Hubert Hogue, FOOL rue Saint-André, Montréal ; Disparus_ et blessés :—Andrew Davidson.763, rue Cartier, Montréal ; A, Bertrand, La Tuque, P.Q.; I).Pepin, Dufresne, P.Q.; Disparu :—Sergent Narcisse Picard.1760, rue Saint-Urbain., Mont-real ; Blessés :—Louis Poliras.54îf rue Panct, Montréal ; James Two hey, 47, rue Devienne, Montreal ,1.C.Beauchamp, •Ladysmith, C.A.; P.1), Villeneuve, «3141, rue Saint-André, Montréal ; Armand Aubry, Tétreaultvillo, I’.Q.; Israël Barrette, Anse à PEvèque, Baie Conception, Terrcneuve.; 4 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 DECEMBRE 1916 VOL.VIL — No 293 O LA VIE SPORTIVE LE LOYOLA ET LE SHAMROCK AUX PRISES CES DEUX CLUBS IRLANDAIS OU-\ RIRONT LA SEANCE DE HOCKEY DE LUND/ A LARENA LES ELECTIONS A L’ASSOCIATION DE LA POLICE L’Association athlétique amateur ide Ta Police de Montréal a terminé, hier, l’élection de son bureau de direction pour l’année 1917.Voici ceux qui composent ce bureau, et le résultat des élections Nos étudiants de Laval, qui sont venus si prés de remporter l’an der-nier le championnat de la ligue de [ d'hier : la Cité, vont essayer de se repren- Président d’honneur, le chef Cam-dre cet hiver et de se classer bons peau, par acclamation; président ac-premiers.Le Laval aura un très re- til, so us-chef Granddhamp, par ac-doutable adversaire, lundi soir, lors clamation; inspecteur, P.Bélanger, de l’ouverture de la saison de la !i- ler vice-président, par acclamation; Mue à l’Arena.Les étudiants cana- 2e vice-président, A.Ouimet, pardieu diens-français se mesureront en et- du gymnase, élu hier par 41(1 "voix, t'et avec l’équipe du 244e régiment, j Secrétaire, M.L.A.d'Amour, par Les militaires ont recruté leur club acclamation; trésorier,capitaine Car-parmi une phalange de joueurs d’é- le, élu hier par 524 voix; siège No 1, nie.ils n ont eu pratiquement que inspecteur E.Robert,, par acoîamia-T embarras du choix ci ils aligne- lion; siège No 2, capitaine Gorman,, ront certainement lundi soir une:élu hier par 750 voix; siège No 3, formidable équipé contre le Laval.'capitaine Dandenault, élu hier par souhaiter.503 voix; siège No 8, Henri Giguérc, ni ifc6 e8e Loyola:détective, par acclamation; siège No et Jes Shamrocks mettra aux prises,n a hrvhî 1 l/iriH Ain hipirmur ixi vnîv les meilleurs joueurs irlandais de la 44'.Xo lO J TL^ibrie étù hitr uar ville et le public devrait voir un!oo>^;>° IJ’ ‘!u nier P»r spectacle furieusement contesté.Le vainqueur ne triomphera pas sans peine.Le match entre le National et le McGill terminera la soirée.Les officiers de notre association cana-dienne-française font des efforts inouïs pour mettre sur pied une équipe capable de tout balayer.Lors de l’assemblée annuelle de notre association, certains des membres ont trouvé que le club de hockey de l’an dernier n’avait pas aussi bien représenté l’association qu’il aurait dû, et les directeurs de cette année veulent faire mieux que l’an dernier.Le McGill aura fort à faire pour tenir tête au National.DANS LA LIGUE DES CONFECTIONS Voici les résultats des parties d’hier soir dans lies séries de la ligue de quilles des confections: Semi-ready.LIGUE DE QUILLES NORTHEASTERN LUNCH Le,s parties d’hier soir: Bureau.Archer.100 93 147—340 Gordner .139 143 223—505 George .101 104 100—305 Tliornion .127 150 133—41t> Craig.140 137 157—400 LUNDI SOIR PROCHAIN A LA CASQUETTE LE CONGER T.BOUC ANE DU PEN TI IA TL O N S’A N N O N C E COMME UN SUCCES.Le grand concert-boucane de lundi soir, à la Casquette sera un magnifique succès de l’avis do tous.De passage, hier soir, au gymnase de la Casquette, nous avons pu constater l’ardeur et l’entrain qui caractérisent les athlètes du Pen-t'hatlon, oui presque tous doivent prendre part au programme de la fete de lundi soir.En plm de la lutte et de la boxe, il y aura un magnifique programme musical préparé spécialement pour les amateur- qui ne manqueront pas de se rendre en foule à cette intéressante représentation.Comme nr>u,s l’avons déjà dit, des pipes, du tabac, des cigares et des cigarettes seront distribués gratuitement.ce qui augmentera le Dloi'ir et permettra à tous de passer un» très agréable soirée.La culture physique sous toutes ses formes a besoin d’être encorra.aée.et les officiers du Pen hot n (peuvent compte à bon droit sur l'encouragement des .sportsmen de notre ville.Totaux.¦Max .Johnson , F.Moran Lemieux Byron ., .til3 653 Magasin No 8.98 160 .85 111 .94 125 .103 1Ü2 .144 154 7GÜ 2020 140—404 125—321 119—338 150—4/5 1 10—438 Totaux.Bureau gagne .58! 712 080 2 parlies.1970 A.Laforce .177 162 191 — 530 W.Bannon .î 74 lit 13.3- — 416 A.More .155 178 157- — 490 E.Ravel .149 142 178 — 469 E.Archambault.179 187 172- — 538 Totaux .834 780 831- —2445 Fashion Craft.Tî.Brouillard.134 130 188- — 452 M.Plonsky .137 ut 141 — 402 E.Hillman .16,8 163 15()- — 487 T.Farmer .11 t 1811 109- — 403 E.Chevalier .174 211 123- — 508 Totaux .727 808 717- 2252 bemi-ready gagne 2 parties.Fit-Reform.J.Wheatlev.163 142 147- - 452 C.J.Harold.156 159 165- - 480 J.Brennan .146 162 148- — 456 V.Jacmaney .174 160 181- — 515; F.D.Campbell.175 158 149- - 462 Totaux .814 761 790- -2305 Jno W.Peek Holslein ., .182 171 137- - 490 Berland .138 149 159- - 447; Landry 129 134 186- - 4491 Wagnea .177 123 152- - 452 Goudreau .136 179 238- - 553 Totaux .7G2 756 876—2391 Fit-Refarm gagne 2 parties.B.Gardner.Nolot 118 195 100- - 413 Ilerseovitch.167 133 143- - 443 Millar .129 132 118- — 370 Desjardins .198 148 135- - 481 Kaufman .169 187 150- - 500 Totaux .772 789 646- -2207 Society Brand.Garfinkfle., .130 117 164- - 441 Segal 139 151 13.3- - 42.3 Leblanc 130 1,81 98- - 309 Scott 166 164 170— 500 Evon 179 17,3 162- — 519 Totaux .744 721 727- —2192 R.Gardner gagne 2 parties.S.Hart & C.o.Schlinger.115 154 153- 422 Wener 157 111 12,8- — .396 (îariépy .140 124 151- - 415 Laforte .126 127 131 — 384 Durocher .136 170 170- — 476 Totaux .674 686 733- —2093 Eng.& Scotch.Lister 155 162 147- — 464 Emond 123 126 113- — 362 Bérubè too 102 130- — ,332 Cormier .168 121 154- -» 413 Richard .139 187 178- — 504 Totaux .685 698 722- —2105 Magasin No 1.Galardo .154 170 116—440 Dalton.120 147 140—413 Perry.141 110 143—400 McKeown .115 97 157—309 Stacey.104 147 189—o00 Totaux.Desrosiers .Burdick .Max .E.A.Craig Brandt .700 077 Magasin No 3.150 128 128 1-17 147 119 110 140 Hi 3 114 745 2122 139—423 131—400 110—370 142—398 128—435 Totaux.701 684 050 2038 Magasin No 3 gagne 2 parties.Burnett .Green ., Karass .Glass .Johnson , Totaux.Boileau .Williams Legauùt .Reid .Sheu Magasin No 9.138 122 , .84 121 .88 139 .143 138 .157 183 157—417 99—304 104—391 112—393 137—477 .010 703 009 1982 Magasin No 10.170 174 192—531} .80 108 147—341 .109 M2 138—389 .143 119 154—410 , .159 104 225—548 Totaux.007 707 850 2230 Magasin No 10 gagne 3 parlies.Eng.and Scotch gagne 2 parties.GYMNASTIQUE A LA CASQUETTE Le cant A.LeiBeau donnera, ce soir, ses cours réguliers de gymnas-timie.à la Casquette, de 8 h.30 à 9 h.30.A 9 h.30, commenceront les le.cons de lutte et de boxe, et à 10 h.30, les élèves passeront à la salle de douches et de massages.LAIVIOUREUX ET LABELLE SONT VICTORIEUX Naipoléon Labelle et Rodrigue La-moureux ont triomphé de Bryson et Sparey, hier soir, pour le tro-'hée Strachan, emblème du championnat de Montréal pour équipe de deux joueurs.Voici le résultat détaillé de la joute : Lamoureux 200 151 Labelle — 221 181 202 OUVERTURE DE L’EXPOSITION CANINE L’exposition canine qui aura lieu à la salle Stanley, s’ouvrira le mercredi, 20 décembre, et la clôture aura lieu vendredi, le 22.Nous rappelons aux amateurs que les entrées se fermeront demain, samedi.Toutes les demandes doivent être adressées au-Dr Villeneuve, 26-6, rue Craig est.Appeler au téléphone : Alain 1398.SERVICE SPÉCIAL J3£ TRAINS DE MONTREAL .1 STE.AGATHE, A L’OCCASION DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN.172 203 215 171-192 180 2f>3 -1118 -1179 Totaux : 427 332 374 Bryson •— 158 180 101 Sparey — 107 193 176 395 395 374—2297 224*160 190—1082 199 157 1 81—1075 Totaux 325 382 337 133 317 371» •.ft-— 1105 UNION CANADIENNE DES RAQUETTEURS *- AUX CERCLES PAROISSIAUX Les Cercles paroissiaux de Montréal sont priés d’envoyer des délégués à l’assemblée qui aura lieu, lundi soir prochain, à 8 heures, au 0”cle paroissial Saintc-'Brigide, 56,' rue Voltigeurs, Le but de ia réunion est de jeter , les bases d'une ligue de hockey des i cercles paroissiaux./ Demain soir, nu No 324 de la rue Sainte-Catherine Est, aura lieu une assemblée du Bureau exécutif de l'Union canadienne dies Raquctteurs, Cette réunion est convoquée pour 8 heures 30.Les Irains suivants qui partent de la gare Vigar et y arrivent seront supprimés le 24 et le 3,1 décembre : Les trains No 450 de .Vie-Agathe, à 7.00 p.m , et 400, de MonhLau-rier, à 3.35 p.m.Les dimanches 24 ci/A\ ifêcembre Un train spécial partira de Ste-Agnthe à 7 h.15 p.m., arrêtant à toutes les stations et arrivant à Montréal, gare Viger, à lü h.15 p.m.Les lundis ?5 décembre et 1er janvier Un wagon de voyageurs additionnel quittera S le.Agathe à 7 h.p.m., circulant suivant le même horaire que Je train 450, avec wagon-salon Un train spécial quittera Mont-Laurier.à 3 h 35 p.ni., arrivant à Montréal, gare Viger, à 10 h, 15 p, m., circulant suivant le môme horaire que le train 400.Montréal-St-Lin, dimanche 24 décembre L’n train spécial quittera St-Lin à 7 h.30 a m., arrivant à Ste-Thé-rè^e à 8 h.17 a.m.Un train additionnel quittera Ste-Thérèse à 10 h, SO a.m, et St-Lin à 11 h.15 a.m, pour faire raccordement à Ste-Tlhérèse avec le No 442 allant au sud et le No 457, allant au nord.Lundi, 1er janvier Un train spécial quittera la gare Viger à 9-h.15 a.m., pour St-Lin, et quittera St-Lin, à 8 h.p.m., le f même jour, arrêtant à toutes les stations dans chaque direction.' MONTRlEuAiL-ST-EUSTAÜH'E Lundi, 1er janvier Un train spécial quittera St-'Eus-tache à 8 h.30 p.m , arrivant à Ste-Thérèse à 8.47 p.m., y faisant raccordement avec le train spécial de S't-Lin, qui arrive à Montréal à 10 h.p m.MüNM IRlEiAT dLA'CHUTE-tSTA YNER-VtLLE Lundi, 1er janvier Un lniufi spécial pour voyageurs quittera la gare -Viger, à 1 h.45 p.ni., pour Stayverville, arrivant à 3 h.35 p.rn.et arrêtant à toutes les .stations intermédiaires.Au retour, le train quittera Stayncrvillc à 8 h.30 p.m„ arrêtant à toutes Jes stations et arrivant à la gare Viger à 10 h.45 p.ni.Trains partant de la pare Windsor et u arrivant.—Montréal-Sher.brooke Les lundis 25 décembre et 1er janvier Un train spécial quittera Sherbrooke à 0 h.25 p.m„ suivant l’horaire du train No 205, et arrivant à la gare Windsor à 9 h.55 p.m.Service de wagon-salon de Montréal à S te-Agathe Un train spécialu quittera Ste-Agatbe à 7 h.p.m„ le 24 décembre et le 1er janvier, arrivant à Montréal, gare Viger.à 9 h, 25 p.m.(réc.) LE BOUCANIER Comme par les années passées, le Boucanier fait appel à tous le,s clubs du Nord pour courir la gui-gnolée, lundi, mardi et mercredi prochains, 18, 19 et 20 décembre.Le départ s’effectuera des salles St-Vincent de Paul, rue Drolet, près Rachel, il 7 h.30, lundi soir.Les nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituellement tournees.FAITS .MONTREAL LE FEU FAIT 2 VICTIMES DEUX POLONAIS TROUVENT LA MORT AU COURS D’UN INCENDIE, HIER MATIN, RUE CAR1L-LON.— LES SUITES D’UNE EXPLOSION D’UNE LAMPE A PE-TROLE.EN ESPAGNE Madrid, 1 déc.— Les Allemands viennent encore d’éprouver une forte déception.Le spirituel humoriste hollandais Raemaekers avait consenti à une exposition de ses dessins à Suint-Sébastien d’abord, puis à Madrid A Saint-Sébastien, ce fut un succès, sans la moindre protestation.A Madrid, le succès s’annonçait très grand, quand le prince de Ratibor, ambassadeur d’Allemagne, vint visiter cette exposition; il s’en alla outré de ces cinglantes caricatures contre la barbarie allemande, et obtint du Roi la fermeture de la salle.L’opinion publique en*fut indignée, in presse protesta et l’exposition a été ouverte à nouveau.Le prince de Ratibor en est fort »t *1 V»-/x \ , I _ 'Comme conséquences de l’explosion d’une lampe it pétrole, au No 20 de la rue Carillon, d© bonne heure hier 'matin, deux personne» ont ,succombé 'à il'hôipital et une troisième est agonisante.Quand les pompiers arrivèrent sur les lieux du sinistre, il» trouvèrent Jes trois occupants de l’endroit, Olis-co Toycnaaenk, 30 ans, Marie Toyen-zenk, 33 ans, et W.Gornobung, 30 ans,, tous troi» Polonais, tout à fait inconscients.Marie Toyenzenk, elle, gisait dans un coin un tesson de verre dans la main.L’on manda immédiatement l'ambu lance de Thêpital Western où les trois victhme», le mari, la femme et le pensionnaire furent transportées.‘Ce dernier, M.Gornobung, mourut peu de temps après son internement « l'hôpital.Mme Toyenzenk mourut à 7 heures et 30 hier soir.O les oo Toyenzenk est mourant.D’après les (pompiers, la femme serait allée chercher du bois dans le hangar, une lampe à la main.A un moment quelconque la lampe aurait explosé et le feu se serait communiqué aux vêtements de la victime._ Le fumée se répandant dans le logis aurait asphyxié les deux autres.INCENDIE DANS UN MAGASIN Un léger incendie s’est déclaré hier soir au magasin de chaussures de M.J.(B.Loiselle, 3e avenue, Verdun.Les pertes dues à l’eau et à la fumée surtout sont assez élevées.VICTIMES D’APACHES Les actes de banditisme se renouvellent quotidiennement dans le centre.Samedi, un nommé Henri Vaillant qui venait de passer cinq ans dans l’Ouest, a été entraîné dans une maison et on lui a volé .$400.Une autre fois, c’est un nommé Samuel Smith, un Israélite, qui .e fait arrêter par deux noires accompagnées d’un blanc.Les négresses le tinrent en respect, pendant qu’il criait de toute la puissance de ses poumons.Bientôt ces appels attirèrent plusieurs personnes, c est alors que le blanc à T; ide d’une matraque se fraya, à lui et à ses compagnes, un chemin jusqu’à une auto qui les attendait ton: près et ils s’enfuirent.La victime Smith qui s’est fait enlever $79.00 endiillets de banque a déposé une plainte, et la police est à faire des recherches.PINCES A MONTREAL Suivant l’exemple des voleurs qui ont dérobé pour plusieurs centaines de dollars, chez Mappin et Webb et chez Birks, deux voleurs ont réussi mardi dernier, en brisant une vitre du magasin de M.Coderre à Sherbrooke, à prendre pour $000 de bijouteries.Hier deux individus s'amenèrent chez un regrattier juif, et voulurent y vendre dés alliances et des montres en or pour quelques dollars.Le marchand ne voulut pas les acheter.Soupçonnant quelque chose de louche, il téléphona à la police.Au bout de quelques heures, les agents virent deux hommes qui entraient chez un autre regrattier de la rue Notre-Dame, ils les suivirent et les arrêtèrent alors' qu’ils étaient à offrir leurs marchandises, qui semblent être celles que Coderre s’est fait voler.Les deux individus ont dit se nommer Joseph Emoud dit A.Raymond, sans domicile, et Armand Raymond.Ils n’ont pu dire ou ils avaient pris les bijoux; les détectives espèrent ainsi pouvoir faire quelçiue lumière autour des vols opérés chez Birks et Mdppin et Webb, LA MALHONNÊTETÉ DE L’ALLEMAGNE SIR MAURICE DE BUNSEN REFUTE LES PRETENTIONS DE BERLIN AU SUJET DE LA DEPORTA-T ION UES BELGES.Londres, 15.— “La réponse de Allemagne à la note de protestation du gouvernement américain contre les déportations des Belges exige peu d’explication pour afficher sa malhonnêteté", pretend sir Maurice de Bunsen, assistant sous-secrétaire parlementaire (du ministère des Affaires étrangères, Il explique que le principal argument du gouvernement allemand repose sur le fait que les Belges étaient forcément livrés, à cause du blocus, à l’oisiveté et à la misère, et qu’en leur procurant de l’emploi en Allemagne .il a fait preuve d’une grande générosité, et fait ensuite remarquer (pie l’Allemagne a dédaigné des faits essentiels.M.de Bunsen relate à l’appui les appels réitérés et toujours vains de la Commission de Secours Beige d’Amérique, soliicilant la coopération des autorités allemandes afin d’ji-méliorcr la situation économique et industrielle en Belgique."Les comités de secours, en Luxembourg par exemple, avaient trouvé de l'emploi pour tous les sans-travail, dans la confection des routes et autres travaux publics ; mais il y a trois mois, les autorités allemandes dans cette contrée ont supprimé ces travaux et forcé les ouvriers à venir travailler en Allemagne." M.de Bunsen fait ressortir la gc-nérosilé étrange de l’Allemagne, qui a arraché des foyers les ouvriers belges pour les conduire, ou milieu de traitements inhumains, en Allemagne, travailler comme des mercenaires aux intérêts de leurs ennemis.“Peu importe le caractère de l’emploi qui leur est donné en Allemagne; ces Belges prennent la place de sujets allemands qui soûl envoyés ensuile sur.les lignes de feu afin d’abolir l’indépendance de la Belgique,” \ TRIBUNAUX CIVILS LE CINÉMA AU TRIBUNAL LA FIRME METRO OBTIENT DU TRIBUNAL VN BREF D'INJONCTION INTERIMAIRE POUR EMPECHER UN DE SES AGENTS DISTRIBUTEURS DE CONTINUER SES OPERATIONS AU CANADA.Le juge Allard, siégeant en Cour de pratique, a permis hier après-midi l’émission d’un bref d’injonction intérimaire, défendant à M.H.Sawer et à ia .Standard Film Service Limited de continuer leurs opérations avec les productions cinématographiques Metro, jusqu’à mercredi prochain, à 4 heurés de l’après-midi.M, Sawer et la Standard Film Service répondront alors par écrit à la demande qui est faite et la cause sera plaidée.Cette injonction a été obtenue par la Metro Pictures Limited, à la suite de la prétendue non-observance par l’intimé Sawer d’un contrat par lequel il a le contrôle des pellicules de la compagnie Metro pour tout le Canada, mais à certaines conditions spécifiées.Ces conditions n’auraient donc pas été observées et une poursuite en réclamation *de dommages est pendante en Cour supérieure entre les mêmes parties.La compagnie Metro prétend que Sawer, qui était son agent, a créé lui-même une agence de distribution dont il retirerait des profits pour son propre compte, tout en restant le représentant attitré de la compagnie Metro.Cette compagnie créée par Sawer serait la Standard Film Service, eUkdle ferait la distribution de pellicules Metro ayant une valeur de S12.r),Q00 et restées entre les mains de Sawer.La requête dit que Sawer détient actuellement une somme de $4,500 sur les recettes de la compagnie.Sawer ne veut pas s’en départir jusqu’à ce nu’on lui ait payé la somme de $6,000 comme salaire.Une saisie conservatoire a déjà été produite à ce sujet en Cour supérieure par l’intimé.La compagnie Metro demande maintenant que Sawer soit empêché de poursuivre ses opérations jusqu’à ce que le tribunal se soit prononcé sur la légitimité do ses reven dications.,On lui nie le droit de s’approprier les deniers de la com-j pagnie sous pretext;' que la compagnie lui doit du salaire.Après avoir entendu l’exposé des | faits, M.le juge Allard, sans se pro-noneer sur le fond du litige, a ne- ; cordé une inionction intérimaire j jusqu’à mercredi nrochain, afin de penne!tré aux intimés d» oroduirc dans l’intervalle des affola vin ,.i.de déposer une somme de $1,9001 comme caution n cm en t.LE SERVICE NATIONAL ; M.BORDEN PLUSIEURS FOIS INTERROMPU LE DISCOURS, DU PREMIER MI.NISTRE EN COLOMBIE BRITAN NIQUE EST HACHE DE PLUSIEURS QUESTIONS.Blue River, C.Â., 15.— Pour la première fois depuis la tournée nationale qft’i'l a inaugurée à Montréal en faveur du service national, M.Robert Borden a été l’objet de nombreuses interruptions, à l'asiieiiib ée qu'il r.tenue en cette vide hier soir.L’Ouest, .ot spécialement la province de la Colombie-Anglaise, que le premier ministre s'est plu a fé-iciler de la coiuragouse et brillante action de ses fils sur les champs de bataille, lui ménageaii! culte surprise.M.Borden a d’abord expliqué les motifs qui oui nécessité I-étab.isse-nient du nouveau système du service national, et a appuyé ses declarations des mêmes arguments que Los popiiiaéions de Montréal et «de Québec ont écqgdès avec un religieux silence, li venait à peine de faire l’éloge de la province qui a si généreusement contribué à "'enrôlement des troupes canadiennes, qu’un auditeur lui a demiuide, si, en consideration de ce fait, le gou-vernememt fédéral avait l'intention de -ever encore plus d hommes en celle province.Un-peu deismparé, sir R chert ré.pondit: "Je ne suis pas suffisamment au courant de ia question en cette province, pour vous répondre; je ne viens qu’appuyer le projet du service nation al tel qu’exposé par le directeur général du service national.” Et M.Borden fit ensuite remarquer qu’il eut' venu parler non dans les intérêts du recrutement comme it-ri, mais en faveur du service national.Quelqu’un demanda: “A-t-on l’in-tenuon de lever les 509,000 hommes que vous avez promis à l’Ang.cter-re?” — “Je ne puis vous répondre, répliqua M.Borden, si je faisais une telle déclaration, je T'énoncerais d’une façon officielle.” Les interruptions affluèrent alors au sujet de la conscription, et des actions du service national Utahilissant un soi-disant service miü.aire obligatoire: le premier ministre, forcé de révéler ses intentions, dut répondre; ‘Je ne tiens pas à faire connaître ce que j’èn pense; mais le service obligatoire est certainement en dehors deis attributions du service national.” M.Borden expliqua par la soi le cju’il n’est pas venu faire du recrutement, ni prononcer des discours de recrutement.— “Je fais appel à In bonne -volonié du peuple -canadien, pour qu’il réponde avec satisfaction à l’inventaire dressé pué lu commission du service national.” Il se dit satisfait de la réception qu’il a partout reçue dans su tournée.Un interrupteur lui parla des élections générales, il répondit ?“Vous pouvez répondre aussi bien que moi-iuémel J’espère de tout coeur qu'il n'y aura pas d’élections générales durant la guerre.” Sir Robert Borden n’a pas voulu discuter ia question du recrutement en Québec, comme l’ont convié p!u.sieurs auditeurs.Pris par surprise, il éluda la question en disant : “Vous devez bien comprendre que je ne mi is pas en me.sure de du e quoi que ce soit en celte matière,” Essayez une fois ce fameux tabac à pipe, le seul sur le marché, qui suit fermenté par un procédé scientifique.Voua verres qu'il ost sans égal.En vente partout, à 5, 10, 26 et 75 sous.Un paquet d’une livre expédié franco sur réception de 75' sous The St.Jacques Tobacco Packing Co., Ltd Saint-Jacques l’Achigan, Que.Dépt.des ventes pour Montréal 47, Avenue Mont-Royal est.Tél.Saint-Louis 4329 Une ordonnance gratuite que voua pouvez foire préparer et employer à la maison Philadelphie, Pe, — Portez-vous des ver-»tu’S?Avez-vous lu vue fatiguée ou faible?.Si oui, vous sere* heureux d’apprendre que d'après le Dr Lewis, il y u pour vous bon espoir.Plusieurs dont la vue faiblissait, déclarent qu’ils ont recouvré la vue, grâce au principe de cette merveilleuse ordonnance gratuite.Un homme dit après cet essai : “J’étais presque aveugle et je ne pouvais lire du tout.Maintenant je peux lire tout caractère sans verres et les yeux ne me pleurent plus.Le soir, ils me faisaient terriblement souffrir et maintenant uni vue est bonne tout le temps.(le fut pour moi un miracle.” Une dame qui en fit usage dit : “Avec ou sans verres, la lumière me semblait brumeuse, mais après avoir employé cette ordonnance durant quinze jours, tout me paraissait clair.Je puis même lire sans verre les petits caractères.” On croît que des milliers de gens qui portent des verres peuvent maintenant îuen passer dans un laps de temps raisonnable, et qu’un plus grand nombre pourront renforcer leur vue de telle sorte qu’ils s’épargneront l’ennui et les dépenses d’avoir jamais ù se procurer des verres.Les maladies de la vue de diverses sortes neu- LA SUISSE VEUT RESTER NEUTRE: POLITIQUE LOYALE ENVERS; TOUS LES BELLIGERANTS.— j SITUATION ECONOMIQUE BIEN ; COMPLEXE.Saint-Denis, plus haut que Sainte-Catherine ilj Représentation «E' h.« con- llh.P.M.Paris, 15.— -M.SchuLihess, le nouveau p.rial; U de la Suis-:.;, affirme que rinîention de son .pays est de maintenir une stricte neutralité.“La politique -de ia Suisse, dil-il, dictée par nos traditions, nos désirs, -et mêiiie par nos intérêts vitaux, -est ( 1 demeurera une polilxnie de loyale et stricto neutralité pour tous les belligérants; une neutralité appuyée par une immuable résolution de défendre l'intégrité et i'indépendance de noire territoire contre tout lenvuhisseur.Toute assertion contraire est tout à fait sans fondement.“La situation économique de la Suisse est très complexe, a ajouté M.Schiiillhess.Elle est obligée, pour conserver son existence, cio trawilder à maintenir des relations avec les deux groupes d-e belligérants.Ceci ne se -fait pas sans malentendus, mais je crois que je ne m'abuse lias en disant que les malentendus, créés par nos relations économiques avec-la France, sont sur le point de disparaître c om p lè terne n-t.” LES BIJOUX DU KAÎSER Genève, A déc.— Le “Berliner Tageblatt” spécifie que, parmi les objets que le Kaiser a fait porter à l’office pour la collecte de l’or, se trouve un vase précieux offert ED VA MAYO dans “THE RETURN Ol EVE” SEMAINE PROCHAINE: “V, E ARE = J'KCNCH" I “Ce sont leb joute du Saint-Denis” NOS BESOINS ET LES VOTRES mus avons besoin de travaux d’impressions : c’e£t notre grande source de revenus.VdiJS avez besoin d’impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, factures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlets, etc.=•> NOUS sommes en mesure do vous donner pleine satisfadion, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.vous n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas prix, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.LE DEVOIR 43 rue SAINT-VINCENT TELETHONS MAIN T401 »/ Un médecin dit comment renforcer la vue de 50 pour cent en une semaine dans plusieurs cas n ! vent être soulagées d’une façon merveilleuse : en suivant les simples conseils suivants î | Voici l’ordonnance: Achetez dans n’importe quelle bonne pharmacie une bouteille de tablettes Bon-Opto.Mettez une tablette Jlon-Opto, dans 14 de verre d’eau et laissez dissoudre.Avec cette solution, baignez-vous les yeux deux ou quatre fois par jour.Vous remarquerez que dès le commencement votre vue s’éclaircira d’une façon manifeste et que l’inflammation s’en ira vite.Si vos yeux vous causent des inquiétudes même légères, prenez les mesures pour les conserver maintenant avant qu’il soit trop tard.Plusieurs personnes définitivement aveugles auraient été sauvées en prenant soin de leurs yeux au moment voulu.ITDta.—Pn autri1 niâkcln en vue «le cevfv Jille \ qui on h soumis l'article ci-dessus dit : ‘'Hon-Optq est un remède très remarquable.Les Ingrédients dont il se coini'osa sont bien courais des siiécisllstos eélè^' bres fiour l;i vue (Rti les prescrivent beaucoui).Les, f&Orleants garantissent qu'il renforcira la vue «U* .r»o pour cent en unu semnine dans plusieurs eus.ou ils rembourseront l’argent.On peut se procurer Hoi> Opto che”, tout bon pliarmatien et c'est une «les rp.-j res pru-parc,lions qu'on devrait, selon mol, avoir Lâ main your I’usage ordinaire dansjouto fatal He’•’«I Vous pouvez commander Bon-Opto par la poste à ia "Valmas Urug C.o” de Toronto, si votre droguiste n'en a pas en magasin.par un Américain qite l'Empereur avait connu aux régates de Kic ; une coupe d’or dont un grand industriel mi rvrait lait radeau et du t on a seulement effacé la' dédicace, et un coffret dont un sou ver jm d’Asie avait fait cadeau à i'Ér.r ¦-reur.Ces trois objets représentent enso.'iible un ¦ valeur d envi-un cent mille marks.SN RUSSIE Pétrosrad, 6 déc.—Selon, des ren-seignementis complémentaire.', .>¦ nombre des tués lors de i explosi n de Bakantza, est 'fixé, après le déblaiement des bâtisses écroulées, à 314 homme» ; le nombre des blessés atteint, d'anrès les rapports des hôpitaux.49 officiers et fonctionnaires., 137 soldais, 131 habitants et 25 femmes.Parmi les équipages des navires marchands anglais, 27 hommes ont péri et 25 ont été bies-sés.u Un nombre aussi important de victimes s’explique par le fait que l’explosion s’est produite pendant la suspension des travaux pour le dîner et quand les hommes se reposaient dans les baraquements qui ont crié éprouvés par l’explosion. VOL.\ II.— JNO U9{ LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 DECEMBRE 1916 SUGGESTIONS POUR VOS ACHATS # r ï DUPUIS FKEKES.I-imiti.lagWMaaWBBBgMBBMW DUPUIS FRERES.Limitée UNE GRANDE VENTE DE 600 MANTEAUX D’HIVER POUR DAMES DEMAIN NOUS COMMENCERONS EA VENTE LA PLUS GIGANTESQUE DE MANTEAUX D’HIVER, VALEUR JUSQU’A 20.00 POUR 9.95 Nous avons été assez heureux pour nous procurer 150 MANTEAUX EN IMITATION DE FOURRURE NOIRE, entièrement doublés, jolig styles, que nous inclurons dans cette vente VOUS POUVEZ ECONOMISER DIX DOLLARS EN ACHETANT VOTRE MAN-TEAU D’HIVER MAINTENANT Si vous considérez l’augmentation des prix sur les marchandises, vous apprécierez davantage cette économie.LES MODELES sont à l’effet large du bas, unis ou avec ceinture, collet convertible et tempête, garnis de peluche.LES TISSUS sont: tweed mélangé, chinchilla, bouclé, worsted et le nouveau tissu “ocean wave” imitation de fourrure.Entièrement doublés.Grandeurs, 14 à 13 ans, CIS et 36 à 44 de buste.Prix .& Chaque manteau est de bonne qualité.II n’y a pas d’assortiment plus complet ailleurs et nos prix de vente sont des prix de sacrifice.La vente commence samedi à 8.30 AU FOYER ! “^ÜP- Ouvert tous les soirs jusqu’à Noël AijvQrs PLUS GRAND MAGASIN DC MONTREAL LTNEPUISABLE SUJET.Soyez ici à "ouverture des portes 1 jBEgaa— L.E MAGASIN DU REZU^t-El 447-44$'Rue Ste-Catherin/i Est, coins St-André et St-Christophe.j R.Dupuis.Président.Etig.Dupuis.Vice-President.A.l Ougal.Directeur-Gérant DUPUIS FRERES, Limitée.DUPUIS FRERES.Limitée.A::;r.ir’-.Y ifl -j.: \ VENDRE yc < Un piano automatique de la valeur de $800.00, n’ayant jamais servi, sera vendu pour $500.00 comptant ou $600.00 par paiements faciles.S’adresser au gérant du devoir, 43 St-Vincent.LE PR t X DU PAIN est élevé, cependant on l'oublie un peu lorsqu’il est d’excellente qualité.Vous aurez la satisfaction d’avoir le meilleur pain possible en l’achetant de ALBERT POIRIER RETRAITE DU DOYEN DES INSTITUTEURS APRES PLUS DE CIX QU ANTE AXS DE PROFESSORAT, M.J.O.'CASSEGRAIX QUITTE L ENSEIGNEMENT.133, RUE CHRISTOPHE-COLOMB.Tel.Saint-Louis, 5986 ,9 assistance par le Travail -v 1 L’OUVROIR L’assistance par le Travail continue son oeuvre de secours.On pourra s'adresser au bureau de la directrice de Toiwroir, 14 rue Church, Ions les jours de : 9 h.à midi 2 h.à i h.I ?—4 L’OUVRAGE A DOMICILE Le comité a décidé, cette année, d’étendre son oeuvre et de fournir du travail aux familles momentanément gênées dans leurs affaii'ts et dont les femmes et les jeunes filles n’osent pas travailler au dehors et désirent garder l’anonymat.Toute commumcalion concernant Cette oeuvre du travail à domicile peut être adressée à Madame Gerin-Lajoic, la présidente, ou à la secretaire, Mme Tarte, au bureau de l’Assistance par le Travail, 14, rue Church, et toutes les communications seront strictement respectées comme des confidences.VENTE DE CHARITE Les dames patronncsscs tic l’oeuvre organisent, en ce moment, une vente dont les recettes seront cn-tièremant remises à leurs protégées.Les personnes courageuses et habiles qui désirent venir en aide h leurs familles se mettront donc lès maintenant à l’oeuvre et confectionneront de ces jolies choses à être vendues, à leur bénéfice, it l’exposition des ouvrages féminins que le comité de l’Assistance par le travail tiendra dans une des salles de la “Patrie”, pendant toute la semaine du 18 décembre.Le comité,se réserve cependant le droit de refuser les travaux de “patch-work” mi autres articles qui seraient considérés de mauvais goût.D’un autre côté, la broderie, le tricot et les jolies fantaisies fui- tes de ruban, soie, etc., auraient beaucoup de succès.Les choses à être vendues pourraient, dès maintenant, être expédiées en les adressant à Madame Israël Tarte, édifice la “Patrie”, rue Sainte-Cathe il fait partie de plusieurs bureaux d'examens : bureau des examinateurs catholiques de Québec, etc.; bureau des aspirants à l’étude de h pharmacie : bureau des aspirant à l’étude de la médecine.C’est surtout le français que V Cassegrain a enseigné au cours d a carrière et c’est à juste titre cm’on le proclame comme une de plus grandes autorités clans cet en saignement.TOUT LE,MONDE Les enfants et beaucoup de grandes personnes goûteront les chroni-nues de Michelle LeNormand An tour de la Maison.Avez-vous pensé avie ce volume fait un joili cadeau de Noël et du Nouvel An ?Le Devoir et toutes les bonnes librairies le vendent 51) sous l’unité, 55 sous par la poste.¦«- L’ASSISTANCE PAR LE TRAVAIL Invite le public à la vente d’articles de lingerie, broderies, dentelles tricots et fan.taisies, confectionnés à domicile par des femmes qui sont dans le besoin.Cette vente, établie au profit de familles éprouvées, se tiendra dans l’édifice La Patrie, du 18 au 27 décembre.Venez voir ces travaux et liàle/.vous de faire votre choix.On ne parle encore que des étrennes et je n’hésite pas à vous soumettre de nouveau aujourd’hui d’autres suggestions.Souvent, n’est-ce pas, nous sommes embarrassées pour choisir quelj objet conviendrait à telle jeune fille, à telle grande fillette ou à telle dame de nos amies?Parce que nous n’avons aucune idée fixe sur le genre de cadeau à faire, il peut nous arriver de repasser devant bien des comptoirs sans trouver rien qui nous frappe et nous arrête.Je souhaite que plusieurs trouvent une solution à leur embarras, en partant des quelques idées que j’ai “ramassées” pour elles! Il y a une chose à remarquer; un cadeau fait ordinairement plaisir quand l’ayant acheté, vous l’aimez tellement que vous seriez contente de le garder pour vous.Basez-vous là-dessus.Ne pensez pas “on n’aimera peut-être pas cela”.Si c’est à votre goût — et qu’ordinairement votre goût plaise aux autres — achetez sans hésiter des étrennes comme vous aimeriez à en recevoir.Pour les jeunes filles il y a une variété infinie de belles choses depuis les cadeaux modestes jusqu’aux plus coûteux» Vous pouvez offrir les traditionnelles boîtes à papier à lettre, y joignant un sceau et de la cire à cacheter si vous le pouvez.Plus agréable encore à recevoir pour la petite mademoiselle, sera le sac à main de fantaisie, brodé de perles d’acier, en soie cordée ou en velours.On en voit quantité cette année.N’importe lequel des morceaux qui conviennent pour garnir une table à écrire sera certainement aussi fort convenable: buvard, encrier, coupe-papier, etc.Avez-vous vu de fort jolis bonnets laineux pour le sport, avec une, large crémone, assortie?Il y en a de toutes les nuances.C’est un cadeau qui plaira sûrement aux raquetteurs.Vous pouvez également offrir quelques-uns des morceaux d’ivoire ou de celluloid pour manicure, si en faveur.Pour vos amies les dames.don-nez des choses qui aideront à l’embellissement d’une maison, des objets de luxe qu’on ne s’achète souvent pas, mais que l’on est si heureuse de recevoir : chandeliers d’acajou aux abat-jour de soie garni d’or, morceaux de verre taillé, simple petit plateau à bonbon ou svelte vase à fleur; potiches de tous genres, statuettes gracieuses.Les plus embarrassante à contenter sont les fillettes qui grandissent à qui les poupées ne sont plus, qu’aucun jouet n’intéresse désormais.Que leur donner ?C’est un tourment.Qn peut risquer pour elles les jolies cor-billes à ouvrages; elles leur donneront le goût d’aiguille ; l’écritoire de cuir, soigneusement garni de papier initialé ; des raquettes ou des patins; le mieux sera peut-être de leur donner un livre ou deux.Il est assez difficile cette année, à cause de la guerre, d’avoir de belles reliures; offrez alors plusieurs brochures.Le livre est le meilleur ami, ce sera un cadeau utile, s’il est choisi pour faire du bien au coeur et à l’âme des petites filles.Il faut aussi mettre le livre dans la liste des étrennes à faire aux grandes madames, comme aux petites mademoiselles N’est-on pas toujours heureuses d’avoir des volumes nouveaux à lire et à ranger sur les rayons de sa bibliothèque?.Cousine GILLETTE.Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.Cadeaux utiles et agréables Qu’est-ce qui peut être plus apprécié qu’une paire de bonnes pantoufles chaudes, confortables, s’ajustant bien?Elles assurent confort et plaisir à celui qui les porte et à vous, la satisfaction d’avoir fait un cadeau utile.^ PANTOUFLES DE FEUTRE CONFORTABLES POUR DAMES, semelles molles en élan, garnies de ruban de fantaisie, différentes couleurs .9Hé PANTOUFLES HAUTES POUR DAMES, superbes et riches nuances, semelles en élan traitées au chrome, la meilleure qualité de feutre, vert pâle, bleu pâle, rouge foncé, lavande, etc.$1 PANTOUFLES A SEMELLES TOURNÉES POUR DAMES, rouges, brunes, marine, vertes et grises.$1.25 PANTOUFLES A SEMELLES DE CUIR pour DAMES, feutre d’excellente qualité, garnies de fourrure, talons moyens, nuances diverses .$1.15 PANTOUFLES CAVALIER POUR DAMES, rouges, rouges avec garnitures de bleu, bleue avec garnitures de rouge, semelles en élan trailé au chrome, bien finies.< 3 à 7.19q et 89c 8 à 10.85C U à 2.89C PANTOUFLES EN FEUTRE POUR GARÇONNETS, semelles en élan, gris moyen et gris foncé .• 98C Premier étage.— Commandes par poste remplies.' Les gants aussi sont acceptables comme cadeaux Gants pour dames à trois boutons, en vrai chevreau français, en noir ordinaire, blanc, noir avec points de coutures blancs, rn^ir et blanc brodés, toutes les dimensions de 0V2 à IVi.Chaque paire dans une jolie boîte pour cadeau de Noël.$1.25 Ouvert ce Gants pour dames, en gantelet moka doublé de laine, couleurs tan et gris seulement, avec garniture de fourrure, toutes dimensions, très convenables pour cadeau de Noël.Chaque paire dans une boite, 8,'Î.OO et.$5.50 Chez Almy, au rez-de-chaussée.-— Commandes par poste remplies.soir tB PLUS.GRAND Ouvert ce soir La meilleure maison canadienne J.A.SIMARD&CIE Thé, Café, Cacao, Epices, Essences, Gelées, Etc.5-7-est rue Saint-Paul MONTREAL r RECETTES PRATIQUES LES MEILLEURES COLLES ET LEUR EMPLOI Colle pour caoutchouc.— Cinquante grammes de sulfure de carbone.Vingt grammes de gutta-percha fondue.Mélanger et laisser dissoudre.Nettoyer le caoutchouc avant d’étendre ce mélange sur les déchirures et comprimer jusqu'à ce que ce soit sec.Colle pour celluloïde.— Huit grammes d’amylacétate d’acétone, huit grammes d’éther, cinq grammes de celluloïde râpé.Enduire de ce mélange les parties à coller et les presser fortement.Colle pour écaille —Cent grammes de colle forte fondue,' cinq grammes d’alun en poudre, vingt-cinq grammes d’acide acétique, vingt-cinq graimnes d’alcool.Bien mélanger et employer à froid.Colle pour faïence,—Cent grammes de gomme arabique.Vingt-cinq grammes de salicylate de potasse.Dix grammes de plâtre fin.Délayer soigneusement dans de l’eau et obtenir un liquide épais à conserver en flacons.Colle forte liquide.—Fair" fondre de la colle forte au bain-marie, puis ajouter un volume égal de vinaigre et un quart d’alcool.Colle pôur linoléum.—Faire dissoudre de la dextrine pulvérisée dans une quantité d’eau suffisante, obtenir une colle fluide épaisse comme une solution de gomme arabique.Elle .se conserve très longtemps et ne se décompose pas.Colle pour marbre.—Dans cent grammes de silicate de potasse, ajouter 10 grammes d’amidon en poudre et vingt grammes de fromage mou sec broyé.Colle de pâte ou farine.—-Mettre dan- un bol 3 cuillerées de farine et délayer avec de l’eau froide pour qu’il n’y ait pas de grumeaux Remplir avec de l’eau bouillante et remuer avec une spatule.Colle pour étiquettes.— Mettre dans un peu d’eau froide dix grammes de gomme arabique pulvérisée, dix grammes de dextrine, vingt grammes de sucre afin de former une sorte de substance huileuse, puis ajouter dix grammes de glycérine.Colle pour le verre.— Trente grammes d’amidon.Cinquante grammes de craie en poudre.Soixante quinze grammes d’eau, soixante-quinze grammes,d’eau-de-viev quinze grammes de colle forte.Chauffer et au moment de l’ébullition ajouter quinze grammes de térébenthine de Venise : remuer jusqu'à ce que tout soit dissous.Ohé ! Enfants! Demandez à vos parents qu’ils vous amènent visiter notre nouveau rayon de jouets où vous serez émerveillés de l’étalage extraordinaire dans lequel vous pourrez faire votre choix.Ce rayon contient un nombre incalculable des jouets les plus séduisants, et quoi que vous puissiez désirer que le père Noël vous apporte, dites-lui bien que s’il manque de quelque objet, il pourra en faire une provision chez % J.O.Martineau Angle Mont-Royal et Papineau W.LAMARRE & CIE C'o^imerçants de foin, grain, etc.BOIS ET OU A R BOX GROS ET DETAIL Donnez votre commande maintenant, attention toute particulière don~ née ii chaque commande.Livraison dans toutes les parties de la ville.MAISON DE CONFIANCE,'ETABLIE DEPUIS 19 ANS 630 ve ATWAl'ER Tél.Westm.609 NOS CONFITURES aux fruits purs: fraises, framboises, bleuets, prunes, pêches, cerises, etc., sont garanticR de première qualité, préparées avec le plus ^rand soin et la plus méticuleuse propreté et ne voua coûteront pas plus cher que relies que vous pourriez préparer h domicile.Chez votre fournisseur ou chez PELLER1N & MASSON Maison canadienne-française 111 SAINT-TIMOTHEE, Montreal.Tél.Est 1075-1649 COMME IL SE VEND Albert l-ozcau a fait tirer 2.000 exemplaires de son dernier volume de vers.Lauriers et Feuilles d liruble, et il y en a ks deux-tiers de vendus, en moins de deux mois.¦C'est dire que, dans quelques semaines, le tirage sera épuisé, N’est-ee .pas le temips d’en acheter tout de suite quelques exemplaires pour donner à ceux qui savent apprécier les beaux vers ?Cinquante ,sous l’unité, 55 sous par la poste, au De-voir et dans toutes les librairies de ia province.Tonr compléter votre dîner de Noël, il vous faudra sur votre table du JAMBON et de la GELEE DE VEAU de S.L.CONTANT.Ces viandes sont tout simplement délicieuses.Toutes nos viandes sont marquées.Exiges notre marque de votre fournisseur.Toute commande donnée par poste ou par téléphone recevra une attention spéciale.S.L.CONTANT, MONTREAL S BON CAFE, BONNE JOURNEE Demandez à votre épicier le délicieux CAFE ST-MARC C’est le café par excellence; il vous donnera entière satisfaction.Si votre épiciev ne l'n pas, téléphonez à AUGUSTIN COMTE & CIE., LIMITEE 725 rue Notre-Dame est, Tel.Est 7130 1 M.LLOYD GEORGE J porte beaucoup mieux, ce malin.Il SE PORTE MIEUX i compte tout à fail qu'il pourra se Witt Cuyler, ,n.Am.S.Pou.! 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