Le devoir, 26 février 1917, lundi 26 février 1917
VOLUME VIII—No 47 MONTRÉAL, LUNDI 26 FEVRIER 1917 DEUX SÔUS LE NUMERO « < Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$;> OO UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 OO ETATS-UNIS.2 .10 UNION POSTALE.3 OO m Rédaction et administration : 43, RUE SAINT.VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE' QUE DOIS ! t « f t K c a “SERRONS-NOUS LA CEINTURE!” C’est le cri et le mot d’ordre que faisaient entendre hier, à Montréal et à Ottawa, le ministre des Finances, M.White, et le ministre du Commerce, ancien ministre des Finances, M.Foster.La simultanéité des appels suffit à marquer leur concert.Ils traduisent d’ailleurs une pensée (jui s’impose aujourd’hui à tous ceux qui sont capables de voir et de penser.M.White el M.Foster s'adressent tous les deux, plus particulièrement, aux gens riches; ils les supplient de supprimer la consommation des articles alimentaires non-essentiels, de diminuer (dans une proportion de 25%, dit le ministre du Commerce) celle des articles essentiels."Tout citoyen, déclare M.White, gui dépense à son foyer plus qu’il ne.devrait hausse le prix de la vie pour ses frères moins heureux', et dans la même proportion rend plus difficile la victoire.” M.Foster nous laisse clairement entendre que l’économie, si nous ne nous l’imposons volontairement, nous sera, dans un avenir pas très éloigné, imposée par la force.“Plus tard — et peut-être pas très tard — lisons-nous dans la Gazette de ce matin, elle (lu restriction de ta consommation) pourra devenir nécessaire ici, car, assurément, il n’est pas juste que nous diminuions par un yenre de vie extravagant et dépensier, et en refusant de nous soumettre à des restrictions qui ne touchent à aucun point essentiel de l'hygiène ou du confort réel, le total précieux et essentiel des ressources ali-mentairçs et autres qui deviennent si nécessaires au succès de ta guerre.Nous pourrions de plus songer, assurément, que te prix élevé de la vie dépendant, comme c’est essentiellement le cas, de l’écart entre la demande et la production limitée, pourrait être sensiblement réduit si, dans ta vie générale du pays, les plus riches consommaient 75% de moins d’articles de luxe et 25% de moins d'articles essentiels.” * * * Et nous voilà ramenés aux données essentielles du problème; la vie coûte plus cher parce qu’il y « écart de plus en plus considérable entre la production et la consommation.Cet écart, il n’e.st pas d’hier et il va sans cesse s’aggravant.Vendredi, au Canadian Club de Westmount, l’ancien ministre de l’Agriculture libéral, M.Fisher, ramassant des chiffres que nos collaborateurs ont tour à tour exposés et discutés ici, montrait que l’écart entre la population agricole et la population rurale allant sans cesse s'accentuant — le chiffre des consommateurs, en d'autres termes, augmentant dans des proportions beaucoup plus considérables que celui des producteurs — il était inevitable que le prix des aliments fût à la hausse.M.White ajoutait hier: “En même temps que beaucoup consomment davantage, il y a une diminution dans tes territoires agricoles productifs parce que tant de gens ont quitté le sol pour le front." 11 aurait pu ajouter que nos exportations ayant atteint ees années dernières des proportions moitiés, ont augmenté encore l’écart fatal.Pour faire face à la crise, on nous jette tie partout un double mot d'ordre: Economie, production! L’économie dépend de chacun de ifOiis, mais ta production?Comme l’écrivait une femme de cultivateur anglais au Citizen, ces jours derniers: Où est la main-d’oeuvre?C’était, sous une autre forme, la plainte que II.Wattiez adressait ces jours derniers aussi à la Patrie.Ce maraîcher connu laissait entendre que certains des jardiniers-maraîchers seraient peut-être obligés de renoncer à quelques-unes de leurs cultures par manque de main-d’oeuvre.* le renforcement duquel rentre le caoutchouc.Vous chercherez en vain le moindre bout de cuir, dans cette bottine.La semelle pst.en ce qu’on appelle aujourd’hui de-la fibre.” Pas une personne sur mille, assure le journaliste américain, n’aurait pu se rendre compte à une inspection superficielle, qu’elle était en présence d’un faux cuir.Dans une devanture, l’illusion eût été absolue pour tous les passants.Ce faux cuir, on l’appelle aux Etats-Unis leatherette (diminutif de “leather”, cuir), le mot français ne nous est pas encore connu.Quant à Ja fibre qui s’emploie dans' la fabrication des semelles et les talons surtout pour les bottines d’hommes, c’est encore un mystère d’inventeur.On ne révèle pas quel traitement on lui fait subir, mais on admet qu’elle dérive de l’automobilisme à qui elle doit sa naissance.En presence des milliers et des milliers de pneus que les autos sont obligées de rejeter tous 'es jours, on s’est inquiété de l’utilisation qu’on pourrait bien leur donner.On a fini par les employer à la fabrication des semelles de fibre.Les fabricants soutiennent que la bottine en simili-cuir — c’est sans doute le nom qu’on finira par lui donner en français — est promise à la plus grande vogue.Elle peut être au besoin chaude pour l’hiver, légère et fraîche pour la saison d’été, et, en tout tèmps, confortable.Elle offre les mêmes garanties de durée et d’imperméabilité que le chevreau ou le veau.Pour la bottine féminine, on remplace la fibre du talon par le bois comme dans les talons Louis XV, que les Américains appellent “French- heels”.L’étoffe se prête beaucoup mieux que le cuir à toutes les fantaisies, et elle aura beaucoup plus de vogue que le premier dans la toilette féminine.On verra plus que jamais les escarpins brodés ou les escarpins perlés, ou encore traités avec un art plus délicat et plus gracieux auquel le chevreau n’aurait jamais voulu se prêter.En outre, on tendra tous les jours davantage vers l’harmonisation de la chaussure avec le reste de la toilette.Une revue écrit à ce sujet qpe le bottier qui vendait naguère à une élégante quatre paires de bottines l’an, peut s’apprêter à lui en vendre huit bientôt.Le moment est proche où la femme voudra que sa chaussure se marie avec le reste de sa toilette, où elle aura à peu près autant de chaussures que de robes ou de costumes.Les constatations de nos ministres ne devraient-ils pas les amener à faire d’autres réflexions sur la question du recrutement?Si d'écart entre la production et la consommation est déjà tel qu’il faille songer à imposer de force des limites à la consommation des produits alimentaires _______ et -que cet écart soit en partie dû, comme le proclame M.White, au départ d’un si grand nombre de cultivateurs pour Je front — est-il juste de tirer encore sur les classes agricoles pour le recrutement?Qu’on ne l’oublie pas, et ce sont des journaux anglo-ontariens qui ont été les premiers à le dire: Il arrive, dans les provinces anglaises surtout, que le départ d’un seul volontaire entraîne l’abandon de la ferme et ajoute au chiffre des consommateurs le père et la mère qui l’exploitaient avec lui.On n’arma guère raison de compter d’ailleurs, pour relever le chiffre de la production, sur le retour des groupes de volontaires.L’un de ceux qui s’en occupent le plus activement, M.Kidner, a déclaré vendredi, devant une commission d’enquête fédérale, que, même parmi les anciens cultivateurs, il en est fort peu qui veuillent retourner sur la terre.(C’est on aspect du problème sur lequel il faudra revenir).M.White et M.Foster soulignent avec éclat la gravité de notre situation, résultat surtout du déficit de la production agricole.Auront-ils le courage d’aller jusqu’au bout de leur thèse, de conduire Heur pensée à sa conclusion logique et de demander qu’on ne décime pas davantage les rangs déjà trop clairsemés des producteurs du sol?On ne voit pas bien la place de l’économie dans cette substitution.D’ailleurs les fabricants, qui entrent dans le mouvement, avouent en toute candeur que telle n’est pas leur visée.La nouvelle chaussure n’a pas l’intention de se donner, paraît-il.On en demandera $4.50, et aux Etats-Unis, où les bottines se vendent en général meilleur marché que chez nous, c’est un prix assez élevé.Dans les cas où le cuir restera partie de la bottine et que le tissu ne sera employé que pour la hausse, le prix sera plus élevé encore.N’empêche, note avec une rigoureuse justesse le périodique plus haut cité, que, sans l’entrée en scène du substitut, avec la raréfaction toujours croissante, le coût des chaussures aurait atteint des hauteurs fantastiques.Ce sera déjà quelque chose de gagné que leur maintien au niveau artuel.Louis DUPIRE.Orner HEROUX.LE SUBSTITUT EST TROUVÉ ENTREE EN SCENE DU SIMILI- CUIR.— LE COUT DES CHAUSSURES NE BAISSERA PAS.Un article, paru au cours de la semaine, dans un grand quotidien montréalais, faisait froncer le sourcil à tous les chefs de famille disposant d’un budget modeste.Les chaussures les moins chères, prédisait le confrère, se vendront, dès le printemps, à pas moins de sept dollars la paire et, les autres, les plus fines, iront jusqu’à $15.00.Une augmentation de cent pour cent, tout simplement! A cela, il eût été malaisé de trouver un côté réjouissant; le veau se vend déjà bien assez cher sans qu’on porte sa précieuse peau à une inaccessible altitude.x- * * Or, fort heureusement, il paraît que les alarmistes crient à, tort.Le prix des chaussures se maintiendra a ce qu’il est aujourd’hui.C’est un niveau déjà fort respectable, mais il ne s’élèvera pas davantage.Telle est, du moins, la prétention soutenue, avec documents à l’appui, par un périodique américain que nous avons sous les yeux.Il est vrai que l’économiste parle des Etats-Unis, mais notre situation est, règle générale, identique en toutes choses à celle de nos grands voisins.Nous vivons dans leur ombre et tout ce qui les atteint nous contagionne nécessairement.y.* ¦* # Le cuir ne montera pas davantage à cause des substituts.Nous avons parlé déjà de l’intéressante recherche de succédanés poursuivie avec acharnement dans les laboratoires industriels depuis que les nécessités créées par la guerre se sont faites, suivant l’axiome, mères d’industries.Aux Etats-Unis, la hausse du cuir et, encore plus, sa raréfaction, se font sentir cruellement.Les cuirs de chevreaux proviennent principalement des Unies et de l'Amérique du Sud.Cette dernière porte d’entrée reste ouverte, mais il n’en va pas de même des Indes.Les envois eu sont plus que faibles et intermittents.Les peaux de veau, utilisées surtout dans la confection de la chaussure masculine, venaient de Russie.En raison de la guerre, un ukase impérial a interdit l’abattage des veaux.Les stocks accumulés avant le conflit se sont rapidement épuisés, maintenant la raréfaction fournit explication aux prix fantastiques, d’autant plus que la situation pourrait se prolonger au-delà de la guerre, dont la fin n’est d’ailleurs pas encore déterminée et semble reculer de mois en mois.Acculés à cet inquiétant état de choses, les fabricants se sont adressés aux savants.“Cherchez des substituts”, ont-ils imploré.Ceux-ci se sont mis à l’oeuvre jusqu’au jour où ils pouvaient prononcer Veurêka d’Archimède.Il est sorti des bottines fines du laboratoire, ou n’entre pas une parcelle de cuir, il parait qu’elles doivent maintenant sortir, à pleine caisse et tous les jours, des fabriques.Un auteur américain raconte son etonnement quand il Jui a été donné de manipuler une paire de chaussures sorties du laboratoire et auxquelles le veau n’avait pas contribué pour un sou de sa peau.“L’illusion était parfaite, dit-il, je retournais la bottine en tous sens et l’idée ne me venait pas que le cuir fût truqué.Le fabricant vint à mbn secours: “Approchez donc cette bottine de votre nez.“Je lui obéis, et je distinguai, en effet, une odeur qui n’était pas celle du cuir.C’était le relent dont est imprégnée l’atmosphère des usines de caoutchouc.Je fis part de ma découverte.- “C’est juste, nie répliqua mon interlocuteur, vous avez là une bottine dont l’empeigne, la hausse, la languette, toutes les parties ont été fabriquées avec un tissu dans CHRONIQUE DIMANCHE CANADIEN Huit heures du matin.Le nègre, tantôt, m’a tanche l’épaule à travers la tenture verte du Pullman : "Montreal, sir!” Je suis donc de retour, après une journée passée à Québec.Journée d’amicales rencontres et d’agréables impressions, (tue rien n’aurait contrariée sans la persistance des symptômes d’indifférence à l’anglicisation qui se manifeste partout.Tout en anglais dans les tramways, même leurs indications extérieures; et toute la rue Saint-Jean, chère à mon coeur d’ancien Québécois, est bordée de boutiques anglaises dont les propriétaires s’appellent comme vous et moi.Sans doute, quelques exceptions, mais la règle s affirme générale.Et puis, o mes nerfs, comme l’hiver dernier, les dames de Québec sont armées de fortes cannes! Cela leur pend gauchement dans les mains, et adieu, grâce féminine! Rien de semblable, pourtant, ne dépare les rues d’Ottawa, de Montréal, de Toronto; il faut croire que cette mode est un oiseau qui vient de.Hyde Park, "don’t you know!” A part cela, journée charmante, et me voici revenu.Nous approchons de la gare, et le petit peuple du wagon-dortoir s’apprête à descendre.Il y a un parti d’amateurs de sport, revenant d’une joute de hockey jouée hier dans la vieille capitale.Us sont fatigués et enroués, et ne causent guère.11 se trouve dans l’entourage deux jeunes actrices, dignes et convenables, auxquelles le conducteur est venu donner tantôt avec une certaine déférence quelque information relative à leur itinéraire.Pas vingt-cinq ans, apparemment, et reconnaissables seulement à ce que les yeux, par exemple, ' gardent d’un peu factice qui les agrandissait et les soulignait à la représentation d’hier soir.Elles causent fraternellement, un peu fatiguées.L’une montre une nuance de respect à sa compagne, dont le talent est sans doute plus grand, mais dont les traits n’ont rien que .d’ordinaire.Toutes deux sont visiblement accoutumées de se retrouver ainsi, de nombreux matins, dans un dortoir roulant, par un pays toujours nouveau : Maine, Canada ou Californie.Pour le moment, en tout cas, ce sont deux jeunes filles causant tranquillement, vivant passivement, allant à d’autres travaux, à d’autres imprévus.Elles ont le regard calme et un peu dur que donne la lutte précoce pour la vie.J’espère que leurs mères sont mortes, pour ne pas se les rappeler gazouillant dans leurs bras.Voici la gare, le quai, le défilé, le paysage familier, le tramway.On retrouve le geste de lassitude avec lequel on monte, trois ou quatre fois par jour, dans un tramway toujours le même, toujours rempli, s’arrêtant à tout instant.Du nouveau, cependant, ce matin.Un groupe de raquet-teurs, vêtus de rouge, à l’avant.Après un peu de tâtonnement, ils commencent à chanter.Un air “allant", des paroles qui furent jadis grivoises, mais qu’une main ferme a émondées, on sent cela; elles restent cependant gaillardes, et la chanson s’enlève en choeur.Le conducteur sourit, et le mécanicien se retourne parfois.Pour un peu, il danserait sur sa cloche d’alarme.Mais on avance, et bientôt je retrouve ma rue, dans l’air frisquet.Après les joies calmes et profondes du retour au foyer, nouvelle sortie, car il faut bien aller à la messe.Et puis ce matin, c’est “entendre le prédicateur du Carême, ou mourir!” Dans le tramway, on devine (pie beaucoup de gens s’y rendent aussi, par groupes de deux ou trois, Ils en parlent à l’avance, citent des détails, mentionnent l’année 1910, restée célèbre.Us me font penser, monsieur l’abbé, au tramway double à baladeuse venant de La Villette, qui amenait pareillement des groupes bavards pour vous entendre, il y a cinq ans.lorsque vous deviez parler.salle W a gram, à la grande assemblée du Congrès diocésain de Paris.Nous n’avions pas fait deux rues, cependant, qu'il a fallu laisser passer une étrange procession.C’est la messe des raquettcu 's à Saint-Louis-de-Franee, et les voici qui défilent, par escouades habillées de bonne étoffe aux couleurs voyantes.Il y a accompagnement rh tambour et de clairons, puis des bannières, des oriflammes, et souvent, deux petits raquetteurs de cinq op six ans battant bravement la marche devant leurs ai nés.Capots d’étoffe à parements, gris, bleus, rouges, il en passe même coiffés de plumes, vêtus de peau d’orignal ou de caribou.C’est sans doute le contingent de Caugh-nawaga, partageant les jeux de ses frères les Visages-Pâles.Il défile avec gravité.En route pour l’église, enfin.Place d’Armes, de chaque côté du monument qui rappelle Maisonneuve et l’exploit qu’il accomplit un jour à cet endroit même, les passants défilent par groupes, se dirigent vers le temple imposant où va parler tantôt le prédicateur prestigieux.On reconnaît des personnages, des esprits élevés, des noms flottent.Là-dedans, le chef spirituel de la paroisse achève le prône, redescend, précédé du suisse chamarré.L’homme de France va monter.Tous les yeux se tendent vers la chaire où if va apparaître.On se rappelle qu’il arrive de la guerre, que les obus ont éclaté autour de lui, qu’il a été blessé, qu’il s’est penché sur l’àme du soldat français.Le voici au pied de l’escalier de la chaire; il monte sans trouble, calme et prêt.Il est grand,‘croit, avec un visage marqué par l’étude plus encore que par les récentes fatigues.Le front haut est encadré d’une chevelure en brosse, à la française.On Je dévore des yeux.II est arrivé là-haut, et déjà, il parle.Un .seul regard l’a mis en contact, il est prêt: “Monseigneur, mes frères.En ce moment, des millions d’hommes armés les uns contre les autres.” Voilà le sujet entamé: “Les leçons religieuses de la guerre”.U nous a tenus sous le charme tout le temps qu’il a parlé.La leçon du devoir s’est dégagée clairement des phrases à la trame solide et claire, des aperçus émouvants ; les “perspectives catholiques” ont éclaté, rassurantes et consolantes, comme la cime d’un grand mont se dégage des nuages sous l’effort du vent laborieux.La voix du Christ et de la France a passé sur nous.Ernest BILODEAU.C’EST LE “NATIONALISTE” Le Nationaliste a donné samedi soir et dimanche matin une démonstration nouvelle de l’excellence de son information politique.Il y avait des élections provinciales au Nouveau-Brunswick, l’as un seul des journaux du dimanche de Montréal n’a donné de résultats complets de celte élection, sauf le Nationaliste.Il a donné dans son édition de dimanche malin les résultats du scrutin, comté par comté, tels qu’il les a obtenus de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, par dépêche spéciale.Les deux partis se trouvaient alors 22 à 22.Ce n’est qu’il U a quelques heures qu’une révision des votes a donné un comté de plus aux libéraux, en enlevant un aux conservateurs.Autre preuve de l'excellence des informations du Nationaliste: des centaines de personnes Tant appelé par téléphone samedi, dans la veillée, pour en apprendre les résultats des élections du Noiweau-Hrunsunck.Elles savaient qu’il est le mieux informé de tous les journaux du dimanche de la ville.BILLET DU SOIR AUTRE TEMPS.4 la lecture des dispositions rigoureuses que le maître de I Angleterre, M.Lloyd George, doit imposer pour ménager le précieux espace des cales britanniques, on ne peut se défendre d’une discrète hilarité.Moins les cales recevront de fruUs, de tabacs havanais, de sucre, de vins, de ces mille délicatesses qui, pour le matérialiste, font tout le prix de la vie et moins aussi il en entrera dans le gaster de ces vampires de la guerre qui, à cause des profits fabuleux qu’ils réalisent, ont tout intérêt à ce qu'elle se prolonge.On pourra encore introduire en Angleterre un quart de ces denrées de luxe.Voilà le malheur ! Les mu-nilionnaires en prendront sans doute la majeure partie pour les besoins réels de l’armée, mais il en restera encore une fraction que les riches fabricants pourront détourner à leur profit, avec leur or maudit.A cet accaparement, il y aura un terme cependant, car les faméliques ne verront pas se gaver longtemps les autres sans pousser des rugissements qui emprunterént unesonorité particulièrement effrayante aux •creux de leurs estomacs.Dieu fasse que la même chose se produise ici et que nos profiteurs de guerre crèvent de faim avec leur argent suivant le vigoureux dicton populaire.Après cela, je vous promets que la guerre ne se prolongera pas longtemps.Autre temps, autres moeurs.Qui aurait pu prédire, il y a quelques années, que l’argent serait forcé d’avouer son impuissance ?Comme nous philosophions sur l’instabilité des humaines choses.Nap.Tellier et moi, il ne tarda pas, suivant sa coutume, à saisir le côte comique de la situation.—Sais-tu.me dit-il, que si Sarah, lu diva antique et en toc, revenait chez nous, elle serait encline à porter un ; lige ment font à fai’ différent sur le degré de civilisation de noire gent étudiante ?Tu te rappelles l’incident de son passage à Québec?Quelques carabins ou saute-ruisseaux la criblèrent, elle et sa troupe, d'oeufs dont on avait dépouillé les épiceries proches.Que le même incident se reproduise aujourd'hui, la diva unijambiste rentrerait les rudes épithètes qu’elle eut alors pour eux ; loin de prendre les Québécois pour des sauvages.“ Mais, dirait-elle, en rentrant à Paris, quels gens charmants et d’une civilisation raffinée.! Savez-vous qu’ils se sont ruinés pour mes “ enfants ” et pour moi.A la gare, ils nous ont infligé une véritable averse d’oeufs.C é-tait comme un combat de fleurs dans notre estivale Nice, avec celte, différence que les oeufs se paient joliment phis cher que roses, jacinthes, muguets et lilas.C’était d’un faste et d'un insensé néro-niens, mais nous ne pouvions pas ne pas être flattés.Vraiment quelles charmantes gens ! Il n’y a que des latins que l’enthousiasme peut pousser à de pareilles prodigalités.“ Avec ce que j’ai pu recueillir sur mes vêtements et sur ceux de.mes compagnons, nous avons fait confectionner par mon chef, dont vous connaissez le ’.aient, une délicieuse omelette au rhum que nous avons dégustée à la santé de ces Québécois, délicieusement paniier-pcrcé.” Jacques COEUR.IF fOIÏKÇ APOLOGÉTIQUE DU LUNDI SOiR RtBFIIÆXIONiS QiUAiDR'AGESd-MAIJES Le carême ramène Fespri: aux méditations sages et fécondes.Qu’il le veuille ou non, le chrétien est impressionné par la liturgie qui se déroule alors, sévère et mélancolique.Aux tentures bridantes l’E-gllise a substitué dans ses temples les parements de couleur sombre, les chants de triomphe ont fait place aux lamentations, et dans les paroles que récite le prêtre dominent l’es appels à la pénitence : Humiliate capita vestra Deo.ou le- gémissements de i’ûme pécheresse : Miserere mei, Domine.Instinctivement nous rentrons en nous-mêmes.La partie supérieure de notre être reprend les rênes, nos sentiments religieux refoulent nos sentiments mondains.C’est le temps des pensées sérieuses et des résolutions viriles.Avant qu’elles ne s’envolent, chassées par leg mille bruits du siècle, profitons de ces heures pré-cieuses, remplissons-les de pensées salutaires.Parmi elles je voudrais qu’on fît place à la grande miestion des connaissances religieuses.Plus que jamais elles sont pour nous, Canadiens-Français, nécessaires, et plus que jamais, alors, leur aequisi-tio' s’impose.C’est une des conséquences de la guerre dont on a fait beaucoup état dans certains milieux mais qu’on n’a pas envisagé sous lous ses aspects (pie l’accroissement de nos relations avec la F'rance.Reilations commerciales, a-t-on surtout dit.Oui, mais relations intellectuelles aussi.Pour ma part, je m’en réjouis.Je sais trop quel profil, au point de vue de la tangue comme au point de vue de la foi, nous pouvons en tirer Et pour nous en tenir à ce derurer point qui seul, en ce moments.nous préoccupe, de quelles richesses morales, en littérature, en oeuvres, en vies admirables toutes dévouées à l’Eglise, le catholicisme français, mieux connu, saurait nous faire bénéficier.Mais premms-y garde.Il est rare que ces rapprochements entre peuples ne comportent pas, à côté de précieux avantages, de réels dangers.,Se priver simplement de ceux-là pur crainte de ceux-ci serait peu sage : les accepter sans discernement, sans mesure de précaution le serait encore moins.Or, i] faut bien avouer que dans nos relations plus étroites avec la France nous rencontrerons autre chose que le ca-holicisme ; que ceux des nôtres qui iront là-bas nos médecins par exemple, entendront prôner avec talent, à leurs cours et aux hôpitaux.des doctrines subversives, bannies ici de tout enseignement ; que, s’il nous vient d’outremer d’éloquents et zélés apôtres du Christ, il nous arrive aussi des missionnaires de la troisième république et qu’à côté des oeuvres saines, s'entassent dans le navire qui nous les apporte, des livres immoraux et malfaisants.Pour pouvoir distinguer ll’ivraie du bon grain, ne pas se laisser prendre à l’appât séduisant d’un beau parleur, reconnaître Je sophisme sous ses vêtements d'emprunt, H faut, de toute nécessité, raffermir nos intelligences, les retremper dans l’étude de la religion, les éprouver au feu de l’apologétique.La santé de nos esprits et de nos âmes, leur vie est en jeu, et par là, la vie même de la race.Ne suffit-il pas "our l’empoisonner de paroles perfides lancées par tin conférencier habite et semées aux quatre coins du pays par des journalistes inconscient1» ¦?Or, qu’on nie perrnette de le répéter encore, ce raffermissement nécessaire de nos intelligences est facilité à tous par Us cours admirables que professe aetueliêment le P.Loiseau.Ceux qu’il vient de donner sur le miracle ont redressé plusieurs esprits, fait tomber une foule de préjugés ou de notions fausses, armé puissamment pour la lutte un grand nombre d’inteligences.Et ainsi, chaque semaine, depuis novembre, l’érudit jésuite sème le bon grain de la vérité.ILcontinuc-ra tous les lundis du carême.Dès re soir, il abordera l’étude de la divinité de la mission de Jésus-Christ.Au lieu d’aller contaminer nos aunes à des sources polluées : livres, spectacles ou conférences, raIIions-Ies autour de cette chaire qui les affermira contre le doute et les haussera vers la vérité.De toutes lies pratiques du carême, il en est peu qui nous seront aussi profitables.Henri BEAUVAIS.BLOC - NOTES Elections Le scrutin dans le comté de Gloucester, (Nouveau-Brunswick) qui a lieu aujourd’hui et désignera quatre députés pour ce collège, semble devoir trancher pour tout de bon le sort du parti conservateur à la législature de Saint-Jean.De fait, ce matin, les libéraux ont 23 députés et les conservateurs, 21.Gloucester passe pour être sympathique aux libéraux, il renferme une très forte proportion d’Acadiens d’habitude libéraux et le vote de samedi, dans les autres comtés, ne manquera pas d’influencer les électeurs de celui-ci.D'après toutes les apparences, donc, i! n’y aura plus, sur 9 provinces canadiennes, que 2 ayant des gouvernants conservateurs, la plus petite et la plus grande, ITle-du-Prince-Edouard et l’Ontario.Des autres, certaines auront passé aux libéraux tout dernièrement et avec éclat, — ainsi la Colombie, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, — d’autres seront restées libérales depuis assez longtemps, — ainsi le Québec, et surtout la Nouvelle-Ecosse, puisque, depuis la confédération, elle n’a jamais eu de gouvernants conservateurs.Les électeurs du Nouveau-Brunswick ne se trouveront peut-être guère mieux d’avoir passé de l’un à l’autre partis, mais on peut être certain que cette saute de vent causera quelques appréhensions aux gouvernants d’Ottawa, quand ils penseront au prochain appel général au peuple.Le scrutin provincial a toujours quelque influence sur les élections fédérales d’ensuite.Loyalisme Le Financial Times de Montréal, samedi dernier, disait que "dans la seule ville de Westmount, il y a au delà de 700 jeunes gens qui ne se sont même pas enrégimentes dans la milice”.C’est assez joli, ce nombre de jeunes gaillards de langue anglaise, encore libres de leurs actions, dans une ville ultra-loyaliste, où tout le monde est convaincu que les Canadiens-français méritent richement l’épithète de shirkers dont les cercles anglo-canadiens sont si prodigues à notre endroit.En même temps que les ultra-loyalistes de Westmount méditeront sur ces chiffres, ils pourraient lire dans le Globe du 23 février de cette année une lettre de Montréal, signé “A.Rives Hall”, où ce correspondant, après avoir aligné des statistiques puisées dans l'Annuaire canadien, écrit : “l’on peut affirmer en toute sûreté que la seule raison pour laquelle 1 Ontario et les provinces de l’Ouest ont donné plus de recrues que le Québec, c’est à cause de la proportion plus grande de British-born qui y vivent.” M.Rives Mail dit que les statistiques de 1916, si elles étaient accessibles, démontreraient encore mieux que celles de 1911 la vérité de son assertion.Cette lecture faite, les Westmountois, s’ils ont le cerveau bien fait, devront penser plutôt à leurs 700 slackers de langue anglaise qu’aux péchés de leurs voisins canadiens-français.Politiciens Lord Charles Beresford, l’amiral anglais bien connu, ne manque pas d’esprit, si l’on en croit la réplique qu’il fit l’autre jour à un député célèbre, à Westminster, à cause de ses multiples évolutions politiques.Or dome, d'après un journal de Londres, lord Beresford rencontra dans les couloirs de Westminster ce député qui lui dit: “Mais Charlie, vous n’avez pas du tout l’air d’un homme d'Etat”.Sur quoi l’autre, avec flegme, lui répondit : •—“Mon ami, n’allez jamais juger d’après les apparences.Ainsi, vous, vous n’avez pourtant pas l’air d’une girouette!” L’autre ne demanda pas son reste.La boutade de lord Beresford pourrait s’appliquer tout aussi bien à nombre de politiciens qui tournent à tout vent et cependant ont les traits graves et le masque hautain d’hommes d’Etat impériaux.Les noms seraient inutiles ; on n’a qu’à regarder autour de soi et se rappeler les anciens principes antiimpérialistes de dix, vingt, cinquante de nos politiciens cana-diens-français, pour ne pas parler des autres.Il voit clair Un correspondant étranger résume, dans une dépêche de Paris publiée ces jours-ci par la Gazette, les impressions d’un officier français de iNieuport à m-nnns de l’entrée des Etats-Unis dans la guerre.“ Si l’Amérique entre en guerre, ce sera une grande perte pour nous ”, dit-il au correspondant.“ Que peut-elle faire ?Rien, rien de rien.Et nous serons entre temps privés de ses immenses ressources.Mais personne ne paraît s’en apercevoir.Un de mes camarades vient de s'exclamer, il v a une minute, en agitant son journal, qu’un Américain promet de lancer chaque jour lOOl) sous-marins logeant un homme chacun.C’est du pur Jules Verne.A supposer que re soit vrai, qu'en résulterait-il ?Quel bien de tels sous-marins feraient-ils à la cause des Alliés ?Contre qui serviraient-ils ?Tout cela, voyez-vous, ça n’a par.de sens ”• 'Plus loin, .le même officier disait au même correspondant : “ Le Boche n’est pas un imbécile.Il faut avoir vécu dans son voisinage pour le savoir mieux que d'autres.S’il entre en guerre avec l’Amérique, c’est qu’il a réfléchi à tout cela, et qu’il en a conclu qu’il y trouverait son avantage, E.mest-ce pas vrai ?Les six prochains mois seront les mois décisifs.Si le Boche peut pendant ce.temps rendre l’Amérique hésilanie et inoffensive.il ne saurait faire mieux.Cela entre dans scs projets d'une paix amenée pm l’épuisement des Alliés.’" C'est exactement ce langage que tenaii, il n’y a pas quinze jours, le directeur du Devoir, juste à l’heure où l’un des plus équilibrés des journaux américains, le Post, de New-York, écrivait aussi la même chose.U n’y a pas à douter qu’on réalité, 1 "Allemand « fait le calcul dont parle l’officier français e! qu’il risque de ce temps-ci son va-tout.En Russie Un de nos c o rr es{m n dants protestait samedi, dans une lettre au Devoir, contre la vente, par le gouvernement, de deux ou trois de nos navires brise-glaces au gouvernement russe, alors que nous en aurions besoin ici pour hâter l’oüvertüre de la navigation et empêcher des inondations nombreuses de chaque printemps, dans les campagnes riveraines du fleuve Saint-Laurent, de Montréal à Québec.Notre correspondant ignore à coup sûr que, tout ce que le Canada a ou peut avoir apartient d’abord à l’Empire et donc que si les intérêts de l'Empire et même de ses alliés l’exigent, ill faut écarter ceux du Canada et de ses habitants.C’est 'ainsi, par exemple, qu’il faut, sans sourciller, ruiner le Canada pour l’Empire, si Londres le dit, — et Londres va le dire à sir Robert Borden.Qu’importe, par ailleurs, que dix ou vingt campagnes, le long de notre fleuve, soient inondées au printemps, à la fonte des neiges, pourvu que le Hazen et d’autres de nos briise-glae.es naviguent dans la Mer Blanche?Raillerie à part, notre correspondant a raison.Mais il ne faut pas avoir raison, de ce temps-ci, c’est dangereux.G.P.4,000 EXEMPLAIRES "HALTE-LA! “PATRIOTE” PROMET D’ETRE UN DES GROS SUCCES DE LIBRAIRIE DE L’ANNEE.Le livre de Jean Vindex obtient un succès de librairie très considérable.La première édition, — 2,000 ’x-emplaires — a été si rapidement enlevée qu’il a fallu presque tout de suite ordonner un nouveau tirage de 2,000 — répéter Vordonnance, suivant l’expression de l’éditeur du livre, le Dr J.-B.Prince, président de la Ligue patriotique des Intérêts canadiens.HALTE-LA! “PATRIOTE”.—Que.penser notre école politico-théologique?de l’impérialisme qu'elle professe?du nationalisme qu’elle censure?est un volume, format ordinaire, de 230 pages.11 se vend 50 sous l’exemplaire, plus 10 sous pour les frais de port, chez les principaux libraires.A la douzaine, $5.00, port en sus.Il est en dépôt aux bureaux du Progrès du Golfe de Rimouski, qui la publié, et du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, à Montréal.\ i s LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 FEVRIER 191'/ VOL.VIII.— No 47 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.CONFERENCE MON BIEN ET MON DROIT “Ji: DEFENDS LA LANGUE FRANÇAISE, DIT HIER d/./.K.FO' RAN, AU MONUMENT NATIONAL, FARCE QUE CETTE LANGUE M’APPARTIENT ET QU'ELLE EST A MOL" — L'AUTEL ET LE FOYER.NOUVEAU-BRUNSWICK PATIENCE ! AUX ASPIRANTS LECTEURS DE HALTE-LA ! "PA TRIOTE” La fond ion (T (dit car et la profession de médecin comportent simultanément une bien rude besogne.Je ne m’attendais i>as qu’en mettant au jour Hnlte-là! ’’Patriote”, il me faudrait répondre à tant d’ut)-pels de gens- qui en font une inaL:-die: la rage de le posséder el de le lire.On voudra bien me pardonner O Cordonnerie iVV/ X mèenniqoe mnlntpiinnt nu No 406 SAINTE-CATHERINE EST, déménagera vers le 10 avril au numéro 528 SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Timothée et Amhent VOLAILLES DE RACES PURES i Voilà que la saison de l’incubation arrive, fcous mettons en garde nos nombreux clients, d’avoir à se procurer leurs reproducteurs, s’ils ne l’ont pas-déjà fuit, sans retard.Il nous reste quelques sujets de choix dans toutes les races.Quelques poulettes à oter.Livournes Brunes et Blanches.Beau lot de Orpington noires C.arnard coureurs Indiens, ; blancs, et fauve et blanc# Pékin, Rouen, Or-pingtoil Tauves,sauvages, domestiques.Extra j bargain dans ceux-ci à i?5 le trio.Oies Toulouse et Embden.Nous possédons 40 mères 1 dindes bronze et 15 grands reproducteurs | pour ce printemps.Conséquemment sommes en mesure de vous procurer les oeufs de • dindes demandés.Prêts cil mars.Placez vos | ordres sans retard.Quelques dindons reproducteurs à vendre.Demandez notre catalo-I gue illustré de 15 gravures, indispensable aux commençants, 15 sous par malle.LA FERME AVICOLE YAMASKA, SAINT-HYACINTHE, Qué.Cartes professionnelles et cartes d affaires AVOCATS Tel.Main #571, 4572 J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180.SAINT-JACQUES Bureuu du soir: Saint-EustacUe.Saint-Jean, N.B.26 — Les rapport complets et vérifiés des élections provinciales au Nouveau-Brunswick, samedi dernier, donnent 23 sièges aux libéraux et 21 aux conservateurs.Les premiers rapports reçus samedi soir, indiquaient une situation peu commune, chacun des partis obtenait 22 sièges.La vérification du scrutin a ensuite donné à l’opposition libérale deux sièges au Heu d'un seul dans le comté (de Queens.Cette vérification donne déjà une majorité de deux voix à l'opposition et le sort de l’élection dépend maintenant de l’attitude que prendront les électeurs du comté de Gloucester où il reste quatre députés à élire.La votation a lieu aujourd'hui.Cette division est en majorité acadienne et c’est elle qui décidera du sort du gouvernement Murray.Les candidats sont, du côté conservateur: MM.J.B.Hachey, Acadien; F.C, B.Young, A.P.Robichaud et M.J.Ro-bichaud, deux autres Acadiens; leurs adversaires libéraux sont: MM.J.1’.Byrne, P.J.Benoit, Acadien, C.R.Meager et J.G.Robichaud, Acadien.On considère généralement que Gloucester passera en bloc du côté de l’opposition qui obiendra ainsi le ppuvojr,, avec une majorité de 5 vqix apres, avoir nommé un président.Si les libéraux ne rempor-iaient qu’un seul siège dans Gloucester eLies conservateurs trois, le résultat serait encore le deadlock.Si-le vote donnait deux sièges aux libéraux et deux sièges aux conservateurs, l’opposition libérale passerait au pouvoir avec une majorité d’une seule voix après l’élection du président de la Chambre.Samedi les comtés anglais ont voté pour le gouvernement.Dans le comté de King, le premier ministre Murray et ses collègues George B, James et H.V.Dickson, ont remporté de fortes majorités.Dans la ville de Saint-Jean, les conservateurs ont remporté trois sièges sur quatre, Dans le comté de Saint-Jean le procureur-général Baxter et son collègue ont défait le chef de l’opposition, M, W.E.Foster et M.A.E.Bentley, Trois ministres, MAI.Landry (Acadien) S.lipp el CulUgan, et le chef de l’opposition W.E.Foster, ont été défaits.Neuf Acadiens siégeront du côté libéral et trois autres, quel que soit le résultat de Gloucester, lundi, viendront s’ajouter, formant le quart de la Législature.On attribue à plusieurs causes le résultat de l’élection.La prepiière et la plus importante a été la perte du vote acadien-français, pour le ¦parti conservateur.Dans tous les comtés où la majorité du vote est acadienne, l’opposition t’a emporté.On attribue aussi la reculade conservatrice dans .les comtés traversés par Tlniercolonial à la campagne qui y a été faite : “ Un vote pour le gouvernement est un vote pour Gutedius ”, disait-on couramment, (Le gouvernement comptait beaucoup sur le vote prohibition-niste, Cet appui semble lui avoir manqué, Le RESULTAT PAIR COMTE Voici les comtés qui ont élu des Ottawa, 26.— La dernière liste des conservateurs : i mis hors de combat porte 270 noms King—Le premier ministre Mur- ci(m[ y Montréalais.On y compte ray, G.D.tones et H.V.Dickson, plusieurs membres du Mounted Rifle majorité 300., , j Battalion tués au feu.Saint-Jean — Le procureur-génc- Blessés.— Le lieutenant G.T.rai.J.B.M.Baxter et T.B.Carson, shirres, 670-ouest, rue Sherbrooke, majorité 100.New Sherbrooke Apartments, Mont- 1,arlcton — F.B.Smith, ministre I .,,, „„„ \iAni des travaux publics,, G.L.White et “/'D (’' Hayres’ ^ Church, Monts'.S.Sutton, majorde SUd.real ; b.Hoard, v- rue Turgeon, Charlotte — Dr H.1.Taylor, ml-] Montréal ; M.Lévesque, 3013 rue St nistre sans portefeuille, G.W.Grim- Erbain, Montréal : G.Held, 192a rue mur, S.1).G until et H.W.Smith, n i m #1 u t r majorité 400.’ |Peel, Montreal ; le sergent 1.G.York — .1.K.Pinder, J.A.Young, Hinds, 452 rue Moreau, Montreal; ie Dr W.C.Casier pottal 358.~ Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal”.Té* Main 1250-1251.Codes : isb«ra West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Bac Saint-Jacque» LORENZO CAM IRAN D AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tél.Main 1422 GE0FFRI0N, GE0FFRI0N et CUSSON , AVOCATS, ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Uunque d'Uucheiagn Victor Geuffrio», C.H.Aimé Geoffrion, C, R.Victor Cusson, C.H.Phone Mnln 1» DOCTEURS r>IVERS Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tel.Victoria, 1029 AUSSI, BUEEAtJ.1491.NOTRE-DAME OUEST Tél.Victoria 1329 SPECIALITES.— Maladies des femmes et jeunes filles, obstétriques, accouchement».TEL.SAIHT-LOtTïS 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE DES HOPITAUX ÏIE NEW-YORK Consultations: 8 à 9 heures n.m., 1 à 3 heures p.m., 6 à 8 heures p.w.90, RACHEL EST.MONTREAL Diplôme en hyRiine publique.— Heure» r 12 à 2 p.m., C à 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladies de 1» peau 708, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la rue Marquette AUTOMOBILISTES Pour row p^ieu», ve»» lubrifiants et ton» tos a VjU ivSr Si non, pourquoi n’approchc'ricz-vous pas du comptoir à cigares aujourd'hui en d'sant: “Donnez-moi un PELICAN.” Dites au commis le cigare que vous préférez.! Il y a un bon vieux PELICAN, pour vous, cliler, i ce que vous dé-; s'rez, fort ou doux.Et n’oubliez pas ( de GARDER les bandes: 50 bandes vous donneront un coupon pour le tirage d’une automobile qui sera donnée absolument gratis le 25 de mr.rs ACHETEZ U NE BOITE DE CPS CIGARES AUJOURD’HUI.LEGAULT, THOMSON & CO., Limited 122-est rue Saint-Paul MONTREAL.! Sur la recommandation de M.Charles Arnoldi, bureau des commissaires autorisait ces jours derniers ! la maison T.-P.Morgan de New-York de faire le transport de 810,000.000 des obligations qu’elle a actuclle-! nient sur le marché de Londres; j grâce à ia situation faite par la guer-! re en Angleterre, la ville espérait sauver ainsi une somme de $1,-1300,000.1 Les autorités municipales, viennent d’être informées qu’elles pour- raient autoriser un nouveau transport de 830.000.000 ci sauver ainsi environ 84,000,000 de plus.Il est tout probable que la ville profite des circonstances pour réd'd re sa dette.Les obligations qu’elle a sur le marché de Londres pouvant être rachetées dans des conditions aussi avantageuses, elle en fera faire le transport à New-York afin de les revendre à un plus haut prix.Cette question a été longuement discutée samedi midi nar les commissaires; il est entendu qu le conseil en sera saisi également cet après-midi.Vous ne lisez rias le NATIONALISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du samedi res-midi et du samedi soir.2692 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 FEVRIER 1917 VOL.V1IL — No 47 LU VIE SPORTIVE LE CANADIEN BATTU DANS UNE JOUTE TRES CONTESTEE LES JOUEURS DE GEORGE KENNEDY, APRES AVOIR EU LA VICTOIRE EN MAINS, SONT DEFAITS PAR QUEBEC, SAMEDI SOIR, A L’ARENA DE WESTMOUNT.— UNE PERIODE SUPPLEMENTAIRE.— RESULTAT FINAL : 7 .4 0.LES STARS DÉFINITIVEMENT CHAMPIONS DE LEUR LIGUE ILS TRIOMPHENT DES GARNET, SAMEDI, AU JUBILE, PAR 2 APRES UNE DURE RENCONTRE.A 1, Les Stars sont définitivement a remporté le championnat de champions de la ligue Montréal.Ils Ligue de la Cité, l’éte dernier, ont, pour atteindre définitivement Alignement des équipes et ce résultat, battu les Garnets, same- maire de la partie: di soir, au Jubilé, par le résultat fi-f Star (2) Garnet (1) La son)' Buts Points Couverts Centres Ailes Ailes Stars Devant une assistance des grands Carey Ailes gauches Noble jours, les Bull-Dogs et les Habitants, Substituts:—Canadien — Berhn-deux des rivaux pour le champion- guette, Couture.Laviolette, Major, nat, se sont mesurés au cours d’une Smith.Québec — Marks, VVm Mum-lutte épique, samedi soir dernier.mery, Johnson, McDonald, Boivin.Le succès de la première pô- Arbitres—Marshall et Melville, riode pour le Canadien revient SOMMAI KL tout entier à Vézina.L’infatigable _ Première période, gardien des buts qui sous un feu 1—Canadien Noble .roulant est toujours resté ferme à 2—Canadien—Smith .son poste, bloquait sans cesse les 3—Canadien—Noble .coups les plus rudes.Deuxième période La joute valait La peine d’être vue 4—•Canadien—Berlinguette.et les quelques milliers de person- 5—Québec—Malone.nés qui y ont assisté en ont eu pour (i—Canadien—Smith .leur argent.^—Québec-—-Crawford .Il a fallu une période supplémen- 8—Canadien—Mummery .taire pour décider du résultat.Si t)—Québec—Malone.Québec avait joué aussi bien dans la Troisième période.première période et la deuxième 10—Québec—Mal one.que dans la troisième, le Canadien 11—Québec—Crawford .aurait été battu à plate couture.12—Québec—Malone.La joute a été intéressante du Période supplémentaire commencement à La fin, sans brûla- 13—Québec—Malone .lité, et il a fallu que les Bull-Dogs se PLNIIIONS 1.00 5.00 9.40 10.00 2.0 ) 1.00 2.00 1.00 3.00 7.00 0.35 12.00 14.00 multiplient pour gagner lu luüe, une lutte ardue.JL Mummery.Les Canadiens ont dû une fois de T.Smith.plus baisser pavillon devant les Corbeau.joueurs de la Vieille Capitale.Laviolette.Résultat final: 7 à ü en faveur du Pitre.Québec.Noble.Composition des équipes: Berlinguette.Québec Hébert Buts Hall Points Crawford Couverts .Malone Centres Ritchie Ailes droites Pilre Min.Maj.Min.Canadien Hall.Vézina Malone.Mummery lîitchie.Corbeau Crawford.Lalonde 17 0 51 LE CANADIEN RECEVRA L’OTTAWA, MERCREDI CE SERA LA L’AVANT-DERNIERE PARTIE DE LA N.H.A., CETTE SAISON A MONTREAL.— UNE JOUTE E M OTIONNANTE EN PERSPECTIVE.La saison de la N.H.A., se termi- rencontre entre le Bleu Blanc Ronge liera cette semaine.et 1 Ottawa ne sera1 pas marquee pa.Mcrcredij le club Ottawa viendra des scènes regrettables comme celles rendre visite aux Canadiens, et sa- que nous avons vues mercredi «1er medi ces derniers se mesureront avec nier.Le Canadien entrera sur la les Wanderers.glace avec la determination de jouer Après ces (leux joules, il ne restera au hockey tout simplement et non plus que la partie de détail entre les de faire de la boxe ou de la lutte, champions des deux séries.C’est en jouant au hockey que l’on Ceux qui ont été témoins de la gagne des parties et le Canadien veut mémorable partie entre les Wande- gagner mercredi.Cette joute devrait Vers et le; Ottawa la semaine der- attirer tous les fervents du hockey nière voudront revoir la vaillante a 1 Arena.équ'pe de a capitale à l’oeuvre mer- Le même soir le club Québec re-credi.L’on peut être certain que la cevra la visite des Wanderers.nal de 2 à 1, Les Stars ont dû jouer Peters avec une extrême énergie pour vain- Norton cre, car les Garnet se sont montrés Laitue des adversaires inlassablement sur O'Grady lu brèche, et toujours à i iffût.Langlois La partie fui fort conteste, com- Tannahill me le résultat l'indique.Laitue Substituts compta le premier point duns la pc~ Sauvé, Miers, Roddick, Reauchanipi riode initiale sur une passe d’O'Gra- Garnet — Harrington, Doyle, McCurdy, au bout de 7 minutes L>.La se- Üiy, Howard, Darlington, taylor.coude période fut excessivement in- Arbitre—Cooper Smeaton.téressante; aucun point ne put être Juges des buts—Z.Samuels et A.compté, malgré les efforts incessants Ciiisholme.des Stars et des Garnet.Dans la fi- Chronométreurs—E.nale, cependant, les Stars accentué- et Geo.Langley, rent leur avance d’un autre point, 1 encore à l’actif du brillant joueur de défense I.ahu.e, L’exploit fut accompli au bout de 13 minutes.Howard donna de l'espoir aux partisans des 1 Garnet en comptant le seul point de ce club une minute après celui de Lahue.La Lutte se continua ferme et opiniâtre jusqu’à La dernière mi nu- 2—Star—Lahue te, et on assista à une fin de partie 3—Garnet—Howard émouvante au possible.Punitions: G.Penny, Anderson, tard.Les Stars, par leur victoire, ont Sauvé, Lahue.Roddick, McCarthy,j temps, 3- secondes, donc remporté le championnat de la Johnston, Lefebvre, 3 minutes cha- Course a reculons, 1-1 - mille—-igue Montréal, et ils dôiienn ni la cun.P.Senecal, 2.F.McDermott, 3.coupe De 1.imbourg, qu’ils gagné- POSITION DES (ILLBS IMeEvoy.rent il y a deux ans, et qui alla'au _ G.P.N.Lachine, champion de l’an passé.Star ^.7 1 1 Les Stars ont remporté deux chnm- La Casquette 6 3 0 pionnats de suite en dedans d’un an, S anie-Anne .2 6 1 vu que Leur équipe de balle au camp Garnet .2 7 0 J.Callahan Pénitencier—M.H.Gather cole.Pointeur—J.E.Foley.SOMMAIRE Première période.—Star—Lahue.Seconde période.Pas de point.Troisième période.CONCOURS ANNUEL DU MJT-LOUIS La fête sportive annuelle du Mont Saint-Louis a eu lieu samedi dernier, au patinoir Jubilé, et_ elle a remporté un véritable succès.Tous les sièges de ce vaste patinoir étaient occupés par les parents des écoliers et par les élèves des différentes écoles de Montréal.Voici les résultats des différents concours de patinage : Course de 140 verges — 1.L.Le-beau, 2.E.Robert, 3.R.Patsy.J, Penny Temps, 37 secondes.Johnston' Course de 110 verges — 1.F.Powers'Bourcier, 2.L.Carie, 3.R.Lemieux.Anderson Teims, 24 secondes.Lefebvre Course de 280 verges, juniors — G.Penny 1.A.Picard, 2.R.Spooner, 3.\V.Gi-Proudfoo., raid.Temps, 47 secondes.Course de 420 verges, intermédiaires — 1.A.Dupont, 2.A.Gratton, 3.S.McEvoy.Temps, 1.03 3-5.Course de 420 verges, intermédiaires — 1.W.Noble, 2.P.E.Poirier, 3.D.Lalonde.Temps, 59 secondes.Course d’un demi-mille, seniors — 1.P.E.Bastion, 2.T.Panos, 3.L.Moreau.Temps, 1.58 2-5.Course à reculons, 1-12 mille — 1.R.Spooner, 2.Barry, 3.P.Bourcier.Temps, 38 1-5 secondes.Course à reculons, 1-12 mille — 1 LES MOYENNES DANS LA LIGUE PROVINCIALE POSITION DES CLUBS CLUB DE REFORME RUEES PAR NOS JUNKE r ç 7.15 13.00 1.00 A.Gratton, 2.O.Leblanc, 3.W.Gi- Pr.Ctrc 18 13 17 LAVAL ET NATIONAL FINIRONT-ILS VICTORIEUX ?LES FINALES DE LA LIGUE DE LA CITE, CE SOIR, A L’ARENA, PROMETTENT D’ETRE FORT EMOUVANTES — EGALITE PROBABLE ENTRE LOYOLA ET McGILL APRES CE SOIR.Temps, 25 secondes.15 Course à reculons, 1-6 mille — 1.14 Brodeur, 2.Senecal, 3.Manseau.23 Temps, 56 secondes.21 Course nour le prix de Mme Phil-_ lins, handicap pour la Sème division.1-0 mille, gagnée par L.Le-béau.Temps, 40 2-5 secondes.Course pour le prix du major J.L PhiBips, 1-6 mille, gagnée par A.Dupont.Temps, 52 secondes.Course de 560 verges — 1.R.Courtoi 2.L.Goulet, 3.H.Gratton.Temps, 1.22 1-5.Course de 560 verges — 1.K.Rrmberg, 2.G.Wise, 3.H.Dubuc.Temps, 1.21 1-5.Course de 700 verges, juniors — 1.J.Mercure, 2.R.Reeves.Temps, 1.26 1-5.Course de 700 verges, juniors — 1.M.David.2.A.Mathieu.Temps, 1.30.Course de 700 verges, juniors — 51.Primeau, 2.M.Bourcier, 3.R.LES SENATEURS RESTENT DANS LÀ COURSE 3.Ottawa, Boucher .Deuxième période 4.Ottawa, Darragh .5.Wanderer, S.Cleghorn 6.Oflawa, Gerard .7.Wanderer, Bell .8 Ottawa, Cy.Denneny .0 Ottawa, G rard .10.Ottawa, Darragh .11.Wanderer, Bell .Troisième période 12.Otlawa, Gérard .2.00 3.2( 3 0; a ÔW 3.(K 4.0< 1.4.' 2.21 1.00 1.3( i.;>( 2.50 3.2' L0( Les trois dernières victoires National sur les meilleurs clubs de arriver égal avec Loyola en battant ja ligue ont révélé à tous que l’équi- le 2 Dénie, et Laval livrera une rude lie canadienne-franraise était main- bataille aux Irlandais avec qui ils tenant une des plus brillantes glomérations qui existe au sein ag- sont égaux pour la troisième place, du Noblesse oblige.LE CLUB OTTAWA .1 REMPORTE UNE VICTOIRE FACILE CONTRE LES W ANDERERS, SAMEDI DERNIER.LES PROTIA,ES DE GERARD GAGNENT PAR i 1 A 0.| ]3, Ottawa.Cy.Denneny.“G ' .i 14.Wanderer, O.Cleghorn Ottawa, 24.— La fameuse troupe, |y Wanderer.Skinner .des peaux rouges a envahi nos pa- Ottawa, Gerard .rages samedi et la reception quelle 17 \van(]erer.Skinner .a reçue fut des plus bruyantes.Le rang des millionnaires l’a presque! —- lapidée lorsqu’elle a fait sou apparition sur la glace.Tous les nobles contribuables au service de Lieli- ______ ienhein avaient fait le voyage.Hague Hait dans le sac.Hyland céda su La Ligue.des Dames qui a fait tan! place à Randall à l’occasion de cet- de bruit cette l#son et qui a jovt te dernière visite.Les étrangers de si intéressantes joutes au Jubilé étaient L r mi nés à endommager j niera ce soir ses dernières paru; les satelli ue Gerard, mais ils ni- régulières.Le programme de celti rent déçu, car ils perdirent la par- séance finale est le suivant : lie par 'll à 6 aux mains des Séna-j g,30 Social vs Telegraph.CLUB DE SK S DE MONTREAL rRTTE ASSOCIATION A OBTENU EN FRANC SUCCES SAMEDI DERNIER.— LFS CHAMPIONNATS FURENT DISPUTES.Une gr?” le foule a assisté aux ch.uu’pionns.; du Montreal Ski Club, ¦,i ont été d spiPés à a Côte des , ;_e,, juste en face du cimeuerç.Parmi .les concurrents, il y en avait LIGUE DES DAMES leurs.Les locaux prirent l’avantage dès le début et à la fin de la première période ils menaient par 3 à Ü.Le jeu de Hague, des Wanderers, dans les buts, fut loin de donner satisfaction, mais Lichtenhein ne songea pas à le remplacer.Dans la deuxième période, les Sénateurs en-points 9.30 Western vs Stanley.Le Western qui a remporté le championnat cette année encore s’efforcera de continuer ce soir su marche triomphale.Jusqu’ici, un seul point a été compté contre lir dans les parties de ligue.Le Western aura ce soir une nouvelle gardienne de buts, Mlle Chapman rem registrèrent cinq points «¦•ont e Mme Hart qui a été eongê- trois pour leurs advcrsaiies ta I s (lj.e Len piteous, que tes honneurs furent el ement Le 1lnuU.h entre le Social et le Tel partages dans la rip ., .j legraph fournira des émotions, car Composition des équipés.-,„!)e Social, malgré ses défaites lutte Ottawa Benedict Merrill Gerard Neighbor Darragh Boucher Substituts WANDERER H.Argue toujours avec un acharnement inoui sera intére sant de le voir aux pri- Buts Couverts ^ SSni ses, «vw Telegraph.Centres O.Cleghorn!.soir, .c Jubilé sera h Ailes droites Skinner ^ P^'e entre —‘ M le Aibertine Lap ri- en effet ici avec u Cy.Denneny, Lowry, Corbett, Den- V,ul! Cornwall et rencontrera um Wanderers— Lindsay, Hy- équipe reeru.ee pai Mme Hart, ex- gar(lionne ries buts du Western, par Ailes droites Skinner n ! Ailes gauches Randall J‘.1 : — Ottawa — Boucher, i , t,v eiuran • I.nwrv Cnrlmlt ner.-T,uh Cornwul neny land, Ross, Stephens, Bell.Arbitres—J.Brennan; assistant, C.McKinley.SOMMAIRE Première période 1.Ottawa, Gerard .- .2.00 2.Ottawa, Gerard Les raquelteurs ont assisté à la grand’messe, et après l’Evangile, monsieur le curé Bélanger a monte m chaire pour adresser la parole a e, visiteurs.Avec toute rèioqutncc iii’o.n ni connaît, M.Bélanger a di: •u 1 l’Eglise encourageait les sports; a cité 1 exemple du R.P.Didon, qui fui un praniot ur enthousiaste du développement des exercices physiques chez ses pupijes.Il a narré l’accueil si cordial fait par le Saint-Père aux gymnastes canadiens, il y a .•nelque .années.L’exercice phv- i-que développe es muscles, entre-li .nt la santé du corps, et si la Pa- I es amateurs sont conviés à un hockey amateur.Les équipiers de ¦rrn t'T 7Tv xps° MâSW1» finales de La ligue de la Cm, qui au ner ]a sais{m par une autre victoire, root lieu, ce soir, à T Arena.Ces jou- jjs on,t pratiqué ferme toute la se- ^ !,-* sont encore plus importantes maine dernière, et ils font preuve «¦„".' ; II) fait que les connaisseurs s’at- d’un bon vouloir extraordinaire.II.* ^32.dent aune égalité entre Loyola et en est un qui part du SaiiM-au-Lé- Çourse d’un demi-mille, intermé- iill, au cas où le National bat- collet et perd une demi-journée de |.5 _ j ,, PacTuin 0.L.Goyet- l le Loyola, qui mène présente- travail pour jouer avec le National; .‘ 3' ^ M • nt la ligue, et que le McGill triom- un autre vient de Pointe-Claire pour %p * ‘ * 1 -.j 4.5 pi;-liait des soldats du 244ème Ba- s aligner avec ses co-équipiers.j Course’d’un demi-mille, intermé- uuilon.N esi-ce pas la de l enthousiasme,; — -j £ Moreau, 2.R.Dubuc, Le programme final de la saison susceptible d expliquer les derniers 3 T r „lo{s sera disputé dans l’ordre suivant: succès du National.On peut donc feinp’s.*1 .'6*2-5.
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