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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 novembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1935-11-12, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 12 novembre 1935 REDACTION CT ADMINISTRATION 4i0 CST.NOTRC-DAMB MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Administration :.HArbour Rédaction :.HArbour 3679 CCrant :.HArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVI — No 261 Dirac taor-gérant: Caorges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an chats Omar HEROUR TROIS SOUS LE NUMERO ASONNEMENTS PAR LA POSTt EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.08 (Sauf Montréal at banliaual I.'Unis at Empira Britanniqua .8.09 UNION POSTALE.10.0* EDITION HEBDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .8.00 A propos d'électrification rurale Bloc-notes - , - I - I I cas ^ 1* “Gaiette” Un groupe de la jeunesse libérale reclame la mise en vigueur de toutes!.C'est l'organe, à Montréal, de la les conclusions du rapport de la Commission Lapointe Les lois sur l’électricité passées à la dernière session ne sont que du camouflage ¦*INr€l5MATI€N DE DERNIERE DEDRE Les jeunes se réveillent: n’ont-ils pas le droit d’ex primer leur opinion sur des attitudes politiques dont iis devront plus tard subir les conséquences?Rappelant que M.Ernest Lapointe a invité les jeunes à formuler leurs revendications et à suggérer les réformes qui s’imposent dans l’intérêt du peuple, un groupe de VAssociation de la Jeunesse libérale de Montréal vient d’envoyer un questionnaire à tous les candidats à l’élection provinciale du 25 novembre.Ces jeunes demandent crânement aux aspirants législateurs s’ils sont prêts: A voter une loi de pansion aux vieillards; A obtenir un prêt agricole efficace et pratique; A briser le trust de l’électricité par tous les moyen» légaux; A interdire aux ministres d’être directeurs de compagnies.V ?Nous voulons insister sur l’une des questions posées aux candidats: ‘‘Etes-vous en faveur de la mise en vigueur de toutes les conclusions du rapport de la Commission Lapointe sur l’électricité; et vous engagez-vous A la présenter vous-même, et à réclamer que le vote soit pris sur cette question, des la prochaine session?” Or, près de la moitié du rapport de la Commission recommandations de la Commission Lapointe: la "‘loi de la municipalisation de l'électricité”, la “loi de la Commission djélectriehé de Québec” et la “loi du régime des eaux’couranles”.haute banque, de la finance, des j trusts, des puissances d’argent, des | Holt, Webster et autres capitaines d’industries qui dominent notre monde économique et ont encerclé ¦ la population dans un réseau de mo-inopoles dont ils tiennent toutes les i avenues.Qui a pour lui la Gazette a pour lui toutes ces influences, tous ces monopoles, il est leur associé, leur homme-lige.On comprend alors que la Gazette donne à fond pour le régime qui.depuis des an-1 La note de protestation adressée par Rome aux pays qui approuvent Tapplication des sanctions Londres et Paris préparent leur réponse à l’Italie — En vigueur lundi prochain — Les opérations militaires en Ethiopie Dans un volume publié récemment: Le régime de ! nées a permis à ces trusts, à ces i l'électricité dans la province de Québec (I), Me Loren- i P,lissanres d’argent d'asservir et /(, Dut il avnrat nrmivo i • .i • .de dominer de toutes manières la j ’ a'orat’ Prou'c que ces trois lois sont loin de j province de Québec, d'en faire leur résoudre le problème électrique chez nous.11 démon-1 chose.On comprend aussi que la tre que la première loi est un recul sur l’ancien droit1 Gaïe^e ,ait entrepris une série d’ar- qui permettait aux villes et villages de municipaliser ,ic|es à défensc.d« ____•___-i .• , c ^ qui, par ailleurs, lui a multiplié leurs services electnques.La municipalisation est .y désormais soumise à une foule d’entraves; il faudra notamment la permission de la Commission de l’électricité, de la Commission des eaux courantes, du lieutenant-gouverneur en conseil.Les trois lois ne contiennent que deux paragraphes sur 1 électrification rurale: “Sur la recommandation contrats d’imprimerie de tout gen- i re, subventions déguisées à même les fonds publics et lui a versé des j centaines de mille dollars depuis moins de dix ans.Dès samedi der- j nier, la Gazette, qui est censée être un organe conservateur, mais qui est d’abord tory et qui dessert le i r.• , , .- - parti conservateur chaque fois ¦ v.la Commission des eaux courantes ou de la Com-1 qu’il essaie de s’émanciper un.mission de 1 électricité et sur l’ordre du lieutenant- tar|l so>t peu des puissances d’ar-gouvemeur en conseil, le trésorier de la province peut ~~ on a vu de q>ielle façon ET; *•“* "'-«am pas cn.'jambe M/c du coût capital de la construction et de 1 établis- \ vier dernier jusque vers la fin de senient, dans ou pour le service de toute municipalité I sa campagne d’octobre, s’en rurale, des lignes ou câbles de transmission primaire, !Krenail L J’311’30" Duplessis- d».j________,_____.J_.1- ^ ’ tiouin.M.Duplessis na pas le v/i, me» uc lit munie uu iüuuuji uc id i.r .i v,.1 7 Lapointe est consacrée à l'électrification rurale.Le* (,r?ra^S orma pl,rs* es compteurs et des lignes secon- n n i r n s rin 1 ^ —.11:___ • enquêteurs rappellent que l’agriculture “doit rester l’industrie de base de la province de Québec.Tout ce qui peut contribuer à l’améliorer, à la rendre plus attrayante et plus rémunératrice a pour nous une grande valeur sociale”.L’énergie électrique, en fournissant aux cultivateurs la lumière et la force motrice, en améliorant les conditions de la vie rurale, est un facteur d’attachement au sol.Aussi, les principaux pays du monde considèrent l’électrification des fermes com-~ie un problème national.Le rapport de la Commission énumère les difficultés que présente ce problème et continue: “Si l’électrifica-lion rurale ne peut s'accomplir dans les conditions ordinaires, l’Etat doit venir au secours du cultivateur en pavant une partie des frais encourus pour lui apporter l'électricité.C’est la solution acceptée par l’Ontario, où !.* province paie d'abord 50% du coût de distribution et aide ensuite par des prêts et des subventions à Tins-taîlation de l’électricité sur les fermés.” Le rapport suggère la formation de coopératives pour la distribution de l'électricité, pour la construction de lignes de transmission: il recommande au gouvernement de payer une partie du coût de l’installa , ., .-, w droit, disait-elle ce jour-là, de sa- daires de service eleetnque sur la voie publique, requis crificr le programme du parti con-pour la transmission do pouvoir dans toute municipa- servateur ^ une alliance avec des lité rurale”.Pour effectuer ces paiements, le second !libéraux "^contents; et le cqn-paragraphe autorise le trésorier de la province, sur , u^gquverneme'nt ?ui.*51°a M^Du-I ordre du lieutenant-gouverneur en conseil, à tirer sur j plessis à la tête, n'en sera pas le fonds consolidé du revenu ou à contracter des em inioins un gouvernement libéral ("ètrectinn o Liberal Government, even urith Mr.Duplessis at tts prunts.Ce n est pas un système d’électrification rurale tel | head").La Gazelle n’a pas consul-que demandé par l’Union des municipalités, la Corn-'son vrai rhef' Taschereau; mission Lapointe et PU.C.C.Comme le remarque | il Prét(,nd- ,lli’ ^e M.Gouin M.Dutil dans son volume, les deux articles que nous venons de citer “ne créent pas le droit à l’octroi pour les municipalités.Ils permettent seulement au lieutenant-gouverneur en conseil d’ordonner au trésorier provincial de payer tel octroi si lui, le lieutenant-gouverneur en conseil, décide d’en donner.Le lieutenant-gouverneur en conseil pourra trouver mille et une raisons pour accorder en certains cas, refuser en d'autres et modifier toutes les demandes, de sorte que c'est une grande porte de plus ouverte au favoritisme”.Ces lois ne parlent pas des taux, de la formation de coopératives pour la distribution du courant, d'un système d'ensemble pour l’électrification rurale.Elles !ra'pn( mieux de voter, s’ils écoula iseent de côté les principales recommandations de la !,eIlt ,a P,)l,r »n gouverne ses amis ne sont plus des libéraux.Mais, au vrai, qu’est-ce que fait la Gazette, depuis des années, sauf soutenir un gouvernement libéral de nom, alors qu’elle prétend être un journal conservateur?Et si elle n’est pas conservatrice, qu’a-t-elle à faire de vouloir tracer leur conduite à ce qui reste de! conservateurs qui la lisent encore?! Ce matin, ia Gazette revient à la charge.I! ne faut pas, dit-elle, d’un ! gouvernement hybride, où dominera l’élément libéral; et les conser-; valeurs ne doivent pas voler pour j un tel gouvernement.Non.Ils fe- ; lion des lignes rurales comme subvention à l’agrienl-ture; il spécifie que le courant devra être vendu à ces | Commission Lapointe.Celle-ci, d’ailleurs, tout en décoopératives de distribution rurale au prix fixé par la | crivant longuement le système ontarien, laissait le pu-Commission de l'électricité; enfin, il proclame la né- blic conclure que seule une commission hvdro-électri-cessité d’un service d'électrification rurale dans le mi- que comme celle de 1 Ontario peut résoudre ce pro-nistère de l’Agriculture pour faire des recherches plus blême chez nous.approfondies.La Commission Lapointe admettait ."Vous espérons que les candidats et surtout donc qu'elle n’avait pas.Trouvé la vraie solution à ce problème.« y- •* Au cours de la dernière session, la Législature a adopté trois lois qui sont supposées faire suite aux ministres et les chefs de parti n’escamoteront pas questionnaire des membres de la jeunesse libérale.Albert RIOUX (1 ) Au Sendee de Librairie du Devoir, Sl.00 franco.L'actualité La farce continue La farce continue.La presse ministérielle officielle ou officieuse assume un rôle nouveau.Elle se préoccupe peu de défendre la politique du gouvernement Tasche~ reatt; elle tourne toute son attention vers les conservateurs et leur sert des prêches quotidiennes sur leur devoir, sur leurs serments, sur leurs engagements.Cela se résume à dire : les stratèges libéraux avaient choisi le champ de bataille.Ils avaient disposé leurs batteries à leur convenance.Vous n’avez pas te droit de bouleverser ces plans.l.es articles qui atteignent le sublime dans le comique sont ceux de la Gazette.Voici une feuille perdue de réputation auprès des gens sérieux, qui prêchait il y a quelques semaines à peine le gouvernement d’union nationale A Ottawa.Or elle dénonce un mouvement d’union nationale dans le Québec.Car qu’est-ce antre chose que le rapprochement Duplessis-Gouin?Voici une feuille qui prend l'étiquette conservatrice et qui.il u a quelques mois seulement, injuriait le premier ministre du Canada, le chef du parti conservateur, à cause de sa législation sociale.Voici une feuille qui prétend dénoncer l'hypocrisie, la duplicité de l'entente Duplessis-Gouin el qui n'a fait autre chose depuis près d'un quart de siècle que de tirer dans le dos de ses prétendus amis au parlement de Québec.Voici une feuille à qui il suffirait de demander combien elle reçoit du gouvernement de Québec, de le lui dire, si elle refuse de l'avouer, pour démasquer son rôle véritable cl révéler les ficelles qui la meuvent, Mnis elle est irritée et ceux qu elle soutient le sont comme elle.4 la vérité depuis quelque quinze ans nous assistons dans la proidn-ee de Québec A l'une des plus sinistres pantalonnades de la politique.Il 1/ a un parti à étiquette rouge et un parti à étiquette bleue.Il y a mén\e au parlement des députés sincèrement bleus on sincèrement rouges.Des honnêtes gens, des naïfs.Mais dans la réalité il n'y a qu'un sent parti qui tienne les rênes du pouvoir et ce parti est un parti d'union des appétits, formé par les libéraux portant la livrée des trusts et dont M.Taschereau est le prototqpe achevé.Ce parti siège au parlement puisque c'est M.Taschereau oui en est le chef; il n’a pas de status officiel et 1rs braves électeurs de la campagne n'en soupçonnent même t>as l'existence.Mais il n'en va pas de même des gens qui lisent 1rs journaux et aui, à cha-aue instant, en discernent In preuve dans la tournure des articles de feuilles soi-disant conservatrices comme la Gazette.Fïailleurs, le baron Atholstan n'hésita pas à dire un jour dans son propre journal que le gouvernement de Québec était un gouvernement bipartite.L’union Duplessis-Gouin dynamite ce parti secret mais terriblement efficace.C'est la rupture, la ruine.On peut être sûr que tous les conservateurs alliés aux groupes de la finance dénoncent ces deux empêcheurs de bâfrer en rond.L’irritation générale des gros sacs d’écus est d’autant plus violente, que M.Taschereau a donné lui-même des signes d’hésitation, il se sentait compromis et éprouvait le besoin de jeter du lest.Et ses amis ou plutôt ses associés de la haute finance ouvraient déjà des veux inquiets plusieurs mois avant l’admission de M.Bouchard dans le cabinet de Québec et jusqu'm) la frousse de leur défenseur t'entraînerait.C'est un des plus grands trustards du Canada aui disait un jour, cynique et amer: “.Votre ami Taschereau, ne vous y fiez pas! Il est assez intelligent pour savoir qu'il n’est rien sans le pouvoir.Il sacrifiera donc tout pour le garder.Il avalera Bouchard; il avalera bien d’antres choses.Il se fera socialiste s'il le faut: s'il le faut, il se fera communiste." Sa prédiction s'est partie réalisée, et la Gazette le laisse bien voir ce matin quand elle érrit: Si le gouvernement de Québec est vulnérable tant soit peu, c’est parce qu’il a fait la chose même qu’on lui reproche de n’avoir point faite.Il a été très loin dans la législation travailliste et sociale, plus loin à certains égards qu’il n'aurait dû aller même dans l’intérêt de la classe que sa législation prétendait servir, et i| n’a pas échappé à la critique à ce propos.Sous d’autres aspects cependant, sa politique a été saine et constructive.Il a administré les finances de la province avec soin et dans une très grande mesure ses dépenses ont été produc- tives.(“Gazette” du 12 novembre).C'est ce oui s'appelle faire d’une pierre deux coups.Cet article-là est écrit à la suggestion expresse des amis du compère Taschereau.C'est un avertissement à ses colla- ment libéral à son goût à elle, un gouvernement qui assure aux monopoles la libre et perpétuelle jouissance de leurs privilèges de (oui genre.La Gazette craint, au fond, pour ses amis financiers et brasseurs d’affaires, auxquels le régime québécois présent a cédé les trois quarts de la province, en re-1 tour des faveurs qu’il en reçoit pour lui et les siens.Mnis la Ga-V zette manie le pavé avec le zèle de l'ours du fabuliste.Ainsi, elle rappelait.dans son premier article, samedi dernier, que le gouvernement qu'elle chérit tant et pour lequel elle est prête à perdre son âme, — s'il lui en reste une à elle, — n’a guère eu que la moitié des voix, à l’élection de 1931 et que sa ! majorité populaire a été fort min-1 ce.Cela fera réfléchir les électeurs; hésitants et qui veulent un change- j ment de régime.Un déplacement ; (D’après des dépêches de l’.4*so- ciated Press, de l’agence Havas et de la Canadian Press) Rome a fait tenir une note de protestation à chacun des pays qui approuvent l'application de sanctions contre l’Italie.On pourra lire ci-après un résumé de celte note.Un correspondant de YAssociated Press à Londres câble tenir de source autorisée que le gouvernement estime inadmissible que la nouvelle protestation de l’Italie ait quelque effet sur l’application des sanctions qui doivent entrer en vgueur lundi prochain.Un correspondant de la même agence à Paris annonce, sur la foi d’informa-teu>rs ordinairement bien renseignés, que le gouvernement de la France et celui de la Grande-Bretagne sont en communication pour apporter à cette protestation des réponses identiques.Il ajoute qu'on laisse entendre que les deux pays maintiendront leur adhésion aux sanctions économiques prononcées contre l’ttalie, mais laisseront une issue qui permette de régler le conflit italo-éthiojpien.Enfin, il y a lieu de signaler qu’un troisième correspondant de cette agence, posté a Rome celui-là, souligne que la note contient une menace implicite de retrait de la Société des nations, Relativement aux opérations militaires en Ethiopie, les informations d’aujourd’hui indiquent que les troupes expéditionnaires italiennes raffermissent leurs positions sur le terrain qu’elles ont gagné depuis quelques jours et que, dans le nord-est, des reconnaissances aériennes ont permis de constater que plus de 500,000 guerriers éthiopiens sont concentrés au sud de Makallé.Voici un résumé de la noie de Rome.La note italienne L’Italie nie avoir manqué aux obligations qu’elle a contractées en signant le pacte de la Société des nations.Elle renouvelle sa très énergique protestation contre la gravité et l’injustice de la procédure suivie à son égard: la Société n'a pas dûment tenu compte du mémoire par lequel Rome motivait les mesures prises contre l’Ethiopie, elle n’a pas appliqué intégralement le pacte, mais a fait usage du seul article 16.Les événements qui ont eu lieu depuis la dernière session de la Société corroborent, au double point de vue moral et juridique, l'attitude que ITtalie a prise quant à l’Ethiopie.Ainsi, de nombreux groupes d’Ethiopiens.leurs autorités civiles et leurs autorités religieuses en tête, se sont mis sous la protection de l’Italie.Rome a aboli l'esclavage, prati- 3ue que l'Ethiopie avait promis 'abolir, lors de son admission dans la Société des nations.Les populations libérées ne considèrent pas l'Italie comme un Etat agresseur, mais comme une puissance capable de leur fournir cette protection que l'artirle 22 reconnaît comme la mission civilisatrice des nations les plus développées, A la S.D.N.Rome demande à la Société des nations de tenir compte de cela et de tirer les conclusions nécessaires.Les faits imposent un nouveau devoir à ITtalie, puisque les popu-' iations libérées seraient l’objet de ; vengeances, si ITtalie leur retirnit sa protection, La Société, pour n’avoir pas reconnu la réalité, a appliqué la lettre du pacte, maij en a , tué l’esprit.Au moyen d une procédure très hâtive, on a amené les gouvernements de plusieurs Etats à envisager l'application de mseure- que suggérait un comité de cooidina-tion qui n'est pas un ongane que la Société peut former.L’Italie nie la légitimité dp ce comité, et .par conséquent elle estime que chaque gouvernement en particulier est responsable des mesures prises contre elle.L'une de ces mesures: l'interdiction de fournir des armes et des munitions à ITtalie et l’autorisation d'en vendre à l’Ethiopie, ne peut qu’aggraver la situation que l’Italie a dénoncée a Genève et qui a forcé ce pays à prendre d'urgence les moyens de protéger ses colonies africaines.Cette mesure est de nature à prolonger le ronflit et est contraire au projet formé à Genève de soumettre l’Ethiopie à une étroite surveillance internationale, afin d’enrayer le dangereux désordre intérieur de ce pays.Pour la première foi* Le comité de coordination a décidé l’application de plusieurs mesures économiques et financières sans tenir compte du fait que Jamais encore on n’avait appliqué des mesures de ce genre.Donc ITtalie serait le premier pays auquel on appliquerait ces sanctions, que, vu les circonstances, elle estime injustes et arbitraires.Le gouvernement italien signale à l’attention de chaque membre de la Société les conséquences économiques et les conséquences morales que les mesures projetées peuvent avoir non seulement sur un pays qui a beaucoup coopéré avec les autres pays, mais aussi sur un monde dont la situation économique est' mauvaise.Personne ne peut nier au gouvernement de ITtalie le droit pressant de pourvoir à la sécurité et à l’existence du peuple italien.Enrayer les exportations de ITtalie constitue plus qu’une mesure économique: c’est un véritable acte d’hostilité, L’Italie sera tout h fait justifiable d’y opposer des contre-sanctions.Une tentative de retrancher de l’économie mondiale un marché de 44 millions de consommateurs comporte le risque de répercussions immédiates sur la vie dp millions de travailleurs dans toutes les parties du monde.Sanctions et contre-sanctions auront â la longue de graves conséquences au point de vue moral et psychologique.L’Italie, qui tire de l'effusion de son propre sang sa qualité de cofondatrice de la Société, n'a pas jusqu’à présent voulu quitter Genève, parce qu'elle désire prévenir le plus possible de sérieuses complications.Elle a pris toutes ses précautions pour empêcher que de nouveaux dangers ne surgissent de la présente situation.Toutefois elle se croit justifiable d’attirer l'attention des membres de la Société sur leur responsabilité quant aux mesures en question et sur la gravité des conséquences à prévoir.Le gouvernement italien désire savoir ce que votre gouvernement, décidant en toute liberté et souveraineté, se propose de faire relativement aux mesures projetées contre ITtalie.écrit justement M, L’Heureux dans le.journal d’hier.En fait, le Soleil serait bien en peine de trouver où que ce soit dans la presse libre deux lignes au sujet du libéralisme politique qui serait un péché, chez nous.Mais le Soleil n'en est pas à deux lignes près du mensonge.Tl y nage en plein.C.P.U «.» uvenissemem a ses roua-, d g cent des voix et le régi- f\\'r tears de ne pus lui demander ^ ^ culbuter.L-ours de la ULJIL °ln: Gazette ferait mieux de ne pas politiaue un peu louvoyante dans l’opinion de la phynance, qu’il a suivie depuis quelque temps, particulièrement depuis au’il a dû ramasser M.Bouchard; mais c’est aussi un argument qu’on lui fournit pour jeter de ta poudre aux yeux du populaire.Comptez bien qu'il sera armé de cet article dans les prochaines assemblées et qu’il dira de sa voix saccadée: "On nous reproche d’être les amis des trusts.Voyez ce que l’organe de la haute finance nous dit (il omettra de rappeler au’il siège dans quelques conseils d’administration avec son copain le sénateur While, propriétaire de la Gazette).Il nous reproche d’avoir été tr&p loin en faveur de l’ouvrier, trop loin en faveur du petit, trop loin en faveur du pauvre, trop loin en faveur du déshérité.Messieurs, nous sommes allés loin.Je le confesse, mais je ne m'en excuse va*, nous irons plus loin encore.D’ailleurs.je vous avoue que cela ne me flatte pas rien qu’un peu.l’organe de la haute finance, l’organe du parti dr M.Duplessis et qui lut re-nroche d’avoir renié son drapeau.Le grand organe conservateur, le grand organe tory reconnaît un peu sayer à rendre service à l’ami qui cultive et arrose son jardin.Elle va l'assommer.Où et quand cela?La “bonne presse", ainsi que lé Soleil appelle dérisoirement la presse restée libre de toute attache de parti, aurait depuis des années représenté "le libéralisme politique comme un péché", afin de faire tort au parti de M.Taschereau.Risible accusation, de la part du Soleil, et que l'un de nos confrères, VAction catholique, met le Soleil au défi d'établir."Ce que nous avons dit, et très souvent, c’est que nous ne voyons jpas de différence entre les principes conservateurs et les principes libéraux, pour la bonne raison que nos partis prati-i quent avant tout l’opportunisme.j N’en déplaise au Soleil, nous continuerons de dénoncer le libéralisme économique et tous les actes politiques, — quels qu’en soient les auteurs, — les plus entachés de cette erreur, devenue vraiment néfaste.Tant pis pour le Soleil si, en vue de jeter la confusion dans! plus loin — lalssez-mpi vous le Hre débat, il a délibérément commis que nous avons bien administré les finances de ta province, que nous avons dépensé à propos, aue nous avons fait des placements productifs.Messieurs, demandez donc à M.Duplessis de vous lire un semblable témoignage!" Le vieux finaud ne dira jamais la faute d'assimiler le libéralisme économique, un mal en soi, et le libéralisme politique quéftxSeois, ! dont chacun peut penser librement I re qu’il veut.Tl est vrai que nous t combattons habituellement cette pernicieuse erreur du libéralisme1 ^ ^ c .,_________ religieux qui engendre l’anlicléri- narce'nù'it spécule avec raison sur calismeet qui fait voir de l’innuen-la naïveté et la crédulité des lec- \ ce indue un peu partout; mais si le leurs du So\e'û et du Canada, aue le Soleil verse fréquemment en cette prétendu parti conservateur dont /n erreur, nous nous sommes toujours Gazette se réclame se compose d’un j refusés à rroire le parti libéral, certain nombre de traîtres et r/e; comme parti, suspect de ce côté.profiteurs.Dans l'antiquité, je ne Nous regrettons simplement que le sais guet peuple se protégeait con- Soleil serve aussi mal ses maîtres’’, tre des ennemis pour qui le chat' était un animal sacré en faisant précéder son armée d’une troupe de ces félins.Vos combinards du type de la Gazette n'agissent pas autrement.Ils figurent non pas tes chats mais des cochons sacrés en tête, de l'armée, taschereaudlste pour ae-concertcr leurs partisans.I o/ld une union politiaue aussi réelle aue déshonorant, mais dont tes journaux ministériels ni tes les prétendus journaux forys ne parleront pas; car elle les engraisse.Paul ANGER Carnet d'un grincheux Il y » dans le ministère québécois au moins trois ministres, et non des moindres, don* les parents furent, une heure donnée, du parti conservateur.Ces trois ministres n’ont pas suivi la politique de leurs papas, Honts et trahison! M.Taschereau va les chasser, eux qui ne sont pas bleus bien que leurs pères aient été bleus.Il ne doit pas y avoir d’union de cette sorte, ni de cette espèce de “mariage morganatique”, ainsi que dit le premier ministre.* A * Lu sur une affiche, Place d’Armes: Lafontaine Park Conservatory.Conservatoire du Pare Lafontaine.C’est i propos d'une exposition de chrysanthèmes.Faut-il croire qu'à ce conservatoire on enseigne aux fleurs i chanter?A A A Un bonhomme du Canada s’évertue à vouloir établir que Paul Gouin est traître à l'esprit de famille, parce qu'il ne serait pas dans la tradition de son père.Que ce bonhomme nous dise ce qu’il pense d’Ernest Psiehari et de son attitude nettement opposée à la doctrine de son grand-père, Ernest Renan.A A * Dans un petit village d’Ecosse, samedi soir, des électeurs ont crié 1 l'ancien premier ministre Ramsay MacDonald qu'il était “frabre et vendu”.Ces pauvres diables d’interrupteurs avaient sans doute lu le Soleil.A A A L'union de Duplessis avec Gouin est un répugnant collage, disent les journaux du ministère Sans doute, l'union du ministère et de son chef avec la haute finance est un vrai mariage, puisqu'elle est de caractère indissoluble et que l'un soutient l’autre.A A A Les railleries de la presse ministérielle à l’endroit des chefs du mouvement an-titaschereautiste font penser à la pelle ! empressée à se moquer du fourgon.A A A A qui ressemble le pont de ITIe d’Orléans, long, étroit, de travers, trop coûteux à la province, dont personne ne veut et qui est tout proche d'une chute retentissante?Le Grincheux Revision des listes provinciales Aujourd'hui, demain et jeudi de cette semaine — Directions données par M.L.-P.Geoffrion, greffier en chancellerie — Liste des officiers reviseurs — Ils sont nommés, non pour corriger les listes, mais pour émettre des certificats qui autorisent à voter ceux dont les noms ont été omis Xous rrprndnfsons pour l'utilité des électeurs les explications données récemment par M.L.-P.Geoffrion, greffier de In Couronne en chancellerie.Nous y ajoutons la liste des officiers reviseurs pour la région de.Montréal: Les listes électorales qui étaient en vigueur le 30 octobre dernier, date de l’émission des brefs, doivent seules servir aux élections en cours.En conséquence, on ne doit pas se servir des listes qui sont entrées en vigueur depuis le 30 octobre dernier ou qui entreront en vigueur d’ici an vingt-cinq novembre.Les réviseurs, pas plus que les dépositaires des listes en vigueur, ne peuvent corriger celles-ci.Les reviseurs sont nommés, non pas pour corriger les listes, mais pour émettre des certificats qui autorisent à voter ceux dont les noms ont été omis.Les officiers-rapporteurs ne sont pas réviseurs ex officio.Ne peuvent agir comme réviseurs que lefc personnes qui ont reçu une commission de réviseur.Les reviseurs ne peuvent siéger qu’à l’endroit indiqué dans leur commission, et seulement le 12, le 13 et le 14 novembre, de 9h.du matin à midi et de Ih.à 6h.de l’après-midi.Pour obtenir un certificat autorisant é voter, il faut se présenter en p-rsonne chez un réviseur du districj où l’on a son domicile.La juridiction de chaque réviseur s’étend sur tout le district électoral pour lequel il a été nommé.Les réviseurs sont établis pour les habitants des municipalités rurales seulement.Ceux qui ont leur domicile dans une cité ou dans une ville ne peuvent obtenir un certificat les autorisant à voter.Ceux qui sont inscrits sur une liste provinciale en vigueur le 30 octobre dernier, même s’ils ont quitté la municipalité pour laquelle cette liste a été faite, ne peuvent obtenir un certificat les autorisant à voter.Ceux qui sont domiciliés dans une municipalité, une partie de municipalité ou un territoire non organisé en municipalité qui se trouve sans liste électorale ne peuvent non plus obtenir un certificat les autorisant à voter dans cette municipalité, cette partie de municipalité ou ce territoire.De même, ne peu vent obtenir un certificat les autorisant à voter: ceux que leur conseil municipal ou , un juge n refusé d’inscrire sur la liste électorale préparée en 1935 ! pour leur arrondissement; - ceux qui ont déjà obtenu un certificat les autorisant à voter aux élections en cours; ceux à qui un reviseur du district a refusé un certificat les I autorisant à voter.De plus, pour avoir droit à un ! certificat, il faut avoir possédé le 1er octobre dernier et posséder encore les qualités requises pour être électeur dans l'arrondissement de son domicile.L’endroit où chaque reviseur doit siéger est indiqué dans la proclamation affichée par l’officier-rap-porteur.Lille des reviseurs pour la région de Montréal Argenteuil: Philippe cBit, à Lachutc; Dolph .Valois, avo-Dolphèe Daviault, secrétaire municipal, à Grenville; Roi a ad Fortier, secrétaire municipal, à Hube.rdcau.Arthabaska: Charles-Robert Carneau, notaire, à Arthilbaska.Bagol: Gaston Beaudoin, regis-trateur et officier-rapporteur, à St-Lilboire.Beauharnois: Raymond Laipoin-te, protonotaire et ofificier-rappor-teiir, à Valleyfield.Bert hier: Siméon Lafrenière, re gistrateur et officier-rapporteur, à (Suite à la page trois} \ LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 NOVEMBRE 1935 VOLUME XXVI — No 261 M.Paul Gouin dans l’Assomption Offres de M.Taschereau refu-sées — Réformes sociales, économiques et politiques Le drapeau tricolore remplacera le drapeau «Je parti — Discours de MM.Raynault.Ouimet, Auger.Gariépyjet Sabourin fr d11 H 1U1 a1' cette différence que ces travaux dureront toute l’année et non juste pendant la période préélectorale.M.Gouin s’engage à ne pas prote- offres e* si le premier ministre refuse d’admettre la véracité de ces faits, M.Gouin s’engage à dévoiler les noms de* intermédiaires qui li ont fait ses offres.M.Gouin ajoute qu’il a aussi refusé de deve ger les gros contracleurs et a sup primer tous les intermédiaires et .„ .- les "tireurs de ficelles" qui essaient - nir le president de la Cour jmen -nrarïagc Duplessis-Gouin et il au-! d'arracher le plus possible-à la cais-1 le à Montreal, mit pu, ce soir, assister à une noce se électorale du parti taschereautis- s raiment enthousiaste.Il félicite les électeurs du comté de l’Assomption.particulièrement les jeunes, de s'èlre débarrassé enfin de l'esprit de parti et de couleurs et de donner un bel exemple à la province, en se réunissant tous, rouges, bleus ou indépendants, autour de M.Paul (.ouia.“Non seulement, nous vous demandons, M.Gouin.d'étre notre candidat, notre député, mais nous vous simulions d'accepter toute notre jeunesse, toute notre volonté, toute notre énergie que nous voulons mettre sous votre étendard.Vous êtes le candidat du peuple et c'est le peuple qui vous acclame et vous réclame’'.M.Paul Gouin Vu milieu des applaudissements et des ov lions prolongés de la foule, a l’intérieur el à l'extérieur (le la salle, M.Paul Gouin répond que c’est avec bonheur et joie, avec fierté et avec émotion qu'il accepte de se laisser porter candidat daps le comté de l'Assomption aux prochaines élections provinciales.je suis resté digne de mes ancêtres Permettoz-moi d’abord, dit M.Gouin.d’évoquer respectueusement le souvenir de deux hommes de ma famille qui ont illustré l’his-toii'f de cette province et qu’on me reproche d’avoir trahis.Je n’ai pas Iruhi mon père, je n'ai pas trahi mon grand-père.Et, si ces deux hommes que j'admire et honore te.11 s’engage aussi à donner aux journaliers un salaire d'au moins 25e de l’heure et à faire en sorte qu’ils soient payés tous les quinze jours.On a tenté de bâillonner M.Gouin M Taschereau a fait une autre tentative indirecte pour me bâillonner, dit M.Gouin.“Au mois d’août dernier, dit-il, un collègue de M.Taschereau m’a offert o-ffi- Le petit feu de paille On a prédit, continue M.Gouin, ; cieusement de me tfaire élire dénu que l’Action libérale nationale n'é- ], ¦ si jc 1Iie dispensais d’assister i tait et ne serad qu’un petit feu de | pa^se,mj,Wc de St-Gcorges et si ji pad e.Grâce à la campagne arden- j const,ntais à parcourir la iprovir P e enthousiaste de I A.L.N.et de p0ur ]ouer ]p gouvernement d'av à je nce oir adopté ou d'être sur le ipoint d’adopter une politique de rolonisa-ueveiiu ljon qui deva;t se rapprocher de ' Ie celle que je réclamais depuis iplu-seurs années.” En terminant, M.Gouin dit que NECROLOGIE ceux qui lui ont donné leur appui, grâce à l’alliance Duplessis-Gouin, le “petit feu de paille” est devenu un gigantesque brasier qui novembre prochain, réduira en cendres le régime tasehereautiste, et rien, ni les prophéties, ni les in- , , , .i n ( ; jures de M.Taschereau et de ses | If drapeau du parti Duplessis- arnis ne pourra éteindre ce brasier, Gouin est le drapeau tricolore, le ni éteindre l'enthousiasme des par- 1 draipeau national qui symbolise les tisans du parti Duplessis-Gouin.| libéraux, les conservateurs et les ! indépendants.“C’est ce drapeau de Il faut reconstruire l’édifice l'union nationale, dit-il, qui flotte-w .ra sur le comté de l’Assomption, le M.Gouin dit qu il ne suffit pas j 25 novembre procihain.de critiquer 1 edifice social, politique et économique défectueux de ; M.Raynault la province, mais qu’il faudra reconstruire ect édifice.Et le parti j M.Adhémar Raynault, échevin national Duplessis (iouin s’engage à de Préfontaine, a dit que M.Tas-reconstruire cet édifice au moyen | ohereau montre qu’il n'a aucun sali une série de réformes économi- voir-vivre en se servant de lettres (pies, politiques et sociales, inspi- personnelles pour combattre scs rées des enseignements mêmes des | adversaires.Quoi d’étonnant, dit generescence”.De magnanimes défenseurs se sont levés pour taxer d’exagérations ces énoncés de Marie Le-| franc.A mon tour, je désire relever certaines déclarations.Les trois principaux à prendre la défense de notre peuple gaspésien sont: M.le premier ministre Taschereau, l’iion.John Hall Kelly et le Dr Lessard, du Service Provincial d’Hy-giène.M.Taschereau a fait l’éloge de la Gaspésie.Certes, elle le mérite en tout temps, avant comme après les élections.Il a dil deuxièmement que “la situation précaire en cet endroit provient du fait que le marché italien pour le poisson est pratiquement fermé”.M.John Hall Kelly a parlé dans le même sens.Et alors, les deux ministres en viennent à la même conclusion.Car, si la situation de la Gaspésie est précaire, c’est qu’elle souffre, qu’elle est dans la détresse.Donc, Marie Lefranc a dit la vérité.Le Dr Lessard, de son côté, déclare "que la santé de la population s’est beaucoup améliorée”.Cela n’est pas une preuve que la Gaspésie ne souffre pas et en certains endroits n’est pas en train de perdre sa vigueur physique et morale.La Gaspésie est un appendice; les appendices sont toujours embarrassants.C’est seulement depuis 4 ou 5 ans que l’on s’occupe de ce coin de pays et les progrès en matière de *anté sont lents, plus lents qu’ailleurs, parce que nos populations ont été plus délaissées.Une cause de dégénérescence, c’esl la contrebande qui alcoolise nos gens et les abâtardit, Contre la contrebande.ce sont nos gouvernements qui doivent monter la garde sur nos côtes.Marie Lefranc, si bon nombre d’enfants sont pâles, maladifs, arriérés, la cause en est pour beaucoup à la pauvreté, la misère et la contrebande.Contre cette dernière, les phares de nos côtes ne peuvent rien, nos clochers d’église non plus.* * * Disons-le franchement.La situation en (îaspésie est navrante.La précarité “provient de ce que sur la question des pêcheries, nos gouvernements jouent des parties de football.Depuis 1922, Québec administre seule ses pêcheries et ne jouit pas des organisations compétentes d’Ottawa comme en jouissent les autres provinces.Jusqu’ici, Québec mettait la faute sur Ottawa et Ottawa relançait la balle à Québec.Maintenant qu’il y a un nouveau gonvernement à Ottawa, je me demande quel sport sera adopté pour narguer nos pêcheurs.J’écrivais en mars dernier: “Les pêcheurs réclament un organisme vivant pour faire fructifier leur métier.Ils réclament des écoles de pèche, des repr- scntanls aux Etats-Unis et en Europe, chargés de placer des commandes et de protéger les intérêts des pêcheurs.Nous réclamons pour nos compatriotes de Québec, de Montréal, des Trois-Rivières le plaisir de leur servir à des prix convenables nos superbes et délicieuses variétés de poissons.Et par le fait même, c’est le droit à la vie que nous réclamons; c’est le juste salaire d’un métier dur, pénible, qui va périclitant faute de protection et d’organisation.” L’hon.M.Kelly a été nommé dans le cabinet provincial pour représenter les pêcheurs gaspésiens.Et, dit-on, c'est M.Kelly qui jadis favorisa la nomination de M.Gi-beault.de notoire incompétence, à INFORMATIONS GRATUITES AUPRES SES AGENCES OV TOURISME OU DE NOV.A- LA1ELLE, 11H, PHILLIPS PLACE, MONTREAL, CAN., MARQUETTEZNt Autre* OtparUI LAFAYETTE, 23 NOV.CHAMPLAIN, 30 NOV.ILE-DE-FRANCE, 7 DEC.-w 1 même exacte situation.Si ce n est pas de la détresse, j’ignore de quel nom il faut dénommer la situation de nos gens.Ce qu’il faut, c'est une politique autre que celle des bouts de ponts, aux pancartes contemporaines, des tronçons de routes, des secours directs, d’exploitation d’un fief électoral de toute sécurité.Après la grande croix de Cartier plantée l’an dernier à Gaspé, on s’apprête à tailler et à planter sur nos côtes gaspésiennes une grande croix mortuaire pour les pêcheurs gaspésiens; je me réserve cependant l’honneur de rédiger l’inscription funéraire.donner un crédit agricole réellement efficace qui sauverait n9*r.^ j agriculture.Mais comme un credit veut toujours dire une dette, le premier besoin qui s’impose, c’est un marché organisé dans l’intérêt de l’agriculteur pour qu’il puisse payer sa redevance, et améliorer sa ferme.L'habitant de chez nous voudrait la part légitime des $190,-909,000 de denrées agricoles que notre province importe annuellement.Il voudrait des lois efficaces qui interdisent à la “Canada Packers” de nous dire à 10 heures a.m., de Toronto, que nous devons vendre notre boeuf, etc., à tel prix de famine.“La réforme vraie et fé- RAdui*z i* i-oüt ou voir* cbAUUage aven t’avieué, rendu a installé par Chzlifoux & Fils Ltée d.t:»on tondée »n 1&47 Oîites.Burr a U de ventes.St-II’ailnthe 1106 Beaver Halt Montréal.E -rivez peur circulaires.Merci à Marie I.efranc pour son condc qui s’impose”, comme le di-parler franc.Après avoir écrit Vi- i sait Lucien Rornier, “ne consiste sage de Montréal, écrivez mainte- pas à ce que le député intervienne nant Visage de la Gaspésie.Devant à tout moment pour résoudre une vos affirmations, vous ferez peut- j fois le cas des veaux, une autre être ouvrir des yeux et des coeurs ; fois celui des peaux de lapin, une et les Gaspésiens vous en seront re- j troisième fois celui des pissenlits”.Ce n’est donc pas d’une politique agricole à tiroirs que nous pouvons attendre le salut de l’agriculture, mais bien plutôt d’une politique d’ensemble bien équilibrée, ordonnée et effective.L.PERREAULT connaissants.Et c’est çà! M.Eugène Achard décoré par le gouvernement français Abbé Lionel BOISSEAU En marge d’un communiqué de M.Adélard Godbout Québec, 5 novembre 1935.Je voudrais attirer l’attention de M.le directeur., la classe agricole sur un eommu- ^coitrar^oires niqué adressé à la presse par | des rapports jort ^o^dietojres l’honorable Adélard Godbout, et publié dans maints journaux.Après quelques considérations sur la dépression générale et sa M.Eugène Achard vient d’être décoré des palmes académiques par le gouvernement français, à l’occasion de la fête de l’armistice, pour services rendus aux lettrri, françaises au Canada.M.Achard est le directeur littéraire des éditions du Zodiaque, le directeur de YEcole Primaire, revue pédagogique largement répandue dans la province de Québec, et de la Ruche Littéraire, revue illustrée pour la jeunesse.Il est également l’auteur d’un assez bon nombre d’oeuvres littéraires et de manuels scolaires.répercussion dans le domaine agricole, ce communiqué nous rappelle que si, d’une pari, le nombre de nos fermes a diminué de 1,661 de 1921 à 1931.d’autre part, dans ce même laps de temps, la superficie de nos fermes s’est accrue de 496,- sur le mouvement de colonisation, et sur les causes de l’insuccès de certaines familles.Est-ce leur faute?Pourquoi n’ont-elles pas réussi?En colonisation comme en autre chose, il est inutile de compter sur le succès, sans le travail obstiné du colon, sans qu’il voie à ne pas dépenser plus qu’il lui est possible de gagner, sans que sa femme s qu ue nos > "‘r-;/ soit de tout coeur à la besogne, sans 290 acres.Le lecteur y es mis en travaille avec intelligence, garde ce chu ns *rUc\es de ^ec persévérance> Suns qU(; *a ter- la presse tendant a /aire cro^ e u .re g0-f de bonne qualité, sans que public que notre agriculture s en x a j,E fasse les chemins afin qu’il a la ruine.Sans être pessimistes .•1 .1 vi,.l! JÜaJT.ne soit pas dans le bois comme un outre mesure, il faut tout de mêm ours> sans qU’ü ait un accès facile AUGER - A bord«»ux.10 nov 42 ans.Arthur Auger, epoux d IrFne Oagnon BELLEAU A Montreal, le 8.A 78 ans.Mme Honoré Belleau.née Célestln* L*brle CHOQUETTE — A Montréal, le 10, .à 62 ans J -D.Choquette.épicier-boucher, époux de Stella Turgeon.DAOU8T A Montréal, le 10.A 63 ans.Raoul Uaoust, chez sa soeur.Mme Joseph Uicaire.DESROCHERS A Montréal, le 9.A 75 ans Mathilde Chartrand, épouse de Ferdinand Desrochers.DESORMEAUX — A St-Eustache.le 10.à 77 ans.Joseph Desormeaux, époux de Valentine Gauthier.FUGERES A Montréal, le 9 A 7! ans.Mme Narcisse Fugcres.née Héléne Marchand.Papes et de ceux de nos meilleurs économistes.Un crédit agricole Parmi les principales réformes éronominues que préconise le parti Duplessis-Gouin.M.Gouin énumère les suivantes, en les expliquant: création d’un crédit agricole provincial.Gomme le crédit agricole fédéral a démontré clairement qu’il n’est pas efficace et qu’il M.Ra siers chcreau.quand on sait que leur chef, oubliant la dignité de ses fonctions, s'abaisse à se servir de | lettres confidentielles?M.Auger .____ la surintendance de nos pêcheries.i.vnautt, si ion trouve si BT05* l c*est dire que comme auparavant, certains disciples de M.J as‘; |ont finira en queue de poisson.J’ajoute, comme prêtre catholique, que je n’encouragerai jamais un pêcheur à s’user les doigts et le coeur en exerçant un métier qui le fait esclave du marchand pour dis années à venir.Je n’encouragerai M.Henrv Auger, échevin de St- ! jamais un jeune à recueillir pleu- voir les choses telles qu’elles sont et convenir que pour le moins noire agriculture est dans un état assez lamentable.Il ressort du communiqué qu’au moins 1,661 foyers ont encore déserté notre sol, soit par contrainte, soit par dégoût ou découragement.Si nous rapportons se chiffre à la moyenne de nos fermes par paroisse, qui est de 250, j’arrive à la conclusion que l’équivalent de 6 paroisses a déserté la terre de chez nous.Je défie qui que ce soit de combler cette lourde perte par les 496,290 acres d’accroissement de nos fermes, accroissement dû en majeure partie à la colonisation, dont on connaît toute la valeur présente.Une augmentation dans la superficie de nos terres, c’est tou- à l’école, à l’église, au magasin et au chemin de fer.Quand il manque une ou plusieurs de ces conditions, ou encore, si l’état de santé de la famille laisse à désirer, il est difficile, pour ne pas dire impossible, à cette famille de réussir à s’établir pour vivre avec une aisance raisonnable, par le défrichement d’une terre nouvelle.En colonisation, il faut toujours partir du principe que la famille veut s’aider elle-même, sans quoi il n’y a rien à faire.Le malheur, c’est qu’on rencontre souvent, trop souvent, des familles qui disent vouloir, mais qui, une fois sur les lieux, ne veulent Tr ans-Canada Film Distributeur de Projecteurs et Cameras Cinématographiques HArbour 691 5 - 517 Blvd St-Laurent Chambre 2 MONTREAL jamais.Ce sont généralement celles dont jours intéressant; mais ce qui est | on entend le plus parler, par les infiniment plus précieux en écono- plaintes qu’elles adressent à tout le mie agricole, c’est de considérer monde.les superficies ensemencées, c’est- ij faut aussi que l’Etat fasse son à-dire la terre qui produit et don- devoir.ne des épis mûrs.Or, la superfi- j Et, pour l’Etat, ce n’est pas faire cie ensemencée de 8,051.989 acres SOn devoir que de placer, ou de en 1921 est tombée à 5,681,062 en permettre qu’une famille soit pla- ioRyt) \ 1931, soit une chute de 2,370.927 acres.Voilà un nouveau déficit qu'il serait assez difficile de combler avec les quelque 500,000 acres accrus de nos fermes.D’où vient ce désolant abandon, si re n’est que notre paysan n’a plus le sou pour développer et même entretenir sa ferme, si ce n’est qu’il n’est plus intéressé à produire des denrées qu’il donne quasiment quand il ne doit pas les laisser pourrir sur sa terre.Notre agriculteur soupire après les épargnes dont il a été dépouillé par le troupeau des trafiquants de débentures qui ont opéré sous le couvert de lois trop généreuses pour l’étranger.nt d’ergoter sur l’étendue de cée sur une mauvaise terre; pour l’Etat, ce n’est pas faire tout son devoir que de traiter les colons comme des animaux sauvages qu’on peut laisser emprisonnés dans les bois, tout comme si on voulait en délivrer la civilisation; ce n’est pas plus faire son devoir, pour l’Etat, que de ne pas favoriser, dans la mesure du possible, l’établissement au pays de toutes les familles qui veulent bien mettre en valeur le soi national.Une ère nouvelle semble s’ouvrir pour la colonisation dans notre province! Tant mieux! Ce n’est sûrement pas trop tôt! Et espérons que c’est pour vrai! J.-Ernest LAFORCE Jacques, dit que M.Gouin repré* j sèment le métier de son père alors i Ava ._ _________ , , sente le courage, l’énergie, le pa- qu U doit se louer pour pa>er lus nos fermes, il serait plus urgent de le 19 octobre, 1935., , ., ., ., triolisme et le désintéressement.‘ 1 n a aucunement donne satisfaction.Lc peupiP m,ra e„ lui.dit-il.un H faut, de toute nécessite, donner vrni défenseur de la cause publi- _üv FLACON ne ' m ONCES * X /s/] UN PRODUIT CORBY’S eiimuTiuM «ni in d trait nus at n am $3,000,000 Les ministériels disent qu’un cré-,dit agricole provincial coûterait gagnon — A Montr*»i.le 9.a 52 ans.t trop cher, ("est qu’ils craignent feuTds'Goucîr"auM ° °a,tnon' *poUK de | au'un tel crédit nuise au trust des fejette A*ftMontré*i, le 9.a 87 uns.hanques que le gouvernement pro- Jean-Baptiste Jetté.tége.J O DO IN - A Montréal, le 11.à 77 an* Le'’*ge' *pouse de feu AP°lln»lr' i Des agents commerciaux LABEU.E — A Verdun le 9.A 75 ans Joseph (BébAi Labeile, époux de Marie-! .\os marchés locaux sont envahis 1 °METHOT-G Mn'ï U ER — A Coteau Lan- , ,1''1 'n!!,?' 'l,r;in8er alol S cling, le 9, A 86 an».Mme veuve Hilaire | nue nfms pouvons produire chez Méthot, née Eliana Gauthier.nous tout ce qui nous est nécessaire MONBTTE — A Montréal, le 10, ’ a nos cultivateurs un crédit agri-; et (Ie ,oute ia société -cote provincial.! 1 M.Gouin rappelle que.de 1930 à M.Ouimet 1931 la province d’Ontario a prêté $45,000,000 à ses cultivateurs alors M, Roger Ouimet, candidat oue la province de Québec, pen-j parti Duplessis-Gouin dans te com-dant la même période n’a prêté à : té de Verchères, fait un appel à la scs agriculteurs qu’un peu plus de! jeunesse du comté de l’Assomption.‘îl met en parallèle le parti de M.Taschereau et le parti Duplessis-Gouin.D’un côté, dit-il, le groupe ministériel dont le chef est venu dans ce comté répandre contre M.Gouin des mensonges, des calomnies, des indignités.De l’autre, une arrérages paternels chez les marchands acheteurs de poisson.MM, Taschereau, Kelly et Lessard, la situation des Gaspésiens lest intenable.Des requêtes circu-! lent pour réclamer des chantiers .1 pour cet hiver.Le moulin de .générai, a reçu ce matin les jour- T r • .nalistes et il s’est déclaré des plus I emiscouara satisfaits des débuts de cette cam- - pagne.Rimouski, 11 (C.P.) — La con- H a prié la presse d'attirer i’at-vention libérale du comté de Té- tention générale sur la révision des miscouata a eu lieu hier à Notre- ; listes électorales dont nous parlons Dame du Lac.M.Adélard Godbout ailleurs.présidait cette convention qui a 11 est important, ajoute M.Mas-choisi M.Alphonse Beaulieu, mai- son, syie rette revision soit faite re de Notre-Dame du Lac, comme honnêtement et que tous ceux dont candidat officiel du parti libéral les noms ont été omis se présentent en personne chez le reviseur de leur comté, jusqu'au 14 courant.Actuellement 85 candidats ont été choisis, les cinq autres le seront d’ici demain.L’organisation annonce sept assemblées régionales avec, comme principaux orateurs, MM.de la Sociéié de Botanique de I faisaien'r queiquefoir une'"incùr- Les serrélaircs perpétuels de qims’^Vnr 'cxemnfc d mi"\r MM- Emi- ^ trault nous donna la moitié et siï aux prochaines élections provinciales.Cinq autres candidats étaient sur les rangs: MM.J.Bigué, A.Couturier, le Dr J.-E.-A, Fortin, M.Biaise Fournier et M.A.Lévesque, Les candidats défaits à la convention annoncent qu'ils se ralliaient tous au choix des délégués.Une assem- Maurice Duplessis et Paul Gouin, à blée a été tenue ensuite sous la pré- Montréal, Québec, Sherbrooke et sidenee de M.Jules Lizotte, préfet autres centres qui seront désignés du comté.j sous peu.Les lettres de félicitations continuent A affluer aux bureaux du chef conservateur et du chef de l’Action Québec, 12.— La Gaiettc of ft- ! ''^rale nationale.MM.Duplessis rielte annonce que le Conseil exé- et Go.u,n désirent adresser leurs re- En français seulement le Picard et A.Lacroix quel voisinage; un peu plus de curiosité ne messié- cette occasion de vous offrir nos félicitations personnelles et de vous témoigner l’intérêt que l’Académie prend à vos travaux.” Leur lettre annonce plus loin que le résultat des concours sera proclamé à la séanre publique de I Académie le 1(5 décembre.Les se- j erétaires invitent ensuite le direc- | leué de I Institut de botanique de T-rr-»-^.,,r, Montréal à aller assister à cette ^ ILS7 DK PARAITRE séance.rait à personne, sans compter que l’auditoire s’en réjouirait.Bref, c’est avoir inauguré d'excellente manière cette série de concerts.Frédéric PELLETIER eut if de la province de Québec autorise les municipalités de Laurier-ville, dans le comté de Mégantic, de Péribonca, dans le comté de Lac Saint-Jean et de Sainle-Béatrix dans le comté de Joliette, à ne publier à l’avenir que dans la langue française les avis, règlements et résolutions de leurs conseils municipaux._ Adversaire de M.Godbout M.le docteur Pierre Masson Une élection à l’Académie de médecine de Paris est l’équivalent, dans le monde des médecins, à une election à l'Académie française dans le monde des littérateurs et écrivains.Ces derniers sont souvent élus à la fin de leur carrière et leur entrée à l’Institut marque le couronnement de leurs travaux.Il l1es* î,as (îp même généralement a l’Académie de médecine “Je vous aime'’ LEVER DE RIDEAU, et Les boules de neige COMEDIE EN 3 ACTES, AVEC PREFACE, PAR LOUVIGNY DE MONTIGNY Québec.12.(D.N.C.) M.Adélard Godbout, ministre de l’agriculture.aura un adversaire Hbéral-j national dans le eomté de l’Islet.II : est fortement question de la candi-| dature de M.Charles-Eugène Thé-| riault, agent d’assurances, de Qué-1 bec.! M- Thériault est le frère de M.j Elisée Thériault, membre du conseil législatif et ancien député de l’Lslet à l’Assemblée législative.Dans le comté de Wolfe un candidat libéral national a été choisi hier dans la personne d’un M.Vachon.La convention nationale de Bo- La publication dune pièce de théâtre est plutôt rare dans notre Le cas du docteur Pierre Masson monde littéraire.A ce seul titre.merciemeuts par la voix des journaux.Candidatures provinciales Mégantic: Louis Gagnon, député sortant, libéral ministériel.Québec; Horace Philippon, libéral-national.Shefford: Robert Bachand, député sortant, libéral ministériel.Témiscouata: Alphonse Beau lieu, inaire de Notre-Danie-du-Lac, libéral ministériel.Champlain: Robert L.Grant, libéral ministériel.(Son père, M VV.Grant, 6 été député libéral du comté pendant dix ans et vient d’être nommé registrateur).Papineau: Roméo Lorrain, libéral-national.Verchéres: Roger Ouimet, libéral-national.L'Assomption: Paul Gouin, libéral-national.Assemblées de M.Paul Sauvé Voici la liste des assemblées de M.Paul Sauvé, candidat conservateur dans le comté de Deux-Montagnes: jeudi soir, à Oka; vendredi soir a Ste-Monique; samedi soir à illustre bien rette coutume.M.Masson est en pleine carrière, en plein travail, pas meme à moitié de sa course.Son titre de membre de l’Académie de médecine de Paris sinon à d’autres, doit être signalé l’ouvrage que M.Louvigny de Mon-tigny vient de publier à la Librairie Déom : un lever de rideau el une comédie en trois actes, avec L “Arlcsicnnc” à la Palestre Nationale Le maire rie Montréal.M.Camil-lieiy Houde et Mme Houde, assistaient hier soir, à la représentation de ['Artésienne, de Bizet, jouée jà la Palestre Nationale par le Théâ-! tre-Ecole Maubourg-Augé, avec : choeurs par la chorale Tanguay.Cette représentation marquait le ! début de la grande semaine au bénéfice de l’oeuvre de la Palestre Nationale.Ce soir, le public est invité à assister à une démonstration de natation organisée par la section féminine de la Palestre Nationale.Sentencié à vingt ans vient s ajouter a une liste déjà Ion- Une longue préface qui a toute l’algue de titres scientifiques, dont en jlure d’un manifeste et qui ne rnan-vo.ci quelques-uns: quera pas de provoquer des dis- Préparateur a la Faculté des : ciietIre« '!« ^Rop.1902-1907; Been-J jc l%nns a/mr rst (présenté comme .'hr.fCH Sri e,nres, .naturelles, 9 i;>: nn sketch de philologie sentimen-chef de laboratoire a lhopit.il La- , , nnuvani amuser une société riboisiere, 1908; docteur en méde-i ‘ • pou , a^luscl »ne société cine 1909' assistant à l’Institut Pas-i 9U1 ne recherche ,pas parheuhere-teur.' 1909; membre adjoin dj ,a ! mmt l’épice.Un critique a cepen- Soeiété anatomique de Paris, 1909; da,nl ,rouvp’ * a,ns pp,.,e b1luc,te, (ip membre de l’Association française sal(Tn' un ^nU] marivaudage tout Pour l’étude du cancer, 1909; pro- en nuances’ p" P01"tes ^ pn dp"V' fesseur d’anatomie pathologique j, sem.Qin révèle le don que possède la Faculté de médecine de Stras- l aulreu dc’ ces dialoucs légers ou bourg 1918; professeur d’anatomie l'esprit et le sentiment se livrent à pathologique à la Fgculté de mé- 'me escrime alerte et ingénieuse, decine de l’Université- de Montréal, Les Roules de neige sont, nous dit 1927; Membre de la Société royale l’auteur, un symbole des dégâts serin Canada, 1931; membre de l’Àca- niés par la médisance, qui constitue démie dc médecine de Paris, 1935.' l’essence des papotages, pain quo-Le nouvel académicien de méde-1 tidien de toutes les réunions ri’oi-cine est professeur à ta Faculté de sifs et, en particulier, des villcgia-médecine de l’Université de Mont- turcs.C'est une étude de nos réal depuis quelques années, II est moeurs bourgeoises, présentée sous venu ici pour organiser l'enseigne- la forme d'une comédie qui dénote naventure sera tenue jeudi après-mi- « ., , , di.à 2 heures sous la présidence du jSt-Canut; dimanche apres la messe, notaire Emile Boileau | a St-Augustin, et le même jour, à 2 Le candidat national dans Dor-j he»res de l’après-midi, à St-Bc-chcster sera choisi à Armagh, cet !no.• , , après-midi.i Lundi, jour dc 1 appel nominal, - à Ste-Scholastique; mardi soir, as- Eclat de rire général Québec, 12 (D.N.C.) M.Joseph Lafontaine, candidat libéral ministériel dans Mégantic, a tenu une assemblée dimanche, dans la salle du collège de Thetford.Les orateurs i ont été M.Lafontaine, MM.Marcel Lemieux, avocat, Jacques Casgrain, i avocat, et M.Joseph Cantin.11 était rumeur qu'il y aurait ' du chahut à rette assemblée.Toujours est-il qu’il y avait un bon nombre de policiers provinciaux i dans la salle.Leur présence a eu i pour effet de refroidir quelque peu | 1 enthousiasme.Il n y a pas eu de chahut, mais , chaque déclaration des orateurs était accueillie par un éclat de rire j general.-—-«ü 11 * »- I L'anniversaire de Tarmisfice M.Roméo Lorrain dans Papineau Dans Papineau, le candidat Du-plessis-Gouin est M.Roméo Lorrain.M.Lorrain a commencé sa campagne électorale.11 a parlé à Angers, dimanche après la messe, à Ste-Rose de Lima, dans l’après-midi et à Gatineau Mill,s, le soir.Hier soir, il a tenu une assemblée à Masson.M.Lorrain parlera ce soir à Fas-sett, demain après-midi, à Plaisance, et demain soir, à Thurso.Trois discours de M.Bouchard irradiés M.T.Damien Bouchard, ministre du Commerce, de l’industrie el des affaires municipales, dans le cabinet provincial, prononcera au cours de la semaine trois discours sur la politique provinciale, discours qui seront irradiés dans toute la province.Dans le premier, ce soir, irradie de 9 à 10 h.à CRCM, M.Bouchard parlera de ses relations avec l’A.L.N.et des réformes qu’il a obtenues dans Je domaine de l’électricité.Il parlera à une assemblée qui aura lieu en la .salle fédérale, à St-Hya-cinthe.Dans le deuxième, prononcé au même endroit jeudi soir et irradié à la même heure, M.Bouchard traitera des réformes populaires du gouvernement libéral provincial.Le troisième discours, toujours au même endroit et irradié â la même heure dans toute la province, traitera de la nationalisation des rentes seigneuriales el des réformes ouvrières et sociales.M.Taschereau i Lac MéganHc et à Sherbrooke M.Alexandre Taschereau, premier ministre de la province, portera la parole à deux ralliements libéraux, demain, dans l’après-mi-di, à Lac Mégantic, et le soir, à Sherbrooke.Son discours à Sherbrooke, sera irradié par les postes CRCM et CKAC, de 9 h.à 11 h.Jeudi soir, M.Taschereau portera la parole à Granby.A Sherbrooke, l’assemblée aura lieu dans le manège militaire.I,e premier ministre sera accompagné de M.E.H.Fortier, candidat libéral dans Sherbrooke, Jacob Nicol, C.R, Howard, député de Sherbrooke aux Communes.Wilfrid Lazure et Dalma Landry.A Granby, M.Taschereau sera accompagné de M.C.J.Arcand, ministre du Travail et de plusieurs autres.Chez les libéraux M.J tant el ment anatomo-pathologique, ce qui explique qu’il est demeuré titulaire de la chaire d’anatomie pathologique de l’Université de Strasbourg.Bulletin météorologique Toronto.12.(S.P.C.) — Il fait froid dans l’Ouest, où.la nuit dernière, on a enregistré des températures inférieures à 0.La température est en baisse en Ontario et au Québec.Voici le temps qu'il fera probablement au Québec demain: Bassins de l’Outaouais et du haut Saint-Laurent, ciel en partie couvert, vent du nord-est, froid.Bassin du bas Saint-Laurent: ciel couvert, vent du nord-est.froid; Nord-Ouest et Lac Saint-Jean; ciel en partie couvert, froid.Rive Nord.Golfe et Raie de Chaleur; ciel en partie couvert, vif vent du nord-est.froid.Avex-vout be*om de bon» fi- tfrei?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir”, 430 Notre-Dame est.Montréal.Après avoir subi son procès et avoir été sentencié à vingt ans pour viol, devant le juge Joseph Archam-1 bault.aux Assises, Anthime Bru-j net, 92 ans, a plaidé culpabilité ce matin en Cour du Banc du Roi à deux nouvelles accusations de viol sur la personne de deux jeunes filles mineures.11 a été sentencié à vingt ans d'emprisonnement dans chaque cas.Les trois sentences de vingt ans chacune sont conçu rren tes.La tempête interrompt la circulation UNE FEMME BLESSEE GRIEVE MENT Le cas de Carreri La Cour d'appel des Etats-Unis a rejeté l’appel de Joseph Carreri qui en appelait des dérisions rendues par les autres Cours concernant son extradition en Canada.Carreri est un des bandits qui faisaient partie de la bande Morel-Serafini, qui a perpétré ,en avril 1924, le vol à main armée au viaduc de la rue Ontario esl.où un employé de la Banque d’Horlielaga, Henri Clé-roux, a été tué.Carreri a été arrêté à San-Franeisco pour faux.une parfaite connaissance de l’art dramatique.Comme son lever de rideau, la comédie de M.de Mon-tigny est remplie de réflexions et de concetti qui donnent à la pièce un grand charme, sans toutefois compromettre le naturel du dialo-jgue, ni surtout la psychologie du thème, qui se développe avec une ! rigoureuse logique à travers les scènes qui tiennent l’attention en j éveil, amusent l'esprit et serrent I même le coeur.Ce brillant essai justifie ampie- _______ ment l'auteur de déplorer que no- .tre climat ne favorise pas mieux Une pluie diluvienne qui n a ces-| ]a maturation des oeuvres rirama-cé de tomber la nuit dermere join-UjqUeS; car q démontre d’emblée te au froid subit qui a saisi la re- q1!f.n0us pourrions produire au Ca-gion aux premières heures du jour j na(ja des comédies et aussi des a interrompu le service des tram-1 d.rames assez intéressants et assez ways.ce matin, pendant quelque J ])jen construits pour nous disipen-temps.scr de puiser sans répit dans les Plusieurs arbres et poteaux de i répertoires étrangers.'o;,l£és!,d“u >.«¦ seul* district de la ville, rue Sainte- lun dp ppr!>|al^.| mieux Je a n n e-cT Arc .entre la rue Sher- ponmis.bien qui! n ait encore pu-brooke et le blvd Rosemont, vingt ^'e que I>ea :: -5 dej-our en ^our r Pour avoir le meilleur beurre et à meilleur compte NE MANQUEZ PAS D'ALLER CHEZ Tousignant Frères Limitée ONZE MAGASINS Il y en a un prêt de chex vous.(Pour le* Adresses des magasins et les prix du marché, lire la "presse mondiale’', du “Devoir", lé samedi).Ixamen de la vue Lunetterie moderne Satisfaction garantie A qualité égale nos prix défient toute concurrence ).-L.-Arthur BOUSQUET, O.D.Optométrlstc-opticlen Antérieurement de la Maison Scott et Bousquet 3625, rue St-Denis (près Tél.FL.2456 Cherrler) fil* a Tl A Nous allons 5 dnmi-UKH ll\ elle vérifier lampes Ul\n 110 et radios de toutes marques.P.Landry CH.6161 3197 ONTARIO E5T Vendeur des nouvelles lampes Radiotrons.Rhumes — Asthme Toux — Bronchites — Efficace dans les affections des voies respiratoires — 2 formats: ,50 et $1.00 Voyez votre pharmaci.CANADA DRUG CO.Maison essentiellement canadienne-française.Sirop Vîllars Une coalition inattendue Du Prof/rcs du Golfe, de Riinous-Ki, numéro du 8 novembre: Ls forces oppositionnistes dirigées par MM.Maurice Duplessis cl Faut Gouin se sont alliées ouvertement pour livrer bataille au gouvernement Taschereau.Telle a été la nouvelle presque sensationnelle annoncée hier soir par les deux chefs à la radio.L’alliance Duplessis-Gouin nous paraît être une conséquence de la situation créée par la formidable; victoire libérale du 14 octobre, qui laissa les adversaires du gouvernement provincial désemparés, sans ressources financières, sans organisation appropriée, sans .suffisamment de temps pour se remettre d aplomb après le choc de la vague libérale, pour entreprendre ou continuer leur campagne avec quelque efficacité dans le court espace de six semaines qui séparait les deux élections du 14 octoure et du 25 novembre.Devant le minable spectacle de ses adversaires abattus, divisés contre eux-mêmes, apparenmient irréconciliables malgré leur objectif commun et leurs programmes presque identiques, le premier ministre eut la cruauté, au début de la semaine, d'aviver en quelque sorte leurs blessures par la constatation qu’il faisait tout haut, devant les journalistes, de l’inaction ou de l’inertie qui régnait dans le camp conservateur.En tout ras.il semblait bien peu rationnel que les deux groupes d’op- position n’en vinssent pas, dans les circonstances, à se tendre la branche d’olivier et à unir leurs forces plutôt que courir à un échec fatal et même à un balayage en règle, l’électorat même le plus sympathique ayant tendance à se détourner des partis trop faibles que son intuition sait d’avance littéralement dans l’impossibilité de vaincre ou, du moins, de faire une lutte quelque peu sérieuse et effetive.C’est, sans doute, ce qu’ont fini par reconnaître les chefs conservateur et actionniste, puisqu’un pacte d’alliance a été conclu entre eux hier, les grandes lignes de l’entente se résumant à ce qui suit: i Pour présenter un front uni contre l’ennemi commun, qui est, en l'espèce, le régime Taschereau, il n’y aura qu’un candidat de l’un ou de l’autre groupe duplcssiste ou ; gouiniste dans chaque comté contre le candidat du gouvernement.Conservateurs et actionnistes lutteront et voteront pour le même can-j didat local.Dans le cas où les adversaires du gouvernement actuel remporteront la victoire cl prendront le pouvoir, un gouvernement “national” sera formé, dont le premier ministre sera M.Duplessis et la majorité d -s membres de son ca-bilnet désignes par M.Gouin.Inutile de cacher que la jonction.sinon tout à fait la fusion, des partis de gauche, dont l'état paraissait fort critique la semaine dernière et les chances de succès inexistantes.crée une situation bien différente, qui forcera les ministériels à modifier d’urgence leur plan de campagne.Quoique très aguerris et encouragés par leur ï*cent succès, disposant de multiples et puissantes ressources, ils ne seront tout de même plus en face des adversaires divisés et d’humeur incompatible qu’ils avaient naguère devant eux.Sous la dictée de leurs stratèges, ils ne négligeront rien pour éliminer la multiplicité de leurs propres candidats qui, en di- visant les votes libéraux, risqueront de faire oerdre des comtés au gouvernement.Mais la partie n’est plus aussi simple et facile qu’elle s’annonçait.Des deux côtés, ministériel et op-positionniste, on peut être sûr que les candidats indépendants ne seront point du tout désirables et subiront de terribles pressions pour qu'ils rentrent dans les rangs, à moins que leur intervention, dans certains cas, ne fasse partie d'un plan stratégique.Comme le disait un des orateurs libéraux à l’assemblée de Victoria-ville, la campagne ne sera pas de longue durée, mais elle sera chaude et rude.Elle le sera d'autant plus que le g ivernement n’a pas à faire face maintenant à deux groupes d’adversaires en gribouille, mais â des adversaires “présentant nn front uni contre l’ennemi commun”.Elle promet vraisemblablement plus d’émotions aux électeurs que celle qui vient de se terminer dans l’arène fédérale, avec au moins trois partis en lice dans la plupart des comtés.Nous sommes en présence d’un retour inattendu et soudain au traditionnel régime de deux partis._ ___ M.Henry Laureys De l'Action cnlholique du î) novembre : Nous n’avons rencontré qu’une fois M.Henry Laureys, le directeur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, et nous avons tiré de notre entretien avec cet homme mv excellente impression.Le travail poursuivi ipar M.Laureys dans la sphere qui lui est confiée nou* semble de première qualité.C’est dire que noms n'avons pas la moindre prévention contre cet homme distingué.Toutefois, sa nomination à la direction de notre enseignement technique nous étonne ainsi que beaucoup d’autres.D’abord, nous croyons discerner entre renseignement commercial et l'enseignement technique la différence du jour et de la nuit, de sorte qu’il nous semble _ difficilement convenable qu’un même homme puisse exceller à la fois dan ces deux domaines.N’est-ce pas • peu comme si on confiait la direction d’une manufacture à un surin- .tendant de construction maritime?De plus, si charmant qu’il puis- : se être, M.Laureys est un Belge né en Belgique et formé dans son pays.! Faut-il conclure de sa nomination i que notre enseignement technique j et notre enseignement polytechni- i que, dont la fondation n'est pas de cette année, se trouvent encore incapables de fournir un directeur d’enseignement technique, au point qu’il faille, comme un moindre mal, recourir à la compétence d'un professeur de science commerciale?Franchement, cette nomination est quelque peu surprenante.E.L.Çltosi.ECHEANCES : Allocations plus généreuses que jamais a l'occasion de notre ZOième anniversaire.ic.BAR B EAU tm.281 CRAIG OUEST LA.1167* Avec lampes ‘'Métallisées’’ Prix, depuis 49.95 BIBEAU FRERES Les bijoutiers connus Spécialité: réparation d'horloges et montres.2 magaiins sur la memo ru* 305 et 1257 Sainte-Catherine est MAISON BERARD Successeur d* l( Ci* Royal Silver Plar* Toujours canadlenns-français» HA 9948 FABRICANT DE Vases sacrés Experts en Placage d’or et d’argent Réparations de fous genres 70 CRAIG OUEST Près terminus des Tramways I! 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Rolland Paper 574% 1948 .} Bhaw.W.Si P.5% 1970 I Bhaw.W.Sc P 474% 1970 l Smith H.574% 1953 I South.C.P, 5% 1933 tn Sec.5*4% 1952 West Kootenay P.3% 1956 Rentes françaises: 4% 1917 .«% 1918 .«74% 1932 .Crédit national: 8% 1919 .*7.1920 .6% 1921 .Les rendements ACTIONS ORDINAIRES: Aujourd hui, les biens circulent librement, et parfois ils se dispersent.Les héritiers sont nom-oreux, et souvent en désaccord.1 ous ne sont pas des chefs, et leur imprévoyance nuit au bien être collectif DIt.Prix Rend B.A on 80 16% 492 B.C.Power "A" 80 28 S 5 26 Bell Telephone .6 00 133 4.44 Build.Prod, "A ’ 100 31 3 22 La.garv Power « 00 120 5 0) Can.Malt.1 20 34 '4 4.35 Can.Northern Power.1 20 23% 5.02 Can.Bronze 60 30% 1 98 vau Converters 2 00 25 8 Ot Can.Cottons 4 00 48% 8 25 Can Foreign Inv ., 1 60 25 6.40 l>om.Bridge 1.20 33% 3.60 Dom Textile 5.00 72% 6.90 Dom.Glass .5 00 95 3.26 Imp.Oil .50 22 2.27 it»-ns com priai Imp.Tobacco 52% 13 4 04 Int.Nickel TOO 34% 2.90 Int.Pete 1.30 38% 3.86 compilai McColl Frontenac 80 13*4 6 04 Mont.Tramway» 9 00 97 9.28 Montreal Power 1.50 34% 4.35 Nat.Breweries 1 60 38'.4.15 Ogllvle 3.00 174 4.60 Ottawa Power fl 00 85 7 flfl Ottawa 'Traction .3 00 20 10.IXj Quebec Power 1 00 16*4 6.15 3 68 Page Hrraey .3 00 Pentnara 3.00 4.' 6 6.So.Can.Power , .80 13% 5 C2 Bhawlmgan .50 20^4 2 41 Steel ol Canada .1 75 53% 3.25 104 V, 105 V* 1023* 104 99 9874 84% 85% 70% 73(4 10474 10o7j 10014 1 02 74 10774 108% 104 Bld.96 8374 88 7* 88% 967* 89(4 10O 10674 Bld 86% 87% 94% 87 V* 98 105 103% Ventes Valeurs 10 Asso.Breweries priv.b Agnew Surpass 145 Bathurst 5 Bell Telephone 130 Brazilian 80 Building Products 100 Bruck Silk 105 Canada Cement 100 Can.Steamships 240 Can.Car .1 5 Can.Car priv.20 Can.Celanese 200 Can.Celanese priv.Can.Hydro-Elect, priv.3045 Can.Ind.Alcohol "A” 1235 Can.Ind.Alcohol "B” 340 Can, Pacific Railway 825 Cockshutt Plow 120 Cons.Smelters Dominion Bridge 120 Dominion Coal priv.Ouv.Heut Bas Perm.Chang 109 97 9 '/4 9 1 35 — v* .S'/8 00 .LM i- 858 8^8 .30 3/4 31 303'4 31 IS'-i 6 Vi 6 J« 6'.2 63a -f '/« .155 4- .05 5Ï» .1 1 3/4 24 V4 4- '/a 1 16 1 16 Vz 116 1 1 6 Vz + Vi 44 10 Vz 1 048 10 Vi 10 Va + V* 8U 9 Va 8V2 83/3 4- 5/8 84a 190 3 3 Vi 1 644 10 Va 8 Vi 191 33 Vi 10 83s 190 33>/4 10V« 8'2 190 33 Va + + 25 Dom.Steel Coal “B” .5 135 Gypsum L.and Alabastme 6 Vi 63s 4~ Vs 100 Hollinger 14.50 .25 Howard Smith 12 Vi *— Va 100 Imperial Tobacco .13 Va 3175 Int.Nickel 35 Is 35 Vs 35 35 + Va 50 Int.Power 3 5 Lake of the Woods priv.105 150 Messey Harris 5 Va + Va 80 McColl Frontenac 1 3 Vs 13 Vs 13'a 13’a 4- ’s 160 Mont.L, H.and Power .349% 4- Vs 56 Mont.L.H and Power Debs .50 50 V» 50 50 Is + Ms 15 Montreal Tramways 97 .public aux manifestations les pin:, importantes de notre vie économique.non par des ouvrages techniques mais par des oeuvres claires, précises et documentées, continuent la série des “Documents Economiques” avec “Les celions de la bourse", par M.Edouard Mont-petit.Ouvrage d'une lecture agréable, “Les cordons de la Ttourse”, consacré à l'explication des rouages de nos finances publiques, est de nature à intéresser un large public.Ii débute par une synthèse historique, décrit le budget, sa préparation, sa discussion devant le parlement.son exécution et ses divers contrôles et termine par l’étude des budgets spéciaux et de la comptabilité publique.“Les cordons de la bourse” constitue une riche contribution à la formation civique des citoyens canadiens.L’auteur ne se contente pas d’inviter ses compatriotes à mieux connaître leur pays pour le mieux aimer, il le leur révèle sous l’un de ses aspects vitaux: celui où repose le pivot de sa puissance matérielle, base essentielle de sa vigueur intellectuelle et morale.• En vente à la Librairie du De-®0,r- .*30 est, rue Notre-Dame.Montréal, an prix de $1.00 Avis sega! Canada Province de Québec Dtetrlct de Montréal Cour Supérieure DANS L'AFFAIRE DE TOR PAINCHAnnVaS*nt* Haut 1934 61 4 43 0 40 6 51 4 Ba# 1934 43 3 22 8 24 ï .14» Bsa 1932 17 5 8 7 23 9 16 0 Haut 1929 1469 153 9 184 3 157 7 Bas 1927 .51 « 95 3 SI B 01 t 35 B.Am OU 16 % 70 Br Si Dial 1 30 1 25 100 Br Cor.Prf u % 2300 D Cor Sea 34 >, 34 », 34 50 D T & Che.5 275 Ford A 29 38 1# 100 Home OU 60 820 Imperial OU 22 % 22 >.32 265 Int.Petrole 38 39 38 1035 Melchers A 10 % 11 10 i.11 10 M.R & Co 6 185 Melchers B 4 115 Walk.Good 32 31 200 Walk Brew 3 te 3 % 3% 3 ».UTIL.PUB 55 Beaubarn 4 4 te 4 4 te M9NE8: 100 Cent.Pat 2 14 2 14 2 12 2 12 500 Duparquet .8 te 20 Lake Shore .50 % 100 McWaters 1 «5 335 Noranda 42 >.42 42 i.42 ».700 Slscoe 2 80 2 80 2 78 2 78 4200 Sullivan 67 67 68 68 100 Teck Hugh 4 40 MINES ,i«Kf * rtiis 500 ParkhlU 20 3200 Stadacona 18 18 17 % 17 % 1400 Ha ad Auth 93 93 % 93 93 % Marche '4 Tél.HArbour 1196-1197-1198 LAM0THE& CH ARB0NNEAU AVOCATS J.-O.Lamct.he.L.L.D., C.R., J.-P.Char-bonneau.B C.L.N.Charbonneau.B.-C.L J.-L.Charlebols.L.L.L.Edifice Aldred, coin Notre-Dame el Place d’Armes - Montréal WISINTAISER 6 FUS 908.BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS < MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs «paratlon de cadres et miroirs LAn.1364* PROFESSEURS Anatole Vanler, C.R.Guy Vanler.C.R.Vanier & Vanler AVOCATS 67 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 Tél.PLateau 6717 Cours classique commercial René Savoie, I.C., I.E.Bachelier és arts et science* appliquées Cours classique, commercial, leçons privées — Brevets 1448 RUE SHERBROOKE, OUES1 RELIURE BREVETS D’INVENTION des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL LES CEREALES Blé Northern no 1 .t 9* Blé Northern no 2 .• .91 Avoine no 3 .Avoine d'alimentation .Ï4 FARINE (Prix au bols.teau «n sacs ae 98 Ibs.Escompte de 5 sous le sac pour commandes au comptant).(Blé du printemps).Première paten le .;’.60 Deuxième patente .LjO Forte à boulanger .«>.10 > • Toute succession, si petite soit-elle, gagnera à l'administration d'une Compagnie de Fiducie.Les frais d’une telle administration sont modérés.Moins la succession est grosse, moindres en sont les frais d'administration, bien que toutes les successions soient l'objet de la même attention et du même soin.Nommez une Compagnie de Fiducie expérimentée votre Exécutrice Testamentaire.THE ROYAL TRUST © EXÉCUTEURS TESTAMENTAIRES ET FIDUCIAIRES Président: Sir Charles Gardon, G.B.E Vice-Prés.: Huntly R.Drummond Gérant GénénI R.P.Jellett SUCSUMAU X QUflBO INVENTIONS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal.La Reliure Philippe Beaudoin Limitée Reliure d’Art Ancien et Moderne :: Reliure de Bibliothèque ;; I 79, rue Craig Ouest - Montréal Tél.PLateau 4033 Avex-vous besoin é*i bons livres r Adressex-vous su Service de librairie du "Devoir”, 430 Notre-Onme eït.Montréal.Protégées en tou» pays Demandez le manuel traitant des Brev-te.marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal.Si vous voyagez.i adresses-vous au SERVICE DES VOYAGES.LE ‘ DEVOIR”.Billets émis p«w* tous les pays au tarif des eompegeias d* paquebots, chemins d* fer, autobus, aussi bétels, assurance» bagagos at accidents, chèques d* voyages, passeports, j etc.Téléphone» HArbour 1241*.ItïGS SOCIAL SVXCUaSALB À At et \ 105, rue St-Tacquei moot xi al/ Montréal /J8.rue St Paul \ Québec Succunaicj par tout le Canada, d TerreTieuve et à Londres.Angleterre Afmee i CHARLOTTETOWN.IF E.BIENS EN R É GIE : PLUS DE *7 5 6.000.000 ipagnie 4 Assurance sw U Vie JCC'ÿ.Saubegarhe MONTREAL Narcisse Ducwarme President VOLUME XXVI — No 261 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 NOVEMBRE 1935 7 h n t&Xi )0xjjx:x' x;> 5 LA VIE SECRTIVE xt>ortx“.v t y^vtX'vt vcxtXT', Intéressante exhibition de quatre rondes (Par E.ENNOBRAN) Joe Louis, pugiliste nègre de Détroit, qui a vaincu Primo Camera, King Lcvinsky, Max Baer et tous les autres adversaires qui lui ont été opposés depuis les seize derniers mois, a donné une intéressante exhibition de boxe hier soir, à l’Arena Mont-Royal, et cela grâce à l’initiative du club Lido, et les quatre mille personnes présentes ont pu constater que le nègre est un pugiliste de tout premier ordre et qu’il est de taille à décrocher le championnat mondial des poids lourds si les promotewrs américains veulent bien consentir à arranger une rencontre avec James J.Braddock, le champion actuel.Joe Louis possède toutes les quaiités nécessaires pour faire un véritable champion et son exhibition d’hier’ soir a impressionné les connaisseurs et les fervents de la boxe se sont déclarés satisfaits a leur sortie de l’Arena.Kx:^:>o
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