Le devoir, 9 mars 1917, vendredi 9 mars 1917
VOLUME VIII—No 57 MONTRÉAL; VENDREDI 9 MARS 1917 DEUX SOUS Le fQÜMERO Abonnements par la poste ; Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 EDEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! WILSON, McCURDY ET LA CONSCRIPTION Signes des temps Il sfest passé hier soir au Ritz Carlton, où les officiers des Kitchener’s Own offraient un dîner à leurs camarades des carabiniers Victoria et à quelques amis du dehors, un incident que la Gazette de ce matin souligne avec éclat, et qui, à plus d’un titre, le mérite.Cet incident est tout à fait révélateur de l’état d’esprit d’un certain nombre de nos officiels et de la révolution profonde dont nous sommes les témoins presque inconscients, pour un trop grand nombre.Les personnages en cause occupent de hautes positions: l’un, le major-général Wilson, commande la région militaire de Montréal; l’autre, JL F.-B.McCurdy, est secrétaire parlementaire du ministère de la Milice, fonction nouvelle, créée depuis la guerre.M.Wilson a déclaré (nous traduisons da la Gazette, dont l'administrateur,' M.Smeaton White, assistait au dîner) : “Nous avons les hommes qui pourraient servir et on devrait les contraindre à partir.” Et encore: “Le Canada a besoin d'un autre cent mille hommes pour faire honneur à la promesse de notre premier ministre, et il faudra quelque jour adopter une autre méthode (il venait de parler du recrutement volontaire) pour obtenir ces hommes.” Plus loin encore: .Je crois que je parle pour 99 hommes sur 100, et pour tes dames aussi, quand je dis que.les hommes courageux qui sont allés au front devraient être mieux appuyés qu’ils ne le sont, que nous avons ici les hommes qui pourraient servir ET QU’ON DEVRAIT LES FORCER A PARTIR” (Acclamations prolongées, marque ici le compte rendu de la Gazette).Bref, dit encore la Gazette, le major-général Wilson a fait hier soir “le plaidoyer le plus direct (the straightest plea) pour le service militaire obligatoire qui ait été fait ici par aucun officier ayant une situation responsable.” Et ce plaidoyer a provoqué, de la part de M.McCurdy, une réponse non moins intéressante.M.McCurdy avait déjà fait un discours, il a de nouveau pris la parole.“Le général Wilson, a-t-il dit, a parlé de la question qui occupe LA PREMIERE PLACE, dans tous nos esprits.Parlant « un régiment qui est à ta veille de.partir pour le front, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est mon avis que, si l’on consultait l’opinion générale sur la convenance des méthodes à adopter, 99 sur 100 exprimeraient le même avis que votre commandant (Acclamations).” Et plus loin: “Quelle doit être la mesure de notre contribution?Tout ce que nous possédons dans la vie est en jeu.En de telles circonstances, ce que nous devrions faire ne devrait avoir pour mesure que ce que nous pouvons faire.POUR CE QUI CONCERNE LA CONSCRIPTION.JE NE PUIS QUE VOUS CITER LA DECLARATION DU PREMIER MINISTRE QUE TOUT CE QUI SERA NECESSAIRE POUR SAUVEGARDER LES INSTITUTIONS CANADIENNES SERA FAIT (whatever steps may be necessary to safeguard Canadian institutions will be taken).” Nous n’avons pas le moindre goût pour la fabrication des fantômes et nous n’avons point l’habitude de dresser des épouvantails dans la rue: mais, enfin, nous n’avons pas le droit-rle nous clore les yeux ou de nous fermer les oreilles, afin d’ignorer ce qui se passe dans notre pays.Les déclarations de M.Wilson et de M.McCurdy devaient être signalées; elles montrent quel est, sur la question du service obligatoire, l’état d’esprit de deux personnages importants de notre monde militaire.Elles devaient l’être pour d’autres raisons encore.* * Quelque opinion que l’on entretienne sur la question du service obligatoire pour la guerre européenne,tout le monde admettra qu’il constituerait une rupture évidente avec notre tradition entière.Ceux-là même qui prétendent que le texte actuel de la loi de la Milice permettrait d’envoyer en Europe les régiments locaux, remplis par le tirage au sort, et qui estiment que cette tactique serait justifiée par les circonstances, reconnaîtront que jamais rien de tel n’a été fait chez nous.En Australie, M.Hughes, impérialiste s’il en fut, n’a pas osé rompre de lui-même sur ce point avec la tradition coloniale: il a demandé aux électeurs ce qu’ils en pensaient itvant de se risquer à faire te pas décisif.La question est politique au premier chef et M.Wilson lui-même s’en est tellement rendu compte qu’il a déclaré: “Il est possible que ce que je dis touche un peu aux questions politiques,.et ailleurs: “Parlant maintenant, non pas comme officier général commandant (une région), mais comme contribuable.Mais M.McCurdy, son “boss” comme il le disait aussitôt (ce qui impliquait qu’il n’attachait pas une importance excessive à s;a distinction entre le contribuable et l’officier), lui a tout de suite crié un Go ahead, Allez-y! rassurant.M.McCurdy, représentant officiel du ministère de la Milice, trouve donc convenable que, dans une réunion militaire, un officier général réclame une mesure 'nouvelle, qui touche essentiellement à la politique générale, et qui entraînerait une révolution dans nos traditions coloniales.— Dans quelle armée d’Europe permettrait-on à un officier général d’agir ainsi?Il est vrai que M.Wilson a paru vouloir, pour un moment, se dédoubler et parler comme simple contribuable; mais le ministre a lui-même attaché à cette précaution oratoire une si médiocre importance qu’il a tout de suite commenté, non pas les paroles du “contribuable”, mais celles du “General Officer Commanding”.Autre question: le droit d'approuver implique celui de désapprouver.Qu’aurait dit M.McCurdy si un autre officier s’était levé pour dénoncer tout projet de conscription pour le service européen?Oui, qu’aurait-il dit, même si l’officier s’était mué pour l’heure en “contribuable” et avait eu le soin de préciser: Parlant en ma qualité de “contribuable", je déclare que les idées du “contribuable” Wilson et celles du “contribuable” McCurdy n’ont aucun rapport avec le sens commun, qu’elles sont de nature à compromettre l’équilibre économique et l’avenir national du Canada, et je me fais fort de le prouver avec des textes du “contribuable” Burrell et 'de quelques autres?Je doute que M.McCurdy, qui n’avait pas eu la précaution de se dédoubler, lui eût crié un encourageant Go ahead! * * » Pour apprécier toute la saveur de l’Incident d’hier, il faut se rappeler qu’un officier de Québec est allé demander des explications à un maire (M.Parent, de Charlesboiirg-ouest) qui avait simplement félicité M.Casgrain, ministre, de ses déclarations antlconscriptionnistes, Tous deux sont d’éloquents et significatifs signes des temps.Orner HEROUX.VERS LA CHINE Nous avons eu l’honneur de causer quelques instants hier avec l’une des Dames religieuses du couvent de Notre-Dame de l’Immaeuiée-Coneep-tion.où sont descendues les révé-reiracs soeurs revenues de Chine dernièrement.A notre demande, on a bien voulu nous fournir quelques précisions sur cette oeuvre remarquable et sur ses besoins.Nous avons fait allusion au départ prochain d'un nouveau contingent de jeunes Canadiennes pour la mission de Canton, en 'Chine.— C'est justement à ce propos, nous dit la révérende soeur, que nous avons besoin de l’aide de la Providence et des personnes charitables qui voudraient s en faire 'les instruments, tout en y trouvant leur compte môme au point de vue .matériel.Ce départ est consolant pour notre communauté.mais il va nous coûter fort cher.Vous savez que pour .se rendre en Chine,_ il faut compter environ sur une dépense de trois cents dollars par voyageur.Or, nous en envoyons cinq: comptez.Devant noire air effaré, la révérende soeur s’est empressée d’ajouter : -—¦Nous avons réussi à trouver celle somme grâce à la vente d’une certaine quantité des broderies et travaux d'ornements d'église apportés par nos Soeurs; mais i!l nous faudrait en vendre encore afin de pouvoir envoyer de l'aide llà-bas, où les besoins sont si grands.Songez que nous y recevons plus de (rois mille bébés par année, sans parler de nos orphelines et des ouvroirs où les pauvresses viennent gagner quelques sous par jour pour ne pas périr de faim.—Il y a donc, avons-nous demandé, tant de bébés que cela que deurs parents abandonnent ?—-Jugez : trois mille chez nous, par lannée, et six mille à l’établissement voisin, créé par Iles autorités de la ville, et ce n’est pas tout.Vous savez que Canton compte quatre millions d’habitants.Ce détail figurait au nombre des .choses négligeables que nous ignorions avec une grande certitude.Lu prochaine fois que nous irons interviewer une modeste religieuse, nous prendrons en (arrivant un air moins savant.Pour celte fois, en tout cas, nombre d’autres choses intéressantes devaient ainsi nous être enseignées avec une bienveillance parfaite.C’est ainsi que nous avons appris que les bonnes Soeurs revenues de Chine s'occupent déjà ici de l’avancement moral de lia colonie chinoise, qu’ellles font la classe aux ipelits et le catéchisme aux parents, le dimanche.La révérende Soeur nous raconte aussi des incidents émouvants de la récente révolution chinoise.Les religieuses canadiennes se sont trouvées au beau milieu du massacre, et ont dû (à plusieurs reprises se terrer dans leur cave.Un jour les soldats de l’un des côtés bellligérants vint leur porter une petite fille qu’ills avaient trouvée martyrisée.Une autre fois, la Supérieure risqua sa vie pour aller réclamer des combattants le droit de se procurer des vivres pour ses filles et ses protégées.Le premier moment passé, elle fut traitée avec respect et générosité.La force de caractère sait toujours s’imposer, mais elle a parfois besoin de s’élever jusqu’à l’héroïsme.Ces temps d'horreur sont passés, et la vie s’entoure maintenant au moins d’une apparence de sécurité.Mais, a dit un missionnaire, ‘lia vie des oeuvres est une guerre continuelle”.La guerre contre ta faim, la maladie.Car le climat est malsain, là-bas, on y endure pendant la moitié de l’année des inconvénients indescriptibles.Et puis,, le flot des infirmes, des vieillards, des pauvres femmes, des bébés abandonnés, malades, mourants, ce flot augmente toujours.11 faudrait plus de religieuses, et ip'ùs d’argent.Le riz seul, si nous nous souvenons bien, constitue une dépense quotidienne de plusieurs piastres.El pas de revenus directs.Comment faire payer une pension aux petits bébés, même aux vieillards et aux malades?Seules, quelques orphelines peuvent1 contribuer un peu au mince revenu de la maison.Ce revenu s’obtient surtout par la vente des admirables travaux d’aiguillle, dentelles d’or, ornements d’église, que les bonnes Soeurs vendaient naguère en Belgique et en France, où l’on sait apprécier les travaux d’art.Maintenant, ces .pays sont fermés; il reste l’Ame rique, le Canada.Il faudrait qu’un plus grand nombre de personnes, de communautés, de fabriques, devinssent acheteurs.On n'a qu’à s’adresser à la maison-mère: Couvent de 1’Immacu 1 ée-Goneept i on, 314, chemin Sainte-iCatherine, à iMomtréall, où se trouve toujours un dépôt des précieuses étoffes.Nous avons pris congé en exprimant le souhait respectueux qu’un courant de charité se dirige bienlôt du Canada vers les saintes et dévouées rejligicuses de lia mission de Chine, afin qu’à défaut de soulager les maux que leur infligent cet éloignement et ce climat torride, ce qui n’est pas possible, l’augmentation de leurs ressources leur donne au moins la consolation de soulager une plus grande proportion des milliers d’infirmes et de déshérités de cette immense fourmilière asiatique, on se trouvent des âmes sur IlesqueMes le Christ s’est penché comme sur les nôtres.Ernest BILODEAU.BILLET DU SOIR TRÉSORS Comme il passe un tramway toutes les demi-heures, parc Lafontaine, — on dira ensuile que nos moyens de locomotion ne sont pus des plus perfectionnés, et que la compagniei des Tramways ne nous donne pas un service-éclair! — j'attendais, à Ven-1 coignirre d'une rue.Je n'etais pas pressé du tout.Il était 8 heures 25,' j'étais sorti de chez moi à 8.10, (îj me fallait être au bureau à 8.25 e.rac-j tement et j’en avais pour un quart, » de tramway.J’avais donc, ‘ PAR NOS CHAMPS ET NOS RIVES.” FAVORAIU.ES COMMENTA 1RES Par nos champs et nos rives., le nouveau livre de Aille Blanche Lamontagne, suscite partout les plus favorables commentaires.On est unanime à constater les progrès du talent, déjà si remarqué, de la jeune poétesse.Par nos champs et nos rives.est un beau volume de plus de 200 pages, papier de luxe, avec couverture illustrée d’un dessin inédit de Mlle LeMoyne.Il se vend 75 sdus, plus 5 sous pour les frais de port, au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; chez Granger Frères, 47 Notre-Dame-ouest, et dans les librairies suivantes : Librairie Notre-Dame, 37, Notre-Dame-ouest ; Librairie L.-J.-A.Derome, 36, Notre - Dame -ouest ; Librairie Beauchemin.79, Saint-Jacques ; Langevin et Larche-vêque, 8, Saint-Jacques ; Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine-est : Déom Frères, 257.Sainte-Ca-thorine-est ; J.-O.Pineault, 280, Ra-chel-est.DEMAIN Demain, le Devoir publiera, dans sa Chronique de la grande guerre, de nouvelles notes sur l’incident Sixte-Quénin, ainsi qu’un article de Barrés.Dans sa Page littéraire, il donnera, avec des vers de Aille Blanche Lamontagne, une page du plus haut intérêt sur un grand poète inconnu, ic Flamand Guido Gczclle.C’est d’heure beaucoup de temps à perdre, du moins ce qu’avait réussi à me faire croire un wattman de la com-\ pagaie, par hasard égaré en ces pa-\ rages, et qui m’avait entendu mau-j gréer.Machin s'amène, au coin, en' criant: “—A quand, le prochain train?As-tu un horaire?" Je n'en avais pas, parce que la compagnie] nen a pas encore fait distribuer aux] habitués de ce réseau, la crise du] papier l'ayant rendu trop cher.Mais, je dis, à tout hasard: — “Tout de suite, mon vieux, dans vingt minutes] seulement.Patiente une seconde.” Nous voilà en train de causer.Ma-\ chin, appuyé sur un poteau, fait un sursaut, tout d’un coup.— “Qu’est-ce que tu as?Un choc électrique?] — Si tu t’imagines que la compagnie gaspille ainsi l'électricité, lu te trompes, mon vieux", répond-il.“C’est pas ça; j’ai oublié mon revolver.— Ton revolver?Pourquoi en aurais-tu besoin en plein jour, toi qui ne portes jamais plus que 50 sous dans ta poche?— Tu vois bien,'' ce petit sac de voyage?Je ne sors; jamais avec ça sans prendre mon! revolver.— Pourquoi?— Ah, /u sais, quand j’ai ce sac-là, c'est plein'' de choses précieuses, il faut que je] me protège.” Je réfléchis que de fait'.Machin avait un emploi dans une banque et que peut-être, des matins,.Mais non, Machin ne de-v ai Opus garder l’argent de la banque chez lui la nuit.—“C’est de l’argent que tu as là-dedans”, fis-je, en montrant le petit sac.— Mais pas du tout.Un trésor, mon vieux! — Un trésor?Quoi, alors?Des pièces d’or?— Rien que ça, ça ne vaudrait pas la peine de porter un revolver.— Une collection de diamants dont ta femme a' choisi les plus beaux?— Penh! Un revolver j)our ça, mais il faudrait être maniaque! —.*/ars.quoi?—| Tu ne l’imagines donc rien, mon vieux?— Que veux-tu que ce soit?\ — Je vais te le dire, mais lout bas: approche, car si on m'entendait, il] y a dans les alentours trois ou qua-\ ire solides gaillards qui nous lor-\ gnent et pourraient bien me dévali-l ser.” J’approchai.Et Machin, tout bas,, me dit dans la conque de i oreille : — “Ma belle-mère reçoit ce soir à' diner, un grand repas.Il parait que Mcdêric a promis d’y être: alors, (u sais, il faut sortir les bijoux de famille et ce que nous avons de plus rare.” Il entr'ouvrit le sac, je regardai et faillis tomber A la renverse, ébloui par tant de richesses.Pensez donc! Il y avait la tout un trésor ; un quarteron de beurre, trois oeufs, deux morceaux de charbon et, le vins précieux de tout, (rois pommes de terre grosses comme, un oeuf! —“Veinard, de Machin, va! Ta gagnes donc .«10,000 par an, que tii te paies des luxes comme ça!” dis-je.\ Use rengorgea, chuchotant: —“C’est pas tout.Il m’en reste à la maison!” PARMENTIER.M.ROSS EST DANS L’ERREUR LE MEILLEUR MOYEN DE REMEDIER A L’ENCOMBREMENT DES TRAMWAYS, C'EST DE METTRE DE NOUVELLES VOITURES EN CIRCULA T ION.A la lecture des dépositions de Ai.le maire et de Ai.le commiss-j saire Ross, devant la commission! des tramways, on est enclin à se! demander si ta ville de Montréal I et la compagnie ne forment pas j une seule et même personne morale, tant nos représentants mettent d'empressement et de zèle à sauvegarder les intérêts de cette dernière.La bienveillance de M.Martin envers la AI.T.C., qui va jusqu’à la faiblesse et jusqu’à l’imprudence, comme auraient dû le lui enseigner les procès qu’il s’est attirés lors de l’incident Hébert, sont trop connus pour (pie nous y insistions; nous nous arrêterons donc seulement aux suggestions de M.Ross.•fc * * Ce commissaire a protesté , 69K Can.G Kleo.Il te." priv.Can.Loco.58 64H Perm.WXj 68 18 t.Paul dO/s 50^ hriepr.N'ol Third Ave.— j >¦ ncpr.No2 Union Pac.U4" Erie ürdin.i ii 'j 2ti itT.S.frite.ov.HOVi ir.br.Nor.Or.$f»V v'-S.Meelp.r.7’/j U“74 ln»p.Co;»p.Gl^il'tahCoppe Il 3 O iU'4 Int.Mari.or.; 28>v j V» vBtingum: oOXi 50% or- 41,797,111.37 qu’on fait va- Excédent ((Budget dinaire).C’est cet excédent loir ; mais, sont-ce là tou.es nos dépenses ?— Non; il y faut ajouter les dépenses extraordinaires ou spéciales, comme on voudra : a) Portées au compte capital (dhemins de fer et canaux).$ 38,566,950.50 Portées à un “ compte spécial ” (guerre, etc.) .170,783,289.79 b) L'Intérêt pour le semestre, au taux de cinq (5) pour cent par année, sera payé le ir-r jour d avril aux porteurs inscrits de debentures de la Compagnie des Tramways de Montréal.Aucun transfert de débentures de la compagnie ne sera enregistré durant les quatorze jours précédant immédiatement le 1er jour d’avril 1917, et les cessionnaires de toute debenture de ladite compagnie qui pourrait être transférée après le 1er avril 1917, auront droit dale seulement.Mars 8, 1917.ù l’intérêt depuis ladits PATRICK DUREE, Secrétaire-trésorier.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 1270.— Alfred Duquette, menuisier, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Ephrem Cousineau, des cité et district de Montréal, et Dame Natalie alias Atalie Bastien, son épouse, du même lieu, le dit Ephrem Cousineau, tant personnellement que pour autoriser en autant que besoin est sa dite épouse, et Révérend Joseph Toupin, ci-devant de Saini-Anicet, dans le district de Beftiiharnois.maintenant de lieux inconnus, défendeurs, et Cléophas Lavallée, de la paroisse de Saint-Joseph-du-Lac, dans le district de Terrebonne, mis-en-cause.Il est ordonné au défendeur Révérend Joseph Toupin de comparaître dans le mois.Montréal, 6 mars 1917.\ T.DEPATIE, Dép.-protonotaire.Pélissier, Wilson et Saint-Pierre, procureurs du demandeur.et ce qu’il en coûtera.M.Stourm établit très clairement la différence entre les deux crédits.Le crédit limitatif détermine: a) la nature des services et b) la somme qui leur sera consacrée.Le crédit évaluatif détermine la nature des services ; mais “il se borne à évaluer la somme que coûtera l’exécution” (Le Budget).B Elxercice et gestion.— Il y a deux systèmes différents, qui sont caractérisés par ces deux mots; exercice et gestion.Essayons de les expliquer brièvement.Toutes les opérations budgétaires échéant, entraînerait à une dé pénis mais rien là ne lierait la Chambre.L’exécutif peut également autorises' le renvoi à un comité spécial d’une “question pouvant entraîner subséquemment un vote de crédit”.Le comité fera rapport sans autrement engager, la Chambre.Le sont là deux exceptions qui confirment la règle.II Mode de préparation.—Ce n’est pas dire que les députés n’exercent pas, indirectement, une influence sur la préparation du budget.Us peuvent et doivent parler aux ministres.Ils seront, au besoin, consul-.tés; mais, encore une fois, Texécu- n,e tiennent pas toujours dans Je ca-tif seul proposera les crédits à la dre d’une année.Il peut arriver, par Chambre.,.é s exemple, que des dépenses vatta- Ces crédits, cés évaluations bud- chées à une année budgétaire ne gêtaircs, sont d’abord préparés par puissent pas être complètement li-chaqile ministre et pour ce qui con- quidées dans l’espace de douze miois.Ottawa, 9.— Après avoir fait une cerne son ministère.Il ne perd pas II en est d’ailleurs ainsi des recou- minutieuse enquête sur la quantité de vue, évidemment, en accomplis- vremenis.En France, on prolonge j de pommes de terre qu’il y a actuel- sant un tel travail, la politique gé- l’année d’une certaine période (O.tentent en Canada, le gouvernement nérale adoptée par le cabinet dont Jèze, Traité, p.195) pour que les re- a décidé de ne pas établir d’embar-il fait partie.Il interroge ses subaï- couvreanents ou les paiements effee-jgo sur les exportations de ce proternes et tient compte des demandes tues en dehors du cadre de Tannée! duit.soient tout de même rattaches Total.209,350,220.29 Voilà nos dépenses réelles.Cependant—et voilà où se fait l’unité (il en est ainsi en Prusse), on déduit de ce chiffre .l'excédent susdit (sur tes ressources ordinaires) et !e fonds d’amortissement, soit $43,570,132.48; — ce qui laisse un déficit définitif de $165,780,087.81, porté à ia dette qui était, au 31 mars 1916, de $615,-156,171.02.Nous voyons que les recettes du budget ordinaire ont servi à payer une partie des dépenses du budget extraordinaire.Il est même arrivé que les recettes ordinaires aient suffi à .solder 1e bwlget extraordinaire, avec un excédent véritable.En temps normal, le “compte capital” sert à rencontrer les dépenses occasionnées par les travaux publics ; aujourd’hui, on y inscrit en outre, tes dépenses de guerre sous le titre “dép-esnes spéciales” ou “compte spécial”.PAS D’EMBARGO SUR LES POMMES DE TERRE IL Y A AU PAYS UN MILLION ET DEMI DE MINOT S DE PATATES DE PLUS QU'IL N'EN FAUT POUR LA CONSOMMATION.BOURSE DES MINES Cour» fourni» par In maison Bryant, Dunn and Co., rue Saint-Fronsoiê-Xaricr, No 66, Montreal.Blé- Mai Juillet Maïs- Mai Juillet Avoine Mai j Juillet 191 1-2 à 191 1-4 161 à 159 1-2 65 à 60 1-2 68 ù 57 7-8 Cours à midi 190 1-2 159 3-4 UI9 7-8 i()9 1-8 VALEURS DE COBALT De- Offre.mande.Adunac .* .28 no Halley .06'/.06% Ber.ver .43 41 Chamber* Ferlnnd .12 13M.Crown Reserve .3 B 38 Foster 03 05 Kerr Lsk» .415 470 La Rose 51 .i.) 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tances actuelles, le gouvernement ne ! croit pas nécessaire de prohiber ies exportations de pommes de terre.” | Le ministre de l’Agriculture, M.î Marlin Burrell, s’est enquis de la ; provision de pommes de terre du i pays.I M.Burrell a consulté à oc sujet a ce i tous les gouvernements provinciaux taire, plus ici question de prolongement.! .L’année budgétaire commence à tel- jet CX|,n>.cn ia mnlult* le date et finit à telle date, sans plus:! .du 1er avril nu 31 mars, par exemple.La caisse est arretée en fin PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure No 4797.— Aristide Robert, commis de banque de Montréal, district de Montréal, demandeur, vs James Minois, de la Longue-Pointe, district de Montréal, défendeur.Il est ordonné au défendeur de .comparaître dans le mois.T.Dépatie, dep.-protonotai-re.Trudeau et Guérin, avocats du demandeur.Montréal, 6 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour supérieure No 1711.— L’honorable Louis-Onésime Loranger, juge en retraite, François de Sales A.Bastien, conseil du roi, Guillaume-N.Moncel, gérantj Raoul Masson, docteur en médecine, et Paneras Lespérance, gérant de banque, tous des cité et district de Montréal, en leur qualité de seuls exécuteurs testamentaires et fiduciaires des biens de feu l’honorable Joseph Masson, en son vivant des cité et district de Montréal, membre du Conseil législatif, demandeurs, vs Pierre-AJexandre Larivière, ci-devant des cité et district de Montréal, actuellement à Haileybury, ! dans la province d’Ontario, dèfen-1 (leur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les quinze jours.T.Dépatie, dép.-protonotaire.Tighthall et Harwood, procureurs des demandeurs es-qualité.Montréal.6 mars 1917.Province de Québec, district do Montréal, Cour supérieure, No 442.Louis J.Durocher, ferblantier, de la ville de Pleasantville, Etat de New-York; John Henry Durocher, ferblantier, de la ville de Greenpoint, Etat de New-York; Marie Eugénie Durocher, veuve de feu Philippe Wolffe, commis, de ia ville de Brok-lyn, Etat de New-York, et al, demandeurs, vs J.B.Hector Maillé, agent d’immeubles de la ville de Longueuil, district de Montréal.Dame Célina Maillé, épouse séparée de biens de J.B.Ernest Bernier, agent, et ce dernier pour l’autoriser, tous deux des cités et district de Montréal, Dame Victoria Maillé, épouse séparée de biens de D.A.Alix, agent d’immeubles, et ce dernier poqr l’autoriser, tous deux des cités et district de Montréal: Gaston Maillé, soldat actuellement au front, absent; Dame Victoria Maillé, épouse de Jean Bélanger, et ce dernier pour autoriser son épouse, tous deux de la ville de Magog, district île St-François; Blandine Maillé, fille majeure et usant de ses droits, de la cité d’Ottawa, province d’Ontario, et al, défendeurs, et Isaac VI-neberg et Louis Vineberg, agents d’immeubles, Philippe Popliger, David Blumer et Lazar Blumer, tous trois marchands, tous de la cité et du district de Montréal, mis-en-cau-ce.Il est ordonné aux défendeurs Gaston Maillé, Dite Blande Maillé, Dame Victoria Maillé et Jean Bélanger, de comparaître dans le mois.Montréal, ce 7ème jour de mars 1917.T Dépatie, député-protono- Crlte enquête a rêvé Canada un million minets ete pommes de ,, .r» .i , ,.que ce qui est •rceiuis d année.L est la cpmpiab.,ité on’1-! sommation hatelttvAle nairc : le caissier cliabat les opéra-; c.cjncnf lions, tes rentrées et versements, et.; Colombie-: la -date de fermeture des livres ete.nl i.1 lé qu’il y avait et 'demi de terre de plu .La commission scolaire de la paroisse St-Jeau-Baptiste, de Mont- Kiur la con-1 rfa i >' cnsenien- , , .nglaise, l'Aï- des uvres étant berta, la Saskatchewan, Je Slanilo-arrivèe, U constate un solde qu’il;),., ,!c Nouveau-Brunswick, la Non-porte sur les operations nouvc-ltes;vret nie du Prince-de l’année suivante.j Edouard, il y i d:".pommes de La gestion est plus expéditive cl.terre cn grande nuanlilê.plus pratique et, de pins, elle permet ])nn-, rn4nrio jq Québec .sente parfaitement de comparer les opéra-!ment existe une certaine pénurie lions de differentes années.Au Cn- ces denrées.nndn, nous avons, en principe, adopté la comptabilité par gestion.Depuis 1907, Tannée budgétaire se termine k 31 mars et commence le 1er Ceci ,',rrait en partie dû à Tinstif-fisance des moyens de transport qui devrait être réglée par les gouvernements provinciaux.vient d’émettre des obligations pour $275,000, en vue d’améliorations et de constructions nouvel.es.Ces obligations ont été achetées t»"" la Banque provinciale du Canada, pour sa caisse d’épargne.On se rappelle .snn'i doute que, en vertu d’un projet (je loi do la Législature de Québec, il y aura bien-tôt fusion cn une seule Commis-te sion centrale de tout, s I.diverses u.unir p i.ités actuellement existantes, de sorte que ces obligations de lu commission tco'uirc de St-Je-an-Baptiste seront absorbées par la Commission centrale, ________________ » t/jj.VIII.— I>o 57 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 MARS 1917 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LES SECOURS AUX BELGES L’AMBASSADEUR ALLEMAND A LA HAYE REPOND AUX ACCUSATIONS DE SIR MAURICE BUNSEN AU SUJET DES NAVIRES DE LA COMMISSION DE SECOURS BELGE.LE KAISER EST UN HOMME FINI L'EMPEREUR NE SE SOUTIENT OUE PAR DE PUISSANTS STIMULANTS.— IL DIT QUE M.WILSON EST SOUS L’INFLUENCE DE L’ANGLETERRE.ILa Haye, par voie de Londres, 9.—Sir Maurice Bunsen, isecrejiairc adjoint du ministère des Affaires étrangèresi d'IAngleterre, déclarait.Je 5 mars dernier, a ia Presse associée, que plusieurs navires no es par la Commission de secours! belge avaient obtenu des sauf-conduits de rAliemagne avant qu’elle icommaiKjàt sa nouvelle guerre sous-marine.“ Et cependant tout le inonde sait, ajouta.l-il, que le début de cette campagfte a été marqué par Je torp.liage de deux de ces navires.” L’ambassadeur allemand à La Haye vient de publier à ce sujet la réponse suivante : Premièrement, tous les navires neutres et le» navires de secours ont eu cinq fois vingt-quatre heures pour quitter les ports ang ais ; Deuxièmement, les deux navires auxquels on fait allusion sont pro-baflcuncnt le Lars Kruse et TEu-phrosine.Il n’est pas certain que ces deux navires aient été torpillés.Au rest ° ŸEuphrosint a coulé le 22 janvier, neuf jours avant la déclaration du bmeus ; Troisièmement, dès les premiers jours de février, la Commission a été notifiée que les autorités alle-amndes demandaient une liste de tous les navires de secours afin de prévenir toutes éventualités ; Quatrièmement, la Commission, étant sous c patronage des Etats-Unis et de ; Espagne, on se demande quel est le droit dont 1 ¦osée-terre s’est réclamé pour défendre à la Commission de nous fournir la liste demandée.]] : : incompréhensible qu’on ait jugé à prono« de dire que les autunus a U mandes agissaient alors en fourbes.SIR MAURICE DENONCE DE NOUVEAU L’INFAME CAMPAGNE UES BOCHES La Haye, par voie de Londres, 9.— Dans une autre declaration de sir Maurice Bunsen, publiée aujourd'hui, le secrétaire-adjoint du ministère des Affaires étrangères fait allusion à l’une des prétendues garanties de l’Allemagne.Voici un renseignement, dit-il, qui édifiera sur la bonne foi de nos ennemis.Dans les avertissements qu’on donnait à la Commission de secours, on avisait cette dernière de donner instruction à ses navires de prendre la route océanique du nord parce qu'elle était plus sûre.Or, ne voilà-t-il pas qu’après un mois, l’Allemagne prévient la même commission qu'elle ne garantit plus la route indiquée.Que l’Allemagne ne nous, accuse donc pas de nous servir du pavillon de la Commission pour dépister ses sous-marins.Qu’elle sache donc que nous ne permettons pas, que nous ne permettrons jamais qu’on use d’un tel subterfuge.Nous savons qu’elle ne lient ce langage que pour empêcher les secours de parvenir aux pauvres Belges.Nous faisons donc appel à toutes les puissances pour qu’elles forcent l’Allemagne à déclarer une fois pour toutes si elle entend continuer son infâme campagne ou respecter l’engagement qu’elle a pris dès la déclaration du blocus.-ft- New-York 9.—On mande de la Havane au Herald : L’un des Espagnols les plus éminents de Cuba ni a montré aujourd'hui une lettre qu’il a reçue, hier, d’un oncle de Madrid.L’auteur de la lettre dit qu’il est juste de retour I d’un voyage en Allemagne, où il a vu le kaiser et a causé avec lui de la crise germano-américaine.A son dire, l’empereur s’en prend à ’Angleterre et lui impute la responsabilité de la diffusion de faux rapports en Allemagne et aux Etats-Unis et prétend que le président Wilson est complètement soumis à l’influence de '.’Angleterre.“ Le kaiser souffre d’une santé précaire, dit le monsieur en question, et ne se soutient que par de puissants stimulants.Ses médecins lui administrent de fortes doses de morphine, seul moyen de lui procurer le repos et l.e sommeil.L’excitation seule le tient vivant, je crois.Je suis convanicu que la guerre tire à sa fin et que l’empereur ne vivra pas 6 mois après la conclusion de la paix.” L'huteur de cette lettre, chef d’une des ^his illustres familles espagnoles, a apnris à Berlin qu’un puissant système de télégraphie sans fi! a été établi entre l’Allemagne et la côte septentrionale de l’Espagne.L'INDUSTRIE DES MINES INTERESSANT DISCOURS DE M.MERCIER, MINISTRE DES MINES, AU DINER ANNUEL DE L’INSTITUT MINIER CANA- I.E TRAMWAY DIEN.NOTRE PROVINCE FOURNIT L’AMIANTE A L’UNI- ! VERS.LA COMPAGNIE POURSUIVIE LES COMMISSAIRES DONNENT INSTRUCTION AU CONTENTIEUX DE FAIRE RESPECTER LE REGLEMENT 210.— PAS DE SIGNATURE AU NOUVEAU CONTRAT SANS APPROBATION DES CONTRIBUABLES.UNE CHASSE A L’HOMME LA POLICE ARRETE CE MATIN TROIS CAMBRIOLEURS Les agents de police ont eu une belle occasion d’exercer leur habileté ce matin en poursuivant quatre cambrioleurs.Quelques policiers remarquèrent, en retournant à leurs quartiers, que le magasin de M.Arthur Moquin, 225, Craig, avait été cambriolé.Ils; cherchèrent mais vainement les auteurs du délit.Quelque temps ensuite, des poli-iciers d’un autre quartier s’aperçurent que des voleurs étaient à cambrioler l’étal de boucher de M.Bou-I idrias, 123 rue Colborne.En aperoè-l ! vaut les boutons jaunes Les eambrio-] ! leurs laissèrent la une partie de la viande et la course à l’homme s’or-| gnnisa.Les bandits étaient au nom-i bre de cinq, l’un d’eux escalada un* 1 Il hangar et se sauva, un autre partit jpur une molle.Les agents, cependant, après avoir demandé de l’aide, réussirent à se saisir d’un nomme ! James Mayer, qui était dissimulé j j dans un fenil.,Sur lui on a trouvé un j I grand nombre de marchandises.Alors, à la pointe du ré vol ver, on a couru les autres de par les ruelles et1 les rues.Le succès de la poursuite fut partiel, deux autres furent cueillis, rue Shannon, ils ont dit se nommer respectivement Walter Wash et; Percy Cartwright.Chez Moquin ils ont volé des .chaussures, des cravates, des habits,1 j etc., valant ?450.Les dangereux ! apaches ont nié toute culpabilité de vaut le magistrat.GROSSE CAMPAGNE PROHIBiTIONNISTE Ottawa, 9.— La campagne de prohibition bat son plein dans les villes de la vallée de l’Outaouais et les partisans de la tempérance espèrent en un bon succès.Le vote se prend actuellement à Buckingham et pendant la journée d’hier 458 électeurs sur on total de 800 ont déposé leur bulletin.Le vote sur la prohibition se prendra à Hull le 16 avril et à Aylmer le 12 avril.HORS DE COMBAT , ——— Ottawa, 9.— Les noms de trente-neuf officiers du corps expéditionnaire canadien figurent sur la liste f des 155 mis hors de combat, publiée’ (hier soir, par le ministère de la Mi-, lice.Le chiffre des victimes de l’a van-1 1 ce des troupes canadiennes depuis le commencement de mars s’élève à sept ou huit cents.Ce tableau jd honneur comporte 37 tués au feu, 4 niorts de leurs blessures, I mon ; de maladie, 2 portés tués, 8 malades, '9 disparus, 1 blessé et disparu et 92 ; blessés.Cinq Montréalais y figurent.En i voici les noms: Lieutenant H.N.Pitcher, 26 rue Bourgeois, porté blessé: A.Leblanc, 595 avenue Colonial, tué au combat; L.Caron, 1560 rue Saint-Jacques, et T.Davitt, 103 rue FuUord, tressés ; M.H.Hart, Saint-Lambert, mailade.j Suivent les noms des Canadiens- français: Tué au feu: T.Ouellette, Hull, Québec.Blessés: A.Leroux, France ; le lieutenant Hector Bernier, Québec, dont le nom revient ; J.Lecilerc, Saint-Justin, Québec.MORT DE BINET Québec, 9.— J.-P.Binet, de la maison Raymond et Binet, marchands de mercerie de la rue St-Jean, est mort hier à l’àge de 60 ans.Il était bien connu dans les cercles commerciaux de Québec.11 laisse une femme et cinq enfants.FOUR AVOIR TENU UNE MAISON DE PAR’S Pour avoir tenu une maison de paris, rue de la Montagne, Oscar Martin et John Malone out été condamnés chacun à payer $100 d’amende et A fournir un cautionnement de $500 comme quoi ils ne recommenceraient plus.En outre, l’argent qu’on a trouvé chez eux a été confisqué.Malone et Martin en sont à leur second délit du genre.Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et aeréaMe.UN CONSTRUCTEUR SOCIAL (Suite de la 1ère page) matérielles, débris de plâtre et de bois, car l’àme, elle, n’a pas été atteinte, et les oeuvres qui en ont jailli subsistent toujours.Si les publications périodiques ont momen-tanément cessé, les nombreux livres, brochures et tracts, sortis de ses presses, accomplissent encore, de par le monde, leur bienfaisant travail.Le P.Leroy avait publié à TAc-tion populaire divers ouvrages.D’abord son livre Payes sociales, puis plusieurs tracts dont un des plus instructifs, Y Education du Sens social, a été réédité par l’Ecole Sociale Populaire de Montréal.Enfin, l’année même de la guerre, il réunissait en un volume de près Ce quaire cents pages, intitulé Sermons et Causeries, différentes allocutions, semées de côté et d’autre le long de sa carrière sacerdotale.C’est le dernier de ses livres, celui aussi où on le retrouve tout entier avec ses qualités si variées et si vives.11 a voulu, semble-t-il, en faire comme son testament doctrinal, et bien que ces allocutions traitent maints sujets il les a tous ramenés à quelques titres généraux, puis dans une forte préface en a montré le lien et l’inspiration.“Directement ou indirectement, écrit-il, de sa première ligne à la dernière, ce livre s’est proposé de combattre l’esprit révolutionnaire, c’est à-dire la cause capitale de nos malheurs, l’obstacle au règne de Dieu, de l’ordre, de la justice”.Et plus loin : “La triple erreur que combat ce livre indiquait l’oeuvre triple aussi que pour sa modeste part il avait à construire: lo) Proclamer les droits de Dieu; 2o) renouer les liens naturels entre les hommes; 3o) susciter une élite parmi eux.” Par la forme aussi, non moins que par le fond, le P.Leroy se retrouve dans ce livre, tel que se le rappellent tous ceux qui ont eu le bonheur de le connaître: l’homme le plus simple du monde, plein de bon sens, pétillant d’esprit, racontant à ravir une anecdote, et toujours surnaturel, apostolique, voyant et voulant atteindre l’àme sous l’enveloppe corporelle.La mort l’a pris loin de sa patrie ardemment aimée, loin de l’oeuvre chère à laquelle il avait voué sa vie, loin de ses col^iborateurs et amis, du disciple surtout qui lui avait succédé et qu'il regardait comme son maître.Il a expiré comme il avait vécu, ne trouvant encore, à ce moment suprême, pour appuyer sa faiblesse que le Coeur sacré du divin Maître.Il lui a donné joyeusement son dernier souffle comme il lui avait consacré, dans un élan d’amour, les dernières pages de son dernier livre.Quel ouvrier du Christ ne souhaiterait une telle mort?Joseph-Papin ARCHAMBAULT, SJ.—-$- LE PROCES D^EVA B0YLE Les petits jurés ont prononcé un verdict de culpabilité dans le cas de John T.Tulley, inculpé d’avoir volé des outils chez Peter Lyall and Co.Quant à David Saunders, inculpé de recel, il a été acquitté, la poursuite n’ayant pas asez de preuves.Les petits jurés ont été renvoyés pour jusqu’à mardi, alors qu’on commencera le procès d’Eva Boyle.Le grand jury continue son travail.(L'Institut minier canadien a donné, hier soir, au Hitz-Carlton, son dix-neuvième dîner annuel.On n'a pas parlé que des richesses minières du pays.Tous les orateurs, jeunes et vieux, ont fait choquer les verres à la gloire et à la santé de nos soldats- “ Les meilleurs du pays sont au front ”, disaient-ils comme pour s’excuser d’être a manger, à boire et à discourir.Après le toast au roi, M.Arthur A.Cole, président, ouvrit a série des discours que continuèrent MLM.W.R.Ingalls, président de la Mining and Metallurgical Institute of America, lequel présenta une me-| daiüe d’or à M.P.Mathewson.en reconnaissance de ses services rendus à la métallurgie, Joseph W.Fla-vellc et M.Honoré Mercier, ministre de la Coionisat on, des Mines et des Pêcheries ; voici les grandes ligne., de son discours : 1 Bien que ce soit la première fois que j aie 1 occasion de vous rencontrer, je connais depuis longtemps le Canadian Mining Institute , et son oeuvre.Je sais qu’il se compose de quelques hommes sérieux qui ont à coeur le sage dévelopnement des ressources minières du Canada et : a défense des meilleurs principes ! dans 1’encouragemen.t de i’industm des mines.C’est au Canadian Min-jing Institute que nous demandons avis et approbation quand nous ! avons en vue une législation sur iei i mines.Le département des Mines est toujours désireux de se tenir en rapport avec vous et de profiter largement de vos connaissances et de votre expérience.Les ressources minières de la iprovince de Québec ne sont pas moins importantes que ce.es autres provinces.Il est vrai qu’elles ne font que commencer à être connues et convenab ement appropriées, mais elles constituent une 1 réserve importante de nos ressour-j ces nationales.| Sans entrer dans des considérations profondes sur les possibilités de l’immense territoire à développer depuis le Saint-Laurent jusqu’au détroit d’Hudson, ou sur l’utilisation de nos vastes dépôts de fer, de cuivre et autres, je me contenterai de faire observer que notre province fournit l’approvisionnement universel d’amiante, et que nous avons des carrières de marbre qui, pour des fins de décoration, soutienrient avantageusement ta comparaison avec celles des Etats-Unis.Ainsi notre industrie des mines, au point de vue de la valeur et de la production, n’est pas aussi développée que celle d’autres provinces, d’Ontario et de la Colombie Anglaise, par exemple, mais vous comprenez comme moi que notre progrès est régulier et soutenu.Je désire donner le plus grand développement au département dont j’ai la direction, et je veux faire connaître nos ressources minérales le plus possible.Je veux aussi contribuer à faire connaître toutes nos autres ressources et richesses nationales, non seulement les mines, mais l’industrie et le commerce.M.Arthur Cote a été réélu president de l’Institut minier canadien.Parmi les conseillers, figure M.T.Denis, de Québec.Puissance étonnante de Bon-Opto pour rendre forts les yeux faibles Un docteur dit que Bon-Opto renforce la vue de 50 pour cent, dans Vespace d’une semaine, en plusieurs cas LE TEMOIGNAGE DU Dr BELAND Québec, 9.— La nécessité d’avoir le témoignage de M.le Dr Béland, actuel!leiment prisonnier de guerre en Allemagne, a été soulevée hier en •Cour supérieure dans une cause de Rousseau contre le sénateur Choquette et une autre du sénateur Choquette contre Rousseau relatives à la propriété de mines.Dans cette dernière cause, le sénateur Choquette, par son avocat Me Saint-Laurent, a déclaré qu’il avail besoin du témot-i Pt age du Dr Béland et demande d’a-j j (turner la cause jusqu’à ce que ce-jlui-ci 'soit libéré et puisse être en-! tendu.Le juge Lemieux a décidé de continuer l’audition de la cause et de déterminer plus tard s’il y a nécessité d avoir le témoignage du Dr Béland.La question du tramway est à lorqix du jour plus que jamais : on la discute non seulement à la sa’Ie 98 de la Sauvegarde, mais chez les commissaires et chez les échevins.Dans le prunier cas comme dans le dernier, on û.scute froidement, mais 'I i ainsi chez nos commissaires, qui sont indignes en Compagnie des tramways traite le public ; aussi viu:.i.• ^ u der de mettre le holà.M.MacLeod, ingénieur de la ville, s appuyant sur le» rapports que lui ont faits ;es inspecteurs des tramways, a déclaré, hier, aux commissaires que les circuits Amherst, Notre-Dame, Ontario et baint-Denis ont souffert d’une façon considérable du manque de voitures au cours de la semaine du 24 février dernier.“ Le service de la rue Amherst, * remarque M.MacLeod, est celui qui est le plus irrégulier, et, chose inouïe, c’est entre 6 et 7 heures du soir que se fait surtout sentir le manque de voitures.Durant cette semaine, il y a eu grande foule aux points de raccordement ; les inspecteurs municipaux ont calculé que 13 voilures, un soir, ont transporté 1 Dm) personnes et plus.Pendant tout le mois de février, entre 6 et 7 heures du soir, les tramways se sont succédé à des intervalles de 5 minutes et 7 secondes lanuis que le service du jour était de 6 minutes.En février 1915, il était de 3 minutes 41 secondes et en li916, de 5 minutes 33 secondes.” Devant ces faits édifiants, accompagnés de bien d’autres qui leur ressemblent, le bureau des commissaires a cru devoir forcer ia compagnie à respecter plus fidèlement le règlement 2D).F ie a en conséquence adopté la résolution su vante : 10 De transmettre copie du dit rapport à la Commission du tramway pour son information et pour lui détnontrer qu'actuellement la compagnie des tramways ne remplit pas ses obligations ; 2o De donner instructions au département en loi de prendre les procédures nèoessaires en vertu du règlement 246, pour forcer la compagnie des tramways à donner un bon service : 3o Et de uner la Commission des utilités publiques de faire parvenir au Bureau des commissaires copie de sa declaration com cram le nombre de chars en opération et le nombre de chars inactifs dans les cours de la Compagnie des tramways.PLUS DE BILLETS POUR 25 SOUS A la commission échevinale, comme il en avait été du reste convenu, plusieurs délégations ouvrières soin venues faire des suggestions relatives aux taux de passage sur les tramways, à la question du pourcentage, etc., etc.En ce qui concerne les taux de passage, on a exprime le désir que la compagnie donne 8 billets bleus, 10 billets jaunes et 12 billets rouges pour 25 sous, avec privilège de se servir des billets jaunes entre 11 heures de la matinée et 1 heure 30 de l’après-midi.On a suggéré de plus que la compagnie paye 8 p.c.à la ville quand ses recettes atteindront $1,006,000 — 10 p.c.sur $1,500,000 — 12 p.c.sur $2,000,000 — 15 p.c.sur $2,500,-000 et 20 p.c.sur $5,000,000.Pour améliorer le transport, on a demandé lo la construction (La Libre Parole ) «a A LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 9 MARS 1917 VOL.Vini — tfo 57 Le temps qu’il fera BEAU ET PLUS FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .3^ Même date l’an dernier .32 ^aujourd'hui minimum .25 Même date l'an dernier .22 BAROMETRE : 8 heures a.m., 2963; 11 heures a.m., 2965; 1 heure p.m., 2967.DEMAIN, SAMEDI 10 MARS 1917 Les 40 martyr» de Sébaste Lever du soleil.6*25 Coucher du soleil.5.56 Lever de la lune.8.13 Coucher de la lune .6.51 Dernier quartier de la lune, le 16, à 7 heure» 39 minutes du matin.CE SOIR CONFERENCE DE M.L’ABBE GROULX A L’I'XIVERSITE LAVAL M.l’abbé Groulx donnera ce soir à l’Université Laval (salle des Promotions), à huit heures et quart, la quatrième leçon de son cours sur les Troubles de 37-38.Il traitera du partage des responsabilités.-«*- —.FEU M.BOUCHER, DE LA BRU ÈRE ARRIVEE DE LA DEPOUILLE MORTELLE A SAINT-HYACINTHE.EN FAVEUR DU HOME RULE LES IRLANDAIS SE PROPOSENT DE TENIR PAR TOUT LE CANADA DE GRANDES ASSEMBLEES EN FAVEUR DE L’AUTONOMIE DE LEUR PAYS.— SIR ROBERT BORDES SERA P RI ED’AGIR.Saint-Hyacinthç, !) — Les restes mortels de M.B.de la Bruère exsurintendant de l’Instruetion publique et chevalier commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire le Grand, sont arrivés hier soir, à dix heures par le convoi de l’Intercolonial.Ils étaient accompagnés de ses fils Mon-tarville et Montrebrun.et de ses filles, Mmes Lussier, Fortier et Lemieux, Dans le cortège très nombreux, on remarquait son fils Pierre Edouard, cultivateur de Coaticook, René, son pctil-fils, Labrocquerie, dentiste à Biddeford Maine, son fils.MM.Francis Flynn, avocat, son petit-fils, Henri Raymond, et .1.N.Dubrule, ses cousins.L’évêché et le séminaire étaient représentés par le Rév.P.Hamel, curé dé Notre-Dame du Rosaire et une foule d’autres.Parmi les nombreux tributs d'estime, nous avons remarqué entre autres un riche crucifix d'art d'ébène offert par les employés du département de l’Instruction publique.Le défunt est exposé en chapelle ardente chez son gendre, M.Louis Lussier, avocat.Les funérailles auront lieu demain matin à dix heures en l’église Notre-Dame et S.G.Mgr Bernard, officiera.VIF SUCCES EN CHAMPAGNE Les Français, en dépit du mauvais temps, font saute*-les positions ennemies sur un front de 1,500 verges et une profondeur de 600 à 800 mètres — Les Boches tentent une riposte et sont repoussés avec de lourdes pertes.OUVRIERS OPPOSES A LA CONSCRIPTION LETTRE DU PRESIDENT DU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL A M.FOSTER.OUawa, 9.— M.l.-G.’Walters, president du Conseil des métiers et du travail du Canada, se déclare tout à fait opposé, dans une lettre à sir George Foster, à toute mesure 1 e contrainte militaire.L a écrit celte lettre à la suite des déclarations du capitaine Hindley, à Winnipeg.La lettre dit entre autres .“L’altitude franchement déclarée de notre conseil favorise ‘e volontariat et est opposée à tonie mesure de conscription, d'où noire opposition à ce que l'acte de la milice soit m;s en vigueur.'1 Sir George Foster a répondu que le capitaine Hindley n’avait aucune autorité de la part du gouvernement pour faire tes déclarations qu'il a prononcées à Winnipeg.-SB- LE MEXIQUE RELIE A L’ALLEMAGNE UN SERVICE DIRECT DE T.S.F.SERAIT ETABLI ENTRE LES DEUX PAYS.— MESSAGES INTERCEPTES.Mexico, !).— La station de T.S.F.à Chapultepec a récemment intercepté plusieurs messages de stations de T.S.F.en Europe.La sla-lion que l’on croit être la plus puissante du Mexique, n’est pas régulièrement en état de service et elle ne peut actuellement transmettre des messages à plus de quelques centaines de milles.Cette station est sous la direction du gouvernement et elle ne reçoil pas de messages privés.Si d’autres appareils sont en opération, on ne le sait pas publiquement.D’après la nouvelle conslitu-tion tous les appareils sans fils sont sous le contrôle du gouvernement.Une dépêche de Washington, hier soir, annonce qu'une information est parvenue auprès du gouvernement des Etats-Unis qu’une communication directe entre la ville de Mexico et l’Allemagne avait été établie par télégraphie sans fils.-«- GOELETTE DE TERRE- NEUVE COULEE Gloucester, Mass., 9.—• Un télégramme de Saint-Jean rapporte aujourd’hui la nouvelle du coulage de la goélette “Flirtation” de Terre-Neuve, au large de la côte d'Espagne.Trois membres de l’équipage, le matelot O’Brien de cette ville, ainsi que Reed et Griffin, de Terre Neuve, se sont noyés.La dépêche ne donne pas de plus amples détails.Ce vaisseau, autrefois le “Flirt”, jaugeait 120 tonnes, 11 transportait une cargaison de poissons à un des ports de la Méditerranée et s’en retournait, chargé de sel.UNIVERSITE LAVAL FACULTE DES ARTS CE SOIR, A 8 HEURES 15 Salle des promotions—M.l’abbé Lionel Groulx: Cours d’histoire du Canada, le conférence — “Le mouvement de 1837-1838” (suite).Le partage des responsabilités.— La cinquième et dernière conférence de M.Groulx aura lieu le vendredi, 20 avril.Toronto, 9_Le Freeman, de Kingston, annonce qu’une propagande en faveur du Home Rule de rir ande se prépare au Canada et que la Sentinel, journal orangiste, en publiant la nouvelle, dR : ‘ Ceux que le Freeman représne-te peuvent paraître dans leurs droits d’organiser et et de préparer une telle campagne.Mais ceux qui sont opposés à toute coercition contre l'Ulsier devraient la combattre .Là où les Hibernions tiendront une assemblée pour discuter la question, les orangtstes devraient les suivre et organiser une autre assemblée publique où Es exprimeraient le sentiment loyal du Canada.“ De cette façon, on pourrait démontrer au gouvernement anglais que le Canada n’est pas favorable au genre de gouvernement autonome que John Redmond ou les Sinn Feiners désirent.C’est donc pour nous un devoir pressant et qu’il ne faut pas négliger.Le mouvement est ainsi élabore dans le Freeman : •• Les Irlandais du Canada se proposent de prendre clés mesures pratiques afin de hâter l’avènement d’un gouvernement autonome en Irlande.Des réunions publiques seront organisées par tout le pays pour revendiquer comme une né-nécessité pour l'Empire ,1 extension d’un gouvernement colonial autonome île cette petite nation.Les nartisans du Home Rule adopteront des résolutions à cet effet.On enverra ccr, résolutions à M.Borden, qui sera prié d’agir de façon à ce que la conférence de paix après la tuerie reconnaisse 1 Ir.ande comme une nation.“ La grande majorité de la .population de ce pays, sans distinction de race ou de croyance, désire ardemment.nous n’en doutons point, que justice soit rendue à l’Irlande.E.le réalise bien qu'une Irlande mécontente est une source de faiblesse pour 1 Empire ; elle ressent bien de plus, que le peuple irlandais est parfaitement disposé à as-si rmer sa part du fardeau de l’Empire pourvu qu’il en partage^ les responsabilités d'une façon égale avec les autres gouvernements autonomes.Nous prévoyons donc que ce mouvement recevra l’appui total : du peuple canadien.“ Déjà une partie des citoyens éminents de ce pays ont endossé avec enthousiasme ce projet.Par-I tout où l’idée a pénétré, catho i-ques et protestants se sont également unis pour Pappuyer.Nous soumettons donc ce mouvement de propagande à l’attention de nos lecteurs, qui lui ^répareront un ! plein succès.” llA REPONSE DE ‘ CARRANZA AUX E.-U.| O.Y S'ATTEND ,t QUELQUE DE-DECLARA T DIX SUR LES INTEL Q UES .1LLEMANDES.Paris, 9.— Communiqué officiel, de cet après-midi: Nous avons reçu des informations; supplémentaires indiquant que l’attaque dirigée hier par nos troupes en Champagne entre la butte du Mesnil et Maison de Champagne, a été un brillant succès.Malgré la neige qui a rendu l’opération difficile, nos troupes ont fait sauter les positions ennemies sur un front de 1,500 verges, et sur une profondeur variant de 600 à 800 mètres.A une heure avancée de la journée, les Allemands ont livré une violente Contre-attaque à gauche de ce secteur.A la suite d’un furieux combat à la grenade à main, nous avons repoussé l’adversaire qui a éprouvé de grandes pertes.Nous avons fait 136 prisonniers, 3 officiers compris.Contre l’une de nos tranchées, dans le bois d’Avocourt, sur la rive gauche de la Meuse, nous avons repoussé des attaques de l’ennemi.Canonnade intermittente sur le restant du front.BULLETIN DE BERLIN Berlin, par voie de Sayville, 9.Le communiqué suivant sur les opérations militaires sur le front franco-belge a été rendu public hier par les quartiers-généraux de l’armée: Sur le front occidental: Le travail de l’artillerie s’intensifie de jour en jour en Champagne seulement.Partout ailleurs, le feu n’en a été qu’intermittent et préparatoire.A l’ouest de Wytshchate, nos œ n est PASjOù Acheter Demain UNE “FLUKE”! troupes chargées de donner Passant ont franchi les positions françaises et fait 37 prisonniers, deux mitrailleuses et un lanceur de mines.Dans le secteur de la Somme, il n’y a à signaler (pie quelques rencontres de détachements d’éclaireurs en reconnaissance qui se sont terminées par la capture de 15 soldats anglais.En Champagne, les Français ont attaqué les positions du sud de Ri-pont, prises par eux le 15 février.Ils purent envahir les tranchées isolées de la côte 185, mais furent repoussés de Maison de Champagne.Grâce à une contre-attaque, nos troupes reprirent même la côte 185.Une ferme est restée entre les mains de l’ennemi.Sur la rive gauche de la Meuse (région deVerdun), les Français, le soir du même jour, ont livré assaut à nos lignes de défense, sur la pente sud de la colline 304.Cette attaque échouait pendant que 'es nôtres faisaient six prisonniers et s’emparaient de deux mitrailleuses sans coup férir au Bois Avocourt, sur le front oriental.Rien d’important à signaler dans la section que commande le prince Léopold.Sur le front de l’archiduc Joseph, nos troupes se sont rendues maîtresses des hauteurs de Mâgyanos et des environs, entre les vallées de Trotus et de l'Uzul, que défendent les Russes.Nous avons fait prisonniers quatre officiers et 600 soldats.La situation est la même sur le front macédonien.CETTE SEMPITERNELLE QUESTION DU MONUMENT CARTIER ! — L’ENERGIE ELECTRIQUE DONT LA VILLE A BESOIN.— L'EXEMPLE ENTRAINE.- ON MANQUE DE CHARBON.— ENCORE LES ABATTOIRS.(Enrtflstrit conformément * la toi du Parlement du Canada, par L.-P.Dcalongchomp», au Ministère de l’Agrlcuttura.) ' ^ LlMfuSa Q£fme Angle S,-Catherin» et Monlcslro Printemps 1917 M.WILSON PEUT ARMER LES NAVIRES IL EST INVESTI DE L’AUTORITE.NECESSAIRE SANS ATTENDRE LA SANCTION DU CONGRES.Washington, 9.— M.Lansing et| le procureur général Gregory ont ! fait part à M.Wilson de l’opinion qu’il est investi de l’autorité légats pour armer les vaisseaux de coin- ; merec des Etats-Unis et les protéger contre les sous-marins, sans attmi-dre ta sanction du Congrès.On s’attend à ce que le président prenne une décision aujourd’hui ou de-main., , La modification des reglements du Sénat, de façon à restreindre la' durée des débats, fait croire à cer-1 tains hauts fonctionnaires que le président va convoquer maintenant une nouvelle session du Congrès.Mais vu les délais qu’entraîneraient la réunion et l’organisation de la nouvelle Chambre, et le désir du président d’agir au plus tôt pour permettre aux vaisseaux américains de naviguer, on donne à entendre en certaines sphères du gouvernement que M.Wilson va décréter l’armement des navires par ordre de l'exécutif.M.Wilson est encore retenu à sa chambre par un rhume, aujourd’hui et il en résulte qu’on a rescindé la réunion que tient d’ordinaire le ca hinet le vendredi.PIRATE BOCHE SIGNALE EN HAUTE-MER Mexico, 9.—Qn comprend ici que le général Carranza délibère encore au sujet de la réponse qu’il fera a la note récente des Etas-Unis, oui.bien qu’elle n’ait pas été rendue publique ici, demande, à ce qu’on croit ici, une définition de l'attitude du Mexique dans les affaires internationales, surtout en ce qui regarde l'Allemagne et les Etats-Unis.Celte note, croit-on ferait aussi (pielques représentations au sujet de la cessation des intrigues allemandes.Le ministère de la guerre a annoncé, hier soir, one des bandits, commandés par Francisco Villa persone'dcimcnt, ont subi une lourde défaite, mercredi, à San-Andres, dans le district montagneux de Chihuahua .aux mains du général Hernandez s'est emparé entre au-tr ' butin, d'un demi-onililion de cartouches.On croit que c’était là 'e seule réserve de munitions de Villa.New-York, 9 — Le capitaine D.M.Nicoll, du vapeur américain ‘Suru-ga”, arrivé aujourd’hui du havre et des Açores, signale la présence d un pirate allemand dans les parages traversés par les navires qui font la navette, entre New-York et les ports de la Méditerranée.Le “Suraga” était au nord des Açores, le 20 février, quand il a rencontré un étrange navire armé d’un canon à la poupe et d’autres pièces d'artillerie.Ce na- Les chapeaux comme les autres articles de la toilette féminine sont devenus d’une variété si complexe que le choix et rassortiment constituent un véritable problème; cependont cette année plus que jamais, nous l’avons résolu, comme vous pourrez le constater durant notre Exposition de Modes, qui aura lieu, samedi le 10 mars 1917, et les jours suivants.vire a fait entièrement le tour du “Suruga”, a stoppé, puis a pris une autre direction.Au Havre, le capitaine Nicoll a vu le capitaine du vapeur américain “Memphis”.Un submersible a arrêté ce dernier navire, le 30 janvier, et le capitaine a déclaré : “Je devrais vous couler, car votre cargaison comprend de la contrebande, niais à cause des relations amicales qui régnent entre les Etats-Unis et l’Allemagne je vais vous relâcher”.ENCORE UNE GREVE A NEW-YORK New-York, 9.— Cinq posés aux marchandises cents prédit chemin de fer New-York Central se sont mis en grève, hier soir, et 8(10 autres employés ont révélé leur intention de les imiter aujourd’hui si on ne leur octroie pas suHe-champ une augmentation de salaire de 3 sous par heure.Les autorités de la compagnie ont admis qu'une grève d’un si grand nombre d’hommes à cette époque entraînerait un sérieux amoncellement de marchandises.On prend des dispositions pour mettre des contre-grévistes à l’oeuvre, avec la protection de la police.On dit que les Autrichiens prédominent parmi les grévistes.La plupart des marchandises maniées par eux sont destinées à l'exportation.INCENWE A FRASER VILLE UN HOTEL ET UN SONT INCENDIES.THEATRE LES REBELLES ONT PERDU SANTIAGO LES TROUPES DU GOUVERNEMENT ONT REPRIS CETTE VILLE QUI ETAIT LE CHATEAU- FORT DES INSURGES.Washington, 9.— Les dépêches officielles reçues aujourd mu par le département de la marine établissent que les troupes du gouvernement ont repris Santiago, je cha-teau-fort des rebelles.Le president Menocal a informé le gouvernement des Etats-Unis que le gouverneur Munoz, qui exerce le commandement à Santiago, a reconnu le gouvernement cubain et représente le président.On considère ici quo la reprise de Santiago et la capture du chef rebelle Go niez et de son etat-major marque l’échec de l’insurrection.H appert d’après les rapports, qui sont incomplets, que* les troupes de Munoz se sont emparées de la ville par un coup de main, à l'intérieur et avant l’arrivée 'de l’armée de Menocal.Munoz s’est déclaré loyal envers le -president, précédemment, et c’est à sa demande qu’on a de-barqué des soldats américains pour protéger les étrangers.PROCLAMATION DE MENOCAL La Havane, 9.— Le président Menocal a publié une proclamation déclarant que dans les dix jours qui suivront le rétablissement du gouvernement légal à Santiago de Cuba, il ira lui-même diriger les élections dans la province d'On en te.Ces elections auraient dû être tenues le 20 février, mais le 16 de ce mais, par un décret présidentiel, elles étaient ajournées à cause de la révolution.Cette proclamation promet que toutes les garanties du vote libre seront observées.LA DISSOLUTION DE LA UNITED STEEL LES PROCEDURES SE POURSUIVENT EN COUR SUPREME.Québec, 9.— Un gros incendie aj eu lieu ce matin, vers huit heures, à Frascrvillc.L'hôtel Vendôme et le théâtre Crystal, dans la même bâtisse, ont été complètement détruits.On ne connaît pas l’origine du feu.Les pertes totales s’élèvent àiphts de dix mille piastres couvertes en partie par des assurances.LE COMTE GREY EST TRES MALADE Londres, 9 — Le comte Grey, ancien ministre des Affaires Etrangères.est sérieusement malade à sa résidence de Northumberland.Washington, 9.— L’affaire de la dissolution de la corporation United States Steel, se poursuit actuellement devant la Cour suprême des Etats-Unis.Le gouvernement veut la suppression complète de cette puissante campaignie, parce qu’elle domine l’industrie du fer cl de l'acier, aux Etats-Unis, fixe elle-même les prix de Ja production et constitue un monopole qui ruine toute concurrence.Mais les défenseurs de Ja compagnie prétendent que ses opérations donnent un grand avantage au pays, qu’elle nra jamais opprimé ses concurrents ni les consommateurs, et qu’elle ne peut être illégalement constituée du fait qu’elle possède de vastes usines et de forts rap:*nux.Dans les Cours inférieures, la .poursuile du gouvernement a été renvoyée, parce que, bien que ies juges aient reconnu que la compagnie était organisée pour dominer le/commerce
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