Le devoir, 9 février 1917, vendredi 9 février 1917
VOLUME VIII—No 33 MONTREAL, VENDREDI 9 FEVRIER 1917 Abonnements par la poste : , Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 OO DEUX 80U8 LE NUMfifîO v Directeur : HENRI HOUR ASSA Rédaction et administration $ 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION; M«n7461 RÉDACTION; » M»to 7460 FAIS CE QUE DOIS ! LES ETATS-UNIS ET LA GUERRE IV Conséquences économiques de l}intervention américaine — “Paix sans victoire.> > Un autre aspect de la situation que les guerriers de bouche, si nombreux chez nous et ailleurs, n’ont pas encore pris la peine d examiner, c’est la répercussion que l’entrée en scène des Etats-Unis aurait dans l’ordre économique.Tous les pays belligérants sont, à l’heure actuelle, en virtuelle banqueroute — le Canada comme les autres.Une nation ne fait pas banqueroute comme un simple négociant.Elle ne dépose pas son bilan afin de répartir ses biens, au marc la livre, entre ses créanciers.Une nation est en banqueroute quand elle s’endette au-delà de ses ressources liquides normales, pour des fins improductives ou étrangères à scs besoins.C’est bien le cas du Canada et celui de la plupart des pays d’Europe.Si leurs créanciers cessaient de leur faire crédit, de gré ou de force, pas un seul des pays en guerre ne pourrait, à Theurc actuelle, payer la dîme de ses deltes.La liquidation d’une banqueroute nationale s’opère partiellement par les impôts extraordinaires dont les contribuables sont frappés et partiellement par la hausse du prix de tout ce qui s'achète.Ce n’est pas la valeur réelle des marchandises qui augmente: c’est h; valeur d’achat du numéraire qui diminue.La banqueroute du Canada, nous la liquidons tous Tes jours en payant au double de leur valeur réelle la plupart des choses nécessaires à la vie.Nous nous en apercevrons bien davantage, au lendemain de la guerre, quand la prospérité factice causée par la fabrication des armes et des munitions aura cessé et que nous resterons en face de notre dette nationale quintuplée et des ruines accumulées par notre aveuglement et la folie criminelle de no.s politiciens.Les Etats-Unis ont profité dix fois, cent fois plus que nous, de ta prospérité factice de la guerre.Jusqu’ici ils n’ont pas participé à la ruine et à la folie générales.Cependant, leurs économistes et leurs financiers les mieux avertis ne cessent de mettre le peuple américain en garde contre les trompeuses apparences de l’heure actuelle, contre le danger de faire indéfiniment crédit aux nations en guerre.Us prédisent de formidables réactions après Ta guerre.Qu’en sera-t-il si leur pays se jette à son tour dans le gouffre de la banqueroute?S’il se contente du rôle secondaire que lui tracent les Anglais, la liquidation restera plus facile là qu’ailleurs.Mais, pour les raisons que j’ai indiquées fort superficiellement, il n’est guère possible que les Américains se bornent à cette demi-intervention.Le plus probable, c’est que, ta chaîne rompue, ils vont plonger, comme les autres, jusqu'au fond de Tabime, ou du moins y descendre très bas.Chose certaine, du jour où les Américains auront mis le pied dans le sentier de la guerre, les Alliés ne trouveront plus chez eux les facilités monétaires qui les ont tant aidés jusqu’ici.Déjà la finance pro-germanique ou antianglaise a réussi à mettre de .sérieuses entraves aux opérations financières des Alliés.Que sera-ce le jour où elle invoquera la nécessité de fortifier l’armature économique- du pays et de consacrer à son organisation militaire les immenses ressources auxquelles la France, l’Angleterre et la Russie ont puisé jusqu’ici?Elle aura beau jeu à traiter ([’hyphenated les Américains assez peu patriotes pour prêter aux Anglais, aux Français ou aux Canadiens les millions qui poliraient être employés à organiser les forces de terre et de mer de la République.Si les Etats-Unis entrent résolument en guerre, nous pourrons faire notre deuil du marché de New-York où nos corps publics et nos industries aux abois sont allés jusqu’ici emprunter les millions que les banquiers de Londres, nos pourvoyeurs d’antan, ne peuvent plus nous fournir.Et le charbon?et tant de matières premières que nous tirons des Etats-Unis?Cette seule question des conséquences économiques de l’intervention américaine dans la guerre appellerait l’attention immédiate de nos gouvernants, de nos législateurs, de nos hommes d’affaires, de tous ceux qui prétendent diriger l’opinion publique.Combien y songent?Ni M.Borden, ni M.Laurier, à coup sûr.Ils sont trop occupés à faire parade de loyalisme et à bien se lotir dans l’estime des exploiteurs de chair humaine.* *• * A tous ceux qui ont cette guerre en horreur et souhaitent sa fin prochaine, cette situation offre cependant un rayon d’espoir.L’entrée des Etats-Unis dans l’orbite de la banqueroute mondiale hâtera le mo ment où l'armature économique du monde va s’effondrer.Lloyd George l’a fort bien dit: c’est la dernière pièce d’or qui remportera la victoire.Si les deux coalitions sc réduisent à quia, ce sera “la paix sans vie toire”, préconisée par M.Wilson et par Benoît XV.C’est assurément la plus désirable, la seule qui inspirerait à tous les peuples de salutaires pensées d’expiation, la seule qui mettrait fin à la soif insatiable des conquêtes, à l’arrogante .prétention de dominer les continents et les mers.Ce serait la mort des grands empires et la renaissance des nations normalement équilibrées.On ne s’y trompe pas plus à Londres qu’à Pétrograd — je ne parle pas de la foule, ni de la meute des forcenés de la guerre, mais des gens qui savent, qui voient, qui entendent et qui pensent.Plus encore que la diminution des vivres et des munitions, les impérialistes anglais et russes appréhendent Je rôle d’arbitre que le président Wilson serait en mesure de jouer après la guerre, s’il se jette dans le conflit.Que lés Américains les aident à mettre fin à la “piraterie des Huns”, c’est excellent; mais qu’ils s’avisent d’affranchir les mers de la domination britannique, ce n’est plus la même chose! Libérer la Belgique et la Serbie du joug des “Barbares”, c’est admirable; mais rompre les chaînes de Ta Pologne, de l’Irlande, de la Lithuanie, de l’Inde, de la Perse, soustraire la Grèce et les Balkans à l'influence moscovite autant qu’à la domination germanique, empêcher Ja Russie de faire de Constantinople et des Dardanelles son point d’appui le plus solide pour commander à la moitié de •l’Europe et de l’Asie, ce serait fort ennuyeux.pour les Russes et les Anglais.Cette perspective est d’autant plus inquiétante qu’elle se dessine non seulement dans la pensée des Allemands et des neutres, mais en plein pays allié.La Trihuna (de Rome) accueille favorablement l’idée d’une entente des pays nputres avec les Etats-Unis, “non pour étendre le conflit, mais pour ramener au bon sens le Kaiser, ses généraux et ses hommes d’Etat”.Les mots ne visent que l’Allemagne; mais l’avertissement aux Alliés est d’autant plus transparent que ces paroles ont été écrites au lendemain des retentissantes déclarations de M.Wilson sur les conditions nécessaires de la paix de l’Europe et du monde.L’Italie n’entrevoit pus la question des Balkans sous le même angle que la Russie.Pourquoi cet appel aux neutres, si ce n’est pour empêcher que la Russie ne fasse à son seul profit, avec le consentement de la France et de l'Angleterre, le coup de filet que l'Allemagne et l’Autriche ont tenté pour elles-mêmes?* Somme toute, l’importance capitale du rôle des Etats-Unis tient, après comme avant la rupture, à l'influence qu’ils pourront exercer sur la situation d’après guerre.Leur intervention armée serait utile et bien- l’entourent autant que dans sa propre fermeté, les points d’appui qui lui permettront de résister aux suggestions de ses alliés et de faire prévaloir les idées à la fois très élevées et très pratiques qu’il a émises.C’est à cette condition, il le sait, qu’il maintiendra l’unité morale de son pays et conservera ou reprendra la confiance des pays neutres.C’est afin de se fortifier dans cette détermination qu'il a pris soin, au moment même où il se voyait fatalement entraîné dans le conflit, de définir si nettement les conditions de paix qu'il veut faire prévaloir.Fasse le ciel qu’il y parvienne avant que le "suicide de l’Europe civilisée”, selon la juste expression de Benoît XV, ne soit consommé! Henri BOURASSA LES EFFETS DU BLOCUS COMBIEN DE TOXXES LEU ALLEMANDS DEVRONT ENVOYER AU FOND DE L'EAU POUR AFFAMER L'ANGLETERRE — L'ACTION SUR TERRE.BILLET DU SOIR.DANS LES CHANTIERS Ile cliquetis des cuillers allant chercher au fond des êcuelles sonores les dernières gouttes du succulent sirop d’érable.Robert VAL.faisante dans la mesure où elle abrégerait la guerre et permettrait aux plénipotentiaires américains de faire prévaloir les principes et les pratiques préconisés par le président et son secrétaire d’Etat.Si elle n'aboutissait qu’à prolonger le conflit, aggraver les souffrances du monde et mettre l’Influence américaine au service de l'iine des coalitions qui se disputent la prépondérance, elle serait désastreuse.On peut raisonnablement espérer que M.Wilson restera jusqu’au bout fidèle à son programme et qu'il trouvera, dans les conditions qui Le tramway déposa sa trentaine d’invités à quelque distance de la ville, à un endroit où la forêt conserve encore son aspect sauvage.On marcha sous les branches chargées de neige, et puis le campe apparut, carré, trapu, bâti de troncs noueux, un campe en bois rond de la plus belle authenticité.Avec un hourrah! joyeux, l’on passa la porte rustique, dans laquelle se teriait le cook, saluant dans les deux langues.Et la vie de chantier vous prenait tout de suite.au nez et aux yeux, symbolisée par la fumée âcre s’échappant du feu de bois allumé au milieu de la piece et que le père Gauthier, le cuisinier, alimentait sans cesse de rondins d’épinette jetés à bout de bras.Tenurnant le dos lorsqu’on passait trop près de la flamme, chacun se choisit un siège improvisé sur les lits des hommes situés tout autour de l’unique pièce.Je vous laisse à penser ce quipeut s’échanger en pareille circonstance de calembredaines entre trois douzaines de journalistes invités par vn Roi des Bois, au surplus septuagénaire et sénateur, à goûter son hospitalité dans la forêt canadienne.Mais que faire ai un campe, à moins que l'on ne manget Des relents de soupe aux pois et de fèves au lard flottaient dans l'air avec la fumée., s'échappant ensuite avec elle par la large cheminée de bois percée dans le plafond.Le Toronto Globe donna l’exemple de la voracité, en s’armant d'une assiette de fer-blanc et d’une cuiller et en s’approchant le premier du vieux cuisinier qui répétait: “Avancez, messieurs! Corne on, gentlemen!” Et bientôt chacun se retrouva à sa place, maniant avec enthousiasme une cuiller de deux sous qui remuait des pois d’une incomparable sçseur.Best shrapnel in the world, dit un expert militaire, pendant que trente cuillers faisaient résonner gaiement trente plats métalliques.On y retourna en se pourléchant; mais cette fois, c’était vers le réceptacle aux beans qu’on se dirigeait, des bonnes fèves ruisselantes dans lesquelles des carreaux de lard émergeaient ça et là.Poliment, le bonhomme refusait de servir dans les mêmes assiettes, et indiquait une autre pile de fer-blanc.Sa grande cuiller à pot vous déversait généreusement le succulent et fumant mélange.On mettait un morceau de pain dans sa poche et Von se faisait vider du thé bouillant dans son gobelet par l'Agence Reuter ou la Canadian Press; et puis, quelles délices, messeigneurs! Oubliés, la.galerie de la presse, les débats de minuit sur les mérites du /naître de poste destitué l'année dernière à Guysboro ou, à Medicine Hat.Le Toronto News lui-même sc sentait devenir bilingue, le Nationaliste citait du Shakespeare.On vit le moment où le Canada allait faire l’éloge de Bob Rogers ci dénoncer M.Robluff Lepire.Dans un angle, la Presse chantonnait Alouette avec une si belle voix de ténor qu’on l’obligea à.hausser le ton.“Bref, de-bonheur on étouffait’’ ainsi que de fumée, lorsqu'au moment du sirop d'érable, dont chacun reçut une forte ration dans une troisième écuelle, le maître de céans fit son apparition.Un petit vieux tout rasé, à l’œil vif, l'air alerte et décidé.Un hourrah formidable salua son apparition, et deux ou trois officiels allèrent lui serrer la main au nom de la bande.Le cuisinier jeta d’enthousiasme me brassée de rondins sur son feu, et tous ks yeux se mouillèrent.Quand le calme et la clarté du jour eurent repris leur empire, on proposa dûment la santé de l’hôte généreux.En réponse, celui-ci expliqua qu’il a fait construire ce camp en souvenir de celui dans lequel il passa son premier hiver de bûcheux, il y a quelque cinquante, ans.Plus lard, il fit commerce de bois à son compte, et réussit comme l’on sait.Le vieillard devint anecdotique.“Je n’oublierai jamais, dit-il, mon ancien foreman, McNicoll, pur Canadien-français en dépit de son nom de highlander.Ayant travaillé pour moi pendant plusieurs années, il s’était gagné une belle ferme sur laquelle il eût pu se retirer et vivre en paix.Mais il voulut devenir riche, et fit chantier.Comme résultat, il fit banqueroute et s'endetta de quinze mille dollars.Il revint prendre son emploi chez moi, mais cela.ne.payait pas les quinze mille dollars, el 87.conscience les lui reprochait souvent.A la fin, n’y leant plus, il s’en alla à l'église, pour s'expliquer, dit-il, avec le bon Dieu.Il le fil en ees termes: “Seigneur, vous savez, je suis ben honnête, et je veux bien payer tordes mes dettes, quand ça a du bon sms.Ma s je ns peux toujours -[/as payer quinze mille piastres avec deux piastres jm jour.Je vous mets la chose entre Us mains et.arrangez-»/us avec.Vous m'aviez mis assez fin pour me gagner une belle terre, tous m’avez rendu ensuite assez bête pour aller m’endetter de quinze mille belles piastres et perdre ma terre.Eh ben! Arrangez ça comme vous voudrez, je ne mlen mêle plus!" UN NOUVEAU LIVRE DE MGR PAQUET Mgr L.-A.Paquet, l'éminent théologien de Québec, vient de publier un nouveau livre.Comme ses aînés, ce volume sera accueilli avec le plus vif intérêt par tous ceux qui ont le souci des hautes pensées et le goût des belles choses.Car Mgr Paquet joint à une très forte culture théologique et philosophique un remarquable don d’écrivain.Ce don, on l’aurait davantage loué peut-être si la réputation du penseur, le succès de ses ouvrages de doctrine, n’avaient concentré sur le fond même de ses livres l’attention générale.Ce nouveau volume- est fait en grande partie de fragments vieux de quelques années, semés dans les revues, et qu’on sera heureux de retrouver ensemble, sous une forme facilement accessible.Etudes et Appréciations, c’est le titre général, contient d’abord une note sur le rôle des principes, une forte étude de quatre-vingts pages sur Y Apologétique chrétienne et saint Thomas d’Aquin (nature de l’apologétique, coup d’oeil sur l’histoire de l’applogétiqvie, l’apologétique contemporaine et son objet, valeur apologétique des doctrines de saint Thomas), puis des pages d'un intérêt très varié sur les cardinaux Satolli et Lorenzelli, des études très fouillées sur certaines errors doctrinales: le rosmiriianismr, le modernisme, Yintégralisme, ttc.A côté de ces pages rajeunies, inédites pour un très grand nombre de lecteurs, on lira un travail absolument neuf, de la plus immé diate actualité, sur le Pape et la paix.Le livre ne contînt-il que ces pages où l’éminent théologien résume lu doctrine chrétienne sur la guerre, rappelle les démarches de Benoit XV en faveur de la paix, les résume en un tableau puissant, répond aux objections qu’on a présentées contre l’attitude du Souverain Pontife; le livre ne contînt-il que ces pages qu’il devrait être lu par tous ceux que préoccupent les questions contemporaines.Nous oserons cependant formuler un voeu.Etudes et Apprécia fions n’atteindra forcément, par le caractère même de la plupart de ses chapitres, qu’un public un peu spécial.L’étude sur le Pape et la paix devrait, elle, être réuandùe à profusion dans un public beaucoup pius large, auquel elle serait aisément accessible.En suggérant à l’auteur d’en faire faire un tirage à part, nous sommes sûr de répondre au désir de tous ceux qui ont lu ces pages.Le Devoir en donnera demain des extraits.Ceux qui les liront réclameront certainement, eux aussi, le texte intégral.O.H.L’affamation de l’Angleterre par le blocus sous-marin est-elle prati-/ cable?Les submersibles allemands ont, à certains moments, ennuyé les insulaires; jamais ils ne leur ont fait entrevoir.même de très loin, la possibilité de ila disette.A l’heure actuelle, on discerne de l’inquiétude, à la transparence,dans certains communiqués anglais.Hier.encore, lord Cur-zon déclarait gue les Alliés approchent de la véritable et terrible crise do la guerre et que les puissances centrales tenteront des choses surpassant, en horreur et en monstruosité, tout ce qui a été mis en oeuvre jusqu’à présent.Le comte exposait ensuite les dispositions prises par F Amirauté pour faire face à Ta recrudescence de la campagne aile mande sur mer et il concluait “Avant longtemps, le gouvernement devra demander au pays de se rési gnerà une diminution dans l’impor tation et la consommation des produits dépassant de beaucoup ce qui a été fait jusqu’ici.Nous devons nous préparer à employer toutes nos ressources pour vaincre l’ennemi.” Dans une autre dépêche de Londres, on reconnaît que, au tarif du premier jour de torpillage, soit 54,000 tonnes, la marine marchande anglaise serait sérieusement affectée, en moins d’un mois; mais, on ajoute d'ailleurs un correctif: ce tarif n’est pas exact, car les Allemands comptent comme ayant été coulés le même jour 22 navires tandis que plusieurs d’entre eux avaient été envoyés au fond de la mer plusieurs jours auparavant.Fin outre, dans les cercles officiels de la marine anglaise on fait ressortir le fait que la torpille n’atteint pas toujours son but, témoin huit navires qui sont entrés sains et saufs au port, bien qu’ils aient été attaqués par des submersibles.On admet, cependant, que si l’Allemagne devait porter la guerre d'ans les eaux américaines, on pourrait s’attendre à une répétition des ruineux exploits du "U-53”.Enfin, on assure que l’Allemagne, dans le but de terroriser les Alliés et les neutres, a laissé entendre qu'elle avait plus de 500 submersibles prêts à entreprendre le service actif, tandis que, à la vérité, le chiffre de ces navires est bien au-dessous de 300.vr vr ¦X’ “L’ACTION FRANÇAISE” Le Devoir a publié le sommaire de la première livraison de l’Action française.L’apparition de cette nouvelle revue mérite au moins qu'on la souligne brièvement.C’est une oeuvre totalement indépendante, mais nous connaissons assez ses promoteurs pour pouvoir affirmer que, dans leur pensée, elle ne s’oppose, pas plus qu’elle ne se lie, à aucune des publications existantes.Ils croient simplement qu’il y a place pour elle à côté des autres et iis veulent la tenir dans un domaine particulier — celui de Faction.Tous leurs efforts, tous leurs articles tendent à susciter faction française, à l’orienter, à la raconter, à la faciliter.D’un peu partout nous avons entendu les plus grands éloges de la première livraison ; elle se lit d’un bout à l’autre, a-t-on dit, et tout en s’inspirant d’une pensée unique, elle est très variée de ton et de forme.On annonce pour les livraisons prochaines des articles de M.l’abbé Groulx et d’autres écrivains connus.Nous souhaitons à l’Action française de prospérer et de.grandir.Car, bien que, pour 10 sous le numéro et $1 par année, ses trente-deux pages de texte soient tout ce qu'on peut raisonnablement lui demander, le seul reproche qu’on lui fasse, c’est de n’être pas assez volumineuse.- Et c’est un reproche qui n’est pas banal.—¦ J.B.NOTE.— Les abonnements à l’Action française sont reçus au secrétariat île la Ligne des Droits du français, 08, Immeuble Dandurand, Montréal.Un numéro spécimen est envoyé sur demande.La revue est d’ailleurs en vente au Devoir et , dans les principales librairies, au A la tempête de rires gm s rleva, sc mêla prix de ID sous le.numéro.Un journal américain consacre un article empreint d’optimisme, à l’affamation de la Grande-Bretagne.Est-elle possible?se demande-t-il.11 ne croit pas qu’on puisse résoudre cette question, car on ne sait pas encore jusqu’à quelle extrémité un peuple peut être réduit avant de s’avouer vaincu par la faim, comme en fait foi le peuple allemand lui-même.Le journal se contente donc de se demander en combien de temps ’Allemagne pourrait réduire la Grande-Bretagne à l’état où la première se trouve elle-même.* -X- # Deux facteurs arithmétiques doivent d’abord entrer en ligne de compte, dit le journal.Le premier, c’est que l’Angleterre importait à peu près les deux tiers de sa consommation.(Nous avons vu hier, sous la plume d’un écrivain anglais, qu’elle en importait les quatre-cin-quièmes.Le chiffre que la gazette met à la base de son calcul est donc modéré.) Le second, c’est que l'Angleterre importait à peu près trois fois plus de vivres par personne avant le conflit, que ne le faisait l’Allemagne.Le blocus allié a virtuellement supprimé l’importation allemande.Les denrées qui peuvent s’infiltrer en Germanie, via la Hollande, la Suisse et les pays Scandinaves forment un très mince pourcentage de ses importations d'a-vant-guerre.Pour que les Anglais soient réduits au même degré de disette, il leur faudrait être privés d’un peu plus d’un tiers de leurs importations.Etant donné que les denrées prendront fatalement le pas sur les munitions et même le transport des troupes, il s’ensuit que l’Angleterre doit perdre au moins un tiers de ses cales de commerce, actuellement disponibles pour le service d’importation.A la fin de 1016, la marine marchande anglaise était à peu près la même qu’au début de la guerre, soit un peu plus de 20,000,-000 de tonnes.En déduisant les navires que l’on doit employer pour des fins militaires, on peut dire qu’il faudrait que l’Allemagne privât l’Angleterre d’environ 5,000,000 de tonnes pour que la dernière soit aussi rapprochée de la famine que la première l’est aujourd’hui.Combien de navires, en plus de cette marge, l’Angleterre devra-t-elle perdre avant qu’elle réclame la paix, c’est-à-dire avant qu’elle reconnaisse la fin do sa suprématie navale et l’écroulement de son empire?Nous laissons au lecteur le soin de le deviner.Suit un calcul intéressant.Pour réduire l’Angleterre à l’état où elle se trouve, l’Allemagne devrait, dit le journal, couler deux fois autant de cales anglaises qu’elle n’en a coulé, de son propre aveu, au cours des 20 premiers mois de guerre.Les estimés de Berlin portent les pertes de la marine marchande britannique, à la fin de 1916, à 2,749,000 tonnes.L’Allemagne doit couler trois fois cette somme de tonnage, et plus, avant d'amener l’Angleterre à ses genoux ; et elle doit le faire, dans sa propre estimation.en «eu de mois.Si elle doit accomplir cet objet en six mois, elle doit couler trois fois autant de navires par mois qu’elle ne l’a fait pendant cette dernière période de guerre sous-marine intensifiée.Si elle doit l’accomplir en un an, elle doit augmenter de moitié l’activité de ses sous-marins.Mais, corrige le journal, étendre la guerre sous-marine à une période aussi longue, c’est détruire l’objet même «le la manoeuvre allemande qui est l’abrégement de la durée du conflit.Si le peuple allemand se rend compte qu’il faudra autant de temps pour réduire l’Angleterre par une guerre sans merci sur mer qu’il en a fallu avec une guerre sans -merci sur terre — qui dure encore, — il perdra patience.Pour concevoir l’affamation de l'Angleterre, ajoute-t-il, il faudrait admettre que celle-ci n'a pris aucune précaution et que, par ailleurs, l’Allemagne a pu construire un nombre fantastique de sous-ma-rins.* * n Voilà un article plutôt rassurant, en regard de certaines déclarations faites au parlement britannique.Au tarif où a commencé le coulage des navires, il ne faudrait pas quatre mois pour dépasser le chiffre de 2,794,000 tonnes, estimé par le confrère suffisant pour réduire l’Angleterre au degré teuton d’affamation.Au demeurant, il ne faut pas perdre de vue que l’Angleterre n’est pas dans la même situation que l’Allemagne et que ses importations doivent s’effectuer toutes par voie maritime.Elle n’a pas un seul voisin de terre ferme.Quoi qu’il en soit, rien ne prouve, bien que von Stein vienne de déclarer que la décision sera maintenant obtenue sur mer, que JIAll-Temagne se limitera à sa campagne sous-marine.Nous indiquions, hier, U'un des effets moraux qu’elle pouvait escompter: les dissensions possibles entre les alliés, si la Grand e-Éretagne devait ralentit par suite des nécessités nouvelles que lui imposerait le blocus, ses efforts sur terre.On peut être sûr que les Alliés du Centre ne seraient pas longs, d’ailleurs, à saisir cette occasion de pousser vigoureusement leur offensive sur terre, s’ils voyaient que leurs ennemis se laissaient énerver par des préoccu pations d’ordre intérieur.M ne faut pa5 perdre de vue que le maréchal Hindenbourg, conseiller du blocus, est le commandant en chef des armées' de terre de l’empire.'Mettra-t-il à profit la diver simn apportée par le sous-marin et Iles nouvelles difficultés de ravi ta il Jemenl en vivres, en rharbon et en munitions qu’elle apporter» en Angleterre.en France et en Made, pour s'élancer vers le grenier de Russie, vers Odessa ?Prendra-t-il, comme Te pense un organe français une offensive sur le front de Salo- inique?Voilà F “x” du problème mais qui ne devrait pas rester longtemps sans solution.La guerre sous-marine n’est qu’une partie du stratagème aile mand.Malgré, encore une fois, les déclarations de mieloues dipto mates et hommes d’Etat allemands, il est assez certain qu’ils n’ont pas cru à la possibilité d’affamer l'Angleterre, mais seulement de (la harceler considérablement, de diminuer son effort du côté des Alliés et de provoquer chez ceux-ci des dissensions.On peut s’attendre à une offensive sur terre, à laquelle la guerre sous-marine aura servi de stimulant, ou, à tout le moins, de paravant.Louis DUPIRE.BLOC - NOTES M.Rogers L’attaque île M.Rogers contre le Citizen, aux dernières heures de la session maintenant suspendue, est d’accord avec la conduite du ministre des Travaux publics.Chaque fois qu’on a révélé un scandale où il était compromis, M.Rogers a tenté do parer le coup en se portant à l’offensive.11 ne paraît pas y avoir plus de fondement à sa sortie contre les propriétaires du Citizen qu’il y en avait à celle qu’il fit contre le juge Galt, à Winnipeg, il y a quelques mois.La réputation de M.Rogers est telle qu’elle autorise à croire qu’il peut y avoir de la vérité dans toutes les révélations faites à son propos.Au reste, il ne lui sert de rien d’enr loyer l'argument Tu quoque contre ceux q à lui rappellent des transactions plus ou moins étranges auxquelles il a pris part.Il s’agit de savoir si les accusations portées contre lui sont fondées, et de les tirer au net, avant de se laisser embarrasser par celles qu’il lance contre les autres dans le but de détourner de lui l’attention du public.Dans le nas de l’entrepreneur de Winnipeg auquel il aurait conseillé d’ajouter $8,000 à sa soumission, somme ensuite versée au fonds électoral de M.Roblin, les conclusions du magistrat enquêteur sont irréfutables.M.Rogers a fait l’acte qu’on lui reproche.Que peut-on penser d’un ministre, qui conseille ainsi à ses amis de surcharger l’Etat au bénéfice de la caisse électorale?Qu’il ne doit pas rester dans la politique et surtout ne pas être envoyé, à Londres pour y représenter son pays.C’est déjà assez qu’une province, —• la Colombie, — y ait pour agent un homme politiquement coulé et convaincu d'avoir livré le domaine publie à des spéculateurs, •ans que le Canada aille y nommer à son tour un politicien aussi compromis que M.Rouera.Dans les banques Une dépêche de New-York signale qu'à la suite de la rupture entre Washington et Berlin, des déposants de plusieurs banques américaines se sont hâtés de retirer leurs j fonds de ces maisons.Lundi, rien qu’à*; New-York, un million est ainsi sorti de»i?banques.Il n'y a pas qu’à New-York) qu’il en est ainsi.A Montréal mêmej-lorsqu’il y a quelques rumeurs inquiétai)-1 tes dans l’air, de braves gens, peureux* comme le lièvre, se présentent aux gui-*1, chefs pour réclamer leur argent afin de le i mettre en sûreté contre les Allemands qui, s’en viennent.Les commis, heureusement,^ n’ont pas de peine à rassurer ees personnes i alarmées et à leur faire comprendre qu’il ’ vaut mieux courir le risque très probléma-1 tique de se faire saisir leur argent par les Allemands qui sont loin, que celui de s»( faire voler leurs fonds par les escrocs, les cambrioleurs et les chevaliers d’industrie qui pullulent ici.Quand tous ces braves 1 gens comprendront qu'il n’y a pas de danger que les Allemands viennent saisir ici leurs fonds, ils se calmeront.Mais tant que nos quotidiens à sensation publieront des histoires à dormir debout à propos d’invasions allemandes au Canada, de raids germano-américains sur nos grandes villes, de complots gigantesques dirigés par les sujets des empires du Centre contre le Canada, il y aura des esprits crédules pour gober ees rumeurs et pour s’en alarmer, au détriment de notre régime économique.Une conséquence L'une des mille conséquences do la guerre, c’est la rareté du cuir à chaussures sur les marchés mondiaux.Hier, une délégation de marchands de cuir s’est rendue à Ottawa afin d’intéresser sir George Foster à la situation des industries auxquelles il faut dis peaux de tout genre.Les délégués lui ont représenté que “la situation est sérieuse, les cuirs à chaussures, d’un prix extraordinaire” et que, “la guerre finie, ees cuirs continueront d’être rares pendant quelque temps au Canada”.Le ministre a promis de rechercher des mesures pour tenter d’améliorer tout cela.Peut-être est-il trop lard pour rendre le marché des cuirs plus accessible.Et si l’état de choses actuel continue, force sera à nombre de gens de.mettre avant longtemps des chaussures de simili-cuir, comme on vient d’en lancer sur la, marché américain, à un prix abordable, tandis que les bottines de bon cuir véritable se vendent déjà $8, $10 et même 812 la paire, — ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.C’est ça Un groupe de gens de Londres ont lancé un projet d’achat, par le gouvernement britannique, de 200 millions d’acres de terre, dans l’Ouest du Canada, où il s'éta-blierait une série do fermes appartenant à ce même gouvernement, et dont il emploi rai t les bénéfices à alléger les frais de sa dette de guerre.Il faudrait 40 millions pour subvenir aux frais initiaux de ces fermes.M.Thomson, du Boston Transcript, ridiculise ce projet, impraticable, selon lui et bien d’autres Canadiens.M.Thomson écrit à son journal que “du point de vue des jingoes de Londres c# projet peut avoir dos mérites considérables”, mais que “si on l’envisage du point de vue des Canadiens d’expérience et de bon sens, il ne vaut pas quatre sous (is unmitigated bosh).Et il ajoute que faire souscrire aux gens du Royaume-Uni les 400 millions qu’il faudrait pour acheter, lancer et établir de telles fermes, employer cet, argent et ce qu’il rapporterait à payer les dettes de guerre de la Grande-Bretagne et soulager ainsi l’aristocratie terrienne et les capitalistes “du malheur d’être contraints à payer toute cette dette, — puisqu’il est évident que l’on ne pourra jamais en arriver à taxer les masses au point d’en extraire cette somme gigantesque, — tout cela serait très bien, pour les jingoes”.Mais le Canada, conclut-il, n’existe pas pour sauver les fonds de la vieille et de la nouvelle noblesse anglaises.Influences allemandes ?Chaque fois que le général Hughes rencontre un obstacle sur sa roule, il sc hâte de crier que des influences allemandes Font suscité.11 le disait, dans le temps de l’affaire Allison, qui, entre parenthèses, Fa couvert de ridicule, si elle n’a pas démontré qu’il ait agi malhonnêtement.11 en est sorti avec des allures de dupe.Et pourtant, “c’était de la faute aux Allemands”.Voici qu’à propos de la mise au rancart de la carabine Ross et de la substitution qu’on y fera de la Lee-Enfield, il s’écrie derechef que tout cela est dû à des manoeuvres allemandes, “Sir Sam et ses amis ne paraissent voir l’influence allemande quelque part que lorsque leurs petites manigances culbutent; et ils se tiennent d’habitude dans les généralités et les rlichés, quand ils en parlent, dit le Citizen; sur quoi celui-ci note que si l’on veut, chercher l’Allemand au Canada, on ferait bien d’étudier le passé et l’organisation de la Internat/on/il Nickel Company et ce qui se passe dans les mines de cuivre du Nouvel-Ontario.Ainsi, dit-il, “l’été dernier, M.August Heckschcr, directeur de la mine Nijrimng, président de la New-Jersey Zinc Co., a donné $10,000 à l’équipage du Ije/Uschla/id.” Ce qui prouve que le Canada a, laissé bien des Allemands s’enrichir à même ses ressources naturelles.G.P.« LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 FEVRIER 1917 VOL.VIII.— No 33 a I LETTRES AU I jj “DEVOIR” J LA POLITIQUE MIS AU BAN DE SON PARTI Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec idresse authentique.Les correspondants anonymes s’é-(argneraiont du papier, de l'encre, m timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en irendre note définitivement.AU PALAIS 1, Hègles de pratique.— Le Conseil privé et la Cour suprême ont jugé sage de désirer le groupement des pièces justificatives.La Cour de révision et les avocats n'uu-rairnt-ils pus avantage à voir les protonotaires et les greffiers (char' gés de transmettre des dossiers (t Montréal) in viles ù ne pas Casser les pièces justificatives dispersées parmi les pièces de plaidoirie, mais réunies toutes ensemble avec les inventaires de production comme formant un groupe distinct des témoignages, des conclusions des plaideurs et des jugements ?Peul-être même les juges de la Cour de revision pourraient-ils se ménager le bienfait de l’ordre chronologique de ces pièces littérales, en permettant au protonotaire de ronger toutes ces piéees iitlérnics pur ordre de leur dide historique ( extra-judiciaire ) suivant le plan décrété par la Cour suprême et désiré par le Conseil /¦rivé (et par la Cour d'appel dans le projet des régies de pratique élaboré par M.le juge Cross) '/ La correspondance échangée entre deux plaideurs deviendrait un livre farde à parcourir.2.—- Le juge en chef suppléant à Montréal est d’avis qu’il ne serait pus sans utilité pour le Ilarreuu d'é-tvdier un système d'abréviations uniformes pour les renvois mix recueils de jurisprudence, ou unir, codes, lois et auteurs.Peut-être serait-il opportun de généraliser ta i>ras en si beau chemin, et il luttera maintenant avec l’espoir de la victoire.La guigne parait setre éloignée de lui.et on peut s attendre n de grandes choses de lui d’ici la fin de la saison.CONCERT - BOUCANE! A L’ASSOCIATION STE-ELISABETH Samedi soir prochain, le 10 cou-; ra-ni, aura lieu dans les salons de! l’Association Ste-Elisabeth, No 297,: rue De'lineilte, un coneert-boucane: suivi d’un tirage dune magnifique montre-bracelet.L’orchestre “LeFebvre” au complet, sous la direction de M.J.Arthur Lefebvre, exécutera leis meilleurs morceaux de son répertoire.Nous citons au programme: MM.Horace I rancoeur, N.P., ténor, E.Guérin, baryton, Jos.I,.Lefebvre, basse profonde, Edouard Corbeil, chanteur comique, M.Boucher, pianiste.Deux magnifiques choeurs seront exécutés par la Chorale de l’Association.“Parlons français’’, soliste, M.Ghs Beaudoin, et “Restons toujours braves Canadiens-français”, soliste, M.Joseph T.Lefebvre, avec accompagnement d’orchestre.| La section dramatique de l’Asso- ' dation jouera une comédie intitulée:I “Le Homard et les deux plaideurs”, ' LA COUPE STRACH AN CHANGEDE MAINS Après avoir triomphé de Bédàrdl et Pelletier, puis Turner et Keating, ! aux allées Electra, l'équipe de deux i joueurs, Meunier et Blondeau, a es-! suyé une défaite hier soir, aux! mains de Moir et O’Mara, du club Messner, aux allées du Canadien, ; dans une joute pour le trophée Stra-chan.Meunier et Blondeau perdirent quatre parties sur six, mais il faut dire en toute justice que les équipiers du National ont joué de malchance dans cette rencontre.Voici le résultat détaillé de la joute : 178 192 150 182 2 01 Rondeau Blon- deau Meunier Totaux Moi O’Mara 178 192 1:50 182 201 146 179 198 194 188 189 189 357 390 344 360 390 J35 184 107'189 205 199 232 188 145 191 185 176 205 Totaux 372 312 380 390 375 437 La prochaine partie pour cette coupe sera disputée jeudi soir prochain aux allées Tipperary, alors (tue Paradis et Raoul Egaii seront les adversaires de Moir et O’Mara.FRAPPE PAR VN TRAMWAY De bonne heure ce matin, à l’angle de l’avenue Papineau et de la Vous aimez les sports?Vous devez donc lire les Chroniques | gauche fracturés fmr’unhamway1’" sportives du NATIONALISTE, néral! ^ ,ransi>orlé * l'h,',J)iu'1 NOS BESOINS ET LES VOTRES NOUS avons besoin de travaux d impressions : c’eét notre grande source de revenus.VOUS avez besoin d’impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, fadures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlets, etc.NOUS sommes en mesure da vous donner pleine satisfaction, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas pnx, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.LE DEVOIR 43 rue SAINT-VINCENT TELEPHONE MAIN T4(U t VOL.VIII.— No 33 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 FEVRIER 1917 ./'Il AI SUGGESTIONS POUR VOS ACHATS DUPUIS FRERES, Limitée.B3 DUPUIS FRERES, Limitée.SI VOUS LE DEPENSEZ AU La valeur d’un eec COMPTOIR DES GANTS NOUS OFFRIRONS DEMAIN DES VALEURS INSURPASSABLES ABSOLUMENT GANTS CHAMOISETTE BLANCS, marque Acme, 1 et 2 boutons-pression, qualité lavable.Valeur de 1.25, pour.MITAINES DE LAINE, pour dames, p o i g n ois longs.En blanc, noir, gris, rouge, marine.Spécial .59 GANTS LAINE pour dames et enfants, couleurs désassorties.Spécial en GANTS LAINE pour dames, blanc, gris, marine.Spécial.GANTS CHAMOIS, gris et blancs, pour enfants, finis avec boutons-pression.Spécial.GANTS CHEVREAU ITALIEN, pour dames, on blanc, noir, tan, etc.Spécial , ./ Toutes pointures .39 .45 .95 ¦09 GANTS CAPE TAN, pour enfants,marque Acme.Spécial .95 GANTS CHEVREAU ITALIEN, pour dames, en blanc, noir, noir et blanc, blanc et noir, finis avec goussets, deux bon- 4 Ions-pression.Spécial." DE 8.Î0 A 9.30 HEURES A.M.MITAINES El" GANTS, en mocha, doublées, en tan seulement, pour dames.Valeur de 1.00, 1.50 et 1.75, pour .GANTS DE CHEVREAU, pour dames, en noir seulement.Spécial .49 -Au rez-de-chaussée.AU FOYER le magasin du rduj^le 447-449 Rue Ste-Catherine Est, coins St-André et St-Christophe.Dupuis, Président Eug.Dupuis.Vice-Président A i Dugat Direciecf-(iééjfit DUPUIS FRERES.Limitée, DUPUIS FRERES, Limitée.Meilleures qualités A LAVAL LE FONCTIONNEMENT DE NOS BANQUES Les Le placement des fonds — L’escompte sur titre — Les prêts divers — Une innovation heureuse et qui est d’un grand secours avances Au cours d’économie politique, a Laval M.le professeur Edouard Montpelit tt poursuivi hier soir son élude sur les banques: il a traité de cher tout de suite la somme que l'effet représente, moins une commission que relient la banque et qui, calculée sur un certain taux, lui tient lieu de i’escompte, des prêts et des avances rémunération: c'est f escompte (agio).Plus tard, le client qui a souscrit le billet, ou sur qui ta lettre de change (traite) a été tirée, boue ur litres.Placement des fonds.—La fonction économique de la banque consiste à emprunter du public pour prêter au public.Au moyen des dépôts, sur lesquels elle bonifie un in-térct.la banque draine les qui font ensuite l'objet de son commerce spécial.Elle ne garde pas les sommes qu'on lui confie, car elle n y trouverait pas de bénéfice, elle en crée même de nouvelles par remission des billets; et elle prête, contre des garanties qui peuvent varier, ce capital accumulé, aidant ainsi l'industrie et Je commerce par le crédit.Or, comment emploiera-t-elle ces fonds et comment pourra-t-elle, par des placements judicieux, réaliser des profits, assurer le crédit et garder en même temps des ressources suffisamment liquides pour, Je cas échéant, rembourser aux déposants les valeurs quelle en a reçues?Voi-j tout le problème.Pour le moment, nous nous bornerons, en suivant lettre de la loi, à exposer la série des prêts et avances qu'une banque peut consentir.Une étude des bilans de nos institutions bancaires, que nous ferons dans une prochaine leçon, nous révélera, avec chiffres a 1 appui, la diversité de ces mêmes opérations réalisées par 'la pratique.Une banque peut placer ses fonds diversement.Elle sera pourtant dirigée, avant tout, par le principe énoncé déjià plusieurs fois de la “liquidité” de l’actif.Nous savons déjà (7(5) que des opérations lui sont interdites.Elle ne ido.it pas placer directement .sur une propriété immobilière avec garantie hypothécaire, commanditer l'industrie et le commerce, avancer sur ses propres li-Ires (actions) ou sur ceux d’une -autre banque.Ce serait là, encore-une fois, immobiliser P,actif.Certes, les era l’affaire en faisant honneur à sa signature.Trois mois se seront peut-être écoulés, peaidant lesquels le marchand de ouché par Tentremise de et Je client aura vendu capitaux gros aura la banque avec bé i-néfiec des marchandises qu'il |res (88); pouV aeha pus encore payees.Echange 8einenoe, sur la garant: n’avait d’une réalité actuelle messe, c’est, on s'en souvient, la définition dit crédit qui justifie l'opération, voilontai rement simplifiée, que nous venons de décrire (voyez Victor Richard, Traité des opérations de lianque, pp.70 et suiv.).Un parti ou lier peut même emprunter sur un billet qu'il souscrit.C'est le crédit personnel.La banque s’,assure d'abord de la solvabilité de ce client, de r’élaf de ses affaires ou de sa fortune; cl elle prête, avec l'autorisation du gérant ou du conseil d'administration, telle somme qui lui a (parait pouvoir être sûrement avancée.Dans d'autres cas cependant, au billet que souscrit l'emprunteur, s'ajoute une seconde -garantie que l’on appelle “garantie subsidiaire” (collatérale).C'est le crédit réel, où un gage est affecté à la garantie du prêt en plus de la signature du client.Nous en trouverons des exemples en étudiant les avances sur titres et les prêts divers consentis sur telles garanties additionnelles.III.Avancés sur titres.— Les actions et les obligations sont vendues chaque jour sur un marché des valeurs (bourse).Ceux qui possèdent ees valeurs ont parfois intérêt à ne pas s’en dessaisir, quoiqu’il leur paraisse avantageux de réaliser une partie au moins des sommes qu’elles représentent.La banque leur offre un moyen de conserver leurs litres et de toucher en même temps.Elle bénéfices que lia banque toucherait prête, en acceptant comme garantie à la suite des opérations susdites j subsiidi-aire ees actions et obligations, pourraient être appréciables ; mais;telle somme qu’elle croit pouvoir ils demeureraient problématiques et avancer, eu -gardanl une marge pour ne seraient réalisables qua très long :la protéger contre les variations que terme.Que reste-t-il donc ?L’es-,ces compte du papier de commerce, les che donc ?L’es-j ees Litres peuvent subir sur Je mar-commcroe, les ché (70): vingi pour cent, par exem-avances sur titres, les prêts sur con-jpi'e, sur une valeur sérieuse.L'arti-sj.gn.alion ou sur garantie subsidiaire(elc 78 énonce que “les actions, obli-(collalérale).gâtions, debentures ou valeurs acqui- II.Escompté.— Un 1 * c“" "* .marchand de gros vend des marchandises a un de scs clients.Ce client peut payer comptant : l'affaire est alors definitivement réglée.Il peut aussi ne pus payer lout de suite et profiter d un dr ai que le marchand de gros lui c nsrnlira.C’est la vente à crédit.Le client pourra ainsi, avantage sérieux, employer le délai obtenu a écouler ta marchandise achetée et réaliser normalement un profit donl une part lui servira plus lard à rembourser le marchand de gros.Ce dernier, cependant, a-t-il besoin d’argent?Aussitôt, il fora “conslater sa vente" (Coureelle-Seneuil, les opérât ions de banque) au moyen d'un billet à ordre (promissoire) que souscrira son client ou, encore, nu moyen d'une lettre de change que lui-même tirera sur son débiteur.L’effet de commerce est créé.Muni •de ce billet ou de celle lettre de change, le marchand de gros se présentera au guiichel de la banque pour t'escompter, c’est-à-dire, pour lou- ses et possédées par la banque à titre de garantie subsidiaire peuvent, si la dette en garantie de laquelle elles ont été acquises et gardées n’est lias payée, être négociées, vendues et transportées,’’ t.a banque se rembourse ainsi de ses avances.IV.Prêts divers.— Lis sont nombreux.Les dernières modifications appariées à la loi des banques (l!)lô et 1916) en ont augmenté encore le nombre.Nous ne pouvons pas analyser ioufe la série de ces opérations qui reposent, d'ailleurs, et en définitive sur un même principe: ta rons-titulion d'un gage cl la vente du gage dans le cas où la dette qu'il sert à garantir ne serait pas soldée.Il suffit donc de les énumérer, en renvoyant aux articles .de la loi, et, choisissant Topêration ,1a plus répandue (le prêt sur récépissé d'entrepôt ou conuiiisscinenl) de la décrire brièvement à litre d'exemple, (’.es prêts eonsliluent des exceptions ou des atténuations du principe posé par l'article 7(5 interdisant aiix banques d’im mobiliser les fonds dont elles disposent.One banque peut donc: a) accepter une hypothèque à titre de garantie additionnelle d’une dette “échue ou à échoir".N’est-ce pas contraire absolument à l’article 76?C’est un accommodement qu’il est bien difficile d'expliquer! On peut dire que la banque a le droit d’accepter une hypothèque en garantie d’une dette déjà contractée; mais non pas de prêter directement sur 'hypothèque comme fait, par exemple, 'le Crédit foncier (80).La banque doit faire vendre les immeubles ainsi donnés en garantie, si la dette n'est pas payée: cllè ne peut pas les garder plus de sept ans en principe, ou plus de douze ans, au maximum, après avoir obtenu l’autorisation du conseil de la Trésorerie (81).Sauf évidemment les immeubles “dant la banque a besoin pour son propre usage”; car une banque peut acheter et posséder des immeubles pour y installer ses bureaux (70).b) La banque peut encore prêter “sur la garantie de bois” non encore abattu (84); sur les biens et .l'actif d’une liquidation (84a); sur la construction de navires (85); sur les produits de la ferme, des forêts, des carriàre.s et mines, ou les pro-j dulls de.Ig mer, des lacs et des riviè- _ at de grain de ____________________ntie de la récolte contre une pro-1 (je i e a T 62K C an.S.Liney Carriage F.l Coda.Rapid Co.MA Sm Crown R.«* Det.Un.R’y Dom Bridge Dom C.C o Dom.T.pf Dom.S.(Jo Dom Park.Dom.T C.“ nriv.Goodw.Co •’ priv.Hill.Collie.Holl.Mince Ill.Trac.pd Laur.Com.L.oi W’d C i “ pri v Mac Do.Co.Mackny .- ! ** priv.i Maple L.Mi “ priv! M.» s.-P.*4 priv.j Mtl Cotton ; “ priv.13% Ô3K 94 00% 45 185 100 Mon.Tr Co;.Mnr.Tramj 180 Nor.Ohio.| .Njs S.JkCU 103 “ priv.;.Ofilv.Mill* .“ priv.114 Ont.St.Pro.I .Ott-C.A P- .Penmans.Québec Ry .‘i4‘ t^bawinig.130 ShervriiiW 60 Sma.Woods' .6pa.Riv.Oo | 16 151 ! " priv.65 31% *t.Co.ofC.I 59 *30 “ priv.i».Tor.Ry .'•9% I “ priv.ô!) Tooke Bro 116% " oriv.Tuck.Tob.0 384»64880.92 a 1906 s'^;* , « 4 à 6,212^15102 24^02^82.65 103*666,396.10 1916 .»v.: b i î 7 16^99,131^2 281,434,699.94 J _üe ©Mims Sun Lift of canada SIÉ6E SOa.’iEM'ONTRéAL 1871 va MAC Al TEAV Pré*ident\ 1917 T.B.MACAULAY, Président.) J.C.STANTON (Jeune) Gérant pour la division de Montréal Wr> _ Edifice “Guardian” t Rue Saint-Jacques, Montréal.LES PLACEMENTS EN OBLIGATIONS Le placementides bons ou obligations municipales au Canada, en janvier, d’après un relevé du Monetary Times, de Toronlo, a absorbé $l,ÿ(i!),2â6, en comparaison de $609,-000, en décembre, et $1,909,441 pour le mois correspondant de 1916.En comparant tes chiffres de janvier de l’année dernière avec ceux du mois passé, les placements en bons ou obligations s’établissent de la façon ci-après: 1917 1916 Canada .$1,969,256 $1,909,441 Etats-Unis .2,285,000 3,183,215 Totaux 4,254,256 5,092,656 —«- LES GRAINS A CHICAGO Cours fouirais par la maison “McDougall and Cowans” : Cours Cours d’ouverture à midi Blé-Mai .Juillet.Maïs-Mai .Juillet.Avoine-Mai .Juillet.109 146 1-8 101 1-8 09 5-8 170 5-8 147 102 100 1-8 55 1-8 54 1-8 BOURSE DES MINES Coars fournis pas 1s maison Bryant, Dunn and Co., rue d.-Frun;oi>-Xevicr- No 18, Montre»!.MINES DE COBALT De- Offre, marrie.0f>% Bcuvcr .45 45 L (‘hnmbrrs Frrlaml .Crown Reserve .15 10 :\H Foster ., - e 07 Km- l.alV (Signé) L'Association G.-F.d'é-' b°nDe.M.Vlereck «expliqué qu’il _ songeait depuis quelque temps à duculion d Ontario.a^jr ainsii |e fajt pour éviter (oilt Par Alex.Grcnon, secrétaire.malentendu.r » ITiHf *1 ? wJÊÊÊHMKÊ VOL.Vffl.— No 33 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 FEVRIER 1917 V 1 * 1 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LA PRISE DE GRANDCOURT LA PHASE LA PLUS IMPORTANTE DU COMBAT COMMENÇA SAMEDI SOIR.TROUVE DES MAGASINS DE PROVISIONS A GRANDCOURT.L’ALLEMAGNE ACCORDE UN DELAI LES N AVI It ES NEUTRES AURONT 48 HEURES SUPPLEMENTAIRES POUR ATTEINDRE LEURS PORTS.Paris, 9.—‘Une dépêche de Ma-LES TOMMIES ONT I dri'd au Pe'it Journal dit (pie le gouvernement a'Ucenand a annoncé qu’il accorde un déliai supplémentaire de 4.8 heures aux vaisseaux neutres qui sont en mer pour se rendre à des ports neutres.La première note allemande aux Etats-Unis, annonçant la reprise de la guerre sous-marine à ou rance, disait que les navires neutres en route vers des ports dans la zone Avec les armées anglaiises en France, 8, via Londres, 9.—- Le dernier combat nocturne, livré sur les deux rivets de l’Ancre, a permis aux Tommies de s’approcher de Mirau-monl; l'un des résultats de la rencontre a été la prise de Grandcourt.Il y avait déjà quelque temps que les troupes anglaises multipliaient leurs succès dans le secteur de 'l’Ancre.Mais la phase la plus importante du combat commença samedi soir.„ ., , ., lorsque !es Anglais réussirent à sV | premier ministre Kadoslavodd, de vancer de cinq cents verges sur un j Bulgarie, dans une entievue avec front de trois-quarts de mille après qe corresiJon(jant du “Koelnische avoir fait 200 prisonniers.1 Zeitung” à Sofia, aurait dit que les Cette avance a eu lieu sur la rive événements qui vont se produire ne du blocus, le 1er février, auraient un délai suffisamment long.La note disait aussi que ]es vaisseaux neutres dans les ports de la zone du blocus auraien; jusqu'au 5 février pour partir et gagner la haute mer.Le 2 février.Je gouvernement espagnol a demandé aux puissances centrales une extension de temps pour les navires espagnols, mais aucune dépêche n’a spécifié qu’un te! délai supplémentaire ait été accordé.PETROGRAD SATISFAIT FONDS PATRIOTIQUE'-ET DE LA CROIX ROUGE La grande campagne du Fonds Patriotique et de la Croix-Rouge vient à peine d’être lancée par Son Excellence le duc de Devonshire, que déjà les contributions commencent à aflluer aux quartiers-généraux.Plusieurs donateurs ont décidé, vu les besoins plus grands de EST NECESSAIRE D’EN FINIR l’oeuvre, d’augmenter leurs souscriptions de lan dernier.Ainsi la LA RUSSIE ACCUEILLE AVEC JOIE LA DECISION DU PRESIDENT DES ETATS-UNIS.— IL ,S>' UNE FOIS POUR TOUTES AVEC LE MILITARISME BOCHE.LA PAIX DE PLUS EN PLUS PROCHAINE?Berlin, 8, via Londres, !).nord; la pression depuis se fait sur feront que souligner les succès des la rive sud.I puissances du centre et décideront Dams la nuit de mardi, tes Anglais | probablement de toute ont occupé une longue ligne de Iran-• d’ici à peu de temps.Le correspon-ebée, située à fouest de Grandcourt, dant ajoute qu’il sait que le gouver-et, mercredi, des patrouilles en-1 nement bulgare se propose d’agir Pétrograd, 9.— Le ministère des Relations étrangères a remis la déclaration suivante à la Presse Associée au sujet de ta rupture des relations entre les Etats-Unis et l’Alle-magpe: La décision du gouvernement américain a produit une profonde impression en Russie.Nous étions con-gations comme alliée des puissan-1 vaincus d’avance que les Etats-Unis ces du cçntre.ne toléreraient pas la dernière me- La presse bulgare répète Passer-1 nace de l’Allemagne, mais nous n’en tion que von Hindenburgh et son j apprécions pas moins la promptitu-état-major ont prévu la décision de! de et la façon décisive avec laquelle l’Amérique et en étaient venus à la IM.Wilson a manifesté sa déisappro-conclusion qu’une guerre sous-mari-.bation des opérations sous-marimes ne à outrance donnerait des avanta- teutonnes et sa répugnance à main- ges plus grands que le désavantage la guerre d’avoir les Etats-Unis comme enne-mis.Le journal exprimé Tapinion que l’espoir d’une paix prochaine est UN AUTRE BILLION POUR LA GUERRE voyées dans cette direction vinrent I envers les Etats-Unis selon ses obii- plus grand que jamais.annoncer presque aussitôt que ce .i1 , .—.-.- .— village avait été évacué et que P ennemi se retirait verts Miraumont.Les Allemands avaient abandonné plusieurs positions de tir .avantageuses.Ceci était dû au fait que les Anglais avaient réussi dominer Grandcourt de trois côtés à la fois.Londres, 9.leméntaires d’aujourd’hui annoncent que le gouvernement demandera un vote supplémentaire pour Aujourd’hui les troupes du général,un crédit de 200,000,000 de livres'.Haig ont pris la ferme Bailtescourt, | sterling pour les dépenses de guerre sise Sur la rive nord-de’l’Ancre.| jusqu’au 31 mars, et un autre vote de Les officiers de l’état-major- an-1350*000,000 de livres commepremier lfjf.de la guerre.glais attachent de l’importance à ces - _____ nombreux succès; ils démontrent, dit „ _ .sont-ils, que la déclaration,officiélIV NORVEGE SERA allemande de mardi dernief, prétèsi-é^ lYETkftlWIM Af'fTf?dant que l’ennemi a repris les tran-chées occupées par les Anglais durant la nuit de samedi, est entière-ment fausse.Grandcourt n'a pas souffert comme les autres villages de la pluie d’obus qu’il a essuyée.Les Tommies y ont trouvé des magasina de provisions et se sont payés de copieux diners aujourd’hui, à même les rations des soldats allemands.Ceux qui ont été faits prisonniers ne donnent que peu de détails Sur la rupture des relations -diplo- tenir des relations amicales avec une nation qui ignore les principes élémentaires de la civilisation et de l’humanité.Quelles que soient les conséquences ultérieures die cette rupture diplomatique, F Allemagne a enfin appris qu’en irecourant encore à ses méthodes elle soulèvera l'hostilité ouverte du monde civilisé.Il est impossible pour une des nations belli-• gérantes, si confiante snit-elle dans la justice de sa cause, de rester in- Les journaux par- verserhent sur la somme nécessai re pour l’année finissant en mars, .,ra:pprobati(m QU à ,a dé.Le gouvernement présentera un ! ^approbation d’un grand pays ncu- projet de loi à la Chambre des com-j ______„ mîmes, lundi -rochain, pour la sus-1.our oe.nou.s ,ne pouvons pension des grands jurés d’ici à ia!ll0p proclamer c°mî)*ein nous som-4- - - ^ 1 îmes satisfaits de ta decision prise LA PERTE DES MATELOTS NORVEGIENS.Christiania, via Londres, 9.— Il UNE RIXE ENTRE SOLDATS ET ITALIENS UN JUIF EST BLESSE D’UN COUP DE BAÏONNETTE.ipar le président américain.Partout où des hommes combattent pour le ' triomphe du droit et de la justice, la j décision des Etats-Unis affermira Iles courages et la conviction qu'il est nécessaire d’en finir une fois ; pour toutes avec le «liLÜarisme allemand et ses atrocités, Trois soldats de la compagnie jui- SOLDAT BLESSE A VALLEYFîELD A Valleyfield, hier matin, le sol-aux vaisseaux torpilles pari Jack Adamchock, a reçu une balle .t-egault, du liataillon compo-ans l'océan arctique, et aussi (]ans le poumon gauche.A l’hôpital , sitei a été grièvement blessé par un matiques entre les Etatsi-Unis e; j’Aillmiagne ; la nouvetle ne vient ([ue d’etre connue sur le front allemand.A la ferme Baillescourt, les Anglais ont capturé un officier ei quatre-vingts hommes du 85e d’in- fanterie allemande.Fe plupart sont; , P[t lde d, Hambourg et parlent l’anglais^ ^.^Sllrs do c couramment.Un d’entre eux., parlant de la rupture entre i’iAUemagne et les Etats-Unis, a fait cette remarque ; —'Cola ne nous importe peu que telle pu telle puissance entre en guerre contre nous.Pour moi, la guerre est finie, et plus vite elle le sera, mieux ce sera.' , j \J X .7 O VJ X VICX V *3 'VX V- X CX V- V, ill Cl XXXV/ J XX X appert que ’1 Allemagne a prévenu la \ ve e{ tfeux Italiens se sont battus, Norvège de son intention de la de- Bjer soir, à coups de revolver et de dommager pour les pertes de vue des.baïonnette, à l’angle des rues Saint-matelots norvégiens qui apparie-j Urbain et Craig, et un des soldats, n a lent aux vaisseaux torpilles pur Jack Adamchock, a reçu une balle die dans l’océan arctique, et aussi • dans le poumon gauche.A l’hôpital ption Fairbanks-Morse a souscrit §15,009 à la section de Montréal, contre §10,000 l’an dernier; la Dominion Steel Corporation a porté sa contribution de §5,000 à §15,000; l’ho-tel Windsor a souscrit §1,200, soit $200 de plus qu’en 1916, et M.James Rogers vient d’envoyer son chèque au Fonds pour §1,000, alors qu’il donnait seulement 8100 l’an dernier On s’attend à de fortes souscriptions de la part des banques et des grandes compagnies ainsi que de la ville de Montréal ; lundi prochain, M.U.H.Dandu-rand, accompagné d’une délégation de 12 citoyens de langue française et de douze citoyens anglais, se présentera à l’hôtel de ville pour demander à nos édiles de renouveler et même d’augmenter leur don de la dernière campagne.Le comité du “jour de salaire” est fort occupé de ce temps-ci à expliquer aux ouvriers le fonctionnement et l’oeuvre du Fnods patriotique et de la Croix-Bouge, pour les encourager à donner une journée de salai re.M.McConnell, qui en est le, chef, s’est assuré les services des bon.Raoul Dandurand, C.P.Beau-bien, J.M.Wilson, de M.Joseph Archambault, M.L.A.David, C.R., MM.Paul Lacoste et Alphonse Racine.Les capitaines avec les membres de leurs équipes respectives se mettent en campagne dès aujourd’hui pour la collecte à travers la ville, et d’ici à vendredi prochain, ils vont individuellement faire appel à la générosité de tous les citoyens pour venir en aide aux familles de nos soldats, aux blessés dans les hôpitaux et aux prisonniers de guerre.(Communiqué).LA RARETÉ DE CERTAINS ARTICLES LE GOUVERNEMENT PRENDRA-T- IL DES MESURES POUR FAIRE FACE A LA SITUATION.V.- .,- -0-.- par un les deux baleaüx coules dans Général, on considère son état gra-j chassè-neige du Grand-Tronc qui ! le frappa et le renversa sur la voie USINES MENACEES DE DESTRUCTION VN INCENDIE A LA CANADA CAR DE K IN (ISLAND.la mer du Nord.Lve, Ces différents cas oint donné lieu) 'Selon l’histoire racontée par un ! ferrée*, à de longues négociations.L'Allema-.des soldats, Adamchock, Kabul) et j , gne cependant, tout en payant ses de- Bursoff marchaient paisiblement * tut ram®ne en cette ville dans gà'ts, ne veut pas admeittre.ni laisser rue Saint-Urbain, lorsque devant un fourgon à bagages.croire qu'elle a violé la loi inter- l’immeuble de la Montreal Light, -*- nationaJe et déclaire clairement qu’un Heat and Power, deux Italiens s’aide considéra- menèrent et commencèrent à se dire tion par les familles de ces matelots de gros mots.Un des Italiens, Toni ont pu seules lui inspirer celle pen-j Colangelo, sortit un pistolet et à sée humanitaire.(bout partant visa un militaire qui La crise énervante, toujours prête I fpmba baignant dans son sang.Les - • -jBt gç jouer au.deux autres militaires arrêtèrent I I- FONDS PATRIOTIQUE CROIX ROUGE IL FAUT AU MOINS $13,500,000 DU CANADA EN 1917, DONT AU MOINS $2,500,000 DE MONTREAL Combien souscrirez-vous ?¦ Votre don permettra : 1.De secourir les familles des soldats.2.D’hospitaliser les blessés.3.De nourrir nos soldats prisonniers.RENOUVELEZ ET AUGMENTEZ VOTRE SOUSCRIPTION Chaque sou, chaque dollar, chaque don, nous rapproche de la victoire finale Si votre souscription n’est pas sollicitée par les équipes de zélateurs autorisés, envoyez-la au TRESORIER HONORAIRE DE LA CAMPAGNE CONJOINTE DU FONDS PATRIOTIQUE ET DE LA CROIX-ROUGE 303, édifice Drummond.MONTREAL Grande démonstration patriotique AU tour de la situation politique, est ^Ren tandis que son compagnon se maintenant passée et le cabinet ne L’agresseur a reçu un coup scéa pas reconstitué.Ce qui eût pu «je baïonnette a la figure au cours metire le feu aux poudres était Tin- ae la ume- sis'tanoe de plusieurs journaux par- Lorsque les agents de> police sont fis ans à réclamer Téloignement de arrives, ils ont fait venir les ambu- certains ministres New-York, 9.gons chargés de munitions et de alU’SieUrs tonnes d’explosifs pour les Alliés ont failli être détruits par un incendie qui éclata à la suite de deux ruptures dans la tuyauterie de la Cie Standard Oil, iuiis les prairies d’Hackensack, près de Secansus.Le feu faisait rage précisément de Kingsland, N.J., où sont les usines de la Oie Canada Car and Foundry et où une récente explo- lances, Je militaire a été conduit à l’hôpital Général et l’Italien à l’hôpital Notre-Dame.Ce dernier a comparu ce matin devant le magistrat sous l’inculpation de tentative de meurtre ; il a nié sa culpabilité.L’autre „ .I Italien est encore au large.M.Robert Borden a L’enquête a lieu cet après-midi à LES TRAVAUX DU PORT DE ST-JEAN Ottawa, 9.Une filée de w» annt>noé llier d111' lc contrat l’hôp'itaï l nc luce ac w«;jdii Norton Griffiths pour les travaux, du porj de Saint-Jean a été annulé | et qu'un nouveau a été aussitôt rédigé pour ne pas retarder ccs travaux vaux.A LA POLICE Pour avoir pénétré par effraction dans l’hôtel Victoria, silué au No 3 rue Windsor, un nommé Louis ment dans les cours des Cies de j immédiatement arrêté, chemins de fer Delaware, Lacka-| Un autre individu, nommé Wil-anna and Western et West Shore i liam Murphy, demeurant 37 rue and Frie, où les wagons de muni- Kemp, a volé une certaine quantité lions étaient alignés prêts à être j de cuivre appartenant à la compa-expédiés.gnie du Pacifique Canadien.Arrê- Les pompiers el les employés de té par la police et conduit devant le magistrat, il a nié énergiquement sa culpabilité.Quelques autres individus, pour la plupart des habitués de la Cour de police, ont aussi été arrêtés pour différents petits délits sans grande i importance.la Standard Oil obturèrent les soupapes de sûreté de la tuyauterie, situées à 12 milles plus loin, et les employés de chemins de fer mirent les wagons à l’abri.Par un travail ardu, Ton put maîtriser les flammes.OUVRAGES DE L’ABBÉ CHARTIER Beaucoup de nos clients nous réclament les ouvrages de notre collaborateur.Le premier volume, Pages de combat, est aujourd’hui à peu près épuisé.On devra s’empresser, si poste.La récente plaquette du même auteur, VArt de l’expression littéraire, se vend 40 sous Tunité franc de port, et $4.00 la douzaine plus les frais de poste.La brochure, destinée aux collégiens d’abord, rendra service à plus d’un membre du grand public.On sait l’accueil que lui a fait l’abbé Groulx, l’un de nos meilleurs écrivains.Pour les commandes s’adresser à l’auteur, 185, rue Saint-Denis, ou aux bureaux du Devoir où Ton se charge de les transmettre.Nos abonnements Noua remercions nos nombreux abonnés de la complaisance qu’ils ont apportée à solder leur noie d’abonnement, ainsi que nous les en avions pries.Depuis quelques semaines, il ne s’est pas passé de courrier que nous ne recevions des règlements de tout genre.Nous avions décidé de rayer de nos listes, le 1er février, tous ceux qui auraient des arrérages de plus de trois mois.A la demande de plusieurs qui nous ont témoigné de leur bonne volonté en acquittant partie de leurs notes en souffrance, nous prolongerons jusqu’au premier mars le délai que nous avions d’abord accordé.Nous mettrons le nouveau règlement en vigueur !e 1er du mois prochain.Avis aux retardataires.A compter du 1er mars, tous ceux dont les abonnements auront trois mois d’ar-rèrage seront retranches de nos listes, à moins d'une entente particulière, dans chaque cas, entre l’administration et l’abonné.Les frais de perception de plus en plus élevés, les retards apportés par certains au règlement de leurs notes, nous contraignent de prendre cette mesure, dont ne souffriront pas nos abonnés réguliers et de bonne volonté.Ottawa, 9.— L’industrie canadienne et, en dernier ressort, le consommateur canadien, font face à une situation grave causée par la rareté de certains articles, en grande demande dans le pays.Le cuir est devenu de plus en plus rare, depuis quelque temps, et les cordonniers et tous ceux qui emploient du cuir, s’attendent à ce que le gouvernement fasse quelque chose pour remédier à la situation qui est faite à cette industrie.La situation est tout aussi sérieuse au sujet de la laine et la rareté des piècevS de machines, de l’acier pour outils, de Tétaim en feuille, des câbles d’acier et d’un certain nombre d’autres articles, augmente de jour en jour.Ces articles étaient autrefois importés d’Angleterre et la réduction du nombre des transports anglais , diminue d’autant l’importation.Le cuir et les laines cependant 1 nous viennent d’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Là encore tout le mal vient de ce que ces pays ont considérablement réduit leurs exportations.MM.F.N.Beardmore, de Montréal, et E.1.Davis, de Newmarkett, ont vu hier sir George Foster pour lui demander de faire des efforts pour que le Canada puisse recevoir le cuir dont il a besoin.Au nom d’un grand nombre d’intéressés dans l’industrie et le commerce des cuirs, iis ont représenté au ministre combien sérieuse est la situation.Le cuir pour fabriquer les bottes, les chaussures et les souliers est rendu à un prix inabordable, et ie cuir sera encore rare au Canada une fois la guerre finie.On comprend que l’on se propose de faire face à la situation et de l’améliorer si c’est encore possible.TENTATIVE DE MEURTRE ET SUICIDE MONUMENT NATIONAL CE SOIR A 8 HEURES 30 Sous le haut patronage de Son Excellence le Duc de Devonshire, gouverneur général du Canada Et sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le programme comporte des chants patriotiques par des artistes canadiens-français et des discours par le gouverneur général du Canada, M.Victor Morin, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste, Sir Herbert Ames, l’honorable Raoul Dandurand, et M.Edouard Montpetit.L’ENTREE EST GRATUITE L’orchestre sera réservé aux dames ou demoiselles seules ou accompagnées Tous les autres sièges, sauf les baignoires, seront réservés aux messieurs (TENUE DE VILLE.) Diogène cherchait des hommes.En ci temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.Il v a des hommes, aujourd’hui UN DRAME A NEW-YORK New-York, 9.—Un riche marchand de coton, M.Soi Friedman, vers les 8 heures, hier soir, comme i! était à se préparer pour un grand dîner, a été tiré à trois reprises, à son domicile 8-est, 80ème me, par Balie P.Gantreile président de la Cie Cantrele Clothing, domicilié 3-ouest, Même nra M,.Friedman n’a ôté que legere- I ’ ATTJTIjnC ment blessé.L’agresseur, voyant sa tentative •d’assassin.a'.ralèe, se brûla la cervelile sur-le-champ, ,La cause de cet incident serait une lourde perte financière que Cantreie imputait à sa vie nne.M.Friedman a lui-même déclaré au coroner Riordan que Cantrele Tava'it depuis lon@te.mpis en grippe et méditait cot.e.vengeance.DE L’ESPAGNE LES MINEURS DE FERNIE Fcrnie, 9.— Les ouvriers des minières de Fernie, Michel, Carbonda-le et Hilicrest, ont accepté, à une majorité de treize cents voix, l’arrangement fait dans le but de bâcler définitivement la question des salaires.Paris, 9.— Une dépêche de Madrid à l’agence Radio, porte que le ministre espagnol des Affaires étrangères, en répondant à la note que le président Wilson a adressée à tous 'les j pays neutres, a remis à Tamibassa-deur des Etaés-Unis, M.WiMard, une copie de la iréponse de TFspagine aux puissances du centre.Le ministre a ajouté que dans 'les circonstances présentes, l'Espagne ne pouvait prendre aucune autre attitude que celle quelle a définie à TAl'Iemagne.La réponse de l'Espagne à TAulri-che-Hongrie est pratiquement identique à celle envoyée à Berlin, la j geôle différence consistant peul-èüre i dans la phraséologie.FEUILLETON DU DEVOIR M.Aiguepene Roger Dombre.LES JOIES DU CÉLIBA T 33 (,Suite.) Votre malle’?Une valise, mademoiselle.11 sera facile, je pense, de l’envoyer chercher.Ni auto, ni tramway, ni calèche, ni même une carriole à la gare.En ne vous fixant pas le jour et l’heure de mon arrivée, je désirais vous éviter un dérangement, et j’aboutis au même résultat.Veuillez m’excuser, je vous prie.Alors, je l’emmène au jardin; là, sous les tilleuls qui embaument, je lui dis, aussi doucement, aussi délicatement que possible, voire étourderie, —- oui, c’est le mot, — l’impossibilité où je suis de le recevoir à la Gai Hard ière, mon profond regret de cette expulsion, vu l'attrait qu’il m’inspire.A mesure que je parle, le pauvre garçon, si joyeux quelques instants avant, change de visage; et, tout de suite, la voix presque basse, il répond : — Vraiment, mademoiselle, je n’ai pas de chance.Plus de famille ! Mon père, que je vénérais, m’avait communiqué pour M.de Génissé l’affection qu’il lui portait lui-même.Sans m’inquiéter si mon parrain était riche ou pauvre, je m'oriente vers les Criques.J’oubliais, dans mon exubérance de jeune homme, que certains bonheurs ne sont pas toujours partages.Bien que je me sois fait petit, le moins bruyant possible, je gênais parrain, un excellent homme cependant, mais habitué à vivre seul.avec scs tableaux.Il m’eût aime sans doute si j’avais remplacé une complaisance sincère par un enthousiasme délirant pour la pein- ture.Je ne sais ni ne veux feindre, mademoiselle; et mon bon vouloir, mon affection, mes récifs de voyage, ma vie de soldat, mes travaux, mes rêves d’avenir, mes idées sociales, n’ont ni attaché à moi, ni intéressé M.de Génissé.Je restais auprès de lui, cependant, mais la patience de mon parrain était à bout, et, peu après le malheur du Chardin, il a saisi le premier prétexte venu pour m’expédier ici.Je vous connaissais, mademoiselle, par les éloges de M.de Génissé, j’ai cru que ce voyage était chose convenue entre vous, cl j’arrive.pour trouver un accueil bien différent de celui des Criques, mais aussi pour constater, avec raison, que je suis un intrus.Il a l’air très malheureux; je suis plus malheureuse encore.Toutefois, ce n'est pas l’heure de faire du sentiment.Vu l’approche de la nuit, la brebis ne tardera pas à rentrer; inutile qu’elle entende mes démêlés avec le loup.—Ecoutez, mon ami, vous ne pouvez repartir ce soir.Le docteur Berlier vous donnera une chambre avec plaisir.Allez tout droit, et arrêtez-vous à la première maison du village, à gauche.Demain, j'irai causer avec vous.Au revoir! De retour au salon, je m’absorbe dans des réflexions profondes.Def, lèvres, soudain, se posent sur mon front.—La vilaine maman qui n’entend pas rentrer sa fille I C’est Ulpha! Idpha rieuse, les yeux brillants, fraîche comme une rose des haies.Elle enlève son chapeau, prend un tabouret, s’installe devant moi, me regarde en silence.¦—Eh bien, ton diabolo?—Ça n’a pas marché tout seul.Au début, on me croyait un peu sorcière.Ça marche à présent.Thérèse Bizet tient le record: Dieu lui doit une compensation à cette pauvre petite boiteuse!.L’institutrice est fort contente.Moi aussi.de la joie des autres.Mais un après-midi sans vous, c’est très long, maman.(Nouveaux baisers.sur mes mains, cette fois.) Aussi, pour vous revoir plus vite, laissant le chemin des prés, je suis revenue par la route.Là, rencontre d’une bicyclette, poussée, comme un cercueil, par un beau jeune homme mélancolique.Quand je dis beau, c’est pour faire du roman: il n’est pas beau.Mélancolique?Oh! oui, On dirait un saule pleureur ambulant.Regard, salut.11 salue très .bien.Je riposte par tout ce que j’ai de plus Lindau, afin de vous faire honneur, Marise maman (nouveaux baisers).Ce doit être un poète, un jeune veuf.Je prends mon parti: —Non, c’est un célibataire, un médecin dont je t’ai parlé: Robert II, le filleul de Robert de Génissé.Ulpha se lève d’un bond.Robert II! M.Chevannes! Le filleul de.! Si triste!.Et où vont-ils ainsi, lui et sa bicyclette?—Chez le docteur Berlier.—Il le connaît donc?—Entre confrères, on n’a pas besoin de se connaître, dans un village dépourvu de ressources, comme le nôtre, pour demander un repas et un lit.Robert II est venu me donner des nouvelles de Robert 1er; je lui ai conseillé d'aller voir le docteur, et, demain, sans doute, il repartira.—Pourquoi ne pas le garder, maman?—Parce que, immédiatement, les bonnes femmes transformeraient M.Chevannes en épouseur.Or, son parrain a des idées,,.Fa m’interrompit avec son impétuosité ordinaire: —Moi aussi, j’ai des idées.Maman, ne baissez jamais le pont-levis de notre château.Nous sommes si bien ensemble!.Oh! Oh! Voi- là Domice.Ecoutez! Ecoutez! D’une voix de fausset, Domice chante à tue-tête: J’ai rencontré l’un étranger Qui paraissait du noir broyer, Et trimballait sa bicyclette Tout comme une pauvre brouette, i Je lui ai fai zun grand salut i Qu’il m’a tout aussitôt rendu, ' En trimballant sa bicyclette Tout comme une pauvre brouette.I Fous rires.Nouvelles expli.m-j fions.Puis, le visiteur est oublié, j Do parle de ses devoirs; Fa, de son I diabolo.Après dîner, ils s’achar-! nent à deviner des rébus, se disputent, se réconcilient.Maintenant, ! ils dorment.Et je vous écris, | mon cher Robert, espérant que, dc-J main, à cette heure-ci, ma plume tracera les mots tranquillisants : j “Il est parti!” i Lc 3.— .Il n’est pas parti ! I Quand j’arrive ce matin au villa-j ge, le docteur Berlier m’apprend que ! son hôte visite l’église.Et le voilà lancé dans l'éloge de “ce jeune | homme: puils de science, causeur parfait, charmant garçon”, etc., etc.—Oui, je sais.Quel train prend-il?Mon vieil ami lève les bras au ciel.—Ah çàl vous ne supposez pas que je vais renvoyer un confrère pareil.J’ai deux ou trois cas intéressants et embarrassants à lui montrer dans le pays.Je complais faire venir, la semaine prochaine, un médecin de la ville, mieux vaut profiter de cette occasion pour.J’ouvre la bouche, il reprend très vite: —Ne vous inquiétez pas; c’est assez loin.Et puis, que diable! vous exagérez les choses.M.Chevannes n’enlèvera pas votre nièce: il n’a pas d’auto à sa disposition!!!.—Je ne veux pas leur donner le temps: à lui, de s’éprendre d’elle; à elle, de s’éprendre de lui.Le vieux docteur se re'biffe; on croirait que j’attaque son fils.— Votre nièce pourrait faire plus mal que d’épouser ce garçon-là; un garçon charmant (l’éloge recommence à peu près dans les mêmes termes), un garçon d’avenir, ayant déjà une belle fortune, un parrain.Je m’impatiente: —Un parrain qui peut avoir d’autre rêve que.—Alors, pourquoi envoyer ici M.Chevannes?A SUIVRE 12 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 FEVRIER 1B1T VOL.VIH.— Nd 33 Le temps qu’il (era VenU violents du nord-ouest, beau et très froid.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .14 Même date Tan dernier .15 Aujourd'hui minimum .8 Même date l'an dernier .5 BAROMETRE : 8h.a.m., 2948 a.m., 2930; Ih p.m., 2935.llh DEMAIN, SAMEDI 10 FEVRIER Sainte-Scholastique, vierge.Lever du soleil .7.10 Coucher du soleil.5.19 Lever de la lune.9.13 Coucher de la lune .8.24 Dernier quartier de la lune, le 14, 8 heures 59 minutes du soir.LES AUTOBUS WASH|NGT(,N GQNT|NUE QUI PRENDRA ONT GAIN DE CAUSE LES INSTITUTEURS NE SONT PAS PAYES CEXT QUATRE-VINGT-DIX DES INSTITUTEURS D'D T T A W .1 N'ONT PAS REÇU LEUR SALAIRE POUR LE MOIS DERNIER.Ottawa, 9.— La Commission scolaire n’ayant pu obtenir -de l’argent de la munk'ipailitc d’Ottawa sur les taxes de 1917 se trouve actuellement dans l’impossibilité de payer les instituteurs, et 190 environ de langue anglaise comme de langue française n’ont pas reçu leur salaire pour le mois dernier.Dans une lettre adressée à tous les instituteurs, M.Sam.Genest, président de la Commission scolaire, annonce que la commission ne peut payer les salaires pour le mois dernier.“.le dois vous rappeler, dit VI.Ge nest, que si ce n’était l'injonction McKell, la Commission pourrait fa cüement trouver l’argent nécessaire pour payer les salaires et entrepren dre les améliorations requises pour l’instruction des enfants.“Si l’injonction McKell n’eût pas existé, la commission aurait pu facilement se procurer l’argent nécessaire mais dans la situation actuelle elle ne peut compter que sur les avances de la ville, la municipalité de son côté exige avant d’avancer de l’argent que la Commission lui permette de percevoir ses taxes et en fixe Iç taux.” On nous assure que les différents comités de la commission travaillent activement à l’alignement de ces chiffres et que dans quelques jours probablement la municipalité sera en état d’avancer l’argent demandé.Une grève des instituteurs ne parait donc pas imminente comme le laissent croire certains journaux, puisqu’il ne s’agit que d’un peu de patience.” CONFIRMATION D'UN JUGEMENT DE M.DEMERS REJETANT UNE DEMANDE D’ANNULATION DE LA FRANCHISE DE 10 ANS CORDEE PAR LA VILLE A CIE DES AUTOBUS.AC- LA H ATTENDRE La violation stricte des droits des Américains est établie, mais les Etats-Unis ne veulent pas agir avant qu’un acte d’hostilité manifeste ne se produise.dix ans accordée à la pour rétablissement d’autobus dans cerlai-désignait ta charte de LE RENDEMENT DE LA “U.S.STEEL” CE QUE POURRAIT FAIRE CETTE COMPAGNIE EN CAS DE GUERRE.New-York, 9.— La U.S.Steel Corporation pourrait produire annuellement en temps de guerre une quantité de matériaux de guerre d’un tiers plus grande on valeur que celle de toutes les fabriques allemandes, a déclaré M.Elbiert H.Gary, président de la compagnie.Et toute cette quantité pourrait être mise à la disposition du gouvernement en cas de nécessité.M.Gary a dit que le rendement mensuel de la compagnie est “pratiquement illimité’’ en ce qui concerne les plaques blindées, les obus de l’armée et de la marine, les torpilles marines et autres morceaux d’acier pour les canons de fusil et les affûts, etc.La compagnie fabrique également d’énormes quantités de fil de fer barbelé et autres genres, des plaques d’acier pour navires et matériaux de construction de navires, de zinc et de cuivre pour les cartouches et les caissons, comme également du benzol, du tuluol et de l’acide sulfurique, qui entrent dans la fabrication de la poudre et des explosifs.ON FORTIFIE NEW-Y0RK UN FORT A DOUZE FORT HANCOCK.MILLES DU New-York, 9.— Les autorités américaines feront construire incessamment une chaîne de fortifications autour de la ville, afin de parer à toute attaque possible du côté de la met*.Le premier fort s’élèvera a Rockaway Point, à douze mil-ies du Fort Hancock, à Sandy Hook, du côté opposé de la Baie de New-York.Le fort de Rockaway Point couvrira une superficie de 312 acres, il •era muni de batteries très puissan-Irr.composées de quatre canons de siege de six pouces et de deux de seize pouces.Les ingénieurs militaires croient qu’avec les deux forts de Rockaway loud et de Hancock, la ville de New-York échappera pratiquement a tout danger de bombardement (1 une flotte ennemie que ces batte-i h s tiendront à distance.LES MARINS TEUTONS AUX ETATS-UNIS ILS POURRONT DESORMAIS QUITTER LEURS NAVIRES.New-York, 9.— Les officiers et marins de l’équipage des navires marchands allemands immobilisés dans le port depuis le common.•(•-ment de la guerre, pourront désormais quitter leurs navires chaque jour, d’après certaines restrictions.Chacun devra être muni d’un passeport spécial, signe par le commandant du navire, à condition de rentrer avant minuit le même jour.Depuis la tension des relations diplomatiques avec T Allemagne, les marins allemands avaient été forcément retenus à leurs navires.La Cour de revision, composée des juges Archibald, Fortin et Guérin, vient de confirmer à l’unanimité un jugement de M.Demers, prononcé le 28 mai 1913, et rejetant une requête de M.William George Maxwell Sheppherd, dirigée contre la ville de Montréal et la Compagnie canadienne des autobus.Cette rc-guète demandait l’annulation d’une franchise de compagnie d’un service nés rues que la ville.-e 10 mai 1912, le conseil municipal adoptait un règlement concernant rétablissement et le maintien de lignes d’autobus dans la ville de Montréal ; le 14 août de la même année, sur recommandation du bureau des commissaires, il adoptait une résolution approuvant un certain contrat pour une période de dix années, entre la ville et la Compagnie des autobus.Le 22 août, ce i contrat était signé.M.Sheppherd présentait ensuite devant tes tribunaux une requête demandant que ce contrat et 1 résolution du conseil fussent déclarés nuis, illégaux et ultra-vires, parce que toutes les formalités n’auraient pas été suivies.La Cour supérieure rejeta cette requête et M.Sheppherd inscrivit en révision.Après quatre ans, ce tribunal vient de confirmer Je premier jugement rendu par le tribunal inférieur.La cause avait été suspendue jusqu’ici parce qu’une autre cause semblable quant au but que se proposait le demandeur, un M.Robertson, allait d’appel en appel jusqu'au Conseil privé.Partout ta ville et la compagnie des autobus eurent gain de cause.Cette cause de Robertson contre la ville et la compagnie des autobus a passé par la juridiction de tous les tribunaux du pays, Cour supérieure, puis Cour d’appel, én sautant par-dessus la revision.La Cour suprême fut saisie de t’affaire et sc prononça confirmant tous les jugements rendus jusqu’alors et donnant gain de cause à la ville et par conséquent à la compagnie des autobus.Un appel fut demandé puis refusé an Conseil privé.A la suite de ce refus, la Cour de revision a procédé à l’audition de la cause de Sheppherd.et ce malin elle confirmait avec dépens le jugement de M.Demers.Me Carneau représentait M.Sheppherd, Me Basai l'Ion, la compagnie des autobus, et Me .1.L.Archambault, la ville de Montréal.C’est Me Archambault qui avait représenté la ville dans l’autre cause de Robertson contre les mêmes parties, défenderesse et mise-en-cause.AUTRES JUGEMENTS Le même tribunal s’est prononcé dans les causes suivantes : Hurteau Williams - YVudowsky, confirmé, frais contre les demandeurs ; Boston Varnish Co.-Véronneau, D'” -n;é avec dépens ; Daine Plouff : vir.contre Lapierre, renversé avec dépens ; Cadillac Motor contre Goudron, renversé avec dépens.Plusieurs autres jugements seront prononcés au cours de l’après-midi.LTNCIDENT GERARD-BERNSTORFF SEMBLE CLOS Washington, 8.— préliminaires reçus riat (L'Etat, au sujet commerce coulés rapports le secréta-navires de sans avertisse- Lc s p aides LA CAMPAGNE EST OUVERTE SIR HERBERT AMES DEFINIT L’OEUVRE ET LES RESOINS DU FONDS PA TRIOTIQUE.ment par les submersibles teutons, ( tablissent la violation stricte des droits des Américains, Cependant, le gouvernement attend qu’un acte d’hostilité plus manifeste le force à agir.On rassemble des renseignements touchant tous les vapeurs détruits, et l’on affirme officiellement que jusqu'à présent la si.nation n’a pas changé.E attention se porte en particulier sur le rapport disant qu'un maieiot américain a perdu la vie, hier, lors de la destruction du vapeur anglais Turino, et sur le cas du California, coulé sans préavis, mercredi, avec un Américain à bord.Poursuivant la politique d’éviter tout motif de froissement, M.YY’ii-son a au orisé ia 'déclaration qu’on ne confisquera pas, même en cas de guerre, les dépôts dans les ban.ques, les navires marchands et autres propriétés appartenant à des étrangers C’est une confirmation d’n uc ci! an se du Irai é prfisso-amé-ricain de 1828, bien que cette convention n’ait pas été ratifiée.!U.GERARD PARTIRA SAMEDI Berltin, 8, via Londres, 9.—(L’ambassadeur Gérard et son personnel quitteront probablement Berlin, samedi soir, bien que 'la date n'ait pas encore été définitivciment fixée.On croit qu’il voyagera par voie de la Suisse, On a laissé M.Gérard libre de quitter Berlin samedi ou dimanche, et il a e.u tôt fait de jeter le dévolu sur la premiere date.On a pratiquement terminé aujourd’hui toutes les mesures relatives au départ de l’ambassadeur et son personnel.Les délais proviennent du nombre de passeports qu’il a fallu remettre et de l’absence de nouvelles touchant von Bernstorff.Les représentants de l'ambassade jouiront des_ privilèges diplomatiques à la frontière; et on examinera le bagage des autres avant le départ de Berlin, de sorte qu’il ne surviendra aucun retard à la frontière.Un convoi spécial va quitter Berlin samedi soir, à 8 heures et 10 minutes, pour la Suisse, par voie de Bâle et de Berne.Le groupe d’Américains se rendra ensuite en Espagne, d’où M.Gerard va s’embarquer à bord du premier navire qv.i va lever l’ancre pour les Etats-Unis.L’ancien ambassadeur sera accompagné de presque tous les attachés et secrétaires d’ambassade et membres du service consulaire américain, sauf quelques-uns qui ont reçu l’ordre de passer par la Hollande et les pays Scandinaves, et de la plupart des correspondants américains.Le train contiendra environ 200 personnes.BERNSTOIRiFF SE METTRA EN ROUTE LUNDI Berlin, 8, vià Londres, 9.— Le gouvernement allemand a été bff;-ciel.lemen; informé aujourd’hui, par ¦l’anibas'isa'deur espagnol, que le comte von Bernstorff s’embarquera pour Halifax, lundi.Les Américains, qui s’étonnaient de ce qu’on n ait pas encore annoncé le départ de M, Gerard, sont grandement soulagés, car ils espèrent que M.Gerard quittera Berlin d’ici à quelques jours.DECLAMATION AU SUJET DE M.GERARD Washington, 9.— M.Lansing a permis aujourd’hui qu’on publie la déclaration suivante: “J1 me répugne beaucoup de croire que le gouvernement allemand retient intentionnellement l’ambassadeur Gerard à Berlin, sous quelque prétexte que ce soit.Je serais très surpris s’il avait tenu cette ligne de conduite.” On a fait remarquer que la détention de l’ambassadeur est absolument sans justification au point de vue de la loi internationale.On n’a pas reçu de message de M.Gerard, soit directement par Copenhague, soit par l’entremise de l’ambassadeur espagnol à Berlin, depuis le 5, à 7 heures.Jusqu’ici, on n’a signalé l’arrivée d’aucun Américain à Copenhague, cette semaine.M.WILSON SE TIENT AU CAPITOLE Washington, 9.— M.Wilson se propose de se rendre fréquemment au Capitole et aux divers départements désormais, quand il désire obtenir promptement des renseignements ou agir au sujet des mesures de législation.On a annoncé officiellement aujourd’hui qu’il n’y a pas lieu de s’étonner ou de s’alarmer si le président va soudain au Capitole à toute heure du jour ou rend visite à un ministre.Vu les nombreuses dispositions à prendre, M.Wilson estime que convoquer à la Maison Blanche l’homme désiré prendrait trop de temps.11 consacre pratiquement toute son attention à l’étude de la situation étrangère.LE NEGRE DU “TURINO” EST UN CANADIEN YY’ashington, 9.—- Suivant un rapport du consul Frost, George Washington, te noir qui a péri au cours de la destruction du “Turino” est “apparemment” un sujet britanni-que.On dit qu’il est né en Alberta, Canada.RECRUTEMENT POUR LA FLOTTE AMERICAINE Washington, 9* Les agents recruteurs de la marine ont reçu instruction d’enrôler immédiatement 25,000 hommes.En temps de paix, il doit y avoir au moins 74,000 marins, au cours des mois d’hiver, on constate que l’effectif est de 58,000.Si la guerre se déclare, la première action du président sera de donner des ordres pour enrôler le maximum des hommes, soit 87,000 hommes.On est «à organiser dans le département de la guerre, un corps d'officiers de réserve.On a aujourd’hui même publié un communiqué qui dit que tous les hommes qui sont aptes au service ne devraient pas hésiter à s’enrôler, en prétextant qu’ils n'ont aucune expérience technique dans le métier des armes.LES PROCEDURES ?ATTA- MUNl DANS L HUISSIER A UDIENCIER CUE AU CONTENTIEUX CIPAL REFUSE D’AGIR L'AFFAIRE DE BORDEAUX ON OUVRE LES SOUMISSIONS SUR LES FAMEUSES BALAYEUSES AUTOMATIQUES.Où Acheter Demain
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