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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 18 octobre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-10-18, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 18 octobre 193S REDACTION CT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRi-DAMI MONTREAL TELEPHONE.1241* SERVICE DE NUIT : Administration :.H Arbour ’241 Rédaction.367» G*""* :.4897 LE DEVOIR Diractaur-gérant: Ceorget PELLETIIR FAIS CE QUE DOIS Rédactaur a* cHaf: Omar HIROUX VOLUME XXVI — No 241 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.01 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 Pourquoi les journaux parlent surtout de l’Angleterre, de la France et de l’Italie Coup d’oeil sur la situation extérieure — “Le Canada est un pays Ht A P • ?1 t 1 Ame nque Seuls, jusqu’ici, ^Ethiopiens et Italiens ont échangé des coups de fusil.Jetez, pourtant, un coup d’oeil sur les journaux de ce matin, vous verrez qu’il y est beaucoup plus question des difficultés italo-britanniques, des divergences d’opinion entre Anglais et Français, que du duel italo-éthiopien.Cela s’explique.Si l’on ne se battait qu’en Afrique, les conséquences, immédiates du moins, ne seraient pas extrêmement considérables pour le reste de l’univers, tandis que si le conflit s’étend, si l’incendie gagne l’Europe proprement dite, nul ne peut prédire quels en seront les résultats définitifs.A l’heure actuelle, la flotte anglaise occupe la Méditerranée.L’Amirauté a massé dans la mer latine de formidables effectifs, tandis que l’Italie débarque des troupes en Libye.Voici quinze jours, un journal anglais du Canada nous expliquait que, même si l’Italie et l’Angleterre en venaient aux coups, nous ne courrions aucun risque d’être entraînés dans la bagarre, parce que la flotte anglaise aurait si tôt disposé de I’ltalie que l’Angleterre n’aurait aucun besoin de faire appel à ses Dominions.On se rappellera peut-être que nous1 fîmes observer que ce calcul semblait être d’une simplicité excessive, qu’il faisait abstraction de certains facteurs.Hier, le même journal revenait, sans le dire, sur ses calculs premiers.IJ n’était plus aussi sûr que la flotte anglaise n’aurait qu’à se montrer pour conquérir.Il admettait que Mussolini pourrait abriter ses cuirassés en des ports protégés, tandis que seS sous-marins et ses avions de bombardement harasseraient la flotte anglaise.Il s’apercevait, ce dont nous l’avions sans grand mérite prévenu il y a quinze jours, qu’une fois la danse engagée, elle pourrait avoir en Afrique et en Asie de graves répercussions.Cette installation en Libye, aux frontières de l’Egypte, d’une puissante armée italienne, munie des armes les plus perfectionnées, lui a rappelé qu’une révolte égyptienne est toujours possible et que, si elle pouvait s’appuyer sur une armée italienne, elle risquerait de prendre d’importantes proportions.Voici quinze jours, le Star, puisqqe c’est de lui qu’il s’agit, déclarait que l’on n’aurait qu’à prendre en Egypte, aux Indes, etc., les quelques réguliers dont l'on pourrait avoir besoin pour achever de calmer les sursauts italiens.Aujourd’hui il n’est plus du tout sûr qu’il ne faudrait pas, tout au contraire, singulièrement fortifier l’établissement militaire anglo-égyptien.Il termine ainsi l’un de ses paragraphes: Nous l’emporterions (remarquez ce Nous, qui revient dans tous les articles du Star quand il est question de politique internationale et de l’attitude de l’Angleterre), mais cela nous coûterait des hommes, de l’argent — et l'halie.* Ÿ * Cette vue plus claire des conséquences que pourrait entraîner un conflit italo-britannique est, à la fois, réconfortante.et inquiétante.en Réconfortante, parce que, sî elle est partagée Angleterre, elle est une promesse de règlement pacifique; inquiétante, parce que, si, malgré tout, la guerre éclate, elle permet de croire qu’on n’hésitera point à essayer de tirer sur les Dominions.Le besoin, une doctrine répandue, de vieux sentiments joueront dans ce sens.M.King, qui aura finalement à disposer de ces problèmes, est payé pour savoir comment l’Angleterre peut agir dans de pareilles circonstances.Il était premier ministre lors de l’affaire de Tchanak, en 1922, quand le gouvernement anglais nous demanda si, advenant une guerre avec la Turquie, nous serions prêts à marcher avec l’Angleterre.Et c’est par un journaliste — 1 histoire était connue dans tous les journaux et lui-même l’a racontée au début de la campagne électorale — qu’il apprit cette demande.M.King, ce jour-là, sut ne pas se laisser intimider, — ni par les pressions de Londres, ni par le cri que lançait chez nous M.Meighen: Aye, ready.Cela nous permet de croire que cette fois encore il saurait garder son sang-froid.Du reste, l’opinion canadienne faciliterait sa besogne.M.Meighen, et beaucoup d’autres, ont bien changé depuis 1922.Pendant la dernière campagne électorale, c’est à peine si quelques voix ont essayé de faire de Yimpé-rialisme, et l’effort est tombé à plat.Mais il ne faut pas que cela nous fasse illusion.Si la guerre commence, il y aura grand tapage chez nous en faveur de l’intervention.Préparons-nous à dire, et très nettement, NON.* * * Sur les difficultés anglo-françaises, il y aurait beaucoup à dire.Mais l’essentiel jaillit d’un simple regard sur la carte.L’Angleterre craint l’installation en Afrique d’une grande puissance qui pourrait menacer son influence en Egypte et la liberté de ses communications avec les Indes; elle redoute l’influence croissante de ITtalie en Méditerranée.La France ne peut pas se mettre à dos l’Italie.Face à l’Allemagne réorganisée, peut-être aussi forte qu’elle l’était en 1914, elle ne peut pas risquer d’avoir, de l’autre côté des Alpes, une puissance hostile.La haine du fascisme peut obscurcir là-dessus le regard de certains Français.Il n’en saurait être de même des réalistes, de ceux qui voient les choses telles qu’elles sont.Ils ne peuvent oublier que, si l’Angleterre est une île, avec des intérêts dans tout l’univers, la France est un pays continental, avec des voisins immédiats et qu’il n’est au pouvoir de personne de supprimer.Ainsi devons-nous toujours nous rappeler, selon la mémorable parole de La Fontaine à Ellice, que le Canada est un pays d’Amérique.Cette inéluctable réalité commande presque toute notre politique.Orner HEROUX Bloc-notes 1 L’INfCCMATiCN DE PERNIEBE HEURE Laval attend la réponse du gouvernement Baldwin L’actualité Encore la défaite de Labelle Ma chronique sur ce sujet m’a valu un qrand nombre de communications téléphoniques ou écrites.Je ne puis les publier toutes; je ne puis, non plus, remercier personnellement Ions mes correspondants qui voudront bien trouver ici mes remerciements collectifs.Je choisis parmi ces lettres l’une dont je ne puis révéler l’auteur, mais oui a le mérite d’être topique, de contenir la substance de presque lout ce que les autres m’ont dit; Votre Actualité “La défaite de Labelle” a rendu encore plus vive la douleur uu’éprouvent les amis de M.Bourassa.Est-ce à dire nue vous avez eu tort d’écrire ainsi?Non, mille fois non, vous avez dit la pure vérité; mais ce cui’il y a de malheureux, c’est pue seuls les partisans de Bourassa liront et comprendront cet article.tandis une les supporteurs de Lalonde ne sont pas assez intelligents pour lire le Devoir, et ce nue vous y dites.Car, il ne faut pas oublier que la classe instruite et bien pensante a appuyé M.Bourassa.Cependant, nous vous demandons d’écrire encore dans le tn*me sens; à force rie répéter les mêmes choses, peut-être pourrons-nous réussir à faire germer les bonnes idées.Votre article jette le blâme et la honte sur les électeurs de Labelle.N’aurait-il pas fallu distinguer?Il y a dans I.ebelle, de nombreux amis de Bourassa, lesquels sont tous abattus de sa défaite: Papincnuville, le chef-lieu du comté, n’a pas oublié son ancien député et a voté presque en bloc en sa faveur.Montebello a donné une majorité à Bourassa.Mont-Laurier et L’Annonciation, ainsi que Saint-André-Avellin, de même.J’ai vu des hommes apprendre les larmes aux yeux la défaite de Bourassa; je me permets de vous citer mon propre père, sexagénaire, que je n’avais jamais vu pleurer, mais qui n’a pu retenir ses larmes en apprenant la triste nouvelle.J’ai vu des jeunes aussi complètement atterrés I Ne serait-il pas juste, cher Monsieur Dupire, que dans un nouvel article, vous parliez de cette classe d’électeurs du comté de Labelle, qui n’a pas perdu toute idée de patriotisme, et qui n’a pas trahi M.Bourassa; de ces milliers de gens encore bien pensants qui.bien qu’ils n’aient eu aucune directive de leur chef, ont entrepris de faire sa campagne.Car il ne faut pas oublier que les amis de Bourassa se sont dévoués pour le faire élire, y ont mis de leur temps et de leur argent pour assurer sa rentrée au Parlement.Si leur organisation a manqué son but, il ne faut pas leur jeter tout le blâme; leur chef n’était pas là.Ce qu’il y a eu de plus révoltant dans cette campagne, c’est de constater que des admirateurs de Bourassa, des gens instruits, par pur intérêt personnel, pour obtenir une^ position probablement, l’ont lâchement trahi et ont même fait la campagne contre lui! Inutile de vous entretenir plus longuement sur cette question; quoique je pourrais vous énumérer plus en détails toutes les causes de la défaite du “Louis Veuillot de l’Amérique”, comme l’appelait mon professeur de rhétorique.Ce que je voudrais, en cela je me fais l’écho de la presque totalité de mes concitoyens de Papineauville, c’est que vous ayez, dans un nouvel article, quelques bons mots pour la bonne classe du comté de Labelle qui est restée et restera toujours firèle, même dans sa défaite, à M.Henri Bourassa.Dans votre article, vous parlez ainsi: “Et voilà qu’un jeune aussi.un prêtre ardent, fanatique de l’électoralisme, a prostitué le comté, l’a découronné, a scandalisé le pays entier! Un banal donneur de poignées de mains et de promesses remplace un homme qui est un bastion, qui.” Ces mots: "Un prêtre ardent”, doivent-ils se rattacher à "Un banal donneur”, lesquels derniers mots s’appliquent évidemment au candidat victorieux?Ces trois mots ont suscité bien des commentaires, car le clergé n’était pas tout entier en faveur de Bourassa.Deux observations seulement: 1o Ces quelques traits sur ta défaite de Labelle ont été jetés fiévreusement sur le papier peu d’heures aorés la défaite de M.Bou- rassa.Je n’avais même pas A ce moment sous les peux le détail du vote.Je confesse en tonte humilité que i’Ourais dû.aussi, faire le partaqe entre l’ivraie et le bon qrain.Je regrette d’avoir cédé à l’emballement du moment.M.Bourassa lui-même n'a pas manqué d’attirer mon attention sur cette qéné-ralisation involontairement injuste.2o La phrase que mon correspondant cite à la fin de sa lettre doit être, en effet, équivoque puisque plusieurs de mes correspondants me l’ont signalée.Il va de soi, cependant, que le mot prêtre est ici pris au sens figuré.Puisqu’il s'agit d’un profiteur de l’électoralisme, il eût mieux valu dire pratiquant ou apôtre.Ce n’est pas la première ni la dernière des phrases amphigouriques à mon actif, hélas! Une autre, qu’aucun de mes nombreux correspondants n'a eu la cruauté de me signaler, avait pour sujet un pronom masculin où il aurait fallu un pronom féminin.Ces choses-là arrivent fréquemment, surtout dans les journaux de l’après-midi composés avec font de précipitation.Et jamais l’auteur n’ose s’en prendre au tppo ou au correcteur, car l'expérience lui apprend aue pour une faute qu’on lui fait commettre, on lui en épargne souvent dix.Peut-être avant de terminer, dois-je signaler une variété d'opinion qui ne se fait pas jour dans la lettre de mon correspondant.C’est ctllc d’un des amis personnels de M.Bourassa qui n’est pas le Dr C6me Cartier.Il est venu nous déclarer carrément hier qu’il était mécontent du vote de l’Annonciation ci du vote de toutes les municipalités qui ont donné une majorité à M.Bourassa.Cette majorité, dit-il, aurait dû être bien plus grande.Ce qui m’indigne, c’est que les gens qui nous ont tourné le dos ne Vont fait aucunement par antipathie pour M.Bourassa, mais uniquement Parce que la fréquentation des "comités” bien nantis de bière avait fait son oeuvre, ou encore qu’on avait pris soin de les transporter en automobile aux poils.C’est là une manifestation lamentable de cet électoralisme que vous dénoncez.Non seulement les gens acceptent sans se révolter qu’on tente de tes corrompre ouvertement, mais ce qui est plus mai, c’est qu’ils se laissent corrompre et qu'un verre ou dix pèsent plus à leurs ueux dune la balance que l’intérêt qènèral du nags, que faction vigoureuse d’un homme qui, dans une crise comme celle qui s'annonce, pourrait être décisive dans le Parlement de la nation.L D.Au plus bas Un quotidien de Toronto, le Star, note que jamais, depuis 1874, les conservateurs n’ont eu moins de députes dans l’Ontario.Ils en firent élire cette année-là 24 seulement.D’ordinaire, ils sortent d’une élection fédérale avec une cinquantaine de députés ontariens.En 1925, ils en eurent 68, après en avoir eu 72 en 1911.Cette année, ils n’en ont que 26 sur 82.Les libéraux, eux, n’ont eu qu’une fois plus (le 50 députés ontariens, — en 1874, où ils en firent élire 64, après en avoir eu 50 à l’élection de 1872.Cette fois, ils en ont 55, i ils en auront peut-être 56, vu l’incertitude où l’on est du résultat final dans un comté où la lutte fut très serrée.Dans l’ensemble du Canada le parti conservateur n’a jamais eu, depuis 1867, une aussi faible représentation numérique.Il avait, dans des Communes moins nombreuses.73 députés en 1874, 75 en 1904, 50 en 1921, il n’en a plus que 41 cette fois-ci.De leur côté, les libéraux, qui subirent jadis des défaites électorales sérieuses, n’eurent que 69 députés en 1878, dans une Chambre numériquement moins forte qu’aujourd’hui; en 1911, ils en avaient 86; ils en gardèrent même 82 contre le ministère unioniste de 1917.C’est dire que le résultat de l’élection de lundi dernier doit être particulièrement décevant pour les partisans ultra-conservateurs; il pose la question de la réforme même du parti s’il veut survivre.Pour ce qui est de M.Bennett, il a, malgré sa grande activité depuis quelques mois, subi un sort électoral tel que celui de M.Meighen après les défaites de 1921 et de 1926 a dû lui revenir à l’esprit.Mais M.Bennett n’attendra pas que son parti le dépose.Il est homme à partir vite, surtout après le formidable effort qu’il vient de donner pour arriver au résultat de lundi.Le vaincu Il -y aurait beaucoup à dire sur la dernière bataille électorale, “sur ce qui aurait dû se faire du _ côté conservateur et qui n’a pas été fait, sur ce qui s’est fait et qui n’aurait pas dû se faire”, écrit le Journal d’Ottawa.Mais, ce qui est certain, c’est qu’un premier ministre ne s’est pas souvent aussi fougueusement jeté dans la bataille que l’a fait M.Bennett.On l’avait dit si malade, le printemps dernier, que même ses adversaires craignaient qu’il se tuât pendant la campagne.11 n’en a rien été: pourtant, quels rudes assauts il a H rés partout! On l’a vu parcourir le pays en vi- Lcs propositions de la France à la Grande-Bretagne — Londres n*a pas Tintention de recourir à une action isolée contre l'Italie — Laval demande “une dernière fois" à Mussolini d'énoncer ses conditions de paix — L'attitude de l’Egypte TA Associated Press a reçu de Paris aujourd’hui une dépêche dont voici l’essentiel: au gouvernement Baldwin qui lui demande l’assurance catégorique d’une aide navale française au cas d’une agression par ritalie, M.Laval répondra dès que ce gouvernement se sera prononcé sur les propositions suivantes: 1) la France promet d’ouvrir ses ports militaires de la Méditerranée à la flotte britannique et de lui fournir l’aide de la flotte française au cas d’une agression par l'Italie, pourvu que la Grande-Bretagne consente à retirer de la Méditerranée plusieurs de ses navires de guerre, en retour du retrait de troupes italiennes postées en Cyrénaïque; 2) la France coopérera tout à fait avec la Grande-Bretagne à l’application de sanctions si Londres renonce au droit de recourir à une action isolée et promet de ne bloquer l’Italie que si la Société des natiorrs décide qu’il le faut.Londres et l’Italie Moins de deux heures plus tard, un correspondant de la Canadian Press à Londres câblait ceci: La Grande-Bretagne a fait savoir à M.Mussolini aujourd’hui qu’elle n’a jamais suggéré l’application de peines d’ordre militaire contre l’Italie, non plus qu’un blocus de ce pays et la fermeture du canal de Suez aux navires italiens.Elle a souligné que son attitude dans la présente crise s’inspire uniquement de l’idée qu’elle se forme des obligations découlant du pacte de la Société des nations.Elle a expliqué qu’elle n’a pas l'intention de recourir à une action isolée contre l’Italie et qu’elle continue de penser que si l’observance du covenant comporte des risques, il faut que tous les signataires affrontent ces risques.Cette élucidation de l’attitude de la Grande-Bretagne s’imposait, vu le ton de la presse italienne, qui, disent des Britanniques, mésinter-prète la politique de Londres au point de verser dans le grotesque.Cette misinterpretation, ajoute-t-on, a reçu la corroboration de dépêches de presse française, tendancieuses, semble-t-il, d’après quoi M.Anthony Eden, ministre de la Grande-Bretagne aux affaires de la Société des nations, a toujours pris l’initiative à Genève et la Grande-Bretagne a eu l’intention de réduire l’Italie à choisir entre l’humiliation et la guerre.L’avis de Weygand L’auteur de la dépêche que l’As-sociated Press a reçue de Paris signalait deux rumeurs après avoir indiqué la réponse de M.Laval à Londres: M.Laval a, “une dernière fois”, demandé à M.Mussolini d’énoncer ses conditions de paix avant que la France ne se trouve forcée de renoncer à sa tentative de conciliation et d’appuyer sans réserve la Grande-Bretagne.Il est te de prendre la mesure suivant*, afin d’assurer à la Gran'de-Breta-gne une autorité directe sur les quelque 120,00(1 Italiens fixés en Egypte: suspendre pour un certain temps les capitulations, qui garantissent aux étrangers le droit d« se faire juger par des représentants de« pays dont ils ressortissent.Le journal anglo-égyptien Egyptian Mail affirme que le gouvernement de l’Egypte a l’intention de proclamer la semaine prochaine qu'l participe à l'application de peines que la Société des Nations fait infliger à l’Italie.En Libye Borne, 18 (S.P.A.).— Un personnage du monde gouvernemen-ta! a dit que l’Italie ne peut pas diminuer ses forces militaires en Lbye, même en retour du retrait de navires de guerre que la Grande-Bretagne a envoyés en Méditerranée, parce que les mesures prises en Libye ont pour but la protection de rette colonie contre l’agitation qui se manifeste chez les plus porté que précédemment & ap- .__ ________ PuVef 1® Grande-Bretagne ParÇ,^ î Indigènes rie la région frontière de que le général Weygand lui a dit — que s’éloigner des Britanniaues ce serait porter l’Allemagne a commettre une agression en Europe dans moins de deux ans.Avant cela, le télégraphe avait transmis les informations suivantes: Lei Italiens en Egypte Le Caire, 18 (S.P.A.),—D’après une information venant de bonne source, il est question dans des conférences entre le haut commissaire de Londres, sir Miles Lamp-son, et le premier ministre d’Egyp- l’Egypte, et aussi le maintien de l'ordre à l’intérieur.On tient de bonne source que les autorités ont fait établir des barbelés le long de la frontière séparant la Libye de l'Egypte.Les forces aériennes de l’Afrique •septentrionale italienne ont maintenant pour commandant en chef le général Rino Fnugier.Il parait que le gouverneur de la Libye, le général Italn Ralbo, commandant de l’escadre aérienne qui a volé d’Europe en Amérique en 1933, a inspecté les troupes massées face à l’Egypte.U C’est une chose inouïe, je pense, tesse, paraître dans de vastes as-, j !• I •» e* e 1 semblées publiques, luire à la radio gy un Car(Jmal Ult Cté rCÇU PUT U et en public des discours longs et épuisants, mener lui-même le combat de telle sorte qu’on se demandait s’il laissait quoi que ce soit à faire à ses ministres.Pendant la guerre comme pendant la paix, il a voulu tout faire lui-même, il a tout fait.Peut-être, s’il eût laissé plus à faire à ses collaborateurs, le résultat n’aurait-il pas été plus décevant.Mais M.Bennett peut au moins dire que si l’électeur l’a battu, ce n’est pas à cause de son inertie à lui.Il a voulu vaincre et il a agi en conséquence.Ses adversaires au reste, rendent témoignage à son activité, à sa combativité, à sa ténacité."Sa défaite n’est pas une disgrâce.Il a à son actif de s’être battu avec vigueur et détermination_____ Il croyait avoir raison et il n’a pas hésité.Il a fait franchir au pays une période financière particulièrement difficile, sans que le crédit du Canada en souffrit; et cela seul est une belle prouesse, doitmon reconnaître , écrit le Globe de Toronto, qui a mené rondement la lutte pour M.King, cette fois-ci.ville de Paris en des circonstances analogues à la cérémonie de ce soir” ii Par l'ascendance des atavismes, je représente modestement ce que vous avez planté de génie français au Canada", dit le cardinal Villeneuve, en réponse à la bienvenue de M.Jean Chiappe, au nom de la ville de Paris - "C’est tout le peuple canadien de langue française que nous saluons" Après vingt-cinq ans La Tribune, de Sherbrooke, vient de publier, pour célébrer son vingt-cinquième anniversaire de fondation, un numéro de cent pages, au-près duquel celui de soixante-douze pages du Devoir, en février dernier, paraît peu volumineux.Huit cents colonies de texte imprimé, cela exige un effort matériel extraordinaire, surtout de la part d’un quotidien dont l’outillage n’est pas celui des journaux tels que la Presse le Star, à Montréal, le Star de Toronto, la Free Press de Winnipeg.Au Devoir, l’on sait quel travail cela représente, pour un atelier de type moyen et un journal de tirage quotidien moindre que vingt mille.Et puis il y a surtout là-dedans la tâche à vrai dire épuisante des rédacteurs, du premier nu dernier, puisqu’ils doivent monter pareil journal avec un personnel limité, et à travers la besogne quotidienne déjà tant absorbante.Le Devoir est, du point de vue des idées, assez souvent en conflit avec ^ ^ la Tribune, journal de parti et qui • '‘”r est de ta presse nicoleenne; l’un et1 ’ l’autre échangent assez souvent des coups.Cela ne saurait nous empêcher de rendre témoignage à l’esprit de travail, de confraternité, — nnr-dessus les partis et au delà de leurs intérêts étroits, — des rédacteurs de la Tribune.Félicitons-les de leur bel effort, — sans leur en-place aux rangs de la Paris, 18 (P.C.-Havns).— “En vous souhaitant une respectueuse bienvenue, c'est tout le peuple canadien de langue française que nous saluons”, déclara Jean C.hiap-pe, président du conseil municipal, en recevant à l'hôtel de ville Son Eminence le cardinal Villeneuve au nom de la ville de Paris.De nombreuses personnalités françaises et canadiennes se pressaient dans les grands salons de l’bôtel de ville où le cardinal-archevêque de Québec se rendit au milieu de l'après-mj^i, après un déjeuner intime en son honneur chez M.Philippe Roy.On remarquait, notamment, outre le cardinal Verdier, les personnalités de la suite du prélat canadien et les membres de la légation canadienne: Mgr Baudril-lart, recteur de l’Institut catholique et membre de l’Académie française, et de nombreux prélats et prêtres dont Mgr Maupin, président du Comité des amitiés catholiques françaises à l’étranger, qui est le seul prêtre français à être chanoine à la cathédrale de Québec depuis 1922.héros d’autrefois.De plus, en vous recevant solennellement, elle affirmera avec réelle noblesse son sens de continuité."Pourtant, si c’cst vrai d’une manière générale que les Canadiens français tirent leur origine de nos milieux provinciaux, ruraux ou maritimes, Paris peut aussi faire valoir auprès de vous d’incontestables droits généalogiques: la filiation qui vous unit à notre ville est essentiellement d’ordre spirituel.Le titre n’en est que plus sacré aux yeux des princes de l’Eglise.Le* Sulpiciens M.Jean Chiappe Dans son discours de réception, le président du Conseil municipal, M.Jean Chiappe, déclara notam-ment: Entraîne vers la France par 1 irrésistible appel des origines et la douce attirance de la famille, vous avez bien voulu consacrer à Paris quelques-uns des instants si précieux et si disputés que vous passez sur notre sol.C'est là une marque de haute sympathie dont nous vous sommes joyeusement reconnaissants.vier leur place aux rangs nresse ministérielle.Disons qu'ils .a- - -, font bien ce qu’ils font, même si ««ntion, durant votre séjour parmi Nous n’aurons rentes pas la pré- noms ne voudrions pas le faire.c.r, Si vous voyagez.•drtttts-vovi *m SERVICE DES VOTA-CES.LE "DEVOIR”.BitlaH émit peur tous les pays au tarif de* compagnies de paquebot*, chemin* de fer, autobus, •uiil bétel*, «(turance* bagage* et accident*.chèque* de voyage*, passeports, etc.Téléphones HArbour 1241 A.nous, d'opposer la vie et le brusque éclat de ta capitale au charme pénétrant et subtil de la petite pa- “Votre clergé, formé par les le çons des maîtres sulpiciens, continue à se nourrir de la doctrine universelle sans doute, mais mise au point dans nos murs, comme imprégnée dans sa soumission aux principes immuables de l’air qu’on respire chez nous.” Jean Chiappe salua également la présence à Chôtcl de ville du cardinal Verdier, qui fut si longtemps Supérieur à Saint-Sulpire, et celles de Monseigneur Baudrillnrt et du Révérend Père Goyet, supérieur de l’Ordre des Pères Oblats de Marie-Immaculée.Il ajouta: "Les Sulpiciens conquirent jadis à l’Eglise et à l’esprit français de vastes provinces: .| le Canada en est l’incomparable modèle.Des efforts vaillamment poursuivis ne cessèrent pas de porter des fruits."La plus magnifique floraison est précisément celle du peuple canadien.Sa fidélité fait notre orgueil, notre espérance.Ses familles nombreuses y assurent la résistance et la diffusion de notre langue et portent toujours plus haut le renom de notre pays.” Le président du conseil municipal rappelle le voyage des édiles parisiens au Canada à l’occasion que la France restitue en maternelle ténriressc le filial attachement que lui .garde votre pays.De ces deux sentiments, je veux prendre à témoin l’éminent ministre du Canada, l’honorable Philippe Roy, qui est enveloppé chez nous d’une unanime sympathie et que nous avons chaque fois le plaisir de revoir en notre hôtel de ville.“La place du peuple canadien, conclut Chiappe, est fidèlement réservée nu foyer de la famille dans la capitale comme dans les provinces où ils sont assurés d'être toujours accueillis avec allégresse par les fidèles descendants de nos communs ancêtres, qui gardent pieusement notre patrimoine moral et honorent le mieux la France éternelle.” (Suite à la page 3) trie de vos ancêtres Nous savons des fêtes de Jacques Cartier, et, que Saint-Ongc tient ses deseen- : citant les paroles du cardinal Vil-dants les plus lointains par toutes leneuve, à Québec: "Ce que vous les forces mystérieuses et puissan- •"» A- * -w tes de la race.La vieille province d'où sont partis tant de hardis marins, tant de pionniers intrépides reconnaîtra en vous un des enfants les plus prestigieux de ces me donnez en honneur, je vous le rendrai en amour.” U ajoute: "Ainsi se poursuivent à travers les siècles les échanges qui ne cessent d’unir les deux rives de 1 Atlantique.Croyel à votre tour Carnet d'un grincheux Promesse que tiendra M.Bennett: celle de ne pas recommencer.A ?A M.Ferguson, de la Société des Nations, va passer à la retraite de l’Ontario.A A A Il y a du monde sur les routes: le tank électoral québécois se met en marche.A A A Déposé à l’Issue de l’élection de 1926, M.Meighen doit sourire à celle de 1935.A A A Cette fois, le chef heureux, c'est le battu; et le soucieux, c’est l'élu.A A A Nos loyalistes subissent l’écartèlement entre Londres et Paris.Ce serait si peu compliqué de n’être ni anglomane ni gai-lomane; seulement canadien.A A ?Il y a des gens auxquels les pieds ont brûlé, pendant l’élection.Ils se sont néanmoins abstenus de s'y Jeter, parc# qu’alors on les aurait traités de cerveaux brûlés.AA* Après le docteur Tantpis, il ne faut pas appeler le docteur Tantmieux, mais !• docteur meilleur.Le Grincheux Lundi, l’ouverture de l’exposition des C.J.N.C’est bien lundi soir que s’ouvre nu Collège de la Côtc-des-Nel-ges l’exposition des C.J.N.(Cercles de Jeunes naturalistes).A la fin du jiremier-Montréal d’hi-'r, c’est par distraction que nous avons indiqué la date de cet événement pour jeu-dl, — L.D.DEMAIN Demain, le “Devoir” offrira à te* lecteurs un numéro particulièrement varié: articles de MM.Georges Pelletier, Hogue, Benoist, chroniques spéciales, revues considérables de la preste Canadienne et étrangère, etc., ete.* Echos des élections de lundi au conseil municipal M.Goyet te défend le gouvernement Taschereau - ^“XugTr 'dit que le maire, ^re- i II • J- ki Bsvnault — LCS SOCOUrS mier magistrat de la ville, doit Les allusions de M.Kaynauir .r .avoir priorité, iorsau’il S'agit du 1 * ¦ Il r id iefrion de la police municipale, maintien de l’ordre a Montréal, directs - La luriaicriom a« y r M Houde dit alors en riant _ kinur des élections — La question OC I norei You, n*avez pas envie de dire que jour oes eietnwii» -i c*cst moi qui ai demandé ces poli- créter qu’il y a urgence?Le droit devrait être laissé au maire de Montréal et au comité exécutif, seuls.Autrement dit, les forces policières extérieures ne devraient intervenir que lorsqu’elles en sont priées par le maire ou le comité exécutif de la ville.Vigcr Le conseil municipal a tenu une assemblée, hier après-midi, sous la présidence de M.le maire Houde.Nos édiles étaient encore brûlants des feux électoraux du 14 octobre.M.A.-E.Goyette.échevin de Saint-Jean-Baptiste, qui a joué un rôle prépondérant dans la victoire de M.Samuel Jacobs, député «le Cartier, s’est montré particulièrement chatouilleux sur les allusions au gouvernement Taschereau et U Ta défendu avec véhémence.La discussion a pris une telle allure qu’on se serait cru à “une engueulade de charretiers”.On discutait le reglement d emprunt pour les fonds «le chômage du mois de novembre.M.Bay-nault a fait remarquer que 1 on fallait à la ville de Montréal une s -tuation injuste.La ville de Montréal est obligée d’avancer près d’un million et demi, chaque mois, puis «l’attendre qu’il plaise augou-verm-ment de la rembourser.Montréal devrait avancer sa part, soit le tiers, et le gouvernement provincial devrait lui aussi avancer sa part, quitte à retraire «les sommes pour le mois suivant, ou à en rembourser, s’il y a lieu.11 a fait aussi remarquer que 1 on avait promis «le payer les comptes de loyer de chômage, à certains propriétaires qui n’ont pas produit leurs réclamations en temps ciers provinciaux?________ M.Dubreuil signale qu’il y avait l- demanderais de mettre un peu des quartiers où il n’y avait pas de .• t_____ sinnc- i« nnllrp mu ni rinal P.police municipale.Quant à M.Rochon, il trouve que la police provinciale a fort bien agi.“C'est la police municipale qu’a pas été correcte.C’est parce qu’ils ont pas de coco sur la tête”.M: Layton fait observer qu’au Jour de l’élection, la police fédérale est restée dans ses casernes, et que cet exemple devrait être suivi.Let chaussures des enfants M.Raynault rappelle A M.Savi- plus de décorum dans la discus Si Cie— InetrumertHtlon chirurgicale par exceUence.Service d'ingénieur électro-radlologlate Oondltlons faciles Prix, catalogue aur demande.PAUL CARDINAUX, D.Se.«n Cherrler "PRECUUON FRANÇAISE' MONTREAL HA.Z3S?NOUVELLE FORD 1936 POURQUOI DISONS-NOUS la Nouvelle Ford V-8 de 1936?Qu’y trouve-t-on de nouveau?Le moteur V-8, bien entendu, continue d’être le moteur le plus nouveau dans le domaine des automobiles de prix modéré.Depuis que la St£ Ford l’a lait passer de la sphère des voitures opulentes à l’universalité des automobilistes (tout en le maintenant aussi économique qu’un véhicule moteur à cylindres moins nombreux), le moteur Ford V-8 est demeuré le plus nouveau de tous les moteurs offerts au public—et il l’est encore en 1936.La Nouvelle Ford V-8 a bien d’autres fifre* à notre estime.Ses lignes, par exemple, sont beaucoup plus belles.Le capot, plus long et rabattu sur ane nouvelle grille Je radiateur, très Jistinctive, accentue la longueur de la voiture et lui donne ane grâce séduisante.Les ailes sort plus grandes at largement cambrées.Les avertisseurs sont dissimulés derrière des grillages circulaires, sous les phares avant.Toujours du meilleur goût et de qualité supérieure, la tenture et le capitonnage de la Ford sont, cette année, plus somptueux encore.Accessoires et jarnitures ont un cachet de plus subtile distinction.3ref, cette année, la Ford V-8—c’est indiscutable __est plus belle que jamais.RENSEIGNEZ-VOUS tjemain auprès du plus Il faut aussi noter, dans un ordre d’idées plus pratique, nombre de perfectionnements.Le nouveau rapport de démultiplication facilite la direction.Un nouveau radiateur, plus grand et qui fait circuler 41/2 gallons d’eau, alimente le système de refroidissement.Cette circulation s’effectue par le principe naturel du thermosiphon, auquel s’adjoignent deux pompes è eau centrifuges.De nouvelles lumières ouvrées dans le capot permettent à l’air de circuler rapidement autour du moteur.Le débrayage Ford est plus docile et plus silencieux.Le trajet du levier des change- ments de vitesses est maintenant plus court.Les Freins Ultra-Sûrs Ford réunissent les deux qualités essentielles à un frein—effet positif, obtenu sans effort.ïndétraquables, obéissants, et du type dit "mécanique”, ils ont subi les plus rigoureuses épreuves.La sécurité—toujours notre premier souci —est assurée par des carrosseries de véritable acier, corroyé à l’électricité.Toutes les glaces sont en Verre Inéclatable, sans supplément de prix.Nous avons reçu des centaines de lettres exprimant la gratitude de Fordistes dont les familles sont redevables d’avoir eu la vie sauve à ce dispositif d’une inestimable utilité.En ville ou à la campagne, on peut, sans fatigue ni tension nerveuse, conduire une Ford V-8 toute la journée.Sa tenue de route est irréprochable, sa docilité tient du miracle.Chez elle, tout est discipliné—chauffeur et véhicule ne font qu'un.Dans une automobile, de spacieuses di- TT,.r.iong intérieures sont étroitement reliées «ii volume du moteur.Plus il est long, moins la caisse sera vaste.Court et compact, le moteur V-8 permet d’affecter aux occupants une bonne partie de l’espace qu’on a coutume d’utiliser pour cet organe.C’est véritablement, une admirable voiture que la Ford V-8 de 1936—la plus parfaite là plus digne de confiance, la plus sûre que la St£ Ford ait jamais fabriquée.Le plus proche dépositaire Ford t’empressera de vous donner demain tous les renseignements que vous désire».___________________ LES PRIX DE LA FORD V-8 SONT MODÉRÉS DIX CARROSSERIES — Coupé 15 glaces) $665.Sedan Tudor.$675.Sedan Fordor, $755.MODELES DE LUXE — Routière (siège Dickey), S725 Coupé (3 glaces), $725.Coupé (5 glaces), * - Phaéton.$7” ________ V7J5.Cabriolet (siège Dickey), Sedan de Tourisme Tudor (avec malle de voyage incorporée à la carrosserie», $750.de Tourisme Fordor (malle analogue).$710 $815 Sedan $830.F A b.Windsor.Ontario.Pare-chocs, pneu d» rechange et taxas en plus.Toutes les glaces de toutes les carrosseries Ford V-* sont en Verre Inéclatable supplément de prix.Oondltlons commodes et economiques.DÉPOSITAIRE FORD a XXVI — No 241 — CALENDRIER — Demain SAMEDI, 1» octobre ItU.Saint Pierre d’Alcant&ra, C., dbe.Lerer du soleil, 6 h.21.Coucher du soleil, s h.OS.Lever de la lune, 11 h.1S.Premier quart, le 5, à a h.tt m.du ma tnt.Pleine lune, le 11, h 11 h, 4S m.du *olr.Dernier quart, le 19, à Oh.42m.du matin.Nouvelle lune, le 21, 1 S h.21 m.du matin.DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“À.B.C.” et de la “C.D.N.À.” VENDREDI 18 OCTOBRE 1935 — DEMAIN — BEAU ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 90.Mfmo date l’an dernier S2.Minimum aujourd’hui 40.Même date l’an dernier 42.BAROMETRE: 10 h.a.rn.29.0S.11 h.a.m.29.94.Midi: 29.90.Chiffre» fourni» pai :a maiesn M.R.de Me«14, 300-a.rue Salnt-DenU.Montréal Le maréchal Badoglio est arrivé à Adoua Il réorganisera le commandement de l’armée expéditionnaire italienne ADOUA, 18 (S.P.C.-Havas) — Le chef de l’état-major général de l’Italie, le maréchal Badoglio, est à Adoua depuis^ quelques heures.On pense que le maréchal, ayant reçu du Duce l’ordre d'accélérer la conquête de l’Ethiopie, réorganisera le commandement de l’armée expéditionnaire, qui a pour chef à cette heure le général de Bono, l’un des premiers adhérents du fascisme.* * * ASAMARA (Erythrée), 15 (dépêche retardée S.P.A.) — On pense que trois chefs éthiopiens massent de nombreuses troupes près de Makalé, à 60 milles au sud d’Adoua, qu’il y aura bientôt une grande bataille à cet endroit-là.Le congrès de l’ACFAS Liste partielle des rapports et communications Voici une première tranche de la liste des rapports et communications oui seront présentés au congrès de l’AtFAS au début de la semaine’ prochaine: Section 1.— Mathématique et physique LUNDI MATIN, 9 H.A 10 H.Président: Adrien Pouljot; secrétaire, Jules Labarre.Lieu de la réunion: amphithéâtre de chimie, Université de Montréal, (salle 405).1.Le calcul rapide.— Francis-J.Audet.2.Quelques applications du calcul tensoriel à la géométrie supérieure.— Adrien Pouljot.3.Relations de dualité entre la progression arithmétique et la progression géométrique.—• Adrien Pouliot.4.Généralisation du triangle arithmétique de Pascal.— Althéod Tremblay.5.Essais de détermination de pH lamus comme plante indicatrice des niveaux supérieurs printaniers.F'.Marie-Victorin et F.Rolland-Germain.17.Sur quelques méthodes de recherches en vue de découvrir les ruptures, d’équilibre écologique amenées par la construction des barrages sur les rivières.— F'.Marie-Victorin et René Meilleur.MARDI MATIN, 9 H.A MIDI Président: Elzéar Campagna; secrétaire: Jules Brunei.Lieu de la réunion: Laboratoire de botanique, Université de Montréal, (salle 112).1.Sur une variété boréale nouvelle de l’Aralia racemosa.— F’.Marie-Victorin.2.Quelques précisions sur la distribution boréale de quelques-uns de nos arbres.— F.Marie-Victorin.3.Note sur une florule insulaire du district estuarien du Saint-Laurent.— F\ Marie-Victorin et René Meilleur.4.Note préliminaire sur une enquête générale concernant l’identité et la répartition des Oenothera du Québec.— F'.Marie-Victorin et F\ Rolland-Germain.5.Observations sur quelques mauvaises herbes des Cantons de l’Est.F.Marie-Victorin et F.Rolland-Germain.6.Sur l’indigénat d’une impor- Une sommation signifiée a la Sûreté, ’ ’1 De la part’ de M.Hector Dupuis — Rapportable vendredi prochain —¦ Impossible d’obtenir les noms des “spéciaux” - Le fouet sur quelques spécimens du plane- j tante addition à la flore du Québec ton côtier de la station biologique) — F.Rolland-Germain et F.Marie des Trois-Pistoles.— Louis-Paul Dugal.6.Extinction de la fluorescence dans les solutions.— Cyrias Quelle! et Roland Faucher.7.Notes pratiques sur les examens en lumière polarisée.Présentation des nouvelles tourmalines artificielles.— Léo Pariseau.Section 2.— Chimie LUNDI MATIN, 10 H.A MIDI Président: abbé Alexandre Va-chon; secrétaire: Jules Labarre.Lieu de la réunion: amphithéâtre de chimie.Université de Montréal, (salle 405), 1.Observations sur la recherche du caramel dans les spiritueux, vins et vinaigres.— Georges-H.Baril et Lucien Piché.2.Quelques antiseptiques mercuriels.— Roger Barré.3.Contribution à l’étude dc l’Acer saccharum.— Elphège Rois et Aristide Nadeau.4.Contribution à l’étude des carbonates basiques de cuivre et de cadmium.— Louis Cloutier, Paul- E.Gagnon et Paul-E.Auger.5.Préparation et propriétés du peroxyde d’hydrogène (c.p.) — Paul-Antoine Giguère.0.Note sur l’action de quelques acides organiques halogènes sur la glycolyse de sérum sanguin.— Jules Labarre et Paul-Emile Riopel.7.Nouvelles recherches dans la série des polyindènes.— Jos.Risi et Dominique Gauvin.8.Les phosphates dans le Saint-Laurent.— Ahbé Alexandre Va-chon et Roger Gaudry.9.Les silicates dans le Saint-Laurent.— Abbé Alexandre Vachon et Malcolm Vachon.10.Réactions différentielles des tartrates et des citrates.— Léon Lortie.Section 3.— Botanique LUNDI MATIN, 9 H.A MIDI Président: Orner Caron.Secrétaire: Jules Brunei.Lieu de la réunion: laboratoire de botanique.Université de Montréal, (salle 112).1.Sur la distribution du Saururus cernuus dans le Canada oriental.— F.Bernard.F.E.C.2.Technique histologique permettant l’étude des caractères épidermiques des Graminées, comme méthode d’investigation systématique.— Germaine Bernier.3.Observations sur quelques Des-midièes anormales.— Jules Brunei.4.Sur l’ornementation du Cos-marium oval Ralfs.— Jules Brunei.5.Notes sur le problème de l'Herbe à poux (Ambrosia trifida et Ambrosia artemisiifolia) en Gas-pésie.— Elzéar Campagna.fi.Sur quelques additions importantes à la flore du Québec.— F".Cléonique-Joseph.F.I.C.7.Notes sur un Peuplier hybride, le Populus Jackii.— F.Dominique, F.E.C.8.La flore du Jardin zoologique de Québec.— Roland Dumais.9.Nouvelle découverte de prothalles dans la région de Québec.— Roland Dumais.10.Etude paléographique sur un manuscrit du XVIIe siècle.— Marcelle Gauvreau.11.Champignons trouvés sur les tiges de pommiers atteints de gelure.) — Fernand Godbout.12.Notes sur la flore des environs de Sorcl (Richelieu).— F.Hadulphe.Victorin.7.Biologie et cytologie de Gnomo-nia Ulmea.— René Pomerleau.8.Notes additionnelles sur la flore du Québec.— Marcel Raymond.9.La flore de l’ile Sainte-Hélène.Ernest Rouleau.10.La variation chez le Potcntil-la tridentata.— Jacques Rousseau.11.L’hérédité de la couleur chez la forme rosée de l’Achillea Millefolium.— Jacques Rousseau.12.Notes sur la flore de la Nou-velle-Ecosse.a) La flore de tourbière; b) entités nouvelles pour la science; c) espèces nouvelles pour la Nouvelle-Ecosse; d) une ftoru-le à tendance subarctique.— Jacques Rousseau.13.Type intermédiaire entre l’Equisetum arvense L.typique et la variété boréale Rupr.— Adolphe Roy.14.Nouvelles notes sur un rond-de-sorcièrc d’Osmunda Gaytoniana.— Georgette Simard.15.Etude phytosociologique d’une tourbière des Laurentides.— Père B.Taché.S.J.16.Influence de la latitude sur l’extériorisation des virus.— Champlain Perrault.17.Les virus seraient-ils transmis par la graine de la pomme de terre?— Champlain Perrault.Les autres tranches suivront.M.Hector Dupuis, membre du comité exécutif et candidat du parti de la restauration dans Sainte-Marie aux élections fédérales de lundi dernier, doit faire signifier une sommation à la Sûreté provinciale cet après-midi.Cette sommation est rapportable vendredi de la semaine prochaine.M.Dupuis était accompagné cet avant-midi au palais de justice par son procureur.Me Edouard Masson.Le procureur de M.Dupuis a heurté bien des obstacles avant de réussir à faire servir la sommation contre la Sûreté provinciale.Il a dû passer au bureau du juge en chef Gustave Perrault, à la Chambre du magistrat Maurice Té-treau.par le bureau de Me Caisse, greffier du Greffe de la paix, par Me Maurice Lalonde, chef de la police proivnciale pour la région de Montréal.Les “spéciaux” Comme la sommation que fait servir cet après-midi M.Hector Dupuis contre les détectives qui ont opéré une descente chez lui au petit jour lundi dernier doit porter les noms des détectives qui l’ont faite, il a été impossible à Mc Masson d’obtenir la liste des “spé- ciaux” de la Sûreté provinciale.Me Lalonde a référé Me Masson à Me Denis, du greffe de la Paix, celui-ci à Me Caisse et quand Me Masson est arrivé chez Me Caisse ce dernier était parti.IJ fut impossible à Me Masson d’obtenir la liste des “spéciaux” de la police provinciale.Au greffe de la Paix, Me Masson s’est indigné de voir comment les choses se passent quand il s’agit de la Sûreté provinciale.Comme avocat il a demandé de voir cette liste de noms, alléguant que tous les documents au Greffe de la Paix sont des documents publics et qu’un avocat, à plus forte raison, doit y avoir accès.M.Denis a répliqué que Me Caisse avait donné l’ordre de ne remettre cette liste à personne et que si l’on devait la remettre à quelqu’un, c’est lui-niêine, Me Caisse, qui la remettrait à qui de droit.Mandamus Devant de tels procédés Me Masson a parlé de prendre un numda-mus.Au greffe de la Paix, on s’est obstiné quand même à se rendre à la demande de Me Masson qui rencontrera Me Caisse à son cabinet de travail au Greffe de la Paix cet après-midi.Le fouet Nous ne savons encore exactement sous quel article du Code on a servi la sommation, mais nous avons appris qu’advenant le cas où les détectiv/s visés seraient trouvés coupables de l’offense qu'on leur reproche, ils seraient suscep-iibles de la peine du fouet.Poursuite de $2,000 M.Hector Dupuis, commissaire de la ville de Montréal, a intenté une poursuite au montant de $2,000 contre M.Alphonse Desroches, 1702, rue St-André.Une escouade de détectives pr0' vinciaux a fait une perquisition chez M.Dupuis, le matin de l’élection, vers 5 heures, avec un mandat signé par M.le magistrat Té-treau, et fait pour le no 1469, alors que M.Dupuis demeure au no 1467, rue Ste-Catherine est.Il allègue qu’on lui a volé divers papiers et documents, que l’intrusion des détectives était illégale et sans droiQ que M.Desroches a agi sans cause probable et qu'il est responsable des dommages et ennuis causés.JCa Politique L’Action libérale n’est pas un tiers parti "C'o»t un pirtl qui dtt« de cinquante ans, c'est le parti libéral national d'Honoré Mercier qui, en 1885, a remporté lo pouvoir dans cetto province”, déclare M.Paul Couin La tiers parti dans cette province, c’est le parti ‘‘taichereautiste'* De la causerie politique prononcée hier soir à la Le cabinet King n’entrera pas en fonction avant le 28 Les nouveaux ministre* n'auront pas besoin d’une réélection — Le démission de M.Herridge Ottawa, 18.(D.N.C.) — Le nouveau gouvernement n’entrera probablement pas en fonction avant le 28 octobre, date à laquelle il sera assermenté par l’administrateur ee n}?r S01r à la radio, par M.du Canada, sir Lyman P.Duff.On 1 aul Gouin, chef de l’Action libé-1 avait cru que le premier ministre raie nationale, nous extrayons la actuel pourrait aller à la rencontre S.E.le cardinal à Paris.(Suite de la 1ère page) Le R.P.E.D e3uire,c.s.c.revient d'Europe Son passage là-bas est un triomphe pour la J.E.C.Le R.P.Emile Deguire, C.S.C., supérieur du Scolasticat de théologie, débarquera bientôt à New-York, de rclour d’Europe, où il est allé représenter la J.E.C.Après le Congrès mondial de la J.O.C., à Bruxelles, il assistait à la Semaine d'Etudes de la J.E.C.belge à Enghien, où il devait apporter dans un toast vibrant le salut de la J.E.C.du Canada à la J.E.C.mondiale.M.l’abbé Mignolet, aumônier général de la J.E.C.belge, approuvait alors sans équivoque les méthodes et les réalisations techniques de la J.E.C.du Canada; bien plus, il réclamait de ce mouvement un mémoire sur les expériences faites, avant la rédaction de son premier Manuel péciste.C’est un témoignage intéressant dont ia J.E.C.du Canada a le droit d’être fière.Celle-ci, d’ailleurs, fut à l’honneur pendant toute cette Semaine d’études.Son journal “JEC”, la si vivante feuille mensuelle que nous connaissons, et “Le Conquérant”, bulletin mensuel des chefs jécistes,’ figuraient avec honneur et fureni fort applaudis à l’exposition de presse jéciste organisée par Dom Durieux, O S.R.Le R.P.E.Deguire, C.S.C., nous revient après avoir établi avec les mouvements frères d’Europe des relations très cordiales; on semble même attacher plus d’importance à la J.E.C.du Canada qu'à tontes les autres.En effet, depuis trois ans qu’elle existe, elle n déjà recruté plus de 80 groupes répartis en quelque 20 sections collégiales.Réponse du cardinal Villeneuve “Qu’estice qui vous aura inspiré de m'accueillir d'une façon aussi extraordinaire?Le besoin sans doute de marquer le souvenir impérissable et la joie que vous conservez de votre venue l'an passé à la Nouvelle-France”, s’écrie le cardinal Villeneuve, répondant aux souhaits de bienvenue de M.Chiap-pe.“C'est une chose inouïe, je pense, qu’un cardinal ait été reçu par la ville de Paris en des circonstances analogues à la cérémonie de ce soir.Le dois ce privilège, cet honneur, à des considérations qui dépassent de si haut, je le sais bien, ma personne, que je me sens à l’aise pour les agréer et vous exprimer la plus profonde et plus vive gratitude.“Votre langage fut si aimable, vos syllabes si vibrantes quand vous reconnaissiez nos visages comme étant d'authentiques visages français, nos mots, les vieux mots savoureux que nos pères emportèrent il y a trois siècles du Poitou, de la Normandie, du Perche, de l’Anjou, de l’Aunis et de la Saintonge! “Aujourd’hui vous voulez que les liens se fortifient encore qui se sont établis ou renoués à l’occasion incomparable du voyage de la Mission française aux fetes de Jacques Cartier.“Mais, Messieurs, de cet anniversaire et d’une mission occasionnelle il y a des raisons à demeure et plus profondes qui me remplissent d'un indicible sentiment quand je me vois en ce jour parmi vous l’objet d’attentions de la ville incomparable demeurée le centre de l'Europe, le nerf moteur de la civilisation humaine.“Je songe que c’est ici que vos rois conçurent ou, du moins, approuvèrent, encouragèrent et soutinrent ces migrations des seizième et dix-septième siècles qui amenèrent ia découverte de notre pays d’outre-mer et peuplèrent d’une race française les solitudes lauren-tiennes.“Je songe que c’est à Paris que se formaient ces grands souffles d enthousiasme, ces courants vigou-reux qui agitaient ensuite vos provinces et transportaient sur nos terres non seulement des hommes et des munitions, mais encore du dévouement, de l’idéalisme, et par-delà l'océan, allaient semer les germes d’une civilisation catholique et française que ni les glaces du climat ni les accidents de l’histoire purent encore étouffer., l ^e songe que c’est ici que passèrent, en route vers la N’ouvelle-rrance où les appelait une sublime inspiration d’héroïsme, Marie de I Incarnation, Jeanne Mance, .Marguerite Bourgeoys entre tant d'autres femmes admirables; les Récol-, si,^s Jésuites, Mgr de Laval, Mgr de Saint-Vallier, le Saintongeois de Lnamplain, le Champenois de Maisonneuve, l’intendant Talon, le vi-«•roy de Tracy, l’indomptable de frontenac; puis, aux heures suprê-'JH's, le marquis de Montcalm, le duc de Lévis, pour ne nommer que /Pies-uns 'les cent, des mille, Le drapeau fleurdelisé ferma son aile “II vint, le moment tragique, où Je drapeau blanc à fleurs de lys ferma sur nous son aile blanche et repassa les mers” comme on le chante mélancoliquement chez nous.“On attendit longtemps une reprise substantielle, sinon des attaches politiques du moins du commerce, des esprits et des coeurs entre les deux Frances.Le sort des armes qui troublait l’Europe nous avait été funeste.L’ancienne mère-patrie s’avançait dans des aventures où, pour un temps, nous ne la connaissions plus.Nous ne cessions point de l’aimer éprouvant dans nos veines le cri de son sang et dans nos esprits celui de son génie.Missionnaires éducateurs et léttrés “Le 19e siècle recommença à nous apporter des lumières trop rares au gré de nos besoins et de nos désirs.Au siècle dernier, nous sont venus vos prêtres missionnaires.Souffrez que je les mentionne, c’est le besoin de mon coeur, ceux qui fureni mes frères de la religion, les Oblats de Marie-Immacu-lée dont les noms, comme ceux de Grandin, Grouard.constellent l’apostolat le plus héroïque dos glaces du nord, c’est de Paris qu’ils recevaient, avant 1904, leurs lettres d’obédience pour le Canada.C’est à Montmartre qu’ils vinrent prier avec leurs aînés.Ce fut aux pieds de l’archevêque de Paris, le cardinal Guibert, qu’ils vinrent s’agenouiller au départ pour recevoir les bénédictions apostoliques.Avec les missionnaires vinrent les éducateurs, surtout les humbles Frères, qui ont contribué à faire connaître à la génération enfantine du Canada la géographie et l’histoire françaises.Nous vinrent aussi les lettrés, les artistes, les universitaires, les orateurs, les académiciens et les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, dont nous retenons encore la délicieuse exécution.Avec votre mission de l’an dernier, nos âmes se sont rapprochées d’une façon nouvelle.Sans doute, les destins politiques canadicns-français sc déroulent nécessairement d’une trajectoire distincte de la vôtre.Notre loyauté à l’Angleterre ne saurait être en question.Il ne vous déplaît pas de savoir que sous le ciel britannique, auquel nous accordons sans réserve une fidélité statutaire, la société authentiquement catholique française fournit une moisson d’institutions aux épis chargés.Les troupes britanniques en Egypte (Dernière heure) Le Caire, 18 (S.P.C.-Hava») — Des troupes britanniques qui étaient sur le point de sc rembarquer pour la Grande-Bretagne ont reçu l’ordre de demeurer en Egypte.Les autorités militaires ont décidé d'envoyer un régiment britannique et un régiment égyptien à environ 70 milles de la frontière de la Cyrénaïque, parce qu’elles ont appris que M.Mussolini envoie en Libye des renforts qui porteront à 80,000 hommes le total des troupes gardant cette colonie italienne.En Autriche “je me souviens” Sans bouder la France moderne dont nous admirons le progrès merveilleux et qui nous charme de ses beautés, c'est pourtant la France en son âme secréte que nous voulons regarder en ce qui reflète le plus intérieur et plus inaccessible fond de ses yeux.C’est celle-là que nous aimons inaltérablcment.Paris, c’est pour le dire et le faire entendre d’une voix que je voudrais rendre plus douce, plus persuasive, je me sens si heureux, lout en étant confus d’être en ce moment cnrdi-de Québec dans Et ces chiffres ne tiennent pas compte des sections féminines déjà 13.Note sur la rouille du Fraxi- lancées et en passe même de dénus pennsylvanica.— F'milc Jac-j passer en enthousiasme conquérant, les sections masculines.Depuis le mois dernier “JEC” a ques.14.Sur une technique simplifiée de prélèvement des objets micros- d’ailleurs sa chronique de la J.E copiques dans l’eau.— Cécile La- j C.F.nouette.Dès l’arrivée du R.P.Deguire la.Généralités sur la flore du ‘ la J.E.C.mettra en librairie la pre-Lac Saint-Jean.—• F.Marie-Victo- mière édition canadienne des “Mé-rin.j dilations jécistes”, de Jean le 16.Sur la valeur de 1 Acorus Ca- • Presbytre.a es mille, nni.nrrhevêaiie de Ouéhc '¦c tantôt^ommp'hruf "i01'!0 histoi‘‘ l’hôtel de ville de Paris.Je repris tanlAt c°mme brillants écussons, Spnte par la dignité cardinalice, “C’est à vous, M\ssieurs c’est à nue vous avez plante du génie votre Paris de la lumière, dVsprit français au Canada.A ce titre, je chevaleresque.vt>trr Paris du dix- vous suis infiniment reconnaissant septième siècle, où déjà nonobstant i de vo,re *estc f,e r0 ^ j.c Jes passions légères, les faiblesses vons l|vrc comme gage de grati-[leurissaient les plus nobles idéal s tude devise .dc î?rc vieille ]Çs vertus les plus fortes, votre Pa- province de Quebec: Je nie sou- ïondaif chez nous une Nou- vlrns • vche-France._________________ • fool ce qu’en ce moment ?* due ma présence ici, tin passé ncpuisable ' de richesse morale et oc civilisation humaine, un temps ou la France canadienne puisa à lorin coeur, à pleines mains, dans cet héritage que vous avaient légué vos grands rois, vos grands saints, Joute votre incomparable tradi-Jjon que les bouleversements de I histoire ne parviennent pas À anéantir.M.Woods à Londres Londres, 18 (S.P.C.) — M.J.W.Woods, le premier délégué du Canada à la récente session de l’Assemblée de la Société «les nations, vient d'arriver à Londres.Demain U partira pour le Canada à bord de VEmpret» of Britain.Le prince von Starhemberg obtient plus de pouvoirs — Il demeure vice-chancelier et Schussnig, chancelier — Rapprochement avec l’Italie Vienne, 18 (A.P.).— Le remaniement du cabinet autrichien a étendu les pouvoirs du prince von Starhemberg.Ce prince, ami de Mussolini et fasciste en principe, ancien allié d’Hitler lors de l'échauffourée de 1923, mais son ennemi juré aujourd'hui, devient le chef d’une armée d’au moins 175,000 hommes.A la suite du remaniement du cabinet, les trois armées particulières: la Heimwehr (100,000 homines), les Sections d’Assaut (catholiques, 60,000 hommes) et la Freiheitshund (15,000 hommes), ne forment plus qu'une seule milice sous les ordres du prince.Les observateurs de la politique voient dans les changements survenus hier les signes «i’un rapprochement de l’Autriche et de [’Italie.Le prince von Starhemberg demeure vice-chancelier.Il a laissé M.Schussnigg chancelier, mais il lui a pris ses Sections d'Assaut (catholiques).Le vice-chancelier s’était séparé autrefois du chancelier Dolfuus, assassiné on juillet 1934, et il avait organisé son propre gouvernement dans le Tyrol.Le prince a prédit l'avènement un jour d’un empire mondial autrichien.Présentement, il a plus de pouvoirs que jamais en mains.La réorganisation du cabinet indique que les pouvoirs seront plus centralisés que jamais entre les mains de Schussnigg et Starhem-berg.Les monarchistes et les paysans ont apparemment perdu du terrain.Le gouvernement sem-ble tenter de gagner à lui le socialiste Theodor Znidario.U la nomme sous-secrétaire du ministère des services sociaux.Les deux ministres que l’on fait sauter par-dessus bord hier sont le major Emile Fey.disciple de Dolfuss, et Joscf Bother ministre de l’agriculture.Le fossé ne cessait de s’élargir entre rcy et Starhemberg depuis la mort de Dolfuss, fossé qui avait sa répercussion dans les rangs de la Heimwehr.Le prince a averti les dissidents de la Heimwher de se retirer eux-mêmes, qu’autrement il se verra dans l’obligation de les expulser des rangs de l’armée.*Fey était nettement monarchiste.Starhemberg, (fui passe pour l'ami des monarchistes: a toutefois déclaré que l’hpurc n'est pas encore venue de restaurer la monarchie.dernière partie où il «léclare que le parti de l'Action libérale nationale n est pas un nouveau parti, mais un parti qui date de cinquante uns, ‘Te parti libéral national d’Honoré Mercier”.Après avoir analysé le résultat du vote de lundi dernier, M.Gouin dit: "Le peuple voulait changer de gouvernement.Il voulait chasser le gouvernement de M.Bennett, comme il avait chassé sept gouvernements provinciaux.Pour le remplacer, il avait à choisir entre les autres groupes.Et comme celui de M.King paraissait le plus homo-gene.le plus sérieux et le mieux en mesure d’établir un gouvernement stable, il a voté pour M.King.Voilà le véritable sens du scrutin de lundi."La situation, n’en déplaise à l’honorable M.Taschereau, à ses collègues et à ses députés, sera exactement la même aux prochaines élections provinciales.Les électeurs du Québec auront à choisir entre l’honorable M.Taschereau, le parti conservateur et l’Action libérale nationale.Le gouvernement de l’honorable M.Taschereau sera, comme celui de M.Bennett et ceux de sept autres provinces, renversé par le mécontentement populaire.Le gouvernement actuel du Québec.le plus vieux et le plus dis-créciité de tous les gouvernements canadiens, sera infailliblement balayé aux prochaines élections.Et comme nu fédéral, l’électorat de cette province choisira, pour le remplacer, le groupe «l’opposition le plus homogène, le plus sérieux et le mieux en mesure d’établir un gouvernement stable: celui de l'Action libérale nationale.“Et si l’honorable M.Taschereau veut continuer à jouer sur les mots, à dire que les troisièmes partis n’ont pas de chance dans les vieilles provinces et que la victoire fédérale est, uniquement, une victoire libérale qui.dans cette province, aux prochaines élections, assurera nécessairement la victoire d’un parti libéral, je lui répondrai de la fa«;on suivante: “L’Action libérale nationale n’est pas un tiers parti, un nouveau parti.C’est un parti qui date de cinquante ans, c’est le parti libéral national d’Honoré Mercier qui, en 1885, a remporté le pouvoir dans cette province.L’Action libérale nationale n est pas un nouveau parti; c’est un parti vieux comme le monde: celui de l’honnêteté, de la sincérité et du patriotisme, parti que l’honorable M.Taschereau ne reconnaît plus parce qu’il s’en c-st trop éloigné, depuis trop longtemps.Le tiers parti dans cette pro-vinct.-, le nouveau parti dans cette province, c’est le parti “taschereau-tiste” qui, depuis quelques années, en marge du véritable libéralisme, a fondé le parti du “family compact”, du clan de famille, «les trusts et de la “gang”.Ici encore, en disant que les nouveaux partis n’ont pas de chance dans les vieilles provinces, l’honorable M.Taschereau aura signé sa propre condamnation.“Et si l’honorable M.Taschereau, continuant à jouer sur les mots, prétend que la vague de libéralisme fédérale déferlera sur cette province aux prochaines élections, je dirai qu’il a raison; je dirai, qu’aux prochaines élections, le peuple de cette province, pour que le tableau soit complet, effacera la seule tache qui subsiste encore; il renversera le seul gouvernement conservateur qui est encore debout: celui de l’honorable M.Taschereau.” Dans Saint-Henri Voici le résultat final des votes pour le comté fédéral de SMïenri, «tue nous communique l’officier-rapporteur: Paul Mercier, libéral .21,561 D .' -1 du nouveau gouverneur général, lord Tweedsmuir, qui arrivera à Québec le 2 novembre.Mais il semble bien que c’est M.Mackenzie King qui ira souhaiter la bienvenue au successeur de lord Bess-borough.D’ici l’entrée en fonction de son ministère, M.King a fait savoir que toutes les nouvelles publiées au sujet de la formation du cabinet et des chances de tel ou tel ministrnble, n’ont rien d’officiel.Apparemment, M.King veut «ié-tacher sa responsabilité «les cabales en cours.Il désire leur rester complètement étranger.M.King arrive au pouvoir à un moment difficile et c’est sa ferme volonté de constituer son cabinet comme bon lui semblera, en tenant compte de l’expérience des hommes, de leurs qualités personnelles et administra-lives, ainsi que de l’avenir du gouvernement et du parti.Lorsque le gouvernement prendra la direction des affaires nationales, il ne sera pas nécessaire aux nouveaux ministres de subir le feu d’une réélection.Il y a «rois ans la Chambre des Communes a approuvé une loi qui faisait cesser pour les nouveaux ministres l’obligation de se présenter de nouveau devant l’électeur.Les ministres défaits reviennent à Ottawa.On ne croit pas qu’il y ait de réunion du cabinet Bennett avant lundi, alors que le ministère acceptera la démission de M.Herridge, comme ministre canadien à Washington.M.Brunelle élu par 817 voix Trois-Rivières, 18.— Une dépêche de la Canadian Press aux quotidiens de mardi dernier mandait que M.Hervé Brunelle, député libéral du comté de Champlain, avait l’une des plus faibles majorités rie l’élection de lundi et qu’il avait battu M.Baribeau, candidat conservateur, par une dizaine de voix.En fait, les statistiques données alors par la Canadian Press n’étaient pas complètes.D’après un relevé définitif, hier, M.Brunelle a été élu député libéral de Champlain par une majorité de 817 voix.M.Brunelle a eu 8125 voix et M.Baribeau 7308.Travaux de voirie suspendus Québec, 18 (D.N.C.).—Si nous sommes bien informés, les entrepreneurs en voirie, dans le parc national et le Tèmiscamingue, en particulier, ont reçu ordre de cesser les travaux le 26 octobre.Cela veut dire que 800 hommes seront privés de travail.Il y en a bien d'autres.Les faits précités fournissent un autre argument à ceux qui prétendent que nous n’aurons gas d’élections provinciales cet automne.C’est l’opinion qui semble prévaloir présentement.Le discours que M.Paul Gouin a prononcé hier soir a fait impression.Quelqu'un, qui est assez près du premier ministre, nous dit que M.Taschereau lui-même ne sait plus s’il doit faire des élections cet automne.M.j.-E.Valentine part pour l’Europe Québec, 18 (D.N.C.).—Un journal du matin annonce aujourd'hui dans son carnet mondain ce qui suit: .)/.J.-E.Valentine s’embarquera sur f’Empress of Britain, le 6 novembre, pour un voyage de (rois mois en Europe iintèrèt de son commerce.” Qu’est-ce à dire?Ou M.Valentine n’est plus l'organisateur de M.Taschereau, ou nous n’aurons pas d'élections provinciales cet automne.Lors de la dernière session, dans a discussion des crédits, il a été 1).St-Maurice, conservateur beaucoup question de M.“Jimmy” Amédéc Jasmin, stevenistc.2,885 ’aIe,ntine.- Duplessis a préten-Bulletins rejetés ,,nn ^ du a ma|nle^ renrises mie M.Va- 769 * * ¥ f.ntbinièrc: M.J.A.Vervillc a 4,267 voix de majorité sur son adversaire, M.Apollinaire Caston maintes reprises que M.Va- lentine était allé en Europe pour obtenir des souscriptions de marchands de vins français et autres.V a-t-il lieu de relier ces déclarations du chef conservateur au guay, de Saint-Edouard, candidat nouveau voyage de M.Valentine?conservateur.| On se le demande.WÜfrid Pelletier à CRCM ce soir Saint-Uf/acinlhe-Pouville: Sur un total de 15,952 votes donnés, M.Fontaine a recueilli 11,543 voix; M.N.B.Bousquet, conservateur, a obtenu 3.271 voix; M.Hector Grenon, stevenistc, a obtenu 1,138 voix.MM.Bousquet et Grenon perdent tous deux leur dépôt.M.Fontaine a obtenu la majorité dans toutes les paroisses et localités.L’inauguration de» nouveaux ttudios de cette station — Grand concert symphonique L’inauguration des nouveaux studios du poste CRCM, à Montréal, aura lieu ce soir, à 9h.30.A cette occasion, Wilfrid Pelletier, chef « orchestre au Metropolitan Opera, «le New-York, dirigera un concert symphonique que Radio-Canada «iiffusera par toutes ses stations du resenu national.Paul de Marky, I mniste virtuose, sera également au programme et exécutera les Vn-Franck* Symphoni(lues
de

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