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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-12-20, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 20 déc.1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HAiteur 1241* SERVICE DE NUIT » Administration :.HArbour *245 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant :.KArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVI — No 294 OinctaMr-géranti Caorgoa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rééactrar a* chat: Orner HIROUX TROIS SOUS LE NUMERO AC^MNIMRNTE PAR LA POSTS EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.01 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unla et Empira Britannique .1.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.1.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 Les textes de M.Edmond Turcotte Pourquoi a-t-il entrepris de donner figure d’attaque contre le parti libéral à un article qui n’en avait pas du tout le caractère?Le rédacteur en chef du Canada, M.Edmond Turcotte, nous le rappelions avant-hier, ici même, n avait pas d’abord paru frappé du rôle tragique qu auraient joué ,dans les dernières élections provinciales ces malheureux curés qui obsédaient le Soleil.Il s étau contenté, bien sagement, le 26 novembre, de crier que le “drapeau libéral” battait “fièrement au grand mat ef de fournir, quant à l’échec relatif de son parti, des explications raisonnables et plausibles.Ce n est que le jeudi 28, trois jours après l’élection, qu’il s'avisait de faire écho au Soleil.Pour corser son intervention cependant, M Turcotte produisait du nouveau: des extraits d un article publié dans le Saint-Laurent du 14 novembre, sous la signature de Jean Lavigne, et qu'il dénonçait avec une mine horrifiée.* * * A propos de la guerre de perfidie livrée au parti libéral par les tartuffes du monde politico-religieux, signalons, écrivait-il, que le Saint-Laurent, hebdomadaire de la Rivière-du-Loup, a publié le 14 novenwrt sous le titre: En face de l’agonie du Trust, un article électoral bâti autour d’un chemin de croix.( Jusqu’à plus ample information, nous voulons croire que le seul blâme imputable au Saint-Laurent dans celte affaire, est d'avoir accepté de publier cette prose ignoble.) Suivaient quelques brefs extraits de l’article, puis ce commentaire de M.Turcotte: Tout le reste de l’article tend à établir que le pape voit même jusque dans la province de Québec et doit sûrement faire des voeux pour la défaite du parti libéral.Finalement, après avoir analysé à sa façon une partie de cet article, M.Turcotte déclarait: “.et cela s’achève sur ce chef-d’oeuvre de canaillerie”.Le “chef-d’oeuvre de canaillerie” qui scandalise le rédacteur en chef du Canada, c’est un appel aux anciens retraitants où l’auteur, aussi laïque que M.Turcotte et nous-même, invitait ses collègues à prier “pour que le Christ-Sauveur, traînant sa Croix.guide la main du voleur qui fait sa croix sur le bulletin.; et soutienne ensuite nos représentants, quels qu’ils soient, dans la lutte qu’il leur faut soutenir contre les puissances d'argent, les plus séductrices qui soient au monde.D’où M.Turcotte concluait: L’invitation évidente à voler contre "les gouvernants, députés ou ministres, si honorables soient-ils", et l’accouplement de cet appel électoral avec le chemin de croix mensuel d’anciens retraitants ont quelque chose qui frise le sacrilège.C’est cependant avec des armes de même fabrication qu’un peu partout, semble-t-il, on a donné aux libéraux le coup de poignard dqns l’ombre.* Ÿ * Pour l’esprit le moindrement critique, cette conclusion du particulier au général paraissait tout d’abord absurde; puis, les textes mêmes cités par M.Turcotte, avec leurs coupures, leurs résumés analytiques, etc., ne prouvaient tout de même pas que tout ceci était spécifiquement dirigé contre les libéraux.Si l’on se reporte à l’article même, une autre chose apparaît évidente: c’est que M.Turcotte a faussé la portée obvie de l'article de Jean Lavigne.Si M.Turcotte trouve que nous forçons la note, il n’aura, pour permettre à ses lecteurs de juger intelligemment de 1 affaire, qu’à reproduire le texte de Jean Lavigne, mais cette lois sans coupures et sans résumés analytiques.De quoi s’agit-il en somme?Jean Lavigne déclare d’abord que, "nous sommes non seulement en élection, mais en pleine révolution sociale’.Il exalte le rôle du Pape, il dénonce l’accaparement des richesles par un petit nombre d'hommes, il cite à ce propos quelques paragraphes fameux de Quadragesima Anno, il en montre le retentissement dans l’univers entier, il rappelle les discours que l'Encyclique inspira au président Roosevelt, puis il écrit, — et c’est la première fois que son texte vise expressément la situation locale: Une ordonnance signée par le juge Duclos enjoint au Greffier de la Couronne en chancellerie de retourner à Saint-Jérôme le rapport de Tofficier-rapporteur de Terrebonne.(Voir page 3) Voilà pourquoi un ordre social nouveau s’établit par le monde.Voilà pourquoi les discours de nos orateurs politiques ne ressemblent plus du tout à ceux de l’élection de 1931 et encore moins à ceux de l’élection de 1928.D’un côté on accuse: "Vous êtes les amis et protecteurs des trusts’’.De d’autre, on répond: "Personne plus que nous na combattu les trusts".Le pape a parlé.et les trusts n’ont plus de défenseurs.en face du peuple qui va choisir ses maîtres.Ce n’est pas ici le lieu de faire de la politique.Il nous faut considérer de haut, comme des chré-1 536,325.Le gouvernement en a tiens, les graves événements qui vont se dérouler.I»2’J1-s9ue la moitié, — elle est de Prions pour nos hommes publics.pour nos 268,162, - et l opposition _en a pres- gouvernants.afin qu’ils fassent ce qu’ils disent.et qu’ils s’emploient vraiment à restaurer dans notre province la 'civilisation chrétienne et les éternels principes de charité, de justice sociale, d’union et de bonne entente entre toutes les classes de la société sans quoi il n’y a ni prospérité ni bonheur.Il est bien battu Dès le lendemain de l’élection du auei25, quelqu’un prétendit que le gou-4 vernernent n’avait guère que 4(i pour cent des voix, que le groupe j de l’union nationale en avait une j plus forte proportion que lui et qu’au fond le gouvernement était bel et bien minoritaire.Les chiffres donnés ce matin par la Canadian Press prouvent l'exactitude de cette allégation.Le parti libéral a reçu en tout et partout 249,573 voix.Les candidats opposés au ministère ont reçu en tout et partout 286,-742 voix.Il manquerait donc près de 37,000 voix au gouvernement pour avoir la moitié du nombre total des voix données le 25 novembre.Ecartons si l’on veut les voix données à tout autre candidat que ceux du parti libéral et du groupe unioniste.Celui-ci a 260,159 voix; le gouvernement en a 249,573.Prenons le total des voix données: Et le tout se termine par un appel à la prière, qui se clôt par la phrase sur le bulletin de vote que M.Turcotte a lui-même citée, mais qui disait précédemment: C’est notre chemin de croix mensuel.Faisons-le avec une piété et une foi ardentes.pour les gouvernants que le peuple va se donner le 25 novembre/ .La lâche qu’on va leur imposer sera lourde.pleine de graves responsabilités.et de dangers, d’épreuves, de tentations.Où y a-t-il dans tout cela un mot qui vise le parti libéral, les gouvernants actuels de la province?En fait, il serait bien plu» facile de relever dans ce long article, avec le souci de rappeler de hautes vérités, celui — très légitime certes — de ne point blesser les susceptibilités politiques des anciens retraitants, dont les opinions étaient sans doute fort partagées.* * * Et 1 on se demande, et l’on serait fort curieux de savoir pourquoi le rédacteur en chef du Canada a éprouvé le besoin de donner figure d’attaque contre le parti libéral à un article qui rappelait simplement la haute dignité du suffrage, les responsabilités des hommes publics, les tentations aux-quelles ils sont exposés, et qui sollicitait pour eux les prières des fidèles.Tout comme Ton serait curieux de savoir si, accidentel écho du Soleil, il s’en tient aujourd’hui à la première ou à la deuxième manière de son chef de file.Orner HEROUX -,- tu a que la moitié, soit 260,159.Elle a 49 pour cent de toutes les voix données, et les députés ministériels, 46 pour cent.De toutes façons donc, le ministère est en minorité, même si le groupement des voix dans les comtés lui a donné 48 députés, — y compris un libéral indépendant, — contre 42 à l’opposition.Nous avons à Québec un gouvernement élu à une minorité de voix.Et il entreprend de gouverner malgré la majorité des La "Gazette Officielle” de Québec du 21, parue le 19, proclame M.David élu Publication avancée du rapport de l’officier rapporteur — Texte de l’article 324 de la loi électorale Nous recevons, ce matin, 20 décembre 1935, à 10 heures, le numéro de la “Gazette Officielle” de Québec, daté du “samedi, 21 décembre 1935”.Dans ce numéro, on proclame élu, entre autres députés, M.Athanasc David, comme député de Terrebonne.La “Gazette Officielle” de Québec ne nous arrive jamais avant lundi matin, au bureau du “Devoir”.Ce “gazettage” est d'autant plus curieux que la loi électorale de Québec, chapitre 4, article 324 dit qu’un député élu ne peut être “gazetté” que huit jours après le rapport de l'officicr-rap-porteur.Voici le texte de cet article: 324.“Le greffier de la couronne en chancellerie doit, en recevant des rapports de l’élection de députés à l’Assemblée législative, inscrire ces rapports dans un registre spécial et annoncer les noms des candidats élus dans l’édition ordinaire de la “Gazette Officielle” de Québec, suivant l'ordre dans lequel ces rapports lui sont parvenus.“Nul certificat d’élection ne sera toutefois tenu pour valide avant le septième jour qui suit celui où (’officier-rapporteur, après avoir procédé à l’addition des votes conformément aux articles 283 à 292, a proclamé un candidat élu”.(voir autres dépêches en page 3) électeurs, qui se sont prononcés contre lui.Cela signifie qu’il ne peut aller très loin, malgré les couds île force, l’illégalité, le vol d’élections patent, et le reste.Le noeud qui va l’étrangler, lui-même se l’est mis à la gorge et il le serre.G.P.Sur le front Cohen Combien d’Israélites ont voté légalement pour Josef Cohen?Comment un électeur mort en septembre a-t-il pu signer en octobre ou novembre le bulletin du candidat libéral?L’actualité Si le grand Roosevelt revenait Voici une dépêche qui constitue un document social.Elle nous a été communiquée, il y a quelques jours, par la Canadian Press; je la traduis: Un juge de la Cour supérieure de Suffolk a conseillé à un homme figunyit sur les listes de secours direct “de cesser davoir des enfants”.Le juge s appelle Ernest-E.Hobson et celui qui a reçu son conseil, Charles Hurley.Il a 30 ans et est domicilié à Boston.11 étajt accusé de négliger de subvenir aux besoins d un enfant issu d’un premier maria-fçe.De sa seconde femme.Hurley a deux enfants et en attend d’elle un troisième; il touche 89 la semaine des fonds de secours.Le juge a renvoyé la plainte portée contre Hurley et l’a chapitré du haut du banc; Mme Eva Hurley, la deuxième femme, était présente.“Ce n’est pas comme juge que je vous parle, mais comme ^in ami”, a dit le magistrat.“Je vous conseille de n’avoir plus d'enfants avant que vous ne soyez dans une meilleure situation.Vous n'auriez pas plus de vaches que vous ne pourriez en nourrir.Je suis informé que vous avez eu deux enfants depuis 1933.Vous devriez avoir honte de vous-même”.Ce juqe ria pas outrepassé les droits de la morale: il ria pas conseillé à Hurley ni à sa femme, qui, on l’a vu, était présente, des pratiques anticonceptionnelles.On ne peut donc Cnccnscr.lui, juge, ariant prêté devant Dieu son serment d’office.de prêcher avec tout te poids de son autorité la violation de la loi naturelle.Mais.mais il y a lieu de se demander si ce représentant de la justice est conscient de son rôle et capable de mesurer les répercussions possibles de ses paroles insidieuses — car elles le sont.Il s’adresse à un être humain et fl rhumllle de la façon la plus bru- tale qui soit; il violente les sentiment les plus intimes et les plus légitimes.De quel droit?Le gouvernement américain est.présentement, présidé par un homme qui a prétendu — et les élections lui ont donné raison — que la détresse de la plupart des malheureux riest pas leur fait, mais le fait d'un déséquilibre social, voire de la pire anarchie que l'on puisse réver, puisque la conduite des affaires a été abandonnée aux principes du libéralisme totalitaire.Or, l’on sait que le seul principe du libéralisme économique comme du libéralisme politique chez nous, c’est de rien pas avoir.Parce que ce justiciable ria pas de travail — on ne peut l’accuser de manque de coeur, puisque le juge Va acquitté de la plainte portée contre lui,— un interprète de la loi a-t-il le droit de l’humilier, de s'immiscer dans son alcôve et de prétendre régenter sa vie conjugale?4 l’heure aciuelle.le birth control pénètre subtilement partout aux États-Unis, et souille Valmo-sphère morale de ce pays.N'est-ce pas le signe de la pleine décadence, de cet orgueilleux empire qui se proclame le plus riche et le plus puissant de l’univers?Un autre Roosevelt, prédécesseur de l'actuel, dont il était un lointain cousin, a formulé un jugement qui prend une actualité effrayante depuis quelques années: "Quand les femmes, a-t-il dit, ont peur des enfants et les hommes peur de la guerre, un pays est perdu’’.Mais un pays est également perdu.quand il a en face de lut le Japon.si ses magistrats et tes sociologues prêchent aux femmes la peur des enfants.4 proportion où baissera la natalité américaine, le péril jaune grandira et se rapprochera d’elle.Quant aux économistes, au sociologues et aux magistrats qui veulent saper les principes de la morale et de l'ordre naturel en prêchant, même d’une façon déguisée, la doctrine de la limitation des naissances, comme ils prêchent le mariage à l'essai et le divorce, ce sont les termites de l'édifice social.On sait que ces insectes, qui ont fait depuis quelques années leur apparition en Amérique rongent par Vintirieur un édifice, de quelque matériau qu’il soit construit.Les apparences de solidité subsistent longtemps.Mais que cette construction reçoive un choc violent et elle tombe en poudre.Paul ANGER Si le scrutin s'était tenu honnêtement, le 25 novembre dernier, dans Saint-Laurent, non seulement Josef Cohen n’aurait pas été proclamé élu, il aurait probablement perdu son dépôt, Cohen ne pouvait en effet compter sur la majorité du vote chrétien.Il ne pouvait même pas être assuré de tout le vote juif donné légitimement par d’authentiques électeurs juifs.Rappelons encore une fois les chiffres de la population électorale de la circonscription de Saint-Laurent: Electeurs de langue anglaise 2,277 Electeurs de langue française 1,230 Electeurs allemands, grecs, italiens et hongrois .176 Electeurs juifs .1,200 Bloc-notes Total 4,883 A notre tour de prouver ‘Tl est une foule de choses que tout le monde sait et qu'on serait bien en peine de prouver, ce qui s’appelle prouver", écrit le Canada en marge des accusations lancées contre le Devoir ces jours-ci d’avoir reçu de l’argent “pour se taire.Ce qui revient ô dire que le Canada, incapable de faire quelque preuve que ce soit, se défile.Il tente de ! s couvrir sa retraite en disant: “Tout|j0jn ^ le monde sait, par exemple, que le L avait été autrement, Cohen n’eût Canada est l’organe du parti libc- M obligé, comme ce fut le ral, mais nous défions le Devoir de * d.a]lcr chereher des coreli-le prouver autrement que par notre | ionnajres hors de cjrconsrrip.propre témoignage .Autrement que lion po(ir ]es faire d6siRner aux di-par son propre témoignage.I-a i fnnrtinn« électorales, preuve peut se faire bien autrement.Ne croirait-on pas que le ré- Cohen ne devait compter pour ainsi dire que sur des Israélites pour réussir, le 25 novembre.Autrement, comment expliquer que dans une circonscription où la population est en très grande majorité chrétienne il ait fait désigner un officier rapporteur juif, Marcel Marcus, avocat, et aussi vingt-neuf sous-officiers rapporteurs de race juive sur vingt-neuf?Le secrétaire dans chaque poil, nous dit-on.était également juif.Pour l’heure toutefois, nous n’avons pas par devers nous la liste des secrétaires.En fait de partisans chrétiens, Cohen ne pouvait avoir que des ministériels indécrottables; non nas des libéraux mais des taschéreautistes dont il faut presque désespérer.Il y n plus.I.es citoyens juifs de aurent n’étaient pas tous, en faveur de Cohen.S’il En Abitibi M.Authier proteste contre les chiffres de M.Ladouceur Texte d’une lettre d u député de l’Abitibi au “Devoir” verses fonctions électorales.Antérieurement au scrutin, lors de la fabrication des listes électorales.1.200 Juifs furent inscrits comme électeurs dans Saint-Laurent.Quelqu’un qui connaît bien la circonscription affirme qu’il n’v a pas „„ .-, ., ;D1 us de 600 de ces noms qui cor- un des organes du parti libéral.! ^,ls d ¦ ceux d’électeurs au f en unan SP,1,e,nent I thentiques.Les autres sont de! (1932-1933), a reçu du gouverne- ,nc,llu nient provincial, ft même les fonds publics, près de 840,000 fexartc-nient 838,744) et qui, pendant les dacteur du Canada ignore l’existence des comptes publics?Pourtant, et même sans l’aveu du Canada, les comptes publics démontrent nettement que ce journal est six premiers mois de 1933-1934, a touché $30,814 des mêmes fonds, d’après les chiffres donnés à la Ehambre, et qui ne serait pas une feuille du gouvernement?Cela ne se voit pas.Or c’est ce que le Canada a reçu en dix-huit moi_s, «oU un total approximatif de 870,000.Si cela n’est pas une preuve aussi valable, k tout le moins, que l’aveu du Canada.“Il est une foule de choses que tout le monde sait et qu’on serait bien en peine de prouver, ce qui s’appelle prouver’ .écrit ’e Canada.Il v a aussi des choses qu’on dit.qu’on sait, qu’on prouve La servitude du Canada est de celles-là.environ 600 parce que fictifs, il en reste environ 600 qui correspondent à des noms d’authentiques électeurs juifs.II est vraisemblable que tous ces authentiques électeurs juifs aient enregistré leurs suffrages en faveur de Cohen.D’abord un certain nombre se sont abstenus d’exercer leur droit de suffrage.On estime ensuite qu’environ 30% des authentiques électeurs juifs qui sont allés au poil se sont prononcés pour M.Coonan.Alors en supposant que Cohen ait reçu 70% du vote juif légitime, soit 600 voix en tout, cela ne peut lui faire lout de même que 420 voix.Un bloc de 420 voix, c’est pour le sûr moins imposant que les 3,382 voix que Joe Cohen est supposé avoir reçues le 25 novembre, moins imposant certes que ce bloc magnifiquement solide de vingt-neuf Juifs sous-officiers rapporteurs sur vingt-neuf, plus un officier rapporteur pareillement juif.Mais n’était-ce pas sur le bloc solide que nous venons d’indiquer que Cohen devait établir sa victoire?N’était-ce pas du bloc solide que devait naître Yenthousiasm à 120 et 125 pour cent.Pieces à l’appui Nous signalions, hier, ce fait étrange que le premier signataire du bulletin de présentation de Josef Cohen, en novembre dernier, J.-Emtlc Rog.printer.307, rue La-gauehetière ouest, est décédé depuis le 1er septembre 1935.Quant à la date de la mort de M.J.-Emile Hoy, il n’y a pas de doute.Voici le certificat de décès dont nous ayons obtenu copie au bureau dp la Fabrique de Notre-Dame: (Suite à la page 3) Cabinet de Uorateur suppléant de la Chambre Québec, 19 décembre 1935 M.le directeur, Iw?Devoir, Montréal.Monsieur, Vous avez publié, avant-hier, sous forme de dépêche d’Amos, une communication de Mtre L.-A.Ladouceur, l’avocat chargé par l’opposition de contester mon élection dans le comté d’Abitibi.M.Ladouceur veut faire sa part dans le concert bruyant de propagande post électorale de mes adversaires.Il y va à sa manière, à la gasconne.Un bon conteur peut toujours rendre son histoire vraisemblable dans l’esprit d’un auditoire bien disposé.M.Ladouceur le sait, et il s’y essaie avec son talent bien connu.Pour cela, il lui a fallu recourir à des chiffres en partie faux et se servir d’une langue imagée, inexacte et propre à jeter la confusion dans les esprits.Il parle sans cesse de poils “volants”, de chasse-galerie, etc.C’est son style qui est “volant”.J’ai déjà protesté contre les chiffres de certains correspondants du Devoir, au sujet de la dernière élection en Abitibi, en particulier contre la majorité attribuée par eux à M.Lesage, dans les territoires organisés.Ces chiffres sont en majeure partie réédités par M.Ladouceur.Je répéterai donc ce que je vous écrivais, il v a quelques jours, à ce sujet: “C’est un mensonge si l’on veut parler du territoire organisé en municipalités pour les fins de la loi électorale, car la majorité de M.Lesage n’y atteint pas mille voix.C’est un plus grand mensonge si l’on veut parler du territoire organisé en paroisses (avec curés résidents), car la majorité de M.Lesage n’y atteint pas trois cents voix.M.Ladouceur, pour pouvoir faire avaler toutes ses affirmations subséquentes.débute par cette déclaration: "D’après le recensement fédéral de 1931, la population du comté d’Abitibi est de 23,692.I.e comté compte environ 10,000 électeurs’’.r Or, M.Ladouceur sait très bien que le nombre des électeurs a plus que doublé en Abitibi depuis 1931, alors cu’il y en avait déjà 7,000 inscrits sur les listes.Il n’v avait pas alors de mines en exploitation, sauf une ou deux petites, alors qu’il y a aujourd’hui 4,000 hommes dans nos mines ou dans le voisinage immédiat.L’industrie forestière était complètement paralysée.La colonisation seule nous a amené 3,000 hommes, colons nouveaux, depuis (.M.Ladouceur sait cola, mais il l’ignore dans sa communication au Devoir.En truquant ainsi les chiffres, et en se servant ensuite d’une langue imagée comme celle d’un conte de chasse-galerie, il a peut-être réussi à jouer le tour qu’il voulait jouer à vos lecteurs.C’est d’un prestidigitateur.Il v a une chose qu’il s’est bien gardé de dire: c’est que même si l’on met de côté le vote de trois ou quatre poils où M.Ladouceur prétend voir des irrégularités, le député actuel de l’Abitibi reste élu par une majorité considérable.M.Ladouceur sait cela, mais il est assez bien payé pour contester l’élection, qu’il peut bien faire un peu de bruit par-dessus le marché.Je vous prie, monsieur le directeur.de publier cette réponse dans votre journal à la même place que vous avez donnée à la communication de M.Ladouceur, Bien à vous, (Signé) Hector AUTHIER thentiques noms fictifs, inventés pour farcir les listes., .„ Il rçste a savoir quel a été 1 auteur de cette farce.Ce n’est sûre- moment, ment pas l’adversaire de Joe Cohen.le 25 novembre, c’est-à-dire M.Thomas Coonan.Lors de la fabrication des listes électorales, 11 n’était nullement question de la candidature de M.Coonan.Du reste, quel eut été l’avantage- pour M.Coonan, Irlandais, donc chrétien.de faire inscrire sur les listes des noms fictifs, à consonance M.L.-P.Ceoffrion n’a rien à déclarer pour le moment Québec, 20.— Comme vous le voyez, j déclaré M.L.-P.Geof-frion, je ne suie pas encore parti.Et, devenant plus sérieux, le greffier de la Couronne en chancellerie a ajouté: je ne puis faire aucune déclaration pour le Carnet d’un grincheux nettement juive?Ce n’est pas M.(.oonan, par exemple, qui eût trouvé profit à faire d’une Mme Tapioka de la liste électorale fédérale un M.Tapioki pour la liste provinciale.des 1.200 noms juifs les listes de Saint-Laurent l’on en retranche vembre.A LIRE: — En page 2: les discours des “jeune-Canada”, au Monument national, hier soir; En page 7: le communiqué de S.Em.le cardinal Villeneuve sur les obligations du clergé par rapport aux élections politiques; En page 3: Me Gerald Coote et M.l’abbé LaVergne; En page 3: le vote du 25 no- Enfin! Terrebonne a le député unique.AA* Le Canada voudra sans doute expliquer “dans quelles ténébreuses circonstances”, pour parler comme lui, M.Taschereau a promis “son entier support' à Josef Cohen, * ?A Patineur expert, M.Hoare est moins j habile sur la glace mince que le régime québécois.Mais les deux auront fini par passer è travers.la glace.A A A Chauveau.Taschereau, Radio, oh! oh! tout ça finira par un vaste zéro.A A A Pour démontrer que le gouvernement fédéral a bien instauré la censure des discours politiques québécois, et de son propre chef, le Soleil devrait publier dans un cadre la lettre de son maître au président Charlesworth.A A A Disait le Devoir au commencement de 1935: “IS sas, 25.000.Que chaque lecteur nous en trouve un autre et le but sera dépassé”.Au train où les choses vont, depuis novembre, encore quelque effort de ses amis et le Devoir atteindra l’objectif avant que 1936 soit bien âgé.?A A “Non seulement les adversaires du régime devraient se laisser voler l'élection, mais ils ne devraient pas s’en plaindre.C’est du propre.Que va-t-on imaginer encore i Québec?” demandait hier le Droit.Le gouvernement lui répond ce matin.Il a additionné deux zéros, fait voter un fonctionnaire et déclaré "légalement élu” le député sorti de ce carambolage.Arithmétique gouvernementale: aéro plus séro égale un.Et puis, la Casette Officielle datée du 21, c'est-à-dire de demain, le gouvernement l'a fait imprimer hier, le 19.et elle est à Montréal aujourd'hui, le 20, proclamant ce même député élu.Comédie?Vol?En tout cas, la pièce officielle est un faux manifeste.C’est cela, le régime légal, l'autorité inattaquable.Au vol d'élections, elle superpose le faux en écritures, sous l’oeil des gardiens de la loi, avec leur complicité.Et puis il le scandaliseront qu'on proteste, ils crieront: "Respect à l’autorité!” Laquelle?Celle du faussaire ou du voleur d'élections?La Crinchasis DEMAIN: -~ Le “Devoir” de demain aéra particulièrement' varié: article du P.Chenu, O.P., lettre de M.Alcide Ebray sur Ica relations franco-allemandes, chronique de Michelle LeNormand, articles de MM.Louis Dupire et Clarence Hogue, revue de la presse très variée, chronique des livres, Vie musicale, chronique féminine, C.J.N.philatélie, graphologie, etc., etc. LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 20 DECEMBRE 1935 VOLUME Xavi — No 294 Les “leune-Canada” au Monument National Il faut refranciser Montreal d’ici 1942— Le Canad* français doit conquérir son indépendance économique — Le gouvernement provincial a failli à sa tâche - Vers la libération finale de l’emprise des trusts - Lisons et encourageons la presse libre Jtune-Cannda ont reçu un bol accueil, hier soir, au Monument National.La salle était remplie à sa capacité.11 v avait des centaines de jeunes filles et de dames dans l’auditoire.• Les orateurs des Jeune-Canada ont particulièrement traité de ce sujet de vive acuité: ‘‘Le relèvement économique du Canada français".MM.Thuribe Bebile.Jean-Louis Dorais et Bernard Hogue ont signalé les principales causes de l'infériorité des Canadiens français dans ie domaine économique.Us ont expliqué l’importance vitale pour le Canada français de conquérir son indépendance économique.Ils ont.enfin, enseigné une série de moyens à prendre pour con quérir cette indépendance économique.Les Jeune-Canada ont en meme temps lancé une grande campagne de refrancisation qui doit couvrir toute la province et particuliérement Montréal.11 faut que la Métropole* du Canada soit ville française d'aspect et de fait en 11*42, année du Troisième centenaire de sa fondation: pour atteindre ce résultat il faut commencer dès maintenant à transformer la physionomie générale de la ville et à concentrer spécialement les efforts dans l’est de Montréal, coeur de la population canadienne-française Les Jeune-Canada ont dénoncé le régime provincial comme un régime antinational et antisocial.Us ont exprimé l’espoir que le nouveau parti de l’Union Nationale remplacera avant longtemps le régime actuel, par un gouvernement vraiment national, libre d’attaches avec la haute finance et les trusts.Enfin, aux acclamations de la foule, les Jeune-Canada ont fait un vif appel en faveur «le la presse libre.M.Paul Simard a rappelé que les Jtune-Canada ont besoin de quelques ressources pour continuer efficacement leur oeuvre de restauration nationale.La population s'est déjà montrée très généreuse envers l’association.II faut que cette générosité se maintienne.A l’issue de la soirée, la foule entonna l'hymne national du Canada.Voici, résumés, les discours de MM.Beizile, Dorais et Hogue.M.THURIBE BELZILE M.Beizile rappelle que les Jeune-Canada célèbrent en ce soir du 1!) décembre le tro siéme anniversaire de la réunion au («esû qu' fut le point de départ de leur mouvement.Ji évoque le souven r d'Armand W.aVergne.un vieux lutteur, compagnon de Bournssa en 1905, adepte fervent de l’abbé (iroulx en 19,10.un lutteur infatignb'e qui, ce soir-là, se traînant misérablement sur des béqu lies, faisait le geste éloquent de leur passer les armes.Les Jeune-Canada ne veulent pas avo r l’air de s'approprier un tré sor qui n’est pas particulièrement leur puisqu' ! appartient à toute la nation, mais ils ont tellement l’im-press on de pouvoir compter encore sur Armand La Vergue parmi les me Heurs artisans de la restauration nationale qu’ils commuent de l’associer à leur activité.Au lendemain de la soirée du 19 décembre 1932.on disa t dans certains milieux mu’H ne s'ag'ssait «pie d un feu de paille.beu de paille, peut-être, mais un feu qui brûle depu s trois ans et qui n’a lias encore menacé de s'éteindre.Les Jeune-Canada ont crié dès le début leur delerm'nat on : ils disent maintenant: c'est toute la nation qui veut vivre.Et la nation vivra! Après trois ans 'près Irois uns d’aeiivitè, continue M Bclz le, nous pouvons nous j rendre le témoignage de n’avoir pas i un seul instant perdu «ie vue le but { que nous voulions attendre.L’ambi- j tion de vivre, de vivre pleinement notre ve nationale, continue de nous inspirer, comme au premier jour.Il importa t peu à nos const en ces que notre aet on produisit Se trouve dans toutes les pharmacies Concessionnaire au Canada; (.-Alfred Ouimet, 33 est, rue St-Paul, Montréal.Mal de tê'e Rhumatisn e Douleurs Névralgie Mal de dents périodique' VAFFECTE JAMAIS LE COECB IL N’Y A PAS de douleur oui résiste a l'action énergique d’un cachet KALMINE Si donc, vous souff-ez de douleurs, quels qu’en soient le siège et Ja cause, prenez un cachet KALMINE et, rapidement, en quelques moments, votre mal cessera KALMINE calme sans déprimer; il est efficace, inoffensit.économique.des résultats rapides et éclatants.Notre ambition a toujours été et reste encore l’épanouissement progressif de la nation canadienne-française.C’est une ambition sans échéance définitive.Le résultat le plus important que nous ayons ob- j tenu jusqu’ici, celui qui fait espérer tous les autres, c’est cette levée en masse de la jeunesse, c’est cette j réaction vigoureuse du jeune homme et de la jeune fille qui, apprenant tout à coup qu’ils sont cana-Hi*ns-français, proclament leur fier- ; té de l’être.Nous avons eu récemment des élections provinciales et les malversations de toute nature dont j nous avons été témoins et dont les J échos nous arrivent encore de tous les coins de la province n’ont pas empêché complètement le peuple d’exprimer une opinion catégori- KALMINE REFUSEZ TOUTE SUBSTITUTION ^ BOITES DE 1.4 ET 6 CACHETS.J gers à venir constater cp qu’est devenue la bourgade de Maisonneuve.Tout cela est magnifique, mais il est une manifestation dont le succès ne dépend pas des corps publics, mais des citoyens qui ont le coeur à la bonne place.Il faut qu’en 1942 que: les électeurs qu on n a Pas j Montréal présente l’aspect d’une réussi a suborner ou a bâillonner j vjjjc françai.se d’Amérique, le seul ont declare en termes nets qu ils | aspeft que nous puissions lui per-ne veulent plus d un gouvernement j inettre de présenter, celui d’une vil-vendu a la haute finance anglaise, 1 jc laurentienne.juive ou américaine.j ville française, dit-on à qui veut I l’entendre de Montréal.Ville fran- L.ur appu .aul Goum t çaise sans doute, mais une ville do- Le seul fait que nous ayons puhli- j '1.1‘n*‘p.maquillée par l’étranger, ouement donné notre appui à Paul j 'ous six ans pour en faire Gouin et à ses partisans pendant la j une ville libre, une ville qui tradm-cumpagne électorale vous prouve '\ei .dans tous ses aspects la nationa-cla:rement que leur triomphe nous i *,te des citoyens, une ville qui soit réjouit.Ce triomphe n’est pas un teiiHOgnage, le témoignage d une résultat définitif, ce n’est qu’une i vle et d une activité catholiques et 1 canadiennes-françaises.Six ans, c’est peu pour accomplir la tâche qui s’impose, mais c’est plus qu’il u’en faut, pourvu qu’à partir d’aujourd’hui chacun des sept cent mü- ille première victoire des principes de ; la restauration sociale sur les principes de la dictature économique.Nous aurons sans doute la satisfaction, d’ici quelques mois, de voir!-.,, ., .à la tète rie cet unique Etat fran.; lç.Canadiens français de çette vH« çais de l’Amérique qu’est la pro- ; 5 ln,ipose .le dev?ir de '-ivre 1,llé çais de l Amérique qu est la pro vinee de Québec, un gouvernement dont l’étiquette nationale apprendra à ceux qui l’ignorent que nous ne sommes pas des Américains comme les autres, que nous entendons vivre ici notre vie, organiser notre activité selon nos traditions catholiques et françaises et en confor-nité de nos aspirations canadiennes françaises, de nos ambitions laurentiennes.Ceux de nos prétendus amis qui avaient intérêt à nous tenir éloignés de la politique nous ont représenté que la restauration nationale graleinent.sans jamais faiblir, sans se permettre la moindre trahison, sa vie propre, une vie essentiellement laurentienne.L’Université de Montréal M.Beizile termine en parlant de l’Université de Montréal (pii devrait, avant 1942, être définitivement installée sur la montagne et parfaitement organisée pour jouer le rôle qui doit être le sien: à Montréal, ville française située au carrefour des courants d’opinion français, britannique et américain, l’univer-ne saurait s’accomplir sous l’empri- i sité doit être le château fort de la se de la politique.Ce n’est pas à ! pensée nationale, nous qu’on fera croire qu’une po- .litiqiu* indifférente, pour ne pas M.JEAN-LOUIS DORAIS dire franchement hostile à tous les éléments d’ordre et de discipline!, Sl >.l9“s voulns feter dignement que nous offrent nos traditions re- ?troisième centenaire de la fonda-’ifïicnses et ethniques, peut échap- *lf!n ' ille-Marie, a dit IV.Do- per a lu .surveillance et aux dénon- !"-als' *! !mpPr,te «lle no,us nou^ meJ: nations d’une association de jeu- ,lons a ^ tache sans plus tarder.Si nés qui mettent l’intérêt de la na- nous Y°ulons réellement grandir et tion nn-drssns (\o r»ar.prospérer dans ce pays qui ti non Diihle î lll.» *.•« v.vx» x, vj aa «» i i n i tu v ta L'i; tiC lü i ., te politique, nous croyons à i'effica- mun‘ concentrer ous nos efforts cité de l’action économique.pour assister en 1942 au triomphe definitif de ce que nous avons de plus cher; notre langue, nos traditions et lâme française qui nous anime.Le sentiment national du flânâ- tes qui mettent l’intérêt de la na- ion au-dessus de l’intérêt des par- Prospérer dans ce pays qui est a is.Ce n’est pas cependant que "0l,s/ va,ncre pt triompher d ele-jous croyions la politique seule ca-i nie,nls etrangers qm ne cherchent table de nous remettre d'aplomb.nu a r“lner n°îre entité nationale, 'lus encore qu’à l'influenc.de la j110us ,levons flxer un »deal com- Pour les nôtres Nous savons fort bien que le jour où nous aurons pour nous servir une armure ’économique franchement i dien français semble s’être éveillé nationale, nous n’aurons plus à re-> une fois pour toutes.Ce redresse-douter l’influence néfaste des puis- ment convulsif de tout son être sauces étrangères.Le jour où nous nous a valu d’abord la grande vie-serons nos propres maîtres, nous toire éminemment nationale du 25 aurons au moins le loisir d’organi- novembre dernier, pourquoi rnain-ser notre vie selon nos besoins, tenant nous laisserions-nous aveu-selon nos aptitudes, selon nos gotds, scion nos caprices même.Aussi avons-nous pris part à toutes les campagnes de propagande des-t nées à favoriser le développement de l’industrie, de la finance gler par ce premier succès?Faisons du troisième centenaire de Ville-Marie un triomphe qui soit réellement une victoire et qui nous donne raison «l’appeler Montréal la deuxième ville française de Fum- et du commerce canadiens-français vers* Nos industriels et nos commerçants Noilîi devons rester ce que nous vous diront que depuis trois ans sommes: en même temps que des leurs affaires se sont développées catholiques convaincus, des patno-rians des proportions considéra- tes éclairés, les dignes continua- NECROLOGIE onsidéra blcs.Nous en sommes fiers.Nous avons l’intention d’intensifier notre campagne en faveur du produit et du fournisseur canadiens-français.Nous ne tenons pas cependant te consommateur seul responsable de notre déchéance économique.Nous nous permettons donc d adresser aux fournisseurs de chez nous un avertissement solennel : Avertissement solennel Industriels, financiers et com-merçants canadien s-français.rangera pour vivre sans vous et en marge de vous.M>rès avoir insisté sur ta primante des valeurs rulturclles et importance de l’éducation nationn BBRüERON — A Montré»!, le 19, à 30 ans, Juliette Bergeron, nue a’Adéiard geron et d'Elvica Brlère.BERGEVIN —- A St-Henrt, le 17, e 84 an* Mme veuve Pierre Bergevln.BOUCHER A Ste-EUsabetlt de Jollet-te.le 19, a 69 ans.Dîna Lefebvre, épouse d’Alphon&e Boucher.COMTE A Montréal, le 17, A 67 ans.Augustin Comte.DEMERS A Chambly-Baaetn.g 77 an* Auguste Demera, époux d'Olympe Demer» DESCHAMPS - A Montréal, le 16.a 51 ¦.B „?w’cllampR- v'u* m 1ère» noce» r Méfia Chemin et époux en 2e» noces de leiime Rhe» Kelly.FAVRON — A Montréal, le 18, 6 5 ans, V-'è’itü'11* ÇtUéh.t d’Edmond Favron et i Adrtemie Bourdon GAGNON A Montréal, le 17, g 66 ans, SuE»Ç,h.l£ Gagnon, époux d’Almand» côté'.GIRARD — A 8t-Vincent de Paul, le 17, u 38 an».Blanche Beauchamp, épouse dé Roméo Girard.LALANDE — A Montréal, le 17, fc 74 an» Ferdinand Lalande, époux de feu Vltaliné Roy LATOUR — A Montréal, le 19.A 88 an».Nsp.Latour, époux de feu Henriette Ulnet- U.LAURIER — A Montréal, lé 18.k 20 an*.Lucien, fils de M.et Mme Joseph Laurier.LECLAIR — A Montréal, le 19, k 86 ans Emma Desnoyers, veuve de 8.Hermlle Le- LENOIR dit ROLLAND — A Montréal 1* 18.Joséphine Lenoir dit Rolland, épouse de feu Araéne Brunet.MAJOR A Grosmont.Alberta, le 13.a ï.7 î?*; Ad*llrti Major époux de Cordé-lift Major, MARIN — A St-Oftbriel dft Brandon, \t 17.à 11 ans.Charlotte Marin, fille d’Amê-dée Marin et de Delmlna Boucher NORMANDES — A Montréal, le 18 Dr Ovtde Normandln.POIRIER — A Ste-Phlloméne.Co.Chk-teauguay le 18.k 33 an*.Fablola Morand épouse d’Avlla Poirier ROBILt^RD — A Montréal, le 17, h 83 an*.Ovide Roblllard, époux en 1ère* no-, ___________ _____________C11 1„,Xi ce* dé feu Elmlre Jobtn; en seconde*, daicnit rtelTÎle le irni.iAm ’ ^,°lîr feu Mathilde Pelletier , M* H5lz‘le- Je troisième cente- trudkl - a Montréal, ie 18, k 77 an*, J’alrp ^ la fondation de Montréal.William Trudel.époux de Laura Archam-; On organisera sans doute des fêtes b,ulk grandioses et on Invitera les étran- teurs «le l’oeuvre «le nos pères.Voilà la direction que la tourmente électorale ne doit pas nems faire perdrt; «le vue, qu’elle doit plutôt nous inciter à considérer davantage après nous avoir fourni elle-même le ulus éclatant exemple de réveil national.A tout prix nous devons rester français; mais avant de nous demander comment nous devons le demeurer, posons-nous d’abord la question de savoir pourquoi le devoir nous incombe de conserver cette nationalité qui est la nôtre.-.! Isolés au milieu des masses amé- a icz aff:cher une étiquette cana-! ricaines nous avons à remplir la dienne-française.vous allez oricn-| mission de garder et de nerpétuer 1er votre activité vers la satisfac- de ce côté de l’Atlantique la culture lion des besoins particuliers de la française; cette mission est inhé-Clientèle canadienne - française, rente à l’existence même «te notre vous allez vous dépenser vous-mê- nation; nous ne pouvons pas nous mes au sorvcc de vos compatriotes, en affranchir.Nous ne devons pas.sinon c’est vers vous que nous di- nous ne pouvons pas négliger ce dériverons nos canons.Nous vous voir: l’accomplir à demi serait une offrons à tous notre plus sympathi- ; lâcheté, l’oublier serait une trahi-que collaboration; mais si vous son.Puisque la Providence nous n en voulez pas.jc vous le dis sans a confié le soin d’établir chez nous amertume, la nation s’arrangera le règne de la pensée française, pour vous susciter dos concurrents nous devons rester français, nous qui vous supplanteront, elle s’ar-! devons même travailler à le devenir plus intensément, si je puis ainsi parler, tout en conservant jalmts-sement cependant, les «'aractcres propres à notre groupe ethnique.L’une des premières -.conditions e, M.Beizile declare que les Jeune- du succès d’un peuple comme d'un Canada ne prétendent pas avoir individu c’est d’abord d’être soi-fait plus que leur part dans ce tra- même.Au lieu de vouloir bete-yail de rénovation de l'esprit na- ment nous contenter de "jazzer ttonsl.Us ont au moins la ronso- comme n«xs voisins, nous devons laiton d'avoir consacré le plus pré- d’abord concentrer Ions nos ef-cteux de leurs énergies à la pro- forts pour rester ce que nous som-pagande de l'éducation nationale, mes.pour développer les talents Ms comprennent qu’il reste encore nui nous ont été donnés, et pour les a parcourir beaucoup plus de che- utiliser a notre taçon en \ue du min qu'il n’v en a de parcouru et bien-être général, de l’affermisse-c’est pourquoi Bs profitent de la menuet de l’épanouissement des première occasion qui se présente caractères qui nous sont pronn au lendemain des élections pour Nous devons rester français en dépit de tous les obstacles, et «'ette conservation intégrale de notre lancer un pressant appel à Faction.L'aapect français de Montré.'/' Nous célébrerons en 194*.pour- culture particulière ne pourra que tourper à notre avantage Aux trois quarts canadiens-français La population de notre ville est aux trois quarts canadienne-françai-se, quelle raisons avons-nous d’afficher partout de l’anglais, de n’entendre toujours qu’une langue qui n’est pas la nôtre?Uette situation a assez duré.Il est temps que nous mettions de côté ce faux snobisme.Qu’il s’agisse de journaux, de revues, de radio, de cinéma, il faut à tout prix qu’en 1942, quand nous fêterons ici le troisième centenaire de la fondation de notre ville, nous ayons avancé; il faut que notre survivance s'exprime d’une façon tangible en mettant partout du fran-çuis, en donnant à notre langue la part qui lui revient de droit.Nous voulons une ville d'aspect français et neus l’aurons.Nous commencerons par intensifier ta campagne en faveur de l’annonce française.Il y a déjà un progrès sensible sur ce point, et telle industrie à capitaux anglais ou juifs est forcée aujourd’hui de nous présenter sa marchandise dans notre langue sous peine d'assister au triomphe de son concurrent cana’dien-français; mais cela ne doit pas nous faire oublier que nous ne devons pas cesser de faire affaires avec les nôtres, et seulement avec les nôtres.Il nous est parfaitement inutile de crier au scandale si nous ne voulons pas agir; pour gagner une victoire decisive il faut s’avancer sur les re-trancheinents ennemis en imposant sa force et en dictant ses volontés.Si nous voulons réellement voir notre ville afficher une apparence française, si nous voulons continuer le travail déjà passablement amorce, exigeons partout du français, prouvons notre existence en la faisant peser si l’on peut dire, sur la vie quotidienne de nos concitoyens.Us comprendront qu'on n attire pas le Canadien frant-ais avec de la publicité anglaise, et nos marchands eux-mèmes se décideront à reléguer à la cave leur vieille affiche de ’•grocer" ou de "plumber’’ qui n’aura plus sa raison d’être.Et les étrangers qui nous visiteront auront l’impression qu’ils sont dans une ville eunadiinne-française.Mais il ne suffit pas que l’aspect commercial d'une ville change de caractère, pour que cette dernière revête subitement une apparence essentiellement française.Il faut encore et surtout que tous les centres de culture, que tout ce 860 kilocycles 7.30 p.m., Frances Adair, aoprano, 9 00 p.m., L'Heure de la valse.WJ/6 — 394.5 inètree — 760 kilocyclec 5.00 p.m.Orchestre bavarois.6.05 p m., Animal New» Club.615 p.m.Cordes Sparnon.6.35 p.m., The Charioteers.7.00 p.m., Impressions d'Amértqva.7 30 p.m., Lum et Abner.9.00 p.m., Théâtre Palmolive.10.30 p.m.Les autres Amériques.11.15 p.m.Quatuor nègre.Radio-Montréal VENDREDI, 10 DECEMBRE CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycles 5.00 Musique de concert.5 30 Les Cavaliers de la Balle.5.45 Bourses de Montréal et de Toronto.6.00 Chansonnettes françaises.6.30 By Candlelight.7.00 Orch.Rex Battle.7 15 Mlle Jeanne DesJardins, soprano, et Jean Leduc, planiste.7.30 Nouvelle* bilingues.7.45 Surprise Box 8 00 Live.Laugh and Love.8.30 Concert sous la direction de M.Ben Kyte.9 00 Anything Goes.-.30 Radio-concert canadien, sous la direction de M J J.Oagnter.10.00 Up-to-the-Mlnute.10.30 Actualités sportives, par Roland Beaudry.10.45 Radio-Journal bilingue.CKAC - 411 mètres — 730 kilocycles 4.00 Un peu de tout, madame.4.15 Fanfare de l'Armée américaine.4.30 Programme pour les enfants et les mamans.5.00 Heure 5.00 Le* événements sociaux.5.15 Odette Ollgny.5.30 Le programme du foyer.6.15 Nouveautés instrumentales.6.35 L'heure récréative.7.00 Heure, nouvelles.7.05 Chansons françaises.7.15 Le curé de village.7.30 Le ménestrel.8 00 L’Heure provinciale.9.00 Heure.9.00 Hollywood Hotel, 10.00 wuiie Eckstein.10.15 Variétés.10 30 Commentaires sur la guerre.10.45 Mary Eastman, soprano, et orch.11.00 Heure, température.11.00 Le reporter sportif Molson.1105 Nouvelles 11.15 Orchestre.11.30 Orchestre.12 00 Orchestre.12.30 Orchestre.1.00 Heure.CFCF — 505 mètre* — 600 kilocycles 11.00 L'appréciation de la musique.12.00 Nouvelles 1.00 Bourse 1.30 Trio de concert Mont-Royal.2.00 La magie de la parole.4.00 Revue pour les dames 6 15 Variétés.9.00 Théfttre.10 00 Ntckelodlan 10.30 Les autres Amérique».11 00 Dernières nouvelles du sport.CHLP — 266 mètres — 1,120 kilocycles 3 25 Sommaire, heure.8.31 Culture physique.8 45 Chansons françaises 9.00 Le quart d’heure de valse*.9 30 Opérettes.10.15 Poème* symphonique*.10 45 Causerie sur la beauté.11.15 Opérettes.11 45 Musique d’orgue 12 00 Heure.12.00 Heure féminins.1.00 Heure féminine.1.30 En causant 1.45 Orch.Rex Battle.2.00 Heure.4.55 Sommaire, heuz» 5 30 Méli-mélo.5.45 Pour vous plaira.6.15 Cours de la bourse des mines.6 30 Radio-annuaire.7.15 Variétés.7.30 Heure.7J0 Le Père Noël.7.45 Lies sports.8.00 Glorglnl.8.15 Jean Forget, planiste 8.30 La maison de la haine.9.00 Ligue du progrès civique.9.00 Meunier da Sylva, planiste.9.30 Programme du studio.10 00 Sérénades.10.00 Sérénades.10.30 Orchestre, heur*.SAMEDI, 21 DECEMBRE CRCM — 329.7 mètret — 910 kilocycles 5 00 Musique de concert.5.30 Orch.du Château Frontenac 3.43 Bourses de Montréal et Toronto.6.00 Chansonnettes françaises.6.30 En dînant, orch.sous la direction d« M.O.-R.Markowsky.7.30 Orch.du Royal York.7.15 Men of Melody.7.30 L'Improvisateur.7.45 Chronique bibliographique, par M Maurice Hébert.8.00 Cotters' Saturday Night.8.30 Let's Qo to the Music Hall.9.00 Hockey: Canadlen-Maroons.10.30 Orch.Dornberger 10.45 Radlo-JournaJ bilingue.11.00 Le courrier du Nord.CKAC — “H metres — 730 kilocycle* 8.13 Sommaire.8.15 Chansons françaises.9.45 Men of Manhattan 9.00 Bandwagon.10.00 Ass.des aveugles 10.15 Variétés.10 45 La bourse.11.00 Service rapide 11.30 Emission du conservatoire de Cincinnati.12.00 Heure.12.00 Choeur du collège Mount Holyoke.12.15 Les soeurs Tell.12.45 La bourse.12.55 Mercuriale des produits laitiers.1.00 Jack Shannon, ténor.1.15 Cordes poétiques.1.30 Buffalo présente.2.00 Orchestre.2.30 Tito Gulzar, ténor.2.45 Oleanders.3 00 Down by Herman's.3.30 American Chora! Ensemble.4.00 Causerie sur la beauté.4.15 Mélodies 4.30 Théâtre des petits.5.00 Heure.5.00 Les événements sociaux.5 ^ Orchestre.5.30 Le programme du foyer.6.15 Choeur Manhattan.6.30 Le bon parler français.6.45 Chanteuse populaire.7.00 Heure, nouvelles.7.05 Ligue de sécurité 7.13 Mélodies classiques.\ 7.30 Programme Cyatex.7.45 Les deux copains 8.00 Orchestre.8.15 Commentaires sur la guerre.8.30 L'ensemble des cordes d'argent, avec Jacques Auger.9.00 Heure.9.00 Hockey: Montréal-Canadien 10.30 Variétés.10.45 Alex Lajoie et orchestre.11.00 Heure et température.11.00 Reportage sportif.11,05 Nouvelles.11.15 Orchestre.11.30 Orchestre.12.00 Orchestre.12.30 Orchestre.1.00 Heure.CFCF — 500 mètre* —• 600 kilocycle* 11.15 Institut pour les aveugles.11.30 Ensemble Whitney.1.00 Bourse.1.30 Le Metropolitan Opera dans Lohengrin, de Wagner.6.15 Le temple dé la chanson 6.35 Les soeurs Morin.7.30 Les chanteurs Hampton 8.00 Revue espagnole.8.r5 Orch.Dornberger.8.30 Les maître* de la mélodie.9.00 Le» nouveaux talepts.11.00 Dernières nouvelles du sport.CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycles 8.25 Sommaire, heure 8.45 Chansons françaises.9 00 Le quart d'heure Jasmine.9.15 Variétés 9 30 Musique d’orgue.10 00 Le.» épiciers snodernes.»?10.15 Poèmes symphoniques.11 00 Musique militaire.11.30 Graphologie.11.45 Opérettes.12 00 Heure.12.00 Heure féminine.12.30 Heure féminine.1.45 Orch Rex Battle.2 00 Heure.4.55 Sommaire.5 00 Heure 5 30 Méll-mélc 6 15 Bourse des mines 6.30 Radio-annuaire 7 30 Heure.7 .30 Le cornemuseur.8 00 Orchestre.8.30 Le music-hall.9 00 Lever de rideau.9.30 Orchestre.10.00 Sérénades napolitaines.10.30 Orchestre, heure.LONGUEURS D’ONDES Longueurs d'ondes des postes, et en kilocycles: Poste* CRCM CKAC CFCF CHLP CH RC CHNC CKCV CRCS WABC WEAF WJZ WG Y WTIC WLWL Métrés 329.7 411.500.266.455.212.6 222.200.348.6 454.1 394.5 379.5 282.8 272.6 en métrés Kllocye'et 910 730 603 1,120 645 1,410 ) ,310 ),J0C 860 860 ni6C 790 1.080 1.100 POSTES DE LA * C.R.Provinces maritimes: Kilocycles Halifax .1050 a 930 Fredericton .1030 à 550 Sydney .880 à 1240 Summerslde .1120 â 1500 CHNS: CFBN CJCB : CHQ8: Québec: CRCQ: CRCS: Québec .930 à 1050 Chicoutimi .1500 â 950 CKLW: Windsor .840 à 1030 CKNC: Toronto .1030 à 1420 CRCT: Toronto .960 à 840 Provinces de l'Ouest: CJCO: Lethbridge .840 â 1230 CFQC: Saskatoon .— 1230 à 840 CKY: Winnipeg .780 à 960 Colombie britannique: CKOV.Kelowna .1210 à 630 CF JO: Kamloops .1310 â 880 CJAT: Trail .1Ï00 â 910 Amicale à Ste Scholastique Tous les anciens élèves du collège Ste-Scholastique apprendront avec joie la formation d’un conseil provisoire pour l’organisation d’un «rand conventum le printemps prochain et la fondation d’une Amicale.Les officiers élus furent: Patron d’honneur.Mgr Limoges.President ho.M.le curé I.éveillé.Prés, actif, Liguori Lacombe, d.f.Vice-prés.Albert Laframboise.Secrétaire, Sévère Landry.Trésorier, Edouard Benoit.Directeurs; Arthur Presseault, Albert Lafond, Eugène Roussel, Alphonse Cousineau, Amédée Lalande et Paul Guay.Les anciens de l’extérieur feraient oeuvre utile en communiquant leur adresse au secrétaire, à L E CADEAU PAR EXCELLENCE A part la gracieuseté de lignes que présente le Piano Grand, il y a la qualité tout simplement enchanteresse du son, plein et vibrant, qui rehausse à tel point la valeur de l’exécution pianistique que ce genre d'instrument s'en trouve placé dans une catégorie absolument à part.Tel est particulièrement le cas du HEINTZMAN Le meilleur piano au Canada.h ‘y Pourquoi ne pas donner un Heintzman à votre famille, â Noël?Nos magasins restent ouverts tard ce soir.C.w.LI N DS AV 6- CO.U M tTED pianos haoios organs J.-A.HEBERT, président et gérant général 1112 rue Ste-Catherine Ouest (Juste à l’ouest de Peel) 580 | Ste-Catherine E.(Angle St-Hubert) 6885 rue St-Hubert (Près Bélanger) 4232 rue Wellington (Verdun) MONTREAL quelque membre du conseil ou au collège même de Ste-Scholastfcque.A la section Mont-Royal de l’A.C.V.Samedi soir, à 8 heures, se tiendra la réunion régulière de l’A.C.V.du Canada, section Mont-Royal.M.Samson y parlera de colonisation.L’assemblée s’ouvrira à 8h., salle des Voyageurs catholiques, Palestre Nationale, 840 rue Cherrier.Molière à l’Université McGill Les étudiants anglais, membres de la Société et du Cercle français de l’Université McGill, ont continué l’heureuse tradition de jouer, de temps en temps, du théâtre français.Avant-hier et hier soir, les étudiants de McGill ont présenté, à Moyse Hall.Monsieur de Pourceau-(inac, de Molière.La distribution comprenait MM.G.Owen, F.Macorquodale, A.Wal-don, G.Bisson, Mlles 0.Sanborn, B.Ashkanase et IL Gifford.Les ballets étaient dirigés par Mlles L.Cooke et R.Harvey, avec le concours de Mlles F.Rindman, pianiste et E.Hornback, violoniste.Avex-vous be«o(n du ben* livres?Adressez-vous au Service de Librairie du “Devoir", 430 Notre-Dame eit, Montréal.Ci in Ai pznAe ' LA Pour avoir le meilleur BEURRE et à meilleur compte NE MANQUEZ PAS D’ALLER CHEZ Tousipant Frères Limitée ONZE MAGASINS Il y en a un près de chez vous.i Pour les adresses des ^magasins et les prix du marché, lire la "presse mondiale", du 'Devoir ', le samedi ' DIAMANTS-BOUSQUET NOUVEAU MODE de VENTE supprimant frai» généraux.- Consultez-nous avant d’acheter; vous avez tout â y gagner.BOUSQUET ENR’C.JOAILLIERS-DIAMANTAIRES 3625 rue St-Denis (près Cherrier) Tél PL.2456 *• ya ¦ Vi** Nous allons à domi-l.U AI IV elle vérifier lampes U II 11 I 10 et radios de toutes marques.t*.Landry CH.6161 3197 ONTARIO EST t endeur des nouvelles lampes Radlotrons.Rhumes — Asthme Toux — Bronchites Sirop Villars — Efficace dans les affections des voies respiratoires — 2 formats: .50 et $1.00 Voyez votre pharmacien CANADA DRUG CO Maison essentiellement canadleune-françatse REID 1471, AMHERST dej-our en J-our Vont-ils marcher?Do la Terre de chez nous, numéro du 18 décembre: Enfin, nous entrevoyons une lueur d’espoir.Comme Si.Taschereau l’avait demandé et comme M.King l’avait annoncé, la conférence fédérale-provinciale, qui s’est terminée le 13 décembre, a étudié la question du crédit agricole.Le comité de l’Agriculture a adopté la résolution suivante: “Il est résolu que le comité de la Conférence du Dominion et des provinces, chargé d’étudier les questions relatives à l’agriculture et â l’organisation des marchés, demande instamment et respectueusement au gouvernement fédéral de continuer à consentir des prêts hypothécaires sur les fermes et nue l’intérêt sur les prêts qui ont été faits déjà ou qui pourront être faits à l’avenir soit réduit à 4 p.c.par année.Nous recommandons aussi de limiter les prêts à un chiffre raisonnable et d’adoucir suffisamment les conditions pour que les cultivateurs unissent profiter de ces prêts lorsqu’ils offrent des garanties suffisantes.” Le dernier paragraphe de cette résolution contient une admission implicite que le prêt agricole canadien.dans les conditions présentes.est pratiquement inabordable.Bour le rendre d’accès plus facile dans la province de Québec, la col-'aboraiion dos gouvernements fédéral et provincial ne sera pas de trop.| Au gouvernement fédéral incom-j !>ern la tâche de voir à ce que la Commission du Prêt agricole soit ! plus expéditive dans ses opérations; les retards de trois à six mois et même d’un an et plus ne sont nas admissibles: qu’on augmente | le nombre des inspecteurs et le personnel des bureaux s’il le faut, ruais qu’on achève de piétiner sur olace.11 v aura en outre une foule de détails secondaires à régler.Nous connaissons un certain nom-I bre de cas où les emprunteurs se sont conformés ù toutes les for- malités d’usage, où toutes les pièces légales sont en bonne et due forme, où les garanties financières et morales sont plus que suffisantes et cependant la Commission du Prêt agricole néglige — car elle refuse rarement — de verser le montant demandé.Le gouvernement provincial aura également sa part à faire.H devra compléter sa législation de l’année dernière sur la radiation des hypothèques inopérantes; il devra aider davantage les emprunteurs pour rendre moins onéreuses les dépenses encourues pour la recherche des Utrcs de propriété et l’enregistrement des contrats.Quant au taux de l’intérêt, si on veut Rabaisser davantage, nous n’y voyons aucun inconvénient; au contraire, ce dégrèvement serait de nature à soulager les emprunteurs.Il ne faut pourtant pas s’illusionner à ce sujet.-1.’abaissement du taux de l’intérêt est loin d’être la seule amélioration qu’on puisse apporter au Prêt afldcole canadien.Ce serait même une amélioration toute factice, si par ailleurs on négligeait de prendre des mesures pour rendre les conditions d’emprunt plus faciles.Nous attendons donc avec le plus vif intérêt les mesures législatives que les gouvernements provincial et fédéra] prendront à ce sujet à la prochaine session.Gérard FILION nard, qui n’est plus un enfant et qui n’est pas une tête folle, se serait risqué sur un pareil terrain,'Ut s’y serait maintenu, s’il ne s]était senti fort de certaines sympathies?" M.Henri Gagnon, président du Soleil, a publié lui aussi une nûse au point dans laquelle il affirme que s’il n’avait pas été absent au moment que les articles de M.Barnard ont paru, il ne les aurait certainement pas laissé publier.Personne ne suspectera ni la sincérité ni les sentiments de M.Gagnon, mais, avouons qu’il doit être bien embarrassé.Tout le monde continuera de penser que si le Soleil, au lieu dç s’attaquer au clergé avait attaqué des gros bonnets du parti libéral, même M.Gagnon absent, on n’aurait point attendu trois ou quatre articles avant de le rappeler au sentiment des convenances.Pierre DUPONT Au “Soleil M Du Progrès du Saguenay, de Chicoutimi, numéro du 12 décembre : Après la bouffée d’anticlericaRs-nie dont le Soleil a été agité au lendemain de l’élection, et à laquelle se sont hâtés de rendre écho le Cm-nada et la Tribune - pour ne pas parler de la Renaissance de M.As-selin, dont personne ne parle, le rédacteur en chef a cru bon de dire qu’il était seul responsable des articles ineples qu’il avait écrits.Il ne rétractait rien.C’est toujours cela d’acquis.Mais “à qui fera-t-on croire, écrit le Devoir, que M.Bar- moins que l’autre.Lorsque les catholiques ontariens ont présenté leur plaidoyer au gouvernement, M.Hepburn a été ’frappé de l’écart qui existe entre les revenus des écoles publiques et ceux des écoles séparées, ainsi que du détriment manifeste qui en résulte pour l’instruction de tout un groupe d’enfants.Il a aussi remarqué ta dissimilitude qui existe dans le traitement de deux minorités scolaires catholique dans Ontario, protestante dans Québec — qui, en vertu de la Constitution, ont les mêmes droits.Aussi, a-t-il été souvent dit que M.Hepburn s’efforcerait d’établir ici le même régime de répartition des taxes scolaires que dans la province voisine.La nouvelle que le Journal vient de publier confirme cette prévision.Si les intentions prêtées au gouvernement provincial se réalisent, la minorité catholique d'Ontario sera mise sur le même pied que la minorité protestante du Québec, du moins en ce qui regarde la division des taxes payées par les compagnies pour les fins de l’instruction primaire.Car, dans Québec, la minorité protestante a pleine autonomie dans ses écoles, non seulement primaires, mais secondaires et normales, et toutes ces écoles reçoivent de nombreux subsides du gouvernement.On ne pvsut pas en dire autant de la minorité catholique ontarienne.Charles GAUTIER L’impôt scolaire A propos de la réforme possible de l'impôt scolaire sur les sociétés par actions, le Droit d’Ottawa, numéro du 12 décembre, disait du régime québécois: ÏJepuis 1869, le gouvernement de cette province a décidé, par esprit de justice, (pie les taxes versées par les compagnies à fonds social ou d’utilité publique seraient distribuées entre les écoles catholiques et protestantes, au prorata de la population scolaire.Ainsi chaque groupe d'écoles reçoit-il, en plus des taxes provenant de la propriété privée, une somme réellement proportionnée à ses besoins.Si ce mode de procéder est accepté par le gouvernement et par la législature d’Ontario, nous n’aurons plus le spectacle, comme à Ottawa, de deux commissions scolaires qui régissent des écoles également reconnues par la loi, donnant Tins tructlon à un même nombre d'enfants, suivant les mêmes programmes et préparant b mêmes examens, et dont Run' par contre, re ' çoit.pour s’acquitter des mêmes ’ responsabilités et rendre les mêmes services, environ troi* fols m 2 H.LALONDE L FRÈRE 4800, AVE.du PARC ^ \ Près de !Aye Mont Royal / Ufr (xltiA qcoftdA tyaaoliAleA du tû(ÜA où CartasLct 7 OPTOMÉTRISTES DIPLÔMÉS BIBEAU FRERES Les bijoutiers connus Spécialité: réparation d'horloges et montres.2 magasins sur la même rue 305 et 1257 Sainte-Catherine est a uotre seruice chej Dupuis y Equipement scientifique et modem MAISON BÉRARD Successeur* de ta Cie Royal Silver Plate Toujours ranadtennr-française HA 9948 FABRICANTS DE Vases sacrés Experts en Placage d’or et d’argent Réparation* de tous genres 70 CRAIG OUEST Pré* terminus des Tramway» Achetez f® Purgatif préféré des femmes et des Jeunes fUiss rrTTTTD aux sels de’/lCHY Purgatif et laxatif très doux et agréable au goût.N’.rr.te jamais l’intestin.a En vanta ->>¦>>>-> >>>>>>>>>>>>>>>>> >->-» my.Comment donc lui avouer qu’il y a longtemps, si longtemps qu'il a oublié l’Enfant Jésus?Si longtemps qu’il est tout gêné de lui préparer une crèche.Si longtemps qu’il ne aait plus comment s’y prendre pour y penser, maintenant que François-Rémy le lui a quasi ordonné.“Surtout, n’oubliez pas l’Enfant Jésus.” Eh! oui, parryin en convient avec sa conscience: il y avail un temps où il ne l’oubliait pas.La maison, dans ces jours déjà lointains, était remplie d’enfants joyeux.Les enfants avaient une douce et jolie maman.Puis, un jour, la maman est morte, les enfants sont partis, parrain est resté seul.C’est une très simple histoire, cela.Et, alors, n’est-ce pas, parrain a oublié l’Enfant Jésus.Mais il n’y a pas de temps à perdre.Quand François-Rémy rentrera il viendra voir sa crèche.Parrain n’a qu'une parole.A l’oeuvre! Et d’abord, il n’y est pour personne.Catlierine sait ce que cela veut dire: Monsieur rédige un rapport; surtout qu’on ne le dérange pas.Mais aujourd'hui, Monsieur ne griffonne pas à son secrétaire.11 parcourt son cabinet, inspectant ses vitrines.H prend un objet, le remet.Son choix doit être bien difficile.I] visite de même le granri salon oùèl’on n’entre jamais et dont les meubles sont rouverts de housses grises.Il ouvre les précieuses armoires Louis XIV, en extirpe une bergère de Sèvres, un petit mouton en verre filé, de travail vénitien.^ Enfin, les bras tout encombrés d’objets précieux et hétéroclites, il revient à son bureau.Au coffre à bois, maintenant.Mon Dieu, pourvu que personne n’entre! Ces pe-lits copeaux frisés feront très bien 'a paille et, avec ces brindilles, on dressera la crèche."Surtout, n'oubliez pas l’Enfant Jésus.” Non, il ne peut plus l'oublier, maintenant que François-Rémy le lui a rappelé.Il y songe, le dos courbe devant le coffre à bois, il y songe en chififonnant le papier gris qui fera les montagnes, puisqu'il doit y avoir des montagnes.“N'oubliez pas l'Enfant Jésus.” La maison est silencieuse et vide.Au dehors, les cloches sonnent, demain c’est Noël.Parrain trouve qu’il est bien vieux et qu’il y a longtemps, trop longtemps peut-être qu'il a oublié l’Enfant Jésus.Une statuette de Tanagra, drapée dans ses voiles, fragile et combien précieuse, fera la Vierge.L’inconnu qui façonna celt eterre cuite il y a quelques siècles ne se doutait pas du rôle qu’elle jouerait.Parrain ne s’en doutait pas non plus quand il l’a achetée s! cher, pendant son voyage en Grèce.Habilement, de ses doigts habitués à manier des choses usées et délicates, parrain dresse la crèche.Au sommet des roches de papier il accroche un pendentif byzantin, rutilant et barbare, ciselé en forme d’étoile.Les bergères Watteau, en biscuit, s’approchent, curieuses, dans le sentier de carton.Elles pincent leur jupe pompadour comme pour faire la révérence à l’Enfant Jésus.Ah! l’Enfant Jésus! parrain ne l’oublie pas.11 s’en effraye, car ses calmes pensées de savant sont désorientées: demain, Noël, fête de la Nativité de l’En-f*pt Jésus.Un pêcheur napolitain, en bronze, se blottira dans le rocher, les apôtres étaient des pêcheurs aussi.f.es petits oiseaux d’albâtre, souvenir de Rome, se grouperont au détour du chemin.Fn “vieillard en méditation”, curieux bois sculpté, que parrain a longtemps disputé à un reven- deur allemand, fera saint Joseph, j Enfin, ces deux anges, conxpagnons célestes des “santons” dune creche provençale, sont échappant à la vitrine Loins X >• de retrouver leur premier emploi, au bout d’un fil de soie ils chantent à leur manière muette te Gloria in excelsit."Surtout n’oubliez pas_ l’Enfant Jésus.” La crèche est prête.7°lls les âges et toutes les nations de la terre son’, réunis là, dans les rochers de carton.Il y a même un petit éléphant divoire, sculpte par un nègre, qui débouche au tournant de chemin.Parrain a pensé qu’il serait le début du cortège des mages.“Surtout, n’oubliez pas l’Enfant Jésus.” Statues de bronze, bibelots antiques ou lointains, colombe façonnée à Pompé!, poupée de bois taillée par Partisan du moyen âge, tous attendent l’Enfant Jésus.Parrain, vous les avez groupes là pour lui.Us l’attendent, ne l’oubliez pas.Parrain se trouble de plus en plus; il lui semble qu’une voix s’élève de tous ces bibelots.Tout à l’heure inertes dans les vitrines, catalogués et rangés, ils n’étaient que la collection, curieuse peut-être, d’un vieux savant.Maintenant qu'il les a réunis, sur le caprice d'un enfant, ses bibelots l’effrayent.Lui-même les a disposés, mais il manque un centre au tableau.“N'oubliez pas l’Enfant Jésus.” Mon LMeu, mon Dieu! mais ce ne sont plus des bibelots; ce sont des hommes et des femmes partis depuis des siècles et de toutes les rentrées du monde pour adorer l’Enfant Jésus.Et parrain, qui les a apelés et groupés, n’adore pas l’Enfant divin, il ne peut le leur donner, il Pa méconnu et oublié, et tous lui reprochent tristement d’avoir gardé $on coeur sceptique et sans espérance.— Pardonnez-tmoi, mon Dieu, pardonnez-moi ! Parrain sanglote devant la crèche o ùl’Enfant Jésus n’est pas.La crèche où sont réunies beaucoup de choses précieuses mais inutiles, puisque le centre leur manque, puisque, mises là pour adorer l’Enfant, l’Enfant ne s’y trouve pas; la crèche, image du coeur de parrain où l’Enfant divin ne règne pas.Et longtemps, devant la crèche vide et devant son coeur plus vide encore, parrain pleure.H- H- * Un pas dans le corridor, un petit pas pressé.Sitôt le goûter fini, François-Rémy à échappé à Mademoiselle pour aller voir sa crèche.Tout à l’heure, il a mal fermé la porte du bureau — la poignée est tro pliante pour lui, — aussi, cette fois-ci, il n'a qu’à pousser Je battant.Oh! la chambre est toute noire! François-Rémy est un grand garçon, c’est entendu, mais, tout de même, le bureau de parrain n’est pas rassurant dans rette ombre.Enfin, on s’y habitue.Justement, orès de la fenêtre il y a encore un peu de clarté.Et, à côté de la cheminée, mais oui, c’est la crèche! François-Rémy s'élancerait s’il ne voyait pas là parrain agenouillé, parrain accroupi qui dort, ou peut-êlre qui prie.Vaguement impressionné, François-Rémy s’approche, tout doux, tout doux; ses semelles enfoncent dans le tapis.— Oh! parrain pleure! Quel désastre ! François-Rémy ne sait que faire: avancer, reculer?Faute de mieux, I! considère la crèche, sa crèche.Et tout de suite il comprend: il avait si bien recommandé d’y mettre un Enfant Jésus! Parrain n’en aura pas trouvé et se désole! Pauvre cher parrain! François-Rémy isp sent plein d’indulgence: c'est déjà très joli d’avoir trouvé tant de beaux personnages.Pour l’Enfant Jésus, il a son idée.Et, silencieux comme il est venu, François-Rémy s’en va.Tl court à sa chambre.bouscule Mademoiselle, et revient au galop : —- Parrain! parrain! Parrain sursaute.—• Ne pleurez plus, cher parrain, j’ai trouvé un Enfant Jésus! François-Rémy est tout essoufflé; ü force parrain à s’asseoir, se blottit sur ses genoux et explique avec volubilité: — C’est un vieux petit Jésus, du temps où vous étiez un petit garçon.parrain.‘Catherine me l'a donné un jour, et maintenant je vous le rends.Vous n’ètes plus triste, dites, parrain?Et Francois-Rémy promène sur les joues de parrain ses menottes toutes collantes de la confiture du goûter.— Regardez comme il est bien dans sa belle rrèche, votre ancien petit Jésus! Au dehors, les cloches sonnent encore.L’heure approche où le monde célébrera la nativité de 1 Enfant divin.CHEZ EATON Offri spéciale! 3 Photographies ^.50 et 1 porte-photo * Trois photographies 6“ x 8’’, deux sur carton et une dans un porte-photo chromé (mesurant 8'.2" x 1 I'/z" — ouverture 7” x 9'').Les commandes données samedi seront exécutées pour le jour de l'An.Salon du Portrait, au neuvième.EATON usarnt» «»K M O NTAK Al les BONBONS de QUALITÉ ôHaufm, ebccfaC Téléphone: HArbour 1163 Noël! Noël! Le Jésus d?cire pâlie sourit dans la crèche.Et les bergers de Sèvres soufflent pour lui dans leurs chalumeaux et l’éléphant d'ivoire semble se hâter sur le chemin, et tous les bibelots adorent enfin l'Enfant Jésus qu’ils attendaient.Sans doute, poece que uu jour, parrain a recueilli et aimé un petit enfant, l’autre Enfant, celui de h crèche, est revenu à lui qui l’avait abandonné.Et pour préparer son retour, l’Enfant Jésus .s’est servi des boucles blondes et des mains potelées —- toutes coîlantas «le confiture — de François-Rémy.Cécile GRUYSMANS (La Maison) Feu Mme A.Boucher A Sainte-Elisabeth de Jollette, est décédée hier, à C>9 ans, Mme Alphonse Boucher, née Lefebvre (Dina).Elle laisse: un frère, Albert Lefebvre, de Sainte-Elisabeth; une soeur, Mme Aldéric Piette, de Her-thier; un beau-frère, M.Sinaï Joly, marchand de Montréal; deux belles-soeurs, R.Sr Romain, Soeur de la Providence, Mme veuve Z.i'el-land et un grand nombre de neveux et nièces.Funérailles, samedi à 11 h., après l'arrivée du train du U.N.R.‘Tout sc paye’ -—if* Feuilleton du “Devoir LE SECRET DE i’ILE LOINTAINE par G.de BOISSEBLE L (Suite) jnier, il le suivait dans tous ses Un mois et demi après la cnn., ^P'^cments.versation des personnes dont nous Tous deux étaient déjà à Bor-avons esquissé le portrait, le corn- 4caux depuis einq ou six jours, un te partait pour Bordeaux.Peu inquiets, malgré qu’on fût au Un message par T.S.F.(cette dé- ,no s de mai- dl1 mauvais temps si-couverte moderne animait les Rnnlé sur mer, lorsqu’un matin, les veillées aux Rocs) avait annoncé derniers renseignements parvenus la prochaine arrivée du paquebot venant des Antilles et M.de Lni-rac tenait à souhaiter la bienvenue aux siens dès l’entrée du bateau en rade.L'ancien ordonnance du comte, au bureau du port firent savoir que la tempête s’apaisait dans le golfe de Gascogne et que les passes à l'embouchure de la Gironde devenaient praticables.Le lendemain, à la pleine mer.Sylvain, qui ne l’avait pas quitté les navires qui étaient au large pu-depuis son accident, accompagnait | rent entrer en Gironde, son maître à Bordeaux car, étant ! * A l’heure prévue, [e transatlan-donné la santé fragile rie ce der-1 tique ayant annoncé son approche par les mugissements puissants de ses sirènes, faisait une entrée majestueuse et se mettait bientôt à quai.Pendant qu’on lançait la passerelle servant au transbordement des passagers, François de Lairac et son valet de chambre cherchaient à percer la foule de parents, amis, ou curieux qui assistaient au débarquement.—Mon lieutenant, dit tout à coup Sylvain, je crois apercevoir Madame sur le pont.-—Je t’ai répété souvent, riposta le comte, de ne plus m’appeler "mon lieutenant”.Si j'ai toujours le coeur d'un soldat, je n'en ai plus l’allure, hélas!.—Faites cxruses, mon lieutenant.— le brave garçon oubliait fréquemment de parler à la troisième personne, — mais mon lieutenant est toujours mon lieutenant, ce qu’il y a de plus beau e! de meilleur sur la terre —Mon bon Sylvain! ne put que murmurer le comte ému .lu vois Madame, dis-tu?—Oui, mon lieutenant, et près d'elle deux grands jeunes gens et deux belles demoiselles.Par exemple, continua-t-il, mettant une main au-dessus de ses yeux pour mieux distinguer, il y a derrière une sorte de singesse qui, elle, n’est pas jolie! -—Veux-tu bien le taire! ordonna le comte, moitié sérieux, moitié riant.C’est la vieille nourrice, — la dns de monsieur Pierre, aussi dévouée pour lui et toute sa famille que tu Tes pour moi et les miens.Je te conseille de ne pas te moquer d’elle, car les négresses sont aussi susceptibles que bonnes.—Alors, que mon lieutenant soit tranquille: on sera aimable.Je préviendrai Noémie, qu’elle ait à s'aerorder ! Le comte n’écoutait plus.Déjà, Mme Rey-Villemont et ses enfants s'engageaient sur la passerelle.suivis de la fidèlp-'“das”, qui, n'imaginant pas que Ton pût porter quelque chose autrement que sur la tête, avait placé fièrement deux lourdes valises sur son madras éblouissant jaune et rouge.Elle marchait d'un pas souple et ryth- mé, sans se soucier des regards étonnés des badauds.— Ma chère Geneviève I Que je suis heureux de te revoir! dit le comte embrassant sa soeur avec une fraternelle tendresse.Et toi, Solange,.,, toi, ma petite Cécile.mon grand Pierre.Guy.— Et gran'd’mèrc?demandait une jeune voix.— Comment va ma tante?ripostait l’autre.C’étaient les premières questions inévitables des arrivées, après une longue absence.I^s exclamations joyeuses se choquaient.les mots s'entrecroisaient.Au bout d’un moment, les effusions du débu* calmées le comte dit à sa soeur: — Que veux-tu faire, Geneviève?Passons-nour l’après-midi et la nuit ici?Cela te permettrait de te remettre un peu des fatigues de relie longue traversée?— Non, non, François.Partons vite aux Rocs; là sera le vrai repos cl j'ai hàK* d’embrasser mère qui doit, de son côté, être impatiente de nous voir.— Dans ce cas, pressons-nous.Dernier roman dp Pierre L’Ermite.Histoire à la fois charmante, profonde et tragique.Style clair, élégant, qui conduit les personnages et l’intrigue d’une façon toute naturelle.Tout ce paye, hélas! et c’est ce qui fait la tragédie dans ce délicieux roman d’amour.Les innocents payent pour les coupables suivant ]a parole divine: “Car je suis le Seigneur Dieu!.le Dieu 'Pr*.- DIVAN STUDIO CHROME deSnb0r«eln 3®' chromée, dessus LVn!pmhlTrnmr,'i ?fa fait ,lt double ou lits jumeaux.L ensemble complet comprend le sofa et les 2 fauteuils.Set Bridge Comprend table à pattes pliantes et 4 chaises pliantes.En acier.Prix de $58 à *199 $2, i.9spi.,.K.iîkJîîJ U VOLUME XXVI — No 29^ LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 20 DECEMIRE 1935 “Des obligations du clergé par Les'Jeune-Canada' rapport aux élections politiques” “Décrets du premier Concile plénier de Québec -> Titre V, chapitre 111” - (Traduction* au Monument National Suite de la page 2.Communiqué de S.Em.le cardinal Villeneuve Québec, 20.La Srmainr Rrli-çieuse dp Quebec publie le commu-nuiur suivant de Son Eminence le .f ardinal Archevêque: 229.Obéissance due aux pontifes romains et aux- évêques.‘Autant il est nécessaire de protéger la foi et de faire servir au .bien Jous les moyens légitimes que peut fournir la condition présente des sociétés, autant faut-il aussi éviter que la religion ne subisse d’inconvénients graves, eji traitant d’une la^on inconsidérée des choses politiques.Conséquemment, tous les ’J-1er es obéiront en cette matière aux prescriptions des l'ontifes Romains, soit dans leurs eneycHques à tout l'univers, soit dans leurs lettres aux chverses nations, et aussi gux avertissements de leurs propres Evêques.' 230.Ac point confondre lu religion arec les factions politiques.Il serait très mal de confondre la religion avec les factions politiques.“Il n'est pas douteux que tsr!ans la sphère de la politique, il puisse y avoir matière à îles luttes légitimes et que toute réserve faite ’des droits de la justice et de la vérité, on puisse combattre pour intro-aiuire dans les faits les idées que 9’on estime devoir contribuer tplus ¦efficacement que les autres au bien général, mais vouloir engager l’Egli-'*sp dans ces querelles de partis, et prétendre se servir de son appui •jpour triompher plus aisément de ses adversaires, c’est abuser indis-^•rètement de la religion (1).; 231.Ve point séparer cepen-daut le bien politique de ta reli-ifiion.l,a juridiction du pouvoir (ÿaeré et celle du ipouvoir civil .s’exercent sur les mêmes sujets; rl’ou il arrive qu une même chose relève, en cerlains cas particuliers, ’du jugement et de l'autorité de .» un et de l’autre pouvoir, quoique d'une façon différente.C.c qui peut {aire que des lois portées par le ’pouvoir civil créent de grandes difficultés à l’Eglise et aux bonnes .moeurs.L’Eglise ne peut donc pas f.f* désintéresser de l’ordre politique.“Quiconque veut juger équita-¦ment voit bien que le Souverain Pontife, investi par Dieu du magistère suprême, n’a pas le droit (Tarifa cher les affaires politiques du domaine de la foi et des moeurs.’’ ;(2.î' (.ertes, “l'Eglise ne saurait être indifférente à ce rpie telles ou telles lois régissent les Etats, non pas Ü'n tant que ces lois appartiennent 8 Tordre civil cl politique, mais en tant qu'elles sortiraient de la sphère de cet ordre et empiéteraient sur ses droits.(> n’est pas ’tout.I.Eglise a encore reçu de Dieu le mandat de s'opposer aux Institutions qui nuiraient à la re-ftgion el de faire de continuels ffforls pour pénétrer de la vertu •de l’Evangile les lois et les instilu-fions des peuples.Kl comme le sort des Etats dépend principalement des dispositions de ceux qui V’nt à la lelr du gouvernement.»u doit soutenir les hommes d’une probité reconnue et qui promet-h nl de bien mériter de la cause Le crible Nous avons fait connaître a nos nouveaux lecteurs, l'autre jour, la source où le “Devoir” puise ses nouvelles, dont l’importance n'est nulle part surpassée.Un fil spécial de la “Canadian Press”, direct a nos bureaux, avons-nous dit.nous tient en contact avec le monde entier.Cependant, certaines gens, 3‘> ° Intervention du , i’''dépendance >ont nombreuses.In- dans les choses politico-religieuses.\ diquims-en quelques-unes.— al Si donc des questions sur- D abord, pas de veritable \ ie gissi-nt qui bien qu'elles soient ap- ’'•d'onale ,ji!ns indépendance eco-pelées politiques, touchent ce pen- 1 m q.u ^ * n de serfs com- danl à la foi ou aux moeurs ou en- me est ,derenu le nô,re nc «>ntrole eore aux droits de l’Eglise, il n’v a aucun lfev;'.er de commande, aucun aucun doute que les prêtres ont la 1 V,ou'°11 ’wslatif, U ne dispose liberté et aussi en certains cas To-¦ lJcun mov?nde D'ession.d aucu-bligation stricte de s’en occuper ( ."j0 force- sa!,f1(le1 l'el ?ui\re.D'abord el avant tout, achetons chez les nôtres.Chaque dollar que nous dnnnons à l’étranger servira contre nous a l'occasion.C’csl en achetant chez les nôtres seulement que nous développerons notre commerce noire industrie, que nous donnons a I étranger ser-tuations pour notre jeunesse, que nous pourrons metlre le pied sur des terrains jusqu'ici réservés aux étrangers.Le devoir dei marchands et industriels avertissements de leurs pasleurs In Mais il n'appartient pas aux prêties eux-mêmes de juger quelles sont les circonstances particulières qui puissent parfois persuader le clergé d’intervenir de la façon susdite; cela appartient au Saint- bien parler leur propre langue.Le gouvernement provincial est asservi Lp gouvernement provincial actuel est l'exemple le plus frappant , .- de notre déchéance économique.Siege ou à son Délégué ainsi qu’aux Le rejjime est asservi.II es! lié et Evêques du lieu, car c est à eux que i s’est vu en quelque sorle forcé par revient le droit el qu’incombe le l’industrie et le commerce anglo-devoir de promouvoir le bien de la ! saxons qui le contrôlent de voter religion, par les moyens les plus parfois des lois antinationales, an- aptes.et de condamner, s'il y a lien, toule faction adverse à ce bien.e) Les piètres doivent conformer aux instructions de leurs Ordinaires leurs paroles et leur conduite.“obéissant volontiers à la discipline imposée par ceux que l'Esprit Suint a places pour gouverner l'Eglise de Dieu, el respectant leur autorité; qu'ils n’entreprennenl rien conlre la volonté des évêques, qu’il faut suivre comme des chefs quand on combat pour la religion (4i.d) Il es! à souhaiter qu’une direction uniforme, en toute matière, mais surtout dans les choses politico-religieuses, soit donnée par les évêques; autrement des dissensions ou des semblants de dissensions pourraient affaiblir les prescriptions ecclésiastiques; c’est d’ailleurs mi exemple 1res désirable et très utile de concorde à donner aux laïques.233.— Que les Clercs s'abstiennent des choses purement politiques.— Un clerc s’abstiendra prudemment des questions qui concernent les choses purement pol'iti-ques ou séculières, et au sujet desquelles.dads les cadres de la doctrine el de la loi chrétiennes, variables sont les .jugements des hommes.Qu’il ne Se mêle pas.non plus, aux factions civiles, afin de nc poinl rendre son ministère sus- t i soc i qies.aiüiconstitulionnelles et “antibon-sens”.L(> gouvernement provincial est l’esclave de la liante finance, de l’industrie et du commerce anglo-saxons el pour faire plaisir à ceux-ci, il a protégé les trusts, négligé l’agriculture el la colonisation, laissé dévorer le petit par le gros.Si les Canadiens français tenaient la place détenue présentement par les Anglo-Saxons, la situation ne serait péus la même.Les Canadiens-français auraient, d’abord, plus de sympathie pour leurs compatriotes qu’en ont des étrangers; ensuite, ils se libéreraient des trusts parce que les grandes combinaisons et les grands tripatouillages financiers répugnent à l’esprit latin.Le sort pitoyable de l’Université Nos institutions religieuses, cha-'rilables et éducationnelles ne reçoivent pas ce qu’elles seraient en droit d'attendre.Nos communautés religieuses sont écrasées de dettes.Nos collèges ont peine à rejoindre les deux bonis.Relativement au chiffre de la population, le budget de notre Fédération de charité est inférieur à celui des fédérations anglaise.irlandaise ou juive.Enfin, est-il normal que dans une ville où vivent 700,000 Canadiens français, que dans une province de près de 3.000,000 d’habitants de Inn-jgue française.l’Université de Mont- Nos marchands el nos industriels devront, eux aussi, se mettre de la partie.Nous voulons bien les encourager, mais nous leur demandons un examen de conscience.Ont-ils agi toujours comme ils devaient.dans le passé?Se sont-ils toujours conduits envers leur clientèle comme des commerçants intelligents?Vont-ils pas oublié parfois des vieux principes d’affaires comme “le débit Tait le profil” ou "le client a toujours raison”?Ne leur est-il jamais arrivé de manifester un esprit d'indépendance ou j Canada d’orgueil, mal à propos?Qubnl-ils ; Voila fait pour attirer les clients ou con-1 server ceux qu'ils avaient déjà?11 n’est pas question ici de dénigrer nos marchands et industriels.Il en est beaucoup d'excellents qui n'ont rien à se reprocher et qui auraient mérité un meilleur sort.Il s’agit uniquement de rappeler a nos hommes d'affaires q_u ils doiven! faire toul leur possible el même davantage pour mériter la confiance et l'appui du public.cette partie de la cité habitée par les Canadiens français .Dans le passé tout est allé à l’ouest; il faul que ça change.Réformes urgentes Voici a cette fin quelques réformes urgentes que nous suggérons: I t Révision de la taxe 'foncière, afin de débarrasser 1rs petits propriétaires du fardeau def dctlex municipales.2i Cares dans lest pour recevoir les voyageurs, gares moins honteuses que le dépotoir Moreau.3) Urbanisme dans Test pour mettre un peu d’ordre et de beauté: 41 Un service de transport «autobus et tramway) dans Test, qui ne tienne pas à la fois de la lenteur d’une administration de l’Etat et du bousculement du wagon à ani maux ; Fondation d’une “Société protectrice des Voyageurs de la Compagnie de Tramways de Montreal ”; 5) Installation permanente d un jardin botanique destiné à l’éducation populaire.Il faul que ce jardin botanique, auquel le Frère Marie-Victorin veut donner le nom de Maisonneuve, soit inaugure en 1942 et qu’il soit installé d’ici les fêtes de 1942.6> Etablissement d un marché central dans Test; 7) Diminution des taux de l'électricité dans l'est; 8ï Partage des charges municipales de Monfséal par les villes de ! Wcstmount et d'Outremonl; 9) Disparition des taudis, foyers de corruption morale et physique.| déshonneur de la métropole du DISTILLÉ EN ÉCOSSE SOUTHARD t CP Lt DISTILLATEURS GLASGOW trtaits r* tW4 '(Sien Possic SCOTCH WHISKY % Sc*Uni (Sien Koss»*' .-îi-îg xr—j; - oi* rt«AftD A U*06m* CxaMD* ir*o '• tMtAàertC L: :i • .: • *h “•••• «ïûi :;i i ;! iihr.!*•'**’*' SCOTCH DE QUALITÉ A PRIX RAISONNABLE pect.et que la Religion qui doit se ! .tenir b;en au-dessus des choses hu- MP ,*, cn lu,llp a.cirs fIlffl‘’uHtvs tenir o.cn au dessus oes cnoses nu- matérielles presque insurmontables?inaines, et unir les esprits de Ions les citoyens par le lien d'une charité et d'une bienveillance mutuelle.n'ait point l'air de manquer à son devoir: Voilà pourquoi les prêtres auront grand soin de s'obste-nir de traiter ou d'agiter publiquement ces questions, soit hors de l'église, soit surtout dans l'église elle-même.(5).Que si les prêtres ont droit de voter en des élections politiques ou administratives, ils pourront en user mais en toute prudence et sans ostentation.Ainsi, qu'ils le fassent au moment où les électeurs se présentent le moins nombreux, afin surtoul de ne pas exciter les esprits.Au rcsle, même en ceci tous les clercs suivront les conseils de l’évoque.234.- Qu’on instruise le peuple de ses devoirs.Ce qui précède néanmoins ne doi! pas être interprélé comme s’il fallait garder un silence absolu au sujet de la très grave obligation qu'ont les ci toyens.même dans les choses publiques, de suivre les dictées de leur conscience, el de consacrer leurs forces dans un commun effort à procurer le bien de la religion et de la patrie.Mais une fois faite celle décla-tion, que le prêtre ne favorise pas plus un parti que l'antre, à moins que l’un d'eux s’opposant à la religion.i] soit opportun pour le clergé.comme on l'a dit, d’intervenir.Les curés et les confesseurs, en Relevons Test Il faut opposer aux Anglo-Saxons, qui ont toujours cherché à favoriser el à faire favoriser l’ouest de la 'métropole aux dépens de Test, un (plan constructif pour relever quelques problèmes qui demandent une solution immedialc et que nous confions aux échevjns assez arriérés pour songer encore au bien (public: il nous en reste quelques-uns.M faul qu'en 1942, Montréal soit redevenu une ville française de fait el d'aspect.Il nous reste six ans pour atteindre ce résultat.Commençons immédiatement notre travail.Dans celle ambition de refran riser notre ville, il ne faut pa* voir l’intention d'étouffer nos concitoyens de langue anglaise, mai* la simple intention de garder c* qui nous appartient, de nous affranchir d une servitude injuste cl injustifiable.Le gouvernement fédéral accroît de 75 p.c.sa contribution aux provinces pour les chômeurs La province de Québec recevra $875,000 au Heu de $500,000 par mois pour décembre, janvier, février et mars - Déclaration de M.King Service de Trains Supplémentaires A L'OCCASION DM FÉTKI MONTREAL - NORANDA - COCHRANE A PARTIR DE JEUDI, 19 DÉC.Pour tMurer confortablement le déplacement de «et client*, le Canadien Nationa’.mettra en marche chaque jour (excepté le dimanche de Montréal et le samedi de Cochrane) un tram qui desaervira.dan* le* deux sens, le* gare*entre MONTREAL (fare de I* rue Sainte-Catharme e*t).JOLIEULE, CHUTES SHA WINIGAN, AMOS.TASCHEREAU.NORANDA et COCHRANE.Ce train spécial comportera un wagon-salon-buffet, un wagon-lit* et dee voiture* de première classe Dép.rue Sainte-Catherine-est 6.00 p.m.Ce service se continuera jusqu'au samedi, 18 |anv.Rtnstifnei-eoui auprès Jti agents sur nos BILLETS SPÉCIAUX RÉDUITS CANADIEN NATIONAL Pour les ÉTRENNES Songe-t-on à l'influence incalculable que pourrait avoir notre groupe ethnique avec une université qui.délivrée des préoccupations pc-|cuniaires, travaillerait à l'avancement des sciences, au perfectionnement intellectuel de noire élite, à rétablissement de doctrines nationales sûres el appropriées, au rayonnement, en Amérique, de la culture française?Une digue contre le communisme Notre indépendance économique serait Jj) digue la plus sûre à opposer au flot montant du communisme.Car si la masse a de quoi manger et connaît même une aisance relative, elle ne sera évidemment guère portée à écouler les doctrines subversives du bolchevisme.Moyens à prendre Comment parviendrons-nous à nous affranchir de l’asservissement économique?Par une action concertée.constante, silencieuse mais efficace.Notre action politique devra s’exercer sur certaines réformes législatives devenues nécessaires.11 faudra que les lois soienl corrigées de façon à remplir leur fin: le bonheur des individus.Pour ces réformes législatives, les Jeune-Canada mettent tous leurs espoirs dans le nouveau parti de l'Union nationale.Mais, pour conquérir noire indé- .____ .—¦ pendante économique, il faudra fai- rr, a piopice et selon la pensée He re l’éduralion de toutes les classes Ordinaire, instruiront avec dili-lde la société, genre le peuple de leurs devoirs I d’électeurs et des failles à éviter - ' • ••• dans les élections.Otlawa, 20.K,.P.) Le nremier ministre du Canada, M.King, annonce que le gouvernement fédéral, conséquemment aux décisions prises et aux promesses faites à la conférence fédérale-provineiale de la semaine dernière, a décidé d'accroître de 70T les contributions fédérales du chômage aux provinces pour les mais de décembre, de janvier.de février el de mars.La province de Québec, qui reçoit la somme fixe de $500.000 par mois, recevra donc pour le présent mois et les trois mois suivants la somme fixe de $875.000.La province qui recevra le plus sera Ontario.Recevant $600.000 par mois, sa part montera à $1.050.000.La commission nationale fédérale du chômage étudipra le problème des secours avant la fin de l’exercice financier du pays e! décidera ce qu’il v aura à faire pour les mois d’avril el les autres mois du nouvel exercice financier.Par province Voici la nouvelle échelle, par province : Subvention Subvention mensuelle mensuelle au 10 nov.k partir du Province 19J5 17 déc.1933 Ile du Prince.-E $ 1.250.00 * 2.187.50 Nouvelle-EcosAe 40.000.00 70.000 00 N.-Brunswick 25.000.00 43 750 00 Quebec 500.000 00 875 000 00 Ontario 600,000.00 1.030.000 00 Manitoba 135.000.00 236.250 00 Saskatchewan 200 000.00 350.000 00 Alberta 100,000.00 175.000 00 Columbia 150.000.00 262,500 00 Total SI.751.250.00 *3.064,687 50 Déclaration de M.King fait wa aux provinces, M.King a la déclaration suivante: “A la fin de la récente conféren ce fédérale-nrovinciale, on a an nonce que le gouvernemenl fédéral ferait plus larges ses subventions aux provinces, pour leur permettre d’alléger un peu, pour les villes, le fardeau de l'assistance aux chômeurs.“Ni nous avons immédiatement décidé d'augmenter nos allocations aux provinces, c’est que, depuis cinq ans.plusieurs villes importantes ont été forcées de faire, pour l'assistance aux chômeurs, des dépenses qui ont compromis leur finance, ou encore Tonl singulière-ment compliquée.“Les augmentations sont temporaires.c'est-à-dire qu'elles dureront tout l'hiver, au moins d'ici à re que Ir parlement intervienne.Aussitôt que possible, après la formation de la commission nationale du chômage, nous ferons une enquête complète sur l'administration de l’assistan-ee aux chômeurs, pour nous mellre en mesure de calculer plus adéquatement, à l'avenir, nos subventions aux provinces, et pour mettre fin aux abus attribuables à la négligence des employés ou à la fraude de la part des secourus.“(.eux qui on! droit au secours de l’Etat n'ont rien à craindre de celle enquête.Ils ont tout à gagner à la correction des abus actuels.Les contribuables y ont également intérêt, qu'ils paient des taxes à Ottawa, aux gouvernements des provinces ou à ceux des villes, ou aux trois en même temps.“Les gouvernements des villes et des provinces ne doivent pas perdre de vue leurs responsabilités , dans l'assistance aux chômeurs.Ottawa, 10, i 46 11 20'i 86*, Cours des trusts fixes Oftr» D»m Cours moyens que fournis par l.uin pagine: ft l’ouverture tels L.-G.Beaubien cl Pair Ouv.$4.86 2-3 $4.97 U x-Amer Comm Shares 4.57 4 «2 British Type Inv.34 Fund T E "A" 5.24 5.30 Do.B 4 97 5 03 Un Old Equity of Canada 2 33 2 74 x-8uper Shares 1.55 1.70 Can.Amer Trust 3% Can Int.Trust 4’, 3 % X'Dlverstlfled T.S.“B” 9% 9 % x-Do."C" 3,90 4 25 First.AU Can.Unit.» «50 9 50 Do, 1945 6', 7 % Indépendant Trust 2.59 2,73 x-Quaterley inc.Shares 1 37 1 46 x-Un Fixed 2 95 3.05 x-Un N.Y Bank T.4 % 4 % X-Un.OU Trust 3% N Alb T.B.1953 2 34 2.38 Do.1955 2 99 3.03 Do 1958 2.95 2.90 Do 1958 2 99 3.03 x-Cum.T.S.accum.5.07 5.12 ! x-New.Corp.T.S.accum 2 39 2,42 i Do Dlstrtb.2.89 2.93 , x-Ftve Year T.S.4 67 4.77 X- Old Corp.T.S 2 51 2 54 ! Can.Inv.Fund.385 4.15 i x-U S Elect.L.and P."A ' n 17 % j x-Do 'B 2.53 2.60 x-Nation Wide Sec “B * 4 11 4 17 x-Do.Voting 1 51 1.53 x-fonds américain» Anaconda Atchlaon .Atlantic Refining Baldwin locomotive .Baltimore de Ohio.Bethlebem Steel .Canadian Pacific .Commercial Solvent» .Chrysler Motor» Columbia Gas & Electric Con» G a» of New York Continental Can.Co.Corn Products.Commonwealth South.Dupont .Elec.Pow.& Light Corp.Freeport Texas .General Pood* Corp.General Motors .Gillette General Electric.Gen Ry Signal .Hudson Motors .Int.Tel & Tel.Oo _______ Kennecott Copper .loews Theatres ____ Mack Trucks .t Ward .Nash Car Co.National Biscuit .New Vork Centra! .North American .New Haven .Packard Motors .Pennsylvania R R.PhUUpps Pete Pub.Berv.of New Jersey .Radio Corporation .Remington Rand .Republic Iron & Steel _.Sears Roebuck .Simmons Bed Southern Ry .Standard Brand .Standard Gas * Electrto .Standard OU of New Jersey Socony Vacuum Oil .Studebaker .Texas Corp.28 United Aircraft .United Gas Improvement U.S.Rubber .U.S.Indust.Alcohol .U.S.Steel .Western Union .74 Westinghouse .Woolworth ., ze’s 55*; 26', 46 11 20’i 86’* 12% 12', 30% 30% .83 83 », 68% 68% 2% 2% « „ 136 136 5% »% 37% 27% » , 32V* 32% 54% 34% ».17% 17% 36V* 38% 40% 40’» 156* 15% .• 12% 13 « ?7% 27% .51% 51% H».27 27 38 38'; • • 17% 17% 32 32 .28% 37% .24% 34% 3% 3’» 8% 6% 29', 29% _ .37 36% ., 42 42 12% 12% 19% 19% 17% 17% 64% 64'i 58% 18% 12% 12% 14% 14"» 5% 5% 48% 48’; 13% 13% 9% 9% 28 28 r«s» 23% 24% 10% 16% 14% 14% .43% 43% .44% 44% 74 73% .93% 92'; 63', 53’; 99'., IOC-, 97 >4 93 H 110 111 108', 109*4 1124* m*, 114*, 1154 110 111 114'* ns1-.100*4 105H 108'; 106*; 1937 112 112‘4 lost; 1064* 107 108'* 114 11344 102", 103*4 106'.* 107*; Sur le Curb Compilation oe i* «nation L.-G.BEAUBIEN & CIE UTEB.Dominion du Canada: Offre Dem, •?.15 uov.1931 .102"s 103*» ly* l#r mart' 1937 .105', 106'-, %Yt% lei d5c.1937 13 ort.1919 4',j% 1er sert 1940 5% 15 nov.1941 3% 15 oct.1942 , *5» 15 oct.1913 4 * «HT» 15 oct 1944 .15*, 14% 15 oct.1943 .4li% 15 oct.1946 'SW/o 15 oct, 1949 4"o 15 oct 1952 .4'',% 1er nov.1956 4tit; 1er nov.1057 4',ra 1er nov.1950 4H4; 1er nov.1919 Atec la garantie de l’Etat; CNR.3-o '944 CN R.3% 1950 .C N R.4',c'0 1951 .CNR.4',c0 1957 CN R, S"; 1954 .C.NR.5% 1er oct.1969 , C.N.R.1956 ] C.N.S.Lines 5% 1955 Provinces et municipalités: Col.Britannique 6Çfc 1947 N.-Brunswick 5!ir; 1952 Ville de Montréal 5% 1045 , Manitoba 6'- 1947 Ec.catia.de Montréal 6% Ontario, 5H% 1947 prov di» Québec.»);% 1983 .Saskatchewan.67» 1952 .Compagnies.Abitibi 5% 1953 Beauharnols 5',4é 1973 Bell Telephone i'o 1955 .B A.OU 5rk 1945 B.C.Power 5% I960 .B C Power I960 .BC.Telephone 5rc 1960 Calgary Power 5% 1960 .Can.N.P.5% 1953 .CPR 4!i% 1944 .C.PR.1934 C.PR.67r 1942 Can.Steamship» 6*4 1941 Can.Vickers 6'?1947 Dom 8q.Bldg.6r'„ 1948 Dom.Tar 07.1949 .Duke Price Pow éÇj, rpgf .Famous Players 67 1943 Famous Players S‘,% 1948 Gatineau Pow.5 ,.1956 MeLaren-Quebee S'jti: 1961 McColl Front’nec C-i '949 Mont C.Ac Mfg 47é 1947 MLH Ac P Vr 19U1 .Mont Is, P V,7 1957 Fed Grain 67- 1949 .Mont Tram.57o 1955 .Ottawa Valley Power Power Corp.4'£7s .Power Corp.57 1957 .Price Bros.67 1943 .Regent Knitting 8%% 1942 Quebec Power 5' - 1908 Rolland Paper 1948 Shaw W.As P.S% 1970 Jhaw W As P 4'f.et.1970 .Smith H 5'47.joss .South O P.57.1955 .Un Sec 5>»% 1952 W*:t Kootenay P.5% 1950 .Rantea françaises: *% 1917 .504, 4% 1918 49'i, «l,47r 1932 .543„ Credit national: 67c 1919 Cours moyens à Montreal F.-J.Leduc, I.C.W.-F.Laurtault, X.C.Arpenteur-Géomètre F^J.Leduc et Associés Ingénieurs-Conseils Arpentage — Bornage — Travaux municipaux — Chimie industrielle — Expertises légales — Brevets — Marque de commerce.Cb.98.Edifice St-Denll HA.3341 354 Est, rue Ste-Catherine ASSURANCES Compilation officielle de ta Boor»» de Montréal 10 Hier Avant-hier 107"» 108'k Semaine dernière lOS8» 106** 108'*» 109'» 110'» 111 102'-* 103'4 111 Ill's 108*4 109** 105’» 106'* 108s* 109'* 101’» 102', 1043, 105 *4 108s* 107% 107 107'» 107 107', 1071» 108 35' * 86** 114V* 102'* 102’* 36'* 38 115** 104 104 103', 104*1 105'* 107'.* 98', Bid.302', 103'; 97'-, 98'* 105'* 106’* no 11114 39*; 41«, 79', 80’* 55»; 102 ’OSH 103".104H 102’* 103’.* Mois dernier Il y a un an Haut 1935 .ea* 1835 .Haut — 1934 Baa — 1934 Ba* - 1932 .t — 1932 Bas — 1933 TTt.ll.66 3 65 6 65 4 69 fi 59 3 69 6 56 1 «4.0 58 0 44 3 «8.3 41 4 20 Ini.67 8 68 9 682 66 7 57 3 68 1 58 0 57.5 50 1 18.1 37.7 24 4 30 Cent 67 3 66 5 67 3 67 7 57 9 67 > j 561 j 59 .i ! 53J 28.1 53.1 I 30.1 HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous Invitons les Communautés Religieuses & se prévaloir de no» services particuliers.441 St>Françoi»-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant immeuble des Tramways 159 OUEST.RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 Hurtuliise, Pelletier, Gravel 80 AVOCATS Marché des vivres Tél.HArbour 0751 Demetrios Baril, B.S.,L.L,B.AVOCAT Chambre 801 EDIFICE METROPOLE 4 e,t, rue Notre-Dame - Montréal 14-6-3* COMPTABLES PUBLICS LICENCIE» VERIFICATEURS rue st-Jacques ouest, NontrtaJ P- Dupraa, C.P.A LaRue Cr Trudei COMPTABLES AGRÉÉS CHARTERED accountants j.A-thur LaRue, C.U.M.uric» Chartré, C.A '»Jau™'e ®e*“vais- C A- Jean-Paul Gauthier, C.A.i “Te,i*URU#’ GA usa“,U-4- J.Paul Beaulieu, C.A l.urien P.Bélmir, C.A Roland Chagnon, C.A.Montréal — Québec — St-Jean, P.Q.PRIX DU GROS A MONTREAL LES CEREALES 1 no no 2 Blé Northern Blé Northern Orge.Avoine d'alimentation .06 .03 ,43 .37 FARINE (Prix au boisseau en sacs de 98 Ibs.Escompte de 5 sous le sac pour commandes au comptant), (Bié du printemps).BERTRAND, GUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm, Ins.Exch., 218 ouest, nie St-Jacnues Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général C.-E Ouérlit, C R M.Ooudrault, C.R Antonio Gameau.C.R.H -N.Garneau, Marcel Pigeon, S.V.Ozero.CLAVIGRAPHFS Première patente .Deuxième patente .Porte à boulanger $3.80 $5.40 $5.30 Maur.DUPRE.L.L.L, C.R.M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré.Gagnon, de Billy & Melghen Immeuble Morin 111 COTE DF.I.A MONTAGNE Téléphoné: 2-4178 et 2-4779 - QUEBEC Voye* TWITE pour et louons dactylographe» 1 Papetirîe apler Carbone' ruban« TYPEWRITER b APPLIANCE CO.11 750.rue S»-Pierre - Tél.LA.923 Agents exclue its du "Woodstock'’ pour l’Est du C&ntHÀ*.TWITE, Gérant général.FOIN 981* 86 S 63 >; '-94 j tour 106'* 103*, 99 8514 79’; 89 9711 es*; 99 9991 874, 65'* 105*4 107% 105'* Bld, 86’4 82'.* 90'* 98% 90'* 101 105% 106% 104 105'* 105'; 1061* 100% 101V* 104 105% 104% 105% 80',4 81" 105', 107% Extra No 2 No 3 no 2.10.00 .9.00 .7.00 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris moins 25 sous pour commandes au comptant).Son $21.25 «% 1920 1921 Angleterre, 1.ster France, franc.031)2 Belgique, belga .1390 Italie lire .0526 .0817 Suisse, franc .1930 Hollande, florin .4020 Espagne, peseta .1930 Suède, couronne .2080 Norvège, couronne.2080 Danemark, ronron .2080 Brésil, rnilreis .1190 Etats-Unis, dollar.7-8 p.c.Allemagne, r.mark .2382 \ MIDI Cour fournis par la Presse (tienne : A Montréal: Livre sterling Dollar américain Franc français .A New-York: Livre sterling Dollar canadien Franc français .A Paris : Livre sterling .0000 .1701 (Nom.) .3285 .0835 .1380 .2505 .2500 .2220 .0857 Va prime (055 ¦ cana- $4.97 1-4 $1.00 27-32 .0605 1-2 .$4.93 .99 3-10 .0659 1-2 .74.75 frs Bourse des mines «Jours fourni» su "Dcrotr" n»r CHANG.BURKE A CO.Reg d.îï Notre-Dame ouest.Montréal Ouv.Haut Bas 15 j Ac ms 1 Axlilev j Braslome 1 Barry Roll.1 Btuse Metals Cen Put.Doms Mines Fftleoubrldgo HoUlnger Howey Gold Int.Nickel Kirkland Lake Lake Shore Maras»» Can.Malartlc McIntyre Nlplaslng Noranda Read Authler Sherr.Qord.Stadacona suai Dollar canadien .15.02 1rs .Sudbury Ba»in Dollar américain .15.10 frs' En on Dollar canadien .58.89s.Livre sterling .12sh.Dollar américain.59.43 Production de beurre de fabrique La production de beurre de fabrique au Canada en novembre s'est chiffrée a 13,479,391 livres comparativement à 20.745,037 au cours du mois précédent, cl 12,705,100 livres en novembre 1934.Des aug-menlqtipns sur le mois correspondant de l'an dernier se sont produites dans toute» les provinces, à ( l’exception de l’Ontario et la Co-i iombie Britannique, où la nroduc-ffion n décline de 8.1 r> et 8.9% res» 1 pectivcment.Sylvsntte Teck Hughs» Waite Amulet.hors liste Blg Mis» Cent Mita Coutarum Eldorado * Norton Pend Oreille Royauté Ventures Can.Kirk.19 5 45 4 % 35 2 85 44 6 fis 14 20 67 44 % 4» S3 3 33 1 10 41 V* 2 70 « 1» 1 25 98 20 3 05 2 49 5 99 87 P 1 92 1 10 18 95 29 1 «2 2 >4 36 IM 36 164 44 66 44 48 3 27 3 29 (P.C.) Les tendances étaient ' irrégulières sur le Curb ce matin.! Alcohol et International Utilities ont fléchi tandis que International! Petroleum et Whittall Can.prlv sr sont améliorés.Dans la section des mines Mcln-j tyre, inactif depuis un mois, a' a van ci de 2 1-2 à 41 1-2.Falcon-bridge sYst amélioré tandis que Rase Metals a reculé à 34 et Siscoe i à $2.64, Cour* fouriw» t*ar 1* maison L.-3.FORGET A CIR 471 run Saln*-Tr»n-Kavicr Ouv.Haut Bas Midi 2 % 14 % 43 % îi»~-35 % 43 30% 34'i 34% 34% 3 34% 32% 53% 52''* 57% 37% 35’* 36 Les cours moyens à Wall Street TARIF des annonces classifiées du ’’DEVOIR” Telephone: HArbour 1241 mot, 35c minimum compilée lr mot.X «ou le tant.Annonce» facturées, 50c minimum NAISSANCES.FIANÇAILLES, PROCHAINS MARIAGES, MARIAGES SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES $1.00 nav Insertion suivant la formulé ordinaire.chaque mot additionnel 2 cent» Tél.HArbour 1196-1197-1198 1AM0THE& CHA&BQNNEAU AVOCATS J.-C.Lamothe.L L.D., C.R., J.-P.Char-bonneau, B.C.L., N.Charbonneau, B.-C.L., J.-L.Charlebols, L.L.L.Edifice Aldred, coin Notre-Dame et Place d’Armes - Montréal Anatole Vanter, C.R.Guy Vanter, C.R.Vanier Cr Vanier AVOCATS 57 ouest, me Saint-Jacques Tél, HArbour 2841 CUtflSftJIPHES Underwood, Remington, Royal Standard et portatifs Dictaphone Calculateurs et Duplicateurs Service et réparations RUBANS, PAPIER CARBONE, STENCILS, ENCRE N.Martineau Cr Fils 1019 Bleury MA.2545 30-13-35 BREVETS D’INVENTIONS New-York 20, P C — La moyenne des faleurs out 6u principaux titres t: .iptKa u\ compilation» de la Pre»se Associée.33 15 15 Cour* Indus Fcrrov '*TH ' 4i r, 4i 99 20 % 11 98 20 99 20 % 2 50 2 49 2 50 25 Br.Corp, 73 Br.Cor.Pr.10 C D, * D 190 Cons.Paper 65 Ford A.- 23 lut.Uttl.B.205 Importai OU 313 Int.Petrols.10 Pries Brun.MBVES: 180 Siscoe 700 Sullivan MINtS KO't -200 Read Autn.500 DuParquet • Hier 71 0 28 5 42 7 53 3 Mol» derme 74 3 r; 6 43 3 34 9 L an dernier 52 7 25 ï 24 9 39 0 Haut '935 56 6 « -rt >; ai -, Bas 1935 .49 6 18 5 21 8 34 0 Haut 1934 01 4 43 0 40 6 51 4 Bas 19.34 .45 3 22 8 24 2 34 9 Bas 19.33 17 5 8 7 23 9 16 9 B»Ut 1939 146 9 153 9 184 3 157 7 Bas 1927 51 6 95 3 81 3 ai a Demande d’emploi Comptable, expérience générale bureau, jour ou soir, ville ou campagne.Organisation de compagnies.DOHard 8643.vno LIVRES A VENDRE DICTIONNAIRE LAROUSSE en six volumes, parfaite condition».o
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