Le devoir, 29 mars 1917, jeudi 29 mars 1917
I ft Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 MONTREAL, JEUDI MARS 1917 DEVOIR Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA BOUTEILLE À L’ENCRE La bouteille à l’encre, s’il faut en croire les dépêches de ce matin, c’est l’exact status de l'impérial IVar Cabinet, et partant de nos propres représentants à Londres.A Ottawa, on ne s’est guère préoccupé de cette question, mais, à Londres, la présence»côte à côte des membres du War Cabinet britannique (le conseil des Cinq composé de MM.Lloyd (leorge, Bdnar Law, Henderson, de lord Curzoh et de lord Milner) et des premiers ministres des colonies a suscité de plus vives curiosités.On a voulu savoir quels sont, exactement, le caractère et la portée île l’institution nouvelle.M.Rowntree, député, a posé au gouvernement ta question suivante: “Le cabinet de guerre impérial (imperial War Cabinet) esl-il un corps exécutif, ou simplement un corps consultatif comme le conseil de guerre (Imperial War Council) impérial?” — On n'a pas oublié comment, M.Borden ayant paru altacher à la présence d’un représentant canadien dans ce dernier conseil une importance exagérée, M.Harcourt, alors secretaire d’Etat aux Colonies, remit proprement les choses au point, nous rappela que le conseil était purement consultatif et que la direction effective, et exclusive, appartenait au cabinet britannique, responsable aux seules Chambres britanniques.A la question de M.Rowntree, le chancelier de l’Echiquier, M.Bonar Law, a répondu de façon quasi-sybiltine : ‘ Le cabinet de guerre impé- rial est à la fois exécutif et consultatif, la nature de ses fondions étant déterminée par celle des questions débattues.” Pour vague que fût la réponse, et vaste la zone d’inconnu qu'elle laisse subsister, elle fixait tout de même un point et posait un problème très grave.Elle étabJissSit que, pour le règlement de certaines questions, ce corps composé de représentants du Royaume-Uni et des colonies (donc, pour une partie, d’hommes dégagés de toute responsabilité envers le parlement et le corps électoral britanniques) a un caractère exécutif, est, en fait, un vrai ministère.Et tout de suile, devant l’esprit britannique, se posait cette question: quelle est la situation de ce nouveau comité exécutif, de ce simili-ministère, au regard du cabinet des Cinq, du groupe purement britannique que peuvent atteindre notre surveillance et notre contrôle, que nous pouvons briser demain?Lui est-il supérieur ou subordonné?Un autre député, M.Morrell, a posé la question en termes précis “S’il [Je cabinet de guerre impérial] est exécutif, quelle est sa situation au regard du Cabinet de Guerre des Cinq?Lui est-il supérieur ou subordonné?” M.Bonar Law a répondu, cette fois, de façon plus que syfail-line: "Il est difficile et pas très désirable de définir les relations qui sont entièrement amicales." / Conclusion pratique: ni le public britannique, ni celui des colonies, ne sauront quand leurs représentants donnent des avis ou prennent des décisions; et, quand ils prendront des décisions, on ignorera pareillement si ces décisions, sanctionnées par les membres du IVar Cabinet britannique et les premiers ministres coloniaux, sont ou non supérieures à celles de ce IVar Cabinet.“Il est difficile et pas très désirable — difficult and not ver g desirable” de débrouiller ces chases-là, nous déclare tranquillement M.Bonar Law.Nous sommes curieux de savoir si les députés britanniques — et les coloniaux — se contenteront longtemps de cette fin de non-recevoir, s'ils seront longtemps satisfaits de s’entendre dire, et de redire: C’est noir, très noir, mais il vaut mieux ne pas regarder ce qu’il y a au fond.Orner HEROUX.CHRONIQUE MUNICIPALE C’était prévu.Grâce à l’incurie de l'administration, les rues sont dans un état de malpropreté infecte.Sauf les deux ou trois artères principales où les 'puissantes charrues du tramway rejettent la neige, à mesure qu’elle tombe, de chaque côté de la chaussée, laquelle les camions de la ville transportent ensuite aux égouts, les voies publiques sont une suite ininterrompue de fondrières.Jamais, avec la somme que les commissaires viennent de voter au service de la voirie, il ne sera possible «le venir à bout d’un travail aussi considérable; à vrai dire, comme le faisait observer l’échevin de Laurier — combien changé depuis qu’il proposait de laisser jouer mi soleil le rôle de grand voyer —• tous les appareils de la ville, si on les faisait fonctionner jour et nuit, ne suffiraient pas à la tâche.Les journaux ont tous signalé ce danger; les échevins sont revenus à la charge.A Vune des dernières séances du conseil l’un d’eux parlait de caves inondées; il était bien au-dessous de la vérité.Ce ne sont pas quelques caves isolées mais des quartiers entiers «pii subissent des dégâts.Les passants souffrent d’inconvénients sans nombre.En certains endroits, désespérant (l’obtenir à temps l’aide de la ville, les propriétaires ont mis eux-mèmes la main à la pelle.Conséquence; dans la vasque de glace vive creusée de vaut leur porte Veau s’est accumulée et y forme des flaques profondes de •plusieurs pouces.Une chute en cet endroit peut occasionner un bain dont la fraîcheur surprend, depuis surtout que le vent s’est remis souffler de l’ouest.Les grandes personnes y font attention à la rigueur et tâchent de contourner ces obstacles de même que ceux que présentent toutes les traverses.Mais les enfants, avec l’insouciance de leur âge, 1rs recherchent.L’eau passe pardessus leurs caoutchoucs, mouille leurs chaussures et les voilà pris de fièvre, de grippes, de rhumes, qui se soldent en jolis comptes de sirop et do poudres fébrifuges, chez le pharmacien.Dans quelques jours, si le soleil ne nous boude pas, on verra dans les artères principales la couche épaisse de fumier se dessécher du côté exposé à l’ardeur de l’astre ami de M.Turcot.Le vent passant sur cette mer de saleté soulèvera des vagues d’une poussière malodorante, mais c’est encore là son moindre mal.Les malaises les plus considérables ce n'est pas à l’odorat que le fumier les cause, mais aux organes respiratoires qu’il emplit.de bacilles meurtriers.Sans compter les inconvénients les plus apparents enlisés par la poussière et les flaques d'eau, que de maladies y auront puisé leur origine! Voilà pour les piétons.Les chevaux — pauvres haridelles qui es- suient à ce moment de l’année plus de coups de fouet qu’en aucune autre saison — s’ils avaient droit de vote (ce qui viendra peut-être avec l’extension indéfinie du suffrage universel) ne soutiendraient pas le bureau (les commissaires actuel.Leur cuisante échine leur rappellerait quelle est la cause première des brutalités qu’ils subissent.Les piétons se réjouissent de trouver ici et la une rue propre ou relativement, de beaucoup en avance sur les autres, mais il n’çn va pas de meme chez les camionneurs.Ils doivent longuement hésiter le matin sur le genre de véhicule qu’ils prendront à la remise.Sera-ce un traîneau ou une voiture?Plus nombreuses sont les rues où les lisses seraient encore d’un usage plus commode, mais comme il est impossible de parcourir une grande partie de la ville sans rencontrer une artère d'où la neige est totalement disparue, ils hésitent.S’ils optent pour le traîneau, il leur faudra, rue Saint-Denis, faire retentir l’air de coups de fouets et de jurons pendant que leurs bêtes, résignées et harassées, tireront du collier.S’ils prennent la voiture roulante, ils s’exposent à des chutes, à des pannes, à des dégâts dans les rues moins fréquentées.Ce malencontreux état de choses, qui se reproduit tous les ans, doit cesser.On se plaint du manque de fonds.Ce n’est pas le moment d'y pourvoir.La fonte des neiges revient à date à peu près fixe et c’est avant qu il faut prévoir les moyens a prendre pour y parer.Autrement, que nous sert d’avoir un gouvernement municipal ?Que sert en outre à M.Côté de se vanter d’avoir épargné quatre mil-lions ne dollars dans le départe-ment des travaux publics, si ces épargnés sont toutes aussi intelligemment opérées que celle qu’on pratique à l’heure actuelle sur l’enlèvement de la neige ?Dur ailleurs, quelle que soit la somme dont on disposait, il y avait aussi a choisir le moment où devaient commencer les travaux de nettoyage : à l’heure actuelle, r’est déjà s’y prendre trop tard.On a perdu un temps précieux.Dans quelques semaines, la même chose se reproduira au sujet du nettoyage des rues.On prétextera que la charte ne permet pas de dépenser d’argent avant une date fixe, et en attendant l’arrivée de celle-ci les contribuables devront avaler autant de poussière que le vent leur en soufflera.A la vérité, il y aurait dans la voirie une réforme radicale à opérer.On devrait, ainsi que cela se pratique en certaines villes, donner au bureau d’hygiène autorité absolue de décréter quand les travaux doivent commencer et de dépenser telle somme qui sera jugée nécessaire pour effectuer le nettoyage complet.C’est, en définitive, une question d’hygiène.LA GLACE L’augmentation du eoù) de In glace est chose certaine.M.le commis- saire Ainey, prévoyant que bon nombre de familles devront en manquer cette année, a suggéré de créer des dépôts de distribution fonctionnant de la même façon que les Gouttes de hat.Il faut certes trouver un moyen de parer à la situation à laquelle les pauvres gens auront à faire face.Le lait frais est indispensable aux jeunes enfants, et sans glace la conservation de celui-ci est impossible, dès l’arrivée des chaleurs.Qu’on se rallie au projet de M.Ainey, un peu vague pour le moment, mais qui sans doute est perfectible, ou qu’on en préconise un autre ; l’important en tout cas c’est la diligence.On parlera sans doute de faire des enquêtes pour connaitre le bien-fondé des prétentions des marchands de glace, cela pourra être utile.Mais l’expérience enseigne que les enquêtes se terminent d’ordinaire longtemps après que l’état de choses qui les avait provo-qùécs a disparu.Il ne faut donc pas compter sur ce moyen pour réduire le coût de la glace, mais s’apprêter dès maintenant, avec le concours indispensable du docteur Boucher, à trouver une solution de façon à permettre l’approvisionnement des indigents pour cet été.il faut se hâter.LES FIGAROS Tout le monde s’associera au bonheur des garçons-coiffeurs.Ils réclamaient depuis deux ans le règlement que le conseil vient d’adopter.Les figaros vivaient un peu à rebours du reste de la population.La vie de famille ne leur était permise que les jours fériés et ils étaient astreints a une réclusion perpétuelle qui,ne pouvait être que préjudiciable t leur santé physique comme morale.Do [dus, privés du libre emploi de leurs soirées, les plus intelligents et les plus laborieux d’entre eux se voyaient interdit Taccês de l'école du soir qui a permis à nombre d’artisans l’entrée d’une profession plus lucrative ou plus agréable ou, à tout le moins, le perfectionnement des rudiments d’instruction ' reçues pendant leur jeunesse scolaire.Nous sommes d’autant plus heureux de féliciter le conseil que nous avons maintes fois réclamé la législation qu’il vient d’adopter.A PROPOS DE LT LE SAINTE-HELENE A un moment'où les finances municipales n’étaient déjà pas florissantes, on décida, poussé par reî irrésistible besoin de démagogie qui se fait sentir avec plus d’intensité à la veille des élections, la gratuité de lu traverse de Pile Sainte-Hélène.Actuellement on propose de faire retour à l’état de chose ancien: les adultes paieront 5 sous et les enfants passeront gratuitement.Personne, ainsi que le note la Gazette de ce matin, ne s’objectera probablement là contre.I.a plupart des gens qui se rendent à Pile Sainte-Hélène sont en état de paver cinq sous.Mais on aurait évité à la ville une dépense et aux commissaires, déjà surchargés de travail, deux débats inutiles si on avait fermé l’oreille, pour une fois, aux appels démagogiques de M.le maire.Et puis, voilà une des planches de sa plateforme de 1916 qui s’effondre.Lattis DUPIRE.A LA CHAMBRE BILLET OU SOIlt.HORS-LES-MURS • ««¦•¦¦M""***»»»*»»****.**»»»»*»»» (AqiAttKLLK) Entre ses haies de murailles basses, la Via Appia traverse les trompeuses perspectives de la campagne romaine peuplée de ruines, de tombeaux, et de tombeaux en ruines.La lainière g neige tout blanc et l’emplit toute; elle en chasse l’ombre même de l'ombre et tout ce qui .rappelle la fraîcheur.Sur l’argent oxydé des pierres bridantes du chemin, des petits lézards verts et jaunes zigzaguent, vifs comme des éclairs; et la roule est chaude, chaude,.Les maisons g sont rares, si tant est qu’on peut décorer d’un Hire si pompeux, les taudis qui s’g élèvent, ou plutôt qui s’y écrasent.En voici un en face, pour lequel la voie des empereurs fait un léger détour: je puis l’examiner de loin, en l’approchant; le chien, qui a entendu le bruit de mes pas sonores, jappe et se tait aussitôt, suffoqué par la chaleur sans doute.Au-dessus d’un auvent terreux soutenu d’inélégantes colonnes, mais tout fleuri de giroflées, une porte large et basse, avec la lèvre pendante de son seuil de pierre, bâille, vide et profonde comme une bouche sans dents.La façade lépreuse, placardée, des emplâtres d’un ciment neuf, est sans fenêtres : on dirait qu’elle dort: Sur les côtes, en guise d’oreilles, rampent des escaliers bizarres qui grimpent d’un saut, s'agrippent à je ne sais quoi pour monter je ne sais où.Le toit de tuiles s’effondre, sur lequel poussent des foins, en celle saison de feu, secs: ce semble un vieux feutre défoncé d’où s’échapperaient les mèches revêches d’une tignasse blonde.La route continue, ondulante, comme un serpent gris qui boirait à la mer couché Jans le gazon des prés.Là-bas, un long cyprès, que l’on dirait déguisé en cierge pascal, s’aiguise et monte très haut, sur lequel le soleil paisible et ardent, brûle.Je fais la réflexion que, si je devais passer ici le soir, même par le plus beau clair de lune, je préférerais me trouver au roin d’un bois.Je pensais que cette demeure était déserte et abandonnées : il n’en est rien.Sur la haie poussiéreuse, des guenilles sèch^rit ou grillent, qui me renseignent mieux qu’un ic-censement sur le genre, le nombre et l’espèce des locataires.Le chien râle probablement dans quelque coin; dans tous les cas, il a le génie de se taire.Tout cela est engourdi, cuit et médite de s’écrouler lorsque les gens s’éveilleront : mais c’est si gentiment fleuri: si pittoresque, et la lumière y jeJte de si ravissantes notes de joie,,que cette vue estime oasis de fraîcheur et de grâce pour l’oeil qui se ferme à demi.pendant que* Von pense à autre chose.Le frère GILLES, o.f.tn.Rome, 1917.BLOC - NOTES Immigrants ^.^1 M, Martin Gorman, l’agent améri- UJk COMMERCE'à MontréaLfai- Le conseil de la Chambre sait hier un plaidoyer en faveur de | l’immigré, au American Women’s rominprpo «pi., i i ¦ pc\Club, à Montréal.Il est certain que commerce, une fois de plus, a refu- l'immigré n’est pas traité et considéré ici comme il le devrait être.Invité de toutes manières à venir se de s occuper de la question de la mise en vigueur de la loi de la Milice, réclamée, dans les conditions que l’on sait, par le Board of 7 rade.Raison: il estime que cela n’est point du ressort d’un corps chargé, comme la Chambre de commerce, de s’intéresser au progrès du commerce et de l’industrie au pays Et tout aussitôt il a pris connaissance d’un très remarquable rap port de M.Adélard Fortier, établis sant que la diminution de la production agricole crée une situation très grave, qui réagit sur toute notre situation économique, et que la simple possibilité de la conscription aggrave encore la désertion des campagnes.“Depuis deux ans, a déclaré M.Fortier, en certains comtés de langue anglaise, dont Huntingdon, les cultivateurs qui autrefois avaient deux fils pour leur aider à cultiver, n’en ont plus qu’un.Devant la menace d’enrôlement forcé, et pour conserver son enfant, le père a envoyé travailler son fils au-delà des frontières américaines.” Et il a ajouté, s’élevant à des considérations générales : “Cette disparition de la main-d’oeuvre est donc la cause de la diminution de la production agricole.Le mal est pire qu’on ne croit, et il est temps que nos gouvernants ouvrent les yeux.” Le conseil de la Chambre de commerce a trouvé ces observations très pratiques.Il a jugé qu’elles étaient du ressort de la Chambre, parce que l’industrie agricole est la plus importante de toutes, parce que la baisse de la production agricole, la diminution de la main-d’ocuvre créent une situation qui réagirait sur toutes les industries, sur toutes les branches du commerce.Comment ces messieurs peuvent-ils, après cela, juger qu’il ne leur appartient pas de s’occuper d’une proposition comme la mise en vigueur de la loi de la Milice, dont l’effet nécessaire serait de diminuer encore la production agricole, de raréfier davantage la main-d'oeuvre, d'entraver le progrès industriel et dont la seule possibilité leur est indiquée comme l’une des causes de la crise qu’ils déplorent, et qui les effraie?— O.H.i au Canada, il y est délaissé par l’Etat, dès qu'il y est débarqué.Les spéculateurs de toutes sortes l'exploitent et il n’a aucune protection contre eux.Des sociologues américains ont déjà maintes fois noté qu’il n’a de pires exploiteurs «pie des compatriotes arrives en Amérique il y a dix ou quinze ans et qui s'enrichissent maintenant au détriment de leurs anciens concitoyens, grâce à la confiance que ceux-ci leur manifestent, isolés qu’ils sont à leur arrivée et confiants outre mesure en ceux qui sont de leur sang et parlent leur langue.Il nous est venu ici du 1er juillet 1900 au 31 mai 1914 exactement 2,906,022 immigrés ; ils ne sont* pas tous restés au Canada, mais deux millions à peu près s’y sont établis, compliquant le problème des races et des langues et rendant encore plus embarrassante la question ouvrière, puisque Je socialisme et d’autres doctrines du même genre ont fait d’immenses progrès dans ces milieux manquant de saine direction.La négligence manifestée par l’Etat à l’endroit de ces nouveaux-venus n’a pas été pour les bien disposer envers nos gouvernants et nos corps publics.il ne serait pas trop tôt pour s’occuper d’eux autrement que pour en interner de grands nombres et pour reprocher à certains groupes, — ainsi ceux qui sont originaires d’Allemagne, d’Autriche-Hongrie et de Bulgarie, — leur présence parmi nous, qui les avons attirés ici.Dans un pays bien organisé, une saine immigration bien triée et suivie de près peut être excellente.La manière dont nous avons pratiqué l'importation d’étrangers, depuis 1890 jusqu’à la guerre, fait qu’elle n’entre cependant pas ici dans cette catégorie, et de par la faute de l’Etat.Que ne se prépare-t-il dès maintenant à l’Immigration d’après-guerre, en refondant nos règlements d’immigration et en en confiant l’interprétation à une autre classe qu’à celle de politiciens ignares ?Cela pale Tous les jours, on peut noter dans In chronique financière canadienne le nom de compagnies auxquelles la guerre a apporté la prospérité.Hier, nous relevions le cas de la Steel Company of Canada dont les bénéfices sont de 8IIÜ pour cent plus élevés qu’en 1914 et qui, au dire d’une revue financière de Toronto, a maintenant dans ses coffres assez de profits de guerre pour pouvoir payer, s’il lui en prenait fantaisie, des dividendes ordinaires pendant la prochaine décade, sans faire travailler ses usines.Aujourd’hui, il y a celui de la Canadian Westinghouse Company, dont les bénéfices nets pour l’exercice 1916 équivalent à 20 pour cent de son capital-actions.Un (les membres du conseil de la défense nationale, aux Etats-Unis, disait l'autre jour à une agence de presse américaine; “Nous prendrons des mesures pour confisquer tous les profits de guerre extraordinaires ou pour empêcher qu’il s'en fasse.” Ce sera l’objet d’un des premiers bills présentés à Washington, la semaine prochaine.Avant d’entrer en guerre, les Etats-Unis se préparent à mettre à la raison Jes profiteurs de guerre.Ici, on les a frappés, H y a un an, d’un impôt très bénin, qui leur permet encore de toucher des bénéfices de 20 à 50 et même 75 pour cent.Nous sommes évidemment en retard.Quand nos ministres s’en .aviseront-ils?Un milliard % Le World, de New-York, proposait l’autre jour que les Etats-Unis, em reconnaissance de ce que fil la France pour les révoltés américains à la fin du XVille siècle, lui donnassent en pur cadeau la somme d’un milliard, équivalent de l'indemnité qu’elle payait à la Prusse à l'issue du traité de Francfort, Le Post estime que le projet d’un tel cadeau paraît prématuré.“Des propositions de cette espèce sont généreuses; H faut toutefois lés juger a la lumière de ce qui se passe; or la France n’a demandé aucune assistance aux autres nations.elle suffit à ses frais de guerre seule et sans se plaindre; et, pour ce qui est de nous, nous ne savons pas encore quelles dépenses impérieuses et urgentes ne viendront pas entamer nos richesses et notre capi-al, dans la situation où nous nous trouvons”, dit-il.Sir Richard McBride L’ancien premier ministre de la Colombie Britannique, sir Richard McBridq, est maintenant représentant de sa province à Londres, où ü fait des discours impérialistes.I.c nouveau gouvernement colombien, libéral cl qui a dû recueillir une succession politique fort embarrassée, chargée a fond par l’ancien premier ministre, a, paraît-il, selon les dépêches d’aujourd’hui, résolu d’annujer la nomination de sir Bi-chard au poste qu’il occupe présentement et de le laisser sans fromage.Il ne goûtera guère l’embarras où cela le mettra.Mais, d’autre part, une telle action de la part du ministère Brewster, si elle semble tenir quelque peu de la vengeance, débarrasserait Londres d’un représentant canadien de plus ou moins de valeur personnelle, quelle que soit sa faconde.Et si M.Rogers doit devenir notre délégué permanent dans le Royaume-Uni, comme la rumeur s’en accrédite, il faut espérer que la Colombie Anglaise nommera comme agent provincial dans les Iles Britanniques une personne d’un autre passé politique que notre ministre des Travaux publies ou que l’ancien premier ministre de la Colombie; sans quoi les Anglais, pour peu qu’ils devinent la vérité, auront une bien piètre idée de nos hommes politiques actuels.Pourrions-nous les en blâmer?Et après La Jeunesse conservatrice félicitait d’autre jour M.Blondi» de sa décision de s’enrégimenter pour le service d’outre-mer; hier soir, les conservateurs anglais de West-mount complimentaient également le ministre.Tout cela est bien.Mais il n’appert pas que les conservateurs de Westmount et encore moins les membres en vedette de la Jeunesse conservatrice s’empressent d’imiter M.Blondin.On avait bien su que plusieurs de ces derniers le suivraient.Déjà, toutefois, certains des nommés ont nié la nouvelle, si d’autres ne se sont pas encore prononcés.Ces messieurs ont la foi, ou du moins ils disent l’avoir; on ne voit pas encore qu’ils aient les oeuvres.Ils approuvent le recrutement et le départ des .nitres.Mais ils veulent qu’on oublie qu'ils resient.Sans gène Les marchands de glace suivent l’exemple des autres ; ils veulent plus cher du leur marchandise.On aurait cru qu’après l’hiver rigoureux dont nous sortons, il y aurait une récolte extraordinaire de glace.Ces gens veulent nous ifaire croire que c’est faux et que jamais il n’a été plus difficile de “ faire de la glneu \ L’absence de lout dégel ces mois-ci serait en partie ta cause de cet état de choses, il.es autres liivurs, on nous disait : “ Il faut payer Ja glace cher, les dégels empêchent qu’on en coupe autant qu’il en faudrait.” Pas de dégel, ou dégels nombreux, ces messieurs se moquent du public.Us invoquent également, pour nous faire payer plus cher de la glace, si indispensable au temps (K1 s grandes chaleurs, surtout dans les familles où U y a des enfants, .!a rareté de la main-d’oeuvre.A supposer qu'il on soit ainsi, estiment-ils qu elle doit se traduire par une forte hausse du prix de la glace, à la tonne ?C’est risible.Le ministère du.Travail.(L'Ottawa, se doit dTn-’ATvenir pour protéger le consommateur, déjà exploité de toutes parts ; et la ville devrait prendre des mesures adéquates pour pro-cuicr de la glace aux families et aux quartiers pauvres, sans quoi la mortalité infantile augmentera, l’été prochain.Mais le consommateur s’avisera-t-il enfin qu’il doit, lui aussi, travailler à se protéger, en formant des ligues, et qu’ii ne lui faut pas' compter uniquement sur ses gouvernants, trop pris par la guerre ou par la politieaillerie municipale pour s’aviser qu'il existe des contribuables et des exploiteurs ?Un sur mille Dans un de ses romans, Alphonse Daudet peint à merveille les artistes lyriques qui s’imaginent avoir des millions dans la gorge ».:t vivotent au moyen de tapages perpétuels.H liant croire que le ténor irlandais McCormack a bien le million dans le gosier, puisqu’il vient d’acheter dans le Coqnecticut une villa de SI 25,090, entourée de terrains superbes.Pour un artiste lyrique qui réussit, mille peinent èt vivent comme les types brossés par Daudet* même s'ils ont de la voix et de l’art véritable.La gomme d’épinette 11 n’y a pas trente ans, la fameuse gomme d’épinette, excellente pour les sirops pectoraux et dont on faisait aussi grand emploi, comme gomme à mâcher, se donnait à peu près pour rien, dans les magasins de campagne, où les hommes de chantier et Jes colons faisant de la terre en apportaient des quantités considérables, cueillie d’un tour de couteau à même Je tronc des arbres | résineux.Aujourd’hui, celle de ! deuxième qualité se vend fort bien 181.50 et même •$2.00 la livre, aux t pharmacies, constate un journal ! médical, et celles-ci en demandent à leur tour 20 sous l’once.Ceux qui font encore métier d’en ramasser, dans les bois, peuvent se faire un salaire de 86 par jour, pendant la saison favorable.Quand on voulait autrefois expédier quelqu’un peu poliment, dans notre province, on lui disait de s’en “aller à la gomme".Ce serait aujourd’hui l’envoyer faire un métier lucratif, une promenade payante.C’est peut-1 être à cause de cela que l’expression est en train de disparaître, •—• | comme la cueillette de la gomme, ; du reste.Li scié artificielle La soie produite par les vers à soie ne suffit plus à la consommation générale.Des industriels y ont substitué, il y a quelques années, une soie artificielle, faite de fibre de certaines plantes et de certains bois, et dont l’usage se répand de plus en plus.On en fait des tricots de luxe, des chaussettes, et même des vêtements.Inconnue il y a cinq ans, cette soie végétale est en train de remplacer a soie naturel e sur la plupart des marchés.Elle n’est peut-être pas aussi durable, mais en ces temps-ci l’apparence a souvent le pas sur la solidité.Et puis la soie non voile est moins coûteuse que l'autre, ce qui est un avantage à considérer.M.Rogers •Notre ministre des Travaux publics se montre partout, do ce temps-ci,_ dans I e 'B o y au m e-L’n i, fait de ci de (Là des discours jingos ej H est à peu près certain que s’ils ]e jugent à sa mine et à ses paroles, ses «odileurs le prendront pour un homme d’Etat impeccable, d'une rigoureuse honnêteté.Tl parlait lundi aux marchands de lainages de Londres.Ces messieurs, qui ne sont pas au courant des manoeuvres électorales de notre ministre, ont dû croire que c’est un paragon de vertu.11 est vrai qu’iei, tout le monde pense autrement.LVlaii s nous avons payé pour l’apprendre.G.P.LE NEUVIEME CENT Tout est cher.Pourquoi?la brochure de M.Georges Pelletier sur le coût de la vie’ au Canada, depuis 1910 jusqu’à ces mois-ci, continue de se vendre rapidement.Mise en vente samedi dernier, l’édition s'enlève.Le neuvième cent est déjà fort entamé et les commandes affluent encore.Le Canada et la Presse ont publié sur cette étude des notes élo-gieuses et plusieurs de ceux qui Tout lue l'ont déjà recommandée à leur entourage.Des libraires qui en avaient acheté d’assez grosses quantités ont dû passer de nouvelles commandes.Il sera trop tard de vouloir se procurer cet ouvrage quand le tirage en sera épuisé, ce qui approche.On ferait donc mieux de s'en aviser tout de suite.Cette brochure se vend 25 sous l’exemplaire, port compris, ou $2.50 la douzaine, port à Ja charge de l’acheteur.Adresser toutes les commandes par Ja poste à l’auteur, au Devoir, a Montréal, avec remises; conditions spéciales aux libraires.On peut aussi se procurer Tout est cher.Pourquoi ?aux librairies suivantes ; Granger Frères, 43 ouest Notre-Dame ; la librairie Notre-Dame, 35 ouest Notre-Dame ; la librairie Derome, 37 ouest Notre-Dame ; la librairie Beauchemin, 79 Saint-Jacques ; Langevin et Larche-vêque, 8 rue Saint-Jacques ; Déom Frères, 251 Sainte-Catherine-est ; la librairie Saint-Louis, 288 Saintc-Ca-therine-est ; la librairie Pineauit, 280 Rachel-est, à Montréal ; la librairie Saint-Jean, à Saint Hyacinthe; chez J.-P.Garneau, libraire, me Blinde, Québec; la librairie Godin, 261.rue Dalhousie, Ottawa; la librairie J.-E.Mercier, Fraser ville ; United Tobacco Stores, 10320 avenue Jasper, Edmonton, et au Devoir, 4.M.RICHARD McBRIDE SERA-T-IL DÉCAPITÉ ?L’AGEXT DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE A LONDRES SERA REMPLACE PAR Me F.C.WADE.Victoria, 29.—Le gouvernement prendra probablement des mesures particulières pour obliger sir Richard McBride, l’agent général de la Colombie Anglaise à Londres, à résigner son poste.11 est probable (pie l’on nommerait quelqu’un actuellement à Londres.agent intérimaire, jusqu'à la nomination d’un agent permanent, en remplacement de.sir Richard McBride, ou l’élaboration définitive d'une politique relative aux lai-reaux de Londres par la législature de la Colombie Anglaise.Cejte nouvelle politique du gouvernement entraînera probablement la vente ou la location de l'édifice British Columbia, à Londres.M.F.C.Wade, c.r, serait le successeur de sir Richard McBride, parait-il.Dans Jes coulisses parlementaires, Ion disait que cette question avait été débattue à une réunion particulière des membres du cabinet.Le comité exécutif aurait reçu l’instruction de rédiger au plus tôt un projet (je loi requérant la démission de sir Richard.Un arrêté ministériel est nécessaire pour amener cette démission, «tiendu qu’il avait été nommé à ce poste par un vote de l’ancien cabinet.Ce projet de loi 'Stipulera aussi l’allocation actuelle de $6,900 par an à J.H.Turner.M.Turner, ancien premier ministre de la 'Colombie Anglaise, occupait çe poste d’agent général de sa province à Londres quand sir Richard y fut nommé, le 15 novembre 1915.M.Turner dut se retirer avec une pension annuelle de $(>,-OOO.La législature s’occupera d’augmenter cette pension et de faire en sorte que Mme Turner, au cas où elle deviendrait veuve, n’ait pas à se plaindre du gouvernement actuel.M Turner est âgé d’environ 90 ans.LE 275e ANNIVERSAIRE DE NOTRE VILLE LA SOCIETE HISTORIQUE SOUMETTRA UN PROGRAMME AU K COMMISSAIRES.— LE BLASON DE MONTEE AL.\ La Société historique de Montréal a tenu hier soir, son assemblée régulière sous la présidence de M.Victor Morin.Une délégation de la Société Saint-.Iean-Baptiste et de l’A.C.J.C.,.assistait.M.Emile Miller, du bureau des archives municipales, domic lecture d’une étude sur les armes de la ville de Montréal.11 a rappelé que ce fut M.Jacques Vigor, premier maire de Montréal, qui composa ce blason avec la devise “Concordia Sains”.M.Miller fil Thistoire de toutes les modifications que ce blason subit à diverses époques et conclut qu’il péchait contre les règles de la science héraldique.La société a décidé de faire part des observations de M.Miller aux autorités de la viile.La Société historique, de concert avec la Saint-Jean-Baptiste et 1 A.C.J.C., a élaboré aussi un projet de programme pour la célébration du 275e anniversaire de Montréal, puis un comité fut composé pour aller soumettre ce programme aux commissaires qui, s'ils l’approuvent, seront priés de voter un octroi pour la préparation de la fête.Cette célébration aura lieu le 18 mai prochain et promet d’être très solennelle.CONFÉRENCE AU JEUNE BARREAU Samedi soir, à l'hôtel Windsor, M.le juge Greenshieids donnera devant les membres du Jeune Barreau une conférence sur les lois de l’extradition et les troubles auxquels l’extradition donne lieu.Tous les membres de In Faculté et leurs amis sont admis.La séance s’ouvrira à 8 heures 30.UNIVERSITÉ LAVAL Faculté des Arts.Ce soir, à 8 heures 15, salie des conféfences.— Professeur Edouard Montpetit: Cours d’économie et de législation financières, 19e leçon: “Finances publiques” (suite).Définitions: Exposé sommaire de notre système d’impôts.Impôts directs et contributions.sedition^hïz LES ESPAGNOLS Paris, 29,—Une dépêche de (Madrid à l’agence Havas dit qu'un appel au peuple, publié en Espagne, a été déclaré séditieux par le gou-verenement.Les signataires de cet appel, dont les noms n’ont pas été divulgués, ont été arrêtés.Le cabinet s’occupe, lui-même de cette affaire et veut la régler sommairement.- Lauriers et Feuilles d’érable, le dernier volume de vers i’Albcrt Lo-zeau, est en train de s’épuiser.Il n’en reste que quelques centaines d’exemplaires à l’auteur.Avis à ceux qui ont retardé à se procurer cet ouvrage.Il se vend, au Devoir et dans les bonnes librairies, 50 sous rt|xemplalre, 55 sous par la poste.1 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 MARS 1917 VOL.VIII.— No 74 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions Que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l'encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LONGUEUIL ET NON LONGUEIL Monsieur le directeur, Permettez-moi de vous faire parvenir un autre document relatif à la question de l’orthographe du mot LongueuiL Je transcris ni plus ni moins une page (39) de [Histoire de Longuenil (Vincent et J-doin).LE y GM DE LOyCH EVIL “ pie).Sunderland hath just re-“ turned from Cokauawaga (Caugh-“ nawaga).! 1 "‘I conclude Myself, your pinceur friend.” “ John G it AST, Capt.Et j'allais signer à mon tour, monsieur le directeur, quand je me décidai tout à coup ri chercher dans les dictionnaires ad hoc le Longueuil que M.Paillon donne comme nom d’un village français.Déception : Pus de village de ce nom ! Mais Guérin (Dictionnaire des dictionnaires), Dézobry et Hache let.et d'autres parlent d’un Longpuevir».', chef-lieu de canton, arrondissement de Dieppe, et alors, moi qui ne voulais pas toucher à la question d'origine, j’ai risque une hypothèse assez vraisemblable peut-être : Longueuil et Lon\te-ville seraient deux noms différents désignant un seul et même village.Sous le coup d'une apocope (.le) compliquée d'une permutation (y “il y), Longueville aura “ refoulé pour donner Longueuil (Longeuil (le).Ne serait-ce pas là, par hasard, la raison ultime de cet u ROUIaX NOTAIRES 99, RUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W -J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L, bureau du soir : bureau du soir: 28T Ave Esplanade.Ahuntsic Tél.Saint-Loul*.1780.Tél.Saint-Louis.5350 j MARCHANDS, ouvriers et journaliers, toutes vos (lottes seront payées moyennant Wirs paiements faciles.Discrétion absolue, vous transigerez avec moi seulement.M.Lemieux,.37, Boulevard Saint-Joseph ouest.Té!.Est 7488.INGENIEURS CIVILS de Saint-Elzéar, comte fédérale dite Loi j trjct de Montréal, défendeurs du dimanche.Il existait autrefois | u est ordonné au défendeur à Westmount un règlement muni-j thur Dufresne de comparaître f cipal prohibant tout commerce le|le mois.11 Montréal, 22 mars 1917.T.DEPATIE, HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rn« Saint-Jacquc.IbLElUONLS: Bureau : Main 7916, Bureau.K.gidene,, Tél.Rockland 2959 Rénidcnce Fut «97* 138 rue Saint-Dcnia The Security Collection Co.EDIFICE DANDURAND Chambre 36 Ansrl© de«'«VKBK.ir^rtct Je Mont-__________________ t Desrlinmps Inc., [et de ^observance du dimanche, qui j dit que la loi federate s applique tou- j rp, d(.]n (|j,c aéfcmirrr.sse, mi No 5to rue I.ES BARBIERS FERMERONT \ 8 HEURES Après douze ans de discussion, te conseil a enfin adopté le règle-'inent de fermeture de bonne heure (les boutiques de barbiers.La section 2 du règlement se lit comme suit; “Les boutiques de barbiers dans tes ics fois qu’il n'y a pas de loi pro vinciale.Dans Québec il y a une loi provinciale au sujet de l’observance du dimanche et Me Letourneau prétendait que la loi fédérale ne pouvait alors s’appliquer.Le juge Lavergne a maintenu cette prétention.Westmount est débouté de sa poursuite et paiera les frais._ Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE, , - - Rachat est on la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens el effets rlv la dite* délYi dun’Sf f, sn'sts en ccttc cause, consistant en articles
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