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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 8 janvier 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-01-08, Collections de BAnQ.

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VOLUME VIII—No 5 MONTREAL.LUNDI 8 JANVIER 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.(K) UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$‘>00 ETATS-UNIS.îi 50 UNION POSTALE.3 00 :pVV Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! UN PEU DE LUMIERE ! Le conseil municipal de Charlesbourpr, M.Casgrain, M.Bou-rassa et la conscription — Les curiosités d’un officier — Agit-il à titre personnel ou en qualité officielle?— Et, dans la dernière hypothèse, de quel droit?— L’autorité militaire, le gouvernement et les conseils municipaux.TT y a sept ou huit semaines, le conseil municipal de la paroisse de Charlesbourg adoptait la resolution suivante : pourront faire aux ministres de la Couronne et la correspondance que M.tel ou Tel, maire ou conseiller municipal, pourra avoir avec tel autre de ses concitoyens.L’intervention de M.Gallagher auprès du maire de Charlesbourg sera-t-elle suivie d’autres démarches du même genre '?Si les conseils municipaux doivent désormais soumettre leurs délibérations aux autorités militaires ou leur en rendre compte, le gouvernement ne jugera-t-il pas à propos d’en prévenir publiquement tous les intéressés, après avoir indiqué le texte de loi ou le décret qui autorise cette procédure nouvelle ?Nous avons tous intérêt à ce que ces choses se fassent en pleine lumière.Et si, dans le cas de Charlesbourg, l’autorité militaire a outrepassé 'ses attributions, quelle attitude se propose de prendre le gouvernement ?Il y a la des possibilités de conflit qu’il vaudrait mieux écarter tout de suite.Orner HEROUX.Extrait des minutes d'une, réunion du conseil municipal de la paroisse de Charlesbourg, comté de Quebec, province de Quebec, tenue le 20éme jour du mois de novembre 1916.Proposé cl il est résolu à l’unanimité : RESOLUTION : — Que le conseil de la paroisse de Charlesbourg profite de l’occasion pour féliciter l'honorable ministre des Postes de son altitude hostile à la conscription militaire, attitude qui csl l’écho fidèle de la province de Québec.AMEDEE HORION, Secrétaire-trésorier.Cette résolution fut publiée dans le Devoir du 23 novembre, avec une lettre d’envoi du maire de Charlesbourg, M.Charles-Théodore Parent.Quelques jours plus tard, un journal de Québec ayant mis en cause, à propos de cette résolution, M.Henri Bourassa, te Devoir publia (numéro du 4 décembre, page 2, col.1) la seule correspondance échangée, «vant l’adoption de la résolution, par M.Parent et M.Bourassa : Charlesbourg, 28 octobre 1916.Monsieur Henri Bourassa, Montréal.Cher monsieur, L’attitude de certains de nos hommes politiques, la polémique qui est entretenue par plusieurs journaux anglais tant de la province de Québec que du reste du pays, et le silence significatif observé par un bon nombre de personnes, relativement à la question de la conscription militaire ou du service obligatoire, nous mettent sous l’impression qu'il se fait quelque, part un travail actif pour préparer l’opinion publique à accepter assez docilement ce système d’enrôlement.Comme c’est là une question de la plus haute importance, j’ai cru qu’il serait peut-être bien de donner lieu à l’expression du sentiment public sur ce sujet.J’ai pensé de convoquer une assemblée de nos citoyens en même temps qu’une réunion de notre, conseil municipal.Nous y passerions une résolution conforme à la decision qui y serait prise pour en transmettre la copie officielle au premier ministre du Dominion ; il me semble que s’il y a danger en la demeure il vaut mieux tâcher de prévenir te mal que d’avoir à le guérir ensuite.Voulez-vous me donner un conseil ?Un Ici mouvement est-il réellement opportun ?Cet acte de notre part pourrait-il avoir des inconvénients graves, être inefficace et nuire à Télément français de Québec ou d'Ontario ?Si vous voulez me donner votre opinion là-dessus, je vous en serai bien obligé.Si vous jugez que la chose peut avoir du mérite je n’hésiterai pas à procéder de manière à ce que le peuple se prononce de la façon la plus énergique possible, avec l’espoir et même la conviction que notre exemple serait suivi par bien des municipalités de la province de Québec, sinon des autres parties du pays ; nous avons, d’ailleurs, certains indices qui font croire, que les provinces anglaises ne sont guère plus favorables que nous à un tel régime.J’ai l’honneur d’être, ¦ Votre tout dévoué, L CHARLES-THEOD.PARENT, i Maire de Charlesbourg, comté de Québec.Montréal, 9 novembre 1916.~ Monsieur Charles-Théodore Parent, maire, Charlesbourg, Qué.Monsieur, Une absence de quelques jours m’a empêché de répondre plus tôt à votre lettre, du 28 octobre! La confiance que vous me témoignez m’honore infiniment ; mais je n’ai aucun titre qui m’autorise à vous aviser de prendre, une attitude officielle en cette matière.Je ne.suis ni chef d'Etat ni chef de parti.Les ministre fédéraux, aussi bien que sir Wilfrid Laurier cl ses principaux lieutenants, et les journaux des deux partis, dans la province de Québec, ont affirmé à qui mieux mieux et à maintes reprises qu'il n’y aurait pas de conscription et que l’enrôlement resterait purement volontaire.C’est à vous de juger si vous devez ajouter confiance aux déclarations des chefs de partis et de leurs organes.Quant à l’effet qu’une démarche comme relie que vous suggérez pourrait avoir sur la situation des Canadiens-français, en Ontario on ailleurs, il est difficile d’en juger.An Devoir, nous avons toujours fait une distinction irès nette entre la question des races, problème purement intérieur, et la participation du Canada à la guerre, problème impérial qui affecte tous les Canadiens au même degré.Je ne vois pas pourquoi un groupe quelconque de citoyens n’aurait pas te droit d’exprimer son opinion sur la guerre et l'enrôlement, quelle que soit la race ou la religion des personnes qui composent ce groupe.Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma sincère considération.HENRI BOURASSA.Nous pouvons ajouter — ce qui transparaît assez du reste à travers fa correspondance — que le directeur du Devoir ne connaissait pas personnellement son correspondant, ignorait toul de ses sentiments politiques et ne savait de ses projets que ce que lui en apprenait sa lettre.* La résolution de Charlesbourg ne causa point de scandale apparent.Il était un peu difficile à la presse, même la plus loyaliste, de s'indigner du geste d’un conseil municipal qui félicitait publiquement M.Casgrain de son attitude.Mais il paraît qu’avec le temps les choses s’aggravent.Nous apprenons de très bonne source que le 1 janvier, jeudi de la semaine dernière, le lieutenant D.-O.Gallagher, A.D.H.O., des quartiers militaires, 17, nie Saint-Louis, Québec, s’est présenté chez M.Parent et, après lui avoir demande raison de la résolution adoptée par son conseil municipal, lui a pareillement demandé s’il avait eu des relations avec M.Henri Bourassa avant ou lors de l’adoption de cette résolution.Les démarches de M.Gallagher nous laissent froids : nous avons l'habitude d’agir au grand jour et nous sommes prêts à prendre toute la responsabilité de nos actes mais celte intervention soulève des problèmes qui n’intéressent pas que M.Parent, ses collègues et nous.Et c’est pourquoi nous désirerions savoir si M.le lieutenant Gallagher agissait l'autre jour en son nom propre ou en sa qualité officielle.S’il agissait en son nom propre, la chose n'a aucune espèce d’importance.S’il agissait on qualité officielle, nous aimerions savoir de quel droit.L'autorité militaire a-t-elle désormais pour fonction de surveiller la conduilo des conseils municipaux, de contrôler les compliments qu’ils BILLET DU SOIR.(Dédié à Mlle Annette D.) CHOSES MORTES N’allez pas croire que ce fût une.forêt! C'était lout simplement vn peu d’ombre, de la fraîcheur, quelques fleurettes pâles, beaucoup de papillons.Peut-être alors me diriez-vous que ce n’était qu’un bosquet, un tuillis ou un bocage; et peut-être, auriez-vous raison.Mais oui, puisque, enfin ce n’était qu’un pelit bois de rien du tout, un petit bois sans histoire.Il était tout simple, tout uni, si peu mystérieux, même dans les recoins les plus ombreux.Les arbustes y croissaient a Taise, sans hâte orgueilleuse, les oiseaux y donnaient des concerts et je suis sûre que jamais aucun poète ne se fût avisé de le chauler en vers.Dans un vrai bois il y a des chênes centenaires, de majestueux érables, des frênes énormes, touffus, parfois même il peut s’y trouver de grosses bêles, des loups pur exemple.Mais dans mon bois ce n’était que bouleaux, saules et sapins; et pas bien grands, je vous assure.Un bois de Petit Poucet ou de Chaperon Rouge! A écouter les rossignols, qui, ver-chés sur “les plus hautes branches’’ se racontaient des histoires, à voir le soleil danser sur la mousse, à respirer dans l’air Todeur douce que les sapins répandaient autour d'eux, personne en s’y promenant ne pouvait s’empêcher de songer à des choses belles on tendres.Les grandes personnes s’imaginaient qu’elles faisaient de longs voyages en des pays lointains, ensoleillés ; la genie demoiselle rêvait à ses amours, an beau jeune homme qui, le dimanche precedent, après vêpres, /’avail saluée, souriant, d’un grand coup de chapeau.,.Mais la petite fille?A quoi pensait la petite fille?Je n’en sais rien.Rivait-elle d'être un jour 'une grande dame dans un grand château?Rêvait-elle d’être une nonnette dans un cloître clos?Rêvait-elle, au bord d’un ruisseau, d'être une fleur jolie?Rêvait-elle d’être une mariée faute blanche voilée et couronnée de roses?Rêvait-elle de jouer à la maman avec de vrais bébés?Ré-vait-elle au bonheur?.Mais ye suis folle! Sait-on jamais à quoi rêve ta petite fille?Elle ne le dira pas parce qu’elle a grandi et qu’elle est devenue discrète, si discrète! Et puis, n’a-t-elle pas elle-même oublié les neiges d’antan?Car les rêves de petite fille meurent confine s’en vont les petits bois.On les coupe en pleine floraison, par brassées, on les jette dans le feu.Quelle flambée! En brûlant, qn'esl-ce qui pétille, te soir, dans la vaste cheminée?Le sapin?Les rêves?.C’était un petit bois de rien du tout.MIRETTE.i m ———t i HH»- LE COMMERCE D’APRÈS-GUERRE UNE OPINION AMERICAINE.— L’HISTOIRE DEMONTRE L’IMPROBABILITE DE LA GUERRE ECONOMIQUE.Ghose étonnante, depuis qu’une cofloration peu prononcée encore, ceignant le bord de l’horizon européen, présage un jour'lointain, mais qui finira par luire el chasser devant lui ila profonde nuit actuelle, on parle de moins en moins de la guerre commerciale qui devait faire suite a la guerre par les armes.Il ne paraissait pas de feuille, dans les pays alliés, pendant les quelques mois qui ont précédé la conférence de Paris et les quelques semaines qui l’onl suivie qui necon-sacràl, de temps à autre, un article de fond à cette question ; elle est reléguée maintenant dans les dépêches, à l'intérieur du journal.* * •* C'est ainsi (pie la Gazette de ce matin publie, en bas de colonne, le sommaire d’une conférence prononcée à Londres, hier, par M.Frederic William Wile, longtemps correspondant de journal à Berlin.M.Wile déclare (pie les commerçants des pays de l’entente ne paraissent pas se rendre un compte assez exart de l’organisation commerciale d'après-guerre mise sur pied en Allemagne.On a créé, dit-il.ce qui est pratiquement mi gouvernement séparé, composé des neuf experts industriels et commerciaux les mieux qualifiés de l'empire et changé de préparer et de surveiller le passage de la guerre par les armes à la guerre par la concurrence.Amener dans leur pays, aussitôt les hostilités finies, la matière première qui fait défaut actuellement aux usines — le coton, le cuivre, le pétrolle, le plomb, le zinc, etc,, — tel est le principal but de ces experts.Les moyens de transport ne leur manqueront pas puisque trente ou quarante navires teutons, de fort tonnage, sont depuis 1914 enfermés dans les ports américains.Ils re- viendront, dit le conférencier, chargés jusqu’au pont de matières premières américaines.* ¦* * Puisqu’ils n’ont pas la matière première et que ceKle-ei leur fait defaut depuis Je début de la guerre, les Allemands ne pourront donc au lendemain de la paix inonder le marché mondial.Il en va de même des autres nations qui sont entièrement absorbées par la guerre.Soit que la matière première leur manque, soit que leurs énergies aient surtout converges vers 1a fabrication des munitions et des autres matériaux de guerre, T aurore de la paix ne les trouvera pas préparés à une concurrence agressive.On a dit, il est vrai, que les grands industriels anglais avaient habilement chargé de commande les usines américaines pendant qu'eux se glissaient sur les marchés laissés déserts par la retraite de la concurrence allemande; mais on ne trouve pas la réédition de ces doléances dans une très remarquable conférence que prononçait, tout récemment, M.O.P.Austin, statisticien du département du commerce extérieur de la National City Bank, de New-York, devant la Société pour l’avancement des sciences, réunie dans la métropole américaine.De l’avis de cet expert, la guerre commerciale est impraticable, contraire à toutes les traditions passées et le commerce international d’après-guerre ne différera pas sensiblement de celui d’ayant-guerre.Les suggestions de la conférence de Paris relativement à cette prétendue guerre commerciale, ajoute-t-il, ont été reçues avec le plus grand désappointement par les gens aux faits de 1 économie commerciale qui depuis s’y rallient de moins en moins.M.Austin ne redoute pas un bouleversement économique pour les Etats-Unis, le plus grand des pays neutres, sitôt que les plénipotentiaires de paix seront réunis a la Have ou ailleurs.Il écarte toutes les rumeurs contradictoires et échevelées qui ont cours au sujef des relations commerciales d'après-guerre.Les gens sérieux n'ajoutent pas foi au “dumping” des marchandises accumulées pendant la guerre, et dont on menace les neutres, pas plus qu’à la rareté du capital dans es pays belligérants qui paralyserait les industries et au manque de cales qui empêcherait le retour au mouvement commercial ordinaire.Sans doute, le commerce ne reviendra pas du premier coup à sa situation normale; mais tous ces facteurs de désorganisation apparaissent de moins en 100111*; formidables, à mesure que la fin du conflit se rapproche.* * * M.Austin examine, une à une, ees questions.D’abord, les puissances de l’Entente refuseront-elles après la guerre de s’éprendre avec celles du centre leurs relations commerciales, comme cela fut suggéré à la conférence de Paris?En pareil cas, déclare le conférencier, nous verrions se dessiner une situation d’après-guerre sans précédent.J.’histoire enseigne, en effet, qu’il n'y a rien de plus frappant que la promptitude avec laquelle les nations ennemies onl renoué, sitôt la canonnade apaisée, leurs relations commerciales.Les quelques recherches qu’il a faites dans les statistiques internationales du commerce permettent à M.Auftin de prouver cotte affirmation par des chiffres d’une suprême éloquence.Il prend le premier exemple tout près de soi.Le sud et le nord des Etats-Unis, aussitôt la terrible guerre de sécession terminée, nouèrent des relations commerciales -i considérables qu’on n’aurait jamais osé le prédire.Le commerce in-lérieur des Etats-Unis se chiffrait à environ SS.fKMMKMl.OOQ au commencement de la guerre civile, et vers 1879, cinq ans après l’apaisement, ce chiffre avait plus que doublé.Le deuxième exemple, dit M.Austin, est la reprise des relations commerciales entre la France et F Allemagne, après la guerre de 1870-71, au cours de laquelle la haine entre les deux peuples était à peu près aussi enflammée que dans la guerre actuelle.Les importations, en France, de produits allemands sc chiffraient à $50,000.-000.en 1869; la première année après le traité de paix, ces importations se chiffraient à $70,000,000 et atteignaient une moyenne de $66,000,000 par année, pendant les cinq ans qui suivirent immédiatement la guerre.Les importations de marchandises françaises en Allemagne indiquent une augmentation beaucoup plus forte encore; elles se chiffraient a $60,000,000, l’année avant la guerre et elles atteignaient une moyenne de $83,000,000 par an au cours des cinq premières années de paix.Même constatation au sujet des relations commerciales des Etats-Unis avec l’Espagne après lu guer- » re d», Cuba et des relations commerciales du .lapon avec la Russie, après la guerre de Mandchourie.Or, reprend M.Austin, il n'est pas de nations au monde plus au fait de l’importance du commerce et de la coopération que celui-ci doit attendre du gouvernement que les belligérants d’Europe.Beaucoup de gens prétendent même que cette guerre a été amenée par suite de rivalités commerciales.Quoi qu’il en soit, le chiffre des échanges entre les dix principales nations en guerre atteignait, avant 1914, la jolie somme de $3,000,-000,000.Croit-on, demande M.Austin, que l’on voudra -sacrifier cet échange avec tous les avantages qui s’y rattachent quand il est impossible de trouver dans l’histoire le moindre précédent à pareille politique?* *• * M.Austin n’ajoute pas foi non plus à la prétendue paralysie industrielle dont seraient frappés les pays belligérants à la cessation des hostilités, par suite de la rareté de la main-d’oeuvre.Nous résumons son argumentation, à grands traits.A supposer que la guerre se prolongeât jusqu'au mois d’août, les perles en grands blessés et en marts ne dépasseraient pas le chiffre de 4,000,000.Dans ces 'divers pays, l’augmentation annuelle de la population se chiffre à 5,000,000 dont une bonne moitié sont des sujets masculins.On peut donc estimer que l’augmentation nette en personnes du sexe masculin depuis le début de la guerre a été de 0,000,000 d’individus.De plus, dans tous ces pays, les pertes du fait de l’immigration ont été arrêtées, de plus aussi, par la rentrée d’un grand nombre d’immigrés, la population s’est trouvée accrue.On oublie, au reste, que les femmes et les jeunes filles ont en une foule d’endroits remplacé leshom-uies, ce qui ne peut que contribuer à augmenter l’activité industrielle.Et, enfin, l'outillage des usines a atteint un degré de perfection jusque-là inconnu, ce qui ne peu! qu’accroître la production.* * * Bien que M.Austin soit ennemi du tarif plutôt bas dont les Etats-Unis sont affligés, dans son opinion, ù l’heure actuelle, H ne croit lias non plus que son pays ait à redouter le ’‘dumping'’ des pays belligérants.Les_renseignements les plus précis au sujet de l'Allemagne, la plus redoutable en celle occurrence, démontrent que les fabriques chôment, faute de matière première et qu'elles ne pourront reprendre leur activité (pie lorsque cette matière première leur sera venue des Etats-Unis.En somme, M.Austin ne s’attend pas pour les Etals-Unis à un changement important; il est optimiste, comme les Français que nous avons déjà cités, et il prévoit, dans un avenir immédiat, une augmentation assez sensible du commerce américain avec l’Europe, comparé aux statistiques d’avant guerre.* *• Ainsi, (je l’avis d’un expert, la guerre économique est improbable.Gette proposition est basée principalement sur les enseignements de l’Histoire.Le dicton prétend qu’elle sc répète toujours.Louis DUPIRE.LE COURS D’APOLOGÉTIQUE DU LUNDI SOIR LES MIRACLES DE LOURDES.— LE CAS DE G A RG AM.— LA SUGGESTION.En son dernier cours — celui du 18 décembre — le Père Loi seau a continué la démonstration de la thèse qu’il avait ébauchée précédemment.à savoir: un miracle peut être constaté.Deux choses—on se le rappelle— sont pour cela nécessaires : lo) connaître avec certitude l’existence du fait en question; 2o) en discerner scientifiquement ou philosophiquement la nature mi-raeuileuse.Pour la 1ère, le conférencier avait déjà établi sa preuve en s'arrêtant aux miracles de l’Evangile.Il y est revenu et l’a complétée avec ceux de Lourdes.La gerbe ici est vaste.Entre t ms.le cas de Gurgam est particulièrement typique.Réduit par un accident de chemin de fer à une infirmité qui lui paralyse la moitié du corps et rend son alimentation presque impossible, île malheureux souffrait atrocement et dépérissait à vue d’oeil.Une action prise contre la compagnie d’Orléans permit de constater juridiquement son «tat Le médecin en chef de l’hôpital d’An-Roulème, après avoir établi qu'il souffrait d’une “affection de la moelle rachidienne, appelée sclérose latérale-amyotrophique”, concluait à “une infirmité permanente, peu susceptible d’amélioration, capable plu tôt d’évoluer progressivement et fatalement,’’ Une complication vint, quelques mois plus tard, confirmer ce diagnostic.La gangrène se mit à ronger les chairs malades.Aussi la Compagnie.tenue responsable de l'accident, fut-ellle obligée de payer à son ancien emplloyé une pension annuelle et viagère de 6,000 fr.et une in-demnité de 60,000.Or près de deux ans après l’accident, Gurgam partait pour Lourdes.Inutile de raconter ici les péripéties, les dangers et les souffrances -du voyage.Il suffit de savoir qu’il arriva enfin au sanctuaire de la Vierge.H y cortimunia.11 fut plongé dans la piscine.l'J assista, étendu sur un brancard, — tel un mort, dont il avait d’uiflleurs l’apparen'ce, — à la procession du Saint-Sacrement ; et c’est là (pie soudain, au cours de ces acclamations suppliantes que ne peuvent oublier ceux qui les ont entendues une fois, il sc leva, seul, de son grabat, miraculé! La paralysie a complètement disparu; l’estomac réclame avidement la nourriture qu’ill a si longtemps refusée: c’est la transformation, c’est la guérison complète, c’est la vie qui reprend et chasse la mort.Ge fait, et d’autres non moins extraordinaires, ont été scientifiquement constatés.Ceux qui voudraient en connaître tous les détails liront avec profit P’Histoire des Kvénc-, ments de Lourdes” de Hertrin et.(’“Oeuvre de Lourdes” du docteur Boissarie.Mais ces guérisons sont-eliles vraiment surnaturelles?L'est le second point à établir: le caractère miracu-leux du fait.11 faudrait les attribuer, d’après Iles négateurs du miracle, soit à l’action des forces naturelles, soit à la suggestion, soit à l’intervention de forces méconnues.Le Père 1.oiseau, poursuivant son étude 'des miracles de Lourdes, attaque aussitôt la première cause: les forces naturelles, ici ce serait l’eau.Elle serait douée de propriétés curatives.Or une analyse attentive, faite par un chimiste compétent dans son laboratoire, affirme le contraire.L’eau de Lourdes ne diffère en rien de celle des sources pyrénéennes.Vient ensuite la suggestion.On n’I-gnore pas combien il a été fail état de cette objection dans certains milieux.Que vaut-elle au juste?Quel appui les expériences de Charcot et de Bernheim lui apportent-elles?C’est le sujet que va traiter, ce soir, le conférencier.On peut s’attendre à une étude fouillée, claire, intéressante.Elle sera surtout instructive et bienfaisante.Et c’est pourquoi tous ceux qui peuvent en profiter, devraient être à la salle du Gesù à 8 heures 45.Henri BEAUVAIS.BLOC - NOTES Un embarras Il se présente chaque semaine des preuves manifestes de la courte vue des politiciens canadiens responsables du régime d’immigration au moyen duquel on a peuplé une grande partie du pays.Saskatoon télégraphiait, par exemple, .samedi soir, que 5,000 Doukhobors de la Saskatchewan envoient à Ottawa une délégation chargée' de demander à sir Robert Borden s’il veut imposer la conscription au pays.Les Doukhobors craignent que le recensement du Service national n’y conduise et refusent de répondre au questionnaire de M.Bennett tant que le premier ministre ne leur aura pas garanti l’exemption de la conscription, du moins pour leur groupe.On sait, en effet, que les Doukhobors ont quitté la Russie pour ne pas faire de service militaire et que le ministère Laurier leur a promis qu'ils n’auraient pas ici d'ennuis à ce propos, comme ils en ont eu en Russie.Par ailleurs, si l’on appliquait jamais le service obligatoire au Canada, les Canadiens d’origine anglaise et française auraient droit de se demander pourquoi on les envoie au feu quand des nouveaux venus, citoyens du Canada comme eux, échappent à l’obligation générale.L’autre jour, il s’agissait des Mennonitcs du Manitoba.qui refusent d’aller devant les tribunaux; cette fois-ci, il faut tirer la situation des Doukhobors au net, en regard de la loi militaire.Ques-lions compliquées, et qui ne sont pas les seulles (pie pose chez nous une politique d’immigration conçue à la diable.Nouveau ministre L’entrée de M.Sévigny dans le ministère Borden est certaine.Les trois ministres canadiens-français d’Ottawa auront tous trois un passé de promesses et de discours nationalistes.Les vrais conservateurs, les bleus authentiques, qui ne se sont jamais servis d'un autre groupe pour arriver au pouvoir, avaient comme représentant dans le cabinet un homme de valeur, M.Casgrain.Lui disparu, ces gens iront plus de représentant issu de leurs rangs, ils doivent se résigner à voir figurer à la tète, de leur parti des hommes qui ont notoirement manqué à leur parole et à leurs promesses passées.L’évoilution de ceux-ci a pu être habile; elle n’indique aucune force de caractère.De telles personnalités ne devront être une force ni pour le parti, ni pour la province.La conscription M.Burrell, un des collègues de sir Robert Bonde», disait hier soir dans une église réformée de Montréal: “Je ne crois pas que |a conscription soit une mesure sage, qui convienne au Canada à l'heure présente.En m’ex-priiinant ainsi, e répète ce que dit le premier ministre.Mais si je ne crois pas que la conscription soit présentement une mesure sage, je ne m’opposerai pas, non plus que n’importe quel homme raisonnable, à la conscription, si elle élait le seul moyen de sauvegarder le.s libertés du Canada".Et, plus tard, M.Rurréll ajoutait : “Je ne crois pas que la conscription soit sage, nécessaire, prudente, à l'heure actuelle.Mais je ne me lie à aucune doctrine qui m'empêcherait de travailler au salut de l’Etat, si je le croyais en dangei».’’ En d’autres termes, M.Burrell, comme IM.Borden et comme M.Bennett, est à la fois contre et pour la conscription.Ni les uns ni les autres n'osent se prononcer carrément, par peur des consieriptionnistes, s’ils allaient se déclarer tout net contre le service obligatoire, ou des anticoiiiscriptionnistes, s’ils allaient proclamer qu'ils veu-lent la conscription pour donner à l’Empire les 500,000 ou 600,000 hommes qu'ils rêvent d’enrêgimei'l'r Canada.Nos gouvernants préfèrent vendre du plomb.Deux morts (Deux politiciens libéraux de la vieille école viennent de mourir.¦ Frederick Borden et le sénateur Fi-set, de Rimouski.L’un et l’autre ont joué un rôle assez miportanl dans leur parti, le premier à l’époque de la guerre sud-africaine, le deuxième, il y a plus de 30 ans, au temps de l’affaire Rie!.C’est lui qui, la deuxième fois que Kiel fui élu député, força le greffier de la Chambre à recevoir son serment d’office, mettant ainsi le politicien métis à l’abri des poursuites.du moins pour un temps.En cette occasion, le docteur Fi set joua su vie, puisque les députés anglais, ' ameutés contre Rie], l’eussent écartelé avec son protecteur, s’ils les eussent trouvés.Les vieux politiciens sc rappellent encore cel épisode, où le député de Rimouski dut user de toutes ses ressources intellectuelles el de sa vigueur physique remarquable, — c’étaij un solide gaillard.— pour réussir à mettre Riel à l’abri, à Hull, hors du territoire ontarien.™ _ G’ P‘ LA PROHIBITION A LACHINE UNE LETTRE DE Mgr L’ARCHEVEQUE DE MONTREAL.Mgr l’iArchcvêque de Montréal vient d’adresser aux paroissiens de Lachi-ne la lettre suivante, au sujet du vote sur la prohibition qui commencera aujourd’hui dans celte ville: Archevêché de Montréal Le 5 janvier 1917 Aux paroissiens de Lachine, iMcs bien chers frères, Il y a quei'ique temps .j'écrivais aux fidèles d’une de nos paroisses, qui avaient à .se prononcer de nouveau sur un règlement de prohibition.Comme vous vous trouvez dans des circonstances semblables, je crois vous adresser à vous-mêmes cette lettre en vous demandant d’en faire voire profit: Archevêché de Montréal 17 novembre 1916 Aux paroissiens de Saint-Hermas, Salut et bénédiction en Notre Seigneur.Mes bien chers freres, Il y a quatorze mois, à l'exemple de plusieurs centaines de paroisses de notre province, vous vous êtes prononcés en faveur de la prohibition à .Saint-Hermas.Je m’en suis grandement réjoui.C’était assurer au milieu de vous l'économie, la prospérité, une pratique meilleure de vos devoirs de catholiques, faire disparaître la cause ou l’occasion des plus grands maux, garantir le bon accord dans les familles, donner un bel exemple à vos enfants.Est-.ce que vous avez souffert de cette décision approuvée par l’autorité religieuse?Est-ce que vous n’en avez pas au contraire, éprouvé les nombreux bienfaits?Est-il vrai que parmi vous quelques-uns voudraient revenir à l'ancien régime?Pourquoi?Est-ce pour que la vertu soit mieux pratiquée?pour que la jeunesse prenne des habitudes de vie plus honnête et pins réglée?Assurément non.Vous savez quels sont les fléaux de l’alcoolisme dans le monde entier et dans notre pays en particulier?Fa débit de boissons enivrantes, même celui que l’on dit le mieux tenu, est nécessairement une école de dérèglement, souvent de scandale et d ¦ vice.On y 'dépense sans raison, et la plupart du tenijis par passion, un argent qui serait avantageusement employé pour les besoins de la famille.Que ceux qui voudraient voir reparaître des établisements de ce genre aient le courage de dire la fin qu’ils se proposent, et, tous, mes bien chers frères, vous reconnaîtrez que cette fin n’est ni noble ni louable.N’allez donc pas détruire l’oeuvre bienfaisante que vous avez accomplie.La grande majorité des municipalités s'est formellement déclarée contre l’alcool, cet ennemi de l'individu et de la société.J’espère que Saint-Hermas ne voudra pas se mettre maintenant, après avoir si sagement agi, au rang des paroisses qui snnl l'exception.Je vous le déclare, mes chers frères, vous commettriez une grave erreur que vous regretteriez bientôt et vous me causeriez une peine très vive.J’espère que vous comprendrez vos véritables intérêts, en même temps que votre devoir, et c’est dans celte espérance que je me redis, Votre tout dévoué en N.-S.(Signé) PAUL, arch, de Montréal.Les citoyens 'de Lachine ont fait eux aussi l'expérience des bienfaits de la prohibition depuis qu’elle exisle parmi eux.Voudraient-ils réellement revenir à l'ancien état 'de choses?En plus, voudraient-ils détruire l’oeuvre de la tempérance qu’avait su promouvoir avec tant de dévouement leur regrel-té curé, monsieur le chanoine 'Savarin?Voudraient-ils ne plus tenir compte des nobles paroles que prononçaient le soir même de sa mort, monsieur le maire et messieurs les éehevins dp votre ville lorsqu’ils proclamaient: "Que ce vénérable prêtre doit être “considéré comme un apôtre de cette “vertu qui est la sauvegarde de la “moral'ité, de la prospérité et de la “'dignité d’un peuple?’’ Je veux croire plutôt, mes bien Chers frères, que vous aurez h coeur d’iiffinmer lundi prochain votre vo-lonté de continuer à maintenir efficacement parmi vous la pratique d’une vertu si justement louée par vos représentants.Recevez, mes bien chers frères, l’assurance réitérée 'de mon meilleur dévouement.> (Signé) PAUL, arch, de Montréal.' LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 8 JANVIER 1917 VOL.VIII.No 5 LETTRES AU U DEVOIR il Nous ne publions que des lettres sipnées, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.SASKATCHEWAN L’INCENDIE DE ST-FERDINAND EXONÉRÉ DE TOUT BLÂME LA COMMISSION WETMORE DE-CLARE QUE LE GOUVERNEMENT N’A PAS EU CONNAISSANCE DES FRAUDES COMMISES LORS DE L’EXECUTION DES TRAVAUX DE LA VOIRIE ET QU’IL N’EN A PAS PROFITE.1 M.le rédacteur du Devoir, Je suppose que le public lient à être renseigné exactement sur l’incendie de l’Asile de Saint-Ferdi-nant.La paroisse de Saint-Ferdinand est la plus ancienne du comté de Méqantic et presque des Cantons de l’Fst.Elle a été ouverte à la colonisation en 1835.Aujourd’hui, elle compte deux mille six rents âmes ; dans l’asile, l’hospice et le couvent, quatre cent vingt-trois communiants, l’hôpital ou le sanatorium, à peu prés trente-neuf communiants, le collège des Frères de la Doctrine Chrétienne, le personnel et tes étudiants pensionnaires et externes, cent soixante et cinq communiants.Les institutions de la paroisse de Saint-Ferdinand (Bernierville, te nom du village incorporé) sont donc le couvent, l’asile, l’hôpital, le collège.L’asile et le couvent ont été fondés par feu M.l’abbé Bernier, en 1872.,.quarante-quatre ans d’existence prospère et heureuse sous le contrôle et en la i>os-sessiolt des Soeurs de la Charité : le collège fut construit en 1887, l’hôpital en 1913.L'asile qui vient de briller était pourvu de tous les mogens modernes de protection contre te feu ; il g avail deux aqueducs, des hydrants pourvus de boyaux, de nombreux escaliers, des bogaux et mogens de sauvetage à l’extérieur.Le -village de Saint-Ferdinand est pourvu d’une pompe à gazoline assez puissante pour préserver le village et les institutions, à preuve l'incendie du collège contrôlé,d'année dernière, iiur cette pompe, Le réservoir d’eau, à part les aqueducs, c’est le lac William, de quatre milles de longueur sur le bord duquel est bâti le village.La pompe à incendie de Somerset n’a pus été demandée par la raison bien simple que Somerset n’a pas de pompe à incendie.Son système de protection contre le feu est tout autre.L’asile et le convent incendiés font partie du village.Le feu s'est déclaré dans l’asile, dans te lambris in-lérieur du côté de l’ouest, vers six heures et demie, samedi soierie 3i9 décembre.On s'esl aperçu du sinistre quand le feu a percé à travers les lambris.Quelles sont les causes '! Sont-cc 'tes fournaises, les cheminées ?On ne le sait pas.En in instant tout a été en feu ; les 'soeurs ont appelé de tous côtés, les citoyens sont arrivés en foule.On s'esl précipité dans la bâtisse pour lauver les patientes qui refusaient de sortir et qu’il falliii) enfâver de force ; dans la salle des petites idiotes, qiiarante-deusé ont été la victime du feu : on a pu en sauver quelques-unes.Tontes les autres, au nombre de 1411, ont été sauvées et placées dans le college.Les gens |chèques, sans qu’il fût requis de les se sont monlrés d'un dévouement | endosser, ce qui lui rendait la ifraude sans borne : quelques-uns sont facile.tombés, asphyxiés.Ils ont dû être secourus par leurs compagnons.La vie d’une religieuse a été sacrifiée.Comme les incendies se déclarent ordinairement les jours de grands froids, où Ton doit chauffer beaucoup, dans la nuit du 30 décembre, il faisait bien froit : lu pompe à Incendie a fonctionne pendant quelque temps, mais Tenu glacée du lac où Ton puisait à une distance d’au moins trois arpents, et le froid intense qu’il faisait ont neutralisé son action.On ne peut pas espérer que dans une campagne on pourra tenir des pompes sons vapeur comme dans une ville, où malgré tout il y a souvent des incendies ; et dans un grand établissement, on ne peut pas surveiller les chambres comme on peut le faire dans une maison privée où souvent il n'y u qu’un seul logis.Ceux qui s’intéressent à la protection contre les incendies rendraient un grand service e/i trouvant le moyen de neutraliser les mauvais effets de la famée qui aveugle et asphyxie.Il y a eu des incendies, quels que fussent les gouvernements qui étaient au pouvoir, et il y en aura encore dans les constructions en brique comme celles en bois.Si Ton pouvait con-natti'e d'avance par le secours de la Providence dans quelles conditions devront se déclarer les incendies, ce serait le moyen de protection le plus pratique.L.GAGNE, Pire.Saint-Ferdinand, le I janvier 1917.Regina, 6.— Le gouvernement de la Saskatchewan a été exonéré complètement de tout blâme par le rapport de la commission royale Wet-mor,e qui a éié chargée de faire une enquête sur les accusations portées par M.J.E.Bradshaw, député de ° rince Albert.M.Bradshaw prétendait que le gouvernement avait été au courant des fiandes qui avaient été commises au département de la voirie, et que la province avait été volée de $50,000 pendant les années 1013-14-15 h cause des travaux de routes qui n’avaient jamais été finis.Une commission royale conduite par l’ancien juge en chef Wetmore, H.G.Smith, de Regina, et G.I).Maekie, de Moose Jaw, a fait une enquête complète La commission a siégé presque continuellement depuis le 19 avril jusqu’au 7 décembre 1910.La preuve prise, 115 témoins ayant été interrogés, couvre 8,000 feuillets dactylographiés, et le rapport interim qui vient d'être présenté au lieutenant-gouverneur en couvre soixante-un.Les juges ont été unanimes à exonérer le gouvernement.Ils ont trouvé qu’aucun membre du personnel du gouvernement ne savait qu’il y avait fraude; et «pie nul n’a profité de ces fraudes.Il n’y avait rien pour prouver que cet argent avait été employé pour des fins d’élection.Le montant total des fraudes perpétrées par G.P.Brown, commis en chef du département, et E.H.Devlin e, est de $11,160.24.Le montant total des autres vols de Browne, J.P.Lindsay et de E.L.Smith est de $52,924,13.D’autres fraudes faites par Simpson et Godfrey, contremaîtres, forment un total de $2,262.80.Les fraudes perpétrées par Brown l’ont été par des faux de toutes sortes.On a déclaré «pie le seul membre de l’Assemblée qui ail pu favoriser des fraudes est E.IL Devlinc, et que, à l’exception d Simpson, jeune commis du département des routes, aucun membre du service civil n’u eu connaissance de ces fraudes.Bien qu’ils soupçonnent Lindsay d’avoir fraudé avec Brown, les commissaires déclarent unanimement qu’ils ne peuvent le trouver coupable d’avoir eu connaissance des crimes de Brown.La preuve n’est pas assez évidente non plus pour le cas de E.L.IL Smith.Les commissaires ajoutent que les documents faussés ressemblaient tellement aux papiers réguliers que les membres du département des routes ne pouvaient pas s'apercevoir de la fraude.Cependant certains commissaires on[ critiqué la façon d’agir de quelques officiers du département des routes qui ont l’habitude de certifier lys listes de solde sans assez s’enquérir de leur authenticité.Us critiquent également ies employés de ia Banque d’Ottawa, à Kinistino, et de la banque ‘British North America’, à Walka\v, où Decline échangait les A LACHINE MAINTIENDRA-T-ON LA PROHIBITION ?C’EST AUJOURD'HUI QUE LES CITOYENS DE LACHINE SE PRONONCERONT SUR CETTE QUESTION.REVUE CANADIENNE Les questions d’art, de littérature, d’histoire, et surtout d’histoire du, Canada, vous intéressent-elles ’h Abonnez-vous à ia Revue Cana-, dicnne, qui les traite avec compétence.Un volume nouveau com, mence avec janvier 1917, Prix r $3 par an.Adresse : 471-ouest, ruq Latfauchetière, Montreal.L’homme qui vient en tête dans cette cité ent celai qui a acheté le bon endroit, et à un bon prix.Voua den immeubles au bon moment, dans pouvez faire la même chose maintenant, si vous prenez notre avis.Nous connaissons la valeur des biens fonds, nous connaissons les occasions qui sont offertes.Consultez-nous si vous voulez avoir les renseignements qui vous aideront à devenir riches en un Inps de temps probablement plus court que vous ne le pensez.Pour t'cevolr nos plans, nos brochures illustrées, etc., s’adresser à fiiARCll TRUST COMPANY s-.uronw main mtoi.33.anno.Arltf, plu, d.$4,000,01)0 Le vote sur la question de la pro-hibition a lieu aujourd’hui à Lachi-ne.Le bureau de votation est placé à l’hotel de ville, et si l’on se fie aux apparences on peut prévoir que la plus grande partie des électeurs ira exprimer son opinion.Un vote sur cette même question a déjà été pris à Lachine, mais c’était un vote ouvert ; depuis la loi Robert (de Rouville) adoptée à l’avant-dernière session de Québec, décrète que Ile vote des électeurs sera secret.Hier soir, les deux camps, ceux ¦ qui veulent le maintien de la prohibition déjà votée et ceux qui veu-I lent la disparition de la prohibition ! ont tenu leur dernière assemblée.(Les prohibitionnistes ont tenu la I leur dans la salle de l’hôtel de ville, remplie jusqu’au faite.Des discours anglais et français ont été prononcés par M.l'abbé Thérrien, le nouveau curé de Lachine, le R.P.Côté, d’Ottawa, l’ancien recorder Stanley Weir et le Rev.MacKinnon, pasteur de l’église presbytérienne de Lachine.Tous les orateurs ont déclaré que les raisons qui avaient amené l’établissement de la prohibition, il y a trois ans, existent encore aujourd’hui plus que jamais.Une autre raison de première importance est venue s’ajouter à celles qui existaient déjà : le commerce des liqueurs alcooliques ne pourrait que causer un tort considérable à la fabrication des obus et des autres munitions dans les différentes usines de Lachine.La ville de Lachine est sous le régime de la prohibition depuis vingt mois, après un vote qui a donné une majorité de 341 aux prohibitionnistes.La loi veut cependant que, après un délai d’un an, sur la demande d’un certain nombre de citoyens, un autre vote puisse être pris.Si les citoyens se prononcent cette fois encore en faveur de la prohibition, celle-ci sera établie pour deux autres années.L’assemblée antiprohibitionniste a eu lieu à la salle Empire.Y ont porté la parole, MM.L.J.Gauthier, député de Saint-Hyacinthe, ('.hurles Query, Hurry Bloomfield et A.H.aimer.ï, CHOSES MUNICIPALES SUGGESTION DEJVI.ROSS REORGANISATION DU DEPARTEMENT DES INCENDIES : LE CHEF TREMBLA Y, COMMISSAIRE SPECIAL DE CE DEPARTEMENT ; LE CHEF - ADJOINT MANN EN TETE DU SERVICE ACTIF.Le bureau des commissaires orée-ra-t-il un nouveau poste au département des incendies?La chose est très possible.M.Ross en caresse du moins l'idée; il l'a décOaré à .maintes reprises depuis quelque temps.L’automne dernier, lorsque le chef J.Tremblay parla de démissionner pour cause de mauvaise santé, les commissaires exercèrent une forte pression sur lui pour l’engager à rester à son poste encore quelques mois.Depuis lors, M, Ross a eu de fréquents entretiens avec ce fonctionnaire, dans Ile but de le faire consentir à accepter le nouveau grade de commissaire des incendies qu’il est question de créer à ce département.M.Ross fait remarquer que le chef FreimMay lui serait d’un grand secours dans l’administration du département des incendies.Si l’on considère ies années de services que ce dernier a donnés à la ville, dit-on, il est facile de constater que l'expérience qu’il a acquise serait en effet d’un grand appoint non seulement pour M.Ross mais pour tout le bureau des commissaires.Il y a huit ans que le chef Tremblay a succédé au chef Benoit à Ha tête du département «tes incendies.Avant d’être appelé à ce poste, il avait longtemps fait partie de ia brigade de Sainte-Cunégonde.Au mois d’août prochain] il aura droit à sa pension de fone-l tionnaire municipal; il aura été au service de lia ville pendant vingt] ans.j Le maire approuve l'idée du com-j missaire Ross.Il est vrai qu’il n’a pas toujours été en bons termes avec le chef du département des incendies: il y e «leux ans, par exemple, il refusait de lui voter une augmentation de salaire.Mais le temps a heureusement eu raison de ce désaccord et, aujourd’hui, M.Martin trouve tout juste que le chef Tremblay reçoive le grade que i’on suggère.11 est fort probable que la création d’un commissariat spécial des incen-l dies soit suivie d’une réorganisation complète de ce département.Cette î réforme est d’autant plus nécessaire, remarque-t-on, que plusieurs vieux fonctionnaires de ce département prendront sons peu leur retraite.L’expérience du chef Tremblay, ajoute-t-on, aura donc là une première occasion de s’exercer au grand avantage de la ville.Lorsque ce fonctionnaire fit connaître ses intentions de prendre sa retraite à l’automne, il déclara à quelques journalistes qu’il ne voyait qu'un seul homme dans son département qui pourrait lui succéder.On croit aujourd’hui qu'il a voulu parler du chef-adjoint Mann.Il est fort question et effet que ce dernier succède au chef Tremblay à la direction du département des incendies.Bien que jeune encore, le chef-adjoint Mann a déjà donné plusieurs années de service à la vide.Et l'on dit que c’est le bras droit du futur commissaire des incendies.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS, — Des agents actifs, honnêtes, demandés partout à la campagne.Rétribution.$5 â $15.00 par jour.Recommandez-nous des agents.S’adresser à Déry, Boit® 696.Montréal.POSITION DEMANDEE Deux soeurs connaissant très bien la tenue (Dune maison désireraient une position dans un presbytère.Pouvant fournir les meilleures recommandations.S’adresser à Arcand & Bernard, 340, St-Laurent.Têl.Main 8014.A LOUER A LOUER.—'Ferme bien travaillée et en d’excelleintes conditions, située sur la route principale (Main Road) de Petit St-Martin (Little St.Martin).Loyer raisonnable.Pour informations, s’adresser à M.Tannenbaum, 31, rue des Jurés, Montréal.A VENDRE A VENDRE.—‘RESIDENCE.— En haut de la rue Université.Le plus bd endroit de Montréal.Maison toute re.mLse à neuf.Une occasion à $30,000.00.Conditions faciles.S’adresser à Jos.Versailles, 90, Saint-Jacques Main 1322.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER SU,000, «1,500 il «50,000 et plus, première hypothèque, propriétés ù Montréal.Aussi prêts aux lubriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0615.Traitement gratis des maladies des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge, spécialement pour les enfants d’école.Consultations de 9 à 11 a.m., tous les jours.Hôpital St-Luc, 88 rue St-Denis.REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue l^afontaine.Tel.Est 5896.Tel.Est 5526.E.ROY Cordonnerie mécanique 406, RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hubert et Saint-Christophe Hassumblage ut rapiéçage f» la mécanique exécutés en un clin d’oeil Appelez: Est 5626 et vos chaussures, prises à domicile, vous seront reportées remises à neuf.VOLAILLES DE RACE PURE Nous venons souhaiter une bonne et chanceuse année à nos amis et à notre bonne, clientèle.En même temps comme étrennes, nous leur offrons un nombre de Poulettes de toutes races, Plymouth Barré, Blanc, Yyandotte Doré, Argenté et Blanc, Campines argenté, Orpington Blanc et Noir.Aussi un lot de poulettes de choix Orpington Bleu-Livourne Blanc et Brun, Minorque Noir et Blanc, Brahmat Clair, Gane Cornish Foncé et Blanc, Canards Pékin et Coureur Indien fi $7.50 le trio.Oies Toulouse extra à $15.00 le jeu.Trois canes, un jars, Dindons bronzés rie 20 livres au-delà Grands reproducteurs.Puons, Pigeons, Lapins, Tourterelles.Catalogue illustré, 15 gravures, 15 sous par malle.Indispensable aux commerçants.Timbres pour informations.LA FERMÉ AVICOLE YAMASKA SAINT-HYACINTHE, Que.Arthur S; 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Les renseignements qu'il sollicite seront précieux durant la guerre, ils le seront également après.“ A cette fin, un certain nombre de questions sont posées à tous les citoyens, âgés de seize à soixante-cinq ans.11 est de haute convenance que nous y répondions, l.cs réponses, venues de nos campagnes comme de nos villes, feront certainement voir dans notre province de Québec des conditions familiales et sociales, un état de choses tout à son honneur.Ces réponses vous les écrirez, nos très chers frères, en toute liberté, sincèrement et loyalement.“ Il n'est pas nécessaire de vous demander ce qui se fera dans d'autres parties du pays.Donnons nous-mêmes l'exemple.Faisons preuve de patriotisme éclairé ; et conformément à renseignement et à la tradition de HEglise catholique, montrons une respectueuse déférence envers l’autorité civile, agissant selon ses droits.“ Confiant, nos très chers frères, que vous suivrez fidèlement notre conseil, nous vous réitérons l’assurance de notre affectueux dévouement.“ Cette lettre devra être lue à toutes les messes, le premier dimanche après sa réception, PAUL.Arch, tic MouleAuL -ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME- SAINT-HYACINTHE, QUE.COURS COMMERCIAL COMPLET Sténographie, clavigraphie, comptabilité sou» toutes ses formes, télégraphie, administration des gares.ANGLAIS, FRANÇAIS Les cours de l’Ecole Lalime sont complets, rapides et pratiques.Soin individuel à chaque élève.IMPORTANT A l’Ecole Lalime tout élève peut en 4 ou 5 mois acquérir l’Instruction suffisante pour obtenir une excellente position dans non premières maisons commerciales du Canada et des Etats-Unis.Demandez le prospectus de L’ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, Limitée Saint-Hyacinthe, Que.Mathématiques.Sciences, Lettres et Langue* en anglais et en français.—Préparation aux examens: brevets, service civil, etc.Cours privés et semi-privés h termes faciles le jour et le soir Cours de Kerméno Successeur RENE SAVOIE, I.C., et I.E.Bachelier ès arts et ès sciences appliquées 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Doukhobors lorsqu’ils se sont établis au Canada.En attendant les cartes du Service uuliouul ne seront pus signées.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN | Argent à prêter, montants SI.000 à $5,000, 1ère hypothèque.Règlement rie succession Ré*.568, Fullura.La*.637 Rés.568.Fullum.Las.627 LIPPÉ NOTAIRE ARGENT A PRETER 180, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Main 4571.Durenu, 4U PROTJL.X kt l’ITOUI.X NOTAIRES 99.RUE SAINT-JACQUES BOtisse Rauque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir : bureau du soir : 283 Ave Esplanade.Ahuntsic Tél.Saint-Louis, 1760.Tél.Suint-Louis, 5350 Tél.Main 3335 J.ALBERT SAViGNAC NOTAIRE (autrefois de Biron et Savijtnac) Spécialité: Examen de titrés, réglement de difficultés commerciales, difficultés do famille, successions; placements de raid-taux h taux très avantageux.Prêts aux fabriques et aux commissions scolaires.Bureau : 99, rue Satnt-Jurques Edifice Banque Nationale le soir après 7 heures: 308 Sherbrooke Est Tél.Est 1643 ELZEAR ROY NOTAIRE 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inner Cons.085 095 Jupiter » 31Vi 32 Kennheek 30.31 McIntyre 192 198 Newray 140 143 Porcupine Crown Pore Imnerlal .* .I’orc Vfpond 70 77 04% 01 47 48 McIntyre.Extension 58 60 Monetn 13 15 Preston E.Dome 03% 03 Notification est par les présentes do qu’un dividende trimestriel de deux C ml pour cent ^ge jg jqj ans Finlayson était né journaux sont unanimes a dire que ! ____ en Ecosse.Il fut prospecteur de mines d’or en 'Californie et dans l'Orégon jusqu’à l’âge de 66 ans.De là, il se rendit dans la Colombie britannique et dans les territoires du Yukon, où il explora des territoires jusqu’alors inconnus.LE CHEF DU PANSLAVISME UN DEPUTE AUTRICHIEN ACCUSE D’AVOIR TRAVAILLE AU DEMEMBREMENT DE LA MONARCHIE AUSTRO-HONGROISE ET D’AVOIR VOULU CREER UN ETAT TCHEQUE.la conférence de Rome est due à son initiative.Il y a une chose qui caractérise surtout cette conférence, c’est l’absence de toutes fêtes et célébrations.C’est une sérieuse assemblée d’affaires qui a à prendre d’importantes résolutions, et la seule diversion est le dîner à l’hôtel Excelsior aujourd’hui, et encore ce n’est que la continuation de la conférence, dont le travail n’est presque jamais interrompu.Après Je dîner, Lloyd George a reçu quel- LA DELEGATION DE LA BONNEENTENTE ON SE MET EN ROUTE HIER SOIR POUR TORONTO, HAMILTON ET NIAGARA.La délégation de la Bonne Entente ques journalistes intaliens, et leur a est partie, hier soir, ver s 11 heures, exprimé la satisfaction qu’il éprou- de la gare Vindsor.La delegation de vait de venir en Italie se rendre Québec dans la province dOntarao compte sur les lieux de la ferme ext composée dune cinquantaine de volonté avec laquelle le peuple italien était entré dans la guerre, la résistance opiniâtre que l’armée italienne présente à l’ennemi, la préparation sans cesse grandissante du matériel de guerre et de l’importance de la contribution italienne au succès de la cause des Alliés.Ce fut j Richard, un jour d’activité diplomatique générale.Tous les ministres étrangers et les ambassadeurs ont été continuellement occupés.Il est impossible d’exprimer en quelques mots la confiance et la foi que l’Italie professe pour l’Angleterre.Ce que les journaux disent de Lloyd George témoigne amplement Je la confiance que l’Italie a que l’Angleterre mènera cette guerre à bonne fin.La France est beaucoup considérée, pour ses grands efforts et son organisation militaire, mais l’Angleterre est considérée comme la grande force de réserve des Alliés.” personnes dont les noms suivent: MM.Dandurand, sénatgur; Beau-bien, sénateur; Huntley Drummond, V.Morin, Z.Hébert, Léon Garneau, Emilien Daoust, H.Laporte, O.S.Perreault, Dr L.de L.Harwood, Dr R.Boulet, Dr E.St-Jacques, J.A.Lt-col.Hibbard, Horace LE FEU FAIT DES RAVAGES RUE DROLET INCENDIE DU A L’IMPRUDENCE D’UN LOCATAIRE.Vers les 9 heures ce matin, le feu s’est déclaré dans un édifice de la rue Drolet, appartenant à M.C.R.Blash, 99, rue St-Jacques.Cet édifice à plusieurs appartements, porte les Nos 30, 32, 34, 36, 38, 40, 42 et 44.Le feu probablement dû à l’imprudence d’un locataire, qui aurait déposé de la cendre encore fumante sur une galerie de bois, se communiqua en un clin d’oeil à fout l’immeuble.Les pompiers, sous les ordres du, chef Dagenais, arrivés en toute ! Bruère Girouard, le major Grothé (Aimé), le capt.Mackay-Papineau, Ludger Gravel, Rod.Bédard, Adélard Fortier, Alt.Lambert, J.N.Cabana, Léon Lorrain, Fabre Surveyer, M.John Boyd, les échevins Duibeau et Boyd, représentants de Montréal.Les représentants de Québec sont: sir Lomer Gouin, premier ministre; sir George Garneau, M.Adélard Tur-geon et Te juge L.P.Pelletier.Les représentants de la Presse de Montréal sont : Jeffers, (Gazette), Montet, (La Presse), Playfair, (Star), Pouhot, (Le Canada), Bilodeau, (Le Devoir), Robillard, (La Patrie), Richardson, (Herald).Plusieurs autres villes de la province sont aussi représentées.Le programme comporte: Déjeuner à Toronto, ce matin.Réception à l’hôtel de ville, visite aux fabriques de munitions et à l’université Hart House.Dîner au Victoria College.Dans l'après-midi, visite aux écoles techniques et réunion à Puniversité de Toronto.Ce soir, banquet au King Edward et discours par sir Lomer Paris, 8 — Le président Poinca- Gouin et M.Hearst, premier ministre ré et le roi Albert de Belgique d’Ontario.Demain, les délégués se étaient représentés hier, au Troca- rendront à Hamilton où ils seront re-dero, à une grande assemblée orga-;Çus à l'hotel de ville et ou un dîner nisée pour protester contre la, dé- leur sera offert au Connaught Ilote), portation des civils belges et Iran- Mercredi, la délégation se rendra à çais.Le baron de Gaiffieri d’Hes- Niaga où elle sera reçue par la To- L’INDEPENDANCE DE LÀBELGIQUE PAS DE PAIX POSSIBLE SANS LA LIBERATION DE NOTRE PAYS, DISENT LES OUVRIERS BELGES.Gagné, Arthur Surveyer, lücol.de la lieuX-llu sinistre- trd troy, le ministre belge en France, Louis J.Malvy, ministre de l’intérieur, et le contre-amiral Lacaze, ministre de la marine, étaient parmi les personnes présentes.Maurice Maeterlinck, l’écrivain, le ministre belge des munitions, Emile Vandervelde, et Ferdinand Buisson, le député socialiste radical français, ont pris la parole.M.Maeterlinck a rappelé l’appel des ouvriers belges au monde civilisé comme un document authentique et le cri de détresse le plus touchant que l’univers ait encore entendu.En terminant il dit que îles neutres pouvaient prévenir ou punir | certains crimes ronto Power Go.Le retour à Montréal en passant par Toronto se fera le même soir.UN EMPRUNT A NUL AUTRE PAREIL L’ANGLETERRE SE PREPARE A LANCER UN EMPRUNT LE PLUS CONSIDERABLE DE L’HISTOIRE.Londres, 8 — Les journaux consacrent plusieurs colonnes à la discussion du nouvel emprunt de guerre anglais.Le “Morning Post” dit à contre lesquels les I ce sujet: Belges sont impuissants.“Il est! “Ce sera le plus grand et le plus temps”, dit-il, “que l’on fasse corn-! considérable emprunt de l’histoire, prendre aux Allemands qu’il v a en-|Le montant n’en a pas été fixé, mais Ire eux et d’humanité un abime qui!il sera le plus grand, parce qu’il ne peut être comblé que par des an- offre des conditions avantageuses de nées de pénitence, de souffrance et j conversion aux porteurs des titres de d’humiliation.” (4 et demi, valeurs qui s’élèvent à au M.Vandervellde cite ce qui suit du'moins $4,500,000,000, et aux porteurs manifeste des ouvriers: “Quelles que des bons de l’équiquier, qui se mon-soient nos tortures, nous ne voulons tent à $2,500,000,000, sans tenir compte paix qu’avec Tindépendance de ; te du fait que les bons du trésor com-notre pays et :1e triomphe de la jus-i prennent plus de $5,500,000,000.tice.” j Ce sera le plus grand emprunt de “C’est leur dernier mot”, dit le'l’histoire, parce qu’il représente l’as-ministre, “et nous serions indignes pect financier de la lutte qui affec-d’eux si ce n’était pas aussi le itéra les destinées du monde, pour nôtre.” i plusieurs générations.sans relâche une heu -e et demie pour le moins avant de pouvoir étouffer les flammes.Ils durent perforer 1a toiture en maints endroits afin d’éteindre le feu qui faisait rage entre le plafond et ie toit.Tout l’intérieur est détérioré par la fumée et par l’eau émanant des boyaux d’incendie.Cet édifice était habité par huit familles juives: Mme Michael Mn-kaluka, tenancière d’épicerie, au rez-de-chaussée du No 30 ; Mme Maurice Shuster, C.Brownstein, S.Segal, Jos.Stark, Hart, L.Greenberg et Mme Rachel Widsam.L’une des locataires, Mme Brownstein, alité depuis quelques jours, dut être transportée par les pompiers chez un voisin.Les pertes matérielles sont très élevées.Amsterdam-Londres, 8.— Karl Kramarz, le député autrichien dont la sentence de mort pour trahison a etc commuée à un emprisonnement de quinze ans, par l’empereur Charles, est attaqué par une dépêche de Vienne au “Frankfurter Zeitung”.qui l’accuse d’avoir travaillé môme avant la guerre au démembrement de te monarchie.Il est considéré comme le chef de 1a propagande panslaviste qui a été faite dans les milieux tchèques et russophiles.La dépêche dit : ‘Dans les pays ennemis comme dans les pays neutres, il y avait une propagande révolutionnaire bien organisée pour l’établissement d’un Etat tchèque, indépendant de l’Au-triche-Hongrie.Parmi ceux qui s’occupaient de cette propagande, il y avait le professeur Msaryk et Herr Duerich.Ce dernier à déserté du front et s’esl rendu chez les ennemis.Il a é*é aussi prouvé que des politiciens tchèques, surtout Kramarz, ont organisé longtemps avant la guerre, un mouvement tendant à séparer de la monarchie les régions tchèques et slovaques.Ce mouvement a été la cause principale de tous les actes des trahison qu’il y a eu au pays et ailleurs.L’accusé est res- Eonsable du phénomène déplora-le qui s’est produit pendant la guerre au sein de la population tchèque, et qui a rendu la lutte si difficile.” Après avoir parlé de la circulation de proclamations russes en Bohème et en Moravie, des manifestations de sympathie pour l’ennemi et d’autres incidents semblables, la dépêche termine en disant: “Kramarz est aussi responsable du manque de loyauté des soldats dans certain corps d'armée et des excès de quelques-unes des troupes tchèques, qui ont été si dangereux pour l’Etat”.Pendant le procès de Kramarz, on a trouvé que seulement quelques chefs tchèques ont succombé à la suite de l’agitation.CANTONNIER TUÉ A ST-JEAN MALHEUREUX ACCIDENT PRES DE LA GARE.MORT D'UN ANCIEN MINISTRE LIBÉRAL SIR FREDERICK BORDEN S’ETEINT SAMEDI MATIN A CANNING, N.-E.— SA CARRIERE.LA QUESTION IRLANDAISE POURQUOI ELLE NE DOIT PAS ETRE REGLEE A LA CONFERENCE IMPERIALE.Londres, 8.—Le Times laisse entendre qu’il serait préjudiciable à! l’Empire que la prochaine conférence impériale s’occupât de lia question irllandaise.Il ne faut pas confondre son développement naturel avec ses réformes domestiques, dit-il.Le Telegraph de Belfast déclare d'ailleurs que les unionistes de TUls-ter ne souffriront jamais que Ton decide de leur sort au cours d’une conférence qui n’aura pour objet que la discussion des problèmes relatifs à la guerre.AFFREUX ACCIDENT SOUS-AGENT DE FRET TUE A MATAPEDIA (De notre correspondant) Québec, 8 — Un affreux accident est arrivé près de la gare de Mata-pédia, sur,1a ligne de TL C.R.Un j jeune homme du nom de H.Thibault; : sous-agent de fret à Matapédia a été coupé en deux par le convoi allant de Campbelton à Sainte-Flavie.En voulant sauter sur le chasse-pierres de la locomotive, il roula sous les roues qui lui broyèrent l’abdomen.Le malheureux eut les deux jambes complètement séparées du tronc et le reste du corps affreusement mutilé.Il succomba peu après Taccident, après avoir été administré.Saint-Jean, P.Q., 8 — Un accident mortel est survenu le matin de la fête des Rois ; un cantonnier, M.Frank Allen, s’est fait tuer par le rapide d’Halifax entrant en gare.La victime était occupée, près de la rue Jacques-Cartier, à nettoyer une bouche d’égout remplie de glace, et se trouvait placée entre deux voies assez rapprochées l’une de l’autre ; Comme un convoi de fret circulait sur la première voie.Allen sc recula du côté de la seconde voie où il fut frappé en arrière, du côté droit, par le rapide qui, déjà en retard, venait en sens inverse.L’accident est arrivé à huit heures du matin.La victime, qui n’a survécu qu’un quart d’heure après Taccident, a cependant reçu l’absolution et Textrême-onction de M.Tabbé Laux.ainsi que les soins du Dr Bouthillier.Le coroner Chevalier a commencé le jour même son enquête qu’il a ajournée à deux jours.Le rapport du Dr Bouthillier, suite déclaration de M.Jacques Cartier, avocat de la famille, dit que Tautopsie n’était pas nécessaire.Le coroner n’en a fait aucune.Le défunt était âgé de 56 ans ; il laisse une femme et deux filles.Ottawa, 8.— Une dépêche spéciale de Canning, N.-E., annonce la mort de sir Frederick Borden, ancien ministre de la Milice sous Tad-ministration Laurier.Cinquante-trois années se sont écoulées depuis Tentrée de sir Frederick Borden dans ta vie publique et, depuis ce temps, la Confédération, dont l’existence ne datait alors que de sept ans, a été établie sur des bases splides.De 1874 à 1911, il fut dans la vie publique et, durant ces trente-sept années de vie politique, il en passa quinze comme ministre de la Miflice.Lorsqu’il entra à la Chambre des Communes, comme représentant de King’s, Nouvelle-Ecosse, il était connu sous Je nom de Dr Borden, jeune homme de 27 ans, qui avait brillamment débuté dans sa profession à iCanning, où il était également T agent de la “Halifax Banking Company”.L’année de sa première election, 1874, fut mémorable dans l’histoire de son parti.Au mois de novembre précédent, le gouvernement de sir John Macdonald avait démissionné plutôt que de faire face à un vote sur le scandale du Pacifique.M.Mackenzie avait formé un cabinet et, obtenant la dissolution des Chambres, avait balayé île pays aux élections de janvier 1874.Le flot montant du (libéralisme porta le docteur Borden au parlement par une majorité de 48 voix.Les élections generates suivantes furent celles de 1878, lorsque Ha “Politique Nationale” balaya de pays, mais le docteur Borden fit face à 'l‘a tempête, conservant le comté de Kings par une majorité de 256 voix.Il fut défait en 1882, mais se reprit quatre années plus tard et conserva son siège jusqu’en 1911, quand lie vote sur la réciprocité lui ferma les portes de lia Chambre des Communes et détrôna son,parti du pouvoir.Sir Frederick Borden brilla peut-être le plus comme parlementaire aux anciens jours de fopposition quand Blake et ensuite Laurier dirigèrent la gauche.Quelques années plus tard, il était assis à la droite de l’orateur, membre d’un parti victorieux, membre d’un gouvernement puissant, ministre de te Milice à Té-poquo où le Canada servit l’Empire en Afrique-Sud.Sa carrière officiel-Je fut à son apogée quand il administra le ministère de la Milice durant lia guerre Sud-Africaine.Comme orateur, il ne fut jamais très éloquent,-mais il démontra assez souvent qu’il possédait une certaine blarté d’expression et beaucoup de logique.C’était un homme habile, doué de qualités acquises par une éducation solide.Bachelier cs-arts au King’s Côilege de Windsor, N.-E., il iprit ensuite ses degrés de médecin à TUni-versité Harvard.Lorsqu’il exerça sa profession, il commença à s’intéresser aux choses de la Milice qu’il devait administrer plus tard pendant quinze ans.11 donna la preuve de ses brillantes qualités lors de l’organisation et du transport des contingents en Afrique-Sud.Les funérailles auront lieu à Canning, N.-E., mardi après-midi.Le défunt laisse une femme et deux filles, iteud, épouse de Leslie Macoun, d’Ottawa, ci Elizabeth, mariée au Br Gordon H.E.Wett, d’Ottawa.Son fils, le lieutenant Harold Lethrop Borden, a trouvé la mort sur les champs de bataille du Sud-Africain, en “ VICHY EST LA PROPRIÉTÉ DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.CE QUI GARANTIT SA Pureté et som Efficacité Bue aux repas prévient : Goutte, Dyspepsie et Indigestions.Consultez votre Médecin Pas véritable sans CELESTINS MESSE ORIENTALE A SAINT-HENRI Une messe orientule solennel Je sera chantée à l’église St-Henri, No 1967.rue iSt-Jacques, avec la bienveillante permission de (Mi.le chanoine Décarie, curé de te paroisse, sous Ja présidence de Mgr Tarche-vêque, le 28 janvier prochain, à 10 h.15.Le produit de la quête sera employé à la construction d’une chapelle pour la colonie syrienne catholique de Montréal.Ijcis places seront réservées.On pelt se procurer des places de banc au presbytère de St-Henri.Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure, No 399.Pierre Lapointe, menuisier, de la cité et du district de Montréal, demandeur, vs A.Sénéeal et J.B.Chartrand, tous deux des cité et district de Montréal, défendeurs.Il est ordonné au défendeur A.Séné-cal, de comparaître dans le mois.Montréal, 30 décembre 1916.T.Dépatie, député-protonotaire.G.-A.Marsan, avocat du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 18181—Lawson & Jones, Ltd., demandeurs, vs.Dame M.Marchand et vlr., défendeurs.Le 17me Jour de janvier 1917 à 10 heures de l'avant-midi, au domicile des dits défendeurs, au No 1087 rue Marie-Anne est en 1a cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les Mens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano et meubles et effets de ménage.Conditions: argent comptant.J.S.I.AVERY, H.C.S.Montréal, 8 janvier 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour do Circuit No 21003—Georges Cliarlebois, machiniste, de Montréal, vs.John P.Gallant, du même lieu.Le 17me jour de janvier 1917, à dix heures de l’a-vant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 779A rue Saint-André en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.X.PAUZE, H.C.S.Montréal, 8 Janvier 1J;7.AVIS PUBLIC Liste électoraie /.VIS PUBLIC est par les présentes donné ,iyuc la liste des électeurs de la rite de Montréal, ayant droit de voter à'l'élection des députés à l’Assemblée Législative, dressée conformément à la loi, a été livrée au soussigné et qu'un double a été déposé au Bureau du Greffier de la Cité, à l’Hôtel de ville, où elle peut être examinée par tous les intéressés, de 9 heures du matin & I heures de l’après-midi.Quiconque se trouve lésé par l’omission de son nom sur la liste peut, par lui-même, ou jour son agçnt, produire, à ce sujet, une plainte pur écrit et sous serment an liureau du Greffier de la Cité, le ou avant le 24* JOUR DE JANVIER COURANT, A MIDI Quiconque croit que le nom de quelque personne a été inscrit sans droit sur la liste, parce que cette personne n’a pas les qualités requises d’un électeur, ou que celui de quelque autre personne, qui n’y a pas été inscrit aurait dù l’être, parce que cette autre personne a les qualités requises, peut, dans le même délai, produire au Bureau du Greffier de la Cite, une plainte par écrit et sous serment, attestant qu’à la connaissance personnelle du déposant le nom qu’il demande à faire inscrire, sur, ou à omettre de la liste, est celui d’une personne qui a ou n’a pas, selon le cas, le cens électoral.L.O.DAVID.Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de ville, Montréal, 2 janvier 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 11728—Wm.Lu-xemberg, vs.T.Cullen.Le 17me jour de janvier 1917 à 11 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 228 rue Canning en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant eu meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.OV1LA DESROCHES, H.C.S.Montréal, 8 Janvier 1917.LE PRÊTRE SUR LS CHAMP DE BATAILLE ——- i' mi §i vous n’avez déjà acheté le livre du Père Archambault, hâtez-vous de le faire, car ie tirage est limité et les exemplaires s’enlèvent rapidement.C’est une lecture particulièrement bienfaisante où la grande guerre apparaît dans une lumière nouvelle, où le dévouement et l’apostolat du prêtre français sur le champ de bataille se dérouilent, au jour le jour, en traits admirables.50 sous iTunité, 55 sous franco.En vente chez les principaux libraires, aux bureaux du Devoir, et chez l’auteur, Villa St-Martin, Abord-à-Plouf-fe.l’ Q LE SENATEUR FISET MEURT A RIMOUSKI Québec, 8 — Le sénateur J.B.R.j Fisèt, de Rimouski, Tun des plus vieux sénateurs libéraux du Quê-1 bec, vient de mourir à Tâge de 74 ans et 11 mois.: Le sénateur Jean - Baptiste - Ro-1 muald Fiset, né à Saint-Cuthbert en .1842, fit ses études au collège de i Montréal et à l’université Laval de ! cette ville ; en 1868, il était reçu j médecin.Successivement gouver- ' neur du Collège des médecins et i chirurgiens de la province de Que-1 1 bec, capitaine à l’école militaire de I ( Québec, chirurgien du 89e batail- i Ion, à Rimouski, en 1871, et, en 1895, chirurgien major, il se reth | rait quelques années plus tard avec ! le grade de lieutenant-colonel et la médaille de long service.Dans la vie publique, le sénateur Fisc! a tout d’abord occupé le poste de conseiller puis de maire de Ri-rnouski.En 1871, il fut élu député de Rimouski à la Chambre des communes ; défait en 1882, il fut réélu en 1887 ; aux élections générales de 1891, il perdit de nouveau son siège pour le reprendre en 1896.En 1897, il était appelé au i Sénat.PROVINCE DE QUEBEC, district do Mont-r^al, Cour de Circuit No 21007—Charles Bruchési, avocat, Conseil du Roi, do Montréal, vs.Hormisdas Haynes, du même lieu.Le 17me jour de janvier 1017 à onze heures de l’a vaut-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1260 rue Boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.X.PAUZE, H.C.S.Montréal, 8 Janvier 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 17085—Dame Louise Patherson, fille majeure, de Montréal, “Patterson Fruit Co.*\ demanderesse, vs.Charles Creely, épicier de Montréal, défendeur.Le 17me jour de ianvier 1917, à dix heures de l’avant-midi, a la place d’affaires du dit défendeur, au No 280 rue Centre en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en voitures, épiceries, etc.Conditions: argent comptant.J.ARMAND BOURDEAU, H.C.S.Montréal, 4 janvier 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure Ko 5085—Montreal Dairy Co.Ltd., corps politique incorporée de lu cité et district de Montréal, demanderesse, vs.E.A.Craig, de .Saint-Laurent, district de Montréal, faisant affaires à Montréal, comme restaurateur, sous le nom social Craig Essex Lunch, défendeur.Le 17me jour de janvier 1917 à 10 heures rie l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 330 rue Sainte-Catherine ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en une caisse enregistreuses National, appareils électriques, et meubles de salle A manger, etc.Conditions: argent comptant G.A.NORM ANDIN, H.C.S.Montréal, 8 janvier 1917.COMPAGNIE DE CREMERIE HOMO, LIMITEE—HOMO CREAMERY COMPANY, LIMITED AVIS PUBLIC esl par les prOsenlrs donné que conformément ù la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada lUOti, appelée l’Acte des compagnies, il a été délivré sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada des lettres patentes en date du 18mc jour de décembre 1916, constituant en corporation Félix Vanassc, agent financier, Auguste Joseph Al luire,.comptable, Aimé Malo, étudiant en droit, et Bibiane Lefebvre, sténographe, tous de la cité de Montréal, dans la Province de Québec, et Lorenzo Laurendeau, étudiant en droit, do la cité de Westmount, dans ladite Province de Québec, pour les fins suivantes, savoir :— (a) Acheter et vendre, faire le commerce tie gros et de détail, importer et exporter de lu crème, du chocolat à la creme, du beurre, du babeurre, du fromage et tous autres produits laitiers, ainsi que les oeufs, voleille et faire, en général, le commerce de tous les produits de la ferme; (b) Acheter, vendre, importer, exporter, faire le commerce et la fabrication de toutes marchandises et produits alimentaires que l’on pourrait demander aux laiteries de lu compagnie, tels que céréales, fruits, eaux gazeuses, pâtisseries et autres marchandises qui pourraient être vendues aux magasins de la compagnie; (c) Acheter, vendre, échanger, importer, exporter et manufacturer toutes choses nécessaires à l’opération, ù installation et à l’outillage des dites fermes, crémeries, beurreries et fromageries, entrepôts et autres propriétés de la compagnie, en même temps que tous les appareils nécessaires pour la production, la préparation, ia stérilisation,lu pesteurisation, l’embouteillage et l'empaquetage du lait,du beurre,du fromage, de la crème et en général de tous les produits laitiers, ainsi que des produits de la ferme et autres produits manufactures ou employés par la compagnie; (d) Agir comme agent pour toute personne, firme ou compagnie faisant un commerce semblable ou se rattachant à celui de la compagnie ; (e) Acquérir le commerce de toute personne, firmes ou compagnies faisant un commerce semblable, et payer pour icclui en argent ou en actions complètement payées de cette compagnie ou s’emalga-mer avec toute autre compagnie faisant un commerce semblable; (f) Fabriquer, acheter, vendre ou trafiquer do toutes sortes de fournitures, machines, agrès ou appareils employés dans l'opération de réfrigérateurs, entrepôts, glacières et magasins; acheter, vendre et fabriquer toutes fournitures, ustensiles, outils nécessaires pour l’opération des articles sus-mentionnés; (g) Tirer des traites, faire, accepter, endosser, payer et émettre des billets pro-missoixes, ordres do changes, connaissements, ordres, et autres effets négociables et transférables; (h) Payer pour toute propriété, franchisa, privilège, permis ou droit de toute sorte acquis par ou pour la compagnie, ou pour tout ouvrage fait, ou services rendus, avec* l'approbation des actionnaires, avec 1 emission d’actiops complètement payées de la compagnie ci-lncorporée ; (i) Jouir de ou posséder tous les pouvoirs necessaires pour la mise ù exécution de 1 entreprise ci-dessus mentionnée.La compagnie effectuera ses opérations dans tout le Dominion et ailleurs, sous le nom de "Compagnie de Commerce Homo, Limité -—“Homo Creamery, Limited’’ avec un capital-actions do quarante-neuf mille do jars, divisé en 499 ports (actions) de cent dollars chacune, et la principale place d’af-1 aires de la dite compagnie sera dans la cité de.Montréal, dans la Province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etot du Canada, ce 22me jour de décembre 1918.THOMAS MULVEY, Sous-secrétaire d’Etat.J.A.NADEAU, N.P.Procureur des requérants.Cour supérieure, province Québec, distriiot de Montréal.î 938 Dame Azild.a Dandurand.de cité de (Montréal.dit district, époti commune en biens de Aldéric.M nier, (autrefois conducteur, i même lieu, demanderesse, vs Alt rie Marier, autrefois conductei des cité et district de Montréal, maintenant absent, défendeur, est ordonné au défendeur de coi paraître dans le mois.Montreal, décembre 1916.T.Depatie, dé| protonotaire, J.M».Lanctôt, proc reur de la demanderesse.FEUILLETON DU DEVOIR LES JOIES D U P.T M.Aigu«per$e CÉLIBA T et Roger Dombre.{A SUIVREA Que faites-vous dans vos journées de femme solitaire?Qui voyez-vous?.Vous êtes restée luj Marisc d’autrefois; donc, vous avezj beaucoup d'amis.Grands et petite, j hommes et bêtes, doivent rechercher votre présence aimable, sereine, pitoyable à tous.Juste le contraire de ce nui se passe pour moi: si l’on ne me fuit j pas*positivement, on ne me recherche pas non plus.Je ne manque à peiteonne et personne ne me manque, ce que je considère comme Pidcal.Se suffire à soi-même.rien ne me paraît plus enviable.Pourvu que mes journaux m’arrivent sans retard, que mes repas, bien apprêtés, inc soient servis rê-jjyulièrement, que mon sommeil dure de minuit à huit heures du matin, que ma 'santé se maintienne sans accroc, le monde peut tourner à droite ou à gauche, peu m'importe! Egoïste!.Je le sais bien, parbleu! mais je suis satisfait d’être égoïste, mon amie, et je Je resterai.D’ailleurs, le voudrais-je, qu'il serait trop tard pour changer.A mon âge, on ne se refait pas, surtout quand le désir .du rhieux fait défaut.Ouf! Je viens de Marseille.Une course en pleine chaleur, et en auto; mais quel bonheur est le mien!.J’ai enlevé à la barbe d'un Juif un petit Meissonier, grand comme mes deux mains réunies, et valant dix fois le prix de T acquisition.J'ai découvert cela à Marseille, ville où Ton trouve plus de melons et de bouquets de fleurs que de tableaux.La bonne journée! Que ne puis-je vous montrer cette petite merveille! Vous vous réjouiriez, j’en suis sûr, avec moi.Votre maritorne m’a fait sourire, Marise.Je trouve, dans sa familiarité respectueuse, le dévouement de chien fidèle qu’inspire à tous vos inférieurs votre inaltérable bonté.Mes serviteurs ne me sont pas aussi attachés.Heureusement ’ Si chacun d’eux se mêlait de mes affaires comme votre Fêlice des vôtres.Seigneurl.Que resterait-il de ma belle indépendance, tiraillé que je serais entre trois ou quatre tyranneaux, me poussant à hue et à dia?.Gomme domestiques, outre mon jardinier que je n’aperçois pas tous les jours, je possède un valet de chambre suffisamment zélé, puis une cuisinière avec laquelle j'ai un tête-à-tête de dix minutes tous ies premiers du mois, lorsqu’il faut régler les comptes.Elle cuisine admirablement, son café quotidien est un poème.Mais elle soupire nuit et jour, parce qu’elle se gâte la njain, dit-elle, chez un célibataire.Oh! ces reproches de mon cordon bleu qui n’a jamais d’invités à sustenter, donc pas assez de “petits profits”, il m’en revient souvent des échos.Mais vais-je déroger à mes habitudes dans Tunique but de faire plaisir ù dame Françoise?Je suis bon pour mes gens, puisque je ne les gêne en rien, et que je les autorise à élever toute une famille de chats au sous-sol et à l’office.La mère chatte est leur idole.Il est vrai qu’elle fait la chasse aux souris qui pourraient détériorer mes trésors.Toutefois cet aimable quadrupède offre quelques inconvénients.Ainsi le ciel a par trop béni son union: figurez-vous.Marise, qu’en six ans elle a eu soixante petits.Interrompu par 1a visite d’un amateur de tableaux, je reprends cette lettre, que vous trouverez peut-être interminable, ma chère.I)ites-lc-moi franchement et je deviendrai plus concis.Que vou-lez-voim?Il me semble avoir du temps perdu ô rattraper depuis tant d'années de silence.Mon visiteur venait me supplier de lui céder mon Goya.Je Tai évincé poliment; pourquoi déparerais-je ma collection et cm-bellirais-je la sienne ?Certaines gens ne doutent de rien! La vie n’est pas déjà si longue pour qu’on s’ôte une jouissance afin de^la donner au voisin.Oui, Marise, la vie est courte, et cette idée occasionne le seul souci véritable que je me connaisse : dans un temps plus ou moins rapproché je devrai disparaître.Qui, alors, aura ma collection?Je ne la léguerai certes pas à ma ville natale.Pas assez bête pour aider à lui faire un petit musée que dénigreront des tas d’imbéciles entrés dans les salles pendant une heure de pluie ou de désoeuvrement! Je disais que le sort de mes tableaux me tracassait parfois?Il ne me tracasse plus, à présent: je sais à qui les laisser.Vous aurez ma collection, Marise.Hormis vous, je ne nfe sais personne.Si, au fait! Je possède un filleul.Oh! pas gênant: j’ignore où il vit et ce qu’il devient.Je me suis sottement laissé arracher un jour, â la suit?d’un bon diner, la promesse que je servirais de parrain ù un enfant encore à venir.Le bonhomme parut, et, peu de jour* après, on me posa sur les genoux un paquet bhme et humide d’où sortait un vagissement de jeune chat, C’était mon filleul.Je le tins sur les fonts baptismaux, et je me souviens qu’on du* me souffler le Credo, car je m’y embrouillais ferme.Pendant quelques années j’envoyai, vers le 1er janvier, cadeaux et bonbons au “paquet”, lequel, peu à peu, devenait moins blanc et plus sec.Puis, «dieu! Plus de cadeaux, mais aussi plus de lettres enguirlandées portant invariablement en vedette: “Mon bien cher parrain.” Nous nous sommes perdus de vue pour toujours, je l’espère.Il a fallu nos évocations du passé, pour me rappeler que j’avais un filleul.Je conserve cependant bon souvenir du père de cet enfant: il m’a un peu aidé à gagner la fortune rondelette dont je jouis aujourd'hui.Je lui sais gré aussi, comme je sais gré a son fils, de ne pas m’avoir plus accablé de lettres t-l d,e protestations d’amitié.En résumé, je ne me plais qu'avec moi-même, ou, plutôt, je ne me plaisais, car, depuis votre lettre, je suis obligé de confesser que je me plais également avec vous.C’est presque un madrigal, cela, Marise: un madrigal de vieux garçon égoïste, sachant qu’à pareille distance on ne risque pas de peser sur la vie Tun de Tautre.Ce madrigal ne rappelle que de très loin mes poésies de jeune homme.Vous souvenez-vous de mes vers, mon amie, vous à qui ils s’adressaient?Ce furent mes premiers, aussi mes derniers, ma muse ne s’étant pas montrée féconde.Ils étaient merveilleux; voici les deux ou trois qui me revennent à Tesprit: Elle m’a dit, la cruelle: La cruelle, c’était vous.Je ne suis tendre ni belle Et je ris des compliments.Comme vous allez rire de ce Musset manqué! Je vous entends d’ici.Allons, “vibrante” cousine, criblez de vos flèches le maître des Criques; satisfaites sur lui votre manie de “batailleuse”; il ne bii-sera pas moins galamment votre main, en vous remerciant d’avoir pris au sérieux son désir de uu respondre: vous lui avez procur, une jouissance nouvelle.Au revoir, Marise.A SUIVRE ROBERT.f 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI R JANVIER 1917 VOL.VIII.— No 5 Le temps qu’il fera ! UN ACCUEIL DES PLUS CORDIAUX Généralement beau, l’eu de than-cement dans la température.DEMAIN, MARDI 9 JANVIER R.Bérerin, abbé.Lever du aoleil .7.18 Coucher du soleil .4.15 Lever de la lune.5.59 Coucher de la lune .8.37 Dernier quartier de la lune, le 1€, à §h.48m.du matin.POUR LES DAMES r.e R.P.Loiseau, S.J., reprewlra demain à 3 heures, a l'Hcnle d’Hn-seignemenl riupérieur.ses leçons d’apologétique pour les dames (é demoiselles.POUR LES RETARDATAIRES Nous lisons dans les Hoches o-Saint-üoiufucc : "ùt Brosse a fait une telle réela-mut —Combien méritée - à /'.W-ttctnéCh de la Langue française •u'il est superflu d’en faire l’éloge.PeT.' ^y.donc: il a tiré ex- easplaires.La Ligue îles Droits iu français qui le publie pour in deuxième fois, instruite par cm expérience rie l’an dernier, a ju;té qu’il n’en fallail pas moins pour satisfaire loutes les demandes." Il reste encore un cctain nombre d’exemplaires de l'Almanach disponibles, On se rappelle que le prix est de là sous l’unité, •Sl.f>l) la douzaine, slO le cent, *75 le mille, plus les frais de port.(3 sous l’exemplaire, 22 sous la douzaine.) L’Almanach est en vente aux bureaux du Devoir et dans les principales librairies.Adrc ser 1rs commandes pour quantités au Secrétariat de la Ligue des Droits du français, 98, Immeuble Danduraml, Montréal.LA PROHIBITION _____A LACH1NE CTest aujourd’hui que les ('lecteurs de Lachine sont appelés à se prononcer sur le nouveau régjlc-nient révorpnnt 1- règlement de prohibition.Les bulletins de vote peuvent prêter à une certaine mé-prisie, mais tous ceux qui favorisent !a prohibition devront apposer leur vote au .Yo 2.en bas.qui ,se lit comme suit : “ Contre le rè-elenient révomiant le réglement de prohibition.” LES DE LL (U LS QUEBECOIS DE LA BOXXE EXTEXTE SOXT A K It IV ES CE MATIX A TO BOX-TO.— LA HECEPTIOX A L’HOTEL DE VILLE.— DISCOURS DE MM.LA VHiUEUB ET BOYD.MM.eOROIEN MÉNARD PÈRE ET FILS PEUVENT ÊTRE ARRETÉS Me Geoffrion déclare au sujet de l’affaire Bordeaux que l’on peut intenter des poursuites au civil et au criminel contre eux et contre MM.Armand Major et Wilfrid Ménard et il conseille la demande d’invalidation de l’échevin Ménard.RETRAITE DE M.L'ABBE CHS COLLIN LF CUBE DE SAIXT-JEAX ABAX- DOXXE SA CUBE.Saint-Jean, 8.— M.l’abbé Charles Collin, curé de Saint-Jean depuis vingt-trois ans, a fuit hier ses adieux à ses paroissiens.M.le curé abandonne sa cure dans un mois.Le yéïK.able prêtre est âgé de 73 ans, il laisse à Saint-Jean, ou sa douceur, son inépuisable charité, et sa courtoisie proverbiale iui avaient attiré la sympathie de tous, de profonds regrets.Ayant d’etre turé p Saint-Jean.M.Collin avait occupé les cures d’Heinmiiigford, de Saint-Lin et de Saint-Hubert.Durant son minis Toronto, 8.— Le voyage de )a •délégrth-n québécoise débuté sous d’heureux augures.Juste 3 mo.M après le départ pour le (Québec des 2.) délégués ontariens, sir Lomcr Gouin, le maire Lavigueur, de (Jucher, sir Georges Carneau et leurs' compagnons, descendaient du train, ce matin, à la gare Union.Sur le convoi, il y avait 100 délégués de Mm rirai, de Québec, d t,*> Trois-Hiviéres et de Sherbrooke.Un comité de réception de 20 membres a souhaité la bienvenue aux visi-tcui i, à la gare, et ceux-ci se sont rendus à ’hotel King Edward dans des automobiles ponant de petits écriteaux rouge, avec les mots ‘‘Bonne Entente".On prit le déjeuner à la hâte, pour la réception municipale, qui devait avoir Heu à 10 heure*., précises, avant l’entrée en fonctions du nouveau conseil.Mais, malgré toute la diligence faite, il était 10 heures et demie quand le maire Church, ayant à sa droite le maire Lavigueuri de Québec, et à sa gauche sir Georges Garncau, a souhaité une cordiale et royale bienvenue aux visiteurs.‘’Ua ville de Toronto, a-t-il déclaré, est fière de la province de Québec.Avec tout le monde, elle applaudit aux magnifiques exploits | r'c la race française et s’en glorifie.” De- sa réponse, M.Lavigueur a indiqué que des divergences de sentiment, d’idéal et d’opinion doivent nécessairement exister entre les deux races, mais que la coopération entre Français et Anglais dans rétablissement d’un plus grand Canada est assurée, et que les difficultés sont loin d’être insurmontables.M.Lavigueur a ensuite remis au maire Church la résolution adoptée unanimement, jeudi dernier, par le conseil municipal de Québec.Cette résolution dit en substance que le conseil a appris avec satisfaction que le premier magistrat de la ville de Québec a été invité par le comité de la Bonne Entente à faire partie de la délégation française qui s’en va dans l’Ontario pour promouvoir les bonnes relations des deux provinces.Le conseil formule l’espoir que les efforts du comité île la Bonne Entente dissiperont de regrettables malentendus et rétabliront une amitié et une union sincères entre les divers éléments de la nation canadienne.L’échevin Boyd a porté la parole au nom de la ville de Montréal.“Nous devons venir plus souvent en contact si nous desirons nous connaitre," a-t-il dit.Il a rappelé comment en les fréquentant il a appris à aimer et à comprendre les Canadiens-français à Montréal.Il a fait allusion au fait que la visite coïncide avec le cinquantenaire de la Confédération, recommandant à ses auditeurs de renouveler cette année le grand pacte signé il y a 50 ans.“Nous avons besoin les uns des autres, a-t-il ajouté, les deux pro- M< LAFLAMME NE TROUVE RIEN A FAIRE CONTRE LES NOMMES DU RAPPORT DE L’ENQUETE DROLET Les commissaires ont pris connaissance juste après-midi aujourd’hui des rapports de Mes Geoffrion et Laflamme.Ils leur avaient demandé de leur indiquer les noms des personnes que la ville pourrait poursuivre, et le genre de procédures à prendre.I>es avocats qui ont représenté la ville dans ces enquêtes ont répondu comme suit, en se basant tous deux sur le rapport du juge Panneton: lo.—Me GEOFFRION.au sujet de l'enquête Bordeaux, est d’opinion que la ville devrait intenter des poursuites civiles et criminelles contre MM.Gordien Ménard père et fils, contre M.Armand Major et M.Wilfrid Ménard.Au sujet de M.Gordien Ménard, père, il dit qu’il est évident qu’il a voulu frauder la ville en commettant ses nombreux vols et autres délits du même genre.Quant à l’échevin Ménard, il fait remarquer que le rapport du juge Panneton est moins clair, mais qu’il est également évident qu’on doit porter contre lui les mêmes accusations.Me Geoffrion ajoute que l’on devrait prendre des mesures pour demander J’invalidation de ce dernier, nier.2o.—Me Laflamme, au sujet de l’enquête Drolet, répond tout simplement qu’il ne voit pas que la ville puisse intenter des poursuites contre quelques-unes des personnes mentionnées dans le rapport du juge Panneton.Le rapport de Me Laflamme contient cependant trente-trois pages de papier dactylographié.Celui de Me Geoffrion n’en contient que quatre.Lorsque le secrétaire du bureau lut le passage : la conduite du mai- re ne relève que du jugement des contribuables, ce dernier de s’é crier aussitôt : —Et c’est aussi ce que je vais fai re.Je le remercie tout de même du conseil.Les deux rapports de Mes Geoffrion et Laflamme ont été remis aux échevins poùr qu’ils puissent en prendre connaissance à leur assemblée de cet après-midi.LES DEVOIRS DU MAIRE ?Le commissaire Villeneuve a fait adopter la résolution suivante à la séance de ce matin du bureau des commissaires : “Attendu que Son Honneur maire lors de T'enquête de la rue Drolet, devant le juge Panneton, a déclaré sous serment à la date du (i septembre 191(» ce qui suit: “Je suis obligé de présider le Bureau des commissaires de par les règlements qui nous régissent comme au conseil,” “Attendu que cela est contraire 'à la pratique bien connue de Son Honneur le maire, lequefl intervient dans l'administration des départements, imposant en plusieurs occasions ses propres idées sur le gouvernement municipal et essayant constamment de s’arroger les devoirs et prérogatives d’un gérant de ville; ’’Qu’il soit résolu: que le département en loi soit prié de faire rapport sur les devoirs que la charte de la cité a conférés à Son Honneur le maire comme président du Bureau des commissaires, sur les prérogatives attachées à ces fonctions et de dire au Bureau si la charte Oui permet de prendre une part active dans l’administration municipale ou si au contraire ses devoirs se limitent à ceux d’officier présidant les réu nions de l'exécutif municipal.” IL terc s’est fondée, à même la paroisse ______ Ji .__________, de Saint-Jean, la paroisse de Notre-1 vinces ont besoin ï’une de l'autre, et Daine-Auxuiatrice, en 190-6.La fon-! elles peuvent répondre à leurs be-daüon du college de Saint-Jean en soins respectifs.” 1,]] est aussi un des événements! On a photographié les visiteurs et importants arrivés durant le mints- leurs hôtes, et après avoir visité une V/Vt./-V fi SX AI / I — m L tère de M.Collin.groupe LA MORTALITE DANS LES TRANCHEES ! ELLE EST DE TROIS PAR MILLE,' DIT LORD NORTHCLIFFE.fabrique de munitions, le s’est rendu à l’université.Cet après-midi, visite à la nouvelle école technique et réunion à l’université où sir Georges Garneau va recevoir le degré de L.L.D.Ce soir, ba min et.Londres, 8.— De retour de sa lie tournee sur les champs de bataille, lord Northcliffe a donné une statistique intéressante sur l’état sanitaire des armées.La moyenne de la mortalité, par mois, est fixée à 3 mille; la moyenne des maladies, compris les mauvais rhumes et grippe, est beaucoup moins cee que dans in vü BERLIN AFFIRME ET LONDRES NIE Berlin, 7, par voie de Londres, 8.— "L'un de nos sous-marins, dit un ! communiqué officiel publié aujour-d’hui par l'amirauté allemande, a Pu| 3 irpillé et coulé le 23 décembre, dans V la Méditerranée orientale, un trans-a port ennemi de plus de 5,000 tonnes.M.ALBERT SEVIGNY EST MINISTRE EST NOMMÉ AUX CONTRIBUTIONS INDIRECTES — M.PATE-N AU DE DEVIENT SECRETAIRE D’ETAT, ETT M.BLOuNDIN, MINISTRE DES POSTES.Ottawa.8.— M.Albert Sévigny a été assermenté cet après-midi, en tant que ministre des Contributions indirectes.Par suite d’un remaniement ministériel, M.Patenaude, ancien ministre des Contributions indirectes, devient secrétaire d'Etat, et M.Blondin, ancien secrétaire d Etat, devient ministre des Postes.M.Albert Sévigny naquit le 31 décembre 1881, à Tingwick, dans le comte d’Arthabaska, du mariage de Philias Sévigny et de Madeleine Can-tin II fit ses études aux collèges de Valleyfieid et de Nicolet, et est gradue de l’université Laval.Candidat dans le comté de Nicolet en 1907 contre M.Devlin, ministre de la Colonisation, il fut battu.En 1911, ü fut élu député de Dorchester, comme autonomiste.Le 12 janvier 1916 il été élu président de la Chambre.GAIN TEUTON EN ROUMANIE Où Acheter Demain ?mieux.Frank Beli, qui connaît bien le chemin de Bordeaux, devra y retourner pour ! mois.Bell a volé i des chaussures â la Montreal Shoe | Co., rue Mont-Royal.I Paul Y^uig.un jeune homme qui î n’a que 17 ans et qui a déjà été en ‘prison, devra \ passer encore 4 ; mois.Young a volé, alors qu’U était ; à l’emploi de M.Danust, un trousseau de clefs et d’autres articles valant *2.>.iH) Enfin, J-is, Henri l'.lhier, qui a yole lui iiiis.-i un équipage c oui n let il v u queimies jours, a été condam-nè a 6 mois de prison.Ethier a déjà mi nu la prison, il y a 6 ans pour debt de moindre importance, -*- LE CHIFFRE DE NOS PERTES Diogène cherchait ties hommes.En es temps-ia, le NATIONALISTE ne paraûsait pas.Il 1 a des hommes, aujourd’hnL 48,454; disparu», 2^70.¦ es civils, incliné vers les partis violents et soulève par une ardente campagne de presse la colère de ccl élément de la population qui désirait l’acceptation de la note des Alliés.Mais je m’arrête, car il ne verait pas sag»* d’exposer les événements au moment où toute que le veritable élément populaire veut qu’on obtempère entièrement aux demande*! des pavs de l’Entente.II ne faut jamais oublier une chose.En négociant avec le gouvernement grec, les .Alliés traitent avec un peuple qui les jouera et les trompera jusqu’au bout.Quand tout paraîtra réglé, les mêmes tromperies recommenceront.i Ottawa, 8.— Jusqu’à la fin de décembre le nombre des soldats mis hors de combat dans le corps expé-ditionaïre canadien s’est élevé â 68,-290, soit : tués, 10,854; morts de blessures, 4,010; morts de inailadies, iutLsu5Posfes M08; blessés, nrf estent peu l’espoir d» ku earner « UN MEURTRE RUE McTAVISH UNE JEUNE FEMME TUE, A DEUX HEURES CE MATIN, SON AMI D'UN COUP DE REVOLVER.Un drame de jalousie s’est déroulé cette nuit, entre minuit et deux heures, en pleine rue McTavish, près du réservoir de l’aqueduc, lorsqu'une femme du nom d’Eva Boyle, domiciliée au No 477 rue Aylmer, a tué d’un coup de revolver un nommé Bert Haines, âgé de 20 ans, demeurant au No 16 rue de la Rivière, à Verdun, puis s>.st tiré elle-même une balle qui causera probablement sa mort.1.0 corps de la victime a été ramené â la morgue, tandis que l’auteur de cet assassinat se dirigeait vers l’hôpital Royal Victoria, situé à quel; ques pas de là, et où elle a raconté elle-même les phases du drame.Depuis quelque temps, le jeune couple s’était livré à de vives querelles à la suite de la connaissance de certains de leurs amis qui avaient excité leur mutuelle jalousie.L’ex-asperati>on et la colère de la femme se manifestèrent clairement samedi, lorsqu'elle pointa sur Haines un revolver qu'elle cachait dans son manchon.Le jeune homme lui arracha I arme d® force et la montra à un de ses amis en lui confiant ses craintes du sort qui lui était réservé; il a dû lui remettre le revolver dimanrhe sans Sc douter du dénouement qui l'attendait dans la soirée.Eva Boyle était fille de restaurant, el Bert Haines travaillait aux usines de munitions de la Compagnie Allis-Ohahners Bullock, à Rôckileld.Ce dernier demeurait chez sa mère; il était parti de chez lui depuis quatre heures de l'après-midi du dimanche.Les détectives ont découvert l’arme meurtrière dans le manchon que la femme apporta avec, elle â Iwl-pit»l.Les médecins de l’hôpital ma l^s vols comme les jours, se suivent, mais ne sc ressemblent pas.Il y en a eu pléthore depuis deux jours En voici les principaux.Emilie Adams, 93 rue Cathédrale, comparu devant le magistrat ce matin.Elle est inculpée d'avoir volé il y a deux ans des vêtements pour une valeur de $20, elle prétend ne pas se souvenir de ce vol.Plus récemment le 2 décembre, elle était employée chez J.Gray,et volait $22.00 en argent, ainsi que différents autres articles, le tout valant $45.00.Enfin, le 24 décembre, étant â l’emploi de J.E.Danis, elle a réussi à s’emparer d’une somme de $00 et autres articles, elle a avoué sa culpabilité dans ces deux derniers cas, et sa sentence sera prononcée lundi.ver la vi«.LES PROPOS TENUS PAR JL GERARD WASHINGTON S’INFORME DE LEUR EXACTITUDE Washington, 8 — Par le moven d un câblogramme adressé a M.Gérard lui-même, le secrétariat d'Etat s est informé aujourd'hui de l’eccac-titude du rapport de l'agence Outremer, disant qu’à une réunion convo-tpiée pour célébrer son retour en AF lemagne, l'ambassadeur américain a declare “que depuis le début des 5?*î .J8mais ’** relations des ¦ et l’Allemagne n’ont été plus cordiales”.Les hauts fonctionnaires en faisant part de cette nouvelle, on< re-fuse de la commenter, sanf pour dire qu ils désirent connaitre au juste lea propos tenus par l’ambassadeur.On volt dans cette démarche du secrétariat d’Etat un Indice de I importance qu’on attache à l’effet produit par une pareille déclaration, surtout dans les pays alliés ou les rapports ont créé l’impres-sion que la note de M.Wilson était reliée d une façon et d’une autre avec la proposition de paix des empires centraux.Si on ne le relWait pas de ia dépêche de l’a-genoe Khitreemer, cet effet serai! encore accru.On indique aussi que le message ne donne nas une idée exacte des relations germano- américaines, car l’on a dit communément que ces relations étaient tendues par suite des récentes opérations sous-marines.Ue NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton dea pftu intéressante.Le Usez-?you*?— • Alphonse Homier, un soldat, pénétrait hier soir vers huit heures dans un magasin de ferronneries, situé au No 877-est Ontario, dans l’intention d’y voler.Mois un agent de police l’a arrêté sur le fait.Pierre Noël, 1475 Saint-Dominique, qui vient de sortir de prison, sans avoir pris de bonnes résolution a été arrêté hier soir, alors qu’il se sauvait avec un paquet de denrées, qu’il venait de voler.Il a avoué sa culpabilité et recevra sa sentence lundi.William Skelton, 80 rue Saint-Antoine arrivait avant-hier sur un convoi du C.P.R„ lorsqu’il fit la ren-r contre de James Cuming, il l’amena avec lui dans une maison quelconque et là lui volait $145.Il subira son enquête plus tard.May Harteî, une négresse, et habile tire-laine a volée $22 sur la personne d’un paisible citoyen hier, lorsqu’il s’en allait dans la rue.L’agent de police, aux cris de la victime, arrêta la prévenue, et la conduisit au poste.Ce matin elle comparaissait devant le recorder pour vagabondage et devant le magistrat pour vol.Elle a nié les deux inculpations.Mary Foster, Mans domicile connu, a avoué ce matin avoir volé différents articles alors qu’elle travail-laia chez Goodwins limited.Elle a avoué sa culpabilité, et recevra sa sentence mercredi prochain.Et enfin Raymond Labake aurait réussi à obtenir sous fausses représentations.la somme de $290 de Morgan, Murphy et un nommé Fortier, de plus il est inculpé d’avoir porté l’uniforme militaire sans en avoir le droit.II devait aussi recevoir sa sentence ce matin pour un autre délit.TEL.EST 4810 La Magasin du PaupU 447 EST.SAINTE-CATHERINE.Broderie ! 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par M.Jos.Hinse.Celui-ci y avait aussi son logip ainsi que M.G.Beau-ddt, le proprietaire, et le Syrien.Les occupants réveillés en sursaut par le crépitement du feu n’eurent que le temps de sc sauver avec leurs femmes et leurs enfants eu robes de nuit.Rien n’a pu être sauvé.Au cours du sauvetage, un des pompiers, M.L.P.Beaudoin, fut frappé à la poitrine par un boyau et perdit connaissance.Lesnertes s’élèvent à près dé $15,000.Elles sont réparties comme suit: M.Gustave Beaudet, près de f9,000; M.Hinse environ $4,000 et le yrien au-dessus de $1,000.M.Beaudet a $4,000 d’assurance et M.Hlnse $1,400.On ne.connaît pas encore l’origine du feu mais on Vat-triibue A une main criminelle.Un homme.s est aujourd’hui sous verrous et des témoins sont gardés â vue.Il y aura probablement enquête ces jours-ci.INDIGNATION ENESPÀGNE LA NOUVELLE DU TORPILLAGE D’UN NAVIRE ESPAGNOL PAR LE TULLON SOULEVE L OPINION PUBLIQUE.UNE RECLAMATION DE $70,840.00 POUR ANNULATION DE CONTRAT (D* note rorrrocondontl Saint-Jean, P.Q., 8 — M.le juge en chef Archibald siège actuellement à Saint-Jean, dans une cause très importante.Il ÿ a environ deux ans, la Cour supérieure a annulé un contrat que les ville* de Saint-Jean et d’IberviHe avaient donné à la Cie Quinlan et Robertson, pour la construction du pont neuf entre Saint-Jean et Iberville.Le prix du pont était de $197,000.Le contrat qui excédait d’environ $50,000 les sommes votées par les villes et les gouvernements fédéral et provincial a été annulé pour cette raison et donné plus tard à la suite d’une loi passée à Québec, à MM.Laurin et Leich, d’oû action en dommages de la Cie Quinlan et Hobertson pour violation de con-i trot.Le montant des dommages réclamés est de $70,840.VICTIMES D^SCROCS DEUX CENTS FAMILLES SE FONT FILOUTER PAR DES CHEVALIERS ^INDUSTRIE, A QUEBEC.(JV notre correspondant) Québec, 8 — Une enquête faite .par les ouvrièrs vient de révéler que plus de deux cents familles de Québec se sont fait filouter une somme totale de $1,000 par des individus qui.se faisant passer pour des courtiers, ont perçu de leurs clients, par versements hebdomadaires de 50 sous ou une piastre, la somme susdite en promettant de leur livrer, durant la saison d’hiver, leur provision de charbon.Mais au lieu de cela, les escrocs sont disparus, emportant le fruit de leur escroquerie et laissant leurs victimes dans l’impossibilité de se procurer le charbon dont elle avaient besoin.D’après les renseignements recueillis, trois individus, nommés Pafard, Ménard et Langevin, auraient pris part â cette escroquerie.L’enquete se poursuit afin de mettre les autorités policières en mesure de mettre la main sur les auteurs de ce vol odieux.Madrid, viâ Paris, 8.'—L'indignation publique a été soulevée par la publication d’un télégramme reçu par le gérant de la compagnie de navigation Cartagenia, et dans le-auel est confirmé le rapport oui disait que le navire San Leandro avait été coulé par un sous-marin allemand.On croyait que ce navire était coulé accidentellement, vu mv’il transportait une cargaison de fruits et qu’H ne semblait pas possible qu’il ait été coulé par un sous-marin.L’équipage est arrivé à Hendayc, en P'ranoe, et les hommes ont rapporté au consul espagnol qu’ils ont été vingt-six heures d ans dha'mipefc a va nt d’a'ttei n dre la côte française.La comipagnie de navigation a protesté auprès du premier ministre Romanones et du ministre du commerce étranger, et a retardé Je départ d'un autre de ses navires, le San hidoro, qui est à prendre une cargaison de fruits à Malaga.La situation aux lias Ca r '-’¦es est rapportée comme étant sérieuse.Sur.700 navires qui arrêtent à Las Palmas, en tenms ordi-uaire.il n’y en a eu que 233 durant le dernier mois de décembre Sur ce nombre, il n’y avait qu'un seul -’-’vire anglais et aucun navire français ou italien.On attribue le fait à la présence de sous-marins dans Je voisinage.En commentaire F Epoca dit que l’Espagne, qui ne participe pas à la guerre, en souffre autant que les nations belligérantes, du moins pour ce oui est des îles Canaries.$7,000 POUR LA FRACTURE D'UNE JAMBE LES PARTIES EN-UNE ENTENTE.VIENNENT A NAISSANCE I.» 2 janvier.Madame Gabriel Hnrtubise, un fils.DECES LAMARCHE — A Siilnl-Roch de l’Achi-gan.le 6 janvier 1917, à l’âge de S0 ans et 9 mois, est décidée Mme PhiiomFne Rocher, épouse de feu Denis Lamarche, en son vivant notaire du même endroit.Les funérailles auront lieu mardi le 9 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de ia défunte, à 9 heures pour se rendre à l’église paroissiale, oil sera célébré le service et de là au cimetière, lieu de In sépulture.Parents et amis sont prie» d’y assiiter sans aucune autre invitailon.PICARD — A Saint-Henri, le 7 Janvier à l’âge de 29 ans, est décédée Philomèn» Lecavaller, épouse de Aquila Picard, dentiste.Les funérailles auront lieu, mercredi le 10 courant, le convoi funèbre partira de la demeure de son époux.No 195, rue de Courcelles, angle Notre-Dame ouest, à S heures 15 pour se rendre à i’cgliae Saint-Zoti-que.où te service sera célébré et de là au cimetière de Saint-Laurent.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Le juge Demers devait entendre ce matin la cause du lieutenant-colonel Leglius A.Gagné, médecin, qui réclamait une somme de $17,000 de dommagr.s de M.U.H.Dandu-rand, propriétaire de l’édifice qui forte son nom, angle Saint-Denis et ainte-Cathorinc.Le 26 octobre 1915, le demandeur eut une jambe fracturée au cours d’un accident qui se produisit dans cet édifice.L’ascenseur ou se trouvait le demandeur et qui descendait vers le roz-de-chaussee de l’un des étages supérieurs, devint incontrôlable et alfa s’écraser sur le plancher de la cave.Le demandeur fut grièvement blessé et il réclamait une somme de $17,000 de dommages de M.Dandu-rand.Celui-ci appela en garantie les entrepreneurs et les architectes de l’èdificc, de même quo la compagnie qui avait installé rascensenr.Les différentes parties en sont venues à une entente avant que la cause ne s’instruisit, ce matin.Le Heu-tenant-coiooe) Leglius Gagné ob- Uui une sojnme-clp47,000> DECES A MONTREAL ARNOLPI, Paul, 3 an», enfant de Henri Artioldi, voyageur de commerce, rue Satnt-Denis, 689.BEGIN, François, 40 ans, planiste, rue de Reaujeu, 113.RIVARD, Adélaïde Piché, veuve de François Rivard, navigateur, rue Parthenals, 89.BEAl’DIN, Ausctlia, 1 an, enfant de Georges Bcaudln, journalier, rue Montcalm, Ô29.HERTHIAL’ME, Orner, 9 mois, enfant d’A -médée Berthlaume, journalier, rue Harmonie, lî r.HAMPOVX, Yvonne.15 ans, fille de Victor Ghampoux, Journalier, Ave.Mont-Royal, 110».GHARBONNEAV, .lean, 3 mois, enfant d’Eusèbe Charbonneau, tailleur, de pierre, Ave.Henri-Julien, 3503.CARVEV.lames, 36 ans, tonnelier, rue Rivard, 452.G\R, Louise Valiquettc.54 ans.épouse de Nmp.Gyr, mécanicien, rue Allard.29.DfXiISLE, Rose-Alma Irbrun, ,’ùi ans.épouse de Donat Ilelisle, automobiliste, rue Gnâteauguny, 330.DENIS, Napoléon, 61 ans.Journalier, rue Albert, 733.DEOUIBE, Albert, 1 an, enfant de Emmanuel Pegulre, rentier, rue Alma.693.LEDUC, Avlla, 5 ans, enfant d’Ulrlo lie-duc, électricien, rue Marquette, 252 I.ARRFXQUE, Sophie Lapointe, 73 ans.veuve d'Adolphe I-abrecque, Journalier, rue Visitation, 334.LANGIAHS, Jeanne Doucet.26 ans, épouse d'Irénée Langlois, journalier, me Graig 809-est.v MAIN VILLE, Michel, 7 ans, tailleur de cuir, rue Lajeuuesse, 3878.MtÇHAUD, 2 ans.enfant d'Albert Mi-chaud, Journalier, rue Amherst, 270.MAHSOLAIE, Louise Trudel, 40 ans.épouse de Louis Marsolats.bourgeois, rue Harmonie, 56.PIN AULT-DESCHATE LETS, Aristide, 21 ans, commis, Ave.Coloniale, 455.PERRON, Isidore, 56 ans, charretier, rue , Saiut-Antoine.1151.SADLNIERS, Alphonsine, 1 mois, enfant p,“p‘*r’ Av
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